Burkina : déclaré président, Damiba prête serment mercredi

Le chef de la junte au Burkina Faso, qui a renversé il y a plus deux semaines le président Roch Marc Christian Kaboré, va prêter serment le 16 février prochain devant le Conseil constitutionnel.Alors qu’il n’avait pas précisé la date de prestation de serment du lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, peu après avoir déclaré jeudi 10 février qu’il est devenu le président du Burkina Faso depuis le 24 janvier 2022, le Conseil constitutionnel vient de se prononcer de nouveau.

Dans une ordonnance, la haute juridiction indique que l’audience solennelle de prestation de serment du lieutenant-colonel Damiba, en qualité de président du Faso, chef de l’État, est fixée au mercredi 16 février 2022 à dix heures, dans la salle d’audience de l’institution.

Ayant pris « pris acte » de la démission du président Roch Marc Christian Kaboré et de la vacance de pouvoir, le Conseil constitutionnel du Burkina Faso a décidé que la fonction de « chef de l’Etat » est dévolue à cet officier de 41 ans, à la tête du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR) qui a renversé l’ex-président le 24 janvier dernier.

Commandant de la troisième région militaire nommé en décembre dernier par Roch Marc Christian Kaboré, Paul-Henri Sandaogo Damiba a justifié son coup de force par « l’incapacité manifeste » de l’ex-chef de l’Etat à enrayer les attaques terroristes qui frappent le pays depuis 2016. Avec la reconnaissance dans ses nouvelles fonctions par le Conseil constitutionnel, le militaire devient officiellement le président d’une transition jusqu’au retour à l’ordre constitutionnel.

Après la survenue du coup d’Etat, la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et l’Union africaine ont suspendu le Burkina Faso de leurs instances, sans plus de sanctions, demandant à la junte un calendrier « raisonnable » pour ce « retour à l’ordre constitutionnel ».

Le 5 février dernier, un décret de Paul-Henri Sandaogo Damiba a annoncé que le pays comptait se doter, dans un délai deux semaines, d’un projet de Charte de Transition et d’un projet d’agenda électoral, « assorti d’une proposition de durée de la transition et des modalités de mise en œuvre ».

Sommet UE-UA: le Sénégal veut « une déclaration forte »

A l’issue de la rencontre, Dakar attend une « déclaration forte, moins politique et plus engageante ».L’Union européenne et l’Union africain organisent leur sixième sommet les 17 et 18 février à Bruxelles (Belgique). Pour Me Aïssata Tall Sall, ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, ce sommet doit être plus efficace pour les deux organisations.

« L’autre chose (c’est de) nous dire, que cette déclaration finale qui va sanctionner le sommet doit être forte, courte, moins politique et plus engageante. Elle doit lier les pieds et les mains de l’Europe et de l’Afrique ensemble dans ce qu’elles vont faire », a dit Me Sall, recevant jeudi soir à Dakar, des Commissaires de l’UE en visite au Sénégal qui assure la présidence de l’UA pour la période 2022-2023.

Poursuivant, la cheffe de la diplomatie sénégalaise a estimé que « nous allons vers un sommet extrêmement important pour lequel nous allons redéfinir la forme de notre partenariat avant d’aborder les questions de fond parce que nous voulons que ce sommet soit beaucoup plus efficace que les précédents ».

« C’est pour cela que nous avons pensé qu’ensemble, avec vous, ce format de table-ronde est quelque chose de pragmatique pour nous permettre d’arriver à ces résultats », a-t-elle ajouté.

Selon elle, « l’Europe doit avoir une grande initiative pour l’Afrique pour nous permettre de nous décloisonner, de faire tomber les barrières, de faire passer les personnes et les biens dans toutes les frontières sans que cela ne soit une difficulté ».

De son côté, la vice-présidente exécutive de la commission européenne, Margarette Vestager a magnifié le partenariat entre l’Afrique et l’Union européenne, promettant que l’UE continuera d’accompagner l’Afrique afin qu’elle relève les défis de l’heure.

En prélude au Sommet UE-UA, des Commissaires européens conduits par la présidente de la Commission européenne, Ursula Von Der Leyen, sont en visite à Dakar du 9 au 11 février 2022. L’objectif est d’échanger avec les autorités sénégalaises, la jeunesse sénégalaise, la société civile et le secteur privé autour des principaux défis et enjeux de la relance socio-économique du Sénégal.

Les deux parties ont également échangé autour des priorités du partenariat UE-Sénégal ainsi que sur les priorités de l’agenda sénégalaise vis-à-vis la présidence de l’Union Africaine.

Recevant la délégation, hier jeudi, le président Macky Sall a plaidé pour un « partenariat rénové » avec l’UE. « Compte tenu de la proximité géographique, l’Europe et l’Afrique ont intérêt à travailler ensemble », a dit Macky Sall.

La politique au menu de la presse sénégalaise

L’actualité politique, la diplomatie et l’économie font la Une des quotidiens sénégalais parvenus ce vendredi à APA.« Unité de l’opposition aux Législatives 2022-Le défi du coup KO ! », s’exclame Sud Quotidien.

Le journal écrit qu’après sa victoire dans les principales localités comme Dakar, Thiès, Ziguinchor, Rufisque, Diourbel et autre, lors des élections locales du 23 janvier dernier, l’opposition sénégalaise se projette déjà sur les Législatives du 31 juillet prochain.

Poursuivant, nos confrères notent : « Alors que l’objectif visé est de créer les conditions d’une cohabitation à l’Assemblée nationale, le camp anti-Macky devrait ce pendant surmonter le défi de la création d’un bloc face au pouvoir ».

« Législatives : Tactique de reprise en main », titre Walf Quotidien, s’interrogeant : « Macky veut-il changer le rapport de force ? »

A propos de la victoire de la coalition de l’opposition Yewwi Askan Wi (YAW) dans certaines localités lors des élections locales, Vox Populi donne la parole à « la voix de Khalifa Sall qui évalue ».

Selon Moussa Taye, « l’argent n’est pas toujours déterminant, une élection se gagne en amont par une préparation préélectorale ». « Gagner avec de forts écarts dans des capitales régionales, religieuses et des bastions et fiefs de la coalition au pouvoir sonne comme un avertissement pour ce pouvoir », poursuit-il dans Vox Populi.

Pour la gestion de la mairie de Ziguinchor (sud), Le Quotidien renseigne que le nouveau maire, « Sonko fait le poing » et affirme : « Être élu ne rime pas avec jouissance. Je serai intransigeant sur ces questions ».

Le Soleil consacre sa Une à la 10eme Conférence des Grandes chancelleries francophones et souligne que « Macky Sall (est) pour la sanction du mérite ». Ce quotidien informe que la construction de la Grande chancellerie est annoncée, hier, à l’ouverture de ladite conférence.

« Création d’une médaille pour le secteur de la santé-Macky ouvre l’Ordre », écrit Le Quotidien dans sa manchette, là où L’As constate que « Macky Sall promet le culte du mérite ».

Traitant de la mise en œuvre des réformes de l’UEMOA, ce journal indique que « le Sénégal a atteint 76,1% en 2021 ».

« Réformes et programmes de l’UEMOA-Le Sénégal affiche des résultats satisfaisants », renchérit Le Témoin.

Sénégal : « bilan satisfaisant » d’internalisation des directives de l’Uemoa

En 2021, Dakar a atteint un taux moyen de mise en œuvre des réformes de 76,1 % et un taux moyen d’exécution technique des projets et programmes de 81 %.Si la pandémie de la Covid-19 a rudement malmené l’économie sénégalaise, elle n’a cependant pas empêché le pays de faire des progrès dans le respect de ses engagements communautaires. C’est ce qui ressort des résultats de la 7e revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) au Sénégal présentée ce jeudi dans la capitale sénégalaise.

Dans le cadre de la revue 2021, les évaluations ont porté sur 116 réformes et 9 projets et programmes. Ceux-ci concernent plusieurs domaines sectoriels répartis en trois composantes : la gouvernance économique et la convergence, le marché commun et les réformes structurelles.

« Au niveau du Sénégal, les trois composantes ont évolué de façon relativement homogène. Pour la gouvernance économique et la convergence, nous sommes à presque 2 % de progression. Pour le marché commun, nous sommes aussi à presque 2 % et pour les réformes structurelles à presque 2,8 %  », a indiqué le président de la Commission de l’Uemoa, le Sénégalais, Abdoulaye Diop.

Selon lui, pour aller de l’avant, gagner les batailles de la compétitivité, de la croissance et de la résilience, les économies de la zone ont besoin de réformes structurelles fortes. « Or, relève-t-il, dans cette composante, le Sénégal a connu des gains de près de 2,8 %. Ce qui est important. Parce qu’il faut que l’effort soit bien calibré, homogène dans le temps et dans les composantes pour que l’on puisse avoir des résultats durables ».

En outre, M. Diop s’est félicité de la performance du Sénégal : « Ce que je retiens fondamentalement est l’engagement du ministre et de ses collègues pour prendre les mesures nécessaires afin d’aller vers des efforts supplémentaires, des performances que nous aurons à constater lors des prochaines revues ».

