Revue de presse du 14 août : violence à Kossandji, Laurent Gbagbo, orpaillage illégal et le prophète David Jérémie dominent les Unes

La presse ivoirienne consacre ses principales manchettes de ce vendredi 14 août 2026 à plusieurs sujets d’actualité. Les violences meurtrières de Kossandji, la délégation de pouvoirs décidée par Laurent Gbagbo et la progression de l’orpaillage illégal occupent une place centrale dans les journaux. L’affaire du prédicateur David Jérémie, la célébration des 80 ans du PDCI et le bilan des festivités de l’indépendance à Yopougon complètent également l’actualité.

 

Kossandji au cœur des Unes après les affrontements

Une semaine après les affrontements communautaires survenus à Kossandji, dans la sous-préfecture de Danguira, département d’Alépé, les journaux reviennent largement sur le drame qui a fait sept morts.

« Kossandji, le village compte ses morts et ses blessés », titre Le Canard déchaîné. Le journal rapporte notamment la visite d’une délégation dépêchée par Laurent Gbagbo auprès des victimes et de leurs proches afin de leur transmettre un message de « compassion et de solidarité ».

La presse s’intéresse également aux suites judiciaires de ces violences. Le Jour Plus annonce que « 18 personnes [ont été] jetées en prison » et revient sur les chefs d’accusation retenus contre elles. Le Quotidien d’Abidjan fait état de « 18 personnes interpellées et déférées devant le parquet d’Abobo », tandis que Le Matin annonce que le procureur « a ouvert une enquête ».

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La délégation de pouvoirs de Gbagbo diversement commentée

La décision de Laurent Gbagbo de déléguer ses pouvoirs à cinq cadres du PPA-CI figure également parmi les sujets mis en avant par les journaux. Le Matin y voit un « Gbagbo, le bagarreur, [qui] abandonne le ring… avant le début du combat ». Le Mandat évoque, de son côté, une « pirouette » qui « cache mal les difficultés ».

Le journal fait notamment référence aux concepts lancés par l’ancien chef de l’État et qui peinent à s’imposer, ainsi qu’au rapprochement présenté comme probable entre le PDCI-RDA, principal allié du PPA-CI, et le RHDP du président Alassane Ouattara.

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L’orpaillage illégal inquiète la presse

Les conséquences de l’orpaillage illégal sur les fleuves ivoiriens constituent un autre sujet majeur de cette revue de presse. Le Rassemblement tire la sonnette d’alarme avec le titre : « Orpaillage illégal : le danger s’amplifie dans tout le pays ». Le journal indique également qu’une grande mobilisation est orchestrée contre ce phénomène.

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Affaire David Jérémie : le procureur apporte des précisions

L’affaire du prédicateur David Jérémie occupe aussi les manchettes. Interpellé violemment dans la nuit de mardi à mercredi, le pasteur a fait l’objet de rumeurs annonçant sa mort.

L’Inter met en avant « les précisions du procureur dans l’affaire du prophète David Jérémie ». Le Canard enchaîné affirme pour sa part que « le prophète David Jérémie a été opéré du cœur », tandis que Le Nouveau Réveil s’interroge : « Qu’est-il arrivé au pasteur David Jérémie ? »

Notre Voie revient sur « l’arrestation du pasteur Jérémie Koffi dans la violence » et estime que « le pouvoir ternit l’image de la République ». Le Quotidien d’Abidjan s’interroge également sur les « méthodes d’interpellation des mis en cause sous le régime RHDP ».

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Le PDCI prépare la célébration de ses 80 ans

La célébration des 80 ans du PDCI figure également dans les pages des journaux. Dernière Heure rapporte notamment les propos de Georges Azaley, qui appelle à aller « à Korhogo pour honorer les pionniers du PDCI ».

Le journal indique qu’après le succès enregistré à Daloa, le parti projette désormais la conquête du Grand Nord. Le Nouveau Réveil revient lui aussi sur les enjeux de cette conquête. Nouvelle Alliance rapporte de son côté que « les femmes du parti mettent en garde les déstabilisateurs », tandis que Le Patriote met en avant « la vérité que les pro-Thiam essaient de cacher ».

