Flux financiers illicites: l’Afrique perd 150 milliards $/an

Le Groupe de haut niveau de l’UA sur les flux financiers illicites a examiné les résultats obtenus en matière de recouvrement des avoirs volés aux Etats membres.L’argent illicite circule à flots en Afrique. Selon l’Union africaine (UA), les pays africains perdent jusqu’à 150 milliards de dollars par an en raison des flux financiers illicites, principalement à cause de l’évasion fiscale et de la mauvaise tarification du commerce et des services par les sociétés multinationales.

Pour remédier à ce problème, le sommet des dirigeants de l’UA de 2020 avait adopté une position africaine commune sur le recouvrement des avoirs (CAPAR, sigle anglais) afin d’aider les pays membres, au niveau continental, à récupérer leurs avoirs volés.

Les dirigeants avaient également chargé le Panel de haut niveau, présidé par l’ancien président sud-africain, Thabo Mbeki, de faciliter le recouvrement des avoirs.

La semaine dernière, le Panel a passé en revue les réalisations en matière de recouvrement des avoirs volés, en engageant les membres de son groupe de travail sur la mise en œuvre du CAPAR.

« Certains pays africains ont réussi à récupérer certains de leurs avoirs volés auprès de juridictions étrangères, notamment l’Ethiopie, le Nigeria et le Mali », a déclaré l’UA après la réunion d’examen, soulignant que d’autres sont à différents stades du processus de recouvrement.

La réunion du groupe d’experts a également examiné d’autres actions visant à aider les Etats membres de l’UA à récupérer leurs avoirs volés auprès de juridictions étrangères.

Il s’agit notamment de l’élaboration de cadres juridiques et techniques nationaux et continentaux pour négocier la restitution des avoirs africains.

Les avoirs concernent les produits de la corruption, l’évasion fiscale, les enrichissements illicites et les artefacts, consignés dans des juridictions étrangères.

Namibie : un accord d’exploration pétrolière avec le Qatar

La compagnie pétrolière nationale de Namibie a convenu de travailler avec QatarEnergy dans l’exploration et la production de pétrole.L’accord définit le cadre de coopération entre NAMCOR et QatarEnergy afin de soutenir et de développer un secteur pétrolier et gazier en amont durable en Namibie. Le document offre aussi des possibilités de formation et de développement des employés de la société namibienne dans les compétences industrielles.

Les deux entreprises ont également convenu de travailler ensemble sur des opportunités d’investissement d’intérêt mutuel dans les secteurs pétrolier et gazier.

L’accord a été signé, ce jeudi 03 mars à Doha, au Qatar, par Immanuel Mulunga, Directeur général de NAMCOR, et Khalid Mohammed Al Hitmi, vice-président exécutif de QatarEnergy chargé du développement et de l’exploration du sous-sol.

Le ministre namibien des Mines et de l’Energie, Tom Alweendo, a assisté à la cérémonie de signature, en compagnie de son homologue qatari Saad Sherida Al Kaabi, qui est également président et directeur général de QatarEnergy.

UEMOA : Patrice Talon pressenti à la présidence

Le président de la République béninoise, Patrice Talon, serait le favori pour prendre la présidence de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa).Talon a émis le souhait de succéder à Roch Marc Christian Kaboré, renversé le 24 janvier dernier par une junte militaire, selon Jeune Afrique.

L’ex-président burkinabé en résidence surveillée depuis sa chute, avait été porté à la tête de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) le 25 mars 2021.

La nomination du président béninois pourrait être entérinée lors de la prochaine conférence extraordinaire des chefs d’État de l’instance qui devrait se tenir incessamment à Abidjan, la capitale ivoirienne, informe le média panafricain.

Considéré comme un îlot de stabilité depuis son indépendance, le Bénin est touché ces derniers mois par des attaques terroristes sanglantes attribuées à des groupes jihadistes liés à Al-Qaïda et à l’organisation État islamique (EI).

Les groupes jihadistes qui opèrent dans le Sahel notamment au Mali, au Niger et au Burkina Faso tentent d’étendre désormais leur influence vers les pays côtiers du Golfe de Guinée.

Exploitation gazière : le Nigeria et la Guinée équatoriale joignent leurs forces

Un protocole d’accord lie les deux pays pour la connexion de champs offshore nigérians à une plateforme équato-guinéenne de traitement.L’axe Abuja-Malabo se réchauffe par le gaz. Timipre Sylva, ministre nigérian des Ressources pétrolières et Gabriel Nuema Lima, son homologue équato-guinéen, ont conclu, hier mardi, un partenariat dans ce sens.

Pour le premier nommé, l’acte posé par les deux pays constitue « le coup d’envoi d’une collaboration stratégique dans le Golfe de Guinée » avec la combinaison des abondantes réserves de gaz naturel du Nigeria et les moyens logistiques de la Guinée équatoriale pour la liquéfaction.

Le Nigeria a lancé, l’année dernière, la Décennie du gaz. Cette campagne vise à développer l’industrie nationale au cours des dix prochaines années. Selon M. Sylva, « le Nigeria dispose d’importantes ressources gazières dont une grande partie se trouve en mer. Leur exploitation nécessitera des investissements sans précédent ».

Grâce à cette coopération Sud-Sud, a indiqué le ministre équato-guinéen, le gaz offshore nigérian pourrait être mis sur le marché dans un délai de 18 à 24 mois seulement.

Pour ce faire, Malabo mettra à la disposition d’Abuja les infrastructures de dernière génération installées à Punta Europa et des fonds, a promis Timipre Sylva.

Finances : le Bénin réussit sa 1ère émission obligataire à maturité

L’opération, qui a connu une adhésion massive des investisseurs, a été clôturée par anticipation le 22 février dernier.Dans le cadre du financement des projets d’investissement inscrits au budget général de l’Etat, gestion 2022, le Bénin a lancé, le 14 février 2022, une opération d’émission simultanée d’emprunt obligataire sur le marché financier régional de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) pour un montant indicatif de cent cinquante milliards (150.000.000.000) francs CFA.

Cette opération simultanée est subdivisée en deux tranches dont une tranche à maturité de 15 ans pour un montant de soixante milliards (60.000.000.000) francs CFA et une tranche à maturité de 20 ans pour un montant de quatre-vingt – dix milliards (90.000.000.000) francs CFA.

Prévue pour être clôturée le 04 mars 2022, l’opération qui a connu une adhésion massive des investisseurs, a été clôturée par anticipation le 22 février 2022, pour un montant mobilisé de cent cinquante-cinq milliards trois cent quatre – vingt – neuf millions deux cent cinquante mille (155.389.250.000) francs CFA, soit un taux de couverture de 103,60%.

Par cette opération, le Bénin réussit un double exploit sur le marché financier régional, en surclassant la maturité la plus longue actuelle sur le marché via une émission à 20 ans, et en émettant à un taux de rendement inférieur au taux le plus bas actuel du marché pour la maturité de 15 ans.

Le choix de la République du Bénin d’aller sur des maturités longues sur le marché financier régional participe non seulement à sa stratégie proactive de gestion de la dette, mais aussi à la volonté du gouvernement de contribuer davantage à une nouvelle dynamique financière sur le marché de titre local de l’UEMOA.