« Il s’agit là d’un résultat satisfaisant dont il faut se réjouir », a déclaré de son côté le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, ajoutant qu’il y a encore beaucoup de choses à faire. Il s’est ainsi engagé à effectuer des efforts beaucoup plus importants pour essayer d’internaliser le maximum de textes.

Des difficultés à surmonter

Pour parvenir à une application complète des directives de l’Uemoa, le Sénégal et les autres pays de l’espace communautaire devront relever quelques obstacles. Il s’agit entre autres des droits d’établissement, des professions libérales, de la passation des marchés publics, de la charge à l’essieu…

« Nous sommes dans une communauté où il nous faut avoir un même niveau d’application du dispositif réglementaire. C’est ce qui justifie notre travail à avoir des textes à internaliser parce que les législations sont différentes. Et il faut quand même, pour avoir une économie communautaire, travailler à avoir un dispositif réglementaire commun », a expliqué Abdoulaye Daouda Diallo.

La libre circulation des biens et des services est l’autre objectif que les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine doivent atteindre. A ce propos, le ministre des Finances et du Budget a rappelé que le président Macky Sall a décidé récemment de regrouper tous les organes de contrôle routier sur un même site. Cette mesure devrait limiter les tracasseries que rencontrent les transporteurs sur les différents corridors.

« Nous sommes très satisfaits. Je pense que cela constituera un point important pour pousser les autres Etats où nous avons des difficultés sur ce point à faire avancer les choses », a estimé Abdoulaye Diop.

Tout en reconnaissant les difficultés inhérentes à la marche de l’Union, l’ancien ministre sénégalais du Budget a souligné la nécessité de veiller à assurer l’effectivité dans la mise en œuvre de tous les textes communautaires.

Par ailleurs, le président de la Commission de l’Uemoa a plaidé pour une meilleure collaboration dans le domaine de l’enseignement supérieur. Des progrès sont ainsi à faire en ce qui concerne l’organisation du baccalauréat pour assurer une plus grande mobilité des étudiants dans l’espace communautaire.

De même, il a préconisé de transposer le plus efficacement possible les actes pris dans le domaine de la mutualité sociale. S’agissant des marchés publics, M. Diop a indiqué qu’il faut travailler à ce qu’ils puissent permettre une bonne exécution des projets et programmes aussi bien au niveau des Etats que de la communauté. Tout cela, en gérant la double contrainte que constitue la célérité, mais également la transparence.

« L’objectif est d’être dans une communauté forte et où les conditions de concurrence sont davantage assainies », a soutenu Abdoulaye Daouda Diallo, assurant que le gouvernement sénégalais s’est engagé à faire tous les efforts qu’il faut pour respecter ses engagements communautaires.

Can 2021 : ce qu’il faut retenir en chiffres

La 33e édition de la Coupe d’Afrique des nations de foot (9 janvier-6 février 2022), vue sous l’angle statistique, ce n’est pas si mal.0 : pointé pour la Guinée Bissau et la Mauritanie. Les Djurtus et les Mourabitounes n’ont pas inscrit le moindre but en trois rencontres.

2 : c’est le nombre de buts encaissés par le Sénégal et l’Égypte, les meilleures défenses de la compétition.

3 : comme le total de passes décisives distillées par le latéral Collins Fai (Cameroun), le piston Issa Kaboré (Burkina Faso) et le milieu Martin Hongla (Cameroun).

8 : réalisations pour Vincent Aboubakar. L’attaquant camerounais a terminé en tête du classement des meilleurs artificiers. Sur une Can, seul le Congolais Ndaye Mulamba (9 buts en 1974) a fait mieux que le capitaine des Lions indomptables.

Huit morts, c’est officiellement le bilan humain de la bousculade survenue lundi 24 janvier au stade Olembé de Yaoundé lors du huitième de finale entre le pays hôte et les Comores.

14 : comme le nombre de fois que le Cameroun a fait trembler les filets adverses. Aucune sélection n’a été aussi efficace.

Quatorze, c’est aussi le nombre de cartons rouges sorties par les arbitres.

100 : buts ont été marqués en 52 matchs, soit un ratio de 1,92. Deux de moins par rapport à l’édition précédente en Égypte.

198 : cartons jaunes distribués, soit une moyenne de 3,80 par match.

Ghana: le taux d’inflation atteint près de 14%

L’indice des prix à la consommation (IPC), qui mesure l’inflation, a augmenté à 13,9% pour le mois de janvier 2022.Le statisticien du gouvernement, Samuel Kobina Annim, a expliqué que ce chiffre représente une hausse de 1,3 points de pourcentage par rapport aux 12,6% enregistrés au mois de décembre 2021.

Selon le professeur Annim, l’inflation mensuelle entre décembre 2021 et janvier 2022 est de 2,1 %.

Le logement, l’eau, l’électricité, le gaz, les autres combustibles et le transport, a-t-il ajouté, ont enregistré des taux d’inflation supérieurs à la moyenne nationale de 13,9%.

Au niveau régional, il a déclaré que l’inflation globale en glissement annuel va de 6,9% dans la région orientale à 18,4% dans la région du Grand Accra.

S’agissant de l’inflation alimentaire et non alimentaire, le professeur Annim a souligné que le taux d’inflation alimentaire de janvier est de 13,7%, ce qui est supérieur à l’inflation alimentaire de décembre (12,8%) et à la moyenne des 12 mois précédents (10,4%).

Classement Fifa : historique pour les Lions, poussée des Scorpions

Après avoir remporté sa toute première Coupe d’Afrique des Nations le week-end dernier, le Sénégal a poursuivi son ascension dans les hautes sphères du football mondial, tandis que son voisin gambien a fait le plus grand bond dans le dernier classement mondial de la FIFA du mois de février.Les Lions de la Teranga sont montés à la 18ème place du classement mondial de février. Une performance historique pour les nouveaux champions d’Afrique. Ils confortent leur place de leadership au niveau africain pour la cinquième année consécutive.

Sans surprise, la Coupe des Nations a généré la plupart des mouvements observés ce classement où l’Algérie a dégringolé à la 7ème place et se retrouve 43ème au niveau mondial.

Il y a eu du mouvement au sommet notamment à cause des qualifications de la Coupe du Monde de la FIFA au Qatar en 2022 dans la zone Amérique du Sud.

Toutefois, le trio mondial emmené par la Belgique (1er, inchangé) devant le Brésil (2ème, inchangé) et la France (3ème, inchangé) ne bouge pas. Par contre l’Argentine (4ème, + 1) a profité de la fenêtre internationale pour chiper la quatrième place à l’Angleterre (5ème, – 1), après des résultats impressionnants lors des qualifications  à la coupe du monde dans la zone sud-américaine.

Record du Sénégal, grand bond de la Gambie

Au niveau africain, le Sénégal, la nation africaine la mieux classée au classement établit un nouveau record avec cette 18ème place mondial. Le Cameroun (38ème, + 12), troisième de la Coupe d’Afrique a gagné douze places de même que l’Egypte (34ème, + 11), finaliste malheureux qui intègre le Top 50.

D’autres nations ont connu une progression. Le Canada (33ème, + 7) et le Costa Rica (42ème, + 7) ont gagné des places, grâce à leurs excellentes performances lors des qualifications pour Qatar 2022 dans la zone CONCACAF.

Toutefois, la plus forte progression du mois a été réalisée par la Gambie (125ème, + 25), les Scorpions gagnant 25 places, grâce à leur qualification pour les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations. La Guinée équatoriale, qui a également atteint les quarts de finale du tournoi, a gagné 15 places et fait désormais partie du Top 100.

Les autres progressions notables sont celles du Malawi (119, + 10) et du Gabon (82, + 7). Le Mali (48ème, + 5) a réalisé des gains plus modestes mais a néanmoins fait son entrée dans le Top 50.

Avec huit de ses équipes dans le Top 50 (+ 1 cette édition), la CAF consolide sa troisième place en termes de classement des confédérations, au détriment de l’AFC (4 équipes dans le Top 50, soit une baisse de 1).

Les autres confédérations ont le même nombre de représentants que dans le classement de décembre 2021: 26 pour l’UEFA, 8 pour la CONMEBOL, 4 pour la CONCACAF et aucun pour l’OFC. Le prochain classement Fifa est attendu au mois d’avril prochain.

La Gambie va organiser un sommet sur la finance islamique

Le huitième Sommet africain de la finance islamique (AIFS, sigle anglais) se tiendra le 23 mars prochain à Banjul.Le Sommet va servir de plateforme aux groupes de réflexion africains pour discuter de stratégies innovantes d’inclusion financière qui contribueraient à faciliter davantage le développement en Afrique.

Le Centre AlHuda de banque et d’économie islamiques (CIBE, sigle anglais) et les Emirats arabes unis sont les principaux organisateurs du Sommet africain de la finance islamique, en collaboration avec le ministère gambien du Commerce, de l’Industrie, de l’Intégration régionale et de l’Emploi. Il aura lieu dans le nouveau Centre de conférence international Sir Dawda Kairaba Jawara le 23 mars 2022.

