Indépendance 2026 : Alassane Ouattara annonce une réforme électorale et gracie 2 064 détenus

À la veille du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, le président Alassane Ouattara a placé son adresse à la Nation sous le signe du renforcement de la démocratie, de la justice et de la cohésion nationale. Dans son discours prononcé ce jeudi 6 août 2026, le chef de l’État a dévoilé plusieurs mesures destinées à consolider la confiance dans les institutions, notamment à travers la poursuite de la réforme de la gouvernance électorale et des mesures de clémence en faveur de milliers de détenus.

Estimant que la Côte d’Ivoire a retrouvé la paix, consolidé sa stabilité et renforcé ses institutions, Alassane Ouattara a annoncé la poursuite de la réforme de la gouvernance électorale engagée après la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI). Selon le président de la République, cette réforme vise à clarifier les responsabilités liées à l’organisation matérielle des élections, au recensement des votes et à l’observation du scrutin afin de renforcer la crédibilité du processus électoral.

« Nous voulons renforcer la transparence, accroître la confiance de tous les acteurs et consolider durablement notre démocratie », a déclaré le chef de l’État, invitant les citoyens à accompagner cette modernisation dans le respect des institutions.

 

4 661 détenus bénéficient de mesures de clémence

L’autre annonce majeure de cette adresse à la Nation concerne la justice. En application de ses prérogatives constitutionnelles, Alassane Ouattara a signé deux décrets en faveur de détenus condamnés pour des infractions mineures. Le premier décret accorde une grâce présidentielle à 2 064 détenus, tandis que le second prévoit une remise de peine pour 2 597 détenus dont le reliquat de la condamnation est inférieur à 36 mois. Au total, 4 661 personnes sont concernées par ces mesures.

« Le premier décret accorde la grâce présidentielle à 2 064 détenus et le second décret une remise de peine à 2 597 détenus (…) Ces personnes recouvreront la liberté très bientôt », a précisé le président de la République.

Au-delà de ces annonces, Alassane Ouattara a dressé un bilan qu’il juge positif des soixante-six années d’indépendance du pays. Il a mis en avant les progrès réalisés en matière de paix, de stabilité et de renforcement des institutions, tout en appelant les Ivoiriens à poursuivre les efforts en faveur du développement et de la consolidation démocratique.

« Nous pouvons être fiers. En soixante-six ans, nous devons être confiants », a conclu le chef de l’État, invitant les populations à continuer de bâtir une Côte d’Ivoire stable, démocratique et prospère.

LIRE AUSSI : An 66 de l’Indépendance : l’intégralité du message à la Nation du président Alassane Ouattara

An 66 de l’Indépendance : l’intégralité du message à la Nation du président Alassane Ouattara

Dans son traditionnel message à la Nation à l’occasion de l’An 66 de l’Indépendance, le Président Alassane Ouattara a dressé le bilan des acquis enregistrés par la Côte d’Ivoire tout en fixant les priorités des prochaines années. Développement économique, infrastructures, réforme de la gouvernance électorale, Fonds souverain stratégique et cohésion sociale étaient au cœur de cette adresse aux Ivoiriens.

 

 

Ivoiriennes, Ivoiriens, Mes chers compatriotes, Chers amis de la Côte d’Ivoire,

Ce vendredi 7 août 2026, notre chère Côte d’Ivoire célèbre le soixante sixième anniversaire de son accession à l’indépendance.

Cette commémoration constitue un moment important de rassemblement autour des valeurs qui fondent notre République. Le 7 août est d’abord une journée de reconnaissance. C’est l’occasion d’avoir une forte pensée pour les Pères fondateurs de notre Nation, le Président Félix Houphouët-Boigny et ses compagnons de lutte, ainsi que pour toutes celles et tous ceux qui, depuis 1960, ont consacré leur intelligence, leur travail et parfois leur vie à la construction de notre pays.

Le 7 août est aussi un jour d’hommage. Je veux rendre un vibrant hommage et adresser mes vives félicitations à nos Forces de Défense et de Sécurité, dont le professionnalisme et le sens élevé du devoir garantissent chaque jour la paix et la sécurité sur l’ensemble de notre territoire. Je veux également rendre hommage à toutes les forces vives de la Nation : nos agriculteurs, nos ouvriers, nos commerçants, nos entrepreneurs, nos enseignants, nos personnels de santé, nos fonctionnaires, nos artisans, nos artistes, nos jeunes, nos femmes, ainsi qu’à tous ceux qui, dans chaque village, chaque quartier et chaque commune, contribuent, souvent dans l’ombre, au progrès de notre pays.

Cette Fête Nationale est la vôtre. Cette année, nous la célébrons à Yopougon, une commune qui incarne l’énergie de notre jeunesse, la diversité de notre peuple, le dynamisme et la vitalité de la Côte d’Ivoire moderne. Après la ville de Bouaké en 2025, le retour de la célébration de la Fête Nationale à Abidjan traduit notre volonté d’en faire un moment de rassemblement partagé entre les capitales politique et économique et les villes de l’intérieur du pays. Cela illustre notre conviction que le développement doit irriguer l’ensemble du territoire national et accompagner l’émergence de pôles régionaux dynamiques, conformément à notre ambition de bâtir une Côte d’Ivoire plus équilibrée et plus solidaire.

Mes chers compatriotes,Ces derniers mois, notre pays, comme le reste du monde, a été confronté à des défis importants. Le monde demeure exposé à de profondes incertitudes, marquées par des tensions géopolitiques, des défis sécuritaires, les conséquences du changement climatique et un environnement économique international toujours fragile. La Côte d’Ivoire, quant à elle, a été durement éprouvée par des pluies d’une intensité exceptionnelle et des inondations qui ont causé des pertes en vies humaines et de nombreux dégâts matériels. En cette circonstance, je voudrais renouveler mes sincères condoléances aux familles endeuillées. Je partage leur douleur. J’adresse également toute ma compassion aux populations sinistrées. Chaque vie perdue est une blessure pour la Nation tout entière. Face à cette réalité, nous agissons avec davantage de détermination. J’ai demandé au Gouvernement d’accélérer les investissements dans les infrastructures de drainage et d’assainissement, de renforcer les dispositifs de prévention et de poursuivre les programmes de logements sociaux.

