Côte d’Ivoire : une opération spéciale de mise en conformité des « Gbakas » lancée dès le 1er août

À partir du 1er août, les autorités lanceront une opération spéciale de mise en conformité administrative des véhicules de transport, notamment les minicars communément appelés « Gbakas ».

Les autorités annoncent une tolérance zéro face aux modifications de carrosserie réalisées sans homologation, notamment certains équipements ajoutés sur les véhicules comme les pare-chocs communément appelés « dabagaou ».

Désormais, les véhicules concernés devront respecter les normes techniques en vigueur. Le contrôle technique préalable, notamment à travers les procédures RTI/CIVIO, redevient une étape obligatoire avant la poursuite des activités de transport. Des documents administratifs pour réduire le racket

L’opération entend également apporter une réponse au phénomène du racket qui touche certains transporteurs sur les routes. Grâce à la régularisation des documents administratifs, notamment les titres de transport et les cartes grises portant la mention « Usage Public », les autorités souhaitent éliminer les zones d’incertitude qui favorisent les pratiques illégales.

LIRE AUSSI : Permis, cartes grises, cartes de transport : la DGTTC instaure des documents provisoires dès le 15 juin

Un conducteur disposant de documents conformes pourra ainsi exercer son activité avec davantage de sécurité juridique, sans être exposé aux pressions ou aux négociations informelles lors des contrôles routiers. L’enrôlement numérique des véhicules permettra d’améliorer le suivi du parc automobile, de renforcer le contrôle des activités et de disposer d’une meilleure visibilité sur les acteurs du secteur.

 

DGTTC
© DGTTC

Abidjan-Cocody : une boulangerie fermée pour graves manquements aux règles d’hygiène

Une boulangerie située dans la commune de Cocody, précisément au quartier Riviera les Jardins, a été fermée par la Police Sanitaire du ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle. L’intervention, menée le jeudi 9 juillet 2026, fait suite à une dénonciation anonyme signalant des conditions sanitaires préoccupantes dans l’établissement.

Après une enquête, les agents compétents ont ordonné la fermeture de la boulangerie « G et Z les Jardins » en raison de plusieurs violations des règles d’hygiène publique.

Les contrôleurs sanitaires ont relevé plusieurs irrégularités au sein des locaux de production. Parmi les manquements constatés figurent notamment l’insalubrité des espaces de travail, la vétusté avancée des équipements utilisés pour la fabrication des produits ainsi que des conditions de stockage inadaptées des matières premières.

Les enquêteurs ont également signalé la présence de nuisibles, notamment des mouches et des oiseaux, dans la zone de production. Les agents ont également constaté une mauvaise gestion des déchets ainsi qu’un manque d’hygiène corporelle et vestimentaire chez certains membres du personnel.

Face à ces situations susceptibles de représenter un risque pour la santé des consommateurs, la Police Sanitaire appelle les citoyens à signaler toute boulangerie ou tout établissement alimentaire ne respectant pas les normes d’hygiène en vigueur. Les autorités sanitaires rappellent que ces signalements permettent d’intervenir rapidement et peuvent contribuer à prévenir des risques sanitaires majeurs. « Dénoncer les mauvaises pratiques en matière d’hygiène publique peut sauver des vies », souligne la Police Sanitaire.

 

Dr
© Dr

Sénégal : le Conseil constitutionnel annule la révision de la Constitution adoptée par l’Assemblée nationale

Dans sa décision n°6/C/2026, consultée par LSI AFRICA, la haute juridiction a déclaré contraire à la Constitution la loi n°18/2026 portant révision de la Loi fondamentale, estimant que la procédure suivie par l’Assemblée nationale ne respectait pas les exigences constitutionnelles.

À l’origine de cette décision figure la saisine introduite le 6 juillet par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Représenté par son avocat, Me Cheikh Ahmadou Ndiaye, le chef de l’État demandait au Conseil constitutionnel de constater une violation de la procédure de révision de la Constitution et sollicitait un examen en urgence du dossier.

