Prison d’Abidjan: 22 agents pénitentiaires grévistes dont 2 femmes arrêtés

Vingt-deux agents de la garde pénitentiaires dont deux femmes ont été arrêtés mercredi lors d’une grève à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), selon une note sécuritaire établissant le bilan des interpellations, consultée jeudi par APA.

Ces agents  arrêtés devaient être libérés dans les heures qui suivent après une rencontre avec le ministre ivoirien de la Justice qui s’est achevée jeudi soir.

Les grévistes annoncent la suspension de leur mot d’ordre de grève après avoir obtenu cinq points d’accord sur neuf de leurs revendications, selon des sources concordantes.

Un fort détachement de forces de l’ordre était déployé à la Maca, la plus grande prison du pays, de 7h30 à 13h (GMT, heure locale) suite à la grève des agents de la garde pénitentiaire. Ils ont été « interpellés et conduits par la gendarmerie et la police pour troubles à l’ordre public ». 

 Sur ces 22 agents interpellés, l’on compte 20 hommes et deux femmes. Parmi eux, treize agents mis à la disposition de la gendarmerie ont été conduits à Agban et neuf autres mis à la disposition de la police nationale ont été conduits à la préfecture de police. 

Les individus interpellés ont été conduits, selon la note, « sous bonne escorte par différentes forces en présence ». En outre, la situation est actuellement calme au niveau de la Maca et le  procureur de Yopougon (Ouest Abidjan) est « informé ».

Une « enquête est en cours » et devrait situer les responsabilités de ces agents grévistes de la garde pénitentiaire qui revendiquent, entre autres, un arrêté ministériel pour que leur tenue s’accompagne par le galonage, car chacun s’habille dans le « billard » avec des grades qu’il s’octroie.

Le Collectif des syndicats revendique un bail plus conséquent, parce que les taux actuels dont « le plus bas est à 70.000 Fcfa et de façon graduelle à 80.000 Fcfa, 90.000 Fcfa et 170.000 Fcfa « ne sont plus concurrentiels sur le terrain ».

L’Etat ivoirien édicte des mesures pour contenir la grippe aviaire

Le gouvernement ivoirien, « en alerte », face à la résurgence de la grippe aviaire dans le département de Grand-Bassam, à 40 Km au Sud-Est d’Abidjan, a érigé des mesures pour contenir cette épizootie.

Dans une note, le ministère des Ressources animales et halieutiques, annonce officiellement que « depuis le 20 juillet 2021, une forte mortalité de volailles a été constatée dans les élevages traditionnels et modernes à Mondoukou, dans la cité de Grand-Bassam ». 

Les analyses effectuées dans un laboratoire de référence ont « confirmé la présence du virus de l’influenza aviaire hautement pathogène de type H5N1 », souligne la note du ministère ivoirien des Ressources animales et halieutiques. 

Le ministère des Ressources animales et halieutiques indique avoir pris des mesures en termes de renforcement du contrôle des mouvements des volailles, de ses produits et sous-produits dans le département de Grand-Bassam.

Il a été de ce fait imposé l’abattage sanitaire d’urgence de toutes les volailles présentes dans la zone du foyer, entrepris depuis le 14 août 2021, ainsi que la destruction des cadavres de volailles et de tous les déchets, suivis du nettoyage.

Des équipes dédiées procèdent à la désinfection des élevages et des environs souillés. Elles assureront la surveillance épidémiologique dans la zone du foyer et dans tout le département de Grand-Bassam.

Le ministère des Ressources animales et halieutiques annonce en outre l’interdiction d’importation de produits et sous-produits avicoles en provenance des pays infectés et le renforcement de la surveillance aux frontières.

Le gouvernement qui est à pied d’oeuvre pour éradiquer cette épizootie, appelle à la vigilance et à une franche collaboration avec les services vétérinaires mis en état d’alerte depuis la suspicion et la confirmation de la grippe aviaire sur le territoire ivoirien. 

Face à cette résurgence de la grippe aviaire en Côte d’Ivoire après les crises de 2006 et 2015, parfaitement maîtrisées, l’Etat ivoirien a pris des mesures vigoureuses conformément à la législation en vigueur et au plan de contingence de lutte afin de circonscrire l’épizootie.

La grippe aviaire est une maladie infectieuse très contagieuse pour les volailles, à déclaration obligatoire. Cette épizootie a fait sa réapparition en Afrique de l’Ouest en janvier 2021 notamment au Sénégal, en Mauritanie, au Mali, au Togo et au Ghana.

Accidents: l’Etat ivoirien indexe les propriétaires de véhicules de transport

Le ministre ivoirien des Transports, Amadou Koné, a indexé mercredi les propriétaires des véhicules de transport dans les accidents de la route, lors d’une rencontre avec des chauffeurs, à Abidjan.

« Je ne dirais jamais, et ce n’est pas vrai que seuls les chauffeurs sont responsables. Chacun a sa une part de responsabilité, à commencer par les propriétaires de véhicules, qui pour moi sont les premiers responsables », a dit M. Amadou Koné.

Selon le ministre des Transports, ce sont eux qui doivent entretenir les véhicules, veiller au bon fonctionnement des véhicules qu’ ils mettent sur la route et s’assurer du bon état de l’engin. 

Il a salué l’acte du ministre de la Justice qui a publié récemment une circulaire qui « engage aussi la responsabilité des propriétaires » en cas d’accident mortel, portant à vérifier s’il a rempli son devoir.

« Nous, en tant qu’administration, on a une part de responsabilité, donc non est tous responsable, mais on est tous des victimes » de la route, a-t-il poursuivi, invitant chacun à prendre conscience de ses responsabilités.

Mais, « il faut que vous, chauffeurs, vous vous engagiez aussi pour prendre vos parts de responsabilité », a lancé M. Amadou Koné, annonçant que son département oeuvre sur les conditions de travail et de vie des chauffeurs. 

Pour lui, il faut améliorer les conditions de travail pour réduire les accidents. De ce fait, il travaille avec le ministre de l’Emploie sur la question de la retraite et des cotisations sociales des chauffeurs et qu’ ils bénéficient d’une pension à la retraite.

Toutefois, conseillera-t-il, « ce n’est pas à cause des recettes qu’ on va passer outre le code de la route ». Il faut respecter le code de la route et les forces de l’ordre qui veillent à son application. 

Afin de faciliter la tâche aux chauffeurs, il a indiqué que dans dix jours, des équipes seront déployées pour faciliter l’obtention des plaques d’immatriculation et les titres de transport, car  la phase répressive entre en vigueur dès le 1er  septembre 2021.

En Côte d’Ivoire, 814 personnes ont été tuées sur les routes en 2013, selon les statistiques qui ressortent 1465 tués en 2019 et 1509 tués en 2020 malgré les restrictions imposées par la Covid-19, soit un accroissement de 79% en 7 ans.

Covid-19 : Ouattara reprend ses activités après 2 semaines de confinement

Le Chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara a repris, mercredi, ses activités après deux semaines de confinement.

M. Ouattara s’était mis en confinement le 03 août dernier après avoir  été en contact avec une personne déclarée positive à la Covid-19, conformément aux recommandations sanitaires en la matière.

« Les tests effectués lors de ce confinement ont révélé une infection à la Covid-19, qui a fait l’objet d’un suivi par les équipes médicales », explique la présidence ivoirienne dans un communiqué parvenu à APA, mercredi.

« Le teste de contrôle effectué, ce mercredi 18 août 2021, s’étant révélé négatif à la Covid-19, le président de la République reprend ses activités », ajoute ce communiqué signé par le ministre, secrétaire général de la présidence, Abdourahmane Cissé.

« Le président de la République exhorte l’ensemble des Ivoiriens et les populations vivant en Côte d’Ivoire à se faire vacciner, et à continuer de respecter les mesures barrières afin de lutter contre cette pandémie », conclut le communiqué.

Covid-19: 253 nouveaux cas et 4 décès en Côte d’Ivoire, mercredi

Quelques 253 nouveaux cas de covid-19 et 4 décès ont été enregistrés, mercredi, en Côte d’Ivoire où la pandémie connait une flambée depuis quelques semaines.

Selon un communiqué reçu à APA, le ministère de la Santé, de l’hygiène publique et de la couverture maladie universelle a enregistré « ce mercredi 18 août 2021, 253 nouveaux cas de Covid-19 sur 4 241 échantillons prélevés soit  6 % de cas positifs, 192 guéris et 4 décès ».

A la date du 18 août 2021, la Côte d’Ivoire compte donc 52 836 cas confirmés dont 51 772 personnes guéries, 369 décès et 695 cas actifs. Le nombre total d’échantillons est de 847 957.

