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Quels sont les super prix à empocher ?

 

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La valeur minimale d’un freebet est de 285 XOF.

 

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Affaire du financement Libyen : Sept ans prison requis en appel contre Nicolas Sarkozy

La cour d’appel de Paris a entendu, mercredi 13 mai, les réquisitions du parquet général dans le volet libyen de l’affaire du financement présumé de la campagne présidentielle de 2007. Après trois jours de réquisitions, les avocats généraux ont demandé une peine de sept ans d’emprisonnement contre Nicolas Sarkozy, assortie d’une privation des droits civiques et d’une exécution provisoire.

Cette réquisition correspond à celle prononcée en première instance par le tribunal correctionnel de Paris.

Poitout Florian/Abaca
© Poitout Florian/Abaca

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Des accusations de financement illégal au cœur du dossier

L’affaire porte sur des soupçons de financement occulte de la campagne victorieuse de 2007 par le régime de Mouammar Kadhafi. En première instance, les juges avaient retenu les qualifications de corruption active, trafic d’influence et financement illégal de campagne électorale. L’audience en appel, ouverte depuis deux mois, a permis de réexaminer l’ensemble du dossier, notamment les éléments issus des agendas de Claude Guéant et des témoignages d’intermédiaires libyens.

Le parquet général a maintenu sans variation son analyse. Les avocats généraux ont insisté sur la gravité des faits, estimant qu’un financement étranger d’une campagne présidentielle porte atteinte à la souveraineté nationale et à la sincérité du scrutin. Ils ont également affirmé que Nicolas Sarkozy occupait une position centrale dans le dispositif présumé de financement. Présent à l’audience, l’ancien chef de l’État a suivi les réquisitions sans réaction apparente.

Des peines également requises contre ses anciens proches

Le parquet général a également ciblé plusieurs anciens collaborateurs. Pour Claude Guéant, il a requis six ans de prison ferme. Pour Brice Hortefeux, il a demandé quatre ans d’emprisonnement, dont deux avec sursis, avec possibilité d’aménagement sous bracelet électronique. Les avocats généraux estiment que ces responsables ont participé activement aux mécanismes de financement et de dissimulation des fonds.

Les avocats de la défense disposent de deux semaines pour présenter leurs plaidoiries. La cour d’appel de Paris mettra ensuite l’affaire en délibéré. La décision est attendue pour le 30 novembre 2026, à l’issue d’un procès qui continue de mobiliser l’attention judiciaire et politique en France.

Transport : L’OFT dévoile la carte des 33 barrages routiers autorisés

L’Observatoire de la Fluidité des Transports (OFT) a rendu publique la carte officielle des 33 barrages routiers autorisés sur l’ensemble du territoire national. L’institution a également communiqué les contacts du Centre d’alerte et d’assistance à la fluidité (CAAF), destiné à signaler les entraves à la circulation et les barrages non autorisés.

Cette initiative vise à mieux encadrer les contrôles routiers, lutter contre les installations anarchiques et améliorer la circulation des personnes et des biens.

OFT
© OFT

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Une répartition des barrages sur tout le territoire

L’institution a également communiqué les numéros du Centre d’alerte et d’assistance à la fluidité (CAAF) destinés à signaler les entraves à la circulation sur les différents axes routiers du pays. La carte publiée recense 33 points de contrôle répartis dans les principales zones du pays à savoir :

Nord et zones frontalières

Dans le nord, les barrages autorisés se situent notamment à Korhogo, Ferkessédougou, Ouangolodougou, Boundiali, Tengréla, Bouna et Doropo. Ces postes occupent des axes stratégiques reliant la Côte d’Ivoire aux pays de la sous-région.

Ouest et axes transfrontaliers

À l’ouest, les contrôles officiels sont installés à Man, Danané, Toulepleu, Duékoué, Touba, Séguéla, Odienné, Minignan et Tabou. Ces zones couvrent plusieurs corridors frontaliers et axes de transit interrégionaux.

Centre et centre-ouest

Au centre et au centre-ouest, les barrages autorisés se trouvent à Bouaké, Yamoussoukro, Daloa, Gagnoa, Soubré et Mankono. Ces localités constituent des carrefours majeurs pour la circulation intérieure.

Sud et est du pays

Dans le sud et l’est, les postes de contrôle sont situés à Abidjan, Aboisso, Elibou, Noé, Agnibilékrou, Abengourou, Bondoukou et San Pedro. Plusieurs de ces axes relient le pays aux frontières ghanéennes ainsi qu’aux zones portuaires.

