En marge du Sommet Africa Forward qui tient les 11 et 12 mai 2026 à Nairobi au Kenya, le Président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, s’est entretenu dimanche 10 mai 2026 avec son homologue kényan William Ruto, au Palais de la Présidence de Nairobi.
Cette rencontre bilatérale a été l’occasion pour le chef de l’État ivoirien de remercier son hôte pour l’invitation à ce sommet axé sur l’inclusion et le renforcement des partenariats africains au service du développement du continent.
Au cours des échanges, Alassane Ouattara a insisté sur la nécessité de mettre en place des mécanismes de coopération plus solides entre les différentes régions africaines, afin d’accroître les échanges intra-africains et d’améliorer la performance économique globale du continent.
Le président ivoirien a salué les efforts de son homologue kényan. Ces efforts visent le développement du Kenya. Il a également salué l’ouverture d’une ambassade du Kenya à Abidjan. Cette décision est perçue comme un signal fort de rapprochement. Dans la même dynamique, une nouvelle annonce a été faite. L’ouverture prochaine d’une ambassade de Côte d’Ivoire au Kenya a été annoncée.
Ce choix vise à renforcer le cadre diplomatique entre Abidjan et Nairobi. Il doit également consolider les relations économiques entre les deux pays.
Alassane Ouattara a par ailleurs plaidé pour l’inscription des questions de paix, de sécurité et de stabilité sur l’agenda central du Sommet Africa Forward, estimant qu’elles constituent des conditions essentielles au développement durable du continent.
William Ruto appelle à une réforme du financement mondial
De son côté, William Ruto a souligné l’importance stratégique du Sommet Africa Forward. Il le considère comme une plateforme majeure pour porter la voix de l’Afrique.
Il a évoqué plusieurs enjeux globaux. Les participants ont mentionné la mobilisation des ressources. >Ils ont aussi cité la réforme de l’architecture financière internationale. Ils ont abordé l’industrialisation du continent. >Ils ont intégré l’intelligence artificielle aux discussions. Ils ont également évoqué l’économie bleue et les défis sanitaires.
Le contexte mondial reste marqué par des tensions sur le multilatéralisme.
Le chef de l’État kényan a appelé à renforcer la mobilisation des ressources internes. Il a estimé qu’elles doivent être soutenues par des mécanismes de financement durables. Il a insisté sur la transformation économique du continent africain.
Un rapprochement diplomatique entre Abidjan et Nairobi
Sur le plan bilatéral, William Ruto s’est félicité de la finalisation d’un accord-cadre de coopération entre la Côte d’Ivoire et le Kenya. Cet accord vise à renforcer les relations économiques et commerciales entre les deux pays.
En marge de la rencontre, Alassane Ouattara a échangé avec plusieurs homologues africains. Duma Gideon Boko, Brice Clotaire Oligui Nguema et Joseph Nyuma Boakai ont pris part aux discussions.
Ces échanges ont porté sur le renforcement de la coopération bilatérale. Ils ont aussi abordé les principaux enjeux du Sommet Africa Forward.
Du 11 au 13 mai 2026, le Kenya accueille à Nairobi le Sommet Africa Forward, une rencontre diplomatique et économique qui ambitionne d’ouvrir une nouvelle phase dans les relations entre l’Afrique et la France. À travers ce rendez-vous, les organisateurs souhaitent promouvoir un dialogue fondé sur l’écoute, le respect mutuel et la recherche de solutions concrètes aux défis du continent.
Nairobi, nouvelle plateforme du dialogue Afrique–France
En accueillant Africa Forward 2026, le Kenya confirme son rôle grandissant sur la scène diplomatique africaine. Première économie d’Afrique de l’Est parmi les plus dynamiques du continent, le pays s’impose progressivement comme un acteur clé des discussions régionales et internationales.
Durant trois jours, Nairobi deviendra le centre d’échanges consacrés aux principaux enjeux qui façonnent l’avenir du continent notamment le financement du développement, paix et sécurité, souveraineté économique et politique, investissements structurants et nouvelles formes de coopération internationale.
Dans un contexte mondial marqué par les tensions géopolitiques, la transition énergétique et les mutations économiques, les pays africains cherchent à renforcer leur influence dans les décisions internationales qui impactent leur trajectoire de développement.
Une coopération repensée entre l’Afrique et la France
Le Sommet Africa Forward entend promouvoir une relation plus équilibrée entre l’Afrique et la France, en privilégiant des partenariats basés sur les intérêts communs plutôt que sur les modèles traditionnels de coopération.
Pour les États africains, cette nouvelle approche pourrait favoriser un meilleur accès aux financements internationaux, renforcer les investissements dans les infrastructures et l’innovation, développer la coopération sécuritaire et soutenir davantage les initiatives entrepreneuriales et industrielles locales. Les pays africains souhaitent également voir leurs priorités mieux prises en compte, notamment en matière de souveraineté, d’industrialisation, de création de valeur locale et d’emploi.
Le choix du Kenya pour accueillir cette édition revêt une forte portée symbolique. Ces dernières années, le pays s’est affirmé comme un hub régional de l’innovation, de la finance et de la diplomatie. Son positionnement illustre les ambitions d’une Afrique désireuse de dialoguer d’égal à égal avec ses partenaires internationaux et de participer activement à la définition des nouvelles règles de coopération mondiale.
À travers Africa Forward, Nairobi ambitionne ainsi de devenir le laboratoire d’une coopération internationale plus inclusive, plus pragmatique et davantage tournée vers les résultats.
Une Afrique plus exigeante sur la scène internationale
Au-delà des rencontres institutionnelles, le sommet traduit une évolution plus profonde des rapports entre l’Afrique et ses partenaires. Les États africains affichent désormais une volonté plus affirmée de défendre leurs intérêts stratégiques et de maîtriser davantage les leviers de leur développement.
Les organisateurs espèrent faire d’Africa Forward un cadre de concertation durable capable de déboucher sur des engagements concrets et mesurables.Si les attentes restent élevées, le succès du sommet dépendra de la capacité des participants à transformer les discussions en initiatives tangibles au bénéfice des populations africaines.
En réunissant dirigeants politiques, institutions financières et acteurs économiques autour d’un agenda commun, Africa Forward 2026 pourrait ainsi contribuer à redéfinir durablement les relations entre l’Afrique et la France dans une logique de co-construction et de partenariat renouvelé.