Préparatifs du 7 août : un caporal de l’Armée de l’Air meurt lors d’un exercice de parachutisme à Yamoussoukro

Les Forces armées de Côte d’Ivoire sont en deuil. Le Caporal SERI Godei Kévin, de l’Armée de l’Air, a perdu la vie le mercredi 22 juillet 2026 à Yamoussoukro lors d’un exercice de saut en parachute organisé dans le cadre des préparatifs du défilé militaire de la fête de l’Indépendance. L’État-Major Général des Armées a annoncé l’ouverture d’une enquête afin d’établir les circonstances exactes de l’accident.

Le drame s’est produit au cours d’un exercice de parachutisme auquel participait le Caporal SERI Godei Kévin. Selon le communiqué de l’État-Major Général des Armées, le militaire effectuait un saut d’entraînement dans le cadre de la préparation des festivités du 7 août lorsqu’il a trouvé la mort. L’institution militaire a confirmé le décès du sous-officier, sans donner davantage de précisions sur les circonstances de l’accident.

 

Des circonstances encore à éclaircir

Selon des informations circulant sur place, mais qui n’ont pas été confirmées par l’État-Major, le parachute de secours du militaire ne se serait pas déployé après une défaillance du parachute principal. Le caporal aurait alors chuté lourdement au sol et serait décédé sur le coup.

À ce stade, ces éléments restent à confirmer par les autorités militaires. Afin de faire toute la lumière sur ce drame, l’État-Major Général des Armées a ouvert une enquête. Les investigations devront déterminer si l’accident résulte d’une défaillance technique du matériel, d’une erreur humaine ou de tout autre facteur. Aucune date n’a été avancée pour la publication des conclusions de cette enquête.

 

Le premier décès des préparatifs du 7 août

Ce drame intervient à quelques jours des célébrations de la fête de l’Indépendance, prévues les 6 et 7 août 2026. Plus de 5 000 militaires sont actuellement mobilisés pour préparer les différentes cérémonies, notamment le traditionnel défilé militaire. Les exercices de parachutisme font partie des entraînements destinés à assurer le bon déroulement des démonstrations prévues lors de ces festivités nationales.

Le Caporal SERI Godei Kévin devient ainsi le premier militaire ivoirien à perdre la vie dans le cadre des préparatifs de cette édition de la fête de l’Indépendance, un drame qui relance les interrogations sur les conditions de sécurité des entraînements militaires à haut risque.

En dehors du communiqué annonçant le décès du Caporal SERI Godei Kévin et l’ouverture d’une enquête, le ministère de la Défense n’a publié aucune autre réaction officielle. Les autorités n’ont pas encore précisé les modalités de l’hommage qu’elles rendront au militaire disparu.

 

Ministère de la Défense - RCI
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PDCI-RDA : le Bureau politique reporté après le décès du vice-président Émile Constant Bombet

Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire – Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA) a décidé de reporter la 20ᵉ réunion de son Bureau politique, initialement prévue le samedi 25 juillet 2026. Cette décision fait suite au décès du vice-président du parti, Émile Constant Bombet, survenu le mercredi 22 juillet.

Le PDCI-RDA revoit son calendrier politique. Dans un communiqué publié ce jeudi 23 juillet 2026 et signé par le président du parti, Tidjane Thiam, ainsi que par le directeur de cabinet, Alain Cocauthery, la direction a annoncé le report de la 20ᵉ réunion du Bureau politique. Cette décision intervient au lendemain de la disparition d’Émile Constant Bombet, vice-président du PDCI-RDA, ancien ministre d’État, ministre de l’Intérieur et coordonnateur des activités des vice-présidents du parti.

Selon le communiqué, la réunion du Bureau politique se tiendra à une date ultérieure qui sera communiquée prochainement. En attendant cette nouvelle convocation, la direction appelle les membres de l’instance à demeurer mobilisés.

« Nous savons pouvoir compter sur la compréhension de tous », indique le document officiel.