Un atelier post-événement de deux jours suivra à la fin du sommet. Les organisateurs de l’AIFS considèrent l’Afrique comme une autre destination pour le développement socio-économique grâce au système financier islamique.

Muhammad Zubair Mughal, Directeur général du Centre AlHuda de banque et d’économie islamiques (CIBE), a déclaré que l’avenir de l’industrie de la finance islamique en Afrique est très prometteur, car bien que les pays africains soient confrontés à une myriade de défis socio-économiques, leurs économies sont sur la voie de la croissance.

Il a ajouté que le moment est peut-être venu d’adopter les concepts de la finance islamique pour élaborer des politiques financières non seulement au niveau institutionnel mais aussi au niveau de l’Etat.

M. Mughal s’est dit convaincu que les dirigeants africains, tout en plaçant leurs pays sur les bonnes trajectoires de développement, considéreront le système financier islamique comme la clé de la réalisation de leurs objectifs socio-économiques.

L’ordre du jour du sommet comprendra une introduction à la finance islamique à partir du développement historique, des défis réglementaires et des opportunités. Il va décrire le rôle du système financier islamique dans l’inclusion financière, la gouvernance et le cadre de conformité à la charia, et la mise en œuvre du système d’audit de la charia pour réglementer l’industrie financière islamique.

L’AIFS reconnaîtra également le rôle des institutions financières gambiennes dans le développement du système financier islamique par le biais d’avenues conformes à la charia.

Des sommets similaires organisés par le Centre AlHuda de banque et d’économie islamiques (CIBE) ont déjà eu lieu en Ethiopie, au Kenya, à Maurice et en Tanzanie.

Présent dans 35 pays, le Centre AlHuda de banque et d’économie islamiques (CIBE) est un organisme de recherche dans le secteur de la banque et de la finance islamiques, qui fournit des services de conseil et d’éducation de pointe.

Burkina : le lieutenant-colonel Damiba déclaré «président»

Le Conseil constitutionnel burkinabè annonce reconnaître le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba comme le nouveau président du Faso, a appris jeudi 10 février APA.

C’est officiel ! Ayant pris « pris acte » de la démission du président Roch Marc Christian Kaboré et de la vacance de pouvoir, le Conseil constitutionnel du Burkina Faso a décidé que la fonction de « chef de l’Etat » est dévolue au lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, à compter du 24 janvier 2022.

Cette date coïncide au renversement du régime du président Kaboré par le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR), dirigé par cet officier de 41 ans, ancien commandant de la troisième région militaire nommé par Roch Marc Christian Kaboré.

Selon des sources médiatiques, la juridiction a notifié mercredi sa décision au nouveau « chef de l’État » et « chef suprême des armées », même si la date de sa prestation de serment n’a pas été précisée. Selon une source judiciaire, elle devrait intervenir rapidement, expliquant qu’elle doit être « fixée d’un commun accord » entre la présidence et le Conseil constitutionnel.

Le président du MPSR avait justifié son coup de force par « l’incapacité manifeste » du président Kaboré à enrayer les attaques terroristes qui frappent le Burkina Faso depuis 2016. Avec la reconnaissance dans ses nouvelles fonctions par le Conseil constitutionnel, Damiba devient officiellement le président d’une transition jusqu’au retour à l’ordre constitutionnel.

Après la survenue du coup d’Etat, la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédeao) et l’Union africaine ont suspendu le Burkina Faso de leurs instances, sans plus de sanctions, demandant à la junte un calendrier « raisonnable » pour ce « retour à l’ordre constitutionnel ».

Le 5 février dernier, un décret de Paul-Henri Sandaogo Damiba a annoncé que le pays comptait se doter, dans un délai deux semaines, d’un projet de Charte de Transition et d’un projet d’agenda électoral, « assorti d’une proposition de durée de la transition et des modalités de mise en œuvre ».

Sanctions de la Cédéao : le Mali ouvre la voie au dialogue

Le gouvernement malien annonce avoir mis en place un « Mécanisme de Concertation » pour soutenir la dynamique de la poursuite du dialogue avec la Cédéao, l’Union africaine (UA) et la communauté internationale, « concernant la conduite de la transition ».Serait-on en train d’assister à un dégel entre les autorités maliennes de la transition et les organisations sous-régionales ? Dans un communiqué publié mercredi 9 février, le porte-parole du gouvernement malien annonce la mise sur pied d’un mécanisme pour sortir le pays de cette impasse caractérisée par l’embargo de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cédéao).

Le colonel Abdoulaye Maïga, par ailleurs ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, explique que cet instrument a « pour but de rechercher une solution conciliant les aspirations du Peuple Malien et les demandes de la Communauté internationale, notamment à travers l’adoption d’un chronogramme consensuel » par rapport à la durée de la transition.

Ce mécanisme est structuré en deux groupes qui ont déjà commencé leurs travaux. La première réunion du « Groupe de dialogue au niveau ministériel » a été tenue le 31 janvier 2022, sous la présidence du ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop.

Pour sa part, le « Groupe de travail élargi » a tenu, le 8 février 2022, sa réunion inaugurale, présidée par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Il souligne que le gouvernement malien, « à travers cette initiative, renouvelle son engagement pour le retour à un ordre constitutionnel normal et sa disponibilité constante au dialogue et au consensus pour la réussite de la Transition ».

 Consensus

Selon le communiqué, le Groupe de dialogue au niveau ministériel  a pour mission de « faciliter le dialogue entre les parties prenantes
et d’œuvrer à un rapprochement de positions et à la recherche de compromis sur les questions en suspens ».

Coordonné par le ministre Abdoulaye Diop, il est composé du Ghana, qui assure la présidence en exercice de la Cédéao, de la Mauritanie, du Nigeria, du Sénégal, qui occupe la tête de l’Union Africaine depuis le 5 février dernier, ainsi que de la Sierra Leone et du Togo. Par ailleurs, la Cédéao, l’Union Africaine et les Nations Unies sont les trois institutions cooptées dans ce premier groupe.

Pour le Groupe de travail élargi, sa mission consiste à « faire l’évaluation technique du projet de chronogramme de la Transition présenté à la Cédéao ». Le 9 janvier dernier, l’organisation sous-régionale avait rejeté la proposition de cinq ans révisable du gouvernement malien pour une nouvelle durée de la transition avant de prononcer de lourdes sanctions contre le pays qui cherche aujourd’hui à dépasser cette situation.

Cette dernière est préjudiciable à beaucoup de citoyens ouest-africains qui continuent de dénoncer des « mesures impopulaires » de la Cédéao. La fermeture des frontières avec le Mali au sein de l’espace sous-régional et la suspension des échanges commerciaux autres que les produits de première nécessité plongent plusieurs acteurs dans le désarroi. « Même pour se dire bonjour, on se met de chaque côté de la frontière. C’est pitoyable », déplore un habitant de Kidira, ville sénégalaise frontalière du Mali.

Statu quo

Par ailleurs, le colonel Abdoulaye Maïga, qui coordonne le Groupe de travail élargi du Mécanisme de Concertation, aura l’occasion de chercher des solutions en compagnie des représentants du gouvernement de son pays et des membres du Comité local du suivi de la Transition (la Cédéao Union Africaine, les Nations Unies, le Ghana et le Nigeria), assistés de personnes ressources et d’experts compétents, souligne le document reçu à APA.

Dans une longue note technique sur le Mali, il y a deux semaines, la Cédéao a tenté de justifier ses sanctions très critiquées par l’opinion malienne et dans certains pays du continent. « La Cédéao demande seulement aux autorités de la transition militaire de permettre aux Maliens de choisir eux-mêmes leurs dirigeants ».

Si l’organisation était attendue lors de son dernier sommet extraordinaire, tenu le 3 février à Accra, pour alléger les sanctions contre le Mali, elle a maintenu le statu quo. Souhaitant briser l’image de « club de chefs d’État » qu’on lui colle, la Cédéao veut prouver que c’est bien le respect de la volonté du peuple qu’elle essaie de défendre, en prônant l’organisation d’« élections démocratiques ».

Côte d’Ivoire : le combat contre la faim

Les 5 et 6 février 2022, Addis-Abeba accueillait la 35e session ordinaire de la conférence des Chefs d’Etats et de Gouvernement de l’Union Africaine. Celle-ci a décidé de placer la nutrition comme thème de l’année 2022. Un choix dont s’est félicité la Côte d’Ivoire, pays en pointe dans le combat contre la faim sur tout le continent.Plus qu’un thème, c’est un objectif commun que l’UA s’est fixé pour : « Renforcer la résilience nutritionnelle et la sécurité alimentaire sur le continent africain ». La Côte d’Ivoire, qui a beaucoup œuvré à cette fin, s’est félicitée de la posture adoptée par l’organisation panafricaine.

