La Banque de l’UE soutient le secteur privé africain

L’institution financière va débloquer 62 millions d’euros pour accompagner les entreprises privées touchées par la crise sanitaire de la Covid-19.L’investissement dans le secteur privé en Afrique, comme partout ailleurs dans le monde, est indispensable pour remédier aux conséquences de la crise sanitaire et enclencher une croissance durable. Les fonds de la Banque européenne d’investissement (BEI) promis en marge du Sommet Union européenne-Union africaine (17-18 février à Bruxelles) permettront de financer six initiatives d’investissement à fort impact en faveur du secteur privé.

Il s’agit entre autres de l’accélération de l’investissement dans les jeunes pousses du secteur technologique d’Afrique, la garantie de l’accès au financement des populations éloignées et fragiles et le soutien au financement du secteur privé avec les principales banques africaines locales.

Investissements: le Cepici se positionne comme une « agence de Conseil »

Le Centre de Promotion des Investissements en Côte d’Ivoire se veut une « agence de Conseil » en vue d’accompagner les investisseurs à la réalisation de leurs projets.Le Cepici doit être une agence de Conseil, une agence qui facilite et qui assiste l’investisseur », a déclaré Mme Solange Amichia, à l’occasion de la célébration du Prix national d’excellence 2021 décerné à la direction de l’environnement des Affaires du Cepici. 

Il s’agit de faire de « l’accompagnement et vendre la Côte d’Ivoire » dans différents secteurs à forts potentiels, car « on est une agence de Conseil »,afin de « donner l’information à l’investisseur, des informations pertinentes pour qu’il puisse prendre la décision d’investir », a-t-elle soutenu. 

« Aujourd’hui, on veut devenir une development board et non une agence de promotion, on doit développer l’investissement (et) il faut que le Cepici devienne une agence de conseil aux investisseurs jusqu’à ce qu’ils prennent leurs décisions d’investir », a-t-elle déclaré.  

« Le Cepici doit être aussi une agence d’assistance et de facilitation auprès des administrations pour aider ces investisseurs à réaliser leurs investissements » avec des études d’impact environnemental, a-t-elle poursuivi. 

Grâce à cet accompagnement, les investisseurs devraient pourvoir acquérir de façon rapide un terrain industriel, un permis de  construire ou une licence d’Affaires pour pouvoir opérer dans leur secteur d’activité. 

Elle a souhaité le changement de statut du Centre de promotion et des investissements (Cepici) afin qu’il puisse « facturer » ses prestations à l’instar des « development board », ce qui permettrait au Guichet unique de l’investissement de ne pas attendre l’État pour réaliser certains objectifs. 

Pour Mme Solange Amichia, en poste depuis septembre 2021, en remplacement de Essis Esmel, « le Cepici doit être vu comme un vivier d’informations, de documents et d’informations micro et macro-économiques ».

Cela devrait permettre à cette structure publique de « se positionner comme un prestataire de services de référence grâce à des process ». Le nouveau patron du Cepici veut que ces normes portent le Guichet unique de l’investissement à une autre stature.

Quand le Cepici a aidé à la réalisation de son projet, il doit soutenir l’entreprise à bénéficier des services pour sa croissance, a-t-elle relevé, avant d’ajouter que le Cepici se veut aussi un « bureau d’études » qui va produire des données pertinentes pour l’investisseur. 

A l’endroit du personnel de la direction de l’environnement des Affaires, elle a adressé ses félicitations et ses encouragements, tout en soulignant que ces compliments sont aussi destinés à l’ensemble du personnel du Cepici. 

« Ce prix nous invite tous à nous engager davantage dans la quête du travail bienfait », car « ce succès est le succès de tout le Cepici », a-t-elle dit, en rendant hommage à son prédécesseur, le ministre de la Promotion et de l’investissement et du développement du secteur privé, Essis Esmel.

Mme Solange Amichia a salué M. Essis Esmel « pour sa persévérance, sa détermination et son courage dans un environnement hostile quelque fois, parce qu' »il a tenu le coup pour réaliser ces réformes qui étaient vraiment nécessaires pour rendre notre administration performante ».

Ce prix national d’excellence 2021 a été attribué au Cepici après celui décerné au Guichet unique en août 2019. Outre sa mission de coordination des actions du gouvernement en matière d’amélioration de l’environnement des Affaires, le nouveau DG veut « faire du Cepici un prestataire, une agence de référence ».

Pour Mme Solange Amichia, il « constitue une marque de distinction qui honore encore le Cepici, justifiant ainsi la capacité de notre institution à relever les défis nationaux et à s’inscrire dans le livre d’honneur des structures publiques d’excellence dans notre pays ».

Chaque année, le président de la République décerne plusieurs prix d’excellence à différentes personnes physiques et morales. C’est dans cette optique que le 05 novembre 2021, le chef de l’Etat Alassane Ouattara a décerné 84 prix d’excellence pour l’édition 2021.

Parmi ces distinctions figurait le Prix national d’excellence de la promotion de l’investissement privé qui a été attribué à la direction de l’Environnement des Affaires du CEPICI, le Guichet unique de l’investissement en Côte d’Ivoire.  

Tourisme: lancement de deux nouvelles campagnes pour promouvoir la destination Maroc

L’Office national marocain du tourisme (ONMT) a lancé, mercredi, deux campagnes simultanées pour promouvoir la destination Maroc, l’une pour le tourisme national, l’autre en direction des marchés internationaux. »Après avoir assuré un redémarrage commercial effectif via une tournée européenne auprès des principaux acteurs du tourisme, ayant permis de relancer la confiance et de sécuriser les capacités aériennes et les offres des voyagistes, l’ONMT se mobilise simultanément sur un autre axe principal de sa mission : la promotion de l’image de la destination Maroc », indique l’Office dans un communiqué. 

En déployant une stratégie de communication ciblée, notamment à travers les canaux digitaux, l’Office ambitionne de relancer l’engouement autour de l’offre Maroc et de raffermir son attractivité, en tant que destination accessible, sûre et dépaysante, offrant une diversité d’expériences sans égal. 

En direction de l’international, la campagne se déploie sur trois phases, afin de capter l’attention des voyageurs potentiels et d’amorcer une reprise dynamique dès la saison Hiver en cours et pour les vacances de Printemps à venir, précise l’Office.
À partir de la fin février, il s’agira de maximiser la portée de l’opération à travers la publication de contenus vidéo inspirants intitulés Visit Morocco Originals. Ceux-ci mettront en scène les thématiques alimentant l’image de grande diversité de l’offre Maroc et répondant aux multiples aspirations des voyageurs: culture, nature, mer, montagne et désert, sport ou évasion. 

Par ailleurs, sur le segment domestique, un dispositif d’influence est également prévu, durant toute la semaine du 14 février, afin de renforcer la notoriété de la marque « Ntla9awfbladna » à travers deux concepts innovants. 

L’opération de chasse au trésor «Maroc Trip» mettra en compétition dans un parcours expérientiel deux équipes d’influenceurs marocains, un « team jeunes » et un « team famille » partant à la découverte des régions du Maroc. Par ailleurs, le concours photo sur Instagram « #Nsafro_Wnchoufo_Challenge » mobilisera des talents marocains et leurs communautés.

Le Maroc prévoit de porter la part du privé aux deux tiers de l’investissement total à l’horizon 2035

Le Roi Mohammed VI a présidé, ce mercredi à Bouznika, une séance de travail consacrée à la nouvelle charte de l’investissement.Au cours de cette séance, un exposé des grandes lignes du projet de la nouvelle charte de l’investissement a été présenté devant le Souverain par le ministre délégué chargé de l’investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, indique un communiqué du Cabinet royal.

Le projet, qui s’inscrit dans l’esprit et l’ambition du Nouveau modèle de développement, se fixe comme objectif d’inverser la tendance actuelle où l’investissement privé représente près d’un tiers seulement de l’investissement total, l’investissement public représentant les deux tiers. Il prévoit ainsi de porter la part de l’investissement privé aux deux tiers de l’investissement total à l’horizon 2035.

Les objectifs majeurs assignés à la nouvelle charte de l’investissement sont la création d’emploi, la promotion d’un développement équitable des territoires et la priorisation des secteurs porteurs pour l’économie nationale.

A cet effet, le projet de la nouvelle charte comprend notamment un dispositif de soutien principal. Il s’agit de primes communes, en soutien aux investissements en ligne avec les orientations royales, les objectifs du Nouveau Modèle de Développement et les priorités fixées par le gouvernement, d’une prime territoriale additionnelle, visant à encourager l’investissement dans les provinces les moins favorisées et d’une prime sectorielle additionnelle, accordant des incitations en vue de dynamiser les secteurs porteurs.

Le projet prévoit également des mesures d’appui exclusives pour les projets à caractère stratégique tels que les industries de la défense ou l’industrie pharmaceutique, dans le cadre de la Commission Nationale des Investissements, ainsi qu’un dispositif de soutien spécifique destiné aux très petites, petites et moyennes entreprises, en plus d’un dispositif pour le développement des investissements marocains à l’étranger.

Le Roi a encouragé le gouvernement pour le travail réalisé, et donné ses instructions pour la préparation des détails de mise en œuvre de la nouvelle charte de l’investissement.

