Sénégal : Blé Goudé défend la stratégie Diomaye – Sonko malgré les tensions politiques

Le 25 mai 2026, Le président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP) Charles Blé Goudé a publié sur les réseaux sociaux une analyse détaillée de la situation politique au Sénégal. L’homme politique ivoirien s’est notamment penché sur la stratégie d’Ousmane Sonko autour de la candidature de Bassirou Diomaye Faye. Cette prise de position a suscité des réactions contrastées en ligne, oscillant entre critiques, moqueries et tentatives de compréhension

Dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux le 25 mai, Charles Blé Goudé a livré son analyse de la stratégie politique ayant conduit le Pastef au pouvoir. Il affirme vouloir proposer une lecture « claire et assumée » de la situation politique au Sénégal, rappelant que « on peut fuir beaucoup de choses, mais pas le débat ».

Une stratégie en trois objectifs

Selon lui, la démarche du Pastef reposait sur trois axes principaux. Il cite la préservation de la continuité démocratique, la prévention d’une confiscation du pouvoir sous Macky Sall et l’accès du parti au pouvoir. Dans cette logique, la candidature de Bassirou Diomaye Faye aurait permis de contourner l’empêchement d’Ousmane Sonko. Pour Charles Blé Goudé, les objectifs ont été atteints. « La permanence démocratique a été maintenue, le Pastef est parvenu au pouvoir et le régime de Macky Sall n’est plus en place », a t’il résumé. Il estime ainsi que la stratégie a produit les résultats attendus.

 

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Le leader du COJEP reconnaît néanmoins l’existence de divergences entre les deux dirigeants sénégalais. Mais selon lui, ces tensions ne remettent pas en cause la réussite globale de la stratégie initiale du PASTEF. Charles Blé Goudé insiste sur la nécessité d’évaluer une stratégie politique à travers ses résultats. Il affirme qu’une stratégie qui atteint son objectif principal ne peut pas être considérée comme un échec. Il précise avoir intégré cette approche comme modèle de réflexion politique. L’ancien leader des Jeunes patriotes poursuivra ses analyses lors d’un café politique prévu en Allemagne ce week-end.

« Oui, j’ai pris cette stratégie comme modèle. Des critiques ont visé cette stratégie. Mais au regard des objectifs fixés, elle a produit les résultats attendus », déclare-t-il, réaffirmant son attachement au débat comme élément incontournable de la vie politique. Cependant, Charles Blé Goudé abordera t’il, au cours d’un café politique prévu ce week-end en Allemagne, le thème annoncé porte sur  « Sénégal : la stratégie Diomaye–Sonko, succès électoral ou échec de gouvernance ? ».

 

Screenshot / Charles Blé Goudé
© Screenshot / Charles Blé Goudé

Mondial 2026 : un barman transforme une blague en soutien viral aux Éléphants de Côte d’Ivoire

En inversant simplement les couleurs du drapeau irlandais vert-blanc-orange pour obtenir orange-blanc-vert, il a lancé un mouvement qui mobilise aujourd’hui une partie de l’Irlande en soutien aux Éléphants de Côte d’Ivoire pour le Mondial.

À plus de 5 700 kilomètres d’Abidjan, les Éléphants de Côte d’Ivoire bénéficient d’un soutien inattendu venu d’Irlande. Tout est parti d’une simple initiative devenue virale. Privée de Coupe du monde après son échec en qualifications, l’Irlande cherchait symboliquement une équipe à soutenir durant la compétition. Un barman irlandais a alors eu une idée simple, inverser les couleurs du drapeau national vert-blanc-orange pour obtenir celles de la Côte d’Ivoire, orange-blanc-vert.

 

Un engouement devenu viral

Face à l’ampleur de la réaction sur les réseaux sociaux, le barman a décidé d’amplifier son initiative. Son établissement s’est progressivement transformé en espace dédié aux Éléphants. Soirées à thème, musique ivoirienne et spécialités culinaires sont désormais au programme lors des matchs. Sur la toile, l’initiative suscite de nombreuses réactions positives. Plusieurs internautes irlandais saluent une manière originale de vivre le Mondial malgré l’absence de leur sélection nationale.« Et oui, l’Irlande n’est pas qualifiée pour la Coupe du Monde », explique-t-il, drapeau tricolore irlandais sur les épaules, « mais la Côte d’Ivoire oui! Et regardez, le drapeau est le même », s’exclame-t-il en le mettant à l’envers.

