Afrique : « le déficit de culture démocratique » à l’origine des crises électorales (chercheur)

Sur le continent noir, la lutte pour le pouvoir donne souvent lieu à des élections sous haute tension. Pour Gilles Yabi, analyste politique, il faut couper le mal à la racine.Du diagnostic du fondateur du Think tank Wathi, il ressort que « le déficit de culture démocratique » a plongé un certain nombre de pays africains dans des violences électorales récurrentes.

Pour que les scrutins, surtout la présidentielle, ne soient plus des moments d’instabilité, Gilles Yabi propose un remède : « Il faut investir dans les dimensions non électorales de la démocratie. Il s’agit notamment de l’éducation civique, de la culture politique, de la qualité de l’offre politique et de toutes les institutions impliquées dans l’organisation des élections. Il faut toujours penser à ces éléments même si on n’est pas en période électorale ».

S’exprimant ce mercredi 7 avril à Dakar, en marge de la conférence de presse de Partners West Africa Sénégal qui prépare un hommage au Général Lamine Cissé, le spécialiste des questions politiques a déconseillé la recherche de « solutions faciles ».

Par rapport au troisième mandat ayant divisé des pays africains, M. Yabi a soutenu que cette quête prouve « le manque d’éthique dans la gestion des affaires publiques », non sans mentionner qu’ « on ne peut pas consolider la démocratie si les gouvernants n’ont pas de culture démocratique ».

Les sources d’instabilité sont à éviter en Afrique de l’Ouest d’autant plus que les mouvements jihadistes y sévissent déjà. De l’avis du politologue, la région est confrontée à d’ « énormes défis sécuritaires » qui pourraient se corser « davantage dans le futur ».

Pour que cette prédiction ne se réalise pas, le Directeur exécutif de Wathi a invité à repenser la relation entre les gouvernants et les gouvernés. « La réponse strictement militaire ne suffit pas à régler durablement les problèmes de sécurité. On le voit bien au Sahel. Il faut également une approche politique, sociale et économique », a-t-il préconisé.

Dans le cadre de la célébration du second anniversaire de la disparition du Général Lamine Cissé (1939-2019), Partners West Africa Sénégal, dont il fut le tout premier président du Conseil d’administration, organise un colloque international le 16 avril prochain dans la capitale sénégalaise.

Le thème retenu pour ces activités de réflexion en mixte, présentiel et dématérialisé est « L’intégrité, l’éthique et la bonne gouvernance au service de la paix et de la sécurité, sur la voie tracée par un homme d’exception : le Général Lamine Cissé ».

Ce dernier fut notamment ministre de l’Intérieur du Sénégal, Chef d’Etat-Major Général des Armées du Sénégal, Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique et Secrétaire Général des Nations Unies en Afrique de l’Ouest.

Conflit au Palma : la Tanzanie refoule des réfugiés mozambicains

Le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a accusé la Tanzanie d’avoir repoussé des demandeurs d’asile fuyant les attaques d’insurgés liés à l’Etat islamique dans la ville de PalmaLe HCR a déclaré mardi dans un communiqué qu’il avait reçu des informations selon lesquelles plusieurs familles de Palma avaient tenté de demander l’asile en Tanzanie en raison de la proximité de la frontière.

« Le 4 avril, le HCR a été informé qu’environ 600 demandeurs d’asile mozambicains avaient traversé la frontière tanzanienne, mais ont été refoulés via Negomano jusqu’à Cabo Delgado », a indiqué l’Agence onusienne pour les réfugiés, ajoutant qu’elle était en contact avec les responsables mozambicains et tanzaniens sur la question.

Selon le HCR, près de 10.000 personnes ont fui Palma, dans la province de Cabo Delgado, au nord du Mozambique, entre le 24 mars, date du début des attaques, et le 2 avril.

Le HCR a indiqué que les familles de déplacés fuyaient par terre et par mer vers les districts de Nangade, Mueda, Montepuez et Pemba, et que la majorité d’entre elles étaient hébergées par des parents et des amis.

En raison de l’insécurité dans la ville côtière, les évacuations humanitaires par air et par mer ont été suspendues depuis le 2 avril, laissant des milliers de personnes bloquées dans la région.

Plus de 700.000 personnes ont été déplacées de force par les violences à Cabo Delgado et dans les provinces voisines depuis le début de l’insurrection armée en 2017.

La Côte d’Ivoire, nouvelle cible djihadiste ?

La Côte d’Ivoire, cible récemment de deux attaques jihadistes dans le nord, illustre les ambitions des groupes islamistes armés basés au Sahel d’étendre leur champ d’action aux pays du Golfe de Guinée.C’était dans la nuit du 28 au 29 mars. Ce soir-là, des hommes armés ont attaqué deux positions de l’armée ivoirienne situées à la frontière avec le Burkina Faso. C’était dans les localités de Kafolo et Kolobougou. Ces attaques opérées de manière simultanée ont occasionné six morts et plusieurs blessés. Parmi les personnes tuées : trois soldats et trois assaillants. Un peu moins d’un an auparavant, le 11 juin 2020, un assaut djihadiste, le premier survenu en Côte d’Ivoire, a fait une dizaine de morts chez les militaires ivoiriens déjà à.…Kafolo.

La première de ces nouvelles attaques jihadistes en territoire ivoirien, a eu lieu dans cette même localité de Kafolo, près de la ville de Kong, dans le Nord-Ouest. L’attaque a eu lieu entre minuit et 1 heure du matin. Une soixantaine d’hommes lourdement armés, venus du Burkina Faso, ont alors ouvert le feu sur un poste avancé de l’armée, faisant deux soldats tués et quatre blessés.

Dans les combats, les assaillants perdront trois hommes. Quatre autres seront interpellés, selon l’Etat-major général des armées de Côte d’Ivoire, qui affirme que du matériel (armement, radio, munitions et motos) a été saisi.

L’armée régulière a, au bout d’une heure de combat intense, repoussé les assaillants. Ensuite, s’en est suivie une opération militaire de ratissage sur le terrain pour rechercher les assaillants en fuite ainsi que leurs éventuels complices.

La deuxième attaque est survenue à Kolobougou, à 60 Km au nord-ouest du département de Téhini, faisant frontière avec le Burkina Faso où un poste de la gendarmerie a été pris d’assaut.

Selon une note de l’Etat-major des armées de Côte d’Ivoire, « un gendarme ivoirien a été tué et un autre blessé ». Aucune victime cependant n’a été enregistrée du côté des auteurs de l’attaque sur ce poste-frontière.

L’assaut contre ce poste de gendarmerie à Kolobougou a eu lieu entre « 2 h et 3h du matin », a indiqué à APA une source locale, rapportant que « les populations actuellement sont gagnées par la frayeur et ne peuvent pas sereinement aller dans leurs champs et vaquer à leurs occupations ».

Les postes sont sous surveillance de l’armée ivoirienne dans la localité et la présence des militaires venus en renfort fait que les riverains ont un peu peur, poursuit cet habitant de la région qui a requis l’anonymat.