Les opérations de libération des zones à risque se poursuivront dans le strict respect de l’État de droit, pour préserver des vies humaines. S’agissant des opérations de déguerpissement menées en dehors du cadre légal, notamment à Koumassi, elles font l’objet, en ce moment même, d’enquêtes approfondies. Je peux vous assurer que toutes les responsabilités seront établies et elles donneront lieu aux sanctions prévues par la loi. Dans la Côte d’Ivoire que nous bâtissons, personne ne peut agir au nom de l’État en dehors de l’État, sans en subir les conséquences. La protection des populations, le respect de la dignité humaine et l’application de la loi demeureront toujours au cœur de l’action publique. Mes chers compatriotes, Malgré ces défis, notre pays a su maintenir sa trajectoire de développement. Notre économie reste dynamique, avec l’un des taux de croissance annuel les plus élevés de la région et du monde, confirmant la solidité de ses fondamentaux. Cette performance n’a de sens que si elle améliore concrètement la vie de nos concitoyens. C’est pourquoi, nous poursuivrons nos efforts afin de renforcer l’accès à l’eau potable, à l’électricité, aux soins de santé, à une éducation de qualité, au logement et à des services publics toujours plus performants. Nous continuerons également d’accorder une attention particulière à l’emploi, au pouvoir d’achat des ménages et à la protection des plus vulnérables.

Mes chers compatriotes,

Notre ambition pour les années à venir est de bâtir une Grande Côte d’Ivoire, par l’étendue de son économie et l’importance de ses infrastructures, mais aussi par la qualité de son développement, la prospérité partagée de ses populations et la place qu’elle occupe en Afrique et dans le monde. C’est cette ambition qui inspire le Plan National de Développement 2026-2030 et donnera une impulsion nouvelle à la transformation économique, sociale et culturelle de notre pays. Je me réjouis de la forte mobilisation enregistrée lors du Groupe consultatif pour le financement du PND, tenu les 8 et 9 juillet derniers. Cela constitue un signal fort de la confiance envers notre pays. Je voudrais remercier l’ensemble de nos partenaires techniques et financiers ainsi que les investisseurs privés pour leur engagement à nos côtés. Cette confiance est le fruit de notre stabilité, de la crédibilité de nos institutions et des efforts que nous accomplissons, collectivement, depuis plusieurs années.

Notre ambition s’appuiera également sur notre capacité à mobiliser nos propres ressources, à valoriser nos actifs stratégiques et à investir, durablement, dans notre avenir. C’est tout le sens du Fonds Souverain Stratégique pour le Développement de la Côte d’Ivoire, le FSD-CI, que nous avons mis en place en avril dernier. Il traduit notre volonté de renforcer notre souveraineté financière et de préparer, dès aujourd’hui, la prospérité des générations futures. Ce nouvel instrument contribuera au financement des investissements structurants, au développement des secteurs stratégiques et à l’accompagnement de la transformation de notre économie.

Mes chers compatriotes,

Le développement ne peut être durable sans des institutions fortes, crédibles et adaptées aux défis de notre temps. Depuis plusieurs années, notre pays a retrouvé la paix, consolidé sa stabilité et renforcé ses institutions. Cette évolution nous invite naturellement à poursuivre leur modernisation afin qu’elles répondent toujours davantage aux exigences de notre démocratie et aux attentes de nos concitoyens. C’est dans cet esprit que le Gouvernement a engagé la réforme de la gouvernance électorale après la dissolution de la Commission Électorale Indépendante. Cette réforme, qui vise à parachever la normalisation de notre système électoral, est une nouvelle étape de notre maturité démocratique. 4

En distinguant plus clairement les responsabilités liées à l’organisation matérielle des élections, au recensement des votes et à l’observation du processus, nous voulons renforcer la transparence, accroître la confiance de tous les acteurs et consolider durablement notre démocratie. J’invite tous nos concitoyens à apporter leur contribution à cette œuvre de modernisation et à faire progresser, ainsi, dans le respect des institutions, la démocratie dans notre pays.

Mes chers compatriotes,

Conformément aux prérogatives que me confère la Constitution, j’ai signé deux décrets au titre de la Justice ; le premier décret accorde la grâce présidentielle à 2064 détenus et le second décret, une remise de peine à 2597 détenus dont le reliquat de la peine est inférieur à trente-six (36) mois. Ainsi, 4661 détenus de droit commun, condamnés pour des infractions mineures, recouvreront la liberté. Mes chers compatriotes, Nous pouvons être fiers du chemin parcouru en 66 ans. Nous devons être confiants en l’avenir. La Grande Côte d’Ivoire à laquelle nous aspirons sera le fruit du travail, du talent, de l’engagement et de la confiance de tout un peuple. J’invite chaque Ivoirienne et chaque Ivoirien à saisir pleinement les opportunités et à y apporter son énergie, son talent, ses idées et son engagement.

À notre jeunesse, je veux vous dire que la Côte d’Ivoire croit en votre talent, en votre créativité et en votre capacité à ouvrir de nouveaux chemins. Vous êtes l’avenir et le présent de notre pays, et rien de ce que nous entreprenons ne se fera sans vous.

À nos femmes, votre courage, votre engagement et votre esprit d’initiative constituent une force essentielle de notre développement.

À nos entrepreneurs, notre pays a besoin de votre audace, de votre capacité d’innovation et de votre volonté d’investir pour créer davantage de richesses et d’emplois.

À nos agriculteurs, vous demeurez les premiers artisans de notre souveraineté alimentaire et de notre prospérité. Et à chacune et chacun d’entre vous, je veux dire que notre avenir commun se construira dans l’unité, le travail, la discipline, la solidarité et la confiance. Ensemble, poursuivons cette ambition avec détermination et construisons une Grande Nation pour nous-mêmes et pour les générations futures.

Je vous invite à venir nombreux prendre part à la grande parade qui se tiendra à Yopougon, le vendredi 7 août 2026, afin de célébrer, ensemble, nos Forces de Défense et de Sécurité ainsi que les femmes et les hommes qui, par leur engagement quotidien, contribuent à la vitalité et au rayonnement de notre Nation dans la paix. Je souhaite à chacune et à chacun d’entre vous une excellente Fête Nationale. Vive la République ! Vive la Côte d’Ivoire !

Daloa : décès du colonel Karim Traoré, commandant de la Section de recherches de la gendarmerie après une activité sportive

La gendarmerie nationale ivoirienne est en deuil. Le colonel Karim Traoré, commandant de la Section de recherches de la gendarmerie de Daloa, est décédé ce jeudi 6 août 2026 après avoir été victime d’un malaise survenu au terme d’une séance sportive.

Sa disparition soudaine a provoqué une vive émotion dans la ville de Daloa, au sein des forces de défense et de sécurité ainsi qu’auprès de ses proches et collaborateurs.

 

Un malaise après une séance sportive

Selon plusieurs sources concordantes, l’officier supérieur participait à une activité sportive avec des frères d’armes, une habitude qu’il entretenait régulièrement pour préserver sa condition physique. À la fin de la séance, le colonel Karim Traoré aurait ressenti un malaise. Ses compagnons ont immédiatement organisé son évacuation vers la Clinique Solidarité de Daloa afin qu’il reçoive des soins d’urgence.

Malgré l’intervention du personnel médical, son décès a été constaté peu après son admission. Les premières informations évoquent un possible infarctus du myocarde, même si aucune confirmation officielle n’avait encore été communiquée au moment de la rédaction.