 

Après l’indépendance, Yopougon fait le bilan

Près d’une semaine après les célébrations du 66e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, plusieurs journaux reviennent sur les festivités organisées à Yopougon. L’Expression évoque une célébration réussie et rapporte les remerciements d’Adama Bictogo et de ses administrés au chef de l’État, ainsi que les félicitations du COJEP pour le leadership du président Alassane Ouattara.

Le Patriote souligne également la mobilisation autour de la fête nationale et rapporte qu’« Adama Bictogo remercie les populations ». Le Mandat indique pour sa part que « Bictogo exprime sa reconnaissance à la population de Yopougon ».

Dans L’Informateur et RHDP News, « Adama Bictogo et la population disent merci à Ado ». La célébration y est présentée sous le signe de la reconnaissance et de la cohésion. L’Intelligent d’Abidjan s’intéresse toutefois aux doléances exprimées après les festivités, avec le titre : « Yopougon présente ces doléances après la fête de l’indépendance ».

Enfin, La Voie Originale relaie les propos de Jean-Gervais Tchélé, qui relance le débat sur la véritable indépendance de la Côte d’Ivoire et estime que « l’indépendance de façade [est une] souveraineté à conquérir ».

COJEP : Adama Bictogo sollicité pour la réintégration de Blé Goudé sur la liste électorale et le dégel de ses comptes

Ce Jeudi 13 août 2026, à la faveur d’une cérémonie tenue à la mairie de Yopougon, le COJEP a sollicité l’intervention d’Adama Bictogo auprès du président Alassane Ouattara pour faire avancer le dossier de Charles Blé Goudé. Le parti entend ainsi s’appuyer sur la dynamique de rapprochement observée ces derniers jours dans le paysage politique ivoirien.

La cérémonie, organisée par le comité chargé de la célébration du 66e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, a offert une tribune à Joël Poté, vice-président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP).

Au nom du COJEP, il a adressé deux demandes précises au président de l’Assemblée nationale afin que celui-ci les transmette au chef de l’État. Le parti réclame d’une part la réintégration de Charles Blé Goudé sur la liste électorale, dont il reste exclu, et d’autre part la levée du gel de ses comptes bancaires.  Pour formuler sa demande, Joël Poté s’est appuyé sur un dicton africain évoquant la fumée qui transporte les vœux vers le ciel.

« Je vais déposer nos doléances à vos pieds », a-t-il conclu.

 

Le COJEP invoque l’esprit de rapprochement

Joël Poté inscrit cette démarche dans le prolongement des récentes célébrations de la fête de l’Indépendance. Il a notamment rappelé la décision du COJEP de prendre part aux cérémonies du 7 août, une participation qu’il présente comme le signe d’une possibilité de rassemblement entre formations politiques rivales autour d’un événement national.

Pour le vice-président du parti, cette entente ponctuelle peut désormais dépasser le cadre symbolique. Il insiste toutefois sur le fait que les revendications concernant Charles Blé Goudé ne constituent pas une contrepartie à la participation du COJEP aux festivités. Le parti souhaite plutôt s’appuyer sur cette dynamique pour favoriser une ouverture sur les dossiers concernant son leader.

 

Pourquoi Blé Goudé reste exclu des listes électorales

L’exclusion de Charles Blé Goudé des listes électorales découle d’une condamnation prononcée par contumace en 2019. L’ancien chef de file des Jeunes Patriotes avait alors écopé de 20 ans de prison pour des faits de torture, d’homicides volontaires et de viol, ainsi que de dix ans de privation de ses droits et de 200 millions de francs CFA de dommages-intérêts au profit des ayants droit des victimes.

Cette condamnation ivoirienne intervient alors que Charles Blé Goudé avait été acquitté par la Cour pénale internationale (CPI) dans le cadre de son procès portant sur les violences postélectorales de 2010-2011. L’ancien leader des Jeunes Patriotes conteste toujours la décision de la justice ivoirienne. Il dénonce notamment une décision politique et injustifiée et estime que la CPI l’ayant acquitté pour des faits similaires, la justice ivoirienne ne devrait pas le condamner.

En sollicitant Adama Bictogo, le COJEP entend donc obtenir une ouverture auprès de la présidence sur les questions électorale et financière liées à Charles Blé Goudé.

