Côte d’Ivoire/Massacre de Duékoué: «Je n’étais pas seul» (Amadé Ouérémi)

L’ex-chef de milice et ancien ‘’seigneur » du mont Péko dans l’extrême ouest ivoirien, accusé de crimes de guerre, de meurtres et de génocides à Duékoué (ouest ivoirien) pendant la crise post-électorale ivoirienne de 2010-2011, a avoué jeudi , au deuxième jour de son procès devant le Tribunal de première instance d’Abidjan «qu’il n’était pas seul» lors ce massacre.

« Ce n’était moi seul. Moi je n’étais qu’un simple élément. C’est le commandant Losseni Fofana ( ex-commandant de la zone de Man) qui a donné l’ordre d’aller démanteler les barrages des miliciens à Duékoué. Ce n’est pas moi qui étais le chef  »,  a soutenu M. Ouérémi acculé par les questions du juge Charles Bini.

Auparavant, les présumés victimes collatérales de ces tueries qui ont témoigné successivement à la barre, ont incriminé unanimement Amadé Ouérémi et ses hommes d’être les responsables de ce massacre.

 « Ceux qui ont tiré sur moi étaient des civils. J’ai appris après que ce sont les hommes de Amadé Ouéremi qui ont tiré ce jour-là », a accusé à la barre,  Bémoin Adeline, une jeune dame de 35 ans qui a perdu ses deux jambes pendant cette attaque.

 Après elle, Gbohouo Bruno qui dit avoir perdu son petit-frère Jean lors de ces attaques de Duékoué, a imputé la mort de ce dernier à Amadé Ouéremi et ses hommes.

  « J’étais avec mon petit-frère et des hommes en armes sont venus dans un véhicule et  l’ont enlevé et sont allés le tuer. Quand je suis allé les voir pour récupérer son corps, ils m’ont demandé de payer 10 000 FCFA », a expliqué M. Gbohouo.

 Selon lui, cette attaque du quartier carrefour de Duékoué était le fait de Ouéremi et ses hommes.  « Je compte me constituer partie civile. L’homme n’a pas de prix, mais au titre des réparations, je réclame la somme de 10 millions FCFA», a dit M. Gbohouo au Tribunal.

Quant à Yayé Edgar, un autre témoin de ces massacres qui dit avoir perdu son grand-frère mort calciné dans l’incendie de sa maison, il a accusé M. Ouérémi et sa troupe.  « Je suis sûr et certain que cette attaque a été perpétrée par Amadé et ses hommes. Il avait des hommes sous son commandement», a soutenu M. Yayé réclamant à son tour, la somme de 6 millions FCFA en guise de réparations des dommages.

De son côté, Yohou Julien, un jeune homme d’une trentaine d’années, qui dit être adjoint administratif, a imputé la responsabilité de ce massacre à Amadé Ouérémi. Il a dit lui-aussi son intention de se constituer partie civile et réclame la somme de 2 millions FCFA à titre de dommages et intérêts. 

En retour, M. Ouérémi a botté  d’abord en touche toutes ces accusations portées contre lui et ses hommes avant de se dédire sous la pression des questions du juge Bini Charles. Quatre-vingt-deux témoins ont été annoncés pour ce procès contre M. Ouérémi.

Mais pour l’heure, c’est une dizaine qui est présente  pour son témoignage.   Les tueries de Duékoué survenues pendant la crise post-électorale ivoirienne de 2010-2011 ont fait plus de 800 morts selon des organisations humanitaires. 

Agé de 57 ans et de nationalité burkinabè, l’ex-chef de milice Amadé Ouérémi qui était considéré comme un supplétif des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), a occupé pendant plusieurs années la forêt classée du Mont Péko dans l’ouest ivoirien. Il a été arrêté depuis mai 2013 par l’armée ivoirienne.

Frontières ivoiro-burkinabé: les populations sensibilisées au vivre ensemble

Les populations des frontières ivoiro-burkinabé sont sensibilisées depuis quelques jours au vivre ensemble et à la cohabitation pacifique dans le cadre d’une campagne initiée par le Secrétariat exécutif de la Commission nationale des frontières de la Côte d’Ivoire (SE-CNF CI) et le Secrétariat permanent de la Commission nationale des frontières du Burkina Faso (SP-CNF).

Selon une note d’information transmise à APA, mercredi, cette campagne  conjointe de sensibilisation qui s’est déroulée dans les localités frontalières des régions du sud-ouest du Burkina et du nord-est de la Côte d’Ivoire (Bounkani).

Elle a sillonné du 16 mars au 20 mars 2021 les villages frontaliers de Bahéldouo, Mossibougou, Naasar Tenga au Burkina Faso et Doropo et Kalamon en Côte d’Ivoire.

Ces villages frontaliers ont en partage les difficultés liées à l’insécurité, aux conflits fonciers, aux entraves à la libre circulation des personnes et des biens, à l’accès aux infrastructures socio-éducatives de base qui entament la qualité de la vie quotidienne de leurs habitants.

Les séances de sensibilisation ont été coprésidées par messsieurs Zongo Wendinmanegdé Emmanuel, Gouverneur de la région du sud-ouest du Faso et Kpan Droh Joseph, Préfet de la région du Bounkani.

Au cours des séances de sensibilisation, les deux autorités ont embouché la même trompette. Après avoir réitéré la volonté des deux pays d’œuvrer en faveur de la consolidation des liens fraternels entre les deux peuples aux frontières, elles ont, de façon commune, lancé des messages de paix, de solidarité et de cohabitation pacifique pour un vivre ensemble harmonieux aux populations.

 « En attendant la fin des activités de démarcation dans trois ans, nous  ne devons pas remettre en cause les liens fraternels entre les deux peuples. Vous devez vivre dans la cohésion et accueillir les projets de développement que les deux États pourraient réaliser conjointement en votre faveur. » a affirmé le gouverneur de la région du sud-ouest du Burkina Faso, Zongo Wendinmanegdé Emmanuel.

 « Vous êtes et vous restez des frères et des sœurs. Détournez-vous de la violence et usez régulièrement du dialogue, de la concertation et du recours à l’arbitrage des autorités administratives pour résoudre vos différends.  Si après la démarcation, votre village appartient à la Côte d’Ivoire ou au Burkina Faso, vous auriez au moins vécu paisiblement et bénéficié des actions de développement que chaque État aura posées » a-t-il conclu sur la question.

A sa suite, M. Kpan Droh Joseph, préfet de région du Bounkani a exhorté à son tour les populations à « s’impliquer véritablement dans la réalisation des projets qui viendront combler vos besoins socio-éducatifs de base » .

En outre, dans le village de Naasar Tenga, les deux autorités ont invité les orpailleurs à rendre légales leurs activités. Cela, « afin d’aider l’État à avoir les ressources nécessaires pour la construction des infrastructures socio- économiques de base dont vous avez besoin » a soutenu M. Kpan Droh Joseph sous le regard approbateur du gouverneur du sud-ouest.

Ces  séances de sensibilisation ont bénéficié de l’appui financier du projet d’appui au Programme Frontière de l’Union Africaine (GIZ/PFUA).

Ouverture à Abidjan du procès de l’ex-chef milicien Amadé Ouérémi pour crimes de guerre

Le procès de Amadé Ouérémi, un ex-chef de milice accusé de meurtres, d’assassinats, de crimes de guerre, de génocide, de tribalisme, de vol en réunion, de viols…commis sur des populations civiles à Duékoué dans l’ouest ivoirien pendant la crise post-électorale ivoirienne de 2010-2011, s’est ouvert mercredi au Tribunal de première instance d’Abidjan, plus de sept ans après son arrestation , a constaté APA sur place.

M. Ouérémi qui dit avoir pris ses quartiers au mont Péko ( ouest ivoirien) depuis 2007, a rejeté devant le Tribunal son implication dans ces tueries de Duékoué qui ont fait 817 morts selon la Croix Rouge.  « J’étais à Bagouho ( non loin de Duékoué en mars 2011. Je suis allé à Duékoué avec le rebelle Coul de Kouibly. J’étais un simple élément. Et l’ordre de commandement venait du commandant Losseni Fofana. C’est lui qui a donné l’ordre d’aller chasser tous les miliciens de Duékoué », a expliqué M. Ouérémi au Tribunal.  