Un dispositif d’alerte pour les usagers

L’OFT invite les usagers à signaler toute entrave via le numéro court 86090, mis à disposition du Centre d’alerte et d’assistance à la fluidité (CAAF). L’objectif affiché est de garantir une meilleure circulation sur les principaux corridors routiers nationaux.

Justice : Après sept ans de détention, Affoué Félicité Kouamé obtient sa libération

Après sept années passées en prison, Affoué Félicité Kouamé a retrouvé la liberté ce mercredi 13 mai 2026. La Cour d’appel d’Abidjan a réduit sa peine de vingt à cinq ans d’emprisonnement ferme. Les juges ont ensuite ordonné sa libération immédiate, le temps déjà passé en détention dépassant largement la nouvelle condamnation.

L’affaire remonte à septembre 2016, date de son incarcération. En mars 2019, le tribunal correctionnel d’Abidjan l’avait condamnée à vingt ans de prison pour « faux et usage de faux ». La justice lui reprochait une escroquerie liée à de faux recrutements dans la fonction publique pour un montant supérieur à 90 millions de FCFA.

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Un dossier bloqué pendant plusieurs années

Dès le lendemain du verdict, son avocat avait interjeté appel. Mais pendant plusieurs années, le dossier est resté sans suite devant la Cour d’appel. L’affaire a finalement ressurgi en avril 2026 sur les réseaux sociaux, provoquant une vague d’indignation autour des lenteurs judiciaires.

Face à la polémique, Sansan Kambilé a reconnu un grave dysfonctionnement au sein de l’administration judiciaire. Le ministre a annoncé l’ouverture d’une enquête et des sanctions disciplinaires contre deux agents. L’avocat de la détenue, Youssouf Méité, dénonçait depuis plusieurs années une détention excessive et contraire aux droits humains.

Cette affaire a également relancé le débat sur les conditions de détention et les lenteurs judiciaires en Côte d’Ivoire. L’Assemblée nationale a récemment mis en place un Observatoire national de la détention pour surveiller le respect des délais judiciaires. Selon Brahima Coulibaly, cette structure doit permettre de mieux contrôler la situation des détenus. Dans son verdict rendu le 13 mai 2026, la Cour d’appel a rejeté l’exception de prescription, mais elle a jugé l’appel d’Affoué Félicité Kouamé partiellement fondé. Les magistrats ont finalement ramené sa peine à cinq ans de prison ferme.

Après plus de sept ans passés derrière les barreaux, l’ancienne détenue quitte désormais la prison, mettant fin à une longue bataille judiciaire et administrative.

PPA-CI : Don Mello, Stéphane Kipré et plusieurs cadres exclus du premier congrès ordinaire

À la veille de son premier congrès ordinaire prévu les 14 et 15 mai 2026 à Abidjan, le Parti des Peuples Africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) a décidé d’exclure plusieurs figures du mouvement des travaux.

Dans un communiqué signé le 12 mai 2026 par Emmanuel Ackah, président de séance, la direction du parti précise que les responsables visés par des procédures disciplinaires ne pourront pas participer au congrès. Au total, 39 personnes figurent sur cette liste présentée comme « non exhaustive ».

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Don Mello au cœur des tensions internes

Le cas le plus emblématique reste celui de Ahoua Don Mello. L’ancien vice-président exécutif du parti avait créé la rupture après avoir maintenu sa candidature à l’élection présidentielle de 2025, malgré le choix du PPA-CI de soutenir Laurent Gbagbo comme candidat officiel. Entendu en avril 2026 par le conseil de discipline, Don Mello avait revendiqué son statut de candidat indépendant. Le parti l’avait déjà démis de ses fonctions dès août 2025 après l’annonce de sa candidature.

Plusieurs soutiens internes de Don Mello figurent aussi parmi les exclus. C’est le cas d’Ahilé Fernand, ancien responsable de la communication interne du parti. Le PPA-CI lui reproche d’avoir publiquement soutenu la démarche de Don Mello et critiqué la gestion interne du mouvement.

Stéphane Kipré sanctionné après les législatives

Autre figure concernée, Stéphane Kipré. L’ancien premier vice-président exécutif avait été révoqué après sa participation aux élections législatives de 2025. La direction du PPA-CI avait pourtant appelé au boycott du scrutin lors du Comité central de novembre 2025. Le parti accuse plusieurs cadres d’avoir défié cette décision collective.

À l’époque, la direction du PPA-CI avait défendu une ligne de fermeté. Le parti rappelait que « la discipline ne peut être sélective » et qu’aucun responsable ne pouvait s’affranchir des décisions prises par les instances dirigeantes. Vingt-deux cadres avaient déjà perdu leurs fonctions après les législatives. Plusieurs d’entre eux apparaissent aujourd’hui sur la liste des personnalités exclues du congrès.