La Côte d’Ivoire dans le viseur des djihadistes

« Ces attaques dénotent du fait que la Côte d’Ivoire est clairement dans le projet expansionniste des groupes terroristes », analyse Lacina Diarra, spécialiste des questions de sécurité dans la région Sahel-Sahara. Les jihadistes « veulent se créer un sanctuaire au niveau de la zone frontalière entre le Burkina-Faso, le Mali et la Côte d’Ivoire », explique cet expert ivoirien, confortant une thèse soutenue récemment par le chef du renseignement extérieur français, Bernard Emié.

Lors d’une réunion consacrée au contre-terrorisme tenue début février sur la base aérienne d’Orléans, en France, le patron des 7.000 espions et analystes français de la DGSE avait prévenu qu’il fallait se préparer à la fois des attentats des grande ampleur et l’expansion jihadiste vers les pays du golfe comme la Guinée, la Côte d’Ivoire ou le Bénin.

Pour une grande partie des experts en sécurité, pour mieux se préparer à contrer une telle éventualité, le gouvernement ivoirien doit s’atteler rapidement « à casser la chaîne de recrutement, développer des stratégies transnationales tout en impliquant les communautés et la société civile ».

Opération « frontières étanches »

Suite à la première attaque survenue l’année dernière à Kafolo, le gouvernement ivoirien a adopté un décret portant création d’une « Zone opérationnelle Nord » qui s’étend dans les régions situées sur les frontières entre la Côte d’Ivoire, le Mali et le Burkina Faso.

Cette « Zone opérationnelle Nord » vise à passer de la phase de surveillance des frontières à une posture défensive avec une importante capacité de réversibilité en mission offensive en vue d’empêcher toute infiltration de ces groupes armés sur le sol ivoirien.

Avec un commandement unique pour les opérations militaires et celles relevant de la défense du territoire, l’Etat ivoirien veut permettre à l’ensemble des forces de défense et de sécurité d’avoir une rapide réactivité sur les missions au niveau des frontières.

 Visite aux troupes

Le chef d’Etat-major général des armées, le général de corps d’armée Lassina Doumbia, a d’ailleurs effectué, lundi 31 mars, une visite aux troupes, en compagnie du commandant supérieur de la gendarmerie, le général de corps d’armée Apalo Touré. « Je voudrais vous féliciter, vous dire nos encouragements, vous adresser nos condoléances et vous dire que vous avez été braves, au vu des circonstances et des efforts que vous avez faits, on ne peut que vous le reconnaître », a dit le général Lassina Doumbia à ses hommes, à Kafolo.

« À mon avis, de par mon expérience, en combat de nuit alors qu’on est surpris, perdre deux hommes, c’est que vous êtes bons (soldats), vous savez vous battre parce que la nuit, quand on voit quelqu’un passer, on ne sait pas si c’est son ami ou c’est son ennemi. Entre nous-mêmes, on peut s’allumer parce que c’est compliqué », a-t-il ajouté.

Pour sa part, le commandement supérieur de la gendarmerie, a demandé aux soldats « d’avoir de la réaction », car « il faut être prêt à utiliser son arme », a-t-il martelé.

Mali : nouvelle attaque meurtrière

Quatre Casques bleus sont morts, ce vendredi matin, dans le camp de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) à Aguelhok (Nord).Le bain de sang se poursuit au Mali. Le quartier général de la mission onusienne à Aguelhok a été ciblé par des hommes lourdement armés. Mais « les Casques bleus ont vaillamment repoussé (cette) attaque » puisque « les assaillants ont subi de lourdes pertes », selon un communiqué de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali.

Dans les rangs de la Minusma, il y a également eu des blessés évacués par hélicoptère vers des structures sanitaires. La mission onusienne a fermement condamné « cette attaque ignoble » dans le cercle de Tessalit et qui constitue « une énième tentative contre le processus de paix et la mise en œuvre de l’Accord (d’Alger) ».

La Minusma, après avoir assuré que rien « n’entamera sa détermination à poursuivre l’exécution de son mandat », a réitéré son engagement continu à protéger les populations et à œuvrer pour la paix.

Vingt-huit civils tués dans l’ouest de l’Ethiopie

Ils ont succombé aux attaques des forces rebelles du Front de libération Oromo (OLF) qui sévissent dans l’ouest de ce pays d’Afrique orientale.Les victimes sont 12 femmes et 16 hommes, a indiqué la police d’Oromia lors d’un point de presse.

Les personnes de l’ethnie Amhara ont été tuées mardi soir dans la localité de Bone, dans le district de Gambel situé dans la région rétive d’Oromia, où les forces rebelles ont massacré des civils à plusieurs reprises en raison de leur appartenance ethnique.

Le gouvernement régional a déclaré que les forces de l’OLF, soutenues par le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), ont commis ces attaques ciblées.

Environ huit millions de personnes de l’ethnie Amhara ont fui leur région. Ils ont été les principales cibles d’attaques à caractère ethnique, en particulier dans la région d’Oromia, depuis l’arrivée au pouvoir du Premier ministre, Abiy Ahmed, en avril 2018.

C’est la première fois que le gouvernement régional révèle un tel meurtre de masse avant les rapports des autres parties.

Mozambique : l’UA n’exclut pas une intervention militaire

Le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a appelé à une action régionale et internationale urgente et coordonnée contre la menace terroriste dans le nord du Mozambique.Dans une déclaration faite ce jeudi, M. Mahamat a condamné dans les « termes les plus forts » les attaques terroristes perpétrées dans la région mozambicaine de Cabo Delgado, riche en minerais, « en particulier les violences récentes dans et aux environs de la ville de Palma » depuis le 24 mars dernier.

Il s’est dit « préoccupé par la présence de groupes terroristes internationaux opérant en Afrique australe, et appelle à une action régionale et internationale urgente et coordonnée pour faire face à cette nouvelle menace pour notre sécurité commune ».

« La Commission de l’Union africaine, par le biais de ses organes compétents, est prête à soutenir la région et ses mécanismes pour faire face conjointement à cette menace urgente pour la paix et la sécurité régionales et continentales », a déclaré le président de la CUA.

Des combattants armés liés à l’État islamique ont attaqué la ville côtière de Palma la semaine dernière, tuant des dizaines de résidents et forçant des milliers d’autres à fuir la ville pour rejoindre la capitale provinciale, Pemba.

Palma abrite un projet gazier de plusieurs milliards de dollars développé par un consortium international dirigé par le géant français du pétrole et du gaz Total.

Niger : qui en veut à Bazoum ?

Moussa Aksar, analyste politique à Niamey, explique pour Apa news pourquoi à deux jours de l’investiture de Mohamed Bazoum comme nouveau président du Niger, des militaires ont voulu prendre le pouvoir.Ce n’est pas le genre de climat par lequel un président nouvellement élu souhaite débuter son mandat. Deux jours avant son investiture à la tête du Niger, prévue vendredi 2 avril, Mohamed Bazoum a vu une poignée de militaires tenter de prendre le pouvoir par la force. La tentative finalement échouée serait l’œuvre d’une unité de l’armée de l’air basée dans la zone de l’aéroport de Niamey, la capitale. A bord de trois véhicules lourdement armés, ces militaires qui ont traversé la ville d’est en ouest sans attirer l’attention, sont parvenus jusqu’aux abords du palais présidentiel dans le quartier du plateau, au centre de la capitale.