« Dieu même sait que je n’ai pas fait ça », a soutenu M. Ouéremi qui dit n’avoir pas été sur le théâtre des opérations à Duékoué avec  « ses hommes ». Poursuivant, il a indiqué qu’une fois à Duékoué le lendemain du massacre  « j’ai vu beaucoup de corps dans les rues ».  

« Les corps sont restés trois jours dans les rues de Duékoué avant d’être enlevés par l’Organisation des Nations-Unies en Côte ( ONUCI). Mais, il n’y a pas eu de cas de viols », a-t-il ajouté. Par ailleurs, M. Ouérémi a dénoncé un complot de certaines personnes pour lui faire porter la responsabilité de ces tueries de Duékoué.  

« Il est juste accusé, mais pas encore déclaré coupable. Je suis en train de chercher à réunir tous les moyens pour le défendre. Si les moyens sont bons, c’est possible qu’ il soit relaxé. Les charges sont nombreuses, j’ai recensé plus de 24 et ça s’apparente à un acharnement », a estimé Me Roseline Aka, l’avocate de l’accusé Amadé Ouérémi.  « Pour la nécessité de l’éclatement de la vérité, nous exigerons la comparution de toutes les personnes qu’il faut », a-t-elle souligné.

 Ce procès de l’ex-chef milicien où près d’une vingtaine de témoins ont été présentés à la juridiction, a été suspendu aux environs de 18h ( heure locale et GMT) et reprendra jeudi après-midi.  

gé de 57 ans et de nationalité burkinabè, l’ex-chef de milice Amadé Ouérémi qui était considéré comme un supplétif des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), a occupé pendant plusieurs années la forêt classée du Mont Péko dans l’ouest ivoirien. Il a été arrêté depuis mai 2013 par l’armée ivoirienne.

Egypte : embouteillage de navires au canal de Suez

Le canal de Suez a été bloqué à cause du porte-conteneurs « Ever Given » qui s’était retrouvé en travers du canal reliant la mer Rouge à la Méditerranée.Selon la SCA, l’incident serait effectivement dû à un vent de sable, phénomène courant en Egypte en cette période de l’année, qui aurait créé un problème de visibilité.

Le canal est l’une des voies de navigation les plus fréquentées au monde. Mai le trafic y a été temporairement interrompu après qu’un très gros cargo de près 219 000 tonnes, l’EverGreen, s’est échoué en traversant le détroit au nord du port de Suez.

Après plusieurs heures, plusieurs bateaux ont été envoyés sur les lieux dans une tentative de remorquer l’EverGreen (400 m de long et 59 m de large) qui se poursuit toujours. Le navire battant pavillon panaméen faisait route de la Chine vers le port de Rotterdam (Pays-Bas), lorsque des vents forts l’ont fait dévier de sa route.

Le canal de Suez, une voie navigable artificielle reliant la mer Méditerranée et la mer Rouge mais divisant l’Afrique et l’Asie, est l’une des voies de navigation les plus fréquentées au monde.

Rien qu’en 2012, plus de 17.000 navires l’ont emprunté, avec une moyenne de 47 navires par jour. Il a été officiellement ouvert le 17 novembre 1869.

La FAO rend un vibrant hommage au défunt PM ivoirien Hamed Bakayoko

L’équipe multidisciplinaire du Bureau sous-régional de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour l’Afrique de l’Ouest a rendu lundi un vibrant hommage au défunt Premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko, à l’ouverture de sa 12e réunion tenue en mode virtuel.

Les participants, ont lors d’un moment de recueillement, observé une minute de silence en hommage au défunt Premier ministre de la Côte d’Ivoire, Hamed Bakayoko décédé le 10 mars 2021 à Fribourg, en Allemagne, selon une note transmise à APA, mercredi.  

La session, pilotée par visioconférence depuis la Côte d’Ivoire, s’est ouverte en présence du ministre ivoirien de la Promotion de la riziculture, Gaoussou Touré, du ministre guinéen de l’Agriculture et de l’élevage, Roger Patrick Millimono. 

« Je remercie la FAO pour le choix de la Côte d’Ivoire comme pays hôte de la 12ème réunion de l’Équipe multidisciplinaire pour l’Afrique de l’Ouest qui a pour thème « Systèmes agroalimentaires résilients : reconstruire en mieux » », a déclaré le ministre ivoirien de la Promotion de la riziculture, Gaoussou Touré. 

« Cette réunion est l’occasion de renforcer la cohésion pour une collaboration accrue et permettra également d’assurer une planification conjointe et une responsabilité mutuelle dans la conduite des actions visant à mettre en place des systèmes alimentaires résilients et à reconstruire en mieux après la crise de la Covid-19 », a-t-il dit. 

Les travaux qui ont porté sur la construction des systèmes agroalimentaires résilients en Afrique de l’Ouest, interviennent dans un contexte où la pandémie de Covid-19 a impacté les sources de revenus et les moyens d’existence des populations rurales et urbaines. 

Le représentant de la FAO en Côte d’ivoire, Samy Gaiji, a tenu à mettre l’accent sur les opportunités, qui ont émergé depuis le début de cette crise sanitaire, pour transformer les systèmes alimentaires afin de mieux soutenir les populations.

Pour lui, c’est l’occasion pour le pays de déployer des valeurs pour repenser une économie moins extravertie et plus intégrée, tournée vers la transformation des produits locaux pour la satisfaction des besoins alimentaires, sanitaires, énergétiques et en équipement. 

Les échanges ont ressorti « la nécessité urgente de construire des systèmes agroalimentaires résilients face aux conflits, au changement climatique, aux ravageurs et aux maladies transfrontaliers ». 

Le Commissaire de la CEDEAO pour l’Agriculture, l’environnement et les ressources en eau, Sékou Sangaré, a souligné que « l’agriculture est un secteur stratégique pour lutter contre la pauvreté, créer de l’emploi et assurer l’approvisionnement des populations en denrées alimentaires ».

Le coordonnateur du Bureau sous-régional de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest, Gouantoueu Robert Guéï, a invité les participants à porter « un regard rétrospectif sur 2020, une année qui marquera l’humanité, par la pandémie de la Covid-19, mais aussi une année où la FAO a induit beaucoup de changements dans sa façon de travailler par de nouvelles orientations ». 

En Afrique de l’Ouest et au Sahel, près de 17 millions de personnes ont actuellement besoin d’une assistance alimentaire immédiate. Ce chiffre pourrait augmenter à près de 24 millions pendant la prochaine période de soudure qui interviendra entre juin et août 2021, si des mesures appropriées ne sont pas prises à temps.

Dans le cadre de la politique d’ouverture et de transparence entre l’Organisation et ses États Membres prônée par le Directeur général de la FAO, Qu Dongyu, plusieurs ministres et représentants permanents auprès de la FAO à Rome participent à cette réunion. 

En outre, les gouvernements, les institutions économiques sous-régionales, les partenaires techniques et financiers, la société civile et les représentations de la FAO des 15 pays membres de la CEDEAO contribuent à dresser le bilan des actions menées et définir les perspectives pour l’année 2021. 

La première réunion virtuelle de l’Équipe multidisciplinaire de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest qui s’est ouverte lundi et qui table sur la problématique de l’insécurité alimentaire, du ralentissement économique, du changement climatique, des conflits et de la pandémie de Covid-19, se déroule jusqu’à ce mercredi 24 mars 2021.

Niger: l’UA indignée par la récurrence des attaques terroristes

Le président de la Commission de l’Union africaine (CUA), Moussa Faki Mahamat s’indigne et exprime sa préoccupation suite à la récurrence des attaques terroristes prenant des civils pour cibles au Niger.En l’espace d’une semaine, 203 personnes ont été tuées dans l’Ouest du pays par des hommes armés. Six jours avant l’attaque de dimanche dernier qui a fait 137 morts, 66 personnes avaient perdu la vie à Tillabéry. Cette région frontalière de Tahoua se situe dans la zone dite des trois frontières à la lisière du Niger, du Mali et du Burkina Faso.