Le 17 août, 9 463 doses de vaccins contre la Covid-19 ont été administrées soit un total de 1 246 309 doses administrées.

« Le ministre de la Santé, de l’hygiène publique et de la couverture maladie universelle invite toutes les personnes de plus de 18 ans à se faire vacciner dans les centres de vaccination », poursuivit le communiqué, ajoutant que « la vaccination contre la  Covid-19 est gratuite et volontaire ».

Dix agents pénitentiaires grévistes arrêtés à la prison d’Abidjan (syndicat)

Dix gardes pénitentiaires grévistes ont été arrêtés, mercredi, à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA), selon le secrétaire général du Syndicat national des agents pénitentiaires de Côte d’Ivoire (Synapci), le lieutenant Michaël Dago Oko.

« Dix personnes ont été arrêtées, bastonnées et leurs portables arrachés » à la Maca, la plus grande prison du pays, a déclaré à APA le lieutenant Michaël Dago Oko qui considère cela comme « une humiliation d’une corporation nationale, pour avoir posé une revendication ».

Astreints au port de la tenue pour le service, « l’Etat de Côte d’Ivoire débourse chaque année un budget pour nous doter  de tenues, mais malheureusement quand le budget est voté, on ne sait pas où notre argent va et on ne nous donne pas ces tenues », et ce depuis 2014, a-t-il dit. 

La dotation prend en compte, le chapeau, les ceinturons, la chemise et la chaussure que le ministère de la Justice gère,  mais faute de tenues, « les agents eux-mêmes se font confectionner des tenues » en raison de 50.000 Fcfa par tenue, a fait observer le lieutenant Oko. 

Le secrétaire général du Synapci a appelé le Garde des sceaux à prendre un arrêté d’application ministériel pour que la tenue s’accompagne par le galonage. Car, à défaut de cette disposition, chacun s’habille dans le « billard » avec des grades qu’il s’octroie.

Le syndicat, ajoutera-t-il, revendique un bail plus conséquent, parce que les taux actuels dont « le plus bas est à 70.000 Fcfa et de façon graduelle à 80.000 Fcfa, 90.000 Fcfa et 170.000 Fcfa « ne sont plus concurrentiels sur le terrain ».

Par ailleurs, pour le règlement, « lorsqu’on doit payer nos baux, c’est la trésorerie de Côte d’Ivoire qui a toujours un souci de liquidité pour payer le bail », qui est un contrat entre l’Etat et le propriétaire de la maison, s’est-il insurgé.

« L’Etat ne paie pas ces baux là au point qu’on vient expulser le fonctionnaire de sa maison », a-t-il poursuivi, ironisant qu' »on ne peut pas compter le nombre » dans cette situation et les plaintes sont toujours au Cabinet du ministre de tutelle. 

Un déploiement impressionnant des forces de l’ordre était observé mercredi à la Maca de 7h30 à 13h (GMT, heure locale) en raison de la grève des agents pénitentiaires, qui à en croire le lieutenant Michaël Dago, s’étendrait à l’intérieur du pays. 

La grève a été lancée par un Collectif de syndicats, le Synapci, le Syapci et le Synapapci. Selon le lieutenant Oko, le mouvement, suivi à 100% à la Maca et à l’intérieur du pays, intervient après une insatisfaction des revendications. 

Aujourd’hui, les agents pénitentiaires en Côte d’Ivoire sont estimés à 4.000 personnes. Ces agents, considérés comme des fonctionnaires, ont un profil de carrière de la catégorie C3 jusqu’à la catégorie A7.

Sénégal : vers une Conférence-Exposition sur le pétrole

L’événement entre dans le cadre de la promotion des investissements dans le secteur de l’énergie, selon un communiqué du ministère sénégalais du Pétrole et des Énergies parvenu mercredi à APA.Le Sénégal compte profiter à fond de ses ressources pétrolières et gazières. A travers la conférence-exposition du bassin sédimentaire MSGBC (Mauritanie, Sénégal, Gambie, Guinée Bissau et Guinée Conakry) Oil, Gas & Power 2021 sur l’énergie, Dakar veut fortifier les investissements dans le secteur de l’énergie.

L’événement se tient les 1er, 2 et 3 décembre prochains au Centre international de conférences Abdou Diouf (Cicad) de Diamniadio. Il entre dans le cadre de la promotion des investissements dans ledit secteur, grâce à la mise en valeur du potentiel énergétique aussi bien dans le sous-secteur pétrolier, en plein développement, que dans le sous-secteur de l’électricité et des énergies renouvelables, dans un contexte mondial de transition énergétique.

Selon le ministre du Pétrole et des Énergies, Mme Aïssatou Sophie Gladima, cité par le communiqué, « cette conférence va contribuer à stimuler les investissements dans notre pays dans ce secteur, avec les perspectives prochaines de l’exploitation du pétrole et du gaz, mais également dans le secteur des énergies renouvelables dans lequel notre pays a fait des progrès significatifs avec près de 30% d’énergie propre dans le réseau électrique ».

A l’en croire, « l’arrivée prochaine du gaz local constituera un élément non négligeable de notre transition énergétique, tenant compte des changements climatiques, pour produire une énergie propre et accessible à moindre coût, grâce à des programmes innovants dans ce domaine. »

MSGBC Oil, Gas & Power est l’une des premières conférences majeures sur l’énergie en Afrique qui réunit l’ensemble de la chaîne de valeur énergétique. L’événement célèbre les entreprises nationales, avec deux pavillons consacrés à la mise en valeur des capacités locales, informe le texte.

Il ajoute que la rencontre verra également la participation de délégations officielles venues de nombreux pays africains, notamment ceux du bassin sédimentaire MSGBC, des pays producteurs de pétrole d’Afrique de l’Ouest, aux côtés de partenaires d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Asie.

Jeux paralympiques Tokyo 2021: 3 athlètes représentent la Côte d’Ivoire

Trois athlètes représenteront la Côte d’Ivoire aux Jeux paralympiques 2021 qui se dérouleront du 24 août au 5 septembre à Tokyo au Japon.

Ces trois athlètes sont issus de deux disciplines sportives, à savoir de la dynamophilie (powerlifting) et de l’athlétisme (lancé du poids et lancé du javelot).

Il s’agit du para haltérophile Adou Hervé Ano, champion de Côte d’Ivoire dans la catégorie des moins 65kg hommes. Ano représentera son pays à la finale de cette discipline prévue le vendredi 27 août 2021 au forum international de Tokyo.

En para athlétisme, la Côte d’Ivoire sera présente à cette 16è édition de ces jeux avec deux athlètes, que sont, Sebehe Clarisse Lago et Ye Kah Michel.

Clarisse Lago participera à la finale du lancé du poids dans la catégorie F40 (petite de taille), le samedi 4 septembre 2021 au stade olympique de Tokyo. Elle est une habituée de cette compétition internationale. En 2016, à Rio au Brésil elle avait fini à la 8è place lors de la finale de cette discipline.

Quant à Kah Michel, il prendra part à deux épreuves dans la catégorie F41 (petite de taille) notamment au lancé du poids et du javelot. Il est programmé pour la finale du poids le lundi 30 août 2021 et le samedi 4 septembre 2021 pour la finale du javelot.

La Côte d’Ivoire participe aux Jeux paralympiques depuis les Jeux d’été de 1996 à Atlanta. Le pays compte à ce jour 3 médaillés paralympiques.

Il s’agit de Oumar Basakoulba Koné, le seul Ivoirien champion paralympique, avec trois médailles d’or à son palmarès, respectivement glanées à Atlanta 1996 (400m T42-46 et 800m T44-46) et Sidney 2000 (800m T46).

Paul Fernand Kra Koffi, médaillé de bronze aux 800m dans la catégorie T12 (malvoyant) à Sidney 2000.

Et enfin Fatimata Brigitte Diasso, médaillée d’argent au saut en longueur femmes catégorie T11 (malvoyant) avec son saut de 4,89m à Rio 2016.

Les jeux paralympiques réunissent des athlètes vivant avec handicap de tous les pays affiliés au Comité international paralympique (CIP) pour des épreuves handisports. Y participent, des handicapés physiques ou visuels (amputés, aveugles, infirmes moteurs cérébraux ou en fauteuil roulant…etc.) ainsi que des handicapés mentaux.

Ces jeux sont organisés par le Comité internationale paralympique tous les 4 ans à la suite des jeux olympiques.

