Le Premier ministre Robert Beugré Mambé représentera le président Alassane Ouattara à la 13e édition de Africa CEO Forum, prévue les 14 et 15 mai 2026 à Kigali, au Rwanda.
Cette édition de Africa CEO Forum se tient sous le thème : « Scale or fail : pourquoi le capitalisme africain doit unir ses forces ? ». Le forum ambitionne de renforcer le dialogue entre États et secteur privé.
Par ailleurs, les discussions porteront sur l’intégration économique du continent. Elles aborderont également les leviers d’investissement, d’innovation et de transformation structurelle.
L’événement réunira des chefs d’État, des décideurs publics et des dirigeants d’entreprises. Des investisseurs internationaux sont également attendus.
Dans ce cadre, la Côte d’Ivoire sera représentée par une importante délégation ministérielle. Des représentants du secteur privé ivoirien accompagneront également la mission officielle.
Ce rendez-vous de haut niveau s’inscrit dans une dynamique de consolidation des échanges économiques africains. L’objectif est de faire émerger des stratégies communes face aux défis de compétitivité.
À Kigali, les dirigeants tenteront de traduire les ambitions d’intégration en actions concrètes pour soutenir la croissance du continent.
L’opposant ivoirien Assalé Tiémoko, président du mouvement Aujourd’hui demain la Côte d’Ivoire (ADCI), a été empêché de voyager dans la nuit du 11 mai 2026. Il devait se rendre au Canada pour une tournée politique.
Selon un communiqué de son mouvement, l’incident s’est produit à l’aéroport international Félix-Houphouët-Boigny, quelques minutes avant le décollage.
Un départ interrompu à 20 minutes de l’embarquement
D’abord, l’ancien député de Tiassalé aurait accompli toutes les formalités de voyage. Cependant, il a été interpellé juste avant l’embarquement. Ensuite, un officier de police lui aurait demandé de suivre le commissaire de l’aéroport. Sur place, une instruction du procureur lui aurait été signifiée.
« Il ne peut pas voyager », aurait indiqué le commissaire, selon le communiqué de l’ADCI. Par ailleurs, l’opposant n’aurait pas pu joindre le procureur malgré ses tentatives.
Un contexte judiciaire déjà tendu
Cet épisode intervient après une audition prolongée d’Assalé Tiémoko le 22 avril 2026. Il avait été entendu pendant environ 15 heures à Abidjan. À l’issue de cette procédure, plusieurs accusations ont été évoquées. Elles incluent notamment trouble à l’ordre public et diffusion de fausses informations.
Toutefois, aucune mesure restrictive officielle ne lui aurait été notifiée jusqu’à cet incident. Cette situation alimente les interrogations de son mouvement politique.
L’ADCI dénonce un manque de transparence
Par ailleurs, l’ADCI s’interroge sur l’absence de notification formelle. Le parti évoque une situation jugée « incohérente et humiliante ».Ainsi, le mouvement appelle au respect des droits des citoyens et des élus. Il insiste également sur la nécessité de procédures claires et transparentes.
Enfin, Assalé Tiémoko a regagné son domicile vers 21h30. L’incident relance le débat sur son dossier judiciaire et sa liberté de mouvement.
À quelques jours de l’annonce de la liste pour les éliminatoires du Mondial 2026, Sébastien Haller sort du silence. L’attaquant du FC Utrecht se dit prêt à tout pour retrouver les Éléphants de Côte d’Ivoire.
Toutefois, son absence prolongée des dernières convocations d’Emerse Faé fragilise sa position. Malgré cela, il reste déterminé à convaincre.
D’abord, l’attaquant affiche une motivation intacte. Il affirme se préparer à 10.000% pour espérer une convocation.
Ensuite, il reconnaît que la décision appartient uniquement au sélectionneur. Il accepte donc l’incertitude liée à son avenir international. « Je m’attends à tout. », a confié l’attaquant ivoirien. , a-t-il confié. Il évoque même une possible fin de carrière internationale en cas de non sélection.
