Crise postélectorale : après les propos d’Amadou Coulibaly, Blé Goudé appelle à une parole « mesurée » et rassembleuse

Le Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP) monte au créneau après les récentes déclarations du ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, sur les événements liés à la crise postélectorale de 2010-2011.

Dans une déclaration rendue publique, le parti dirigé par Charles Blé Goudé exprime sa préoccupation face à ces propos, estimant que les questions liées à cette période sensible de l’histoire ivoirienne nécessitent davantage de prudence et de responsabilité de la part des acteurs publics.

 

Un appel à préserver les acquis de la réconciliation nationale

Le COJEP rappelle que la Côte d’Ivoire continue de porter les séquelles de la crise de 2011, qui a profondément marqué la société ivoirienne. Pour la formation politique, les efforts engagés depuis près de quinze ans pour reconstruire le tissu social restent « précieux mais fragiles ». Le parti invite ainsi les responsables publics, particulièrement les membres du gouvernement, à privilégier une communication qui favorise l’apaisement et renforce la cohésion nationale.

« La parole publique doit contribuer à consolider la paix et non raviver les blessures du passé », soutient le COJEP dans sa déclaration.

 

Le COJEP évoque l’acquittement de Laurent Gbagbo par la CPI

Dans son intervention, le parti revient également sur la situation judiciaire de l’ancien président Laurent Gbagbo. Il rappelle que celui-ci a été définitivement acquitté par la Cour pénale internationale (CPI) des accusations liées à la crise postélectorale. Pour le COJEP, cette décision de justice constitue désormais un élément important dans l’approche institutionnelle de cette période de l’histoire ivoirienne. Le parti estime que les discours des responsables publics doivent tenir compte des décisions judiciaires et participer à la recherche de l’apaisement.

Au-delà de la polémique, le COJEP estime que les préoccupations majeures des populations restent liées aux conditions de vie quotidiennes. L’emploi des jeunes, la santé, l’éducation, le pouvoir d’achat, la sécurité, la justice, le développement économique et le renforcement des institutions figurent, selon le parti, parmi les véritables attentes des citoyens. Le COJEP appelle donc les responsables politiques à orienter davantage leurs discours vers ces enjeux prioritaires.

 

Amadou Coulibaly invité à adopter une posture d’équilibre

Le parti demande au porte-parole du gouvernement de faire preuve de davantage de mesure dans ses prises de parole, rappelant que sa fonction dépasse ses convictions personnelles. Selon le COJEP, les déclarations du porte-parole du gouvernement sont perçues comme engageant l’image de l’exécutif et doivent, à ce titre, refléter « l’équilibre, la responsabilité et la recherche du rassemblement ».

Dans sa déclaration, le COJEP interpelle également l’ensemble de la classe politique ivoirienne, majorité comme opposition, afin de préserver un débat démocratique fondé sur le respect mutuel et la responsabilité. Le parti estime que les divergences politiques sont normales dans une démocratie, mais qu’elles ne doivent pas fragiliser les efforts accomplis pour reconstruire le vivre-ensemble.

LIRE AUSSI : « Laurent Gbagbo nous parle de pacte social, lui qui a rompu tous les pactes sociaux » : Amadou Coulibaly charge l’ancien président

En conclusion, le COJEP réaffirme son engagement en faveur d’une Côte d’Ivoire « réconciliée, stable et prospère », appelant chaque acteur public à faire de la cohésion nationale une priorité.

Conseil des ministres du 22 juillet 2026 : Voici les décisions clés du gouvernement ivoirien

Le mercredi 22 juillet 2026, le Palais présidentiel d’Abidjan a accueilli un Conseil des ministres présidé par le chef de l’État, Alassane Ouattara. La réunion, tenue de 11h à 14h, a porté sur plusieurs dossiers majeurs de la vie nationale.

Les délibérations du Conseil ont porté sur les points suivants :

A/-Mesures Générales,

 1. Projets de décrets

B/-Communication

C/-Divers

 

A/– MESURES GENERALES

PROJETS DE DECRETS

  • 1. Au titre du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, en liaison avec le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget, et le Ministère du Plan et du Développement ;

Le Conseil a adopté un décret portant ratification de l’Accord de prêt , d’un montant total de dix-sept millions (17000 000) de Dollars Américains (USD), soit environ neuf milliards cinq cent soixante-dix-neuf millions cent trente mille six cent soixante-deux (9 579 130 662) Francs CFA, conclu le 13 avril 2026, entre la Banque Arabe de Développement Economique en Afrique (BADEA) et la République de Côte d’Ivoire, pour le financement du projet d’Augmentation du capital social de la Shelter Afrique Development Bank (ShafDB).

Le financement objet de cet accord, est destiné à la prise de participation au capital social de la Shelter Afrique Development Bank, à hauteur de 3,3 millions de Dollars Américains, ainsi qu’au financement de la souscription à l’augmentation du capital, pour un montant de 13,7 millions de Dollars Américains.

Cette opération permettra à la Côte d’Ivoire de porter sa participation au capital de la ShafDB de 4 % à 10 %, de consolider son positionnement au sein de l’institution avec un siège permanent au Conseil d’administration, et d’accroître les flux de financements de la banque dédiés aux logements sociaux et au développement urbain dans notre pays.