Une montre Casio inspirée du drapeau béninois

La multinationale japonaise a conçu cet accessoire en hommage à Rui Hachimura, Béninois d’origine et basketteur nippon évoluant dans la National Basketball Association (NBA), la ligue nord-américaine.Du haut de ses 2,03 mètres, Rui Hachimura est le premier ressortissant japonais à être pris au premier tour de la draft NBA (2019). Pour Casio, l’impact de l’ailier des Washington Wizards, avec qui elle a signé un accord de partenariat global, devrait « s’accroître à l’avenir ».

Les origines d’Hachimura, né d’une mère japonaise et d’un père béninois, sont magnifiées à travers  le design de la GM-110RH, le deuxième modèle signature en collaboration avec le joueur professionnel.

« Le cadran de la montre et la boucle du bracelet de la GM-110RH sont ornés d’accents de jaune, rouge et vert qui reprennent les couleurs du drapeau national du Bénin, la terre ancestrale d’Hachimura. L’aiguille des heures jaune, l’aiguille des minutes rouge, le cadran incrusté de vert et le pont en Y sont disposés pour une visibilité optimale », indique un communiqué reçu mercredi à APA.

De plus, précise la source, la nouvelle montre est proposée non seulement avec le bracelet en uréthane noir de base, mais aussi avec un bracelet en uréthane à motif de tissu kente ouest-africain inspiré des vêtements traditionnels de la région.

Le logo « Black Samurai », surnom de Rui Hachimura, est gravé sur la plaque arrière, la boucle du bracelet et l’emballage spécial. Le symbole hachi en japonais, signifiant huit, est aussi inscrit sur la nouvelle montre. Il représente à la fois le nom et le numéro de maillot du sportif. Autant de choses qui font le bonheur du basketteur de 23 ans : « Mes racines béninoises et africaines sont très importantes pour moi », soutient Rui Hachimura.

Sahel : le Conseil de sécurité de l’Onu préoccupé par la montée du jihadisme

Pour l’organe de l’Organisation des nations unies (Onu) chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales, le succès de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent en Afrique passe entre autres par le renforcement de « la bonne gouvernance » et la facilitation du « développement socioéconomique ».Les mouvements jihadistes continuent d’avancer leurs pions au Sahel. Du Mali au Tchad en passant par le Burkina, les assauts meurtriers sont récurrents. Dans cette partie de l’Afrique, le jihadisme tourmente des populations parfois livrées à elles-mêmes.

Les membres du Conseil de sécurité ont condamné « énergiquement les attaques constantes dirigées contre les civils, les représentants des institutions locales, régionales et des États, ainsi que les forces de sécurité nationales, internationales et des Nations Unies ».

Dans la même veine, ils ont réitéré leur « ferme condamnation des attaques et des menaces d’attaque dirigées contre les écoles, les enfants et le personnel éducatif, y compris des enlèvements survenus récemment au Nigeria ».

S’attaquer à ce mal profond, c’est prendre en compte, selon eux, les « conditions sous-jacentes » qui favorisent sa propagation. Il importe ainsi de promouvoir la bonne gouvernance « indispensable à la paix et à la stabilité à long terme dans la région ».

C’est pourquoi le Conseil de sécurité, réuni hier mardi, a salué « la transition démocratique intervenue au Niger et les efforts de réconciliation menés au Burkina, en Côte d’Ivoire et au Togo et encourage la poursuite de ces dialogues ».

De même, l’organe onusien a apprécié les efforts des pays de la région pour renforcer « la participation pleine, égale et véritable des femmes aux processus politiques, notamment en vue d’accroître le nombre de femmes exerçant de hautes responsabilités publiques et plus largement le nombre de femmes occupant des fonctions électives ».

Au Sahel, les effets du changement climatique se manifestent souvent par la sécheresse, la désertification, les inondations et la dégradation des terres. Ces phénomènes ont des « conséquences en termes d’insécurité alimentaire » qui influent sur la stabilité.

Dans sa déclaration, le Conseil de sécurité a souligné les répercussions du conflit libyen sur les pays voisins en particulier au Sahel avec « l’accumulation déstabilisante et le détournement d’armes mais aussi l’afflux de groupes armés et de mercenaires ».

Tout de même, l’organe composé de quinze membres dont cinq permanents s’est félicité des moyens déployés par les pays de l’Afrique de l’Ouest et du bassin du lac Tchad, l’Union africaine (UA) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) « pour prévenir et régler les problèmes de sécurité exacerbés par le terrorisme et la criminalité transnationale organisée ».

Au sujet de la situation humanitaire dans la région, le Conseil de sécurité a globalement noté « une détérioration aggravée par la pandémie de Covid-19 ». Il a donc demandé que soit assurée « la fourniture durable, en toute sécurité et sans entrave, de l’aide humanitaire et médicale à toutes les personnes qui en ont besoin » surtout les femmes, les filles, les enfants, les personnes âgées et les individus en situation de handicap.

Enfin, le Conseil de sécurité s’est également dit inquiet de la montée de la piraterie dans le golfe de Guinée, non sans encourager la poursuite des actions de lutte aux niveaux national et régional.

Le Concours général en taille patron dans la presse sénégalaise

Les journaux sénégalais, parvenus mercredi à APA, traitent principalement du discours tenu par le président de la République lors de la cérémonie de remise des récompenses aux lauréats.« Macky (Sall) prime ses cracks » au Grand Théâtre Doudou Ndiaye Coumba Rose de Dakar, indique Sud Quotidien. Au total, précise ce journal, 107 distinctions ont été décernées, hier mardi, aux meilleurs élèves de Première et Terminale.

Au cours de cette cérémonie durant laquelle l’excellence est magnifiée, le chef de l’Etat a déploré selon WalfQuotidien « la baisse du niveau » de cette édition du Concours général. Dans les colonnes de ce journal, Macky Sall a souligné que « les performances ont été moyennes voire faibles dans les filières scientifiques, en citoyenneté et droits de l’Homme, en Histoire et Géographie, en français et surtout en Philosophie ».

Poursuivant dans Le Soleil, le président de la République a déclaré que « les casseurs, ceux qui s’adonnent à la triche, à la violence et aux actes d’incivisme n’ont leur place ni à l’école ni à l’université ». Car, rapporte le quotidien national, « l’école doit à tout prix garder sa vocation d’espace de diffusion du savoir, de fraternisation socialisante et de construction citoyenne ».

Macky Sall, pour marquer le coup, a mis en garde dans L’Observateur les élèves qui, « par effet de mimétisme, se permettent dans des challenges insensés de s’attaquer à des enseignants et au personnel d’encadrement (ou encore) de détruire des infrastructures scolaires ». Dans son allocution, il a donc martelé que « l’école n’est ni un champ de bataille ni une scène pour gladiateurs ».

L’AS en conclut que « Macky Sall siffle la fin de la récréation », non sans appeler à « une mobilisation générale pour une observance plus rigoureuse de la discipline dans l’école ». Pour le chef de l’Etat, informe Vox Populi, il est hors de question que les autorités laissent « pousser la mauvaise graine ».

Dans ce sens, le locataire du palais a engagé les ministres en charge de l’Education, tous grades confondus, à faire respecter à tous les niveaux d’autorité les règles disciplinaires qui régissent la vie à l’école. Toutefois, note EnQuête, Macky Sall a fait savoir que « ce n’est pas seulement l’affaire de l’Etat. Il faut (aussi) l’implication des familles et parents d’élèves dans la sensibilisation ».

En outre, le président de la République a annoncé lors de la cérémonie que l’Université de Matam (Nord) portera le nom de Souleymane Niang : « Auteur de plusieurs ouvrages en Mécanique, Géométrie et Algèbre, la vie et l’œuvre de (cet homme) qui a éclairé plusieurs générations méritent d’être données en exemple à la jeunesse », a témoigné Macky Sall dans Libération.

Le Quotidien, pour sa part, se fait l’écho du thème « Pédagogies innovantes à l’école dans le contexte de Covid-19 : l’apport du numérique pour des enseignements-apprentissages de qualité » retenu pour la 60e édition du Concours général. Abordant ce sujet, le chef de l’Etat a expliqué que « le numérique est indispensable pour un système éducatif performant ».

Enfin en sports, Stades fait un focus sur les adversaires du Sénégal à la Coupe d’Afrique des nations 2021. Les Lions sont logés dans le groupe B en compagnie du Zimbabwe, de la Guinée et du Malawi. Cité par ce quotidien d’informations sportives, le consultant Cheikh Sidy Bâ considère que c’est « une poule a priori facile » tandis que l’ancien international Ferdinand Coly estime que le Syli national « sera un adversaire coriace » au premier tour.

Isabelle Anoh nommée DG de Côte d’Ivoire Tourisme par intérim

La directrice de la communication et des relations publiques du ministère ivoirien du Tourisme et des loisirs, Isabelle Anoh, a été nommée directrice générale par intérim de Côte d’Ivoire Tourisme.