Le cerveau présumé de cette tentative de putsch serait un capitaine chargé de la sécurité de la compagnie aérienne de d’escadrille de Niamey : Sani Saley Gourouza. Selon plusieurs sources, l’officier qui serait en fuite serait vivement recherché, tandis qu’une quinzaine de ses complices présumés seraient déjà arrêtés.

Au Niger, cette énième tentative de coup d’état dans ce pays qui a connu pas moins de quatre putschs réussis en soixante ans d’indépendance, suscite de vives interrogations. Comment un officier subalterne anonyme a-t-il eu l’idée d’un coup de force dans un pays qui s’apprête, pour la première fois de son histoire, à voir le pouvoir passer d’un président élu à un autre ? Comment dans un pays où la présidence est censée être protégée par une puissante garde présidentielle, un capitaine aux moyens militaires en principe limités a-t-il nourri un tel projet ?

« Le climat politique a sans doute favorisé l’idée d’un coup d’état chez ces militaires, explique Moussa Aksar, journaliste et analyste politique nigérien. Ce n’est pas le président nouvellement élu, Mohamed Bazoum, qui serait visé mais, c’est son prédécesseur et allié, Mahamadou Issoufou. Les dix années que ce dernier a passées au pouvoir ont produit beaucoup de mécontents, en raison de ses méthodes de gestion de l’Etat et du pouvoir. Cette tentative de putsch ratée ne serait d’ailleurs que l’expression armée de la colère de beaucoup de nigériens contre le président sortant Issoufou », poursuit cet éditorialiste respecté de Niamey.

Le capitaine Gourouza a-t-il agi seul, sans l’accord d’officier plus gradés ou d’alliés au sein des autres unités de l’armée, sinon le simple bras armé d’une partie des adversaires politiques du duo Issoufou-Bazoum dont certains n’ont toujours pas à ce jour accepté le passage du pouvoir entre les deux hommes ?

« L’hypothèse d’un acte solitaire paraît, à mon avis, un peu fragile. Celle d’un plan avec la participation d’autres unités me paraît vraisemblable, sinon c’était complètement suicidaire de vouloir prendre le pouvoir avec seulement trois véhicules alors que le palais présidentiel qui était la cible était gardé par une puissante force d’élite », analyse Moussa Aksar.

Le journaliste craint-il que cet épisode « malheureux qui inaugure en quelque sorte les premiers pas de Bazoum à la tête du Niger » pousse à une chasse aux sorcières ?

« A la différence d’Issoufou qui est réputé pour ses réactions dictées par les émotions ou les sentiments, Bazoum est un cérébral très réfléchi. On le voit mal tomber dans le piège des suspicions et des règlements de comptes », conclut l’analyste.

Niger : tentative de putsch avant l’intronisation de Bazoum

Une tentative de coup d’Etat avorté au Niger, dans la nuit du 30 au 31 mars, a débouché sur plusieurs arrestations.Alors que le nouveau président Mohamed Bazoum doit prêter serment le 2 avril, le Niger a vécu une tentative de coup d’Etat dans la nuit de mardi à mercredi. Des tirs nourris ont été entendus aux alentours de la présidence de la République vers 3 heures du matin. La garde présidentielle est intervenue à l’arme lourde pour rapidement maîtriser la situation.

Ces échanges de tirs ont duré une vingtaine de minutes selon une source sécuritaire. Ces heurts ont conduit, ajoute la même source, à l’arrestation de quelques éléments de « ce groupe militaire » à l’origine de cette tentative de coup d’Etat.

Les représentations diplomatiques ont déjà mis en garde leurs citoyens. L’ambassade des Etats-Unis à Niamey a décidé de suspendre ses « services consulaires jusqu’à nouvel ordre » alors que celle de la France a invité ses compatriotes « à rester chez eux ».

Élu le 23 février dernier, Mohamed Bazoum doit faire face à la contestation de l’opposition dirigée par Mahamane Ousmane, son adversaire du second tour qui ne reconnaît pas sa victoire.

Ce pays sahélien est marqué dans son histoire par trois coups d’Etat entre 1974 et 2010. En décembre 2015, le président sortant Mahamadou Issoufou affirmait avoir déjoué une tentative de coup d’État avant de procéder à une vague d’arrestations au sein de l’armée.

Son successeur s’est fixé comme priorité de stopper la recrudescence des conflits intercommunautaires dans le pays. Mais depuis quelques années, le pays doit faire face à de gros défis sécuritaires, avec l’implantation de groupes djihadistes comme Al Qaïda et l’Etat islamique, qui opèrent sur les territoires frontaliers avec le Mali, le Burkina Faso et le Nigeria.

Le Maroc abrite du 7 au 18 juin l’une des plus grandes manœuvres militaires en Afrique

Le Maroc va abriter du 7 au 18 juin prochain l’une des plus grandes manœuvres militaires en Afrique, a annoncé l’ambassade des Etats-Unis à Rabat sur son compte Facebook.Selon la représentation américaine au Maroc, ces manœuvres militaires, baptisées +African Lion+ représentent « une chance pour les États-Unis et le Maroc de renforcer davantage leur partenariat déjà solide en matière de sécurité ».

« Des responsables militaires marocains et américains se sont récemment réunis pour élaborer les plans définitifs visant à ramener au Maroc le plus grand exercice militaire d’Afrique : l’African Lion ! », souligne l’ambassade US, ajoutant que l’exercice de cette année va connaitre la participation des « milliers de soldats américains, marocains et des pays partenaires » comme le Sénégal et la Tunisie.

Annulé en 2020 à cause de la pandémie du COVID-19, African Lion se déroulera sur plusieurs sites à travers le territoire marocain.

En octobre dernier, le Maroc et les Etats Unis d’Amérique ont signé une feuille de route pour la coopération en matière de défense 2020-2030 qui vise à consolider la coopération militaro-sécuritaire entre les deux pays.

Pour le Pentagone, cet accord a permis de « renouveler l’alliance entre les deux nations comme pierre angulaire pour la paix en Afrique ».

Mozambique : la ville côtière de Palma aux mains de l’Etat islamique

Le groupe État islamique a affirmé lundi avoir pris le contrôle de la ville côtière de Palma au Mozambique après plusieurs jours de combats.« Les soldats du califat se sont emparés de la ville stratégique de Palma », a déclaré le groupe dans un communiqué. L’État islamique avait tué des dizaines de soldats et de « membres des États latins d’Orient», son terme pour désigner les ressortissants occidentaux.

Cette annonce fait suite à plus de quatre jours de combats qui ont débuté mercredi dernier lorsque des insurgés liés au groupe ont attaqué Palma, une ville d’environ 75.000 habitants située dans la province mozambicaine de Cabo Delgado, riche en ressources naturelles.