La malnutrition est un fléau qui touche l’Afrique de plein fouet. En 2020, plus de 230 millions d’individus souffraient de la faim ou de la sous-alimentation, soit un africain sur cinq. La situation s’est encore dégradée avec les perturbations liées au covid-19.

Les conséquences ne sont pas seulement sanitaires. En affaiblissant massivement le capital humain de l’Afrique, la malnutrition, participe au retard de développement du continent. D’après une étude de la Cost of hunger in Africa (COHA), la malnutrition pourrait coûter jusqu’à 16,5% de PIB aux pays concernés.

Une année dédiée à la nutrition permettra de mettre en œuvre une synergie panafricaine. Afin que les Etats puissent répondre au mieux aux impératifs politiques et financiers nécessaires pour atteindre la sécurité alimentaire.

Un engagement de longue date

La Côte d’Ivoire est depuis longtemps engagée sur le combat contre la faim. C’est la raison pour laquelle Alassane Ouattara, en tant que leader de l’Agenda 2063, a largement appuyé la prise en compte volontaire de la nutrition par l’UA. Le Président de la République a déclaré à l’issue du sommet : « Je me réjouis que le plaidoyer de la Côte d’Ivoire d’inscrire la nutrition comme thème de l’année 2022 de notre Organisation continentale ait été retenu. Avec mes pairs, nous sommes plus que jamais mobilisés à poursuivre nos efforts en vue d’éliminer la faim et la malnutrition sur notre continent. ».

Le pays compte d’autres réalisations, comme la création du Conseil national pour la nutrition, l’alimentation et le développement de la petite enfance (CONNAPE).

En partenariat avec le Programme alimentaire mondial (PAM), la Côte d’Ivoire a également créé le premier Centre d’excellence régional contre la faim (CERFAM) qui agit en Afrique de l’Ouest et du Centre. Le président Alassane Ouattara veut développer cet organisme, sur lequel il exerce une autorité directe. C’est la raison pour laquelle il a sollicité que le CERFAM soit endossé par la conférence des chefs d’Etats et de Gouvernement.

Le dialogue en vue entre le Mali et la Cédéao à la Une en Afrique

L’éventuelle ouverture d’une concertation entre le Mali et la Cédéao, l’incendie de l’imprimerie de la Banque de France, le verdict d’un jugement international contre l’Ouganda et la hausse du sucre au Sénégal sont les principaux sujets traités par les médias africains visités jeudi par APA.« Le Mali crée un mécanisme pour la concertation avec la Cédéao et l’UA », indique le site Maliweb, notant que les autorités visent dans ce cadre d’échange la facilitation des pourparlers entre le Mali, l’organisation sous-régionale et l’Union africaine en vue d’adopter « un chronogramme consensuel » de la suite de la transition malienne.

Malijet souligne également que « le Gouvernement de la Transition a mis en place un mécanisme de concertation pour soutenir cette dynamique » alors que le site burkinabè Wakatsera s’attend à des « échanges en vue pour l’adoption d’un chronogramme consensuel » dans le cadre de la transition militaire dans ce pays ouest-africain, mis sous embargo depuis un mois par la Cédéao.

De son côté, Maliweb rapporte que « l’opposition ne reconnaîtra plus les autorités actuelles à partir du 25 mars prochain ». « Le Cadre des partis et regroupements politiques pour une transition réussie a adopté les résolutions suivantes : proposition de 9 mois la durée de la nouvelle transition et le rejet de la relecture de la charte en cours au niveau du Conseil national de transition (CNT) », a déclaré à la presse Zoumana N’tie Doumbia, un des porte-paroles de l’opposition.

Pendant ce temps, Malijet se fait l’écho de la « montée en puissance des Forces armées maliennes ». Elles ont neutralisé « 26 terroristes » et récupéré « d’importants matériels », d’après le journal, citant un communiqué de l’armée malienne.

Sur un autre sujet, Maliweb note un « incendie à l’imprimerie d’une  banque productrice du franc CFA » en France. « Le site de l’imprimerie de la Banque de France où sont fabriqués les billets  de l’Euro et du franc CFA, a été touché, mercredi 9 février 2022, par un +violent+ incendie à Chamalières (Puy-de-Dôme) en France », souligne le journal burkinabè, citant des médias locaux.

En République démocratique du Congo (RDC), le site Actualité CD rapporte que « la Cour Internationale de justice a rendu son arrêt sur la question des réparations des dégâts commis par l’Armée ougandaise en RDC (entre 1998 et 2003) : Kampala doit verser 325 millions USD à Kinshasa ».

Le site congolais 7sur7 CD précise pour sa part que « cet arrêt de la Cour internationale de justice concerne essentiellement ‘la guerre des six jours’ entre les armées du Rwanda et de l’Ouganda en pleine ville de Kisangani, qui avait fait plus de 1.000 morts, 3.000 blessés et des dégâts matériels énormes. Ces événements s’étaient déroulés en juin 2000 ».

Au Sénégal, Le Quotidien titre sur « les raisons du ministère » du Commerce, expliquant que la nouvelle hausse des prix du sucre est « une décision prise depuis août dernier ».

Pour Sud Quotidien, c’est une situation qui met « ménages et marchés dans le désarroi ». D’ors et déjà, l’Etat est « sommé d’intervenir et de revoir les prix à la baisse ».

Mais pour Walf Quotidien, le président Macky Sall « veut +casser+ les prix des denrées », convoquant notamment le contexte de « l’euphorie de la CAN » et les « législatives en vue ».

Sénégal : les hommes clés du sacre à la Can 2021

Cinq joueurs, bien plus que les autres, ont illuminé le parcours des Lions. Coup de projecteur.Le football est un sport collectif dans lequel les individualités jouent un rôle déterminant. Si elles oublient leur ego pour se mettre au service du groupe, une redoutable machine s’enclenche.

Aliou Cissé a le mérite d’avoir réussi à bâtir une équipe solidaire. Tous les 27 joueurs sélectionnés pour prendre part à la 33e édition de la Coupe d’Afrique des nations ont apporté leur pierre à l’édifice.

Le comportement exemplaire sur le banc de l’attaquant Keita Diao Balde, peu utilisé lors de cette campagne, a montré l’état d’esprit dans la tanière. Il n’y avait pas de place pour le moi « haïssable » selon le philosophe Blaise Pascal.  

Sur les pelouses camerounaises, les Lions ont poussé et souffert ensemble. L’avant-centre Famara Diédhiou, dans les phases défensives, a prêté main forte à l’arrière-garde notamment sur les coups de pied arrêtés adverses. On peut en dire autant pour les défenseurs qui ont créé le surnombre par-ci et fait la différence par-là.

C’est dire que la victoire aux tirs au but devant l’Égypte, septuple championne d’Afrique, est une œuvre collective. Mais des joueurs ont particulièrement marqué de leur empreinte cette mirifique épopée.

Édouard Mendy, l’araignée

Élu en 2021 meilleur gardien de l’année par la Fédération internationale de football association (Fifa) et l’Union des fédérations européennes de football (Uefa), le natif de Montivilliers (France) a tenu son rang dans cette Can.

Testé positif à la Covid-19 au début du tournoi, le portier de Chelsea FC (Angleterre) a efficacement été suppléé par Seyni Dieng face au Zimbabwe et à la Guinée. À son retour à la compétition, à partir du troisième match de groupe contre le Malawi, Édouard Mendy a répondu aux attentes de son coach jusqu’en finale.

Face à l’Égypte, l’ancien sociétaire de Rennes (France) a maintenu son pays en vie. D’une main ferme, Édouard Mendy a détourné les missiles de Mohamed Salah (42e minute) et Marwan Hamdy (116e minute).  

Rarement performant dans la séance des tirs au but, Édou est chanceux de voir la tentative de Mohamed Abdelmonem heurter le poteau avant de remporter son face-à-face avec Mohanad Lasheen. Il a ainsi offert la balle de match à Sadio Mané. Ce qui lui vaut le titre de meilleur gardien de la Can 2021.

Abdou Diallo, la force tranquille

Dans les instants qui ont suivi la qualification en demi-finale du Sénégal aux dépens de la Guinée équatoriale, le défenseur du Paris Saint-Germain (France) a rejoint ses partenaires dans le vestiaire pour tenir un discours d’anthologie : « Depuis le début du tournoi, on nous sous-estime. Personne ne nous prend pour un favori parce que soi-disant on joue mal. Aujourd’hui, tout le monde va dire qu’on est favori parce que le Maroc est sorti. Ne vous laissez pas avoir. Il n’y a pas de favori ici. On n’a encore rien fait. On est contents ce soir, mais dès demain on se remet au travail ».

   

Quelle lucidité ! Abdou Diallo a tout l’air d’un ancien de la sélection. Il a pourtant rejoint les Lions en mars 2021. Leader dans l’âme, le joueur formé à l’AS Monaco (France) s’est immédiatement imposé comme un titulaire indiscutable.