La nomination de Mme Anoh N’Gnimah Marcelle Isabelle, en qualité de directrice générale par intérim de Côte d’Ivoire Tourisme, a été acté par le ministre du Tourisme et des loisirs, M. Siandou Fofana, selon une note.

Cette décision intervient dans « l’attente de la prise de décret de nomination du directeur général de Côte d’Ivoire Tourisme, Mme Isabelle Anoh, est nommée directeur général par intérim de Côte d’Ivoire Tourisme, en remplacement de Mme Touré Nasseneba ».

Mme Isabelle Anoh, nommée directrice générale par intérim de Côte d’Ivoire Tourisme, succède depuis le 13 août 2021 à Mme Touré Nasseneba, nommée en avril 2021 ministre de la Femme, de la famille et de l’enfant. 

Côte d’Ivoire: 200 millions Fcfa des USA pour lever les obstacles liés au commerce

Le gouvernement américain, à travers l’agence d’aide au développement « USAID », investit au profit de l’Etat de Côte d’Ivoire 350.000 dollars, soit 195,92 millions Fcfa pour lever les obstacles liés au commerce, selon l’ambassadeur des USA, Richard Bell.

L’ambassadeur des Etats-Unis en Côte d’Ivoire, M. Richard Bell, s’exprimait à l’ouverture d’un atelier sur le développement durable des communes selon la norme ISO 37101, tenu mardi à Port-Bouët, dans le Sud d’Abidjan. 

Ce fonds, dira-t-il, vise à « améliorer le cadre juridique et réglementaire ivoirien en application de l’accord de l’Organisation mondiale du commerce sur les obstacles techniques au commerce ».   

Au cours des cinq dernières années, le diplomate américain a indiqué que cela a permis, entre autres, à former des acteurs de 30 PME sur comment exporter vers les USA en profitant de la loi américaine AGOA dont le but est d’encourager les exportations africaines vers les Etats-Unis. 

En outre, des hauts cadres du ministère du Commerce, de l’agence APEX-CI et de CODINORM ont reçu une formation sur les meilleures pratiques internationales pour protéger les consommateurs. 

Par ailleurs, la Haute autorité pour la gouvernance a reçu une formation sur la norme aidant à développer un système de gestion anti-corruption. Il a félicité le gouvernement ivoirien et les maires de Port-Bouët et Yopougon pour leur « ambition d’adhérer aux normes internationales, ce qui aura pour effet de faciliter le commerce et protéger l’environnement, la santé et la sécurité, tout en renforçant la confiance citoyenne ».   

Cet atelier devrait permettre aux communes de Port-Bouët et Yopougon de finaliser leur plan de développement durable sur cinq ans, conformément à la Norme 37101, ce qui devrait les aider à trouver des partenaires du secteur privé pour contribuer à la mise en œuvre du plan. 

M. Bell s’est dit convaincu d’un commerce mutuellement bénéfique qui renforcera le développement économique entre les deux pays. Toutefois, « pour augmenter le niveau de commerce international, il importe d’éliminer autant que possible les obstacles et l’incertitude. D’où l’intérêt d’adhérer aux normes reconnues au niveau mondial ». 

Les Etats-Unis ont aidé en 2019 les communautés d’Abobo-Baoulé, dans le Nord d’Abidjan, à rédiger leur plan de développement durable sur cinq ans, en utilisant la méthodologie de cette même Norme ISO 37101.  

Il s’agit du quatrième atelier sur le système de gestion pour le développement durable au niveau communal selon la Norme ISO 37101 initié par le projet “l’Alliance pour les Normes” (Standards Alliance), au profit des communes de Port-Bouët et Yopougon. 

L’atelier est conduit par l’Institut national américain des normes (ANSI) en vertu d’un accord signé avec la Direction générale de la décentralisation et du développement local.

Côte d’Ivoire: une ONG dénonce des fers à béton avec des « diamètres truqués »

Une ONG a dénoncé mardi à Abidjan des fers à béton fabriqués avec des « diamètres truqués » et des matières premières « très mauvaises », lors d’une conférence de presse.

« Ces dernières années, des milliers de bâtiments et infrastructures socio-économiques ont été construits en Côte d’Ivoire avec des fers à béton ne répondant pas aux normes ivoiriennes et internationales », a déclaré M. Issiaka Diaby, le président du Collectif des victimes de Côte d’Ivoire (CVCI).

Plus grave, ajoutera-t-il, certains fers à béton sont « contrefaits », ce qui est à la base de l’effondrement de plusieurs immeubles ayant occasionné de nombreuses victimes qualifiant ces produits de « fer à béton du crime ».

L’ONG dénonce la prolifération de ces fers à béton à la suite de « confidences reçues, de contestations et des témoignages recueillis par son président après des investigations ».

Sur 12 industriels opérant dans le secteur en Côte d’Ivoire, M. Diaby a fait observer que sept à huit sont « véreux ». Et sur un marché annuel de 280.000 tonnes, des acteurs commercialisent avec la complicité d’agents de l’Etat plus de 130.000 tonnes de « faux diamètres de fer à béton ». 

« Aujourd’hui, nous avons des éléments de preuves tangibles, indiscutables, irréfutables que des personnes importent de la matière première de très mauvaise qualité et non conformes aux normes » que les industriels utilisent, a-t-il soutenu.

La matière première importée, le fer acier machine diamètre No 5,5 est manipulé au cours de la fabrication pour produire un faux diamètre No 6 en fer à béton », a-t-il révélé, indiquant que le fer acier de diamètre No 7 est truqué pour faire un faux diamètre No 8 en fer à béton.

« Des enquêtes sont ouvertes », a-t-il poursuivi, annonçant que l’organisation a porté plainte le 8 juin 2021 auprès du procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan et demandé que les enquêtes soient étendues à l’ensemble des sociétés du secteur.

Plusieurs immeubles se sont effondrés ces dernières années dans le pays et surtout à Abidjan, occasionnant des pertes en vies humaines. Pour le CVCI, la mauvaise qualité des matériaux de construction, notamment le fer à béton, en est la cause « principale », car le fer soutient le béton.

Can 2021 : les dés sont jetés

La Confédération africaine de football (Caf) a procédé, ce mardi 17 août au Palais des congrès de Yaoundé (Cameroun), au tirage au sort de la prochaine Coupe d’Afrique des nations.Le Cameroun a mis les petits plats dans les grands avec une cérémonie riche en sons et couleurs. Cinquante ans après la Can 1972 jouée sur ses terres, le pays de Roger Milla ou encore Samuel Eto’o accueille, du 9 janvier au 6 février 2022, la grand-messe du football continental.

Logés dans la poule A, les Lions indomptables, quintuples vainqueurs du tournoi, seront opposés au Burkina Faso lors du match d’ouverture. Six stades seront utilisés pour les 52 matchs de la compétition : Japoma (Douala), Ahmadou Ahidjo et Olembé (Yaoundé), Kouekong (Bafoussam), Roumdjié-Adja (Garoua) et Limbe Omnisport Stadium (Limbé-Buéa).

L’Algérie, championne en titre, figure dans le groupe E en compagnie de la Sierra Leone, de la Guinée équatoriale et de la Côte d’Ivoire. Tandis que le Sénégal, finaliste malheureux, hérite du Zimbabwe, de la Guinée et du Malawi.  

Composition des groupes :

Groupe A : Cameroun, Burkina Faso, Ethiopie et Cabo Verde.

Groupe B : Sénégal, Zimbabwe, Guinée et Malawi.

Groupe C : Maroc, Ghana, Comores et Gabon.

Groupe D : Nigeria, Egypte, Soudan et Guinée Bissau.

Groupe E : Algérie, Sierra Leone, Guinée équatoriale et Côte d’Ivoire.

Groupe F : Tunisie, Mali, Mauritanie et Gambie.

Côte d’Ivoire: un nouveau directeur prend fonction à la tête du CICG

Le nouveau directeur du Centre d’information et de communication gouvernementale (CICG), Mme Awa Dosso, a officiellement pris fonction, mardi, à Abidjan en remplacement de Bakary Sanogo.

Selon une note d’information du CICG, la cérémonie de passation de charges a été présidée par la Cheffe de cabinet du Premier ministre, Mme Coralie Sissoko -Tailly, et en présence du Directeur de cabinet du ministre de la Communication, des Médias et de la Francophonie, Jean Martial Adou.

A cette occasion, Awa Dosso a annoncé qu’elle entend s’appuyer sur deux approches afin de dynamiser la communication gouvernementale. Selon elle, la première approche consistera à « mettre le citoyen au cœur de toutes les initiatives », et la seconde approche « sera orientée sur les résultats », rapporte la note.