La disparition d’Émile Constant Bombet plonge le PDCI-RDA dans le deuil. Le PDCI-RDA inhumera dans les prochains jours Émile Constant Bombet, figure historique du parti et ancien haut responsable de l’État ivoirien. À cette occasion, la direction du parti a présenté ses condoléances à la famille du défunt ainsi qu’à l’ensemble des militants, saluant la mémoire d’un dirigeant qui a marqué la vie du PDCI-RDA.

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PDCI-RDA
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Sécurité en Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara durcit le ton contre l’orpaillage illégal et l’incivisme routier

Le président de la République, Alassane Ouattara, a présidé, ce jeudi 23 juillet 2026, au Palais de la Présidence, une réunion du Conseil national de sécurité (CNS) consacrée à l’évaluation de la situation sécuritaire sur l’ensemble du territoire ivoirien.

À l’issue des travaux, le Conseil a constaté que le climat sécuritaire demeure globalement stable, grâce aux nombreuses opérations de sécurisation menées par les Forces de défense et de sécurité. Les autorités se sont notamment félicitées de la baisse de plusieurs formes de criminalité, en particulier les attaques de domiciles, les braquages de commerces ainsi que les agressions perpétrées par les coupeurs de route.

Le Conseil a toutefois relevé que les assassinats, les vols de véhicules et les accidents graves de la circulation demeurent des sujets de préoccupation qui nécessitent une vigilance accrue.

 

Accidents de la route : Ouattara exige des contrôles plus stricts

Revenant sur les récents accidents meurtriers enregistrés sur les axes Niakara-Katiola et Touba-Biankouma, le chef de l’État a présenté ses condoléances aux familles des victimes et exprimé sa compassion aux personnes touchées par ces drames. Face à la recrudescence des accidents, Alassane Ouattara a dénoncé l’incivisme de certains conducteurs et la circulation de véhicules présentant des défaillances techniques.

Il a ainsi instruit le Premier ministre de renforcer les contrôles techniques des véhicules et de veiller à une application plus rigoureuse du Code de la route afin de réduire les accidents liés aux comportements irresponsables.

 

Orpaillage illégal : un bilan musclé, mais un phénomène toujours préoccupant

Le Conseil national de sécurité a également passé en revue les résultats de la lutte contre l’orpaillage clandestin, conduite par le Groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal (GS-LOI), créé en 2021. Selon les chiffres présentés, les opérations menées entre 2021 et le premier semestre 2026 ont permis de démanteler plus de 8 500 sites d’orpaillage illégal.

Les forces engagées ont également déféré 4 474 personnes devant la justice, dont 65 % de ressortissants étrangers. Le dispositif a en outre permis de saisir plus de 960 millions de FCFA ainsi qu’environ 136 kilogrammes d’or, tout en procédant à la confiscation et à la destruction de nombreux engins et matériels utilisés sur les sites clandestins.

 

Le chef de l’État ordonne un renforcement de la riposte

Malgré ces résultats, le Conseil a déploré la persistance, voire l’extension, de l’orpaillage illégal sur l’ensemble du territoire national. Considérant cette activité comme une menace pour la sécurité nationale, l’environnement et l’économie, Alassane Ouattara a demandé au gouvernement de renforcer la réponse de l’État.

Le président de la République a notamment ordonné :

  • une plus grande implication des préfets, des autorités administratives, traditionnelles et coutumières ainsi que des Forces de défense et de sécurité à travers les Comités départementaux de sécurité et les Cellules civilo-militaires ;
  • le renforcement de la coopération avec les représentations diplomatiques des pays d’origine des orpailleurs étrangers afin de faciliter leur sensibilisation et leur rapatriement ;
  • l’application stricte des sanctions prévues par la législation contre toute personne physique ou morale impliquée dans cette activité illicite ;
  • le renforcement des moyens opérationnels du GS-LOI et des unités de sécurité intervenant sur le terrain.