La Présidence de la République a transmis plusieurs pièces pour appuyer sa requête, notamment des correspondances officielles, des rapports sur les amendements du texte, des procès-verbaux d’huissier ainsi que des enregistrements audio et vidéo de la séance plénière consacrée à l’examen de la loi.

LIRE AUSSI : Sénégal : vives tensions au Parlement, un député de l’opposition évacué en plein débat sur la réforme constitutionnelle

Après avoir analysé l’ensemble des éléments transmis, le Conseil constitutionnel a conclu que la procédure ayant conduit à l’adoption de la loi ne répondait pas aux exigences prévues pour une révision de la Constitution. La haute juridiction estime que les autorités n’ont pas respecté les règles constitutionnelles applicables et déclare ainsi la loi n°18/2026 contraire à la Constitution.

Cette décision entraîne l’annulation du vote intervenu à l’Assemblée nationale le 29 juin et met définitivement fin à la procédure de révision constitutionnelle engagée par le Parlement.

PPA-CI : le « Pacte social » de Laurent Gbagbo dévoile ses sept piliers pour une nouvelle gouvernance

Le PPA-CI a officiellement dévoilé les grandes orientations de son « Pacte social », un projet de société structuré autour de sept piliers que le parti présente comme le fondement de son offre politique. Lors de cette présentation, le vice-président exécutif du parti et commissaire général du projet, Tchéidé Jean Gervais, a défendu une vision axée sur la justice sociale, la souveraineté nationale et la refondation de l’État, tout en affirmant la volonté du parti de proposer une alternative au modèle de gouvernance actuel.

Dès l’ouverture de sa présentation, Tchéidé Jean Gervais a centré son intervention sur les préoccupations sociales des populations. Selon lui, les performances économiques régulièrement mises en avant par les autorités ne suffisent pas à refléter les réalités quotidiennes vécues par les Ivoiriens.

Reprenant l’expression populaire « on ne mange pas les ponts », il a estimé que les grands investissements publics doivent avant tout se traduire par une amélioration du pouvoir d’achat, du niveau de vie et des conditions d’existence des citoyens. Le responsable du PPA-CI considère que le développement ne peut être évalué uniquement à travers les indicateurs macroéconomiques. Il affirme que la priorité doit être accordée à l’amélioration concrète du bien-être des populations, une philosophie qui constitue l’un des fondements du Pacte social.

 

Une réforme de l’État et de la gouvernance

À cette occasion, Tchéidé Jean Gervais a dénoncé ce qu’il qualifie de « rattrapage ethnique », qu’il présente comme une source de déséquilibre dans l’administration publique. Il a également plaidé pour une pratique politique davantage orientée vers le service de l’intérêt général.

« La politique n’est pas un tremplin pour l’enrichissement personnel », a-t-il notamment déclaré, appelant à une gouvernance fondée sur l’éthique et la responsabilité.

Des propositions en faveur de l’éducation et de la protection sociale

Le PPA-CI propose notamment de renforcer l’Assurance Maladie Universelle (AMU), de rendre l’école gratuite et obligatoire jusqu’à l’âge de 18 ans et de supprimer le port obligatoire de l’uniforme scolaire, une mesure que le parti considère comme un allègement des charges supportées par certaines familles.

Souveraineté nationale et relance de Yamoussoukro

Le document présenté met également l’accent sur les questions de souveraineté économique et institutionnelle. Le PPA-CI défend notamment l’instauration d’une préférence nationale dans l’attribution des marchés publics. Le parti réaffirme également sa volonté d’assurer le transfert effectif de la capitale politique à Yamoussoukro. Selon Tchéidé Jean Gervais, cette orientation répond à une volonté de renforcer les symboles de la souveraineté nationale. Il estime que Yamoussoukro incarne davantage cette ambition qu’Abidjan, dont il rappelle les origines liées à la période coloniale.