L’attaque a laissé la ville déserte, des milliers de personnes ayant été contraintes de fuir la ville vers la capitale provinciale, Pemba, selon les agences humanitaires.

Les sources des agences d’aide internationale ont déclaré qu’entre 6.000 et 10.000 personnes attendent d’être évacuées en lieu sûr suite au raid sur Palma qui a commencé mercredi dernier.

Le gouvernement a déclaré que des dizaines de personnes, dont un ressortissant sud-africain, ont été tuées dans l’attaque, y compris sept personnes prises dans une embuscade lors d’une opération visant à les évacuer d’un hôtel où elles avaient trouvé refuge.

Le porte-parole du ministère mozambicain de la Défense, Omar Saranga, a toutefois déclaré que les insurgés n’avaient pu occuper aucune des positions tenues par les forces de défense et de sécurité qui avaient tenu bon à Palma, et avaient assuré l’évacuation de centaines de personnes.

Avant d’ajouter que les forces mozambicaines poursuivent les terroristes dans l’intention « d’éliminer certaines poches de résistance sporadique ».

Côte d’Ivoire: 6 personnes tuées dans une attaque terroriste

Trois soldats ivoiriens et trois terroristes ont été tués dans la nuit de dimanche à lundi après l’attaque de deux positions de l’armée ivoirienne à Kafolo (Kong) et à Kolobougou ( Téhini, Bouna ) dans l’extrême nord ivoirien, a appris APA de source officielle.

Selon un communiqué du général de corps d’armées Lassina Doumbia, le chef d’état-major général des forces armées de Côte d’Ivoire, la première attaque est survenue à Kafolo et est le fait d’une soixantaine de terroristes « lourdement armées » venant du Burkina Faso. 

« Les forces armées de Côte d’Ivoire ont repoussé les assaillants au terme d’une heure de combat intense et mis en œuvre une opération de ratissage  », a expliqué le général Doumbia.

Dressant un bilan provisoire pour cette première attaque, l’officier général ivoirien a noté deux soldats tués et quatre blessés du côté de l’armée ivoirienne, trois terroristes tués et quatre interpellés du côté de l’ennemi. Du matériel logistique a été également saisi.

 Quant à la deuxième attaque survenue à Kolobougou ( 60km au nord-ouest de Téhini faisant frontière avec le Burkina Faso) où un poste de gendarmerie a été la cible d’individus non identifiés, un gendarme ivoirien a été tué et un autre a été blessé.

En juin dernier, rappelle-t-on, une attaque d’une position de l’armée ivoirienne à Kafolo dans l’extrême nord du pays avait causé la mort d’une dizaine de soldats ivoiriens.

Deux attaques contre des positions de l’armée ivoirienne à Kafolo et à Téhini

Deux attaques ont été perpétrées dans la nuit de dimanche à lundi contre des positions de l’armée ivoirienne à Kafolo (Kong) et à Téhini (Bouna), près de la frontière avec le Burkina Faso, faisant au moins quatre morts.

Selon une source sécuritaire, dans la nuit de dimanche à lundi, des individus faisant usage d’armes à feu ont attaqué des positions de l’armée ivoirienne à Kafolo (Kong), tentant de pénétrer le cantonnement des Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI). Cette attaque a été suivie d’une riposte des forces ivoiriennes qui «mènent en ce moment un ratissage».

Le bilan provisoire à Kafolo fait état de deux terroristes abattus et de plusieurs matériels saisis dont deux fusils AK 47 saisis, ajoute la même source qui précise qu’un militaire a été légèrement blessé. D’autres sources sécuritaires indiquent deux décès du côté de l’armée ivoirienne à Kafolo.

Une autre attaque a été perpétrée dans la localité de Téhini (Bouna) dans le Nord-est de la Côte d’Ivoire, faisant au moins un mort et un blessé.

Une première attaque de la position de l’armée ivoirienne à Kafolo dans l’extrême nord du pays avait fait en juin 2020 une dizaine de morts chez les Forces armées de Côte d’Ivoire.

Maroc : Démantèlement d’une cellule terroriste

Les services sécuritaires marocains ont démantelé, jeudi, une cellule terroriste, composée de quatre individus, et qui s’activait dans la ville d’Oujda, à l’est du pays.l’interpellation des membres de cette cellule terroriste, affiliée à « l’Etat Islamique » (EI), s’est faite dans quatre opérations sécuritaires simultanées menées dans quatre quartiers à Oujda, durant lesquelles les éléments sécuritaires ont dû lancer des bombes sonores pour neutraliser le danger émanant du suspect principal, tandis que le deuxième suspect a été traqué et interpellé sur les toits des maisons voisines alors qu’il tentait de s’enfuir dans des circonstances mettant sa sécurité et celle des autres en danger, indique un communiqué du Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ)

La perquisition du domicile du suspect principal a permis la saisie d’une importante somme d’argent en devise européenne, de quatre passeports appartenant aux membres de la cellule, qu’il gardait dans un endroit sûr à son domicile, de plusieurs armes blanches et du matériel informatique qui sera soumis à l’expertise technique nécessaire, ajoute la même source.

« Les recherches et investigations préliminaires menées ont révélé que les membres de cette cellule terroriste avait déclaré leur ‘loyauté’ à l’émir présumé de « l’état islamique » et s’apprêtaient à rejoindre les camps de cette organisation terroriste dans la région du Sahel pour mener des opérations de combat, avant d’être mobilisés et chargés par l’un des dirigeants de l »’état islamique » pour mener des plans terroristes au sein du Royaume contre des installations nationales vitales, des locaux sécuritaires et des bases militaires », précise le communiqué.

Selon le BCIJ, les suspects cherchaient à acquérir une expertise dans la fabrication des explosifs et des engins explosifs, outre leur coordination avec le leader susmentionné de l’EI en vue de leur fournir les ressources et le soutien logistique nécessaire pour financer leurs projets destructeurs.

Les mis en cause interpellés ont été placés en garde à vue à la disposition de l’enquête judiciaire menée sous la supervision du parquet chargé du terrorisme, en vue d’identifier les complices et les participants impliqués dans cette cellule terroriste, et déterminer les ramifications régionales et leurs liens éventuels aux projets terroristes au niveau mondial, conclut la même source.

L’Erythrée au cœur de la tension frontalière entre l’Ethiopie et le Soudan

Des forces érythréennes sont signalées à l’intérieur du territoire disputé par l’Ethiopie et le Soudan a annoncé l’Organisation des Nations unies (Onu).Le déploiement dans cette zone dite du Triangle d’al-Fashqa intervient dans un contexte de tensions croissantes entre l’Ethiopie et le Soudan pour le contrôle de terres agricoles fertiles.

« Les tensions sont toujours vives dans le conflit le long de la frontière soudano-éthiopienne. Elles impliquent les forces armées soudanaises et éthiopiennes – y compris les milices Amhara – et les forces érythréennes déployées autour de la colonie de Barkhat dans le Grand Fashaga. Des affrontements y sont signalés depuis début mars dernier », a déclaré l’Onu mardi dans son dernier rapport sur la situation en Ethiopie.

