ASEC Mimosas : Roger Ouégnin reconduit pour un huitième mandat

À la tête de l’ASEC Mimosas depuis novembre 1989, Roger Ouégnin poursuit sa gouvernance historique. Les actionnaires du club ont validé sa candidature unique et l’ont reconduit pour un huitième mandat consécutif à la présidence du comité exécutif.

Le scrutin s’est déroulé dans le calme à la Bourse du Travail, conformément aux statuts réglementaires de l’association. Cette nouvelle reconduction confirme la stabilité de l’institution sportive.

 

Un bilan financier excédentaire

Lors de son intervention devant les délégués, le président réélu a présenté un bilan financier marqué par un bénéfice comptable de 1,70 milliard de francs CFA.  Cette situation financière est notamment attribuée à la gestion des infrastructures de Sol Béni et de Gboro Gbata. Une santé budgétaire qui doit permettre à l’équipe dirigeante d’aborder les prochaines compétitions continentales. Avocat de formation, Roger Ouégnin avait pris la direction du club en novembre 1989, après avoir restructuré ses finances et mis fin aux querelles de vestiaire.

Sous la présidence de Roger Ouégnin, l’ASEC Mimosas a remporté la Ligue des champions africaine en 1998. Le dirigeant est également connu pour ses prises de position publiques, qui suscitent régulièrement des débats au sein de la fédération nationale. Son action a notamment contribué à l’obtention par la Côte d’Ivoire de quatre places qualificatives dans les compétitions interclubs de la CAF.

La formation des jeunes au cœur du projet

L’Académie MimoSifcom occupe une place importante dans la stratégie sportive du club. La politique technique vise à encadrer les jeunes talents afin d’alimenter l’équipe professionnelle et de favoriser des ventes à l’international. Les moins de 17 ans se sont notamment distingués en terminant deuxièmes de la Gothia Cup, un tournoi mondial réunissant les meilleures écoles de football.

Sur le plan individuel, l’attaquant Cédric Gobéhi a terminé deuxième meilleur buteur de la compétition avec six réalisations. Cette performance conforte la place du centre de formation comme référence technique sur le continent africain. Le nouveau plan de campagne affiche par ailleurs l’ambition de conquérir une deuxième couronne continentale dans les années à venir.

Roger Ouégnin revient sur un choix politique

À l’occasion de sa réélection, le président de l’ASEC Mimosas a également livré une confidence sur les raisons de sa longévité à la tête du club. Devant l’assemblée des actionnaires, Roger Ouégnin a révélé qu’on lui avait proposé le poste de ministre des Sports en 1990, mais qu’il avait décliné l’offre pour se consacrer pleinement à l’ASEC et à son nouveau projet.

« En 1990, on m’a proposé de devenir ministre des Sports, mais j’ai refusé pour me concentrer sur l’ASEC et son nouveau projet », a-t-il déclaré.

Ce choix, présenté comme un sacrifice politique, lui a permis de poursuivre son projet à la tête du club et de poser les bases de la modernisation de ses infrastructures.

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Revue de presse du 24 août 2026 : Apalo Touré, décès de figures ivoiriennes et actualité politique à la Une

La revue de presse de ce lundi 24 août 2026 est dominée par les menaces du général Apalo Touré qui promet l’enfer aux orpailleurs clandestins. Les décès de Zoumana et Djédjé Mady suscitent émoi et consternation dans le pays.

 

L’orpaillage clandestin au centre des attentions

Le Matin rapporte notamment les déclarations du général Apalo Touré, Commandant supérieur de la gendarmerie nationale, qui annonce un durcissement de la lutte contre les exploitants illégaux. « La lutte sera intensifiée contre les exploitants, leurs matériels », promet-il, selon le quotidien.

De son côté, Fraternité Matin révèle qu’une grande offensive africaine contre l’orpaillage illégal serait en préparation en Mongolie. Le journal rapporte également les propos de l’Honorable Adjaratou Traoré, qui appelle à soutenir l’action du gouvernement.

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La disparition de Djédjé Mady et Zoumana suscite l’émoi

La presse revient également largement sur les décès de plusieurs personnalités ivoiriennes. Le Nouveau Réveil et Notre Voie consacrent leurs Unes et Co-Une à la disparition d’Alphonse Djédjé Mady, ancien secrétaire général du PDCI-RDA et ancien ministre de la Santé.

