Un pont à Rosso pour rapprocher Dakar et Nouakchott

Les gouvernements mauritanien et sénégalais ont signé le contrat de construction de cette infrastructure à la frontière des deux pays.C’est un projet de grande envergure. Un pont sur le fleuve Sénégal va bientôt relier les deux villes jumelles : Rosso Sénégal et Rosso Mauritanie. Les premiers jalons de ce projet viennent d’être posés. En effet, les ministres mauritanien et sénégalais en charge des Transports, Mohamed Lemine Dhehby et Mansour Faye, ont paraphé hier jeudi un contrat dans ce sens.

Le pont de Rosso sera construit sur une durée de 30 mois. Le démarrage des travaux est prévu en juin 2021 et la livraison du chantier en décembre 2023. D’un coût global de 87,63 millions d’euros, soit plus de 57 milliards F CFA, les travaux seront confiés à une société chinoise suite à un appel d’offres international.

Le projet a acquis les financements de la Banque africaine de développement (Bad) pour 40,75 millions d’euros et la Banque européenne d’Investissement (BEI) pour 22,30 millions d’euros. L’Union européenne (UE) a aussi fait un don de 20 millions d’euros. A cela, s’ajoute les contributions de 3,50 millions d’euros de la Mauritanie et de 1,4 million d’euros du Sénégal.

Mohamed Lemine Dhehby s’est réjoui de cette signature, notant que le futur pont de Rosso va « favoriser l’intégration régionale et renforcer les liens de fraternité entre nos deux pays frères ». Jusque-là, a rappelé le ministre mauritanien, « le bac de Rosso est resté le seul moyen de transit entre nos deux pays d’une part et entre l’Europe, le Maghreb et l’Afrique de l’Ouest d’autre part ».

Ce bac « a joué un rôle vital au cours des dernières décennies mais avec la demande croissante de transport sur l’axe reliant l’Europe et l’Afrique via nos deux pays », il était « devenu incompatible avec la croissance rapide des transports sur cet axe », a souligné le ministre mauritanien des Transports.

Son homologue sénégalais, Mansour Faye, a salué lui-aussi cette initiative qui traduit « notre commune volonté d’impulser un souffle nouveau aux relations » entre les deux pays qui « (agissent) ensemble pour construire à tous les niveaux une collaboration dynamique positive et confiante ».

Au-delà de l’image d’intégration régionale, poursuit M. Faye, ce pont « matérialise l’amitié » entre deux peuples et Etats. « Nous avons la responsabilité de préserver cet héritage familial pour léguer à nos enfants et aux générations futures un espace sénégalo-mauritanien stable et apaisé dont toutes les composantes vivent en harmonie », a-t-il noté.

Divergence de vues entre Nicéphore Soglo et Talon, deux modèles socio-politiques

L’ancien chef d’Etat béninois, Nicéphore Soglo, a récemment défrayé la chronique via des attaques répétées contre le président Patrice Talon, faisant sienne la position de l’opposition qui considère que le pays fait face à une dérive autocrate.

Une accusation qui résume la fracture entre les « anciens » et les « modernes » dans l’appréhension de la démocratie béninoise. Les enjeux démocratiques, aujourd’hui, intègrent plusieurs paramètres en raison de nouvelles contraintes socio-politiques.     

Nicéphore Soglo, adossé à sa famille, est une personnalité importante et populaire au Bénin. En tant que premier président du Bénin démocratique au sortir de la dictature, en 1991, sa voix bénéficie d’une aura particulière. 

Il était jusqu’en 2017 l’un des principaux soutiens de Patrice Talon, jusqu’à leur rupture après les poursuites engagées contre son fils Léhady Soglo, alors maire de Cotonou, pour abus de fonction. Ces poursuites aboutirent à sa révocation de la mairie et à des poursuites judiciaires. 

Peu de temps avant, Léhady Soglo avait été évincé de son propre parti, fondé par ses parents, du fait d’une gestion jugée solitaire et peu efficiente. Un double affront que n’a jamais pardonné le clan Soglo à Patrice Talon, jugé être l’architecte de cette disgrâce. 

Inflation des partis politiques

On peut croire Nicéphore Soglo quand il déclare dans la presse ne rien avoir de personnel contre Patrice Talon. Car en réalité, les épisodes d’affrontements passés et actuels sont l’épiphénomène d’une divergence de vues fondamentale, non pas entre deux hommes mais entre deux modèles sociaux-politiques. 

De fait, l’ex-président béninois pourrait être vu comme le parangon (modèle) de la « première République » du Bénin, une démocratie nouvelle fondée sur une inclusivité ethnique et régionale, formellement niée sous le régime précédent. 

Cette volonté d’inclusivité démocratique s’est traduite dans les modes de scrutin et le découpage des circonscriptions électorales; ces dernières favorisant clairement des élections sur une base locale, ethnique puis régionale. 

Dans un pays marqué par un passif ethno-régional fait de rivalités parfois conflictuelles mais aujourd’hui relativement apaisées, la mathématique ethnique électorale ne comportait pas de danger réel en termes de stabilité ; elle permettait au contraire une participation forte à la vie politique béninoise pour l’ensemble des communautés. 

Ce choix primordial d’une construction démocratique sur une base communautaire a fini par montrer ses limites. En effet, l’inflation de partis politiques (près de 200), construits sur des bases ethno-régionales voire hyper-localistes, a fini par brouiller la vie politique. 

Il en résultait une diversité telle à l’Assemblée nationale que les gouvernements étaient issus de grandes coalitions particulièrement fluctuantes… d’où une forte instabilité. 

Nécessaire modernisation

Ce climat peu propice à des politiques de long terme prêtait largement le flanc au clientélisme et à la corruption. De facto dans les années 2000, le Bénin était considéré comme l’un des pays les plus « corrompus » d’Afrique. 

Ceci explique les réformes constitutionnelles, votées en 2019, prévoyant des restrictions (budgétaires et humaines) dans les conditions d’obtention du statut de parti politique et mettant également en place un système de parrainage d’élus.

Le président Patrice Talon s’est clairement employé à professionnaliser la vie politique autour des quelques formations incitées à s’organiser sur une base nationale intercommunautaire et non plus régionale ou inter-communale. 

Cependant, M. Talon ne semble pas nier le fait ethnique et localiste :  les découpages électoraux locaux, notamment communaux, n’ont en effet pas vraiment changé. L’objectif semble donc de concilier identités régionales ancestrales et concept de Nation au sens contemporain.

C’est bien deux visions politiques, voire deux visions du monde, qui s’affrontent, l’une clanique et reposant sur des équilibres communautaires fluctuants ; et l’autre transversale, avec un référentiel national primant sur les identités locales, sans pour autant les nier. 

Le modèle de Patrice Talon sera-t-il plus probant ? S’il est trop tôt pour le dire, il est certain qu’une partie de l’opposition refuse catégoriquement ce constat, quitte à tout mettre en œuvre pour l’en empêcher. 

Comme porter des accusations de dérive autocratique, voire de tentatives criminelles à l’encontre du président en exercice. Ce qui, en contexte électoral, ne peut qu’exacerber les tensions internes du pays. 

Sénégal: 64% des agriculteurs accèdent aux informations climatiques (enquête)

La quasi-totalité des producteurs sénégalais sont satisfaits de la qualité des informations climatiques (IC).Au niveau national, le taux d’accès aux informations climatiques est de 64%, selon une enquête sur la mise à l’échelle de la technologie météorologique menée par Mlouma, une structure dédiée à la création et à la mise en œuvre de solutions digitales appliquées au secteur agricole sénégalais.

« Plus de 75% des producteurs partagent les IC reçues avec d’autres personnes 

Les producteurs de Ziguinchor (sud) sont ceux qui partagent le plus les IC avec d’autres personnes. Les membres de la famille, le voisinage et les amis sont les personnes avec lesquelles les producteurs partagent. La majorité des producteurs (85 %) ont pris une décision dans le processus de production avec les IC reçues », révèle l’enquête dont APA a obtenu une copie.

Cependant, 38% des producteurs sont confrontés à des difficultés dans l’utilisation des IC dans le système de production.

Sur les 23.050 producteurs interrogés, 55% affirment que l’arachide est la culture la plus concernée par les décisions prises en rapport avec les informations climatiques reçues.

Les régions de Thiès (ouest) et de Sédhiou (sud) ont les taux d’accès aux IC les plus élevés.

Les canaux de réception préférés par les producteurs pour accéder aux informations climatiques sont l’alerte vocale et le sms.

 L’alerte vocal reste le canal préféré des producteurs n’ayant pas fréquenté l’école française mais son principal inconvénient selon les producteurs est qu’on n’a pas la possibilité de sauvegarder le message pour l’exploiter ultérieurement contrairement aux sms.

Une analyse selon les régions montre que le sms est privilégié par les producteurs du sud et de l’est (Tamba, Ziguinchor et Sédhiou) alors que l’alerte vocale reste la préférence de ceux du bassin arachidier (Kaffrine, Kaolack et Fatick).

L’enquête recommande, entre autres, de former les producteurs sur l’intégration de l’information climatique dans le système de production.

La presse sénégalaise au cœur du débat sur la justice

La sortie, hier, de l’Union des magistrats du Sénégal (UMS) occupe la Une des quotidiens sénégalais reçus ce vendredi à APA.« Concertations de l’UMS sur l’état de droit et l’indépendance de la justice-Le système judiciaire à la barre ! », titre Sud Quotidien.

