RD Congo : les violences à l’Est inquiètent l’Onu

La Haut-commissaire des Nations Unies pour les Droits de l’Homme, Michelle Bachelet s’est dit « préoccupée » par la recrudescence des violences commises à l’Est de la République démocratique du Congo qui ont fait près de 3000 morts en 2020.Ce cycle de violences a déjà coûté la vie à 2 945 civils, dont 553 femmes et 286 enfants précise l’ancienne présidente du Chili nommée à ce poste en 2018. Championne confirmée des droits de l’homme au leadership novateur, ce médecin-pédiatre  soutient que cinq rapports ont été produits l’année dernière sur la situation « alarmante » dans l’Est de la RDC, déchiré par les violences des groupes armés et intercommunautaires. Ces rapports confirment l’augmentation de 21% des violations des droits de l’homme perpétrées sur des civils sur l’année 2020.

Ces bandes armées qui opèrent dans cette zone s’en prennent désormais aux organismes internationaux. En février, ils avaient ciblé un convoi du Programme Alimentaire Mondiale (Pam) dans le Nord-Kivu qui avait couté la vie à l’ambassadeur italien Luca Attanasio, son garde du corps et son chauffeur congolais.

De son coté, la représentante spéciale du Secrétaire général et chef de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) Bineta Keïta, prône une batterie de mesures allant du « renforcement de la lutte contre l’impunité, la mise en place d’un processus de justice transitionnelle crédible et holistique, la mise en place d’un programme crédible de démobilisation, de désarmement, de réintégration communautaire », pour un retour d’une paix durable dans cette zone.                               

Uemoa : les présidents se réunissent le 25 mars 2021

La 22e Session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) se tiendra par visioconférence à cause de la crise sanitaire mondiale.Le nouveau coronavirus sera au cœur des débats avec le point de « la situation au sein de l’espace communautaire à l’heure des campagnes de vaccination », indique un communiqué reçu ce mardi à APA.

En outre, les dirigeants des huit pays membres, les membres du Conseil des ministres et les chefs des institutions de l’Uemoa discuteront de « l’état de l’Union en 2020 avec notamment la situation économique, monétaire et financière ainsi que l’état de mise en oeuvre des chantiers de haut niveau ».

Les travaux de cette session, dont le démarrage est fixé 10 heures GMT, seront présidés par le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, par ailleurs président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Uemoa.

Celle-ci est l’organe suprême qui définit les grandes orientations de la politique de l’Union et nomme les présidents et les membres des organes et institutions. La Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement se réunit au moins une fois par an.

Politique, économie et faits divers à la Une au Sénégal

Une diversité de sujets liés à la politique, à l’économie et aux faits de société fait la Une de la presse sénégalaise reçue ce mardi à APA.Le Quotidien dissèque le rapport sur la liberté et la démocratie et informe que « le Sénégal sort du Top 10 ».

« Le rapport de Freedom house couvre la période 2017-2020. Le pays (Sénégal) passe de libre à partiellement libre », indique le journal.

De son côté, L’As diagnostique « comment les partisans de Macky Sall nuisent à leur leader » à travers leurs écarts de langage et la mauvaise communication.

Revenant sur les récentes violences meurtrières, Walf Quotidien note que le ministre de la Justice, « Me Malick Sall charge Sonko » qui, selon le journal, fait face à l’équation des faux amis en cherchant des alliés partout.

« Le prochain complot, c’est de m’accuser de terrorisme », alerte Ousmane Sonko dans Vox Populi.

Nos confrères notent que « l’arène politique (est) en ébullition…malgré le contexte de Covid-19 ».

« Echappée solitaire d’Ousmane Sonko qui ne s’arrête pas de visiter. Marquage à la culotte de Khalifa Sall (ex maire de Dakar) qui reprend ses tournées. L’opposition multiplie les rencontres, l’APR et ses alliés en phase de remobilisation », détaille Vox Populi.

Le pèlerinage à la Mecque fait la Une de Walf Quotidien qui souligne que « Riyad corse les conditions », compromettant ainsi les chances du Sénégal.

En économie, L’As révèle que « les produits alimentaires flambent » à cause des dégâts collatéraux de la Covid-19.

« Coures et livraison à domicile, transport de passagers…Les +thiak thiak (conducteurs de motos) doublent les taxis », rapporte Walf Quotidien.

Pendant ce temps, Sud Quotidien s’intéresse aux « dégâts collatéraux du renouvellement des accords de pêche Sénégal-UE » et s’exclame : « L’économie maritime au point mort ! »

Dans ce journal, Moustapha Dieng du syndicat des pêcheurs autonomes soutient : « Le Sénégal gagne moins de 10 milliards en 5 ans. Nos pêcheurs peuvent rapporter plus de 10 milliards annuellement au Sénégal si l’Etat y met les moyens ».

Libération reste sur le secteur de la pêche, notant « encore un drame en mer » avec trois pêcheurs de Thiaroye-Sur-Mer portés disparus depuis vendredi dernier.

Les quotidiens sportifs traitent des matchs du Sénégal contre le Congo et l’Eswatini dans le cadre des 5e et 6e journées de la Can 2022.

« 31 Lions arrivent à Brazzaville. 24 joueurs ont quitté Paris en jet privé. Les 4 Turcs arrivés à Dakar par vol commercial…pour voyager avec Kouyaté et les deux locaux. Gana et Diallo ont rejoint la tanière la tête haute », explique Stades.

« Les Lions à Brazzaville ce mardi. Premier galop à 18h00 GMT », renchérit Record.

Législatives: le Conseil constitutionnel ivoirien rejette l’appel de « KKP »

Le Conseil constitutionnel ivoirien a rejeté la requête en appel du député sortant de Yamoussoukro Kouassi Kouamé Patrice dit « KKP », qui accuse le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), le parti au pouvoir de « fraudes » lors des élections législatives du 6 mars 2021, selon une source proche de son parti.

M. Kouassi Kouamé Patrice était candidat du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci, opposition) pour les législatives du 6 mars 2021 à Yamoussoukro. Il avait dénoncé face à la presse, avec son colistier, Baba Sylla, « 14.000 voix frauduleuses sur 20.000 votants ».

« Oui, ils (les membres du Conseil constitutionnel, chargés de trancher les contentieux des élections législatives) ont rejeté l’appel », a déclaré une source au sein du Pdci, ex-allié du Rhdp.  

Yamoussoukro, ville natale de Félix Houphouët-Boigny, fief du Pdci, comprend deux sièges de députés. Le Conseil constitutionnel vient via son verdict de confirmer la victoire du Rhdp devant le Parti démocratique de Côte d’Ivoire. 

Le Rhdp, parti au pouvoir, dirigé par Alassane Ouattara, a remporté la majorité des sièges avec 137 élus, devant l’opposition qui recueille 91 sièges et les candidats indépendants 26 sièges, selon les résultats provisoires de la Commission électorale indépendante (CEI).

Côte d’Ivoire: du nectar de palme transformé dans une usine de fortune en un punch fort (REPORTAGE)

A Tchantchebé, un campement se trouvant à 7 Km du centre-ville de Bonoua, une agglomération sise à 60 Km au Sud-est d’Abidjan, de jeunes gens doués d’ingéniosités produisent de l’alcool à base du vin de palme dans une usine de fortune, en pleine forêt.

Le nectar de palme communément appelé « bandji » est très prisé en Côte d’Ivoire. Sa teneur en sucre provoque une fermentation forte au bout de deux semaines et sert à produire de l’alcool dénommé « koutoukou » dont le pourcentage volumique se situe autour de 50 degrés.   

En pleine forêt, à Tchantchebé, l’on aperçoit quelques tentes faites en pailles, sous lesquelles sont installées des usines artisanales faites de barriques posées sur un foyer surchauffé, et à proximité, une piscine pour refroidir les tuyaux acheminant l’alcool dans des bidons de 15 à 20 litres.

Sur les lieux, une cohorte de jeunes nous aborde dans un décor ou de part et d’autre, sont extraits des palmiers au sol, du vin de palme qu’ils nous offrent à l’entame des échanges comme le recommande la tradition locale, avant de demander l’objet de notre venue. 

Après les échanges emprunts de courtoisies, ils nous lancent que pour visiter le site, il faut « faire un geste », une manière voilée de demander quelques billets de banque. La requête satisfaite nous ouvre le jeu des questionnements.        

Kofi Dongnon (21 ans), un jeune Togolais, opère dans ce milieu depuis cinq ans. Visiblement passionné, il nous conte son expérience et le processus de production du koutoukou, debout près d’un fût de 1 000 litres de vin de palme en fermentation. 

Les producteurs, dit-il, s’installent sur un site lorsque les propriétaires jugent que les palmiers ne portent plus de fruits, alors s’engagent des discussions sur le prix de l’arbre, cédé entre 3500 et 4000 Fcfa. Un palmier pouvant, au bout de trois mois d’exploitation, produire plus de 200 litres.

« On met le bandji fermenté dans la barrique et quand le feu est attisé, la vapeur s’échappe dans un câble et sort dans un tuyau, immergé dans une piscine », et une fois refroidie, cette vapeur se transforme en eau sous forme de Koutoukou, explique-t-il.

Déployés sur un site, les producteurs font des habitations de fortune, dans cette zone forestière sans électricité, tout le temps de l’exploitation. Kofi Dongnon, lui, peut toucher entre 150 000 et 200 000 Fcfa selon les ventes, qui grimpent en période de froid.       

Thierry Djetouan, un grossiste, qui fait la distribution du koutoukou depuis 22 ans, relève que les fûts de 200 litres, de janvier à mars, sont cédés à « 100, 110 ou 120 000 Fcfa ». Mais en saison pluvieuse, les prix vont de « 100 à 150.000 Fcfa où le litre part de 1 500 Fcfa » contre 1 000 Fcfa d’ordinaire.   

