L’acquittement de Gbagbo et Blé Goudé «consacre l’impunité en Côte d’Ivoire» (Victimes)

Le président du Collectif des victimes en Côte d’Ivoire ( CVCI), Issiaka Diaby a estimé mercredi à Abidjan que la décision d’acquittement total de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et son ex-ministre de la jeunesse Charles Blé Goudé par la Cour pénale internationale ( CPI) « consacre l’impunité en Côte d’Ivoire ».

« Après cette décision, certaines victimes estiment qu’elle ont été les dindons d’une farce judiciaire. Qu’elles ont été la cinquième roue d’une carrosse judiciaire. Que le bureau du procureur et la CPI coalisés y ont organisé des manœuvres savamment orchestrées pour violer leurs droits fondamentaux. Cette décision consacre l’impunité en Côte d’Ivoire  », a expliqué M. Diaby.

Poursuivant, il a indiqué que la CPI vient avec cette décision, de démontrer son inefficacité à lutter contre l’impunité en Côte d’Ivoire.  « Pourquoi sommes-nous arrivés là ? 3000 morts et il n’y a pas de coupable. C’est quand même grave pour cette institution de justice internationale qui a travaillé pendant huit ans », s’est  offusqué M. Diaby affirmant cependant que « nous allons nous conformer à cette décision». 

La Chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) a confirmé ce mercredi la décision d’acquittement de l’ex-président de Côte d’Ivoire Laurent Gbagbo et son co-accusé Charles Blé Goudé qui étaient accusés de crimes contre l’humanité commis pendant la crise post-électorale ivoirienne de 2010-2011 qui a fait officiellement 3000 morts.

Après son acquittement, Gbagbo attendu «très bientôt» à Abidjan

L’acquittement de Laurent Gbagbo et Blé Goudé par la Cour pénale internationale (CPI) est « une victoire pour la démocratie et la justice», a dit mercredi Georges Armand Ouégnin, président d’EDS, une organisation politique dont l’ex-président est le référent, laissant entendre qu’il sera à Abidjan « très bientôt ».

« Je me réjouis de la décision de la Chambre d’appel de la CPI qui acquitte définitivement le président Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé », a déclaré M. Georges Armand Ouégnin, le président de Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS), dans un entretien téléphonique à APA.  

Selon lui, « le droit a été dit » et ce verdict vient confirmer le fait que « Laurent Gbagbo n’a jamais été un criminel de guerre », mais « était victime d’une injustice », car l’ex-président ivoirien, accusé de crimes contre l’humanité dans les violences postélectorales de 2010-2011 « est un homme de paix ».

« Il reviendra avec un esprit de paix et de réconciliation, parce qu’il n’a aucune haine dans le cœur, et je puis vous l’affirmer », a lancé M. Armand Ouégnin pour qui cette réhabilitation sonne comme «une grande victoire pour la démocratie et pour la justice ».

M. Gbagbo « n’a jamais été un homme de violence et je crois qu’aujourd’hui, il est réhabilité et c’est une grande fierté pour tous les démocrates, tous ses partisans, je dis même l’immense majorité des Ivoiriens », a-t-il poursuivi.

Concernant son retour, « tout dépendra de lui maintenant, il est acquitté, je pense que pour très bientôt », il sera à Abidjan, parce qu’ »il n’y a aucun obstacle à son retour et c’est à lui de décider quand est-ce qu’il va rentrer », a-t-il martelé.   

Le président d’EDS, Armand Ouégnin, l’un des nouveaux députés élus de Yopougon, fief de Gbagbo dans l’Ouest d’Abidjan, assure qu’ il reviendra pour contribuer à la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire ».

Le 15 janvier 2019, la Chambre de première instance I a acquitté MM. Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé de toutes les charges de crimes contre l’humanité prétendument perpétrés en Côte d’Ivoire en 2010 et 2011.

L’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, a été condamné par la justice ivoirienne à 20 ans de prison dans une affaire de « braquage de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO)», peu avant son départ. Il devra négocier avec le pouvoir d’Abidjan.  

Can 2021 : tableau quasi complet

Seize mois après le début des éliminatoires de la prochaine Coupe d’Afrique des nations, il ne reste plus qu’un seul ticket à décrocher.Un imbroglio lié au nouveau coronavirus a fait capoter la « finale » du groupe L entre la Sierra Léone et le Bénin prévue le mardi 30 mars.

En effet, peu avant le coup d’envoi de cette rencontre comptant pour la 6e journée des qualifications, six joueurs titulaires du Bénin (dont Steve Mounié ou Jodel Dossou) ont reçu des résultats positifs pour des tests Covid effectués à Freetown.

Les Écureuils crient alors au complot. Car, arguent-ils, l’ensemble de la délégation avait été testé négatif samedi soir à Cotonou. Après plusieurs heures d’incompréhension, le match décisif a été reporté. Il se jouera « en juin 2021
à la prochaine fenêtre internationale de la Fifa », a annoncé le Comité d’organisation de la Can 2021.

Excepté cet accroc, les éliminatoires ont livré leur verdict. Dans la poule A, la Guinée (2e, 11 points) a tué tout suspense en battant le Mali (1er, 13 points) lors de la 5e journée. Le revers du Syli national sans ses cadres en Namibie (2-1) n’a eu aucune incidence au classement.

Le Malawi (10 points) a créé l’exploit dans le groupe B en se classant deuxième au nez et à la barbe de l’Ouganda (3e, 8 points) pourtant séduisant durant la précédente phase finale de la Can. Alors qu’ils n’avaient besoin que d’un petit point pour participer à la grand-messe du football africain, les Cranes ont été défaits sur le score d’un but à zéro par les Flames.

Après 1984 et 2010, le Malawi refait surface sur la scène continentale. Avec douze points au compteur, le Burkina Faso a terminé à la première place de la poule. Les Etalons signent ainsi leur retour puisqu’ils n’étaient pas au rendez-vous égyptien en 2019.

Dans le groupe C, le Ghana (1er, 13 points) et le Soudan (2e, 12 points) sont qualifiés. Dans l’obligation de gagner, les Crocodiles du Nil ont sorti le grand jeu lors de l’ultime journée pour coiffer au poteau l’Afrique du Sud (2-0). Bourreaux de l’Egypte sur ses terres il y a deux ans, les Bafana Bafana retombent dans leurs travers.

La Gambie, logée dans la poule D, a fait sensation dans ces éliminatoires. Indépendante depuis 1965, elle était jusque-là l’unique pays de l’Afrique de l’Ouest à n’avoir jamais goûté à la Can. Avec trois victoires, un nul et deux défaites, les Scorpions ont plié l’affaire le 25 mars dernier à Banjul contre l’Angola (1-0). Le pion d’Assan Ceesay (62e mn) a transporté tout un peuple au septième ciel.  

L’autre place qualificative de ce groupe est occupée par le Gabon de Pierre-Emerick Aubameyang. Absents à la Can 2019, les Panthères ont surclassé les Léopards de la République démocratique du Congo (3-0) lors de l’avant-dernier acte pour composter leur ticket pour le Cameroun voisin.

Dans la poule E, le Maroc (1er, 14 points) a effectué un parcours sans faute ponctué par quatre succès et deux nuls. Les Lions de l’Atlas sont suivis des Mourabitounes ayant glané neuf points. Dans son duel à distance avec le Burundi, la Mauritanie a fait le job en allant s’imposer (0-1) en Centrafrique. C’est la deuxième qualification d’affilée de la sélection entraînée par le Français Corentin Martins.

Pays hôte du tournoi, le Cameroun est le leader du groupe F avec 11 points dans son escarcelle. Le quintuple champion d’Afrique devra néanmoins rehausser son niveau de jeu pour espérer reconquérir le titre. Victorieux en Mozambique (0-1) le 30 mars, le Cabo-Verde (2e, 10 points) a réduit à néant les espoirs de qualification du Rwanda (3e, 6 points). Les Requins bleus, qui en seront à leur troisième Can après 2013 et 2017, ont repris des couleurs suite aux échecs de 2017 et 2019.