Associé à Pape Abou Cissé puis Kalidou Koulibaly dans la charnière centrale, le gaucher de 25 ans a disputé l’intégralité de la compétition. Solide dans ses interventions, Diallo a même magnifiquement débloqué le compteur du Sénégal contre le Burkina sur un corner.   

Saliou Ciss, la belle surprise

Baye Zale, comme le surnomment ses proches, a épaté son monde. Dans la lignée de ses précédentes prestations en équipe nationale, le latéral de l’AS Nancy (France) a dévoré son couloir.  

Formant un tandem avec Sadio Mané, Saliou Ciss a proposé des solutions de passe à son coéquipier avec entre autres des dédoublements. Face à la Guinée équatoriale, le grand-frère de Pathé Ciss a amorti de la poitrine une transversale de son capitaine, foncé dans la surface et adressé un centre millimétré à Ismaïla Sarr qui a ouvert son pied droit pour pousser le ballon au fond des filets. Ce but a enterré les espoirs d’égalisation du Nzalang nacional entretenus par Jannick Buyla.

En finale, sur une action similaire, le défenseur de 32 ans a obtenu un pénalty raté par Sadio Mané. Saliou Ciss, dont les convocations en sélection ont souvent été incomprises, a rendu des copies propres.  

Un entraîneur français, au cours d’une discussion sur l’avenir du foot sénégalais avant la Can 2021 avec Mame Fatou Ndoye, journaliste sportive à la Télévision Futurs Médias (TFM, privée), avait soutenu que « le Sénégal ne pourra prétendre à gagner les grandes compétitions que quand il aura réglé le problème de ses latéraux ». Il avait vu juste car sur le flanc droit, Bouna Sarr a également rempli sa mission.   

Nampalys Mendy, la sentinelle

Mis au placard à Leicester (Angleterre) par Brendan Rodgers, ce milieu a rayonné dans l’entrejeu. Nampalys Mendy a éclipsé Idrissa Gana Guèye et Cheikhou Kouyaté.

L’ancien capitaine de l’OGC Nice (France) a été un essuie-glace pour les défenseurs et un habile passeur pour les attaquants. Désigné « homme du match » en quarts de finale, Nampalys s’est vite acclimaté au foot africain.

L’activité du trapu athlète a souvent permis au Sénégal de gagner la bataille primordiale du milieu. À 30 ans, Nampalys Mendy, qui a vu le jour à La Seyne-sur-Mer (France), est désormais un élément de base de l’équipe-type d’Aliou Cissé.          

Sadio Mané, le guide

Le numéro 10, dans une vidéo postée avant le coup d’envoi de la compétition, avait promis à son peuple de rentrer à la maison avec la coupe. Sadio Mané a tenu parole. L’enfant du village de Bambaly, dans le Sud du Sénégal, a inscrit sur pénalty l’unique but des Lions au premier tour.

Dans la seconde phase, le produit de l’Académie Génération Foot a porté son équipe. Face à Cabo Verde, l’ailier de Liverpool (Angleterre) a mis son pays sur orbite en marquant le but libérateur. Quelques minutes auparavant, Mané était groggy après un choc avec le gardien Vozinha finalement expulsé.

En quarts de finale, l’ex-joueur de Red Bull Salzbourg (Autriche) a servi un caviar à Famara Diédhiou pour l’ouverture du score. Une montée en puissance qui se confirme encore contre le Burkina.

Sur une action anodine, Sadio Mané a mis la pression sur le défenseur axial Issoufou Dayo, lui a chipé la balle et trouvé en retrait Idrissa Gana Guèye décisif. Quand Blati Touré a réduit le score (1-2), le Sénégal n’a pas longtemps douté. Son maître à jouer, lancé en profondeur par Ismaïla Sarr, a conduit parfaitement le cuir pour tromper Soufian Farid Ouédraogo d’un astucieux lob du pied gauche.   

Pour l’apothéose face aux Pharaons d’Égypte, Mané a manqué un pénalty. Fort mentalement, il a essayé de se racheter durant toute la partie. Et lorsque la séance fatidique des tirs au but tant redoutée arriva, il ne s’est pas dégonflé.

Le Joueur africain de l’année 2019, en position de 5e tireur, a vaincu la peur. D’une frappe supersonique, au ras du poteau, le prodige a donné la victoire à sa nation. Le Sénégal tient enfin sa première étoile.

Burkina: installation de la Commission technique de la Transition

Au Burkina Faso, le chef de la junte a installé mardi 8 février la Commission technique chargée de l’élaboration de l’agenda de la Transition.Deux semaines après le coup de force qui a renversé le président Roch Marc Christian Kaboré, les militaires burkinabè, désormais au pouvoir, avaient tardé à annoncer le calendrier de la transition qu’ils voudraient mener. C’est chose faite depuis hier.

Le président du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR), le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, chef des putschistes, a mis en place la commission technique qui doit tracer les contours de la transition. Elle doit proposer dans les quinze prochains jours, un projet de charte, un agenda et la durée de la transition.

« Les sillons que vous allez tracer sont les premières esquisses du portrait de notre futur Burkina Faso », a lancé le lieutenant-colonel Damiba aux 15 membres de cette commission, qu’il appelle à faire preuve de patriotisme et mettre au centre de leurs travaux l’intérêt supérieur de la nation.

Le chef de l’Etat burkinabè a invité dès lors la commission à axer prioritairement sa réflexion sur la restauration de l’intégrité du territoire, la consolidation de la paix par le retour progressif des déplacés internes, la bonne gouvernance et le retour à un ordre constitutionnel nouveau. Selon le lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba, les récents événements offrent aux Burkinabè cette formidable opportunité de repenser ses fondements.

Créée le 3 février dernier, cette commission est composée de journalistes, de juristes, d’enseignants-chercheurs, d’anthropologues, d’économistes et de militaires. Ils travailleront de manière bénévole, « dans un esprit patriotique et de dévouement à la nation ».

Mali: vers une évacuation médicale de Soumeylou Boubeye Maïga ?

La famille de l’ancien Premier ministre malien, qui a des bisbilles judiciaires depuis quelques mois dans son pays, s’inquiète de son état de santé et demande son évacuation médicale.Partira, partira pas ? Poursuivi pour corruption dans le cadre de deux affaires remontant à 2014 et emprisonné un temps, Soumeylou Boubeye Maïga, 67 ans, voit son état de santé se dégrader de jour en jour, selon sa famille qui souhaite le faire quitter le Mali le plus vite possible. Depuis la mi-décembre, l’ancien Premier ministre du président Ibrahim Boubacar Keita est hospitalisé dans une clinique de la capitale Bamako.

Plusieurs expertises médicales ont recommandé son évacuation sanitaire mais cette recommandation n’a pas été suivie d’effet. Son épouse, Maïga Binta Yatassaye, demandant le respect des droits de son mari, a interpellé mercredi les autorités dans ce sens. « Son état de santé s’est fortement dégradé en prison, en raison de conditions de détention épouvantables, notamment l’enfermement avec quatre-vingt-dix personnes, dans une cellule sans fenêtres… Il a perdu plus de vingt-trois kilos et il est extrêmement affaibli et malade », a-t-elle admis au micro de RFI.

« Il a été transporté d’urgence, à la mi-décembre, dans une clinique de Bamako, et l’équipe pluridisciplinaire qui l’a pris en charge a conclu à la nécessité d’une évacuation. Les autorités ont demandé une contre-expertise. Le 13 janvier, le Conseil Supérieur de la Santé a également conclu à l’impérieuse nécessité d’une évacuation. Malgré cela, depuis maintenant près de trois semaines, nous n’avons aucune réponse sur l’autorisation d’évacuation et nous sommes très inquiets », a poursuivi Mme Maïga, expliquant que son mari est prêt à répondre à la Justice, mais qu’il doit pour cela être évacué d’urgence.

« Ce que nous demandons, c’est qu’il puisse recouvrer la santé, précisément pour pouvoir répondre aux questions que la justice voudra bien lui poser. Même avec un permis délivré par la Cour suprême, aujourd’hui il n’est pas possible d’accéder à lui. Il est gardé au niveau de la clinique où il est hospitalisé et les permis sont refusés. Il est à l’isolement total, la famille n’a pas accès à lui, ce qui nous paraît inadmissible et pas conforme à l’État de droit », a indiqué l’épouse de Soumeylou Boubeye Maïga.  

Ministre de la Défense au moment des faits, ce dernier a été placé sous mandat de dépôt le 25 août dernier avant de recouvrer quelques mois après la liberté en raison de son état médical. Incarcéré en même temps que l’ancienne ministre de l’Economie Bouaré Fily Sissoko, ils sont soupçonnés de corruption et de favoritisme dans le cadre de l’achat de l’avion présidentiel et des contrats d’équipements militaires, représentant à eux deux plus de 130 milliards de francs CFA.

Des rapports de la Cour des comptes et du vérificateur général, mais également du FMI, avaient alors épinglé des surfacturations et de nombreuses anomalies. Ces dossiers avaient été classés sans suite en 2018 puis rouverts l’année dernière, la Cour suprême inculpant officiellement Soumeylou Boubeye Maïga et Bouaré Fily Sissoko.