« Toute en condamnant fermement la lâcheté des dernières attaques intervenues dimanche 21 mars dans la région de Tahoua au Niger (…) le président de la Commission présente ses condoléances aux familles des victimes », rapporte la CUA dans un communiqué.

Elle réitère l’urgente nécessité de renforcer la lutte contre le terrorisme dans le Sahel pour préserver les vies humaines et appelle à la solidarité de tous dans ces moments particulièrement éprouvants.

Même réaction du Le HCR. L’agence onusienne chargée des réfugiés condamne les attaques meurtrières contre des personnes déplacées qui ont fui de précédentes violences.

« Le HCR évalue les besoins et se tient prêt à fournir des soins de santé aux personnes affectées ainsi qu’à assurer leur protection, alors que les populations pourraient rejoindre les villes voisines d’Intikane, de Telemces et de Tahoua, où nous fournissons déjà, avec nos partenaires, une assistance humanitaire aux réfugiés, aux déplacés internes et aux personnes vulnérables parmi les communautés d’accueil », écrit-il dans un communiqué de presse.

Côte d’Ivoire: un accident de la circulation fait trois morts sur l’autoroute du nord

Une collision entre deux camions de transport de marchandises diverses sur l’autoroute du nord voie sud PK 13, a fait sept victimes dont trois décès certains mardi aux environs de 03h43 mn ( heure locale et GMT), a appris APA auprès du Groupement des sapeurs pompiers militaires ( GSPM).

Dans une note d’information, les pompiers ont précisé que les quatre blessés de cet accident ont été évacués à l’hôpital Saint Jean Baptiste de Bodo, sur l’autoroute du Nord. 

Selon le gouvernement ivoirien, la surcharge, l’état des routes et l’imprudence des conducteurs sont généralement à l’origine de 94% des accidents de la route qui surviennent en Côte d’Ivoire. 

 L’année 2020 s’est achevée dans le pays avec un total de 31 361 interventions des sapeurs-pompiers qui ont recensé 32 234 victimes dont 1097 décès. 

Côte d’Ivoire: du nectar de palme transformé dans une usine de fortune en un punch fort (REPORTAGE)

A Tchantchebé, un campement se trouvant à 7 Km du centre-ville de Bonoua, une agglomération sise à 60 Km au Sud-est d’Abidjan, de jeunes gens doués d’ingéniosités produisent de l’alcool à base du vin de palme dans une usine de fortune, en pleine forêt.

Le nectar de palme communément appelé « bandji » est très prisé en Côte d’Ivoire. Sa teneur en sucre provoque une fermentation forte au bout de deux semaines et sert à produire de l’alcool dénommé « koutoukou » dont le pourcentage volumique se situe autour de 50 degrés.   

En pleine forêt, à Tchantchebé, l’on aperçoit quelques tentes faites en pailles, sous lesquelles sont installées des usines artisanales faites de barriques posées sur un foyer surchauffé, et à proximité, une piscine pour refroidir les tuyaux acheminant l’alcool dans des bidons de 15 à 20 litres.

Sur les lieux, une cohorte de jeunes nous aborde dans un décor ou de part et d’autre, sont extraits des palmiers au sol, du vin de palme qu’ils nous offrent à l’entame des échanges comme le recommande la tradition locale, avant de demander l’objet de notre venue. 

Après les échanges emprunts de courtoisies, ils nous lancent que pour visiter le site, il faut « faire un geste », une manière voilée de demander quelques billets de banque. La requête satisfaite nous ouvre le jeu des questionnements.        

Kofi Dongnon (21 ans), un jeune Togolais, opère dans ce milieu depuis cinq ans. Visiblement passionné, il nous conte son expérience et le processus de production du koutoukou, debout près d’un fût de 1 000 litres de vin de palme en fermentation. 

Les producteurs, dit-il, s’installent sur un site lorsque les propriétaires jugent que les palmiers ne portent plus de fruits, alors s’engagent des discussions sur le prix de l’arbre, cédé entre 3500 et 4000 Fcfa. Un palmier pouvant, au bout de trois mois d’exploitation, produire plus de 200 litres.

« On met le bandji fermenté dans la barrique et quand le feu est attisé, la vapeur s’échappe dans un câble et sort dans un tuyau, immergé dans une piscine », et une fois refroidie, cette vapeur se transforme en eau sous forme de Koutoukou, explique-t-il.

Déployés sur un site, les producteurs font des habitations de fortune, dans cette zone forestière sans électricité, tout le temps de l’exploitation. Kofi Dongnon, lui, peut toucher entre 150 000 et 200 000 Fcfa selon les ventes, qui grimpent en période de froid.       

Thierry Djetouan, un grossiste, qui fait la distribution du koutoukou depuis 22 ans, relève que les fûts de 200 litres, de janvier à mars, sont cédés à « 100, 110 ou 120 000 Fcfa ». Mais en saison pluvieuse, les prix vont de « 100 à 150.000 Fcfa où le litre part de 1 500 Fcfa » contre 1 000 Fcfa d’ordinaire.   

Cet alcool, souvent fabriqué dans de mauvaises conditions, fait d’énormes dégâts et est source de nombreuses maladies et d’empoisonnements dans le pays, où le phénomène est répandu notamment dans les quartiers précaires. 

« Le koutoukou, c’est très bon pour la santé, le matin tu te réveilles, tu prends un verre, ça te donne de la force pour manger, à midi aussi un verre. Mais, quand tu en abuses, ça te détruit et peut créer l’ulcère de foie », témoigne Paul Ayimin, un consommateur depuis dix ans, venu s’approvisionner.   

Cette substance, fabriquée de manière artisanale, a pignon sur rue dans le pays. Elle est surtout consommée pour son coût moindre et est vendue par tournée, servie dans de petits  verres, à hauteur de 100 FCfa. 

L’usine de fortune, conçue avec du matériel de reconstitution ou des outils industriels qui ne servent plus, les producteurs obtiennent le koutoukou après fermentation et chauffage du « bandji » pour pouvoir réaliser la distillation, après quoi ils recueillent le produit final.  

Suite aux drames parfois causés par la consommation d’alcool frelaté, une rencontre s’imposait avec un spécialiste de la santé, pour creuser sur le fléau de létalité lié à la prise de doses du koutoukou  tiré du vin de palme ou du raphia.       

Dr Arthur Kanganga, médecin néphrologue, fait observer que l’atelier de fabrication est fait de produits métalliques, parfois constitués d’acier ou de plomb dont des particules peuvent se retrouver dans l’alcool qui va plus tard entraîner des effets. Or, « on sait que le plomb est cancérigène ».  

Souvent des fabricants utilisent du méthanol, une sorte d’alcool réputée moins cher, qui entre dans la constitution des liqueurs pour augmenter le degré d’alcool et la quantité. Mais, une fois au niveau du foie, il se métabolise et se transforme en acide formique, renseigne Dr Kanganga.

« Cet acide formique va agir au niveau du cerceau, du sang et désorganiser carrément tout le système (organique), entraînant un coma et des troubles respiratoires », insiste le médecin, illustrant qu’il a été démontré que plus tard, l’acide formique peut endommager le nerf optique et rendre aveugle.

A la cité des arts d’Abidjan, située à Cocody, une commune huppée de la capitale économique du pays, des picoleurs parfois nantis raffolent le koutoukou. Dans un cabaret, tenu par une jeune dame qui a requis l’anonymat, cette dernière présente cet alcool avec plusieurs arômes.

Le koutoukou, ici, est fait avec plusieurs parfums. Cette vendeuse qui fait de ce business une activité secondaire, propose des saveurs au gingembre, au « bissap » ou au poivre ; et parfois avec des tisanes contre le paludisme.      

Effondrements d’immeubles à Abidjan: des sanctions annoncées contre les fautifs

Le ministre ivoirien de la Construction, du logement et de l’urbanisme, Bruno Nabagné Koné a annoncé lundi à Abidjan après des effondrements récurrents d’immeubles dans la capitale économique ivoirienne que « désormais toutes les défaillances notées ( en matière de construction) seront l’objet de sanctions y compris chez nos agents ».

 M. Koné s’exprimait dans une conférence de presse après avoir visité les sites de deux immeubles qui se sont effondrés il y a quelques jours à Cocody dans l’Est d’Abidjan, faisant des dizaines de morts et plusieurs blessés.  

