Abidjan, carrefour des échanges sur la propriété intellectuelle entre l’OAPI et l’OMPI

Abidjan s’apprête à devenir, les 4 et 5 juin 2026, la capitale africaine de la propriété intellectuelle. La métropole économique ivoirienne accueille la Conférence des Chefs d’Office de Propriété Intellectuelle (HIPOC), réunissant les responsables des 17 États membres de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI).

Cette rencontre de haut niveau enregistrera également la présence du directeur général de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), Daren Tang. Sa participation intervient dans un contexte de renforcement des coopérations internationales autour des enjeux liés à l’innovation et à la protection des créations.

Une rencontre axée sur les réformes et la coopération

Sous la présidence du ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Kalil Konaté, les travaux réuniront les principaux acteurs en charge de la protection des innovations, des marques et des brevets dans l’espace OAPI.

Au cœur des discussions figurent les transformations du secteur, portées par la transition numérique et l’évolution rapide des technologies. Les participants examineront également les réformes institutionnelles en cours ainsi que les mécanismes destinés à améliorer l’efficacité des systèmes de protection dans les États membres. La conférence vise par ailleurs à renforcer la coopération entre les offices nationaux. Les échanges permettront de mutualiser les expériences, de partager les bonnes pratiques et d’identifier des solutions communes face aux défis liés à la protection des actifs immatériels.

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Désormais considérée comme un levier majeur de croissance, la propriété intellectuelle dépasse le cadre strictement technique pour s’imposer dans les politiques de développement. Elle joue un rôle clé dans la stimulation de l’innovation, la protection de la créativité et la valorisation des savoir-faire locaux. Dans une économie mondiale de plus en plus fondée sur la connaissance, elle constitue un facteur essentiel de compétitivité et de création de valeur.

 

Une Côte d’Ivoire de plus en plus influente

L’organisation de cette conférence à Abidjan confirme la montée en puissance de la Côte d’Ivoire dans les instances de gouvernance de la propriété intellectuelle. Le pays assure actuellement la présidence du Conseil d’administration de l’OAPI, tout en occupant la vice-présidence de l’Assemblée de l’Union de La Haye et un siège au Comité stratégique de coordination de l’OMPI. Ces positions renforcent son rôle dans les grandes orientations du secteur à l’échelle internationale.

En marge des travaux, le directeur général de l’OMPI, Daren Tang, aura des échanges avec les autorités ivoiriennes. Ces discussions devraient porter sur le renforcement de la coopération bilatérale, notamment dans les domaines de l’innovation, de l’accompagnement des créateurs et de l’intégration de la propriété intellectuelle dans les politiques publiques.

À travers cette rencontre, la Côte d’Ivoire entend consolider son positionnement comme hub régional de réflexion et d’action sur les questions de propriété intellectuelle. L’objectif est de faire de ce domaine un véritable moteur de transformation économique et de développement durable pour les États membres de l’OAPI.

Revue de presse du 3 juin : candidature rejetée au PPA-CI, mouvements au PDCI-RDA et annonce d’un groupe chinois, dominent l’actualité

L’actualité politique ivoirienne de ce mercredi 3 juin 2026 est largement dominée par les dynamiques internes des partis politiques. Entre l’élection à la tête de la ligue des jeunes du PPA-CI et les discussions en cours au PDCI-RDA pour apaiser les tensions internes, la presse nationale revient en détail sur deux dossiers jugés sensibles.

Ce mercredi, la presse ivoirienne consacre une large part de ses publications à l’élection du secrétaire national de la ligue des jeunes du PPA-CI, l’un des sujets majeurs de l’actualité politique.