Situés au Sud-Est de l’Afrique, les Comores (2e, 9 points) ont frappé fort dans le groupe G au détriment du Kenya (3e, 7 points) et du Togo (4e, 2 points). Le 25 mars, un match nul vierge lors de la réception des Eperviers a suffi au bonheur des Cœlacanthes. Cet archipel de l’océan Indien a obtenu sa toute première qualification à la Can après avoir loupé de justesse celle de 2019. De son côté, l’Egypte a tenu son rang en s’installant à la première place avec trois victoires et autant de nuls.

L’Algérie sur sa lancée

Les champions d’Afrique en titre ont fait un carton plein à domicile et arraché deux nuls et une victoire à l’extérieur dans la poule H. L’Algérie de Djamel Belmadi, invaincue depuis 24 matchs, a conclu sa campagne par un succès convaincant à Blida face au Botswana (5-0).

Battu 0-2 par la Zambie avant-hier, le Zimbabwe de l’attaquant lyonnais Tino Kadewere accompagne les Fennecs. Les Warriors ont assuré leur présence au Cameroun grâce à leur courte victoire au Botswana (0-1) pour le compte de la 5e journée.

Dans le groupe I, le Sénégal (1er, 14 points) s’est qualifié dès la 4e journée tandis que la Guinée Bissau (2e, 9 points) a dû batailler jusqu’au bout. L’équation était simple pour les Djurtus : battre à domicile le Congo (3e, 8 points). Au final, les protégés du sélectionneur Baciro Candé l’ont fait avec la manière. Score final : trois buts à zéro.

Parmi toutes les équipes engagées dans ces éliminatoires, celle de la Tunisie a enregistré le plus de points. Les Aigles de Carthage ont remporté cinq matchs et concédé un nul dans la poule J. Deuxième avec 9 points, la Guinée équatoriale a acquis sa première qualification sur le terrain. En 2012 (avec le Gabon) puis en 2015, le Nzalang nacional avait bénéficié de son statut de pays organisateur de la compétition.

La Côte d’Ivoire et l’Ethiopie ont fait la différence dans la poule K. Les Eléphants se sont qualifiés le 26 mars au Niger (0-3). La veille, à Addis-Abeba, les Walya n’ont pas eu froid aux yeux devant les Baréa  (4-0).  Même si une victoire contre le Mena (0-0) lui aurait permis de renverser la vapeur, Madagascar ne s’est jamais remis de cette lourde défaite.  La dernière participation de l’Ethiopie à la Can remonte à 2013.

Enfin dans le groupe L, le Nigeria a assuré sa première place à la faveur de ses triomphes face au Bénin (0-1) et au Lesotho (3-0). La Sierra Léone et le Bénin se disputent le second ticket.

Initialement prévu en 2021, le tournoi phare de foot du continent noir a été reporté en raison de la pandémie de Covid-19. Finalement, la Coupe d’Afrique des nations se tiendra du 15 janvier au 28 février 2022 au Cameroun.

Liste des 23 pays qualifiés : Mali, Guinée, Burkina Faso, Malawi, Ghana, Soudan, Gambie, Gabon, Maroc, Mauritanie, Cameroun, Cabo-Verde, Egypte, Comores, Algérie, Zimbabwe, Sénégal, Guinée Bissau, Tunisie, Guinée équatoriale, Côte d’Ivoire, Ethiopie et Nigeria.

L’acquittement de Gbagbo et Charles Blé Goudé est une «déception» (Amnesty)

La confirmation par la Cour pénale internationale (CPI) de l’acquittement de l’ex-chef d’Etat ivoirien Laurent Gbagbo et de son co-accusé Charles Blé Goudé est une « nouvelle déception pour les victimes des violences postélectorales», a réagi Michèle Eken, chercheuse sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International.

« Les victimes des violences postélectorales de 2010-2011 en Côte d’Ivoire seront une nouvelle fois déçues aujourd’hui, la CPI ayant confirmé l’acquittement de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé,», explique Mme Eken, soulignant que cette décision de la CPI « signifie que le tribunal n’a tenu personne responsable pour les crimes atroces commis pendant cette période ».

En outre, le 6 août 2018, a-t-elle rappelé, le président Alassane Ouattara avait adopté une ordonnance accordant l’amnistie à 800 personnes accusées ou déclarées coupables de crimes liés à la crise de 2010-2011 ou d’autres atteintes à l’autorité de l’État.

« Cela empêche les tribunaux nationaux d’engager des poursuites pour les crimes de droit international ou d’autres graves atteintes aux droits humains perpétrés en 2010-2011 et bafoue les obligations de la Côte d’Ivoire au regard du droit international » déplore Michèle Eken.

Selon elle, que ce soit à l’échelle nationale ou internationale, les victimes des violences de 2010-2011 n’ont toujours pas obtenu justice, pas plus que des réparations pour les préjudices subis.

L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et son ex-ministre de la jeunesse, Charles Blé Goudé   étaient poursuivis devant la CPI pour quatre chefs de crimes contre  l’humanité commis pendant la crise postélectorale ivoirienne de  2010-2011 qui a fait officiellement 3000 morts.

Les deux célèbres  détenus avaient plaidé tous les deux, non-coupables à l’ouverture de  leur procès conjoint le 28 janvier 2016.

Cacao ivoirien: le prix fixé à 750 Fcfa/Kg pour la campagne intermédiaire

La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, a fixé mercredi le prix minimum garanti bord champ des fèves de cacao à 750 Fcfa le Kg pour la campagne intermédiaire 2020-2021 contre 1.000 Fcfa lors de la campagne principale.

Le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, avait annoncé en octobre 2020 le prix du Kg pour la campagne principale, fixé à 1000 Fcfa, en hausse de 175 Fcfa, à l’occasion de la 7e édition de la Journée nationale du chocolat, à Yamoussoukro.

Il avait assuré que le gouvernement avait décidé de « ne pas baisser les prix aux producteurs ». Mais, au regard de la crise sanitaire de Covid-19 qui a freiné la commercialisation du cacao et des contraintes budgétaires, l’Etat de Côte d’Ivoire a dû revoir le prix à ce niveau.

Le Conseil café-cacao et le Ghana cocoa board, les organes de régulation de la filière, ont mis en œuvre un concept de prix plancher, instituant un Différentiel de revenu décent (DRD) de 400 dollars US par tonne pour tout contrat de vente de cacao obtenu auprès des deux pays pour la campagne 2020-2021.

Après les négociations sur le Différentiel de revenu décent fixé à 400 dollars (236.471 Fcfa) la tonne de cacao, la Côte d’Ivoire et le Ghana n’ont pas réussi à convaincre tous les chocolatiers et les industriels à conclure leurs premières ventes de la récolte 2020/2021. 

La Côte d’Ivoire et le Ghana, qui cumulent près de 65% de la production mondiale de cacao, veulent via ce mécanisme influencer les cours mondiaux au profit des paysans. Cependant, dans le contexte de Covid-19, leurs efforts semblent émoussés.  

Le cacao, principal produit commercial de la Côte d’Ivoire, représente « plus de 50% du PIB des exportations du pays et 15% du Produit intérieur brut (PIB). Il  fournit de l’emploi à 7 millions d’Ivoiriens, selon un rapport de la Banque africaine de développement (BAD). 

Signature d’un accord pour réduire l’hypertension artérielle en Côte d’Ivoire

Un accord de partenariat a été signé, mercredi à Abidjan, pour réduire les cas de diabète et d’hypertension artérielle en Côte d’Ivoire où le taux de prévalence est de 39,92%.

Cet accord signé  par  le ministère ivoirien de la Santé et de l’hygiène publique, à travers le Programme national de lutte contre les maladies métaboliques et le Groupe agro-alimentaire Nestlé Côte d’Ivoire, permettra d’accroître la sensibilisation des populations contre ces deux maladies et de former plus de 500 professionnels de la santé.

« La convention qu’on vient de signer est très importante pour nous parce que ça concrétise les gestes et les actes que nous faisons déjà. Le but étant de sensibiliser davantage les populations sur les bonnes pratiques alimentaires et former le maximum possible des agents sanitaires», a expliqué Thomas Caso, le directeur général de Nestlé Côte d’Ivoire.