 

Le chef de l’État a également demandé au Premier ministre de présenter, dans les meilleurs délais, une communication en Conseil des ministres sur le renforcement du dispositif de lutte contre l’orpaillage clandestin.

 

Yopougon accueillera les festivités du 66e anniversaire de l’indépendance

Le Conseil national de sécurité a par ailleurs validé l’organisation des célébrations du 66e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire dans la commune de Yopougon.

Les festivités se dérouleront les 6 et 7 août 2026 autour du thème : « Forces de Défense et de Sécurité au service de la paix, de l’unité et du développement ». Au total, 5 423 éléments des Forces de défense et de sécurité seront mobilisés pour assurer le bon déroulement de l’événement.

LIRE AUSSI : Fête de l’Indépendance 2026 : 5 423 participants et 534 engins annoncés pour le défilé du 7 août à Yopougon

Des délégations officielles du Bénin, du Gabon, de la Guinée et de l’Inde, pays invité d’honneur, prendront également part aux célébrations.

À l’issue de la réunion, Alassane Ouattara a salué le travail accompli par les Forces de défense et de sécurité, tout en les invitant à maintenir leurs efforts afin de préserver le climat de paix et de stabilité dont bénéficie la Côte d’Ivoire depuis plus d’une décennie. Le chef de l’État a enfin appelé les populations à participer massivement aux festivités de la Fête nationale et à adopter des comportements responsables pour contribuer à leur réussite sur l’ensemble du territoire national.

 

Affaire Maa Bio : après les propos visant l’enfant autiste de son ex, le ministère saisit les autorités compétentes

Une nouvelle controverse secoue les réseaux sociaux ivoiriens. L’influenceuse Yelene Virginie, connue sous le pseudonyme de Maa Bio, est au cœur d’une vague de critiques après la diffusion d’une vidéo dans laquelle elle tient des propos visant le fils autiste de son ex-compagnon, Ulrich Jordan.

Très rapidement relayée sur les plateformes numériques, la séquence a provoqué une forte émotion au sein de l’opinion publique. Au-delà d’un conflit personnel entre deux anciens partenaires, cette affaire soulève des interrogations sur la protection des enfants et le respect des personnes vivant avec un handicap.

 

Des excuses publiques qui peinent à convaincre

Face à l’ampleur de la polémique, Maa Bio a publié une vidéo dans laquelle elle présente ses excuses. L’influenceuse reconnaît avoir agi sous l’effet de la colère et admet avoir cherché à atteindre son ancien compagnon à travers son enfant. Elle affirme que ce dernier s’était montré particulièrement malveillant à son égard, tout en reconnaissant le caractère regrettable de ses propos.

Ces explications n’ont toutefois pas suffi à apaiser les critiques. Pour de nombreux internautes, le fait de prendre pour cible un enfant, en particulier en raison de son autisme, franchit une ligne rouge et ne peut être justifié par un différend entre adultes.

 

Une opinion publique divisée sur les responsabilités

Sur les réseaux sociaux, les réactions restent contrastées. Une partie des internautes estime que les déclarations de Maa Bio contribuent à renforcer les stéréotypes et la stigmatisation dont sont victimes les personnes atteintes de troubles du spectre de l’autisme ainsi que leurs familles. Plusieurs voix réclament que l’influenceuse réponde de ses actes devant les autorités compétentes.

D’autres internautes invitent cependant à replacer cette affaire dans son contexte. Selon eux, Ulrich Jordan aurait lui aussi tenu ou relayé des moqueries visant Marie Keren, la fille de Maa Bio. Ils estiment que les deux protagonistes devraient être soumis au même niveau d’exigence dès lors que des enfants sont impliqués dans leur conflit.

Face à l’ampleur prise par cette affaire, le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant est intervenu officiellement. Dans un communiqué, il condamne « avec la plus grande fermeté toute atteinte à la dignité d’un enfant » et rappelle que les enfants en situation de handicap disposent des mêmes droits que tous les autres.