PPA-CI : une candidature invalidée, des tensions redoutées

Au PPA-CI, la course à la présidence de la ligue des jeunes suscite de nombreuses réactions. Plusieurs journaux évoquent une décision de l’ancien président Laurent Gbagbo, qui aurait invalidé une candidature dans le cadre de ce scrutin interne, selon Soir Info. Cette situation alimente les inquiétudes sur une possible crise au sein du parti. Le Mandat estime ainsi que le rejet d’une candidature pourrait raviver les tensions et fragiliser davantage la formation politique, déjà confrontée à des rivalités internes.

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Dans un registre plus apaisé, Le Quotidien d’Abidjan rapporte que les candidats retenus affichent leur volonté de poursuivre le processus dans un esprit démocratique. De son côté, La Voie Originale met en avant la poursuite du débat autour des projets, présenté comme le cœur de cette compétition interne.

 

PDCI-RDA : des discussions pour calmer les tensions

Au PDCI-RDA, les journaux s’intéressent aux tractations engagées pour tenter de ramener la cohésion au sein du parti, secoué depuis plusieurs mois par des divergences internes.

Selon Dernière Heure Monde, le président de la réforme interne, Yacé, aurait entamé une série de consultations avec Jean-Louis Billon dans le cadre d’une mission d’unité. Le quotidien évoque une dynamique fondée sur le dialogue, l’écoute et le respect mutuel, tandis que d’autres figures du parti, dont Maurice Kakou Guikahué, Thierry Tanoh et Valérie Yapo, seraient encore en attente d’échanges.

Dans le même esprit, L’Inter qualifie la rencontre entre Billon et Yacé de moment décisif pour l’avenir du parti.

 

Débat sur la réforme électorale et positionnement institutionnel

L’actualité politique est également marquée par les discussions autour de la future réforme du système électoral. Interrogé par Le Nouveau Réveil, l’analyste Geoffroy Kouao estime que le ministère de l’Intérieur ne serait pas en mesure d’assurer l’organisation des élections et du futur référendum.

Le débat institutionnel est également alimenté par les positions de l’Église catholique. Selon Dernière Heure Monde, les évêques ivoiriens, réunis dans le cadre de leur 129e conférence, plaident pour la mise en place d’un dispositif électoral indépendant et dépolitisé.

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Investissements : un groupe chinois annoncé en Côte d’Ivoire

Sur le plan économique, la réception d’un important investisseur chinois par le Premier ministre Robert Beugré Mambé a retenu l’attention de la presse.

Ce groupe, spécialisé dans l’énergie, l’eau et les infrastructures, pourrait renforcer sa présence en Côte d’Ivoire. Le Matin évoque l’arrivée d’un « mastodonte chinois », tandis que Le Patriote souligne les discussions engagées autour de nouveaux investissements. De son côté, RHDP News rapporte la volonté affichée du groupe de s’engager durablement dans le pays.

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Cette dynamique confirme l’attractivité croissante de la Côte d’Ivoire auprès des grands investisseurs internationaux, notamment dans les secteurs stratégiques des infrastructures et de l’énergie.

Port-Bouët / Vridi 3 : le District d’Abidjan engage une opération de restauration de l’ordre urbain

Le District Autonome d’Abidjan a lancé, ce mardi 2 juin 2026, une opération de restauration de l’ordre urbain dans la commune de Port-Bouët, précisément à Vridi 3, appelé localement « Zimbabwe ». L’information a été rendue publique dans un communiqué transmis par le Directeur de l’Information, de la Communication et des TIC.

Selon le document, les services du District sont intervenus dans le cadre de leur politique d’assainissement du cadre de vie et de prévention des risques urbains. Les autorités présentent cette action comme une mesure de protection des populations installées dans une zone jugée à haut risque.

Le communiqué précise que l’opération vise à mettre fin à l’occupation d’un espace considéré comme particulièrement exposé aux risques sanitaires et environnementaux. Le quartier Vridi 3 est ainsi classé parmi les zones vulnérables de la commune. Le District affirme que cette intervention a été précédée d’une phase d’information et de sensibilisation. Plusieurs échanges auraient été menés avec les populations afin de les alerter sur les dangers liés à leur installation dans cette zone.