Il a également insisté sur le relais que devrait prendre le secteur privé national dans ce chantier, en invitant le gouvernement à associer activement les opérateurs privés, dont la CGEM (Confédération générale des Entreprises du Maroc) et le GPBM (Groupement Professionnel des Banques du Maroc), au processus de mise en œuvre de la charte.

le Roi a, par ailleurs, rappelé que la rénovation des dispositifs juridiques et incitatifs reste tributaire de leur bonne implémentation et du suivi régulier de leur exécution sur le terrain, afin d’imprimer une nouvelle dynamique à l’investissement privé et de consacrer le Royaume comme terre privilégiée d’investissement à l’échelle régionale et internationale.

Côte d’Ivoire : la FAO sensibilise sur la préservation des mangroves

Le Bureau de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en Côte d’Ivoire sensibilise les acteurs de la pêche artisanale sur la loi régissant leur secteur pêche et l’urgence de préserver les mangroves.Cette sensibilisation a lieu dans le cadre des activités de l’Initiative Pêche Côtière-Afrique de l’Ouest (IPC-AO) au profit des acteurs de la pêche artisanale de Sassandra sur la loi de 2016 relative à la pêche et à l’aquaculture et sur l’urgence de préserver les mangroves.

Pour l’organisation, les mangroves constituent un écosystème essentiel pour la vie des communautés côtières qu’il faut sauvegarder. La séance a visé la ville côtière de Sassandra (Sud-Ouest), où la pêche artisanale constitue l’une des principales activités économiques.

Selon les chiffres du rapport 2020 du bureau de l’aquaculture et des pêches de Sassandra, cette activité génère environ 5000 emplois directs comprenant 70% de femmes. Cependant, la loi qui régit ce secteur est encore méconnue des acteurs de Sassandra.

A l’initiative de la FAO à travers son projet IPC-AO, des séances de sensibilisation ont été organisées les 03 et 04 février 2022 à l’intention des autorités coutumières, des associations de jeunesse, des pécheurs, des mareyeuses et des transformatrices.

Pour Armand Zegbeu, point focal du projet IPC-AO au ministère des Ressources animales et halieutiques, cette séance vise à mieux faire connaître aux acteurs de la pêche artisanale la loi qui régit ce secteur.

La loi de 2016 vient pallier les insuffisances et les limites de la loi de 1986. C’est pourquoi, dit-il, « nous avons estimé qu’il était important de mieux la vulgariser. A cet effet, un manuel a été distribué aux acteurs lors des séances de sensibilisation ».

« J’invite donc les acteurs à se l’approprier et à en tenir compte dans l’exercice de leur activité. Passée l’étape de la sensibilisation, la loi devra être appliquée », a prévenu Armand Zegbeu, le point focal du projet IPC-AO.

La loi de 2016 est constituée de cinq titres, de 14 chapitres et de 121 articles. L’article 10 interdit de faire usage dans l’exercice de la pêche, de matière explosive, de substances ou d’appât toxiques susceptibles d’affaiblir, d’étourdir, d’exciter ou de tuer les poissons, ou de contaminer leur habitat.

En outre, l’article 30 dispose que les produits de pêches, transformés ou non soient soumis à des contrôles sanitaires et vétérinaires rigoureux. Instruits sur ces nouvelles dispositions, les bénéficiaires de cette sensibilisation ont salué l’initiative.

« Cette sensibilisation a été très instructive pour nous. Nous avons appris que la loi nous interdit de pêcher les espèces en voie de disparition. Ces espèces sont les requins marteaux, les dauphins et tous autres mammifères marins », a affirmé Koranteng Daniel, un pêcheur.

M. Kacou Charles Niazou, un autre pêcheur qui exerce cette activité depuis 25 ans a promis se conformer à la loi sur la pêche et à l’aquaculture en sollicitant une licence de pêche auprès des autorités compétentes.

« Je ne savais pas qu’il fallait absolument avoir une licence avant d’exercer l’activité de la pêche artisanale. Je m’engage aujourd’hui à me mettre en conformité dans les meilleurs délais », s’est-il engagé.

Les pêcheurs, les mareyeuses et les transformatrices ont aussi été invités à contribuer à la restauration des mangroves de Sassandra, car ces arbres précieux forment un écosystème particulier qui abrite de nombreuses espèces de poissons, de mollusques et de crustacés.

Par ailleurs, à travers leur fonction de zone de frayère, les mangroves sont indispensables pour certaines espèces marines comme les carpes, les silures, les mâchoirons, les crabes et les écrevisses qui viennent y pondre.

« Ces espèces végétales, aux adaptations particulières constituent un gîte important dont la disparition impactera de façon négative sur la reproduction et le développement de nombreuses espèces », a soutenu Dr Yacoub Issola, expert national et coordonnateur du Projet IPC-AO à la Convention d’Abidjan.

« A terme, les changements de comportement devraient contribuer à inverser les problèmes de réduction des stocks et de diminuer les captures qui ont des répercussions négatives sur l’activité économique des acteurs des chaînes de valeur des pêches », a-t-il ajouté.

Quant à Mme Germaine Tchriffo, transformatrice à Sassandra, elle s’est engagée à ne plus utiliser le bois de mangrove pour fumer les poissons. Elle a dit avoir remarqué que du fait de la destruction de la mangrove, le poisson se fait rare.

Cela, poursuivra-t-elle, « impacte négativement notre activité. Je m’engage non seulement à ne plus utiliser le bois de mangrove, mais je vais également sensibiliser mes collègues transformatrices à œuvrer à la protection et à la restauration des mangroves ».

Au total, 80 participants composés d’une vingtaine de pêcheurs et d’une quarantaine de mareyeuses ont pris part aux deux séances de sensibilisation. Au terme de l’activité, des cache-nez et un dispositif de lavage des mains ont été offerts par le projet IPC-AO aux communautés et acteurs du secteur de la pêche exerçant sur le site du débarcadère de Sassandra.

Le projet IPC-AO qui bénéficie du financement du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) est mis en œuvre par la FAO et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) à travers la Convention d’Abidjan qui travaille sur la composante de la restauration des mangroves.

La Bad appuie l’Agenda 2063 de l’Union africaine

Le Fonds africain de développement vient d’accorder une subvention de 11,48 millions de dollars au secrétariat de l’institution régionale pour renforcer sa gouvernance et lui apporter un soutien institutionnel.L’approbation de cette subvention s’inscrit dans le volet « financement des biens publics régionaux » du Fonds logé à la Banque africaine de développement (Bad). Les ressources contribueront au projet de renforcement des capacités institutionnelles de l’Union africaine, un programme conçu pour améliorer la capacité de la Commission de l’UA à piloter l’Agenda 2063.

Ce dernier est la vision de l’institution régionale pour « une Afrique intégrée, prospère et pacifique, dirigée par ses propres citoyens et représentant une force dynamique sur la scène mondiale ». Il comprend des programmes pour stimuler la croissance économique et le développement du continent et conduire à sa transformation rapide.

Les fonds alloués couvriront trois principaux volets : le renforcement institutionnel ; la planification et la coordination des politiques, ainsi que la fourniture de prestations de services ; et la gestion de projet. En outre, le projet comprend d’importantes garanties environnementales et sociales ainsi que des considérations liées à la dimension de genre.

En 2017, la Commission de l’UA a lancé un vaste processus de réforme institutionnelle afin de rendre l’institution plus agile, plus efficace et plus autonome financièrement. Le projet poursuivra ces réformes en modernisant ses systèmes et en améliorant ses capacités de planification, de coordination et de prestation de services.

Une partie des fonds sera allouée aux pratiques de réduction des risques de catastrophes et aux mécanismes d’adaptation au changement climatique de la Commission de l’UA. Le soutien aux femmes comprendra l’élaboration des lignes directrices et du tableau de bord de la Commission en matière d’intégration de la dimension de genre et de la jeunesse, ainsi que des activités connexes, en plus du soutien à la réforme institutionnelle de l’Union africaine.

Le coût total du projet s’élève à 12,6 millions de dollars, et inclut une contribution en nature de l’Union africaine. Le succès du projet devrait encourager d’autres institutions de développement pour des contributions similaires.

Nigeria : une inflation de 15,60% en janvier

Le Bureau national des statistiques du Nigeria (NBS) a déclaré que l’indice des prix à la consommation (IPC), qui mesure l’inflation, était de 15,60% en janvier 2022.Le rapport mensuel de l’IPC publié mardi à Abuja par le NBS indique que le taux était en baisse de 0,87 points de pourcentage par rapport au 16,47% enregistrés en janvier 2021 et inférieur aux 15,63% enregistrés en décembre 2021. Selon le rapport, le taux d’inflation global a ralenti en janvier par rapport au même mois de l’année précédente.

Il note que des augmentations ont été enregistrées dans toutes les divisions de la COICOP qui ont produit l’indice global. En glissement mensuel, l’indice global est passé à 1,47% en janvier 2022, soit 0,34 point de pourcentage de moins que les 1,82% enregistrés en décembre 2021.

Le NBS a expliqué que la variation en pourcentage de l’IPC composite moyen pour la période de douze mois se terminant en janvier 2022 par rapport à la moyenne de l’IPC pour la période de douze mois précédents était de 16,87%, soit 0,08 point de pourcentage de moins que les 16,95% enregistrés en décembre 2021.

Selon le rapport, le taux d’inflation urbain a augmenté à 16,17% en glissement annuel en janvier 2022, contre 17,03% en janvier 2021, tandis que le taux d’inflation rural a augmenté à 15,06% en janvier 2022, contre 15,92% en janvier 2021.