Malgré les tensions, Stéphane Kipré avait récemment tenté d’apaiser ses relations avec Laurent Gbagbo, qu’il qualifiait encore de « boussole politique ». Cette démarche n’a toutefois pas empêché son exclusion des travaux du congrès. Pour l’heure, aucun des responsables concernés n’a officiellement réagi.

Bingerville : un jeune homme meurt après un lynchage lié à un téléphone retrouvé plus tard

L’émotion reste vive à Élokaté après la mort de Mobio Delvis, un jeune homme d’une vingtaine d’années décédé le 10 mai 2026.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, des membres d’un groupe local présenté comme la « sécurité » du village auraient violemment battu le jeune homme après une accusation de vol dans un maquis.

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Une accusation de vol à l’origine du drame

D’après des habitants, Mobio Delvis était venu de Bingerville rendre visite à sa mère avant de se rendre dans un maquis du village. Une serveuse l’aurait alors accusé d’avoir dérobé son téléphone portable. Après une altercation, des jeunes présentés comme des agents de sécurité communautaire seraient intervenus.

Selon plusieurs témoins, ils auraient conduit le jeune homme dans un champ d’hévéas où ils l’auraient violemment battu avant de le ramener au centre du village. Des habitants affirment ensuite que les agresseurs l’ont attaché à un poteau sous le soleil.

Alertée par l’agitation, la mère de la victime serait arrivée sur les lieux sans savoir qu’il s’agissait de son fils. Selon des riverains, elle aurait tenté de lui porter assistance avant de reconnaître Mobio Delvis. Sous la pression des habitants, les jeunes auraient finalement accepté de le détacher. Mais son état se serait rapidement aggravé. Des témoins affirment que le jeune homme rejetait l’eau que sa mère essayait de lui donner.

Les personnes impliquées auraient ensuite transporté Mobio Delvis vers un centre de santé. Selon plusieurs témoignages, le jeune homme est décédé avant son arrivée. Autre élément relevé par des habitants, le téléphone présenté comme volé aurait été retrouvé plus tard dans le maquis. Après ce drame, plusieurs habitants d’Élokaté dénoncent les méthodes du groupe chargé de la sécurité communautaire. Des riverains affirment que ces violences ne sont pas nouvelles et évoquent d’autres agressions survenues dans le passé. Certains accusent également ces groupes d’agir en dehors du cadre légal et de bénéficier d’une forme d’impunité.

Une enquête ouverte par les autorités

Face à la tension, le préfet s’est rendu dans le village pour appeler au calme et annoncer l’ouverture d’une enquête. Des convocations auraient été adressées aux jeunes mis en cause pour des auditions à la gendarmerie de Bingerville. Selon plusieurs sources locales, la mère de la victime a finalement porté plainte.

Au-delà du drame, cette affaire relance les interrogations sur le fonctionnement de certains groupes d’auto-surveillance dans des villages du district d’Abidjan. Plusieurs habitants dénoncent des pratiques d’intimidation et des violences commises en marge des forces de sécurité officielles. Le corps de Mobio Delvis repose actuellement à la morgue de Bingerville, dans l’attente des conclusions de l’enquête.

Musique Ivoirienne : L’artiste Eddie, voix emblématique du « Prêtro », s’est éteint

La musique ivoirienne est en deuil. Eddie, figure marquante du genre « prêtro », est décédé ce mardi matin à Abidjan, selon plusieurs sources proches de l’artiste. Le chanteur est mort à l’hôpital militaire d’Abidjan après une longue maladie.

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Le succès de « Amah » et « Mokili »

Frère de Skelly, Eddie avait marqué toute une génération grâce à des titres devenus incontournables comme Amah et Mokili. Avec sa voix singulière et son style musical, il s’était imposé parmi les artistes populaires de la scène ivoirienne des années 1990 et 2000.

Son titre « Amah » reste aujourd’hui encore l’un des classiques les plus appréciés par les amateurs de musique ivoirienne. Après des débuts prometteurs, Eddie s’était progressivement éloigné du monde artistique. Ces dernières années, l’artiste faisait face à de graves problèmes de santé, notamment l’arthrite. Il avait également subi plusieurs opérations du genou en Tunisie et en Côte d’Ivoire. Des difficultés personnelles avaient aussi ralenti ses activités musicales et contribué à son retrait de la scène.