Le ministère souligne également que ces enfants « ont les mêmes aspirations et le même besoin d’être aimés, protégés, respectés et pleinement inclus dans notre société ».

 

Une procédure annoncée au nom de la protection de l’enfant

Les autorités rappellent que les paroles diffusées sur les réseaux sociaux peuvent avoir des conséquences durables sur les victimes et contribuer à renforcer les discriminations. Estimant la gravité des faits, le ministère a saisi les autorités compétentes pour qu’elles donnent les suites judiciaires appropriées, conformément aux dispositions légales en vigueur.

Cette intervention officielle fait entrer l’affaire dans une nouvelle phase. Au-delà de la polémique entre deux influenceurs, le dossier relance le débat sur la responsabilité des créateurs de contenus, la protection des mineurs dans l’espace numérique et la lutte contre les discriminations liées au handicap.

 

Nassénéba Touré
© Nassénéba Touré

Meurtre d’un livreur Yango à Abidjan : deux condamnations à perpétuité après une attaque à main armée

La justice ivoirienne a rendu son verdict dans l’affaire du meurtre d’Amidou Koné, un livreur Yango tué dans la nuit du 6 au 7 juillet 2026 à Abidjan. La victime avait été attaquée aux environs de 3 heures du matin par un groupe de jeunes armés de machettes et de couteaux, qui avaient emporté sa motocyclette après l’agression.

Ce drame avait suscité une vive émotion parmi les populations, notamment dans le milieu des conducteurs de deux-roues, régulièrement exposés aux agressions lors de leurs déplacements nocturnes.

 

Quatre suspects interpellés après l’enquête policière

À la suite des investigations menées par les services de police, quatre personnes ont été arrêtées puis déférées devant le parquet près le Tribunal de première instance d’Abidjan. Il s’agit de Soumahoro Souleymane, alias « Gnaimairai », âgé de 22 ans et de nationalité malienne, Traoré Blaffou, alias « Gazo », 18 ans, ainsi que Bamba Karim Kapi, 21 ans, et Bamba Nouffou, 33 ans, tous deux de nationalité ivoirienne.

Les autorités judiciaires ont poursuivi les prévenus pour plusieurs infractions, notamment le vol de nuit en réunion et à main armée ayant entraîné la mort, le recel d’une motocyclette volée ainsi que l’association de malfaiteurs.

 

Deux peines de prison à vie prononcées par le tribunal

Le tribunal correctionnel a déclaré les quatre accusés coupables des faits qui leur étaient reprochés au terme de leur procès en flagrant délit, tenu ce jeudi 23 juillet 2026. Le tribunal correctionnel a condamné Soumahoro Souleymane alias « Gnaimairai » et Traoré Blaffou alias « Gazo » à la réclusion criminelle à perpétuité pour leur implication dans l’agression mortelle.

De leur côté, Bamba Karim Kapi et Bamba Nouffou ont écopé respectivement de 10 ans d’emprisonnement et d’une amende de 3 millions de FCFA.

Au-delà des peines d’emprisonnement, les condamnés devront également verser solidairement 200 millions de FCFA de dommages et intérêts aux ayants droit d’Amidou Koné. La somme se répartit entre 100 millions de FCFA destinés à la concubine de la victime et 100 millions de FCFA accordés à sa famille.

Dans un communiqué, le procureur de la République a alerté sur la recrudescence des agressions visant les personnes circulant à moto. Face à cette situation, le parquet a assuré qu’il appliquerait une réponse judiciaire ferme contre les auteurs de ces actes, promettant de faire « subir toute la rigueur de la loi pénale » aux personnes impliquées dans ce type d’infractions.

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Cette décision judiciaire intervient dans un contexte où les autorités cherchent à renforcer la lutte contre les agressions armées et les actes criminels ciblant les usagers de deux-roues dans le district d’Abidjan.