Issu de la promotion 1996-1998 des sous-officiers de l’École de gendarmerie d’Abidjan, Karim Traoré avait construit une carrière marquée par la discipline et le sens du devoir. Au fil des années, il avait gravi les différents grades grâce à son professionnalisme et son engagement au service de la gendarmerie nationale. Ses collègues le décrivent comme un officier rigoureux, attaché aux valeurs de l’institution et apprécié pour ses qualités humaines.

 

À la tête d’une unité stratégique à Daloa depuis 2022

Nommé en novembre 2022 commandant de la Section de recherches de Daloa, le colonel Karim Traoré dirigeait une unité chargée notamment des enquêtes judiciaires complexes et de la lutte contre la grande criminalité.

Depuis sa prise de fonction, il s’était distingué par son implication sur le terrain et son attachement à l’accomplissement des missions confiées à son unité. « Il faisait son travail avec passion et dévouement », témoigne une source proche de la gendarmerie, saluant la mémoire d’un officier dont l’expérience et le leadership étaient largement reconnus.

LIRE AUSSI : Forces armées de Côte d’Ivoire : le général de division DEM Aly Justin, numéro deux des FACI, est décédé

Le décès du colonel Karim Traoré intervient alors que les forces de défense et de sécurité sont fortement mobilisées dans le cadre des préparatifs de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire. Ses frères d’armes et ses proches gardent le souvenir d’un serviteur de l’État engagé, marqué par la loyauté, la rigueur et le dévouement, en attendant les informations officielles sur ses obsèques et les hommages qui lui seront consacrés.

PDCI-RDA : Maurice Kakou Guikahué conteste l’ancienneté de Tidjane Thiam au Bureau politique

La crise interne au PDCI-RDA connaît un nouvel épisode. Dans un entretien accordé au quotidien L’Inter et publié ce jeudi 6 août 2026, Maurice Kakou Guikahué, ancien secrétaire exécutif du parti, conteste les déclarations du porte-parole Brédoumy Soumaïla concernant l’ancienneté de Tidjane Thiam au Bureau politique.

Selon lui, le président du PDCI-RDA a perdu sa qualité de membre du Bureau politique après le 11ᵉ congrès de 2002 et n’a retrouvé ce statut qu’à l’occasion du congrès extraordinaire de 2023, une version qui contredit celle défendue par les proches de Tidjane Thiam.

 

Guikahué évoque une interruption de plus de vingt ans

Maurice Kakou Guikahué affirme que le nom de Tidjane Thiam n’a figuré sur aucune liste du Bureau politique entre le congrès de 2002 et celui de 2023. L’ancien numéro deux du parti rappelle le calendrier des différents congrès du PDCI-RDA, notamment ceux de 1996, 2002, 2013 et le congrès extraordinaire organisé après le décès d’Henri Konan Bédié en août 2023. Pour lui, ces éléments démontrent que l’ancien dirigeant du Crédit Suisse ne remplissait plus les conditions d’appartenance continue au Bureau politique durant cette période.

L’ancien secrétaire exécutif est également revenu sur la controverse liée aux cotisations de Tidjane Thiam. Quelques jours plus tôt, Brédoumy Soumaïla avait affirmé que Tidjane Thiam remplissait la condition des dix années de cotisations et soutenu que Maurice Kakou Guikahué avait validé les quittances lorsqu’il occupait les fonctions de secrétaire exécutif du parti.

Ce dernier réfute cette affirmation. Il explique avoir simplement demandé à Tidjane Thiam de s’acquitter de sa cotisation pour l’année 2023, conformément aux textes du parti. Guikahué affirme avoir appris par la suite que le président du PDCI-RDA a autorisé Tidjane Thiam à régler dix années d’arriérés de cotisations. Il précise toutefois ne pas être responsable de la gestion financière du parti et met Brédoumy Soumaïla au défi de produire les reçus qu’il affirme avoir signés.

 

« J’aurais demandé 21 ans de cotisations »

Maurice Kakou Guikahué va plus loin en estimant que, si un paiement rétroactif devait être effectué, il aurait dû couvrir toute la période écoulée depuis 2002. « Moi, je lui aurais dit de payer 21 ans », déclare-t-il, estimant que Tidjane Thiam n’aurait plus versé de cotisations entre le 11ᵉ congrès de 2002 et sa réintégration en 2023.

L’ancien responsable qualifie les accusations portées contre lui de « contre-vérités » et de « manipulation », tout en réclamant des preuves matérielles pour étayer les affirmations de ses contradicteurs.

Une sortie qui intervient alors que plusieurs membres du Bureau politique ont saisi la justice pour demander la destitution de Tidjane Thiam, estimant qu’il ne remplissait pas la condition de dix années de présence au Bureau politique exigée pour briguer la présidence du parti.

Le verdict, initialement attendu le 30 juillet, a été renvoyé au 22 octobre 2026. En attendant cette décision, Tidjane Thiam conserve le soutien affiché de la direction du PDCI-RDA et de plusieurs instances du parti, tandis que les divergences internes continuent d’alimenter le débat sur sa légitimité à la tête de la formation politique.

LIRE AUSSI : Procès contre Tidjane Thiam : le PDCI-RDA s’inquiète du report du verdict au 22 octobre

Mercato : Yan Diomandé rejoint le Real Madrid pour 125 M€, un transfert record pour le RB Leipzig

Le Real Madrid a frappé un grand coup sur le marché des transferts en officialisant, ce jeudi, l’arrivée de Yan Diomandé. L’ailier ivoirien de 19 ans rejoint la Maison Blanche en provenance du RB Leipzig, où il s’est rapidement imposé comme l’un des jeunes talents les plus prometteurs d’Europe.

 

Le joueur a signé un contrat de sept ans, le liant au club madrilène jusqu’en 2033. Selon les informations communiquées, l’opération est estimée à 125 millions d’euros, auxquels pourraient s’ajouter 15 millions d’euros de bonus. Avec cette transaction, le RB Leipzig réalise la plus importante vente de son histoire. Le montant du transfert dépasse le précédent record détenu par Joško Gvardiol, transféré à Manchester City en 2023 pour 90 millions d’euros.

Le parcours de Yan Diomandé illustre une progression particulièrement rapide. Après un passage de six mois à Leganés, en Espagne, au début de l‘année 2025, l’international ivoirien avait rejoint le RB Leipzig, qui avait alors levé sa clause libératoire de 20 millions d’euros.

En une seule saison complète chez les professionnels, Diomandé a changé de dimension. Avec 13 buts et 10 passes décisives en 36 matchs, Yan Diomandé s’est imposé comme l’une des grandes révélations du championnat allemand. Déjà international ivoirien (14 sélections, 3 buts), il a suscité l’intérêt de plusieurs grands clubs européens, dont le Paris Saint-Germain, avant de choisir le Real Madrid.