Malgré son absence prolongée, les chansons d’Eddie ont continué de vivre auprès du public ivoirien et africain. Depuis l’annonce de son décès, internautes, artistes et proches multiplient les hommages sur les réseaux sociaux pour saluer son talent et son apport à la musique ivoirienne moderne. Avec la disparition d’Eddie, la Côte d’Ivoire perd l’une des voix emblématiques de la génération musicale des années 1990-2000.

Son répertoire, porté par des titres cultes comme « Amah », continue toutefois de marquer les amoureux de musique ivoirienne.

Mondial 2026 : Sébastien Haller évoque une possible fin de carrière internationale en cas de non-sélection

L’international ivoirien Sébastien Haller a semé le doute sur la suite de sa carrière avec les Éléphants. Dans un entretien accordé à NCI Sport le 11 mai 2026, l’attaquant de 31 ans envisage de mettre fin à son aventure internationale s’il n’est pas retenu pour la Coupe du monde 2026.

Absent des dernières convocations, l’ancien buteur de la finale de la CAN 2023 reconnaît une situation incertaine. « Si je ne suis pas retenu, il y aura beaucoup de déception et de frustration, et je ne serai pas loin de la fin de ma carrière internationale », a-t-il confié.

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Un temps de jeu réduit qui fragilise sa position

De retour avec le FC Utrecht face à l’Ajax Amsterdam, Haller constate que son faible temps de jeu complique sa situation. L’attaquant affirme intensifier ses efforts pour convaincre Emerse Faé, venu récemment aux Pays-Bas évaluer sa forme. « Je m’attends à tout. Je donne 10 000 % pour être là ; après, c’est au coach de faire ses choix », a-t-il déclaré. Haller assure également avoir échangé directement avec le sélectionneur afin de lever les doutes sur sa condition physique. « J’ai essayé de dissiper les doutes », a-t-il expliqué, reconnaissant la nécessité de rassurer le staff technique.

À quelques jours de l’annonce de la liste définitive, prévue le 15 mai, la concurrence s’annonce intense en attaque. Malgré cette pression, Haller estime que son expérience des grandes compétitions peut jouer en sa faveur. Il fait de la Coupe du monde 2026 un objectif prioritaire, peut-être le dernier grand rendez-vous de sa carrière internationale.

« Pour moi, c’est clair : je dois jouer la Coupe du monde », insiste-t-il. La Côte d’Ivoire évolue dans le groupe F avec l’Équateur, l’Allemagne et Curaçao. Elle nourrit de fortes ambitions pour le Mondial 2026. Les supporters ivoiriens attendent avec impatience le choix final d’Emerse Faé concernant Sébastien Haller. Les supporters ivoiriens attendent la liste officielle.

400 fcfa/kg au champ, 484 fcfa/kg au port : les prix de l’anacarde fixés pour la campagne 2026

La Côte d’Ivoire encadre fermement la campagne 2026 de l’anacarde. Le Conseil Coton Anacarde Karité a publié un communiqué rappelant les prix planchers obligatoires applicables à l’ensemble des acteurs de la filière, du producteur à l’exportateur.

Cette décision vise à garantir une rémunération minimale aux producteurs et à stabiliser un marché soumis aux fluctuations internationales.

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Quatre niveaux de prix fixés par les autorités

Le dispositif repose sur une grille à quatre paliers, selon les étapes de commercialisation :

Au niveau des champs, le prix plancher est fixé à 400 FCFA le kilogramme pour des noix bien séchées et triées.

Dans les magasins intérieurs, le tarif passe à 425 FCFA le kilogramme.

Pour les stocks entreposés en magasin usine, le prix est fixé à 454 FCFA.

Enfin, au niveau des magasins portuaires, dernière étape avant l’exportation, le kilogramme atteint 484 FCFA.

Cette hiérarchie tarifaire prend en compte les coûts des intermédiaires tout en sécurisant un revenu minimum pour les producteurs.

Des sanctions prévues en cas de non-respect

Les autorités préviennent les opérateurs, le respect de ces prix est obligatoire sur toute l’étendue du territoire. Tout contrevenant s’expose au retrait de son agrément, ainsi qu’à d’éventuelles poursuites judiciaires. Pour renforcer le contrôle, le Conseil met à la disposition des acteurs de la filière la ligne de signalement 1690. Il mobilise également ses délégués régionaux pour recueillir les plaintes et surveiller les pratiques sur le terrain.