« Désormais toutes les défaillances notées feront l’objet de sanctions y compris les défaillances chez nos agents. Tout sera mis en œuvre pour que des poursuites soient engagées contre les personnes fautives », a promis M. Koné. 

Poursuivant, il a indiqué avec insistance que « désormais toute construction illégale sera l’objet de saisine du procureur» et que  «les contrevenants répondront de leurs actes devant les juridictions compétentes».

 

Justifiant, les effondrements récurrents d’immeubles à Abidjan, M. Koné a estimé que  «c’est une sorte d’incivisme que nous connaissons dans ce secteur ». Parlant des causes de ces effondrements d’immeubles, il a ajouté que « la corruption reste marginale par rapport à l’incivisme ». 

Ces dernières années, les effondrements d’immeubles sont récurrents à Abidjan. Le 12 mars dernier, un immeuble R+4 en construction à Anono sans l’Est d’Abidjan s’est effondré faisant une dizaine de morts et plusieurs blessés. 

Samedi dernier, un autre immeuble sis à la Riviera Bonoumin ( Est d’Abidjan), déjà habité, a vu sa façade s’effondrer faisant de nombreux dégâts matériels.

Côte d’Ivoire: prières et bénédictions pour Hamed Bakayoko à Abobo

La cérémonie du septième jour de feu Hamed Bakayoko, le premier ministre ivoirien, a été organisée dimanche à la mairie d’Abobo au Nord d’Abidjan en présence du couple présidentiel ivoirien et de plusieurs personnalités.

Le septième jour est un rituel traditionnel musulman où des prières et des bénédictions sont dites pour un défunt.

A cette occasion où la lecture intégrale du Saint coran a été faite trois fois,  des bénédictions, des prières et des invocations ont été faites par les guides religieux pour le repos de l’âme de feu Hamed Bakayoko.

Des témoignages et des dons en numéraire ont été également faits à la famille de l’illustre disparu  par les institutions de la République et par des personnalités. Dans une adresse au nom du sénat ivoirien, le sénateur Silué Kagnon Augustin, a soutenu que « restons forts et unis pour poursuivre la gigantesque œuvre» d’Hamed Bakayoko.

M. Bakayoko, le premier ministre ivoirien, par ailleurs maire d’Abobo (Nord d’Abidjan), qui est décédé le 10 mars dernier en Allemagne des suites d’un cancer fulgurant à l’âge de 56 ans, a été inhumé vendredi dernier sur la terre de ses ancêtres à Séguéla dans le nord-ouest ivoirien.

Feu Hamed Bakayoko dit Hambak ou encore le Golden Boy, qui était considéré comme  « l’ami des pauvres et des orphelins» était pressenti pour succéder au président ivoirien Alassane Ouattara dont il est l’un des fidèles depuis une trentaine d’années.

Buhari adresse ses condoléances au peuple tanzanien

Le président nigérian Muhammadu Buhari a présenté ses condoléances au gouvernement et au peuple de la République de Tanzanie suite au décès du président John Pombe Magufuli à l’âge de 61 ans.Le président Buhari a déclaré dans un message de condoléances publié par son assistant principal chargé des communications, M. Garba Shehu, à Abuja jeudi, qu’il était convaincu que l’héritage de patriotisme et de dévouement de Magufuli à l’égard de l’Afrique continuerait de résonner sur le continent.

Le dirigeant nigérian a déclaré que le courage et l’amour du défunt président tanzanien pour son pays ont inspiré diverses réformes que les générations continueront de célébrer.

Parmi ces reformes : la décision difficile de réduire la taille et les frais du gouvernement, l’insistance sur un budget axé sur le peuple, avec des priorités claires en matière d’éducation et de santé et la lutte constante contre la prodigalité et les frivolités dans les dépenses publiques.

M. Buhari a affirmé que l’ancien dirigeant tanzanien a passé la majeure partie de sa vie à servir son pays et l’humanité avec son riche pedigree. Il a travaillé comme instituteur et a gravi les échelons de la fonction publique en tant que député, vice-ministre des Travaux publics et ministre des Travaux publics.

Le défunt président Magufuli a également été ministre des Terres et des Établissements humains et ministre de l’Élevage et de la Pêche.

Le président Buhari a présenté ses condoléances à la famille du défunt dirigeant visionnaire de la Tanzanie, à ses amis et associés, ainsi qu’à tous les citoyens du pays.

Arrivée du corps d’Hamed Bakayoko à Séguéla, dans le Nord-ouest ivoirien

La dépouille mortelle du Premier ministre ivoirien, Hamed Bakayoko, a été transférée jeudi en début de soirée à Séguéla, sa ville d’origine, située dans le Nord-ouest du pays, où il devrait être inhumé vendredi.

Dans la matinée, a eu lieu la levée de corps du Premier ministre défunt, en présence du couple présidentiel,  des membres du gouvernement, des présidents d’institutions, des diplomates, des autorités administratives, politiques et coutumières.

Sa dépouille a été ensuite conduite au Gatl, la base militaire aérienne d’Abidjan dans l’après-midi avant le transfert de la dépouille mortelle à Séguéla. Le corps a été accueilli par les siens à l’aérodrome de cette ville.

La cérémonie d’inhumation aura lieu vendredi sur la terre de ses ancêtres. Avant cela, Hamed Bakayoko, de confession musulmane, aura droit à une levée du corps à la Mosquée de Séguéla suivie de la prière mortuaire puis l’enterrement.

L’inhumation est prévue dans l’intimité familiale. Hamed Bakayoko s’était rendu le 18 février en France, avant d’être évacué dans un centre oncologique en Allemagne pour des soins, mais il succombera des suites d’un cancer fulgurant le 10 mars 2021.

Un hommage national lui été rendu mercredi sur l’esplanade du palais présidentiel de la République à Abidjan. Dans la soirée, ce grand mécène a été loué par des artistes locaux et africains, parmi lesquels Alpha Blondy et Kofi Olomidé stade Alassane Ouattara d’Ebimpé d’Anyama, dans le nord-ouest d’Abidjan. 

Arrivée du corps d’Hamed Bakayoko à Séguéla, dans le Nord-ouest ivoirien

La dépouille mortelle du Premier ministre ivoirien, Hamed Bakayoko, a été transférée jeudi en début de soirée à Séguéla, sa ville d’origine, située dans le Nord-ouest du pays, où il devrait être inhumé vendredi.

Dans la matinée, a eu lieu la levée de corps du Premier ministre défunt, en présence du couple présidentiel,  des membres du gouvernement, des présidents d’institutions, des diplomates, des autorités administratives, politiques et coutumières.

Sa dépouille a été ensuite conduite au Gatl, la base militaire aérienne d’Abidjan dans l’après-midi avant le transfert de la dépouille mortelle à Séguéla. Le corps a été accueilli par les siens à l’aérodrome de cette ville.

La cérémonie d’inhumation aura lieu vendredi sur la terre de ses ancêtres. Avant cela, Hamed Bakayoko, de confession musulmane, aura droit à une levée du corps à la Mosquée de Séguéla suivie de la prière mortuaire puis l’enterrement.

L’inhumation est prévue dans l’intimité familiale. Hamed Bakayoko s’était rendu le 18 février en France, avant d’être évacué dans un centre oncologique en Allemagne pour des soins, mais il succombera des suites d’un cancer fulgurant le 10 mars 2021.

Un hommage national lui été rendu mercredi sur l’esplanade du palais présidentiel de la République à Abidjan. Dans la soirée, ce grand mécène a été loué par des artistes locaux et africains, parmi lesquels Alpha Blondy et Kofi Olomidé stade Alassane Ouattara d’Ebimpé d’Anyama, dans le nord-ouest d’Abidjan. 

Côte d’Ivoire: 10 milliards FCFA des Etats-Unis pour lutter contre l’extrémisme violent

L’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) a octroyé 19,5 millions de dollars, soit environ 10 milliards FCFA sur cinq ans à Equal Access International (EAI), une Ong internationale, pour renforcer la résilience des communautés contre l’extrémisme violent dans le nord de la Côte d’Ivoire, a-t-on appris jeudi de source officielle.