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Adama Bictogo
© Adama Bictogo

Kossandji : Laurent Gbagbo exige toute la lumière sur les violences et soutient les victimes

Une délégation du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), conduite par Gervais Tchéïdé, premier vice-président exécutif du parti et commissaire général du Pacte social, s’est rendue à Kossandji, dans le département d’Alépé, lundi 10 août 2026. La mission visait notamment à apporter le message de compassion et de solidarité de Laurent Gbagbo aux populations touchées par les récentes violences.

Selon le communiqué de la mission transmis aux médias, la délégation souhaitait également s’enquérir de la situation sur le terrain après les affrontements qui ont occasionné des pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels.

« Lorsque le président Laurent Gbagbo et le PPA-CI ont appris ce qui s’est passé ici, il m’a demandé de me rendre compte de la situation. Après avoir recueilli les informations, il m’a instruit de venir vous saluer en son nom et au nom du PPA-CI », a expliqué Gervais Tchéïdé, avant de rajouter « Nous sommes venus vous dire yako. Yako aux familles des personnes décédées et yako à vous tous. Le président Laurent Gbagbo me charge de vous transmettre toute sa compassion et de souhaiter un prompt rétablissement aux blessés. »

S’adressant aux populations au nom du président du PPA-CI, l’ancien député a transmis un message de compassion aux familles endeuillées ainsi qu’aux blessés.

 

Un don aux familles affectées

Au-delà du message de solidarité, la délégation du PPA-CI a remis, au nom de Laurent Gbagbo et du parti, un important don en nature et en numéraire aux familles et aux personnes affectées par les violences. Gervais Tchéïdé a également assuré les populations de la disponibilité du PPA-CI à accompagner le village. Il a indiqué que le parti serait présent une fois la date des obsèques fixée.

La délégation a par ailleurs insisté sur la nécessité de faire toute la lumière sur les circonstances ayant conduit aux violences. Pour le PPA-CI, l’établissement de la vérité et de la justice est essentiel afin d’éviter que de tels drames ne se reproduisent à Kossandji et dans d’autres localités du pays.

 

Sept morts et 18 suspects devant le parquet

Les violences sont survenues dans la nuit du mardi 4 au mercredi 5 août 2026 à Kossandji. Dans un communiqué publié mercredi 12 août, le procureur fait état d’un bilan provisoire de sept morts, de nombreux blessés et d’importants dégâts matériels.

Sur instruction du procureur, les enquêteurs ont interpellé au moins 18 suspects et les ont déférés au parquet. Une information judiciaire les poursuit pour plusieurs infractions, dont meurtre, troubles à l’ordre public, détention illégale d’armes à feu des cinquième et sixième catégories et association de malfaiteurs.

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À ce stade, les autorités n’ont pas officiellement communiqué sur l’origine exacte des affrontements. Des sources non officielles évoquent toutefois un différend autour d’une parcelle forestière, qui aurait progressivement pris une dimension communautaire. Selon ces mêmes sources, le conflit serait parti d’une altercation entre des personnes impliquées dans un différend familial et l’exploitation de la parcelle. L’arrivée de renforts aurait ensuite contribué à faire monter les tensions dans la localité.

 

Jean Gervais Tcheide
© Jean Gervais Tcheide

Wing Loong II : voici ce que l’on sait des drones chinois récemment acquis par la Côte d’Ivoire

Avec l’acquisition de Wing Loong II chinois, la Côte d’Ivoire renforce ses capacités aériennes. Les autorités ivoiriennes ont présenté deux de ces drones après les célébrations de l’indépendance, confirmant le contrat signé en 2024 avec la société chinoise CATIC pour acquérir des vecteurs aériens de dernière génération.

Les Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI) ont confirmé l’acquisition de drones chinois Wing Loong II, quelques jours après leur première évocation publique lors du défilé militaire du 7 août 2026.

Le ministère ivoirien de la Défense avait annoncé en juin 2024 la signature d’un contrat avec China National Aero-Technology Import & Export Corporation (CATIC) pour l’acquisition de « vecteurs aériens de dernière génération ». Le modèle et le nombre d’appareils n’avaient alors pas été précisés.