 

Police secours
© Police secours

CAN féminine 2026 : la CAF porte les primes à 3,4 milliards FCFA et offre 1,2 milliard à la championne

À quelques jours du coup d’envoi de la CAN féminine 2026, la Confédération africaine de football (CAF) franchit un nouveau cap dans son soutien au football féminin. Dans une note publiée le 22 juillet 2026, l’instance présidée par Patrice Motsepe annonce une hausse spectaculaire des récompenses financières de la compétition, avec une enveloppe globale portée à 5,8 millions de dollars (environ 3,4 milliards FCFA). La future championne d’Afrique empochera désormais 2 millions de dollars, soit près de 1,18 milliard FCFA.

La CAF augmente de 67 % le montant total des primes par rapport à la précédente édition, dont l’enveloppe s’élevait à 3,475 millions de dollars (environ 2,1 milliards FCFA). La plus forte progression concerne la récompense de la sélection victorieuse. La future championne verra sa prime doubler, passant de 1 million à 2 millions de dollars, soit près de 1,18 milliard FCFA.

Le finaliste bénéficiera également d’une revalorisation significative avec une prime de 750 000 dollars (environ 442 millions FCFA), en hausse de 50 %. L’équipe classée troisième profitera, elle aussi, d’une augmentation de 43 %.

 

Chaque sélection repartira avec une prime garantie

La CAF renforce également son soutien financier à l’ensemble des équipes qualifiées. Les 16 sélections participantes recevront chacune une prime minimale de participation de 150 000 dollars, soit environ 88 millions FCFA, contre 125 000 dollars lors de la précédente édition. Cette augmentation de 20 % vise à accompagner les fédérations dans leurs préparatifs et leurs investissements.

Depuis l’arrivée de Patrice Motsepe à la présidence de la CAF, les investissements consacrés au football féminin connaissent une progression sans précédent. En quelques années, la prime attribuée à la championne est passée de 200 000 dollars à 2 millions de dollars, soit une hausse de 900 %. Dans le même temps, l’enveloppe globale des récompenses est passée de 975 000 dollars à 5,8 millions de dollars, enregistrant une progression de 495 %.

Au-delà des récompenses financières, la CAF entend poursuivre ses investissements dans la formation, les infrastructures sportives, les compétitions de jeunes et le renforcement des capacités des fédérations nationales afin d’accélérer la professionnalisation du football féminin sur le continent.

« La CAF enregistre d’immenses progrès dans la promotion du football masculin et féminin en Afrique. Notre conviction reste inébranlable : une nation africaine sera un jour championne du monde », a affirmé l’instance.

 

Les Éléphantes à l’assaut du Maroc

La CAN féminine 2026 se disputera du 26 juillet au 16 août au Maroc. Logée dans le groupe B, la Côte d’Ivoire affrontera le Burkina Faso, l’Afrique du Sud et la Tanzanie. Dirigées par Reynald Pedros, les Éléphantes débuteront leur campagne le 27 juillet face au Burkina Faso, avant de défier l’Afrique du Sud le 31 juillet puis la Tanzanie le 4 août. En plus d’une qualification pour les phases finales, elles tenteront de profiter de cette nouvelle grille de récompenses, désormais parmi les plus importantes de l’histoire de la compétition.

Marcory : « Azopé » et « Le Virus » condamnés à 20 ans de prison, après 16 mois de procès

La justice ivoirienne a rendu son verdict dans l’une des affaires criminelles les plus médiatisées de l’année 2025. Ce mardi 21 juillet 2026, le tribunal a condamné Yaya Ziri, alias « Azopé », et Konan, connu sous les surnoms de « Le Virus » ou « Le King », à 20 ans de réclusion criminelle. Cette décision intervient seize mois après leur interpellation à l’issue d’une vaste opération policière menée dans la commune de Marcory.

