Coronavirus : La Première League prévoit terminer la saison à portes fermées

Face à la menace du coronavirus, la Grande Bretagne emploie certaines mesures préventives, pour ne point annuler son championnat de la Première League.

En effet, après quelques informations non-fondée sur l’annulation du championnat, le Daily Mail a annoncé que les dirigeants de la Première League prévoit plutôt jouer à huit clos.

Rappelons que, l’Italie a joué la moitié de ses matches durant les deux dernières semaines et que la Suisse quant à elle, a suspendu son championnat. C’est pour ces raisons, que la League prévoit jouer ses matches à huit-clos, si le coronavirus devient plus menaçant sur le territoire anglais.

Selon les statistiques, annuler ses matches entraîneront des pertes de plusieurs millions de livres.

Cependant, face à cette menace, la Fédération anglaise de football et de la Première League devront organiser des réunions avec les conseils de santé publique du gouvernement. Ils parleront notamment de la question et apporteront des modifications à la liste des rencontres.

 

Plus aucun cas d’Ebola en RDC, l’OMS « prudemment optimiste »

Il n’y a plus aucun cas confirmé de fièvre hémorragique Ebola en République démocratique du Congo, avec la sortie mardi de la dernière patiente encore hospitalisée dans un centre de traitement, a déclaré l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

La directrice régionale de l’OMS, le Dr Mathsidiso Moeti, s’est déclaré sur Twitter « prudemment optimiste » quant à une fin prochaine de cette épidémie officiellement déclarée le 1er août 2018.

L’épidémie sera officiellement terminée « dès qu’on aura atteint 42 jours sans aucun nouveau cas enregistré », précise un porte-parole de l’OMS à Kinshasa.

« Aucun nouveau cas n’a été confirmé pour le 13e jour consécutif », s’est félicité le bulletin épidémiologique quotidien du ministère de la Santé sur la base de données datant de lundi. « 350 cas suspects sont en cours d’investigation », ajoute-t-on.

Le dernier patient est sorti mardi du Centre de traitement d’Ebola (CTE) de Beni, dernière zone touchée dans l’est de la République démocratique du Congo.

Il s’agit d’une femme, Masika Mawasu Semida, qui a remercié les personnels de santé en sortant du CTE.

« L’OMS va continuer d’accompagner le ministère de la Santé dans le renforcement du système de santé à tous les niveaux », a déclaré un porte-parole local de l’OMS, Mory Keita.

Avec 2.264 victimes, la dixième épidémie d’Ebola enregistrée sur le sol congolais depuis 1976 est la deuxième la plus grave de l’histoire après celle qui a touché l’Afrique de l’Ouest en 2014 (plus de 11.000 morts principalement au Liberia, en Guinée et en Sierra Leone).

La ville de Beni a enregistré le plus grand nombre de cas (730 sur 3.444) et de décès (474 sur 2.264) depuis la déclaration l’épidémie le 1er août 2018 dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.

En février 2019, un nouveau malade du virus Ebola avait été découvert à Beni après vingt-trois jours sans nouveau cas, remettant en cause l’optimisme des autorités. Il existait à l’époque d’autres foyers de l’épidémie.

Près de 320.000 personnes ont été vaccinées. L’OMS a fait de cette épidémie une urgence sanitaire de portée internationale en juillet dernier, quand elle menaçait les pays voisins (Rwanda, Ouganda).

La RDC n’est officiellement pas touchée par la propagation mondiale du coronavirus.

Afghanistan: la reprise des attaques fait douter de la volonté de dialogue des talibans

Les talibans ont mené lundi plus de trente attaques contre des bases militaires, juste après avoir mis fin à une trêve partielle en Afghanistan, ce qui suscite des interrogations sur leur stratégie et sur leur volonté réelle de discuter avec le gouvernement de Kaboul.