Cet alcool, souvent fabriqué dans de mauvaises conditions, fait d’énormes dégâts et est source de nombreuses maladies et d’empoisonnements dans le pays, où le phénomène est répandu notamment dans les quartiers précaires. 

« Le koutoukou, c’est très bon pour la santé, le matin tu te réveilles, tu prends un verre, ça te donne de la force pour manger, à midi aussi un verre. Mais, quand tu en abuses, ça te détruit et peut créer l’ulcère de foie », témoigne Paul Ayimin, un consommateur depuis dix ans, venu s’approvisionner.   

Cette substance, fabriquée de manière artisanale, a pignon sur rue dans le pays. Elle est surtout consommée pour son coût moindre et est vendue par tournée, servie dans de petits  verres, à hauteur de 100 FCfa. 

L’usine de fortune, conçue avec du matériel de reconstitution ou des outils industriels qui ne servent plus, les producteurs obtiennent le koutoukou après fermentation et chauffage du « bandji » pour pouvoir réaliser la distillation, après quoi ils recueillent le produit final.  

Suite aux drames parfois causés par la consommation d’alcool frelaté, une rencontre s’imposait avec un spécialiste de la santé, pour creuser sur le fléau de létalité lié à la prise de doses du koutoukou  tiré du vin de palme ou du raphia.       

Dr Arthur Kanganga, médecin néphrologue, fait observer que l’atelier de fabrication est fait de produits métalliques, parfois constitués d’acier ou de plomb dont des particules peuvent se retrouver dans l’alcool qui va plus tard entraîner des effets. Or, « on sait que le plomb est cancérigène ».  

Souvent des fabricants utilisent du méthanol, une sorte d’alcool réputée moins cher, qui entre dans la constitution des liqueurs pour augmenter le degré d’alcool et la quantité. Mais, une fois au niveau du foie, il se métabolise et se transforme en acide formique, renseigne Dr Kanganga.

« Cet acide formique va agir au niveau du cerceau, du sang et désorganiser carrément tout le système (organique), entraînant un coma et des troubles respiratoires », insiste le médecin, illustrant qu’il a été démontré que plus tard, l’acide formique peut endommager le nerf optique et rendre aveugle.

A la cité des arts d’Abidjan, située à Cocody, une commune huppée de la capitale économique du pays, des picoleurs parfois nantis raffolent le koutoukou. Dans un cabaret, tenu par une jeune dame qui a requis l’anonymat, cette dernière présente cet alcool avec plusieurs arômes.

Le koutoukou, ici, est fait avec plusieurs parfums. Cette vendeuse qui fait de ce business une activité secondaire, propose des saveurs au gingembre, au « bissap » ou au poivre ; et parfois avec des tisanes contre le paludisme.      

Relations ivoiro-burkinabè: vulgarisation d’un accord-cadre sur la coopération transfrontalière

Les secrétariats chargés des Commissions nationales des frontières de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso viennent de procéder à une vulgarisation de l’accord-cadre de coopération transfrontalière entre les deux pays, à travers deux ateliers.

Le Secrétariat exécutif de la commission nationale des frontières de la Côte d’Ivoire (SE-CNFCI) et le Secrétariat permanent de la commission nationale des frontières du Burkina Faso (SP-CNF) ont tenu le premier atelier le 12 mars à Ferkessédougou, dans la Région du Tchologo, dans le nord ivoirien.  

Le deuxième atelier, lui, a eu lieu le 15 mars à Gaoua dans la région du Sud-ouest du Burkina Faso. Les deux sessions ont regroupé les acteurs de ces régions frontalières en vue de la vulgarisation de l’accord-cadre de coopération transfrontalière signé entre les deux pays le 31 juillet 2019 à Ouagadougou.

Ces deux ateliers de vulgarisation visent notamment à favoriser une véritable appropriation de cet instrument juridique par les acteurs concernés des deux pays. Pour ce faire, ils ont regroupé les chefs de circonscription administrative, les présidents des conseils des collectivités territoriales, rapporte une note.

Ils ont en outre réuni les responsables des services techniques déconcentrés, les autorités coutumières et religieuses, les organisations de la société civile de la région des Cascades et celle du Tchologo d’une part, et du Sud- Ouest du Faso et du Bounkani (nord-est ivoirien) d’autre part.

En organisant ces rencontres, le SE-CNFCI et le SP-CNF, envisagent d’amener ces participants à être de « puissants relais » auprès de leurs communautés respectives pour une bonne compréhension et appropriation de cet accord- cadre en vue de la réussite de sa mise en œuvre.

Cet accord qui régit les relations des acteurs aux frontières des deux pays, fait état d’un financement conjoint de projets relatifs à la gestion des ressources naturelles partagées et de la transhumance dans le cadre de cet accord cadre.

Le texte expose les règles applicables aux organes de la coopération transfrontalière notamment le droit applicable et la juridiction compétente pour le règlement des différends ainsi que la situation de la matérialisation des frontières du Burkina Faso avec ses pays voisins depuis la création du SP-CNF.  

Il soulève la nécessité de l’établissement de document harmonisé sur la libre circulation des personnes et des biens ; et la nécessité de mettre en place un organisme commun pour la gestion des ressources naturelles partagées.

Dans son allocution de clôture, Mme le Secrétaire permanent de la commission nationale des frontières (SP-CNF),Léontine Zagré a soutenu que l’Accord-cadre « permettra aux acteurs frontaliers des deux pays d’entreprendre dans un cadre légal et dans leurs domaines de compétence respectifs des actions de coopération et de développement des espaces transfrontaliers ».

« Il est impérieux que les acteurs frontaliers des deux pays saisissent cette opportunité offerte par cet instrument pour développer une dynamique de création et ou de formalisation des cadres de coopération », a-t-elle déclaré.

« A l’instar de ce qui se passe aux frontières Burkina -Mali ou Burkina-Niger ou des projets conjointement gérés ont été réalisés, ces cadres formels de coopération transfrontalière vous serviront de tribune pour faire des plaidoyers auprès des deux états et surtout des partenaires techniques et financiers en vue de l’élaboration et la mise en œuvre de projets /programmes qui bénéficieront aux populations de part et d’autre de notre frontière commune. », a-t-elle poursuivi.  

Quant à, monsieur Coulibaly Abdramane, représentant M. Diakalidia Konaté, le Secrétaire exécutif de la commission nationale des frontières de la Côte d’Ivoire (SE-CNFCI) qui n’a pu effectuer le déplacement pour raison de deuil national, il s’est réjoui de la tenue de ces ateliers qui permettent aux structures en charge des frontières des deux pays de se retrouver encore une fois, moins d’un mois après la première réunion de la Commission mixte paritaire de matérialisation de la frontière entre la Côte d’Ivoire et le Burkina.

Pour le représentant de M. Diakalidia Konaté, « ces rencontres témoignent de la nouvelle dynamique que les structures en charge des frontières des deux pays entendent imprimer à leur collaboration ».

Selon lui, « la coopération transfrontalière vient pour dynamiser les relations entre les populations de l’espace frontalier en créant ainsi un climat de paix, de sécurité qui sont les préalables au développement socio-économique ».  

Il a saisi l’occasion pour encourager tous les acteurs en charge des frontières à saisir les opportunités qu’offre l’Accord-cadre de coopération transfrontalière des deux pays pour initier des projets communs afin de renforcer la sécurité, la cohésion sociale et la paix et donner un fort élan au développement socio-économique dans l’espace frontalier et transfrontalier commun.

Ces séances de vulgarisation de cet accord-cadre ont été possibles grâce à l’appui financier du projet d’appui au Programme Frontière de l’Union Africaine (GIZ/PFUA). Créée le 12 juillet 2017, la Commission nationale des frontières de la Côte d’Ivoire (CNFCI) a pour mission d’assister le gouvernement dans la conception, la définition et la mise en œuvre des politiques et stratégies nationales.

Can 2021 : le Tchad disqualifié des éliminatoires

Cette décision de la Confédération africaine de football (Caf) est motivée par la suspension de trois mois de la Fédération tchadienne de football par le Ministère de la Jeunesse et des Sports tchadien.Cette décision pourrait chambouler le classement de la poule A des éliminatoires de la Can 2021. Même si les Sao, lanterne rouge avec un point étaient déjà éliminés de la course, leur retrait redistribue les cartes pour l’autre ticket qualificatif de la poule entre la Guinée et la Namibie

L’article 61 du règlement de la Can, dispose que « si une équipe se retire après avoir participé à l’ensemble de la première moitié des matchs de groupes. Les matchs restant à jouer dans ledit groupe sont perdus par pénalité trois buts à zéro. »

Conformément aux dispositions des articles 61 et 64 du règlement de la compétition, le Tchad perd ses deux matches contre la Namibie et le Mali.

Cette situation relance la Namibie adversaire du Tchad mercredi, qui va engranger 3 points après l’homologation du forfait de son adversaire pour revenir à deux unités de la Guinée, deuxième au classement avec 8 points.

La bataille pour la deuxième place s’annonce âpre entre le Syli condamné à la victoire face au Mali déjà qualifié. Et la Namibie, qui, en faveur de sa victoire sur tapis vert contre Tchad, se relance dans la course avant la dernière journée.

En cas de succès face aux Aigles mercredi à Conakry, les partenaires de Naby Keïta valideront leur billet pour la prochaine Can. Tout autre résultat, les expose  à un retour de la Namibie lors de la sixième et dernière journée dans une « finale » contre les Warriors dimanche prochain à Windhoek.