Dans ce journal, Souleymane Téliko, président de l’UMS estime que « sans une indépendance garantie et assumée, la justice perd en crédibilité et en autorité ».

« Pour l’indépendance de la justice-Ce que proposent les magistrats », note Vox Populi dans sa manchette.

« Il faut éviter de faire avec les lois ce qu’on peut faire avec les mœurs », affirme Aisse Gassama, secrétaire général du ministère de la Justice.

L’As met en exergue les propos d’Alioune Ndao, ex Procureur de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) tenus lors de cette rencontre des magistrats : « Si ce qu’on reproche à Sonko est établi, qu’on le traduise en justice. Depuis qu’il est aux affaires, Antoine Diome (ministre de l’Intérieur) a une communication calamiteuse. Les tenants du pouvoir exécutif n’ont aucun respect à l’endroit du pouvoir judiciaire ».

« Alioune Ndao sort de sa retraite », titre Le Quotidien, dans lequel journal, l’ex Procureur spécial de la CREI ajoute : « Les tenants du pouvoir ont peur d’une justice indépendante. Des ministres donnent des instructions de non-poursuites à des procureurs qui les exécutent ».

« Sept ans après, l’ex Procureur de la CREI solde ses comptes. Cette façon de m’évincer, cela m’a fait beaucoup mal. Comment peut-on relever un Procureur en pleine audience parce que simplement il était en train de faire son travail correctement », détaille Vox Populi.

Ce qui pousse Walf Quotidien à faire état de « violente charge de l’ex Procureur de la CREI ».

« Après la signature, hier, des contrats entre le Sénégal et la Mauritanie-Démarrage des travaux du pont de Rosso en juin. Le coût évalué à 57,4 milliards. L’infrastructure aura une longueur de 1.460 mètres », informe Le Soleil.

En sport, Stades titre : « Eliminatoires Can 2022 : Sénégal/Congo à 16h00-Poursuivre la série victorieuse. Une invincibilité de 6 ans et 5 mois à défendre pour les Lions ».

« Congo-Sénégal : Les Lions pour maintenir le cap », renchérit Record.

Uemoa: la durée de validité des tests de dépistage Covid-19 fixée à 5 jours

La conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) a fixé jeudi la durée de validité des tests de dépistage Covid-19, au sein de l’espace communautaire, à cinq jours, à l’issue de sa 22e session ordinaire tenue en mode virtuel.

Sur la la situation de la crise sanitaire de la pandémie de Covid-19, les États membres de l’Uemoa ont adopté les principales recommandations relatives à la facilitation transfrontalière des personnes et des biens.

A cet égard, la conférence a fixé à « cinq jours, à compter de la date de l’échantillon, la durée de validité des tests de dépistage à l’entrée et au départ des aéroports des Etats membres » de l’Uemoa.

La conférence a en outre décidé de la reconnaissance mutuelle des résultats des tests Covid-19 réalisés par les structures nationales habilitées dans l’espace Uemoa pour éviter aux populations de faire des tests multiples. 

Elle a fixé à « 25.000 Fcfa le coût du test de dépistage de la Covid-19 pour les voyageurs utilisant le transport aérien à compter du 1er mai 2021 », tout en encourageant la réouverture progressive des frontières terrestres dans le respect des exigences sanitaires requises.  

« En temps opportun, le coût du dépistage de la Covid-19 sera fixé à 5.000 Fcfa pour les voyageurs utilisant les voies terrestres », annonce l’union qui exhorte tous les Etats membres à la mise en œuvre de stratégies nationales de vaccination des populations cibles contre la Covid-19.

Côte d’Ivoire: le scrutin législatif sera repris dans 4 circonscriptions électorales

Le scrutin législatif ivoirien du 6 mars 2021 sera repris dans quatre circonscriptions électorales suite à une décision du Conseil constitutionnel, a annoncé jeudi la Commission électorale indépendante (CEI).

« Suite aux contestations dont le Conseil constitutionnel a été saisi, dans le cadre du contentieux électoral, les résultats des élections ont été annulés dans quatre circonscriptions électorales », indique un communiqué de la CEI. 

Il s’agit de la circonscription n°011, Gbelo, Gouekan, Koonan, Ouaninou, Saboudougou et Santa communes et sous-préfectures; la circonscription n°085 concernant Atoutou et Jacqueville communes et sous-préfectures.

La circonscription n°148, à savoir Dabouyo et Gueto communes et sous-préfectures a été également annulée ainsi que la circonscription n°174, Dogbo et Grang-Bereby commune et sous-préfecture.

Le scrutin à Dabou, à l’Ouest d’Abidjan, une commune réputée comme le fief du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), a été remporté par Emmanuel Esis Esmel, candidat du Rhdp (pouvoir). Suite à une plainte, le Conseil constitutionnel a confirmé sa victoire. 

En attendant la reprise des élections dans ces quatre circonscriptions électorales, « les résultats provisoires précédemment proclamés le 09 mars 2021, sont devenus définitifs » pour les autres localités, déclare la CEI. 

Par conséquent, « sont déclarés définitivement élus, les candidats dont l’élection n’a pas été annulée par le Conseil constitutionnel », précise la CEI, annonçant que la liste nominative des députés élus pour la législature 2021-2025 sera transmise à l’Assemblée nationale.

De nouvelles élections seront organisées à une date ultérieurement dans ces quatre circonscriptions électorales où les résultats du scrutin initial ont été annulés, ainsi que dans les circonscriptions n°203 Séguéla commune, dont le siège est vacant suite au décès du Premier ministre Hamed Bakayoko. 

 Par ailleurs,  la CEI annonce qu’un scrutin sera organisé dans la circonscription n°097 Arikokaha, Niakaramandougou et Tortiya communes et sous-préfectures où il avait été sursis à la tenue du scrutin. 

La CEI a proclamé solennellement le 09 mars 2021, les résultats provisoires des élections des députés à l’Assemblée nationale du 06 mars 2021. Selon le dispositif légal, le Conseil constitutionnel valide définitivement les résultats après examens. 

Covid-19 : la Côte d’Ivoire enregistre 5 nouveaux décès et 759 nouveaux cas

La Côte d’Ivoire où il a été détecté le variant anglais de la Covid-19, a enregistré jeudi 757 nouveaux cas de cette maladie, 477 guéris et cinq nouveaux décès, a appris APA auprès du ministère ivoirien de la santé et de l’hygiène publique.

Dans son rapport quotidien sur cette pandémie, le ministère de la santé a ajouté qu’à la date du 25 mars 2021, la Côte d’Ivoire compte 42 074 cas confirmés dont 37 797 personnes guéries, 229 décès et 4 048 cas actifs.  

« Le 24 mars, 1649 personnes ont été vaccinées avec un total de 29 535 personnes vaccinées contre la Covid-19 du 1er au 24 mars », a ajouté le ministre Eugène Aka Aouélé dans ce communiqué. 

Par ailleurs, il a exhorté le personnel de santé, les forces de défense et de sécurité, les enseignants, les personnes âgées de plus de 50 ans et les personnes porteuses de maladies chroniques à se présenter au centre de vaccination au Parc des Sports de Treichville au sud d’Abidjan et les autres centres ouverts pour se faire vacciner gratuitement contre la Covid-19.

 Selon les autorités sanitaires ivoiriennes, le variant anglais de la Covid-19 a été détecté en Côte d’Ivoire et circule principalement à Abidjan, la capitale économique ivoirienne. Le 26 février dernier la Côte d’Ivoire a réceptionné 504.000 doses d’AstraZeneca ( vaccins contre la Covid-19) et au nom de l’amitié ivoiro-indienne, le pays a reçu le 05 mars dernier, 50.000 autres doses.

Covid-19: le variant anglais détecté en Côte d’Ivoire (ministère de la Santé)

Le variant anglais de la Covid-19 a été détecté en Côte d’Ivoire et circule principalement à Abidjan, a dit jeudi Dr Blaise Koné, directeur général adjoint de l’Hygiène publique, lors de la présentation de la campagne de vaccination contre la Covid-19 au Patronat ivoirien.

« Depuis le mois de février (2021), déjà, l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire indiquait la présence de ce variant dans notre pays; c’est sûr que de là jusqu’aujourd’hui, la maladie a certainement beaucoup progressé (…), ce qui explique le nombre de cas de regain », a soutenu Dr Blaise Koné.

Selon Dr Blaise Koné, le variant anglais détecté à Abidjan, connaît une circulation « active » et principalement à Abidjan, l’épicentre de la maladie dans le pays. C’est pourquoi il faut redoubler d’effort dans le respect des mesures barrières contre la Covid-19.

La Côte d’Ivoire a adhéré au mécanisme Covax, une initiative mondiale consistant à collaborer avec les fabriquants des vaccins contre la Covid-19. Le pays a reçu le 26 février 2021, 504.000 doses d’AstraZeneca et au nom de l’amitié ivoiro-indienne 50.000 autres doses le 5 mars. 

Le pays qui ambitionne de vacciner 58% de sa population, envisage de recourir à d’autres sources de financement en dehors du mécanisme Covax. Sur les populations à vacciner, le mécanisme Covax interviendra à hauteur de 20%, la Banque mondiale (19%) et l’Etat ivoirien (19%).

