Ahmed Ouattara à propos de Didier Drogba « C’est trop tôt pour qu’il devienne président de la FIF »

Invité sur le plateau de l’émission la Grande Team diffusée sur la RTI3 dans la soirée du 21 avril 2020, Ahmed Ouattara, ex attaquant international ivoirien, s’est exprimé sur la candidature de Didier Drogba. 

Après avoir évoqué ses beaux souvenirs lors de la CAN 1994 où il a ébloui le roi Pélé avec son but marqué face au Mali, l’ex attaquant a donné sa position sur les élections à la Fédération ivoirienne de football (FIF).  « J’ai écouté tout le monde et je suis avec Idriss Diallo. Je pense qu’il a l’étoffe nécessaire pour diriger la Fédération » a déclaré l’ex attaquant de l’Africa Sport d’Abidjan.

Cependant, l’invité du plateau de l’émission la Grande Team a expliqué la situation au sein de l’association des anciens footballeurs ivoiriens, dont la plupart soutiennent un autre candidat. « Koné Ibrahim et certains amis nommés à la DTN ont décidé de soutenir Sory Diabaté. Mais ça n’engage qu’eux. L’association des anciens footballeurs a un président, il est en confinement en France, et il s’appelle Alain Gouaméné. Il faut attendre son arrivée avant de faire un choix », a-t-il expliqué.

Ainsi, une réunion des anciens footballeurs ivoiriens est prévue pour ce jeudi 23 avril 2020. Très proche de l’ex-capitaine des éléphants, Ahmed Ouattara s’est justifié à propos de son choix de ne pas soutenir Didier Drogba. « Didier Drogba a été un footballeur extraordinaire » a-t-il reconnu. Selon Ahmed Ouattara, l’ex-buteur de Chelsea n’a pas assez d’expérience pour diriger la FIF. «Il est trop tôt pour qu’il devienne président de la FIF, parce qu’il ne maitrise pas les rouages » a-t-il précisé.

Toutefois, l’ex attaquant de l’Africa Sport d’Abidjan fait savoir qu’il continue d’échanger avec Didier Drogba en vue qu’il intègre l’équipe de son candidat Idriss Diallo.

Fonds national de soutien et de solidarité Covid 19: Voici les ayants droits

À compter du jeudi 23 avril 2020, l’État de Côte d’Ivoire mettra à disposition, un fonds national de solidarité et de soutien humanitaire COVID-19.

Fixé à un montant de 13,3 milliards de FCFA, ce fonds est mis en place pour une certaine catégorie de personnes. Il est destiné aux personnes vulnérables, dans le Grand Abidjan et à l’intérieur du pays.

En tête de liste, se trouve les personnes vulnérables confinées et leurs familles, les personnes âgées, les familles des personnes décédées du fait du COVID-19, les malades indigents, les enfants et adolescents des orphelinats et pouponnières, des enfants en « situation de rue » confinés du fait du COVID-19, les personnes souffrant de maladies chroniques, les artisans, les petits commerçants et enfin toutes les personnes en détresse du fait du COVID-19.

Pour ce faire, l’Etat ivoirien mettra à la disposition de chaque ménage la somme de 75 000 FCFA par trimestre soit 25 000 FCFA par Mois. Une distribution qui se fera par transfert monétaire avec les opérateurs de téléphonie mobile (Orange Money, Mobile Money et Moov Money).

Cette opération s’étendra sur l’ensemble du territoire national à compter du mois de Mai 2020.

 

Côte d’Ivoire: La CADHP ordonne la suspension du mandat d’arrêt de Guillaume Soro

La Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples ordonne à l’Etat de Côte d’Ivoire de surseoir à l’exécution du mandat contre Guillaume Soro et les mandats de dépôt décernés à ses proches ainsi que leur mise en liberté provisoire, dans un arrêt rendu mercredi.

La Cour africaine des droits de l’homme a demandé à l’Etat ivoirien de suspendre les poursuites judiciaires contre Guillaume Soro et ses collaborateurs incarcérés.

Notamment, les mandats de dépôts décernés contre des pro-Soro comprenant des parlementaires, notamment les  requérants : Alain Lobognon, Camara Loukimane, Kanigui Soro, Yao  Soumaila, Soumahoro Kando, Kamaraté Souleymane.