Le rapport sur le déploiement a été publié alors que le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a admis pour la première fois que des troupes érythréennes soutenaient les forces de son gouvernement dans son conflit au Tigré. Répondant mardi aux questions des députés, Abiy a déclaré qu’il n’avait aucun intérêt à aggraver les tensions avec le Soudan.

« L’Ethiopie a également de nombreux problèmes et nous ne sommes pas prêts à nous battre. Nous n’avons pas besoin de guerre », a-t-il déclaré dans des remarques traduites en anglais pour une émission télévisée en direct. « Il vaut mieux régler cela de manière pacifique ».

L’Ethiopien et le Soudan ont déployé des armements, notamment des chars et des batteries antiaériennes, dans la région frontalière litigieuse. Le Soudan est aussi en train de construire de nouvelles routes vers la zone frontalière pour en améliorer l’accès pendant la saison des pluies qui commence en juin prochain, a indiqué l’Onu dans un communiqué.

Mozambique : vaste offensive contre les insurgés jihadistes

Les forces de sécurité du Mozambique ont expulsé les militants jihadistes de la province nord de Cabo Delgado, en proie à des conflits.Selon le porte-parole du ministère de la Défense, Omar Saranga, qui s’est confié aux journalistes, les Forces de défense et de sécurité (SDS) tentaient de récupérer la ville côtière de Palma qui a été envahie par les insurgés mercredi.

Il a expliqué que les troupes gouvernementales « poursuivaient le mouvement contre l’ennemi » et travaillaient « sans relâche pour rétablir la sécurité et l’ordre ».

« Les SDS feront tout pour assurer la sécurité et le bien-être de la population … tout en continuant à garantir la protection des projets économiques », a ajouté Saranga.

Les entrepreneurs étrangers travaillant sur le plus grand projet gazier d’Afrique sont pris au piège dans leur hôtel du nord du Mozambique, après que des militants affiliés à l’Etat islamique se sont emparés de la ville abritant le site.

Des militants jihadistes ont attaqué la ville côtière mercredi après-midi, forçant les habitants pris de panique à fuir dans la forêt.

L’attaque est intervenue peu de temps après que la grande société pétrolière française Total a annoncé son intention de reprendre la construction d’un projet gazier offshore de 20 milliards de dollars américains près de la ville.

L’insurrection, qui a débuté en 2017, s’est étendue à tout l’extrême nord du pays.  Il a fait plus de 2.600 morts au cours des quatre dernières années.

Libye : Benghazi se soumet au nouveau régime

La Libye semble se rapprocher de la normalité politique après que les rebelles basés dans l’est du pays ont remis mardi le pouvoir à la nouvelle administration basée dans la capitale Tripoli.Lors d’une cérémonie solennelle, Benghazi, qui était le quartier général de ceux qui combattent le gouvernement soutenu par l’Organisation des Nations unies (Onu) à Tripoli, a été officiellement remis au nouveau régime dirigé par Abdul Hamid Dbeibah.

La Libye a été secouée par une violente guerre civile après le renversement par un soulèvement armé de l’homme fort Mouammar Kadhafi en octobre 2011.

Ce pays d’Afrique du Nord a été divisé alors que des gouvernements rivaux basés à Tripoli et Benghazi se disputaient le contrôle du territoire, avec des conséquences sociales et politiques dévastatrices.

Toutefois, après la prestation de serment d’un nouveau gouvernement la semaine dernière, l’optimisme commence à renaître dans les différents camps antagonistes.

Niger: l’UA indignée par la récurrence des attaques terroristes

Le président de la Commission de l’Union africaine (CUA), Moussa Faki Mahamat s’indigne et exprime sa préoccupation suite à la récurrence des attaques terroristes prenant des civils pour cibles au Niger.En l’espace d’une semaine, 203 personnes ont été tuées dans l’Ouest du pays par des hommes armés. Six jours avant l’attaque de dimanche dernier qui a fait 137 morts, 66 personnes avaient perdu la vie à Tillabéry. Cette région frontalière de Tahoua se situe dans la zone dite des trois frontières à la lisière du Niger, du Mali et du Burkina Faso.

« Toute en condamnant fermement la lâcheté des dernières attaques intervenues dimanche 21 mars dans la région de Tahoua au Niger (…) le président de la Commission présente ses condoléances aux familles des victimes », rapporte la CUA dans un communiqué.

Elle réitère l’urgente nécessité de renforcer la lutte contre le terrorisme dans le Sahel pour préserver les vies humaines et appelle à la solidarité de tous dans ces moments particulièrement éprouvants.

Même réaction du Le HCR. L’agence onusienne chargée des réfugiés condamne les attaques meurtrières contre des personnes déplacées qui ont fui de précédentes violences.

« Le HCR évalue les besoins et se tient prêt à fournir des soins de santé aux personnes affectées ainsi qu’à assurer leur protection, alors que les populations pourraient rejoindre les villes voisines d’Intikane, de Telemces et de Tahoua, où nous fournissons déjà, avec nos partenaires, une assistance humanitaire aux réfugiés, aux déplacés internes et aux personnes vulnérables parmi les communautés d’accueil », écrit-il dans un communiqué de presse.

Niger : un deuil national de trois jours décrété

Les drapeaux seront mis en berne sur toute l’étendue du territoire national, à compter de ce mardi 23 mars, en mémoire des victimes des récentes attaques jihadistes.Le bilan officiel est lourd : 203 morts en l’espace d’une semaine. Les assauts jihadistes du dimanche 21 mars « dans les localités d’Intazayene, de Bakorat et Wistane et plusieurs autres hameaux et campements (région de Tahoua) » ont causé 137 décès selon un communiqué du gouvernement nigérien.

Six jours auparavant, 66 personnes avaient perdu la vie à Tillabéri. Cette région frontalière de Tahoua se situe dans la zone dite des trois frontières à la lisière du Niger, du Mali et du Burkina Faso.

L’exécutif nigérien a remarqué que les auteurs de ces attaques sanglantes, « en prenant dorénavant les populations civiles pour cible, franchissent une étape de plus dans l’horreur et la barbarie ».

C’est pourquoi, le gouvernement a appelé « la population à plus de vigilance tout en réaffirmant sa détermination à poursuivre la lutte contre le terrorisme jusqu’à la victoire finale ».

Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l’Union africaine (UA), a exprimé ce mardi « son indignation et sa préoccupation suite à la récurrence des attaques terroristes » visant des civils.

En outre, le Tchadien a réitéré « l’urgente nécessité de renforcer la lutte contre le terrorisme dans le Sahel pour préserver les vies humaines » et appelé « à la solidarité de tous dans ces moments particulièrement éprouvants ».