Le 10 août 2026, les FACI ont finalement diffusé une vidéo montrant deux Wing Loong II sur une base aérienne de Bouaké, selon le spécialiste de défense Janes. Les appareils apparaissaient sans armement visible. Le nombre total de drones commandés reste cependant inconnu. Les informations disponibles permettent seulement de confirmer la présence d’au moins deux exemplaires livrés. La valeur du contrat et son volume global n’ont pas été rendus publics.

 

Un appareil conçu pour les missions de longue durée

Le Wing Loong II appartient à la catégorie des drones MALE, pour « moyenne altitude, longue endurance ». Construit en Chine par le groupe Chengdu Aircraft Industry, l’appareil mesure environ 11 mètres de long et affiche une envergure de 20,5 mètres. Sa masse maximale au décollage est donnée autour de 4,2 tonnes.

L’autonomie constitue l’une de ses principales caractéristiques. Selon sa configuration et sa mission, le drone peut rester en vol jusqu’à environ 32 heures et atteindre une vitesse maximale annoncée autour de 370 km/h. Une liaison satellitaire permet également aux opérateurs de contrôler le drone au-delà de la portée directe d’une station au sol.

 

Du renseignement à l’appui-feu

Les capacités du Wing Loong II vont au-delà de la simple observation. Lors du défilé du 7 août, le commentateur de la retransmission avait indiqué que les appareils disposaient de moyens de surveillance électronique et pouvaient emporter des missiles et des bombes. Les FACI ont également présenté ces drones comme des vecteurs capables d’assurer des missions de renseignement, de surveillance, de reconnaissance et d’appui-feu.

Selon les données disponibles sur le modèle, le Wing Loong II peut transporter jusqu’à environ 480 kg de charge utile, notamment grâce à plusieurs points d’emport situés sous les ailes. Il peut recevoir différents systèmes électro-optiques et infrarouges destinés à l’observation et à l’identification de cibles.

Les autorités n’ont toutefois pas rendu publics tous les équipements effectivement fournis à la Côte d’Ivoire. Le drone présenté à Bouaké portait notamment un pod sous le fuselage que Janes estime susceptible d’être un équipement de renseignement électromagnétique (COMINT). Les autorités ivoiriennes n’ont pas précisé ses capacités exactes.

 

Une diversification des fournisseurs de défense

L’acquisition des Wing Loong II intervient dans un contexte de renforcement des moyens ivoiriens de surveillance des frontières et de lutte contre les groupes armés dans le nord du pays.

La Côte d’Ivoire avait déjà commandé auprès de la France des systèmes de brouillage anti-drones et conclu, en 2024, un accord de coopération militaire avec la Turquie. L’achat de matériel chinois s’inscrit ainsi dans une stratégie de diversification des fournisseurs de défense. Selon le classement 2026 de Global Firepower, la Côte d’Ivoire occupe le 20ᵉ rang des puissances militaires africaines et le 108ᵉ rang mondial.

Avec l’arrivée des Wing Loong II, Abidjan dispose désormais d’un vecteur aérien capable de mener des missions de longue durée dédiées à l’observation et au renseignement. Selon sa configuration, l’appareil peut également assurer des missions d’appui-feu et mener des frappes ciblées.

Concours Félix Houphouët-Boigny mathématiques 2026 : Kouimedo Modeste sacré meilleur lauréat

 

Kouimedo Kedié Ange Modeste, ancien élève du lycée d’Excellence Alassane Ouattara de Grand-Bassam, s’est distingué lors de l’édition 2026 du concours Félix Houphouët-Boigny de mathématiques. Il a décroché le Prix Félix Houphouët-Boigny et le titre de « Meilleur des meilleurs », à l’issue d’une cérémonie organisée le mercredi 12 août 2026 à Abidjan.

L’édition 2026 a distingué 12 lauréats, répartis entre quatre niveaux correspondant aux différentes classes du secondaire. Tous ont été récompensés pour leurs performances en mathématiques.

Au premier niveau, réservé aux élèves de 6e et de 5e, Ané Moaye Atsel Kenani, du Collège Notre-Dame d’Afrique, a remporté le premier prix. Pour le deuxième niveau, qui concerne les classes de 4e et de 3e, la première place est revenue à Doumbia Hadja Zeinab, du lycée Sainte-Marie de Cocody.