S’inquiétant de la recrudescence des cas de maladies cardio-vasculaires en Côte d’Ivoire, M. Caso a assuré de l’engagement de son groupe à jouer son rôle contre les maladies métaboliques et la prévention des maladies non transmissibles  « pour le bien-être des ivoiriens ».

Dans la foulée, il a rappelé que depuis 2018, son entreprise a déjà réduit de 10% la teneur de sel dans certains de ces produits.

De son côté Dr Adoueni Valéry, le directeur du Programme national de lutte contre les maladies métaboliques a indiqué à son tour, que cet accord porte sur la sensibilisation contre les maladies métaboliques, mais aussi sur le volet renforcement des capacités du personnel de santé.

Par ailleurs, il a soutenu que c’est un partenariat qui permet d’aller vers la population avec  des messages de sensibilisation en amont pour ne pas qu’il y ait encore des cas importants d’hypertension artérielle. 

« Nous sommes satisfaits de ce partenariat parce que c’est pour le bien de la population. Ça nous permet d’être efficaces sur le terrain  », a-t-il conclu. Selon une étude récente, la prévalence du diabète et de l’hypertension artérielle est estimée en Côte d’Ivoire à respectivement 6,2% et 39,92%.

Gbagbo et Blé Goudé définitivement acquittés par la CPI

La Chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) a confirmé mercredi la décision d’acquittement de l’ex-président de Côte d’Ivoire Laurent Gbagbo et son co-accusé Charles Blé Goudé, dans l’affaire de crimes contre l’humanité perpétrés lors de la crise post-électorale ivoirienne de 2010-2011. 

« La Chambre d’appel, à la majorité, n’a fait aucune remarque qui aurait pu sérieusement entacher la décision (…) rejette par conséquent l’appel du procureur et confirme la décision de la Chambre de première instance », a déclaré le juge président Chile Eboe-Osuji, lors d’une audience. 

En outre, dira-t-il, la Chambre d’appel rappelle que dans cette décision relative à la demande de M. Gbagbo tendant à obtenir un réexamen des conditions de sa mise en liberté, elle a passé en revue et modifié les conditions associées, révoquant toutes les conditions restant à leur mise en liberté.

Le 15 janvier 2019, la Chambre de première instance I a acquitté MM. Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé de toutes les charges de crimes contre l’humanité prétendument perpétrés en Côte d’Ivoire en 2010 et 2011.

Le 16 septembre 2019, le procureur a répliqué, déposant un appel contre l’acquittement de MM. Gbagbo et Blé Goudé. En attente du verdict, la Chambre d’appel a imposé des conditions à la mise en liberté suite à leur acquittement.

La présidence de la CPI a accordé en février une prorogation de mandat aux juges dans l’affaire Laurent Gbagbo et Blé Goudé, jusqu’au 31 mars 2021, pour clôturer le recours en appel contre leur acquittement.

Korhogo : début des funérailles traditionnelle de l’ex-premier ministre, Amadou Gon Coulibaly

Ce mercredi 31 mars 2021, débuteront dans la nuit les funérailles traditionnelles de l’ex-premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly à Korhogo. 

En effet, après de neuf mois, après son décès survenu le 08 juillet 2020, l’ancien chef du gouvernement ivoirien aura des funérailles traditionnelles officielles.

A en croire l’information relayée par l’agence ivoirienne de presse, ces funérailles traditionnelles s’imposent au regard de la culture sénoufo. Cette tradition expliquée selon l’oncle te chef de famille du défunt, est comme le moyen par lequel l’âme du défunt retrouve ses ancêtres pour le repos éternel.

Pour ce faire, elles dureront jusqu’au dimanche 11 avril et seront marquées par des aspects sacrés, fermés aux non-initiés du Poro.

Rappelons que feu Gon Coulibaly est décédé le 08 juillet 2020, et ce dès son retour de la France. Ce dernier y était en repos maladie.

Côte d’Ivoire: la stratégie nationale de l’état civil expliquée aux acteurs

Un séminaire s’est ouvert, lundi à Yamoussoukro, pour trois jours afin d’expliquer le corpus de la stratégie nationale de l’état civil de Côte d’Ivoire aux différents acteurs.

Ce séminaire qui réunit des sous-préfets, des maires, des magistrats et des directeurs régionaux de la santé permettra aux participants de s’imprégner du corpus de la stratégie nationale de l’état civil et de son cadre légal.

La stratégie nationale de l’état civil élaborée autour de six axes, vise à doter la Côte d’Ivoire d’un cadre de référence pour asseoir un système d’état civil fiable, sécurisé, avec la production de statistiques vitales pour faciliter la gouvernance administrative, économique, politique et sociale.

Quatre présentations suivies d’échanges meublent les travaux de cette séance d’informations et de partage. Il s’agit du rôle et des responsabilités de l’Office national de l’état civil et de l’identification (ONECI), et de  l’état d’avancement de la mise en œuvre du Registre national des personnes physiques (RNPP).

Les changements majeurs de la nouvelle loi sur l’état civil ainsi que le rôle de chaque acteur dans les nouveaux mécanismes de déclaration et d’enregistrement des faits d’état civil dans les délais sont également au menu de cette rencontre qui s’achève ce mercredi.

Au cours des échanges de la première journée, le représentant du ministère de la justice, M. Rigobert Zéba, a informé les participants que désormais, dans la transcription des actes, le prénom doit précéder le nom conformément à la loi de 1964 sur l’état civil. 

Le Directeur général de l’ONECI, Gnénin Sitionni Kafana a, pour sa part, rassuré sur la volonté de sa structure à jouer pleinement sa partition dans la modernisation du système d’état civil ivoirien.  

La nouvelle loi sur l’état civil intègre plusieurs innovations notamment, les nouveaux mécanismes de déclaration et d’enregistrement des faits d’état civil avec de nouveaux acteurs ainsi que l’utilisation des procédés informatiques et des logiciels pour la collecte, le traitement, la centralisation et l’archivage des données.

Cette nouvelle loi découle de la volonté de la Côte d’Ivoire de moderniser son système d’état civil face au faible taux de déclaration des faits d’état civil et face aux insuffisances infrastructurelles et organisationnelles.

La mise en œuvre de la modernisation de l’état civil a démarré avec une phase pré-pilote d’expérimentation du logiciel national d’enregistrement des faits d’état civil.

Dans la mise en œuvre de la stratégie nationale de l’état civil, l’ONECI bénéficie de l’appui technique et financier de l’Union européenne à travers Civipol.

La Mauritanie succède à la Côte d’Ivoire à la tête du Comité régional de pilotage du SWEDD

La Mauritanie a succédé, mardi, à la Côte d’Ivoire à la tête du Comité régional de pilotage (CRP) du projet de l’Autonomisation des femmes et dividende démographique au sahel ou Sahel Women’s Empowerment and Demographic Dividend (SWEDD).

Après son mandat de deux ans arrivé à terme, la ministre ivoirienne de la Solidarité, de la cohésion sociale et de la lutte contre la pauvreté, Pr Mariatou Koné a passé la main au ministre de l’Education nationale, de la formation technique et de la réforme de la République islamique de la Mauritanie, Mohamed Melainine Ould Eyih, au cours de la cinquième réunion ordinaire du CRP tenue en mode virtuel.

Les travaux de cette cinquième réunion ordinaire du CRP ont été marqués notamment par le bilan de la ministre Mariatou Koné à la tête de cette instance du SWEDD.

A ce propos, en dépit de la crise sanitaire mondiale de Coronavirus (Covid-19), les participants ont noté qu’elle a mené des actions de plaidoyer auprès des premières dames du Niger et de la Côte d’Ivoire.

Le mandat de Mariatou Koné a été également marqué par le nombre de pays membres du projet SWEDD qui est passé de six à neuf, mais aussi l’obtention d’un financement additionnel de la Banque mondiale.

Au regard de ces « bons résultats obtenus durant son mandat » grâce à son leadership pour relever les importants défis dans la communauté SWEED, la ministre ivoirienne de la Solidarité, de la cohésion sociale et de la lutte contre la pauvreté, Pr Mariatou Koné a été distinguée par ses pairs au cours de ce passage de témoin.