 

  • 2. Au titre du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, en liaison avec le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget, et le Ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat ;

Le Conseil a adopté un décret portant ratification de l’avenant n°3 à la convention de crédit n° CCI 1484 02 M, complément de financement n° CCI 1484 05, d’un montant total de vingt-huit millions deux cent quatre-vingt-cinq mille deux cent cinquante-sept (28 285 257) Euros, soit dix-huit milliards cinq cent cinquante-trois millions neuf cent douze mille trois cent vingt-six (18 553 912 326) Francs CFA, conclu le 11 octobre 2024, entre l’Agence Française de Développement (AFD) et la République de Côte d’Ivoire, en vue du financement complémentaire du projet d’aménagement des marchés de Bouaké et de Yopougon.

L’avenant n° 3 à la convention de crédit n° CCI 1484 02 M, objet du présent décret, porte sur un financement complémentaire affecté aux ressources initialement mobilisées pour l’aménagement des marchés de Bouaké et de Yopougon.

A terme, ces infrastructures modernes, à savoir la zone marchande de Bouaké et le marché de demi-gros et de détail de Yopougon, permettront d’améliorer les conditions d’approvisionnement et de commercialisation des produits, et de revaloriser les fonctions commerciales de ces deux (02) grandes communes.

 

  • 3. Au titre du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, en liaison avec le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget, et le Ministère des Infrastructures et de l’Entretien Routier ;

Le Conseil a adopté deux (02) décrets portant ratification d’Accord de financement :

  • le premier décret ratifie l’Accord de prêt N°2026015/PR CI 2026 14 00, d’un montant total de trente milliards (30 000 000 000) de Francs CFA, conclu le 28 avril 2026, entre la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et la République de Côte d’Ivoire, en vue du financement partiel du projet d’aménagement et de bitumage de la route Yabayo-Buyo (60 km).

Ce projet vise globalement à renforcer la structuration du réseau urbain, en vue de soutenir la dynamique de développement économique équilibrée du pays.

Il comprend, non seulement, l’aménagement et le bitumage de la route Yabayo-Buyo, d’un linéaire total de 60 km, mais également des opérations de bitumage de huit (08) km de voiries urbaines, réparties entre Buyo, Dapéoua et Yabayo, la construction de clôtures pour les établissements scolaires et les centres de santé ruraux, l’aménagement de plusieurs espaces publics à Buyo et la réalisation de dix (10) forages dans la localité de Buyo.

  • le deuxième décret ratifie l’Accord-cadre de vente à tempérament N° CIV-1036, d’un montant total de quinze millions deux cent cinquante mille (15 250 000) Euros, soit dix milliards trois millions trois cent quarante-quatre mille deux cent cinquante (10 003 344 250) Francs CFA, conclu le 08 juin 2026, entre la Banque Islamique de Développement (BID) et la République de Côte d’Ivoire, pour le financement additionnel au projet de construction de routes du centre-ouest en Côte d’Ivoire.

Le financement objet de cet accord, permettra de réhabiliter en routes revêtues deux (02) tronçons de routes de terre, d’une longueur totale de 100 km, reliant Toulepleu-Zouan Hounien et Séguélé-Mankono.

Il prend également en compte les travaux d’aménagement connexes incluant notamment, la construction d’ouvrages de drainage, de ponts et de tronçons de voiries urbaines ainsi que l’aménagement d’éclairage public et de stations de pesage.

 

  • 4. Au titre du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, en liaison avec le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget, et le Ministère de la Cohésion Nationale, de la Solidarité et de la Lutte Contre la Pauvreté ;

Le Conseil a adopté un décret portant ratification de l’Accord de prêt n° 8034-CI, d’un montant total de quatre-vingt-sept millions trois cent mille (87 300 000) Euros, soit cinquante-sept milliards deux cent soixante-cinq millions quarante-six mille cent (57 265 046 100) Francs CFA, conclu le 05 juin 2026, entre l’Association Internationale de Développement (AID) et la République de Côte d’Ivoire, en vue du financement du projet de développement communautaire et local dans l’ouest de la Côte d’Ivoire.

Le projet a pour objectif d’améliorer l’accès aux services de base ainsi qu’aux opportunités économiques dans l’ouest du pays. Il prévoit notamment la construction, la réhabilitation, la modernisation et l’équipement d’infrastructures communautaires à petite échelle, notamment des établissements scolaires, des centres d’alphabétisation et des centres de santé, identifiées par les communautés bénéficiaires elles-mêmes.

Au plan socio-économique, le projet intègre l’appui en intrants agricoles, l’amélioration de l’approvisionnement en eau potable, le renforcement des réseaux de connectivité entre les zones de production et les pôles économiques et le financement d’activités génératrices de revenus pour l’autonomisation des jeunes et des femmes.

 

  • 5. Au titre du Ministère des Mines, du Pétrole et de l’Energie, en liaison avec le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget, le Ministère de l’Environnement et de la Transition Ecologique ;

Le Conseil a adopté quatre (04) décrets portant chacun attribution d’un permis de recherche minière :

  • un décret portant attribution d’un permis de recherche, valable pour l’or, à la société « RORO’S MINING SARL », dans les départements de Dianra et de Mankono ;
  • un décret portant attribution d’un permis de recherche, valable pour l’or, à la société « XMI SARL », dans les départements de Dabakala et de Kong ;
  • un décret portant attribution d’un permis de recherche valable pour l’or, à la société « PIONEER MINERALS SARL », dans le département de Korhogo ;
  • un décret portant attribution d’un permis de recherche valable pour l’or, à la société « MAJOR STAR PLUS SARL », dans le département de Bondiali.