Le troisième niveau, correspondant à la classe de seconde, a consacré Traoré Hassan Said Gouro, élève du lycée scientifique de Yamoussoukro.

Pour le quatrième niveau, regroupant les classes de première et de terminale, Kouimedo Kedié Ange Modeste, du lycée d’Excellence Alassane Ouattara de Grand-Bassam, s’est imposé. Habitué des podiums dans les compétitions africaines et mondiales de mathématiques, il a également obtenu le titre de « Meilleur des meilleurs ».

 

Des récompenses pour les lauréats

Les 12 lauréats ont reçu plusieurs récompenses à l’issue de la cérémonie. Les lots comprennent notamment une enveloppe, un diplôme, une tablette, un ordinateur portable et une médaille. Le titre de « Meilleur des meilleurs » offre à Kouimedo Kedié Ange Modeste une récompense supplémentaire composée d’un million de FCFA, d’une médaille et d’un ordinateur portable.

Institué en août 1984 avec l’accord du président Félix Houphouët-Boigny, le concours vise à détecter et accompagner les meilleurs talents en mathématiques. Le président de la Société mathématique de Côte d’Ivoire (SMCI), Pr Saliou Touré, a rappelé la portée de cette compétition. Selon lui, plusieurs anciens lauréats occupent aujourd’hui des postes de responsabilité, notamment comme ministres, présidents d’institutions ou directeurs généraux.

« Les mathématiques interviennent partout, dans toutes les couches socioprofessionnelles d’une nation moderne comme la Côte d’Ivoire », a-t-il souligné.

 

L’édition 2026 a mobilisé 2 803 participants, de la sixième à la terminale, lors de la phase de présélection. Parmi eux, 225 meilleurs candidats ont ensuite pris part à la finale, selon le président du concours, Dr Modeste Essoha. Au-delà des résultats scolaires, la compétition entend également stimuler l’intérêt des jeunes pour les sciences et leurs applications. « Vous êtes l’avenir de notre pays », a lancé le président du concours aux lauréats.

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Le directeur général de l’École nationale supérieure de statistique et d’économie appliquée (ENSEA), Dr Hugues Kouadio, a salué l’engagement de la SMCI en faveur de la promotion des talents scientifiques et rappelé la vocation d’excellence de son établissement. De son côté, le secrétaire général de la SMCI et directeur de l’Institut de recherche mathématique, Pr Adama Coulibaly, a insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts de formation et d’encadrement des jeunes.

 

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Yopougon : un jeune homme sauvé après une tentative de suicide sur la clôture d’une église à Niangon Nord

Une intervention des forces de l’ordre a permis d’éviter le pire, jeudi 13 août 2026, à Niangon Nord, dans la commune de Yopougon. Un jeune homme, installé depuis le matin sur la clôture de l’église catholique Saint-Pierre, a finalement accepté de redescendre après plusieurs heures de négociations.

La matinée de ce jeudi 13 août 2026 a été marquée par une situation inhabituelle à Niangon Nord, à Yopougon. Un jeune homme, décidé à mettre fin à ses jours, s’est installé sur la clôture de l’église catholique Saint-Pierre. La situation a rapidement attiré l’attention des riverains. Au fil des heures, des curieux se sont rassemblés autour du site pour suivre l’évolution de la situation, tandis que les forces de l’ordre se mobilisaient pour éviter une issue dramatique.

 

Plusieurs heures de négociations

Selon les informations recueillies sur place, le jeune homme aurait pris position dès 6 heures du matin. Il est resté plusieurs heures sur la clôture, maintenant le quartier dans une forte inquiétude. Alertées, les forces de l’ordre ont sécurisé les lieux et engagé des échanges avec lui afin de le convaincre de renoncer à son projet. La situation nécessitait patience et prudence, chaque intervention devant être mesurée pour éviter de provoquer une réaction dangereuse.

À 7 heures, puis à 9 heures et encore à midi, le jeune homme était toujours sur place. Pendant ce temps, la foule continuait de grossir autour de l’église. Certains riverains priaient ou observaient la scène en silence, tandis que d’autres tentaient d’enregistrer les événements avec leurs téléphones.