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En Côte d’Ivoire, cette mobilisation est perçue comme une opportunité de rapprochement culturel entre les deux pays. Au-delà du football, certains internautes évoquent déjà une nouvelle forme de fraternité symbolique. Cette vague de soutien intervient alors que la Côte d’Ivoire, championne d’Afrique 2023, prépare une Coupe du monde relevée dans le groupe E, aux côtés de l’Allemagne, du Curaçao et de l’Équateur. Avant même le coup d’envoi, les Éléphants continuent de gagner en popularité bien au-delà du continent africain.

Screenshot / (Instagram/Biddy Mulligans)
© Screenshot / (Instagram/Biddy Mulligans)

Affaire bourses INFAS : digitalisation et réformes bancaires annoncées pour améliorer les paiements

Le mardi 26 mai 2026, la directrice générale de l’INFAS, Méliane N’dhatz épouse Sanogo, a annoncé une série de réformes destinées à améliorer le paiement des bourses des étudiants. Ces mesures concernent notamment la digitalisation du suivi des étudiants, la mise en place d’avances bancaires sans frais, le renforcement des contrôles des paiements et un projet de stage par alternance.

Ces annonces interviennent à la suite de contestations sur les réseaux sociaux liées aux retards de paiement des bourses et primes de stage. La conférence de presse s’est tenue en présence de l’inspecteur général du ministère de la Santé, Kpaho Bernard, représentant le ministre Pierre Dimba.

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Une forte hausse des effectifs à l’INFAS

La directrice générale a indiqué que l’INFAS compte aujourd’hui plus de 70 000 étudiants, dont environ 56 000 boursiers. Elle a rappelé qu’ils n’étaient que 5 500 nouveaux étudiants il y a cinq ans. Cette évolution répond aux besoins croissants en personnel de santé dans les structures sanitaires. Des retards de paiement reconnus mais partiellement résolus. Méliane N’dhatz épouse Sanogo a reconnu l’existence de retards dans le paiement des bourses. Elle a précisé que l’État a déjà versé plus de 21 milliards FCFA sur un besoin estimé à 30 milliards FCFA pour l’année 2025-2026.

Pour réduire les difficultés, l’INFAS a mis en place un système d’avances de bourses. Ce dispositif est soutenu par 11 banques partenaires. Il permet aux étudiants de bénéficier d’avances sans frais d’ouverture de compte. L’institut entend également renforcer les mécanismes de vérification des paiements. Cette réforme vise à réduire les erreurs liées aux matricules, aux doublons de comptes et aux dossiers incomplets. Dans le cadre de sa modernisation, l’INFAS renforce l’utilisation de l’outil numérique “Kobotoolbox”. Ce système permettra un suivi géolocalisé des étudiants en stage et en formation.

La direction générale réfléchit également à une réforme du système de bourses. L’objectif est d’adapter le nombre de bénéficiaires aux capacités budgétaires de l’État. Le ministère de la Santé travaille sur un projet de stage par alternance. Ce dispositif prévoit que les structures hospitalières versent directement des aides aux étudiants en stage.

Concernant le stage pré emploi financé par l’AFD, les primes seront désormais versées mensuellement. Cette mesure vise à éviter les retards constatés lors de la phase pilote ayant concerné 3 000 diplômés. La directrice générale de l’INFAS a réaffirmé la volonté de l’institution de renforcer le dialogue avec les étudiants et les médias. Elle a également assuré la poursuite des réformes pour améliorer la formation et les conditions d’apprentissage des futurs agents de santé.

 

Méliane N’dhatz épouse Sanogo  (Dr)
© Méliane N’dhatz épouse Sanogo (Dr)

 

Revue de Presse / Pluies meurtrières à Abidjan ; le PDCI et le PPA-CI face aux réalités du terrain politique : les grands sujets à la Une

Les fortes pluies qui frappent Abidjan ainsi que les nouvelles orientations stratégiques du PDCI et du PPA-CI dominent les Unes des journaux ivoiriens ce vendredi 29 mai 2026, après les contre-performances enregistrées lors des dernières élections.