 

Hervé Renard de retour chez les Éléphants : « La Côte d’Ivoire est une nation faite pour remporter des trophées »

La Fédération Ivoirienne de Football (FIF) a officiellement installé Hervé Renard à la tête de la sélection nationale ce jeudi 6 août 2026. Le nouveau sélectionneur des Éléphants a été présenté lors d’une conférence de presse organisée au siège de la FIF, en présence du président de l’instance, Yacine Idriss Diallo, et des membres du Comité exécutif.

Ce retour marque une nouvelle étape dans le projet sportif de la Fédération, qui entend maintenir la Côte d’Ivoire parmi les grandes nations du football africain à l’approche des prochaines échéances internationales.

 

Un hommage appuyé à Emerse Faé

Avant d’évoquer l’avenir, la FIF a tenu à saluer le travail accompli par Emerse Faé, dont le contrat a pris fin le 31 juillet 2026 après deux années à la tête des Éléphants.

« Je tiens à exprimer toute notre reconnaissance à Emerse Faé, à son staff, à ses collaborateurs ainsi qu’à tous les joueurs qui ont participé à ces deux années d’aventure. Les résultats obtenus ont permis au football ivoirien de retrouver toute sa place sur la scène internationale », a déclaré le Président de la FIF.

Il souligne que les résultats obtenus ont permis au football ivoirien de retrouver une place importante sur la scène internationale. Pour le président de la FIF, le changement de sélectionneur s’inscrit dans une logique de continuité et d’évolution du projet sportif national.

La Fédération justifie le choix d’Hervé Renard par son expérience, sa connaissance du football africain et sa capacité à gérer les grands rendez-vous. Selon Yacine Idriss Diallo, les prochaines éditions de la Coupe d’Afrique des Nations, programmées à deux ans d’intervalle, représentent un cycle particulier nécessitant une forte expertise et une grande capacité d’adaptation.

« Le Comité Exécutif a estimé qu’Hervé Renard réunissait toutes ces qualités », a expliqué le président de la FIF, assurant que l’institution mettra à disposition du technicien français les meilleures conditions de travail pour atteindre les objectifs fixés.

 

« Un immense honneur de revenir avec la Côte d’Ivoire »

De son côté, Hervé Renard a exprimé sa satisfaction de retrouver la sélection ivoirienne, qu’il considère comme un défi majeur dans sa carrière.

« J’avais décidé depuis plusieurs mois de revenir en Afrique. Revenir avec la Côte d’Ivoire est un immense honneur. Nous avons devant nous de grands objectifs et un énorme travail à accomplir avec les deux prochaines Coupes d’Afrique des Nations », a-t-il indiqué le nouveau patron des Éléphants, remerciant les acteurs ayant facilité son retour sur le continent africain.

Le technicien français a également expliqué qu’il souhaitait depuis plusieurs mois reprendre une expérience en Afrique, convaincu du potentiel de l’équipe ivoirienne et des ambitions qu’elle porte. Conscient de l’attente des supporters ivoiriens, Hervé Renard entend placer l’exigence et la discipline au centre de son projet.

« Les attentes des supporters ivoiriens sont immenses, comme toujours. La Côte d’Ivoire est une nation faite pour remporter des trophées. Nous devons être exigeants au quotidien afin d’obtenir les meilleurs résultats possibles », a conclu le nouveau sélectionneur des Éléphants.

Avec les prochaines Coupes d’Afrique des Nations en ligne de mire, la FIF et son nouveau sélectionneur affichent une ambition commune qui est de consolider les acquis récents et maintenir les Éléphants au sommet du football continental.

SOTRA / Yopougon : la gare Kouté délocalisée temporairement vers SIDECI pour la fête de l’Indépendance

La Société des Transports Abidjanais (SOTRA) adapte temporairement son dispositif à l’occasion des célébrations du 66ᵉ anniversaire de l’Indépendance de la Côte d’Ivoire. Dans un communiqué publié le 5 août 2026, l’entreprise annonce la délocalisation provisoire de la gare Kouté vers le terminus SIDECI les jeudi 6 et vendredi 7 août 2026.

 

Durant ces deux journées, les usagers habitués à emprunter la gare Kouté devront effectuer leurs départs et leurs arrivées depuis le terminus SIDECI, qui servira exceptionnellement de point de correspondance. Ces célébrations entraînent traditionnellement des ajustements dans la circulation, des restrictions temporaires sur certains axes et des réorganisations des services publics afin de garantir le bon déroulement des activités.

Face à ces contraintes, la SOTRA réorganise temporairement son fonctionnement tout en maintenant la continuité du service offert aux voyageurs. La société de transport invite les passagers concernés à prendre leurs dispositions afin d’éviter les perturbations liées à ce changement temporaire. Les voyageurs sont notamment encouragés à prévoir un temps supplémentaire pour rejoindre le terminus SIDECI et à suivre les éventuelles informations communiquées par la SOTRA sur l’évolution du réseau.

Cette modification reste limitée aux 6 et 7 août 2026. À l’issue des festivités, la gare Kouté retrouvera son fonctionnement habituel, sauf nouvelle indication de l’entreprise.

LIRE AUSSI : Fête de l’Indépendance : le 4ᵉ pont fermé temporairement à la circulation du 5 au 7 août

Avec cette délocalisation ponctuelle, la SOTRA cherche à maintenir la fluidité du transport urbain tout en accompagnant les exigences liées à l’organisation de l’une des principales célébrations nationales. Les usagers de la gare Kouté sont donc invités à se rendre au terminus SIDECI pendant la période concernée avant la reprise normale des activités.

SODECI
© SODECI

Côte d’Ivoire : l’INFAS devient un établissement public hospitalier national pour la formation des soignants

À l’issue du Conseil des ministres du 5 août 2026, le gouvernement ivoirien a adopté deux réformes majeures dans le secteur de la santé. L’INFAS change de statut et devient un Établissement public hospitalier national (EPHN) tandis que le second réorganise le Centre national d’excellence en prévention et traitement de l’insuffisance rénale (CNEPTIR), avec une avancée notable pour la dialyse pédiatrique.

Jusqu’ici classé comme Établissement public à caractère administratif (EPA), l’INFAS franchit un nouveau cap institutionnel. Son changement de statut vise à transformer l’établissement en véritable structure hospitalière d’enseignement, capable d’assurer une meilleure articulation entre formation théorique, pratique clinique et besoins du terrain.

 

Une réforme inscrite dans la modernisation du système hospitalier

La transformation de l’INFAS s’inscrit dans la dynamique engagée par la loi n°2019-678 du 23 juillet 2019 portant réforme hospitalière, qui vise à moderniser l’offre de soins en Côte d’Ivoire. En repositionnant l’institut au sein du dispositif hospitalier national, le gouvernement cherche à répondre à un enjeu central qui est de mieux adapter les compétences des agents de santé aux réalités des établissements de soins.

Parallèlement, la réorganisation du CNEPTIR confirme la volonté des autorités de renforcer les structures spécialisées face à la progression des maladies rénales en Afrique de l’Ouest, où l’accès aux soins spécialisés demeure encore un défi majeur.