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L’artiste comédien Bruno Troupa Gbizié, plus connu sous le sobriquet de Zoumana, figure également parmi les personnalités dont le décès est annoncé par plusieurs médias. Le Rassemblement rapporte pour sa part les disparitions de Djédjé Mady, Faustin Abo et Zoumana.

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Le RHDP et le PPA-CI dans l’actualité politique

Sur le terrain politique, Le Bélier estime que la nouvelle architecture du parti présidentiel, le RHDP, « peine encore à prendre forme ». La Voie Originale s’intéresse pour sa part à une affaire foncière à Akouédo et rapporte que Aguédé Paulin, cadre du PPA-CI, a été déclaré coupable.

Les chauffeurs de taxis-compteurs toujours au cœur des tensions

Le Nouveau Réveil revient également sur la grève de 72 heures des chauffeurs de taxis-compteurs, lancée à l’appel de leur association. Alors qu’une reprise du travail avait été annoncée après des négociations avec les ministères de tutelle, celle-ci n’a finalement pas été effective jeudi.

Coulibaly Brahima, deuxième vice-président de l’Association des conducteurs des taxis-compteurs (ACTC) et porte-parole, explique cette situation par des tensions avec des organisations syndicales issues des rangs de leurs concurrents.

Selon lui, des chauffeurs auraient été agressés physiquement et des incidents auraient éclaté sur les routes. Il indique également que le préfet de police travaille à rétablir le calme et l’ordre afin de permettre aux conducteurs de reprendre leur activité dans les meilleurs délais.

 

Guillaume Soro évoque la situation sécuritaire

Le Mandat rapporte enfin une rencontre entre Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale, et le Premier ministre Jeannot Ahoussou-Kouadio. Les deux responsables ont notamment échangé sur la situation sécuritaire en Côte d’Ivoire. Guillaume Soro a indiqué être interpellé par le devoir face aux attaques terroristes auxquelles l’État est confronté.

À l’issue de leurs échanges, il a évoqué la volonté de mettre en place des missions communes entre la Primature et l’Assemblée nationale à travers le territoire, afin de sensibiliser les populations et de parler de paix et de réconciliation. Pour le président de l’Assemblée nationale, son implication aux côtés du gouvernement est nécessaire, notamment en raison de son ancienne responsabilité à la tête du portefeuille de la Défense.

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Propos d’Apoutchou National sur les violences sexuelles : trois organisations féministes saisissent les autorités

L’association Stop au Chat Noir, engagée dans la prévention et la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles, dit avoir pris connaissance avec indignation de propos tenus publiquement par Apoutchou National lors d’un live diffusé sur TikTok.

Dans un extrait largement relayé sur les réseaux sociaux, la personnalité publique raconte notamment des comportements à caractère sexuel envers des employées de maison. Il tient également des propos présentant le refus d’une femme comme pouvant signifier son consentement. Apoutchou National évoque par ailleurs le fait d’avoir « fait les chats noirs », sur le ton de l’anecdote et de la plaisanterie.

 

« Le chat noir n’est pas une plaisanterie »

Face à ces déclarations, Stop au Chat Noir condamne avec la plus grande fermeté ce qu’elle considère comme une banalisation des violences sexuelles. L’association rappelle que le « chat noir » désigne communément une pratique consistant à profiter du sommeil d’une personne pour lui imposer des actes sexuels sans son consentement.

Elle insiste sur un principe central, « Un refus n’est pas un consentement. » Selon l’organisation, le silence, l’immobilité ou l’absence de réaction ne valent également jamais consentement. C’est précisément pour lutter contre la banalisation de ces violences que l’association porte le nom de Stop au Chat Noir.

Une dénonciation de la « culture du viol »

Dans son communiqué, l’association estime qu’entendre une personnalité publique disposant d’une importante audience évoquer de tels comportements avec légèreté participe à ce qu’elle qualifie de « culture du viol ». Selon Stop au Chat Noir, ces discours brouillent la notion de consentement, tournent les violences sexuelles en dérision et contribuent à normaliser des comportements portant atteinte à l’intégrité et à la dignité des femmes.

L’association rejette également l’idée que la présentation de tels comportements comme des expériences ordinaires, voire comme quelque chose que « tout le monde » aurait fait, puisse les rendre normaux ou acceptables.