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Des risques sanitaires et sécuritaires pointés du doigt

Les autorités expliquent que cette opération vise avant tout à protéger les habitants exposés à des conditions de vie précaires. Elles évoquent notamment les fortes pluies qui aggravent les risques dans la zone. Le District relève plusieurs dangers, dont l’insalubrité, les installations électriques anarchiques et l’absence d’aménagement urbain adéquat. Ces facteurs augmenteraient les risques d’inondations, d’électrocution et de maladies.

Dans son communiqué, le District Autonome d’Abidjan assure que l’opération a été menée dans le respect des procédures administratives et réglementaires. Il insiste sur la prise en compte des droits des populations concernées. Cette action s’inscrit dans une stratégie globale visant à réduire les accidents et pertes en vies humaines en milieu urbain. L’objectif affiché reste l’ambition de « zéro mort en 2026 » face aux catastrophes urbaines.

Un appel à quitter les zones à risques

Les autorités ont renouvelé leur appel aux populations installées dans des zones dangereuses à quitter ces espaces. Sont notamment concernées les zones sujettes aux inondations, aux glissements de terrain ou situées sous des lignes à haute tension. Le District d’Abidjan réaffirme sa volonté d’agir en concertation avec les acteurs concernés pour renforcer la sécurité des habitants. Il entend poursuivre ses actions de prévention dans l’ensemble des zones identifiées à risques.

À travers cette opération, le District inscrit son action dans une vision de développement urbain durable. Les autorités souhaitent renforcer la résilience d’Abidjan face aux effets du changement climatique.

Enfin, cette intervention à Vridi 3 envoie, selon le District, un signal fort sur la nécessité de respecter les règles d’occupation du sol. Elle vise également à promouvoir une ville mieux organisée, plus sécurisée et adaptée aux défis environnementaux futurs.

 

District Autonome d'Abidjan
© District Autonome d'Abidjan

PPA-CI : la candidature de Djédja Serge Fidèle invalidée pour doute sur l’état civil

Le processus électoral interne de la Ligue des jeunes du PPA-CI connaît un rebondissement. En compétition pour le poste de secrétaire national, Djédja Serge Fidèle a vu sa candidature rejetée en raison de doutes portant sur son état civil.

La décision a été rendue publique à travers un communiqué signé par Laurent Gbagbo, désigné comme référent politique et garant du processus électoral interne du parti. Selon le document daté du mardi 2 juin 2026, la direction du parti évoque des « interrogations sérieuses » sur les informations d’état civil fournies par le candidat dans son dossier de candidature. Cette décision intervient dans un contexte de renouvellement des instances dirigeantes de la Ligue des jeunes, une structure stratégique du parti en pleine recomposition.

Le PPA-CI invoque les principes de transparence et d’intégrité

L’examen du dossier aurait révélé, selon la direction, des éléments susceptibles de remettre en cause la conformité des informations d’identité du candidat. Le parti rappelle que les élections internes doivent respecter les principes de transparence, de sincérité et d’égalité entre tous les postulants.

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En sa qualité de garant du processus, Laurent Gbagbo souligne sa responsabilité dans l’application des statuts et du règlement intérieur du parti. La direction estime que le principe de prudence doit primer afin de préserver la crédibilité et la régularité du scrutin interne.

Le parti invalide officiellement la candidature de Djédja Serge Fidèle. Il transmet également son dossier d’état civil au Comité de contrôle du parti. Cet organe disciplinaire devra procéder aux vérifications nécessaires et statuer sur les suites à donner, conformément aux textes internes du PPA-CI.

Pour rappel, une dizaine de candidats sont en lice pour succéder à N’Drin James Hubert à la tête de la Ligue des jeunes. Le PPA-CI organisera l’élection du nouveau secrétaire national lors du congrès électif du 4 juin 2026. Le parti poursuit sa restructuration globale et réorganise ses instances depuis la réélection de Laurent Gbagbo.