Dans les dernières 24 heures, les talibans ont conduit 33 attaques dans 16 des 34 provinces du pays, a tweeté le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Nasrat Rahimi. « Six civils ont été tués et 14 blessés. Huit ennemis ont également été tués et 15 blessés », a-t-il écrit.

Deux soldats ont été tués dans une attaque survenue dans la province de Kandahar (Sud), a annoncé le gouvernement. Quatre membres des forces de sécurité ont également péri dans le Logar, a déclaré à l’AFP Didar Lawang, le porte-parole du gouverneur de cette province frontalière de Kaboul.

Ces violences sont intervenues à l’issue de neuf jours de trêve partielle, pendant lesquels le nombre des attaques s’était effondré en Afghanistan, à la grande satisfaction de la population, qui avait enfin pu respirer après quatre décennies de conflit.

Cette diminution des combats avait été imposée par Washington aux insurgés en tant que préalable à un accord signé samedi à Doha, dans lequel les Etats-Unis se sont engagés à un retrait complet des troupes étrangères d’Afghanistan dans les 14 mois en échange de garanties des rebelles.

Parmi celles-ci, les talibans ont accepté de participer à un dialogue inter-afghan avec le gouvernement afghan, son opposition et la société civile afin de tenter de s’entendre sur l’avenir du pays. Ces pourparlers doivent démarrer le 10 mars.

– Contradictions –

Mais alors que le président Ashraf Ghani avait annoncé dimanche la prolongation de la trêve partielle, le porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid, a déclaré lundi à l’AFP qu’elle avait « pris fin », les forces de Kaboul se trouvant à nouveau dans la ligne de mire des insurgés.

D’après l’accord de Doha, non ratifié par son gouvernement, un éventuel cessez-le-feu n’est qu’un « élément » des discussions à venir et non une obligation pour que celles-ci se déroulent.

Le président afghan avait par contre rejeté dimanche l’un de ses principaux points, à savoir la libération de 5.000 prisonniers talibans en échange de celle de 1.000 membres des forces afghanes détenus par les rebelles.

Des contradictions de Washington peuvent expliquer ce différend.

Alors que les Etats-Unis qualifiaient ces libérations d' »objectif » qu’ils s' »engagent à atteindre » dans l’accord avec les talibans, Washington mentionnait simplement « des discussions » avec les insurgés « afin de déterminer la possibilité de libérer un nombre important de prisonniers », dans une déclaration américano-afghane parue samedi.

Les talibans font désormais de cette mesure un préalable à tout démarrage des discussions inter-afghanes, a déclaré mardi à l’AFP Suhail Shaheen. Alors que Kaboul avait envoyé des délégués à Doha pour préparer avec eux les pourparlers à venir, « notre délégation n’a pas rencontré la leur », a-t-il raconté.

« Pas étonnant que Ghani hésite à libérer les prisonniers : (ils constituent) un de ses rares leviers », a tweeté Vanda Felbab-Brown, une chercheuse à la Brookings Institution, un think-tank américain, pour qui la violence va « inévitablement » augmenter.

« Les talibans en sont arrivés là grâce à leurs fusils. (…) Donc ils doivent rester actifs sur le champ de bataille pour pouvoir gagner à la table des négociations, comme ils l’ont fait avec les Américains », estime de son côté Ahmad Saeedi, un analyste basé à Kaboul.

Interrogé par la chaîne américaine Fox News, le secrétaire d’État Mike Pompeo s’est toutefois montré optimiste. « J’ai donc vu beaucoup de remarques. Regardez ce qui se passe vraiment », a-t-il déclaré. Et d’ajouter : « Jusqu’à présent, tout va bien. »

A Lesbos, les ONG prises pour cibles par des groupes « fascistes »

Plusieurs ONG ont annoncé mardi avoir suspendu leur travail auprès des réfugiés sur l’île grecque de Lesbos, et ont évacué leurs équipes après la multiplication d’attaques et de menaces de la part de groupes qualifiés de « fascistes ».