Abidjan frappée par de fortes inondations

Inondations, effondrements et disparitions occupent une place centrale dans les parutions du jour. Les intempéries enregistrées dans plusieurs communes ont déjà causé des pertes en vies humaines. « Des corps sans vie retrouvés après les inondations », titre L’Inter. De son côté, L’Informateur évoque « deux morts à Bingerville ». Selon les informations relayées par la presse, Martial Dadi et Gerthrude Kassi ont été emportés par les eaux après les fortes pluies de ces derniers jours. Face à la situation, plusieurs journaux s’interrogent sur les dispositifs de prévention des inondations. « Abidjan déjà sous les eaux », écrit Le Nouveau Réveil, qui questionne : « Où sont donc passés tous les plans ? »

Le quotidien Le Jour Plus rapporte également que le quartier d’Adjahui est actuellement coupé par les eaux. Dans ce contexte, certains médias relaient l’appel du ministre-gouverneur du District d’Abidjan, Cissé Bacongo, à poursuivre les opérations dans les zones à risque.

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PDCI et PPA-CI réorganisent leur stratégie

Autre sujet largement commenté est la nouvelle orientation politique du PDCI-RDA et du PPA-CI après leurs contre-performances électorales. « Gbagbo réaffirme sa doctrine du mérite », souligne Le Temps. Le journal revient sur les récentes déclarations de l’ancien président ivoirien autour de la restructuration du PPA-CI. De son côté, Dernière Heure Monde relaie les propos de Yapo Calice, secrétaire exécutif en chef du PDCI-RDA. Lors d’une tournée dans le Zanzan, il a appelé à l’union pour reconquérir le pouvoir. Pour Le Mandat, les deux partis d’opposition sont désormais « rattrapés par la réalité du terrain » après les résultats des élections municipales et législatives.

 

L’appel des évêques catholiques

La Conférence des évêques catholiques de Côte d’Ivoire (CECI) a également marqué l’actualité par sa prise de position.
Réunis lors de la 129e assemblée plénière, les évêques ont appelé les acteurs politiques et les populations à privilégier la responsabilité et l’apaisement. « Les Ivoiriens sont victimes des ambitions démesurées », rapporte Le Rassemblement.

L’Inter cite également Mgr Marcellin Yao Kouadio, président de la CECI, affirmant que « la Côte d’Ivoire est victime des comportements de ses propres enfants ».

Conseil d’État : Ibrahime Coulibaly Kuibiert officiellement installé à la présidence

Nommé par décret présidentiel le 7 mai dernier, le magistrat Ibrahime Coulibaly Kuibiert  a été Installé officiellement à la tête du Conseil d’État ce jeudi 28 mai 2026. Il s’est engagé à être à la hauteur de la confiance du président de la République et a également reconnu les défis et les attentes liés à ses nouvelles fonctions.

La cérémonie de passation de charges avec son prédécesseur, Patrice Kouakou Yao, s’est déroulée en présence de Gilbert Koné Kafana, Haut représentant du chef de l’État, ainsi que de plusieurs autorités administratives et judiciaires.

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Une reconnaissance au président Ouattara

Lors de son intervention, l’ancien président de la Commission électorale indépendante (CEI) a exprimé sa gratitude au président Alassane Ouattara pour la confiance placée en lui. « Je veux exprimer ma très sincère gratitude à Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara,président de la République, pour le grand honneur et la considération inestimable qu’il m’a témoignés en me nommant, le 07 mai dernier, Président du Conseil d’Etat, haute juridiction en charge du contentieux administratif, une des plus hautes Institutions de la République », a déclaré Ibrahime Coulibaly Kuibiert.

Conscient des attentes liées à ses nouvelles responsabilités, Ibrahime Coulibaly Kuibiert a assuré vouloir être à la hauteur de cette mission. Il a indiqué pouvoir compter sur l’expérience et l’appui du président sortant pour poursuivre le renforcement de l’institution. Le nouveau président du Conseil d’État a salué le travail accompli par son prédécesseur. « Je voudrais, Monsieur le président, cher Aîné, venant à votre suite, vous témoigner ma reconnaissance pour avoir donné ses fondations à cette Institution qu’est le Conseil d’Etat, sortie fraîchement du cocon de la Cour suprême », a-t-il exprimé. Il a mis en avant ses qualités professionnelles et son rôle dans la consolidation de l’institution. Selon lui, Patrice Kouakou Yao a contribué à poser les bases du Conseil d’État après la réforme ayant entraîné la séparation de l’ancienne Cour suprême.