Vérité, justice et réconciliation au centre du projet

Le Pacte social consacre également un volet important à la cohésion nationale. Le PPA-CI propose d’inscrire son action dans une démarche reposant sur le triptyque « Vérité, Justice, Réconciliation », qu’il considère comme indispensable pour refermer durablement les crises ayant marqué la Côte d’Ivoire. Le parti souhaite engager un examen des différents événements politiques et militaires survenus depuis 1999, estimant qu’une réconciliation durable passe par la reconnaissance des responsabilités de l’ensemble des acteurs impliqués.

LIRE AUSSI : Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo défend son “Pacte social” et met la restructuration du PPA-CI en priorité

En conclusion de sa présentation, Tchéidé Jean Gervais a présenté ce document comme une nouvelle vision de l’État et du développement, fondée sur la justice sociale, la dignité des citoyens et la souveraineté nationale. Selon lui, ce projet invite les Ivoiriens à écrire « une nouvelle page de l’histoire ivoirienne » en plaçant l’humain au cœur des politiques publiques.

 

PPA-CI
© PPA-CI

Revue de presse du 10 juin : le PND 2026-2030 domine l’actualité, « pacte social » de Gbagbo et Koumassi Campement au cœur des débats

La mobilisation des ressources en faveur du Plan national de développement (PND) 2026-2030 s’impose comme le principal sujet traité par la presse ivoirienne ce vendredi 10 juillet 2026. Les journaux reviennent largement sur le succès du Groupe consultatif organisé à Abidjan et sur l’intérêt manifesté par les partenaires techniques et financiers pour accompagner les ambitions économiques de la Côte d’Ivoire.

 

Le financement du PND 2026-2030 domine l’actualité économique

Le quotidien L’Inter souligne cet engouement en titrant que « les partenaires se bousculent aux portes de la Côte d’Ivoire ». Le journal rapporte que le Premier ministre Robert Beugré Mambé a multiplié les audiences avec plusieurs délégations dans le cadre de cette mobilisation.

Pour sa part, Le Jour Plus met l’accent sur les retombées attendues de cette dynamique en annonçant que « le gouvernement va accélérer le développement structurel de l’économie ».

LIRE AUSSI : Financement du PND 2026-2030 : la Côte d’Ivoire obtient 80 milliards de dollars, près de quatre fois son besoin de financement

Le Matin évoque une « moisson exceptionnelle pour le PND 2026-2030 » et révèle que la Banque mondiale a déjà mobilisé 480 milliards de francs CFA pour soutenir le programme. Le quotidien voit dans cette forte mobilisation « une confiance renouvelée et renforcée envers la vision du président Alassane Ouattara ».

De son côté, L’Intelligent d’Abidjan choisit un ton plus prudent avec le titre « Des argentiers au Palais et pas de chèques en blanc », tandis que Liberté annonce que plus de 280 entreprises marocaines se positionnent déjà pour participer aux investissements prévus dans le cadre du PND.

 

Lida Kouassi s’exprime après sa libération

L’actualité politique est également marquée par la sortie médiatique de l’ancien ministre de la Défense, Moïse Lida Kouassi, récemment remis en liberté. À sa Une, L’Inter annonce : « Lida Kouassi fait un témoignage sur Gbagbo », avant de préciser que l’ancien ministre répond aux critiques dont il fait l’objet depuis sa sortie de prison. Le journal indique également que le PPA-CI prépare une nouvelle série de consultations politiques.

Le pacte social de Laurent Gbagbo au centre des analyses

La présentation officielle du pacte social porté par l’ancien président Laurent Gbagbo retient également l’attention de nombreux quotidiens. Le Canard Déchaîné rapporte que Gervais Tchéidé a dévoilé les sept piliers de ce projet politique lors d’une conférence organisée au siège du PPA-CI à Bonoumin.

LIRE AUSSI : PPA-CI : Laurent Gbagbo nomme Jean-Gervais Tchéidé coordonnateur national du Pacte social

Dans le même esprit, Le Quotidien d’Abidjan explique que le porte-parole du parti est revenu sur les enjeux et les défis de ce pacte destiné à servir de feuille de route politique. Le Temps, pour sa part, résume simplement l’événement avec le titre : « Le livret du pacte social présenté ».