Le projet Autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel  (SWEDD) est une initiative régionale impliquant neuf pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre confrontés à des défis sociodémographiques identiques. Il s’agit du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire,  du Mali, de la Mauritanie, du Niger,  du Benin, de la Guinée, du Tchad et du Cameroun.

Ce projet vise à renforcer le niveau d’autonomisation des femmes et des adolescentes en vue d’accélérer la transition démographique dans la région.

Financé par la Banque mondiale, il est mis en œuvre par les pays avec l’appui technique du Fonds des Nations Unies pour la population et l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS).  

L’espace du SWEDD comptait en 2015, 107 millions d’habitants.  Les projections estiment à 356 millions les populations de cet espace en 2063.

Le projet  a été lancé en 2015 pour un mandat de trois ans. Après plusieurs plaidoyers, le projet SWEDD financé à plus de 207 millions de dollars par la Banque mondiale a été prorogé jusqu’en 2023.

Eliminatoire CAN 2021: les éléphants arrachent la victoire face à l’Ethiopie

L’équipe ivoirienne de football a remporté son match face à l’Éthiopie dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2021. Au terme du match comptant pour la sixième et dernière journée des éliminatoires, les éléphants se sont imposés grâce à un score de (3-1). 

Par ailleurs, cette rencontre s’est disputée au stade Alassane Ouattara d’Ebimpé. Au cours de la rencontre, les joueurs ivoiriens n’ont pas failli à leur mission pour qualifier leur équipe. Yohann Boli, Franck Kessié et Jean Evrard Kouassi, ont été les administrateurs des différents buts.

Toutefois, cette confrontation a été marquée par un malaise de l’arbitre ghanéen à une dizaine de minutes de la fin du temps réglementaire de la rencontre. Après ce malaise, le match a finalement repris jusqu’à son terme.

L’équipe ivoirienne confirme ainsi avec cette victoire leur qualification pour la CAN 2022 prévue au Cameroun.

Plaidoyer pour l’institution d’une police environnementale en Côte d’Ivoire

Le professeur Ochou Delfin, le coordonnateur du Programme de gestion du littoral ouest africain ( WACA) en Côte d’Ivoire a plaidé mardi à Abidjan pour l’institution d’une police environnementale dans le pays. 

M. Ochou s’exprimait dans une conférence-débat dénommée  « Café de l’actualité  » organisée par la Maison de la presse d’Abidjan (MPA).  « (…) Il faut une justice environnementale en Côte d’Ivoire. Il faut une police environnementale en Côte d’Ivoire. L’environnement aussi doit avoir son tribunal», a dit M. Ochou estimant « que couper un arbre est un crime environnemental ».

 Par ailleurs, M. Ochou a indiqué qu’au regard des résultats à mi-parcours,  « on peut dire que le projet WACA se positionne Comme une initiative concrète de gestion côtière en vue du renforcement de la résilience de la population et de l’environnement côtier tant au niveau régional, national que local. Pour ce faire, une attention particulière doit être accordée au littoral ivoirien de la part de l’Etat de Côte d’Ivoire ».

 Auparavant, le conférencier a passé en revue plusieurs sujets liés à la protection du littoral ivoirien. Il s’agit entre autres, du plan d’aménagement et de gestion intégrée du littoral pour une meilleure planification des activités et une bonne utilisation des terres dans la zone côtière et le renforcement du cadre législatif et réglementaire pour une bonne gouvernance de la zone côtière.

 Le programme de gestion du littoral ouest-africain (WACA) a été mis sur pieds par la Banque mondiale dans six pays dont la Côte d’Ivoire pour sa première phase.

Ce programme a pour objectif de renforcer la résilience des communautés face à l’érosion côtière et à aider ces pays à mieux gérer les risques naturels et les risques causés par l’activité humaine qui touchent les populations côtières.

SODECO, premier égreneur de coton africain, lève 45,91 milliards Fcfa

La Société pour le développement du coton (SODECO) du Bénin, premier égreneur de coton africain, vient de lever un financement structuré de pré-exportation de plus de 70 millions d’euros, soit 45,91 milliards Fcfa, auprès d’un pool de banques internationales, selon une note transmise mardi à APA.

Dans le cadre de « la campagne 2020-2021, SODECO, accompagnée par OBARA Capital, premier Hedge Fund Africain, a mobilisé plus de 70 M€ (45,91 milliards Fcfa) auprès d’un pool de banques internationales emmené par Natixis », précise la note. 

SODECO a souhaité, dans un contexte de croissance significative de la production cotonnière béninoise et de ses activités, diversifier ses sources de financement et en optimiser le coût, en levant pour la troisième année consécutive un financement structuré pré-export en euros. 

« Le succès de cette troisième levée de fonds offshore dans l’environnement incertain actuel a été possible grâce à la rigueur de SODECO et à la qualité des relations commerciales qu’elle a su développer, au fil du temps, avec les traders internationaux de premier plan », a déclaré Serge Aderomou, directeur général de SODECO. 

 Au cours de la campagne cotonnière 2019-2020, SODECO a respecté l’ensemble de ses engagements vis-à-vis de ses partenaires commerciaux et financiers et a été l’une des seules sociétés cotonnières africaines à ne pas faire défaut, même au plus fort de la crise, a ajouté M. Aderomou. 

La production nationale de coton graine pour la campagne 2019/2020 s’est établie à 714 714 tonnes contre 678 000 tonnes lors de la précédente campagne cotonnière. 

Cette performance permet au Bénin de conserver son titre de premier producteur africain de coton devant le Mali et le Burkina Faso. Ce niveau de performance a été rendu possible par l’amélioration des facteurs de rendement.

En outre, le pays a favorisé une gestion participative et de valorisation des producteurs qui ont bénéficié d’intrants de qualité et de l’un des prix d’achat du coton graine les plus incitatifs de la région.

Pour la mise en œuvre de ce financement structuré complexe, SODECO a été accompagnée par les équipes d’OBARA Capital. Entre 2019 et 2021, OBARA Capital a réussi à lever près de 200 M€ (131,19 milliards Fcfa) en euros auprès de banques internationales de premier plan pour le compte de SODECO.

Bernard Ayitée, CEO d’OBARA Capital, s’est félicité du « succès de cette levée de fonds dans un contexte particulier marqué par la volatilité des cours du coton et un ralentissement mondial », toute chose qui marque la « confiance des banques internationales quant à la qualité de la signature SODECO et la résilience de son modèle économique ».  

Cette transaction illustre par ailleurs la capacité d’OBARA Capital à proposer des solutions de financement innovantes et sur-mesure qui répondent aux besoins de ses clients tout en leur permettant d’optimiser leur coût du capital et leur agilité.

Elle est « cohérente avec l’ambition d’OBARA Capital de doter les champions africains de ressources financières à des conditions leur permettant de rivaliser avec leur pairs internationaux», a soutenu M. Ayitée.  

Créée en 2008 dans le cadre de la privatisation du secteur cotonnier béninois, la SODECO est le premier égreneur de coton africain. Elle dispose de 17 usines réparties sur l’ensemble du territoire béninois.

Au plus proche des principales zones de production cotonnière, la Société pour le développement du coton (SODECO) dispose d’une capacité d’égrenage de 672 500 tonnes.

Football/ Elim CAN 2022: la Côte d’Ivoire s’impose ( 3-1) face à l’Éthiopie

La sélection ivoirienne de football s’est imposée mardi (3-1) face à son homologue de l’Éthiopie au terme d’un match comptant pour la sixième et dernière journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations ( CAN 2022) dans le groupe K disputé au stade Alassane Ouattara d’Ebimpé dans le nord d’Abidjan.

Les buteurs ivoiriens sont Yohann Boli, Franck Kessié et Jean Evrard Kouassi. Cette confrontation a été marquée par un malaise de l’arbitre ghanéen à une dizaine de minutes de la fin du temps réglementaire de la rencontre. Après ce malaise, la finalement a finalement repris jusqu’à son terme. 