S’adressant aux agents administratifs et judiciaires, Ibrahime Coulibaly Kuibiert a appelé à la cohésion et à l’engagement collectif. Il a promis de renforcer les moyens humains du Conseil d’État. Il veut également améliorer les ressources matérielles de l’institution. Son objectif est de renforcer son fonctionnement et son efficacité « Je m’efforcerai d’être à votre écoute. Je veillerai à la dignité de chacun et à l’honneur de notre maison », a-t-il assuré. Le magistrat entend ainsi poursuivre l’ancrage institutionnel du Conseil d’État au sein de la République ivoirienne.

 

Conseil d'état (Dr)
© Conseil d'état (Dr)

Exercice “BETRANMASSE” : les Forces armées ivoiriennes affûtent leur préparation opérationnelle

Les Forces armées de Côte d’Ivoire renforcent leur niveau de préparation opérationnelle à travers l’exercice interarmes « BETRANMASSE ». Sur instruction du Chef d’État-major général des armées, l’Armée de terre a conduit cette manœuvre du 7 au 23 mai 2026 à Lomo Nord, dans le département de Toumodi.

Baptisé « BETRANMASSE », terme signifiant « Sans Répit » en langue baoulé, cet exercice vise à tester la coordination interarmes. Il permet également d’évaluer la maîtrise des savoir-faire des unités avant leur déploiement en Zone opérationnelle Nord (ZON).

 

Environ 2 500 militaires ont été mobilisés.

Ils provenant de plusieurs unités de l’Armée de terre, notamment les bataillons d’infanterie de Daloa et de Bouaké, ainsi que les forces de sécurisation du Nord-Ouest et de l’Est. Les forces engagées ont bénéficié de l’appui de plusieurs unités spécialisées. On note la participation du bataillon blindé, de l’artillerie sol-air, de l’artillerie sol-sol et du génie militaire. Cette combinaison a permis de mettre en pratique l’interopérabilité entre les différentes composantes de l’armée. Elle a également favorisé le partage d’expérience sur le terrain.

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Point culminant de l’exercice, le “VIP DAY” s’est tenu le vendredi 22 mai. Une présentation du dispositif a été effectuée dans une salle de commandement tactique aménagée pour l’occasion. La cérémonie s’est déroulée en présence du Général d’armée Lassina Doumbia, Chef d’État-major général des armées. Il était accompagné du Général de division Chérif Ousmane, Chef d’État-major de l’Armée de terre, ainsi que des responsables des unités engagées.

Sur le terrain, les forces ont exécuté plusieurs séquences tactiques. Les observateurs ont assisté à des tirs à l’arme légère et lourde. Des exercices de simulation en situation de contrôle de zone ont également été réalisés. Ces manœuvres ont permis de tester les capacités opérationnelles des troupes dans des conditions proches du réel. L’exercice « BETRANMASSE » s’inscrit dans la dynamique de modernisation et de renforcement des capacités opérationnelles des armées ivoiriennes. Il traduit la volonté du commandement militaire d’assurer une préparation optimale avant tout déploiement sur les théâtres d’opérations.

Au-delà de l’entraînement, cette manœuvre contribue à consolider la sécurité sur le territoire national. Elle témoigne également de la capacité de l’armée à maintenir une présence coordonnée et efficace dans un environnement sécuritaire exigeant.

 

PPA-CI : Gbagbo ferme la porte à toute succession et lance une vaste restructuration

Au sein du Parti des peuples africains de Côte d’Ivoire (PPA-CI), Laurent Gbagbo a écarté toute possibilité de désigner un successeur politique. Cette position intervient alors que les spéculations autour de sa succession se multiplient au sein de la formation politique.

L’ancien président avait annoncé son retrait de la vie politique après les législatives de décembre 2025. Il est finalement revenu sur cette décision quelques mois plus tard. Le 15 mai dernier, il a été reconduit par acclamation à la tête du PPA-CI. Cette reconduction est intervenue lors du premier congrès ordinaire du parti.

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Une délégation de pouvoirs sans logique de succession

Laurent Gbagbo a accepté de reprendre les rênes du parti. Il a toutefois annoncé qu’il déléguerait une partie de ses pouvoirs. Il a précisé que cette délégation ne signifie pas la désignation d’un successeur. L’objectif est uniquement d’assurer le fonctionnement quotidien du parti. Une semaine après sa reconduction, il a réaffirmé sa position.  Il a exclu toute logique de succession politique organisée. « Je ne suis pas là pour fabriquer un homme fort, ni pour désigner un héritier. Je suis là pour bâtir un parti fort », a-t-il déclaré.