 

Trois organisations annoncent saisir les autorités

Au regard de la gravité qu’elles attribuent aux propos tenus et à leur diffusion publique, Stop au Chat Noir, La Ligue et la Coalition des Organisations et Militantes Féministes de CI (Comfeministeci) annoncent avoir décidé de saisir les autorités compétentes. Les trois organisations indiquent vouloir engager les démarches appropriées afin que les faits et déclarations concernés soient examinés et que les suites prévues par la loi puissent être données.

Cette démarche, précisent-elles, dépasse la seule personne d’Apoutchou National. Elle vise à porter un message qu’elles jugent essentiel : « Stop au Chat Noir et à sa banalisation. » Les organisations appellent également les personnalités publiques, les créateurs et créatrices de contenus, les médias et les plateformes à mesurer leur responsabilité lorsqu’ils prennent la parole sur les violences sexuelles. Elles soulignent qu’une audience importante implique également une responsabilité importante.

« Le consentement ne se suppose pas »

En conclusion de leur communiqué, les organisations réaffirment leur position sur la question du consentement : « Le consentement ne se suppose pas. Le consentement ne s’arrache pas. Et une personne qui dort ne consent pas. »

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Stop au Chat Noir
© Stop au Chat Noir

Guillaume Soro réapparaît en vidéo : son image et sa santé au cœur des spéculations

Après plusieurs mois de relative discrétion, Guillaume Soro a fait une nouvelle apparition en vidéo, samedi 22 août. Assis dans un fauteuil, vêtu d’un costume sombre et d’une cravate bleue, l’ancien Premier ministre ivoirien s’est adressé aux militants de Générations et Peuples Solidaires (GPS), à quelques heures de la troisième Conférence nationale d’expression citoyenne du mouvement.

D’une durée de 58 secondes, la séquence a rapidement circulé sur les réseaux sociaux.

« Chers militants de GPS, aujourd’hui est un jour important pour notre mouvement », commence Guillaume Soro. Il explique que cette rencontre doit notamment permettre de « statuer, délibérer sur les textes fondateurs de notre mouvement », mais aussi d’échanger sur sa doctrine politique. « Un mouvement qui se veut donc sérieux, un mouvement qui porte une telle ambition, doit se donner les instruments pour […] réaliser », poursuit-il.

 

Son apparence suscite de nombreuses réactions

Le contenu politique de cette intervention a rapidement laissé place aux commentaires sur l’apparence de l’ancien Premier ministre. Plusieurs publications mettent en avant une silhouette jugée beaucoup plus fine qu’auparavant, alimentant les interrogations d’internautes sur une éventuelle perte de poids et, plus largement, sur son état de santé.

Face à ces réactions, El Hadj Mamadou Traoré, proche de Guillaume Soro, a apporté une réponse dans une publication accompagnant une photographie de l’ancien chef du Parlement. Il affirme que son leader est « en excellente santé » et explique les changements observés par un régime alimentaire volontairement suivi par Guillaume Soro.

« Cette transformation physique est le fruit d’un régime strict et volontaire qu’il s’est lui-même imposé pour préserver sa condition physique », écrit-il. Mamadou Traoré décrit également Guillaume Soro comme affichant désormais « une silhouette affinée, dynamique et équilibrée ».

Le proche de Guillaume Soro indique lui-même avoir adopté ce régime depuis plusieurs années. « Pour l’avoir moi-même appliqué depuis 2017, je peux en témoigner directement », écrit-il. Il assure que ce choix lui procure « une forme optimale et des bilans médicaux irréprochables ».

 

Les images également au centre des débats

Sur Facebook, les réactions se concentrent également sur certains détails visibles dans la vidéo et la photographie. Plusieurs internautes s’attardent notamment sur une différence apparente de teinte entre les mains et le visage de Guillaume Soro. Ces observations ont conduit certains comptes et pages à s’interroger sur l’authenticité des images. Certaines publications évoquent même une possible intervention de l’intelligence artificielle. L’une d’elles affirme ainsi, sans fournir d’expertise indépendante, que la vidéo serait générée par IA.

À ce stade, aucune source indépendante consultée ne permet toutefois de confirmer cette affirmation. Une différence de couleur sur une image ne suffit pas, à elle seule, à établir qu’une vidéo a été fabriquée ou retouchée par intelligence artificielle. L’éclairage, les ombres, l’exposition de la caméra ou encore le traitement numérique peuvent notamment modifier le rendu des couleurs.