Le ministre ivoirien de la Santé et de l’Hygiène publique, Aouélé Aka, a exhorté les populations en Côte d’Ivoire à se faire vacciner, indiquant que pour l’heure il n’y a pas de solution, il n’y a que des mesures de prévention, entres autres les mesures barrières et les vaccins. 

Surtout, dira-t-il, « il faut faire confiance » au vaccin AstraZeneca,  utilisé aujourd’hui par une quinzaine de pays africains éligibles au mécanisme Covax à qui il a été alloué le vaccin et « dans aucun de ces pays on nous a signalé un décès dû à AstraZeneca ». 

Cette plate-forme de sensibilisation a été organisée par la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire  (Cgeci,  Le Patronat ivoirien). La représentante du président du Patronat ivoirien, Martine Koffi Studer, vice-présidente de l’organisation a salué la mobilisation du secteur privé.  

Mme Martine Koffi Studer, également présidente de la Coalition des entreprises de Côte d’Ivoire, a souligné que cette structure a été créée pour veiller à la santé des travailleurs. La réunion a d’ailleurs regroupé plusieurs médecins d’entreprises et des employés. 

La Cgeci regroupe environ 3.500 entreprises de tous les secteurs d’activités. Ces entreprises contribuent à 80% des recettes fiscales de l’Etat de Côte d’Ivoire et emploient au total plus de 400.000 travailleurs. 

Côte d’Ivoire/Massacre de Duékoué: «Je n’étais pas seul» (Amadé Ouérémi)

L’ex-chef de milice et ancien ‘’seigneur » du mont Péko dans l’extrême ouest ivoirien, accusé de crimes de guerre, de meurtres et de génocides à Duékoué (ouest ivoirien) pendant la crise post-électorale ivoirienne de 2010-2011, a avoué jeudi , au deuxième jour de son procès devant le Tribunal de première instance d’Abidjan «qu’il n’était pas seul» lors ce massacre.

« Ce n’était moi seul. Moi je n’étais qu’un simple élément. C’est le commandant Losseni Fofana ( ex-commandant de la zone de Man) qui a donné l’ordre d’aller démanteler les barrages des miliciens à Duékoué. Ce n’est pas moi qui étais le chef  »,  a soutenu M. Ouérémi acculé par les questions du juge Charles Bini.

Auparavant, les présumés victimes collatérales de ces tueries qui ont témoigné successivement à la barre, ont incriminé unanimement Amadé Ouérémi et ses hommes d’être les responsables de ce massacre.

 « Ceux qui ont tiré sur moi étaient des civils. J’ai appris après que ce sont les hommes de Amadé Ouéremi qui ont tiré ce jour-là », a accusé à la barre,  Bémoin Adeline, une jeune dame de 35 ans qui a perdu ses deux jambes pendant cette attaque.

 Après elle, Gbohouo Bruno qui dit avoir perdu son petit-frère Jean lors de ces attaques de Duékoué, a imputé la mort de ce dernier à Amadé Ouéremi et ses hommes.

  « J’étais avec mon petit-frère et des hommes en armes sont venus dans un véhicule et  l’ont enlevé et sont allés le tuer. Quand je suis allé les voir pour récupérer son corps, ils m’ont demandé de payer 10 000 FCFA », a expliqué M. Gbohouo.

 Selon lui, cette attaque du quartier carrefour de Duékoué était le fait de Ouéremi et ses hommes.  « Je compte me constituer partie civile. L’homme n’a pas de prix, mais au titre des réparations, je réclame la somme de 10 millions FCFA», a dit M. Gbohouo au Tribunal.

Quant à Yayé Edgar, un autre témoin de ces massacres qui dit avoir perdu son grand-frère mort calciné dans l’incendie de sa maison, il a accusé M. Ouérémi et sa troupe.  « Je suis sûr et certain que cette attaque a été perpétrée par Amadé et ses hommes. Il avait des hommes sous son commandement», a soutenu M. Yayé réclamant à son tour, la somme de 6 millions FCFA en guise de réparations des dommages.

De son côté, Yohou Julien, un jeune homme d’une trentaine d’années, qui dit être adjoint administratif, a imputé la responsabilité de ce massacre à Amadé Ouérémi. Il a dit lui-aussi son intention de se constituer partie civile et réclame la somme de 2 millions FCFA à titre de dommages et intérêts. 

En retour, M. Ouérémi a botté  d’abord en touche toutes ces accusations portées contre lui et ses hommes avant de se dédire sous la pression des questions du juge Bini Charles. Quatre-vingt-deux témoins ont été annoncés pour ce procès contre M. Ouérémi.

Mais pour l’heure, c’est une dizaine qui est présente  pour son témoignage.   Les tueries de Duékoué survenues pendant la crise post-électorale ivoirienne de 2010-2011 ont fait plus de 800 morts selon des organisations humanitaires. 

Agé de 57 ans et de nationalité burkinabè, l’ex-chef de milice Amadé Ouérémi qui était considéré comme un supplétif des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), a occupé pendant plusieurs années la forêt classée du Mont Péko dans l’ouest ivoirien. Il a été arrêté depuis mai 2013 par l’armée ivoirienne.

Can 2022 : qualification historique des Comores

Les Cœlacanthes ont composté, ce jeudi 25 mars, leur ticket pour la prochaine Coupe d’Afrique des nations de football après leur match nul et vierge face au Togo.Affiliée à la Fifa depuis 2005, la Fédération de football des Comores apprend très vite. L’équipe nationale de cet archipel situé au large de la côte est de l’Afrique est sûre de participer, début 2022, à la grand-messe du foot continental. Une première !

Le point glané face aux Eperviers du Togo, au stade omnisports de Malouzini (au Sud de la capitale Moroni), assure au pays d’origine des chanteurs Soprano et Alonso l’une des deux places qualificatives de la poule G.

En effet, les Comores totalisent neuf points au compteur au terme de la 5e journée des éliminatoires. Les Cœlacanthes sont toujours invaincus puisqu’ils ont signé deux victoires et trois nuls dans un groupe où il y a notamment l’Egypte et le Kenya.

Déjà éliminés, les Harambee Stars accueillent aujourd’hui à Nairobi les Pharaons. Si le Kenya ne s’impose pas, l’Egypte sera officiellement qualifiée. Et l’ultime rencontre des coéquipiers de Mohamed Salah face aux Comores, le 29 mars prochain, déterminera le leader définitif de ce groupe.

Foot : Congo-Sénégal, « un match à enjeu » (coach)

Malgré la différence de qualité sur le papier, le sélectionneur Aliou Cissé prend très au sérieux l’opposition des Lions, demain vendredi au stade Massamba-Débat de Brazzaville, face aux Diables rouges.Battue à l’aller à Thiès (70 kilomètres à l’Est de Dakar) sur le score de 2-0, le Congo cherche à se qualifier pour la Can 2022. Deuxième (7 points) du groupe J, il doit vaincre demain après-midi (15 heures GMT) le Sénégal pour maximiser ses chances ou finir au pire des cas « meilleur deuxième ».

Ce sera une tâche difficile pour les coéquipiers de Thievy Bifouma vu l’armada de l’adversaire, meilleure nation africaine au classement Fifa. Mais plusieurs observateurs pensent que le Sénégal, qualifié à deux journées de la fin des éliminatoires, pourrait baisser les armes vu qu’il « n’a rien à perdre » dans cette rencontre.

Le sélectionneur Aliou Cissé, présent en conférence de presse d’avant match, croit tout le contraire.  « J’entends certains dire que c’est un match sans enjeu pour le Sénégal. J’ai envie de dire que dans le sport de haut niveau, il n’y a pas de match sans enjeu. Nous venons au Congo qui a besoin de se qualifier. Ce sera un match très difficile », a-t-il noté d’entrée de jeu.

« On les a battus au match aller. On avait fait une très belle première mi-temps. Mais en seconde période, cette équipe congolaise nous a créés beaucoup de problèmes. On a énormément de respect pour cette équipe », a-t-il poursuivi.

Mondial 2022 en ligne de mire

Par ailleurs, l’autre enjeu des deux prochaines journées (Congo puis Eswatini) pour les Lions, selon Cissé, est qu’elles vont leur permettre de poursuivre la préparation en direction des éliminatoires de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Dans cette compétition également, le Sénégal partage la poule H avec le Congo, en plus de la Namibie et du Togo.

« On n’a pas l’habitude de se voir tout le temps comme en club. Quand on a deux journées comme ça, le travail doit continuer », a-t-il justifié. L’ancien capitaine des Lions de 2002 entend mettre à profit ces matchs officiels pour « changer notre groupe, notre stratégie et donner beaucoup plus de chances aux joueurs qui n’ont pas l’habitude de venir jouer avec nous ».

A la base, Aliou Cissé, qui a fêté ses 45 ans hier mercredi, a revu de fond en comble la liste de 26 joueurs qu’il avait publiée pour les deux prochains matchs. « Les deux, trois semaines (passées) furent un marathon », a confié le technicien aux dreadlocks, le nez et la bouche couverts d’un masque chirurgical. 

Il s’est heurté, comme plusieurs sélectionneurs d’équipes nationales africaines, au refus de certains clubs européens, surtout en Europe, de libérer des internationaux. Vu le contexte de la pandémie, la Fifa avait sorti une circulaire leur donnant le pouvoir de retenir leurs salariés s’ils sont obligés de rester en quarantaine à leur retour de sélection.