L’île grecque du nord de la mer Égée, située proche des côtes turques, connaît une recrudescence des arrivées de migrants depuis que la Turquie a ouvert ses frontières en fin de semaine dernière.

La tension est montée d’un cran à Lesbos, où la situation avait déjà atteint un point de rupture depuis plusieurs mois avec plus de 19.000 personnes vivant dans des conditions misérables dans un camp prévu pour moins de 3.000 personnes.

Exaspérés de porter le fardeau d’un système d’asile qu’ils jugent défaillant, les insulaires protestent contre la présence de nombreux exilés débarquant sur leurs côtes, estimant qu’ils menacent la sécurité, la santé publique et le tourisme sur l’île.

Le mécontentement s’est transformé en violence ces derniers jours, ciblant souvent des travailleurs sociaux et perturbant leur capacité à aider les réfugiés, selon plusieurs ONG basées sur l’île.

« Quand la nuit tombe, il y a sans arrêt des attaques contre des membres d’ONG, des personnes venues ici en tant que bénévoles », a indiqué Douglas Herman, co-fondateur de l’organisation Refocus, qui donne des cours aux réfugiés.

La police, taxée d’inaction dans ces incidents, a ouvert une enquête après « plusieurs dénonciations d’attaques envers des individus et des voitures » sur l’île, a-t-on appris de source policière.

« La plupart des organisations ont décidé de suspendre leurs opérations, certaines indéfiniment. Plusieurs ONG ont demandé à leurs équipes de quitter l’île », a expliqué M. Herman à l’AFP, ajoutant que les six membres de son équipe étaient sur le départ.

La violence est le fait de mobilisations « fascistes », a-t-il fustigé, décrivant des routes coupées à travers l’île, avec des attaques ou des menaces d’automobilistes.

« Des personnes avec des chaînes frappent les véhicules et essayent d’atteindre les personnes à l’intérieur avec des les bouts de verre cassés », a indiqué M. Herman.

Lundi soir, l’équipage du Mare Liberum, un bateau observatoire des droits de l’homme qui navigue en mer Égée, a indiqué avoir été attaqué par « un groupe de fascistes », alors qu’il était amarré au port de l’île.

« Ils ont crié, nous ont menacés et ont balancé de l’essence sur notre pont ! », a écrit l’organisation sur Twitter.

Adrian Kok, président de Connect by Music, qui dispense des cours de musique aux réfugiés, a informé l’AFP que tous leurs bénévoles expatriés étaient renvoyés à Athènes tandis que les locaux avaient cessé de travailler.

IronRidge décroche deux nouvelles licences d’exploration aurifère en Côte d’ivoire

Active déjà en Côte d’ivoire, la compagnie minière IronRidge Resources, a élargi son portefeuille de projets aurifères dans le pays. Elle a conclu un accord avec Major Star pour l’acquisition des licences d’exploration. Ces licences concerneront les explorations de Bodite et Bianouan en échange de 1,55 million de ses actions.

Cependant, cette transaction présente un intérêt tout particulier pour la compagnie. En effet, ses deux licences sont situées autour de son actif phare Zaranou.

Par ailleurs, les résultats du forage mené à Bianouan, ont montré des minéralisations importantes de la zone entière. Cette partie pourrait notamment devenir un projet aurifère de la classe mondiale.

«Les licences aurifères de Bodite et Bianouan complètent notre licence aurifère phare de Zaranou et représentent un portefeuille de terrains à fort potentiel avec des intersections de forage très intéressantes et d’importantes anomalies de sol», a indiqué Vincent Mascolo, PDG de la compagnie.

En plus du projet Zaranou, IronRidge possède, un projet de Lithium en Côte d’Ivoire. Elle est également présente sur le lithium au Ghana et l’or au Tchad.