Par ailleurs, Haller traverse une phase moins performante. Ses dernières prestations restent en dessous de ses standards habituels.Cependant, il conserve un statut important dans le groupe ivoirien. Son expérience reste un atout majeur pour les Éléphants de Côte d’Ivoire.
Notamment, il reste le buteur de la finale de la CAN 2023. Son efficacité dans les grands matchs demeure reconnue.
À ce jour, Haller compte 35 sélections et 11 buts avec la Côte d’Ivoire. Il figure toujours parmi les cadres récents de la sélection.
De plus, son retour au FC Utrecht visait une relance de carrière. Après une période difficile en Allemagne, il cherchait à retrouver du rythme.
Une concurrence de plus en plus forte
Cependant, la concurrence offensive s’intensifie. La nouvelle génération pousse pour s’imposer chez les Éléphants de Côte d’Ivoire. Ainsi, son statut n’est plus garanti. Les choix d’Emerse Faé deviennent de plus en plus déterminants.
Enfin, la liste du sélectionneur sera dévoilée le 15 mai. Elle suscite déjà de fortes attentes dans le pays.
En conséquence, le dossier Haller concentre l’attention. Son avenir chez les Éléphants de Côte d’Ivoire reste plus incertain que jamais.
Le président français Emmanuel Macron a annoncé, lundi 11 mai à Nairobi, un engagement de 23 milliards d’euros d’investissements en faveur de l’Afrique, à l’occasion de la clôture du forum des affaires du sommet Africa Forward.
Selon l’Élysée, ce montant comprend 14 milliards d’euros d’investissements français, publics et privés, tandis que les neuf milliards restants proviennent d’investisseurs africains.
Des investissements portés par les acteurs publics et privés français
Les 14 milliards d’euros mobilisés par la France incluent des financements d’entreprises, de fondations et de fonds d’investissement français, mais également des projets soutenus par les principaux opérateurs français de développement, notamment Agence française de développement (AFD), Proparco et la Direction générale du Trésor.
Emmanuel Macron a salué des « résultats très concrets» issus de ce sommet organisé dans la capitale kényane, estimant que ces investissements permettront de créer plus de 250 000 emplois directs en Afrique et en France.
Le chef de l’État français a présenté cette initiative comme une nouvelle étape dans la transformation des relations économiques entre la France et le continent africain.
“L’Afrique a besoin d’investissements”
Lors de son intervention, Emmanuel Macron a défendu une approche centrée sur l’investissement plutôt que sur l’aide publique traditionnelle.
Selon lui, l’Afrique a avant tout besoin de financements durables capables de soutenir sa transformation économique, dans un contexte où les capacités budgétaires européennes se réduisent progressivement.
Les montants annoncés couvrent différents types de mécanismes financiers, notamment des investissements directs, des prises de participation, des partenariats, ainsi que des prêts, garanties et subventions.
Transition énergétique, numérique et agriculture prioritaires
Parmi les principaux secteurs ciblés figurent la transition énergétique, qui bénéficie de 4,3 milliards d’euros, ainsi que le numérique et l’intelligence artificielle, dotés de 3,76 milliards d’euros.
L’« économie bleue » capte également 3,3 milliards d’euros d’investissements, tandis qu’un milliard d’euros sera consacré au secteur agricole.
D’autres enveloppes concernent la santé, avec 942 millions d’euros annoncés, l’industrialisation (300 millions d’euros) ainsi que les secteurs bancaire et financier, qui recevront 250 millions d’euros.
À travers ces annonces, Paris entend renforcer sa présence économique en Afrique tout en soutenant des projets orientés vers la croissance, l’innovation et la transition énergétique du continent.
À quelques semaines de la Tabaski, la décision du Burkina Faso de suspendre l’exportation de bétail vers l’étranger fait planer des inquiétudes sur l’approvisionnement du marché ivoirien. Alors que la Côte d’Ivoire doit mobiliser près de 172 000 têtes pour répondre à la forte demande liée à l’Aïd-el-Adha, Ouagadougou a annoncé la fermeture de ses frontières aux animaux sur pied, y compris à destination d’Abidjan.