Ces permis de recherche sont délivrés conformément aux conditions techniques et environnementales requises. Leur durée de validité est fixée à quatre (04) ans.

 

  • 6. Au titre du Ministère du Portefeuille de l’Etat et des Entreprises Publiques, en liaison avec le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget, et le Ministère de l’Urbanisme, du Logement et du Cadre de Vie ;

Le Conseil a adopté un décret autorisant la cession d’un ensemble immobilier du Bureau National d’Etudes Techniques et de Développement, en abrégé BNETD, objet du titre foncier N°4 496 de la circonscription foncière de Cocody.

L’ensemble immobilier, sis à Cocody, composé d’une parcelle de terrain, d’une superficie de 22,2 hectares et des constructions qui y sont édifiées, propriété du BNETD, société d’Etat, est prévu pour être cédé à un opérateur privé spécialisé dans le développement de projets immobiliers et touristiques de grande envergure, dès l’achèvement des travaux de construction du nouveau siège du BNETD.

Conformément à la législation en vigueur en matière d’aliénation des biens immobiliers des sociétés d’Etat, ce décret approuve les termes de l’opération.

 

B /– COMMUNICATION

Au titre du Ministère du Plan et du Développement, en liaison avec le Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale et le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget ;

Le Conseil a entendu une communication relative au compte rendu du Groupe Consultatif pour le financement du Plan National de Développement (PND) 2026-2030, organisé les 08 et 09 juillet 2026 au Sofitel Hôtel Ivoire d’Abidjan.

Cette rencontre, tenue sous la haute autorité du Président de la République, et la présence effective du Vice-Président de la République, a enregistré plus de 3.600 participants issus de 49 pays, parmi lesquels comptaient les autorités de haut rang des principales institutions financières internationales, des Banques Multilatérales de Développement, des Fonds d’Investissement, des investisseurs privés ainsi que des Partenaires Techniques et Financiers.

Ces assises ont permis, non seulement, de renforcer la compréhension des priorités du PND 2026-2030, mais également de mettre en valeur le potentiel économique, le savoir-faire et les capacités d’innovation de notre pays.

Les travaux ont été marqués par l’ampleur des engagements financiers annoncés par les partenaires au développement. Ces annonces d’un montant global de 80 milliards de Dollars Américains, soit 47.820 milliards de francs CFA, représentent environ quatre fois l’objectif de mobilisation de 20,3 milliards de Dollars Américains, dépassant très largement les attentes du Groupe Consultatif.

En marge des travaux, le Gouvernement a signé cinq (05) accords de financement avec la Banque mondiale, représentant un engagement nouveau de près de 875 millions de Dollars Américains en faveur de notre pays, soit environ 480 milliards de francs CFA. Ces accords couvrent les domaines essentiels que sont le développement communautaire, l’investissement privé, l’emploi, la gestion des ressources publiques et le développement des compétences.

Le Conseil salue à nouveau le niveau remarquable des engagements ainsi que cette forte adhésion aux priorités de développement de notre pays, qui traduisent la qualité du partenariat de la Côte d’Ivoire avec les institutions multilatérales, les partenaires bilatéraux, les institutions financières, les investisseurs privés et l’ensemble des acteurs du développement représentés.

 

C – DIVERS

Le prochain Conseil des Ministres se tiendra le 5 août 2026, à Abidjan.
Fait à Abidjan, le mercredi 22 juillet 2026
M. Amadou COULIBALY
Ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement
porteparolat@communication.gouv.ci

Coupe du monde : la pétition « Argentina Out » rassemble 23 millions de signatures et frôle un record historique

La contestation autour de l’Argentine a pris une dimension exceptionnelle. Lancée pour réclamer l’exclusion définitive de l’Albiceleste de la Coupe du monde, la pétition baptisée « Argentina Out » a recueilli plus de 23 millions de signatures à travers 170 pays, se rapprochant ainsi d’un record mondial.

Selon les informations rapportées par Euronews, cette mobilisation numérique témoigne de l’ampleur du rejet exprimé par une partie des supporters à l’égard de la sélection argentine et de la Fédération internationale de football association (FIFA).

 

Les accusations contre la FIFA et Lionel Messi au cœur de la polémique

La pétition, désormais clôturée, dénonçait ce que ses initiateurs considéraient comme un traitement favorable accordé à Lionel Messi et à l’équipe argentine par les instances du football mondial. Dans le texte publié en ligne, les signataires accusaient la FIFA et les arbitres de manquer d’impartialité et estimaient que la compétition était déséquilibrée. Ils réclamaient ainsi une exclusion de l’Argentine afin, selon eux, de garantir « une chance équitable » aux autres nations participantes.

 « biaisés en faveur de Lionel Messi et de l’Argentine », « Pourquoi le reste du monde devrait-il concourir quand le vainqueur est déjà désigné ? Excluez l’Argentine de la Coupe du monde et donnez à tous les autres une chance équitable », peut-on y lire dans Le texte accompagnant la pétition

 

Plus de 23 millions de signatures : un record historique à portée de main

Avec précisément 23 316 108 signatures, la pétition a largement dépassé son objectif initial fixé à cinq millions de soutiens. Elle a même failli détrôner la pétition « Jubilee 2000 », qui détient actuellement le record mondial avec plus de 24 millions de signatures recueillies en 1997 pour réclamer l’annulation de la dette des pays pauvres. Une performance reconnue par le Guinness World Records.