En glissement mensuel, l’indice urbain est passé à 1,53% en janvier 2022, en baisse de 0,34 point de pourcentage par rapport au taux de 1,87% enregistré en décembre 2021. Le NBS a déclaré que l’indice rural avait également atteint 1,42% en janvier 2022, en baisse de 0,35 points de pourcentage par rapport au taux de 1,77% enregistré en décembre 2021.

« La variation moyenne en pourcentage sur douze mois correspondants de l’indice urbain est de 17,44% en janvier 2022. Ce taux est inférieur à celui de 17,52% enregistré en décembre 2021, tandis que le taux d’inflation rural correspondant est de 16,31% en janvier 2022, contre 16,40% en décembre 2021 », a conclu le rapport.

Congo Terminal poursuit la modernisation du Port de Pointe-Noire

Congo Terminal a réceptionné les travaux d’extension des terre-pleins du quai D du port de Pointe-Noire.Engagés il y a un an, ces travaux d’un coût de 3 milliards de FCFA (environ 5 millions d’euros), ont permis d’augmenter de 3,5 hectares les surfaces de stockage et accompagneront la hausse des volumes après une année record réalisée par Congo Terminal avec plus d’un million de conteneurs traités.

Ce nouveau projet fait suite à la reconstruction en 2017 de 700 mètres linéaires du quai D et d’un terre- plein de 3 hectares. Réalisés par une entreprise locale, ces travaux font partie du plan d’investissements destiné à faire du Port en eaux profondes de Pointe Noire, la porte océane de l’Afrique.

Depuis 2009, Congo Terminal a investi plus de 250 milliards de FCFA (400 millions d’euros) pour moderniser le terminal à conteneurs tant au niveau des infrastructures que des équipements. Ses efforts lui auront permis de considérablement améliorer sa productivité.

En ligne avec ses engagements environnementaux matérialisés à travers le processus de labellisation « Green terminal », démarche certifiée par Bureau Veritas, Congo Terminal a équipé ce nouvel espace de stockage de même que tous les autres terre-pleins, de mâts d’éclairage à LED. L’objectif étant de réduire les consommations en électricité et donc les émissions de gaz à effet de serre.

« Grâce à ce nouvel investissement, nous renforçons la compétitivité de l’économie du Congo et accélérons le dynamisme des échanges régionaux. Ce nouvel espace de stockage qui porte nos capacités à 45 ha va nous permettre de poursuivre la dynamique des flux import et export sur les corridors du Congo et nous offre l’opportunité de répondre aux attentes des armateurs. », explique Anthony Samzun, Directeur général de Congo Terminal.

Le Nigeria invité à abandonner les combustibles fossiles

Les crimes contre l’environnement doivent être traités comme tout autre crime qui a pour conséquence directe de nuire à des personnes, plaide une ONG.Ces derniers jours ont été sombres pour les familles du Nigeria brutalement séparées de leurs proches après l’explosion du navire Trinity Spirit dans l’État du Delta, au sud du pays, déplore l’ONG de défense de l’environnement Greenpeace Afrique.

Elle souligne que l’explosion du navire est caractéristique des habitudes peu scrupuleuses de l’industrie des combustibles fossiles car le navire a dépassé sa durée de vie de 20 ans et aurait dû être mis hors service il y a longtemps.

« La négligence de Shebah Exploration and Production montre que, comme la plupart des criminels climatiques, ils se soucient davantage de leurs profits que de la sécurité de l’environnement et des personnes qui en dépendent », déclare Dr Aliou Ba, responsable de la campagne Océans à Greenpeace Afrique.

Il poursuit : « Le gouvernement nigérian doit, de toute urgence, prendre ses responsabilités pour éviter ce type de menaces à l’avenir afin de préserver l’environnement et le bien-être de la population. Ces derniers ont trop souffert de l’industrie des combustibles fossiles. »

Selon Dr Ba, les combustibles fossiles sont un poison et continuent de détruire la vie des populations africaines. C’est pourquoi, plaide-t-il, « il est grand temps que nous arrêtions d’en produire. Les dommages causés par la combustion, le stockage ou le transport de combustibles fossiles sont tout simplement trop importants. Shebah Exploration and Production doit être tenue responsable des dommages que cette explosion a causés aux écosystèmes et aux communautés voisines ».

Partant de là, le responsable de la campagne Océans à Greenpeace Afrique affirme que les crimes contre l’environnement tels que la pollution et la toxicité de l’air et de l’eau doivent être traités aussi sérieusement que tout autre crime qui a pour conséquence directe de nuire à des personnes.

Car, soutient Dr Aliou Ba, « perturber la vie d’autrui pour de l’argent est injuste et trop égoïste. Les Etats africains doivent cesser de soutenir de telles industries. L’Afrique a le potentiel pour devenir une puissance mondiale en matière de production d’énergie renouvelable. Il serait donc incohérent pour un continent qui est malheureusement le plus vulnérable au changement climatique de se priver d’une telle niche. »

Le patronat appelle à donner un nouveau à l’accord d’association Maroc-UE

« Il est nécessaire de donner un nouveau souffle à l’accord commercial et d’investissement Maroc-UE, adopté en 1996, afin qu’il puisse refléter la nouvelle réalité », a de nouveau insisté le président de la Confédération générale des entreprises du Maroc, Chakib Alj.Chakil Alj s’exprimait lors d’une rencontre organisée avec BusinessEurope ce lundi sur la modernisation de l’accord d’association Maroc-UE.

Cité dans dans un communiqué du patronat, Chakib Alj a affirmé que « la modernisation de l’Accord d’Association Maroc-UE offre un énorme potentiel et peut être un modèle pour une relation UE-Afrique plus forte. Le temps est à l’action ».

Même son de cloche auprès du président de BusinessEurope, Pierre GATTAZ, qui a souligné que « le monde a changé depuis l’entrée en vigueur de l’Accord d’Association UE-Maroc ». D’où la nécessité, dit-il, d’adapter ce cadre aux réalités commerciales du 21ème siècle et aux besoins des entreprises dans des domaines importants comme l’économie digitale. 

« Pour favoriser l’intégration de nos chaînes de valeur, nous devons combler les barrières non-tarifaires et faciliter les investissements étrangers et le commerce de services notamment. Cela sera encore plus important dans un contexte où beaucoup d’entreprises européennes cherchent à diversifier leurs sources d’approvisionnement », a-t-dit.

Lors de leurs interventions, les panélistes ont présenté les avantages qu’offrerait la modernisation de l’Accord d’Association Maroc-UE pour les entreprises des deux continents, notamment en termes d’intégration des chaînes de valeur, particulièrement à la lumière de l’entrée en vigueur de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (Zlecaf).

Cette dernière donnera accès à un marché de 1,2 milliard de consommateurs et permettra de stimuler l’investissement et de créer de la valeur ajoutée et de l’emploi vers une croissance socio-économique durable du continent africain.

Pour rappel, la CGEM et BusinessEurope avaient adopté, le 21 septembre 2021, une déclaration conjointe, qui prône une modernisation du cadre des relations commerciales et d’investissement Maroc-UE, attendue depuis longtemps par les deux communautés des affaires. « Cette modernisation devra libérer le potentiel économique inexploité du partenariat précité afin de soutenir une reprise économique post-pandémique effective et durable et de saisir les opportunités liées, notamment aux chaînes d’approvisionnement, à la durabilité ou encore au numérique », conclut le patronat. 

Sénégal : un nouveau nid pour les start-ups

Le lancement des travaux de construction du Centre Mohamed Bin Zayed pour l’Entrepreneuriat et l’Innovation a été effectué ce lundi à Dakar.Une vieille doléance en phase d’être satisfaite. Le Centre Mohamed Bin Zayed pour l’Entrepreneuriat et l’Innovation devrait répondre au manque d’espaces dédiés aux femmes et aux jeunes entrepreneurs du Sénégal.

Ce bâtiment multifonctionnel et ultra moderne est financé à hauteur de 70 %, soit 12 milliards F CFA, par le Fonds Khalifa pour le développement des Emirats arabes unis. L’État du Sénégal contribuera au financement avec une enveloppe de 5 milliards F CFA afin de compléter le coût global du projet qui s’élève à 17 milliards F CFA environ.

Le Centre Mohamed Bin Zayed pour l’Entrepreneuriat et l’Innovation sera bâti sur une superficie de plus 36 mille m². Deux sous-sols d’une capacité d’accueil de 154 places supporteront les sept niveaux de l’immeuble en plus d’une terrasse aménagée.

« Cet espace, qui servira entre autres de lieu d’études, d’incubation et de rencontre, permettra aux jeunes d’avoir accès aux technologies de l’information et de la communication, aux derniers outils en lien avec la réalité virtuelle et augmentée, l’intelligence artificielle, la Blockchain… », a indiqué le Délégué général à l’entreprenariat rapide des Femmes et des Jeunes (Der/FJ), Papa Amadou Sarr.

Grâce à cette infrastructure, « les jeunes qui allaient à la Silicon Valley, au MIT (Massachusetts Institute of Technology) ou à la station F de Paris, n’auront plus ce besoin parce que tous les outils (nécessaires) seront disponibles dans ce centre », a-t-il ajouté.

Présidant la cérémonie, le ministre, Secrétaire Général de la présidence de la République, Oumar Samba Ba, a salué cette initiative qui contribue au développement de l’écosystème numérique de son pays.

