Recapitalisation du Prix Félix Houphouët-Boigny pour la paix

Le Prix a été créé en 1989 par l’Unesco.Le gouvernement ivoirien a adopté, ce mercredi en Conseil des ministres, la recapitalisation du Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) à hauteur de 6 millions de dollars, soit 3,52 milliards Fcfa.

La distinction vise à rendre hommage à l’action du président Félix Houphouët-Boigny, premier président de la Côte d’Ivoire indépendante, en faveur de la paix dans le monde, a indiqué à la presse le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, à l’issue de la réunion gouvernementale.    

Selon lui, l’opération de recapitalisation devrait permettre d’assurer la survie du Prix  et co-relativement de perpétuer l’oeuvre de paix et la commémoration de la mémoire du défunt président qui a dirigé la Côte d’Ivoire de 1960 à 1993.

Il y a dix ans, le Mali perdait le Nord

Durant de longs mois, la presque totalité du nord du Mali a été sous le contrôle des jihadistes qui y ont installé un mini émirat islamique.Il y a dix ans, jour pour jour, le Mali perdait le contrôle sur sa partie septentrionale, tombée brusquement entre les mains d’insurgés nationalistes touaregs et jihadistes. En trois jours, dans l’essentiel des villes du nord du pays, l’armée et les forces de sécurité sont défaites et contraintes de fuir. C’était le cas d’abord à Ménaka, grand centre de l’est malien d’où sont souvent partis les rébellions précédentes, à Kidal, capitale du grand nord et fief historique des grands chefs rebelles touaregs, puis à Gao, plus grande ville de la région et enfin à Tombouctou, la cité historique classée patrimoine mondial de l’Unesco.

A l’origine de cette énième rébellion, dans cette partie du Mali, se trouve le Mouvement national de la libération de l’Azawad (MNLA), une organisation touarègue née de la fusion quelques mois plus tôt entre de jeunes activistes locaux organisés au sein du Mouvement national de l’Azawad (MNA), créé en octobre 2010 à Tombouctou et un groupe de combattants originaires de la région jusqu’alors engagés dans l’armée libyenne du colonel Mouammar Kadhafi dont le régime venait, tout juste, de tomber sous les bombes de l’OTAN.

Mujao, Al Qaida…

En fait, la nouvelle organisation rebelle touarègue n’était pas seule. Au moment où elle décide de déclencher son offensive militaire, un autre groupe était en embuscade. Il s’agit des islamistes du mouvement Ansardine, formé par l’ancien héros de la rébellion touarègue du début des années 1990, Iyad Ag Ghali. Converti à l’islamisme, cet aristocrate de la puissante tribu touarègue des Ifoghas s’est allié à Al Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) et sa filiale sahélienne du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao).

A Tombouctou, dès la fuite de l’armée malienne de la ville, Ansardine et ses alliés d’Aqmi chassent le MNLA du périmètre de la cité historique. A Gao, où les nationalistes touaregs proclament dès le 6 avril un Etat indépendant de l’Azawad, le mort d’un manifestant sous les tirs d’éléments du MNLA pousse les islamistes du Mujao, qui s’étaient installés dans la même ville, à réclamer la remise de l’auteur des tirs pour le faire juger selon les lois de la charia islamique. Le refus des nationalistes de s’exécuter provoque un affrontement militaire qui tourne en faveur des islamistes qui obligent leurs adversaires à abandonner toutes leurs positions dans la cité et ses environs.

Durant de longs mois, la presque totalité du nord du Mali est sous le contrôle des jihadistes qui y installent un mini émirat islamique.

« C’était très dur », se souvient Mamiti Al Ansari, un jeune touareg de Tombouctou qui est le premier habitant de la région à avoir été jugé puis puni selon les lois de la charia instaurées par les islamistes.

Une intervention militaire internationale conduite par la France va s’employer, à partir de janvier 2013, à chasser les islamistes des villes occupées. En quelques semaines, tout le nord passe, théoriquement, sous le giron de l’Etat malien, excepté Kidal et ses environs immédiatement investis par le MNLA et un autre groupe touareg organisé dans le cadre d’un Haut Conseil pour l’Unité de l’Azawad (HCUA), formé par des anciens cadres repentis du mouvement Ansardine d’Iyad Ag Ghali.

Un processus de paix, initié conjointement par la France et l’Algérie, est alors engagé entre le gouvernement de Bamako et les rebelles, auquel sont associées d’autres formations armées dont certaines proches du pouvoir.

Wagner

Entre temps, alors que la débâcle de l’armée malienne au nord avait provoqué le renversement par des militaires du président élu Amadou Toumani Touré (ATT) en mars 2012, puis l’installation d’autorités transitoires, une élection présidentielle a débouché en septembre 2013 sur la désignation d’un nouveau président civil : Ibrahim Boubacar Keita dit IBK, qui avait fait du retour à la paix sa promesse majeure. Son échec à restaurer l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire, les soupçons de corruption et de mauvaise gestion au sein de son entourage et l’extension de la violence à d’autres régions du pays jusqu’alors épargnées, seront à l’origine d’un mouvement de protestation massif qui va pousser une partie de l’armée à le déposer en août 2020 alors qu’il venait d’être réélu deux ans plus tôt.

Le président et le Premier ministre de transition qui lui succèdent ne connaîtront pas meilleur sort. Neuf mois après le coup d’Etat contre IBK, la bande des jeunes colonels putschistes évince le président et le chef de gouvernement qu’elle avait entre-temps installés.

Dans ce pays, déjà mal en point, cet épisode va installer le Mali de graves difficultés. La France, dont 4000 soldats environ combattent les groupes jihadistes dans le nord du pays, va progressivement prendre ses distances avec le nouveau régime de Bamako au point de décider de retirer ses troupes du territoire malien pour les installer dans d’autres pays de la région, le Niger notamment.

L’appel par les nouvelles autorités maliennes à la Russie aurait permis, selon les partisans de la junte, d’atténuer l’impact du retrait français en accélérant la montée en puissance de l’armée malienne qui aurait enregistré des résultats importants sur le terrain ces derniers mois. Mais selon plusieurs sources internationales et organisations des droits de l’homme, massacres, tueries, affrontements intercommunautaires n’ont pas cessé pour autant, impliquant d’ailleurs parfois des forces régulières de l’armée malienne et leurs nouveaux alliés russes qui seraient, en fait, des combattants de la compagnie controversée de mercenaires Wagner, réputée proche du Kremlin.

Niger : bientôt un parc éolien de 250 MW à Tahou

L’infrastructure représente le premier du pays et comprendra jusqu’à 60 turbines, dont l’électricité sera intégrée au réseau électrique national et régional.Ce projet marque une étape importante vers la réduction de la pauvreté énergétique en Afrique de l’Ouest, se félicite, dans une note parvenue mercredi à APA, Savannah Energy, promotrice du parc. Elle ajoute que la ferme éolienne augmentera la capacité de production et l’accès à l’électricité du pays. Elle servira également de modèle pour d’autres pays riches en énergies renouvelables qui cherchent à diversifier leur mix énergétique.

« Je suis ravi d’annoncer aujourd’hui nos plans pour le développement du Parc Eolien de Tarka. […] Un tel projet devrait stimuler une augmentation significative de l’activité économique à travers notre pays, créant directement et indirectement des milliers d’emplois au cours de la prochaine décennie », a déclaré le ministre nigérien du Pétrole, de l’Energie et des Energies renouvelables, Mahamane Sani Mahamadou, cité dans le communiqué.

Savannah Energy est, d’après la note, un acteur majeur de l’énergie au Nigeria, au Tchad et au Niger. Elle affirme avoir déjà réalisé des progrès significatifs dans la promotion du développement énergétique de l’Afrique.

Au Nigéria, la société britannique est impliquée dans le secteur en amont, détenant des intérêts dans deux champs pétroliers et gaziers onshore à grande échelle. Elle est aussi présente dans le secteur intermédiaire, avec une participation de 80 % dans l’installation de traitement de 200 millions de pieds cubes standard par jour d’Accugas ainsi que d’un réseau de gazoducs de 260 km.

Grâce à ces projets, la société fournit du gaz pour permettre plus de 10 % de la production d’énergie thermique du pays. De plus, au Niger, Savannah Energy détient des intérêts sous licence couvrant 13 655 km² dans le bassin du Rift d’Agadem, soit environ 50 % du principal bassin pétrolier du pays.

À ce jour, la société a fait cinq découvertes à partir de cinq puits répartis sur cinq champs pétrolifères. Elle représente l’un des poids lourds de l’Afrique de l’Ouest et sera un partenaire précieux pour le Niger alors que le pays s’efforce d’atteindre ses objectifs en matière d’énergie renouvelable.

Les résultats des barrages du mondial à la Une de la presse africaine

Les quotidiens et sites d’informations africains consultés mardi à APA titrent principalement sur la qualification du Sénégal, du Ghana, du Maroc, de la Tunisie et du Cameroun à la Coupe du monde Qatar 2022.« Mondial Qatar 2022 : et si c’était l’année de l’Afrique ? » s’interrogeWakatsera. « Trois Lions pour rugir. Un Aigle pour planer haut dans le ciel qatari et une Etoile pour briller au firmament. L’Afrique sera bien représentée à Qatar 2022. Elle a même de quoi rêver de remporter, pourquoi pas, pour la première fois, le graal. Tout sera possible pour le continent, avec des Lions de la Téranga qui, après s’être hissés pour la première fois sur le toit de l’Afrique, sont restés sur un appétit insatiable de fauve en momifiant pour une deuxième fois en moins de deux mois, les Pharaons d’Egypte », écrit le quotidien burkinabè.

« En tout cas, estime Wakatsera, avec ces gros calibres, le continent noir doit pouvoir faire mieux que participer au prochain mondial. Et si c’était l’année de l’Afrique ? Le rêve est permis ! »

Au Sénégal, les quotidiens célèbrent la deuxième qualification des Lions à la grand-messe du football mondial. « La légende continue », titre ainsiWalfQuotidien. Cela fait dire à Vox Populi qu’« après l’Afrique, les Lions (vont) à l’assaut du monde ».

Les coéquipiers de Sadio Mané ont en effet « décoiffé les +Pharaons+ » au terme des tirs au but (3 TAB 1) pour obtenir leur billet pour le Qatar, rappelle Le Soleil.  

Sous le titre « Qatar nous voilà ! », EnQuête retrace le fil du match et écrit : « Au bout du suspense, le Sénégal est venu, hier, à bout d’une Egypte accrocheuse et pénible à jouer ».

Quelque soit la manière « mieux vaut Qatar que jamais », s’exclameL’Observateur affirmant que « les champions d’Afrique honorent leur rang ». Par la même occasion, précise le journal du Groupe Futur Média, « le Sénégal dribble la malédiction des champions ».

« Aliou Cissé et ses joueurs avaient un autre défi à relever dans cette double confrontation avec l’Egypte qui donne le visa du Qatar au vainqueur. C’est celui d’éviter le mauvais sort qui s’abat souvent sur les champions d’Afrique sur la route des qualifications à la coupe du monde suivant le sacre continental », commente L’Observateur.  

« Les champions d’Afrique au mondial qatari (c’est) la cerise sur le gâteau ! », conclut le quotidien spécialisé Stades.

Sénégal : une foire met les agripreneurs à l’honneur

Du 29 mars au 2 avril 2022, des entrepreneurs agricoles présentent leurs productions à la place du Souvenir africain de Dakar.Sous un chapiteau dressé au cœur de ce monument, sur la corniche de Dakar, plus d’une cinquantaine d’agriculteurs en provenance de cinq régions du Sénégal exposent leurs produits : légumes frais, céréales naturelles ou précuits, jus, sirop organiques, savons et huiles naturelles ornent les étals. 