Côte d’Ivoire: 3,5 tonnes d’écailles de pangolin incinérées par les autorités

Les autorités ivoiriennes ont incinéré devant la presse mardi à Abidjan plus de 3,5 tonnes d’écailles de pangolin, mammifère le plus braconné au monde, a constaté un journaliste de l’AFP.

Ces écailles avaient été saisies lors de diverses opérations en 2017 et 2018 et ont conduit à l’arrestation d’une vingtaine de personnes.

« C’est un trafic international qui a été démantelé. 3,6 tonnes d’écailles ont été incinérées. Cela se chiffre en milliards de francs CFA (millions d’euros). Nous luttons contre le braconnage mais aussi le trafic illicite des espèces protégées », a affirmé le ministre des Eaux et Forêts Alain Richard Donwahi, après avoir mis le feu à un des quatre bûchers.

« L’écaille de pangolin est très recherchée dans la médecine traditionnelle chinoise (…) et au Vietnam notamment. En Asie, le prix peut aller jusqu’à 1.000 dollars le kg et ici ca peut aller jusqu’à 10-15.000 F CFA (15 à 23 euros) », explique Rens Ilgen, coordinateur de l’ONG américaine Eagle, qui participé aux opérations.

Le trafic « est plus grand que ce pays. Il y a des chasseurs partout. Abidjan est une ville de commerce et ça (les écailles) se collecte ici », a-t-il poursuivi. L’ensemble du trafic autour des espèces protégées « représente 20 milliards de dollars dans le monde » alors que les peines encourues sont relativement faibles comparées à celles du trafic de drogue, a-t-il souligné.

« C’est la criminalité transnationale. Ce n’est pas un trafic localisé seulement en Côte d’Ivoire. Tous ces trafics planent sur toute la sous-région. Parfois ce sont des espèces qui ont été tuées en Guinée ou partout dans la sous-région. Ca transite par la Côte d’Ivoire pour aller vers pays asiatiques », a souligné le procureur d’Abidjan, Richard Adou.

« Il est essentiel que des personnes tapies dans l’ombre ne puissent pas profiter de la mort de nos espèces protégées », a-t-il ajouté.

L’ambassadeur américain Richard Bell a lui précisé que la Côte d’Ivoire avait aussi saisi 600 kg d’ivoire depuis 2017 et arrêté une trentaine de personnes: « Je salue tous ces efforts visant à protéger la faune et la flore qui constituent un patrimoine mondial ».

Israël: moisson « historique » pour les partis arabes aux législatives

Les partis arabes sont en voie mardi d’enregistrer le meilleur score de leur histoire à l’issue d’élections en Israël, une performance qui ne suffit toutefois pas pour atteindre leur objectif: empêcher la victoire de Benjamin Netanyahu, grand gagnant du scrutin.

Aux législatives de septembre dernier, la « Liste unie » des partis arabes avait surpris en s’imposant comme troisième force politique d’Israël avec 13 députés élus sur les 120 de la Knesset, le Parlement, le meilleur résultat combiné pour des formations arabes.

Six mois plus tard, les partis arabes espéraient obtenir 16 sièges en moissonnant la colère chez l’électorat arabe liée au « plan Trump » pour le Proche-Orient, soutenu par le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Ce plan prévoit de faire de Jérusalem la capitale « indivisible » d’Israël, mais aussi de transférer le contrôle d’une dizaines de villes et villages arabes en Israël à un futur Etat palestinien, ce qui a choqué nombre des Arabes israéliens qui ont dit se sentir comme des citoyens de « second » rang.

La « Liste unie », qui rassemble des islamistes, des libéraux, des socialistes et des communistes, a conservé sa troisième place et devrait réaliser son meilleur score selon les dernières estimations, qui lui confèrent mardi 15 sièges.