 

La dialyse pédiatrique, une nouvelle priorité sanitaire

Au-delà de la réforme institutionnelle, l’évolution du CNEPTIR marque une avancée importante dans la prise en charge des enfants souffrant d’insuffisance rénale. L’élargissement des missions du centre à la dialyse pédiatrique répond à une problématique longtemps restée insuffisamment couverte. Jusqu’à présent, de nombreux jeunes patients nécessitant des soins spécialisés étaient confrontés à des difficultés d’accès aux traitements adaptés.

Si ces décisions ouvrent de nouvelles perspectives pour le secteur sanitaire ivoirien, leur réussite dépendra de leur mise en œuvre concrète. Le renforcement des infrastructures, la disponibilité des équipements et la mobilisation de ressources humaines qualifiées seront déterminants pour transformer ces annonces en résultats visibles.

Pour l’INFAS, le nouveau statut pourrait favoriser le développement de partenariats académiques, la recherche appliquée et une meilleure intégration avec les structures hospitalières. Mais il nécessitera également des investissements conséquents pour produire les effets attendus. De même, l’extension des services du CNEPTIR aux enfants exigera la formation d’équipes spécialisées et un accompagnement durable afin de garantir une prise en charge efficace.

LIRE AUSSI : Sikensi : le décès d’une femme enceinte relance le débat sur la prise en charge des urgences obstétricales

Avec ces deux réformes, le gouvernement dessine une nouvelle approche du système de santé, reliant la formation des professionnels aux besoins spécifiques des patients. La transformation de l’INFAS et la montée en puissance du CNEPTIR illustrent une volonté de construire une offre sanitaire plus spécialisée et mieux adaptée aux défis actuels.

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 05 août 2026

Présidé par le chef de l’État, Alassane Ouattara, le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 5 août 2026 au Palais de la Présidence de la République à Abidjan. De 11h à 14h15, le gouvernement a examiné plusieurs dossiers majeurs inscrits à l’ordre du jour.

 

 

Les délibérations du Conseil ont porté sur les points suivants :A/-Mesures Générales,

  • Projets de loi et d’ordonnance
  • Projets de décrets

B/-Mesures Individuelles

C/-Communications

D/-Divers

 

 

A/– MESURES GENERALES

 

PROJETS DE LOI ET D’ORDONNANCE

Au titre du Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget, en liaison avec le Ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat et le Ministère du Plan et du Développement ;

Le Conseil a adopté une ordonnance portant mise en œuvre de la quatrième phase du démantèlement tarifaire dans le cadre de l’Accord de Partenariat Economique entre la Côte d’Ivoire et l’Union Européenne, et le projet de loi de ratification y afférent.

Conformément au calendrier convenu entre les parties, un accès préférentiel au marché national est reconnu aux produits de l’UE, sur une période de dix (10) ans, en cinq (05) phases de démantèlement, allant de 2019 à 2029. Les première, deuxième et troisième phases du démantèlement tarifaire ont démarré respectivement les 1er janvier 2019, 1er janvier 2021, et 1er janvier 2024.

La quatrième phase du démantèlement tarifaire, entrée en vigueur au 1er janvier 2026, comporte 1074 lignes tarifaires obtenues à la suite de la migration du Tarif Extérieur Commun de la CEDEAO de 2017 vers la version 2022 du système harmonisé.

Les produits originaires de l’Union Européenne et couverts par cette phase de démantèlement, sont exonérés du paiement du droit de douane à l’occasion de leur importation sur le marché national.

Cette ordonnance organise la mise en œuvre des termes de l’accord de libre-échange relatifs à la quatrième phase du démantèlement tarifaire telle que convenue par les parties.

 

PROJETS DE DECRETS

  1. Au titre du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, en liaison avec le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget et le Ministère du Plan et du Développement ;

Le Conseil a adopté un décret portant ratification de l’Accord de prêtn° 2026012/PR CI 2026 19 00, d’un montant total de trente milliards (30 000 000 000) de Francs CFA, conclu le 22 mai 2026, entre la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et la République de Côte d’Ivoire, en vue du financement partiel du projet de réhabilitation des sites et de renforcement de la plateforme de vidéoprotection.

Le financement objet de cet Accord est destiné à la réhabilitation et à l’extension des réseaux de communication électrique et de vidéo surveillance issus des phases précédentes du projet.

Il permettra, plus spécifiquement, de renforcer la résilience des infrastructures et de renouveler les installations vétustes, d’accroître les capacités d’analyse et de détection de nouvelles menaces, et d’améliorer la protection du cyber espace national.

 

2.Au titre du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, en liaison avec le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget, , le Ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et des Productions Vivrières et le Ministère du Plan et du Développement ;

Le Conseil a adopté un décret portant ratification de l’Accord de prêt n° 2026004/PR CI 2026 17 00, d’un montant total de vingt-neuf milliards sept cents millions (29 700 000 000) de Francs CFA, conclu le 11 mai 2026, entre la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et la République de Côte d’Ivoire, en vue du financement partiel de la phase de consolidation du projet de développement intégré du Wassoulou.

Le projet initial du développement du Wassoulou prévoit notamment la construction de deux (02) barrages collinaires d’une capacité totale de 18,3 millions de mètres cubes, ainsi que l’aménagement de 249 hectares de périmètres irrigués à l’aval des barrages, la réhabilitation et la construction de parcs et de marchés à bétail, la construction d’un marché régional de gros, ainsi que la réalisation de 77,5 kilomètres de pistes de désenclavement du site de production.

Le financement objet de cet accord porte spécifiquement sur la prise en charge des travaux de construction des deux (02) barrages prévus à Wahiré et à Gbahanla, la réalisation du marché régional de gros et l’aménagement de 800 hectares de périmètres irrigués en aval des barrages de Wahiré, de Gbahanla, de Wossa, de Samanko, de Siensoko et de Bireko-Deguini.

 

3.Au titre du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, en liaison avec le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget, le Ministère de l’Urbanisme, du Logement et du Cadre de Vie et le Ministère du Plan et du Développement ;

Le Conseil a adopté un décret portant ratification de l’Accord de prêt n°2026034/PR CI 2026 16 00, d’un montant total de quarante-deux milliards (42 000 000 000) de Francs CFA, conclu le 06 mai 2026, entre la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et la République de Côte d’Ivoire, en vue du financement partiel du projet de construction de 4300 logements sociaux et économiques en Côte d’Ivoire – Phase 4 de 840 logements à Bouaké et des infrastructures sociales connexes.

Le projet prévoit non seulement la construction de 4.300 logements sociaux et économiques, dont 2.360 logements à Abidjan, 420 logements à Yamoussoukro et 1520 logements à Bouaké, la viabilisation des trois (03) sites d’une superficie de 30 hectares environ, retenus à cet effet, mais également le renforcement de l’accès des populations aux services sociaux de base, ainsi que la promotion de modes innovants d’accession aux logements, en faveur des ménages à faibles revenus.