Mais certaines fédérations africaines, comme celle du Sénégal, ont bataillé ferme pour faire revenir à la raison ces clubs et obtenir la venue de certains cadres sous certaines conditions. Ce fut le cas du capitaine des Lions, Kalidou Koulibaly, pensionnaire de Naples (élite italienne).

« Un groupe qui vit bien »

Le défenseur des Lions, arrivé mardi soir dans la capitale congolaise, est le dernier à rejoindre la tanière. « C’était compliqué le voyage, mais j’avais à cœur de venir au Congo. Même ne pouvant pas jouer ce match (suspendu), je voulais être avec le groupe. On ne se voit pas très souvent. Mais le groupe du Sénégal est très uni », a laissé entendre le défenseur central napolitain, convoité par plusieurs grandes écuries européennes.

« Il y a beaucoup de nouveaux joueurs. Il était important que tous les cadres de l’équipe soient présents », a-t-il poursuivi, assis à côté du sélectionneur qui salue l’état d’esprit de son groupe dans un tel contexte.

En effet, Aliou Cissé déclare avoir « pu voir le comportement de certains clubs vis-à-vis de nos sélections, mais aussi l’état d’esprit de nos joueurs dans cette période ». Ces derniers ont pour la plupart tenu à être là « malgré les interdictions. Cela prouve que l’équipe du Sénégal est en train de vivre », s’est-il félicité.

L’Uemoa vise un taux de croissance de 5,8% en 2021 contre 0,9% en 2020

L’Union économique et monétaire Ouest-africaine (Uemoa) vise un taux de croissance de 5,8% en 2021 contre 0,9% en 2020 et 5,8% en 2019, a indiqué jeudi Alassane Ouattara à l’ouverture de la 22e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation, tenue en mode virtuel.

M. Ouattara, président en exercice de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Uemoa, a dressé un bilan, relevant qu' »au plan économique, le taux de croissance de l’Union a fortement fléchi du fait principalement des effets de la pandémie de la Covid-19 et est passé de 5,8% en 2019 à 0,9% en 2020″, dans un discours.  

Toutefois, rassurera-t-il, « les perspectives pour l’année 2021 laissent entrevoir une reprise de l’activité économique avec un taux de croissance estimé à 5,8% en lien avec la mise en oeuvre d’un plan de riposte et de relance (économique) dans tous les États membres ».  

« J’invite l’ensemble des partenaires techniques et financiers à se mobiliser pour appuyer les États membres dans la mise en oeuvre des plans de relance » tout en soutenant et accompagnant les efforts des États pour favoriser une croissance forte, a-t-il lancé.   

Malgré les efforts déployés, l’union demeure confrontée à une recrudescence des attaques terroristes, des enlèvements et autres crimes perpétrés par des groupes armés, notamment au Burkina Faso, au Mali et au Niger.

« Pour lutter contre le terrorisme dans notre région, nous avons institué un Fonds régional de sécurité et dégagé 100 millions de dollars US (…) afin de ramener la quiétude nécessaire au développement des activités économiques sur toute l’étendue du territoire communautaire », a-t-il ajouté.   

Au regard de la menace de la crise sanitaire de Covid-19, il a déclaré « nous devons poursuivre et accélérer les initiatives visant à renforcer notre capacité de production de produits pharmaceutiques et la vaccination des populations en collaboration avec nos partenaires ».

Les États de l’espace Uemoa font toujours face aux impacts négatifs de la Covid-19. La pandémie a fait à la mi-mars 2021, 119.271 cas confirmés dont 1.663 décès. Le nombre de cas actifs est de 11.661 et le taux de létalité moyen de 1,77% allant de 0,56% en Côte d’Ivoire à 4% au Mali.

M. Ouattara a par ailleurs encouragé les États membres de l’Uemoa à poursuivre les efforts en vue de l’aboutissent du projet de la monnaie unique (Éco) de la Cedeao en vue de construire un espace commun plus vaste et de prospérité partagée qui bénéficiera aux futures générations.

Le chef de l’Etat ivoirien a félicité le président burkinabé pour sa réélection à la tête de son pays et Mohamed Bazoum, le nouveau président élu du Niger, qui succède à Mahamadou Issoufou qui passera le 2 avril 2021 le pouvoir à ce dernier.  

Lancement à Abidjan d’une campagne pour promouvoir l’alimentation de qualité

Inades Formation, une organisation panafricaine œuvrant pour la promotion sociale et économique des populations, a lancé jeudi à Abidjan, une campagne baptisée «Conscience AlimenTerre», qui vise à promouvoir une alimentation de qualité, saine et durable.

Cette campagne qui sera menée dans une dizaine de pays africains entend éveiller la conscience des différentes catégories socioprofessionnelles sur la problématique du droit à l’alimentation et l’impact du choix de nos aliments et à susciter l’engagement de tous pour le recours aux pratiques et intrants respectueux de l’environnement et de la santé humaine. 

Selon Digbeu Tetiali, l’administrateur délégué et président de Inades Formation Côte d’Ivoire, cette campagne a pour objectif de mobiliser toutes les énergies et les volontés en vue d’une participation massive et citoyenne en Afrique et en Côte d’Ivoire en particulier dans les initiatives de centralisation autour de la question de fertilisants chimiques. 

Il a ajouté qu’il s’agit également d’attirer l’attention des uns et des autres sur la relation intrinsèque entre la qualité de la terre et la qualité de la nourriture qu’elle produit.  « Une terre qui est intoxiquée produira sûrement des aliments intoxiqués», a estimé M. Digbeu. 

Poursuivant, il a fait savoir que cette campagne consacre la volonté de son institution à contribuer à la concrétisation dans les pays africains du droit des populations à une alimentation saine et durable. 

Avant lui, Sena Adessou, le secrétaire de Inades Formation a souligné dans le même élan que le droit à l’alimentation implique l’accès à une nourriture saine. Cependant, il a regretté que  parfois l’usage d’intrants chimiques, met en danger la santé des populations.  

« Cette campagne veut œuvrer pour des systèmes alimentaires durables », a-t-il indiqué, ajoutant « qu’il faut faire en sorte que ce qui nous nourrit ne nous détruise pas ». 

En sa qualité d’ambassadeur de cette campagne alimentaire, l’ex-footballeur international ivoirien Didier Drogba a dit être heureux de s’engager pour une  « cause   aussi forte  » que la conscience alimentaire.

« Il est important que nous nous impliquions tous pour avoir une alimentation saine et de qualité. C’est une campagne qui nous concerne tous  », a estimé M. Drogba.  

« Je prends l’engagement de soutenir ce combat pour le changement de mentalité», a-t-il promis. La campagne   « Conscience AlimenTerre» a pour ambition d’emmener les différents acteurs des systèmes alimentaires à prendre conscience des enjeux de la production durable de la nourriture et à agir pour une agriculture saine qui produit sans détruire, en privilégiant les intrants agroécologiques.

La politique résume l’actualité sénégalaise

Les quotidiens sénégalais reçus, ce jeudi à APA, accordent un traitement de faveur aux sujets relatifs à la politique.« Organisation des (élections) locales-La majorité opte pour février 2022 », titre L’As.

Ce journal rapporte que la commission restreinte du dialogue politique a organisé hier une rencontre avec la Direction générale des élections (DGE) afin d’être édifiée sur les différentes étapes du processus devant mener aux élections locales et décider ensemble de la date du scrutin.

« Malheureusement, souligne L’As, faute d’accord entre les différents acteurs, il appartiendra désormais au Gouvernement (qui opte pour mars 2022) de trancher la question ».

« Les locales reportées, le Front de résistance nationale (FRN) dénonce une énième forfaiture…et met en garde le pouvoir contre d’éventuelles conséquences », informe Vox Populi.

A propos de ces élections locales et départementales, Le Quotidien note : « Encore un report ».

Nos confrères indiquent que le Conseil des ministres a prorogé le mandat des maires et présidents de Conseils départementaux.

Sud Quotidien revient sur le recours en annulation des poursuites contre le leader de Pastef et informe que « l’affaire Sonko retourne à l’Assemblée ».

« Le bureau de l’Assemblée nationale qui avait examiné et mis sur pied une commission ad hoc pour la levée de l’immunité parlementaire d’Ousmane Sonko (accusé de viols par une masseuse, Adji Sarr), vient d’être saisi à nouveau par des députés de l’opposition. Cette fois, c’est une question de requête en annulation de la même procédure enclenchée qui est déposée sur la table du bureau du président de l’Assemblée nationale », explique Sud Quotidien.

« Conséquences des manifestations-Sonko-Adji Sarr, les victimes collatérales. Plus de 2 mille emplois suspendus à Total. Les pertes estimées à plusieurs milliards Fcfa. Des travailleurs contractuels à Auchan licenciés », détaille L’Observateur.

Ce journal parle également de la liberté provisoire accordée à Guy Marius Sagna, Clédor Sène et Assane Diouf.

A la Une de Vox Populi, Amadou Guèye, membre du Mouvement pour la défense de la démocratie (M2D, opposition et société civile) affirme : « Impossible que Karim (Wade) et Khalifa (Sall) bénéficient d’une amnistie et…continuent de prétendre à la magistrature suprême ».

