La Covid-19 a entraîné une « forte augmentation de la dette » de l’Afrique

La pandémie de Covid-19 a entraîné un « doublement des déficits budgétaires et une forte augmentation de la dette » des pays en Afrique, selon la Revue annuelle 2021 sur l’efficacité du développement de la Banque africaine de développement (BAD) publiée mardi.

Pour contenir la crise de Covid-19, la BAD a joué un rôle essentiel dans le soutien apporté à des millions d’Africains, affectés par les conséquences de la pandémie en 2020, souligne l’édition 2021 de la Revue annuelle sur l’efficacité du développement publiée ce mardi par l’institution.

« La pandémie a entraîné un doublement des déficits budgétaires et une forte augmentation de la dette, réduisant la capacité des pays africains à investir dans la relance économique », mentionne la Revue annuelle de la BAD, qui enregistre des « résultats remarquables » en dépit de la Covid-19.

Selon la Revue, la Banque africaine de développement a réagi rapidement, mettant en place une Facilité de réponse à la Covid-19, qui a fourni 3,6 milliards de dollars américains de soutien budgétaire d’urgence aux pays.

Ces fonds ont été affectés à des secteurs essentiels tels que la santé, la protection sociale et l’assistance économique, ce qui a permis de venir en aide à 12,3 millions de ménages vulnérables dans 31 pays du continent.

En Côte d’Ivoire, au Ghana et au Sénégal, par exemple, la banque a contribué à subventionner les factures d’eau et d’électricité des ménages vulnérables. En Sierra Leone, elle a financé la formation et la protection de 11 000 agents de santé, en première ligne face à la maladie.

Avec l’aide de la Banque, la capacité quotidienne de dépistage du Covid-19 en Éthiopie a quadruplé, et le Maroc a pu moderniser ses infrastructures de santé pour une meilleure prise en charge des patients.

La Revue note que les micros et petites entreprises soutenues par la Banque africaine de développement ont généré des revenus de 2 milliards de dollars en 2020, leur permettant de faire face à la pandémie.

Grâce au programme « Technologies pour la transformation de l’agriculture africaine (TAAT) », le soutien de la banque pour la sécurité alimentaire et le développement agricole a touché 11 millions d’agriculteurs dans 28 pays et réduit les importations alimentaires de 814 millions de dollars sur le continent.

Le président du Groupe de la BAD, Dr Akinwumi Adesina, se dit « optimiste » quant au retour rapide de l’Afrique à la croissance et à la prospérité, dans un contexte où de nombreux pays africains sont encore aux prises avec la pandémie.

M. Adesina a exprimé « la détermination de la BAD à soutenir le continent pour qu’il réalise pleinement son potentiel plus forte que jamais », ajoutant « nous sommes impatients de travailler main dans la main avec les pays africains pour les aider à atteindre leurs objectifs ».

Les projets financés par la banque en 2020 ont permis de raccorder 260 000 personnes au réseau électrique. Quelque 16,4 millions de personnes ont connu des améliorations dans l’agriculture tandis que 9,2 millions d’Africains ont eu accès à de meilleurs services de transport et 8,3 millions ont bénéficié de services nouveaux ou améliorés d’eau et d’assainissement.

La Revue sur l’efficacité du développement intervient dans un contexte de pandémie mondiale et de crise économique sans précédent. Malgré tous ces défis, la Banque a accompli des réalisations remarquables en 2020 tant au niveau opérationnel qu’institutionnel », a déclaré la première vice-présidente de l’institution, Mme Bajabulile « Swazi » Tshabalala.

« En notre qualité de banque de développement, nous sommes fiers de nos réalisations et nous devons continuer à améliorer la qualité de nos opérations et à accroître l’impact de nos travaux sur le développement », a-t-elle dit.

Foot: la FIF décide de continuer avec Patrice Beaumelle

La présidente du Comité de normalisation de la Fédération ivoirienne de football (FIF), Mme Dao Gabala, a annoncé mardi que le sélectionneur des Éléphants, Patrice Beaumelle, reste à son poste en dépit de l’élimination de la Côte d’Ivoire pour le mondial 2022 au Qatar.

« Patrice Beaumelle continue » avec les Éléphants séniors, car « il reste un mois avant la CAN » et sa présence permettrait de préparer la CAN 2023 dont la Côte d’Ivoire est le pays hôte, a dit Mme Dao Gabala, lors d’une conférence de presse à Abidjan. 

L’entraîneur Patrice Beaumelle a été désigné le 4 mars 2020 sélectionneur de l’équipe nationale de football de la Côte d’Ivoire. Le technicien Français, l’ex-adjoint de Hervé Renard, a remplacé l’Ivoirien Ibrahim Kamara à ce poste.  

Afrique : l’insécurité plombe le déploiement de l’aide humanitaire

L’accès aux services essentiels, comme les soins de santé, est extrêmement limité en raison des conflits armés et de la violence en général, alerte le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué, parvenu ce mardi à APA, l’organisation humanitaire affirme que 26 millions de personnes souffrent du manque d’accès à l’aide sur le continent.

Le CICR estime que quelque 16,8 millions de personnes sont confrontées à cette situation dans la région du Sahel et du lac Tchad tandis qu’elles sont 5,5 millions en Afrique orientale et 1,5 million en Afrique centrale. Des poches de populations plus restreintes sont également présentes dans d’autres régions.

« Les affrontements entre les groupes armés non étatiques et les forces gouvernementales empêchent les organisations humanitaires d’atteindre les personnes ayant le plus besoin d’aide en Afrique. Trop souvent, ce sont les personnes qui ne participent pas aux combats qui paient le plus lourd tribut aux conflits », a déploré le Directeur du CICR pour l’Afrique, Patrick Youssef, cité dans le communiqué.

C’est pourquoi, le CICR dit s’efforcer de discuter avec toutes les parties aux conflits. En Afrique, il affirme avoir des contacts directs avec 230 groupes armés non étatiques.

« Le dialogue que nous entretenons avec les porteurs d’armes est un impératif humanitaire pour permettre aux populations d’avoir accès à l’eau, à l’alimentation et aux services de santé », a expliqué M. Youssef.

Pour mener à bien ce travail, le CICR a exhorté les belligérants à autoriser et faciliter le passage rapide et sans encombre de secours humanitaires destinés aux personnes civiles dans le besoin. Cela doit se faire, selon l’organisme humanitaire, sans aucune distinction de caractère défavorable et sous réserve de leur droit de contrôle.

Par ailleurs, le CICR a appelé tous les acteurs à respecter le droit international humanitaire et les autres normes applicables en assurant le respect et la protection des travailleurs humanitaires, des populations civiles et de leurs infrastructures.

Sciences goéspatiales: ouverture à Abidjan de l’édition 2021 de AfricaGIS

L’édition 2021 de la Conférence internationale des sciences géospatiales « AfricaGIS », s’est ouverte mardi à Abidjan, autour du thème « Innovation et sciences géospatiales pour la croissance et le développement durable de l’Afrique ».

Cette session qui se tient du 22 au 26 novembre 2021 sur les bords de la lagune Ebrié a été ouverte par le ministre ivoirien du Plan et du développement, Kaba Nialé, représentant le Premier ministre Patrick Achi, parrain de cet événement.

D’entrée de jeu, le commissaire général de la Conférence AfricaGIS, Kinapara Coulibaly, directeur général du Bureau national d’études techniques et de développement (Bnetd), s’est félicité de la mobilisation autour de ce rendez-vous qui a réuni plus de 60 nationalités. 

« Cet événement est en droite ligne avec notre vision, être une ingénierie d’excellence qui imagine et bâtit des solutions durables pour porter le développement de la Côte d’Ivoire et son rayonnement », a dit le directeur général du Bnetd.

Pour lui, à l’aube de la quatrième révolution industrielle, l’ère de l’innovation, de l’intelligence artificielle et du digital, l’Afrique a toutes ses cartes à jouer. AfricaGIS est une opportunité pour accélérer de façon structurelle le développement socio-économique du continent. 

Au cours des 20 dernières années, AfricaGIS a contribué au développement des compétences  et des capacités institutionnelles en sciences géospatiales. Mme Kaba Nialé a fait observer qu’en 2019 l’industrie spatiale africaine a réalisé un chiffre d’Affaires de 3.685 milliards Fcfa.

Sur le continent, l’industrie spatiale africaine devrait générer plus de 10,24 milliards de dollars de revenus, soit 5120 milliards Fcfa d’ici à 2024. Ce chiffre comprend les services d’observation de la terre et des technologies géospatiales, les équipements et les services via le satellite. 

Dr Tidiane Ouattara, le responsable du Programme spatial africain à la Commission de l’Union africaine, a soutenu que « le numérique est l’espace et le géospatial, c’est le futur », ajoutant que la science géospatiale permet d’opérer dans tous les secteurs.  

L’Union africaine s’attelle à ce que tous les pays sur le continent puissent avoir accès aux outils, aux sciences et aux technologies spatiales. C’est pourquoi l’organisation a payé pour la participation des 3/4 des participants y compris des experts hors de l’Afrique.  

La Conférence internationale des sciences géospatiales « AfricaGIS » a été lancée en 1993. Au cours des 20 dernières années, elle a servi de plateforme pour réunir ces centaines de parties prenantes clés, des professionnels, des agences de développement et des acteurs étatiques. 

AfricaGIS est organisée tous les deux ans de manière tournante avec le soutien de l’ONU, de la Commission de l’Union africaine et de l’Union européenne. Abidjan, pays hôte, accueille cet événement après Kigali en 2019. 

Sénégal : la presse narre les nominations dans la justice

Les quotidiens sénégalais parvenus mardi à APA sont largement revenus sur le vaste chamboulement au sein de la magistrature.« La magistrature chamboulée » titre EnQuête à sa Une. Le journal revient sur les « nouveaux visages de la juridiction de Dakar » marqués par le retour de l’ancien Procureur de la République, Ousmane Diagne, désormais nommé Procureur général de la Cour d’appel de Dakar. Un moyen pour la justice de « réconcilier » avec les citoyens s’interroge le journal.