Cette nouvelle apparition intervient alors que GPS cherche à réorganiser son fonctionnement. La troisième Conférence nationale d’expression citoyenne, réunie samedi soir, était notamment consacrée à la révision des textes du mouvement et à la présentation de sa doctrine politique, la « Mériquité ». Guillaume Soro demeure cependant en retrait de la Côte d’Ivoire depuis décembre 2019, après avoir été empêché d’atterrir à Abidjan.

Condamné à deux reprises par la justice ivoirienne, dont à la perpétuité, l’ancien Premier ministre conteste ces décisions et dénonce des procédures politiques. Fin 2023, il avait annoncé vouloir « mettre fin à son exil » européen et avait réapparu en Afrique de l’Ouest, notamment au Niger et au Burkina.

 

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Abidjan : la Rue Princesse devient Avenue Adama Bictogo à Yopougon

Une page se tourne à Yopougon. La mythique Rue Princesse, longtemps symbole de la vie nocturne abidjanaise, porte désormais un nouveau nom : Avenue Adama Bictogo. 

Le nouvel axe, baptisé Avenue Adama Bictogo, s’étend du Carrefour Air jusqu’au Carrefour Keneya, à Yopougon.  Cette nouvelle dénomination s’inscrit dans une démarche visant à améliorer l’identification et la localisation des voies du District d’Abidjan. Le Projet d’Adressage du District d’Abidjan poursuit plusieurs objectifs, notamment faciliter les déplacements, la livraison et les interventions des services publics. Le projet est piloté par le Ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme, en lien avec la mairie de Yopougon.

Ce changement intervient dans le cadre du Projet d’Adressage du District d’Abidjan (PADA), qui vise à doter la capitale économique d’un système d’adressage métrique, précis et cohérent.

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Décès d’Alphonse Djédjé Mady : le PDCI-RDA perd une figure majeure

Le PDCI-RDA est en deuil. Alphonse Djédjé Mady, ancien secrétaire général du parti, est décédé dans la nuit de samedi à dimanche, à l’âge de 81 ans, selon les informations rapportées par Linfodrome.

Ancien ministre de la Santé sous Félix Houphouët-Boigny, ex-député PDCI-RDA de Saïoua-Nahio et ancien président du Conseil régional du Haut-Sassandra, le Professeur Djédjé Mady laisse derrière lui plusieurs décennies consacrées à la médecine, à la politique et au service de l’État ivoirien.

 

Mamadou Touré salue « un grand serviteur » de la Côte d’Ivoire

L’annonce de sa disparition a suscité plusieurs réactions. Parmi elles, celle de Mamadou Touré, ministre de la Jeunesse et actuel président du Conseil régional du Haut-Sassandra, fonction précédemment occupée par le défunt. Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, le porte-parole adjoint du gouvernement a exprimé sa « profonde tristesse » et rendu hommage à « l’un des grands serviteurs » de la Côte d’Ivoire.

Mamadou Touré a également souligné l’attachement de Djédjé Mady au Haut-Sassandra. Pour les filles et fils de cette région, a-t-il écrit, sa disparition revêt « une dimension toute particulière ». Il a notamment rappelé que le défunt l’avait précédé à la tête du Conseil régional, où il avait exercé ses responsabilités « avec engagement et dévouement ».

Au-delà des appartenances politiques, le ministre a salué « un homme d’expérience et de convictions dont le parcours mérite respect et reconnaissance ».

 

Une longue carrière entre médecine et politique

Né le 1er janvier 1945 à Gazehio, dans le département d’Issia, Alphonse Djédjé Mady a étudié la médecine à Abidjan avant d’exercer au CHU de Cocody. Son engagement politique débute durant ses années universitaires, notamment avec la présidence du Mouvement des étudiants et élèves de Côte d’Ivoire (MEECI). Il rejoint ensuite les gouvernements successifs de Félix Houphouët-Boigny et occupe le portefeuille de la Santé de 1981 à 1989.

Au sein du PDCI-RDA, Djédjé Mady gravit les échelons jusqu’à devenir secrétaire général du parti. Il s’impose alors comme l’un des cadres importants de la formation politique. Son parcours électif l’a également conduit à représenter la circonscription de Saïoua-Nahio à l’Assemblée nationale. Il a par ailleurs dirigé le Conseil régional du Haut-Sassandra.