« C’est fini pour Karim », soutient l’ancien ministre libéral, Farba Senghor, dans Walf Quotidien qui, sur ce qu’il appelle « chasse aux Sénégalais de Gambie, titre : « Retour de bâton ! Effet boomerang de France dégage ».

« Artisanat-Macky Sall veut un projet spécial pour les jeunes », titre Le Soleil.

Côte d’Ivoire: un projet de loi sur le contenu local des activités pétrolières et gazières adopté

Un projet de loi sur le contenu local dans les activités pétrolières et gazières en Côte d’Ivoire a été adopté, mercredi, par le gouvernement au cours d’un Conseil des ministres présidé par le président Alassane Ouattara.

Ce projet de loi présenté par le ministre du Pétrole, de l’énergie et des énergies renouvelables, Abdourahmane Cissé « vise à mettre en place un tissu industriel pétrolier et gazier national prenant appui sur des entreprises et des personnels locaux », rapporte le communiqué du Conseil des ministres.

Le texte fait obligation aux titulaires des contrats pétroliers d’accorder la priorité des emplois au personnel qualifié de nationalité ivoirienne, de prévoir des programmes de formation pour permettre à ce personnel d’acquérir le niveau de qualification requis afin d’accéder à tous les niveaux de responsabilité du secteur.

Il fait également obligation aux investisseurs du secteur pétrolier, aux compagnies pétrolières et gazières présentes en Côte d’Ivoire, dans tous les secteurs de la chaîne des valeurs, allant de l’exploration à l’exploitation.

Les investisseurs doivent en plus accorder la préférence aux entreprises ivoiriennes pour les activités de sous-traitance, de prestation de services et de fourniture de biens. Par ailleurs, le projet de loi leur enjoint d’exploiter les services financiers et d’assurances disponibles en Côte d’Ivoire.

«Cette loi permettra de créer des emplois pour nos jeunes et  favoriser la création de PME et champions nationaux dans ces secteurs » a expliqué le ministre Abdourahmane Cissé, soulignant la classification des activités en trois catégories.

Il s’agit de la catégorie A réservée aux entreprises ivoiriennes, de la catégorie B réservée aux entreprises ivoiriennes et les partenariats entre entreprises étrangères et ivoiriennes, et enfin de la catégorie C ouverte à toutes les entreprises.

En outre, ces sociétés sont soumises à l’obligation de promouvoir la recherche et le développement, et de faciliter le transfert de technologies en direction des entreprises locales.

Frontières ivoiro-burkinabé: les populations sensibilisées au vivre ensemble

Les populations des frontières ivoiro-burkinabé sont sensibilisées depuis quelques jours au vivre ensemble et à la cohabitation pacifique dans le cadre d’une campagne initiée par le Secrétariat exécutif de la Commission nationale des frontières de la Côte d’Ivoire (SE-CNF CI) et le Secrétariat permanent de la Commission nationale des frontières du Burkina Faso (SP-CNF).

Selon une note d’information transmise à APA, mercredi, cette campagne  conjointe de sensibilisation qui s’est déroulée dans les localités frontalières des régions du sud-ouest du Burkina et du nord-est de la Côte d’Ivoire (Bounkani).

Elle a sillonné du 16 mars au 20 mars 2021 les villages frontaliers de Bahéldouo, Mossibougou, Naasar Tenga au Burkina Faso et Doropo et Kalamon en Côte d’Ivoire.

Ces villages frontaliers ont en partage les difficultés liées à l’insécurité, aux conflits fonciers, aux entraves à la libre circulation des personnes et des biens, à l’accès aux infrastructures socio-éducatives de base qui entament la qualité de la vie quotidienne de leurs habitants.

Les séances de sensibilisation ont été coprésidées par messsieurs Zongo Wendinmanegdé Emmanuel, Gouverneur de la région du sud-ouest du Faso et Kpan Droh Joseph, Préfet de la région du Bounkani.

Au cours des séances de sensibilisation, les deux autorités ont embouché la même trompette. Après avoir réitéré la volonté des deux pays d’œuvrer en faveur de la consolidation des liens fraternels entre les deux peuples aux frontières, elles ont, de façon commune, lancé des messages de paix, de solidarité et de cohabitation pacifique pour un vivre ensemble harmonieux aux populations.

 « En attendant la fin des activités de démarcation dans trois ans, nous  ne devons pas remettre en cause les liens fraternels entre les deux peuples. Vous devez vivre dans la cohésion et accueillir les projets de développement que les deux États pourraient réaliser conjointement en votre faveur. » a affirmé le gouverneur de la région du sud-ouest du Burkina Faso, Zongo Wendinmanegdé Emmanuel.

 « Vous êtes et vous restez des frères et des sœurs. Détournez-vous de la violence et usez régulièrement du dialogue, de la concertation et du recours à l’arbitrage des autorités administratives pour résoudre vos différends.  Si après la démarcation, votre village appartient à la Côte d’Ivoire ou au Burkina Faso, vous auriez au moins vécu paisiblement et bénéficié des actions de développement que chaque État aura posées » a-t-il conclu sur la question.

A sa suite, M. Kpan Droh Joseph, préfet de région du Bounkani a exhorté à son tour les populations à « s’impliquer véritablement dans la réalisation des projets qui viendront combler vos besoins socio-éducatifs de base » .

En outre, dans le village de Naasar Tenga, les deux autorités ont invité les orpailleurs à rendre légales leurs activités. Cela, « afin d’aider l’État à avoir les ressources nécessaires pour la construction des infrastructures socio- économiques de base dont vous avez besoin » a soutenu M. Kpan Droh Joseph sous le regard approbateur du gouverneur du sud-ouest.

Ces  séances de sensibilisation ont bénéficié de l’appui financier du projet d’appui au Programme Frontière de l’Union Africaine (GIZ/PFUA).

Ouverture à Abidjan du procès de l’ex-chef milicien Amadé Ouérémi pour crimes de guerre

Le procès de Amadé Ouérémi, un ex-chef de milice accusé de meurtres, d’assassinats, de crimes de guerre, de génocide, de tribalisme, de vol en réunion, de viols…commis sur des populations civiles à Duékoué dans l’ouest ivoirien pendant la crise post-électorale ivoirienne de 2010-2011, s’est ouvert mercredi au Tribunal de première instance d’Abidjan, plus de sept ans après son arrestation , a constaté APA sur place.

M. Ouérémi qui dit avoir pris ses quartiers au mont Péko ( ouest ivoirien) depuis 2007, a rejeté devant le Tribunal son implication dans ces tueries de Duékoué qui ont fait 817 morts selon la Croix Rouge.  « J’étais à Bagouho ( non loin de Duékoué en mars 2011. Je suis allé à Duékoué avec le rebelle Coul de Kouibly. J’étais un simple élément. Et l’ordre de commandement venait du commandant Losseni Fofana. C’est lui qui a donné l’ordre d’aller chasser tous les miliciens de Duékoué », a expliqué M. Ouérémi au Tribunal.  

« Dieu même sait que je n’ai pas fait ça », a soutenu M. Ouéremi qui dit n’avoir pas été sur le théâtre des opérations à Duékoué avec  « ses hommes ». Poursuivant, il a indiqué qu’une fois à Duékoué le lendemain du massacre  « j’ai vu beaucoup de corps dans les rues ».  

« Les corps sont restés trois jours dans les rues de Duékoué avant d’être enlevés par l’Organisation des Nations-Unies en Côte ( ONUCI). Mais, il n’y a pas eu de cas de viols », a-t-il ajouté. Par ailleurs, M. Ouérémi a dénoncé un complot de certaines personnes pour lui faire porter la responsabilité de ces tueries de Duékoué.  

« Il est juste accusé, mais pas encore déclaré coupable. Je suis en train de chercher à réunir tous les moyens pour le défendre. Si les moyens sont bons, c’est possible qu’ il soit relaxé. Les charges sont nombreuses, j’ai recensé plus de 24 et ça s’apparente à un acharnement », a estimé Me Roseline Aka, l’avocate de l’accusé Amadé Ouérémi.  « Pour la nécessité de l’éclatement de la vérité, nous exigerons la comparution de toutes les personnes qu’il faut », a-t-elle souligné.

 Ce procès de l’ex-chef milicien où près d’une vingtaine de témoins ont été présentés à la juridiction, a été suspendu aux environs de 18h ( heure locale et GMT) et reprendra jeudi après-midi.  

gé de 57 ans et de nationalité burkinabè, l’ex-chef de milice Amadé Ouérémi qui était considéré comme un supplétif des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), a occupé pendant plusieurs années la forêt classée du Mont Péko dans l’ouest ivoirien. Il a été arrêté depuis mai 2013 par l’armée ivoirienne.

Foot/Elim CAN 2022: les matchs contre le Niger et l’Ethiopie, « un défi » pour les Éléphants

La présidente du Comité de normalisation de la Fédération ivoirienne de football (FIF), Mariam Dao Gabala, a invité dans la soirée de mardi les Éléphants à regarder les matches contre le Niger et l’Ethiopie comme « un défi », dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2022. »Vous devez regarder ces deux matches comme un défi », a déclaré Mme Mariam Dao Gabala devant les Eléphants, regroupés dans un hôtel au Sud d’Abidjan, la capitale économique ivoirienne, avant leurs matchs contre le Niger et l’Ethiopie.   