Pour le Quotidien, c’est un « coup de balai chez Thémis » avec le départ du Procureur de la République Serigne Bassirou Guèye détaché à la Présidence et remplacé par Amady Diouf. Le cabinet du doyen des juges trouve preneur avec la nomination de Oumar Maham Diallo en remplacement de Samba Sall décédé. Le journal est aussi revenu sur le retour d’Ousmane Diagne qui prend désormais le Parquet général.

Pour le Témoin, c’est « un vaste chamboulement dans la magistrature » qui consacre la nomination d’Amady Diouf, comme nouveau procureur de la République en remplacement de l’inamovible Serigne Bassirou Guèye, qui a occupé le poste pendant huit (8) ans.

« Macky Sall secoue le temple du Thémis » indique L’AS qui revient sur les différentes nominations du Conseil. Habsatou Babou, devient présidente de la Cour d’appel de Thiès, en remplacement de Souleymane Teliko, ancien président de l’Union des magistrats du Sénégal, affecté à Tambacounda. L’ancien président de l’UMS, informe Walf Quotidien « récolte les fruits de sa témérité ». Le journal assimile en effet son déploiement à Tamba, comme « une nomination punitive ».

Le Soleil parle de « vaste mouvements à tous les niveaux » et livre les détails complets de toutes les nominations dans son édition du jour. Le retour d’Ousmane Diagne, ancien procureur sous Abdoulaye Wade au parquet général à la place de Lansana Diaby, d’Amady Diouf comme nouveau procureur de la république et d’Oumar Maham Diallo, comme nouveau doyen des juges sont les grandes décisions dans le secteur de la justice.

Pour Sud Quotidien, « Macky (Sall) rebat les cartes » lors du conseil supérieur de la magistrature avec une pluie de nominations et aussi de disponibilité accordé au directeur général de la société de transport public Dakar Dem Dikk. Oumar Boun Khatab Sylla, magistrat et engagé politiquement, bénéficie d’une disponibilité de trois ans jusqu’en 2024.

L’Observateur, se démarque avec une interview exclusive de Kabirou Mbodje, ex Pdg de Wari. Dans un entretien vérité, Kabirou Mbodje solde ses comptes et dénonce « des magouilles orchestrées par un ancien Premier ministre et son beau-frère » pour torpiller l’achat de Tigo (devenu Free) par Wari.

En Sport, Stades revient sur la soirée européenne de ce mardi en Ligue des champions. Barcelone est en position de force contre Benfica souligne le journal alors que Manchester United doit ramener un résultat à Villarreal pour sortir de la crise.

Niger : la chefferie traditionnelle, un rempart contre les mariages précoces

Très influents dans leurs communautés, les chefs traditionnels dans ce pays sahélien sont des leviers incontournables pour mener la transition démographique voulue par le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA).Dans la majestueuse salle Mahatma Gandhi de Niamey, la capitale nigérienne, Bety Aichatou Habibou Oumani modère fièrement un panel sur le mariage des enfants, ce lundi 22 novembre, devant les leaders traditionnels de son pays, parés de leurs grands boubous et autres ornements marquant leurs rangs et titres.

Militante reconnue des droits des femmes, cette présidente du Conseil national de régulation de la poste et des télécommunications (CNRTP) n’aurait pas été à cette posture, il y a une quarantaine d’années de cela, si ses parents n’étaient pas déterminés pour lui permettre d’échapper « à deux reprises au mariage précoce ».

Mais beaucoup de jeunes filles n’ont pas sa chance au Niger où près de huit filles sur dix se marient avant 18 ans, soit un taux de 77%. Dès lors, elles se retrouvent, pour l’essentiel, hors du système éducatif, déplore le chef de l’Etat Mohamed Bazoum, venu présider le Symposium international organisé par l’UNFPA pour la mobilisation des leaders traditionnels autour de la transition démographique.

« Le poids démographique, il faut le dire, nous empêche de renforcer le développement de notre capital humain en assurant l’accès de nos compatriotes aux services sociaux (éducation, santé…) et en facilitant l’accès de chacun à un emploi décent. Tenant compte de cette situation, je relevais dans mon discours d’investiture, que notre plus grand défi réside dans les faiblesses de notre système éducatif parce que le faible taux de scolarisation et le taux élevé des échecs scolaires ont pour effet de priver des contingents d’enfants et de jeunes, de réelles chances d’éducation », a indiqué le successeur de Mahamadou Issoufou, arrivé en février dernier au pouvoir et inscrivant dans ses principaux chantiers « l’optique de faire de nos actifs démographiques des dividendes économiques ».

Stratégie et actions

C’est donc tout le sens de cette rencontre initiée par l’UNFPA, qui entend accompagner les nouvelles autorités du pays pour « rompre le cercle vicieux du surnombre d’enfants non éduqués constituant un frein au développement et à la croissance économique ». Le Niger se caractérise par un taux de croissance démographique de plus de 3% par an, une population dont la moitié est âgée de moins de 15 ans et qui double tous les 18 ans, a souligné M. Bazoum.

Pour réussir alors sa mission, le Fonds onusien mise depuis 2012 sur un « partenariat stratégique » avec la chefferie traditionnelle incarnée par l’Association des chefs traditionnels du Niger (ACTN), une institution séculaire régie par des textes. Dans ces rapports, les interventions dans les chefs-lieux ou cantons visent trois objectifs spécifiques : mettre fin au mariage des enfants, renforcer la scolarisation et le maintien des filles à l’école et appuyer la planification familiale et le bien-être de la famille.

En guise d’exemple, le chef du canton d’Illéla (sud), l’honorable Yacouba Hamidou Amadou, dit avoir vaincu le mariage précoce. Dans sa zone, il a constaté que certains parents profitaient surtout des vacances scolaires pour marier leurs enfants et donc abréger les études de celles-ci. Des responsables communautaires comme lui n’ont pas hésité alors à annuler ces mariages avant de renvoyer les filles concernées dans leurs classes.

Ces efforts, parmi tant d’autres pour la transition démocratique, ont été couronnés en juin 2017 à New York par le prix international United Population Awards que l’ACTN a reçu des mains de la Nigériane Amina J. Mohamed, Vice-secrétaire générale des Nations unies.

La voix de l’islam

Mais au-delà des chefs traditionnels, la Directrice exécutive adjointe de l’UNFPA, la Guinéenne Dr Diéné Keita, indique que les chefs religieux ont un rôle à jouer dans l’interprétation des textes puisqu’ils sont « la lanterne qui doit éclairer sur les droits de la femme en islam ». Et d’après Hamed Mohamed Abdelhamid, imam d’Al Azhar en Egypte, parmi les nombreux invités étrangers, « le mariage des enfants contredit la loi islamique ».

En effet, la Sunna prophétique interdit de marier les jeunes filles avant leur maturité et sans leur consentement de la même façon qu’il « est permis de définir un âge minimal pour le mariage », a-t-il noté.

Par ailleurs, ce symposium qui se referme ce mardi a été marqué par cette boutade du président Bazoum adressée aux chefs de cantons, les appelant à prendre une résolution par laquelle ils s’engagent « à ce que nul chef de canton, nul sultan, nul chef de groupement ne prenne comme épouse une fille âgée de moins de 18 ans ». La salle était hilare !

Gbagbo exhorte près de 500 partisans nommés à aller implanter le PPA-CI

L’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, a exhorté lundi près de 500 partisans qu’il a nommé dans les structures de son nouveau parti, le PPA-CI, à « travailler » et à aller implanter le parti à travers la Côte d’Ivoire.

Présent à la première réunion du secrétariat général du PPA-CI, au siège du parti à Cocody-Attoban, dans l’Est d’Abidjan, Gbagbo a déclaré avoir souhaité la présider pour la « mettre immédiatement au travail ».

« Le principal message que je voudrais lancer, c’est de se mettre immédiatement au travail », a dit M. Gbagbo, indiquant avoir nommé « à peu près 500 personnes entre les membres du secrétariat général et toutes les structures qui existent y compris le CSP (Conseil stratégique et politique) ».

Selon l’ancien président ivoirien, « on ne peut pas nommer une telle masse d’hommes sans la moindre erreur, mais il faut travailler même ceux qui n’ont pas été nommés parce que des taches nombreuses vous attendent ».

« Faites-mentir ceux qui disent qu’on a eu tord de vous nommer, en travaillant et en obtenant des résultats. Aller travailler, allez implanter le parti », a lancé M. Laurent Gbagbo, qui a avoué qu’il est « prêts à les corriger » et à recevoir tous ceux qui ont des reproches à faire sur ces nominations.

« Je vous engage à travailler, un parti qui n’existe pas sur le terrain n’est pas un parti », a-t-il insisté,  confiant que de retour à Abidjan le 17 juin 2021, après sa sortie de la prison de la Cour pénale internationale, il observait depuis Bruxelles la vie politique en Côte d’Ivoire et celle de son parti.

« La chose qui m’a le plus frappé (…) il y avait des camarades qui étaient inamovibles dans des fiefs », a-t-il poursuivi, ajoutant que « pour qu’un parti attire, il faut qu’il secrète la vie, car c’est la vie qui appelle les êtres humains ».

Il a mentionné que l’arrivée des jeunes dans le nouveau parti, le PPA-CI, « ne signifie pas la mort des vieux, et les nouveaux (nommés) ne signifie pas la mort des anciens, moi, je suis un ancien, je suis là ».

« Occuper un poste, ce n’est pas la fin de tout », a-t-il souligné cela à l’endroit des jeunes, ajoutant qu' »occuper un poste, c’est le commencement, c’est à partir de ce moment que vous devez commencer votre carrière, (car) on forge sa carrière politique soi-même ».

« Dès l’instant où on vous a mis à un poste, vous devez gagner pour être l’enfant chéri du parti. Les jeunes gens, on ne vous à pas mis là pour occuper des postes, mais pour travailler, en travaillant, vous construisez votre carrière et celle du parti », a-t-il conseillé.