4.Au titre du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, en liaison avec le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget, et le Ministère des Mines, du Pétrole et de l’Energie ;

Le Conseil a adopté un décret portant ratification de l’Accord de don, d’un montant total de trois cents millions (300 000 000) de Dollars US, soit environ cent soixante et onze milliards six cent cinquante-quatre millions huit cent soixante-quatorze mille cent quatre-vingt-onze (171 654 874 191) Francs CFA, conclu le 16 septembre 2025, entre les Etats-Unis d’Amérique, agissant par l’intermédiaire du Millennium Challenge Corporation (MCC), et la République de Côte d’Ivoire, pour le financement du Programme compact régional pour l’énergie.

Ce don est destiné au financement des activités liées au programme régional d’électricité en Côte d’Ivoire. Ce programme porte sur deux (02) activités essentielles, à savoir l‘appui au marché régional de l’électricité de la CEDEAO, à travers l’opérationnalisation de la deuxième phase du Système d’Echanges d’Energie Electrique Ouest Africain (EEEAO), et la modernisation du réseau électrique national.

Ces différentes activités consistent en la réalisation d’investissements ciblant les outils, les équipements et les infrastructures du réseau électrique ivoirien, afin de répondre aux exigences techniques et de fonctionnement du marché, et d’augmenter corrélativement la quantité nette d’électricité échangée par notre pays sur le marché régional.

 

5.Au titre du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, en liaison avec le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget ;

Le Conseil a adopté cinq (05) décrets :

  • un décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Comité de Concertation entre l’Etat et la Société Civile ;
  • un décret portant attributions, organisation et fonctionnement du Conseil Supérieur Consultatif des Religions et des Convictions, en abrégé C.S.C.R.C ;
  • un décret fixant le coût et les modalités de paiement du droit de dépôt du dossier des Organisations de la Société Civile et des frais de dossier d’enquête de moralité ;
  • un décret fixant le montant de la dotation initiale minimale de la fondation reconnue d’utilité publique ;
  • un décret fixant les conditions de l’appel public à la générosité par les fondations reconnues d’utilité publique.

 

6.Au titre du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, en liaison avec le Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget et le Ministère du Plan et du Développement ;

Le Conseil a adopté un décret relatif aux conditions de réception des dons et legs par les Organisations de la Société Civile, aux avantages consentis auxdites Organisations et à la tenue de leurs états financiers.

Ce décret et les cinq (05) précédents interviennent en application de l’ordonnance n° 2024-368 du 12 juin 2024 relative à l’organisation de la société civile.

Ils précisent les conditions et les modalités du déploiement de l’action des Organisations de la Société Civile, et organisent en synergie le cadre de leur participation active et structurée à l’élaboration, à la mise en œuvre et au suivi des politiques publiques.

 

7.Au titre du Ministère des Mines, du Pétrole et de l’Energie, en liaison avec le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget et le Ministère de l’Environnement et de la Transition Ecologique ;

Le Conseil a adopté trois (03) décrets portant chacun attribution d’un permis de recherche minière :

  • un décret portant attribution d’un permis de recherche, valable pour l’or, à la société « AVESORO COTE D’IVOIRE S.A.U avec C.A », dans les départements de Prikro et de Sandégué ;
  • un décret portant attribution d’un permis de recherche, valable pour l’or, à la société « AVESORO COTE D’IVOIRE S.A.U avec C.A », dans le département d’Oumé ;
  • un décret portant attribution d’un permis de recherche valable pour l’or, à la société « BARRICK GOLD COTE D’IVOIRE SARL », dans le département de Korhogo.

Ces permis de recherche sont délivrés conformément aux conditions techniques et environnementales requises. Leur durée de validité est fixée à quatre (04) ans.

8.Au titre du Ministère des Mines, du Pétrole et de l’Energie, en liaison avec le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget ;

Le Conseil a adopté trois (03) décrets :

  • un décret portant approbation de la Convention de concession pour la conception, le financement, la construction, la détention en pleine propriété, l’exploitation, la maintenance et le transfert de propriété d’une centrale thermique de production d’électricité à cycle combiné d’une puissance totale maximale de 470 MW, à Taboth ;
  • un décret portant approbation de la Convention pour la fourniture de services de location et d’exploitation d’une unité flottante de production d’électricité de 225 MW, à Abidjan ;
  • un décret portant approbation de la Convention de prestation de services pour la location et l’exploitation d’une centrale thermique modulaire d’une capacité cumulée de 40 MW, à Attakro et à Abrobakro.

Dans le cadre de la politique de développement du parc de production d’électricité engagée par le Gouvernement, les opérateurs privés ont été incités à soumettre des offres portant sur le financement, la conception, la réalisation, l’exploitation et la maintenance de nouvelles unités de production ainsi que d’infrastructures connexes, en vue de faire face à la forte croissance de la demande d’énergie observée ces dernières années.

Ainsi, ces différents décrets entérinent et engagent chacun la mise en œuvre des termes de trois (03) conventions de partenariat public privé signées avec trois (03) opérateurs privés du secteur de l’électricité, à savoir la Convention GENSER ENERGY TABOTH portant sur une centrale thermique à cycle combiné de 470 MW, la Convention POWER 32 portant sur une centrale thermique à cycle combiné d’environ 225 MW, et la Convention PIPS portant sur une centrale thermique modulaire de 40 MW, correspondant à une capacité de production totale d’environ 735 MW.

9.Au titre du Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle, en liaison avec le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget ;

Le Conseil a adopté deux (02) décrets :

  • le premier décret transforme l’Etablissement Public à caractère Administratif dénommé Institut National de Formation des Agents de Santé, en abrégé INFAS, en Etablissement Public Hospitalier National ;

En application de la loi n° 2019-678 du 23 juillet 2019 portant réforme hospitalière, ce décret restructure le cadre organique et le fonctionnement de l’INFAS et lui confère le statut d’Etablissement Public Hospitalier National.

Ce nouveau dispositif permettra de rehausser la qualité de la formation initiale et de la formation continue dispensées par l’établissement, et de mettre à la disposition du système hospitalier du personnel qualifié à même d’assurer des soins de qualité aux populations.

  • le deuxième décret porte attributions, organisation et fonctionnement d’un Etablissement Public Hospitalier National (EPHN) dénommé Centre National d’Excellence en Prévention et Traitement de l’Insuffisance Rénale, en abrégé CNEPTIR.

Créé en octobre 2012, le CNEPTIR a été transformé en EPHN en septembre 2022, en vue d’améliorer la prise en charge médicale des malades de l’insuffisance rénale.