Tous ont fait le déplacement dans l’espoir de booster leurs affaires. C’est le cas notamment de l’entreprise Dandou, spécialisée dans la transformation et la vente des céréales. « A travers cette foire, nous espérons gagner en visibilité, augmenter nos ventes et nouer des partenariats », a expliqué Maïmouna Seck, la responsable commerciale.

Un peu plus loin, Ousmane Gningue, la trentaine révolue, attend patiemment de potentiels clients derrière de gros paniers remplis d’oignon, d’aubergine et de gombo. Pour le Secrétaire Général du Groupement d’Intérêt Économique Maraîchers de Batal (Centre), ce foirail est une aubaine. « C’est la première fois que nous participons à ce genre d’activité. Nous en profitons pour promouvoir nos denrées », s’est-il félicité.

En plus de créer une dynamique de collaboration entre les acteurs agricoles pour faciliter leur accès au marché et améliorer leurs revenus, cet événement se positionne comme une plateforme de promotion et de valorisation des produits agricoles du bassin arachidier sénégalais qui s’étend de Thiès (Ouest) à Kaolack (Centre).

La start-up Club Thiossane veut contribuer à l’atteinte de cet objectif en servant d’intermédiaire entre les producteurs et les consommateurs. « Notre particularité est que nous allons chercher la majorité de nos produits frais bord champs ou directement chez les agriculteurs pour un maximum de fraîcheur et de maîtrise de la qualité. Ainsi, nous les payons mieux et leur donnons plus de visibilité sur les opportunités du marché », a clarifié Fara Germain Gomis, le responsable expérience client.

La foire agripreneurs est une initiative qui entre dans le cadre de l’exécution du Projet d’appui à la réduction de l’émigration rurale dans le bassin arachidier (Parerba) financé par l’Union Européenne (UE).

« Grâce à cette foire, nous avons la possibilité de faire connaître les produits de l’agriculture sénégalaise à travers une cuisine qui met en valeur son potentiel pour le goût et les effets positifs sur la santé, mais aussi comme une alternative à de mauvaises habitudes alimentaires qui causent des problèmes de santé publique majeurs », a affirmé Stéphane Dévot, représentant de l’Ambassadrice de l’UE au Sénégal, Irène Mingasson, au lancement de la foire ce mardi.

La foire agripreneurs, c’est quatre journées de rencontres, de partages et de réflexions autour de thématiques importantes de la chaîne de valeur agricole. Il s’agit de l’horticulture, de la transformation agroalimentaire, de la mécanisation agricole et de la maintenance, et de la gastronomie locale.

« Derrière chaque stand, il y a des femmes, des jeunes et des hommes qui incarnent un succès, rappelant encore une fois que réussir ici est bien possible », a soutenu M. Dévot.

Éliminatoires Mondial : le cinq majeur du foot africain connu

Le Sénégal, le Ghana, le Maroc, la Tunisie et le Cameroun, ce mardi 29 mars, ont pris le dessus sur l’Égypte, le Nigeria, la République démocratique du Congo, le Mali et l’Algérie dans les barrages.C’est terminé. On connaît désormais les représentants de l’Afrique à la Coupe du monde qatarie. Battu un à zéro au Caire, le Sénégal a très tôt refait son retard grâce à l’avant-centre Boulaye Dia (1 – 0, 4′).

Pour leur tout premier match dans le nouveau stade Président Abdoulaye Wade de Diamniadio, à la périphérie de Dakar, les Lions prennent à la gorge les Pharaons. Cet acte est à sens unique, mais les hommes d’Aliou Cissé ne parviennent pas à faire le break.

En seconde période, le sélectionneur égyptien, Carlos Queiroz, réorganise son équipe. L’effet est immédiat. L’Égypte porte le danger dans le camp adverse. Tout un peuple vacille. Entré en cours de match, Ahmed Sayed dit « Zizo » manque à deux reprises l’occasion rêvée d’inscrire le fameux but à l’extérieur.

Le Sénégal laisse passer l’orage avant de reprendre sa marche en avant. Les Lions poussent, les Pharaons resserrent les rangs. Sur un mauvais alignement des défenseurs axiaux de l’Égypte, Sadio Mané trouve en profondeur Ismaïla Sarr. L’ailier pénètre dans la surface où Mohamed El-Shenawy sort à sa rencontre à la façon d’un gardien de handball pour réduire l’angle de tir. Résultat, le Sénégalais ne cadre pas.

Comme lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2021, les deux sélections vont en prolongations. Les Lions, chauffés à blanc par le public, impriment d’emblée leur tempo. Ismaïla Sarr, à la réception d’un centre au ras du sol de Sadio Mané, frappe sur le portier égyptien. Les Pharaons résistent jusqu’aux tirs au but.

La séance fatidique, ayant départagé les deux nations le 6 févier dernier à Yaoundé (Cameroun), sourit encore au Sénégal même si le scénario est totalement différent. En effet, les quatre premiers tireurs, Kalidou Koulibaly, Saliou Ciss, Mohamed Salah et Ahmed Sayed, se loupent.

Après ces ratés, Ismaïla Sarr et Bamba Dieng ne tremblent pas. Contrairement à Mostafa Mohamed, en position de 4e tireur pour l’Égypte, qui perd son duel face à Édouard Mendy. L’équation est dès lors simple. Si Sadio Mané trompe El-Shenawy, les Lions l’emportent. L’enfant de Bambaly, dans le Sud du pays, opte pour une frappe axiale supersonique à mi-hauteur. Bien lui en a pris. Le Sénégal arrache la troisième qualification de son histoire au Mondial. C’est la deuxième de suite.

Pour sa part, le Ghana a composté son ticket pour le Qatar au détriment du Nigeria. Tenus en échec chez eux il y a quelques jours (0 – 0), les Black Stars ont neutralisé les Super Eagles (1 – 1). À la faveur du but à l’extérieur de Thomas Partey (10′), le Ghana va retrouver la plus belle des compétitions après son absence en Russie.

Le Maroc, quant à lui, ne fait pas dans la dentelle contre la République démocratique du Congo. Les Lions de l’Atlas, forts de leur nul à l’aller, écrasent les Léopards. Score final : quatre à un. Azzedine Ounahi (21′, 54′), Tarik Tissoudali (45+7′) et Achraf Hakimi (69′) signent les réalisations marocaines. Ben Malango, d’un superbe enchaînement – contrôle de la poitrine et volée – sauve l’honneur pour la République démocratique du Congo (77′).

Pas de miracle pour le Mali en Tunisie. Défaits à Bamako (0 – 1), les Aigles ne renversent pas le score malgré une possession de balle de 64 %.

Enfin, le Cameroun provoque un séisme à Blida en éliminant l’Algérie. Vaincus un à zéro à Yaoundé, les Lions indomptables dos au mur s’imposent deux à un dans la citadelle jadis imprenable des Fennecs.

Éric Maxim Choupo-Moting lance les hostilités (0 – 1, 22′) après une sortie aérienne non maitrisée du gardien Raïs M’Bolhi. En prolongations, Ahmed Touba, oublié au second poteau, égalise de la tête suite à un corner exécuté par Rachid Ghezzal (1 – 1, 118′). 

L’Algérie pense déjà au Qatar. Le Cameroun y croit toujours. Dans les ultimes instants, le latéral Fai Collins dépose le ballon sur la tête du libéro Michael Ngadeu qui prolonge la course du cuir. Couvert dans la surface, Karl Toko-Ekambi crucifie l’Algérie d’un plat du pied (1 – 2, 120+4′).

Le tirage au sort de la phase finale de la Coupe du monde 2022 aura lieu le vendredi 1er avril à Doha, au Qatar.

La Bad veut renforcer sa coopération avec Dubaï

Le patron de l’institution bancaire africaine a un agenda chargé à Dubaï.Le président du Groupe de la Banque africaine de développement (Bad), Akinwumi A. Adesina, est arrivé ce mardi à Dubaï, où il entame une visite officielle de trois jours. Au cours de son séjour, il doit rencontrer d’abord Sheikh Maktoum Bin Mohammed Al Maktoum, ministre des Finances des Émirats arabes unis puis. M. Adesina aura également des réunions bilatérales avec d’autres hauts responsables gouvernementaux et des dirigeants d’entreprises parapubliques. Il s’entretiendra notamment avec la ministre d’État à la Coopération internationale, Reem Al Hashimy, qui est également directrice générale de l’Expo 2020 de Dubaï, et le ministre d’État aux Affaires africaines, Sheikh Shakhbout bin Nahyan bin Mubarak Al Nahyan.

La visite sera essentiellement axée sur le renforcement des liens et la mise en place d’une collaboration plus étroite entre la Banque africaine de développement et les Émirats arabes unis.

« Nous souhaitons vivement voir les Émirats arabes unis devenir un partenaire précieux et un investisseur important en Afrique », a déclaré M. Adesina, ajoutant : « Il y a beaucoup de choses que la Banque africaine de développement et les Émirats arabes unis peuvent faire ensemble. »

Compte tenu de la forte impulsion donnée par la Bad au financement des infrastructures sur le continent, M. Adesina rencontrera le PDG de Dubai Ports World, Sultan Bin Sulayem. Dubai Ports World est le plus grand opérateur portuaire, intervenant dans 78 terminaux maritimes et intérieurs dans plus de 60 pays. La Bad a participé activement au financement de projets d’infrastructures portuaires en Afrique.

Les énergies renouvelables devraient constituer un domaine d’intérêt potentiel pour des investissements conjoints. Les Émirats arabes unis ont réalisé des avancées significatives en matière de croissance verte et d’énergies renouvelables.

La Banque est l’un des principaux cofinanceurs de l’initiative Desert to Power dans le Sahel africain, un projet qui permettra de raccorder 250 millions de personnes à l’électricité en exploitant les abondantes ressources solaires de la région.

Alors que l’Expo 2020 de Dubaï se termine cette semaine et attire des visiteurs du monde entier, M. Adesina fera le tour de l’exposition et visitera les pavillons des Émirats arabes unis, de l’Union africaine et du Nigeria.

Côte d’Ivoire : vers des formations de dirigeants d’entreprises

Alastair Campbell qui a fait un parcours dans les médias puis en politique sera l’animateur des formations.L’Institut national des administrateurs de Côte d’Ivoire (INAD-CI) annonce la tenue en avril 2022, à Abidjan et Grand-Bassam, une série de conférences publiques et de formations sur la stratégie d’entreprise, la communication et le leadership.

Cette série de conférences sera animée par M. Alastair Campbell, écrivain-journaliste, et ancien directeur de la stratégie et de la communication de l’ex-Premier ministre britannique Tony Blair, indique un communiqué de l’INAD-CI.

M. Alastair Campbell prononcera, le 5 avril, une conférence publique à l’attention des présidents de Conseil, des administrateurs et des directeurs généraux de sociétés autour du thème : « Bâtir une stratégie gagnante dans un monde en pleine mutation ».

Il dispensera, le 6 avril, une formation d’une journée sur le thème : « Stratégie, leadership et esprit d’équipe : les clés d’une entreprise performante ». Le lendemain, 7 avril, il entretiendra les étudiants de l’Université Internationale de Grand-Bassam (cité balnéaire à 40 Km au Sud-Est d’Abidjan) sur son parcours professionnel en montrant comment il a pu surmonter les échecs.

Après un parcours dans les médias puis en politique, Alastair Campbell conseille et entraîne de grands dirigeants de sociétés à travers le monde. Il tient des conférences sur les outils permettant d’accroitre la performance des entreprises. Cet écrivain-journaliste est auteur d’une quinzaine d’ouvrages dont Winners and how they succeed paru en 2015.

Dans le cadre de sa tribune INAD-CI Performance Class, l’Institut cherche à confronter sa cible composée de présidents de Conseil, d’administrateurs et de directeurs généraux de sociétés, aux techniques et astuces qui ont permis aux grands dirigeants de ce monde, de bâtir les stratégies couronnées de succès.

Le management établit que le Conseil d’administration donne les orientations stratégiques, alors que le directeur général met en œuvre la stratégie élaborée. Cette session vient renforcer les capacités de gestion des dirigeants de sociétés et d’institutions.