A la tête d’une délégation, Mme Dao Gabala a dit être venue avec son staff pour « rassurer » les pachydermes et leur apporter la « bénédiction » et le « soutien » du Comité de normalisation de la FIF avant leur déplacement à Niamey.  

« Nous pensons que vous nous ramenez » la victoire, a laissé entendre Mme Mariam Dao Gabala dont ce premier contact avec les Éléphants intervient à quelques jours de l’expédition à Niamey pour la cinquième journée des éliminatoires de la CAN 2022.

Elle a fait savoir aux Éléphants que ces deux matchs qu’ils vont disputer face au Mena du Niger, le 26 mars avant de boucler ces échéances devant l’Éthiopie à Abidjan, le 30 mars, abordent une phase décisive de la qualification à la prochaine CAN.

A’Salfo, le leader vocal du groupe Magic Système, était aux côtés de Mme Dao Gabala pour encourager les joueurs. S’adressant aux Eléphants il a lancé « vous avez été choisis parmi de nombreux Ivoiriens pour représenter le pays. Battez-vous avec l’idée que toute la Côte d’Ivoire compte sur vous et attend beaucoup ».

Suite à ces deux messages forts à l’endroit des pachydermes, le porte-parole des Eléphants, Serey Dié, a exprimé le bonheur de ses camarades pour cette visite du Comité de normalisation, assurant qu’ils feront tout pour honorer le drapeau national à Niamey.  

Législatives ivoiriennes: la victoire de Bictogo confirmée à Agboville

Le Conseil constitutionnel ivoirien a rejeté la requête en appel de la candidate de Ensemble pour la souveraineté et la démocratie (EDS, opposition) à Agboville (Sud ivoirien), Esther Fleur Aké M’bo qui dénonçait une fraude électorale dans cette circonscription pendant le scrutin législatif ivoirien confirmant ainsi la victoire de son adversaire Adama Bictogo issu du Rassemblement des Houphoüetistes pour la démocratie et la paix ( RHDP).

Selon une source proche de M. Bictogo contactée mercredi par APA, la victoire de ce dernier a été confirmée par le Conseil constitutionnel conformément aux résultats de ce scrutin donnée auparavant par la Commission électorale indépendante (CEI, organe électoral).

A Port-Bouët, commune située dans le sud d’Abidjan, la victoire de Dr Sylvestre Emmou du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, opposition) a été entérinée par le juge constitutionnel ivoirien rejetant la requête en appel de  Siandou Fofana, son adversaire du RHDP (pouvoir).

Le  RHDP, le parti présidentiel ivoirien a remporté la majorité des sièges à l’issue des élections législatives du 06 mars dernier avec 137 élus, devant l’opposition qui recueille 91 sièges et les candidats indépendants 26 sièges, selon les résultats de la CEI.

Côte d’Ivoire: plus de 24 600 personnes vaccinées contre la Covid-19

Plus de 24 600 personnes ont été vaccinées contre la Covid-19 en Côte d’Ivoire, sur la période du 1er au 20 mars 2021, grâce au mécanisme Covax, a indiqué mercredi le porte-parole du gouvernement, Sidi Touré, à l’issue d’un Conseil des ministres.

« Au total, à la date du 20 mars 2021, 24 639 personnes ont été vaccinées contre la Covid-19 », a dit M. Sidi Touré, indiquant que la deuxième phase ciblera les personnes dont l’âge est compris entre 18 et 49 ans pour atteindre toutes les populations. 

La vaccination contre la Covid-19 apparaît à ce jour plus que nécessaire afin de prévenir et de réduire la transmission de la maladie, c’est pourquoi « notre pays a adhéré au mécanisme Covax en vue de bénéficier de vaccin de qualité grâce à cette dynamique mondiale », a-t-il ajouté. 

La Côte d’Ivoire a reçu le 26 février 2021, 504 000 doses de vaccin AstraZeneca. En outre, au nom de l’amitié ivoiro-indienne, l’ambassade de l’Inde en Côte d’Ivoire a offert à l’Etat ivoirien 50 000 doses de vaccin AstraZeneca le 5 mars 2021.

La Côte d’Ivoire dispose actuellement pour sa campagne de vaccination de 554 000 doses de vaccin AstraZeneca validé par l’OMS qui d’ailleurs recommande la poursuite de ce vaccin qui avait été suspendu par certains pays à la suite de certains effets secondaires. 

La campagne qui a démarré le 1er mars prend en compte pour sa première phase les personnes en première ligne: le personnel de santé, les forces de défense et de sécurité, les enseignants, les personnes âgées d’au moins 50 ans et les personnes porteuses de maladies chroniques.

A ce jour, 51 centres de vaccination contre la Covid-19 sont ouverts et opérationnels dans le District sanitaire d’Abidjan, y compris dans les casernes, les établissements sanitaires militaires et les hôpitaux de police. 

L’ouverture de sites de vaccination est prévue dans plusieurs autres villes de l’intérieur du pays, à l’occurrence à Bouaké, Yamoussoukro, San-Pedro, Daloa, Man, Korhogo. Et ce, pour étendre et intensifier la campagne de vaccination. 

Le point de la situation Covid-19 en Côte d’Ivoire ressort à la date du 23 mars 2021, 40 868 cas confirmés, 36 944 personnes guéries, 3702 cas actifs et 222 décès, selon les données du ministère de la Santé et de l’-hygiène publique.  

Côte d’Ivoire: un nouveau Premier ministre connu en avril 2021 (Officiel)

Le porte-parole du gouvernement ivoirien, Sidi Touré, a annoncé mercredi qu’un nouveau Premier ministre sera connu probablement après le 1er avril 2021, à l’issue d’un Conseil des ministres.

« Dans le calendrier institutionnel à partir du mois d’avril, a lieu la première session du Parlement et une grande majorité des membres du gouvernement a été élue en tant que député, ils ont obligation déjà de siéger une première fois avant de vaquer à d’autres occupations », a indiqué M. Sidi Touré.  

De ce fait, expliquera-t-il, « il faut qu’ils soient libres de tout engagement au niveau de l’exécutif, ce qui permet déjà de mettre en congé les membres du gouvernement, donc probablement après le 1er avril le Premier ministre sera connu s’il n’est pas déjà désigné ». 

Le chef de l’Etat Alassane Ouattara a annoncé ce mercredi « le dernier Conseil des ministres Hamed Bakayoko ». Selon M. Sidi Touré, après le décès du Premier ministre Hamed Bakayoko, « le gouvernement était plus ou moins en suspend ».

« Je procéderai dans les prochains jours à la nomination d’un nouveau Premier Ministre qui sera chargé de me proposer un nouveau Gouvernement », a déclaré sur son compte tweeter, le président ivoirien Alassane Ouattara. 

Ouattara veut la poursuite du dialogue politique afin d' »honorer » la mémoire de Hamed Bakayoko

Le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, a invité mercredi le gouvernement à poursuivre le dialogue politique afin d' »honorer » la mémoire du Premier ministre défunt Hamed Bakayoko, à l’entame d’un Conseil des ministres à Abidjan.

« Afin d’honorer sa mémoire, nous devons poursuivre le dialogue politique, le développement de notre pays avec engagement et détermination dans une Côte d’Ivoire apaisée et ouverte à tous », a déclaré M. Alassane Ouattara, dans un discours.  

Le gouvernement a « repris le travail pour nos concitoyens et je sais que chacun de nous fera l’effort nécessaire pour retrouver le rythme qui a été le nôtre au cours de ces dernières années », a ajouté le président ivoirien. 

« Pendant les années qu’il a passé au gouvernement, Hamed a travaillé avec abnégation (pour) la consolidation de la paix, du dialogue politique, de la sécurité ainsi que de l’amélioration des conditions de vie de nos concitoyens », a-t-il témoigné.  

Pour M. Ouattara « Hamed était un fils » ainsi que pour la Première dame. Il perd un proche collaborateur et un grand serviteur de l’Etat. Souffrant, il s’est rendu en France le 18 février, mais sa santé se dégradant, il sera évacué à Fribourg, en Allemagne, où il succombera d’un cancer le 10 mars.

L’intérimaire du Premier ministre défunt, Patrick Achi, a dit prendre la parole avec une vive émotion à ce Conseil des ministres, qui intervient après l’inhumation tenue le vendredi 19 mars 2021 à Séguéla, dans le nord-Ouest du pays. 

« Nous savons combien la perte cruelle et brutale de votre proche, fidèle et loyale collaborateur, de votre fils, le Premier ministre Hamed Bakayoko vous afflige », a affirmé M. Patrick Achi, pour qui se souvenir de Hamed, c’est se souvenir de tous ses combats pour rétablir le pays et sa marche vers le progrès.

Il a assuré que les Ivoiriens sont avec le chef de l’exécutif dans cette douloureuse épreuve et « les membres du gouvernement entendent rester debout et déterminés » à poursuivre sur sa haute égide la grande oeuvre de construction du pays, ce qui serait le plus bel hommage à Hamed Bakayoko.  

Des témoignages émus ont été rendus au Premier ministre défunt Hamed Bakayoko (56 ans) à l’occasion de ses obsèques. M. Ouattara perd en moins de huit mois un autre fils politique, attachant, après le décès du Premier ministre précédent Amadou Gon Coulibaly.