« A terme, a-t-il soutenu, ce centre à vocation internationale, deviendra une plateforme de référence sur le continent africain en vue d’offrir aux investisseurs et aux innovateurs un point d’accès aux marchés sénégalais et de la sous-région ».

L’inauguration de l’édifice est prévue en juillet 2023, soit dix-huit mois après le démarrage des travaux. Mais Pape Amadou Sarr espère aller plus vite en livrant le joyau dès avril 2023.

Afrique du Sud : le processus de demande de visas assoupli

Le gouvernement sud-africain ambitionne de booster les entrées dans son territoire.Jeudi soir, Cyril Ramaphosa, le président de l’Afrique du Sud, a promis l’amélioration du système de délivrance de visas lors du discours annuel sur l’état de la nation. Cette mesure concerne les demandes de visas pour le tourisme, les affaires et le travail.

À en croire M. Ramaphosa, il est temps de « moderniser » davantage ladite procédure. Depuis l’année dernière, des visas électroniques ont été lancés par l’Afrique du Sud dans 14 pays du monde entier dont la Chine, l’Inde, le Kenya et le Nigeria.

Cette dynamique va se poursuivre selon le successeur de Jacob Zuma. La nation arc-en-ciel espère attirer de bons profils pour son économie et accélérer la reprise du secteur touristique.

Sénégal : « bilan satisfaisant » d’internalisation des directives de l’Uemoa

En 2021, Dakar a atteint un taux moyen de mise en œuvre des réformes de 76,1 % et un taux moyen d’exécution technique des projets et programmes de 81 %.Si la pandémie de la Covid-19 a rudement malmené l’économie sénégalaise, elle n’a cependant pas empêché le pays de faire des progrès dans le respect de ses engagements communautaires. C’est ce qui ressort des résultats de la 7e revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) au Sénégal présentée ce jeudi dans la capitale sénégalaise.

Dans le cadre de la revue 2021, les évaluations ont porté sur 116 réformes et 9 projets et programmes. Ceux-ci concernent plusieurs domaines sectoriels répartis en trois composantes : la gouvernance économique et la convergence, le marché commun et les réformes structurelles.

« Au niveau du Sénégal, les trois composantes ont évolué de façon relativement homogène. Pour la gouvernance économique et la convergence, nous sommes à presque 2 % de progression. Pour le marché commun, nous sommes aussi à presque 2 % et pour les réformes structurelles à presque 2,8 %  », a indiqué le président de la Commission de l’Uemoa, le Sénégalais, Abdoulaye Diop.

Selon lui, pour aller de l’avant, gagner les batailles de la compétitivité, de la croissance et de la résilience, les économies de la zone ont besoin de réformes structurelles fortes. « Or, relève-t-il, dans cette composante, le Sénégal a connu des gains de près de 2,8 %. Ce qui est important. Parce qu’il faut que l’effort soit bien calibré, homogène dans le temps et dans les composantes pour que l’on puisse avoir des résultats durables ».

En outre, M. Diop s’est félicité de la performance du Sénégal : « Ce que je retiens fondamentalement est l’engagement du ministre et de ses collègues pour prendre les mesures nécessaires afin d’aller vers des efforts supplémentaires, des performances que nous aurons à constater lors des prochaines revues ».

« Il s’agit là d’un résultat satisfaisant dont il faut se réjouir », a déclaré de son côté le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, ajoutant qu’il y a encore beaucoup de choses à faire. Il s’est ainsi engagé à effectuer des efforts beaucoup plus importants pour essayer d’internaliser le maximum de textes.

Des difficultés à surmonter

Pour parvenir à une application complète des directives de l’Uemoa, le Sénégal et les autres pays de l’espace communautaire devront relever quelques obstacles. Il s’agit entre autres des droits d’établissement, des professions libérales, de la passation des marchés publics, de la charge à l’essieu…

« Nous sommes dans une communauté où il nous faut avoir un même niveau d’application du dispositif réglementaire. C’est ce qui justifie notre travail à avoir des textes à internaliser parce que les législations sont différentes. Et il faut quand même, pour avoir une économie communautaire, travailler à avoir un dispositif réglementaire commun », a expliqué Abdoulaye Daouda Diallo.

La libre circulation des biens et des services est l’autre objectif que les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine doivent atteindre. A ce propos, le ministre des Finances et du Budget a rappelé que le président Macky Sall a décidé récemment de regrouper tous les organes de contrôle routier sur un même site. Cette mesure devrait limiter les tracasseries que rencontrent les transporteurs sur les différents corridors.

« Nous sommes très satisfaits. Je pense que cela constituera un point important pour pousser les autres Etats où nous avons des difficultés sur ce point à faire avancer les choses », a estimé Abdoulaye Diop.

Tout en reconnaissant les difficultés inhérentes à la marche de l’Union, l’ancien ministre sénégalais du Budget a souligné la nécessité de veiller à assurer l’effectivité dans la mise en œuvre de tous les textes communautaires.

Par ailleurs, le président de la Commission de l’Uemoa a plaidé pour une meilleure collaboration dans le domaine de l’enseignement supérieur. Des progrès sont ainsi à faire en ce qui concerne l’organisation du baccalauréat pour assurer une plus grande mobilité des étudiants dans l’espace communautaire.

De même, il a préconisé de transposer le plus efficacement possible les actes pris dans le domaine de la mutualité sociale. S’agissant des marchés publics, M. Diop a indiqué qu’il faut travailler à ce qu’ils puissent permettre une bonne exécution des projets et programmes aussi bien au niveau des Etats que de la communauté. Tout cela, en gérant la double contrainte que constitue la célérité, mais également la transparence.

« L’objectif est d’être dans une communauté forte et où les conditions de concurrence sont davantage assainies », a soutenu Abdoulaye Daouda Diallo, assurant que le gouvernement sénégalais s’est engagé à faire tous les efforts qu’il faut pour respecter ses engagements communautaires.

Ghana: le taux d’inflation atteint près de 14%

L’indice des prix à la consommation (IPC), qui mesure l’inflation, a augmenté à 13,9% pour le mois de janvier 2022.Le statisticien du gouvernement, Samuel Kobina Annim, a expliqué que ce chiffre représente une hausse de 1,3 points de pourcentage par rapport aux 12,6% enregistrés au mois de décembre 2021.

Selon le professeur Annim, l’inflation mensuelle entre décembre 2021 et janvier 2022 est de 2,1 %.

Le logement, l’eau, l’électricité, le gaz, les autres combustibles et le transport, a-t-il ajouté, ont enregistré des taux d’inflation supérieurs à la moyenne nationale de 13,9%.

Au niveau régional, il a déclaré que l’inflation globale en glissement annuel va de 6,9% dans la région orientale à 18,4% dans la région du Grand Accra.

S’agissant de l’inflation alimentaire et non alimentaire, le professeur Annim a souligné que le taux d’inflation alimentaire de janvier est de 13,7%, ce qui est supérieur à l’inflation alimentaire de décembre (12,8%) et à la moyenne des 12 mois précédents (10,4%).

La Gambie va organiser un sommet sur la finance islamique

Le huitième Sommet africain de la finance islamique (AIFS, sigle anglais) se tiendra le 23 mars prochain à Banjul.Le Sommet va servir de plateforme aux groupes de réflexion africains pour discuter de stratégies innovantes d’inclusion financière qui contribueraient à faciliter davantage le développement en Afrique.

Le Centre AlHuda de banque et d’économie islamiques (CIBE, sigle anglais) et les Emirats arabes unis sont les principaux organisateurs du Sommet africain de la finance islamique, en collaboration avec le ministère gambien du Commerce, de l’Industrie, de l’Intégration régionale et de l’Emploi. Il aura lieu dans le nouveau Centre de conférence international Sir Dawda Kairaba Jawara le 23 mars 2022.

Un atelier post-événement de deux jours suivra à la fin du sommet. Les organisateurs de l’AIFS considèrent l’Afrique comme une autre destination pour le développement socio-économique grâce au système financier islamique.

Muhammad Zubair Mughal, Directeur général du Centre AlHuda de banque et d’économie islamiques (CIBE), a déclaré que l’avenir de l’industrie de la finance islamique en Afrique est très prometteur, car bien que les pays africains soient confrontés à une myriade de défis socio-économiques, leurs économies sont sur la voie de la croissance.

Il a ajouté que le moment est peut-être venu d’adopter les concepts de la finance islamique pour élaborer des politiques financières non seulement au niveau institutionnel mais aussi au niveau de l’Etat.

M. Mughal s’est dit convaincu que les dirigeants africains, tout en plaçant leurs pays sur les bonnes trajectoires de développement, considéreront le système financier islamique comme la clé de la réalisation de leurs objectifs socio-économiques.

L’ordre du jour du sommet comprendra une introduction à la finance islamique à partir du développement historique, des défis réglementaires et des opportunités. Il va décrire le rôle du système financier islamique dans l’inclusion financière, la gouvernance et le cadre de conformité à la charia, et la mise en œuvre du système d’audit de la charia pour réglementer l’industrie financière islamique.

L’AIFS reconnaîtra également le rôle des institutions financières gambiennes dans le développement du système financier islamique par le biais d’avenues conformes à la charia.

Des sommets similaires organisés par le Centre AlHuda de banque et d’économie islamiques (CIBE) ont déjà eu lieu en Ethiopie, au Kenya, à Maurice et en Tanzanie.

Présent dans 35 pays, le Centre AlHuda de banque et d’économie islamiques (CIBE) est un organisme de recherche dans le secteur de la banque et de la finance islamiques, qui fournit des services de conseil et d’éducation de pointe.