D’autres partisans de l’ex-Président de l’Assemblée nationale sont concernés par la suspension des poursuites judiciaires. Il s’agit de Karidioula Souleymane, Tehfour Koné, Simon Soro, Porlo  Rigobert Soro, Félicien Sekongo, Marc Ouattara, Mamadou Djibo, Aboubacar  Touré, Babou Traoré, Ladji Ouattara, Gnamiand N’Drin, Dahafolo Koné,  Adama Zebret.

Selon l’instance judiciaire basée à Arusha, une arrestation de  Guillaume Soro, président Génération et peuples solidaires (GPS), un  mouvement politique, membre de la plateforme de l’opposition ivoirienne,  dans un tel contexte, porteraient gravement atteinte à ses droits  politiques. Quant à l’Etat ivoirien, les mandats  de dépôt décernés contre les requérants, à l’exception de Guillaume  Soro, ont été déjà exécutés. Les requérants sont mal venus pour en  demander la suspension.

Rappelons que le mandat d’arrêt à l’encontre de  M. Guillaume Soro a été émis en décembre 2019. Plusieurs de ses proches ont arrêtés et placés en détention préventive  dans différents centres de détention à Abidjan et d’autres villes du  pays.

Coronavirus: Le ministre Hamed Bakayoko annonce sa guérison

Anciennement atteint du Coronavirus, le ministre ivoirien de la Défense, Hamed Bakayoko déclare être définitivement guéri de la maladie.

Mis en quarantaine après avoir été testé positif à la maladie à Coronavirus, le ministre ivoirien de la Défense a donné de ses nouvelles. Il a tenu à remercier ses hôtes pour la marque d’attention.

« Je fais cette vidéo aujourd’hui vendredi 17 avril 2020 pour vous dire merci, grand merci pour vos nombreux messages, messages de soutien et de réconfort qui m’ont profondément touchées. Vos messages m’ont donné la force et de l’énergie pour guérir ». A soutenu le maire de la commune d’Abobo dans une vidéo publiée via sa page Facebook.

Hamed Bakayoko ainsi guéri entend s’engager dans la lutte contre cette pandémie.

Présidentielle 2020: Une opération de levée de fonds pour la candidature de Simone Gbagbo

L’ex-Première dame, Simone Gbagbo est susceptible d’être candidate à l’élection présidentielle d’octobre 2020. Dans un communiqué, son chef de cabinet Akpa Corentin donne des précisions sur la levée de fonds qui sera bientôt lancée, pour la caution présidentielle de Simone Gbagbo.

Potentielle candidate du Front populaire ivoirien (FPI) à l’élection présidentielle d’octobre 2020, Simone Gbagbo désavoue ses partisans, qui oeuvre à la mobilisation de fonds pour sa candidature. «Il nous revient qu’une opération de la levée de fonds, en vue de la mobilisation de la somme de 50 000 000 FCFA destinés au paiement de la caution de Mme Simone Gbagbo, sera bientôt lancée par des personnes résidantes en Europe », a révélé le chef de cabinet de l’ex-Première dame.

En dépit des remerciements porter à l’endroit des partisans initiateurs de ce projet, Akpa Corentin rappelle qu’aucune instance du parti auquel elle appartient, n’a pour l’heure désigné ses candidats aux différentes élections en Côte d’Ivoire.

« Personne n’a donc été mandaté pour collecter de l’argent à son profit», a clarifié Akpa Corentin. Après plusieurs boycotts, le FPI compte participer à la prochaine élection présidentielle.

Simone Ehivet Gbagbo sera-t-elle candidate du FPI pour la présidentielle d’octobre 2020 ? Pour l’instant, le FPI laisse peser le flou sur le choix de son candidat à cette élection.

Covid-19 : L’Etat ivoirien prévoit 45 centres de dépistage pour renforcer la riposte sanitaire

Dans le cadre du plan de riposte sanitaire du gouvernement contre la pandémie du Covid-19, 45 centres de prélèvement et de dépistage sont prévus sur l’ensemble du territoire national. C’est ce qu’à annoncé le Premier Ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly.

En effet, c’était lors d’un point de presse, le 21 avril 2020 à Abidjan, qu’il a donné cette information. «Ces centres vont contribuer à accroître notre capacité de dépistage et à assurer une prise en charge rapide et efficace des cas dépistés positifs et leurs contacts », a-t-il dit.