Pour sa part, Mahamadou Issoufou, qui gère les affaires courantes avant l’investiture de Mohamed Bazoum, a convoqué dimanche dernier une réunion du Conseil National de Sécurité. Sur tweeter, le président sortant a soutenu que « tout est mis en œuvre pour que ces crimes ne restent pas impunis ».

Son successeur à la tête de la République du Niger a déploré ces attaques « contre les paisibles populations civiles ». Mohamed Bazoum, dont la victoire à l’élection présidentielle du 21 février a récemment été confirmée par la Cour constitutionnelle, a un dossier chaud sur sa table. Le nouveau chef de l’État prendra ses fonctions le 2 avril prochain.

RD Congo : les violences à l’Est inquiètent l’Onu

La Haut-commissaire des Nations Unies pour les Droits de l’Homme, Michelle Bachelet s’est dit « préoccupée » par la recrudescence des violences commises à l’Est de la République démocratique du Congo qui ont fait près de 3000 morts en 2020.Ce cycle de violences a déjà coûté la vie à 2 945 civils, dont 553 femmes et 286 enfants précise l’ancienne présidente du Chili nommée à ce poste en 2018. Championne confirmée des droits de l’homme au leadership novateur, ce médecin-pédiatre  soutient que cinq rapports ont été produits l’année dernière sur la situation « alarmante » dans l’Est de la RDC, déchiré par les violences des groupes armés et intercommunautaires. Ces rapports confirment l’augmentation de 21% des violations des droits de l’homme perpétrées sur des civils sur l’année 2020.

Ces bandes armées qui opèrent dans cette zone s’en prennent désormais aux organismes internationaux. En février, ils avaient ciblé un convoi du Programme Alimentaire Mondiale (Pam) dans le Nord-Kivu qui avait couté la vie à l’ambassadeur italien Luca Attanasio, son garde du corps et son chauffeur congolais.

De son coté, la représentante spéciale du Secrétaire général et chef de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) Bineta Keïta, prône une batterie de mesures allant du « renforcement de la lutte contre l’impunité, la mise en place d’un processus de justice transitionnelle crédible et holistique, la mise en place d’un programme crédible de démobilisation, de désarmement, de réintégration communautaire », pour un retour d’une paix durable dans cette zone.                               

Relations ivoiro-burkinabè: vulgarisation d’un accord-cadre sur la coopération transfrontalière

Les secrétariats chargés des Commissions nationales des frontières de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso viennent de procéder à une vulgarisation de l’accord-cadre de coopération transfrontalière entre les deux pays, à travers deux ateliers.

Le Secrétariat exécutif de la commission nationale des frontières de la Côte d’Ivoire (SE-CNFCI) et le Secrétariat permanent de la commission nationale des frontières du Burkina Faso (SP-CNF) ont tenu le premier atelier le 12 mars à Ferkessédougou, dans la Région du Tchologo, dans le nord ivoirien.  

Le deuxième atelier, lui, a eu lieu le 15 mars à Gaoua dans la région du Sud-ouest du Burkina Faso. Les deux sessions ont regroupé les acteurs de ces régions frontalières en vue de la vulgarisation de l’accord-cadre de coopération transfrontalière signé entre les deux pays le 31 juillet 2019 à Ouagadougou.

Ces deux ateliers de vulgarisation visent notamment à favoriser une véritable appropriation de cet instrument juridique par les acteurs concernés des deux pays. Pour ce faire, ils ont regroupé les chefs de circonscription administrative, les présidents des conseils des collectivités territoriales, rapporte une note.

Ils ont en outre réuni les responsables des services techniques déconcentrés, les autorités coutumières et religieuses, les organisations de la société civile de la région des Cascades et celle du Tchologo d’une part, et du Sud- Ouest du Faso et du Bounkani (nord-est ivoirien) d’autre part.

En organisant ces rencontres, le SE-CNFCI et le SP-CNF, envisagent d’amener ces participants à être de « puissants relais » auprès de leurs communautés respectives pour une bonne compréhension et appropriation de cet accord- cadre en vue de la réussite de sa mise en œuvre.

Cet accord qui régit les relations des acteurs aux frontières des deux pays, fait état d’un financement conjoint de projets relatifs à la gestion des ressources naturelles partagées et de la transhumance dans le cadre de cet accord cadre.

Le texte expose les règles applicables aux organes de la coopération transfrontalière notamment le droit applicable et la juridiction compétente pour le règlement des différends ainsi que la situation de la matérialisation des frontières du Burkina Faso avec ses pays voisins depuis la création du SP-CNF.  

Il soulève la nécessité de l’établissement de document harmonisé sur la libre circulation des personnes et des biens ; et la nécessité de mettre en place un organisme commun pour la gestion des ressources naturelles partagées.

Dans son allocution de clôture, Mme le Secrétaire permanent de la commission nationale des frontières (SP-CNF),Léontine Zagré a soutenu que l’Accord-cadre « permettra aux acteurs frontaliers des deux pays d’entreprendre dans un cadre légal et dans leurs domaines de compétence respectifs des actions de coopération et de développement des espaces transfrontaliers ».

« Il est impérieux que les acteurs frontaliers des deux pays saisissent cette opportunité offerte par cet instrument pour développer une dynamique de création et ou de formalisation des cadres de coopération », a-t-elle déclaré.

« A l’instar de ce qui se passe aux frontières Burkina -Mali ou Burkina-Niger ou des projets conjointement gérés ont été réalisés, ces cadres formels de coopération transfrontalière vous serviront de tribune pour faire des plaidoyers auprès des deux états et surtout des partenaires techniques et financiers en vue de l’élaboration et la mise en œuvre de projets /programmes qui bénéficieront aux populations de part et d’autre de notre frontière commune. », a-t-elle poursuivi.  

Quant à, monsieur Coulibaly Abdramane, représentant M. Diakalidia Konaté, le Secrétaire exécutif de la commission nationale des frontières de la Côte d’Ivoire (SE-CNFCI) qui n’a pu effectuer le déplacement pour raison de deuil national, il s’est réjoui de la tenue de ces ateliers qui permettent aux structures en charge des frontières des deux pays de se retrouver encore une fois, moins d’un mois après la première réunion de la Commission mixte paritaire de matérialisation de la frontière entre la Côte d’Ivoire et le Burkina.

Pour le représentant de M. Diakalidia Konaté, « ces rencontres témoignent de la nouvelle dynamique que les structures en charge des frontières des deux pays entendent imprimer à leur collaboration ».

Selon lui, « la coopération transfrontalière vient pour dynamiser les relations entre les populations de l’espace frontalier en créant ainsi un climat de paix, de sécurité qui sont les préalables au développement socio-économique ».  

Il a saisi l’occasion pour encourager tous les acteurs en charge des frontières à saisir les opportunités qu’offre l’Accord-cadre de coopération transfrontalière des deux pays pour initier des projets communs afin de renforcer la sécurité, la cohésion sociale et la paix et donner un fort élan au développement socio-économique dans l’espace frontalier et transfrontalier commun.