Pour l’Institut, « la détermination des buts et objectifs à long terme d’une entreprise et le choix des actions et de l’allocation des ressources nécessaires pour les atteindre » se révèle d’importante et implique les acteurs de la gouvernance.

Si l’art de planifier se révèle important dans la gouvernance d’entreprise, la communication, surtout en temps de crise, en mettant à rude épreuve les dirigeants quelquefois démunis quant aux réponses à apporter, il tient une place de choix dans la gouvernance, soutient l’Institut.

Guerre Russie-Ukraine : l’Afrique et les raisons d’un non alignement

Si l’Union africaine (UA) a condamné l’invasion russe en Ukraine, beaucoup de ses pays membres affichent une position de « neutralité » après qu’une résolution de l’Assemblée générale des Nations unies a demandé à la « la Russie de cesser immédiatement de recourir à la force contre l’Ukraine ».Le 2 mars 2022, l’Organisation des Nations unies (Onu), a voté une résolution condamnant l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Cent quarante et un (141) pays ont approuvé le texte contre cinq oppositions et 35 abstentions. Parmi les abstentionnistes, dix-sept étaient africains sans compter huit autres pays qui n’ont pas voté.

Face à cette situation, plusieurs observateurs ont divergé sur la posture de l’Afrique, à la question de savoir si le continent doit prendre position. Pour l’ambassadeur américain aux Nations Unies, Linda Thomas-Greenfield, les États africains ne peuvent pas rester neutres sur la guerre en Ukraine.

Toutefois, cette position de non aligné peut trouver son explication dans l’ancrage des relations entre Moscou et plusieurs pays africains. La Russie entretient en effet des relations économiques et commerciales de premier plan avec plusieurs pays du continent.

 L’Afrique du Nord, premier client

 Par le passé, la Russie vendait des armes et des céréales à l’Afrique. Mais ces dernières années, Moscou a étendu sa sphère d’influence à d’autres secteurs.

Dans le secteur gazier, le géant russe Gazprom s’est implanté en Algérie où le pays a signé un important contrat d’armement en échange du gaz algérien. La même méthode est utilisée en Libye où Gazprom a décroché des contrats gaziers et pétroliers après la mort de Mouammar Kadhafi en 2011. Le géant russe du gaz travaille même sur un projet pour relier les réserves gazières nigérianes à l’Europe via l’Algérie pendant que Lukoil, premier producteur russe du pétrole, continue d’explorer de nouveaux champs au Nigéria ou encore au Ghana.

En Egypte, l’arrivée d’Abdel Fattah Al Sissi a redynamisé les relations entre les deux pays. Moscou a profité du désengagement américain en 2014 consécutif aux printemps arabes pour se rapprocher de son allié égyptien avec qui les relations étaient tièdes depuis la rupture diplomatique de 1972 prononcée par l’ancien président égyptien Anouar el-Sadate. 

La Russie, premier importateur de blé au monde, ravitaille également l’Égypte en céréales pendant que sa compagnie pétrolière Rosneft, spécialisée dans l’extraction, la transformation et la distribution, finance le projet gazier offshore géant de Zohr.

Sur le plan commercial, Moscou compte sur des partenaires solides en Afrique. Ainsi, depuis 2014, le Maroc est devenu l’un des premiers partenaires de la Russie. Une coopération bilatérale impulsée par deux visites royales effectuées par Sa Majesté le Roi Mohammed VI en 2002 et 2016 à Moscou ainsi qu’une visite d’Etat du Président Vladimir Poutine à Rabat en 2006. 

En 2014, le Maroc a pu bénéficier de l’embargo décrété par Moscou sur les produits agroalimentaires européens pour augmenter sensiblement ses exportations de fruits et légumes vers la Russie.

Au-delà du Maghreb, la Russie a signé en 2018 plusieurs accords de coopération avec l’Angola, la Namibie, le Mozambique, le Zimbabwe et l’Éthiopie, pour renforcer ses relations économiques pour marquer son ancrage sur le continent.

Désormais, c’est au niveau sécuritaire que l’ancienne puissance soviétique mise le plus pour asseoir son influence en Afrique. Entre 2010 et 2020, la Russie a signé vingt-sept accords de défense avec des pays du continent.

 Les armes russes en Afrique

La lutte contre le terrorisme, les conflits, et l’instabilité de régimes politiques ont permis au Kremlin de décrocher d’importants contrats de vente d’armes. L’Afrique représente aujourd’hui 15 % des ventes d’armes militaires de la Russie, deuxième exportateur mondial d’armement. Un partenariat qui s’accompagne d’un service après-vente avec l’arrivée des formateurs militaires ou même des privés.

 Au Nigeria par exemple, la Russie s’est engagée à aider le pays à combattre le groupe terroriste Boko Haram par le biais de formations à l’armée nigériane. Au Mali, elle est présente à travers de nouveaux accords de défense signés par les nouvelles autorités de la transition. Il est fait état de la présence jusque-là démentie par le régime de transition de la société militaire privée russe Wagner sur le sol malien.

Le groupe Wagner soupçonné d’être un outil de politique étrangère du Kremlin serait présent aujourd’hui dans 23 pays africains selon le Haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell.

Face aux mutations géopolitiques dans le monde, le prochain sommet Russie-Afrique prévu en principe en novembre dans une capitale africaine est plus que jamais menacé à cause de la guerre en Ukraine. Dakar (Sénégal), Le Caire (Egypte) et Addis Abeba (Ethiopie) étaient ciblées par Moscou pour abriter l’événement.

Les barrages retour de la Coupe du monde en vedette dans la presse africaine

Les quotidiens et sites d’informations africains consultés mardi à APA titrent principalement sur les matchs de barrages retour pour la qualification à la Coupe du monde Qatar 2022, des rencontres décisives pour les dix équipes en course dont le champion d’Afrique en titre, le Sénégal.« Eliminatoires Afrique Mondial Qatar 2022: ce mardi, ça passe ou ça casse ! », titre Wakatsera. « +Today na today+ comme le disent les supporters nigérians du chaudron de Surulere lors des grands matchs des Super Eagles quand ceux-ci s’appelaient Emmanuel Okala, Christian Chukwu, Segun Odegbami ou plus récemment, Nwankwo Kanu, Daniel Amokachi ou Jay-Jay Okocha pour ne citer que ces magiciens du football nigérian. Comme à Surulere stadium, ce mardi, marque un tournant décisif pour les Camerounais, les Marocains, les Maliens, les Sénégalais, les Egyptiens, les Tunisiens, les Ghanéens, les Algériens, les Congolais (RDC), et les Nigérians. 

Des 10 équipes encore en compétition pour les derniers matchs de barrage pour la Coupe du monde Qatar 2022, quelles seront les cinq qui auront le privilège et la lourde tâche de défendre les couleurs du continent noir? Seule la vérité du terrain nous le dira, à l’issue de ces rencontres où la défaite est interdite. Nigeria-Ghana, Algérie-Cameroun, Maroc-RDC, Tunisie-Mali et l’énorme Sénégal-Egypte, seront tout simplement explosifs comme face-à-face! », explique le quotidien burkinabè.

Au Sénégal, Sud Quotidien indique que les Lions sont « face à eux-mêmes » ce soir. Les Pharaons les avaient battus il y a quatre jours au Caire (1-0). Pour le quotidien sénégalais, les protégés d’Aliou Cissé doivent impérativement « surmonter le handicap du Caire et retrouver les phases finales de la Coupe du monde ».

« Déversez un déluge de feu sur les Pharaons », recommande Stades, qui note que ce match est « décisif pour le Mondial 2022 ». L’Observateur se contente de donner « les clés d’un match piège » alors que les Témoin note que le peuple souhaite avoir « des buts et une foi dans victoire ».

Toutefois, son homologue égyptien veut rééditer l’exploit du match aller face aux Lions : « Nous voulons les battre à domicile et à l’extérieur », a dit Carlos Quieroz dans Vox Populi.

Le quotidien sénégalais compare cette rencontre au « Talatay Nder » ou le mardi de Nder, un fait d’histoire du nord du pays, durant la colonisation, où des femmes avaient préféré s’immoler dans une case plutôt que d’être transformées en esclaves. « On va vers un match difficile, mais on doit être capables de marquer rapidement », a préconisé le sélectionneur Aliou Cissé.

Si L’AS note que les Lions sont « condamnés à gagner », Walf Quotidien souligne qu’il n’y a « plus de calculs à faire ». « Nous pouvons le faire », rassure Aliou Cissé.

Huawei réalise un bénéfice 10. 633 milliards Fcfa en 2021

Le géant chinois des télécoms Huawei a annoncé un bénéfice record pour 2021.Le géant chinois des Télécoms, Huawei, a généré un bénéfice net de 17,8 milliards de dollars, soit 10. 633 milliards de Fcfa avec une marge nette de 17,9%, a indiqué lundi M. Karl Song, vice-président du groupe.

M. Karl Song présentait, à des journalistes, les performances globales du groupe pour l’exercice 2021, par visioconférence depuis la Chine. Il a relevé à l’entame de ses propos que le chiffre d’Affaires en 2021 a atteint 99,9 milliards de dollars (59 649 milliards Fcfa). 

« Nous avons terminé l’année dans une position financière solide, et dans l’ensemble, nos  performances ont été conformes aux attentes », a-t-il dit, avant d’ajouter « en 2021, Huawei a généré un bénéfice net de 17,8 milliards de dollars avec une marge nette de 17,9% ».  

Le flux de trésorerie provenant des activités d’exploitation, lui, a augmenté de 69,4 %, faisant disposer au groupe une quantité suffisante de liquidités. En outre, le ratio d’endettement est passé de 62,3 % en 2020 à 57,8 % en 2021, ce qui améliore davantage sa structure financière.

« En rationalisant la gestion et en utilisant pleinement la technologie numérique, nous avons apporté des améliorations continues à l’efficacité opérationnelle pour générer plus de revenus et augmenter la fertilité des sols », a-t-il souligné. 

Les activités de la multinationale liées aux opérateurs sont restées stables en 2021. Le groupe, dans sa stratégie, a travaillé avec des opérateurs et des partenaires du monde entier pour faire progresser plus de 3000 applications 5G industrielles et a fourni les meilleurs expériences 5G dans 13 pays, dont la Suisse, l’Allemagne, la Finlande, les Pays-Bas, la Corée du Sud et l’Arabie Saoudite. 

« Nos activités liées aux entreprises ont connu une croissance régulière et nous  avons lancé 11 solutions basées sur des scénarios pour des secteurs clés tels que le  transport, la finance et l’énergie », a-t-il ajouté. 

Le groupe a également mis en place plusieurs équipes intégrées, notamment une équipe chargée des mines de charbon, une équipe chargée des routes intelligentes et une équipe chargée des douanes et des ports, a-t-il poursuivi.  

Quant aux activités grand public, elles se sont rapidement étendues à de nouveaux domaines, ce qui a permis à l’entreprise chinoise d’enregistrer une croissance régulière des ventes d’accessoires intelligents, d’écrans intelligents et de Huawei Mobile Services durant l’année.  

Sa technologie « HarmonyOS » a été installée sur plus de 220 millions de terminaux Huawei et a attiré 1900 partenaires d’écosystème. Huawei s’est ainsi classée 9ème sur la liste de Brand Finance des 10 marques les plus précieuses du monde en 2022. 

Faisant part de la future stratégie de développement du groupe, M. Song a assuré que plus la situation est dure, plus l’entreprise investit dans l’avenir. La multinationale a augmenté en 2021 ses investissements en R&D (Research & development) à 22,4 milliards de dollars, soit 22,4% du chiffre d’Affaires total.  