« Je voudrais exprimer ma gratitude au Premier Ministre Patrick Achi pour la confiance placée en moi en me nommant à ce poste. Je ferai l’effort d’être à la hauteur des tâches qui nous attendent », a-t-elle poursuivi, indiquant que «Nous allons travailler ensemble avec tous les acteurs concernés pour dynamiser la communication gouvernementale».

Dans la foulée, Awa Dosso qui a dit que son ambition est de faire du CICG le phare de la communication gouvernementale en mettant en lumière tous les résultats et impacts des actions du gouvernement en faveur des populations a remercié son prédécesseur pour les acquis en matière de communication.

Pour sa part, le directeur sortant, Bakary Sanogo, a souhaité plein succès à son successeur dans ses nouvelles fonctions. Tout en remerciant le Président de la République, Alassane Ouattara, et le Premier Ministre Patrick Achi, Bakary Sanogo a dit son honneur d’avoir servi à la tête du CICG, conclut la note d’information.

Côte d’Ivoire: Lida Kouassi libéré après 7h d’audition à la gendarmerie

L’ex-ministre ivoirien de la Défense, Moïse Lida Kouassi, accusé d' »apologie des crimes de guerre (et) incitation à la révolte populaire », a été auditionné mardi pendant près de 7h à la brigade de gendarmerie au Plateau, le centre des Affaires d’Abidjan, avant d’être libéré.

M. Moïse Lida Kouassi, ministre de la Défense sous l’ère Laurent Gbagbo, était convoqué à la brigade de recherche de la gendarmerie à Abidjan pour « enquête judiciaire », le mardi 17 août 2021. 

Entré peu après 9h30 (GMT, heure locale) dans les locaux de la brigade de recherche de la gendarmerie, avec à ses côtés son avocat et son directeur de Cabinet, il sont sortis autour de 17h, soit sept heures de temps d’audition.  

Selon le directeur de Cabinet, M. Sekré, interrogé par APA, « c’était leur intention de le déférer », mais ils l’ont libéré. On lui reproche d’avoir « fait l’apologie des crimes de guerre (et) incitation à la révolte populaire », dans un post sur sa page Facebook.  

« Le ministre a fait un post sur Facebook et dit qu’il fallait qu’on libère les militaires détenus depuis dix ans (après la crise postélectorale de 2010-2011) et que ce n’était pas sérieux de les garder encore en prison, leur famille souffre alors qu’ils n’ont fait que défendre la patrie, cette Côte d’Ivoire, où est la Côte d’Ivoire », a rapporté à APA son directeur.  

Nigéria : une entreprise suspendue pour fraude

Le Groupe de la Banque africaine de développement (Bad) a annoncé, mardi, avoir exclu de ses projets la société Sargittarius Nigeria Limited et ses filiales pour pratiques frauduleuses.La décision entre en vigueur à compter du 28 juillet 2021 et durera 18 mois. Durant la période d’exclusion, Sargittarius Nigeria Limited et ses filiales ne seront pas autorisées à participer à des projets financés par le Groupe de la Bad, informe le communiqué de la banque parvenu à APA.

En outre, ajoute le document, l’exclusion peut faire l’objet d’une application croisée de la part d’autres banques multilatérales de développement en vertu de l’Accord pour l’exécution mutuelle des décisions d’exclusion, notamment la Banque asiatique de développement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, la Banque interaméricaine de développement et le Groupe de la Banque mondiale.

Par ailleurs, souligne la note, à l’expiration de la durée d’exclusion, Sargittarius Nigeria Limited ne pourra de nouveau être éligible aux appels d’offres de projets financés par le Groupe de la Bad qu’à la condition d’avoir mis en œuvre un programme de conformité à l’intégrité conforme aux directives de la Banque.

Une enquête menée par le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption de la Banque africaine de développement, a établi que Sargittarius Nigeria Limited, une société à responsabilité limitée enregistrée en République fédérale du Nigeria, s’était livrée à des pratiques frauduleuses lors d’un appel d’offres pour la construction d’infrastructures hydrauliques à Ibadan, dans le cadre du Projet d’amélioration de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement en milieu urbain au Nigeria.

Le Projet d’amélioration de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement en milieu urbain visait à améliorer l’accès aux services d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement dans les villes d’Ibadan et Jalingo, en République fédérale du Nigeria.

Le projet a été cofinancé par le Fonds africain de développement, le guichet de prêts à taux concessionnels du Groupe de la Banque africaine de développement, et le gouvernement du Nigeria.

Agriculture : lutte contre les ravageurs au Sénégal et en Mauritanie

Les pays du Sahel sont touchés par les effets du changement climatique et certaines mutations hydro-agricoles qui modifient en profondeur les écosystèmes.Cela a poussé l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et la Belgique à soutenir les populations en Mauritanie et au Sénégal pour leur permettre de faire face aux risques d’une infestation à grande échelle de ravageurs.

Intitulé « Actions intégrées d’anticipation, de prévention et de contrôle contre la pullulation des ravageurs dans les périmètres agricoles en Mauritanie et au Sénégal », le projet est financé par la Belgique pour un montant de 300.000 dollars US. Il a pour objectif de soutenir 5.000 ménages (2.500 par pays) à travers la mise en œuvre d’actions de prévention contre les ravageurs et le renforcement des capacités des agents gouvernementaux.

Selon la FAO, la gestion des rongeurs et des ravageurs de cultures, constitue un enjeu majeur pour la sécurité et l’autosuffisance alimentaires des populations, mais également pour la santé publique.

Au Sénégal et en Mauritanie, des évaluations d’urgence de la situation ont confirmé l’abondance de rongeurs, avec notamment 1,1 million de personnes touchées en Mauritanie, directement ou indirectement, en particulier au niveau des cultures rizicoles pour les deux pays (24 824 ha, soit 22,2 pour cent des superficies emblavées ont été infestées, avec jusqu’à 29,2 millions d’USD de dommages en Mauritanie et 5,7 millions d’USD au Sénégal).

En outre, la FAO a réalisé une évaluation rapide dans la vallée du fleuve Sénégal, pour les deux pays, qui a relevé une abondance particulièrement élevée de rongeurs en mars 2021, puis une reprise de l’activité reproductive de ceux-ci dans les périmètres irrigués des bas-fonds avec quatre mois d’avance sur le calendrier habituel.

Serge Nouho nommé DG du journal public ivoirien Fraternité Matin

Serge Abdel Nouho, l’intérimaire de Venance Konan, a été nommé directeur général de la Société nouvelle de presse et d’édition de Côte d’Ivoire (SNPECI), structure éditrice du journal pro-gouvernemental Fraternité Matin, selon une note.

Le Conseil d’administration de la SNPECI, au terme d’une résolution prise en sa séance extraordinaire, le 12 août 2021, a décidé « à l’unanimité » de procéder à la nomination de M. Serge Abdel Nouho au poste de directeur général de la SNPECI.

Il remplace M. Venance Konan, appelé à de nouvelles fonctions. Pour la qualité du travail et les résultats obtenus pendant la décennie à la tête de l’entreprise de presse, le Conseil d’administration a décerné de vives félicitations à M. Konan.

Selon une source interne, le journaliste-écrivain Venance Konan, quitte le poste de directeur général de la SNPECI après avoir demandé son départ de la tête de Fraternité Matin, une requête que le Conseil d’administration a approuvé à la suite d’une réunion. 

Nigeria : promulgation d’une loi sur l’industrie pétrolière

Afin de relancer l’industrie pétrolière mal en point, Muhammadu Buhari a promulgué une nouvelle loi pour attirer les investisseurs.Dix ans après avoir été soumise aux Parlementaires, la nouvelle loi pétrolière est enfin promulguée par le président nigérian. Ce dernier, revenu du pays après des examens médicaux à Londres, a apposé sa signature sur le texte final censé réguler le secteur pétrolier et gazier.

Le projet de loi qui a mis du temps à être adopté, a fait l’objet de plusieurs amendements en raison des désaccords entre le gouvernement nigérian et les compagnies qui opèrent sur son territoire. Son adoption permettra de définir un cadre légal et fiscal et d’assurer une meilleure redistribution des richesses.

 Le pays le plus peuplé d’Afrique (210 millions d’habitants) est le premier producteur du continent avec 1,9 million de barils par jour. Les ressources issues du pétrole et du gaz représentent l’essentiel des devises et constituent près de la moitié du budget de l’Etat.

Soucieux de préserver cette richesse stratégique dans un contexte économique très difficile, le président nigérian mise sur cette nouvelle loi pour relancer l’industrie pétrolière

Le Nigeria, membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), peine à attirer les investisseurs étrangers dans un secteur gangrené par la corruption, la vétusté des installations et l’insécurité dans certaines provinces du pays.