Namibie : la découverte de pétrole change la donne (expert)

La récente découverte de pétrole en Namibie doit être bien gérée pour éviter les déboires qu’ont subis d’autres pays auparavant, a déclaré ce jeudi un expert en énergie.Le Directeur général de Fannon Global Advisors, Frank Fannon, a affirmé que la nouvelle découverte de pétrole sur le projet Graff-1 de Shell « confirme à l’industrie mondiale que la Namibie a les ressources nécessaires pour attirer les meilleurs et les plus brillants éléments du monde ».

La compagnie Shell avait annoncé le mois dernier la découverte de pétrole au niveau de son puits d’exploration Graff-1 au large de la Namibie.

« Cette découverte change la donne pour le pays : c’est la première découverte de pétrole en Namibie », a déclaré M. Fannon à la Chambre africaine de l’énergie.

Il a toutefois mis en garde les autorités namibiennes pour qu’elles puissent « rester sur une voie disciplinée », afin d’éviter de prendre des décisions politiques qui mettraient en péril les perspectives d’une industrie pétrolière prospère, capable de changer radicalement l’économie du pays.

« Avec une découverte de cette importance, il y a souvent des hommes politiques qui voudraient commencer à dépenser de l’argent et accélérer les délais ou couper les coins pour répondre à des cycles politiques plutôt que commerciaux. J’encourage le pays à rester sur une voie disciplinée », a-t-il déclaré.

Transition verte et numérique: l’UE va investir 1,6 milliard d’euros au Maroc

L’Union européenne (UE) va investir un montant de 1,6 milliard d’euros dans la transition verte et numérique au Maroc, un investissement qui s’inscrit dans le cadre de la nouvelle stratégie européenne, baptisée, Global Gateway, lancée en décembre dernier.L’annonce a été faite, ce mercredi par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, via son compte Twitter, à l’occasion de sa visite à Rabat.

‘’L’UE investit 1,6 milliard d’euros au Maroc. C’est une grande opportunité pour la transition verte et numérique. J’espère que nous réaliserons ensemble de grands projets, pour le bénéfice des Marocains », a souligné la responsable européenne.

Selon la Commission européenne, la stratégie européenne Global gateway vise à ‘’développer des liens intelligents, propres et sûrs dans les domaines du numérique, de l’énergie et des transports et à renforcer les systèmes de santé, d’éducation et de recherche dans le monde entier ».

Ce modèle européen consiste ainsi à investir, dans le monde entier et en particulier en Afrique, dans des infrastructures tant matérielles qu’immatérielles, dans des investissements durables dans les domaines du numérique, du climat et de l’énergie, des transports, de la santé, de l’éducation et de la recherche.

Global Gateway s’est fixé pour objectif de « »mobiliser jusqu’à 300 milliards d’euros d’investissements entre 2021 et 2027 pour soutenir une reprise mondiale durable, en tenant compte des intérêts de l’UE et des besoins de ses partenaires ».

Le premier pays à recevoir un financement dans le cadre de ce programme d’infrastructures.

Af’Sud : vers l’imposition de quotas d’emploi pour les étrangers

L’Afrique du Sud prépare une loi qui imposera un quota d’étrangers que les entreprises nationales afin de permettre au gouvernement de lutter contre la montée du chômage, a déclaré mercredi le ministre de l’Intérieur Aaron Motsoaledi.Motsoaledi a déclaré que la loi proposée introduirait des quotas d’emploi pour les ressortissants étrangers dans le cadre des efforts déployés par le gouvernement du président Cyril Ramaphosa pour faire face à la hausse du chômage et à la résurgence du sentiment anti-migrants. 

« Si vous êtes un homme d’affaires sud-africain qui ouvre un restaurant ou une usine, il n’y a pas de loi qui vous dit quoi faire, vous pouvez faire venir 100% de ressortissants étrangers ou 100% de Sud-Africains. Nous disons qu’il y a un problème de chômage et l’absence de tels quotas », a déclaré M. Motsoaledi à l’agence de presse Bloomberg.

La présence d’un grand nombre d’étrangers – en particulier les Africains noirs des pays voisins – a alimenté le ressentiment à l’égard des non Sud-Africains ces dernières années, entraînant des attaques xénophobes meurtrières en 2008 et 2015.

Les attaques contre les étrangers ont refait surface ces derniers mois, des Sud-Africains s’en prenant à des entreprises appartenant à des non-Sud-Africains ou à des camions conduits par eux.

Le ressentiment a été aggravé par la hausse du chômage, évalué à un taux record de 35% à la fin de 2021.

Sénégal : haro sur les usines de farine de poissons

Le Sénégal pourrait connaître un déficit de l’offre de poisson d’environ 150 mille tonnes par an au cours des années 2020 à cause de ces installations industrielles.En Afrique de l’Ouest et plus particulièrement au Sénégal, la rareté du poisson n’est pas seulement due à la surpêche. Les usines de farine et d’huile de poissons installées en masse sur les côtes sont aussi pointées du doigt.

Dans un récent rapport, publié le 21 janvier dernier,l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO, sigle anglais) alerte sur « l’impact négatif considérable
» de ces industries de farine et d’huile de poisson au Sénégal et en Afrique de l’Ouest.

La matière première utilisée dans ces usines consiste en de grandes quantités de petits poissons pélagiques (essentiellement des sardinelles et des ethmaloses) pêchés dans les eaux marines et estuariennes puis transformés en farine ou huile de poisson pour nourrir des animaux dans les pays développés au détriment de la consommation locale.

Selon le rapport, le pays de la Teranga à lui seul risque ainsi de perdre des milliers de tonnes de poissons à cause de l’activité de ces usines alors que le pays est « fortementdépendant de la consommation de poisson ».

Par ailleurs, souligne la FAO citant des chiffres de 2018, ces unités industrielles présentent un faible poids socio-économique alors qu’elles représentent une menace majeure pour les moyens de subsistance de 600 mille travailleurs du secteur de la pêche artisanale. Alors qu’elles n’emploient, selon la FAO, que 129 travailleurs permanents et 264 travailleurs temporaires, généralement recrutés parmi la population locale.

Partant de constat, le Responsable de la campagne Océans à l’ONG Greenpeace Afrique, Dr Aliou Ba, estime que « les États Ouest-africains devraient se passer de ces industries destructives et prendre leurs responsabilités afin de préserver la sécurité alimentaire, les emplois et le bien-être des populations. »

A en croire M. Ba, « nos gouvernements ont créé un modèle économique qui profite aux industriels des pays développés, plutôt qu’à notre propre population. Ils doivent changer cela maintenant. (Car) tout type de développement devrait placer les intérêts des peuples africains en son centre. »

Greenpeace Afrique réclame donc des actes forts de la part de l’Etat du Sénégal pour la durabilité de la pêche et la protection des métiers des femmes transformatrices de poissons.

L’ONG préconise le gel de nouvelles autorisations d’implantation  d’usines de farine de poisson comme stipulé dans les recommandations des concertations nationales sur les usines de farine et d’huile de poisson tenues le 24 Octobre 2019.

Par ailleurs, elle demande la prise de décision interdisant l’utilisation du poisson entier par les usines de farine et d’huile de poisson, et la fermeture des usines de farine et d’huile de poisson utilisant du poisson frais propre à la consommation humaine.

Elle plaide enfin pour la protection des métiers des femmes par la signature du décret de reconnaissance des métiers de la transformation artisanale des produits halieutiques.

Entreprise : Kajou lève 1 million d’euros pour son développement en Afrique

Kajou est une entreprise sociale créée par l’ONG Bibliothèques Sans Frontières qui développe des solutions innovantes pour distribuer du contenu numérique de formation et d’information aux populations peu ou pas connectées à internet. Kajou vient de clôturer un tour de table d’1 million d’euros (655 millions francs CFA) pour accélérer son développement en Afrique de l’Ouest, en particulier au Sénégal, en Côte-d’Ivoire, au Bénin, au Togo et au Cameroun.

La BOAD engagée à optimiser son impact et sa capacité d’investissement

Face aux multiples défis auxquels est confrontée la sous-région, la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) est bien décidée à optimiser son impact en renforçant sa capacité d’investissement et sa gouvernance.

L’institution bancaire réaffirme ses ambitions à appuyer les États membres afin de lutter contre la pauvreté, l’inégalités d’accès à l’éducation et à la santé, ainsi que le changement climatique, l’insécurité alimentaire, la crise sécuritaire au Sahel et le déficit d’infrastructures.  

Avec une croissance annuelle soutenue (+5,3%) supérieure à la moyenne subsaharienne (3,1%), une évolution du revenu moyen par habitant de 2,3% en moyenne annuelle, l’UEMOA a enregistré d’importants progrès économiques ces dix dernières années. 

Des performances auxquelles a contribué la BOAD en finançant des projets majeurs dans les secteurs public et privé. Face aux multiples défis révélés ou amplifiés par la pandémie de Covid-19, l’institution compte plus que jamais jouer ce rôle de catalyseur, rapporte une note d’information transmise à APA.  

L’objet de son nouveau plan stratégique « Djoliba » s’étend de 2021 à 2025, dont l’approche vise à renforcer sa capacité d’intervention à travers une augmentation du capital et un recours à des outils d’optimisation de son bilan.