Le Mali se tourne vers Nouakchott pour exporter son coton

Le port de Nouakchott est devenu depuis quelques jours la voie de prédilection des autorités maliennes de transition pour exporter le coton brut du pays.Le Mali continue de trouver de nouveaux partenaires pour contourner l’embargo de la Cedeao. Les lourdes sanctions économiques, prononcées il y a près de deux mois pour pousser les militaires au pouvoir à passer la main, n’avaient pas épargné le coton, sachant comment l’exportation de ce produit est précieux à l’État malien assis sur un territoire qui n’a pas de frontière maritime.

Face à la fermeture des frontières du Sénégal et de la Côte d’Ivoire, les alternatives qui se présentaient au Mali étaient donc la Guinée, dirigée par un régime putschiste, l’Algérie et la Mauritanie, qui ne fait pas partie de la Cedeao. Ces pays ont tendu la main à Bamako, surtout Nouakchott où transite désormais le coton brut malien.

Ainsi, les premiers camions sont arrivés au port de Nouakchott, un moment symbolique rehaussé par la présence de plusieurs autorités dont les ministres des Transports, de l’Agriculture et du vice-président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali, rapporte Maliweb.

Le Mali, « en tête des producteurs de l’or blanc », n’en transforme que 2%. Mais il contribue à hauteur de 15% dans le PIB, en faisant donc un secteur économique vital pour le pays. Cette année, il a enregistré une récolte exceptionnelle estimée à quelque 800.000 tonnes. Cette production contraste toutefois avec celle de l’année dernière marquée par un boycott de la culture.

La plupart des producteurs s’étaient détournés du coton au profit du mil, du maïs ou du soja parce que le prix au producteur fixé par avance était jugé trop bas. Mais pour la présente campagne, le prix d’achat retenu de 280 francs CFA le kilogramme a poussé ces derniers à semer 795 000 hectares de cotonniers, contre 160 000 l’an dernier.

Avant les sanctions de la Cedeao, « un tiers » de la récolte de la présente campagne avait réussi à être exporté via des ports comme celui de Dakar principalement, où le Mali détient des entrepôts pour l’exportation et l’importation de ses marchandises.

Ce mercredi, le quotidien sénégalais L’AS a indiqué que « le Sénégal subit de plein fouet les sanctions de la Cedeao » après que les autorités maliennes ont décidé d’exporter le coton du pays via les ports mauritaniens.  Le corridor Dakar-Bamako, long de 1350 km, accueille plus de 1000 camions par jour pour des recettes de 253 milliards par an pour le Sénégal.

Citant des chiffres de l’Agence nationale de la statistique et la démographie (ANSD), le journal souligne que le port de Dakar « vit à 50% des produits destinés vers le Mali. Pour la seule année 2020, le Mali a accueilli 21% des exportations de marchandises du Sénégal, soit plus que l’ensemble du continent (18%) et dix fois le montant des ventes en destination de la France qui est de 2% ».

Maroc : Rappel à l’ordre du Conseil de la Concurrence contre les ententes sur les prix

Le Conseil de la Concurrence rappelle que les prix des biens, produits et services sont déterminés par les mécanismes de la libre concurrence.Dans un communiqué, publié ce mardi, le Conseil de la Concurrence, une institution indépendante chargée, dans le cadre de l’organisation d’une concurrence libre et loyale, d’assurer la transparence et l’équité dans les relations économiques, rappelle à tous les acteurs économiques, publics ou privés, ainsi qu’aux associations professionnelles et syndicales qui les représentent que compte tenu des fluctuations des prix de certains produits et services aux niveaux international et national, , les prix des biens, produits et services sont déterminés par les mécanismes de la libre concurrence.

En conséquence, tous les accords, alliances explicites ou implicites, ou directives destinés à influencer la formation des prix soit en les augmentant ou en les baissant sont interdits, et ce sous quelque forme que ce soit notamment par le biais d’une fixation conjointe de prix de gros ou de détail, d’échange d’informations ou de coordination concernant le niveau et la proportion de leur hausse ou de leur baisse, ou à travers la détermination du niveau de la marge bénéficiaire applicable, de la composition des prix, de la fixation d’un prix de référence ou une structure de prix de référence unifiés entre un groupe d’acteurs, ou la pratique du stockage clandestin, à leur initiative ou sous le contrôle de leur association professionnelle ou syndicale, indique l’instance constitutionnelle.

Dans ce cadre, le Conseil de la concurrence renvoie à toute fin utile, à son guide pratique relatif à l’adoption de programmes de conformité au sein des entreprises ou des associations professionnelles, qui détaille les pratiques interdites et les moyens d’éviter les risques qui y sont associés.

Le Conseil souligne la commission des actes et pratiques susmentionnés, si elle est avérée, quelle que soit leur cause ou leur contexte, constitue une violation des dispositions de la loi susmentionnée.

Maroc: Atelier de sensibilisation des médias au droit et à la politique de la concurrence

Le Conseil de la Concurrence au Maroc organise, le 7 mars courant, un atelier de sensibilisation au droit et politique de la concurrence au profit des médias.Initié conjointement avec le Groupe de la Banque Mondiale et la participation de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement « CNUCED », cet atelier s’inscrit dans le cadre de l’approche pédagogique du Conseil de la concurrence consistant à associer les médias dans le processus de sensibilisation aux vertus d’une concurrence libre et loyale, ainsi qu’à la promotion de la culture de la concurrence auprès des acteurs de l’écosystème concurrentiel et de l’opinion publique, indique un communiqué du Conseil parvenu à APA.

Le but étant d’associer les médias pour valoriser l’action du régulateur des marchés en faveur d’un climat concurrentiel sain et de la protection du consommateur.

Il est à souligner que des sessions de formations et des meetings, du genre, seront organisés périodiquement, pour imprégner les journalistes du jargon du droit et de l’économie de la concurrence et les sensibiliser aux problématiques en la matière, en vue de mieux cerner et analyser en profondeur les questions ayant trait à ce droit spécifique et pas assez connu.

Plusieurs thématiques seront débattues lors de cet atelier se rapportant au « Rôle des médias dans les affaires de concurrence – exemples tirés des affaires clés de l’UE », aux « Objectifs, pouvoirs et outils du Conseil de la Concurrence – structure organisationnelle ; derniers développements du Conseil ; canaux de communication »,  outre un « aperçu des concepts les plus pertinents du droit de la concurrence à l’égard du cadre juridique marocain et international » et « Considérations pratiques sur l’accès à l’information – droits des parties, confidentialité, publicité des affaires, aperçu des programmes de clémence ».

Tanzanie : Bolloré achève avec succès la logistique du projet Songo Songo

Bolloré Logistics Tanzania a été chargé de gérer les besoins logistiques du projet d’installation d’une usine de compression de gaz sur l’île de Songo Songo, située dans le sud de la Tanzanie.De juin à novembre 2021, Bolloré Logistics Tanzania a assuré la logistique du projet Songo Songo en transportant 5.000 tonnes de pièces et d’équipements. S’appuyant sur son expertise en matière de projets industriels et de logistique des énergies, l’entreprise a pu réaliser un exploit historique en devenant la première à envoyer un navire de grande capacité sur l’île de Songo Songo.