Certains experts énergétiques et financiers estiment que la nouvelle loi pétrolière pourrait déclencher des protestations et perturber les activités de production pétrolière dans la région du Delta du Niger, riche en pétrole, car elle n’est pas équitable pour la région.

Selon les médias, la nouvelle loi prévoit 3% des revenus générés par les opérations pétrolières aux communautés productrices de pétrole, tandis que 30% des revenus ont été alloués au développement des bassins intérieurs frontaliers qui se trouvent principalement dans le nord du pays.

Selon le Parti démocratique des peuples (opposition), la signature de la loi en dépit du rejet public généralisé équivaut à « une approbation de l’imposition, un manque de respect pour le peuple et les principes de la démocratie en tant que système de gouvernement ».

Les responsables de cette formation politique estiment que sa promulgation n’était pas dans l’intérêt des communautés productrices de pétrole, en particulier face aux défis auxquels elles sont confrontées en raison de l’exploration pétrolière.

 

Sénégal : la bataille pour le contrôle du marché Sandaga à la Une

Les quotidiens sénégalais, parvenus ce mardi à APA, traitent essentiellement du bras de fer entre Soham Wardini, la mairesse de la ville de Dakar, et Alioune Ndoye, maire de l’arrondissement de Dakar-Plateau, pour le contrôle du marché de Sandaga.« Sandaga, la maire des batailles », titre Le Quotidien, soulignant que « la démolition du bâtiment de Sandaga, patrimoine classé, enrage le maire de Dakar qui a décidé d’enclencher une procédure judiciaire pour conserver les vestiges de la capitale. »

Cela pousse EnQuête à arborer cette Une : « La bataille de Dakar a commencé ». Dans les colonnes du journal, les deux élus se lancent des piques. « Soham El Wardini (y) dénonce (ainsi) un crime contre notre +patrimoine culturel+ », là où « Alioune Ndoye persiste et signe » dans son projet de reconstruction totale du bâtiment.

« Face à la presse hier, le maire de la commune de Dakar-Plateau informe ses détracteurs qu’il compte rester droit dans ses bottes. Il a justifié le projet de reconstruction du marché de Sandaga, non sans mobiliser ses troupes pour une victoire aux prochaines Locales, afin de déloger ceux qu’il appelle les +fossoyeurs de Dakar+ », écrit le journal. Cela fait dire à L’AS que « Alioune Ndoye fait feu de tout bois. »

« Alioune Ndoye persiste, Soham affûte ses ongles », barre à sa Une Vox Populi, affirmant que le premier légitime sa volonté par des arguments de fait et de droit et interpelle Soham Wardini, au moment où le Conseil municipal de la ville de Dakar donne à son édile les pouvoirs d’aller se battre pour récupérer le patrimoine de la Ville.

Là où Sud Quotidien informe qu’« une plainte est annoncée contre le maire de Dakar-Plateau », WalfQuotidien lui est affirmatif : « Alioune Ndoye et Soham Wardini soldent leurs comptes au tribunal. »

En politique, Sud Quotidien revient sur le bras de fer autour de la délivrance des certificats de résidence et estime qu’on se dirige « vers le contentieux électoral ». WalfQuotidien dresse de son côté le portrait de ceux qu’il appelle « les sept favoris de Dakar » pour les prochaines Locales.

Les quotidiens sénégalais sont par ailleurs revenus sur l’audition du bourreau de Penda Kébé à Ziguinchor (sud). EnQuête livre ainsi « les aveux glaçants de son petit-ami ». Libération révèle que ce dernier a tué Penda Kébé « pour un tissu +Getzner+. »

En sport, le journal spécialisé Stades réserve sa Une du jour au tirage au sort, ce mardi, de la Can 2021. « Le meilleur ou le pire pour les Lions ? », s’interroge le journal avant de noter que les poulains d’Alioune Cissé devront s’attendre à croiser des équipes redoutables comme l’Egypte, le Ghana ou la Côte d’Ivoire.

Côte d’Ivoire: le vaccin anti-Ebola déjà administré à 200 personnes

Le vaccin anti-Ebola de Merck a été déjà administré à quelque 200 personnes en Côte d’Ivoire, 72 heures après l’annonce officielle d’un cas positif au virus Ebola détecté dans le pays.

« Nous avons commencé la vaccination aujourd’hui (lundi), après une formation faite avec l’appui de l’OMS, de l’Unicef, nos collègues de Guinée. Et, ce soir, nous avons déjà vacciné 200 personnes », a dit Prof. Serge Eholié, porte-parole du Comité de veille sanitaire. 

« On espère pouvoir vacciner 2.000 personnes exposées de la communauté et aussi les personnes du système sanitaire et de la sécurité », a indiqué M. Serge Eholié, assurant qu' »aujourd’hui, il n’y a pas d’autre cas (que) ce seul cas isolé à Abidjan ».  

Il a relevé que la Côte d’Ivoire a reçu « 5.000 doses de vaccins dont 2.000 doses du vaccins Merck qui doivent être administrés le plus tôt possible aux cas contacts de la patiente », le personnel qui était exposé, la famille et ceux au poste frontière.  

Selon le porte-parole de ce Comité, Serge Eholié, « l’état de santé de la malade est stable et il y a une amélioration de l’état de santé » de cette jeune fille de 18 ans qui a quitté la Région de Labé, en Guinée, où elle avait déjà eu des symptômes. 

Elle a eu de « multiples interactions sociales »et le Comité de surveillance mène un suivi des cas contacts, notamment les proches de la patiente depuis qu’elle est entrée en Côte d’Ivoire et les personnes qui ont pris le car avec elle, a noté M. Eholié.

« Concernant les personnes qui ont pris le car avec celle, nous avons identifié 70 personnes dont 68 passagers en dehors du chauffeur et de l’apprenti », a-t-il souligné ajoutant que grâce à la compagnie de transport, la majorité des passagers a été identifié ainsi que les convoyeurs.

 Le ministre ivoirien de la Santé, de l’hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre Dimba, a laissé entendre que la situation sanitaire « est sous contrôle ». 

Il s’agit des « vaccins de la post-exposition » des personnes, a fait savoir le prof. Serge Eholié, mentionnant que le Comité de veille sanitaire est extrêmement prudent. 

Les premières enquêtes ont révélé que la patiente s’est rendue en Côte d’Ivoire par voie terrestre et est arrivée à Abidjan le 12 août. Elle a été admise à l’hôpital à la suite d’une fièvre et est actuellement sous traitement.

Le ministère en charge de la santé a confirmé samedi le premier cas de maladie à virus Ebola dans le pays depuis 1994, après que l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire a confirmé la présence du virus Ebola chez la patiente. 

Assurance: concertation des experts de la CIMA à Abidjan

Une réunion de concertation du Comité des experts de la Conférence interafricaine des marchés d’assurance (CIMA) s’est ouverte lundi à Abidjan en vue de préparer une session des ministres de l’organisation.

Cette rencontre qui s’achèvera le 26 août 2021, devrait  permettre de préparer les dossiers qui seront soumis aux ministres des pays membres de la CIMA, selon le président du comité des experts, Elvis Nzeingued.  

Les participants plancheront sur « l’exécution du budget 2020, les recommandations des Conseils des ministres, des propositions à soumettre pour une réorganisation ou une redynamisation de la CIMA », a déclaré M. Nzeingued.

Le directeur des assurances de Côte d’Ivoire, Traoré Issouf, représentant le ministre ivoirien de l’Economie et des Finances, a souhaité des résolutions fortes pour le développement du secteur des assurances.

Les résultats des travaux des experts de la CIMA devraient  permettre aux ministres des pays membres de l’institution de prendre des décisions idoines pour le bien-être des consommateurs.  

Le Comité des experts examinera notamment les points inscrits à l’ordre du jour du Conseil des ministres afin de dégager sous forme d’avis et de recommandations, des propositions concrètes sur ces points. 

Il émet aussi un avis sur le programme annuel d’activité et le projet de rapport annuel au Conseil relatif à la situation du secteur des assurances en Afrique. 

Moyo Sifundo, nouveau SG de l’UPAP, prend fonction en septembre

Le Zimbabwéen Moyo Sifundo Chief, élu le 13 août 2021, secrétaire général de l’Union panafricaine des postes (UPAP), en marge du 27e Congrès de l’Union postale universelle (UPU), à Abidjan, prend fonction le 1er septembre 2021.