 Les poulains du sélecteur ivoirien Patrice Baumelle confirment ainsi avec cette victoire leur qualification pour la CAN 2022 prévue au Cameroun.

Amadou Soumahoro élu président de l’Assemblée nationale ivoirienne

Le président sortant de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Amadou Soumahoro, a été élu mardi à la tête de l’institution à la majorité des députés pour la législature 2021-2025, lors d’une séance inaugurale tenue à l’hémicycle.

M. Amadou Soumahoro, candidat du Rhdp (pouvoir) a été réélu avec 158 voix (63,97%) sur 243 suffrages exprimés devant Eliane Nzi Nda, candidate de l’opposition, créditée de 85 voix soit 34,41%. Le nombre de votants était de 247 selon les résultats. Quatre bulletins blancs ont été cependant enregistrés.   

Le bureau de séance était présidé par le doyen d’âge des députés, Diawara Mamadou, selon les dispositions légales. Sur 249 députés siégeants, 240 étaient présents, le quorum étant de 125. L’Assemblée nationale, au total, compte 255 députés, mais six sièges restent à pourvoir. 

Deux candidats à la présidence de l’institution, issus du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp, pouvoir), notamment Vassiriki Konaté et Mme Mariam Traoré, se sont retirés avant le vote au profit de M. Amadou Soumahoro.   

« J’ai cru, en raison de mon parcours scolaire et universitaire, qu’il était bon de faire acte de candidature (…) mais dans un parti politique, nous avons des règles de discipline, et en raison de ces règles, j’ai décidé de retirer ma candidature », a déclaré le député Vassiriki Konaté.

La députée Mariam Traoré, elle, a dans un discours, expliqué s’être présentée au regard de ses trois mandats législatifs successifs, associés à son expérience du Parlement ivoirien et panafricain. 

« Loin de défier une personne, ma candidature (visait) à indiquer que désormais, il faut compter avec les femmes » qui n’ont jamais dirigé cette institution, a-t-elle dit, avant de lancer « au nom de la paix chère à mon pays et de la cohésion au sein du Groupe parlementaire Rhdp, je retire ma candidature au profit de M. Amadou Soumahoro ».    

Mme Eliane Nzi Nda Affoué, issue du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), était la seule candidate de l’opposition pour briguer la présidence de l’Assemblée nationale ivoirienne. cependant, aucun candidat indépendant n’était en lice pour le scrutin.  

Le nouveau président réélu, Amadou Soumahoro, a remercié tous ceux qui l’ont voté, de même ceux qui n’ont pas porté leur choix sur sa personne. Il a dit réserver son discours d’orientation à la première session ordinaire prévue jeudi. 

À la suite de cette séance inaugurale consacrant l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale pour la législature 2021-2025, aura lieu l’ouverture solennelle de la première session ordinaire le 1er avril 2021.  

Le président sortant, Amadou Soumahoro, a remplacé en mars 2019 Guillaume Soro, à la suite de sa démission le 8 février 2019. M. Soro avait rendu le tablier, en cours de mandat, après avoir refusé d’intégrer le Rhdp, la coalition au pouvoir, lors de sa constitution.    L’élection des députés pour la législature 2021-2025 a eu lieu le 6 mars 2021.  

Signature d’un accord pour alphabétiser les femmes commerçantes à Abidjan

L’Organisation des Nations-Unies pour l’éducation, la science et la culture ( UNESCO) et le Groupe agro-alimentaire Nestlé Côte d’Ivoire ont signé mardi à Abidjan, un protocole d’accord visant l’alphabétisation de 400 femmes commerçantes des communes abidjanaises d’Abobo, Cocody et Marcory, a constaté APA sur place.

 Cette convention s’inscrit dans le cadre de la quatrième phase du projet d’alphabétisation de cette entreprise agro-alimentaire. 

« En Côte d’Ivoire, le taux d’analphabétisme avoisine les 51%, avec une forte disparité selon le sexe. En effet, 2  femmes sur 3 sont illettrées et travaillent courageusement malgré ce handicap. Nous travaillons avec 20 000 femmes, appelées mamies, qui  vendent, nos assaisonnements Maggi entre autres dans les marchés sur tout le territoire national. 85% d’entre elles ne sont jamais allées à l’école»,  a fait remarquer dans un discours Thomas Caso, le directeur général de Nestlé Côte d’Ivoire.

 Poursuivant, il a soutenu que les résultats d’une étude d’évaluation du projet montrent que la majorité des  « mamies » reconnaissent l’impact positif du projet sur leur vie.

 « Aujourd’hui, plus de la moitié des bénéficiaires estime pouvoir prendre en charge les dépenses familiales et mettre leur famille à l’abri du besoin, mais aussi diversifier leurs activités grâce à cette fabuleuse initiative », a ajouté M. Caso soulignant qu’avec cette nouvelle phase,  « nous visons toucher 400 autres mamies ».

 Pour sa part, Anne Lemaistre, la représentante de l’Unesco à Abidjan, a déploré dans le même élan, qu’en Côte d’Ivoire, le taux d’analphabétisme est très élevé. Selon elle, l’alphabétisation change la vie dans tous ses aspects. 

« Grâce à ce projet, aujourd’hui je sais lire. J’ai eu beaucoup de choses et nous allons continuer d’aller à l’école  », s’est félicitée en retour Mme N’Guessan, une commerçante du marché de Yopougon Sicogi ( ouest d’Abidjan) bénéficiaire  du projet.

Ce programme d’alphabétisation des femmes commerçantes de la capitale économique ivoirienne qui a débuté en 2017 par les commerçantes des communes Port-Boüet et de Yopougon, a pour but   de donner une formation d’alphabétisation à toutes les vendeuses du produit Maggi dans les différents marchés d’Abidjan.

 La formation est dispensée via des smartphones et aussi en présentiel. Elle dure six mois et est sanctionnée par un certificat de participation à ce cours d’alphabétisation.

Election à l’assemblée nationale : 4 candidats en lice pour la présidence

Dans le cadre de l’élection du président de l’Assemblée nationale, quatre candidats sont en lice pour la place à la présidence.

A cet effet, quatre dossiers de candidature ont été déposés hier lundi 29 mars 2021. A savoir, trois candidatures du RHDP, notamment celle du président sortant, Amadou Soumahoro, Konaté Vassiriki et Mme Mariam Traoré.

Rappelons que le président sortant, Amadou Soumahoro, a remplacé en mars 2019 Guillaume Soro, à la suite de sa démission le 8 février.

Par ailleurs, quant à l’opposition, elle a présenté un seul candidat pour la présidence. Il s’agit de Mme Eliane Nzi Nda Affoué, issue du PDCI.

Toutefois, soulignons que l’ouverture solennelle de la première session ordinaire se déroulera le 1er avril 2021.

Covid-19: la FAO s’engage à promouvoir des systèmes agroalimentaires résilients

L’Équipe multidisciplinaire de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour l’Afrique de l’Ouest s’est engagée à intensifier son partenariat pour la transformation des systèmes agroalimentaires résilients de la sous-région dans un contexte marqué par la crise de Covid-19, à l’issue sa 12e réunion tenue en mode virtuel du 22 au 24 mars 2021.

Cette réunion, pilotée par Abidjan, la plus grande de l’Equipe multidisciplinaire pour l’Afrique de l’Ouest jamais organisée, s’est terminée par un appel unanime des participants, estimés à plus de 300, à la mise à l’échelle des bonnes pratiques des systèmes agroalimentaires, rapporte une note officielle.   

L’organisation s’est  notamment engagée à renforcer la collaboration avec ses partenaires afin d’appuyer les États membres à répondre efficacement aux multiples défis qui se chevauchent, qu’il s’agisse de l’insécurité alimentaire, du changement climatique, des conflits et de la Covid-19.

Cet appui devrait permettre aux pays de la sous-région ouest-africaine d’accélérer la transformation de leurs systèmes agroalimentaires via la promotion de l’agroécologie, la maîtrise de la gestion de l’eau et la mise à l’échelle des initiatives d’agriculture numérique.