Au total, sept barges ont été nécessaires pour livrer les équipements sur l’île à différents intervalles. Plusieurs équipements spécialisés ont été utilisés dont une grue de 130 tonnes et une autre de 60 tonnes, une pelleteuse, une remorque hydraulique modulaire et deux semi-remorques pour les manœuvres.

D’autres difficultés liées au manque d’infrastructures ont complexifié les opérations. Pour pallier ce manque, une jetée a dû être reconstruite et transformée en une zone de débarquement capable d’accueillir le navire tandis que des travaux de remblayage ont été entrepris pour faciliter la circulation des véhicules utilisés pour le chargement et le déchargement du navire.

Aussi, une équipe d’experts a été mobilisée et s’est rendue sur l’île afin de déployer des solutions logistiques spécifiques pour faire face aux principaux défis. Les marées changeantes ont notamment affecté l’angle de la rampe utilisée pour décharger la cargaison, obligeant ainsi les experts à surveiller de près son inclinaison.

« Les principaux défis ont été la coordination des réglementations douanières et des demandes du client, ainsi qu’un manque d’équipement, notamment de barges et de navires. Mais grâce à notre expertise en matière de logistique et de projets industriels, nous avons été en mesure de fournir les solutions requises, et ce avec grand succès. Toutes les cargaisons ont été arrimées et sécurisées conformément aux normes QHSE mondiales », a déclaré Elson Shan, Directeur Commercial du Cluster.

Crise ukrainienne : pas d’impact sur l’approvisionnement du marché marocain

La crise russo-ukrainienne n’aura aucun impact sur l’approvisionnement du marché marocain, a assuré, jeudi à Rabat, le porte-parole du gouvernement,  Mustapha Baitas. »Ce conflit n’aura pas d’impact sur l’approvisionnement du marché marocain et la fourniture des denrées nécessaires », a-t-il déclaré lors d’un point de presse à l’issue du Conseil de gouvernement, notant dans ce contexte que le gouvernement a pris l’initiative durant les mois de janvier et février d’importer des quantités importantes de blé.

Le responsable a déclaré que le stock national de blé tendre et dur a été renforcé, ajoutant que le gouvernement prendra les mesures nécessaires pour réduire l’impact de l’augmentation des prix de certains produits de consommation.

Concernant la possibilité de promulguer une loi de finances rectificative en lien avec le contexte géopolitique international, Baitas a écarté cette hypothèse. « Il n’y a pas lieu de modifier la loi de finances, le gouvernement disposant d’une marge de manœuvre pour faire face à un ensemble de contraintes imposées par le contexte international et suivre de près les prix des denrées alimentaires », a-t-il dit.

L’Ukraine a été attaquée jeudi par la Russie le long des frontières russe et depuis la péninsule ukrainienne de Crimée, annexée par Moscou en 2014, selon un communiqué les garde-frontières ukrainiens.

« La frontière d’État ukrainienne a été attaquée par des troupes russes depuis la Russie et le Bélarus », a précisé la même source.

« Des attaques sur les unités aux frontières et les points de contrôle se font avec usage d’artillerie, d’équipements lourds et d’armes légères », ajoute-t-on.

Un cadre de concertation pour redynamiser la Poste sénégalaise

Cette instance va apporter des solutions aux différentes faiblesses auxquelles la Poste est confrontée pour son développement.Au Sénégal, de nombreuses contraintes freinent encore le développement optimal du secteur postal. Parmi ces obstacles figurent l’inexistence d’un système d’adressage national unique, la faiblesse des investissements publics et privés, un cadre juridique non adapté à l’évolution rapide du secteur, la faiblesse de l’interopérabilité, la concurrence déloyale et la faiblesse de la disponibilité des données du secteur.

Le cadre de concertation des acteurs du secteur, installé ce jeudi, devrait apporter des solutions à ces préoccupations. « La mise en place de cette plateforme d’échange constitue une étape importante dans la stratégie de modernisation et de redynamisation du secteur et a donc toute sa place dans notre architecture organisationnelle », a déclaré le ministre de l’Economie numérique et des Télécommunications, Yankhoba Diattara.

Dans cette même optique, il a fait savoir que le projet de loi portant code des Postes a été introduit dans le circuit d’adoption après sa validation par toutes les parties prenantes. De même, il s’est réjoui de la mise en place d’un système d’information postal et la mise en œuvre de l’adressage numérique national.

L’élaboration du Plan stratégique de développement du secteur postal avec l’accompagnement des experts du Bureau Organisation et Méthodes (BOM) est également programmée dans le Plan de Travail Annuel (PTA) 2022 de son département, a indiqué le ministre.

« La modernisation du secteur postal sénégalais est un impératif au regard de son potentiel socio-économique pour les populations, les acteurs et l’Etat », a souligné le président de la Commission en charge de l’Economie numérique à l’Assemblée nationale, le député Samba Demba Ndiaye.

A l’en croire, la Poste est un levier essentiel pour l’accroissement et la compétitivité de tous les secteurs de l’économie, mais aussi une source de création d’emplois à travers l’offre de biens et de services.

« A l’heure du développement de l’économie numérique, le secteur postal est appelé à jouer un rôle indispensable dans divers secteurs porteurs à travers notamment un service financier digital innovant et répondant aux besoins des consommateurs », a-t-il plaidé.

Le Cres «à l’origine de la directive de la Cedeao» sur le tabac (officiel)

Le Consortium pour la recherche économique et sociale (Cres) a joué un rôle majeur dans la taxation du tabagisme par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), a révélé mercredi 23 février un officiel sénégalais.La directive de l’organisation sous-régionale, adoptée en décembre 2017, fixe un « un taux minimum de taxe ad valorem de 50% et une taxe spécifique de deux centimes de dollar américain par tige ».

Selon Abdoulaye Gningue, agent au ministère sénégalais des Finances et du Budget, « le Cres a été à l’origine » de la création de cette directive. Rendant hommage au directeur exécutif de ce consortium, Abdoulaye Diagne, il note que ce dernier s’est beaucoup investi pour matérialiser cette orientation en dépit des « obstacles ».

M. Gningue représentait son ministre de tutelle, Abdoulaye Daouda Diallo, à la cérémonie de clôture d’un atelier de deux jours organisé à Saly, à 80 km de Dakar, par le Cres pour lever les contraintes de la mise en œuvre des directives sur la fiscalité du tabac en Afrique de l’Ouest.

Plusieurs acteurs, notamment les représentants des régies financières sénégalaises, la société civile nationale et internationale, ont assisté à cette réunion didactique. L’objectif du Cres était de créer une synergie d’action pour appuyer l’application des directives de la Cedeao et de l’Uemoa.

Aujourd’hui, a relevé M. Gningue, « le grand combat qu’il faut mener est de faire en sorte que les deux directives soient en adéquation ». Il signale que l’effort doit être fait au niveau de l’Uemoa pour une migration de sa directive, a-t-il précisé. Il déplore le fait que certains pays aient un niveau de taxation du tabagisme « inférieur à 50 % » même s’il promet de s’impliquer, en sa qualité d’expert de l’union monétaire, pour une harmonisation des législations des pays de la région sur cette question.