Classement des équipes après la 4ème journée :

Groupe A : 1er Mali (10 pts), 2ème Guinée (8 pts), 3ème Namibie (3 pts), 4ème Tchad (1 point)

Groupe B : 1er Burkina Faso (8 pts), 2ème Ouganda (7 points), 3ème Malawi (4pts), 4ème Soudan du Sud (3 pts)

Groupe C : 1er Ghana (9 pts), 2ème Afrique du Sud (9 pts), 3ème Soudan (6 pts) 4ème Sao Tomé-et-Principe (0 pt)

Groupe D : 1er Gambie (7 pts) 2ème Gabon (7 pts) 3ème RDC (6 pts) 4ème Angola (1 pt)

Groupe E : 1er Maroc (10 pts), 2ème Mauritanie (5 pts), 3ème Burundi (4 pts), 4ème Rep. Centrafricaine (3 pts)

Groupe F : 1er Cameroun (10 pts), 2ème Mozambique (4 pts), 3ème Cap-Vert (4 pts) 4ème Rwanda (2 pts)

Groupe G : 1er Egypte (8pts), 2ème Comores (8 pts), 3ème Kenya (3 pts), 4ème Togo (1 pt)

Groupe H : 1er Algérie (10 pts), 2ème Zimbabwe (5 pts), 3ème Botswana (4pts), 4ème Zambie (3 pts)

Groupe I : 1er Sénégal (12 pts), 2ème Congo (7 pts), 3ème Guinée-Bissau (3 pts), 4ème Eswatini (1 pt)

Groupe J : 1er Tunisie (10 pts), 2ème Guinée équatoriale (6 pts), 3ème Tanzanie (4 pts), 4ème Libye (3 pts)

Groupe K : 1er Côte d’Ivoire (7 pts), 2ème Madagascar (7 pts), 3ème Ethiopie (6 pts), 4ème Niger (3 pts)

Groupe L : 1er Nigeria (8 pts), 2ème Bénin (7 pts), 3ème Sierra Leone (3 pts), 4ème Lesotho (2 pts)

La Mauritanie renoue ses relations diplomatiques avec le Qatar

La Mauritanie a rétabli ses relations diplomatiques avec le Qatar, quatre ans après que Nouakchott a rompu ses liens avec le pays du Golfe.Selon un Tweet de l’Agence de presse du Qatar publié lundi, le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de l’Etat du Golfe s’est entretenu avec son homologue mauritanien. Une rencontre au cours de laquelle les relations de coopération bilatérale ont été passées en revue.

Les deux parties ont par la suite accepté le rétablissement de relations diplomatiques complètes « entre les deux pays frères ».

Nouakchott a rompu ses liens avec le Qatar en 2017, après que le pays du Golfe a été accusé d’aider et d’encourager le terrorisme.

La Mauritanie, pays d’Afrique du Nord, avait suivi d’autres pays arabes comme l’Egypte et l’Arabie saoudite, qui avaient inscrit le Qatar sur leur liste noire des pays soutenant les activités des terroristes, des allégations que le Qatar a toujours niées.

Sénégal: un projet musical de Thione Seck proposé à la Cedeao

Le projet « La Cedeao en chœur » du chanteur sénégalais Thione Seck, décédé dimanche 14 mars dernier, sera proposé au Parlement panafricain, informe le député sénégalais Djibril War.Mélodies post-mortem ! Malgré la mort de son initiateur, cet « album fédérateur » auquel devaient participer plusieurs artistes ouest-africains ira à son terme. C’est ce que laisse penser en tout cas Djibril War, élu sénégalais proche du pouvoir et président de la Commission des lois, de règlement et de discipline du parlement sous-régional basé à Abuja, au Nigéria.

De concert avec « son fils Wally Seck, l’héritier (…), je vais faire passer le projet au Parlement panafricain à la Commission culture parce que Thione Seck est un panafricaniste », a-t-il annoncé dans une dépêche de l’APS visitée lundi par APA.

Dans le cadre de son vaste projet musical, le défunt chanteur avait déjà enregistré des titres avec plusieurs artistes dont des Sénégalais. Son objectif était d’associer des musiciens représentant les différentes ethnies du pays et de sa diaspora ainsi que de la sous-région.

« Ce projet, à l’étape du mixage, devrait se présenter sous forme d’un coffret de trois albums. En y associant toutes les ethnies du Sénégal et des musiciens de l’Afrique et de la diaspora, Thione Seck confirme son attachement à l’unité nationale et à l’Union Africaine, concrétisant ainsi le rêve des pères fondateurs de l’Organisation pour l’Unité africaine, devenue Union africaine », a souligné le parlementaire, non moins avocat.

Me War s’est aussitôt dit convaincu que le chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall, qui va assurer la présidence tournante de l’Union africaine (UA) à partir de 2022, va aider à parachever cette œuvre musicale.

« Président de l’Union africaine en 2022, nous ne doutons pas un seul instant que le président Macky Sall va aider à parachever cette œuvre musicale du siècle, non plus à la dimension régionale, mais continentale, à la dimension de ses futures compétences, en invitant ses pairs chefs d’Etat à contribuer à sa réalisation », a-t-il ajouté.

Décédé dimanche 14 mars à Dakar à l’âge de 66 ans, Thione Seck était un chanteur et parolier qui a profondément marqué la musique sénégalaise depuis plus de quarante ans. Il est le fondateur du groupe « Raam Daan », un orchestre mbalax ancré dans la musique traditionnelle sénégalaise et moderne aux mélodies diverses.

Son fils Wally Seck, l’une des figures actuelles de ce style musical, a repris depuis quelques années le flambeau pour perpétuer l’héritage de son père dont l’œuvre contribuant à faire sortir la musique sénégalaise de l’influence latino-américaine ou occidentale est sans cesse rappelée.

Effondrements d’immeubles à Abidjan: des sanctions annoncées contre les fautifs

Le ministre ivoirien de la Construction, du logement et de l’urbanisme, Bruno Nabagné Koné a annoncé lundi à Abidjan après des effondrements récurrents d’immeubles dans la capitale économique ivoirienne que « désormais toutes les défaillances notées ( en matière de construction) seront l’objet de sanctions y compris chez nos agents ».

 M. Koné s’exprimait dans une conférence de presse après avoir visité les sites de deux immeubles qui se sont effondrés il y a quelques jours à Cocody dans l’Est d’Abidjan, faisant des dizaines de morts et plusieurs blessés.  

« Désormais toutes les défaillances notées feront l’objet de sanctions y compris les défaillances chez nos agents. Tout sera mis en œuvre pour que des poursuites soient engagées contre les personnes fautives », a promis M. Koné. 

Poursuivant, il a indiqué avec insistance que « désormais toute construction illégale sera l’objet de saisine du procureur» et que  «les contrevenants répondront de leurs actes devant les juridictions compétentes».

 

Justifiant, les effondrements récurrents d’immeubles à Abidjan, M. Koné a estimé que  «c’est une sorte d’incivisme que nous connaissons dans ce secteur ». Parlant des causes de ces effondrements d’immeubles, il a ajouté que « la corruption reste marginale par rapport à l’incivisme ». 

Ces dernières années, les effondrements d’immeubles sont récurrents à Abidjan. Le 12 mars dernier, un immeuble R+4 en construction à Anono sans l’Est d’Abidjan s’est effondré faisant une dizaine de morts et plusieurs blessés. 

Samedi dernier, un autre immeuble sis à la Riviera Bonoumin ( Est d’Abidjan), déjà habité, a vu sa façade s’effondrer faisant de nombreux dégâts matériels.

S/Leone : l’inflation a chuté à 10,87% en février

L’inflation annuelle en Sierra Leone s’est établie à 10,87% en février 2021, contre 11,50% en janvier dernier, rapporte ce lundi Statistics Sierra Leone.Les prix des vêtements et chaussures (2,43%), de la santé (11,63%) et des communications (5,38%) ont reculé en février.

Cependant, les prix des boissons alimentaires et non alcoolisées (0,71%), des boissons alcoolisées, du tabac et des stupéfiants (5,52%), du logement, de l’eau, de l’électricité, du gaz et des autres combustibles (3,77%) ont augmenté. Il en est de même pour les meubles, les équipements ménagers (7,01%), les transports (3,54%), les loisirs et la culture (0,18%), la restauration et l’hôtellerie (3,03%) et les biens et services divers (3,12%).

Les frais dans le secteur de l’éducation sont restés stables.

Les corridors, un facteur d’industrialisation pour l’Afrique (experts)

L’Afrique peut s’appuyer sur les corridors pour accélérer son industrialisation, selon des experts africains.« Les corridors créent des opportunités d’industrialisation et sont des vecteurs de croissance du marché. La Zone de libre-échange continentale africaine (Zleca) offre une opportunité de promouvoir le bon fonctionnement des corridors pour une industrialisation durable et une diversification à l’ère de la Covid-19 », déclare Francis Ikome, Chef de la Section de l’intégration régionale, de la Division de l’intégration régionale et du commerce, de la Commission économique pour l’Afrique (CEA).

Il s’exprimait, samedi dernier à Addis Abeba (Ethiopie), lors d’une table ronde sur les défis des pays africains sans littoral pendant cette période de pandémie de Covid-19.

Pour sa part, la Commissaire de l’Union africaine aux infrastructures et à l’énergie, Amina Abou-Zeid, souligne que l’UA accorde une attention particulière aux corridors afin de garantir que les pays en développement sans littoral soient connectés et que les échanges commerciaux circulent sans heurt.

« Les corridors ne fonctionnent pas seuls. Ils doivent être liés aux ports qui sont touchés par des défis tels que le harcèlement des contrôles aux frontières et les longues files d’attente aux frontières entraînant des retards », dit-elle.

Elle ajoute : « L’un des moyens de relever ces défis est la numérisation, qui offre la possibilité de faciliter la fluidité des services. La numérisation va au-delà des frontières dans le commerce électronique qui a quintuplé en 2020 ».

Mme Abou-Zeid note également que l’énergie, associée à la numérisation, offre d’immenses possibilités aux Pays en développement sans littoral d’Afrique.

La politique s’offre la Une des quotidiens sénégalais

Divers sujets liés à la politique dominent la Une de la presse sénégalaise reçue ce lundi à APA.Le Quotidien maintient l’affaire Ousmane Sonko, l’opposant accusé de viols par la masseuse Adji Sarr, et affiche l’« appel tonifiant de BBY (Benno Bokk Yakaar, majorité présidentielle)».