 

Koumassi Campement continue d’alimenter la controverse

Les nouveaux développements de l’affaire du déguerpissement de Koumassi Campement occupent toujours une place importante dans les colonnes des quotidiens. Le Nouveau Réveil estime que ce dossier est devenu « un gros os dans la gorge du RHDP », tandis que Aujourd’hui qualifie les révélations publiées par L’Éléphant déchaîné d’« enquête d’opposant ».

LIRE AUSSI : Affaire Koumassi Campement : Belmonde Dogo conteste la chronologie du déguerpissement

De son côté, Le Bélier consacre sa Une aux habitants déguerpis de Port-Bouët Vridi-Plage avec le titre : « Les déguerpis montent au créneau », tout en s’interrogeant : « Qui pour réparer cette injustice ? ». Le journal informe également du réaménagement du Secrétariat exécutif du PDCI-RDA dans le cadre de la redynamisation de ses instances.

 

L’INFAS et les Éléphants parmi les autres sujets du jour

Le Quotidien L’Essor revient sur la polémique liée au concours d’entrée à l’INFAS avec le titre : « La maire de San-Pedro désavouée, la direction met les pendules à l’heure ».

Sur le plan sportif, SuperSport s’interroge sur le rendement de plusieurs internationaux ivoiriens engagés à la Coupe du monde 2026 avec cette Une : « Éléphants : Seri, Ndicka, Guiagon, Guessand… un Mondial 2026 pour rien ».

Le quotidien sportif met également en avant les affiches du Mondial avec « Haaland-Kane, le combat de titans », tout en revenant sur la qualification française face au Maroc sous le titre : « Mbappé et Dembélé trop forts pour le Maroc ».

LIRE AUSSI : Mondial 2026 : la France élimine le Maroc et met fin au rêve du dernier représentant africain

Mondial 2026 : la France élimine le Maroc et met fin au rêve du dernier représentant africain

Le parcours du Maroc à la Coupe du monde 2026 prend fin aux portes du dernier carré. Opposés à la France en quart de finale, les Lions de l’Atlas se sont inclinés 2-0, jeudi à Boston, face à une équipe française solide et efficace. Dernier représentant africain encore en compétition, le Maroc ne parvient pas à rééditer l’exploit de 2022 et quitte le tournoi avec les honneurs.

Les hommes de Walid Regragui espéraient prolonger leur aventure et offrir à l’Afrique une nouvelle qualification historique en demi-finale. Mais ils se sont heurtés à une sélection française qui a rapidement imposé son rythme et maîtrisé les débats.

 

La France impose son rythme dès l’entame

Les Bleus ont pris le contrôle de la rencontre dès les premières minutes en mettant une forte pression sur la défense marocaine. Très entreprenants, ils ont multiplié les offensives et obtenu une première grande opportunité après une récupération de Désiré Doué.

À la 25e minute, Kylian Mbappé a obtenu un penalty. L’attaquant français a toutefois vu sa tentative repoussée par Yassine Bounou, auteur d’une parade décisive. Il s’agit du premier penalty manqué par Mbappé avec l’équipe de France depuis 2021, sans conséquence sur l’issue de la rencontre.

Le gardien marocain a longtemps retardé l’échéance. Auteur de plusieurs interventions déterminantes face à Désiré Doué puis Lucas Digne, Yassine Bounou a maintenu son équipe dans le match malgré la domination française. Cependant, la pression exercée par les vice-champions du monde a fini par faire la différence. Plus patients dans la construction et plus efficaces dans les derniers mètres, les Français ont progressivement pris l’ascendant.

 

Dembélé scelle définitivement le sort du match

La délivrance est intervenue à la 65e minute. Lancé par une passe décisive de Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé a conclu avec sang-froid une action parfaitement construite pour inscrire le deuxième but français. Ce break a définitivement mis fin aux espoirs marocains. Malgré leurs efforts, les Lions de l’Atlas n’ont jamais trouvé les ressources nécessaires pour inverser la tendance face à une équipe de France qui a parfaitement géré son avantage jusqu’au coup de sifflet final.