« Je vais prendre fonction officiellement le 1er septembre 2021 », a annoncé lundi M. Moyo Sifundo Chief, le nouveau secrétaire général de l’UPAP, qui dans sa vision veut « conduire la digitalisation de la poste en Afrique », lors d’une conférence de presse.

Le thème du 27e Congrès de l’UPU qui se se tient du 9 au 27 août 2021 à Abidjan, tourné autour de l’e-commerce et de la digitalisation du secteur postal universel. L’UPAP se veut « un instrument très important quant à la digitalisation de la poste en Afrique ». 

Pour M. Moyo Sifundo, les bureaux de poste sur le continent, en tant qu’agences de développement, seront « utilisés pour développer certains programmes des gouvernements et la digitalisation de la poste ». 

Il a fait observer que « c’est grâce à la digitalisation que certaines postes sont capables d’offrir des services comme le e-commerce et les services gouvernementaux en ligne », surtout dans cette période marquée par la pandémie de Covid-19.

La Covid-19 a affecté plusieurs secteurs dans les pays et en particulier la poste. Mais, très rapidement les bureaux se sont relevés des cendres à travers les protocoles sanitaires pour faciliter la distribution à travers la logistique. 

Le nouveau secrétaire général de l’UPAP veut s’assurer que « tous les pays africains soient membres de l’organisation » panafricaine, tout en apportant ses 26 ans d’expériences dans le secteur postal à travers le monde.

Il a soutenu que l’e-commerce est une niche pour les compagnies postales qui devront mettre en relation les fournisseurs et les clients. Mais, cela ne peut être efficient qu’ à travers une bonne gouvernance et un service après-vente probant.

M. Moyo Sifundo estime que le renouvellement de leadership est un atout indéniable pour l’organisation. Ce dernier qui a travaillé sur les réformes de la poste au sein de l’UPU, veut dynamiser l’UPAP. 

Le Conseil des ministres de l’Union africaine (UA), réuni en sa 29e session ordinaire du 23 juin au 3 juillet 1977, à Libreville, au Gabon, a adopté la création de l’Union panafricaine des postes pour servir d’organisme de tutelle à toutes les administrations postales en Afrique. 

Opinion: La chute de Kaboul, une alerte pour le Sahel

Intellectuel respecté et activiste influent, Moussa Tchangari est Secrétaire général de la l’association nigérienne « Alternative Espaces Citoyens ». Dans ce texte très inspiré, il invite les élites au pouvoir dans le Sahel et leurs alliés occidentaux à entreprendre des réformes politiques profondes. Faute de quoi, la région risque de subir le même sort que l’Afghanistan où les Talibans reviennent au pouvoir, vingt ans après en avoir été chassés par l’armée américaine.En Afghanistan, pays en guerre depuis 20 ans, les Talibans ont pris le contrôle de plusieurs villes, dont Kaboul, la capitale. Le président du pays, Ashraf Ghani, est en fuite; et les quelques hautes personnalités de son régime, encore présents dans le pays, se préparent à transmettre le pouvoir à leurs ennemis jurés.  C’est ce que rapportent tous les grands médias mondiaux; et tout cela s’est joué en l’espace de quelques jours, à l’approche de l’échéance de retrait définitif de l’armée américaine, pilier principal de la coalition internationale qui a déclenché la guerre en 2001. 

A Washington, Londres, Paris, Berlin et Ottawa, capitales des grandes puissances engagées, depuis bientôt 20 ans, dans la guerre en Afghanistan, les dirigeants sont dans le désarroi; ils assistent impuissants au retour au pouvoir des Talibans, n’ayant plus aucun projet pour ce pays où ils ont déployé des milliers des soldats et dépensé des sommes folles, en dehors de l’évacuation de leurs ressortissants et de leurs « collaborateurs » afghans. « Ceci n’est pas Saigon », dit un haut dirigeant américain; mais, il s’agit bien d’une débâcle. Elle est même, à certains égards, plus retentissante encore que celle enregistrée au Vietnam, en 1975, avec la chute de Saigon.

Au Sahel, région où certains des Etats mènent depuis quelques années une guerre rude contre des divers groupes armés idéologiquement proches des Talibans afghans, la chute de Kaboul sonne comme une alerte; elle préfigure ce qui pourrait y advenir, au cours des prochaines années, si les élites au pouvoir et leurs soutiens occidentaux continuent d’ignorer les appels à des réformes politiques audacieuses. La chute de Kaboul indique, en tout cas, et de manière fort magistrale, que la guerre contre les groupes armés djihadistes ne peut être gagnée en faisant l’économie des telles réformes, seules susceptibles de jeter dans la bataille la plus grande force politique et militaire, à savoir « le petit peuple ».

Après 20 ans de combats, qui ont entrainé d’énormes pertes en vies humaines, principalement au sein de la population afghane, les armées occidentales, dotées des moyens les plus sophistiqués, ont échoué face à des Talibans déterminés ; mais, cet échec est d’abord et surtout celui des dirigeants politiques occidentaux, eux qui ont engagé toutes leurs forces (soldats, armements, argents, expertises) dans cette guerre, en misant sur une élite corrompue, qui partage avec les Talibans le rejet profond de la démocratie. On se souvient encore des élections afghanes qui, bien supervisées par les « grands pays démocratiques », ont été marquées par les fraudes des plus grossières.

En Afghanistan, 20 ans de guerre ont enrichi une élite profondément corrompue, portée et maintenue au pouvoir par des armées étrangères ; mais, il faut dire que ces 20 ans de guerre ont enrichi également le complexe militaro-industriel occidental, les compagnies de sécurité et des experts en tout genre. L’argent englouti par cette guerre, les vies humaines qu’elle a emporté, ne sont une perte que pour le « petit peuple » d’Afghanistan et les petits contribuables des pays qui s’y sont engagés; et c’est parce que la guerre n’est pas un malheur pour tous qu’elle se poursuit toujours au Sahel, sur fond de corruption des élites, de déni des droits et du refus du dialogue et de réformes, au risque de voir un jour déferler sur les capitales des « Talibis en moto ».

Au Sahel, il est urgent que des hommes et des femmes de bonne volonté se lèvent et proclament que la guerre en cours ne peut pas être gagnée avec les mêmes armées étrangères qui ne l’ont pas gagnée en Afghanistan; mais aussi, avec le même type de dirigeants corrompus, qui n’ont aucune once de patriotisme, et le même type de forces de défense et de sécurité, qui commettent parfois des graves exactions et sont plombées par l’affairisme de leurs chefs. Cette guerre, si elle doit être gagnée, ne le sera qu’à travers une volonté large et des initiatives audacieuses visant à construire un nouveau contrat politique et social restituant au peuple sa souveraineté et créant les conditions d’une vie digne pour les millions de personnes qui en sont aujourd’hui privées.

La politique, sujet dominant dans la presse sénégalaise

Les journaux sénégalais, reçus lundi à APA, font la part belle à l’ancien argentier de l’Etat Amadou Bâ qui semble avoir retrouvé grâce aux yeux du président de la République.Le Soleil indique que « la famille du défunt Khalife de la communauté layène, El Hadj Abdoulaye Thiaw Laye (1926-2021), a reçu samedi (dernier) à Cambérène (commune de Dakar), Macky Sall venu présenter ses condoléances au nom de la nation sénégalaise ».

Le quotidien national rapporte que le chef de l’Etat s’est également rendu, le même jour, à Thiénaba (région de Thiès) « suite à la disparition, le 9 août 2021, du 8e Khalife Serigne Abdourahim Seck ». Dans ce foyer religieux fondé par Serigne Ahmadou Ndack Seck, Macky Sall a déclaré qu’ « un budget de plus de 800 millions F CFA est dégagé pour que Thiénaba puisse disposer de sa résidence des hôtes comme toutes les autres grandes cités religieuses du pays ».

Amadou Bâ, ancien ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, était aux côtés du président de la République. L’AS se demande si ce n’est pas « un retour en grâce » de l’ex-ministre des Affaires étrangères.

A en croire Sud Quotidien, on se dirige « vers une entente directe » entre Macky Sall et Amadou Bâ. Ce journal a souligné que « c’est la première » fois que les deux hommes apparaissent ensemble en public, avant de soutenir que la stratégie du silence adoptée par le responsable politique de l’Alliance Pour la République (APR, parti au pouvoir) aux Parcelles Assainies (commune de Dakar) s’est avérée gagnante.

Dans son style caractéristique, le calembour, Le Quotidien tire son « chapeau Ba ! ». Poursuivant, ce journal signale qu’ « il est de ces images qui ne laissent jamais indifférent. Surtout lorsque cela vient d’un homme aussi politique que le leader de l’APR (Macky Sall) ».