Selon lui, la construction de ces centres constitue l’un des axes de la stratégie de riposte sanitaire, qui est le dépistage des cas suspects du Covid-19.

Pour ce fait, Abidjan étant l’épicentre de la pandémie, abritera neuf (9) centres. Ceux-ci, seront disponibles et équipés en matériels et personnels de santé avant fin avril 2020.

Par ailleurs, au vue du calendrier annoncé par Gon Coulibaly, certains centres seront fonctionnels à partir du 27 avril. Notamment,  les centres de Yopougon, Koumassi, Treichville et Marcory.  Aussi, d’ici à fin avril 2020, chaque commune du District d’Abidjan disposera d’un centre.

Cependant, il a indiqué que le laboratoire à mesure de faire ce type de tests sera mis à contribution. Toutefois, sous la coordination de l’Institut Pasteur, et conformément à la stratégie de dépistage. Ces dispositifs permettront de faire passer progressivement les tests journaliers de 300 actuellement à 1000.

Notons également que 200 000 kits de prélèvement, de réactifs et d’intrants de laboratoires ont été commandés.

Exploitation des enfants en Côte d’Ivoire : La mise en garde de la première dame

A l’instar de nombreux pays dans le monde, la Côte d’Ivoire est confrontée à la pandémie du coronavirus. Face à cette crise sanitaire sans précédent, le Président de la République et le Gouvernement ont pris des mesures exceptionnelles, dont la fermeture temporaire des écoles primaires, secondaires et universitaires, pour endiguer la propagation du virus et protéger nos enfants contre les risques de contamination et préserver leur santé.

Cette situation ne doit pas être une occasion pour soumettre nos enfants à des travaux dangereux et à toutes autres formes de travail et d’exploitation.

Aussi, je voudrais lancer un appel solennel aux parents : le travail des enfants est interdit et puni par la loi. Nul n’a le droit de faire exécuter à un enfant une activité qui le met en danger ou qui affecte sa santé, sa croissance ainsi que son équilibre physique et mental.

La campagne intermédiaire du cacao actuellement en cours et la fermeture provisoire des établissements scolaires, ne doivent pas être un prétexte pour violer les droits des enfants.

Le Comité National de Surveillance des Actions de lutte contre la Traite, l’Exploitation et le Travail des Enfants réaffirme sa ferme volonté de poursuivre ses efforts en vue d’éliminer le travail des enfants dans notre pays.

Ensemble, protégeons nos enfants car ils sont notre avenir.

Madame Dominique OUATTARA, Première Dame, Présidente du Comité National de Surveillance des Actions de lutte contre la Traite, l’Exploitation et le Travail des Enfants (CNS)

COVID-19: L’OMS désavoue le remède malgache «Covid-Organics»

Le président malgache, Andry Rajoelina a lancé le lundi 20 avril 2020 le remède «Covid-Organics». Fait à base de plante d’artemesia, le médicament sera utilisé à titre curatif contre le COVID-19 à Madagascar. Cependant, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a invalidé le remède malgache.

Le remède contre le COVID-19 dénommé «Covid-Organics» qui a été présenté par Andry Rajoelina, Président de Madagascar n’a pas été approuvé par l’OMS. Pourtant, les scientifiques du monde peinent à identifier un vrai traitement contre le coronavirus. «Aujourd’hui, j’annonce officiellement ici la réussite et les bons résultats des essais de notre remède (…) On peut dire qu’il a donné un résultat concluant sur les malades du Covid-19 à Madagascar et qu’il peut limiter et atténuer ses effets sur le corps humain», a déclaré le président malgache malgré l’avis contraire de l’OMS.

L’organisation a reconnu que les traitements traditionnels peuvent atténuer les symptômes mais ne peuvent en aucun cas guérir les personnes atteintes du COVID-19. L’OMS rappelle qu’il n’existe aucune preuve que ces substances peuvent prévenir ou guérir la maladie.

En 2007, l’OMS avait voté une résolution qui appelle à un retrait progressif des monothérapies à base d’artémisinine par voie orale des marchés. Dans plusieurs pays d’Europe, la consommation d’artemesia a été interdite.

Pour l’heure, Madagascar compte actuellement 131 cas de contamination au COVID-19 dont 39 guérisons et aucun décès.

 

Covid-19 : le Général Apalo Touré fait des précisions sur les primes

Le Général de Division Alexandre Apalo Touré, s’est entretenu avec les éléments des unités de Gendarmerie des villes de Man et de Bangolo, dans le cadre des primes Covid-19.