Le Canada et la Bad œuvrent pour la création d’un fonds pour le climat

Les deux parties ont récemment signé un accord de 105,8 millions de dollars américains pour matérialiser ce projet prenant notamment en compte le genre.Paraphé le 17 mars dernier, cet accord donnera naissance à « un fonds spécial transformateur » selon un communiqué de la Banque africaine de développement (Bad). Celui-ci, poursuit la source, sera capitalisé grâce, d’une part, à la combinaison d’une contribution remboursable de 105,8 millions de dollars américains visant à accorder des prêts concessionnels tant pour des opérations souveraines que non souveraines, et d’autre part, à une contribution de 7,9 millions de dollars américains pour une assistance technique complémentaire.

La Bad se chargera de l’administration de ce nouveau fonds destiné aux projets liés au changement climatique en Afrique et dans lesquels la participation de la gent féminine est fortement recommandée. La signature de l’accord a été effectuée en marge du Symposium Canada-Afrique sur la croissance propre.

Lors de cette cérémonie virtuelle, Karina Gould, la ministre canadienne du Développement international, a déclaré : « Le changement climatique est l’un des défis les plus importants de notre époque. Et bien que nous soyons tous touchés par ce phénomène, nous savons que tout le monde n’est pas affecté de la même manière. Cela signifie que les personnes vulnérables et marginalisées supportent plus le poids de cette crise ».

Le Canada et l’institution financière africaine prévoient d’utiliser les ressources de ce fonds dans « les technologies innovantes à faible émission de carbone, les énergies renouvelables, l’agriculture intelligente, la foresterie durable, la gestion de l’eau et les projets de résilience climatique ».

De son côté, Akinwumi Adesina, le président de la Bad, a affirmé que « dans la reconstruction de l’Afrique après la Covid-19, la résilience climatique est très importante ». En outre, le Nigérian a précisé que les moyens financiers déployés par le Canada, un des principaux membres non régionaux du Groupe de la Bad, « sont uniques pour l’aide (qu’ils) nous apportent dans notre adaptation au changement climatique ».

En termes de financement pour le climat, la Banque africaine de développement a pour but d’atteindre 40 % d’ici à la fin de 2021. Entre 2016 et 2019, ses investissements dans ce domaine ont quadruplé en passant de 9 à 36 % de son portefeuille. La Bad a pris l’engagement de fournir aux pays africains un financement climatique de 25 milliards de dollars d’ici à 2025.

Le Symposium Canada-Afrique sur la croissance propre a rassemblé des dirigeants des secteurs public et privé de ce pays nord-américain et de l’Afrique subsaharienne. Cette rencontre d’échanges visait, d’après le document de la Bad, « à identifier des moyens novateurs pour faire croître leurs économies tout en réduisant les émissions de carbone et en renforçant la résilience au changement climatique ».

La FAO rend un vibrant hommage au défunt PM ivoirien Hamed Bakayoko

L’équipe multidisciplinaire du Bureau sous-régional de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour l’Afrique de l’Ouest a rendu lundi un vibrant hommage au défunt Premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko, à l’ouverture de sa 12e réunion tenue en mode virtuel.

Les participants, ont lors d’un moment de recueillement, observé une minute de silence en hommage au défunt Premier ministre de la Côte d’Ivoire, Hamed Bakayoko décédé le 10 mars 2021 à Fribourg, en Allemagne, selon une note transmise à APA, mercredi.  

La session, pilotée par visioconférence depuis la Côte d’Ivoire, s’est ouverte en présence du ministre ivoirien de la Promotion de la riziculture, Gaoussou Touré, du ministre guinéen de l’Agriculture et de l’élevage, Roger Patrick Millimono. 

« Je remercie la FAO pour le choix de la Côte d’Ivoire comme pays hôte de la 12ème réunion de l’Équipe multidisciplinaire pour l’Afrique de l’Ouest qui a pour thème « Systèmes agroalimentaires résilients : reconstruire en mieux » », a déclaré le ministre ivoirien de la Promotion de la riziculture, Gaoussou Touré. 

« Cette réunion est l’occasion de renforcer la cohésion pour une collaboration accrue et permettra également d’assurer une planification conjointe et une responsabilité mutuelle dans la conduite des actions visant à mettre en place des systèmes alimentaires résilients et à reconstruire en mieux après la crise de la Covid-19 », a-t-il dit. 

Les travaux qui ont porté sur la construction des systèmes agroalimentaires résilients en Afrique de l’Ouest, interviennent dans un contexte où la pandémie de Covid-19 a impacté les sources de revenus et les moyens d’existence des populations rurales et urbaines. 

Le représentant de la FAO en Côte d’ivoire, Samy Gaiji, a tenu à mettre l’accent sur les opportunités, qui ont émergé depuis le début de cette crise sanitaire, pour transformer les systèmes alimentaires afin de mieux soutenir les populations.

Pour lui, c’est l’occasion pour le pays de déployer des valeurs pour repenser une économie moins extravertie et plus intégrée, tournée vers la transformation des produits locaux pour la satisfaction des besoins alimentaires, sanitaires, énergétiques et en équipement. 

Les échanges ont ressorti « la nécessité urgente de construire des systèmes agroalimentaires résilients face aux conflits, au changement climatique, aux ravageurs et aux maladies transfrontaliers ». 

Le Commissaire de la CEDEAO pour l’Agriculture, l’environnement et les ressources en eau, Sékou Sangaré, a souligné que « l’agriculture est un secteur stratégique pour lutter contre la pauvreté, créer de l’emploi et assurer l’approvisionnement des populations en denrées alimentaires ».

Le coordonnateur du Bureau sous-régional de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest, Gouantoueu Robert Guéï, a invité les participants à porter « un regard rétrospectif sur 2020, une année qui marquera l’humanité, par la pandémie de la Covid-19, mais aussi une année où la FAO a induit beaucoup de changements dans sa façon de travailler par de nouvelles orientations ». 

En Afrique de l’Ouest et au Sahel, près de 17 millions de personnes ont actuellement besoin d’une assistance alimentaire immédiate. Ce chiffre pourrait augmenter à près de 24 millions pendant la prochaine période de soudure qui interviendra entre juin et août 2021, si des mesures appropriées ne sont pas prises à temps.

Dans le cadre de la politique d’ouverture et de transparence entre l’Organisation et ses États Membres prônée par le Directeur général de la FAO, Qu Dongyu, plusieurs ministres et représentants permanents auprès de la FAO à Rome participent à cette réunion. 

En outre, les gouvernements, les institutions économiques sous-régionales, les partenaires techniques et financiers, la société civile et les représentations de la FAO des 15 pays membres de la CEDEAO contribuent à dresser le bilan des actions menées et définir les perspectives pour l’année 2021. 

La première réunion virtuelle de l’Équipe multidisciplinaire de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest qui s’est ouverte lundi et qui table sur la problématique de l’insécurité alimentaire, du ralentissement économique, du changement climatique, des conflits et de la pandémie de Covid-19, se déroule jusqu’à ce mercredi 24 mars 2021.

Niger: l’UA indignée par la récurrence des attaques terroristes

Le président de la Commission de l’Union africaine (CUA), Moussa Faki Mahamat s’indigne et exprime sa préoccupation suite à la récurrence des attaques terroristes prenant des civils pour cibles au Niger.En l’espace d’une semaine, 203 personnes ont été tuées dans l’Ouest du pays par des hommes armés. Six jours avant l’attaque de dimanche dernier qui a fait 137 morts, 66 personnes avaient perdu la vie à Tillabéry. Cette région frontalière de Tahoua se situe dans la zone dite des trois frontières à la lisière du Niger, du Mali et du Burkina Faso.

« Toute en condamnant fermement la lâcheté des dernières attaques intervenues dimanche 21 mars dans la région de Tahoua au Niger (…) le président de la Commission présente ses condoléances aux familles des victimes », rapporte la CUA dans un communiqué.

Elle réitère l’urgente nécessité de renforcer la lutte contre le terrorisme dans le Sahel pour préserver les vies humaines et appelle à la solidarité de tous dans ces moments particulièrement éprouvants.

Même réaction du Le HCR. L’agence onusienne chargée des réfugiés condamne les attaques meurtrières contre des personnes déplacées qui ont fui de précédentes violences.

« Le HCR évalue les besoins et se tient prêt à fournir des soins de santé aux personnes affectées ainsi qu’à assurer leur protection, alors que les populations pourraient rejoindre les villes voisines d’Intikane, de Telemces et de Tahoua, où nous fournissons déjà, avec nos partenaires, une assistance humanitaire aux réfugiés, aux déplacés internes et aux personnes vulnérables parmi les communautés d’accueil », écrit-il dans un communiqué de presse.

La presse raconte la rencontre émissaire de Touba/opposition

La rencontre, hier soir à Dakar, entre Serigne Bass Mbacké Porokhane, émissaire du Khalife général des mourides avec le Front de résistance nationale (FRN, opposition), fait la Une des quotidiens sénégalais parvenus ce mercredi à APA.« Tension entre le pouvoir et l’opposition-Le sermon de Serigne Mountakha », titre Le Quotidien, dans lequel journal, le Khalife affirme : « On n’accède pas au pouvoir par des armes ou des pierres ».

A propos de cette rencontre FRN/émissaire du Khalife, L’As note que « l’opposition expose ses doléances à Serigne Mountakha ».