Dans la même dynamique, ce décret modificatif réorganise la gouvernance de l’établissement et introduit diverses innovations pour améliorer davantage la réalisation des activités de prévention et de prise en charge des patients. Il étend notamment les missions du CNEPTIR avec l’élargissement du paquet de services et de soins, particulièrement pour les enfants dont l’état de santé nécessite une hémodialyse ou une transplantation rénale.

 

10.Au titre du Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle, en liaison avec le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget, le Ministère des Ressources Animales et Halieutiques et le Ministère du Portefeuille de l’Etat et des Entreprises Publiques ;

Le Conseil a adopté un décret portant création d’un Etablissement Public à caractère Administratif dénommé Fonds National de Lutte contre les Maladies et les Urgences Epidémiques, en abrégé FNLMUE.

Ce décret transforme le Fonds National de Lutte contre le Sida (FNLS) en un Etablissement Public National à caractère administratif, social, culturel et environnemental, dénommé FNLMUE.

Cette mesure vise à renforcer la résilience du système national de santé face aux défis épidémiologiques et aux crises sanitaires.

Cette nouvelle structuration du fonds permettra en pratique, de diversifier les sources de financement, d’optimiser l’allocation des ressources, d’améliorer la gouvernance, mais également d’élargir le périmètre d’intervention à d’autres programmes prioritaires, tels que ceux concernant la tuberculose, le cancer, la nutrition, la santé maternelle et infantile, et de faire face avec sérénité aux éventuelles urgences épidémiques.

11.Au titre du Ministère des Ressources Animales et Halieutiques, en liaison avec le Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle ;

Le Conseil a adopté un décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Comité Consultatif National de la Santé Publique Vétérinaire.

Créé en application du Code de la Santé Publique Vétérinaire, le Comité Consultatif National de la Santé Publique Vétérinaire a pour mission de renforcer le dispositif de gouvernance de la santé animale, en vue d’annihiler, ou au minimum, réduire significativement l’impact économique négatif des maladies animales.

Le Comité intègre toutes les parties prenantes à la problématique de la santé publique vétérinaire, afin d’orienter au mieux le Gouvernement en matière de politique sanitaire animale et de plans d’intervention d’urgence.

12.Au titre du Ministère des Eaux et Forêts ;

Le Conseil a adopté un décret portant création, attributions, composition et fonctionnement du Comité National de Gouvernance Forestière pour la mise en œuvre de l’Accord de Partenariat Volontaire entre la Côte d’Ivoire et l’Union Européenne sur l’Application des règlementations forestières, la Gouvernance et les Echanges Commerciaux des bois et produits dérivés.

L’Accord de Partenariat Volontaire entre la Côte d’Ivoire et l’Union Européenne sur l’Application des règlementations forestières a été signé en février 2024, à Bruxelles, dans la dynamique de la lutte contre l’exploitation forestière illégale et de la garantie de la durabilité de la chaîne d’approvisionnement en bois.

Le Comité National de Gouvernance Forestière, qui regroupe l’ensemble des parties prenantes du secteur forestier, intégrant les Ministères techniques concernés, le secteur privé, la société civile et la chefferie traditionnelle, est chargé d’assurer la mise en œuvre de l’Accord sur le territoire national.

13.Au titre du Ministère du Plan et du Développement ;

Le Conseil a adopté un décret portant validation, diffusion et archivage des statistiques publiques du Système Statistique National.

Ce décret institue un cadre organisationnel harmonisé, destiné à encadrer les processus de validation, de diffusion et d’archivage des statistiques publiques produites par les organes du Système Statistique National, en vue de garantir la qualité, la cohérence, la transparence et la traçabilité des données statistiques.

Il consacre notamment l’obligation de soumettre toute production statistique publique à un processus préalable de validation associant l’organe producteur, l’Agence Nationale de la Statistique, en sa qualité d’organe de coordination technique, ainsi que le Conseil National de la Statistique, chargé de veiller à la conformité des données aux normes et standards en vigueur aux plans national et international.

14.Au titre du Ministère de la Culture et de la Francophonie, en liaison avec le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget et le Ministère du Portefeuille de l’Etat et des Entreprises Publiques ;

Le Conseil a adopté un décret portant création d’un centre culturel d’intérêt national dénommé « Centre Culturel Jacques AKA de Bouaké », en abrégé CCJAB.

Dans le cadre de la réforme de l’action publique et de la gouvernance culturelle, ce décret transforme le CCJA, anciennement Service Extérieur d’Intérêt National rattaché au Ministère en charge de Culture, en un Etablissement Public à caractère administratif, social, culturel et environnemental, et opère un changement de sa dénomination qui devient désormais, « Centre Culturel Jacques AKA de Bouaké », en abrégé CCJAB.

Ce statut juridique renforcé garantit au CCJAB une autonomie de gestion et de fonctionnement qui permet d’entrevoir la réhabilitation et la modernisation de cette institution culturelle de la région du Gbêkê.

B/– MESURES INDIVIDUELLES

Au titre du Ministère d’Etat, Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale ;

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur KANGOUTE Issa, Ambassadeur, 2e échelon, Matricule 303.634-D, actuellement Consul au Consulat Général de Côte d’Ivoire à New York, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Côte d’Ivoire près la République Algérienne et Démocratique, avec résidence à Alger.

En outre, le Conseil a donné son agrément en vue de la nomination de deux (02) ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires près la République de Côte d’Ivoire :

  • Madame NDIYAKUPI NGHITUWAMATA, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Namibie près la République de Côte d’Ivoire, avec résidence à Accra, au Ghana ;
  • Madame NIPA NIRANNOOT, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Royaume de Thaïlande près la République de Côte d’Ivoire, avec résidence à Dakar, au Sénégal.

 

 

C/– COMMUNICATIONS

 

2.Au titre du Ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique, en liaison avec le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget ;

Le Conseil a adopté une communication relative au Programme Jeunesse du Gouvernement (PJGOUV) 2026-2030.

Adossé au Plan National de Développement (PND) 2021-2025, le PJGOUV 2024, d’un coût global estimé à 1.118 milliards de francs CFA, projetait d’impacter 1.500.000 jeunes sur la période indiquée.

Au 31 décembre 2025, les résultats dépassent largement les cibles initiales : 3,6 millions de jeunes ont été impactés, en terme notamment de formations à visée d’insertion, d’insertion en milieu professionnel, de programmes d’entrepreneuriat et de bourses d’études ; 261 structures de formation et infrastructures de jeunesse ont été construites ou réhabilitées, et 6 millions de jeunes et adolescents ont été sensibilisés chaque année au civisme et contre les fléaux sociaux tels que la drogue, l’alcoolisme et le tabagisme, pour un investissement cumulé de 962,16 milliards de francs CFA dont 492,91 milliards pour les initiatives d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie, 465,89 milliards pour les infrastructures et 3,36 milliards pour les actions de prévention et de sensibilisation.