Malgré l’ampleur du mouvement, la demande d’exclusion de l’Argentine n’a pas abouti. La FIFA n’a donné aucune suite à cette initiative, qui est restée symbolique. Les auteurs de la pétition ont néanmoins trouvé une forme de consolation dans la défaite de l’Albiceleste en finale face à l’Espagne (1-0 après prolongation).

Sur leur plateforme, ils ont conclu : « La FIFA nous a ignorés, mais l’Espagne a tenu ses promesses. Merci à l’Espagne. »

Si elle n’a pas changé le cours de la compétition, « Argentina Out » restera comme l’une des pétitions sportives les plus massives jamais enregistrées.

Revue de presse du 23 juillet : Le Conseil des ministres, révélations sur le drame du Bafing et le décès d’Émile Constant à la Une

Entre réactions politiques, décisions gouvernementales et drames nationaux, la presse ivoirienne scrute plusieurs sujets majeurs ce jeudi 23 juillet 2026. La position adoptée par le gouvernement face aux propos de Jean-Luc Mélenchon, les conclusions de l’enquête sur l’accident meurtrier de l’axe Touba-Biankouma et la disparition d’Émile Constant Bombet figurent parmi les informations les plus commentées. Sur l’affaire Mélenchon, l’exécutif ivoirien a opté pour l’apaisement, une approche différente de celle défendue par l’ambassadeur de Côte d’Ivoire en France, Maurice Bandaman.

 

Le gouvernement ivoirien apaise la polémique autour des propos de Mélenchon

La réaction du gouvernement ivoirien aux déclarations de Jean-Luc Mélenchon domine l’actualité politique ce jeudi 23 juillet 2026. Au lendemain du Conseil des ministres, plusieurs journaux reviennent sur la position adoptée par l’exécutif face à la sortie du responsable politique français. Alors que l’ambassadeur de Côte d’Ivoire en France, Maurice Bandaman, avait vivement dénoncé les propos de Jean-Luc Mélenchon et évoqué d’éventuelles suites judiciaires, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a choisi une approche plus mesurée.

Intervenant à l’issue du Conseil des ministres du mercredi 22 juillet, le ministre de la Communication a rappelé que le leader de La France insoumise n’exerce aucune fonction officielle au sein de l’État français. Pour lui, cette affaire relève davantage du débat politique que d’un différend diplomatique entre Abidjan et Paris.

« C’est aux politiques de répondre », a-t-il déclaré, marquant ainsi la volonté du gouvernement de ne pas donner une dimension institutionnelle à cette controverse.

LIRE AUSSI : Relations Côte d’Ivoire-France : l’ambassade riposte aux propos de Jean-Luc Mélenchon et défend le climat de coopération

Cette différence d’approche entre l’ambassadeur et l’exécutif ivoirien est largement commentée par la presse. Notre Voie titre notamment : « À propos de la déclaration de Mélenchon : le gouvernement désavoue l’ambassadeur Maurice Bandaman ».

 

Conseil des ministres : une pluie de projets et d’investissements annoncés

Au-delà de l’affaire Mélenchon, le Conseil des ministres du 22 juillet occupe une place importante dans les publications du jour. Plusieurs journaux mettent en avant les décisions prises par le gouvernement en matière d’infrastructures et de développement.

Le Patriote évoque une « pluie de mesures pour soulager les populations », citant notamment les projets de construction de marchés, d’écoles et de routes. Le quotidien souligne également la poursuite de la politique de développement engagée par l’État. De son côté, Le Mandat s’intéresse aux perspectives liées au Plan national de développement (PND) 2026-2030 et aux engagements des partenaires financiers. Le journal estime que l’heure est désormais au suivi des financements annoncés afin de concrétiser les différents projets.

Fraternité Matin revient également sur la mobilisation des ressources destinées aux logements sociaux, aux marchés de Bouaké et de Yopougon, ainsi qu’aux infrastructures routières. Le journal mentionne aussi de futurs investissements immobiliers et touristiques à Cocody. Pour Le Matin, les déclarations d’Amadou Coulibaly ont particulièrement retenu l’attention, notamment sur le projet de train à grande vitesse, l’évolution de la lutte contre la criminalité et le rachat du stock résiduel de cacao.

 

Tragédie du Bafing : l’enquête révèle plusieurs défaillances

Autre dossier majeur relayé par les journaux, les premières conclusions de l’enquête administrative et technique sur l’accident mortel survenu sur l’axe Touba-Biankouma, au niveau du fleuve Bafing.

Présentés mercredi 22 juillet à Abidjan par la Direction générale des transports terrestres et de la circulation (DGTTC), les premiers résultats du Bureau Enquête Analyse Accident (BEA) mettent en évidence plusieurs irrégularités ayant contribué au drame. Selon les enquêteurs, le véhicule impliqué transportait plus de passagers que sa capacité autorisée. Des anomalies techniques liées aux pneumatiques ainsi que des manquements administratifs ont également été relevés.

La crevaison du pneu avant droit serait à l’origine de la perte de contrôle du véhicule, qui a terminé sa course dans le fleuve Bafing. L’enquête judiciaire se poursuit parallèlement, tandis que le gouvernement annonce de nouvelles mesures pour renforcer la sécurité routière.