 « Nos dépenses de R&D et notre ratio de dépenses de R&D ont tous deux atteint leur plus haut niveau depuis 10 ans en 2021, et Huawei s’est classé au deuxième rang du tableau de bord de l’UE sur les investissements en R&D industrielle en 2021 (Google, Huawei, Microsoft, Samsung, Apple et Facebook) », a-t-il poursuivi.   

Les investissements totaux en R&D au cours de la dernière décennie s’élèvent à plus de 132,5 milliards de dollars. A l’avenir, le groupe veut continuer à investir massivement dans la R&D afin de renforcer son innovation. 

La multinationale envisage d’impulser l’innovation en matière d’ingénierie des systèmes et de conduire des changements fondamentaux dans trois domaines : les théories fondamentales, l’architecture et les logiciels.

Premièrement, il veut repenser les théories fondamentales, continuer à  explorer les théories et les technologies liées à la prochaine génération de MIMO et à  l’IA sans fil afin de se rapprocher toujours plus de la limite du théorème de Shannon.

« Par exemple, notre nouveau produit Massive MIMO innovant, le MetaAAU, est  capable de réduire la consommation d’énergie de 30% tout en augmentant la couverture. Deuxièmement, nous remodelons l’architecture », a-t-il fait savoir.  

Ensuite, « notre nouveau modèle de calcul en est un exemple : il augmentera la capacité de traitement des données de trois ordres de grandeur pour faire face aux données massives générées à l’ère numérique », a-t-il ajouté. 

« Troisièmement, nous réinventons les logiciels. Nous avons rationalisé nos systèmes  technologiques pour les logiciels de base, et nous visons à maximiser le potentiel de  calcul de matériels diversifiés avec HarmonyOS et openEuler », a-t-il dit. 

Aujourd’hui,  avec son cadre « MindSpore », la multinationale chinoise aide également les scientifiques et les ingénieurs à améliorer considérablement l’efficacité dans le domaine du développement.

Suite à une question sur le conflit entre l’Urkraine et la Russie, M. Song a répondu que « comme toutes les multinationales qui opèrent dans le monde entier, nous sommes confrontés à un défi », en particulier les sanctions américaines et des Occidentaux qui ont des « impacts directs et indirects ». 

Lancement du programme « Appui à l’accélération des entreprises tech sénégalaises »

La nouvelle initiative vise à renforcer l’écosystème entrepreneurial sénégalais par l’accroissement de son attractivité et de sa visibilité à l’échelle internationale.En Afrique, les start-ups sont à la traîne par rapport à la captation des ressources disponibles. Le continent noir ne « récolte que moins de 3 % des levées de fonds mondiales ».

Forts de ce constat, l’Ambassade de France au Sénégal et la Délégation générale à l’entreprenariat rapide des Femmes et des Jeunes (Der/FJ), en partenariat avec la Banque publique d’investissement française (Bpifrance) et le Groupe AFD (Agence Française de Développement), ont décidé de mettre en place un dispositif.

L’objectif est « de développer un esprit collaboratif qui pourra contribuer à la structuration d’un écosystème entrepreneurial, résiliant et inclusif » à même de faire face au défi de la mobilisation des ressources financières, souligne un communiqué diffusé lundi.

« Ce projet a ainsi pour ambition d’accompagner le Sénégal dans sa volonté de devenir le hub de l’innovation et de l’économie numérique de l’Afrique francophone, de soutenir la visibilité de cet écosystème et son étroite connexion à son environnement international, en particulier financier, condition nécessaire pour ancrer son attractivité, et de permettre une soutenabilité de long terme de son dynamisme », précise la note.

Dans cette optique, les porteurs du projet s’appuieront sur quatre axes principaux. Il s’agira tout d’abord de fédérer l’écosystème tech sénégalais et d’accroître sa visibilité auprès des communautés d’investisseurs africaines et européennes pour faciliter son accès au financement et à de nouvelles opportunités d’affaires.

Ensuite, d’augmenter les chances de réussite de levées de fonds des start-ups sénégalaises notamment celles dirigées par des femmes en structurant leur modèle économique.

Les offres d’accompagnement des incubateurs et accélérateurs sénégalais sur les dossiers de financement seront également structurées. De même, la montée en compétences et la visibilité de réseaux d’investisseurs au Sénégal, […], afin d’accroître leur capacité et niveau d’investissement auprès de jeunes start-up sénégalaises, seront consolidées.

Enfin, le projet prévoit de soutenir le financement et le co-investissement pour le développement et le passage à l’échelle des start-ups par la mise en place de financements dédiés.

A l’issue du projet, informe le document, l’écosystème d’innovation du Sénégal disposera de hubs technologiques, d’incubateurs aux compétences renforcées pour poursuivre de manière performante leur mission d’accompagnement au développement des start-up du pays.

Cet écosystème bénéficiera de la présence de réseaux d’investisseurs locaux structurés avec des capacités d’investissement accrues. Aussi, les opportunités d’investissement et de levées de fonds pour les jeunes entreprises innovantes seront plus nombreuses.

Côte d’Ivoire: des véhicules pour l’enseignement supérieur

Trente véhicules ont été remis, lundi, au ministère ivoirien de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique afin « d’améliorer sensiblement l’efficacité du système de l’enseignement supérieur et de recherche scientifique » du pays.Cette remise qui a fait l’objet d’une cérémonie à l’Université Félix Houphouët Boigny d’Abidjan Cocody a permis au ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Professeur Adama Diawara, de rappeler que ces véhicules constitués de trois cars, d’une ambulance et de 26 véhicules ordinaires de type 4×4 et berline s’inscrivent dans le cadre du Programme d’investissement 2017.

« Ces véhicules serviront à améliorer de façon sensible l’efficacité de l’administration centrale du ministère et également des structures sous tutelles, et partant, d’améliorer sensiblement l’efficacité de notre système de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique », a-t-il expliqué.

« Je compte sur vous pour faire en sorte que ces véhicules soient utilisés à bon escient », a lancé le ministre à l’endroit des bénéficiaires, saluant dans la foulée le président Alassane Ouattara, le Premier ministre d’alors Amadou Gon Coulibaly et l’actuel Premier ministre Patrick Achi, grâce à qui ce programme a été possible.

Auparavant, le porte-parole des bénéficiaires, le Professeur Tano Yao, également président de l’Université Nangui Abrogoua (Abobo-Adjamé), a souligné que « la mise à disposition de ces véhicules contribuera à l’atteinte des objectifs académiques ».

A l’en croire, un pas important vers une disponibilité suffisante de véhicules vient d’être franchi malgré la situation économique difficile du pays.

Saluant la « disponibilité » du ministre à améliorer les conditions de travail de ses collaborateurs, le professeur Tano Yao a          déclaré : « Nous prenons l’engagement de faire un bon usage de ces véhicules remis ce matin ».

Le Programme d’investissement 2017 consiste notamment pour le sous-secteur éducation à construire des amphithéâtres, des bâtiments de travaux dirigés (TD) et de travaux pratiques (TP), à acquérir des équipements, à achever la réhabilitation des cités universitaires et à construire de nouvelles cités.

Côte d’Ivoire : un partenariat pour la compétitivité de l’agriculture

L’Etat de Côte d’Ivoire a signé, lundi, un partenariat stratégique avec le groupe marocain OCP SA en vue d’impulser la compétitivité et le développement durable des chaînes de valeurs agricoles.Le ministre d’Etat ivoirien chargé de l’Agriculture et du développement rurale, Adjoumani Kouassi, et son collègue du commerce et de l’industrie, Souleymane Diarrassouba, ont, au nom du gouvernement, paraphé le protocole avec M. Mohamed Anouar Tamali, le CEO de OCP Africa, lors d’une cérémonie à la Primature ivoirienne, en présence du Premier ministre Patrick Achi.

Cette signature de convention de partenariat entre l’Etat de Côte d’Ivoire et OCP SA, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme national d’investissement agricole (PNIA 2), une déclinaison du Programme stratégique Côte d’Ivoire 2030, a indiqué M. Adjoumani.

Cet accord, dit-il, vise la transformation structurelle de l’agriculture ivoirienne, telle que prévue par le Programme stratégique Côte d’Ivoire 2030 et le Projet de Société Côte d’Ivoire Solidaire en vue d’une augmentation de la productivité agricole.

Il devrait permettre aux revenus agricoles de passer de 60% à 80% d’ici à 2030. Cette transformation structurelle entrainera également une augmentation de la valeur ajoutée et contribuera à la création d’un nombre important d’emplois, pour les jeunes et les femmes.

Ce partenariat stratégique a pour but de « booster la compétitivité du secteur agricole ivoirien et renforcer l’impact des politiques de développement local sur nos populations rurales particulièrement », a-t-il ajouté.

Cette convention de partenariat vise notamment l’amélioration de la gouvernance des chaînes de valeur agricoles, pastorales et halieutiques, le développement d’actions de recherche, de développement et de formation.

Il vise en outre l’insertion de ces dernières dans les chaînes de valeur mondiales à plus forte valeur ajoutée, l’amélioration des conditions de vie des agriculteurs et le développement des marchés.

Ce partenariat est le fruit d’un travail participatif incluant les principaux départements ministériels et les structures du groupe OCP. Prévu sur une période initiale de deux ans, ce partenariat sera mis en œuvre à travers des accords spécifiques à conclure entre les parties signataires.

Il est d’ores et déjà prévu que trois accords spécifiques soient rapidement mis en œuvre. Il s’agit du projet riz dans le Nord de la Côte d’Ivoire ; la création de 30 centres de service agricoles de nouvelle génération et la cartographie numérique de la fertilité des sols.

Le ministère ivoirien en charge de l’Industrie intervient aussi dans ce protocole d’accord, qui selon M. Mohamed Anouar porte sur « la contribution du groupe OCP à accompagner les sentiers et les projets du gouvernement ivoirien ».

Ces projets portent sur l’amélioration de la compétitivité et du développement durable des chaînes de valeurs agricoles, a-t-il poursuivi. Ils devraient permettre une transformation du secteur agricole ivoirien.

Ce partenariat contribuera fortement à la réalisation des actions et interventions envisagées par le Programme National d’Investissement Agricole de deuxième génération (PNIA 2), et facilitera surtout la conjugaison des interventions dans une approche inclusive cohérente.

AP/ls/APA

Cedeao : un accord de 2 milliards pour développer l’industrie pharmaceutique

La Banque africaine de développement (Bad) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) ont signé un protocole d’accord de 3,56 millions de dollars, soit plus de deux milliards de FCFA, pour développer l’industrie pharmaceutique en Afrique de l’ouest.La partie occidentale du continent veut prendre son indépendance dans le domaine pharmaceutique. Mercredi dernier à Abuja, siège de l’institution sous-régionale, un protocole d’accord dudit montant a été paraphé par Lamin Barrow, directeur général de la banque pour le Nigéria et par Mamadou Traoré, commissaire de la Cedeao chargé de l’Industrie et du Secteur privé.

L’objectif des deux organisations panafricaines est de mettre en œuvre le Projet d’appui au développement de l’industrie pharmaceutique en Afrique de l’Ouest. Selon le communiqué reçu à APA, le projet soutiendra la mise en œuvre de la réglementation relative à l’application d’une franchise de droits de douane sur les matières premières pharmaceutiques.

D’un coût total de 3,77 millions de dollars, le Projet de développement de l’industrie pharmaceutique dans la région de la Cedeao sera financé non seulement par ce don de 3,56 millions de dollars du Fonds africain de développement, le guichet concessionnel du Groupe de la Banque, mais aussi par une contribution de 200.000 dollars en espèces et 400.000 dollars  en nature de la Commission de la Cedeao, explique la même source.

« La production locale de produits pharmaceutiques et biologiques est devenue un impératif et une priorité régionale ainsi que la fourniture de services de prestation de soins de santé pour lesquels le soutien de la Banque africaine de développement aidera la CEDEAO à atteindre ses objectifs de développement », souligne Mamadou Traoré.