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L’ancrage régional constitue également une dimension importante de son parcours. Dans son message de condoléances, Mamadou Touré estime que « le Haut-Sassandra se souviendra de l’un de ses illustres fils ».La disparition d’Alphonse Djédjé Mady intervient trois ans après celle d’Henri Konan Bédié, ancien président du PDCI-RDA. Les modalités des obsèques n’ont pas encore été communiquées.

Décès de Zoumana : l’humoriste de « Faut pas fâcher » est mort à Abidjan

Le monde de la culture ivoirienne est en deuil. Gbizié Troupa Bruno, connu du grand public sous le nom de Zoumana, est décédé ce samedi 22 août 2026 à Abidjan, après plusieurs années de lutte contre la maladie. La ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, a annoncé sa disparition.

Avec cette disparition, la Côte d’Ivoire perd l’une des figures populaires de son humour. Pendant plusieurs décennies, Zoumana a marqué le public par son naturel, son talent et son interprétation de personnages devenus familiers auprès de plusieurs générations d’Ivoiriens.

 

Zoumana, une figure emblématique de « Faut pas fâcher »

C’est notamment à travers la célèbre série « Faut pas fâcher » que le comédien s’est imposé auprès du grand public. Aux côtés de grandes figures de l’humour ivoirien, notamment Adrienne Koutouan, il a contribué au succès de cette production devenue un rendez-vous incontournable du petit écran. Son duo avec les autres acteurs de la série reste associé à une période marquante de la comédie ivoirienne.

Une carrière freinée par la maladie

Loin des plateaux et des scènes, Zoumana menait depuis plusieurs années un combat contre la maladie. Victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC), il s’était progressivement éloigné du milieu artistique. Son état de santé l’avait ainsi contraint à mettre entre parenthèses une carrière qui l’avait durablement rapproché du public ivoirien.

Malgré son éloignement des scènes, le parcours de l’acteur a continué d’être reconnu. En mars 2022, Gbizié Troupa Bruno avait été élevé au grade d’Officier dans l’Ordre du Mérite culturel, en reconnaissance de sa contribution à la culture ivoirienne. Cette distinction venait consacrer l’empreinte laissée par l’artiste dans le paysage culturel national. Avec ses rôles, Zoumana a notamment participé à une époque où le théâtre et les séries humoristiques occupaient une place importante dans les foyers ivoiriens.

Après plusieurs années marquées par la maladie, le décès de Zoumana referme un chapitre important de l’histoire de l’humour en Côte d’Ivoire. Son nom restera associé à des personnages, des expressions et des prestations qui ont marqué plusieurs générations. Zoumana n’est plus, mais les rires qu’il a offerts au public ivoirien restent dans les mémoires.

Côte d’Ivoire : le mardi 25 août 2026 déclaré férié et chômé pour le Maouloud

Le gouvernement ivoirien a annoncé que le mardi 25 août 2026 sera déclaré jour férié et chômé sur toute l’étendue du territoire national, à l’occasion de la célébration du Maouloud.

Cette décision découle du décret n° 2011-371 du 4 novembre 2011, modifiant et complétant l’article 2 du décret n° 96-205 du 7 mars 1996 relatif à la liste et au régime des jours fériés. Selon ce texte, le lendemain de l’anniversaire de la naissance du Prophète Mouhamed, correspondant au Maouloud, est reconnu comme jour férié et chômé.

Le communiqué du ministre de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle précise que le Maouloud sera commémoré dans la nuit du lundi 24 au mardi 25 août 2026. En conséquence, le mardi 25 août sera férié et chômé dans toute la Côte d’Ivoire.

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Affaire « Coach Mehdi » : 17 femmes prises en charge après des plaintes pour viols et agressions sexuelles présumés

Le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant a annoncé l’arrestation de l’homme connu sous le nom de « Coach Mehdi », visé par plusieurs plaintes pour des faits présumés d’agressions sexuelles et de viols. Le mis en cause est désormais à la disposition des autorités judiciaires compétentes.

Dès les premières dénonciations, le 24 avril 2026, la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Nassénéba Touré, a engagé une réponse visant à permettre aux femmes concernées de faire entendre leur parole et de bénéficier d’un accompagnement.

Sur instruction de la ministre, le Programme national de lutte contre les violences basées sur le genre (PNLVBG) a mis en place une cellule de crise chargée d’écouter les victimes, d’assurer leur suivi psychologique, de leur apporter une assistance juridique et de les orienter vers des soins médicaux.