L’intégration de l’approche genre et l’appui à l’emploi des jeunes dans le secteur agricole est une forte préoccupation de la FAO. Ensuite, l’institution encourage les États membres à respecter leur engagement à la Déclaration de Maputo qui préconise d’augmenter les investissements publics dans le secteur agricole.   

« Je suis ravi que la Réunion ait reconnu le rôle clé de la FAO auprès des gouvernements et des organisations sous-régionales dans l’atteinte des objectifs de développement durable », a déclaré le coordonnateur sous-régional de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest, Gouantoueu Robert Guei.   

II a ajouté avoir «noté les recommandations sur le renforcement du partenariat avec la CEDEAO, Comité inter-État de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS), l’Union économique et monétaire Ouest-africaine (UEMOA) et le G5 Sahel ».  

« En cette période de crise sanitaire liée à la pandémie de covid-19, il est important que nous travaillions ensemble pour assurer l’autosuffisance alimentaire non seulement en Côte d’Ivoire mais également en Afrique », a dit le ministre ivoirien de la Promotion de la riziculture, Gaoussou Touré.  

L’initiative Main dans la Main de la FAO devrait permettre de renforcer le partenariat et de partager des données entre les pays. Sa plate-forme géospatiale, conçue comme un bien public open-source, regroupe déjà de grandes quantités de données sur la sécurité alimentaire.

Cet outil fournit des données de qualité, accessibles et fiables qui aident les pays à prendre des décisions stratégiques afin d’offrir aux populations de la sous-région une meilleure production, une meilleure nutrition, un meilleur environnement et une vie meilleure.

A cette session, ont pris part des autorités de haut niveau tel que le ministre de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles et de la mécanisation du Burkina Faso, Salifou Ouedraogo, le ministre de l’Agriculture et de l’élevage de la République de Guinée.

M. Roger Patrick Milimono y a également participé ainsi que le commissaire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) chargé de l’agriculture, de l’environnement et des ressources en eau, Sékou Sangaré.

La réunion s’est clôturée par la cérémonie de remise des Prix de l’Excellence, qui récompensent les membres du personnel du Bureau sous-régional de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest pour les performances exceptionnelles accomplies en 2020.   

L’Équipe multidisciplinaire de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour l’Afrique de l’Ouest a tenu sa 12e réunion en mode virtuel, sous le pilotage du Bureau d’Abidjan, du 22 au 24 mars 2021. 

Assemblée nationale ivoirienne: 4 candidats briguent la présidence

Quatre candidats sont en lice pour la présidence de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, dont le président sortant de l’institution, Amadou Soumahoro (Rhdp, pouvoir), selon une note de l’institution transmise lundi à APA.

M. Amadou Soumahoro, cadre du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) a déposé son dossier de candidature, ainsi que deux autres membres du parti au pouvoir, Konaté Vassiriki et Mme Mariam Traoré.

L’opposition a, elle, présenté un seul candidat pour la présidence de l’Assemblée nationale ivoirienne, Mme Eliane Nzi Nda Affoué, issue du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci). L’on note cependant aucun candidat indépendant en lice. 

L’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale ivoirienne pour la législature 2021-2025 est fixée à mardi suivie de l’ouverture solennelle de la première session ordinaire le 1er avril 2021. 

Sur 255 députés que compte l’Assemblée nationale ivoirienne, 249 participeront à la séance inaugurale le 30 mars 2021 et à l’ouverture solennelle de la première session ordinaire, du fait que six sièges ne sont pas encore pourvus.

Le président sortant, Amadou Soumahoro, a remplacé en mars 2019 Guillaume Soro, à la suite de sa démission le 8 février. M. Soro avait rendu le tablier après avoir refusé d’intégrer le Rhdp, coalition au pouvoir, lors de sa constitution.  

Côte d’Ivoire: lancement d’une opération pour débarrasser Abobo des déchets plastiques

Une opération eco-citoyenne visant à débarrasser la commune d’Abobo (nord d’Abidjan) des déchets plastiques a été lancée, lundi, a constaté APA sur place dans la capitale économique.

Cette activité qui est mise en œuvre grâce au concours de collecteurs indépendants, est réalisée à la faveur de la journée mondiale de l’eau qui a été célébrée le 22 mars dernier.  Dénommé « Tous pour une gestion efficace des déchets plastiques», ce programme est initié par le groupe agro-alimentaire Nestlé Côte d’Ivoire.

« Nous adoptons au quotidien un mode de production responsable afin que nos produits, au-delà de déployer tout leur pouvoir pour le bien-être de nos consommateurs, soient utilisés en prenant en compte les questions d’environnement et de salubrité », a dit dans une adresse Sehene Dermolo qui s’exprimait à cette occasion, au nom de la direction générale de Nestlé Côte d’Ivoire.

Poursuivant, elle a rappelé l’ambition de son groupe à rendre 100% de ses emballages recyclables ou réutilisables d’ici 2025.  Sur ce projet initié au niveau de la commune d’Abobo,  a également fait savoir Mme Dermolo, « nous travaillons avec des collecteurs issus de la commune qui ont été formés et accompagnés aux techniques de collecte  ».

 Elle a conclu en réaffirmant l’engagement de son entreprise à  jouer pleinement son rôle  « de locomotive et de leader » en montrant l’exemple afin que d’autres entreprises  se mobilisent pour trouver des solutions innovantes aux défis liés aux déchets plastiques.

 Avant elle, Dr Alain Kouadio, le directeur de l’économie verte et de la responsabilité sociétale a estimé que les sachets plastiques constituent un problème de santé publique et d’assainissement.

En outre, il a assuré à son tour, l’engagement du ministère ivoirien de l’environnement et du développement durable qu’il représentait à soutenir ce projet de gestion rationnelle des déchets plastiques. 

« Depuis quelques années, le sachet plastique a intégré notre mode de vie créant un problème crucial de salubrité. Il convient donc de sensibiliser les populations », a soutenu pour sa part, Anne Marie Zoulou au nom de Envipur, une société partenaire de ce projet.

Abdourahmane Cissé, nommé nouveau secrétaire générale de la présidence de la république

Le ministre ivoirien du Pétrole, de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Abdourahmane Cissé, a été nommé en ce jour, secrétaire générale de la présidence de la république.

En effet, le président de la république, M. Alassane Ouattara a procédé ce lundi 29 mars 2021, à la signature d’un décret portant nomination de M. Abdourahmane Cissé en qualité de Secrétaire Général de la présidence de la République de Côte d’ivoire.

Ce dernier remplacera M. Patrick Achi, nommé premier ministre, chef du gouvernement ivoirien. Rappelons que M. Achi assure cette nouvelle fonction suite au décès du ministre Hamed Bakayoko survenu le 10 mars 2021.

Par ailleurs, le nouveau secrétaire de la présidence, M. Cissé a tenu exprimer sa gratitude au chef d’Etat ivoirien pour cette nouvelle nomination.  » Je voudrais remercier et exprimer ma gratitude au President de la République, SEM, Alassane Ouattara pour la confiance placée en moi, ainsi qu’en tous les jeunes, en me nommant Ministre, Secrétaire Général de la Présidence de la République« . 

Côte d’Ivoire: Abdourahmane Cissé nommé secrétaire général de la présidence (officiel)

Le ministre ivoirien du Pétrole, de l’Énergie et des énergies renouvelables, Abdourahmane Cissé, a été nommé lundi secrétaire général de la présidence de la République, selon un décret lu par le directeur de Cabinet du chef de l’Etat, Fidèle Sarassoro.

Le président de la République a procédé ce lundi 29 mars 2021 à la signature d’un décret portant nomination de M. Abdourahmane Cissé en qualité de ministre, secrétaire général de la présidence de la République », a déclaré M. Fidèle Sarassoro, devant la presse.

Il remplace M. Patrick Achi, précédemment ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de la République de Côte d’Ivoire, nommé Premier ministre vendredi, à la suite du décès du Premier ministre Hamed Bakayoko, le 10 mars 2021.

Ingénieur de formation, Abdourahmane Cissé est diplômé de l’École polytechnique de France et de l’Institut français du Pétrole. Cet trader, dans la banque d’Affaires Goldman Sachs International, a été nommé en novembre 2013 ministre auprès du Premier ministre chargé du Budget. Il devient à 32 ans le plus jeune ministre du gouvernement ivoirien. 