Aligné également sur les grandes orientations des politiques publiques, le PJGOUV 2026-2030 repose sur trois (3) axes stratégiques, à savoir l’accélération de la formation, de l’insertion professionnelle et de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes, le renforcement de l’engagement citoyen et de l’éthique sociale de la jeunesse, et l’amélioration des conditions d’épanouissement et de bien-être des jeunes.

Suivant cette dynamique, le PJGOUV 2026-2030 prévoit d’impacter 5,3 millions de jeunes, de construire ou réhabiliter 644 structures de formation et infrastructures de jeunesse et de sensibiliser chaque année plus de 5,3 millions de jeunes et d’adolescents aux valeurs de civisme et contre les fléaux sociaux pour un coût global de 2.869,4 milliards de francs CFA.

2.Au titre du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, en liaison avec le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget et le Ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et des Productions Vivrières ;

Le Conseil a adopté une communication relative à la contribution de la recherche universitaire à la lutte contre la maladie du « Swollen Shoot » du cacaoyer par la mise au point de bio-solutions efficaces.

Apparue dans le verger cacaoyer depuis les années 1940, la maladie du Swollen Shoot est aujourd’hui répandue sur quasiment toutes les zones de production de cacao du pays et ailleurs dans le monde. La maladie a déjà causé des dommages économiques considérables et irréversibles aux petits exploitants de cacao dans les zones d’infection massive. De 1946 à ce jour, les solutions proposées par le monde de la recherche consistaient essentiellement en l’arrachage des pieds atteints par la maladie.

Après deux (02) décennies de recherche et d’optimisation dans des champs d’expérimentation, de 2004 à 2024, une équipe de chercheurs de l’Université Nangui Abrogoua (UNA) d’Abobo-Adjamé, dirigée par le Professeur DOUMBIA Mamadou, propose une nouvelle solution pour traiter de manière définitive et durable la maladie du Swollen Shoot du cacaoyer. Cette solution consiste à utiliser un ensemble de Bio-solutions qui sont des solutions biologiques, à base de matières organiques naturelles agissant synergiquement pour le traitement et le contrôle de la maladie du Swollen Shoot.

Depuis 2014, plus de 300 ha ont été traités avec les Bio-solutions de l’UNA, avec un taux de succès de 90%, au bout de 9 mois de traitement, dans toutes les zones agro-climatiques de culture du cacaoyer en Côte d’Ivoire.

Par conséquent, les bio-solutions proposées par les chercheurs de l’UNA ont fait l’objet d’un brevet sur marque, 100% ‘’Made in Côte d’Ivoire’’.

Le Conseil, tout en saluant cette découverte majeure de nos chercheurs, a instruit le Ministre chargé de l’Enseignement Supérieur et l’ensemble des Ministres concernés, à l’effet de prendre les dispositions idoines pour renforcer le dispositif de production des bio-solutions, et de faire aboutir les études scientifiques complémentaires pour la validation pleine et entière de cette solution prometteuse pour l’éradication de la maladie du Swollen Shoot du cacaoyer.

Fait à Abidjan, le mercredi 05 août 2026
M. Amadou COULIBALY
Ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement
porteparolat@communication.gouv.ci

 

Revue de presse du 6 août : entre célébration de l’indépendance et appel à la réconciliation au cœur des Unes

À la veille de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, prévue ce vendredi 7 août à Yopougon, la presse nationale fait largement écho aux préparatifs de l’événement. Si la plupart des quotidiens mettent en avant l’organisation de cette fête nationale et les attentes autour de l’adresse à la Nation du président Alassane Ouattara, les journaux proches de l’opposition privilégient une lecture plus politique de cette commémoration.

 

Le 66ᵉ anniversaire de l’indépendance domine les Unes

Le quotidien L’Expression focalise son attention sur le discours présidentiel attendu ce jeudi soir en Une avec : « Fête de l’indépendance : ce que Ouattara va dire aujourd’hui », tandis que Fraternité Matin salue les derniers préparatifs à Yopougon sous la supervision du ministre d’État, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, titrant : « À 66 ans, Téné Birahima Ouattara sur le terrain à Yopougon : « Tout est magnifique » ; l’Inde à l’honneur avec des militaires au défilé ».

 

Yopougon au cœur des préparatifs de la fête nationale

Les journaux favorables au pouvoir mettent en avant l’ampleur du dispositif prévu pour cette édition de la fête de l’indépendance.

Le Matin annonce « du lourd à Yopougon ! », révélant le déploiement de 5 423 éléments des Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi que 534 engins pour le défilé militaire. Le quotidien revient également sur les raisons ayant motivé le choix de Yopougon comme ville hôte et reprend les propos de Téné Birahima Ouattara : « La fête sera belle, nous devons donner de l’espoir aux jeunes. »

LIRE AUSSI : Fête de l’Indépendance 2026 : 5 423 participants et 534 engins annoncés pour le défilé du 7 août à Yopougon

Dans le même esprit, Le Jour Plus titre : « La fête sera très belle, vendredi », tandis que Soir Info insiste sur les assurances du ministre de la Défense quant au bon déroulement de la cérémonie. De son côté, Le Rassemblement présente cette célébration comme « un gros héritage pour Yopougon » et annonce la participation du président gabonais aux festivités.

À l’inverse, les journaux proches de l’opposition s’interrogent davantage sur la portée politique de cette célébration.  Le Nouveau Réveil, proche du PDCI-RDA, affiche en Une : « 7 août : célébration de l’indépendance à Yopougon, fête nationale ou cérémonie d’hommage ? », exprimant ses réserves sur l’organisation de l’événement. Dans la même veine, Le Temps rappelle que l’indépendance doit aussi être synonyme de liberté, de justice et de réconciliation, invitant à une réflexion sur les valeurs qui fondent cette date historique.

 

Le camp Gbagbo relance le débat sur la réconciliation nationale

Au-delà des festivités, le débat politique reste marqué par la question de la cohésion nationale. Lors d’une conférence de presse animée par Diaby Youssouf, les proches de l’ancien président Laurent Gbagbo ont estimé que le processus de réconciliation demeure inachevé, quinze ans après la crise post-électorale de 2010-2011.

Le camp Gbagbo a dressé un bilan critique de la situation et présenté dix propositions destinées, selon lui, à favoriser une paix durable.

« Une nation ne se construit pas durablement par la peur, par l’exclusion ou par le silence, mais par le dialogue et la justice. Asseyons-nous et discutons », a déclaré le conférencier, reprenant la ligne défendue par l’ancien chef de l’État.

Si l’opposition juge les avancées insuffisantes, elle reconnaît implicitement que la Côte d’Ivoire a enregistré des progrès en matière de stabilisation depuis la crise. Le débat demeure toutefois ouvert sur la consolidation de la cohésion nationale. Cette position est relayée par Générations Nouvelles, qui barre à sa Une : « 15 ans après la crise : la réconciliation reste inachevée, alerte le camp Gbagbo », illustrant la persistance des divergences d’appréciation sur l’état de la paix sociale à la veille de la fête nationale.