En mars et avril 2025, plusieurs actes de violence et troubles à l’ordre public ont éclaté dans les quartiers Anoumabo, Sans Fil et Aliodan, à Marcory, poussant les forces de sécurité à ouvrir une vaste enquête. Au fil des semaines, les noms d’« Azopé » et de « Le Virus » reviennent régulièrement dans les témoignages des habitants. Face à cette situation, les services de sécurité intensifient leurs investigations.

Sous la coordination du District de police de Marcory, le commissariat du 26ᵉ arrondissement de Marcory-Aliodan et la BRI Sud mènent plusieurs opérations qui aboutissent à l’interpellation de nombreux suspects. Les forces de l’ordre ont déféré 26 personnes devant la justice, dont les deux principaux accusés, Yaya Ziri, alias « Azopé », et Konan, surnommé « Le Virus ». Après plusieurs mois d’instruction et d’audiences, le tribunal a rendu une décision différenciée selon les charges retenues contre les prévenus.

À l’issue du procès, 11 prévenus ont été relaxés, les infractions qui leur étaient reprochées n’ayant pas été établies. Par ailleurs, cinq personnes ont écopé de trois ans d’emprisonnement pour des faits de possession et de vente de stupéfiants. Le tribunal a finalement condamné neuf accusés à 20 ans de réclusion criminelle, dont Yaya Ziri, alias « Azopé », et Konan, surnommé « Le Virus », présentés comme les principales figures de ce dossier.

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Avec ce jugement, la justice met un terme à une affaire qui avait fortement marqué les habitants de Marcory en 2025. Ce verdict intervient après seize mois d’enquête, d’instruction et de procédures judiciaires, et illustre l’aboutissement du travail conjoint des forces de police et de l’autorité judiciaire dans la lutte contre la criminalité urbaine en Côte d’Ivoire.

Mondial 2026 : Patrice Motsepe célèbre le record historique des sélections africaines et fixe le cap sur 2030

À l’issue de la Coupe du monde 2026, le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, a salué le parcours des dix sélections africaines engagées dans le tournoi, mettant en avant une performance historique : neuf équipes sur dix ont franchi la phase de groupes, soit un taux de qualification de 90 %, inédit pour le continent dans l’histoire du Mondial. Cette performance, relevée dans une note publiée par la CAF le mercredi 22 juillet 2026, marque selon l’instance un nouveau cap pour le football africain.

Sur les dix nations africaines qualifiées pour la Coupe du monde 2026, neuf ont atteint les seizièmes de finale, établissant le meilleur taux de qualification de l’histoire du continent dans cette compétition. Pour Patrice Motsepe, cette progression illustre les avancées réalisées par le football africain ces dernières années.

« Les sélections africaines ont accompli des progrès considérables et enregistré des succès majeurs lors de cette Coupe du monde 2026. Je suis extrêmement fier de leur parcours », a déclaré le président de la CAF.

Il a rappelé que le taux de qualification des équipes africaines pour le second tour n’était que de 40 % en 2022, de 0 % en 2018 et de 40 % en 2014, soulignant ainsi la progression spectaculaire enregistrée cette année.

 

Cap sur le Mondial 2030 : la CAF veut aller encore plus loin

Malgré ce bilan positif, Patrice Motsepe estime que des marges de progression subsistent. Il a invité les sélectionneurs, les staffs techniques et les joueurs à tirer les enseignements de cette édition afin de viser de meilleurs résultats lors des prochaines compétitions.

Dans cette optique, la CAF organisera prochainement une conférence technique réunissant sélectionneurs nationaux, experts, anciens internationaux et responsables techniques. Cette rencontre permettra d’évaluer les performances des équipes africaines au Mondial 2026 et de formuler des recommandations stratégiques en vue de la Coupe du monde 2030.

Le président de la CAF a également annoncé un renforcement des investissements destinés au développement du football sur le continent. L’instance poursuivra ses efforts en faveur de la formation des jeunes, du football amateur, des championnats professionnels ainsi que des équipes nationales des 54 associations membres.