« Convergences de vues »

La représentante de la Cedeao a, elle, « réitéré » les engagements de son organisation pour aider le Cres dans son combat contre le tabagisme. Ses conséquences macabres sont estimées chaque année à quelque huit millions de décès dans le monde, dont 500.000 en Afrique et 700.000 non-fumeurs, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

« Si les Etats appliquaient la directive de la Cedeao, cela aurait un impact très positif. Cela augmenterait les prix de la cigarette de plus de 50% en moyenne et les recettes fiscales de près de 400% », a estimé pour sa part la Canadienne Rhiannon Mccluskey, chargée de communication du Centre international pour la fiscalité et le développement (ICTD).

Dans les discussions, un intervenant a plaidé en faveur d’une aide substantielle pour le Cres dans le but de travailler à corriger certaines considérations sur le tabagisme. Pour lui, de nombreuses personnes « pensent que la consommation du tabac est liée à la pauvreté », étant donné que l’Afrique compte « 700 millions de fumeurs ».

Par ailleurs, le directeur du Cres, Abdoulaye Diagne, s’est félicité de la tenue de cet atelier où les objectifs visés ont été « largement atteints ». Il s’agissait pour lui de « recueillir des avis, des analyses et des propositions ». A la fin, il a noté « beaucoup d’idées » et surtout des « convergences de vues ».

Bientôt des agropoles au Nigéria

Sept États fédérés du pays vont lancer les travaux de construction des Zones spéciales de transformation agro-industrielle.Le Nigeria, premier producteur de céréales en Afrique de l’ouest, avec 45% de la production, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO, sigle anglais), peine à transformer ses récoltes. Grâce au programme « zones spéciales » de la Banque africaine de développement (Bad), cette difficulté devrait être résolue.

« Les zones spéciales de transformation agro-industrielle vont changer la donne pour le secteur agricole au Nigeria. Elles fourniront des infrastructures de classe mondiale pour aider les entreprises agroalimentaires à s’installer à proximité des zones de production, à développer des chaînes de valeur compétitives soutenues par des systèmes logistiques qui favoriseront la transformation des denrées alimentaires et la création de valeur ajoutée », a déclaré le président de la Bad, Akinwumi Adesina, cité par un communiqué reçu ce mercredi à APA.

Par ailleurs, a fait savoir l’ancien ministre nigérian de l’Agriculture, ces usines contribueront à la création de richesse et d’emplois massifs dans les régions rurales. A l’en croire, ces dernières passeront, grâce à ces projets, du statut de zones de misère économique à celui de zones de prospérité.

Le Conseil d’administration de la Bad a approuvé en décembre 2021 un prêt de 160 millions de dollars pour lancer le programme dans les sept États et dans le territoire de la capitale fédérale, informe le document.

Le Fonds international de développement agricole et la Banque islamique de développement apporteront un cofinancement de 150 millions de dollars supplémentaires pour la première phase du programme. Le gouvernement nigérian fournira environ 18,05 millions de dollars pour le déploiement et la mise en œuvre du programme.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la priorité « nourrir l’Afrique » de l’institution financière régionale. Elle adoptera une approche soutenue par le gouvernement et pilotée par le secteur privé pour stimuler l’agro-industrie.

Le succès du programme au Nigeria devrait avoir un impact à l’échelle continentale où la Banque africaine de développement a déjà engagé plus de 750 millions de dollars de financement pour la création de 23 pôles agro-industriels dans 11 pays africains.

La Bdeac va décaisser 189,5 milliards F CFA

La Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (Bdeac) s’engage à financer sept projets pour l’émergence de cette partie du continent noir.En ce début d’année, l’enveloppe promise par la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (Bdeac) établit « un nouveau record » dans la mesure où elle représente « plus de la moitié du volume de l’ensemble des engagements de l’exercice précédent », se félicite l’institution financière.

Les projets accélérant l’intégration de la sous-région occupent « une place importante » dans ces financements conclus lundi dernier par le Conseil d’administration et l’Assemblée Générale de la Bdeac réunis en visioconférence.

Il s’agit notamment, détaille la source, du Projet de construction du nouvel Aéroport de Libreville (Gabon), du Projet de réhabilitation et d’équipement du Chemin de Fer Congo-Océan (Congo) et du Projet d’aménagement de la route Akurenam-Minang (Guinée équatoriale).

En outre, la Banque accompagne le secteur privé dans l’agro-industrie, l’industrie, la santé pharmaceutique et la microfinance. La Bdeac, « avec ces nouveaux financements, porte ses interventions en faveur des projets intégrateurs à plus de 309 milliards F CFA (et dépasse) les engagements pris lors de la table-ronde des bailleurs de fonds de Paris (France) en novembre 2020 (308 milliards FCFA) », souligne-t-elle.

Port d’Abidjan: vers le démarrage du 2e terminal à conteneurs

La construction et la gestion du projet sont confiés au consortium Bolloré Ports et APM Terminals.Le deuxième terminal à conteneurs du Port autonome d’Abidjan (PAA), dont les travaux sont actuellement à un taux global de 60%, démarre ses activités le 1er novembre 2022, selon le directeur général de Côte d’Ivoire terminal, Koen de Backker.

« On est très ferme sur notre date de démarrage, c’est un engagement qu’on a avec l’autorité concédante, le Port autonome d’Abidjan », a dit M. Koen de Backker lors d’une visite de presse sur le site.

Il a déclaré qu’aujourd’hui « on est sur la bonne route, on tient le planning » qui comprend deux projets en simultané, un premier portant sur la phase de construction et le second, concernant la mise en service et la partie des opérations du terminal.

Pour respecter les délais, les équipes vont s’agrandir fortement dans les semaines à venir, a-t-il fait savoir, annonçant que les systèmes informatiques et le système opérationnel sont mis en place pour un démarrage début novembre 2022.

L’arrivée des équipements est programmée pour le 17 avril et le 21 avril 2022. Le premier navire apportera les six premières grues de parc, puis, dans la première quinzaine du mois d’août, viendront les portiques avant la mise en service et l’inclusion des opérations.

L’Etat ivoirien, qui, à travers le Port d’Abidjan, a décidé de construire un second terminal à conteneurs, a mobilisé un investissement de 250 milliards Fcfa pour le remblai et le terrassement de 37,5 ha sur la mer, créant un terre-plein devant abriter les superstructures du terminal.

La construction du terre-plein sur lequel opère Côte d’Ivoire Terminal, a nécessité sur les 4 années de travaux, près de 221.000 tonnes de béton, 738.000 tonnes de granite (enrochement) et 11 millions de tonnes de sable pour le remblai et le terrassement.

Au terme d’un appel d’offres international, la construction et la gestion du projet ont été confiés au consortium Bolloré Ports et APM Terminals, qui ensemble ont donné vie à Côte d’Ivoire Terminal.

Grâce à un investissement de plus de 262 milliards Fcfa, soit 473 millions d’euros, ce second terminal à conteneurs offrira une plus grande capacité d’accueil des marchandises au port d’Abidjan qui sera une plateforme de transbordement de référence.

Cela permettra d’accroître les échanges dans la sous-région et contribuera au dynamisme des corridors Côte d’Ivoire-Burkina Faso-Mali par voie terrestre. A travers son réseau logistique multimodal, Côte d’Ivoire terminal renforcera la fluidité des importations et des exportations.

