Après sept années passées en prison, Affoué Félicité Kouamé a retrouvé la liberté ce mercredi 13 mai 2026. La Cour d’appel d’Abidjan a réduit sa peine de vingt à cinq ans d’emprisonnement ferme. Les juges ont ensuite ordonné sa libération immédiate, le temps déjà passé en détention dépassant largement la nouvelle condamnation.
L’affaire remonte à septembre 2016, date de son incarcération. En mars 2019, le tribunal correctionnel d’Abidjan l’avait condamnée à vingt ans de prison pour « faux et usage de faux ». La justice lui reprochait une escroquerie liée à de faux recrutements dans la fonction publique pour un montant supérieur à 90 millions de FCFA.
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Un dossier bloqué pendant plusieurs années
Dès le lendemain du verdict, son avocat avait interjeté appel. Mais pendant plusieurs années, le dossier est resté sans suite devant la Cour d’appel. L’affaire a finalement ressurgi en avril 2026 sur les réseaux sociaux, provoquant une vague d’indignation autour des lenteurs judiciaires.
Face à la polémique, Sansan Kambilé a reconnu un grave dysfonctionnement au sein de l’administration judiciaire. Le ministre a annoncé l’ouverture d’une enquête et des sanctions disciplinaires contre deux agents. L’avocat de la détenue, Youssouf Méité, dénonçait depuis plusieurs années une détention excessive et contraire aux droits humains.
Cette affaire a également relancé le débat sur les conditions de détention et les lenteurs judiciaires en Côte d’Ivoire. L’Assemblée nationale a récemment mis en place un Observatoire national de la détention pour surveiller le respect des délais judiciaires.
Selon Brahima Coulibaly, cette structure doit permettre de mieux contrôler la situation des détenus.
La fin d’un long combat judiciaire
Dans son verdict rendu le 13 mai 2026, la Cour d’appel a rejeté l’exception de prescription, mais elle a jugé l’appel d’Affoué Félicité Kouamé partiellement fondé. Les magistrats ont finalement ramené sa peine à cinq ans de prison ferme.
Après plus de sept ans passés derrière les barreaux, l’ancienne détenue quitte désormais la prison, mettant fin à une longue bataille judiciaire et administrative.