Selon un communiqué de la représentation diplomatique américaine en Côte d’Ivoire, ce projet dénommé  « Resilience for Peace ( R4P)  aidera les communautés frontalières ivoiriennes à risque à mieux lutter contre l’extrémisme violent.

 «  Les auteurs de l’extrémisme violent s’attaquent souvent aux communautés faibles et marginalisées », a déclaré dans ce communiqué, l’ambassadeur des États-Unis en Côte d’Ivoire, Richard Bell.

Selon  le diplomate américain, avec le projet R4P et l’appui des partenariats locaux, les États-Unis visent  « à renforcer la cohésion sociale, civique et économique pour rendre les communautés à risque résilientes face à la menace de l’extrémisme violent ».

Le projet R4P, a conclu le communiqué, créera des opportunités d’autonomisation économique et civique, en se concentrant sur les jeunes et les femmes, grâce à des améliorations de la gestion des ressources naturelles, de la prestation et de la réactivité des services gouvernementaux.

Côte d’Ivoire: 10 milliards FCFA des Etats-Unis pour lutter contre l’extrémisme violent

L’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) a octroyé 19,5 millions de dollars, soit environ 10 milliards FCFA sur cinq ans à Equal Access International (EAI), une Ong internationale, pour renforcer la résilience des communautés contre l’extrémisme violent dans le nord de la Côte d’Ivoire, a-t-on appris jeudi de source officielle.

Selon un communiqué de la représentation diplomatique américaine en Côte d’Ivoire, ce projet dénommé  « Resilience for Peace ( R4P)  aidera les communautés frontalières ivoiriennes à risque à mieux lutter contre l’extrémisme violent.

 «  Les auteurs de l’extrémisme violent s’attaquent souvent aux communautés faibles et marginalisées », a déclaré dans ce communiqué, l’ambassadeur des États-Unis en Côte d’Ivoire, Richard Bell.

Selon  le diplomate américain, avec le projet R4P et l’appui des partenariats locaux, les États-Unis visent  « à renforcer la cohésion sociale, civique et économique pour rendre les communautés à risque résilientes face à la menace de l’extrémisme violent ».

Le projet R4P, a conclu le communiqué, créera des opportunités d’autonomisation économique et civique, en se concentrant sur les jeunes et les femmes, grâce à des améliorations de la gestion des ressources naturelles, de la prestation et de la réactivité des services gouvernementaux.

Tanzanie: décès du président John Magufuli

Le président tanzanien John Magufuli est mort à l’âge de 61 ans.Le président tanzanien est décédé ce mercredi soir des suites de problèmes cardiaques selon la vice-présidente Samia Suluhu Hassan qui s’est exprimée sur la télévision publique.

Le président est décédé à l’hôpital Emilio Mzena, un établissement gouvernemental de Dar es Salaam, où il était soigné. Il souffrait de problèmes cardiaques depuis 10 ans, selon la vice-présidente.

Magufili n’était plus apparu publiquement depuis trois semaines. Et son absence alimentait les rumeurs sur son état de santé. L’annonce de son décès en début de soirée plonge le pays dans l’émoi et la consternation.

Mangufili était arrivé au pouvoir en novembre 2015. Il avait succédé à la présidence à Jakaya Kikwete.

La Côte d’Ivoire rend un hommage national à son défunt PM Hamed Bakayoko

La Côte d’Ivoire a rendu mercredi un hommage national à son défunt premier ministre Hamed Bakayoko dit Hambak au cour d’une cérémonie solennelle au palais présidentiel d’Abidjan en présence du couple présidentiel ivoirien, de quatre chefs d’Etat africains ainsi que des parents et amis de l’illustre disparu.

A cette occasion, le président ivoirien Alassane Ouattara a élevé à titre posthume, feu Hamed Bakayoko, à la Dignité de Grand Croix de l’Ordre national, la plus haute distinction du pays. Dans une oraison funèbre, Adama Toungara, le médiateur de la République de Côte d’Ivoire a soutenu que  « si la science pouvait faire quelque chose, Hamed Bakayoko serait encore avec nous ». 

Selon M. Toungara qui dit être l’un des condisciples du père de feu Hamed Bakayoko, l’ex-chef du gouvernement ivoirien, « était le médiateur entre les générations et le trait-d’union entre le pouvoir et l’opposition ».  

« Il ( Hamed Bakayoko) a le mérite d’avoir organiser les premières élections législatives les plus inclusives de toute l’histoire de la Côte d’Ivoire » a ajouté le médiateur de la République.

 Avant lui, Raymonde Goudou Coffie, la ministre ivoirienne de la Culture et de la francophonie, a affirmé  que feu Hamed Bakayoko  «est parti sans crainte avec la conviction d’avoir mené le bon combat  ».  Dans un autre témoignage, Mamadou Touré, le ministre ivoirien de la Promotion de la jeunesse et de l’emploi des jeunes qui s’exprimait au nom de la jeunesse ivoirienne, a soutenu que l’illustre disparu s’est élevé dans la hiérarchie sociale par le travail.  

« Pour Hambak, la condition sociale ne peut être un handicap à la réussite. Il était un exemple pour des millions de jeunes ivoiriens», a dit M. Touré ajoutant qu’il a donné  « une seconde chance à de nombreux jeunes ivoiriens ».  Poursuivant, il a indiqué que feu Hamed Bakayoko transcendait les clivages politiques et ethniques.  

« Il parlait avec tout le monde. Hamed Bakayoko parlait aussi bien avec les riches qu’avec les pauvres  », a-t-il souligné. Plusieurs personnalités du continent ont pris part à cette cérémonie d’hommage qui a pris fin avec la remise du drapeau national à la famille de l’illustre disparu. 

Parmi celles-ci, l’on peut citer les présidents Roch Marc Christian Kaboré ( Burkina Faso), Nana Akuffo Addo ( Ghana), Alpha Condé (Guinée) et Umaro Emballo Cissoco ( Guinée Bissau ). Le premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko, par ailleurs ministre de la défense est décédé mercredi dernier en Allemagne des suites d’un cancer fulgurant à 56 ans.

 Il était très adulé par la jeunesse ivoirienne et était considéré comme un grand mécène culturel. Fidèle parmi les fidèles du président ivoirien Alassane Ouattara, il était même pressenti pour succéder à celui-ci à la tête du pays. Feu Hamed Bakayoko sera inhumé vendredi prochain à Seguéla dans le nord-ouest ivoirien dont il est originaire. 

Péage : le Sénégal récupère 25% du capital d’Eiffage

Vingt-cinq pour cent du capital de la Société Eiffage de la Concession de l’Autoroute de l’Avenir (Secaa SA), au Sénégal, reviennent désormais à l’Etat.La renégociation entamée en 2019 est arrivée à son terme. Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Mansour Faye, a annoncé mardi 16 mars l’entrée de l’Etat sénégalais, à hauteur de 25%, soit 19 milliards FCFA, dans le capital de la société française. Celle-ci exploite l’Autoroute de l’Avenir reliant la capitale Dakar à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) de Diass, séparés d’une quarantaine de kilomètres.

Au même moment, l’Etat percevra une redevance domaniale représentant 2% du chiffre d’affaires annuel de la Secaa, avec au minimum 800 millions FCFA par an, au lieu de 1000 FCFA par an dans le contrat actuel, a ajouté le ministre.

Il a paraphé le protocole d’accord en compagnie de ses collègues chargés des Finances et du Budget ainsi que de l’Economie et du Plan, en plus du directeur général de l’Agence nationale pour la promotion des investissements et des grands travaux (APIX) et l’administrateur général de Secaa, Gérard Sénac.

Selon M. Faye, les nouveaux termes du contrat permettront « un suivi particulier du programme d’investissement, des recettes d’exploitation et des charges associées, en toute transparence. En outre, l’Etat du Sénégal va bénéficier de la distribution de dividendes pour chaque exercice. Un pacte d’actionnaires encadre cette disposition ».

Dans la perspective d’un partenariat durable, sécurisé et permettant les meilleures conditions d’un transfert de l’ouvrage à terme et au-delà, la réalisation des gros entretiens et réparations, le protocole dispose d’une extension de la durée de la concession pour cinq ans, a-t-il ajouté.