 

PPA-CI relais
© PPA-CI relais
 
PPA-CI
© PPA-CI

Korhogo : un acheteur de noix de cajou tué et brûlé, un planteur interpellé par la police

La Police anti-criminalité (PAC) de Korhogo a interpellé, le mardi 23 mai 2026, un individu identifié sous les initiales S. Nambega. Il est soupçonné d’avoir tué l’acheteur de noix de cajou Koné Amidou, originaire de Kapélé, dans une plantation d’anacarde située près du village de Kagnenin, non loin de Katoumoro.

Le crime, d’une extrême violence, a été commis dans une plantation appartenant au principal suspect. La victime, connue dans la zone pour ses activités d’achat de noix de cajou, s’y était rendue dans le cadre de son travail. L’affaire a débuté après la disparition de Koné Amidou. Inquiets, ses proches ont rapidement alerté les services de police, déclenchant l’ouverture d’une enquête. Les investigations menées par la PAC de Korhogo ont permis d’orienter les recherches vers S. Nambega, un jeune planteur de la localité. Il a finalement été interpellé puis entendu par les enquêteurs.

Des aveux détaillant le déroulement du crime

Lors de sa présentation aux autorités le dimanche 31 mai 2026, dans le cadre d’une reconstitution, le suspect a livré une version détaillée des faits. Il affirme avoir agi par vengeance, accusant la victime de l’avoir diffamé en le présentant comme un violeur. Selon ses déclarations, il aurait préparé son acte en se procurant un produit chimique localement appelé « caba », utilisé habituellement pour accélérer la maturation des fruits. Il aurait ensuite rempli une seringue avec cette substance.

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Pour attirer l’acheteur, le suspect aurait d’abord vendu une petite quantité de noix de cajou d’une valeur de 8 000 francs CFA. à la victime. Il lui aurait ensuite fait croire à la disponibilité d’un stock important dans sa plantation. Une fois arrivés sur les lieux, il aurait administré le produit à Koné Amidou. La victime se serait effondrée peu après, avant d’être violemment agressée à la machette.

Après le décès de la victime, le suspect aurait traîné le corps sur plusieurs mètres avant de tenter d’effacer les traces du crime. Il aurait incendié le corps puis l’aurait enterré dans une ancienne fosse de charbon située dans la plantation. Il aurait également emporté la moto de la victime, qu’il aurait ensuite modifiée à Korhogo afin d’en dissimuler l’origine.

 

Des preuves accablantes découvertes par les enquêteurs

Les enquêteurs ont cependant mis la main sur plusieurs éléments matériels. Lors d’une perquisition, des cartes de transfert d’argent appartenant à la victime ont été retrouvées en possession du suspect. Face à ces preuves, S. Nambega a fini par reconnaître les faits après avoir d’abord nié toute implication. Ses aveux ont permis de localiser précisément le lieu où le corps avait été enterré.

Ce crime suscite une vive émotion dans les localités de Kapélé, Kagnenin et Katoumoro, ainsi que dans l’ensemble de la région de Korhogo. Les habitants appellent à davantage de vigilance et au recours aux voies légales pour régler les différends. L’enquête se poursuit afin d’établir toutes les circonstances de ce meurtre. Le suspect reste à la disposition de la justice, qui devra déterminer les responsabilités et statuer sur les sanctions.

 

Côte d’Ivoire : les évêques catholiques plaident pour un organe électoral indépendant et non politisé

À l’occasion de leur 129e Assemblée générale, les évêques catholiques de Côte d’Ivoire ont exhorté à la mise en place d’un mécanisme électoral indépendant, affranchi de toute influence politique, afin de renforcer la confiance des citoyens.