La loi n°2013-656 du 13 septembre 2013 crée le Conseil Coton Anacarde Karité, un établissement public chargé de la régulation et du développement des filières coton, anacarde et karité. Dans ce cadre, la fixation de prix planchers constitue l’un de ses principaux leviers d’intervention. Pour la campagne 2026, les autorités annoncent une application stricte des règles, dans une filière jugée stratégique pour l’économie et les exportations ivoiriennes.

Réforme de la CEI en 2014 : comment la Côte d’Ivoire a tenté de tourner la page des crises électorales (Siaka Fofana)

La Côte d’Ivoire franchit une étape décisive dans l’histoire de sa Commission électorale indépendante (CEI) en 2014. Après la formule transitoire mise en place en 2004, les autorités adoptent une nouvelle réforme électorale à travers les lois n°2014-335 du 18 juin et n°2014-664 du 3 novembre 2014.

Le pouvoir affiche alors une ambition claire, construire une institution plus inclusive pour éviter un nouveau cycle de violences avant la présidentielle de 2015. Les affrontements post-électoraux de 2010-2011 restent encore dans toutes les mémoires.

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Une Commission centrale réduite et rééquilibrée

La réforme réduit la taille de la Commission centrale. La CEI passe de 25 membres à 17. Le gouvernement mise sur une composition plus équilibrée entre institutions, pouvoir, opposition et société civile. La nouvelle architecture accorde :

  • deux sièges aux institutions de la République ;
  • deux sièges aux ministères techniques ;
  • un siège à un magistrat désigné par le Conseil supérieur de la magistrature ;
  • quatre sièges au pouvoir ;
  • quatre sièges à l’opposition ;
  • quatre sièges à la société civile.

L’entrée de la société civile marque une rupture majeure dans l’histoire de la CEI. Jusqu’alors, les partis politiques et l’administration dominaient largement l’institution. Parmi les représentants de la société civile, la réforme réserve deux sièges aux confessions religieuses, un à une ONG non confessionnelle et un au Barreau.

Le gouvernement étend également cette logique aux commissions locales. Dans les régions, départements et sous-préfectures, l’administration travaille avec des représentants du pouvoir et de l’opposition. Cependant, la société civile reste absente de ces structures déconcentrées. Les autorités nomment les membres de la Commission centrale par décret en Conseil des ministres pour un mandat de six ans. Les commissaires prêtent ensuite serment devant le Conseil constitutionnel.

Le président Alassane Ouattara engage cette réforme avec un objectif précis : éviter une répétition des violences de 2010-2011. Pour renforcer la crédibilité du processus, le chef de l’État sollicite l’appui technique du National Democratic Institute (NDI). En décembre 2013, une mission internationale conduite par Joe Clark et B. Brier Atwood séjourne à Abidjan.

Les experts rencontrent alors les représentants du pouvoir, les partis d’opposition, les organisations de la société civile, les responsables religieux et les dirigeants de la CEI.

Les experts plaident pour une CEI plus impartiale

Dans leur rapport final, les experts recommandent la création d’une CEI « impartiale et efficace ». Ils défendent un système associant société civile, opposition, pouvoir et administration dans un processus transparent. Les spécialistes soulignent toutefois une difficulté majeure. Une commission réduite améliorerait l’efficacité des décisions. Mais la forte polarisation politique du pays impose une représentation élargie pour rassurer les différents acteurs.

Les experts estiment alors qu’une CEI de 9 à 13 membres serait plus fonctionnelle. Malgré cela, les autorités maintiennent une structure plus large pour préserver l’équilibre politique. La réforme de novembre 2014 précise ensuite l’organisation interne de la CEI. L’institution dispose désormais d’un président et de neuf membres permanents. Le bureau exécutif comprend :

  • un président ;
  • quatre vice-présidents ;
  • un secrétaire ;
  • trois secrétaires adjoints.

La Commission centrale élit tous les membres du bureau exécutif parmi ses commissaires. Le mandat des membres du bureau dure trois ans, renouvelable une fois. En revanche, le président de la CEI exerce un mandat unique de six ans. Les décisions de la Commission centrale se prennent à la majorité des membres présents. En cas d’égalité, la voix du président devient prépondérante.

Une réforme devenue référence politique

La réforme de 2014 sert ensuite de base à l’organisation de l’élection présidentielle de 2015. Cette CEI restera comme la première tentative d’intégrer officiellement la société civile au cœur du système électoral ivoirien. À travers cette réforme, les autorités cherchent surtout à dépasser l’opposition classique entre pouvoir et opposition. L’héritage de cette architecture électorale influencera plusieurs réformes engagées dans les années suivantes.

Source : Analyse comparée des Commissions électorales en Côte d’Ivoire de l’expert Siaka Fofana