Porté par le président de la BOAD, le Béninois Serge Ekué, le plan Djoliba comprend trois axes forts : le renforcement des fonds propres de l’institution pour accroître les capacités d’action et le nombre de projets soutenus (niveau de financements fixé à 3 300 milliards de FCFA, soit plus de 50 % par rapport au plan précédent).  

Ce plan comprend en outre une meilleure gestion des ressources financières et la transformation de l’institution en une banque « experte » dédiée aux projets à impact, pour des programmes d’investissements plus pertinents. 

Accélérer l’intégration économique 

Pour faire de la BOAD l’institution de référence en matière d’impact durable, d’intégration et de transformation de l’Afrique de l’Ouest, le Plan Djoliba 2021-2025 fixe cinq secteurs prioritaires d’intervention : l’agriculture et la sécurité alimentaire, les énergies renouvelables, les infrastructures de base, la santé-éducation et l’habitat social. Fin 2021, 436,2 milliards de FCFA avaient ainsi été engagés.

L’institution compte aussi favoriser le développement des entreprises, avec comme objectif de contribuer à la création de 245 000 emplois supplémentaires, dont environ 17 000 dans le segment des micro-entreprises et des PME. 

Un accord de coopération BOAD-BPI France a notamment été formalisé mi-septembre 2021 afin de développer des activités et cofinancer des projets relatifs à la création, l’innovation, le développement, l’investissement, et l’internationalisation. 

A travers ce partenariat, les deux institutions se sont engagées à renforcer les relations d’affaires entre les entreprises européennes et celles de l’UEMOA, à dynamiser le cofinancement des projets et de programmes dédiés, et à renforcer l’assistance technique mutuelle. 

Cercle vertueux

En affichant comme objectif d’augmenter le capital de la BOAD et de favoriser l’arrivée d’acteurs financiers bien notés, Serge Ekué espérait voir la note de la banque s’améliorer et pouvoir lever davantage de fonds pour faire face aux défis de développement des États de l’UEMOA: C’est désormais chose faite. 

Le 17 novembre 2021, l’agence de notation Fitch a révisé la perspective de la notation de la BOAD de négative à stable et a confirmé sa note à BBB, du fait du renforcement de la capacité de soutien de ses actionnaires avec le rehaussement des notations de la Côte d’Ivoire, de B+ à BB- en juillet 2021, et du Bénin, de B à B+ en octobre 2021, dans un contexte d’amélioration des perspectives macroéconomiques.

Ces bons résultats, l’institution les doit aussi au renforcement et à l’acquisition de nouvelles compétences du personnel. En novembre 2020, Maryse Lokossou est nommée directrice de Cabinet du président de la BOAD, où elle épaule M. Ekué dans ses initiatives visant à augmenter les fonds propres de la banque. 

Un poste clé pour celle qui fut conseillère technique chargée des financements internationaux auprès du ministre de l’Economie et des finances du Bénin et qui connaît parfaitement les enjeux liés aux attentes des Etats membres, des agences de notation et des investisseurs internationaux. 

Sa nomination illustre le renouvellement de génération et l’importance de la question du genre, une cause chère à cette Béninoise qui a cumulé quinze ans d’expérience dans le secteur de la banque et la finance.

Mme Maryse Lokossou compte parmi les sept personnalités béninoises distinguées dans la dernière promotion de Young Leaders, le programme phare de la French-African Foundation.

Selon elle, « rejoindre ce programme représente une opportunité unique de construire ensemble une vision stratégique répondant aux problèmes auxquels le continent est confronté : chômage, infrastructures durables, énergie, éducation, questions climatiques, inégalités de genre ». 

Une position que partagent d’ailleurs deux autres lauréats de ce programme, le Béninois Albéric Patinvoh, directeur général du courtier d’assurance Willis Towers Watson Côte d’Ivoire et l’Ivoirien Claude Koua, économiste senior au sein de l’ambassade de France en Côte d’Ivoire.  

Le premier se dit convaincu que les réponses apportées à « nos défis ne pourront provenir que d’une réflexion conjointe ». Quant au second, il souligne que « la connaissance du terrain, du milieu social, du contexte économique et de l’historique de notre zone de compétence me permettent d’éclairer au mieux les décisions de coopération entre la France et l’Afrique de l’Ouest, à travers des recommandations visant à améliorer l’impact des politiques économiques ». 

Ce sont des synergies que le prochain séminaire des Young Leaders qui se tiendra à Dakar au mois de mars, contribuera ostensiblement à renforcer.  

Les enjeux du contrôle de la dette au menu de la 9e AG de l’AISCCUF à Abidjan

Les enjeux du contrôle de la dette et le contrôle de la mise en œuvre des objectifs de développement durable (ODD) sont au menu de la 9e Assemblée générale l’Association des Institutions Supérieures de Contrôle ayant en Commun l’Usage du Français (AISCCUF), dont les travaux se sont ouverts, lundi, à Abidjan.

Le Premier ministre ivoirien, Patrick Achi, a procédé à l’ouverture de cette 9e Assemblée Générale de l’Association des Institutions Supérieures de Contrôle ayant en Commun l’Usage du Français (AISCCUF).

Le chef du gouvernement ivoirien, qui représentait le président de la République, Alassane Ouattara, a déclaré que « sans administration transparente utilisant rationnellement et pertinemment la richesse nationale commune », l’on ne peut atteindre efficacement les ODD. 

Il a ajouté qu’une « administration dotée de la probité la plus grande, sans administration attentive, véritable » alliée au secteur privé et des entrepreneurs dans leur développement, cette vison ne pourra se réaliser à la pleine mesure des ambitions. 

Pour lui, la Cour des comptes, dans son rôle, doit permettre d’assurer la bonne gouvernance, la transparence dans la gestion des affaires publiques, ainsi que la lutte contre le détournement des deniers publics.

L’AISCCUF est une organisation regroupant les Institutions Supérieures de Contrôle (ISC) de l’espace francophone. Elle a pour but de favoriser les partages d’expériences, d’échanger sur les normes internationales et de renforcer les capacités de ses membres par la formation et l’assistance technique. 

Cette 9e Assemblée générale qui se tient sur les bords de la lagune Ebrié se déroule du 1er février 2022. Aujourd’hui,  l’association comprend 43 membres contre 18 membres à sa création en 1994. 

Report à 2023 des assemblées annuelles du FMI et de la BM prévues à Marrakech

Les assemblées annuelles du Fonds monétaires International et de la Banque mondiale prévues en octobre prochain à Marrakech ont été reportées à 2023 en raison des incertitudes liées à l’évolution de la situation sanitaire, ont annoncé lundi les institutions de Bretton Woods.Les réunions annuelles de cette année auront ainsi lieu à Washington en octobre, indique un communiqué conjoint des deux institutions, notant que suite à des consultations avec le gouvernement marocain, il a été décidé de reporter la tenue de ce conclave au Maroc jusqu’en 2023.

Le FMI et la Banque mondiale reportent ainsi pour la deuxième fois leurs réunions au Maroc. Les deux institutions avaient initialement prévu de tenir les assemblées annuelles de 2021 dans le Royaume, avant que le contexte sanitaire ne vienne chambouler leurs plans.

Les assemblées annuelles se tiennent généralement pendant deux années consécutives au siège de la Banque mondiale et du FMI à Washington, puis dans un pays membre tous les trois ans.

Par ailleurs, le doute plane toujours quant au format qui sera adopté lors de la réunion de printemps en avril prochain. «Nous espérons pouvoir organiser des réunions hybrides, mais le format exact dépendra de l’évolution des conditions sanitaires et de voyage», indiquent la Banque mondiale et le FMI.

Côte d’Ivoire: le litre de l’essence super augmente de 20 Fcfa

Le prix de l’essence super passe de 615 à 635 Fcfa/litre du 1er au 28 février 2022, soit 20 Fcfa d’augmentation.

Selon une note de la direction générale des hydrocarbures consultée par APA, lundi, le prix maxima de détail des produits pétroliers pour la période du 1er au 28 février 2022 indique pour l’essence super sans plomb à l’ambiant un coût de 635 Fcfa/litre contre 615 Fcfa/litre les mois précédents, soit une augmentation de 20 Fcfa.  

Le prix du gasoil, lui, reste inchangé à 615 Fcfa/litre de même que le pétrole lampant qui reste inchangé à 555 Fcfa le litre à l’ambiant.  Et ce, depuis quelques années.

Ce produit pétrolier est beaucoup utilisé dans des campagnes et des villages, où les populations n’ont pas accès à l’électricité.

Le prix de la bouteille de gaz butane de 6 Kg (B 6) reste également stable à 2 000 Fcfa. De même le coût de la bouteille de 12,5 Kg, une bonbonne très utilisée dans les ménages dans le pays, qui demeure inchangé à 5 200 Fcfa.

La bouteille de 15 Kg est fixée à 6 965 Fcfa et celle de 17,5 Kg à 8125 Fcfa. Quant à la bouteille de 25 Kg elle est cédée à 11 610 Fcfa et celle de 28 Kg à 13.000 Fcfa.

L’ajustement des prix des produits pétroliers en Côte d’Ivoire se fait chaque mois conformément aux dispositions du mécanisme automatique des prix des hydrocarbures sur le marché international.