Cette prise de position intervient après l’annonce par le gouvernement de la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI). À travers une déclaration, les membres de la Conférence des évêques catholiques de Côte d’Ivoire, conduits par Mgr Marcellin Yao, ont dit prendre acte de cette décision.

 » En ces temps où le pays qui aspire à la paix, à la réconciliation véritable et au développement humain intégral peine encore, après tant d’années, à retrouver sa totale sérénité et à rassembler tous ses enfants, les évêques catholiques de Côte d’Ivoire, prennent acte de la décision du Gouvernement de dissoudre la Commission électorale indépendante (CEI), dans la perspective de la mise en place d’un nouveau mécanisme de gestion des élections en Côte d’Ivoire », ont-ils déclaré.

Une réforme jugée importante pour l’avenir électoral

Les responsables religieux estiment que cette réforme intervient dans un contexte où le pays cherche encore à consolider la paix, la réconciliation nationale et la cohésion sociale. Selon eux, la création d’un nouveau dispositif électoral représente une étape importante pour renforcer la sérénité du processus démocratique. Depuis plusieurs années, la CEI faisait l’objet de contestations récurrentes de la part de plusieurs formations politiques. Le PPA-CI, le PDCI-RDA, le FPI ainsi que le MGC de Simone Gbagbo reprochaient régulièrement à l’institution son manque d’indépendance et sa proximité supposée avec le pouvoir en place.

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Les prélats ont salué la décision des autorités, estimant qu’elle répond à une partie des préoccupations exprimées par les acteurs politiques et la société civile. Ils invitent toutefois le gouvernement à poursuivre les réformes dans un climat d’écoute et de concertation. Pour l’Église catholique, la réussite de cette transition passe par l’implication de l’ensemble des forces vives de la Nation. Les évêques encouragent ainsi les autorités à privilégier le dialogue afin de parvenir à un consensus autour du futur cadre électoral.

 

Un souhait : une institution électorale non politisée

Au-delà de la dissolution de la CEI, les responsables religieux insistent sur la nécessité de bâtir une institution crédible, transparente et indépendante. Ils souhaitent que le futur organe chargé des élections inspire confiance à tous les acteurs et garantisse l’organisation de scrutins justes et apaisés. Le gouvernement avait annoncé cette réforme le 7 mai dernier à l’issue d’un Conseil des ministres présidé par le président Alassane Ouattara. Selon le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, ce nouveau mécanisme électoral doit permettre de rassurer davantage les acteurs politiques et les citoyens.

 » Cette décision ouvre la voie à l’avènement d’un nouveau mécanisme de gestion des élections à même de rassurer davantage les acteurs politiques et les Ivoiriens », a précisé Amadou Coulibaly, porte-parole du gouvernement.

Les évêques ont enfin réaffirmé leur disponibilité à contribuer à la recherche de solutions favorisant la paix et la cohésion sociale. Tout en rappelant la complémentarité des rôles entre l’État et l’Église, ils ont assuré vouloir accompagner les initiatives visant à consolider la démocratie et la stabilité en Côte d’Ivoire.

Côte d’Ivoire – Guinée : Kankan et Odienné scellent un partenariat stratégique

Un nouveau partenariat de coopération lie désormais les villes de Kankan, en Guinée, et d’Odienné, en Côte d’Ivoire. Les deux collectivités ont officialisé leur jumelage à travers la signature d’un protocole d’accord destiné à favoriser les échanges et à renforcer les relations entre les populations des deux pays.

Les autorités de Kankan et d’Odienné ont conclu l’accord le 29 mai 2026 en marge de la 86e édition de la Mamaya de Kankan, l’un des plus importants événements culturels de Haute-Guinée. Organisée autour du thème « Mamaya, miroir de la renaissance culturelle », cette édition a mis la Côte d’Ivoire à l’honneur en qualité de pays invité.

Les maires des deux collectivités, Nassénéba Touré et Arafan Moussa Koulibaly, ont procédé à la signature de l’accord en présence de plusieurs autorités administratives, politiques et coutumières des deux pays.