M. Gbagbo a fait observer qu’il n’y a pas assez de femmes dans le parti. Pour ce faire, « il faut attirer les femmes vers nous pour le travail politiques. Il faut au moins 30% de femmes dans chaque structure du parti ».

Évoquant la situation des prisonniers de la crise postélectorale de 2010-2011, M. Gbagbo a assuré qu’il va s’atteler à la libération de ceux qui sont dans les geôles. Il a salué libération dé Koua Justin disant que « c’est bien mais ce n’est pas assez ».

« Pourquoi il y a des prisonniers militaires dans notre pays, je ne peux pas accepter cela. Je ne comprends pas, je suis venu, j’ai plaidé, mais on ne m’a pas assez entendu, je vais continuer à plaider jusqu’à ce qu’ on entende », a-t-il martelé.

M. Hubert Oulaye, président du Conseil stratégique et politique, a noté que les attentes légitimes du peuple commandent une entrée urgente dans l’arène politique en se dotant un appareil de direction capable de relever les grands défis auxquels le pays doit faire face.

« Le souci à la base de la constitution de l’équipe de direction qui a reçu ce jour les orientations et les consignes fermes, se résument en deux points: rajeunissement et efficacité », a -t-il relevé.   Plus de 70% de jeunes ont été promus au sein du staff de direction du PPA-CI.

Le Parti des peuples africains Côte d’Ivoire (PPA-CI) a été porté sur les fonds baptismaux les 16 et 17 octobre 2021 à Abidjan, en présence de milliers de partisans. Il se veut une formation panafricaine et souverainiste.

Plus de 70 auditeurs en réflexion à Abidjan sur la sécurité intérieure en Afrique

Plus de 70 auditeurs dont 30 locaux, 40 internationaux et quatre organisations régionales, mènent une réflexion stratégique, à Abidjan, autour du thème « Armées africaines et sécurité intérieure, état des lieux et enjeux pour le développement ».

Cette réflexion s’inscrit dans le cadre de la 5e session internationale de la réflexion stratégique de l’Institut d’études stratégiques et de défense (IESD). Elle a été ouverte par le ministre d’Etat, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara.

M. Téné Birahima a relevé qu’avec la fin de la guerre froide et l’avènement de la mondialisation induisant un monde globalisé, de nouvelles menaces sont apparues et ont tendance à brouiller les frontières qui existent entre sécurité intérieure et sécurité extérieure.

« En plus de leurs caractères hybrides, les menaces qui auparavant se limitaient à nos frontières, se développent désormais à l’intérieur de nos pays avec des proportions plus graves », a-t-il fait observer.

Il s’agit entre autres de la cybercriminalité, des trafics illicites transnationales, de la piraterie maritimes, et du terrorisme, a-t-il énuméré, avant d’ajouter que les Etats africains font davantage face à des guerres non conventionnelles et asymétriques auxquelles les forces de sécurité intérieure ne sont pas préparées.

La 5e session internationale de la réflexion stratégique de l’Institut d’études stratégiques et de défense (IESD), se tient en coopération française. Cinq jours durant, ce sont huit communications qui seront prononcées en plénière par des conférenciers venus de différentes régions d’Afrique.

L’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, Jean-Christophe Belliard, a relevé que sur le continent africain, face à l’émergence de certaines menaces, la protection des territoires nationaux et des populations est devenue l’une des priorités stratégiques des Etats.

Cette évolution invite les différents corps constitués à repenser la nature de leurs missions et le contour de leurs domaines de compétences. L’intensification de ces menaces contraint les États à impliquer davantage les forces armées dans la gestion de la sécurité intérieure.

Côte d’Ivoire: adoption d’une Charte pour la résolution de conflits

Les acteurs du milieu universitaire et externes, en Côte d’Ivoire, ont adopté une Charte de bonne conduite et de résolution pacifique de conflits, élaborée du 18 au 19 novembre 2021, lors d’un atelier.L’élaboration et l’adoption de cette charte de bonne conduite et de résolution pacifique de conflits en milieu universitaire, ont eu lieu lors d’un atelier tenu à Grand-Bassam, une cité balnéaire située à 40 Km au Sud-est d’Abidjan.

L’atelier, soutenu par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a regroupé les responsables des syndicats et associations d’étudiants, le ministère de tutelle, le collège des délégués et la conférence des Clubs de paix de Côte d’Ivoire.  

Les différentes parties se sont engagées au respect des dispositions de la charte adoptée. L’étudiante Stéphanie Koffi, la présidente de la Conférence des Clubs de Paix a traduit la gratitude de ses condisciples aux participants à ces assises. 

Elle a relevé les conséquences désastreuses de la violence sur la vie universitaire et montré par conséquent, la nécessité d’effort perpétuel pour absorber ce problème et assurer un environnement idoine d’étude aujourd’hui et demain.

Pour sa part, Dr Daouda  Sidibé représentant le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a relevé que cette initiative n’est pas la première en son genre car d’autres chartes existent.

Il a indiqué que celles-ci ont tous connu un souci d’effectivité, tout en saluant cette démarche qui vient renforcer les chartes préexistantes. Pour cela, il a exhorté à la bonne foi de tous les participants afin de rendre les engagements plausibles et décisifs.

M. Ouattara Peyogori, représentant de Mme la représentante résidente du PNUD en Côte d’Ivoire, s’est félicité de l’institution de cette Charte qui se veut un instrument visant à façonner les esprits des acteurs de l’université à adopter une démarche respectueuse de la paix en cas de conflits.

Cet atelier a permis par ailleurs de fédérer les efforts de paix des associations, des conseils des délégués et syndicats estudiantins ainsi que les acteurs externes en vue de la consolidation de la cohésion sociale en milieu universitaire.

Au sujet de la de la violence en milieu universitaire, il ressort que les causes structurelles sont le manque ou l’inadéquation d’infrastructures (amphithéâtres, salle de TD, TP, les chambres etc…) le non-respect et la non vulgarisation des textes, et la « mauvaise application » du système LMD.

Ensuite, les crises de confiance entre les étudiants et le personnel administratif, créent selon le rapport de l’atelier, une perturbation des années académiques, une dévalorisation des diplômes obtenus, le retard dans la délivrance des actes administratifs.

Partant, cela créé une dégradation de l’image de l’institution universitaire. Et comme solutions, les parties souhaitent une sensibilisation/explication des décisions prises aux différents acteurs clés.

Pour les participants, l’administration doit tenir ses promesses. En outre, il doit avoir un cadre de concertation et de médiation, la mise en place d’une plateforme de collaboration pour éviter les incompréhensions.

Selon la Charte, « tous les acteurs s’engagent à promouvoir, défendre et préserver la paix et la cohésion sociale dans la responsabilité » et à privilégier la courtoisie, la communication non-violente entre elles et promouvoir des initiatives porteuses de paix.

Dans l’article 3, les leaders des associations et syndicats en milieu universitaire s’engagent à former leurs membres aux bonnes pratiques syndicales, associatives et au vivre-ensemble, au respect des différences, des opinions et des principes démocratiques.

Concernant la résolution pacifique des conflits, les parties s’engagent à privilégier le dialogue dans la résolution des conflits, à recourir à la médiation comme mode de résolution des conflits et à mettre en place un collège de médiateurs composé de personnes neutres et de bonne moralité représentant les différents acteurs universitaires et externes.

A défaut d’accord de médiation, les parties prenantes s’engagent à maintenir la communication entre elles pour parvenir à un compromis, souligne la Charte qui sera signée ultérieurement par les premiers responsables des structures ayant participé à son élaboration et à son adoption .

La jeunesse en Côte d’Ivoire constitue la frange importante de la population. Elle est une actrice importante dans la consolidation de la paix et du renforcement de la cohésion sociale, et son implication dans des actions de paix est un gage de stabilité à divers niveaux. 

Cette frange majoritaire de la population mérite une attention particulière dans les différentes réponses à apporter dans le cadre du processus global de la consolidation de la paix et de la cohésion sociale, surtout dans les universités publiques du pays. 

Dans cette perspective, la Conférence des clubs de paix de Côte d’Ivoire a organisé un séminaire à Grand-Bassam, du 30 septembre au 01 octobre 2021, qui s’est soldé par la mise en place d’une plateforme incluant les acteurs du milieu universitaire et ceux des institutions nationales.

La « Plateforme de collaboration pour la paix et la cohésion sociale en milieu universitaire » vise à fédérer les efforts de paix des associations et syndicats estudiantins ainsi que des acteurs externes en vue de la consolidation de la cohésion sociale.

Elle a également pour but de développer chez les jeunes étudiants, un modèle de leadership positif. Ce modèle influencera la paix et la cohésion sociale au sein des localités cibles et sera une référence pour le jeune leader de demain.

Dans le cadre du renforcement des activités de la plateforme, la Conférence des clubs de Paix de Côte d’Ivoire a organisé cet atelier de réflexion visant à permettre aux différents acteurs de s’approprier certaines règles pour la pacification du milieu universitaire.

Le numérique pour moderniser l’administration du Sénégal

L’Etat sénégalais forme ses agents sur les enjeux de la digitalisation et sur les techniques applicables à des projets de transformation de son administration.Le Sénégal se dote de plus en plus de dispositifs numériques de dernière génération. Mais l’appropriation de ces outils par les agents de son administration laisse à désirer. A travers un atelier de formation dédié à des fonctionnaires de l’Etat, organisé ce lundi à Dakar, le ministère de l’Economie numérique et des Télécommunications cherche à pallier ce gap.

Du 22 au 25 novembre, les administrateurs seront entretenus sur les enjeux de la transformation numérique, le parcours citoyen et la gestion des processus métiers.

L’objectif, selon le Secrétaire général du ministère de l’Economie numérique et des Télécommunications, Isaac Sissokho, est de former les agents de l’administration à une meilleure appropriation et une meilleure utilisation des outils numériques au service des populations, mais aussi de leur permettre de performer dans leurs activités quotidiennes.