Cette plateforme sera un levier du développement des chaînes de valeur agricoles et bénéficiera notamment aux producteurs locaux des filières cacao (dont le pays est 1er producteur mondial), noix de cajou et mangues. A terme, elle devrait permettre la création de 450 emplois directs.

Dans un exposé, Grégoire Worko, a, avant la visite des quais, rails, pavages, les gâtes et la centrale électrique, fait savoir que cette plateforme obtiendra dès sa mise en service le label Green Terminal.

Le deuxième terminal à conteneurs du port d’Abidjan qui comprend 1100 m de quais de long, devrait accueillir plus de 1,5 million de conteneurs EPV par an, et recevoir bientôt 36 tracteurs électriques, 13 portiques de parc et six portiques de quai.

La construction de Côte d’Ivoire Terminal a nécessité 512 milliards Fcfa d’investissement dont 250 milliards Fcfa du gouvernement ivoirien et 262 milliards Fcfa, délaissés par les concessionnaires Bolloré Ports et APM Terminals.

Maroc: pas de hausse du prix du pain 

Les autorités marocaines ont démenti mardi les informations selon lesquelles le prix du pain à base de blé tendre aurait augmenté.
Le prix du pain ordinaire à base de farine de blé tendre n’a connu aucune évolution et reste à son niveau actuel, soit 1,2 dirham/unité, a  affirmé le ministère de l’Economie et des Finances. »Dans le cadre de l’intérêt que porte le gouvernement à la protection du pouvoir d’achat des citoyens et dans le contexte de la hausse continue des prix des matières premières sur les marchés mondiaux, et comme affirmé précédemment, plusieurs mesures ont été prises pour limiter les effets de ces augmentations sur les prix de certains produits de consommation et de leurs dérivés sur le marché intérieur », indique le ministère dans un communiqué. 

Ces mesures, malgré leur coût sur le budget de l’État, consistent à continuer de subventionner les prix de la farine nationale de blé tendre, du sucre et du gaz butane, en plus de la suspension des taxes douanières sur l’importation du blé tendre, du blé dur et des légumineuses, fait savoir la même source.

S’agissant du blé tendre, qui constitue environ 80% de la consommation nationale de l’ensemble des types de céréales, et dont une partie des besoins nationaux est couverte par l’importation, le gouvernement, en plus de la suspension à compter du 1er novembre 2021, des taxes douanières qui s’élevaient à 135%, a accordé une indemnité forfaitaire sur les importations de ce produit de 83 dirhams/quintal importé durant la période allant de novembre 2021 à février 2022.

Ces mesures ont permis de maintenir les prix de la farine de blé tendre à leurs niveaux actuels et par conséquent, de préserver la stabilité du prix du pain ordinaire à base de farine de blé tendre, ajoute la même source.

La Cedeao lance un Comité régional de facilitation des échanges

L’organe va coordonner les comités nationaux en charge de la libre circulation des biens et des personnes.L’Afrique de l’Ouest fait un pas de plus vers l’intégration économique. En effet, la capitale togolaise, Lomé, abrite depuis le 21 février dernier la première réunion du Comité régional de facilitation des échanges (CRFE) de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). L’activité qui dure trois jours, marque également le lancement officiel de ce nouvel organe communautaire.

Sorte d’institution faîtière des comités nationaux en charge de la libre circulation des biens et des personnes et composée de représentants des ministères du Commerce, des administrations des douanes et du secteur privé, le CRFE doit servir de plateforme de coopération et de coordination, pour une mise en œuvre harmonisée des réformes résultant des divers engagements.

Selon le ministre togolais du Commerce, Kodjo Adedze, la mise en place du CRFE marque « une étape décisive dans le renforcement de l’intégration commerciale dans l’espace Cedeao » car, « après 47 ans de vie de l’organisation commune, des obstacles, même du moyen âge, subsistent encore aux frontières et éloignent de l’objectif ».

« Il est donc impérieux que ces tracasseries inutiles d’un autre âge soient prises au sérieux et bannies », a-t-il indiqué à l’ouverture des travaux.

La Côte d’Ivoire inaugure un dispatching d’électricité, jeudi

L’infrastructure est le fruit d’une convention de financement conclue entre la Côte d’Ivoire et la Banque européenne d’investissement (BEI) en décembre 2015.Le Premier ministre ivoirien procédera ce jeudi 24 février 2022 à l’inauguration d’un nouveau dispatching national de Côte d’Ivoire Energies à Yamoussoukro qui a coûté 26,2 milliards Fcfa. L’infrastructure devrait permettre de fournir l’électricité selon les demandes en charges.

Ce dispatching national ou conduite du système électrique permettant d’assurer un équilibre permanent entre l’offre et la demande est le deuxième du genre en Côte d’Ivoire, après le barrage de Soubré. Il confirme la renaissance d’un secteur stratégique qui naguère fut un levier essentiel du miracle économique ivoirien des années 1970.

L’événement, placé sous la présidence du ministre des Mines, du Pétrole et de l’Energie, Thomas Camara, marquera d’une pierre blanche l’histoire du secteur de l’électricité en Côte d’Ivoire.

Le nouveau dispatching national situé à Yamoussoukro, la capitale politique du pays, est bâti sur une superficie de 2,4 hectares et divisé en deux zones, à savoir la zone de dispatching et la zone d’habitation.

La zone du dispatching comprend le bâtiment principal « dispatching » composé de quatre étages (R+3) abritant les salles de conduite des départements de Transport et de Distribution. Outre ces infrastructures de base, le bâtiment principal comprend un restaurant et une infirmerie.

Le bâtiment principal comprend également un groupe électrogène de réservoirs d’eau de grande capacité, d’un poste électrique de livraison 15/0.4 kV comprenant 2 transformateurs de 1000 kVA et armoires de distribution.

La zone d’habitation, elle, comprend deux bâtiments d’habitations de cinq étages (R+4). Chaque bâtiment contient 12 appartements, une salle polyvalente, une salle de sport, une buanderie, un espace loisir (piscine et trois terrains de sport), ainsi que plusieurs autres commodités.

Le coût d’investissement du projet s’élève à 26,2 milliards de FCFA. La convention de financement a été conclue entre l’Etat de Côte d’Ivoire et la Banque européenne d’investissement (BEI) le 21 décembre 2015.

La réalisation de ce projet a duré 36 mois. En termes d’impacts économiques, l’activité du nouveau dispatching de Yamoussoukro permettra d’améliorer la gestion en temps réel de l’équilibre entre la production et la consommation d’énergie électrique.

L’infrastructure va contribuer à assurer une meilleure qualité de la fourniture de l’électricité au niveau national et en direction des pays voisins interconnectés avec la Côte d’Ivoire (Burkina, Mali, Ghana, Libéria, Guinée).

Ethiopie : des Camerounais arrêtés pour trafic de fausse monnaie

Les deux ressortissants du Cameroun sont accusés d’avoir mis sur pied un réseau de fabrication de fausses devises étrangères à Addis Abeba.Les deux suspects ont été arrêtés alors qu’ils tentaient d’imprimer et de faire circuler des billets en devise étrangère, notamment des dollars américains, dans une maison située dans le quartier de Bole.