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Une coopération axée sur le développement local

À travers ce partenariat, les deux villes entendent développer des projets communs dans plusieurs secteurs stratégiques. La santé, l’éducation, l’assainissement, la culture et l’insertion professionnelle des jeunes figurent parmi les principaux domaines de coopération identifiés. Selon Nassénéba Touré, ce jumelage ouvre de nouvelles perspectives pour les populations des deux collectivités.

« Nous sommes dans une coopération gagnant-gagnant, notamment dans des secteurs essentiels comme l’éducation, la santé, l’assainissement et l’insertion de la jeunesse », a-t-elle déclaré.

La maire d’Odienné a également mis en avant les nombreuses similitudes culturelles et historiques qui rapprochent les deux villes. Elle estime que ces échanges permettront de renforcer davantage les liens entre les communautés. Pour sa part, Arafan Moussa Koulibaly s’est félicité de la signature de cet accord, qu’il considère comme un levier de développement pour Kankan et Odienné.

« La coopération décentralisée doit être menée avec sérieux et détermination. Je suis persuadé que cet accord produira des résultats bénéfiques pour nos populations, notamment dans le domaine culturel », a-t-il affirmé.

Les deux municipalités veulent renforcer les échanges d’expertise entre leurs administrations. Elles souhaitent également partager leurs expériences de gestion locale. Les deux villes prévoient de créer un cadre permanent de concertation. L’objectif est de bâtir une coopération durable basée sur la solidarité, la culture et le développement partagé. Ce jumelage renforce les relations entre la Guinée et la Côte d’Ivoire. Il illustre la volonté des autorités locales de développer une coopération de proximité. Les deux villes veulent soutenir le développement territorial à travers ce partenariat.

Abidjan : Apoutchou National et Lionel PCS condamnés à de lourdes peines de prison ferme et à 264 millions de FCFA d’amende chacun

Le site fratmat.info rapporte que l’influenceur ivoirien Apoutchou National et son ami Lionel PCS ont été condamnés à des peines de prison ferme, assorties d’amendes individuelles de 264 millions de FCFA.

La juridiction compétente a rendu son verdict en prononçant 3 ans de prison ferme contre Apoutchou National. Son coaccusé Lionel PCS a, quant à lui, écopé de 5 ans d’emprisonnement ferme. Chacun devra également s’acquitter d’une amende de 264 millions de FCFA, selon les informations de fratmat.info.

Une affaire judiciaire ouverte depuis novembre 2024

Les deux influenceurs, ainsi que plusieurs autres personnes, avaient été déférés le 14 novembre 2024 au Parquet près le Pôle pénal économique et financier. Le groupe comprenait notamment Agbré Stéphane dit Apoutchou National, Fofana Abdoulaye, Akobé Léonel alias Lionel PCS, Doffou Aristide et Sidibé Kader. Apoutchou National avait été remis en liberté le jeudi 27 février 2025, après environ trois mois de détention.

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L’affaire a débuté après une interpellation menée par la police économique. Celle-ci s’est appuyée sur des publications d’Apoutchou National montrant d’importantes sommes d’argent sur les réseaux sociaux. Ces images, largement relayées, ont suscité de vives réactions et conduit les autorités à ouvrir une enquête sur l’origine des fonds. Les enquêteurs ont cherché à vérifier la provenance de ces ressources jugées inhabituelles.

À la suite des vérifications, les forces de l’ordre ont réuni des éléments permettant la convocation des personnes concernées. Apoutchou National et ses coaccusés ont ensuite été placés en garde à vue. Ils ont été interrogés sur l’origine des sommes exhibées publiquement. Les autorités ont exigé des explications claires et documentées sur ces flux financiers. Déférés au Pôle pénal économique et financier, les mis en cause ont fait l’objet de l’ouverture d’une information judiciaire. Des mandats de dépôt ont été décernés dans la foulée.