Soulignant la forte numérisation des économies et des investissements, le Représentant adjoint du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) au Sénégal, El Kebir Mdarhri Alaoui, a de son côté indiqué que « la transformation numérique n’est plus un luxe, mais c’est une priorité. »

Par conséquent, a-t-il dit, « numériser, c’est créer de l’attractivité en termes d’investissement, de transparence mais aussi de redevabilité vis-à-vis des donateurs et des citoyens. »

Pour mener à bien ce processus de digitalisation, El Kebir Mdarhri Alaoui a plaidé pour une mise en cohérence et une coordination dans le déploiement des différents projets ministériels. A l’en croire, cela devrait permettre aux acteurs de saisir l’ensemble des opportunités qu’offre le digital.

Par ailleurs, il a invité les acteurs du public et du privé à travailler ensemble pour la réussite de la stratégie « Sénégal numérique 2025 (SN2025) ». Celle-ci incarne l’ambition du Sénégal de maintenir une position de pays leader innovant en Afrique dans le domaine du numérique.

Elle est constituée de trois prérequis et quatre axes prioritaires articulés autour du slogan « le numérique pour tous et pour tous les usages en 2025 au Sénégal avec un secteur privé dynamique et innovant dans un écosystème performant ».

Le coût total du plan d’actions constitué de 28 réformes et 69 projets est de 1.361 milliards de F CFA.

Gambie : Olusegun Obasanjo, émissaire du Commonwealth

L’ancien chef de l’Etat nigérian est à la tête de la mission d’observation de l’organisation internationale pour l’élection présidentielle du 4 décembre prochain.Cela fait plus de quinze ans que le Commonwealth n’a pas supervisé une élection en Gambie. Selon un communiqué publié sur le site de l’association intergouvernementale, la Commission électorale indépendante de la Gambie a autorisé le retour d’une mission d’observation du Commonwealth.

De l’avis de Patricia Scotland, Secrétaire Général du Commonwealth, « le déploiement de ce groupe d’observateurs est une démonstration de l’engagement du Commonwealth à soutenir la démocratie dans les pays membres et la reconnaissance du droit des individus à participer à des élections crédibles, inclusives et transparentes ».

Sous le règne de Yaya Jammeh, la Gambie s’était retirée du Commonwealth, mais elle a été réintégrée quelques mois après la chute de l’ancien dictateur. À l’issue de l’élection présidentielle de 2016, Yaya Jammeh avait reconnu sa défaite devant l’actuel président Adama Barrow avant de se dédire. Une forte pression de la communauté internationale l’a finalement fait accepter le résultat des urnes.

La Gambie dont la population est estimée à 1,9 million d’habitants veut donc consolider sa jeune démocratie. Outre le président sortant, cinq candidats sont en lice pour ce scrutin. Il s’agit d’Ousainou Darboe du Parti démocratique uni (UDP), de Mamma Kandeh du Congrès démocratique de Gambie (GDC), d’Halifa Sallah de l’Organisation démocratique populaire pour l’indépendance et le socialisme (PDOIS), Essa Faal, ancien Conseiller principal de la Commission vérité, réconciliation et réparations et d’Abdoulie Jammeh du Parti de l’unité nationale (NUP).

L’équipe d’observateurs électoraux du Commonwealth est composée de neuf membres. En octobre dernier, une mission d’évaluation préélectorale s’était déjà rendue en Gambie. Après l’élection du 4 décembre, l’équipe de M. Obasanjo soumettra un rapport final sur le processus électoral à la Secrétaire Générale du Commonwealth. Cette dernière fera un compte rendu aux 54 Etats-membres.

Sénégal : les acteurs de la pêche expriment leur ras-le-bol

La Journée mondiale de la pêche, célébrée chaque 21 novembre, a été l’occasion pour les acteurs de ce secteur de remonter leurs difficultés à la surface.Thiaroye-sur-mer. Dans cette commune de la banlieue de Dakar, le son des tam-tams trouble le calme dominical au quai de pêche. En bon chef d’orchestre, le batteur Malick Niass dicte le tempo. Et des femmes dansent au rythme du « Goumbé » et du « Ndawrabine », des sonorités de la communauté léboue.

Venues de diverses localités du pays, les transformatrices de produits halieutiques sont aux anges. Certaines, emportées par l’euphorie du moment, s’invitent à la danse. L’ambiance est à son comble, mais elle sera de courte durée.

En effet, ce qui les rassemble n’a rien de réjouissant. Il est question de la détresse ambiante dans le secteur de la pêche. Le poisson, qui fait vivre de nombreuses familles, est de plus en plus rare. Au banc des accusés, les chalutiers et les usines de farine de poisson.

Les premiers surexploiteraient les ressources et les seconds extermineraient les jeunes poissons. « Des Sénégalais désespérés vendent leurs pirogues. Ils ne gagnent plus rien car les navires de pêche raflent tout », a dénoncé avec véhémence la présidente du réseau des femmes mareyeuses et transformatrices de produits halieutiques du Sénégal, Thiaba Diop Niang.

Cette dame a jugé « scandaleux » le fait que le Sénégal, dont les eaux étaient autrefois riches en poissons, soit aujourd’hui obligé d’en importer pour satisfaire la demande nationale. « L’Etat doit arrêter d’octroyer des licences aux bateaux étrangers et interdire la pêche artisanale illégale », a proposé Thiaba Diop Niang.

En outre, elle a soutenu que le repos biologique des espèces halieutiques doit être respecté pour laisser aux poissons le temps de se reproduire. Dans ce sens, la présidente du réseau des femmes mareyeuses et transformatrices de produits halieutiques du Sénégal a invité le gouvernement à finaliser le projet de décret régissant le domaine.

Ce texte, a-t-elle déclaré, devrait également permettre aux associations de femmes de se formaliser pour bénéficier de financements essentiels au développement de leurs activités.

Pour sa part, Dr Aliou Ba, le responsable de la campagne « Océans » de l’ONG Greenpeace Afrique, a affirmé que « plus d’un demi-million de tonnes de poissons sont pêchés chaque année dans les eaux ouest-africaines pour ensuite être transformés en farine et en huile de poisson dans l’unique but de nourrir les poissons d’élevage, le bétail et les animaux domestiques en Asie et en Europe ».

Si cette pratique perdure, a averti M. Ba, « nous risquons de nous retrouver en insécurité alimentaire parce que les populations seront privées de 75 % d’apport en protéines des poissons ». Pour éviter cela, Dr Aliou Ba a exhorté l’Etat du Sénégal à geler les nouvelles autorisations d’implantation d’usines de farine de poisson et à fermer toutes celles qui utilisent du poisson frais propre à la consommation humaine.

Sénégal : politique et diplomatie au menu de la presse

Les quotidiens sénégalais parvenus ce lundi à APA sont revenus sur le meeting d’investiture de Barthélémy Dias à la mairie de Dakar et la visite du Secrétaire d’Etat américain Antony Blinken.Officiellement investi candidat à la ville de Dakar, Barthélémy Dias annonce « la mort programmée de Benno Bokk Yakaar (coalition présidentielle) » informe Walf Quotidien. En plus de Barthélémy Dias, les 19 autres candidats de la coalition Yewwi Askan Wi (Libérez le peuple) des autres communes de Dakar ont été investis renchérit le journal.

Vox Populi montre un Barthélémy Dias affûté à sa Une. « Il n’y aura pas d’élection le 23 janvier 2022 » entonne M. Dias avant d’afficher sa confiance dans les colonnes du journal « ce sera une formalité, c’est le maire qui vous parle. »

Dans Le Quotidien, Barthélémy Dias lance des piques au régime de Macky Sall. « Que le monde sache que le Sénégal a tourné le dos à ce régime liberticide et dictatorial ».

L’Observateur affiche un Barthélémy Dias qui décline sa vision pour la capitale. « Il nous faut réinventer Dakar » dit-il, avant d’ajouter que « si son rêve se réalise au soir du 23 janvier, il compte travailler avec les 19 communes de Dakar sans coloration politique ».

Sud Quotidien, revient sur la grande mobilisation du dimanche 21 novembre 2021 lors du meeting d’investiture de Barthélémy Dias et indique que « Yewwi active sa task force ». Devant une foule acquise à sa cause, Barthélémy Dias « promet de relever le défi » au soir du 23 janvier 2022.

L’autre actualité phare du week-end est la visite du Secrétaire d’Etat américain à Dakar. Dans LES ECHOS, Antony Blinken vante la « démocratie » sénégalaise avant d’exhorter à « continuer à protéger les libertés et à offrir des espaces d’expression aux différentes opinions ». Son homologue Aïssata Tall Sall dans le journal L’AS soutient que « le Sénégal développe une diplomatie de souveraineté qui n’exclut la coopération avec aucun pays ».

Le quotidien national Le Soleil revient sur les retombées de la visite de Blinken à Dakar avec quatre accords signés et 580 milliards Fcfa investis par les Etats-Unis sur les infrastructures et la sécurité au Sénégal.

Affaire du viol présumé suivi de grossesse de Miss Sénégal 2020 suite et pas fin. L’Observateur informe que l’organisatrice de l’événement prise dans un tourbillon médiatique contre-attaque. Amina Badiane dépose une plainte devant le Procureur pour « dénonciations calomnieuses, mise en danger de la vie d’autrui et diffamation ».

Libération évoque de son coté la « bamboula » à la Sénégalaise des travaux d’équipement agricoles et des énergies renouvelable (Senteer) qui mouille le gérant député-maire de Keur Samba Kane, Khalil Ibrahima Fall qui serait au « cœur du scandale ».

Se basant sur un rapport, le journal évoque dans une enquête exclusive de « déclaration de chiffre d’affaires biaisée avec un différentiel de 5.638.124.269 Fcfa en partant des contrats signés, exécutés et normalement facturés, d’absence de procédures administratives et comptables et financières, du non versement de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et de diminution considérable de l’impôt sur les sociétés.. ».

La radio Al Bayane, la plus écoutées en Côte d’Ivoire depuis 2013

La radio confessionnelle Al Bayane est la plus écoutées en Côte d’Ivoire depuis 2013, a indiqué samedi à Abidjan, le ministre ivoirien de la Communication, des médias et de la Francophonie, Amadou Coulibaly, à l’occasion de ses 20 ans d’existence.