Le Burkina Faso suspend les exportations de bétail
Dans un communiqué interministériel daté du 8 mai 2026 et rendu public ce lundi 11 mai, les autorités burkinabè ont annoncé la suspension immédiate de l’exportation du bétail sur l’ensemble du territoire national.
Le gouvernement justifie cette mesure par la volonté de préserver l’approvisionnement du marché intérieur et de contenir la hausse des prix à l’approche de la fête de la Tabaski, période de forte consommation.
Les Autorisations spéciales d’exportation (ASE) sont suspendues jusqu’à nouvel ordre. Toutefois, les opérateurs disposant encore d’autorisations valides bénéficient d’un délai d’une semaine pour finaliser leurs opérations avant l’entrée en vigueur totale de l’interdiction.
Ouagadougou affirme vouloir faire respecter cette décision avec l’appui des services techniques et des forces de sécurité, tout en appelant au « patriotisme des acteurs de la filière ».
Une pression accrue sur le marché ivoirien
En Côte d’Ivoire, cette décision intervient dans un contexte particulièrement sensible. Les besoins du marché national pour la Tabaski sont estimés à 172 000 têtes de bétail, un volume largement supérieur aux capacités de production locales.
Pour couvrir cette demande, Abidjan s’appuie traditionnellement sur plusieurs pays de la sous-région, notamment le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Bénin.
Mais le Burkina Faso demeure historiquement l’un des principaux fournisseurs du marché ivoirien. Sa fermeture risque donc de déséquilibrer la chaîne d’approvisionnement à quelques jours de la fête religieuse.
Le risque d’une flambée des prix
Face à cette situation, les acteurs ivoiriens de la filière tentent déjà de se réorganiser. Les autorités et les commerçants pourraient se tourner davantage vers le Mali, le Niger ou le Bénin afin de compenser les volumes manquants. Toutefois, plusieurs observateurs redoutent une hausse des prix sur les marchés à bestiaux si l’offre venait à devenir insuffisante.
À mesure que la Tabaski approche, la pression augmente sur les opérateurs du secteur, contraints de sécuriser rapidement des stocks suffisants pour éviter une pénurie relative dans les principaux centres urbains du pays.
Une logique de souveraineté alimentaire
La décision du Burkina Faso s’inscrit dans une stratégie plus large de protection du marché national. En période de fête religieuse, les exportations massives vers les pays voisins provoquent souvent une tension sur les prix locaux et une raréfaction du bétail disponible.
En privilégiant son marché intérieur, Ouagadougou cherche ainsi à préserver l’accès des populations burkinabè au bétail, même si cette orientation complique l’approvisionnement de plusieurs pays voisins, dont la Côte d’Ivoire.
Dans les marchés ivoiriens, commerçants et consommateurs suivent désormais avec attention l’évolution de la situation, alors que l’incertitude demeure sur la capacité du pays à réunir les 172 000 têtes nécessaires avant la fête.
Une vive controverse secoue les réseaux sociaux depuis l’interruption inattendue de la prestation du rappeur ivoirien TRK au Burkina Faso, à l’issue des Kundé. En pleine performance devant un public largement acquis à sa cause, l’artiste signé chez Diby Production a vu le son coupé brutalement sur scène, provoquant colère parmi les spectateurs et internautes.
Pour de nombreux internautes, le problème principal ne concerne pas l’incident matériel. Il concerne plutôt la gestion de la situation. Plusieurs observateurs estiment qu’un simple rappel à l’ordre aurait suffi. Ce rappel aurait pu se faire discrètement, en coulisses.
Selon eux, la prestation de l’artiste n’aurait pas dû être interrompue publiquement.
Les images diffusées sur les réseaux sociaux ont déclenché une vague d’indignation. De nombreux commentaires dénoncent une attitude jugée « déplacée », « condescendante » et « peu professionnelle » de la part des organisateurs.