Les charges retenues incluent notamment la violation de la réglementation des relations financières extérieures des États, le blanchiment de capitaux, ainsi que des infractions liées aux jeux d’argent illicites sur les réseaux de communication électronique.

Revue de presse du 2 juin : tensions politiques, crise des déchets et tirs à Mankono, avec des accusations visant un commissaire, dominent l’actualité.

La presse ivoirienne de ce mardi 2 juin 2026 met en avant une actualité dominée par les enjeux politiques, les tensions sociales et plusieurs faits divers marquants. Les débats autour du futur cadre électoral occupent une place centrale, tandis que la crise des ordures à Abidjan et des incidents sécuritaires à l’intérieur du pays alimentent également les manchettes.

Alors que les prochaines échéances électorales se rapprochent, la mise en place du futur dispositif électoral suscite de nombreuses réactions. Plusieurs journaux alertent sur les risques de dérive dans sa configuration.

Le quotidien, Le Nouveau Réveil met en garde contre ce qu’il qualifie de « piège que l’opposition doit éviter » dans le processus en cours. Dans le même registre, les évêques catholiques expriment leurs réserves sur une possible politisation du système électoral. Dans Notre Voie, l’Église appelle explicitement à ce que « le futur dispositif ne soit plus politisé ». Cette position rejoint celle de la société civile. Vincent Toh Bi Irié réclame une « agence électorale impartiale, crédible, transparente et indépendante ».

 

Vie politique : recompositions et tensions internes

Les formations politiques restent également au cœur de l’actualité. Au PDCI-RDA, les débats sur la direction et les perspectives du parti alimentent les journaux. Le Nouveau Réveil revient sur les raisons pour lesquelles « les Ivoiriens réclament le retour de Thiam », dans un contexte de remobilisation du parti dans l’Indénié-Djuablin. Sur le terrain, des responsables affirment que « le PDCI est bien vivant », selon Éhouman Tanoh.

Au sein du pouvoir, les spéculations se poursuivent autour de la succession présidentielle. Le Temps évoque les discussions internes en titrant sur « le cas Téné Birahima Ouattara », présenté comme un sujet qui suscite de nombreuses interrogations. Du côté de l’opposition, le PPA-CI de Laurent Gbagbo poursuit ses préparatifs internes. La Voie Originale parle d’une « bataille des projets », tandis que Le Temps évoque « 10 prétendants pour un fauteuil » dans les structures du parti.

 

Abidjan face à la crise des déchets

Sur le plan social, la situation des ordures à Abidjan s’impose comme un sujet majeur. La capitale économique fait face à une accumulation préoccupante de déchets dans plusieurs communes.

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Le Nouveau Réveil, Le Jour Plus et Le Matin relaient les réactions du gouvernement, notamment les mises en garde du ministre Amédé Kouakou, qui a donné un ultimatum aux opérateurs du secteur. La situation est jugée critique par plusieurs observateurs. Pour l’opposition, cette crise traduit une défaillance de la gouvernance actuelle. Le Temps parle d’une « invasion d’Abidjan par les ordures ménagères », qu’il associe à un échec des politiques publiques.

 

Énergie et infrastructures : un signal économique positif

Dans un contexte contrasté, le secteur énergétique apporte une note plus favorable. Les grands projets d’infrastructures continuent de progresser, notamment la centrale thermique de Songon.

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Soir Info et Le Patriote saluent la signature d’un accord financier estimé à plus de 423 milliards de FCFA pour ce projet stratégique. D’autres estimations évoquent un coût global légèrement différent selon les sources. Le Patriote souligne par ailleurs la dynamique économique du pays, estimant que la Côte d’Ivoire figure désormais parmi les pays industrialisés du continent et progresse dans les classements africains.