« La crise du Covid-19 a davantage exposé la fragilité de nos systèmes de santé nationaux et a provoqué des perturbations importantes dans le secteur sanitaire et pharmaceutique mondial et des chaînes d’approvisionnement. Cela souligne l’urgence d’accélérer les efforts pour assurer un niveau minimum d’approvisionnement en produits de santé », a de son côté indiqué Lamin Barrow.

Outre les objectifs à propos de la réglementation douanière, le projet vise également à mettre en place un écosystème régional de réglementation pharmaceutique efficace en proposant des programmes d’assistance technique et de renforcement des capacités des autorités régionales de réglementation des médicaments.

A la Une, les décisions de la Cedeao sur le Mali, le Burkina et la Guinée

Le maintien des sanctions de la Cedeao sur le Mali et sa menace brandie contre les militaires guinéens et burkinabè au pouvoir s’ils ne présentent pas un chronogramme acceptable sont les principaux sujets traités par les journaux africains consultés lundi à APA.« Mali : pour la Cedeao, le nouveau délai de la transition a commencé à partir du 15 mars 2022 », selon Maliweb. « La Cedeao ne fléchit pas. Le délai complémentaire de la transition au Mali sera de 16 mois maximum. Et ce nouveau délai a déjà commencé. C’est qu’a affirmé la conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO réunie, ce vendredi 25 mars 2022, à Accra au Ghana. La conférence a décidé de maintenir les sanctions à l’encontre du Mali », indique le site malien, ajoutant que l’organisation sous-régionale « assure avoir pris note de la proposition d’un chronogramme de 24 mois, en plus des 18 mois déjà écoulés » des militaires maliens au pouvoir.

« Mali: si Assimi Goïta savait, si Cedeao pouvait… », titre de son côté Wakatsera. « N’ayant pas eu un interlocuteur valable en face, le colonel ayant refusé d’aller à Canossa en se rendant à Accra, le Ghanéen Nana Akufo-Addo, président en exercice de la Cedeao et ses homologues, ont, sans doute, tablé sur les discussions entre les autorités de la transition malienne et le médiateur Goodluck Jonathan, lors du dernier séjour de celui-ci sur les rives du Djoliba. Faut-il donc regretter l’absence du colonel putschiste à Accra pour défendre son dossier où jeter une fois de plus, la pierre à la Cedeao qui aurait pu se surpasser, en tenant compte des souffrances du peuple malien et des pays voisins qui commercent avec le Mali ? », s’interroge le journal burkinabè.

Dans la même veine, Sahara Media note que « la Cedeao maintient ses sanctions contre le Mali et menace la Guinée et le Burkina Faso », deux autres pays dirigés par des juntes. « Les dirigeants de la CEDEAO ont décidé le maintien des sanctions imposées au Mali en janvier dernier, bien que le tribunal de l’union monétaire et économique de l’organisation ait déclaré qu’elles étaient illégales, après l’introduction d’une plainte par les autorités militaires de la transition. A propos du Burkina Faso, le sujet majeur évoqué par le sommet a été le cas du président déchu, Roch Marc Christian Kaboré, dont elle a demandé la libération immédiate, lui qui avait été renversé en février dernier », indique cette agence de presse mauritanienne.

Sur la Commémoration du 26 mars au Mali, Le Républicain rapporte que « le Président de la Transition, Colonel Assimi Goïta, perpétue la tradition ». « 26 mars 1991- 26 mars 2022, cela fait exactement 31 ans que des hommes et des femmes ont donné leur vie pour que la démocratie puisse voir le jour au Mali, date historique pour un peuple qui se trouve aujourd’hui à la recherche d’une voie de sortie de crise pour honorer les martyrs. Respectant une tradition établie en république du Mali, le Président de la Transition, Colonel Assimi Goïta, a procédé, le samedi 26 mars 2022, à un dépôt de gerbe de fleurs au pied du monument dédié aux martyrs », renseigne le journal malien. « Nous sommes aujourd’hui ici par devoir de mémoire. C’est pour rendre hommage à tous les Maliens qui ont voulu consentir le sacrifice ultime pour la patrie dans sa quête de liberté », a déclaré sur place le Colonel Assimi Goïta.

Au Nigeria, Le Monde Afrique note que « le parti au pouvoir se désigne un nouveau chef avant 2023 ». Pour le journal français, la nomination d’Abdullahi Adamu est censée permettre de surmonter les luttes intestines au sein de All Progressives Congress (APC), parti au pouvoir au Nigeria, avant les élections présidentielle et législatives.

Au Sénégal, Le Soleil se fait l’écho de l’inauguration du pont à péage de Foundiougne (centre) qui porte le nom de l’ancien président sud-africain. « Macky Sall immortalise Nelson Mandela », titre le quotidien sénégalais, précisant que « les tarifs du péage (sont) revus drastiquement à la baisse ».

Pour L’AS, Macky Sall a profité de cette inauguration pour « laver le linge +Sall+ de Fatick » en perspective des élections législatives du 31 juillet prochain.

Malgré ces réalisations dont les inaugurations par Macky Sall sont jugées « très politiques » par Walf Quotidien, Tribune voit une « mission non accomplie » pour le chef de l’Etat sénégalais qui a passé « 10 ans au pouvoir ». Le journal compare les régimes de Wade et Macky et liste « toutes les promesses non tenues depuis 2012 » par l’actuel président.

Sur la mendicité à Dakar, Bés Bi titre sur le « billet retour pour les Nigériens », une conséquence de son reportage sur les mendiants étrangers implantés dans la capitale sénégalaise. Le quotidien rapporte que deux vols de rapatriement « de centaines de Nigériens » ont quitté le sol sénégalais entre vendredi et samedi à destination de Niamey.

Mali : la Cedeao n’écarte pas une levée progressive des sanctions

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) envisage cette hypothèse au Mali, si un compromis est rapidement trouvé sur la durée de la transition.Dans un ultime effort, le président de la transition malienne Assimi Goïta a accepté une transition de 24 mois lors du sommet extraordinaire de la Cedeao qui s’est tenu le vendredi 25 mars 2022 à Accra au Ghana. Le chef de l’Etat malien a « déploré » le fait que cette proposition révisée et relative aux réformes politiques et institutionnelles ne soit pas acceptée par l’organisation ouest-africaine.

Si un non ferme n’est pas servi aux autorités de la transition malienne, l’organisation régionale penche pour une transition « complémentaire de 12 à 16 mois » en plus des deux ans déjà écoulés. Les positions se rapprochent puisque la junte malienne avait dans un premier temps proposé une durée de transition de 36 mois puis de 29 mois, toutes rejetées par la Cedeao.

Si l’embargo décrété le 9 janvier contre le Mali est toujours maintenu, la Conférence des chefs d’Etat ouvre la porte au dialogue pour parvenir rapidement à un accord. A ce titre, elle va de nouveau envoyer son émissaire, l’ancien président de la République du Nigeria Goodluck Jonathan, pour « finaliser les discussions avec les autorités de la Transition sur le chronogramme ». Si les deux parties arrivent à s’entendre sur la durée de la transition, ce qui n’est pas plus impossible, une levée des sanctions sera rapidement décidée. 

La Conférence a regretté toutefois l’indisponibilité du président de la transition malienne à honorer en personne l’invitation qui lui a été faite de participer au sommet en vue de trouver une solution à la situation actuelle du Mali. Une décision moyennement appréciée par la Cedeao qui a transformé son conclave des des chefs d’Etat à huis clos, écartant de facto toute participation de la délégation malienne conduite par Abdoulaye Diop.

Par ailleurs, la Cour de justice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a ordonné la veille de ce sommet du sommet extraordinaire de la Cedeao, la suspension de sanctions prises en janvier contre le Mali, au motif que ces sanctions risquent d’entraîner « des conséquences difficilement réparables au regard de l’impact social, économique et financier. »

Côte d’Ivoire: MTN exhorte les femmes à prendre leur place dans le développement

Pour amener les femmes à booster davantage leur part dans la croissance, l’opérateur de téléphonie MTN Côte d’Ivoire, a organisé jeudi un dîner qui a réuni plus de 100 femmes leaders pour les exhorter à prendre leur place dans la marche du développement.Dans ce contexte, l’entreprise a convié des femmes leaders à un dîner le jeudi 24 mars 2022 dans un hôtel abidjanais pour échanger entre elles sur la place centrale qu’elles occupent dans le processus de développement de la Côte d’Ivoire, autour du thème « Prends ta place ».

Ce dîner qui clôt la série d’actions menées par MTN Côte d’Ivoire pour célébrer et honorer les femmes, a permis de créer un cadre d’échange entre elles pour effectivement prendre et faire valoir « leur place » dans la marche et le développement de la société.  

Intervenant lors du dîner, Mme Natenin Coulibaly, secrétaire générale de cette entreprise de téléphonie mobile a fait savoir que ce « dîner se veut un cadre d’échange et de retrouvaille avec des femmes leaders pour ensemble, réfléchir sur comment faire reconnaître et prendre la place qui est la leur dans la marche du monde et dans le développement de notre société pour un monde plus égalitaire ».  

« Les femmes ont et jouent un rôle prépondérant pour assurer une société équilibrée et durable.  Par conséquent, elles doivent mettre tout en œuvre pour garantir à la fois ce droit et devoir; et l’assumer pleinement en prenant de plus en plus une part active dans le développement durable de nos communautés », a-t-elle ajouté. 

La société de téléphonie a, au cours du dîner, primé les lauréates de « Y’ello Hackathon », un concours de développement de solution applicative durant lequel huit équipes composées de 24 jeunes filles étudiantes ont compéti pendant trois jours autour de la problématique des conséquences négatives du changement climatique. 

MTN avait organisé, le jeudi 17 mars 2022, un panel de haut niveau qui a rassemblé plus de 100 femmes de diverses couches sociales autour du thème « L’impact des femmes pour le développement durable ».   

Sénégal : le pont de Foundiounge porte le nom de Nelson Mandela

L’infrastructure est longue de 1300 mètres.Le chef de l’État sénégalais a procédé ce samedi à l’inauguration du pont à péage de Foundiougne portant le nom de l’ancin président sud-africain, Nelson Mandela.

Pour le président Macky Sall, « Nelson Mandela est un illustre fils  de l’Afrique qui a eu à présider l’Union africain ».

Lancés en février 3028, les travaux de construction du pont à péage de Foundiougne ont été financés à hauteur de 45 milliards de francs CFA par l’Etat sénégalais et Eximbank of China.

Côte d’Ivoire: les retraités du CONARECI satisfaits des résultats des réformes de l’IPS-CGRAE

Les retraités du Conseil national des retraités de Côte d’Ivoire (CONARECI) se disent satisfaits des résultats des réformes engagées par l’Institution de prévoyance sociale-Caisse générale de retraite des agents de l’Etat (IPS-CGRAE), depuis l’avènement, en 2012, de son directeur général, Abdrahamane Berté.Selon le CONARECI, les choses ont « évolué positivement » au niveau de l’IPS-CGRAE depuis la réforme de 2012 qui a enregistré l’arrivée de M. Abdrahamane Berté à la tête de la direction générale de l’institution.

Les retraités ont célébré, jeudi, lors d’une cérémonie de reconnaissance du CONARECI à l’IPS-CGRAE à travers son directeur général, les actions majeures menées par M. Abdrahamane Berté, qui a donné un autre visage à la gestion des fonctionnaires à la retraite. 

A cette occasion, l’organisation a rendu un vibrant hommage à feu Issa Diakité, décédé le 16 mai 2021, ex-président du CONARECI qui a légué cet outil, tel un testament à son successeur, M. Sebine Etienne Angra, le nouveau président.  

Pour le CONARECI, l’arrivée de M. Abdrahamane Berté,  en qualité de directeur général de l’IPS-CGRAE, a permis au fonctionnaire et agent de l’Etat admis, à faire valoir ses droits à la retraite et d’aborder plus sereinement sa nouvelle vie de retraité.