TRK salué pour son calme
Malgré ce moment embarrassant, TRK a conservé une attitude calme et respectueuse envers le public, un comportement largement salué par plusieurs figures du monde culturel ivoirien.
L’artiste Zagba le Requin a notamment exprimé son indignation dans une publication relayée massivement sur les réseaux sociaux. « MAIS ATTENDS ? JE RÊVE OU QUOI ??? A CAUSE DE MICRO ??? Mr NOMELEDJE STP RAMÈNE L’ENFANT AU PAYS VITE FAIT.
Toute la Côte d’Ivoire demande pardon au technicien pour son micro… mais à cause de micro vous allez rabaisser notre star ? »
Dans son message, l’artiste appelle également à davantage de considération pour l’image des artistes ivoiriens à l’étranger.
“Respect pour le sang-froid du jeune artiste”
Le journaliste Diarra Tiemoko a lui aussi réagi à cette affaire en saluant la maturité du jeune rappeur. « Merci surtout à l’artiste TRK d’avoir fait preuve de hauteur. (…) Respect pour le sang-froid de ce jeune loup aux dents longues du Rap Ivoire prédestiné à un bel avenir. »
Un débat relancé sur le respect des artistes africains
Au-delà du simple incident, cette affaire relance les débats sur les conditions d’accueil et le respect accordé aux artistes africains lors des événements culturels internationaux. >Pour de nombreux observateurs, les tensions liées à l’organisation technique ne devraient jamais conduire à des scènes publiques susceptibles d’humilier un artiste devant son public. >En attendant une éventuelle réaction officielle des organisateurs concernés, l’émotion reste vive autour de TRK, dont le professionnalisme continue d’être salué par de nombreux acteurs du milieu culturel ivoirien.
Le 11 mai 1981, la Jamaïque perdait l’une de ses plus grandes légendes musicales : Bob Marley. Quarante-cinq ans après sa disparition, l’artiste continue d’exercer une influence mondiale qui dépasse largement le cadre de la musique. Des scènes internationales aux playlists du quotidien, le roi du reggae demeure une figure incontournable pour des millions de fans à travers le monde.
Chanteur, guitariste et auteur-compositeur, Bob Marley s’est imposé comme l’un des principaux ambassadeurs du reggae et du mouvement rastafari. Son œuvre, marquée par des messages de paix, de liberté et de justice sociale, continue de traverser les générations.
L’ascension d’une voix devenue universelle
Au début des années 1960, rien ne prédestinait encore le jeune Robert Nesta Marley à devenir l’une des plus grandes figures musicales du XXe siècle. Pourtant, dès 1962, à seulement 17 ans, il enregistre ses premiers morceaux solo, dont Judge Not.
À travers cette chanson, l’artiste révèle déjà une conscience sociale affirmée. Il adopte une lecture singulière des réalités de son époque. En 1964, Bob Marley franchit une étape décisive. Il fonde The Wailers aux côtés de Bunny Wailer et Peter Tosh.
Le groupe connaît rapidement le succès. Le titre Simmer Down s’impose comme un hymne contre la violence des ghettos jamaïcains.
Une musique engagée devenue symbole mondial
Porté par son charisme, Bob Marley s’impose progressivement. Sa voix singulière renforce son identité musicale. Ses textes engagés marquent ses productions. Sa musique devient un instrument de sensibilisation. Elle est aussi utilisée comme outil de résistance. Au fil des années, il dépasse le statut d’artiste. Il devient une figure culturelle mondiale. Il incarne l’audace, l’espoir et la liberté.
Ses chansons, parmi lesquelles No Woman, No Cry, Redemption Song ou encore One Love, continuent de résonner comme des appels à l’unité et à la justice sociale.
Un héritage toujours vivant
Plus de quatre décennies après sa disparition, l’influence de Bob Marley reste intacte. Son héritage musical inspire encore de nombreux artistes à travers le monde, bien au-delà du reggae. Son message spirituel et humaniste demeure également vivant auprès des nouvelles générations, qui continuent de voir en lui une figure emblématique de la liberté et de la conscience sociale.