 

Le dénouement intervient vers 13 heures

La présence d’une importante foule a également contraint les forces de l’ordre à maintenir un périmètre sécurisé autour du site. Dans un contexte aussi délicat, l’objectif était de limiter les mouvements autour du jeune homme tout en poursuivant les négociations.

Après près de sept heures de tension, le dénouement est finalement intervenu vers 13 heures. Le jeune homme a accepté de descendre de la clôture, mettant fin à une matinée particulièrement éprouvante pour les riverains et les personnes mobilisées sur place.

La descente du jeune homme a provoqué un soulagement général dans le quartier. L’intervention et la vigilance des autorités ont permis d’éviter le pire et de mettre un terme à une situation particulièrement délicate. Au-delà de l’agitation provoquée par l’événement, cette scène met aussi en évidence la détresse qui peut se trouver derrière une tentative de suicide. Les raisons ayant conduit ce jeune homme à envisager le pire demeurent inconnues dans les informations fournies.

 

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Yan Diomandé au Real Madrid : les rumeurs sur son âge relancent le débat autour des joueurs africains

Le transfert record de Yan Diomandé au Real Madrid, évalué à 125 millions d’euros, s’accompagne d’une polémique sur son âge. Accusé sur les réseaux sociaux d’avoir dissimulé son véritable âge, le jeune international ivoirien fait face à des affirmations qui, selon les éléments disponibles dans ce dossier, ne reposent sur aucune preuve.

C’est l’un des transferts les plus marquants de ce mercato d’été. À 19 ans, Yan Diomandé rejoint le Real Madrid en provenance de Leipzig pour une indemnité annoncée à 125 millions d’euros, faisant de lui le joueur africain le plus cher de l’histoire Le jeune ailier international ivoirien arrive dans un effectif où il évoluera notamment aux côtés de Kylian Mbappé et Jude Bellingham. Le choix du club madrilène repose sur le potentiel du joueur, mais son arrivée a rapidement dépassé le seul cadre sportif.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs publications remettent en effet en cause l’âge déclaré de Yan Diomandé. Certains utilisateurs affirment qu’il aurait non pas 19 ans, mais 26, voire 37 ans, et qu’il aurait volontairement minoré son âge afin de présenter un potentiel de développement plus important aux dirigeants madrilènes.

 

Une photo utilisée pour alimenter les accusations

Une photographie censée montrer Yan Diomandé sur un terrain de football circule notamment sur les réseaux sociaux. Le cliché est présenté comme datant de 2013, mais aucune preuve n’est avancée pour établir cette date.  Cette affirmation est pourtant mise en difficulté par plusieurs éléments visibles sur la photographie. En 2013, Yan Diomandé aurait eu 6 ans et ne correspondrait donc pas au profil adolescent que certains internautes associent à l’image.

Le cliché daterait en réalité d’au moins 2020. Le joueur y porte un maillot de Chelsea arborant le sponsor Three, une entreprise de télécommunication qui a commencé à sponsoriser le club londonien en 2020. Ainsi, les accusations concernant une prétendue falsification de l’âge de Yan Diomandé ne sont étayées par aucun élément de preuve dans les informations disponibles.

Pour Ablam Gnamesso, journaliste béninois spécialisé dans le football africain, cette controverse doit également être replacée dans un contexte plus large. Il estime que les jeunes joueurs africains sont davantage exposés à ce type de soupçons.

« On ne voit pas les jeunes joueurs européens blancs être autant ciblés. Il y a une forme de racisme, de stéréotype raciste contre les joueurs noirs ou africains qui peuvent paraître plus âgés que leur âge », explique à TV5MONDE le journaliste sportif indépendant basé à Accra, au Ghana.

Le journaliste reconnaît toutefois que ces perceptions ne sont pas apparues sans précédent. Selon lui, les stéréotypes ont aussi été alimentés par des affaires de double identité et de fraude à l’âge qui ont réellement existé. Ces cas restent minoritaires, estime-t-il, mais leur existence contribue à entretenir les suspicions autour des footballeurs africains.

 

Des précédents qui alimentent les soupçons

La controverse autour de Yan Diomandé n’est donc pas un cas isolé. Les interrogations concernant l’âge des footballeurs africains existent depuis plusieurs années et se nourrissent notamment de quelques affaires avérées.