De plus, il a réussi à faire de l’IPS-CGRAE la première Caisse de retraite de fonctionnaires, certifiée par AFAQ/AFNOR en Afrique de l’Ouest sur l’ensemble de ses activités, une certification récemment renouvelée pour la deuxième fois consécutive.

Aujourd’hui, les retraités peuvent constater la facilité de l’accès aux droits des prestations à travers l’allègement notable du nombre de pièces nécessaires au traitement d’une demande de pension de retraite, qui est passé d’une vingtaine à seulement cinq pièces requises pour la liquidation des droits. 

En outre, le CONARECI relève une profonde réforme du circuit de traitement des dossiers avec la mise en place d’un guichet unique des pensions représenté par l’IPS-CGRAE.

Dans cette optique, l’IPS-CGRAE a déconcentré ses activités afin de se rapprocher davantage de ses assurés pour mieux comprendre leurs attentes, faciliter leur accès à ses prestations et accroître leur satisfaction de façon permanente.

 Les réformes ont favorisé à en croire le CONARECI des  services de qualité dans des conditions optimales d’accueil, de sécurité et de confort, et de réduire le délai moyen de traitement supérieur à 365 jours avant la mise en œuvre de la réforme, à moins de 15 jours aujourd’hui.

Par ailleurs, les dossiers complets sont traités et payés en moyenne sur un mois, contre deux, voire trois ans par le passé, permettant ainsi aux nouveaux retraités qui s’y prennent à temps, de toucher leur première pension dès le mois suivant leur départ à la retraite. 

Avec l’appui du Conseil d’administration de l’IPS-CGRAE, M. Berté a conçu et déployé une politique managériale qui a abouti à des résultats palpables, dont un des facteurs clés de réussite a été la stratégie de formalisation des instances représentatives des retraités à travers des associations regroupées en faîtières d’associations légalement constituées, capables de porter les besoins et attentes de leurs membres auprès de l’Institution et d’en discuter efficacement avec la direction générale.

Cette stratégie a abouti à une plateforme de concertation permanente, entre l’IPS-CGRAE et ces faîtières, favorisant au moins une fois par trimestre, des échanges avec ces faîtières d’associations et un dialogue constant des assurés sociaux.  

Des prestations à succès pour le chanteur ivoirien Detty K en tournée américaine

En tournée américaine, aux côtés du célèbre chanteur français Tayc, la star montante ivoirienne Killian Marc Armand Kra Kadet dit « Detty K », connait un autre coup d’accélérateur ces derniers jours pour sa carrière musicale.Detty K vient d’assurer la première partie de la série de spectacles du célèbre chanteur français Tayc aux États-Unis. L’ovation et l’amour qu’il a reçus constituent déjà une caution forte de sa carrière.

 Le jeune rappeur et auto-compositeur ivoirien a joué successivement à New York le 11 mars 2022, Washington DC le 12 mars, et le week-end dernier à Miami en Floride, le 19 mars, et Los Angeles en Californie le 20 mars 2022.

 Ce fut un véritable succès pour Detty K partout où il s’est produit. Ses derniers titres « Yaco » et « Djarassouba » ont été à chaque fois repris en chœur par un public tout acquis à la cause du « Ivorian giant », comme l’ont surnommé les Américains.

 Le concert de New-York, lui, a été le plus fort émotionnellement pour « l’enfant de New-York », qui a débuté sa vie américaine dans cette ville et y a fait ses études secondaires, avant de s’installer à Dallas pour ses études supérieures, puis sa carrière artistique.

 Avant d’accompagner Tayc, Detty K avait « presté » en première partie des concerts du chanteur Dadju à Dallas en janvier 2019, du Canadien A Star à Dallas en février 2019 et du Nigérian Omah Lay en octobre 2021 à Houston (Texas).

 Artiste indépendant polyvalent, ce rappeur et auteur-compositeur ivoirien chante en français et en anglais, langues qu’il utilise à son avantage dans ses titres. Établi à Dallas, dans l’Etat du Texas, il y concilie à la fois études universitaires et carrière musicale.

Né le 15 août 1997 à Abidjan en Côte d’Ivoire, il a grandi sur les bords de la lagune Ebrié, mais aussi ailleurs, comme en France (Paris) et aussi à New-York, où il a fait ses études secondaires au lycée Elmont.

Ayant vécu dans différents pays, il a su s’adapter à différentes cultures et l’appliquer à sa musique. Detty K a commencé sa carrière musicale après que son père ait mis fin à son rêve de devenir footballeur professionnel. Son père a toujours voulu qu’il accorde le plus grand intérêt à ses études.

Il a utilisé la musique comme une escapade en écrivant et en trouvant sa propre passion. Dès l’âge de 13 ans, il a commencé à fréquenter les studios pour enregistrer, volant souvent à ses parents juste de quoi payer sa présence dans les studios d’enregistrement.

La musique a toujours été quelque chose qu’il aimait. Cependant, il n’a vraiment pris sa carrière musicale au sérieux qu’en 2016, à 19 ans quand il a officiellement déménagé à Dallas, au Texas, où il réside depuis lors.

C’est à cette époque qu’il sort son premier album intitulé « The new wave » et son single à succès « So what ». « So what » est le single qui lui a apporté plus de lumière et fait de lui l’artiste musical connu et reconnu dans la communauté africaine et américaine.

Ce premier album a rapidement été suivi du deuxième intitulé « The Apocalypse ». En dehors de ces albums, Detty K a multiplié les collaborations et a continué de prospérer dans l’industrie de la musique en mélangeant son style de musique, attirant aussi bien les francophones que les anglophones.

La Cedeao maintient ses sanctions contre le Mali

La décision a été prise à l’issue d’un sommet extraordinaire des chefs d’État de la Cedeao.La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a décidé de maintenir ses sanctions contre Bamako.

Réunis en sommet extraordinaire, vendredi soir à Accra (Ghana), les présidents ouest africains ont maintenu le gel des avoirs maliens au sein de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), sa suspension des aides financières, la fermeture des frontières entre le pays et les États membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), la suspension des transactions avec Bamako à l’exception des produits médicaux et de première nécessité et le retrait des ambassadeurs de tous les pays membres au Mali.

Pourtant jeudi dernier, la Cour de justice de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) a suspendu les sanctions de l’instance régionale contre le Mali.

La Cedeao a menacé de sanctionner la junte guinéenne si elle ne présente pas un «calendrier acceptable pour la transition» avant fin avril 2022. Pour les militaires au pouvoir au Burkina Faso, ils sont demandés de liberer l’ex-président Roch Marc Christian Kaboré d’ici au 31 mars 2022.

Côte d’Ivoire : le portefeuille de la Banque Mondiale estimé à 2126 milliards F CFA

La 9e édition de la Revue annuelle de l’institution financière, tenue jeudi dernier, décompte 27 projets actifs dont 22 nationaux et 5 projets régionaux.La Côte d’Ivoire a atteint un taux d’absorption de 9,8 % des fonds alloués par la Banque Mondiale pour le financement ou le co-financement de projets de développement qui portent notamment sur le développement humain, l’électricité, la mobilité urbaine et les services sociaux de base. Ce pays vise 18 % d’ici juin 2022.

La Directrice des opérations de l’institution de Bretton Woods en Côte d’Ivoire, Coralie Gevers, a salué l’esprit de coopération et de franchise dans la revue du portefeuille, non sans faire observer qu’ « il y a encore du travail à effectuer » pour l’absorption des fonds alloués.

Pour sa part, le ministre ivoirien de l’Economie et des Finances, Adama Coulibaly, a indiqué que le portefeuille comprend également 11 autres projets chiffrés à près de 1,5 milliard de dollars. De plus, des dispositions sont en gestation pour un appui budgétaire de l’ordre de 300 millions de dollars.

« Il convient toutefois de garder à l’esprit que le volume du portefeuille nécessite un changement d’approche. Cette mutation va impacter positivement notre mode opératoire pour répondre avec plus d’agilité à certaines contraintes majeures dont l’absorption rapide des ressources », a expliqué M. Coulibaly.

Désormais, tous les projets de la Côte d’Ivoire, approuvés par le Conseil d’administration de la Banque Mondiale, devront entrer en vigueur dans un délai de trois mois au maximum.

Éliminatoires Mondial : l’Afrique du Nord prend une option sur la qualification

Trois des quatre pays de cette partie du continent, engagés dans les barrages de la Coupe du monde de foot Qatar 2022, se sont imposés ce vendredi lors de la manche aller.Le premier round des barrages de la Zone Afrique s’est déroulé ce 25 mars avec cinq matchs disputés. La République démocratique du Congo concède le nul face au Maroc (1-1). Sous les yeux du président Félix Tshisekedi, les Léopards ouvrent le score grâce à l’ailier Yoane Wissa dont le centre dévié n’a laissé aucune chance au gardien Yassine Bounou (12′).

En seconde période, les Lions de l’Atlas sortent les crocs. Un réveil qui se matérialise par un pénalty suite à une faute de main de Cédric Bakambu. Chargé d’exécuter la sentence, Ryan Mmaee se loupe complètement. Le Maroc n’abdique pas et fait sauter le verrou par l’intermédiaire de Tarik Tissoudali. L’attaquant de La Gantoise reprend d’une somptueuse volée une remise de la tête d’Ayoub El Kaabi pour égaliser six minutes après son entrée en jeu (76′). Le score n’évoluera plus.

L’Algérie réalise une sacrée performance au Cameroun. Les Fennecs l’emportent un à zéro. Le seul but de la partie porte la signature d’Islam Slimani royal dans les airs (0-1, 40′). Son coup de tête puissant, sur un coup franc botté par Youcef Belaïli, trompe André Onana. L’Algérie résiste ensuite pour battre les Lions indomptables sur leurs terres. Ce n’était plus arrivé depuis 1998. Ce succès est d’ailleurs le tout premier des Fennecs en matchs officiels face à cet adversaire de poids.

La Tunisie douche le Mali. Dans ce duel des Aigles, le Malien Moussa Sissako déplume ses partenaires en plein vol. À la faveur de la récente blessure en club de Falaye Sacko, le défenseur du Standard de Liège est associé à Boubakar Kouyaté dans la charnière centrale. Mais l’enjeu crispe le joueur de 21 ans. En l’espace de quatre minutes, but contre son camp (0-1, 36′) et carton rouge (40′), Moussa Sissako condamne son pays à l’exploit. Les Aigles de Carthage, comme à leur habitude, ferment la boutique.   

Égypte – Sénégal, le choc de la journée. Les deux finalistes de la dernière édition de la Coupe d’Afrique des nations se sont, cette fois-ci, départagés. Les Pharaons prennent leur revanche sur les Lions. Pris à la gorge dès l’entame de la rencontre, le Sénégal encaisse un but matinal. 

Touché par Amr El Sulaya, auteur d’une lumineuse passe, Mohamed Salah perd son face-à-face avec Édouard Mendy. Le portier de Chelsea détourne sur la transversale la frappe de la star de Liverpool. Au mauvais endroit, au mauvais moment, Saliou Ciss marque contre son camp (1-0, 4′). Jusqu’au coup de sifflet final, les Lions poussent, mais butent sur une forteresse.

Enfin, l’opposition entre le Ghana et le Nigeria se solde par un nul vierge. La faute aux derniers remparts des Black Stars et des Super Eagles. Les matchs retour sont prévus la semaine prochaine.

Crise en Ukraine: une nouvelle tarification du pain en Côte d’Ivoire

En Côte d’Ivoire, les boulangers proposent une nouvelle indexation du prix du pain. La guerre en Ukraine entraîne une hausse des prix du blé. Pour s’adapter à cette situation, les organisations patronales des boulangers de Côte d’Ivoire proposent la baguette standard à 150 Fcfa pour un poids entre 142g-174g (contre un grammage entre 193g-228g actuellement homologué) et annoncent une baguette améliorée à 200 Fcfa entre 175g-207g.