LIRE AUSSI : Accident de Touba-Biankouma : 39 morts, l’enquête révèle des défaillances majeures du car Diarra Transport

Le journal Rassemblement revient largement sur cette affaire avec le titre : « Tragédie Bafing : 10 jours après, des révélations à couper le souffle ».

 

Émile Constant Bombet : le PDCI-RDA pleure un cadre historique

La disparition d’Émile Constant Bombet figure également parmi les grands titres de la presse ivoirienne. L’ancien ministre de l’Intérieur et vice-président du PDCI-RDA est décédé à l’âge de 84 ans, laissant derrière lui une longue carrière politique et administrative.

Fraternité Matin annonce : « Décès d’Émile Constant Bombet : le PDCI-RDA perd son vice-président », tandis que Soir Info revient sur le parcours de celui qu’il présente comme un « baron du PDCI-RDA ». Pour L’Inter, cette disparition constitue un « coup dur pour Tidjane Thiam et le PDCI-RDA », alors que Liberté titre simplement : « PDCI-RDA : Bombet est mort ».

LIRE AUSSI : Décès d’Émile Constant Bombet : l’ancien ministre de l’Intérieur et figure du PDCI-RDA est mort à 84 ans

Laurent Gbagbo annoncé à Yopougon pour la fête nationale

Dans les autres informations à retenir, Le Jour Plus annonce la présence de l’ancien président Laurent Gbagbo à Yopougon le 7 août prochain, à l’occasion des célébrations de la fête nationale ivoirienne.

Décès d’Émile Constant Bombet : l’ancien ministre de l’Intérieur et figure du PDCI-RDA est mort à 84 ans

La classe politique ivoirienne est en deuil. Émile Constant Bombet, ancien ministre de l’Intérieur et haut responsable du Parti démocratique de Côte d’Ivoire-Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA), est décédé le mercredi 22 juillet 2026 à l’âge de 84 ans.

L’annonce de son décès, tombée dans l’après-midi, a suscité une vive émotion au sein de son parti et dans les milieux politiques. À ce stade, ni sa famille ni le PDCI-RDA n’ont communiqué sur les circonstances exactes de sa disparition. À l’annonce de cette perte, plusieurs cadres du parti ont exprimé leur tristesse.

« L’ancien ministre d’État Émile Constant Bombet vient à l’instant de nous quitter. Yako à sa famille biologique et surtout au PDCI-RDA, sa formation politique », ont-ils déclaré.

Son décès intervient trois ans après celui de l’ancien président Henri Konan Bédié, dont il fut l’un des plus fidèles compagnons.

 

Un acteur majeur de l’État ivoirien pendant près d’une décennie

Né le 16 mars 1941 à Rubino, Émile Constant Bombet a construit sa carrière au sein de l’administration territoriale avant de gravir les échelons de l’État. Ancien préfet de région, il est nommé ministre de l’Intérieur en 1990, un portefeuille stratégique qu’il conservera jusqu’en 1999. Durant cette période, il exerce sous les présidences de Félix Houphouët-Boigny puis d’Henri Konan Bédié. Considéré comme l’un des principaux artisans de la politique sécuritaire du régime, il s’impose comme l’un des hommes forts de l’appareil d’État ivoirien tout au long des années 1990.

Son passage à la tête du ministère prend fin avec le coup d’État militaire de décembre 1999, qui met un terme au pouvoir du PDCI-RDA après plusieurs décennies de gouvernance.

Après la perte du pouvoir par le PDCI-RDA, Émile Constant Bombet reste l’un des cadres les plus influents de la formation politique. Sa loyauté lui vaut d’être élevé au rang de vice-président du parti, où il assure également la coordination des activités des vice-présidents. Jusqu’à ses dernières années, il demeure une voix écoutée au sein du parti. Il affiche notamment son soutien à la direction conduite par Tidjane Thiam, appelant régulièrement les militants à préserver la cohésion et l’unité du PDCI-RDA à l’approche des grands rendez-vous politiques.

 

Un parcours salué au-delà de la sphère politique

Au-delà de ses responsabilités administratives et politiques, Émile Constant Bombet bénéficiait d’une importante reconnaissance dans les milieux traditionnels. En hommage à son engagement au service de la nation, le royaume de l’Indénié l’avait élevé au rang de dignitaire Agni. À cette occasion, il avait reçu le nom de règne Nanan Kouakou N’Draman II, une distinction symbolisant son influence et son attachement aux valeurs traditionnelles.

Avec la disparition d’Émile Constant Bombet, le PDCI-RDA perd l’une de ses figures historiques et l’un des derniers grands témoins de l’exercice du pouvoir durant les années Houphouët-Boigny et Bédié. Son parcours, marqué par de hautes responsabilités administratives, une fidélité constante à son parti et un engagement au service de l’État, laisse l’empreinte d’un acteur majeur de la vie politique ivoirienne.

« Laurent Gbagbo n’est pas un criminel » : le PPA-CI répond à Amadou Coulibaly sur le Pacte social

Le Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) a réagi aux déclarations du ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, concernant Laurent Gbagbo et son initiative baptisée « Pacte social ». Dans une déclaration rendue publique le mardi 21 juillet à Abidjan, la formation politique a condamné des propos qu’elle considère comme une attaque personnelle contre son président et une sortie incompatible avec les exigences liées à la fonction ministérielle.