En 2020, l’international sénégalais Guirane N’Daw avait ainsi reconnu avoir minoré son âge afin de favoriser son accès au football professionnel européen. « J’ai diminué mon âge pour être professionnel », avait déclaré le milieu de terrain passé par Sochaux et le RC Lens. Le joueur avait alors expliqué cette décision en évoquant notamment les différences physiques entre les jeunes joueurs sénégalais et européens.

Certaines affaires ont également conduit à des sanctions de la part de la Confédération africaine de football (CAF) ou des fédérations nationales pour falsification d’identité. Le cas de l’international camerounais Wilfried Nathan Douala figure parmi ceux cités. Le joueur aurait eu au moins six années de plus que l’âge qu’il avait déclaré, une information révélée par le journal Le Monde Afrique.

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Ces précédents expliquent en partie la persistance des soupçons autour de l’âge des joueurs africains. Ils ne permettent toutefois pas, à eux seuls, d’établir la véracité des accusations visant Yan Diomandé, qui demeurent, dans les éléments présentés, des rumeurs sans preuve.

Abidjan : le « Prophète David Jérémie » vivant après une intervention cardiaque, le parquet dément son décès

Après avoir été victime d’un problème cardiaque, N’Guessan Koffi Aimé, alias « Prophète David Jérémie », a été opéré avec succès et se trouve dans un état stable. Dans un communiqué publié jeudi 13 août 2026, le parquet près le Tribunal de première instance d’Abidjan a ainsi démenti les informations faisant état de son décès.

Selon le communiqué du procureur de la République, N’Guessan Koffi Aimé avait été interpellé le lundi 10 août 2026 dans le cadre d’une enquête ouverte à la Préfecture de Police d’Abidjan. Dans la nuit, l’intéressé s’est plaint de douleurs à la poitrine. Il a alors été conduit à l’Institut de Cardiologie d’Abidjan afin d’y subir des examens médicaux.

Les résultats ont révélé l’obstruction d’une artère du cœur. Une intervention chirurgicale a immédiatement été pratiquée et s’est déroulée avec succès, précise le parquet. Son état de santé est actuellement jugé stable.

 

Le parquet dément les informations annonçant sa mort

Ces précisions interviennent après la diffusion, sur les réseaux sociaux, de messages annonçant le décès du « Prophète David Jérémie ». Le procureur de la République, Koné Braman Oumar, affirme clairement que ces informations sont fausses. N’Guessan Koffi Aimé est en vie, indique le communiqué publié ce jeudi 13 août à Abidjan.

Face à la circulation de ces annonces, le procureur rappelle que la diffusion de fausses nouvelles par le biais d’un système d’information constitue une infraction pénale.

Les auteurs et les personnes qui relaient de telles informations peuvent être poursuivis sur le fondement de l’article 183 du Code pénal, précise le communiqué. Les sanctions prévues vont d’un à six ans d’emprisonnement, auxquelles peut s’ajouter une amende comprise entre 500 000 et 5 millions de francs CFA.

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Ministère de la justice et des droits de l'Homme
© Ministère de la justice et des droits de l'Homme

Revue de presse du 13 août : orpaillage, Affi N’Guessan charge le gouvernement et l’emploi des jeunes à la Une

La presse ivoirienne consacre une large place, ce jeudi 13 août 2026, à deux sujets qui alimentent les débats nationaux : la progression de l’orpaillage clandestin et les enjeux liés à l’emploi et à l’insertion des jeunes. Plusieurs journaux reviennent ainsi sur les inquiétudes suscitées par l’exploitation illégale de l’or, tandis que d’autres mettent l’accent sur les échanges autour de la Journée internationale de la jeunesse.

 

Orpaillage clandestin : l’ampleur du phénomène inquiète

L’exploitation illégale de l’or revient au premier plan de l’actualité ivoirienne. La multiplication des sites d’orpaillage clandestin et les conséquences attribuées à cette pratique alimentent notamment les réactions dans la classe politique.

Le quotidien Le Jour Plus met en avant l’évolution du phénomène à travers une donnée particulièrement marquante. À sa Une, le journal titre : « Orpaillage illégal en Côte d’Ivoire : les sites sont passés de 241 en 2022 à plus de 1600 en 2026 ». Cette progression alimente les inquiétudes autour des conséquences de l’orpaillage clandestin et relance le débat sur les moyens de lutter contre cette pratique.