Selon le ministre de la Communication, des médias et de la Francophonie, Amadou Coulibaly, « la Radio Al Bayane a réussi en 20 ans à se hisser au rang des plus écoutées en Côte d’Ivoire depuis 2013 ».

Ce positionnement de cette radio, « instrument d’éclairage, de formation et d’information », dira-t-il est dû à « la forte communauté musulmane vivant en Côte d’Ivoire, mais  également de par la contribution de ce média, à la cohésion sociale, à la fraternité entre les populations vivant sur le sol ivoirien ».

« Vingt ans aujourd’hui, votre radio, a grandi et contribue dynamiquement aux influences systémiques et culturelles, permettant à la communauté musulmane d’inter agir positivement dans un monde où la beauté tient à sa diversité », a déclaré le directeur général de la radio, l’Imam Cissé Djiguiba.

En poursuivant sa croissance, Al Bayane est aujourd’hui un grand réseau avec 26 stations à travers toute la Côte d’Ivoire dont sept stations autonomes, à Abidjan, Gagnoa, Daloa, Tiébissou, Bouaké, Bouna et Korhogo, et 19 stations relais.

Trois autres stations ont été inaugurées en moins de deux mois, a fait savoir l’Imam Cissé Djiguiba, énumérant celles d’Agboville, dans la Région de l’Agneby Tiassa, à Abengourou, dans la Région du Djuablin et à Mankono, dans la Région du Béré.

Le groupe comprend un site internet, une application disponible sur les plates-formes digitales, et sur les différents réseaux sociaux. Il est aussi disponible sur les différents satellites pour tous les auditeurs de la diaspora (Amérique, Europe, Asie et Afrique).

Sa chaîne de télévision a démarré ses activités le 12 mai 2020 et est disponible dans plus de 45 pays et bientôt le monde recevra la télévision Al Bayane, par la grâce de Dieu, a-t-il poursuivi, notant que le groupe compte près de 100 agents.

« Après deux décennies d’existence, nous sommes arrivés à ces modestes réalisations grâce à vous nos millions d’auditeurs d’ici et d’ailleurs », a-t-il lancé, ajoutant que « les 20 ans d’Al Bayane marquent l’ouverture officielle de la télévision Al Bayane, la première fille de la radio Al Bayane ».

« En accord avec le Conseil d’administration, le studio de la télévision portera désormais l’illustre nom du Cheick Aïma Boikary Fofana et dans cette perspective, le troisième studio de la radio Al Bayane portera le nom de Cheick Idriss Koudous Koné », a annoncé l’Imam Cissé Djiguiba. 

Le groupe ambitionne d’ouvrir d’autres chaînes de télévision thématiques, ainsi qu’un magazine, une école internationale multimédia et réaliser d’autres projets structurants pour son autonomisation financière. 

Le ministre d’Etat, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, patron de la cérémonie, a déclaré que « 20 années dans la vie d’une radio, c’est un parcours à célébrer et un événement qui ne doit pas passer sous silence parce que le chemin a été long et difficile ».

Selon M. Tene Birahima Ouattara, cet événement est avant tout un moment de bilan pour le personnel et les auditeurs, les invitant à faire un état des lieux sans complaisance de la radio pour un « nouveau départ prenant en compte les exigences technologiques et sociologiques ».  

Mme Kandia Camara, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la diaspora, la marraine de l’événement, a saisi l’opportunité pour remercier la Oumma islamique en associant son nom à cette commémoration.

Elle a dit ressentir une légitime fierté en participant à la célébration des 20 ans de la radio Al Bayane qui depuis deux décennies porte la voix de l’islam. Une chaîne qui fait partie du quotidien des fidèles musulmans et entretient leur foi.

« A l’heure des radicalismes préjudiciables et des extrémismes condamnables, Al Bayane a montré le vrai visage de l’islam: paix, amour, dévotion totale au créateur Allah », a soutenu la cheffe de la diplomatie ivoirienne.

Le 11 novembre 2001, après plusieurs années d’attente, la communauté musulmane s’est dotée de sa station de radio. Elle se veut un vecteur de paix, de fraternité et de cohésion sociale en Côte d’Ivoire.

Abidjan abrite un Colloque international sur l’aide publique aux médias fin novembre

Le Fonds de soutien et de développement de la presse (FSDP) de Côte d’Ivoire annonce la tenue, les 29 et 30 novembre 2021, d’un Colloque international sur l’aide publique aux médias.

Ce Colloque international, prévu les 29 et 30 novembre 2021, se déroulera sur les bords de la lagune Ebrié avec pour thème : « Quelles stratégies d’appui durable au développement des médias dans l’espace CEDEAO ? »

Selon le Directeur exécutif du FSDP, Mme Bernise N’guessan, ce colloque international vise à partager les expériences des organismes de gestion de l’aide publique aux médias, des pays de l’espace CEDEAO.

A ces assises, les organismes de gestion de l’aide publique aux médias réfléchiront sur l’avenir des médias dans un environnement en perpétuelle mutation et partageront les mécanismes de financement des organismes internationaux.

Les échanges sur l’aide publique aux médias visent également à mettre en place un réseau des organes de gestion de l’aide publique aux médias dans l’espace de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Le FSDP, avec en ligne de mire son Président du Conseil de gestion du FSDP, M. Abdou Abdou, les Conseillers, le Comité scientifique et le Comité d’organisation, s’activent pour la réussite de cet événement qui s’inscrit dans la vision du gouvernement ivoirien.

Côte d’Ivoire: suspension de la grève des agents de santé suite à un « accord »

Seize syndicats du secteur de la santé publique, en Côte d’Ivoire, regroupés au sein de la faîtière syndicale Coordisante/Sycamci, ont suspendu leur mot d’ordre de grève suite à « un accord formel » avec le gouvernement.

« Ayant obtenu un accord formel avec la tutelle, entériné par le Premier ministre, l’Assemblé générale extraordinaire du samedi 20 novembre 2021, a pris la résolution suivante : suspension du mot d’ordre de grève en cours », indique un communiqué de la faîtière syndicale transmis à APA.

Par conséquent, la faîtière syndicale Coordisante/Sycamci, a appelé à « la reprise du travail dans tous les établissements sanitaires publics dès le dimanche 21 novembre 2021 ».

Le directoire de l’organisation syndicale promet un « suivi attentif de la prise des décrets au Conseil des ministres du 1er décembre 2021 », menaçant d’une « reprise de la grève dès le 2 décembre 2021 si aucun décret n’est pris le 1er décembre (2021) ».

Seize syndicats du secteur de la santé publique, en Côte d’Ivoire, regroupés au sein de la faîtière syndicale Coordisante/Sycamci, ont entamé mercredi une grève de quatre jours, en vue d’obtenir de meilleures conditions de vie et de travail.

Ce mot d’ordre de grève dans le secteur de la santé publique intervient après une Assemblée générale ordinaire tenue le 6 novembre 2021, à l’Institut national de la santé publique (INSP), à Adjamé, dans le Nord d’Abidjan.

La plénière avait mandaté le directoire de la faîtière syndicale Coordisante/Sycamci à l’effet de lancer un mot d’ordre de grève, le 17 novembre 2021, en cas d’échec des négociations aux termes de la période de préavis courant du 8 au 16 novembre 2021.

La revendication majeure est « la mise en application de la loi portant réforme hospitalière, par la signature diligente de tous les projets de décrets transmis au secrétariat général du gouvernement par le ministre de la Santé ».

La certification ISO 9001 Version 2015 du Trésor ivoirien renouvelée

Le Trésor ivoirien, la première administration publique de la sous région ouest-africaine à obtenir la certification ISO 9001 Version 2015, vient de renouveler cette norme internationale de management de la qualité.

Le certificat a été remis, jeudi à Abidjan, par Mme Myriam Augereau-Landais, la directrice générale de l’organisme certificateur AFNOR International, à la direction générale du Trésor et de la comptabilité publique. La remise officielle du certificat s’est tenue en présence du directeur général du Trésor ivoirien, Jacques Konan Assahoré.  

« Le plus important n’est pas d’obtenir le certificat, mais plutôt de la mériter chaque jour et de le renouveler, le moment venu, à travers la qualité des prestations offertes à nos usagers/clients qui constituent, à eux seuls, un véritable organisme de certification », a déclaré M. Assahoré.  

Le Trésor public et de la compatibilité est ostensiblement déterminé à réinviter le service public. Les acquis et les performances enregistrés ont permis à l’institution d’obtenir des prix dans les domaines de la qualité, de la transformation numérique et de l’innovation du service public. 

Mme Myriam Augereau-Landais a reconnu les efforts entrepris par le Trésor public pour entretenir la signature de l’État de Côte d’Ivoire, ajoutant que c’est la preuve que la promotion de la bonne gouvernance est une réalité en Côte d’Ivoire.

Elle  a précisé que ce certificat illustre la performance du Trésor et l’ensemble de ses services, mentionnant que « c’est très important car cette nouvelle version de la norme Iso 9001 version 2015 met l’accent sur la performance et la qualité du service client de votre administration ».

 « Il s’agit également de rassembler l’ensemble des certificats en un seul. Ceci démontre l’homogénéité de l’ensemble des services de la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique », a-t-elle poursuivi. 

Cette certification est un acte fort qui engage le Trésor public ivoirien pour davantage révéler son savoir-faire et ses compétences. Outre, la qualité de la signature de l’Etat de Côte d’Ivoire qu’elle rehausse, les clients et usagers en sont les principaux bénéficiaires.  

Le Trésor ivoirien a maintenu son certificat Iso 9001 version 2015 au terme d’un audit réalisé du mercredi 14 au vendredi 16 avril 2021 par Mme Amie Mar, auditeur international pour le compte de AFNOR et responsable de l’équipe des auditeurs. C’est en 2019 que le Trésor ivoirien a obtenu son certificat. 

Il ressort de cette évaluation que le Trésor Public certifié garde intactes ses performances. Aucune non-conformité enregistrée selon les auditeurs qui notent également 18 points forts et 30 pistes de progrès.