Mbappé sort blessé, une inquiétude avant la demi-finale

La victoire française a néanmoins été ternie par la blessure de Kylian Mbappé. Le capitaine des Bleus a quitté ses partenaires à treize minutes de la fin de la rencontre après avoir ressenti une gêne physique. Son état suscite déjà des interrogations à quelques jours de la demi-finale, alors que la France poursuit son objectif de conquérir un troisième titre mondial.

LIRE AUSSI : Quart de finale Maroc – France : les Lions de l’Atlas rêvent de revanche et d’un exploit historique au mondial 2026

Avec cette élimination, le Maroc met un terme à une campagne qui aura une nouvelle fois marqué le football africain. Dernière sélection du continent encore en lice, les Lions de l’Atlas quittent la compétition après avoir porté les espoirs de toute l’Afrique. La France, de son côté, confirme son statut de favorite. Les Bleus affronteront, le 14 juillet à Dallas, le vainqueur du quart de finale entre l’Espagne et la Belgique pour tenter de décrocher une nouvelle qualification en finale de la Coupe du monde.

 

Koumassi-Campement : Serif Tall accuse le ministère de contradictions après le déguerpissement

Quelques heures seulement après la réaction du ministère de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, qui a rejeté toute implication dans les opérations menées sur le site, l’activiste Serif Tall a pris la parole pour contester la version officielle des faits.

Dans une intervention publique ce jeudi 9 juillet 2026, il a remis en cause les explications fournies par la ministre Myss Belmonde Dogo, évoquant plusieurs incohérences dans la chronologie des événements et dénonçant ce qu’il considère comme une absence de réaction efficace des autorités face aux destructions.

 

Serif Tall conteste la chronologie avancée par le ministère

Le ministère affirme que l’opération de déguerpissement a commencé le mardi 2 juin 2026. Une version que Serif Tall réfute. Selon lui, les destructions auraient débuté le mercredi 3 juin, journée au cours de laquelle l’ensemble des dix hectares concernés auraient été rasés.

« À quel moment le ministère est-il réellement intervenu pour surseoir à cette opération si tout a été détruit en une seule journée ? », a-t-il questionné, mettant en doute la capacité de réaction de l’administration face à l’ampleur des dégâts.

Au-delà de la chronologie, Serif Tall accuse également le ministère d’avoir, dans un premier temps, reconnu la légitimité de l’intervention menée par Jacques Alloui Brou. Selon lui, les services de Myss Belmonde Dogo auraient publié une note indiquant que l’opérateur disposait d’une décision de justice justifiant son action.

« Le ministère a donné son quitus sans vérifier l’authenticité de cette fausse grosse de justice », affirme l’activiste, ajoutant que l’avocat cité dans le document judiciaire aurait lui-même porté plainte en déclarant ne jamais avoir été impliqué dans cette procédure.

 

Le ministère dément toute proximité avec Jacques Alloui Brou

La sortie de Serif Tall intervient après le droit de réponse du ministère de la Cohésion nationale faisant suite aux révélations du journal satirique L’Éléphant déchaîné. Le média avait affirmé que Jacques Alloui Brou avait été reçu par la ministre Myss Belmonde Dogo avant le lancement des opérations de déguerpissement. Face à ces accusations, le ministère avait fermement réagi, dénonçant des informations qu’il juge infondées.

« Nous nous inscrivons en faux contre cette affirmation, aussi grossière que dénuée de fondement », avait indiqué le cabinet ministériel.

Selon la version officielle, le ministère a contacté Jacques Alloui Brou après le début des démolitions afin d’obtenir des informations sur la situation et de tenter de suspendre les opérations. Le ministère a également demandé une rectification au journal concerné et annoncé qu’il pourrait saisir l’autorité de régulation des médias ainsi que les juridictions compétentes.