De Kingston aux plus grandes scènes internationales, Bob Marley reste aujourd’hui l’un des artistes les plus écoutés et célébrés de l’histoire de la musique mondiale.
Cinq ans après avoir marqué le concours sans décrocher la couronne nationale, Cadic N’Guessan signe un retour remarqué dans l’aventure Miss Côte d’Ivoire. L’actrice ivoirienne a remporté, samedi 9 mai 2026, la présélection régionale de San Pedro, validant ainsi son ticket pour la grande finale nationale prévue le 27 juin prochain.
La présélection de San Pedro figurait parmi les étapes les plus suivies de cette édition 2026 du concours. Et pour cause, Cadic N’Guessan, finaliste de l’édition 2021, faisait son retour dans la compétition après plusieurs années d’absence.
Candidate numéro 2 lors de cette soirée, l’ancienne Miss Aboisso a convaincu le jury grâce à une prestation jugée maîtrisée et à une présence scénique remarquée.
Connue du grand public pour son rôle principal dans la série Footeuse de troubles, la jeune femme a affiché davantage d’assurance et de maturité, nourries notamment par son expérience internationale à Miss Supranational 2022, où elle avait représenté la Côte d’Ivoire en Pologne.
Malgré un stress perceptible lors de sa prise de parole, Cadic N’Guessan a su défendre avec émotion sa vision du rôle de reine de beauté. « C’est un rêve d’enfance que je veux réaliser », a-t-elle confié devant le jury et le public.
Son élégance, sa démarche assurée et son expérience du mannequinat ont largement contribué à séduire les observateurs, qui voient désormais en elle l’une des candidates les plus sérieuses de cette édition.
Une candidate désormais parmi les favorites
Grâce à cette victoire, Cadic N’Guessan rejoint officiellement la liste des finalistes de Miss Côte d’Ivoire 2026.
Son sacre à San Pedro a rapidement suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, où plusieurs internautes saluent son parcours et son évolution depuis sa première participation.
Pour de nombreux admirateurs, la jeune femme possède les atouts nécessaires pour succéder à Fatima Koné. Mais la compétition s’annonce particulièrement relevée cette année, avec plusieurs candidates expérimentées également en lice.
Certains observateurs rappellent toutefois que l’expérience ne garantit pas toujours la victoire finale, citant notamment des parcours similaires comme celui de Kinsa Maître, qui n’avait pas réussi à améliorer son classement lors d’une seconde participation.
À quelques jours de son premier congrès ordinaire, le Parti des Peuples Africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) clarifie sa ligne de gouvernance. Réuni en session extraordinaire le 7 mai 2026 à Attoban, le comité central a acté la décision de son président, Laurent Gbagbo, de rester à la tête du parti, tout en engageant une réforme de son fonctionnement interne.
Alors qu’il avait évoqué, il y a quelques mois, la possibilité de se retirer de la direction du PPA-CI, l’ancien chef de l’État a finalement revu sa position.
Selon le communiqué final publié le 10 mai, le comité central indique que Laurent Gbagbo a justifié son maintien « conformément au vœu des militants ». Une décision qui intervient à moins d’une semaine du congrès ordinaire prévu les 14 et 15 mai 2026 au Palais de la culture de Treichville.
Cette prise de position contraste avec ses précédentes déclarations faites lors d’un entretien avec le journaliste Alain Foka, au cours duquel il évoquait son âge et la volonté de se consacrer davantage à sa vie familiale après plusieurs décennies d’engagement politique.
Une volonté de réorganisation interne
Tout en confirmant son maintien, Laurent Gbagbo souhaite toutefois alléger sa charge dans la gestion quotidienne du parti. Il a soumis à la commission chargée des statuts et règlements internes un ensemble de réformes visant à réorganiser le fonctionnement du PPA-CI et à transférer certaines responsabilités à d’autres instances dirigeantes.