Selon le journal, Macky et Cie (sont) contre une « volonté de renverser le système démocratique ».

« Les leadeurs de BBY ont dénoncé l’appel à l’insurrection de Ousmane Sonko qui a causé une dizaine de morts. Macky et ses alliés appellent à se dresser contre un tel projet anti républicain, anti démocratique, anti national et anti pouvoir », rapporte Le Quotidien.

« Sonko-Les actes contre nature. La démarche actuelle du leader brouille le message originel de Pastef », titre L’Observateur, soulignant que mis sous contrôle judiciaire, l’opposant établit depuis des alliances politiques à coup de déplacements et de visites de courtoisie.

« Mais, poursuit le journal, les dernières rencontres avec des figures de la politique politicienne ont suscité beaucoup d’interrogations pour un parti qui ne veut faire aucune concession au système ».

A propos de l’affaire de viol dont est accusé Sonko, L’Observateur note un « silence troublant des organisations de femmes ».

Sur le duel Macky-Sonko, Walf Quotidien donne la parole à Jean Christophe Rufin, ancien ambassadeur de France au Sénégal qui affirme que « le bras de fer va continuer » car, le leader de Pastef s’est établi comme le principal opposant au chef de l’Etat et est légitime dans la rue et dans la jeunesse.

« S’ils veulent le faire disparaître, je pense qu’ils auront du mal », soutient le diplomate.

Pendant ce temps, Moussa Tine, leader de l’Alliance démocratique +Pencoo+ et membre de la coalition « Taxawu Sénégal », de l’ex-maire de Dakar, Khalifa Sall, fait la Une de Vox Populi.

Selon lui, « le pouvoir est dans une logique de +defaruwaat+ » et veut revenir à l’attaque.

« Branle-bas de combat politique-Un grand cadre d’unité d’action prend forme face au pouvoir », constate Voix Populi.

« Concertations tous azimuts de l’opposition-Vers la mise en place d’un grand cadre », renchérit L’As.

Nos confrères révèlent également de la détection au Sénégal d’un deuxième variant britannique de la Covid-19.

« Amadou Makhtar Mbow aux jeunes lors de la cérémonie d’hommage pour ses 100 ans-Soyez fidèles à votre pays et à l’Afrique », titre Le Soleil.

Dans ce quotidien national, l’ancien DG de l’Unesco a aussi invité les jeunes à avoir en bandoulière « la lutte contre l’injustice et les inégalités ».

En sport, Stades se focalise sur les 5e et 6e journées des éliminatoires de la Can 2022 et informe que le coach « Aliou Cissé opte pour 30 Lions ».

« Gana, Boulaye, Abdou Diallo, Sarr…Les Lions de la France libérés. La Fédération française de football répond favorablement à la Fédération sénégalaise de football », détaille Record à sa Une.

Ce faisant, Vox Populi précise que ces joueurs évoluant en France vont rejoindre la sélection nationale par vol spécial à cause de la Covid-19.

Côte d’Ivoire: prières et bénédictions pour Hamed Bakayoko à Abobo

La cérémonie du septième jour de feu Hamed Bakayoko, le premier ministre ivoirien, a été organisée dimanche à la mairie d’Abobo au Nord d’Abidjan en présence du couple présidentiel ivoirien et de plusieurs personnalités.

Le septième jour est un rituel traditionnel musulman où des prières et des bénédictions sont dites pour un défunt.

A cette occasion où la lecture intégrale du Saint coran a été faite trois fois,  des bénédictions, des prières et des invocations ont été faites par les guides religieux pour le repos de l’âme de feu Hamed Bakayoko.

Des témoignages et des dons en numéraire ont été également faits à la famille de l’illustre disparu  par les institutions de la République et par des personnalités. Dans une adresse au nom du sénat ivoirien, le sénateur Silué Kagnon Augustin, a soutenu que « restons forts et unis pour poursuivre la gigantesque œuvre» d’Hamed Bakayoko.

M. Bakayoko, le premier ministre ivoirien, par ailleurs maire d’Abobo (Nord d’Abidjan), qui est décédé le 10 mars dernier en Allemagne des suites d’un cancer fulgurant à l’âge de 56 ans, a été inhumé vendredi dernier sur la terre de ses ancêtres à Séguéla dans le nord-ouest ivoirien.

Feu Hamed Bakayoko dit Hambak ou encore le Golden Boy, qui était considéré comme  « l’ami des pauvres et des orphelins» était pressenti pour succéder au président ivoirien Alassane Ouattara dont il est l’un des fidèles depuis une trentaine d’années.

Les 100 ans d’Amadou Makhtar Mbow à la Une au Sénégal

Les quotidiens sénégalais parvenus samedi à APA traitent principalement du centième anniversaire d’Amadou Makhtar Mbow, l’ancien directeur général de l’Unesco.« Mbow, 100 vies », titre Le Quotidien avant de reprendre en sous-titre cette phrase du non moins ancien ministre socialiste à l’occasion de son centenaire : « Que les hommes politiques agissent en fonction des intérêts de leurs Peuples ». 

Dans ses réalisations, le journal rappelle que le Nomic (Nouvel ordre mondial de l’information et la communication), les Assises nationales et le CNRI (Commission nationale de réforme des institutions) sont « toujours actuels ».

Selon L’AS, les cent ans d’Amadou Makhtar Mbow consacrent « un siècle d’une vie remplie ». 

« Une vie de combats », précise de son côté EnQuête. Au service de son pays et de l’humain, il a été presque de tous les combats démocratiques, souligne le quotidien où l’ancien ministre de la Culture de Wade, Amadou Tidiane Wone, « lui souhaite de vivre encore longtemps ».

Le Soleil lui rend également hommage dans sa manchette et retient de lui « un éternel combattant ».

Sur un autre sujet, le quotidien national titre sur la base logistique pétrolière et le terminal gazier du port de Dakar. Le journal informe que « le privé national décroche les concessions » avant de souligner que cela est « une première en 150 ans d’existence du port ». Le président Macky Sall note d’ailleurs que « le contenu local est la voie royale pour créer des champions nationaux ».

Sur la Covid-19, Libération renseigne que le Sénégal vient de dépasser la barre des 1000 morts. Il s’agit de huit décès supplémentaires enregistrés hier qui ont porté le bilan à 1003 morts. Désormais, ce sont 2606 malades qui sont sous traitement dans le pays.

Par ailleurs, ajoute le journal, l’état de catastrophe sanitaire impliquant le couvre-feu est levé depuis hier soir, conformément à la déclaration du chef de l’Etat dans sa dernière adresse à la nation.

Selon L’Observateur, cet évènement devrait être vécu comme une « fête de la libération ce samedi à Dakar ». C’est le cas pour les gérants de boîtes de nuit qui sont « en petite joie », souligne le journal privé.

En football, Stades et Record titrent sur les « retrouvailles explosives » en quarts de finale de Ligue des Champions dont le tirage a été effectué hier. En plus de l’alléchant Manchester City / Dortmund, les affiches Bayern / PSG et Real / Liverpool rappellent quelque chose aux observateurs. Concernant le match des Parisiens et des Reds, Stades note qu’il y a une « revanche dans l’air pour Gana et Mané », des internationaux sénégalais.

Sur un autre sujet, Record informe que le champion de lutte sénégalaise, Bombardier, dispute ce soir son troisième combat en MMA face au Polonais Pudzianowski.

Côte d’Ivoire: Hamed Bakayoko inhumé dans l’intimité familiale à Séguéla

Le premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko dit Hambak qui est décédé le 10 mars dernier en Allemagne, a été inhumé vendredi après-midi dans la stricte intimité familiale à Séguéla dans le Nord-ouest ivoirien, sur la terre de ses ancêtres.

Auparavant, une prière mortuaire a été faite à la grande mosquée de Séguéla pour le repos de l’âme de l’ancien chef du gouvernement ivoirien en présence du couple présidentiel ivoirien, de plusieurs membres du gouvernement, des cadres de cette région, des parents, amis et connaissances de l’illustre disparu.

Plus tôt dans la matinée de ce vendredi, les différentes régions et district de la Côte d’Ivoire ont rendu un vibrant hommage à feu Hamed Bakayoko lors d’une cérémonie au stade Losseni Soumahoro de Séguéla. Ces différentes délégations ont salué unanimement un homme généreux, loyal, humble et affable.

 « Dans sa vie de tous les jours, il a conquis beaucoup de cœurs dans nos régions. Il était un homme affable, intelligent et disponible », a témoigné le ministre-gouverneur du district d’Abidjan, Robert Beugré Mambé.

Dans un cercueil paré des couleurs nationales, la dépouille de feu Hamed Bakayoko transportée dans un command-car de l’armée ivoirienne, a fait une procession dans des rues de Séguéla, à son arrivée dans la ville, jeudi en fin de soirée.   

 Mercredi dernier, la Côte d’Ivoire a rendu à feu Hamed Bakayoko, un hommage national au cours duquel il a été élevé à titre posthume à la Dignité de Grand-Croix de l’Ordre national. Dans la nuit de mercredi à jeudi, un hommage artistique lui a été également rendu par des stars de la musique ivoirienne et africaine  lors d’un concert au stade olympique Alassane Ouattara d’Ebimpé d’Anyama, au nord d’Abidjan.

Hamed Bakayoko appelé affectueusement par ses admirateurs Hambak, le Golden Boy, le grand Chegué, l’Etoile d’Etat ou encore demi-Dieu, avait été évacué en France le 18 février dernier avant d’être transféré en Allemagne dans un centre oncologique pour recevoir des soins.

 Il a finalement succombé le 10 mars dernier des suites d’un cancer fulgurant à l’âge de 56 ans. Considéré comme  « l’ami des pauvres et des orphelins » à cause de sa grande générosité, l’annonce du décès du Golden Boy a créé une onde de choc en Côte d’Ivoire.