 

Sécurité : attaque à Mankono et cybercriminalité

À l’intérieur du pays, la situation sécuritaire suscite des inquiétudes après une attaque signalée à Mankono. Selon Les Échos de la République, un groupe armé a pris pour cible le marché de la ville.

Le maire affirme avoir interpellé certains suspects et dénonce des dysfonctionnements dans la gestion de l’incident. Il met également en cause certains responsables sécuritaires locaux, évoquant des libérations controversées. Dans un autre registre, La Tribune Ivoirienne alerte sur une affaire d’escroquerie en ligne. Des individus utiliseraient le nom de la sœur du président pour soutirer de l’argent à des victimes via internet.

 

Sport : préparation des Éléphants pour le Mondial 2026

Sur le plan sportif, la sélection ivoirienne poursuit sa préparation en Europe en vue des prochaines échéances internationales. Le stage se déroule dans un climat de concentration. Le supplément Super Sport évoque une « veillée d’armes à Nantes » autour des Éléphants. Le staff technique observe notamment plusieurs jeunes talents et binationaux.

Parmi eux, le jeune Ange-Yoan Bonny attire déjà l’attention des encadreurs, alors que la liste finale pour le Mondial 2026 continue de se préciser.

Sénégal : Bassirou Diomaye Faye forme un gouvernement technocratique sans le Pastef

Le Sénégal a vu naître le gouvernement Diomaye Faye III dans la soirée du lundi 1er juin. Sa mise en place intervient après des échanges infructueux avec le Pastef. Le parti Pastef a rejeté toute compromission et refusé de s’associer à la nouvelle équipe. Le président Bassirou Diomaye Faye a néanmoins arrêté la composition de son exécutif. La liste des nouveaux membres du gouvernement a été ensuite rendue publique par la présidence.

Le troisième gouvernement du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a été officiellement constitué ce lundi 1er juin 2026. Sa mise en place intervient après des discussions infructueuses avec le PASTEF. Le parti de l’ex-Premier ministre Ousmane Sonko a refusé de participer à la nouvelle équipe gouvernementale. Le chef de l’État a donc validé une composition sans représentants officiels du parti.

La formation de ce nouvel exécutif fait suite à une séance de travail non concluante avec le comité exécutif du PASTEF. Les discussions ont buté sur des désaccords persistants. Dans ce contexte, le président Faye a décidé de finaliser la liste de son gouvernement. Cette décision consacre une rupture nette entre les deux anciens alliés politiques.

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Un nouveau gouvernement dominé par des profils technocratiques

Le nouvel exécutif est dirigé par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô. Économiste et ancien cadre de la BCEAO, il a été nommé fin mai 2026. L’équipe gouvernementale, réduite à 30 membres, met en avant des profils techniques. Elle est présentée comme un gouvernement de mission orienté vers les résultats.

Aucun cadre du PASTEF n’a été reconduit dans ce troisième gouvernement. Cette absence confirme l’éloignement politique entre le parti et la présidence. Le refus du comité exécutif du PASTEF de participer a accéléré la décision. Le président a assumé la constitution d’un gouvernement sans son principal soutien politique.

Le gouvernement introduit plusieurs réformes structurelles dans sa nouvelle architecture. Il fusionne plusieurs ministères afin de renforcer la cohérence de l’action publique. Il regroupe également le département de l’Économie et celui des Finances. D’autres ajustements concernent la communication, l’énergie et les mines afin de réduire les doublons administratifs. Le gouvernement devra rapidement répondre aux attentes sociales et économiques. L’inflation, le chômage des jeunes et la cherté de la vie restent des priorités.

Sur le plan politique, la majorité parlementaire reste dominée par le PASTEF. Une cohabitation institutionnelle de fait s’installe entre l’exécutif et l’Assemblée nationale. Le président Faye mise désormais sur l’efficacité d’un gouvernement technocratique. Les autorités attendent le premier test majeur lors du conseil des ministres prévu le 5 juin 2026.