Ces séances de vulgarisation de cet accord-cadre ont été possibles grâce à l’appui financier du projet d’appui au Programme Frontière de l’Union Africaine (GIZ/PFUA). Créée le 12 juillet 2017, la Commission nationale des frontières de la Côte d’Ivoire (CNFCI) a pour mission d’assister le gouvernement dans la conception, la définition et la mise en œuvre des politiques et stratégies nationales.

Côte d’Ivoire: 10 milliards FCFA des Etats-Unis pour lutter contre l’extrémisme violent

L’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) a octroyé 19,5 millions de dollars, soit environ 10 milliards FCFA sur cinq ans à Equal Access International (EAI), une Ong internationale, pour renforcer la résilience des communautés contre l’extrémisme violent dans le nord de la Côte d’Ivoire, a-t-on appris jeudi de source officielle.

Selon un communiqué de la représentation diplomatique américaine en Côte d’Ivoire, ce projet dénommé  « Resilience for Peace ( R4P)  aidera les communautés frontalières ivoiriennes à risque à mieux lutter contre l’extrémisme violent.

 «  Les auteurs de l’extrémisme violent s’attaquent souvent aux communautés faibles et marginalisées », a déclaré dans ce communiqué, l’ambassadeur des États-Unis en Côte d’Ivoire, Richard Bell.

Selon  le diplomate américain, avec le projet R4P et l’appui des partenariats locaux, les États-Unis visent  « à renforcer la cohésion sociale, civique et économique pour rendre les communautés à risque résilientes face à la menace de l’extrémisme violent ».

Le projet R4P, a conclu le communiqué, créera des opportunités d’autonomisation économique et civique, en se concentrant sur les jeunes et les femmes, grâce à des améliorations de la gestion des ressources naturelles, de la prestation et de la réactivité des services gouvernementaux.

Côte d’Ivoire: 10 milliards FCFA des Etats-Unis pour lutter contre l’extrémisme violent

L’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) a octroyé 19,5 millions de dollars, soit environ 10 milliards FCFA sur cinq ans à Equal Access International (EAI), une Ong internationale, pour renforcer la résilience des communautés contre l’extrémisme violent dans le nord de la Côte d’Ivoire, a-t-on appris jeudi de source officielle.

Selon un communiqué de la représentation diplomatique américaine en Côte d’Ivoire, ce projet dénommé  « Resilience for Peace ( R4P)  aidera les communautés frontalières ivoiriennes à risque à mieux lutter contre l’extrémisme violent.

 «  Les auteurs de l’extrémisme violent s’attaquent souvent aux communautés faibles et marginalisées », a déclaré dans ce communiqué, l’ambassadeur des États-Unis en Côte d’Ivoire, Richard Bell.

Selon  le diplomate américain, avec le projet R4P et l’appui des partenariats locaux, les États-Unis visent  « à renforcer la cohésion sociale, civique et économique pour rendre les communautés à risque résilientes face à la menace de l’extrémisme violent ».

Le projet R4P, a conclu le communiqué, créera des opportunités d’autonomisation économique et civique, en se concentrant sur les jeunes et les femmes, grâce à des améliorations de la gestion des ressources naturelles, de la prestation et de la réactivité des services gouvernementaux.

Niger : une trentaine de morts dans une attaque

Le drame a eu lieu, hier lundi, dans la région de Tillabéry, à l’ouest du Niger.La presse locale rapporte que les victimes, des villageois, revenaient du marché hebdomadaire de Banibangou, sis à la lisière de la frontière avec le Mali.

Des armés ont stoppé les véhicules dans lesquels ils voyageaient, avant de les tuer.

Début janvier 2021, une centaine de civils avaient été tués dans deux villages situés dans la « zone des
trois frontières » par des armés, poussant le chef de l’Etat nigérien, Mahamadou Issoufou, à ordonner le déploiement immédiat des forces spéciales de l’opération Almahaou pour sécuriser l’ouest du pays.

Mali : un Mauritanien nommé émissaire de l’Onu

Le diplomate El-Ghassim Wane est, depuis lundi 15 mars, le nouvel émissaire de l’Organisation des Nations unies (Onu) pour le Mali.Une nouvelle promotion dans les organismes internationaux pour le Mauritanien. El-Ghassim Wane a été nommé, par le Secrétaire Général Antonio Guterres, nouvel émissaire onusien au Mali. Il succède au Tchadien Mahamat Saleh Annadif.

Dans ses nouvelles fonctions, M. Wane dirigera l’une des plus importantes opérations de la paix de l’organisation, selon les Nations unies. Environ 14.500 Casques bleus sont déployés au Mali qui fait face à la menace jihadiste, surtout au Nord du pays, depuis plus d’une décennie.

Né en 1959, El-Ghassim Wane dispose d’une grande expérience en matière de paix, de sécurité et de résolution des conflits, particulièrement en Afrique en partenariat avec les organisations internationales et régionales, renseigne l’Onu.

Entre 1994 et 2009, il a occupé des postes importants dans le domaine de la paix et de la sécurité au sein de l’Union africaine (UA) dont celui de Directeur du Département « Paix et Sécurité » de la Commission de l’UA. Il fut également Chef de la Division de la gestion des conflits, responsable des Affaires politiques, Chef adjoint du Centre de la gestion des conflits, Attaché politique à la Division des réfugiés, des personnes déplacées et des affaires humanitaires et Porte-parole de l’Union africaine pour les questions de paix et de sécurité.

Pour le compte de l’Onu, il a réalisé ces derniers mois un examen stratégique indépendant de l’opération de paix au Soudan du Sud, l’une des plus coûteuses menées par l’organisation dans le monde, recommandant de la réduire sans avoir été suivi sur ce sujet par le Conseil de sécurité. M. Wane est « connu pour sa loyauté envers l’UA, il est très +solutions africaines pour soucis africains+ », note-t-on à l’Onu.

Il est titulaire de masters en Droit public et en études internationales et européennes obtenus respectivement dans les Universités de Dakar (Sénégal) et de Lille II (France). Quant à son prédécesseur, l’ancien ministre tchadien des Affaires étrangères Mahamat Saleh Annadif, il pourrait prendre la direction du bureau de l’Onu pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, à Dakar.

Côte d’Ivoire: deux blessés dont une chinoise dans un braquage au Plateau

Des individus à moto ont braqué mardi un véhicule avec à son bord des chinois devant l’immeuble Hévéa Petroci, au Plateau, le quartier des affaires d’Abidjan faisant deux blessés dont une chinoise, a appris APA de source sécurité sur place dans la capitale économique ivoirienne.

Selon les faits rapportés par des témoins, une chinoise a été blessée à l’abdomen et le chauffeur du véhicule, un homme de couleur noire, a reçu deux balles dans les cuisses.

La police ivoirienne et le Groupe des sapeurs-pompiers militaires (GSPM) ont rallié le lieu du drame pour secourir les victimes, a ajouté la même source.

Une fausse alerte à la bombe sème la panique à Abidjan

Une fausse alerte à la bombe a semé, mardi, la panique à la Cité administrative du Plateau, le quartier administratif et des affaires de la capitale économique ivoirienne.