Ce certificat est soumis à un renouvellement tous les trois ans. Pendant cette période de validité, un audit de suivi est réalisé chaque année par le certificateur AFNOR pour s’assurer que le SMQ reste conforme aux exigences de la norme ISO 9001 version 2015.

Près de 700 000 personnes sous traitement du diabète en Côte d’Ivoire

Près de 700 000 personnes achètent des médicaments pour le traitement du diabète en Côte d’Ivoire, selon Dr Pascal Sibailly, médecin endocrinologue et diabétologue. »En Côte d’Ivoire, il y a à peu près 700.000 personnes qui achètent des médicaments pour le diabète », a dit samedi à Abidjan Dr Pascal Sibailly, lors d’un panel au siège du journal Le Patriote à Marcory, dans le Sud d’Abidjan. 

 Avant ce panel, des populations ont été dépistées du diabète. Ces activités ont été initiées par le Réseau des professionnels des médias, des arts et des sports engagés dans la lutte contre le Sida et la promotion de la santé en Côte d’Ivoire (Repmasci). 

A l’occasion de cette journée dédiée à la mobilisation des médias contre le diabète, organisée avec des partenaires, des médecins experts ont animé un panel national sur le diabète, autour du thème : « Prévention et traitement du diabète ».   

Dr Sibailly, chef du service communication du Programme national de lutte contre les maladies métaboliques et de la prévention des maladies non transmissibles, a relevé une prévalence de près de 55% chez les femmes et moins de 500 enfants de moins de 18 ans diabétiques.   

Dr Ange Elvis Douzan, endocrinologue et diabétologue au Centre anti-diabétique d’Abidjan  (CADA), a fait état des facteurs qui peuvent favoriser le diabète, entre autres, l’âge chez les sujets de sexe masculin, au-delà de 45 ans et chez le sexe féminin, au-delà de 40 ans. 

Il a souligné que lorsqu’on a un parent qui est diabétique, on est susceptible de développer la maladie. En outre, il faut s’informer pour savoir si l’un des parents est diabétique afin de surveiller son taux de glycémie. 

Dans des termes pédagogiques, Dr Pascal Sibally a expliqué que le diabète est une augmentation du taux de sucre dans le sang. L’on est déclaré diabétique lorsque ce taux est supérieur à 1,26 gramme. 

Le diabète survient quand le pancréas ne produit plus la quantité normale d’insuline, une hormone qui amène le sucre dans les cellules, a-t-il ajouté, indiquant que le manque de pratique de l’activité physique peut créer un cumul de sucre dans le corps et provoquer le diabète.  

Seul un examen de sang permet de savoir qu’on a le diabète, c’est pourquoi le dépistage est fondamental, a-t-il dit, tout en conseillant que ceux qui sont diabétiques connus doivent faire un dépistage des complications du diabète. 

Suite à une enquête menée en 2017 sur des sujets entre 20 ans et 77 ans dans 20 régions de la Côte d’Ivoire, il ressort que la prévalence du diabète dans le pays est estimé à 6,2%. Cette maladie est aujourd’hui un véritable problème de santé publique. 

Pour sa part, le nutritionniste Dr Jean-Brice Gbakayoro, a souligné qu’il faut manger moins sucré, moins salé et moins gras. Manger, notera-t-il, c’est apporter au corps les éléments nutritifs nécessaires au corps, c’est pourquoi il faut s’atteler à équilibrer son repas.  

Ces experts ont fait observer qu’il faut pratiquer une activité physique régulière, soit 30 minutes de sport par jours ou 45 minutes sur deux jours. Cela permet de brûler les calories, car le manque de sport peut donner un surcroît de travail à l’insuline qui peut se réduire drastiquement. 

La journaliste Bintou Sanogo, Présidente  du Conseil d’administration (PCA) du Repmasci, s’est réjouie de la forte mobilisation des populations, les invitant à faire un contrôle régulier de leur taux de glycémie et de pratiquer les conseil d’usage des médecins. 

Le président de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (Unjci), la faîtière des organisations de presse du pays, Jean-Claude Coulibaly, a salué le Repmasci pour cette initiative, car « c’est lorsqu’on est en bonne santé qu’on peut produire ».

Le diabète est une maladie grave, considérée comme un tueur silencieux. Pour apporter son soutien à cette action, le président du Réseau des professionnels de la presse en ligne de Côte d’Ivoire (Repprelci), M. Lassina Sermé, a effectué le déplacement sur les lieux.

Les complications à long terme du diabète peuvent créer comme conséquences extrêmes la cécité, un accident cardiovasculaire (AVC), une crise cardiaque, l’insuffisance rénale,  l’amputation d’un membre du corps. 

Sénégal : l’offre locale pour relancer le tourisme

Pour relancer son secteur touristique lourdement affecté par la Covid-19, le Sénégal compte développer les offres destinées aux locaux et le partenariat avec les entreprises publiques et privées.À cause de la pandémie, le secteur du tourisme a subi une crise sans précédent. 2020 a été une année « zéro » du tourisme, la pire jamais enregistrée, selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT).

Au Sénégal, le secteur a été fortement secoué du fait de son caractère extraverti. L’offre touristique du pays est en effet exclusivement orientée vers la clientèle occidentale. Et les mesures coercitives prises pour lutter contre la propagation du virus notamment l’arrêt des voyages internationaux ont plongé les acteurs de ce secteur dans un désarroi total.

Face à cette situation inédite, les promoteurs touristiques ont fait recours aux offres locales pour survivre. Et selon le directeur général de l’Agence Sénégalaise de Promotion Touristique (ASPT), Pape Mahawa Diouf, « le tourisme interne a été la meilleure alternative pour tout le secteur lorsque la crise sanitaire a plombé l’économie mondiale. »

S’exprimant à l’occasion des « Rencontres Professionnelles des Acteurs du Tourisme », organisées ce samedi à Dakar, M. Diouf a souligné que le segment domestique a souvent été ignoré, « mais que cette crise a mis en avant l’opportunité et la nécessité de se repositionner sur les déplacements intra-régionaux. »

« Le tourisme interne pourra aider notre destination à se remettre des impacts économiques de la pandémie tout en permettant de sauver des emplois, de protéger les moyens d’existence et de retrouver aussi les bienfaits sociaux apportés par le tourisme », a-t-il déclaré.

Pour ce faire, le DG de l’ASPT a invité les promoteurs touristiques à diversifier les produits et à proposer des prix compétitifs tels que les tarifs pour les nationaux et résidents.

Il a par ailleurs souligné la nécessité de renforcer le partenariat public-privé, en particulier avec le monde de l’entreprise, pour développer le tourisme local. Cela devrait permettre aux industries du tourisme de capter les quelque 4 milliards de FCFA que les Sénégalais dépensent chaque année lors de leurs vacances à l’étranger.

Pour y arriver, a-t-il dit, il faut que l’offre du pays soit adéquate et concurrentielle avec les demandes des entreprises.

Ainsi, « dans le cadre de l’initiative Taamou Sénégal (choisir le Sénégal en langue wolof), nous allons poursuivre ce travail en développant des partenariats avec le secteur public et le secteur privé particulièrement le monde de l’entreprise puisqu’il faut que les consommations allant dans les colonies de vacances, les team building, les amicales professionnelles… se fassent dans notre pays et non à l’étranger », a-t-il promis.

La consommation de cacao de l’UE provient à 70% de la Côte d’Ivoire

La consommation de cacao de l’Union européenne (UE) provient à 70% de la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial, selon M. Stéphane Brossard, chef d’équipe croissance inclusive et durable de la délégation de l’UE à Abidjan.

« Aujourd’hui, 70% de la consommation de l’Union européenne, c’est le cacao de la Côte d’Ivoire », a indiqué vendredi M. Stéphane Brossard, en marge d’un plaidoyer de la Convention de la société civile ivoirienne (CSCI) sur l’Accord de partenariat économique intermédiaire (APEI). 

M. Stéphane Brossard a fait observer que grâce à cet accord de partenariat économique « le cacao ivoirien est en très bonne position sur le marché européen ». Et ce, parce que le cacao de Côte d’Ivoire ne subit pas de taxe à l’entrée de l’UE.

De ce fait, le cacao en provenance de la Côte d’Ivoire est moins cher relativement à celui de l’Équateur ou de l’Indonésie, a fait savoir M. Brossard qui a assuré que l’UE va accompagner le gouvernement à exploiter les opportunités de l’APE Intermédiaire.

« Nous allons continuer nos appuis auprès du gouvernement ivoirien, notamment pour contribuer à faire les réformes sur la transition fiscale, à travailler sur la convergence réglementaire, à améliorer le système des douanes et faire en sorte que les produits transitent plus rapidement », a-t-il dit.

Mme Tano Alida, chef projet à la CSCI sur le Projet l’APE Intermédiaire, a indiqué que cet accord lève les tarifs douaniers sur un certain nombre de produits. Toutefois, le secteur privé doit être informé sur les étapes de « démantèlement ».  

Le coordonnateur national de la CSCI, M. Mahamadou Kouma, a expliqué que l’APEI diffère de celui du « Projet APEI » qui est un accord réciproque de libre-échange signé le 28 novembre 2008 entre la Côte d’Ivoire et l’UE.

Cet accord dit intermédiaire est rentré en vigueur le 3 septembre 2016, en attendant la mise en place de l’Accord de partenariat économique régional entre l’Afrique de l’Ouest et l’Union européenne.

Dans ce contexte, l’Etat ivoirien s’est doté en octobre 2017 d’une stratégie nationale de mise en oeuvre de cet accord dans l’optique de faire la mise en oeuvre de l’APE un véritable levier de croissance et de développement.

Une récente étude menée par la société civile ivoirienne, de février 2020 à décembre 2020, a révélé que, « sous la pression de diverses entreprises multinationales de l’agrochimie, l’UE exporte vers des pays tiers, des pesticides dangereux pour la santé ».

« Pour le cas de la Côte d’Ivoire, la Commission européenne a souligné que c’était bien souvent le gouvernement ivoirien lui-même qui plaidait pour le maintien de ce type d’importations », mentionne la CSCI.