Selon la police éthiopienne, les suspects se sont livrés à une activité frauduleuse en prétendant pouvoir imprimer jusqu’à 4 millions de dollars américains en 24 heures.

Des billets de banque de Chine, du Myanmar, de Tanzanie, du Soudan et des États-Unis figurent parmi les devises étrangères saisies par la police.

Zambie : des pneus usés pour produire du carburant

La Zambie dépense annuellement 1,4 millions de dollars pour ses importations de carburants.Une entreprise zambienne a commencé à produire du carburant à partir de pneus usagés et de conteneurs en plastique en utilisant une technologie qui pourrait réduire les importations de carburants et des déchets inesthétiques du pays.

La Central African Renewable Energy Corporation produit actuellement entre 600 et 700 litres de diesel et d’essence par jour à partir de 1,5 tonne de pneus et de conteneurs usagés.

Le Directeur général de la société, Mulenga Mulenga, a déclaré qu’à terme, son usine devrait contribuer de 20 à 30 % de la consommation quotidienne de carburants de la Zambie, soit 140 millions de litres d’essence.

Cela devrait permettre de réduire considérablement la facture annuelle d’importation de carburants de la Zambie, qui s’élève à 1,4 milliard de dollars, tout en atténuant le problème des détritus dans ce pays d’Afrique australe.

La société recherche 60 millions de dollars d’investissement pour augmenter la production quotidienne de carburants à 400 tonnes de diesel, 125 tonnes d’essence et 30 tonnes de gaz de pétrole liquéfié, a indiqué son directeur général.

Côte d’Ivoire: Rénovation prochaine de la profession d’expert-comptable

L’Ordre des experts-comptables de Côte d’Ivoire compte plus de 210 praticiens.La Côte d’Ivoire envisage de rénover les textes réglementaires de la profession d’expert-comptable afin de répondre aux défis du métier et aux standards internationaux.
« La rénovation des textes réglementaires de la profession d’expert-comptable » a été annoncée jeudi par le directeur de cabinet adjoint, M. Vassogbo Bamba, représentant le ministre de l’Économie et des finances, à la Première matinale 2022 de l’Ordre des experts-comptables de Côte d’Ivoire.

Il a assuré que l’Etat va accompagner l’Ordre dans la construction de son siège ainsi que l’organisation, l’année prochaine à Abidjan, de la 7ème édition du Congrès de la Fédération Panafricaine des Comptables, ACOA 2023.  

Cette réforme,  dit-il,  devrait permettre l’accompagnement des Petites et Moyennes Entreprises pour la production d’une information financière fiable et de qualité, ainsi que la transformation du secteur informel pour une plus grande contribution dans les recettes fiscales.

Dans cette perspective, le taux de croissance de 6,5% enregistré en 2021 devrait progresser à 7,1%, en lien notamment avec la bonne tenue des secteurs tertiaires et secondaires ainsi que des investissements privés et publics, a-t-il fait observer. 

Dans ce contexte, les orientations de la politique gouvernementale sont portées sur la consolidation des objectifs de réduction de la pauvreté, à travers l’amélioration de la politique de l’emploi et le doublement du PIB par habitant à l’horizon 2030, a-t-il poursuivi.

Pour lui, le rôle majeur des experts-comptables dans la mise en œuvre des actions de modernisation de l’économie et de vulgarisation d’une culture financière nationale, demeure essentiel sur la voie de la bonne gouvernance des entités publiques et privées.

Cette matinale, la première de l’année, s’est déroulée autour du thème « présentation de l’annexe à la loi des finances pour la gestion de l’Etat au titre de l’année 2022 ». Les membres ont été édifiés sur cette annexe fiscale, en vigueur depuis le 4 janvier 2022. 

Le président de l’Ordre des experts-comptables de Côte d’Ivoire, M. Drissa Koné, s’est rejoui de ce que « dans cette annexe fiscale, il y a eu beaucoup de progrès et il y a de plus en plus une place prépondérante qui est accordée à la profession d’expert-comptable ». 

L’Ordre des experts-comptables de Côte d’Ivoire compte aujourd’hui plus de 210 experts-comptables. À l’occasion de la première Matinale de l’année 2022, neuf nouveaux ont rejoint officiellement l’organisation. 

Le Maroc et Israël signent un accord de coopération économique et commerciale

Le Maroc et Israël ont signé, lundi à Rabat, un accord de coopération économique et commerciales avec pour ambition de quadrupler leurs échanges commerciaux en les portant à plus de 500 millions de dollars par an. »Le niveau d’échanges économiques et commerciaux entre les deux pays, qui s’élève aujourd’hui à 130 millions de dollars par an n’est pas suffisant, il faut très rapidement arriver à 500 millions de dollars par an, et même aller au-delà », a déclaré la ministre israélienne de l’Economie et de l’Industrie, Mme Orna Barbivai à la presse, suite à la signature de cet accord avec son homologue marocain, Ryad Mezzour.

L’accord prévoit notamment des discussions pour la création de zones industrielles qui permettront de concrétiser la coopération Maroc-Israël-Etats-Unis dans le domaine du commerce et de l’investissement et de faciliter l’accès direct des marchandises produites dans ces zones au marché américain.

Il prévoit également de booster la coopération entre le secteur privé des deux pays et l’échange d’expertise dans le domaine de l’innovation, selon Ryad Mezzour qui a également fait part des secteurs à « fort potentiel d’investissement » dont le secteur numérique, l’agroalimentaire, l’automobile, l’aéronautique, les énergies renouvelables et l’industrie pharmaceutique.

Selon la ministre israélienne, « l’accord de coopération économique est conçu pour favoriser la croissance économique et la prospérité d’Israël et du Maroc. En travaillant ensemble, nous réaliserons le potentiel économique latent des relations bilatérales, augmenterons la portée des échanges commerciaux et renforcerons la coopération technologique parallèlement au rapprochement entre les peuples », a-t-elle déclaré.

Pour rappel, la coopération entre le Maroc et Israël s’est développée de façon accélérée depuis le rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays dans le cadre des accords d’Abraham négociés par les États-Unis à la fin de 2020.

Maroc: les exportations culminent à plus de 30 milliards d’euros en 2021

Les exportations marocaines, portées par l’amélioration continue et la montée en force du « made in Morocco », ont fait carton plein et ce, malgré les contraintes et les défis qu’impose la pandémie de Covid-19.Selon les statistiques de l’Office des changes, les exportations marocaines ont culminé à près de 30,1 milliards d’euros (327 milliards de dirhams) en 2021, affichant une croissance de 24,3% par rapport à 2020 et de 14,9% comparativement à 2019.

Sans surprise, le secteur des phosphates et dérivés a été la locomotive de ces exportations avec une hausse de 57,1%, tandis que l’aéronautique a renoué avec la performance, signant une progression de 21,9%.

De son côté, l’automobile a vu ses exportations augmenter de 15,9% à plus de 83,78 milliards de DH en 2021, grâce à la demande extérieure adressée à la construction (+35,2%).