La décoration des Lions au menu de la presse sénégalaise

La cérémonie de décoration, hier au Palais de la République, de l’équipe nationale de football, qui a remporté la Coupe d’Afrique des nations, alimente les quotidiens sénégalais de ce mercredi.« Macky Sall arrose les champions d’Afrique ! », s’exclame Stades, informant que les 52 membres de la délégation officielle sont primés et décorés dans l’Ordre national du Lion.

Selon le journal, les Lions sont décorés au titre d’Officiers et le coach, Aliou Cissé figure parmi les 10 Commandeurs.

« Une parcelle de 200 m2 à Dakar pour chacun, une cité de la Tanière à Diamniadio », poursuit Stades.

Cela fait dire au quotidien national Le Soleil qu’après la victoire à la Can au Cameroun, « Macky Sall gâte les Lions » avec 50 millions f cfa et deux terrains à Dakar et Diamniadio pour chaque membre de la délégation.

« Cérémonie de décoration au rang d’officiers de l’Ordre national du Lion-Macky gâte les Lions. Une prime exceptionnelle de 50 millions f cfa et des terrains à chacun des joueurs et à l’encadrement », rapporte Sud Quotidien.

« Macky gâte les héros », renchérit Walf Quotidien, à côté du Témoin qui a le même titre : « Macky gâte les Lions ».

L’As est unanime sur le même sujet : « Macky gâte les Lions ».

Parlant de ces récompenses aux champions d’Afrique, Le Quotidien parle de « bataille très haut ».

Le Burkina Faso suspendu de la Francophonie

La décision fait suite au coup d’Etat du 24 janvier 2022.Le Conseil permanent de la Francophonie (CPF) s’est réuni en session extraordinaire ce mardi 8 février 2022 à Paris, par visio-conférence, sous la présidence de la Secrétaire générale, Louise Mushikiwabo.

Il a notamment examiné la situation au Burkina Faso suite au coup d’Etat militaire perpétré le 24 janvier 2022. Evoquant sa récente condamnation du coup d’Etat militaire au Burkina Faso, la Secrétaire générale a rappelé que la prise du pouvoir par la force est une atteinte aux engagements pris par les États et gouvernements membres de la Francophonie dans la Déclaration de Bamako.

Dans une résolution adoptée à l’unanimité, le CPF a condamné ces événements et décidé, conformément aux dispositions de la Déclaration de Bamako, de suspendre le Burkina Faso des Instances de la Francophonie. La résolution maintient toutefois les programmes de coopération multilatérale francophone en soutien au processus de rétablissement de l’ordre constitutionnel et démocratique ainsi que ceux bénéficiant directement aux populations civiles.

Le CPF exige la libération immédiate et sans condition du Président Roch Marc Christian Kaboré et invite le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR, au pouvoir) à garantir le respect des droits et des libertés fondamentales de toutes et tous.

Le Conseil a demandé à la Secrétaire générale de mobiliser la Francophonie en vue d’accompagner, aux plans politique et technique, le processus de transition et de retour à l’ordre constitutionnel au Burkina Faso.

Le déficit de démocratie et de sécurité dans l’espace francophone sera à l’ordre du jour des discussions de la 40e Session de la Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF), qui se tiendra le 16 mars 2022 à Paris.

Sénégal: Macky Sall gâte les Lions vainqueurs de la CAN

Les joueurs de l’équipe nationale du Sénégal, vainqueurs de la Can 2021 au Cameroun, ont été récompensés lors d’une cérémonie solennelle organisée ce mardi 8 février 2021 devant le Palais de la République.Le président Macky Sall a honoré l’ensemble des membres de l’encadrement technique des Lions du Sénégal revenus de Douala au Cameroun. En présence de toute la République, Macky Sall a remercié au nom du peuple sénégalais les Lions du Sénégal pour leur sacre historique à la Can 2021 au Cameroun.

A ce titre, le Président sénégalais, fraîchement porté à la présidence de l’Union africaine, a décidé à titre exceptionnel d’élever l’ensemble des membres de la délégation au titres différents de Grand officier, Commandeur et Officier de l’Ordre national du Lion, la plus haute distinction de la Nation sénégalaise.

Mais ce n’est pas tout, le chef de l’Etat sénégalais a alloué une prime financière de 50 millions francs CFA à chaque joueur et membre de l’encadrement technique. Les héros de Douala recevront aussi chacun un terrain de 200 mètres carrés dans la capitale Dakar et un autre de 500 mètres carrés dans la nouvelle ville lumiere de Diamniadio pour former la nouvelle cité de la Tanière.

Macky Sall a profité de l’occasion pour inviter les Lions à la cérémonie d’inauguration du nouveau stade olympique du Sénégal construit à Diamniadio, (26 kilomètres de Dakar), le 22 février prochain. Un joyau architectural de 50.000 places offert à la jeunesse sénégalaise en guise de cadeau, indique le chef de l’Etat.

Vainqueur de la Can: le Senegal repart avec un joli chèque

En remportant la 33ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations 2021, organisée au Cameroun, le Sénégal remporte un chèque de près de trois milliards francs CFA.Le Sénégal vainqueur de l’édition de cette année reçoit plus Fennecs d’Algérie (4 millions d’euros) lauréat en 2019 (2 milliards 620 millions de FCFA).

Pour l’edition de la Can 2021, les Lions du Sénégal reçoivent une gratification record de 4,4 millions d’euros (2 milliards 882 millions Fcfa) pendant que l’Egypte finaliste malheureux se console avec une prime de 2,64 millions d’euros (1 milliard 729 millions).

Les sélections éliminées en demi-finale touchent 2,2 millions d’euros (1 milliard 441 millions) et les sélections éliminées en quart de finale repartent avec une enveloppe de 703.361 euros (460 millions de FCFA).

La 34eme édition de la coupe d’Afrique des Nations est prévue en juin 2023 en Côte d’Ivoire. 

Les récompenses de la CAN 2022 (2021)

Gagnant de l’édition : 4,4 millions d’euros

Finaliste : 2,64 millions d’euros

Troisième et demi-finaliste : 2,2 millions d’euros chacun

Quart de finaliste : 703.361 mille euros

Procès Sankara : 30 ans de prison requis contre Blaise Compaoré

Le parquet militaire burkinabé a requis mardi trente ans de prison ferme contre l’ex-président Blaise Compaoré, accusé d’être le principal commanditaire de l’assassinat de son prédécesseur Thomas Sankara, en 1987.

Actuellement en exil en Côte d’Ivoire, l’ex-chef de l’Etat burkinabè (1987 – 2014) est jugé par contumace dans le procès de l’assassinat de Thomas Sankara, tué avec douze de ses compagnons lors d’un coup d’État le 15 octobre 1987. Le Parquet militaire a demandé au tribunal de le reconnaître coupable « d’attentat à la sûreté de l’Etat », de « recel de cadavre » et de « complicité d’assassinat ».

Chassé du pouvoir par la rue en 2014, Blaise Compaoré vit depuis en Côte d’Ivoire et est le grand absent de ce procès, ses avocats ayant dénoncé « un tribunal d’exception ». Douze des quatorze accusés étaient présents à ce procès où l’écrasante majorité avait plaidé non coupables.

Trente ans de prison ont également été requis contre le commandant de sa garde, Hyacinthe Kafando, l’autre grand absent du procès, en fuite depuis 2016. Il est soupçonné d’avoir mené le commando qui a tué Thomas Sankara et ses collaborateurs.

Par ailleurs, vingt ans de prison ont été requis contre le général Gilbert Diendéré, un des chefs de l’armée lors du putsch de 1987 et principal accusé présent. Il purge déjà une peine de 20 ans, pour une tentative de putsch en 2015.

Plusieurs peines d’emprisonnement ferme – de trois à vingt ans – ont également été requises contre cinq accusés et une de onze ans avec sursis. Enfin, le parquet a requis l’acquittement, « pour faits non constitués », pour trois accusés et pour « prescription » pour les deux derniers.

Jeune capitaine burkinabè qui prit le pouvoir en 1983, à 33 ans, Thomas Sankara est considéré comme un héros africain. Plus de trois décennies après sa dissipation, son discours anti-impérialiste et révolutionnaire continue de fasciner beaucoup de jeunes du continent.

Tentative de coup d’Etat en RDC et accueil des Lions à la Une en Afrique

L’accueil monstrueux des Lions champions d’Afrique à Dakar et l’arrestation d’un conseiller du président congolais Félix Tshisekedi pour tentative de coup d’Etat sont les sujets les plus traités dans les médias africains visités mardi par APA.« Accueil populaire pour les champions d’Afrique : Tout un peuple en Lions », titre Le Quotidien, soulignant que l’équipe nationale de football a été accueillie hier en héros.

Faisant état d’un accueil triomphal des champions d’Afrique, Sud Quotidien s’exclame : « Les Lions en héros ! ». Le journal sénégalais constate une « procession de près de 7 heures de temps de l’aéroport de Yoff au Palais présidentiel ».