LIRE AUSSI : Affaire Koumassi Campement : Belmonde Dogo conteste la chronologie du déguerpissement

L’affaire a ensuite pris une dimension judiciaire avec l’interpellation de Jacques Alloui Brou par le parquet d’Abidjan après une période de recherche. Selon le procureur de la République, aucune décision de justice n’autorisait la destruction de l’ensemble du quartier. Les autorités judiciaires soupçonnent également l’utilisation d’un document falsifié qui ne concernait initialement que cinq habitations.

Poursuivi notamment pour « troubles à l’ordre public », « voies de fait » et « destruction volontaire de biens d’autrui », Jacques Alloui Brou reste placé sous mandat de dépôt dans l’attente de la poursuite des auditions et de l’évolution de la procédure.

Affaire Koumassi Campement : Belmonde Dogo conteste la chronologie du déguerpissement

Le dossier consacré au déguerpissement de Koumassi Campement continue de susciter des réactions. Dans un droit de réponse adressé au directeur du journal concerné, le ministère de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté conteste une information publiée dans le hors-série n°1 du mois de juillet 2026 et affirme vouloir rétablir « la chronologie exacte des faits ».

La publication mise en cause indique notamment que « le 2 juin 2026, soit vingt-quatre heures avant l’opération de déguerpissement, le Député accompagnait M. Alloui Brou Jacques lors de l’audience que lui accordait la Ministre Belmonde DOGO ». Une affirmation que le ministère rejette catégoriquement, estimant qu’elle est « grossière » et « dénuée de fondement ».

 

Le ministère conteste la date de la rencontre avec Alloui Brou Jacques

Dans son courrier, le département ministériel explique que l’opération de déguerpissement à Koumassi Campement a commencé le mardi 2 juin 2026. Selon la version donnée par le ministère, ses services n’ont pris connaissance du déroulement des opérations qu’après leur lancement. Dès le mercredi 3 juin, ils auraient engagé des démarches auprès des autorités compétentes afin de comprendre la situation et rechercher une issue.

Le contact avec Alloui Brou Jacques aurait ensuite été établi le jeudi 4 juin, soit deux jours après le début des opérations, précise le ministère. Cette prise de contact aurait eu pour objectif d’obtenir des informations sur le dossier et de demander la suspension des opérations de déguerpissement.

LIRE AUSSI : Démolitions à Koumassi : Alloui Brou Jacques placé sous mandat de dépôt par la justice ivoirienne

À la suite de ces échanges, la ministre de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté, Myss Belmonde DOGO, aurait conduit une délégation gouvernementale à Koumassi Campement le vendredi 5 juin 2026. Le département ministériel insiste ainsi sur le fait que cette démarche est intervenue dans un contexte où les opérations avaient déjà commencé.

« M. Alloui Brou Jacques n’a pas été reçu avant le déguerpissement »

Dans son droit de réponse, le ministère affirme que les éléments communiqués démontrent que M. Alloui Brou Jacques n’a pas rencontré la ministre avant le début des démolitions.

« Ces faits établissent sans équivoque que M. Alloui Brou Jacques n’a été reçu qu’après le début de l’opération de déguerpissement », souligne le ministère.

L’institution estime donc que l’information publiée dans le journal donne une lecture erronée de la chronologie et demande une rectification des propos concernés. Dans son courrier, il indique également se réserver le droit de saisir l’autorité de régulation des médias ainsi que les juridictions compétentes afin de faire valoir ses droits.

L’affaire du déguerpissement de Koumassi Campement continue ainsi d’alimenter les débats, plusieurs acteurs cherchant à clarifier les responsabilités et le déroulement précis des événements ayant marqué cette opération.

 

« Persona non grata à la FIF » : Stoni affirme avoir été écarté après son soutien à Didier Drogba

La polémique autour du football ivoirien a connu un nouveau rebondissement. Alors que les échanges entre le journaliste Malick Traoré et SAE semblaient perdre en intensité, le créateur de contenu Stoni est sorti de son silence lors d’un direct diffusé sur Facebook.