S’agissant des exportations en textile et cuir, elles se sont élevées à plus de 36,38 milliards DH (+ 21,6%) alors que les exportations en agriculture et agro-alimentaire (+9,2%) ont dépassé 68,37 milliards DH.

Lancement le 13 mars de la nouvelle desserte Casablanca-Tel Aviv

La compagnie marocaine d’aviation civile, Royal Air Maroc (RAM) lance, à compter du 13 mars prochain, sa nouvelle ligne régulière reliant Casablanca et Tel-Aviv.Cette nouvelle route sera opérée à raison de quatre fréquences par semaine dans un premier temps, pour passer rapidement à cinq vols par semaine, indique lundi la RAM dans un communiqué parvenu à APA.

Les vols sont programmés au départ de Casablanca mardi, mercredi, jeudi et dimanche à 23h55 (heure du Maroc) avec une arrivée à Tel-Aviv à 06h15 (heure locale), précise-t-on.

Les vols au départ de Tel Aviv sont programmés lundi, mercredi, jeudi et vendredi avec un décollage à 07h15 (heure locale) et une arrivée à Casablanca à 12h10 (GMT+1).

Cette nouvelle liaison répond aux attentes de la communauté marocaine établie en Israël qui entretient des liens forts avec son pays d’origine et vise aussi à permettre aux touristes, ainsi qu’aux femmes et hommes d’affaires, de se rendre au Maroc ou en Israël, selon le communiqué.

Sénégal : un atelier sur la taxation du tabac, mardi

Le Consortium pour la recherche économique et sociale (Cres) organise du 22 au 23 février à Saly (Ouest) un atelier national de renforcement de capacités et de plaidoyer en faveur d’une application effective des directives sur la fiscalité du tabac en Afrique de l’Ouest.L’objectif principal de cette réunion didactique est de créer une synergie d’action pour appuyer l’application des directives des organisations sous-régionales. Selon le Cres, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a adopté en décembre 2017 une nouvelle directive visant à durcir la politique de taxation du tabac.

Malgré cet effort, la prévalence du tabagisme « augmente régulièrement » sur le continent. De même, la prévention de son augmentation, en particulier chez les jeunes, reste une grande préoccupation des pays en développement dont la majorité a ratifié la convention cadre de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la lutte contre le tabac, ajoute le consortium.

Citant la CCLAT, la Convention cadre sur la lutte antitabac de cette agence onusienne, il ajoute que la taxation des produits du tabac est « le meilleur instrument pour réduire la consommation de tabac, en particulier chez les personnes vulnérables ». Voilà donc toute la logique qui sous-tend la directive de la Cédéao, « fondée sur un ensemble d’arguments théoriques et d’évidences empiriques », et qui « fixe un taux minimum de taxe ad valorem de 50% et une taxe spécifique de deux centimes de dollar américain par tige ».

Toutefois, le constat est que ce texte « tarde à être appliqué » alors que son article 14 prévoit la création d’un comité régional et des comités nationaux de suivi. C’est ainsi que le CRES a initié cet atelier en vue de renforcer le plaidoyer auprès des acteurs étatiques, des représentants des cellules de l’Union économique et monétaire des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Uemoa), de la Cedeao et de la Société civile ouest-africaine.

Pour la mise en œuvre de ce projet, le Consortium pour la recherche économique et sociale (Cres) va travailler, au-delà des structures en charge de l’intégration régionale, avec l’administration fiscale, douanière, sanitaire, du commerce et la Société civile, entre autres.

« Le projet vise à fournir des données probantes pouvant renforcer le plaidoyer auprès des décideurs nationaux et de la région. Cet appui conjoint avec l’ensemble des parties prenantes permettra de consolider les avantages liés à la mise en œuvre des politiques de taxation du tabac notamment, la directive de la Cédéao sur la taxation des produits du tabac, adoptée en décembre 2017 ainsi que celle de l’Uemoa », note-t-il.

« Le Cres souhaite répondre au besoin de renforcement des capacités des Etats membres et de la Commission de la Cédéao en fournissant une assistance technique pour la mise en place d’un comité régional et des comités nationaux. Ces comités seront chargés du suivi de l’application de la nouvelle directive et fourniront un appui aux administrations dans l’application de la directive », ajoute l’organisation.

Par ailleurs, « des changements progressifs de politiques fiscales sont déjà entrepris par certains gouvernements. L’objectif recherché à terme est de mettre en place un système de taxation efficace, de manière à ce que les taxes d’accises représentent au minimum 75% du prix de vente au détail des paquets de cigarettes », note le Cres, rappelant que la consommation des produits du tabac et son impact sur l’occurrence des maladies qui lui sont liées sont des défis majeurs de santé publique.

Une exposition sur le café et le thé au Rwanda

La capitale rwandaise, Kigali, va accueillir une exposition sur le café et le thé africains.La première édition de l’Africa Coffee & Tea Expo (ACT) aura lieu au Village des Expositions du Centre de conférence de Kigali (KCC) du 12 au 14 juillet 2022, ont révélé lundi ses organisateurs.

La rencontre va favoriser les liens commerciaux entre les producteurs africains de café et de thé et les acheteurs internationaux, en présentant les meilleurs produits africains sur le marché mondial.

Sous le thème « Café et thé africains, la chaîne de valeur pour des pratiques durables », l’exposition de trois jours sera une plateforme de mise en réseau B2B du café et du thé sur le continent africain, fournissant principalement des connexions ciblées pour un contenu stratégique de croissance du secteur afin de répondre aux besoins des partenaires impliqués.

L’évènement sera un moment opportun pour évaluer les défis auxquels le continent africain est confronté dans les deux secteurs de l’agrobusiness et explorer les opportunités disponibles. En plus de discuter des actions qui permettront d’améliorer la qualité et la compétitivité du café et du thé en provenance d’Afrique, l’exposition contribuera à la promotion, à la croissance des marchés existants et à l’exploration de nouveaux marchés.

« Le café et le thé continuent de jouer un rôle de premier plan dans l’économie de l’Afrique et dans la vie de nos producteurs et opérateurs commerciaux. Le continent contribue respectivement à 11% et 37% des exportations mondiales de ces deux cultures de rente. Cela contribue de manière significative aux recettes en devises et à la monétisation de l’économie rurale. C’est quelque chose d’important dont nous devons discuter plus souvent pour que ses revenus soient encore plus importants », a affirmé Claude Bizimana, le PDG du National Agricultural Export Development Board.

Ouganda : Bolloré désignée meilleure société de dédouanement

L’autorité fiscale de l’Ouganda (URA, sigle anglais) a nommé Bolloré Transport & Logistics meilleur agent de dédouanement pour l’année 2021.Ce titre distingue Bolloré Transport & Logistics en tant que meilleur mobilisateur de revenus avec 20.893 déclarations douanières déposées en 2021 pour le compte de ses clients qui ont permis de collecter 645 115 822 092 Ugx (160.916.000 €) de taxes au nom du gouvernement ougandais.

L’entreprise a été également félicitée pour la gestion de ses opérations qui ont été menées en parfaite conformité tout au long de l’année, attestant ainsi de son haut niveau de professionnalisme.