Par ailleurs, cette renégociation du contrat liant l’Etat du Sénégal à la Société Eiffage dans l’exploitation de l’Autoroute de l’Avenir semble également être une victoire du Collectif citoyen pour la défense des intérêts des usagers de l’autoroute à péage, créé en 2018.

Il continue de dénoncer les tarifs pratiqués sur la première autoroute à péage du pays. « Ils sont parmi les plus chers du monde, et ne correspondent pas aux revenus des Sénégalais », estime Bachir Fofana, le porte-parole du Collectif.

Côte d’Ivoire: trois morts dans un accident de la circulation sur la route de Bassam

Trois personnes ont trouvé la mort dans un accident de la circulation avant Yaou non loin de la ville balnéaire de Grand-Bassam au Sud-Est d’Abidjan, a appris APA mardi auprès du Groupement des sapeurs-pompiers militaires ( GSPM).

En effet, dans une note d’information, les pompiers ont indiqué qu’ils ont été appelés en renfort lundi vers 13h ( heure locale et GMT) pour une opération de désincarcération suite à un accident de la circulation avant Yaou où trois victimes ont été extraites et mises à la disposition des pompes funèbres.

 L’année 2020 s’est achevée en Côte d’Ivoire avec un total de 31 361 interventions des sapeurs-pompiers qui ont recensé 32 234 victimes dont 1097 décès.

Piquet d’honneur des populations d’Abobo pour Hamed Bakayoko

A l’initiative du Conseil municipal d’Abobo ( Nord d’Abidjan), les couches socioprofessionnelles de cette cité de près de deux millions d’habitants ont procédé à un piquet d’honneur, mardi, à la mairie de ladite commune pour leur maire, le défunt premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko, a constaté APA sur place.

Au cours de cette cérémonie solennelle présidée par la ministre Kandia Camara, qui avait à ses côtés des Conseillers municipaux et des adjoints au maire d’Abobo, les chefs de communautés et guides religieux, la communauté éducative, les associations de femmes et de jeunes, les sportifs,… se sont successivement inclinés devant le portrait de l’illustre disparu témoignant de sa grande générosité et de sa dextérité dans la gestion de cette commune.

 «  Tous les domaines de la vie des populations d’Abobo ont changé en trois ans avec Hamed Bakayoko », a estimé Amao Paul, le porte-parole des chefs de communautés d’Abobo.

Pour sa part, l’imam Souleymane Diarrassouba, le porte-voix de la communauté musulmane d’Abobo a affirmé que  «nous prions pour que les chantiers qu’il (Hamed Bakayoko) avait commencé à Abobo soient une réussite». 

« Il (Hamed Bakayoko) était l’ami et le frère de l’église d’Abobo. L’avènement de Hamed Bakayoko à Abobo à redonner vie et espoir à l’église d’Abobo. Grâce à lui, l’église d’Abobo a eu du crédit à l’extérieur  », a témoigné de son côté, Bishop Lougah.

Quant à M’Bolo Koka, le chef central des communautés, il a soutenu qu’Hamed Bakayoko « est venu sortir Abobo de sa léthargie habituelle ».Selon lui, le défunt maire d’Abobo  est un  « homme de partage  qui n’a jamais voulu être heureux seul  ».

Le premier ministre ivoirien, par ailleurs, maire de la commune d’Abobo, Hamed Bakayoko est décédé mercredi dernier en Allemagne des suites d’un cancer fulgurant à l’âge de 56 ans.

Ce décès d’Hamed Bakayoko intervient huit mois seulement après celui de son prédécesseur à la primature, Amadou Gon Coulibaly.

Mali : un Mauritanien nommé émissaire de l’Onu

Le diplomate El-Ghassim Wane est, depuis lundi 15 mars, le nouvel émissaire de l’Organisation des Nations unies (Onu) pour le Mali.Une nouvelle promotion dans les organismes internationaux pour le Mauritanien. El-Ghassim Wane a été nommé, par le Secrétaire Général Antonio Guterres, nouvel émissaire onusien au Mali. Il succède au Tchadien Mahamat Saleh Annadif.

Dans ses nouvelles fonctions, M. Wane dirigera l’une des plus importantes opérations de la paix de l’organisation, selon les Nations unies. Environ 14.500 Casques bleus sont déployés au Mali qui fait face à la menace jihadiste, surtout au Nord du pays, depuis plus d’une décennie.

Né en 1959, El-Ghassim Wane dispose d’une grande expérience en matière de paix, de sécurité et de résolution des conflits, particulièrement en Afrique en partenariat avec les organisations internationales et régionales, renseigne l’Onu.

Entre 1994 et 2009, il a occupé des postes importants dans le domaine de la paix et de la sécurité au sein de l’Union africaine (UA) dont celui de Directeur du Département « Paix et Sécurité » de la Commission de l’UA. Il fut également Chef de la Division de la gestion des conflits, responsable des Affaires politiques, Chef adjoint du Centre de la gestion des conflits, Attaché politique à la Division des réfugiés, des personnes déplacées et des affaires humanitaires et Porte-parole de l’Union africaine pour les questions de paix et de sécurité.

Pour le compte de l’Onu, il a réalisé ces derniers mois un examen stratégique indépendant de l’opération de paix au Soudan du Sud, l’une des plus coûteuses menées par l’organisation dans le monde, recommandant de la réduire sans avoir été suivi sur ce sujet par le Conseil de sécurité. M. Wane est « connu pour sa loyauté envers l’UA, il est très +solutions africaines pour soucis africains+ », note-t-on à l’Onu.

Il est titulaire de masters en Droit public et en études internationales et européennes obtenus respectivement dans les Universités de Dakar (Sénégal) et de Lille II (France). Quant à son prédécesseur, l’ancien ministre tchadien des Affaires étrangères Mahamat Saleh Annadif, il pourrait prendre la direction du bureau de l’Onu pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, à Dakar.

Addis Abeba paralysée par une grève des chauffeurs de taxi

Les chauffeurs de taxi en grève depuis lundi, protestent contre la révision du tarif des courses en ville.Des centaines de chauffeurs de taxi ont paralysé la capitale éthiopienne, affirmant que le tarif révisé n’était pas proportionnel à l’augmentation des prix du carburant.

Le gouvernement a augmenté le prix du carburant deux fois en un mois après que son importation de carburant du Soudan voisin a été interrompue en raison d’un conflit frontalier.

« Nous avons déjà des tarifs beaucoup plus bas par rapport à l’augmentation des prix du carburant » selon des chauffeurs de taxi qui ont fustigé cette décision unilatérale.

Ils souhaitent également que le gouvernement annule les amendes qui ont été accumulées au fil des ans. Bien que les autorités aient augmenté la fréquence des heures de pointe des transports publics lundi, de nombreux passagers ont été affectés par la grève.

Il y a eu de longues files d’attente de passagers dans les zones de Megenagna, Ayat Kolfe et Awtobestera. La grève a particulièrement touché les personnes qui vivent dans la périphérie d’Addis-Abeba, où les trains ne sont pas disponibles.

L’ingénieur Sitotaw Tekele, responsable des transports de la ville d’Addis-Abeba, a déclaré que les tarifs avaient été révisés en fonction de la capacité de paiement des passagers et de la hausse des prix du carburant.

« Le gouvernement prendra des mesures strictes si la grève se poursuit », a-t-il ajouté. La police a déclaré avoir arrêté 56 chauffeurs de taxi au cours de la manifestation qui, selon elle, a été infiltrée par des individus ayant des motivations politiques. La grève se poursuit mardi dans certains quartiers de la ville.

Obsèques HamBak: Fally, Dadju, Maître Gims, Koffi Olomidé en concert à Abidjan

Une soixantaine d’artistes ivoiriens et des stars internationales de la musique, notamment Koffi Olomidé, Maître Gims, Dadju, Vegedream, Sidiki Diabaté, Fally Ipupa et bien d’autres sont attendus mercredi prochain à Abidjan pour un concert au stade Alassane Ouattara d’Ebimpé (Nord d’Abidjan) de 19h à 07h ( heure locale et GMT) en hommage à Hamed Bakayoko dit HamBak, le premier ministre ivoirien décédé la semaine dernière. 