Cela fait dire à L’As que « la nation (est) reconnaissante ». « C’est la victoire du peuple », dit Macky Sall dans le journal dakarois.

« Indescriptible : Ce Sénégal que nous aimons ! », s’exclame La Tribune, à côté du quotidien national Le Soleil qui constate : « L’apothéose ! »

De son côté, L’Observateur écrit l’« histoire en lettres dehors ».

Au Cameroun, le quotidien Cameroun Tribune est habité par un « sentiment de satisfaction générale » après l’organisation de la 33e édition de la CAN, indiquant que la « mission (est) accomplie ».

Au Burkina Faso, Wakatsera rapporte que le sélectionneur Kamou Malo « demande des excuses au peuple » après la défaite de l’équipe nationale dans le match de classement contre le Cameroun.

Sur un autre sujet, le quotidien burkinabè note que le nouveau président de l’Union africaine (UA), le Sénégalais Macky Sall, est « sur le dos des putschistes » au Mali, au Burkina, au Soudan et en Guinée-Bissau. « Au même titre que les Lions de la Téranga qui ont dû sorti les tripes pour rentrer à Dakar avec le graal, cette présidence de l’UA sera loin d’être un fleuve tranquille pour Macky Sall. En plus de la menace des coups d’Etat, le dossier des divergences entre Addis-Abeba et ses rebelles du Tigré, demeure sans solution malgré l’implication de l’UA », note le journal.

En République démocratique du Congo (RDC), plusieurs médias se font l’écho de l’arrestation de François Beya, conseiller spécial à la sécurité du président Félix Tshisekedi, accusé de tentative de coup d’Etat. Cas-Info note que François Beya « a passé sa deuxième nuit à l’Agence nationale de Renseignement (ANR) ».

Arrêté depuis le samedi 5 février, il est soupçonné d’avoir organisé des réunions visant à déstabiliser le pouvoir de Félix Tshisekedi, selon le site congolais.

Afrikarabia souligne que « François Beya, le très redouté +monsieur sécurité+ du président Tshisekedi, a été arrêté et entendu par les renseignements congolais. En mettant hors-jeu cet ancien fidèle de Joseph Kabila, le chef de l’Etat poursuit la +dékabilisation+ de l’appareil sécuritaire et tente de prévenir d’un possible putsch contre son pouvoir ».

Un journaliste français expulsé du Mali

Les autorités maliennes ont expulsé l’envoyé spécial de Jeune Afrique.Benjamin Roger est arrivé à Bamako dans la nuit du 6 au 7 février. Il a été interpellé à son hôtel par la police, hier lundi. Il a été amené à la Brigade d’investigation judiciaire puis à la Police de l’Air et des Frontières qui lui a notifié son expulsion.

Selon la direction de Jeune Afrique, cette décision de Bamako est « injustifiée » et va à l’encontre de la liberté de presse.

Sénégal : Dakar accueille dans l’extase les champions d’Afrique

Au lendemain du sacre historique des Lions à la Coupe d’Afrique des nations de foot, toutes les routes ont mené à l’Aéroport International Léopold Sédar Senghor de Yoff (Dakar) où leur avion a atterri dans l’après-midi.La nuit a été longue pour les uns, blanche pour les autres. Pour la première fois de son histoire, le Sénégal a inscrit son nom au palmarès de la Coupe d’Afrique des nations de football.

En ce jour ouvrable, décrété férié par le président de la République Macky Sall, Dakar s’est réveillée tôt pour honorer les super héros de tout un peuple. Hommes, femmes et enfants portent fièrement le drapeau tricolore de leur pays. Ça sourit, ça chante et ça danse énormément. Les supporters, venus en masse de toutes les communes de la capitale et bien au-delà, sont dans un état second. L’ivresse de la victoire a fait son effet.

L’autoroute est noire de monde, l’ambiance entraînante. Les gens, pour la plupart, sont obligés de parcourir à pied les dernières kilomètres les séparant de l’aéroport portant le nom du père de l’indépendance. Le chaud soleil n’entame pas la joie contagieuse. Et le coronavirus n’existe plus le temps d’une journée. 

On se croirait dans un carnaval tant les jeunes rivalisent d’imagination avec des tenues parfois excentriques. « Mon contentement est immense. Ce n’est pas pour rien que le Sénégal est en tête du classement de la Fifa en Afrique. Sur le papier, nous avons la meilleure équipe du continent. Ce trophée, nous aurions dû le remporter depuis très longtemps. Notre souffrance a pris fin hier soir grâce à Dieu
», explique Baba Ndiaye.

Dans les véhicules, qui essayent difficilement de circuler, les passagers jubilent au rythme des sifflets, des vuvuzelas et de la musique. Sur les balcons des maisons bordant le chemin, des ustensiles de cuisine sont même utilisés pour ambiancer. 

À côté, les gadgets de l’équipe nationale se vendent comme de petits pains. Vêtue du maillot des Lions, Thially Sylla est aux anges. Pour cette dame de taille moyenne, ce sacre, qui en appelle d’autres dans un avenir proche, sera fêté de la plus belle des manières.

Après des heures d’attente, la patience des supporters est récompensée. L’avion des Lions se pose sur le tarmac vers 17 heures Temps Universel. Le chef de l’État déroule le tapis rouge aux néo-champions dont Kalidou Koulibaly. Le capitaine brandit la coupe avec beaucoup de fierté sur l’escabeau de l’aéronef.

À l’extérieur de l’aéroport, la foule est excitée. Le sélectionneur Aliou Cissé et ses poulains montent sur un bus à impériale. L’ambiance est électrique. Comme en 2019, la procession de l’équipe nationale va sillonner les rues de Dakar pour communier avec le peuple. La nuit promet encore d’être longue.
 

Sénégal : une marée humaine attend les Lions vainqueurs de la CAN

Un monde fou se déploie vers l’aéroport militaire Léopold Sedar Senghor de Dakar pour accueillir les Lions du Sénégal, vainqueurs de la CAN.Dakar s’embrase pour fêter le sacre inédit des Lions et s’apprête à fêter ses héros. 

Les Lions sacrés à la Can au Cameroun sont attendus par des millions de supporters déjà massés sur l’itinéraire qui va mener au Palais de la République.

Alors que l’avion du président Macky Sall vient d’atterrir (14h30 GMT) en provenance d’Addis Abeba (Ethiopie), celui des Lions est finalement attendu a 15h30.m Temps Universel.

L’itinéraire des Lions une fois à Dakar est déjà connu. A leur descente à l’aéroport militaire Léopold Sedar Senghor, ils vont emprunter l’Avenue Yoff, la VDN (Voie de dégagement nord), l’Avenue Cheikh Anta Diop devant l’Université,  la Medina – l’Avenue Blaise Diagne, le Rond point ministère Intérieur  et enfin le Palais Présidentielle où il seront reçus par le président Macky Sall.

Le Sénégal, nouveau champion d’Afrique, à la Une des quotidiens

Le sacre des Lions du Sénégal à la CAN 2021 de football, pour la première fois de leur histoire, est le sujet qui domine dans l’essentiel des titres des médias du continent visités par APA lundi.« Pharaonique », titre Walf Quotidien, rapportant que les Lions ont triomphé des Pharaons hier en finale de la CAN organisée au Cameroun, à l’issue des tirs au but (4-2). L’Observateur, un autre quotidien sénégalais, illustre une photo du sélectionneur Aliou Cissé soulevé par ses joueurs par ce titre : « La tête dans les étoiles ».

Sud Quotidien et Stades, comme s’ils avaient perdu les mots, titrent : « Enfin ». EnQuête note que le Sénégal est enfin « sur le toit de l’Afrique ». Pour Le Quotidien, les partenaires de Sadio Mané, désigné meilleur joueur du tournoi, ont été « des Lions indomptables » en terre camerounaise.

Indiquant que « les Lions (sont) au paradis », Les Echos notent que ces derniers ont versé hier des « larmes de joie
» en compagnie « de leurs devanciers de 2002 et des journalistes ». A l’occasion de cette victoire historique du Sénégal, le président Macky Sall, nouveau président de l’Union africaine (UA), a annulé sa visite officielle aux Comores et « rentre au pays pour accueillir les Lions à 13h et décrète ce lundi, journée fériée, chômée et payée », renseigne le quotidien sénégalais.

Au Burkina, le quotidien Wakatsera, barre à sa Une : « Le Sénégal roi d’Afrique en fête, Macky Sall chef de l’UA et ses soucis ». « Et pendant que ses joueurs célébraient cette première étoile en se hissant sur le toit de l’Afrique, le chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall, lui, prenait des mains du Congolais Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le témoin de la présidence tournante de l’Union africaine. C’était à Addis-Abeba, dans un sommet où l’organisation continentale réunissait pour son 35e sommet, les têtes couronnées du continent. Au même titre que les Lions de la Téranga qui ont dû sorti les tripes pour rentrer à Dakar avec le graal, cette présidence de l’UA sera loin d’être un fleuve tranquille pour Macky Sall », mentionne le journal burkinabè.