Bolloré Transport & Logistics est un opérateur économique régional agréé qui possède un portefeuille diversifié de clients spécialisés, entre autres, dans les secteurs suivants : les boissons, les biens de consommations, les télécommunications, l’aide humanitaire, le pétrole et gaz, la gestion de la supply chain et les projets industriels.

La certification OEA couvre à ce jour 5 pays (Kenya, Ouganda, Rwanda, Burundi et Tanzanie) et vise à renforcer la sûreté et la sécurité du commerce international en garantissant des niveaux élevés de conformité aux réglementations douanières.

« Répondre aux plus hautes exigences en matière d’éthique et de conformité a toujours été au cœur des activités de notre groupe. Nous souhaitons témoigner notre profonde gratitude à tous nos estimés clients et partenaires qui nous ont confié leurs activités et nous nous engageons à travailler en équipe pour continuer de respecter les normes de conformité les plus strictes », a déclaré Oliver Wells, Directeur général de Bolloré Transport & Logistics Uganda Ltd.

Procès pour corruption : l’ancien président mozambicain au tribunal

L’ancien président mozambicain Armando Guebuza a été entendu dans le procès de la « dette cachée », un scandale financier, qui a plongé le Mozambique dans la pire crise financière de son histoire.L’ancien président mozambicain Armando Guebuza (2005-2015) a nié tout acte répréhensible lors de son témoignage dans le procès de « la dette cachée ». Il a défendu jeudi à la barre des témoins du procès de l’une des plus grandes affaires de corruption dans le pays, la décision de son gouvernement de contracter secrètement en 2014 d’énormes emprunts bancaires ayant mis le pays à genou.

Guebuza, qui a quitté le pouvoir en 2016, s’est présenté à la barre dans ce scandale qui mouille 19 fonctionnaires accusés d’avoir détourné un prêt de deux milliards de dollars américains obtenu par le gouvernement mais qui n’a pas été déclaré au Parlement.

Parmi les accusés, son fils Ndambi, de même l’ancien ministre des Finances du pays Manuel Chang en fuite en Afrique du Sud. Le fils de l’ancien président est accusé d’avoir touché des des pots-de-vin d’un montant supérieur à 500 millions de dollars pour persuader son père d’approuver le prêt secret. Armando Guebuza a fait valoir devant le tribunal que son gouvernement avait décidé de demander ce prêt, qui était apparemment destiné à des projets de pêche.

Guebuza (79 ans) est le premier ancien président mozambicain à témoigner dans une affaire judiciaire. La découverte du scandale des prêts secrets a entraîné le retrait d’une aide cruciale au Mozambique et l’effondrement du Kwacha, la monnaie locale.

Cette crise financière intervient au moment où le pays s’est engagé dans la lutte contre Al-Shabab, une guérilla jihadiste affiliée au groupe Etat islamique (EI) qui multiplie les assauts depuis trois ans dans le nord du pays principalement dans la ville de Palma.

Maroc: le gouvernement présente son programme anti-sécheresse 

Au lendemain de la rencontre entre le Roi Mohammed VI et le chef du gouvernement Aziz Akhannouch, au cours de laquelle le Souverain a appelé à la mise en place de mesures urgentes pour faire face aux conséquences de la sécheresse, l’exécutif marocain a annoncé ce jeudi son programme visant à atténuer ces effets. »Conformément aux instructions royales (…), le gouvernement a élaboré un programme exceptionnel visant à atténuer les effets du retard des précipitations et à alléger leur impact sur l’activité agricole, en apportant de l’aide aux agriculteurs et aux éleveurs concernés, indique un communiqué du département du chef du gouvernement.

Le Programme s’articule autour de trois axes principaux: le premier concerne la protection du capital animal et végétal et la gestion de la rareté des eaux, le deuxième vise l’assurance agricole et le troisième a trait à l’allègement des charges financières des agriculteurs et des professionnels, précise le communiqué.

Le Fonds Hassan II pour le développement économique et social contribuera avec 3 milliards de dirhams en faveur de ce programme, selon la même source.

Dans le détail, le programme d’action du premier axe, dont le coût s’élève à 281 millions d’euros (3 milliards de DH), porte sur la distribution de 7 millions de quintaux d’orge subventionné au profit des éleveurs et de 400.000 tonnes d’aliments composés au profit des éleveurs de vaches laitières.

 L’objectif étant d’atténuer l’impact de la hausse des prix des aliments du bétail et de la régression des disponibilités en fourrage, pour un coût global de 2,1 milliards de DH, ainsi que la vaccination et le traitement de 27 millions de têtes d’ovins et de caprins, de 200.000 têtes de camelins et le traitement des abeilles contre le Varroa, pour un budget de 28 millions d’euros (300 millions de DH).

Ce programme comprend également la réhabilitation des périmètres de petite et moyenne hydraulique pour l’entretien des équipements et la création d’opportunités d’emploi à travers le développement et la mise à niveau des canalisations et Khettara, pour un budget de 255 millions de DH, l’abreuvement du cheptel à travers l’aménagement et l’équipement de points d’eau, l’acquisition de citernes et camions citernes et l’aménagement de parcours sur une superficie de 10.000 hectares, pour un budget de 224 millions de DH, et l’irrigation de complément pour la pérennisation des vergers nouvellement plantés (de 2 à 5 ans ), aménagés dans le cadre de l’agriculture solidaire sur une superficie de 55.000 hectares, pour un budget global de 121 millions de DH.

S’agissant du deuxième axe du programme, relatif à l’assurance multirisque de l’actuelle campagne agricole, il porte sur l’accélération de la mise en œuvre de l’assurance sécheresse pour les agriculteurs, pour un capital assuré par les agriculteurs atteignant 112 millions d’euros (1,12 milliard de DH) sur une superficie de 1 million d’hectares.

Le troisième axe, relatif à l’allègement des charges financières des agriculteurs et des professionnels, est doté d’un budget de 562 millions d’euros (6 milliards de DH), et vise le rééchelonnement de la dette des agriculteurs, le financement des opérations d’approvisionnement du marché national en blé et aliments du bétail, en plus du financement des investissements innovants en matière d’irrigation.

L’opérateur Maroc Telecom compte plus de 74 millions de clients

Le groupe Maroc Telecom a annoncé, jeudi, que sa base clients a atteint plus de 74 millions de clients en 2021, s’inscrivant ainsi dans une hausse de 1,8%, annonce jeudi le groupe dans un communiqué sur ses résultats consolidés au 31 décembre 2021.Selon le communiqué, cette hausse est tirée notamment par la croissance de la base clients des filiales.

Le parc mobile s’est élevé à 19,9 millions de clients, en augmentation de 2,1% sur un an, fait savoir la même source.

S’agissant du parc Fixe, il a baissé de 1,7% pour s’établir à près de 2 millions de lignes à fin 2021. Quant au parc haut débit, il compte 1,7 million d’abonnés, l’expansion du parc FTTH (+47%) compense en grande partie les pertes de clients ADSL.

A l’international, le parc Mobile a atteint 50.130.000 clients, répartis sur la Côte d’Ivoire (10.489.000), Burkina Faso (10.457.000), Mali (8.163.000), Tchad (5.138.000), Bénin (5.132.000), Niger (3.212.000), Mauritanie (2.985.000), Togo (2.687.000), Gabon (1.656.000) et Centrafrique (210.000).