Ces ajustements devraient être discutés lors du congrès, avec pour objectif de rendre la structure du parti « plus efficiente », selon le document final du comité central.
Les discussions ont également porté sur les tensions internes observées lors des dernières élections locales. Le comité central a notamment évoqué les cas de militants accusés de non-respect des décisions internes, ainsi que la nécessité de renforcer la discipline organisationnelle. Le congrès ordinaire, limité à 3 500 participants en raison de la capacité d’accueil du site, doit également intégrer de nouveaux délégués issus de fédérations récemment mises en place.
Par ailleurs, Laurent Gbagbo a insisté sur la nécessité de préparer la relève politique, appelant à « accompagner et former les jeunes au combat politique ».
Vers une nouvelle dynamique politique
En parallèle des travaux du congrès, le PPA-CI poursuit l’organisation de la Fête de la Renaissance, prévue les 15 et 16 mai 2026 à Songon M’brathé, un rendez-vous politique et militant majeur du parti.
Enfin, le comité central a adopté une déclaration concernant la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), décidée par ordonnance en Conseil des ministres le 6 mai, un sujet devenu central dans le débat politique national.
De violents affrontements ont éclaté le samedi 9 mai 2026 à Bodo. La localité se situe dans le département de Tiassalé. Plusieurs autorités administratives et politiques ont été exfiltrées. Pierre Dimba, président du Conseil régional de l’Agnéby-Tiassa, est concerné. Le préfet de région, Sihindou Coulibaly, a également été exfiltré.
La situation a dégénéré après une réunion de conciliation. Cette réunion portait sur le projet de plateforme économique du PK 108. Le contexte était marqué par de fortes tensions foncières.
Au centre du conflit figure la question de la purge des droits coutumiers liée à ce projet structurant. Les populations locales contestent le montant d’indemnisation proposé par les autorités, fixé à 1 000 FCFA le mètre carré, qu’elles jugent insuffisant.
Le ministre et président du Conseil régional, Pierre Dimba, s’est rendu sur place. Il a échangé avec les habitants pour obtenir leur adhésion au projet. La situation a ensuite basculé. L’interpellation d’un jeune homme a été annoncée.
Le jeune homme a été identifié comme Hyppolite N’Guessan. Cette annonce a déclenché la colère des populations.
Une situation qui dégénère rapidement
Dans la foulée, des groupes de manifestants ont convergé vers la résidence du chef du village où se tenait la rencontre de médiation, réclamant la libération du jeune interpellé. La tension est montée progressivement, obligeant les forces de sécurité à intervenir pour évacuer les autorités présentes. Outre Pierre Dimba et le préfet de région Sihindou Coulibaly, le préfet du département de Tiassalé ainsi que plusieurs collaborateurs ont été exfiltrés dans des conditions tendues.
Les violences ont provoqué d’importants dégâts matériels dans la localité. Des individus ont caillassé les véhicules du préfet de région et du sous-préfet de Tiassalé. Ils ont incendié la résidence du chef du village ainsi que son véhicule.
Ils ont aussi brûlé un véhicule appartenant à un habitant. Un débit de boissons a également été réduit en cendres, selon les mêmes sources.
D’après des informations sécuritaires relayées par l’AIP, deux gendarmes auraient été blessés au cours des affrontements. Plus d’une cinquantaine de personnes ont été interpellées puis placées en garde à vue à la brigade territoriale de gendarmerie de Tiassalé. Le lendemain, dimanche, la localité présentait un visage inhabituel, marqué par la peur et la désorganisation. Plusieurs habitants ont quitté les lieux ou se sont confinés à domicile. Face à la situation, le maire de N’Douci a appelé à l’ouverture d’un couloir humanitaire en faveur des personnes vulnérables.
De son côté, le lieutenant-colonel Ouattara Sié, chargé des opérations de sécurité, a annoncé la poursuite d’une opération de « pacification » dans le village pour rétablir l’ordre et sécuriser la zone.