En d’autres termes, mentionne WalfQuotidien, « Macky Sall remet Amadou Bâ en selle » à quelques mois des élections locales pour lesquelles le leadership à Dakar est très disputé dans son parti avec notamment Abdoulaye Diouf Sarr, le ministre de la Santé et de l’Action sociale.

Sur un tout autre sujet, Vox Populi se fait l’écho d’un accident de la route ayant fait quatre morts à Kaolack (Centre). Dans ses colonnes, ce quotidien informe qu’un porte-conteneurs malien a écrasé un taxi où se trouvaient cinq personnes.

Pour sa part, Mansour Faye, le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavent, a fait savoir dans Vox Populi que « les auteurs de cet acte ignoble seront appréhendés et traduits en justice ». 

Mais, déplore EnQuête, de jeunes sénégalais, n’ayant pu contenir leur colère, ont saccagé « des camions maliens » qui étaient dans les parages. De l’autre côté de la frontière, « une vingtaine de camions sénégalais ont été vandalisés ».

Citée par L’Observateur, Médina Sissoko Dembélé, ministre malienne des Transports, a affirmé que « ces graves incidents n’honorent pas les excellentes relations de fraternité et d’amitié » qui lient les deux pays.

Côte d’Ivoire: la grippe aviaire déclarée dans le département de Bassam

L’infection de l’influenza aviaire hautement pathogène de type H5N1, souche de la grippe aviaire, a été déclarée dans la localité de Mondoukou, dans le Département de Grand-Bassam, à 40 Km au Sud-est d’Abidjan, selon un arrêté préfectoral.

L’arrêté, signé du préfet du Département de Grand-Bassam, Nassou Sidibé, le 5 août 2021,  déclare « infectée d’influenza aviaire hautement pathogène de sous-type A/H5N1, la localité de Mondoukou, Département de Grand-Bassam ». 

L’arrêté préfectoral prescrit des mesures de police sanitaire dans le foyer d’infection et dans la zone, à savoir l’abattage de toutes les volailles présentes, la destruction des cadavres de volailles et des productions des élevages.

Il recommande la destruction de toute matière et tous les déchets susceptibles d’être contaminés,  tels que les aliments de volailles, ainsi que l’interdiction de mouvements de volailles, de produits et leurs dérivés. 

L’arrêté impose en outre la fermeture des marchés et des lieux de rassemblement de volailles vivantes, l’arrêt des activités liées à la transformation, au transport, à la distribution et à la commercialisation des volailles, produits et sous-produits. 

La filière avicole, en Côte d’Ivoire, est affectée « depuis 2006, 2015 et 2017 par la résurgence et la persistance du virus de la grippe aviaire ». Aujourd’hui, 42 foyers ont été identifiés et notifiés à l’Organisation mondiale de la santé animale avec plus de 122.700 volailles abattues. 

Le Zouglou, un style musical « utile » pour louer Dieu (Chantre)

Le chantre ivoirien Richard Krémé défend le Zouglou, à l’origine mondaine, comme un style musical « utile » pour louer Dieu, car « il n’y a pas de style musical typique dans lequel on doit louer le Seigneur ».

« J’ai choisi le Zouglou (pour porter le message de l’évangile) parce que c’est dans le Zouglou que le Seigneur m’a trouvé », a déclaré jeudi à APA le chantre ivoirien, à l’issue d’un concert live dénommé « Zouglou living ».

Ce concept, créé par la télévision chrétienne LMTV, vise à mettre en lumière le Zouglou gospel, comme un instrument pour porter la parole de Dieu via ce rythme musical, né dans les années 90 en milieu estudiantin pour clamer les tares de la société. 

Zouglou living a lieu dans le cadre de « Holy Holidays », un espace qui offre au monde chrétien des représentations saines, en vue d’un divertissement sous des notes évangéliques, un moyen par ailleurs pour convertir des âmes à Christ. 

« Il faut signaler aussi qu’il n’y a pas de style musical typique dans lequel on doit louer le Seigneur. Tous les styles musicaux sont utiles pour louer le Seigneur, ça dépend du message que tu véhicules », a renchéri Richard Krémé.   

« Je fais le Zouglou parce que dans le temps, je faisais le Zougou », justifie-t-il, dans l’optique de mieux passer son message étant donné que « le Zouglou est l’identité de la Côte d’Ivoire » et il se sens « mieux et à l’aise » pour véhiculer son message dans le Zouglou. 

Le thème de l’édition 2021 de Holy Holidays est « Aimons-nous les uns, les autres ». Au cours du concert, Richard Krémé a lancé qu’ on a l’obligation d’aimer toutes les créatures de Dieu et même ses ennemis.

Autrefois, méprisé et humilié, le chantre ivoirien Richard Krémé, se dit aujourd’hui « fier de Jésus », dont l’amour a sauvé et donné une saveur à sa vie. 

La soirée a également enregistré le passage du chantre Moyo le prédicateur qui opère dans la chapelle Zouglou, ainsi que le groupe Les messagers de la bonne nouvelle, qui regroupe trois jeunes chrétiens. 

Selon Moyo le prédicateur, « la vérité, c’est ce que Dieu dit pour toi » et non la réalité. Dans cette même veine, Les messagers de la bonne nouvelle ont fait observer que, lorsque l’Eternel parle, alors sa main a déjà agi et notre foi devrait matérialiser sa volonté inspirée. 

Zouglou living met en avant le rythme Zouglou, un ryhtme très apprécié en Côte d’Ivoire. Jeudi prochain, il est prévu des notes de Rap living avec une brochette d’artistes dont Steezo, un ancien rappeur qui a eu du succès dans le monde, et qui aujourd’hui a dédié sa vie a Jésus. 

Le calendrier des concerts d’artistes indique pour le 26 août 2021, le Gospel living et le 02 septembre, la Rumba living. Et ce, pour diffuser l’évangile sur ces segments musicaux aux fins d’abreuver les vies des paroles de Christ. 

L’ambassadeur du Royaume de la Belgique, présent avec son épouse à ce concert, a communié avec le public et les autorités ecclésiastiques autour des chants et cantiques libérés par les chantres. 

Pour le diplomate belge, le coeur est le moteur de l’amour. Il a fait remarquer qu' »il y a beaucoup d’amour entre la Belgique et la Côte d’Ivoire », avant de lancer un message d’espoir aux jeunes dont l’amour devrait être un ferment pour leurs défis futurs. 

Côte d’Ivoire: SOA Natation remporte la 1ère édition du Trophée SEIFA

La section natation de la Société omnisports de l’armée (SOA) ivoirienne, a remporté samedi la première édition du Trophée SEIFA Côte d’Ivoire, lors d’une compétition à la piscine d’Etat de Treichville, dans le Sud ‘Abidjan.Cette première édition dénommée « Challenge SEIFA » a été organisée par la section natation de la Société omnisports de l’armée (SOA). Le club SOA natation arrive en peloton de tête avec 5 médailles d’or, 4 médailles d’argent et une médaille de bronze, soit un total de 10 médailles.

Selon le règlement de cette coupe, le classement final se fait par cumul des médailles obtenues par les clubs de natation engagés. Il est fonction du nombre de médailles acquises au regard de la « qualité  (or, argent, bronze) ».  

Le club Equinox Riviera 3  occupe la deuxième marche du podium avec 4 médailles d’or, 4 médailles d’argent et trois médailles de bronze, soit 11 médailles. Il est suivi de As District Abidjan, classé 3e avec une médaille en argent et deux en bronze.

Se positionne au 4e rang, ONS natation, avec une médaille en bronze, devant E2M Yopougon classé 5e, Bosco Natation  (6e), Abidjan Natation club (ANC, 7e) et le club Rodin Yopougon qui occupe la 8e place.

Damien Traoré, capitaine de la SOA Natation, s’est dit « très heureux de cette compétition qui redonne vie à la natation », car « pendant un bon moment, il y a eu un arrêt pendant près de 12 ans où on n’a pas pu compétir ».

Par le biais du colonel-major Chérif Ousmane, « on a pu avoir cette compétition et il nous promet plusieurs compétitions, alors qu’il n’est même pas de la Fédération nationale de natation », a fait observer M. Damien Traoré.

Pour sa part, le colonel-major Chérif Ousmane, a adressé des remerciements au chef d’état-major des armées, Lassina Doumbia, président d’honneur du club SOA, qui a autorisé cette compétition ayant mis aux prises huit clubs de natation.

« C’est pour la Fédération nationale de natation qu’on a organisé cela », a déclaré le colonel-major Chérif Ousmane, qui s’est  dit « heureux » de la tenue de cette compétition. Il a assuré que mains dans la main, ils oeuvreront pour que dans le futur, les athlètes puissent s’épanouir.