Côte d’ivoire : l’élection d’un nouveau président de l’assemblée nationale prévue mardi

L’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale de la Côte d’Ivoire pour la législature 2021-2025 est fixée mardi 30 mars 2021.

A en croire les informations diffusées par le secrétaire général de l’institution, Alain Acakpo-Addra, a indiqué que l’élection sera suivie de l’ouverture solennelle de la première session ordinaire le 1er avril 2021. Pour ce faire, au cours de la séance inaugurale, se tiendra l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale.

Par ailleurs, soulignons que le président de l’Assemblée nationale est élu pour la durée de la législature au scrutin uninominal secret à la majorité absolue des députés présents, au premier tour. Si cette majorité absolue n’est pas obtenue au premier tour, seuls les deux candidats ayant obtenu le plus de voix se présentent à un deuxième tour qui a lieu au plus tard dans les 15 jours suivant le premier tour.

En outre, cette élection marquera la constitution de la nouvelle Assemblée nationale. Suite à cela, le nouveau président convoquera la cérémonie solennelle d’ouverture de la session ordinaire. Il faudrait préciser que celle-ci se déroulera du 1er avril au 31 décembre 2021.

Côte d’Ivoire: 6 personnes tuées dans une attaque terroriste

Trois soldats ivoiriens et trois terroristes ont été tués dans la nuit de dimanche à lundi après l’attaque de deux positions de l’armée ivoirienne à Kafolo (Kong) et à Kolobougou ( Téhini, Bouna ) dans l’extrême nord ivoirien, a appris APA de source officielle.

Selon un communiqué du général de corps d’armées Lassina Doumbia, le chef d’état-major général des forces armées de Côte d’Ivoire, la première attaque est survenue à Kafolo et est le fait d’une soixantaine de terroristes « lourdement armées » venant du Burkina Faso. 

« Les forces armées de Côte d’Ivoire ont repoussé les assaillants au terme d’une heure de combat intense et mis en œuvre une opération de ratissage  », a expliqué le général Doumbia.

Dressant un bilan provisoire pour cette première attaque, l’officier général ivoirien a noté deux soldats tués et quatre blessés du côté de l’armée ivoirienne, trois terroristes tués et quatre interpellés du côté de l’ennemi. Du matériel logistique a été également saisi.

 Quant à la deuxième attaque survenue à Kolobougou ( 60km au nord-ouest de Téhini faisant frontière avec le Burkina Faso) où un poste de gendarmerie a été la cible d’individus non identifiés, un gendarme ivoirien a été tué et un autre a été blessé.

En juin dernier, rappelle-t-on, une attaque d’une position de l’armée ivoirienne à Kafolo dans l’extrême nord du pays avait causé la mort d’une dizaine de soldats ivoiriens.

Côte d’Ivoire: élection du nouveau président de l’Assemblée nationale mardi

L’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire pour la législature 2021-2025 est fixée mardi suivie de l’ouverture solennelle de la première session ordinaire le 1er avril 2021, a annoncé lundi à la presse le secrétaire général de l’institution, Alain Acakpo-Addra.Sur 255 députés que compte l’Assemblée nationale ivoirienne, 249 participeront à la séance inaugurale le 30 mars 2021 et à l’ouverture solennelle de la première session ordinaire, du fait que six sièges ne sont pas encore pourvus, a fait savoir M. Alain Acakpo-Addra.  

Au cours de la séance inaugurale, aura lieu l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale. Le président de l’Assemblée nationale est élu pour la durée de la législature au scrutin uninominal secret à la majorité absolue des députés présents, au premier tour.

Si cette majorité absolue n’est pas obtenue au premier tour, seuls les deux candidats ayant obtenu le plus de voix se présentent à un deuxième tour qui a lieu au plus tard dans les 15 jours suivant le premier tour.

Une fois terminée, cette élection marque la constitution de la nouvelle Assemblée nationale. Ensuite, le nouveau président convoque la cérémonie solennelle d’ouverture de la session ordinaire qui se déroulera du 1er avril au 31 décembre 2021.

A l’occasion de l’ouverture solennelle de la session ordinaire, le nouveau président élu délivrera un important discours de sa politique d’orientation à la tête de l’Assemblée nationale. L’élection des députés de la législature 2021-2025 a eu lieu le 6 mars 2021. 

Covid-19 : le Conseil National de Sécurité décide d’élargir la vaccination aux personnes âgées de 18 ans

Dans le cadre de la lutte contre la covid-19,  le Conseil National de Sécurité (CNS) a décidé d’élargir la vaccination aux personnes de 18 ans et plus. 

Le CNS a par ailleurs prolonger l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 30 juin 2021. Notamment en procédant à la décentralisation de la campagne de vaccination et l’intensification de la sensibilisation en vue du strict respect des mesures barrières.

Réuni le vendredi 26 mars 2021 à Abidjan, le conseil a pris ces décisions en raison de la flambée du nombre des cas positifs constatée, depuis le mois de janvier 2021.

Concernant la vaccination contre la Covid-19, le ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, M. Aouélé, a informé le CNS que la Côte d’Ivoire a reçu 554 000 doses du vaccin Astrazeneca. Il s’agit entre autres de 504 000 doses de l’initiative COVAX, coordonnée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), et 50 000 doses dans le cadre de l’amitié ivoiro-indienne.

Rappelons que depuis le 1er mars 2021, a démarré les séances de vaccination. Selon le Dr Aka Aouélé,  près de 30 000 personnes ont déjà été vaccinées. Aussi, il a exhorté la population ivoirienne à bien vouloir se faire vacciner afin de se protéger.

Toutefois, notons que  la Côte d’Ivoire dénombre depuis l’apparition de la pandémie, 43 180 cas confirmés dont 38 719 personnes guéries, 237 décès. Ainsi que 34 388 personnes vaccinées contre la covid-19.

Deux attaques contre des positions de l’armée ivoirienne à Kafolo et à Téhini

Deux attaques ont été perpétrées dans la nuit de dimanche à lundi contre des positions de l’armée ivoirienne à Kafolo (Kong) et à Téhini (Bouna), près de la frontière avec le Burkina Faso, faisant au moins quatre morts.

Selon une source sécuritaire, dans la nuit de dimanche à lundi, des individus faisant usage d’armes à feu ont attaqué des positions de l’armée ivoirienne à Kafolo (Kong), tentant de pénétrer le cantonnement des Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI). Cette attaque a été suivie d’une riposte des forces ivoiriennes qui «mènent en ce moment un ratissage».

Le bilan provisoire à Kafolo fait état de deux terroristes abattus et de plusieurs matériels saisis dont deux fusils AK 47 saisis, ajoute la même source qui précise qu’un militaire a été légèrement blessé. D’autres sources sécuritaires indiquent deux décès du côté de l’armée ivoirienne à Kafolo.

Une autre attaque a été perpétrée dans la localité de Téhini (Bouna) dans le Nord-est de la Côte d’Ivoire, faisant au moins un mort et un blessé.

Une première attaque de la position de l’armée ivoirienne à Kafolo dans l’extrême nord du pays avait fait en juin 2020 une dizaine de morts chez les Forces armées de Côte d’Ivoire.

Justice : Bombardement de Bouaké : le procès de trois pilotes s’ouvre à Paris.

Neuf soldats français de l’opération Licorne et un civil américain avaient été tués dans le bombardement du camp de Bouaké en Côte d’Ivoire le 6 novembre 2004. En effet, le procès des suspects s’ouvre ce lundi à Paris. Il s’agit notamment d’un ancien mercenaire biélorusse et deux officiers ivoiriens.

Retour sur la crise ivoirienne.

Début novembre 2004, le président ivoirien Laurent Gbagbo passe à l’offensive pour tenter de réunifier son pays, coupé en deux depuis deux ans et une tentative de coup d’État rebelle. Ses avions pilonnent les positions rebelles vers le Nord, sous l’œil inquiet des forces de paix françaises déployées depuis 2002 entre les deux camps pour éviter une guerre civile.