Lors de sa tournée le 21 avril 2020, le Général de Division a demandé à ses hommes de « rester discipliné et professionnelle comme vous l’avez toujours été ». Il a exhorté les gendarmes au travail bien fait « car seul ceux qui se démarqueront par leur professionnalisme seront récompensés ».

Exhortant ses hôtes au discernement M. Touré les a entretenus sur la rumeur des manipulateurs sur les réseaux sociaux, traitant de la discrimination entre les personnels servant à Abidjan et ceux de l’intérieur du pays dans le paiement de ces primes. Le Commandant Supérieur de la Gendarmerie Nationale a souligné qu’il s’agit d’une intoxication et « qu’aucune différence n’a été établie entre les deux personnels ».

Affaire du jeune couturier amputé à Abobo: «Je n’ai jamais été brouteur…»

Dans une attaque des  microbes dans une cour commune d’Abobo BC, le jeune couturier, Stéphane Gnongohi a été amputé des deux mains. Selon la police ivoirienne, le jeune couturier était à la fois brouteur (cybercriminel) et couturier. Dans un entretien dont nous avons reçu copie, Stéphane Gnongohi révèle qu’il n’a jamais été brouteur comme la police l’a fait croire.

Après avoir été amputé des deux mains, le jeune Stéphane Gnongohi se confie sur le déroulement de l’attaque des présumés microbes et cybercriminels, dans la nuit du vendredi 27 au samedi 28 mars 2020 à Abobo BC. « Je suis Stéphane Alain Bomannin Gnongohi, couturier, âgé de 21 ans. Je suis venu de Yamoussoukro pour rendre visite à ma tante à Abidjan et profiter pour me perfectionner en couture. C’est ce que je faisais jusqu’à ce qu’on me sectionne les mains» a-t-il confié.

Ainsi, le jeune couturier a expliqué dans les moindres détails l’agression qu’il a subi «Je revenais du travail le soir du vendredi 27 mars. A mon arrivée à la maison à Abobo, quartier Abobo-BC où j’habite, j’ai passé un peu de temps avec mes cousines dans la cour avant d’aller me coucher vers 20 heures 30. Aux environs de 1 heure du matin, j’ai entendu un bruit mais j’ai pensé que j’étais en train de faire un songe. En même temps je me suis réveillé puis j’ai vu la porte défoncée.

Jeune couturier amputé à Abobo
© Jeune couturier amputé à Abobo
Stéphane Bomannin Alain Gnongohi, le jeune couturier amputé des deux mains à Abobo

Sans attendre, un monsieur s’est jeté sur moi sans rien dire. C’est une seule personne que j’ai vu mais je n’ai pu remarquer à cause des coups. Il a commencé à me découper avec la machette. C’est lorsque je sentais les douleurs que j’ai commencé à appeler au secours» a-t-il révélé. Toutefois; Stéphane Gnongohi affirme qu’il ne reconnaît pas ses agresseurs car il était nouveau dans le quartier. Aussi, il fait savoir qu’il n’a jamais eu d’embrouille avec quelqu’un dans le quartier.

Lire aussi: Abobo: En plein couvre-feu, les microbes coupent les deux mains d’un couturier

Cependant, le jeune couturier exprime son chagrin après avoir été accusé à tort d’être un brouteur «Je n’ai jamais volé. C’est après avoir dit que je suis un couturier le jour et ‘’brouteur’’ la nuit que la police est venue m’auditionner une semaine après. Elle aurait dû m’approcher dès le premier jour pour avoir ma version.

Lire aussi: Abobo/Microbes: Après avoir amputé les mains d’un couturier, la police les arrête

Voilà que l’opinion croit en leur version. Pourtant, il n’en est rien. Je ne suis qu’un couturier qui veut gagner ma vie honnêtement. Je veux que la vérité soit rétablie. Je remercie les bonnes volontés qui me soutiennent. Pour terminer j’aimerais qu’on m’aide à continuer mon métier afin que je me prenne en charge. En effet, j’ai aimé la couture. C’est pourquoi, depuis la classe de CM1, j’ai dit à mon papa que je n’irais plus à l’école. Aujourd’hui, je n’ai plus de main pour exercer ce métier. Que vais-je devenir ?» a déploré Stéphane Gnongohi.