Cette réaction intervient après les critiques formulées par Amadou Coulibaly, qui a contesté la démarche de l’ancien chef de l’État et remis en cause sa légitimité à porter un projet de réconciliation nationale.

 

Le PPA-CI invoque l’acquittement définitif de Laurent Gbagbo par la CPI

Dans son intervention, le parti de Laurent Gbagbo s’appuie notamment sur la décision de la Cour pénale internationale (CPI), qui a confirmé l’acquittement définitif de l’ancien président ivoirien des charges retenues contre lui après plusieurs années de procédure.

Pour le PPA-CI, tous doivent respecter cette décision judiciaire majeure. Le parti juge désormais « inacceptable » de continuer à présenter Laurent Gbagbo comme un criminel, alors que la justice internationale l’a définitivement acquitté. La formation politique considère que les appréciations politiques ne peuvent remettre en cause une décision rendue par une institution judiciaire.

Revenant sur le projet défendu par Laurent Gbagbo, le PPA-CI présente le « Pacte social » comme une démarche politique visant à renforcer la cohésion nationale. Selon le parti, cette initiative repose sur plusieurs axes : la réconciliation entre les Ivoiriens, la justice sociale, le rassemblement national, la restauration de la confiance entre citoyens et la promotion du mérite dans la gestion des affaires publiques. Le PPA-CI estime ainsi que les critiques formulées par le porte-parole du gouvernement traduisent un manque de recul et ne correspondent pas aux exigences d’un débat politique constructif.

 

Le parti dénonce des attaques répétées contre son président

Au-delà de la polémique née des déclarations d’Amadou Coulibaly, le PPA-CI déplore également ce qu’il considère comme des attaques récurrentes visant Laurent Gbagbo, notamment sur les réseaux sociaux. La formation politique s’interroge sur l’absence de réaction des autorités face à ces campagnes qu’elle juge virulentes et estime qu’elles contribuent à raviver les tensions politiques.

LIRE AUSSI : « Laurent Gbagbo nous parle de pacte social, lui qui a rompu tous les pactes sociaux » : Amadou Coulibaly charge l’ancien président

Dans sa conclusion, le PPA-CI condamne officiellement les propos attribués au ministre Amadou Coulibaly et invite les acteurs politiques à privilégier un discours plus responsable. Le parti affirme que la Côte d’Ivoire a besoin d’un débat fondé sur « la vérité, la justice, la réconciliation et le respect », plutôt que d’échanges susceptibles de réveiller les blessures du passé.

Cette nouvelle confrontation verbale entre le pouvoir et le camp de Laurent Gbagbo relance le débat autour de la mémoire des crises ivoiriennes et des conditions d’un véritable apaisement politique à l’approche des prochains grands rendez-vous électoraux.

Accident de Touba-Biankouma : 39 morts, l’enquête révèle des défaillances majeures du car Diarra Transport

Neuf jours après le tragique accident qui a coûté la vie à 39 personnes sur l’axe Touba-Biankouma, le ministère des Transports et des Affaires maritimes a dévoilé les premiers résultats de l’enquête administrative et technique. Sans empiéter sur la procédure judiciaire ouverte par le parquet de Touba, les autorités mettent déjà en lumière plusieurs défaillances liées au véhicule, à son exploitation et aux conditions de transport des passagers.

Le drame, survenu le 13 juillet 2026 au niveau du village de Zouzousso III, continue de marquer les esprits. L’autocar de la compagnie Diarra Transport, qui effectuait la liaison Odienné-Yamoussoukro, a quitté la chaussée avant de terminer sa course dans le fleuve Bafing. Le bilan communiqué reste lourd avec 39 morts, 45 blessés et sept rescapés.

 

Une crevaison à l’origine de la perte de contrôle du car

Selon les premières conclusions du Bureau Enquête Analyse Accident (BEA), une crevaison du pneu avant droit serait à l’origine de la perte de contrôle du véhicule, survenue environ 80 mètres avant le fleuve. Toutefois, les enquêteurs évoquent plusieurs facteurs ayant pu favoriser cet incident. Parmi eux figure notamment le surnombre de passagers constaté à bord du véhicule.

Le car, prévu pour accueillir 69 personnes, transportait 91 passagers au moment de l’accident. Les enquêteurs ont relevé la présence de tabourets installés dans les couloirs ainsi que de voyageurs contraints d’effectuer le trajet debout.

« Le car transportait 91 personnes pour une capacité de 69 places », a indiqué le directeur général de l’Office de la sécurité routière (OSER), Etienne Kouakou, lors de la présentation des résultats.

 

Des pneus de différentes marques et des irrégularités techniques

Les investigations ont également porté sur l’état des pneumatiques. Les six pneus du véhicule provenaient de trois marques différentes et présentaient des caractéristiques techniques divergentes, notamment concernant les indices de charge, de vitesse, les dates de fabrication et le niveau d’usure. Pour les enquêteurs, cette situation constitue un facteur aggravant dans un contexte où la fiabilité des équipements joue un rôle essentiel dans la sécurité routière.

Le BEA évoque également un possible manque de maîtrise du véhicule par le conducteur au moment de la crevaison, un point que les enquêteurs vont approfondir dans la suite de leurs investigations.