Dans une déclaration transmise à APA, elles expliquent que ces prix vont « préserver l’équilibre dans la chaîne de valeur du secteur blé-farine-boulangerie en Côte d’Ivoire ».

Considérant la guerre entre la Russie et l’Ukraine, les deux plus gros producteurs de blé au plan mondial, ces organisations appellent à l’application des échanges avec le ministère de tutelle qui ont permis d’arrêter ces tarifications.

Il ressort  des discussions, la validation de deux types de baguettes, notamment la baguette standard à 150 Fcfa avec un poids compris entre 142 g et 174 g et la baguette améliorée à 200 Fcfa avec un poids compris entre 175 g et 207 g.

Le secteur de la boulangerie-pâtisserie en Côte d’Ivoire est en souffrance depuis 2006, souligne la déclaration,  qui relève que  les boulangers ont connu une flambée des coûts de facteur et de production.

Des augmentations des intrants majeurs sont observés depuis cette date jusqu’à aujourd’hui. Par exemple, la farine est passée de 11.250 Fcfa à 21.250 Fcfa pour le sac de 50 kg, soit une augmentation de près de 97%, et le gaz de 350f/kg à 750 f/kg avec une progression de 100%.

Par ailleurs, la main d’œuvre devient plus coûteuse. Le salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) est passé de 35.000 Fcfa à 60.000 Fcfa, soit une augmentation de près de 100%.

« Avec des pourcentages de croissance exponentielle de tous les coûts de production et de facteur, le secteur de la boulangerie-pâtisserie en Côte d’Ivoire vit des heures sombres depuis plus de 15 ans », poursuivent les organisations patronales des boulangers de Côte d’Ivoire.

Ce faisant, elles exigent « le maintien de la distanciation de 500 mètres entre les boulangeries, tout en réaffirmant le renforcement de la circulaire du 21 mai 2021 du directeur général des impôts et la suspension des redressements et contrôles et des mises à recouvrements fiscaux dans les boulangeries ».

Le groupe Eranove et ses filiales présents au 9ème Forum de l’Eau à Dakar

Acteur industriel panafricain majeur engagé dans la fourniture de services essentiels en Afrique, le groupe Eranove et ses filiales prennent une part active au 9ème Forum de l’Eau à Dakar.Du 21 au 26 mars 2022, le groupe Eranove et ses filiales sont présentes à la 9 ème édition du Forum mondial de l’eau à Dakar, dont le thème général est « La sécurité de l’eau pour la paix et le développement ». 

Groupe industriel panafricain majeur engagé dans la fourniture de services essentiels en Afrique, le Groupe Eranove a réaffirmé sa contribution au développement de l’accès à l’eau et à l’assainissement sur le continent, à l’occasion du 9ème Forum mondial de l’eau. 

Intervenant dans le domaine de l’eau et l’assainissement, les membres de la délégation conduite par le directeur général M. Marc Alberola, accompagné de ses filiales SDE (Sénégal), SODECI (Côte d’Ivoire), Orelo (Gabon) et Omilayé (Bénin), partageront leurs expériences et leurs expertises à travers des rencontres et des panels.

Le directeur général du Groupe M. Marc Albérola a mis en exergue l’expertise du Groupe Eranove au regard des enjeux de financement, de gouvernance, de gestion ainsi que de la sécurisation des réseaux d’eau potable et d’assainissement en Afrique. 

Le Groupe Eranove assure un service public à plus de 1,4 million de clients (eau potable) et 700 000 clients en assainissement. ll produit et distribue chaque année plus de 300 millions de m3 d’eau potable.

Durant ce forum, l’accent sera mis sur quatre priorités essentielles, notamment la sécurité de l’eau, de l’assainissement; l’eau pour le développement rural et la coopération. 

Les « Outils et Moyens » incluant les questions cruciales du financement, de la gouvernance, de la gestion des connaissances, des innovations et ressources de qualité devraient également être abordés.  

Ces quatre axes constituent des priorités pour l’Afrique, mais aussi pour le monde dans sa globalité, soutient le Groupe, dont le président sénégalais Macky Sall a visité le stand du groupe Eranove avec une délégation de haut niveau. 

Dynamisme des échanges commerciaux entre Abidjan et Londres

Les échanges commerciaux entre le Royaume-Uni et la Côte d’Ivoire sont estimés à 427,2 milliards de Fcfa entre 2020 et 2021, selon l’ambassadeur de la Grande-Bretagne à Abidjan, Mme Catherine Brooker.La diplomate britannique s’exprimait, jeudi à Abidjan, à l’ouverture du premier Forum des affaires Royaume-Uni et Côte d’Ivoire dénommé « UK-Côte d’Ivoire Business forum ».

« Le Royaume-Uni et la Côte d’Ivoire, c’est 547 millions de Livres Sterling d’échanges commerciaux entre 2020 et 2021, cela équivaut à environ 427,2 milliards de FCFA », a indiqué Mme Catherine Brooker, dans un discours.

Elle a fait savoir que les relations entre le Royaume-Uni et la Côte d’Ivoire, « c’est aussi la construction de six hôpitaux dans la moitié Nord du pays, permettant une couverture sanitaire d’envergure et la formation de centaines de personnel de santé, garantissant des emplois ».

Le Royaume-Uni assiste la Côte d’Ivoire en matière de géo-spatiale à travers «IMAGES». Londres espère aussi développer « Ordnance Survey » pour la surveillance des territoires forestiers du pays et la lutte contre la déforestation et la promotion de la cacao-cultures durables à travers l’Initiative cacao forêt.

Le ministre ivoirien de l’Économie et des finances, Adama Coulibaly, représentant le Premier ministre Patrick Achi, a indiqué que la vision du gouvernement est de propulser la Côte d’Ivoire vers le statut de pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure à l’horizon 2030.

Cela, dira-t-il, exige la hausse du revenu moyen par habitant de l’ordre de 2314 dollars en 2020 à près de 4.000 dollars en 2030. Dans ce contexte, l’Etat ivoirien veut s’engager dans une vision réformatrice de l’économie et de la société à travers un développement inclusif.

La Côte d’Ivoire envisage, à travers ces genres  de forum, de multiplier par deux le revenu par habitant en dix ans, créer huit millions d’emplois en plus d’ici 2030, diviser par deux la pauvreté pour atteindre un taux de 20% pour changer le destin de millions de familles.

Il a rappelé que la Côte d’Ivoire et le Royaume-Uni entretiennent des relations de coopération depuis 1960. Cependant, en ce qui concerne le volet commercial, cette relation « est bien en deçà des potentiels réels ».

Selon lui, il y a « un volume relativement faible » en termes d’échanges, au regard de 535 millions de dollars en 2020,  qui « ne correspond pas aux capacités des nombreuses entreprises britanniques qui opèrent en Côte d’Ivoire depuis de longues années ».

Les exportations totales du Royaume-Uni vers la Côte d’Ivoire se sont élevées à 194 millions de livres sterling au cours des quatre trimestres de 2021, soit une diminution de 4,4 % ou 9 millions de livres sterling par rapport aux quatre trimestres de 2020.

Les importations totales du Royaume-Uni en provenance de la Côte d’Ivoire se sont chiffrées à 456 millions de livres sterling au cours des quatre trimestres se terminant à la fin du troisième trimestre 2021, soit une augmentation de 54,6%.

La ministre britannique pour l’Afrique, Vicky Ford MP, a déclaré  que « l’amitié et le partenariat entre le Royaume-Uni et la Côte d’Ivoire vont en se renforçant », dans un discours par visioconférence.

« Le Royaume-Uni s’est engagé à mettre en œuvre notre Accord de Partenariat Économique pour aider à réaliser nos ambitions communes en matière d’accès aux investissements pour les entreprises britanniques et ivoiriennes », a ajouté Mme Vicky Ford.

La Côte d’Ivoire était le 88ème plus grand partenaire commercial du Royaume-Uni au cours des quatre trimestres de 2021, représentant 0,1% du commerce total du Royaume-Uni, indique un document de l’ambassade britannique à Abidjan.

Le stock sortant d’investissements directs étrangers (IDE) du Royaume-Uni en Côte d’Ivoire en 2020 était de 18 millions de livres sterling. Le stock entrant des IDE au Royaume-Uni en provenance de la Côte d’Ivoire était inférieur à 1 million de livres sterling.

La Côte d’Ivoire a su conserver un taux de croissance positif en 2020 et s’attend à un rebond de plus de 7% en 2022. L’indicateur de risque pays de l’OCDE est passé de 6 à 5 selon le classement d’octobre 2021 permettant d’intégrer le top 5 des pays africains les mieux notés.

Côte d’Ivoire/Covid-19: le port du masque n’est plus obligatoire

Le port du masque n’est plus obligatoire en Côte d’Ivoire, sauf dans les endroits clos et lors des grands rassemblements, a annoncé, jeudi, le Conseil national de sécurité (CNS).

Cette décision a été prise à l’issue d’une réunion du CNS présidée par le président Alassane Ouattara.

« Au regard de la faible circulation du virus de la Covid-19 et de l’absence d’apparition de nouveaux variants, observées dans notre pays, à ce jour », le Conseil national de sécurité a décidé de plusieurs mesures d’allègement, selon un communiqué.

 Il s’agit notamment du  port du masque qui n’est plus obligatoire, sauf dans les endroits clos et lors des grands rassemblements ,  des voyageurs à destination de la Côte d’Ivoire présentant la preuve d’une vaccination complète seront dispensés de test PCR  et des participants aux cérémonies et spectacles présentant la preuve d’une vaccination complète seront dispensés de test antigénique.

Au cours de cette réunion, le ministre de la Santé, de l’hygiène publique et de la couverture maladie universelle a fait un point de situation sur l’évolution de la pandémie de Covid-19 en Côte d’Ivoire. Ainsi, à la date du mercredi 23 mars 2022, la Côte d’Ivoire dénombrait 81 675 cas confirmés de Covid-19 dont 80 846 guéris, 796 décès et 24 cas actifs.

Le nombre de nouveaux cas de Covid-19 enregistrés dans le pays connaît une baisse significative depuis le début de l’année avec, en moyenne, 314 cas par jour notifiés en janvier, 28 en février et 9 sur la période du 1er au 23 mars.

 La moyenne du taux de positivité, qui était de 7,2% en janvier 2022, est actuellement de moins de 1%, bien en-dessous du seuil d’alerte de 5%. Le taux d’occupation des lits dédiés à l’hospitalisation est passé de 30% en janvier 2022 à près de 2% actuellement, avec 5 lits occupés sur une capacité de 237.

Le taux de guérison est d’environ 99%, quand  le nombre de décès connaît également une baisse considérable avec 71 décès enregistrés en janvier 2022, 8 en février et 3 sur la période du 1er au 23 mars.

La Côte d’Ivoire enregistre, à ce jour, un taux de létalité de 0,97%, l’un des plus faibles de la sous-région. Au titre de la vaccination dans le pays, le ministre en charge de la Santé a porté à la 3 connaissance du CNS que 10 619 864 doses de vaccins ont été administrées, à la date du 22 mars 2022, avec 4 342 431 personnes ayant reçu les deux doses.

Dans le Grand Abidjan, épicentre de la maladie avec 95% des cas, 65% des populations cibles ont reçu la première dose et 46 % sont totalement vaccinées.

Le ministre en charge de la Santé a également informé le CNS de la poursuite du processus d’approvisionnement en vaccins, avec plus de 21 millions de doses reçues à ce jour, ce qui permettra une vaccination ininterrompue des populations, tout le long de l’année 2022.

Il a par ailleurs, informé le CNS que le Comité scientifique a autorisé la vaccination facultative pour les personnes âgées de 12 à 17 ans.

Eau et assainissement : « le Maroc a fait des pas de géant » (officiel)

Nizar Baraka, ministre marocain de l’Équipement et de l’Eau, dans une interview avec APA en marge du Forum mondial de l’eau au Sénégal, a magnifié la dynamique impulsée par Sa Majesté le Roi Hassan II et renforcée par le Souverain Mohammed VI.Le Forum mondial de l’eau, accueilli par le Sénégal, tire à sa fin. Quel bilan faites-vous de la participation du Maroc ?