Dans une lettre adressée aux fédéraux, Laurent Gbagbo a détaillé sa vision. Il veut replacer le terrain au cœur de l’action politique du parti. Selon lui, le PPA-CI a besoin de militants actifs capables d’organiser et de convaincre les populations. Les nominations devront désormais reposer sur le mérite. Pour appliquer cette orientation, il a procédé à une réorganisation interne majeure. Tous les membres des 12 organes centraux du parti ont été révoqués.

Les représentants du parti à l’étranger sont également concernés. Cette décision s’inscrit dans une dynamique de recentrage et de discipline interne. Le PPA-CI a récemment connu des divergences internes suite aux actions de certains cadres ont participé aux élections malgré le mot d’ordre de boycott. Ces actes ont entraîné des sanctions disciplinaires. Des suspensions de 12 à 18 mois ont été prononcées, tandis que certains responsables ont été radiés.

Deuil dans le monde du sport : décès de Zahi Mainan, alias « L’Ambianceur »

Le monde du sport et des événements festifs est en deuil. Zahi Mainan, connu sous le surnom de « L’Ambianceur », est décédé ce jeudi 28 mai 2026, selon plusieurs publications sur les réseaux sociaux.

Zahi Mainan s’était imposé au fil des années comme une personnalité incontournable de l’animation sportive. Il était particulièrement présent lors des tournois de Maracana et autres compétitions locales. Grâce à son énergie, sa bonne humeur et son sens du spectacle, il contribuait à créer une ambiance festive dans les stades. Son passage était souvent associé à des moments de joie collective.

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Selon les informations diffusées en ligne, il serait décédé des suites d’une crise d’asthme. La nouvelle a été largement partagée sur Facebook, Instagram et d’autres plateformes. Elle a rapidement suscité une vive émotion parmi ses proches, ses admirateurs et les acteurs du milieu sportif.

Il avait notamment marqué les internautes lors du passage du streamer américain IShowSpeed, de son vrai nom Darren Watkins Jr,  pour sa visite très médiatisée en Côte d’Ivoire dans le cadre de sa tournée de livestreams en Afrique. Arrivé à Abidjan en janvier 2026, il a été au centre d’un important engouement populaire, attirant de nombreux fans et générant des millions de vues en ligne dont Zahi Mainan dit « L’Ambianceur ».

Cette disparition intervient quelques jours après celle d’Abomé Léléfant et DjCongélateur décédés au CHU de Treichville. Cette succession de décès plonge de nombreux fans et acteurs culturels dans la tristesse. Pour beaucoup, Zahi Mainan laisse le souvenir d’un homme passionné. Son énergie et sa joie de vivre ont marqué durablement les esprits.

 Dr : Zahi Mainon
© Dr : Zahi Mainon

Mondial 2026 : la FIF et le SIREXE scellent un partenariat stratégique pour promouvoir la Côte d’Ivoire

À deux semaines du début de la Coupe du Monde de la FIFA 2026, la Fédération ivoirienne de football (FIF) et le Salon International des Ressources Extractives et de l’Énergie (SIREXE) ont officialisé un partenariat stratégique ce 26 mai à Abidjan.

L’accord a été conclu entre la FIF et 2A Consulting, agence organisatrice du salon. Le SIREXE devient ainsi « Partenaire Travel and Ceremony des Éléphants de Côte d’Ivoire » pendant la compétition.

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Un partenariat inédit entre sport et industrie

Cette alliance réunit le football ivoirien et un grand rendez-vous des industries extractives et énergétiques. Les initiateurs veulent renforcer la visibilité internationale du SIREXE. Ils visent aussi à promouvoir l’attractivité économique de la Côte d’Ivoire. L’objectif est d’attirer investisseurs et décideurs internationaux.

Le partenariat s’inscrit dans une nouvelle phase de croissance du SIREXE. Le salon est porté par le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie. Il ambitionne de positionner Abidjan comme une plateforme régionale d’investissement. Le but est de renforcer l’innovation et la coopération dans les secteurs stratégiques.