Cameroun Tribune indique de son côté que le président « Paul Biya clôture une belle page d’histoire » à la Coupe d’Afrique des nations organisée dans son pays. « Kalidou Koulibaly, le capitaine des Lions de la Teranga a reçu hier des mains du président de la République du Cameroun, le prestigieux trophée consacrant le triomphe de son équipe au terme d’un match à suspense l’opposant aux Pharaons d’Egypte. Paul Biya qu’accompagnait son épouse, Chantal Biya, clôturait ainsi la 33e édition de la Coupe d’Afrique des Nations TotalEnergies Cameroun 2021. Le flambeau a été transmis à la Côte d’Ivoire, pays hôte de la 34e édition en 2023 », indique le journal camerounais.

Guinée Bissau: des tirs entendus dans la capitale

Une semaine après la tentative de putsch en Guinée Bissau, le calme n’est pas encore totalement revenu dans la capitale.Ce lundi à l’aube, des tirs nourris ont été encore entendus dans la capitale Bissau selon un résident de Bissau contacté par APA. « Il y a eu des tirs nourris dans la capitale et un important dispositif sécuritaire. Les militaires quadrillent la ville et il est presque impossible d’accéder à certains endroits », confie notre interlocuteur. 

Les combats se passent entre factions de l’armée, dont une partie serait favorable au Premier ministre Nuno Nabian en informe une source présente à Bissau. Les populations continuent de vaquer à leurs occupations malgré cette tension ambiante, et le calme qui règne à Bissau est précaire selon certaines sources. 

Depuis des mois, les deux têtes de l’exécutif, le président de la République Umaro Sissoco Embalo et son Premier ministre Nuno Nabian, sont à couteaux tirés. Le chef de l’Etat a même menacé de limoger son Premier ministre et de dissoudre le Parlement.

Après avoir échappé à une tentative de putsch le 1er février dernier, le président Bissau-guinéen Umaro Sissoco Embalo va recevoir un appui de l’Ecomig, la force sécuritaire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). La décision a été prise lors du dernier sommet extraordinaire de la Cedeao, le 5 février à Accra au Ghana.

Sacre des Lions: Macky Sall décrète férié et rentre à Dakar

Le président Macky Sall a finalement annulé son voyage aux Comores pour rentrer à Dakar après le sacre des Lions à la Can 2021 au Cameroun.Le chef de l’Etat sénégalais a décrété la journée de lundi 7 février chômé et payé. 

Les Lions sont attendus ce lundi à 13h00 Temps Universel à l’aéroport militaire Léopold Sedar Senghor de Dakar. Ils seront reçus le mardi 8 février au Palais de la République et recevront les honneurs de la Nation.

Le sacre des Lions chamboule ainsi l’agenda du président de la République. 

Actuellement à Addis Abeba (Éthiopie) après son investiture à la présidence de l’Union africaine, Macky Sa devait voyager aux Comores. Finalement, il est attendu à Dakar ce lundi en fin de matinée.

Un accueil populaire sera réservé aux Lions par les milliers de supporters sortis en masse toute la nuit du dimanche pour célébrer ce premier sacre continental.

Can 2021 : le Sénégal enfin sur le toit de l’Afrique

Les Lions ont battu les Pharaons d’Égypte dans la séance des tirs au but (0-0, TAB 4-2).Au terme d’une finale haletante, le Sénégal a brisé la malédiction. Vingt ans après une première finale perdue aux tirs buts, les Lions ont cette fois-ci maîtrisé leurs nerfs pour s’imposer face à l’Égypte.

CAN 2021: Dakar s’embrase avec le sacre des Lions

Folie totale à Dakar, la capitale sénégalaise, après le sacre des Lions à la Coupe d’Afrique des Nations.Historique, Exceptionnel, les mots manquent pour qualifier le premier trophée continental du Sénégal à la Can devant L’Egypte. 

Dans une finale maîtrisée de bout, les partenaires de Sadio Mané ont finalement remporté le trophée après une séance des tirs au but insoutenable. À Dakar, la victoire finale des Lions a déclenché une hystérie collective. 

Des milliers de supporters sont descendus dans les rues pour célébrer la victoire. Concert de Klaxons, de tam-tams et de chants partout dans les grandes avenues. Le Sénégalais de tous âges sont sortis pour communier ensemble face à ce qu’ils qualifient de « sacre historique ».

« C’est fou, j’arrive pas a décrire ma joie. Je suis fier des Lions. Je fier d’être sénégalais » lance un jeune supporter, intenable dans la foule. « Ils l’ont fait et tout le peuple sénégalais est fier d’eux. Ils seront accueillis et fêtés en héros » lance un autre fan des Lions du Sénégal.

« Cette finale, nous la voulions. On s’est beaucoup investi depuis la dernière finale pour revenir plus fort cette année. Et au final, seul le travail paie », scande Mareme, la quarante à bord de son véhicule.

A Grand-Yoff, Parcelles assainies, Patte d’Oie, Grand-Dakar, Pikine, Guediawaye et dans les treize autres régions du pays.. les populations sont sorties en masse pour célébrer ce premier sacre historique du Sénégal. 

Ils ont chanté en chœur Aliou Cisse, le sélectionneur national. Souvent critiqué, l’histoire retiendra qu’il est le premier entraîneur à offrir au Sénégal sa première CAN. 

En centre ville, c’est l’apothéose, le Palais a l’absence du président Macky Sall en voyage à Addis Abeba (Ethiopie) pour son investiture à la présidence de l’Union africaine, est pris d’assaut par des supporters qui chantent à la gloire des Lions. 

Le retour des Lions à Dakar ce lundi à (heure) s’annonce triomphal. Un bel accueil est prévu pour célébrer les héros de Douala. Le Sénégal entre enfin dans la Cour des grands en décrochant fièrement cette première étoile.

CAN 2021: la ferveur populaire monte à Dakar

Après une deuxième qualification consécutive en finale de la Can, l’espoir d’un premier sacre renaît à nouveau chez les inconditionnels des Lions.Dakar, la capitale et le Sénégal est en effervescence à quelques heures de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations prévue ce dimanche à 19h00 Temps Universel à Douala (Cameroun). Les grandes avenues sont déjà habillés aux couleurs du drapeau national. Chants et danses rythment cette matinée ensoleillée dans la capitale, où l’espoir d’un premier titre continental s’est installé après le beau parcours des Lions.

« Nous sommes confiants. Le scénario de cette année sera différent du précédent » crie Amdy, un marchand ambulant trouvé au marché Dior des Parcelles, l’un des plus grands de la banlieue dakaroise.

Ici, la finale de ce soir est sur toutes les lèvres. « C’est vraiment l’année où jamais. Tous les sénégalais prient. On est tous unis pour que la victoire arrive enfin », lance une vendeuse de légumes.

Si la confiance règne chez les supporters, la méfiance est tout de même de mise chez d’autres. « Je suis confiant, mais je reste prudent. Les équipes maghrébines sont très rusées. Elles savent faire déjouer leurs adversaires. On a vu l’Egypte battre les grands favoris du tournoi comme la Côte d’Ivoire, le Maroc et le pays organisateur le Cameroun », prévient Aly qui invite les Lions à jouer l’offensive tout en évitant les erreurs derrière.

Une équipe taillée pour le sacre 

A Yoff, autre quartier périphérique de la capitale, c’est déjà le branle-bas dans la fan-zone située sur l’avenue qui mène vers l’ancien aéroport. Plusieurs centaines de jeunes sont attendus et espèrent une soirée mémorable. Tous sont convaincus que les partenaires de Sadio Mané seront à la hauteur de l’événement. « Au début du tournoi, on était tous calme parce que les joueurs n’avaient pas encore atteint leur vitesse de croisière. Mais depuis les matchs à élimination directe, on voit un autre sélection du Sénégal,  appliquée et efficace » analyse Mor Talla et sa bande qui s’affairent aux derniers réglages pour accueillir les supporters. 

« Mentalement et physiquement, les joueurs sont prêts. Depuis le début des 8e de finale, on constate cette supériorité » souffle un membre du groupe. La veillée d’armes des supporters à début samedi soir. Dans les grands quartiers de la capitale, on a pas fermé l’œil. Des chants, des danses et surtout des prières ont été invoqués pour pousser les Lions à la victoire finale face aux Pharaons d’Egypte

Dans les médias, on multiplie les messages d’encouragements et les chants à la gloire des Lions. Même constat chez les politiques où pouvoir et opposition ont tu leurs divergence pour se retrouver autour de l’essentiel. Jamais le Sénégal ne s’était montré aussi uni et solidaire pour décrocher cette première étoile.

La plupart des jeunes n’ont pas connu 2002 (finale de Can et quart de finale de Coupe du monde) et restent sur une grosse déception en 2019.  Cette fois, ils sont tous convaincus que toutes planètes sont alignées pour écrire enfin l’histoire.