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Affi N’Guessan accuse le gouvernement

Après les prises de position de Charles Blé Goudé, président du COJEP, le président du Front populaire ivoirien (FPI), Affi N’Guessan, s’est également exprimé sur la question. Notre Voie relaie notamment une déclaration particulièrement critique de l’opposant à sa Une : « Le gouvernement est complice de l’orpaillage ». Cette sortie vient ainsi renforcer le débat politique autour de la lutte contre l’exploitation clandestine de l’or et de la responsabilité des pouvoirs publics face à l’ampleur du phénomène.

 

Journée internationale de la jeunesse : les jeunes exposent leurs attentes

Autre sujet mis en avant dans les journaux ce jeudi, la célébration de la Journée internationale de la jeunesse 2026 en Côte d’Ivoire. À cette occasion, des consultations nationales ont été organisées par le ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, sous la présidence du Premier ministre Robert Beugré Mambé.

La rencontre a notamment permis aux jeunes de présenter leurs préoccupations et de formuler des propositions susceptibles d’orienter l’action publique. Des orientations leur ont également été données en retour. Le quotidien Le Rassemblement revient sur cette rencontre en mettant l’accent sur la question de l’emploi. Sa Une affiche : « Lutte contre le chômage : Mambé secoue la jeunesse et le ministère ».

AfroBasket U18 féminin : la Côte d’Ivoire bat la Tunisie 45-28 et défie le Nigeria en demi-finale

Pour la première fois depuis 2006, la Côte d’Ivoire retrouve le dernier carré de l’AfroBasket féminin U18. À domicile à Abidjan, les Éléphantes ont décroché leur qualification pour les demi-finales en s’imposant 45-28 face à la Tunisie, mercredi 12 août 2026, un succès également confirmé par la FIBA.

Grâce à une défense solide et une meilleure efficacité offensive, elles ont pris les commandes dès les premières minutes. La Tunisie a éprouvé de grandes difficultés à trouver des solutions et n’a inscrit que 3 points dans le premier quart-temps, contre 14 pour la Côte d’Ivoire. Le deuxième acte a davantage souri aux Tunisiennes. Plus agressives dans les duels, elles ont profité de quelques imprécisions ivoiriennes pour remporter la période 8-7. Malgré cette réaction, les Éléphantes ont conservé l’avantage à la pause.

 

La Côte d’Ivoire creuse l’écart après la pause

Au retour des vestiaires, les Ivoiriennes ont repris le contrôle de la partie. Leur défense a de nouveau pris le dessus sur les offensives tunisiennes, tandis que les joueuses de Christelle N’garsanet ont retrouvé davantage d’efficacité sous le panier. Le troisième quart-temps s’est révélé décisif. La Côte d’Ivoire l’a remporté 14-5, portant son avance à un niveau qui a considérablement compliqué la tâche de la Tunisie.

Les Tunisiennes ont bien remporté le dernier acte 12-10, mais cette réaction est restée insuffisante. Les Éléphantes se sont finalement imposées 45-28. Les statistiques officielles de la FIBA confirment notamment la domination ivoirienne dans les premier et troisième quart-temps.

La performance collective ivoirienne a notamment été portée par Mary Diomandé, auteure de 12 points, 10 rebonds et 2 interceptions. Fatima Diouf a également contribué au succès avec 11 points et 4 interceptions. La FIBA identifie toutefois Maelhys N’Dri comme meilleure marqueuse ivoirienne du match avec 10 points dans ses statistiques officielles.

Après la rencontre, la sélectionneuse Christelle N’garsanet a salué l’engagement de ses joueuses, estimant que les consignes avaient été respectées dans l’ensemble.

Le Nigeria, dernier obstacle avant la finale

La Côte d’Ivoire devra désormais franchir l’obstacle nigérian pour atteindre la finale. Le Nigeria s’est qualifié en dominant largement le Cameroun 75-45 en quarts de finale. La demi-finale entre les deux sélections est programmée vendredi 14 août au Palais des Sports de Treichville. La fiche officielle de la FIBA fait état de deux victoires du Nigeria contre aucune pour la Côte d’Ivoire dans leurs précédents face-à-face répertoriés.