« Les exigences de l’opposition à Macky Sall », renchérit Rewmi Quotidien, soulignant que le FRN demande le limogeage du Procureur et du Doyen des juges, le renoncement public de Macky Sall à une 3e mandat, l’abrogation du parrainage, la suppression du statut de non électeur.

« Le FRN liste ses exigences, Serigne Mountakha apaise. Le Khalife invite au calme, à la paix et remet 50 millions f cfa pour les familles des victimes des manifestations. Il invite les acteurs politiques à attendre la période des campagnes électorales pour présenter bilan ou projet », détaille Les Echos à sa une.

De son côté, Vox Populi met le focus sur « la faveur que le Khalife demande à Macky et Sonko » : « Ce sont mes deux fils qui se font face, il est de notre rôle de vous demander de tout cesser. Maintenant, celui qui accepte de m’accorder cette demande, je vais le remercier ».

Dans le journal, le Khalife dit à qui veut l’entendre : « Le changement ne peut s’opérer que par le vote, la violence n’a pas sa place dans la démocratie ».

En attendant, pour la bonne conduite des politiques publiques et pour mieux soutenir les actions présidentielles, La Tribune informe qu’on va vers « le retour du poste de Premier ministre en 2022 ».

« Occupation du terrain politique-Quand Sonko requinque l’opposition ! », s’exclame Sud Quotidien.

Traitant du financement des jeunes, des assemblées générales tous azimuts, Walf Quotidien titre : « Rebondir à tout prix ! »

Les accords avec les enseignants entre 2018 et 2020 occupent la Une de L’As qui constate que « l’Etat se radicalise ».

« 25.966 actes traités entre 2019 et 2021 », affirme le ministre de la Fonction publique, Mariama Sarr.

Mais « c’est du bluff », de l’avis du syndicaliste enseignant, Saourou Sène.

Pourtant, Le Soleil informe que « 166 milliards de Fcfa (ont été) décaissés en 3 ans » pour payer les rappels des enseignants.

Augmentation de 12% du taux d’accès à l’électricité en Afrique

Vingt millions d’Africains ont été raccordés à l’électricité entre 2014 et 2018, soit plus du double de la hausse observée pour la période 2000-2013.Ainsi, le taux d’accès à l’électricité en Afrique est passé de 42% en 2015 à 54% en 2019 grâce, notamment, au soutien de la Banque africaine de développement (Bad). Celle-ci a financé des projets d’interconnexion entre ses pays membres africains (dits régionaux) et favorisé le recours aux énergies renouvelables.

« Avec l’appui de la banque, 291 MW de nouvelles capacités de production d’électricité ont été installées en 2019 dont 60% à partir de sources d’énergies renouvelables. Au cours de la même année, quelque 432 kilomètres de lignes de transport d’électricité et 435 kilomètres de lignes de distribution ont été réalisées sur le continent, ce qui a favorisé l’accès de près de 468 000 personnes à l’électricité en 2019 », rapporte un communiqué de presse reçu, ce mercredi à APA.

Il souligne que la Bad a exhorté ces dernières années ses pays membres africains à rationaliser leurs capacités de production et à partager leur surplus d’électricité afin d’améliorer les échanges énergétiques transfrontaliers, dont le taux n’est que de 8% sur le continent.

Entre 2014 et 2020, la banque a effectué des investissements importants dans les énergies renouvelables, notamment dans le parc éolien du Lac Turkana, au Kenya, le complexe solaire NOOR Ouarzazate au Maroc et le Programme solaire Burkina Faso 2025 dénommé « Yeleen ».

Mahamadou Issoufou dit « au revoir » à Ouattara avant son départ le 2 avril

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, a dit mardi « au revoir » à Alassane Ouattara à Abidjan, lors d’une audience à la présidence de la République, avant la passation des charges le 2 avril 2021 au nouveau président élu Mohamed Bazoum.

« Je voudrais cher frère te remercier. Il fallait que je vienne te voir en tant que président de la République du Niger pour te dire au revoir, parce que le 2 avril prochain, je vais passer le témoin à un nouveau président démocratiquement élu par le peuple nigérien », a déclaré M. Mahamadou Issoufou devant les caméras.  

Saisissant cette occasion, M. Mahamadou Issoufou a renouvelé toutes ses condoléances à la suite de la disparition du Premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko, le 10 mars dernier, tout en exprimant les condoléances de l’ensemble du peuple nigérien.

Il s’est réjoui de « la qualité des rapports » qu’il a eus au plan personnel et de la qualité de travail abattu ensemble pendant ces années avec le président ivoirien, ce qui a permis d’ailleurs de renforcer les relations bilatérales entre le Niger et la Côte d’Ivoire.  

« Ce que nous avons fait ensemble a permis d’enregistrer des progrès, aussi bien au niveau de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine), de la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) qu’à l’échelle du continent », a-t-il poursuivi. 

« J’ai noté également, la très forte solidarité de la Côte d’Ivoire, dans la lutte contre le terrorisme qui menace le Sahel et le bassin du lac Tchad », a dit le président Mahamadou Issoufou, qui a « apprécié le soutien financier de la Côte d’Ivoire, surtout pour le financement du contingent tchadien qui a permis d’intensifier la lutte contre le terrorisme ». 

« La solidarité des pays amis est très importante. Je voudrais renouveler mes remerciements pour la qualité des relations que nous avons eues entre le Niger et la Côte d’Ivoire. Nous allons continuer à travailler ensemble pour le bonheur de nos populations », a-t-il ajouté.

Le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, s’est réjoui de cette visite, tout en assurant que son pays est disposé à soutenir les efforts du G5 Sahel dans l’élan de la lutte contre le terrorisme qui enregistre un regain ces derniers jours. 

M. Ouattara a évoqué le ralentissement des économies de la région à la suite de la pandémie de Covid-19, tout en laissant entendre que « nous sommes en roue libre pour l’Éco (la monnaie commune de la Cedeao) » après cette crise sanitaire.  

Mohamed Bazoum succède, le 2 avril 2021, à Mahamadou Issoufou qui achève son second mandat quinquennal à la tête du pays. Le Cour constitutionnelle nigérienne a confirmé le 21 mars son élection à la présidentielle du 21 février.  

Côte d’Ivoire: un accident de la circulation fait trois morts sur l’autoroute du nord

Une collision entre deux camions de transport de marchandises diverses sur l’autoroute du nord voie sud PK 13, a fait sept victimes dont trois décès certains mardi aux environs de 03h43 mn ( heure locale et GMT), a appris APA auprès du Groupement des sapeurs pompiers militaires ( GSPM).

Dans une note d’information, les pompiers ont précisé que les quatre blessés de cet accident ont été évacués à l’hôpital Saint Jean Baptiste de Bodo, sur l’autoroute du Nord. 

Selon le gouvernement ivoirien, la surcharge, l’état des routes et l’imprudence des conducteurs sont généralement à l’origine de 94% des accidents de la route qui surviennent en Côte d’Ivoire. 

 L’année 2020 s’est achevée dans le pays avec un total de 31 361 interventions des sapeurs-pompiers qui ont recensé 32 234 victimes dont 1097 décès. 

Niger : un deuil national de trois jours décrété

Les drapeaux seront mis en berne sur toute l’étendue du territoire national, à compter de ce mardi 23 mars, en mémoire des victimes des récentes attaques jihadistes.Le bilan officiel est lourd : 203 morts en l’espace d’une semaine. Les assauts jihadistes du dimanche 21 mars « dans les localités d’Intazayene, de Bakorat et Wistane et plusieurs autres hameaux et campements (région de Tahoua) » ont causé 137 décès selon un communiqué du gouvernement nigérien.

Six jours auparavant, 66 personnes avaient perdu la vie à Tillabéri. Cette région frontalière de Tahoua se situe dans la zone dite des trois frontières à la lisière du Niger, du Mali et du Burkina Faso.

L’exécutif nigérien a remarqué que les auteurs de ces attaques sanglantes, « en prenant dorénavant les populations civiles pour cible, franchissent une étape de plus dans l’horreur et la barbarie ».

C’est pourquoi, le gouvernement a appelé « la population à plus de vigilance tout en réaffirmant sa détermination à poursuivre la lutte contre le terrorisme jusqu’à la victoire finale ».

Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l’Union africaine (UA), a exprimé ce mardi « son indignation et sa préoccupation suite à la récurrence des attaques terroristes » visant des civils.

En outre, le Tchadien a réitéré « l’urgente nécessité de renforcer la lutte contre le terrorisme dans le Sahel pour préserver les vies humaines » et appelé « à la solidarité de tous dans ces moments particulièrement éprouvants ».

Pour sa part, Mahamadou Issoufou, qui gère les affaires courantes avant l’investiture de Mohamed Bazoum, a convoqué dimanche dernier une réunion du Conseil National de Sécurité. Sur tweeter, le président sortant a soutenu que « tout est mis en œuvre pour que ces crimes ne restent pas impunis ».

Son successeur à la tête de la République du Niger a déploré ces attaques « contre les paisibles populations civiles ». Mohamed Bazoum, dont la victoire à l’élection présidentielle du 21 février a récemment été confirmée par la Cour constitutionnelle, a un dossier chaud sur sa table. Le nouveau chef de l’État prendra ses fonctions le 2 avril prochain.