« Il s’agit d’une réussite historique », s’est félicité Ayman Odeh, chef de la « Liste unie » lors d’une conférence de presse dans sa ville natale de Haïfa (nord). « Je veux remercier notre public, tant les électeurs arabes que juifs qui ont soutenu la Liste unie. »

La performance des partis arabes n’a toutefois pas réussi à diminuer le score de Benjamin Netanyahu, inculpé pour corruption dans une série d’affaires, qui se dirige lui aussi vers sa meilleure performance à la tête du Likoud (droite), avec 36 sièges selon les derniers résultats, non définitifs.

« Nous ne connaissons pas les résultats définitifs mais le gouvernement que formera Netanyahu sera le plus dangereux de l’histoire d’Israël », a prévenu mardi M. Odeh, qui qualifie le Premier ministre sortant de « plus grand provocateur des citoyens arabes ».

« Nous sommes prêts à nous engager dans un véritable combat avec l’extrême-droite, ce combat doit être populaire et doit se mener avec la participation du peuple arabe et des partis juifs démocratiques », a-t-il ajouté.

M. Odeh et une partie de ses troupes avaient, sans succès, recommandé à l’automne Benny Gantz, le rival de M. Netanyahu, au poste de Premier ministre afin de mettre un terme au règne du chef du gouvernement, attendu par la justice pour son procès le 17 mars.

Les Arabes israéliens, qui représentent environ 20% de la population israélienne, sont les descendants des Palestiniens restés sur leurs terres après la création d’Israël en 1948.

Direction Générale des Impôts : La date butoire des paiements fixée pour le 10 mars 2020

Le directeur général des impôts, a annoncé dans un communiqué, la date limite de paiement de la première moitié de la contribution des patentes de cette année. Fixé au 10 mars 2020, cette date concernera les entreprises industrielles, pétrolières et minières.

En ce qui concerne les entreprises commerciales et celles rattachées aux services d’assiettes des impôts divers, le délai est fixé au 15 mars 2020. Quant aux entreprises de prestation de services, la date est fixée au plus tard le 20 mars 2020.

Par ailleurs, le directeur général des impôts invite les contribuables concernés à se rendre dans leur centre des impôts de rattachement afin de s’acquitter de leur devoir.

Présidentielle Octobre 2020 : Ouattara est attendu au tournant à Yamoussoukro

À l’approche de la présidentielle d’Octobre 2020, le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, s’adressera à la nation ce jeudi 05 mars à Yamoussoukro. Il prononcera un discours devant les deux chambres parlementaires.

Par ailleurs, dans le cadre d’une réunion en congrès du parlement, le chef de l’Etat ivoirien

En effet, une note circulaire du chef d’Etat, a été émise par la secrétaire générale du gouvernement, le 1er mars dernier. L’autorité exécutive avait ordonné à ces ministres, de se présenter à Yamoussoukro le jeudi 5 mars pour « une réunion en congrès du parlement ».

Rappelons que suite à l’annonce d’une nouvelle réforme de la constitution, l’atmosphère politique en Côte d’ivoire, s’est détériorée ces derniers jours.

Cependant, le rendez-vous du 5 mars est un moment décisif pour la politique ivoirienne. Notamment, cette situation dans laquelle où Ouattara ne renonce pas à son but de reformer la constitution.

Il faudra souligner qu’à quelques mois des présidentielles , les partis politiques n’ont toujours pas désigné leur candidat.  ni déterminé des politiques stratégiques.

Coronavirus: l’Afrique espère profiter des leçons d’Ebola

Pour faire face au coronavirus, les pays d’Afrique subsaharienne ne disposent que de fragiles systèmes de santé publique, mais ils peuvent s’appuyer sur l’expérience acquise au cours des précédentes épidémies d’Ebola en République démocratique du Congo et en Afrique de l’Ouest.

En 2014-2016, plus de 11.000 personnes sont mortes en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone essentiellement, pendant la pire épidémie d’Ebola jamais enregistrée. A l’époque, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait été accusée de retard dans sa réponse.