L’annonce a été faite lundi à Abidjan lors d’une conférence de presse par Mamadou Touré, le porte-parole adjoint du Rassemblement des Houphoüetistes pour la démocratie et la paix ( RHDP, Parti présidentiel) qui avait à ses côtés Adama Bictogo, le directeur exécutif de ce parti et des acteurs du showbiz ivoirien. 

« Une soixantaine d’artistes locaux et plusieurs artistes internationaux sont attendus. Parmi les artistes Internationaux qui viennent, il y a Koffi Olomidé, Dadju, Maître Gims, Sidiki Diabaté… », a fait savoir M. Touré.

 Au niveau national où une soixantaine d’artistes sont attendus, il a cité entre autres, Alpha Blondy, Magic System, Bilé Didier, Espoir 2000, Les Patrons, Serges Beynaud…  « C’est pour nous l’occasion de témoigner notre amour à Hamed Bakayoko. C’était un grand mécène de la culture africaine  », a ajouté Angelo Kabila, un manager d’artistes.

 Avant lui, Adama Bictogo, le directeur exécutif du RHDP a indiqué qu’avant ce concert, un hommage des partis politiques ivoiriens et de la société civile est prévu dans ce même stade de 16h à 19h (heure locale et GMT) pour honorer la mémoire de feu Hamed Bakayoko.

 « Il était l’un des rares ministres à maintenir les relations avec tout le monde. Il a su manier le bâton et la carotte pour arriver au dialogue politique », a dit M. Bictogo.

Poursuivant, il a appelé les jeunes à participer massivement à cette cérémonie d’hommage. Hamed Bakayoko alias  « Hambak » ou encore « le Golden Boy » , le premier ministre ivoirien est décédé mercredi dernier en Allemagne des suites d’un cancer à l’âge de 56 ans.

Son inhumation est prévue vendredi prochain à Séguéla dans le Nord-ouest ivoirien dont il est originaire.

Obsèques Hamed Bakayoko: suspension des cours à Abobo (Officiel)

Les cours sont suspendus mardi et mercredi à Abobo, une commune populaire au nord d’Abidjan en raison des cérémonies d’hommage à Hamed Bakayoko, le premier ministre ivoirien, également maire de cette commune décédé la semaine dernière en Allemagne. 

« La direction régionale d’Abidjan 4 sera le cadre de cérémonies d’hommage à M. le premier ministre Hamed Bakayoko, maire de la commune d’Abobo. Les cours vaqueront les mardi 16 et mercredi 17 mars 2021 », annonce le directeur régional de l’éducation nationale, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle d’Abidjan 4, Gla Marie-Claire, dans une note d’information.

« Pour le respect de la mémoire de cet illustre disparu, les élèves sont invités à reprendre les cours dans la discipline le jeudi 18 mars 2021», ajoute la note d’information parvenue à APA.

La commune d’Abobo organise ce mardi une cérémonie d’hommage à son premier magistrat Hamed Bakayoko, par ailleurs, premier ministre, chef du gouvernement et ministre d’Etat, ministre de la défense décédé le mercredi dernier en Allemagne des suites d’un cancer à l’âge de 56 ans.

Le programme des obsèques prévoit également un hommage des partis politiques ivoiriens et de la société civile ce mercredi 17 mars 2021 au stade Alassane Ouattara d’Ebimpé-Anyama (Nord d’Abidjan) de 16h à 19h (heure locale et GMT) pour honorer la mémoire de feu Hamed Bakayoko.

L’hommage des politiques et de la société civile fera place ce même mercredi et au même lieu à un concert  de 19h à 07h (heure locale et GMT) qui verra la prestation de plusieurs artistes internationaux et nationaux. Il s’agit notamment de Koffi Olomidé, Maître Gims, Dadju, Vegedream, Sidiki Diabaté, Fally Ipupa, Alpha Blondy, Magic System, Bilé Didier, Espoir 2000, Les Patrons, Serges Beynaud…

Auparavant, dans la matinée de ce mercredi, la cérémonie officielle d’hommage est prévue au palais présidentiel d’Abidjan-Plateau. Son inhumation est prévue vendredi prochain à Séguéla dans le Nord-ouest ivoirien dont il est originaire.

Une fausse alerte à la bombe sème la panique à Abidjan

Une fausse alerte à la bombe a semé, mardi, la panique à la Cité administrative du Plateau, le quartier administratif et des affaires de la capitale économique ivoirienne.

Des informations persistantes faisant état dans l’après-midi, de la découverte d’une bombe à la Tour D, ont créé la panique au sein  de la Cité administrative où des plusieurs unités des forces de l’ordre ont été déployées, notamment des unités spécialisées dans le déminage.  

« Après vérification, nous nous sommes rendus compte que c’est une fausse alerte à la bombe », a déclaré à APA un agent des forces de l’ordre, mais, a-t-il précisé, «par mesure de prudence, nous avons évacué les occupants de la Tour».

Afrique du Sud : le président Ramaphosa plaide pour le « consommer local »

Les Sud-Africains devraient faire tout leur possible pour reconstruire l’économie et la soutenir en achetant des produits fabriqués localement, a déclaré mardi le président Cyril Ramaphosa.Une prise de conscience qui permettrait de sauver l’économie et de créer des emplois pour le pays, selon le président sud-africain.

Nous devons sauver les emplois existants et stimuler l’économie pour en créer de « nouveaux », a déclaré M. Ramaphosa lors du 9e sommet et exposition annuels « Consommer Local », qui se tient virtuellement à Pretoria.

Lors de cette réunion virtuelle, qui avait pour thème « la localisation comme moteur de la croissance économique », le président a déclaré que le soutien à la campagne nationale « Acheter local » devait, par nécessité, englober l’investissement dans la qualité, le soutien aux entreprises locales et le maintien des emplois dans le pays.

« Nous devons intensifier nos efforts, non seulement pour inciter les habitants à acheter localement, mais aussi pour améliorer l’entrée de nos biens, produits et services sur les marchés d’exportation », a déclaré M. Ramaphosa. 

Il a encouragé chaque Sud-Africain à prendre la décision consciente d’acheter des produits locaux et de fréquenter les établissements commerciaux locaux à chaque tournant de leurs activités économiques. 

« Notre message doit être que, où que vous soyez dans le pays, soyez fiers d’être Sud-Africains. Portez des vêtements locaux, voyagez localement, mangez local, regardez des contenus locaux, lisez des auteurs locaux, soutenez la musique locale et utilisez des matières premières locales dans vos entreprises », a déclaré le président. 

« Cela permet de développer notre économie, de créer des emplois, d’élargir les marchés et de créer de nombreuses possibilités d’expansion des entreprises », a-t-il ajouté.

Sénégal : Macky Sall appelle au calme

Le président de la République s’est adressé, ce lundi soir à ses compatriotes, pour un retour de la paix après plusieurs jours de violentes manifestations dans le pays.Sa parole était très attendue. Le chef de l’État a enfin brisé le silence. D’emblée, Macky Sall a déclaré : « Rien ne m’importe plus que la préservation de ce qui forme l’âme de la nation sénégalaise, son cœur battant, sa source de vie et d’épanouissement : c’est à dire l’attachement aux valeurs du vivre ensemble dans la paix, la sécurité, la liberté, la démocratie, la tolérance et le respect de nos diversités ».

L’arrestation d’Ousmane Sonko, le 3 mars dernier, pour « trouble à l’ordre public et participation à une marche non autorisée » a déclenché des affrontements entre des jeunes et les forces de l’ordre.

C’est pourquoi le quatrième président dans l’Histoire politique du Sénégal a invité les uns et les autres à taire les « rancœurs » et à éviter « la logique de l’affrontement qui mène au pire ».

À ce jour, le bilan officiel est de quatre morts. Dans son discours à la nation, Macky Sall a pensé « aux victimes de ces malheureux évènements et à toutes les personnes, physiques et morales, impactées par les manifestations ». En outre, il a salué « la mémoire des défunts et (présenté ses) condoléances à leurs familles ».

Dans le même ordre d’idées, le président a soutenu que tous les Sénégalais forment « une seule famille, unie par une histoire qui (leur) assigne un destin commun ». Partant de là, M. Sall a indiqué que « chaque vie perdue est un deuil pour la Nation ».