Afrique : la Bad au secours de l’industrie pharmaceutique

La Banque africaine de développement (Bad) va débloquer 3 milliards de dollars pour accompagner la relance de l’industrie pharmaceutique du continent, a annoncé, samedi à Dakar, Dr Akinwumi Adesina.C’est une visite symbolique qu’a effectuée le président de la Bad, Dr Akinwumi Adesina, à l’Institut Pasteur de Dakar (IPD). Ce centre de recherche est en effet à la pointe de la lutte contre les maladies infectieuses dont souffre l’Afrique et travaille actuellement sur la production de vaccins contre la Covid-19.

Accompagné du ministre en charge du suivi du Plan Sénégal émergent (PSE), Abdou Karim Fofana, le patron de la banque panafricaine a passé en revue les installations de l’IPD avant d’animer une conférence de presse.

Au cours de cette dernière, il a annoncé la mise à la disposition de l’Afrique d’un pactole de 3 milliards de dollars, soit 1764 milliards de francs CFA, pour booster la production locale de médicaments.

Dans l’immédiat, ces fonds devraient permettre la production de remèdes contre le coronavirus. Car au moment où « les gens parlent de quatrième et de cinquième doses, après avoir pris les trois premières, en Afrique, on cherche la première », a déploré le banquier, ajoutant que l’inégalité qui existe dans la distribution des vaccins doit être réglée.

« Les Africains ne doivent pas être laissés au plus bas de l’échelle concernant les vaccins. Ils ne peuvent pas aussi dépendre toujours d’un système qui produit tout ce qui est lié aux vaccins, aux tests et qui est concentré hors de l’Afrique », a soutenu Dr Adesina.

Pour inverser la tendance, il a estimé que « l’Afrique doit avoir la capacité de gérer tout ce qui est lié à la Covid-19 en étant capable de faire des tests, d’avoir accès aux vaccins, mais aussi de pouvoir les produire sur place ».

A l’en croire, entre 80 et 95% des produits pharmaceutiques utilisés en Afrique sont importés, alors qu’il y a là « une concentration » de maladies comme le Paludisme, le Sida, la Fièvre jaune ou encore Ebola.

Faisant référence à la pénurie de médicaments durant la crise de la Covid-19, il a rappelé l’attitude des pays occidentaux qui se sont d’abord préoccupés de la santé de leurs populations avant de penser aux pays en développement.

Partant de ce constat, il a souligné la nécessité pour le continent « d’avoir la capacité de produire des médicaments pour assurer la santé de la population et ne pas laisser la santé de 1,4 milliard de personnes à la générosité des autres. »

Et pour y arriver, a-t-il affirmé,  les États africains doivent avoir les capacités techniques, la matière première, les laboratoires, mais aussi soutenir le secteur pharmaceutique local.

Il a ainsi annoncé une collaboration entre la Bad et l’IPD dans la production de tests rapides, de produits pharmaceutiques pour d’autres maladies et la fabrication des vaccins contre la Covid-19 dont moins de 1% des sont produits en Afrique.

L’Administrateur général adjoint de l’Institut Pasteur de Dakar, Dr Ousmane Faye, a estimé à 220 millions de dollars les fonds nécessaires à l’IPD pour produire 50 millions de doses de vaccins entre 2022 et 2023. Dr Akinwumi Adesina lui a assuré du soutien de la Bad et promis une assistance financière comprise entre 45 et 100 millions de dollars.

Le concept « Elu produit de l’année » s’installe en Côte d’Ivoire

Le concept « Élu Produit de l’année », visant à désigner des produits et services lauréats, par des consommateurs, a été lancé vendredi en Côte d’Ivoire, 35 ans après la création de ce concours qui se déroule chaque année dans près de 40 pays.

Le concept a été lancé vendredi, en Côte d’Ivoire, par M. Youssef Othmani, le managing director « directeur général » et M. Ismail Ben Miled, lors d’une conférence de presse, devant un pool de journalistes, dans un hôtel au Plateau, le Centre des Affaires d’Abidjan. 

« Elu produit de l’année » est le leader mondial en matière de trophées pour l’innovation produit, et le seul prix 100% désigné par les consommateurs. Selon M. Ismail Ben Miled, aujourd’hui, en Afrique le concept est présent en Tunisie, Algérie, Maroc et l’Afrique du Sud. 

La Côte d’Ivoire est le premier pays en Afrique de l’Ouest où ce concept sera implémenté dès cette année 2022. Ce concours se veut une étude sur le comportement du consommateur face à l’innovation des produits. 

Il concerne tous types de produits de large consommation et de services mettant en avant leurs innovations et a pour objectif de guider les consommateurs vers les meilleurs nouveaux produits disponibles sur le marché et valoriser l’innovation.

Selon le processus, les entreprises dans une catégorie ciblée s’inscrivent et indiquent leur produit en remplissant un formulaire via un site web. Ensuite, une présélection est faite par un Comité d’éthique.

  Les produits présélectionnés seront présentés au spécialiste local de la recherche pour procéder à une enquête auprès des consommateurs composés d’un panel représentatif de 2.400 consommateurs. 

M. Youssef Othmani a relevé que l’étude, menée par un Cabinet reconnu, évaluera les produits présélectionnés à travers le plus grand sondage national auprès des consommateurs et identifiera les gagnants selon trois principaux critères.

 Ces trois principaux critères sont notamment l’innovation, l’intention d’achat et la qualité du produit, basés sur un paramètres de Score Global Product. Les gagnants et les participants reçoivent à terme,  les rapports d’enquêtes de leurs catégories respectives.  

Un  « test en situation réelle du produit » est par ailleurs effectué auprès de ménages. Tous les produits sont testés par un panel représentatif issu de familles consommatrices des produits candidats.

Les testeurs reçoivent les produits avec leurs emballages pour une expérience client, authentique et en situation réelle de consommation, une opération encadrée par le partenaire d’étude, indépendant, de manière hebdomadaire. 

M. Philippe Gelder est le concepteur du logo « Élu produit de l’année » qui récompense l’innovation pour les produits et les marques. Le concept fait son entrée en Côte d’Ivoire grâce au mandat donné à sa représentation en Afrique du Nord (Algérie, Maroc, Tunisie).

« Aujourd’hui, nous arrivons en Côte d’Ivoire (…) parce qu’il faut que nous ayons les bonnes personnes, le bon contexte. Nous allons défendre les valeurs de ce logo avec une équipe de qualité et en respectant tous les paramètres », a-t-il dit.      

Crée en 1987, le logo « Élu produit de l’année » est aujourd’hui présent dans près de 40 pays soit plus de 3,5 milliards de consommateurs à travers le monde qui sont exposés au fameux logo rouge. 

Le logo a pour but essentiel de guider le consommateur vers les nouveaux produits sur le marché et de récompenser les marques et les fournisseurs de services pour leurs innovations. Il est décerné par un échantillon représentatif de la population. Une distinction qui sert d’indicateur pour les acheteurs, en suivant la recommandation de milliers d’autres consommateurs.

Quant aux produits gagnants, le logo représente pour eux un argument marketing très puissant, avec des résultats prouvés notamment à travers l’augmentation des ventes, l’élargissement de la distribution et la notoriété de la marque.

Côte d’Ivoire: déclaration de la TVA « uniquement » sur e-impôt dès le 1er février 2022

La Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) en Côte d’Ivoire se fera désormais « uniquement » sur le portail e-impôts, à partir du 1er février 2022, a annoncé vendredi le directeur général des impôts, Abou Sié Ouattara.

M. Abou Sié Ouattara a annoncé cette disposition, à l’occasion du lancement de la nouvelle administration digitalisée de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA), en présence du ministre ivoirien du Budget et du portefeuille de l’Etat, Moussa Sanogo.  

Il s’agit « d’informatiser toute la chaîne de gestion de la TVA depuis la déclaration jusqu’au contrôle fiscal », a dit M. Abou Sié, ajoutant qu' »à partir du 1er février 2022, la déclaration de la TVA se fera désormais uniquement sur le portail e-impôts ».

Le directeur général des impôts, Abou Sié Ouattara, a souligné que cette déclaration « obéira aux conditions légales de déductibilité dont le non-respect entrainera un rejet automatique des montants à déduire ».

M. Moussa Sanogo a souligné que « l’objectif est de simplifier les procédures administratives, de réduire le temps nécessaire à l’accomplissement des obligations fiscales par les contribuables et d’alléger les charges induites par ces procédures pour les contribuables ». 

Cela, ajoutera-t-il, vise également à offrir un service public fiscal de qualité, à renforcer la prévisibilité des lois et des règles fiscales et à induire un environnement propice pour la réalisation des affaires en Côte d’Ivoire. 

Pour prévenir tout désagrément, le ministre du Budget a invité les opérateurs économiques à vérifier leurs immatriculations au fichier des contribuables afin d’éviter des difficultés concernant le bénéfice du droit à déduction ou le bénéfice du remboursement de la TVA.  

« Il était urgent pour nous de mettre en place une administration digitalisée de la TVA qui sécurise les entreprises et leurs opérations en Côte d’Ivoire », a-t-il dit, soutenant qu’au-delà des conditions fiscales, cela touche l’environnement des affaires.  

« Le non respect des conditions prescrites par la loi pour exercer le droit de déduction entraînera le rejet de la taxe indûment déduite, et c’est la machine qui dira que le droit de déduction n’est pas conforme à la loi », a poursuivi le directeur général des impôts. 

Cette plateforme digitale se veut « un outil de déduction automatique ou de non déduction automatique de la taxe qui aura été indûment récupérée par l’entreprise », a relevé M. Abou Sié Ouattara.   