La première édition du SIREXE s’est tenue fin 2024 à Abidjan. Elle a rassemblé 320 exposants et plus de 2 200 professionnels. Plusieurs délégations africaines et groupes internationaux y ont participé. L’événement a aussi attiré plus de 25 000 visiteurs. Selon les organisateurs, des accords d’environ 4 000 milliards de FCFA ont été générés.

L’édition 2026 est prévue du 18 au 22 novembre à Abidjan pour profiter de l’exposition mondiale de la Coupe du Monde. L’objectif est de renforcer la notoriété du salon à l’international. Les cibles sont les institutions financières et les grands groupes. En s’associant aux Éléphants, le SIREXE mise sur une forte visibilité mondiale de l’équipe nationale qui devient un symbole de rayonnement continental. Le slogan « Terre de Ressources et Terre des Éléphants » illustre ce positionnement. Il figurera sur la tenue officielle “Travel and Ceremony” des joueurs.

Le SIREXE 2026 aura pour thème les infrastructures et le développement économique. Il se veut une plateforme de dialogue et d’investissement. L’Afrique connaît une hausse de ses besoins énergétiques. La compétition mondiale autour des ressources stratégiques s’intensifie également.

 

FIF
© FIF

Vridi 3 sous tension : les habitants dénoncent une opération de déguerpissement jugée brutale

Ce mercredi 27 mai 2026, la tension est montée d’un cran à Vridi 3, dans la commune de Port-Bouët. Ce quartier populaire, surnommé « Zimbabwe », a été le théâtre d’une forte mobilisation. Des centaines d’habitants sont descendus dans les rues. Ils protestent contre un déguerpissement annoncé de leur zone d’habitation. Selon eux, l’opération serait prévue pour le mois de juin prochain.

Dans une ambiance marquée par l’inquiétude et la colère, hommes, femmes et jeunes ont manifesté. Ils brandissaient pancartes, sifflets et banderoles contre une opération jugée mal préparée et brutale. Les populations ne rejettent pas le développement urbain. Elles dénoncent plutôt le manque de communication officielle et d’accompagnement des familles.

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Une période jugée inappropriée

Les manifestants estiment que le moment choisi est inadapté. Ils évoquent la saison des pluies et la période des examens scolaires. Selon eux, la situation aggrave la vulnérabilité des familles concernées. Une habitante parle d’un risque de « catastrophe sociale ». Une conférence de presse a été animée par Kouadio Boniface et Traoré Saïdou. Ils représentent respectivement la gestion du quartier et le centre de santé local. Les habitants dénoncent un manque de clarté autour de l’opération annoncée et évoquent également l’absence de communication officielle aux habitants.

Selon Kouadio Boniface, les habitants n’ont reçu aucune notification formelle. Des sources informelles les ont informés. Il cite des agents de sécurité et un responsable sanitaire. Même la mairie affirme ne pas être officiellement informée. Les responsables craignent un scénario similaire à celui du quartier Abattoir. Ce précédent avait plongé plusieurs familles dans une grande précarité. Ils appellent à éviter la répétition de ces difficultés sociales. Traoré Saïdou affirme que les populations ne s’opposent pas au développement. Elles demandent toutefois un dialogue préalable et des solutions de relogement. Il juge impossible une évacuation sans accompagnement social adapté, surtout en pleine saison des pluies.

Aujourd’hui Vridi 3 compte plus de 40 000 habitants selon les estimations. Le quartier dispose d’infrastructures sociales et communautaires importantes. On y trouve des écoles, un centre de santé et des lieux de culte. L’eau et l’électricité y sont également présentes. Des travaux de remblayage sont observés près de la lagune. Les habitants craignent une augmentation des risques d’inondation. Ils redoutent une aggravation des dangers pendant la saison des pluies.

La Tabaski se déroule dans un contexte de peur dans le quartier. Des familles craignent une intervention imminente des engins de démolition. Les responsables demandent l’ouverture d’un dialogue urgent. Ils plaident pour une restructuration plutôt qu’un déguerpissement.  Les habitants de Vridi 3 appellent les autorités à réagir. Ils demandent une solution concertée et humaine. L’objectif est de concilier développement urbain et protection des populations en insistant aussi sur le respect de la dignité des familles.

Traoré Boniface
© Traoré Boniface
Population de Vridi 3
© Population de Vridi 3