« Nous poursuivrons nos investissements dans la formation des jeunes, le football amateur, les ligues professionnelles et les équipes nationales afin de hisser le football africain au sommet de la scène internationale », a assuré Patrice Motsepe.

La CAF prévoit également d’intensifier la formation des cadres techniques à travers de nombreuses sessions de perfectionnement organisées dans les six zones géographiques du continent.

 

L’Afrique parmi les meilleures nations du Mondial 2026

Selon la CAF, les performances réalisées lors de cette Coupe du monde placent l’Afrique parmi les continents les plus performants de la compétition. Le continent se classe deuxième au niveau mondial, derrière l’UEFA, grâce à son taux record de qualification pour les phases à élimination directe. Les dix représentants africains étaient l’Algérie, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, le Ghana, le Maroc, la République démocratique du Congo, le Sénégal, l’Afrique du Sud et la Tunisie.

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La Coupe du monde 2026, disputée du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Canada et au Mexique, a été remportée par l’Espagne.

Guinness world records : la cheffe Ivoirienne Zéynab Bancé décroche deux records et entre dans l’histoire

Une nouvelle page s’écrit dans l’histoire des records mondiaux. Désormais détentrice de deux records du monde Guinness World Records, cette Ivoirienne a été officiellement reçue dans les bureaux de l’institution internationale, une invitation qu’elle présente comme une reconnaissance majeure de son parcours.

Elle devient ainsi la première femme d’Afrique francophone à recevoir une telle distinction de la part du Guinness World Records, une institution reconnue mondialement depuis plus de 70 ans. Au-delà de son exploit personnel, elle estime que cette reconnaissance symbolise la capacité de l’Afrique à atteindre les plus hauts standards d’excellence.

« Cette invitation dépasse ma personne. Elle porte la persévérance d’une région et l’excellence d’un continent », souligne-t-elle.

 

Quatre tentatives avant la consécration mondiale

Derrière cette réussite se cache un long parcours marqué par la détermination et la résilience. La championne a tenté à quatre reprises d’intégrer le prestigieux livre des records. La première tentative a eu lieu le 17 décembre 2024, suivie d’une deuxième le 27 avril 2025. Les deux dernières étapes, organisées le 17 mars 2026, ont finalement permis l’homologation officielle de ses performances.  Pour elle, ces différentes expériences illustrent une même philosophie : ne jamais abandonner malgré les obstacles.

« C’est l’histoire d’une femme qui a refusé d’abandonner et qui ouvre aujourd’hui la voie à toute une génération », affirme-t-elle.

Dans son message de reconnaissance, la détentrice des deux records a adressé ses remerciements au président de la République, Alassane Ouattara. Elle rappelle notamment que le chef de l’État avait cité son nom lors de son discours à la Nation du 31 décembre 2024, après sa première performance culinaire. Un soutien moral qu’elle considère comme une source de motivation dans les moments difficiles. Elle souhaite désormais avoir l’occasion de lui présenter personnellement ses distinctions à son retour en Côte d’Ivoire.

 

Le gouvernement, les Ivoiriens et les partenaires salués

La nouvelle détentrice de records mondiaux a également exprimé sa gratitude au Premier ministre, au gouvernement ivoirien et aux institutions nationales pour leur accompagnement en faveur des jeunes talents. Elle a tenu à remercier le peuple ivoirien pour son soutien constant, ses encouragements et ses prières tout au long de cette aventure.

Ses partenaires et sponsors n’ont pas été oubliés. Selon elle, leur engagement a permis de préparer et distribuer près de 30 000 repas à des orphelins et à des familles en situation de précarité. Pour elle, cette aventure n’a pas seulement permis de battre un record, mais aussi de transmettre de l’espoir.