La CSCI invite l’Etat ivoirien à adopter dans les meilleurs délais une nouvelle stratégie nationale APEI opérationnelle, car « le manque d’opérationnalisation de la stratégie nationale de l’APEI constitue un handicap dans la mise en oeuvre de l’accord ».

Elle demande la réalisation d’ici trois ans d’un bilan complet des politiques de libéralisation du commerce menées par la Côte d’Ivoire, en intégrant les effets économiques, sociaux et écologiques sur la base d’indicateurs globaux et sectoriels. 

Pour la Convention de la société civile ivoirienne, il faut également faire des études de cas sectoriels et d’un processus participatif intégrant notamment les représentants de l’agriculture familiale et des Petites et moyennes industries. 

La société civile qui estime que l’avènement de la crise liée à la Covid-19 n’a pas véritablement permis de cerner suffisamment l’impact réel de la stratégie nationale APE, appelle à la prorogation de deux ans supplémentaires la mise en place du projet afin qu’ elle contribue à l’adoption et au suivi  d’une nouvelle stratégie APEI. 

Côte d’Ivoire: maintien du tiers payant des assurances santé en dépit des déficits

L’Association des sociétés des assurances de Côte d’Ivoire (ASA-CI), a décidé vendredi, à l’issue des états généraux de l’assurance maladie, de maintenir le système de tiers payant, en dépit d’un déficit structurel de 43 milliards Fcfa ces 11 dernières années.

Des études, selon le président de l’ASACI, Mamadou Koné, ont montré « ces dernières années que les contrats d’assurance maladie sont déficitaires; les contacts se caractérisent par un déficit structurel qui est de l’ordre de 43 milliards Fcfa sur les 11 dernières années ». 

« La décision a été prise de ne pas suspendre le tiers payant, donc les Ivoiriens peuvent être rassurés puisque nous avons rétabli la confiance avec les cliniques », a déclaré M. Mamadou Koné à la presse, en marge des travaux qui ont eu lieu du 16 au 19 novembre 2021.  

Le tiers payant est un dispositif permettant à un client donné qui bénéficie d’un cas d’assurance maladie de se rendre dans une clinique privée ou publique et de se faire soigner sans rien débourser selon son contrat, ensuite la clinique adresse la facture à la compagnie d’assurance.

M. Koné a fait observer que l’alternative au tiers payant, c’est que celui qui va à la clinique avec sa carte, ne peux pas bénéficier de la carte illico, il paie la prestation et après se fait rembourser. Or, il est intéressant d’aller sans rien payer et après l’assureur rembourse. 

C’est ce dispositif de tiers payant qui a « grippé le système compte tenu d’un certain nombre de dysfonctionnements, mais on a compris qu’ on devrait travailler sur ce dispositif pour l’améliorer et le maintenir aux côtés des Ivoiriens », a-t-il ajouté.  

Pour sa part, Joseph Boguifo, le président de l’Association des cliniques privées de Côte d’Ivoire, a relevé que tout a augmenté, l’électricité, les équipements et les structures de santé n’ont procédé à aucun réaménagement de coût, mais pire on leur demande de baisser les coûts. 

Cela, confiera-t-il, « a commencé à poser le problème sérieux du tiers payant (…) plusieurs fois on est sorti des réunions en disant on arrête le tiers payant, heureusement, aujourd’hui nous arrivons à des résolutions adaptées par tous ». 

M. Antoine Debayou, le représentant du directeur des assurances, a rassuré que le ministre de tutelle qui « accorde un intérêt particulier au développement du secteur des assurances, prendra les mesures idoines pour matérialiser en acte ces résolutions et réquisitions ».

L’assurance santé connait la plus forte progression parmi les différentes branches d’assurances avec une croissance moyenne de 10% durant les cinq dernières années. Cette relative performance contraste avec sa pérennité et sa capacité à s’étendre à la majorité de la population. 

La plupart des parties prenantes éprouvent des difficultés à créer de la valeur pour leurs opérations et à bénéficier de l’énorme potentiel que représente le secteur. En ce qui concerne les compagnies d’assurances, il apparaît un déficit structurel traduit par un résultat technique déficitaire cumulé de l’ordre de 43 Milliards F CFA sur les 11 dernières années.

Scandale de Miss Sénégal, agriculture et religion à la Une

Les quotidiens sénégalais de ce samedi se focalisent sur les révélations de Ndèye Fatima Dione, Miss Sénégal 2020, qui dit avoir été violée, sur la campagne de commercialisation de l’arachide et sur la visite du khalife de Médina Baye à Dakar. »Scandale Miss Sénégal : Les dessous nauséabonds du show », titre EnQuête, expliquant que plusieurs ex-miss ont descendu, hier, Amina Badiane et le Comité d’organisation dans une séance de déballages.

« Polémique autour d’un scandale sexuel : Les dessous sales de Miss Sénégal. La crasse derrière les palettes. Déballage sans limites d’ex-miss », rapporte Vox Populi. 

Selon le journal, l’ONG islamique Jamra demande la dissolution du Comité d’organisation de Miss Sénégal et interpelle le Procureur, pendant que la pétition du mouvement Ladies Club Sénégal franchit la barre des 50.000 signatures.

« Affaire du viol présumé suivi de grossesse de Miss Sénégal : De mâle en pis », lit-on à la Une de L’Observateur. Selon nos confrères, il n’y avait aucune action judiciaire jusqu’à vendredi à minuit, alors qu’une rumeur faisait état d’une auto-saisine du Procureur.

« Miss Kaolack 2019 avoue sa relation avec un ministre, parle de sa grossesse et de son enfant, mais écarte le viol », poursuit L’Observateur, affichant « la face cachée d’Amina Badiane », présidente du Comité d’organisation de Miss Sénégal.

« Une mafia organisée-Agression sexuelle dans un hôtel étouffée, coups de poings entre Amina Badiane et une Miss, grossesse de Miss Kaolack 2019, démission d’un membre du Comité d’organisation la même année; la face cachée de Miss Sénégal », détaille Libération à sa Une.

Cela fait dire aux Échos qu’il y a « des révélations explosives sur un milieu vicieux ».

Sud Quotidien traite de la campagne de commercialisation de l’arachide 2021-2022 et voit « producteurs et opérateurs, dans l’expectative ». 

« Le prix du kilogramme fixé à 250 fcfa : le ouï…mais des acteurs », ajoute le journal.

« Les paysans peuvent vendre même à plus de 1000 f cfa le kg », dit dans L’As, le professeur Moussa Baldé, ministre de l’Agriculture.

« Production agricole 2021-2022 : Baisse sur toutes les spéculations : Péril en la demeure », titre L’Info, révélant que les résultats prévisionnels sont estimés à 3.735.753 tonnes, soit une baisse de 3%.

« Enseignement supérieur : Ucad et Ugb hors du top 30 des meilleures universités africaines », écrit Walf Quotidien à sa Une.

Ce journal revient également sur la visite du khalife du 5e Médina Baye à Dakar, notant : « Cheikh Mahi Niass, l’humilité au califat ».

« Discours très attendu du khalife de Médina Baye hier : Cheikh Makhi Niass sermonne la classe politique », renchérit Les Échos.

S’intéressant au nano crédit de la Délégation à l’entreprenariat rapide (DER) des jeunes et des femmes, Le Soleil constate qu’au quartier de Yoff, à Dakar, « les femmes se frottent les mains ».

Côte d’Ivoire: une chanson et un clip produits pour lutter contre le cancer du sein

L’ONG ivoirienne Écho Médias -Mes seins sans cancer a présenté jeudi à Abidjan une chanson et un clip visant à lutter contre le cancer du sein, intitulés « Pas de bobo à mes lolos (seins) » du collectif Ma voix pour elles « mavop’el ».

Le single et le clip, produits par Écho Médias-MSSC, dont la présidente est Mme Leah Guigui, ont été dévoilés dans les locaux de Trace Côte d’Ivoire, une chaîne de divertissement, qui s’est engagée à diffuser le clip. 

Ma voix pour elles « mavop’el » qui a pour marraine, Mme Françoise Remarck est un collectif d’artistes et de célébrités engagés dans la lutte contre le cancer du sein. Il comprend également des sportifs, des humoristes, des directeurs de sociétés et des acteurs du monde de la culture.

La chanson, écrite par Alain Tailly, un expert du secteur de la culture, et Mme Leah Guigui, a été arrangée par David Tayorault. La chantre Geneviève Brou, l’humoriste Le Magnific, ont aussi participé à cette oeuvre musicale.

L’artiste chanteuse Vivi Makado, dotée d’un timbre vocal exceptionnel ou encore Yabongo Lova, ont apporté leur touche à ce single. À également contribué à la réalisation de ce titre, Amy Bamba, chanteuse raggae et ex-choriste de la méga star Alpha Blondy.

« Le cancer du sein, en Côte d’Ivoire, est un problème de santé publique et nous avons décidé de passer par le canal de la chanson (pour la sensibilisation, car) c’est beaucoup apaisant et plus rassurant pour la population d’être sensibilisée à travers la chanson », a dit Mme Leah Guigui.

Dans notre plan d’actions, dira-t-elle, « nous prévoyons déjà de faire une tournée de présentation de l’oeuvre musicale à tous les mélomanes ». L’organisation compte en outre faire des plateaux de télé, de radio et des spectacles.

Elle a fait observer que « cette oeuvre musicale a été non seulement mise en place pour sensibiliser, mais surtout pour mobiliser des fonds pour aider les femmes indigentes atteintes du cancer du sein ». 

« La totalité de tout ce qu’on aura comme fonds ira aux femmes malades du cancer du sein, car il y a des femmes qui n’ont pas la possibilité de payer leurs soins » dont le protocole « coûte excessivement cher », a-t-elle ajouté.

Sensibiliser les femmes sur l’intérêt du dépistage précoce, tel est l’objectif de l’ONG Écho Médias-MSSC qui s’investit dans la prévention. Selon sa présidente, Leah Guigui, « le cancer du sein, diagnostiqué tôt, on en guérit à 95% ». 