 

Des anomalies administratives découvertes sur le véhicule

Au-delà des aspects techniques, l’enquête a révélé plusieurs irrégularités administratives. Le car circulait notamment avec deux plaques d’immatriculation provisoires différentes. Les services compétents indiquent également que plusieurs documents obligatoires n’ont pas été présentés, notamment l’assurance, la carte de transport et le certificat de visite technique. Selon les enquêteurs, ces anomalies auraient pu permettre au véhicule d’échapper à certains dispositifs de contrôle, notamment la vidéoverbalisation. Mis en circulation en février 2025, le véhicule était pourtant soumis aux exigences réglementaires en vigueur.

Les investigations se poursuivent également sur la compagnie Diarra Transport. Le directeur de la Police spéciale de la sécurité routière, le commissaire divisionnaire major Touré Abdoulkader, a assuré qu’aucune sanction n’avait encore été prise contre l’opérateur.

« Nous poursuivons les vérifications sur l’ensemble de son parc et les enquêtes se poursuivent », a-t-il déclaré.

Les autorités souhaitent ainsi établir toutes les responsabilités, parallèlement à la procédure judiciaire engagée après l’accident. Face à ce nouveau drame routier, le ministère des Transports annonce une série de mesures destinées à améliorer la sécurité sur les routes ivoiriennes. Parmi les réformes envisagées figurent :

  • le renforcement de la formation des chauffeurs et des gestionnaires de compagnies ;
  • la création d’une plateforme numérique de suivi des véhicules, assurances, visites techniques et listes de passagers ;
  • un contrôle renforcé des documents avant toute souscription d’assurance ;
  • l’obligation d’obtenir le permis de catégorie B avant l’accès aux autres catégories ;
  • une surveillance accrue des axes routiers considérés comme dangereux.

 

Les autorités assurent que l’enquête administrative se poursuivra afin de faire toute la lumière sur les circonstances de cet accident et d’identifier les responsabilités dans cette tragédie qui endeuille de nombreuses familles.

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« Laurent Gbagbo nous parle de pacte social, lui qui a rompu tous les pactes sociaux » : Amadou Coulibaly charge l’ancien président

Le débat autour du « pacte social » proposé par l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo prend une nouvelle tournure. Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, dit Am’s, a vivement réagi à cette initiative, en mettant en avant les événements douloureux de l’histoire récente de la Côte d’Ivoire.

Dans une déclaration, massivement relayé sur Facebook, le membre du gouvernement a remis en cause la crédibilité de l’ancien chef de l’État à porter un tel projet, estimant que son bilan politique ne correspond pas, selon lui, aux valeurs associées à la notion de pacte social.

« Laurent Gbagbo est un champion des concepts creux et fumeux. C’est un spécialiste de l’enfumage », a déclaré Amadou Coulibaly, avant d’évoquer une ancienne formule attribuée au général Robert Guéï qui qualifiait Laurent Gbagbo de « boulanger ».

Le ministre a ensuite rappelé plusieurs épisodes marquants de la crise ivoirienne pour justifier son opposition à cette initiative. Il a notamment évoqué des atteintes à la liberté de la presse, des violences contre des journalistes et des épisodes sanglants survenus sous la présidence de Laurent Gbagbo.

« C’est sous Laurent Gbagbo qu’on a brûlé des rédactions de journaux, qu’on a détruit des journaux et que des journalistes ont été assassinés », a-t-il affirmé, citant notamment le cas de Guy-André Kieffer, journaliste franco-canadien disparu en 2004.

Amadou Coulibaly a également dénoncé les violences commises contre des populations civiles durant cette période, estimant que l’ancien président ne pouvait pas faire abstraction du passé tout en appelant à une réconciliation nationale.

« Il peut décider d’être amnésique, mais nous, nous sommes des contemporains. Il peut oublier ce passé, mais nous ne pourrons pas l’oublier », a-t-il déclaré.

Le porte-parole du gouvernement a également réagi aux propos de Laurent Gbagbo sur ses conditions de détention à Korhogo après la crise postélectorale de 2010-2011, notamment son isolement et l’absence de visites. Pour Amadou Coulibaly, cette évocation contraste avec le sort réservé aux victimes des violences politiques. Il a cité plusieurs personnalités militaires disparues durant les différentes crises ivoiriennes, estimant que certaines personnes auraient « préféré être en vie » plutôt que de bénéficier de visites en détention.

« Vous êtes en vie, vous qui avez contribué à tuer des gens, vous avez détruit des vies, et vous vous plaignez de vos conditions de détention. Mais qu’en est-il de ceux qui sont morts ? », a-t-il lancé à l’endroit de l’ancien président.

Dans son intervention, le ministre a enfin rappelé les manifestations des 25, 26 et 27 mars 2005, qui avaient fait plusieurs centaines de morts selon certaines estimations, dénonçant l’usage de moyens militaires dans la gestion de ces troubles.

« On a utilisé des hélicoptères pour faire du maintien de l’ordre. De quoi nous parle-t-il ? », a-t-il interrogé.

Cette sortie relance le débat politique autour du projet de « pacte social » défendu par Laurent Gbagbo, entre appel à l’apaisement national pour ses partisans et critiques sur la responsabilité historique de l’ancien président pour ses opposants.

Élection à la FIF : le dépôt des candidatures ouvre le 23 juillet, voici les conditions à remplir

La course à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF) est désormais ouverte. La Commission électorale a annoncé, ce mardi 21 juillet 2026, l’ouverture officielle de la période de dépôt des candidatures pour l’élection du président et des autres membres du Comité exécutif de l’instance dirigeante du football ivoirien.