Covid-19 : l’Afrique exhortée à une relance économique résiliente

La Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) exhorte les pays africains à adopter des mesures politiques qui encouragent les investissements verts visant à accroître la productivité pour faciliter une relance durable à la suite de la crise de coronavirus et parvenir à une industrialisation durable.« Les pays doivent également soutenir les Petites et moyennes entreprises (PME) et renforcer les systèmes de protection sociale pour revitaliser les moyens de subsistance », affirme Hopestone Kayiska Chavula, qui assure l’intérim de la Section d’analyse macroéconomique, de la Division de la macroéconomie et de la gouvernance, de la CEA.

Il présentait son rapport axé sur les récents développements économiques et sociaux en Afrique présenté lors la 39ème réunion du Comité d’experts de la CEA dans le cadre de la Conférence des ministres africains des finances, de la planification et du développement économique, ouvert depuis mercredi dernier à Addis-Abeba (Ethiopie).

« Le renforcement des systèmes de santé, notamment par la création de centres de santé régionaux à la pointe de la technologie, est également essentiel », dit-il, ajoutant que les pays doivent également renforcer les systèmes de suivi et d’évaluation et les systèmes statistiques existants pour évaluer et affiner en permanence les mesures d’atténuation et de relance.

Selon M. Chavula, il faut un soutien de la communauté internationale pour faire face aux contraintes de liquidités et promouvoir la relance. Ce qui peut se faire grâce à de nouvelles émissions et réaffectations de Droits de tirage spéciaux (DTS), à une baisse du coût du crédit, à une restructuration ordonnée de la dette et à la recapitalisation des banques multilatérales de développement (BMD).

« Une grande partie des progrès réalisés ces dernières années en matière d’éducation, de santé et d’éradication de la pauvreté a été stoppée ou annulée par la pandémie de Covid-19 », Hopestone Kayiska Chavula, soulignant que la CEA estime qu’entre 49 et 161 millions de personnes tomberont dans une pauvreté profonde en raison de la crise.

On estime que le PIB de l’Afrique s’est contracté en 2020 malgré une relance aux 3e et 4e trimestres mais les perspectives pour 2021 sont positives.

Les déficits budgétaires se sont creusés en raison de l’augmentation des dépenses publiques visant à enrayer la propagation de la pandémie, et de nombreux autres pays africains risquent en conséquence d’être surendettés.

Des politiques monétaires accommodantes ont été maintenues pour amortir les effets négatifs de la pandémie sur l’activité économique malgré les pressions inflationnistes dans certains pays, déclare M. Chavula.

Le commerce africain a diminué mais connaîtra une hausse avec la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA).

La croissance du PIB réel est restée modérée sur le continent, principalement en raison des risques de baisse associés à la deuxième vague d’infections, à la baisse des prix des produits de base et aux risques budgétaires importants ainsi qu’aux conflits dans certains pays.

L’année 2021 s’annonce positive, indique M. Chavula, en raison de la disponibilité des vaccins contre la COVID-19 et de l’amélioration de l’activité économique au 4ème trimestre 2020, des dépenses pour les fêtes et les frais de voyage.

Banjul invitée à freiner l’expansion des usines de farine de poisson

Greenpeace Afrique appelle le gouvernement gambien à mettre fin à l’accaparement des terres et à l’expansion des usines de farine et d’huile de poisson.L’ONG explique qu’une usine chinoise de production de farine de poisson basée à Gunjur, en Gambie, a récemment décidé d’élargir ses installations en accaparant les terres des femmes productrices de légumes.

Les militants de Greenpeace Afrique dans la région confirment que la communauté vivant à proximité des usines de farine et d’huile de poisson est exposée à une pollution atmosphérique constante depuis six ans.

« Le fait de priver les femmes gambiennes locales de leur emploi montre que le peuple gambien n’est pas une priorité pour le gouvernement. Les agricultrices paient les frais de scolarité de leurs enfants et nourrissent leurs familles. Si leurs moyens de subsistance sont affectés, beaucoup plus d’enfants souffriront », a expliqué Mustapha Manneh, rédacteur régional pour l’Afrique de l’Ouest de China Dialogue.

« Mon fils est étudiant, et grâce à cette petite ferme, je suis en mesure de payer les frais de scolarité de son université. L’année dernière, j’ai gagné 35 000 dalasis et cette année, le potager est encore plus important. Maintenant, ils veulent nous enlever d’ici et le donner aux Chinois », a déclaré Awa Darboe, une maraîchère de Gunjur.

Selon Ibrahim Cissé, Chargé de campagne à Greenpeace Afrique, « il est grand temps de faire la lumière sur l’impact social, économique et environnemental des usines de farine et d’huile de poisson sur les populations les plus vulnérables ».

L’Adieu de la presse ivoirienne à Hamed Bakayoko

Dans sa livraison de vendredi, la presse ivoirienne fait ses adieux au premier ministre Hamed Bakayoko (Hambak, contraction des prénom et nom) qui sera inhumé le même jour à Séguéla, sa ville natale dans le Nord-ouest ivoirien où sa dépouille est arrivée la veille.

« Adieu Hambak» barre en Une, le quotidien à capitaux publics, Fraternité Matin, ajoutant que « le chef du gouvernement sera inhumé aujourd’hui à Séguéla ».  « Papa est immortel, il vit en nous », estiment les enfants du défunt dans l’oraison funèbre qui a marqué la levée du corps jeudi à Abidjan pour Séguéla, rapporte Fraternité Matin, mettant en exergue les prières et bénédictions qui ont été dites pour le repos de l’âme d’Hambak.

Le confrère ne passe pas sous silence l’hommage des artistes à l’illustre disparu. A ce propos, le journal pro-gouvernemental explique que lors d’une veillée artistique au stade Alassane Ouattara d’Ebimpé d’Anyama (Nord-Ouest d’Abidjan), la jeunesse et les artistes ont célébré le « Golden Boy » dans la nuit de mercredi à jusqu’au petit matin de jeudi.

Dans le même registre, le quotidien privé et indépendant, L’Inter souligne «l’ultime Adieu» en écrivant que Hamed Bakayoko était « notre héros », citant les enfants de ce dernier. Poursuivant, L’Inter informe son lectorat que Mme Henriette Konan Bédié a donné un « coup de fil » à la Première dame Dominique Ouattara, la marraine du défunt.

« Séguéla accueille son fils avec dignité et douleur », affiche en Une, le quotidien Le Patriote dont Hamed Bakayoko est le fondateur. « La Côte d’Ivoire perd l’un de ses grands serviteurs », affirme le président ivoirien Alassane Ouattara dans les colonnes de ce quotidien selon qui la journée de ce vendredi sera marquée par les condoléances des régions du pays et l’inhumation.

La cérémonie de septième jour est prévue le dimanche 21 mars 2021 à Abobo, la commune abidjanaise dont Hambak était le maire, conclut Le Patriote.

Le journal Le Jour Plus, proche du pouvoir, ouvre ses colonnes aux populations de Séguéla qui racontent leur douleur, là où le quotidien Le Nouveau Réveil, proche du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, opposition) révèle « toutes les faces cachées et visibles » du premier ministre Hamed Bakayoko.

« Dieu l’avait prêté et Dieu a jugé bon de le reprendre », affirme à la Une du quotidien indépendant L’Intelligent d’Abidjan, le fils aîné de Hambak, Karl Tidiane dans son oraison funèbre.

« L’ultime séparation aujourd’hui. Hamed Bakayoko rejoint la terre de ses ancêtres » écrit le journal Le Mandat, proche du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, au pouvoir).

« Arrivée de la dépouille du premier ministre Hamed Bakayoko. Séguéla s’effondre ! », constate pour sa part le journal L’Expression, également proche du RHDP. « Hambak est parti. Bon voyage l’Etoile d’Etat », renchérit Le Matin. Rapportant les propos du président Alassane Ouattara, cet autre quotidien proche du RHDP, soutient que la « Côte d’Ivoire perd un humaniste et un grand homme d’Etat ».

A ce propos, Notre Voie, le quotidien officiel du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), écrit qu’Hamed Bakayoko « était le visage humain du régime Ouattara ».

La cérémonie d’inhumation aura lieu vendredi sur la terre de ses ancêtres. Avant cela, Hamed Bakayoko, de confession musulmane, aura droit à une levée du corps à la Mosquée de Séguéla suivie de la prière mortuaire puis l’enterrement.

L’inhumation est prévue dans l’intimité familiale. Hamed Bakayoko s’était rendu le 18 février en France, avant d’être évacué dans un centre oncologique en Allemagne pour des soins, mais il succombera des suites d’un cancer fulgurant le 10 mars 2021.

Un hommage national lui été rendu mercredi sur l’esplanade du palais présidentiel de la République à Abidjan.

Buhari adresse ses condoléances au peuple tanzanien

Le président nigérian Muhammadu Buhari a présenté ses condoléances au gouvernement et au peuple de la République de Tanzanie suite au décès du président John Pombe Magufuli à l’âge de 61 ans.Le président Buhari a déclaré dans un message de condoléances publié par son assistant principal chargé des communications, M. Garba Shehu, à Abuja jeudi, qu’il était convaincu que l’héritage de patriotisme et de dévouement de Magufuli à l’égard de l’Afrique continuerait de résonner sur le continent.

Le dirigeant nigérian a déclaré que le courage et l’amour du défunt président tanzanien pour son pays ont inspiré diverses réformes que les générations continueront de célébrer.

Parmi ces reformes : la décision difficile de réduire la taille et les frais du gouvernement, l’insistance sur un budget axé sur le peuple, avec des priorités claires en matière d’éducation et de santé et la lutte constante contre la prodigalité et les frivolités dans les dépenses publiques.

M. Buhari a affirmé que l’ancien dirigeant tanzanien a passé la majeure partie de sa vie à servir son pays et l’humanité avec son riche pedigree. Il a travaillé comme instituteur et a gravi les échelons de la fonction publique en tant que député, vice-ministre des Travaux publics et ministre des Travaux publics.

Le défunt président Magufuli a également été ministre des Terres et des Établissements humains et ministre de l’Élevage et de la Pêche.