La championne a également rendu hommage aux artistes, aux médias et aux créateurs de contenus qui ont accompagné son défi. Par leurs mobilisations, leurs messages et leurs performances, ils ont contribué à transformer cette expérience en véritable événement culturel. Elle a enfin salué son équipe, ses bénévoles, les professionnels de santé, les forces de sécurité, les cuisiniers, les serveurs et tous ceux qui ont participé à la réussite de cette aventure.

En conclusion, la détentrice des deux records mondiaux a rendu grâce à Dieu, qu’elle considère comme la source de sa force et de sa persévérance. Pour elle, cette reconnaissance internationale représente bien plus qu’un exploit individuel, elle incarne un message d’espoir pour la jeunesse africaine et démontre qu’avec du travail, de la discipline et une vision claire, il est possible d’inscrire son nom dans l’histoire.

Crise postélectorale : après les propos d’Amadou Coulibaly, Blé Goudé appelle à une parole « mesurée » et rassembleuse

Le Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP) monte au créneau après les récentes déclarations du ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, sur les événements liés à la crise postélectorale de 2010-2011.

Dans une déclaration rendue publique, le parti dirigé par Charles Blé Goudé exprime sa préoccupation face à ces propos, estimant que les questions liées à cette période sensible de l’histoire ivoirienne nécessitent davantage de prudence et de responsabilité de la part des acteurs publics.

 

Un appel à préserver les acquis de la réconciliation nationale

Le COJEP rappelle que la Côte d’Ivoire continue de porter les séquelles de la crise de 2011, qui a profondément marqué la société ivoirienne. Pour la formation politique, les efforts engagés depuis près de quinze ans pour reconstruire le tissu social restent « précieux mais fragiles ». Le parti invite ainsi les responsables publics, particulièrement les membres du gouvernement, à privilégier une communication qui favorise l’apaisement et renforce la cohésion nationale.

« La parole publique doit contribuer à consolider la paix et non raviver les blessures du passé », soutient le COJEP dans sa déclaration.

 

Le COJEP évoque l’acquittement de Laurent Gbagbo par la CPI

Dans son intervention, le parti revient également sur la situation judiciaire de l’ancien président Laurent Gbagbo. Il rappelle que celui-ci a été définitivement acquitté par la Cour pénale internationale (CPI) des accusations liées à la crise postélectorale. Pour le COJEP, cette décision de justice constitue désormais un élément important dans l’approche institutionnelle de cette période de l’histoire ivoirienne. Le parti estime que les discours des responsables publics doivent tenir compte des décisions judiciaires et participer à la recherche de l’apaisement.

Au-delà de la polémique, le COJEP estime que les préoccupations majeures des populations restent liées aux conditions de vie quotidiennes. L’emploi des jeunes, la santé, l’éducation, le pouvoir d’achat, la sécurité, la justice, le développement économique et le renforcement des institutions figurent, selon le parti, parmi les véritables attentes des citoyens. Le COJEP appelle donc les responsables politiques à orienter davantage leurs discours vers ces enjeux prioritaires.

 

Amadou Coulibaly invité à adopter une posture d’équilibre

Le parti demande au porte-parole du gouvernement de faire preuve de davantage de mesure dans ses prises de parole, rappelant que sa fonction dépasse ses convictions personnelles. Selon le COJEP, les déclarations du porte-parole du gouvernement sont perçues comme engageant l’image de l’exécutif et doivent, à ce titre, refléter « l’équilibre, la responsabilité et la recherche du rassemblement ».

Dans sa déclaration, le COJEP interpelle également l’ensemble de la classe politique ivoirienne, majorité comme opposition, afin de préserver un débat démocratique fondé sur le respect mutuel et la responsabilité. Le parti estime que les divergences politiques sont normales dans une démocratie, mais qu’elles ne doivent pas fragiliser les efforts accomplis pour reconstruire le vivre-ensemble.

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En conclusion, le COJEP réaffirme son engagement en faveur d’une Côte d’Ivoire « réconciliée, stable et prospère », appelant chaque acteur public à faire de la cohésion nationale une priorité.