Conformément aux statuts de la FIF et à son Code électoral, les dossiers pourront être déposés du jeudi 23 juillet au lundi 10 août 2026 au siège de la Fédération, à Treichville, du lundi au samedi entre 10 heures et 16 heures.

 

Des critères stricts pour briguer la présidence de la FIF

Les prétendants à la présidence devront satisfaire à plusieurs conditions prévues par les textes de la Fédération. Ils devront notamment être de nationalité ivoirienne, être âgés d’au moins 35 ans, résider en Côte d’Ivoire et jouir pleinement de leurs droits civils et civiques. Chaque candidat devra également présenter une liste complète des membres du futur Comité exécutif et bénéficier du parrainage de quatre membres actifs de la FIF.

Les statuts imposent par ailleurs des exigences d’intégrité. Les candidats ne devront avoir fait l’objet d’aucune sanction prononcée au cours des cinq dernières années par la FIF, la Zone Ouest B, la Confédération africaine de football (CAF), la FIFA ou toute autre instance sportive.

Un dossier administratif particulièrement fourni

La Commission électorale exige un dossier complet comprenant notamment une demande de candidature, un curriculum vitae ou une biographie, une déclaration de disponibilité, les lettres de parrainage, une copie de la carte nationale d’identité ou du passeport ivoirien, un casier judiciaire de moins de trois mois, un certificat de nationalité, un certificat de résidence, une attestation de régularité fiscale ainsi que le formulaire d’enquête d’intégrité dûment renseigné.

Les candidats aux postes de membres du Comité exécutif devront remplir des conditions similaires. Ils devront également être âgés d’au moins 35 ans, résider en Côte d’Ivoire, présenter un casier judiciaire vierge de toute condamnation définitive et ne figurer que sur la liste d’un seul candidat à la présidence.

 

Le scrutin fixé au 12 septembre à Yamoussoukro

La Commission électorale a confirmé que l’Assemblée générale élective se tiendra le samedi 12 septembre 2026, à partir de 10 heures, dans la salle C de la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la Recherche de la Paix, à Yamoussoukro. L’Assemblée générale élira le président de la FIF ainsi que les autres membres du Comité exécutif, qui piloteront le football ivoirien durant les quatre prochaines années.

LIRE AUSSI : Élection à la FIF 2026 : le nombre de votants passe de 81 à 89 pour désigner le futur président

Cette échéance s’annonce particulièrement suivie par les acteurs du football ivoirien. Après une élection 2022 marquée par un duel serré entre Idriss Yacine Diallo et Sory Diabaté, le scrutin de septembre 2026 ouvre un nouveau chapitre pour la gouvernance de la FIF. À moins de deux mois du scrutin, l’ouverture officielle des candidatures donne le coup d’envoi de la bataille électorale. Plusieurs figures du football ivoirien se positionnent déjà comme de potentiels candidats à la présidence de la Fédération.

CAN 2032 : le Burkina Faso, le Mali et le Niger lancent leur candidature commune validée par la CAF

La candidature commune du Burkina Faso, du Mali et du Niger pour accueillir la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2032 entre officiellement dans le processus d’attribution. La Confédération africaine de football (CAF) a confirmé la recevabilité de la déclaration d’intérêt déposée par les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), ouvrant ainsi la voie à la suite de la procédure.

L’annonce a été faite par la Fédération nigérienne de football (FENIFOOT), qui précise que les trois associations nationales ont satisfait aux exigences prévues par le règlement des candidatures de la CAF. Selon l’instance nigérienne, cette validation permet au dossier commun de poursuivre le processus officiel d’attribution des droits d’organisation de la compétition continentale.

 

La CAF valide la déclaration d’intérêt des trois pays de l’AES

Cette avancée intervient après une rencontre de travail tenue le samedi 18 juillet 2026 à New York, aux États-Unis, entre le président de la CAF, le Dr Patrice Motsepe, et les responsables des fédérations de football du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Les présidents des fédérations concernées, le colonel Oumarou Sawadogo pour le Burkina Faso, Mahazou Cissé pour le Mali et Issaka Admou pour le Niger, ont présenté leur vision commune aux côtés du colonel-major Djibrilla Hima Hamidou, membre du Conseil de la FIFA et président d’honneur de la FENIFOOT.

Au cours des échanges, Patrice Motsepe a pris acte de l’ambition des trois États de l’AES d’accueillir ensemble la plus grande compétition footballistique africaine. Le président de la CAF a salué une initiative fondée sur la coopération régionale tout en rappelant la nécessité de respecter les critères et les procédures établis par l’organisation.

La candidature du Burkina Faso, du Mali et du Niger marque une nouvelle étape dans la stratégie de coopération entre les trois pays. Une organisation commune de la CAN 2032 représenterait toutefois un défi important en matière d’infrastructures sportives, d’hébergement, de transport et de sécurité.

Les trois États devront désormais convaincre la CAF de leur capacité à répondre aux exigences techniques du cahier des charges afin de poursuivre leur course face aux autres candidatures potentielles. Avec cette validation de la déclaration d’intérêt, le trio sahélien entre officiellement dans la compétition pour décrocher l’organisation de la CAN 2032, un rendez-vous qui pourrait constituer un événement sportif et diplomatique majeur pour la région.