Le président Buhari a présenté ses condoléances à la famille du défunt dirigeant visionnaire de la Tanzanie, à ses amis et associés, ainsi qu’à tous les citoyens du pays.

Covid-19, politique et société au menu de la presse sénégalaise

Les quotidiens sénégalais parvenus vendredi à APA traitent des nouvelles observations sur le vaccin du laboratoire suédo-britannique AstraZaneca et de la situation sociopolitique nationale.« L’OMS invite les États à poursuivre la vaccination » avec AstraZaneca, titre Le Soleil. Hier jeudi, l’Agence européenne du médicament a conclu que le vaccin était « sûr ». Pendant ce temps, le Sénégal se rapproche de la barre symbolique des 1000 décès, renseigne le quotidien national.

Vox Populi et Le Quotidien rapportent également cette observation de l’agence européenne indiquant que le  vaccin produit par le laboratoire suédo-britannique est « sûr et efficace ».

Toutefois, des chercheurs norvégiens établissent un lien entre le vaccin et les thromboses, selon Vox Populi.

L’AS titre sur les insultes et menaces contre la liberté d’expression dirigées contre certains médias. « La presse en ordre de bataille », indique le journal qui souligne que l’association des professionnels de la presse en ligne (Appel) saisit le procureur de la République d’une plainte. Pour sa part, le Synpics dit « halte aux menaces ».

« Terreur sur les médias », titre de son côté Walf Quotidien qui liste, entre autres, la suspension de signaux de chaines de télévision, les attaques contre des groupes de presse et la panique chez les journalistes.

Sur l’affaire Adji Sarr-Sonko, Vox Populi se demande si le leader politique de l’opposition « refuse le corps à corps » avec la jeune masseuse qui l’a accusé de viol et menaces de mort. Si « elle le presse de jurer (de n’avoir jamais entretenu de rapports sexuels avec elle), le président de Pastef zappe ».

Le Quotidien dresse « le procès verbal » des sorties médiatiques de ces deux protagonistes d’une affaire pas encore tirée au clair mais qui a déjà mis le pays à feu et à sang.

Sur l’aspect politique, Sud Quotidien titre sur les « mille enjeux » d’un front de l’opposition en gestation. Si l’état de droit et la démocratie sont « en toile de fond » de la constitution de cette plateforme politique unitaire face à Macky Sall, les échéances électorales sont « en ligne de mire ».

L’Observateur rapporte des confidences sur les « horribles chants de mine ». Après la blessure du gendarme Mohamed Ka lors des dernières manifestations, occasionnant son amputation à la main, le quotidien a rencontré trois autres soldats « amputés suite à des missions sur le terrain ». 

Libération informe de l’arrestation de trois marins chinois. Ils sont suspectés d’avoir jeté en pleine mer de l’essence et de l’acide sur Maguette Mbaye, un pêcheur sénégalais vivant à Mbour, à 80 km de Dakar.

En football, note Record, le sélectionneur national Aliou Cissé « mise sur des minots » après que des clubs européens ont décidé de ne pas libérer leurs joueurs pour la fenêtre internationale de cette fin de mois. Sur cette affaire, la fédération sénégalaise a déjà saisi son homologue français « pour ses douze Lions ».

Arrivée du corps d’Hamed Bakayoko à Séguéla, dans le Nord-ouest ivoirien

La dépouille mortelle du Premier ministre ivoirien, Hamed Bakayoko, a été transférée jeudi en début de soirée à Séguéla, sa ville d’origine, située dans le Nord-ouest du pays, où il devrait être inhumé vendredi.

Dans la matinée, a eu lieu la levée de corps du Premier ministre défunt, en présence du couple présidentiel,  des membres du gouvernement, des présidents d’institutions, des diplomates, des autorités administratives, politiques et coutumières.

Sa dépouille a été ensuite conduite au Gatl, la base militaire aérienne d’Abidjan dans l’après-midi avant le transfert de la dépouille mortelle à Séguéla. Le corps a été accueilli par les siens à l’aérodrome de cette ville.

La cérémonie d’inhumation aura lieu vendredi sur la terre de ses ancêtres. Avant cela, Hamed Bakayoko, de confession musulmane, aura droit à une levée du corps à la Mosquée de Séguéla suivie de la prière mortuaire puis l’enterrement.

L’inhumation est prévue dans l’intimité familiale. Hamed Bakayoko s’était rendu le 18 février en France, avant d’être évacué dans un centre oncologique en Allemagne pour des soins, mais il succombera des suites d’un cancer fulgurant le 10 mars 2021.

Un hommage national lui été rendu mercredi sur l’esplanade du palais présidentiel de la République à Abidjan. Dans la soirée, ce grand mécène a été loué par des artistes locaux et africains, parmi lesquels Alpha Blondy et Kofi Olomidé stade Alassane Ouattara d’Ebimpé d’Anyama, dans le nord-ouest d’Abidjan. 

Arrivée du corps d’Hamed Bakayoko à Séguéla, dans le Nord-ouest ivoirien

La dépouille mortelle du Premier ministre ivoirien, Hamed Bakayoko, a été transférée jeudi en début de soirée à Séguéla, sa ville d’origine, située dans le Nord-ouest du pays, où il devrait être inhumé vendredi.

Dans la matinée, a eu lieu la levée de corps du Premier ministre défunt, en présence du couple présidentiel,  des membres du gouvernement, des présidents d’institutions, des diplomates, des autorités administratives, politiques et coutumières.

Sa dépouille a été ensuite conduite au Gatl, la base militaire aérienne d’Abidjan dans l’après-midi avant le transfert de la dépouille mortelle à Séguéla. Le corps a été accueilli par les siens à l’aérodrome de cette ville.

La cérémonie d’inhumation aura lieu vendredi sur la terre de ses ancêtres. Avant cela, Hamed Bakayoko, de confession musulmane, aura droit à une levée du corps à la Mosquée de Séguéla suivie de la prière mortuaire puis l’enterrement.

L’inhumation est prévue dans l’intimité familiale. Hamed Bakayoko s’était rendu le 18 février en France, avant d’être évacué dans un centre oncologique en Allemagne pour des soins, mais il succombera des suites d’un cancer fulgurant le 10 mars 2021.

Un hommage national lui été rendu mercredi sur l’esplanade du palais présidentiel de la République à Abidjan. Dans la soirée, ce grand mécène a été loué par des artistes locaux et africains, parmi lesquels Alpha Blondy et Kofi Olomidé stade Alassane Ouattara d’Ebimpé d’Anyama, dans le nord-ouest d’Abidjan. 

La Côte d’Ivoire accueille une réunion virtuelle de la FAO du 22 au 24 mars

La Côte d’Ivoire accueille la 12e réunion de l’équipe multidisciplinaire de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest, prévue par visioconférence du 22 au 24 mars 2021, autour du thème « Systèmes agroalimentaires résilients : reconstruire en mieux », selon une note transmise jeudi à APA.

Cette édition qui s’ouvre, lundi, verra la participation du Bureau sous-régional de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest et les 15 représentations de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), de la sous-région.

La représentation de la FAO en Côte d’Ivoire en partenariat avec le ministère ivoirien de l’Agriculture et du développement rural accueillera cet  événement annuel qui a pour thème « Systèmes agroalimentaires résilients : reconstruire en mieux ». 

Pendant trois jours, les représentations de la FAO se joindront aux organisations sous-régionales d’intégration économique et aux partenaires  au développement pour « définir la voie à suivre afin de sortir l’Afrique de l’Ouest et le Sahel de la dégradation actuelle de la sécurité alimentaire », souligne la note.

Cette 12e réunion de l’équipe multidisciplinaire pour l’Afrique de l’Ouest se penchera sur l’impact de la Covid-19, la sécurité alimentaire, la nutrition, et les moyens pour mettre en place des systèmes alimentaires durables et plus résilients dans cette région du continent.

L’Afrique de l’Ouest et le Sahel constituent une région où les défis et les opportunités sont sans cesse renouvelés. En 2020, la sous-région comptait près de 410 millions d’habitants, avec un âge médian de 18 ans.

Les participants tableront, par ailleurs, sur les conflits, le changement climatique, la rareté de l’eau, les inondations et les sécheresses, la dégradation des sols, le chômage, en particulier chez les jeunes et les femmes, et les personnes handicapées.

Ils évoqueront également les questions de maladies et les parasites transfrontaliers  qui continuent d’entraver les efforts déployés par les Etats pour atteindre leurs objectifs de développement, notamment le Programme de développement durable de 2030. 

Cette réunion, la deuxième depuis l’ouverture du bureau sous-régional pour l’Afrique de l’Ouest à Dakar en 2019, vise à fournir un plan d’action pour les activités et les résultats à atteindre par la FAO en 2021.

Elle se veut une plateforme d’échanges entre la FAO, les gouvernements, les institutions régionales, les partenaires techniques et financiers, et les organisations de producteurs.

La Côte d’Ivoire accueille une réunion virtuelle de la FAO du 22 au 24 mars

La Côte d’Ivoire accueille la 12e réunion de l’équipe multidisciplinaire de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest, prévue par visioconférence du 22 au 24 mars 2021, autour du thème « Systèmes agroalimentaires résilients : reconstruire en mieux », selon une note transmise jeudi à APA.

Cette édition qui s’ouvre, lundi, verra la participation du Bureau sous-régional de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest et les 15 représentations de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), de la sous-région.

La représentation de la FAO en Côte d’Ivoire en partenariat avec le ministère ivoirien de l’Agriculture et du développement rural accueillera cet  événement annuel qui a pour thème « Systèmes agroalimentaires résilients : reconstruire en mieux ». 

Pendant trois jours, les représentations de la FAO se joindront aux organisations sous-régionales d’intégration économique et aux partenaires  au développement pour « définir la voie à suivre afin de sortir l’Afrique de l’Ouest et le Sahel de la dégradation actuelle de la sécurité alimentaire », souligne la note.