Et dans un souci de réparation, l’État viendra en aide aux familles endeuillées et facilitera l’accès aux soins des blessés.

Après tout, le chef de l’État est convaincu que « nous pouvons et devons régler nos divergences autrement que par la violence destructrice ; parce que, quels que soient nos choix politiques et nos ambitions, nous sommes une seule famille, et nul d’entre nous ne peut avoir un destin séparé de celui la nation sénégalaise ».

Poursuivant, Macky Sall a affirmé que « nous sommes dans une barque dont nous descendrons pour laisser la place à d’autres ». De ce fait, il a souligné que « notre salut individuel et collectif nous commande de voyager ensemble en consolidant les fondements de la barque et non en les détruisant. Il y va aussi de l’avenir de nos enfants et des générations après eux ».

D’aucuns s’accordent sur le fait que l’affaire Sonko, à elle seule, n’explique pas cette « violence inouïe ». Ainsi, le chef de l’État a relevé que « la colère, qui s’est exprimée ces derniers jours, est aussi liée à l’impact d’une crise économique aggravée par la pandémie Covid-19 ».

Plus que jamais, Macky Sall a dit avoir mesuré « les difficultés quotidiennes dans nos villes et nos campagnes. La vie dure dans nos quartiers (et) nos banlieues » dans ce contexte de crise sanitaire mondiale.

Pourtant, avec le Fonds de riposte et de solidarité contre les effets de la Covid-19, l’État a financé pour 1000 milliards F CFA le soutien aux ménages, aux entreprises, aux travailleurs et à différents corps de métiers, y compris le secteur des arts et de la culture.

Par rapport aux jeunes, le président de la République a conclu que, malgré tous les efforts jusque-là consentis en matière de formation, d’emploi et de financement, les résultats restent « encore insuffisants ».

M. Sall s’est adressé à cette frange importante de la société sénégalaise en ces mots : « J’ai vu nombre d’entre vous sortir dans la rue pour exprimer la colère de votre mal-vivre ; parce que vous n’avez pas d’emploi ; parce que vous aspirez à un avenir meilleur ; parce que depuis un an de lutte anti pandémie Covid-19, votre quotidien reste marqué par la morosité économique, les restrictions sociales et la limitation des espaces de loisirs et de détente ».

Le chef de l’État a ajouté « qu’une jeunesse confrontée à autant de privations exprime son mal-vivre (lui) parait tout à fait compréhensible ». Toutefois, il a invité celle-ci à ne pas « participer à tout ce qui nous retarde dans la quête d’un avenir meilleur ».

En d’autres termes, Macky Sall a fait savoir que « quand on saccage un commerce, quand on s’attaque au bien d’autrui, on ne crée pas de l’emploi, on en détruit ; on ne fait pas reculer la pauvreté, on l’aggrave ».

Dans le but d’apaiser les tensions, le président a promis d’engager, « dans les meilleurs délais, une réorientation des allocations budgétaires pour améliorer de façon substantielle et urgente les réponses aux besoins des jeunes en termes de formation, d’emploi, de financement de projets et de soutien à l’entreprenariat et au secteur informel ».

Dans l’immédiat, le chef de l’exécutif a décidé, à la faveur de la campagne de vaccination en cours et de l’amélioration de la situation sanitaire, d’alléger le couvre-feu lié à l’état de catastrophe sanitaire dans les régions de Dakar et de Thiès (ouest). Désormais, il sera en vigueur de minuit à cinq heures du matin. Jusque-là, le couvre-feu débutait à 21 heures.

Macky Sall espère que « cette mesure contribuera à élargir le champ des activités productives et aider au retour progressif à une vie normale dans ces deux régions qui concentrent l’essentiel des activités économiques du pays ».

Enfin, sur l’aspect judiciaire de cette crise, le président de la République a demandé de laisser « la justice suivre son cours en toute indépendance ».

Guinée équatoriale: le bilan des explosions passe à 20 morts

Le bilan des explosions à Bata, la plus grande ville de Guinée équatoriale, est passé de 17 à 20 morts, a appris APA lundi.Quelque 600 personnes auraient été blessées dans les explosions qui ont ravagé une caserne militaire dans le quartier de Mondong Nkuantoma à Bata, dimanche à 16 heures, heure locale, apparemment causées par des charges de dynamites.

S’exprimant à la télévision nationale, le président Teodoro Obiang Nguema a imputé cet accident à la négligence.

Des quartiers entiers ont été complètement rasés par les explosions, forçant des survivants terrifiés à s’enfuir pour sauver leur vie.

Le ministre des Affaires étrangères du pays, Simen Oyono Esono Angue, a tenu une réunion avec des diplomates pour demander une aide humanitaire aux victimes.

Le ministère de la Santé a également publié une déclaration demandant aux donneurs de sang d’aider à soigner les blessés.

D’énormes colonnes de fumée s’échappaient du site depuis l’incident, les pompiers s’efforçant d’étouffer les énormes flammes résultant des explosions.

La Guinée équatoriale, petit pays riche en pétrole, compte 1,3 million d’habitants.

Guinée : décès de l’écrivain Djibril Tamsir Niane

L’écrivain guinéen, Djibril Tamsir Niane, est décédé ce lundi à Dakar à l’âge de 89 ans.L’auteur de Soundjata ou l’épopée mandingue était spécialiste de l’histoire du mandingue. Il a participé à l’écriture de l’Histoire générale de l’Afrique sous l’égide de l’Unesco.

La Sodeci fait don de kits médicaux à un centre de santé à Séguéla

En vue d’une meilleure prise en charge des patients, la Société de distribution d’eau de Côte d’Ivoire (Sodeci) a offert, il y a quelques jours, des équipements médicaux au centre urbain Dominique Ouattara de Séguéla, dans le nord-ouest du pays, selon une note de l’entreprise.

« Cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre de la politique RSE (Responsabilité sociétale de l’entreprise) portant entre autre sur notre implication dans la communauté et le développement local » a déclaré le directeur général de la Sodeci, Ahmadou Bakayoko.  

Ce soutien à l’endroit du centre de santé de Séguéla se veut une initiative qui traduit l’engagement de l’entreprise en faveur du bien-être des populations partout en Cote d’Ivoire, à l’instar de toutes les actions sociales et citoyennes de la société.  

La société a apporté une contribution en matériels médicaux s’élevant à hauteur de 4 793 000 FCFA pour soutenir le fonctionnement de cet établissement de santé, tout en  répondant aux attentes des parties prenantes.

Ce don est constitué de boîtes d’accouchements complètes, de boites de pansement, aspiration de mucosite (bébé-enfant), de tensiomètres électriques, de tensiomètres stéthoscopes, de thermomètres infrarouges, de pèse personne, de  pèse bébé et d’écho doppler.

Il comprend également des lampes chauffantes, paravents 3 volets, des agitateurs d’hémoglobine, des embouts bleu P/500, embouts jaune P/1000, des tubes à hémolyse P/500, tubes rouges P/100, tubes violets P/100, tubes gris P/100, diluants URIT 20 L, Lyse URIT et Rinse URIT. 

M. Ahmadou Bakayoko avait à ses côtés une délégation de la société, composée du directeur de l’exploitation intérieur, du directeur régional, du sous- directeur RSE et des équipes en charge de la communication.

Le directeur départemental de la santé, Dr Vé Blé Jérôme, après avoir réceptionné le matériel, a exprimé toute sa gratitude et sa reconnaissance à la Société de distributrice d’eau de Côte d’Ivoire. 

Ces équipements visent notamment à l’amélioration des conditions de vie des populations, à contribuer à la bonne santé des populations, et à favoriser les soins de  proximité avec la population. 

Des autorités administratives et politiques de la ville ont aussi pris part à la cérémonie de remise des dons, parmi lesquelles le préfet de Séguéla Karim Diarrassouba et le président du Conseil régional du Worodougou, Boiké Fofana.  

Le maire de la cité, Diomandé Lancina, a également participé à la cérémonie, ainsi que le directeur régional de la Santé, Dr Brou Gbotto Raymond, le directeur départemental de la santé et le directeur du CHR de Séguéla Konaté Pelaya Moussa.