Au cours de cette intervention, toujours disponible sur sa page, l’influenceur a évoqué son propre parcours avec la Fédération ivoirienne de football (FIF), dénonçant ce qu’il présente comme une mise à l’écart liée à son engagement lors de l’élection à la présidence de l’instance.

 

« J’ai été écarté parce que j’ai soutenu Didier Drogba »

Selon Stoni, ses prises de position en faveur de Didier Drogba durant la campagne pour la présidence de la FIF auraient eu des conséquences sur ses relations avec l’institution.

« En tant qu’influenceur, j’ai été écarté des activités et campagnes importantes de l’équipe nationale parce que j’ai soutenu Didier Drogba. J’ai affirmé que c’est Didier Drogba que je voulais à la tête de la Fédération », a-t-il déclaré.  « Je suis aujourd’hui persona non grata à la Fédération. Quand j’adresse des civilités, c’est à peine si on me répond », a-t-il ajouté.

Au cours de son intervention, Stoni a également évoqué une interview réalisée en février, dont il se dit particulièrement fier. Il affirme avoir voulu donner à un joueur, qu’il estime écarté à un moment clé de sa carrière, l’occasion de présenter sa version des faits.

« J’ai effectué une interview spontanée, vraie, qui avait pour seul but de permettre à un joueur mis de côté, à l’aube d’un des événements les plus importants de sa carrière, de donner sa part de vérité. Parce que c’était mon devoir de journaliste », a-t-il déclaré.

L’influenceur affirme avoir toujours exercé son métier dans le respect de la déontologie et de l’éthique journalistique.

« J’ai toujours fait mon travail dans le respect de la déontologie. J’aime le football et j’ai toujours été respectueux des institutions qui le régissent. Dans le même temps, je m’évertue à faire mon travail avec honnêteté. Malheureusement, avoir une éthique n’est pas bien vu par certains, mais je suis ce que je suis », a-t-il poursuivi.

 

Stoni assure qu’il poursuivra son travail malgré les critiques.

« Je continuerai de faire mon travail, que ça plaise ou non. Si essayer de trouver des solutions ou donner des orientations pour la bonne marche du football en Côte d’Ivoire est un problème, alors je serai ce problème », a-t-il lancé.

Au cours de son direct, Stoni a également évoqué la situation du journaliste Malick Traoré. Selon lui, ce dernier aurait lui aussi subi des conséquences après une interview accordée par Nicolas Pépé.

« Le nom de Malick Traoré a été barré à cause de l’interview qu’il a accordée à Nicolas Pépé », a-t-il affirmé.

Stoni rappelle que le président de la FIF avait déclaré que Malick Traoré aurait incité l’international ivoirien à tenir certains propos. Toujours selon lui, cette affaire aurait conduit à l’éloignement du journaliste des activités de la sélection nationale. Il ajoute que Malick Traoré a finalement publié l’entretien sur sa chaîne YouTube personnelle, alors que la chaîne de télévision qui l’employait devait initialement en assurer la diffusion.

LIRE AUSSI : Football Ivoirien : Malick Traoré a « décidé de ne plus se taire » après l’élimination des Éléphants au mondial 2026

 

« Ce n’est pas un esprit de revanche »

Stoni écarte toutefois l’idée que Malick Traoré s’exprime aujourd’hui par esprit de revanche.

« Malick était celui qui défendait bec et ongle les Éléphants, la FIF. Je ne pense pas que c’est parce qu’il a été écarté qu’il fait des déclarations actuellement », a-t-il affirmé.

Selon lui, les critiques formulées par le journaliste traduiraient davantage une déception face au fonctionnement actuel de la sélection nationale.

« Il est certainement fatigué de ne pas voir les choses avancer positivement comme il l’aurait voulu au sein de l’équipe nationale », a conclu Stoni.

Par ailleurs, au cours de cette même intervention, le créateur de contenu a également évoqué le comportement d’un journaliste et celui d’un photographe, sans toutefois révéler leur identité. Ces déclarations ont rapidement suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, où plusieurs internautes tentent d’identifier les personnes auxquelles il faisait référence.