L’administration fiscale ivoirienne a mis en place en 2017 le portail e-impots pour la déclaration et le paiement en ligne des impôts et taxes. Il est annoncé dans les semaines à venir, la mise en place d’un système digital de gestion de la fiscalité immobilière.

Dakar et la Bad signent quatre conventions de financement

La Banque africaine de développement (Bad) a alloué au Sénégal des fonds estimés à plus de 183 milliards de FCFA pour accompagner plusieurs secteurs dont le privé national.La visite officielle du président de la Bad, Dr Akinwumi Adesina, au Sénégal a été fructueuse pour ce dernier. En effet, au sortir de la rencontre entre Dr. Adesina et les organisations du secteur privé, jeudi soir à Dakar, le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, a signé quatre accords de financements avec des représentants de la banque régionale.

Le premier accord de financement porte sur un prêt concessionnel d’un montant de 71 milliards de FCFA. Il vise à soutenir la relance économique, l’accélération de l’industrialisation et la création d’emplois, et à accompagner les micros, petites et moyennes entreprises ainsi que l’accroissement de l’investissement privé.

Cette convention permettra aussi le renforcement de la compétitivité des chaînes de valeurs, la mise en place d’une task-force compétitivité à Dakar et dans six régions pilotes, l’assistance technique, la formalisation et l’adoption de technologies, l’autonomisation des femmes…

La deuxième convention porte sur un financement de 110 milliards de FCFA. Elle est destinée au Programme de désenclavement des zones agricoles et minières. L’objectif visé est de permettre aux acteurs économiques s’activant dans sa zone d’intervention d’être plus compétitifs. Elle prévoit notamment la réhabilitation de 361 km de routes, l’aménagement de 112 km de routes et de six km de voiries pavées.

La troisième signature a porté sur un protocole de don pour le programme de partenariat d’affaires des PME d’un montant de 580 millions de FCFA. Le but est de faciliter l’accès aux marchés de 120 PME sénégalaises au marché local et à l’étranger.

La quatrième et dernière convention portait sur l’autonomisation de 1300 entreprises détenues par des femmes. Elle est dotée d’une enveloppe de 2,33 milliards de FCFA.

Dr Akinwumi Adesina a profité de l’occasion pour appeler le secteur privé à davantage investir dans les infrastructures, l’agriculture et l’énergie qui constituent des piliers incontournables au développement de l’Afrique.

Amadou Hott s’est quant à lui félicité de la confiance renouvelée de la Banque africaine de développement à l’endroit du Sénégal.

Nestlé Côte d’Ivoire veut « accélérer le revenu » de 10 000 producteurs de cacao

Nestlé Côte d’Ivoire, filiale du géant agroalimentaire suisse, a lancé jeudi à Abidjan, un Programme d’accélération des revenus des producteurs de cacao, visant à améliorer les conditions de travail et de vie de 10 000 paysans sur la période 2022-2023.

« Nous tenons à accélérer l’accès et le revenu des producteurs de cacao à travers une chaîne de valeurs », a dit à la presse le directeur général de Nestlé Côte d’Ivoire, Thomas Caso, indiquant « le groupe commence, en Côte d’Ivoire, le premier pays d’approvisionnement de cacao ».

Ce programme, insinuera-t-il, vise à adresser « les causes racines derrières les fléaux qu’on voit comme le travail des enfants au sein des champs de cacao », et cette « cause racine, c’est plutôt la pauvreté ». 

A travers ce programme d’envergure, la firme s’engage également à « aider les ménages, à trouver des sources de revenus hors du champ de cacao avec de petits projets » qu’elle accompagnera,  tout en leur offrant des formations nécessaires.   

Le programme devrait permettre de développer l’agroforesterie. Pour M. Caso, « on ne peut pas se permettre, ou que ce soit dans le monde, de couper les arbres des forêts pour faire un produit quelconque ».  

Il est par ailleurs prévu « un bonus à l’incitation à chaque ménage afin de planter au moins 10 arbres forestiers d’ombrage par an », toujours avec un accompagnement et des formations et « ces arbres seront subventionnés par le groupe », a ajouté M. Thomas Caso. 

Le but dernière tout cela est de s’assurer que les producteurs de cacao ont « un niveau de vie juste, important et équitable et le groupe s’engage ainsi à faire un petit pas en avant, à reconnaître qu’il reste encore un travail à faire » pour investir dans la traçabilité de la filière, a-t-il renseigné.  

« On a déjà piloté pour 12 mois ce projet et les résultats sont vraiment impressionnants, maintenant on monte à la deuxième échelle, partant de 1000 ménages à 10 000 ménages et d’ici 2030 le groupe va investir plus que 1,3 milliard de francs suisse sur la chaîne de cacao à travers le monde », a-t-il poursuivi. 

« Nous sommes conscients que le revenu actuel moyen des producteurs de cacao n’est pas suffisant », c’est pourquoi le groupe veut « mener des actions concrètes » pour améliorer les conditions de vie des producteurs, a-t-il laissé entendre.   

Le programme intègre un volet de « transferts directs auprès des producteurs et de leurs épouses, individuellement, en fonction de leur comportement pour inciter quelques changements de comportement », a-t-il relevé. 

Par exemple, dans le domaine des pratiques agricoles, le programme va amener les paysans à améliorer un peu plus la taille du cacao qui a un rôle incroyable pour augmenter la production, a-t-il souligné. 

Par visioconférence, le Premier ministre ivoirien Patrick Achi, a échangé avec les dirigeants du groupe, en Suisse. Il s’est félicité de ce que le choix du groupe s’est porté sur la Côte d’Ivoire pour le lancement mondial du Programme d’accélération des revenus des producteurs de cacao.

Il a fait observer que la filière cacao, en Côte d’Ivoire, premier producteur mondial, occupe plus de 55% des terres arables du pays, emploie directement ou indirectement près de 25% de la population et représente « autour de 47 à 50% des revenus d’export ».  

M. Patrick Achi a salué ce mécanisme d’amélioration des revenus des producteurs et le fait que le groupe soit aux côtés de l’Etat, en synergie, pour mener des actions qui visent à réduire l’impact de certains phénomènes qui trouvent leurs causes profondes dans l’insuffisance des paysans. 

Le PDG de Nestlé, Mark Schneider, a pour sa part noté que les « défis sont complexes », c’est pourquoi la collaboration avec les gouvernements sont importants, avant d’ajouter « on ne peut pas accepter que les enfants soient privés de leur avenir et de leur éducation ». 

« Une telle façon de faire, ne peut qu’améliorer les conditions de vie de nos producteurs et je crois que l’initiative de Nestlé Côte d’Ivoire est à saluer parce qu’ici nous voyons une société qui travaille à soutenir les populations qui sont dans les plantations », a déclaré le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture et du développement durable, Adjoumani Kouassi Kobenan. 

« C’est unique », car « cela permet aux producteurs d’avoir des moyens conséquents », et en outre « mettre les enfants à l’école est une priorité de l’Etat de Côte d’Ivoire », a-t-il insinué, faisant observer que « la durabilité du cacao, c’est aussi la relève ».   

M. Nathan Bello, manager Cocoa plan, a précisé que la phase pilote en Côte d’Ivoire a eu lieu en 2020-2021 et a concerné 1000 ménages. La phase « test », dans le cadre du plan d’implémentation se déroulera de 2022-2023 et ciblera 10.000 ménages. 

Une phase dite de « déploiement » devrait permettre sur la période 2024-2030 d’atteindre 160 000 ménages, de façon globale. Le programme vise à relever les défis de la production de cacao durable. 

A travers ce programme, le groupe va adresser la problématique de la faiblesse de rendement, la rareté de la main d’oeuvre, le risque du travail des enfants, les perturbations climatiques et l’accès au financement dans l’optique de relever la rentabilité des plantations.

M. Bello a évoqué l’autonomisation des femmes et le manque d’infrastructures scolaires. Déjà, la filiale a construit et réhabilité 53 écoles, mis en place un système de suivi et de remédiation du travail des enfants couvrant 86.000 producteurs et a apporté de l’aide à plus de 149.000 enfants. 

Nestlé Côte d’Ivoire a acheté 150.000 tonnes de cacao durable et octroyé plus de 5 milliards Fcfa en primes versées aux producteurs en 2021. La vision est d’améliorer les pratiques agricoles, améliorer les conditions de vie et la qualité du cacao. 

Le Maroc rouvrira son espace aérien le 7 février prochain

Le gouvernement marocain a annoncé, jeudi soir, la réouverture à partir du 7 février 2022 de l’espace aérien aux vols au départ et à destination du Royaume.Dans un communiqué, l’exécutif annonce que sur la base des exigences légales liées à l’état d’urgence sanitaire et conformément aux recommandations du Comité scientifique et technique chargé de suivre l’évolution du Coronavirus, le Maroc rouvrira son espace aérien le 7 février prochain.

Cette décision est également motivée par « l’évolution de la situation épidémiologique » au Royaume.

Pour accompagner ce processus, un comité technique sera chargé de mettre en place « les mesures et procédures à prendre au niveau des postes frontières ».

Le gouvernement rappelle également aux citoyens à prendre leurs mesures de précautions et à suivre les directives publiques pour éviter la transmission du COVID-19.

Pour rappel, le Maroc avait fermé son espace aérien depuis le 29 novembre 2021 pour lutter contre la propagation du variant Omicron du Covid-19. Cette fermeture a asséné un coup dur au secteur du tourisme dans le Royaume.