Cette 12e réunion de l’équipe multidisciplinaire pour l’Afrique de l’Ouest se penchera sur l’impact de la Covid-19, la sécurité alimentaire, la nutrition, et les moyens pour mettre en place des systèmes alimentaires durables et plus résilients dans cette région du continent.

L’Afrique de l’Ouest et le Sahel constituent une région où les défis et les opportunités sont sans cesse renouvelés. En 2020, la sous-région comptait près de 410 millions d’habitants, avec un âge médian de 18 ans.

Les participants tableront, par ailleurs, sur les conflits, le changement climatique, la rareté de l’eau, les inondations et les sécheresses, la dégradation des sols, le chômage, en particulier chez les jeunes et les femmes, et les personnes handicapées.

Ils évoqueront également les questions de maladies et les parasites transfrontaliers  qui continuent d’entraver les efforts déployés par les Etats pour atteindre leurs objectifs de développement, notamment le Programme de développement durable de 2030. 

Cette réunion, la deuxième depuis l’ouverture du bureau sous-régional pour l’Afrique de l’Ouest à Dakar en 2019, vise à fournir un plan d’action pour les activités et les résultats à atteindre par la FAO en 2021.

Elle se veut une plateforme d’échanges entre la FAO, les gouvernements, les institutions régionales, les partenaires techniques et financiers, et les organisations de producteurs.

Football/Elim CAN 2022: Patrice Beaumelle dévoile 26 joueurs et 4 réservistes

Le sélectionneur de l’équipe nationale de football de Côte d’Ivoire, Patrice Beaumelle, a dévoilé jeudi une liste de 26 joueurs et quatre réservistes, dans le cadre de la 5e et 6e journée des éliminatoires de la CAN Cameroun 2022, lors d’une conférence de presse.M. Beaumelle estime « qu’il y a un bon mix entre les joueurs évoluant en Europe et ceux évoluant en Afrique ». Et d’assurer « on a pris des joueurs compétitifs, qui jouent régulièrement la champion’s league » pour affronter le Niger et l’Éthiopie.

« On a présélectionné (depuis trois semaines) près de 100 joueurs dont 75 joueurs évoluant en dehors de la Côte d’Ivoire et 25 joueurs avec l’aide de Maxime Gouamené, le sélectionneur de l’équipe du CHAN, pour ne prendre aucun risque ».

Le stage, dira-t-il, va commencer pour le staff, le samedi 20 mars 2021. Il espère que « les joueurs vont arriver à partir de dimanche ou lundi » et que la pandémie de la Covid-19 ne retiendrait pas un joueur sélectionné.

Concernant les quatre réservistes, la Fédération française de football indique qu’elle ne libérera « aucun joueur international évoluant hors de l’UE (Union européenne) », a fait savoir le sélectionneur des Éléphants de Côte d’Ivoire.

« On a pu constater que certains de mes confrères, sélectionneurs d’autres pays africains, ont sélectionné des joueurs évoluant dans le championnat de France. Donc, comme tous les jours cette affaire peut avancer, nous n’avons pas pris le risque », a-t-il relevé.

« Pour les joueurs sélectionnés et réservistes, je déciderais d’avoir 26 joueurs pour les deux matchs. Le Comité de normalisation de la FIF (Fédération ivoirienne de football) m’a donné la possibilité d’avoir 26 joueurs, donc dans ces 30, j’en prendrai 26 », a-t-il poursuivi.

Il a fait remarquer « qu’à priori, les quatre réservistes ne pourront pas venir, mais si un club français libère un joueur africain, je ne comprendrais pas pourquoi nous on ne peut pas bénéficier de nos joueurs ». Toutefois, de ces 30 footballeurs, il en prendra 26.

La Côte d’Ivoire affronte le Niger le 26 mars 2021 à Niamey. Dans le cadre de la 6e Journée, les Éléphants seront opposés à l’Éthiopie, le 30 mars, au stade Alassane Ouattara d’Ebimpé, à Anyama, au nord-ouest d’Abidjan.

Liste des joueurs sélectionnés 

1) Sylvain Gbohouo (TP Mazembe, Rdc)

2) Eliezer Ira Tape (Fc  San Pedro, Civ)

3) Badra Ali Sangaré (Jdr Stars, Sa)

4) Eric Bailly (Manchester United, Uk)

5) Willy Boly (wolverhampton uk)

6) Ousmane Ouattara (Vita Club, Rdc)

7) Simon Deli (Slavia Pragues, Rep Tcheque)

8) Wilfried Kanon (Al Gharafa, Qatar)

9) Serge Aurier (Tottenham, Uk)

10) Ouattara Zié (Vitoria Guimaraes, Portugal)

11) Fousseny Coulibaly (Esperance Tunis, Tunisie)

12) Geoffroy Serey Dié (Fc Sion, Suisse)

13) Ibrahim Sangaré (Psv Eindhoven, Pays-Bas)

14) Christian Koffi Kouamé (TP Mazembe, Rdc)

15) Franck Kessié (Milan AC, Italie)

16) Jean Daniel Akpa Akpro (Lazio Rome, Italie)

17) Max Alain Gradel (Sivasspor, Turquie)

18) Nicolas Pepe (Arsenal, Uk)

19) Jean Evrard Kouassi (Wuhan Zall, Chine)

20) Hamad Diallo (Manchester United, Uk)

21) Yao Kouassi Gervinho (Pames, Italie)

22) Wilfried Zaha (Crystal Palace, Uk)

23) Lago Junior (Mallorca, Espagne)

24) Jonathan Kodjia (Al-Gharafa, Qatar)

25) Sébastien Haller (Ajax Amsterdam, Pays-Bas)

26) Yohan Boli (Al Rayyan, Qatar)

Liste des réservistes

1) Maxwell Cornet (Ol. Lyonnais, France)

2) Sinaly Diomandé (Ol. Lyonnais, France)

3) Odilon Kossonou (Club Brugge, Belgique)

4) Seko Fofana (RC Lens, France)

Football/Elim CAN 2022: Patrice Beaumelle dévoile 26 joueurs et 4 réservistes

Le sélectionneur de l’équipe nationale de football de Côte d’Ivoire, Patrice Beaumelle, a dévoilé jeudi une liste de 26 joueurs et quatre réservistes, dans le cadre de la 5e et 6e journée des éliminatoires de la CAN Cameroun 2022, lors d’une conférence de presse.M. Beaumelle estime « qu’il y a un bon mix entre les joueurs évoluant en Europe et ceux évoluant en Afrique ». Et d’assurer « on a pris des joueurs compétitifs, qui jouent régulièrement la champion’s league » pour affronter le Niger et l’Éthiopie.

« On a présélectionné (depuis trois semaines) près de 100 joueurs dont 75 joueurs évoluant en dehors de la Côte d’Ivoire et 25 joueurs avec l’aide de Maxime Gouamené, le sélectionneur de l’équipe du CHAN, pour ne prendre aucun risque ».

Le stage, dira-t-il, va commencer pour le staff, le samedi 20 mars 2021. Il espère que « les joueurs vont arriver à partir de dimanche ou lundi » et que la pandémie de la Covid-19 ne retiendrait pas un joueur sélectionné.

Concernant les quatre réservistes, la Fédération française de football indique qu’elle ne libérera « aucun joueur international évoluant hors de l’UE (Union européenne) », a fait savoir le sélectionneur des Éléphants de Côte d’Ivoire.

« On a pu constater que certains de mes confrères, sélectionneurs d’autres pays africains, ont sélectionné des joueurs évoluant dans le championnat de France. Donc, comme tous les jours cette affaire peut avancer, nous n’avons pas pris le risque », a-t-il relevé.

« Pour les joueurs sélectionnés et réservistes, je déciderais d’avoir 26 joueurs pour les deux matchs. Le Comité de normalisation de la FIF (Fédération ivoirienne de football) m’a donné la possibilité d’avoir 26 joueurs, donc dans ces 30, j’en prendrai 26 », a-t-il poursuivi.

Il a fait remarquer « qu’à priori, les quatre réservistes ne pourront pas venir, mais si un club français libère un joueur africain, je ne comprendrais pas pourquoi nous on ne peut pas bénéficier de nos joueurs ». Toutefois, de ces 30 footballeurs, il en prendra 26.

La Côte d’Ivoire affronte le Niger le 26 mars 2021 à Niamey. Dans le cadre de la 6e Journée, les Éléphants seront opposés à l’Éthiopie, le 30 mars, au stade Alassane Ouattara d’Ebimpé, à Anyama, au nord-ouest d’Abidjan.

Liste des joueurs sélectionnés 

1) Sylvain Gbohouo (TP Mazembe, Rdc)

2) Eliezer Ira Tape (Fc  San Pedro, Civ)

3) Badra Ali Sangaré (Jdr Stars, Sa)

4) Eric Bailly (Manchester United, Uk)

5) Willy Boly (wolverhampton uk)

6) Ousmane Ouattara (Vita Club, Rdc)

7) Simon Deli (Slavia Pragues, Rep Tcheque)

8) Wilfried Kanon (Al Gharafa, Qatar)

9) Serge Aurier (Tottenham, Uk)

10) Ouattara Zié (Vitoria Guimaraes, Portugal)

11) Fousseny Coulibaly (Esperance Tunis, Tunisie)

12) Geoffroy Serey Dié (Fc Sion, Suisse)

13) Ibrahim Sangaré (Psv Eindhoven, Pays-Bas)

14) Christian Koffi Kouamé (TP Mazembe, Rdc)

15) Franck Kessié (Milan AC, Italie)

16) Jean Daniel Akpa Akpro (Lazio Rome, Italie)

17) Max Alain Gradel (Sivasspor, Turquie)

18) Nicolas Pepe (Arsenal, Uk)

19) Jean Evrard Kouassi (Wuhan Zall, Chine)

20) Hamad Diallo (Manchester United, Uk)

21) Yao Kouassi Gervinho (Pames, Italie)

22) Wilfried Zaha (Crystal Palace, Uk)

23) Lago Junior (Mallorca, Espagne)

24) Jonathan Kodjia (Al-Gharafa, Qatar)

25) Sébastien Haller (Ajax Amsterdam, Pays-Bas)

26) Yohan Boli (Al Rayyan, Qatar)

Liste des réservistes

1) Maxwell Cornet (Ol. Lyonnais, France)

2) Sinaly Diomandé (Ol. Lyonnais, France)

3) Odilon Kossonou (Club Brugge, Belgique)

4) Seko Fofana (RC Lens, France)

Faible taux du commerce intra-africain (rapport)

Les pays africains continuent de commercer plus avec l’extérieur qu’entre eux, selon un rapport d’évaluation de la Commission économique pour l’Afrique (CEA).Le rapport qui porte sur les progrès réalisés en matière d’intégration régionale dans le contexte de la pandémie de Covid-19, a été présenté lors du 39ème Comité d’experts de la CEA, qui a débuté hier mercredi à Addis-Abeba (Ethiopie).