Des informations persistantes faisant état dans l’après-midi, de la découverte d’une bombe à la Tour D, ont créé la panique au sein  de la Cité administrative où des plusieurs unités des forces de l’ordre ont été déployées, notamment des unités spécialisées dans le déminage.  

« Après vérification, nous nous sommes rendus compte que c’est une fausse alerte à la bombe », a déclaré à APA un agent des forces de l’ordre, mais, a-t-il précisé, «par mesure de prudence, nous avons évacué les occupants de la Tour».

Sénégal : suspension des enseignements

Les cours vaqueront, du 8 au 13 mars, sur toute l’étendue du territoire national pour des raisons sécuritaires.Depuis quelques jours, le Sénégal est secoué par des violences déclenchées par l’arrestation, mercredi dernier, d’Ousmane Sonko pour « trouble à l’ordre public et participation à une marche non autorisée ».

Le ministère de l’Education nationale ainsi que celui de l’Emploi, de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Insertion, « dans le but d’assurer la protection de l’ensemble des élèves, enseignants et personnels administratifs et de service », ont décidé de fermer toutes les écoles et universités.

Maroc : Saisie de près de 2 tonnes de résine de cannabis à Laâyoune

Les services sécuritaires de la ville de Laâyoune, au sud du Maroc, ont procédé, dimanche soir, à la saisie de près de deux tonnes de résine de cannabis, a indiqué la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).Selon le communiqué, un individu, soupçonné d’avoir des liens avec un réseau criminel actif dans le trafic de drogue et de psychotropes, a été arrêté. Le mis en cause a été arrêté à Laâyoune, a précisé la même source, ajoutant que les investigations et les enquêtes ont permis de repérer l’emplacement de la cargaison de drogue, qui était cachée dans une zone désertique, à environ 10 km de la ville de Smara.

Les opérations de fouilles se sont soldées par la découverte de 56 paquets de haschisch d’environ deux tonnes, ensevelis dans le sable, a ajouté la DGSN, indiquant qu’un véhicule qui serait utilisé à des fins liées au trafic de drogue a été saisi.

Le suspect a été placé en garde à vue à la disposition de l’enquête menée sous la supervision du parquet compétent, conclut le communiqué.

En terre ou en mer, les saisies de drogue se sont multipliées au Maroc, ces derniers mois, dans un contexte marqué par l’état d’urgence sanitaire décrété dans le pays depuis le 20 mars 2020 et prolongé jusqu’au 10 avril prochain.

En 2020, plus de 217 tonnes de résine de cannabis ont été saisies au Maroc, selon le dernier bilan fourni par la DGSN.

Mali : la justice annule les procédures dans l’affaire du « complot contre l’État »

La Cour d’appel de Bamako a également prononcé la levée des mandats de dépôts dans cette affaire où étaient cités l’ex Premier ministre Boubou Cissé, l’activiste Ras Bath et cinq autres personnalités.Les prévenus sortiront de prison dès ce soir selon les avocats de la défense. L’ex-Premier ministre Boubou Cissé et plusieurs hauts cadres d’institutions maliennes étaient poursuivis pour leur participation à un présumé complot contre l’Etat.

Fin décembre, plusieurs personnalités dont le chroniqueur radio Ras Bath ont été arrêtées par la sécurité d’Etat, les services de renseignement maliens. Ils sont en détention depuis, la justice malienne ayant lancé une procédure à leur encontre.

Tchad : la tension monte d’un cran à la veille de la présidentielle

A N’Djamena, la capitale tchadienne, la tentative d’arrestation au char d’assaut de l’opposant Yaya Dillo a fait plusieurs morts.La scène de l’entreprise d’interpellation est digne d’un film hollywoodien. Pour mettre la main sur Yaya Dillo, l’artillerie lourde a été utilisée le dimanche 28 février dernier par les policiers. Véhicules blindés, camionnettes… ont quadrillé le quartier où vit l’ex-rebelle. Mais ce dernier, avec ses proches, a opposé une farouche résistance. Bilan officiel : deux morts et cinq blessés dont trois parmi les forces de l’ordre.

Dans un communiqué, Cherif Mahamat Zene, ministre de la Communication, a souligné que « les forces de défense et de sécurité, (qui ont) essuyé des tirs d’armes provenant du domicile où il s’est retranché, n’ont pas eu d’autres choix que de riposter en légitime défense ». Poursuivant, le Porte-parole du gouvernement a condamné « avec la dernière énergie cette rébellion armée au cœur de la capitale. (Ce n’est) qu’une tentative de déstabilisation des institutions de l’Etat fomentée de longue date ».

Selon la version de Yaya Dillo, qui a pu s’échapper, il y aurait plutôt cinq personnes tuées dont sa mère et son neveu. Le candidat du Parti Socialiste sans Frontières (PSF), à l’élection présidentielle du 11 avril prochain, est sous le coup de deux mandats d’arrêt résultant d’une plainte déposée en mai 2020 par Hinda Déby Itno, la première dame du Tchad.

En effet, M. Dillo a dénoncé l’implication de la fondation Grand Cœur de l’épouse du président Idriss Déby Itno dans la gestion des fonds destinés à la lutte contre le nouveau coronavirus. Après quoi, il a été poursuivi pour « diffamation et injures ».

C’est le début des ennuis pour ce membre de la communauté Zaghawa et neveu du chef de l’Etat tchadien devenu maréchal. Car, le 6 juillet 2020, l’ancien chef du groupe rebelle Socle pour le changement, l’unité et la démocratie (Scud), ayant tenté de renverser par les armes le pouvoir d’Idriss Déby, a perdu son poste d’ambassadeur du Tchad auprès de la Commission économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac) pour « manque de neutralité et violation du droit de réserve ».

A la faveur de la signature d’un accord de paix avec N’Djamena, Yaya Dillo a auparavant été nommé Secrétaire d’Etat, ministre des Mines et de l’Énergie puis Conseiller à la présidence.

Convaincu que « l’heure du changement a sonné », le porte-étendard du PSF a déjà reçu, selon la presse locale, le soutien pour la présidentielle de treize partis de l’opposition réunis dans le Front Nouveau pour le Changement (FNC). Yaya Dillo, qui craint pour sa vie, a lancé à l’endroit de ses concitoyens un appel à l’insurrection.

En tout cas, ces évènements tragiques ont déjà poussé le leader de l’opposition, Saleh Kebzabo, à se retirer de la course au palais : « Le martyre d’une vielle dame de 80 ans et de son petit-fils de 11 ans viennent de me renforcer dans cette conviction. J’ai décidé de suspendre ma participation au processus électoral », a-t-il tweeté lundi. De son côté, Succès Masra, candidat à la présidentielle, a déclaré que le président de la République « doit démissionner immédiatement ».

Idriss Déby Itno (68 ans), qui dirige d’une main de fer le Tchad depuis 30 ans, brigue un sixième mandat le 11 avril prochain. Les résultats définitifs du scrutin devraient être proclamés le 15 mai et un éventuel second tour est prévu le 23 mai.