Tout d’abord, nous adressons nos vives félicitations au président Macky Sall, un grand ami de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, et à tout le peuple sénégalais frère pour la réussite de l’organisation de cet évènement de grande envergure. Nous sommes très heureux de voir un autre pays africain, 25 ans après le Maroc, organiser le Forum mondial de l’eau.

Conformément aux orientations royales, nous sommes venus au Sénégal avec une très forte délégation. Nous avons, lors de la cérémonie d’ouverture, remis le Grand Prix Mondial Hassan II de l’eau à l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS). Le Souverain a tenu à multiplier par cinq la récompense financière. Elle est passée de 100.000 à 500.000 dollars.

Nous avons mis en exergue une organisation africaine qui peut servir de modèle à d’autres pays pour que l’eau soit source de paix, de prospérité pour les territoires et les peuples concernés.

En outre, nous avons contribué à l’élaboration du Plan d’actions de Dakar au niveau du segment ministériel présidé par mon ami et frère, le ministre Serigne Mbaye Thiam du Sénégal. Dans ce cadre, nous avons pris part aux différentes rencontres programmées.

Le Maroc assure la Présidence du Réseau international des organismes de bassins (Riob) jusqu’en 2024. Au cours de notre Assemblée Générale statutaire lors de ce forum, la France a été retenue pour prendre la relève.

Notre pays était représenté à moult rencontres pour partager son expérience et s’inspirer des initiatives qui pourraient nous être utiles. On se prépare pour le Sommet de l’Eau prévu l’année prochaine à New-York (États-Unis).

La Déclaration, qui sera adoptée à l’issue du Forum mondial de l’eau au Sénégal, doit contenir des recommandations fortes. C’est le sens des nombreuses discussions tenues ici.

Cet évènement est propice aux rencontres bilatérales. Nous avons ainsi échangé avec les ministres de l’Eau du Sénégal et de plusieurs autres pays africains, arabes et occidentaux, mais aussi avec les organismes internationaux, et les banques multilatérales qui jouent un rôle très important dans le financement des projets liés à l’eau.

Le Maroc a installé un pavillon dans le Centre des expositions de Diamniadio. Cet espace a entre autres abrité des panels de haut niveau pour un partage de connaissances entre des responsables, des universitaires marocains et africains. L’objectif est de produire des réflexions susceptibles d’être reprises dans les résolutions de ce Forum mondial de l’eau.

L’évaluation des Objectifs de Développement Durable (ODD), c’est en 2030. À quel niveau se situe actuellement le Maroc par rapport à l’eau et l’assainissement ?

Nous avons fait des pas de géant grâce à la politique menée par Sa Majesté le Roi Hassan II (Que Dieu ait son âme). Le Souverain Mohammed VI lui a donné une orientation multidimensionnelle.

Le Maroc a aujourd’hui une capacité de mobilisation de l’eau qui va dépasser les 24 milliards m3 à l’horizon 2030 grâce aux barrages érigés. En ce moment, nous avons 10 stations de dessalement de l’eau de mer, 13 d’ici 2030, pour produire de l’eau potable autrement. Nous allons compter plus de 300 petits barrages et barrages collinaires pour le monde rural.

L’accès à l’eau potable en milieu urbain est assuré à 100 % au Maroc. En milieu rural, c’est 98 %. Pour l’assainissement, nous sommes à 100 % dans les villes et 10 % dans les villages. Dans ce domaine, nous poursuivons les efforts pour atteindre, le plus tôt possible, cet Objectif de Développement Durable.

Nous avons élaboré un plan avec notamment la création de sociétés régionales multiservices (eau et assainissement) pour avoir les mêmes conditions de vie en milieu urbain et rural. Dans l’optique d’une gestion responsable, les eaux usées sont réutilisées. Les espaces verts de plusieurs villes du Maroc sont arrosés avec de l’eau traitée et non potable. Idem pour les parcours de golf à Marrakech, Rabat et Casablanca.

Nous travaillons sur la préservation des ressources souterraines. Avec la sécheresse des années 80 et le développement fulgurent de l’agriculture dans notre pays, les nappes ont été surexploitées. Pour mieux gérer ces ressources en eau, des contrats de nappes sont en cours de rédaction et des barrages collinaires ont été construites pour les réalimenter.

Le Maroc dispose d’un plan de transformation pour passer de l’irrigation au goutte à goutte dans l’agriculture. Jusque-là, 700.000 hectares de terres sont cultivés avec cette technique. En fin 2026, nous serons à un million d’hectares sur les deux millions irrigués au Maroc. À terme, le Royaume va économiser plus d’un milliard de mètres cube d’eau.

Il y a véritablement eu de l’anticipation et de la planification sur la question de l’eau et une volonté forte pour faire du liquide précieux la priorité des priorités. Au regard des conditions climatiques du Maroc, ça aurait pu être pire.

Dans certaines zones du pays, on est passé du stress hydrique (600 m3 par personne et par an) à la pénurie hydrique (300 m3 par personne et par an). Nous rencontrons de sérieux problèmes, mais nous avons des solutions appropriées. Parmi celles-ci, il y a la mise en réseau des différents bassins pour transférer l’eau des bassins les plus riches vers les plus pauvres.

Le Maroc semble avoir un réel savoir-faire à partager. Quelles sont les perspectives dans ce sens avec les pays africains ?

Nous avons eu plusieurs rendez-vous bilatéraux dans le cadre de ce Forum mondial de l’eau. Ils vont certainement déboucher sur la conclusion d’accords de coopération dans le domaine de l’eau.

Pour certains pays, nous avons déjà des partenariats. Il faut juste les consolider. Ces ententes visent essentiellement le partage de réussites, le renforcement des capacités à travers la formation et l’assistance technique.

La gouvernance constitue un axe majeur en vue d’une gestion intégrée de l’eau. Le Maroc est très actif dans le domaine de l’hydrodiplomatie par le biais notamment du Grand Prix Mondial Hassan II de l’eau qui valorise l’innovation et l’excellence en la matière.

En marge de la COP 22, ayant eu lieu en 2016 à Marrakech, le Souverain a organisé le Sommet africain de l’action lors duquel les chefs d’État du continent ont réfléchi ensemble sur les changements climatiques.

À cette occasion, deux commissions ont été créées. Une pour la région du bassin du Congo dirigée par le président Denis Sassou-Nguesso et une autre pour la région du Sahel. Trente pays au total travaillent en synergie pour une meilleure gestion de l’eau, des ressources naturelles et des forêts. Et le Maroc apporte son savoir-faire et son appui.

Il y a l’initiative triple A (Adaptation de l’Agriculture en Afrique) pensée pour une exploitation intelligente des sols, la valorisation de l’eau dans l’agriculture, l’amélioration des revenus des paysans avec une usine d’engrais produit au Maroc et dédié au continent sur instructions royales. Nous vendons à nos frères africains l’engrais au coût de production.

Les choses bougent en Afrique. Cependant, on doit faire plus. C’est pourquoi, nous accordons beaucoup d’importance à la coopération interafricaine. Par ailleurs, le continent a besoin de l’accompagnement du Fonds vert climat, des bailleurs de fonds multilatéraux, etc.

La Banque islamique de développement (Bid) a décidé d’augmenter significativement les ressources réservées à la problématique de l’eau. La Banque africaine de développement (Bad) s’inscrit dans cette dynamique. L’Union Africaine (UA) et l’Union Européenne (UE) agissent aussi dans cette direction. La mobilisation de toutes ces énergies nous permettra de faire face aux effets du changement climatique.

Mobile Money: MTN MFS Côte d’Ivoire enregistre 6 millions d’abonnés actifs chaque mois

MTN Mobile financial services (MFS) communément appelé MTN Mobile Money (Momo), enregistre un peu plus de 6 millions d’abonnés actifs chaque mois, selon son directeur général, Mme Lynda Ahui Mensah.Mme Lynda Ahui s’exprimait, jeudi à Abidjan, en marge d’un panel qui avait pour thème « L’impact des femmes pour un développement durable », un événement auquel a pris part, en qualité d’invitée spéciale, la ministre ivoirienne de la Solidarité et de la lutte contre la pauvreté, Myss Belmonde Dogo qui a assuré que le gouvernement ivoirien fait de l’autonomisation des femmes « une priorité ».

La ministre Belmonde Dogo a invité la gent féminine à s’approprier des outils et mécanismes à leur portée pour participer, sur la même table avec les hommes en tant que décideurs, dans tous les secteurs d’activités.

A ce panel, Mme Lynda Ahui Mensah a décliné les performances de MTN MFS Côte d’Ivoire et l’accompagnement de l’entreprise auprès des femmes. Cette structure, émettrice de monnaie électronique, un fleuron du groupe MTN, Mme Lynda Ahui la dirige depuis septembre 2018. 

Elle avait à ses côtés, comme panélistes, Dr Cathérine Ebah, directeur de la station de recherche technologique du Centre national de recherche agronomique (CNRA), et Mme Olga Yenou, ingénieur en électromécanique, CEO de deux usines de transformation du cacao. 

Selon le CEO de MTN MFS, MTN Mobile Money, fintech leader, est aujourd’hui à « un peu plus de 6 millions d’actifs chaque mois ». La société a d’ailleurs tenu la dragée haute, en dépit de la crise de Covid-19, avec « une population de plus de 2 millions à 3 millions d’abonnés qui ont pu faire de l’épargne sur leur compte au travers de l’offre MoMokash ».

« Nous accompagnons plus de 50.000 femmes en milieu rural dans l’agriculture qui ont accès à tous nos produits et services », a-t-elle insinué, ajoutant que sa structure soutient les femmes via l‘éducation financière et des formations avec le ministère chargé de la Femme, toute en leur permettant l’accès à des produits et services diversifiés tels que les dépôts et retraits, le paiement de leurs intrants, les produits de micro-prêts et micro-épargne et des produits de micro-assurance avec son partenaire Ayo. 

A la tête de MTN MFS Côte d’Ivoire, Mme Lynda Ahui considère cette posture comme une fierté, mais aussi « un challenge ». Pour elle, « le but pour une femme qui arrive à ce niveau-là, c’est vraiment de montrer l’exemple, et d’accompagner la jeune génération féminine qui rentre en entreprise, pour aller encore plus haut que là où elle-même se trouve.

Certains défis pour les femmes sont d’ordre technique, mais « pour la question de l’accès au crédit, nous avons très vite identifié et déployé depuis 2017 la micro-épargne et mis à disposition du microcrédit, quelque chose de fort que nous poussons en zone rurale », a-t-elle renseigné.   

« Le deuxième élément sur lequel nous avons commencé et que nous allons accélérer, c’est la construction d’écosystème ; (il s’agira) de mettre à disposition des points d’utilisation de la monnaie digitale, le mobile money, pour permettre à ces dames de ne pas avoir à retirer ces fonds, mais à les utiliser dans tout le réseau MTN », a-t-elle annoncé.     

« Plusieurs femmes, aujourd’hui, sont sur le réseau des services financiers de l’entreprise qui veut continuer d’avoir des opérations ciblées vers les femmes se trouvant en milieu rural pour augmenter leur taux d’accès aux microcrédits », a-t-elle poursuivi.  

MTN MFS Côte d’Ivoire, a, en 2021, accru le nombre de ses abonnés et travaille activement à accélérer sa croissance comme fintech leader, en poussant encore plus l’usage des services et la diversification des offres pour répondre aux besoins des clients.  

« Outre les prêts et la formule épargne, la micro-assurance lancée l’année précédente, permet de garantir une certaine couverture en cas d’accident pour les abonnés », a fait savoir Mme Lynda Ahui, indiquant que l’établissement envisage aussi des prêts contextualisés.