 

Quart de finale Maroc – France : les Lions de l’Atlas rêvent de revanche et d’un exploit historique au mondial 2026

Le Maroc retrouve la France ce jeudi 9 juillet à Boston, à partir de 20 h GMT, dans l’une des affiches les plus attendues des quarts de finale de la Coupe du monde 2026. Les Lions de l’Atlas abordent cette rencontre avec une double ambition : décrocher une qualification historique pour les demi-finales et effacer le souvenir de leur élimination face aux Bleus lors du Mondial 2022 au Qatar.

Battus 2-0 en demi-finale il y a quatre ans, les Marocains veulent cette fois inverser la tendance face à une sélection française qui figure encore parmi les favorites du tournoi après son sacre mondial en 2018 et sa finale disputée en 2022.

Une victoire permettrait au Maroc de disputer une deuxième demi-finale consécutive en Coupe du monde, mais aussi de décrocher son tout premier succès face à la France dans le temps réglementaire. Qualifiée après avoir éliminé les Pays-Bas puis le Canada, la sélection marocaine entend confirmer qu’elle fait désormais partie des grandes nations du football mondial.

 

Mohamed Ouahbi appelle ses joueurs à jouer sans complexe

À la veille du choc, le sélectionneur marocain, Mohamed Ouahbi, a invité son groupe à aborder ce rendez-vous avec ambition et détermination. « La clé, c’est de ne pas avoir de regrets », a-t-il déclaré en conférence de presse, encourageant ses joueurs à évoluer « avec le couteau entre les dents ».

Le technicien estime que son équipe possède les qualités nécessaires pour inquiéter n’importe quel adversaire, à condition d’exploiter efficacement les espaces qui se présenteront au cours de la rencontre. Le staff marocain devra toutefois composer avec une absence importante. Touché à la cuisse lors du huitième de finale contre le Canada, Ismaël Saibari ne pourra pas participer à cette rencontre.

« Le match arrive trop tôt pour lui, mais j’espère qu’il pourra revenir pour la suite de la compétition », a indiqué Mohamed Ouahbi, laissant espérer un retour de son milieu offensif en cas de qualification.

Présent à ses côtés en conférence de presse, Brahim Diaz a, de son côté, affiché la détermination des Lions de l’Atlas à poursuivre leur parcours et à continuer d’écrire l’histoire du football marocain.

 

Didier Deschamps appelle les Bleus à la prudence

Du côté français, Didier Deschamps refuse tout excès de confiance malgré le statut de favori attribué à son équipe.

« Le Maroc n’est pas là par hasard. C’est une équipe de très grande qualité », a averti le sélectionneur des Bleus avant d’insister également sur la nécessité de respecter pleinement l’adversaire : « Jamais d’euphorie. Beaucoup de respect pour cette équipe du Maroc. Il n’y a qu’une place, pas deux », a-t-il souligné.

Le sélectionneur français suit également avec attention l’évolution de l’état physique d’Aurélien Tchouaméni. Toujours en phase de reprise après une blessure aux adducteurs qui l’avait privé du huitième de finale contre le Paraguay, le milieu de terrain reste incertain pour ce quart de finale.

Avant ce nouveau duel, les deux équipes se sont affrontées à six reprises. La France compte quatre victoires, tandis que les deux autres rencontres se sont soldées par des matches nuls. Le souvenir le plus marquant reste la demi-finale de la Coupe du monde 2022 remportée 2-0 par les Français grâce aux réalisations de Théo Hernandez et de Randal Kolo Muani.

La France a validé son billet après avoir successivement éliminé la Suède puis le Paraguay, tandis que le Maroc s’est défait des Pays-Bas avant d’écarter le Canada.

Pour les Bleus, l’objectif est de poursuivre leur quête d’un troisième titre mondial. Les Lions de l’Atlas, eux, veulent franchir un nouveau cap, prendre leur revanche sur la France et confirmer que leur remarquable parcours au Qatar en 2022 n’était pas un exploit isolé, mais le symbole de leur installation durable parmi les meilleures sélections de la planète.

 

Dr
© Dr