 

Dix-sept femmes prises en charge par le ministère

Selon le communiqué, 17 femmes ont, à ce jour, été accueillies par les services du ministère. Chacune a bénéficié d’un accompagnement juridique, psychosocial et psychologique adapté. Le ministère précise également que le Procureur de la République a saisi la justice et que les femmes prises en charge ont officiellement déposé des plaintes.

Le ministère considère l’arrestation du mis en cause comme « une étape déterminante ». Il rappelle toutefois que la justice ivoirienne devra désormais établir les responsabilités, dans le respect de son indépendance et de la présomption d’innocence. Le département ministériel salue par ailleurs la mobilisation des différents acteurs impliqués dans la lutte contre les violences, notamment les ministères chargés de la Justice, de l’Intérieur, de la Défense et de la Santé.

Le ministère assure qu’il poursuivra l’accompagnement des femmes concernées, en veillant au respect de leur dignité, de leur confidentialité et de leurs droits.

Il réaffirme également la détermination du gouvernement à lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles. Toute personne concernée ou témoin d’une violence basée sur le genre peut contacter gratuitement et en toute confidentialité le numéro vert national 1308.

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Orpaillage illégal : 120 équipements détruits et plusieurs sites démantelés à Noé, Sogo et Zanikaha par les Eaux et Forêts

La lutte contre l’orpaillage illégal s’intensifie en Côte d’Ivoire. Du 17 au 21 août 2026, plusieurs opérations menées par les agents des Eaux et Forêts ont permis de démanteler des sites clandestins et de détruire ou saisir d’importants équipements dans les localités de Nougoua, Sogo et Zanikaha.

Cette opération illustre une nouvelle fois la détermination du Ministère des Eaux et Forêts, à travers la BSSI, à protéger nos ressources naturelles et à préserver la qualité de nos eaux pour les générations présentes et futures.

120 équipements détruits à Nougoua

À Nougoua, dans la sous-préfecture de Noé, les éléments de la Base avancée de Noé de la Brigade spéciale de surveillance et d’intervention (BSSI) ont conduit, du 17 au 20 août, une opération contre les activités responsables de la pollution des eaux. Le détachement, composé de 15 hommes et appuyé par des moyens roulants, a démantelé plusieurs sites clandestins d’exploitation aurifère.

En trois jours, les agents ont détruit 120 équipements d’orpaillage illégal, parmi lesquels des concasseurs, des motos-pompes et des laveries. Ils ont également saisi une moto, plusieurs téléphones portables, du matériel de détection d’or et divers équipements.

 

Un site clandestin détruit sur les berges de la Bagoué

À Sogo, dans le département de Boundiali, les agents du détachement BSSI de Tengréla ont mené, vendredi 21 août 2026, une opération de déguerpissement sur un site d’orpaillage clandestin installé sur les berges du fleuve Bagoué. L’intervention a conduit à la destruction complète du site ainsi qu’à la destruction et à l’incinération sur place de six machines d’extraction, communément appelées « wombiaré ».

Cette opération s’inscrit dans les actions menées sous l’autorité du ministère des Eaux et Forêts pour protéger les ressources en eau et les écosystèmes exposés aux activités d’orpaillage illégal.

 

À Zanikaha, plusieurs équipements détruits et deux motos saisies

Une autre opération s’est déroulée jeudi 20 août à Zanikaha, dans la sous-préfecture de Kanakono, dans le cadre de l’opération spéciale « Téré Koula » (Ère Nouvelle).

La mission de démantèlement, conduite par les agents techniques du Cantonnement des Eaux et Forêts de Tengrela sous la supervision du lieutenant-colonel Campbell Richmond, a permis de détruire par incendie un concasseur, une moto, trois vélos, cinq dragues et plusieurs récipients utilisés pour l’orpaillage.

Les agents ont également saisi deux motos. Les clandestins ont, pour leur part, pris la fuite en direction de la rive malienne du fleuve Bagoué, où plusieurs dragues ont été aperçues.

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Avec ces différentes interventions, le ministère des Eaux et Forêts réaffirme sa volonté de poursuivre la lutte contre l’orpaillage illégal sur l’ensemble du territoire national Le ministère salue par ailleurs l’engagement et le courage des agents mobilisés sur le terrain pour protéger les ressources naturelles, les cours d’eau et les écosystèmes.

 

Ministère des Eaux et Forêts-RCI
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