Depuis le début de l’épidémie de coronavirus partie de Chine, qui a déjà fait plus de 3.000 morts dans le monde, seuls deux cas ont été officiellement confirmés en Afrique subsaharienne, au Nigeria la semaine dernière et au Sénégal lundi. Quelques cas ont aussi été enregistrés dans le nord du continent.

« Les épidémies d’Ebola ont permis aux pays (africains) d’avoir des bases sur lesquelles on s’appuie pour la préparation au Covid-19 », affirme Michel Yao, joint par l’AFP à Dakar.

Le directeur Afrique des programmes d’urgence de l’OMS cite la mise en place de systèmes de détection aux frontières des cas suspects, via une prise de température, et de structures d’isolement et de traitement dans les aéroports.

« Les ministères de la Santé ont maintenant l’obligation d’appliquer le Règlement sanitaire international (RSI, remontant à 2005), c’est-à-dire être en mesure de faire remonter précocement les épidémies et les cas, via le ministère, au niveau de l’OMS », a indiqué sur RFI le directeur des Affaires internationales de l’Institut Pasteur, Pierre-Marie Girard.

« Avec l’épidémie d’Ebola, on peut partir du principe que les systèmes de santé, les plateformes de coopération et communication et le +monitoring+ (suivi des cas) se sont développés », confirme Dorian Job, médecin basé à Dakar, responsable de programmes pour MSF aux Burkina, Niger, Nigeria et Cameroun.

« Il y a une meilleure surveillance, un meilleur suivi et cela va certainement aider », ajoute-t-il.

– 78 dollars –

Confrontés à des maladies multiples (paludisme, choléra, rougeole….), les pays africains se caractérisent par des systèmes de santé publique très précaires.

D’après la Banque mondiale, les dépenses de santé s’élevaient en 2016 à 78 dollars par habitant en Afrique subsaharienne, pour une moyenne mondiale de 1.026 dollars (avec des pointes à 9.351 dollars en Amérique du nord, et 3.846 dans l’Union européenne).

Le coronavirus arrive au moment où une autre « urgence de santé publique de portée internationale » frappe le continent: une nouvelle épidémie d’Ebola a en effet tué 2.264 personnes depuis août 2018 dans l’est de la République démocratique du Congo.

Aucun nouveau cas n’a été enregistré depuis près de deux semaines, mais les autorités doivent encore attendre 42 jours au total sans nouveaux cas pour déclarer la fin de l’épidémie.

Déjà mobilisées par Ebola, les autorités sanitaires congolaises prennent, pour prévenir l’arrivée du coronavirus, la température des voyageurs dès leur descente d’avion à l’aéroport de Kinshasa, ou quand ils traversent le fleuve Congo pour Brazzaville, la capitale du Congo voisin.

« Les mesures que nous avons prises pour lutter contre Ebola sont les mêmes que celles que nous avons prises contre le coronavirus, à savoir l’hygiène et le lavage des mains », détaille le professeur congolais Jean-Jacques Muyembe, chef de la riposte anti-Ebola.

Avec l’aide financière du Japon, Kinshasa vient aussi d’inaugurer un « centre de diagnostic et de recherche » au sein de son Institut national de recherche biologique (INRB).

Début février, seuls l’Afrique du Sud et le Sénégal disposaient de laboratoires pour tester des cas présumés de coronavirus. L’OMS a fourni depuis des équipements à une quarantaine de pays.

En Afrique de l’Ouest, les systèmes de santé sont encore marqués par la plus grave épidémie d’Ebola de l’histoire.

« Notre préparation est meilleure du fait des leçons apprises pendant la crise Ebola », affirme au Liberia le directeur général de l’Institut national de santé public, Mosoka P. Fallah.

« La population veut nous donner des informations, explique-t-il. Nous avons même plus de données que prévu, car les Libériens ont encore l’expérience d’Ebola en tête ».