« L’Union européenne, indique le rapport, occupe la plus grosse part du marché, représentant 29,8% du commerce total en 2018. La tendance est cependant en train de changer après le Brexit et également en raison de l’augmentation des échanges entre la Chine et l’Afrique ».

Stephen Karingi, Directeur de la Division de l’intégration régionale et du commerce, à la CEA, tout en présentant les conclusions du rapport, affirme que la Covid-19 a gravement perturbé la mise en œuvre des initiatives d’intégration régionale, y compris la Zone de libre-échange continentale africaine (Zleca), en particulier le commerce à cause de la fermeture des frontières nationales.

« Les problèmes de gouvernance, de paix et de sécurité continuent entraver la mise en œuvre de l’intégration régionale. La numérisation est essentielle pour maintenir la compétitivité commerciale et permettre une participation effective au commerce électronique transfrontalier », déclare M. Karingi.

Le rapport montre qu’en 2018, l’Afrique ne représentait que 2,6% du commerce mondial, soit une légère augmentation par rapport à 0,2% par rapport à 2017.

Le commerce intra-africain est passé à 16,1% en 2018 (159,1 milliards de dollars), contre 15,5% en 2017. À l’échelle mondiale, la production a légèrement diminué à 3,6% en 2018, contre 3,8% en 2017.

Alors que des progrès continuent d’être réalisés dans la poursuite du programme d’intégration régionale du continent dans les huit Communautés économiques régionales (CER), des défis pour parvenir à une intégration plus approfondie demeurent. En particulier, la plupart des CER et des États membres ont du mal à réaliser des progrès dans le domaine de l’intégration productive.

M. Karingi note qu’avant la pandémie de Covid-19, le commerce intra-africain a augmenté, mais par rapport à d’autres régions, ce commerce est resté faible.

« Le commerce, la circulation économique des personnes et des services, les infrastructures, la gouvernance, la paix et la sécurité sont les principaux piliers de l’intégration régionale », fait-il remarquer, ajoutant que de nombreux pays font beaucoup pour mettre en œuvre la Zleca.

Selon lui, la paix et la sécurité créent des environnements propices à la poursuite de l’intégration régionale et à la réalisation d’objectifs de développement continental plus larges.

Le rapport présente une évaluation de l’état de l’intégration régionale en Afrique avec un accent particulier sur les progrès réalisés par les CER dans les dimensions clés de l’intégration régionale, y compris l’intégration macroéconomique, l’intégration productive, l’intégration commerciale, l’intégration des infrastructures, la libre circulation des personnes et la gouvernance, la paix et la sécurité.

Dans toutes les CER, déclare M. Karingi, l’intégration productive est la dimension la moins performante de l’intégration régionale.

« La plupart des communautés sont à la traîne en termes d’exportations et d’importations intermédiaires intra-régionales, et enregistrent un très faible indice de complémentarité du commerce des marchandises », dit-il, ajoutant que l’intégration productive est essentielle pour renforcer l’industrialisation et le commerce.

Selon le rapport, l’Union du Maghreb arabe (UMA) et la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) occupent la tête de l’intégration productive, avec des scores d’indice de 0,449 et 0,434, respectivement, tandis que la CEDEAO est le bloc régional le moins intégré dans ce domaine, avec un score d’indice de 0,220.

Malgré la faible performance de la majorité des CER en matière d’intégration productive, plusieurs initiatives sont en cours pour améliorer la situation, dont certaines sont soutenues par la CEA.

La Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et la CAE sont les communautés les plus performantes en termes d’intégration macroéconomique, avec des scores d’indice de 0,684 et 0,660, respectivement.

Faible taux du commerce intra-africain (rapport)

Les pays africains continuent de commercer plus avec l’extérieur qu’entre eux, selon un rapport d’évaluation de la Commission économique pour l’Afrique (CEA).Le rapport qui porte sur les progrès réalisés en matière d’intégration régionale dans le contexte de la pandémie de Covid-19, a été présenté lors du 39ème Comité d’experts de la CEA, qui a débuté hier mercredi à Addis-Abeba (Ethiopie).

« L’Union européenne, indique le rapport, occupe la plus grosse part du marché, représentant 29,8% du commerce total en 2018. La tendance est cependant en train de changer après le Brexit et également en raison de l’augmentation des échanges entre la Chine et l’Afrique ».

Stephen Karingi, Directeur de la Division de l’intégration régionale et du commerce, à la CEA, tout en présentant les conclusions du rapport, affirme que la Covid-19 a gravement perturbé la mise en œuvre des initiatives d’intégration régionale, y compris la Zone de libre-échange continentale africaine (Zleca), en particulier le commerce à cause de la fermeture des frontières nationales.

« Les problèmes de gouvernance, de paix et de sécurité continuent entraver la mise en œuvre de l’intégration régionale. La numérisation est essentielle pour maintenir la compétitivité commerciale et permettre une participation effective au commerce électronique transfrontalier », déclare M. Karingi.

Le rapport montre qu’en 2018, l’Afrique ne représentait que 2,6% du commerce mondial, soit une légère augmentation par rapport à 0,2% par rapport à 2017.

Le commerce intra-africain est passé à 16,1% en 2018 (159,1 milliards de dollars), contre 15,5% en 2017. À l’échelle mondiale, la production a légèrement diminué à 3,6% en 2018, contre 3,8% en 2017.

Alors que des progrès continuent d’être réalisés dans la poursuite du programme d’intégration régionale du continent dans les huit Communautés économiques régionales (CER), des défis pour parvenir à une intégration plus approfondie demeurent. En particulier, la plupart des CER et des États membres ont du mal à réaliser des progrès dans le domaine de l’intégration productive.

M. Karingi note qu’avant la pandémie de Covid-19, le commerce intra-africain a augmenté, mais par rapport à d’autres régions, ce commerce est resté faible.

« Le commerce, la circulation économique des personnes et des services, les infrastructures, la gouvernance, la paix et la sécurité sont les principaux piliers de l’intégration régionale », fait-il remarquer, ajoutant que de nombreux pays font beaucoup pour mettre en œuvre la Zleca.

Selon lui, la paix et la sécurité créent des environnements propices à la poursuite de l’intégration régionale et à la réalisation d’objectifs de développement continental plus larges.

Le rapport présente une évaluation de l’état de l’intégration régionale en Afrique avec un accent particulier sur les progrès réalisés par les CER dans les dimensions clés de l’intégration régionale, y compris l’intégration macroéconomique, l’intégration productive, l’intégration commerciale, l’intégration des infrastructures, la libre circulation des personnes et la gouvernance, la paix et la sécurité.

Dans toutes les CER, déclare M. Karingi, l’intégration productive est la dimension la moins performante de l’intégration régionale.

« La plupart des communautés sont à la traîne en termes d’exportations et d’importations intermédiaires intra-régionales, et enregistrent un très faible indice de complémentarité du commerce des marchandises », dit-il, ajoutant que l’intégration productive est essentielle pour renforcer l’industrialisation et le commerce.

Selon le rapport, l’Union du Maghreb arabe (UMA) et la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) occupent la tête de l’intégration productive, avec des scores d’indice de 0,449 et 0,434, respectivement, tandis que la CEDEAO est le bloc régional le moins intégré dans ce domaine, avec un score d’indice de 0,220.

Malgré la faible performance de la majorité des CER en matière d’intégration productive, plusieurs initiatives sont en cours pour améliorer la situation, dont certaines sont soutenues par la CEA.

La Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et la CAE sont les communautés les plus performantes en termes d’intégration macroéconomique, avec des scores d’indice de 0,684 et 0,660, respectivement.

Côte d’Ivoire: 10 milliards FCFA des Etats-Unis pour lutter contre l’extrémisme violent

L’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) a octroyé 19,5 millions de dollars, soit environ 10 milliards FCFA sur cinq ans à Equal Access International (EAI), une Ong internationale, pour renforcer la résilience des communautés contre l’extrémisme violent dans le nord de la Côte d’Ivoire, a-t-on appris jeudi de source officielle.

Selon un communiqué de la représentation diplomatique américaine en Côte d’Ivoire, ce projet dénommé  « Resilience for Peace ( R4P)  aidera les communautés frontalières ivoiriennes à risque à mieux lutter contre l’extrémisme violent.

 «  Les auteurs de l’extrémisme violent s’attaquent souvent aux communautés faibles et marginalisées », a déclaré dans ce communiqué, l’ambassadeur des États-Unis en Côte d’Ivoire, Richard Bell.

Selon  le diplomate américain, avec le projet R4P et l’appui des partenariats locaux, les États-Unis visent  « à renforcer la cohésion sociale, civique et économique pour rendre les communautés à risque résilientes face à la menace de l’extrémisme violent ».

Le projet R4P, a conclu le communiqué, créera des opportunités d’autonomisation économique et civique, en se concentrant sur les jeunes et les femmes, grâce à des améliorations de la gestion des ressources naturelles, de la prestation et de la réactivité des services gouvernementaux.