Le 6 novembre vers 13h20, deux chasseurs ivoiriens survolent à basse altitude un camp français à Bouaké. Tout à coup, l’un d’eux plonge et tire des roquettes. Au sol, c’est la panique, puis l’horreur et la sidération: on déplore neuf soldats français et un civil américain tué, ainsi qu’une quarantaine de blessés.

En représailles, Paris détruit le jour même l’ensemble de l’aviation militaire ivoirienne, ruinant son offensive en cours. Les relations entre Paris et son ancienne colonie, historiquement très proches, s’enflamment.

Dans les jours qui suivent, de violentes manifestations anti-françaises secouent le sud du pays. Du jour au lendemain, des milliers d’expatriés regagnent la France en catastrophe, encadrée par les troupes tricolores.

Le 10 novembre, dans la cour des Invalides à Paris, le président Jacques Chirac rend un hommage solennel aux soldats tués à Bouaké. « Nous ne vous oublierons pas », promet-il. Mais quinze ans après, leurs meurtriers courent toujours.

Des accusés en cavale.

Trois hommes sont accusés par la justice française , sur la foi de nombreux témoignages, d’avoir perpétré ou encadré le bombardement : le Biélorusse Yury Sushkin et les Ivoiriens Ange Magloire Gnanduillet Attualy et Patrice Ouei.

Jugés pour assassinats, ils sont les seuls accusés et encourent la réclusion à perpétuité.

Par ailleurs, les enquêteurs ont également examiné le rôle de trois ministres de l’époque, Michèle Alliot-Marie, Dominique de Villepin et Michel Barnier. Mais la justice a refusé de saisir la Cour de justice de la République, seule habilitée à juger les ministres.

L’enquête s’est donc cantonnée aux exécutants présumés, biélorusse et ivoiriens. Sans parvenir à répondre aux questions qui hantent les familles de victimes depuis quinze ans : qui a donné l’ordre de bombarder les Français et pourquoi ?

La Covid-19 fait cinq nouveaux morts en Côte d’Ivoire

La Côte d’Ivoire qui connaît ces derniers jours une résurgence de cas de Covid-19 et où il a été détecté le variant anglais de cette maladie, a enregistré dimanche cinq nouveaux décès liés à cette pandémie, a annoncé le ministère ivoirien de la Santé et de l’hygiène publique dans son rapport quotidien sur le Coronavirus.

Jeudi et samedi derniers, la Côte d’Ivoire avait enregistré successivement 05 et 03 morts causées par la Covid-19. Selon ce rapport sur le Coronavirus, le pays a enregistré ce dimanche 319 nouveaux cas de Covid-19 sur 4 048 échantillons prélevés soit 7,9 % de cas positifs, 129 guéris et 5 décès. 

Relativement à la vaccination contre cette maladie, le Dr Eugène Aka Aouélé, le ministre ivoirien de la santé, a souligné dans ce rapport que du 1er au 27 mars 2021, 34 388 personnes ont été vaccinées contre la Covid-19 en Côte d’Ivoire. 

Poursuivant, il a invité  le personnel de santé, les forces de défense et de sécurité, les enseignants, les personnes âgées de plus de 50 ans et les personnes porteuses de maladies chroniques à se présenter au centre de vaccination au Parc des Sports de Treichville  ( Sud d’Abidjan) et les autres centres ouverts pour se faire vacciner gratuitement. 

A la date du 28 mars 2021, rappelle-t-on, la Côte d’Ivoire compte 43 180 cas confirmés dont 38 719 personnes guéries, 237 décès et 4 224 cas actifs. 

Cinéma: le réalisateur ivoirien Idriss Diabaté lauréat de la NISA d’Or 2021

Le réalisateur ivoirien Idriss Diabaté a remporté samedi la 2e édition de la Nisa d’Or 2021, décernée à l’occasion de la Nuit ivoirienne du septième art et de l’audiovisuel (Nisa), pour son documentaire intitulé Éloge des mils.

M. Idriss Diabaté s’est dit « très ému et très touché par ce prix ». Dans ce film documentaire, il invite les Africains à valoriser les cultures de leur sol tout en perpétuant les valeurs des siens, ce qui éviterait des importations massives de produits agroalimentaires et des sorties de devises.  

Il succède à Alex Ogou, lauréat de la NISA d’Or 2019, une compétition visant à stimuler les acteurs du cinéma, des arts et de l’audiovisuel, initiée par Patricia Claude Kalou,  présidente de la Conférence des Producteurs audiovisuels de Côte d’Ivoire (CPACI).

La NISA, dira-t-elle, se veut une plateforme majeure de promotion des productions ivoiriennes de qualité, nécessaire pour permettre à cet art de hisser le savoir-faire des acteurs locaux et de mettre en focus leurs talents.

La ministre ivoirienne de la Culture et de la Francophonie, Raymonde Goudou, s’est félicitée pour cet événement visant à rechercher l’excellence, « une bonne motivation » selon elle pour aller toujours plus loin. 

Assandé Fargas, dramaturge et acteur ivoirien, invité spécial, a reçu un prix d’honneur de la NISA 2021 pour cet art qui exporte. Son travail acharné lui a valu d’obtenir un rôle principal dans « Lupin », une série diffusée sur Netflix.

Dans la catégorie série télévisuelle, le prix du meilleur scénario original a été attribué à Casimir Guelaté pour « Babadongo, les coups de la vie ». Le prix du meilleur chef opérateur est revenu à Moustapha Sam pour « Alphasie ».

L’acteur Bamba Bakary, l’un des doyens des humoristes, a arraché le Prix Orange de la meilleure interprétation masculine dans la série télé « Assinie ». La meilleure interprétation féminine a été décernée à Marie Josée Nene dans Babadongo, les coups de la vie.

Le prix du meilleur réalisateur, lui, a été attribué à Erico Sery pour son film Assinie. La meilleure série télé a été également décernée à cette série. Dans la catégorie cinéma, « Vice » de Gilbert Kan Konan s’est adjugé le prix de la meilleure fiction court métrage. 

Au niveau du prix du meilleur scénario original fiction long métrage, Fatim Diaby, a surclassé les autres nominés pour le film Résolution. Dans ce film, toujours, Samuel Ouédraogo est distingué en tant que meilleur chef opérateur fiction long métrage et remporte le prix du ministère de la Promotion de la jeunesse et de l’emploi des jeunes.

Le jeune acteur Ange Éric N’Guessan, dans le film Jusqu’au bout, affiche une compétence qui amène le jury à lui octroyer le prix de la meilleure interprétation masculine. Quant au prix de la meilleure interprétation féminine, elle revient à Evelyne Ily Juhen dans le film Résolution.

Dans les fictions long métrage, le prix du meilleur réalisateur part au profit du binôme Boris Oué et Marcel Sangne pour Résolution. Le porte-parole du gouvernement, Sidi Touré, a promis les promoteurs du soutien de l’Etat en vue d’un rayonnement plus glorieux du septième art ivoirien. 

Cet événement a eu lieu grâce à l’appui de Orange Côte d’Ivoire. Son directeur de la transformation du digital et des médias, Habib Bamba, a fait savoir que l’opérateur finance actuellement d’autres séries télés, en cours de réalisation. 

Des trophées d’honneur ont été aussi décernés à des pionniers notamment à Désiré Écaré (1939-2008). Sa première mise en scène « concerto pour un exil » remporte le prix du jeune cinéma à Hyères. En 1985, il réalise le long métrage « Visages de femme ».

L’acteur ivoirien Léonard Groguhet, né en 1939, icône vivante de la culture et de l’audiovisuel ivoirien, a aussi reçu un trophée d’honneur. Diplômé de l’Institut d’études théâtrales de la Sorbone à Paris, il a produit la célèbre série satirique « Comment ça va ? ». 

Créé en juin 2009, la Conférence des producteurs audiovisuels de Côte d’Ivoire (CPACI) est constituée d’une fédération de quatre syndicats dans le secteur du cinéma et de l’audiovisuel en Côte d’Ivoire. Elle est dirigée depuis octobre 2016 par Patricia Claude Kalou, la présidente.