Dr Oumar Cheick Samaké a indiqué les facteurs de risques lors d’un exposé sur le cancer du sein. Il a évoqué entre autres les facteurs hormonaux, la puberté précoce, avant 13 ans, la poursuite des règles jusqu’à 55 ans et une première grossesse après 35 ans.

Des études révèlent que le taux de cancer est élevé dans la tranche d’âge oscillant entre 35 et 55 ans, selon Dr Samaké qui mentionne que le cancer du sein est plus prononcé chez les femmes, mais chez les hommes on a à peu près 1%.  

Le titre se veut une chanson d’espoir, faite pour sensibiliser les femmes sur la gravité de cette maladie qui en Côte d’Ivoire, tue plus de 1.000 femmes chaque année. Il est déjà disponible sur les plateformes légales de téléchargement. 

Terrorisme: la Cedeao programme des « interventions » stratégiques à Abidjan

Treize chefs d’État-major des armées de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ont établi vendredi à Abidjan un programme d' »interventions » stratégiques contre le terrorisme dans la région.

Durant trois jours d’assises, du 17 au 19 novembre 2021, « nous avons parlé du terrorisme au Sahel qui progresse inexorablement vers les côtes de notre sous-région », a dit le général Francis Behanzin, commissaire chargé des Affaires politiques, paix et sécurité de la Cedeao. 

« Je souhaite que les interventions programmées commencent très très rapidement pour démontrer au terrorisme international que nous ne baisseront pas les bras », a déclaré le général Behanzin à l’endroit des chefs d’Etat-major des armées.  

Il a soutenu la feuille de route, avant d’ajouter « vous avez pris des décisions et des recommandations idoines à travers l’organisation d’opérations conjointes et la capacitation de nos forces sur le terrain ». 

« Des dispositions seront prises pour que le centre d’action contre le terrorisme méthodiquement élaboré depuis 2019 puisse voir son implémentation dans toute la sous-region », a indiqué le commissaire de la Cedeao.

M. Paul Malan, directeur de Cabinet, représentant le ministre d’Etat, ministre de la Défense, s’est félicité des actions qu’entend mener l’organisation sous régionale commune pour accompagner les États dans la lutte contre le terrorisme.

Selon le représentant du ministre d’Etat, ministre de la Défense de Côte d’Ivoire, « la mise en place d’un mécanisme maintien de paix en Afrique de l’Ouest et la prise en compte de la reconfiguration de l’opération Barkhane dans le Sahel » s’avèrent opportuns.

« La posture adoptée par nos États dans la lutte contre le terrorisme en prenant en compte cette nouvelle donne », pourrait faire avancer davantage la lutte contre le terrorisme dans la région, a-t-il poursuivi.

Les travaux ont permis d’aboutir à « une feuille de route de réponses concrètes, réalistes et applicables », a-t-il souligné, assurant de « l’engagement de l’Etat ivoirien à accompagner et à soutenir toutes les initiatives visant à garantir l’environnement sécuritaire de nos pays ».  

Une visite de l’académie internationale de lutte contre le terrorisme, peu avant la réunion, a permis d’apprécier la plus-value que peut apporter cette institution en terme de réponse au terrorisme à travers la formation des cadres et la recherche stratégique sur les menaces terroristes.

Les chefs d’État-major de la marine des pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), réunis à Abidjan, ont profilé avant ces travaux leur stratégie de lutte contre la piraterie maritime et la menace terroriste dans le Golfe de Guinée. 

Le MIDH invite l’Etat ivoirien à publier les audits diligentés dans les entités publiques

Le Mouvement ivoirien des droits humains (MIDH), une organisation de défense des droits de l’Homme, invite le gouvernement ivoirien à rendre publics les résultats des audits diligentés dans des établissements publics nationaux.

Le MIDH, dans un communiqué signé de son Président du Conseil d’administration, Drissa Bamba, salue les actions de l’Etat et encourage le Gouvernement à rendre publics les résultats des audits diligentés.

Depuis quelques mois, le gouvernement ivoirien, dans sa volonté de lutter contre les  malversations et la mauvaise gestion des deniers publics, a lancé l' »Opération mains propres » à  travers des audits dans des entreprises publiques.

Les premiers audits commandités ont visé l’Autorité de régulation des télécommunications de Côte d’Ivoire (ARTCI), la Nouvelle pharmacie de la santé publique (NPSP), l’Agence de gestion et du développement industriel (AGEDI) et l’Agence de gestion foncière (AGEF). 

Ces audits diligentés dans les établissements publics ont conduit à la suspension des responsables de ces sociétés d’Etat et la mise sous mandat de dépôt de certains. Pour le MIDH, les résultats devraient être publiés.  

Dans le courant du mois de novembre 2021, des directeurs généraux de structures  publiques ont été démis de leur fonction notamment au Fonds d’entretien routier (FER) et à  l’Agence nationale du service universel des télécommunications (ANSUT).

Selon des sources concordantes, le vendredi 12 novembre 2021, des responsables et autres  cadres de la Société ivoirienne de construction et de gestion immobilière (SICOGI) ont été  interpellés par la police économique, rapporte l’ONG de défense des droits de l’Homme.

Le Mouvement ivoirien des droits Humains salue ces actions du gouvernement qui  visent à « promouvoir la transparence et l’obligation de rendre compte dans la gestion des  finances publiques », poursuit la note. 

L’organisation invite l’Etat de Côte d’Ivoire à « rendre public les résultats des audits et à engager les actions nécessaires à l’encontre de l’ensemble des personnes mises en cause, sans discrimination ».

En outre, elle engage le gouvernement et le Parlement à prendre les textes obligeant la Haute autorité pour la bonne gouvernement et la Cour des comptes à rendre leurs rapports publics  et accessibles à la population ». 

Elle invite également le gouvernement et le Parlement à prendre les dispositions législatives utiles afin de rendre obligatoire par la Haute autorité pour la bonne gouvernance,  la publication de la liste des personnes assujetties à la déclaration des biens.

Pour l’ONG de défense des droits de l’Homme, il faut publier le nom des personnes qui refusent de s’y soumettre, suggérant que ces dernières devront être, sans délai, démises des fonctions à elles confiées.

Kenya : Bolloré Transport & Logistics distinguée

Le Business Integrity Index 2021 est décerné à la filiale kényane de Bolloré Transport & Logistics.Initié par la Chambre de commerce britannique au Kenya (BCCK), le Business Integrity Index distingue les entreprises engagées dans des pratiques commerciales éthiques. Il se fonde sur une évaluation de la conformité aux règlementations, sur l’historique de l’entreprise et sur les politiques internes contre la corruption.

« Le BCCK Integrity Index récompense les entreprises de confiance, dont les pratiques professionnelles sont conformes à l’éthique. Nous souhaitons prouver que l’intégrité est un atout, en distinguant ces entreprises auprès des organisations britanniques à la recherche de partenaires kényans », a expliqué Sonal Sejpal, Présidente de la Chambre de commerce britannique au Kenya.

L’Integrity Index fait partie du programme Business Integrity Initiative créé en 2019 par le Département du Commerce international (DIT) britannique et le Bureau des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement (FCDO) pour aider les entreprises à traiter les problèmes d’éthique qui peuvent se poser dans leurs opérations courantes.

« L’intégrité est l’un des fondements de la prospérité mutuelle développée par le Royaume Uni et le Kenya. Je suis enchantée d’être ici à l’heure où nous travaillons à redresser nos économies touchées par la pandémie de COVID-19 et de la COP26 pour accélérer la lutte contre le changement climatique », a affirmé la députée Theo Clarke, Envoyée spéciale du Premier ministre britannique au Kenya pour le commerce.

De son côté, Jason Reynard, Président Directeur Général de Bolloré Logistics en Afrique de l’Est, a indiqué que son entreprise s’appuie sur des pratiques éthiques.

« Bolloré Transport & Logistics au Kenya est une entreprise responsable qui s’engage à respecter des pratiques opérationnelles éthiques. Nous sommes par conséquent très fiers de figurer dans l’Integrity Index 2021. Outre notre expertise, notre réputation en matière d’intégrité, de transparence et de bonnes pratiques commerciales nous a permis de devenir un partenaire logistique de confiance pour de nombreuses entreprises qui partagent ces valeurs », a déclaré Jason Reynard.

Sénégal: externalisation du financement des prêts aux logements

Les fonctionnaires sénégalais pourront désormais contracter des dettes sans intérêt auprès des banques privées pour bâtir leur demeure.Après plusieurs années de blocage « pour des raisons budgétaires », les prêts aux logements communément appelés « prêts DMC » sont de retour.

Le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, et le président de l’Association des professionnels des banques et établissements financiers du Sénégal (APBEF-S), Mamadou Bocar Sy, ont signé, vendredi à Dakar, une convention-cadre devant relancer ce dispositif dédié aux agents de l’Etat.

« L’objectif de l’externalisation est la résorption, sur une période de quatre (4) ans, du stock de demandes de prêts en instance au 31 décembre 2020. Il s’agit d’une solution alternative consistant à faire intervenir les banques partenaires dans la prise en charge des demandes de +prêts DMC+ », a expliqué Abdoulaye Daouda Diallo.

Cette méthode, a ajouté le ministre, repose sur le mécanisme de la bonification des intérêts qui est une opération par laquelle, l’agent de l’Etat reçoit un prêt à taux zéro (0) et l’Etat prend en charge les intérêts appliqués par les banques partenaires.

Ainsi, pour un logement subventionné, d’une valeur de 12 millions de francs CFA, chaque agent bénéficiaire de ce programme social n’aura à « emprunter que 7 millions pour être propriétaire », a indiqué le président de l’APBF-S et directeur général de la Banque de l’habitat du Sénégal. Selon Mamadou Bocar Sy, le système de bonification, qui rend le taux d’intérêt très bas, permet au fonctionnaire d’avoir un prêt sans frais de dossier.

Partant de là, il a exhorté les fonctionnaires à utiliser ce dispositif exclusivement pour l’accès au logement. « Je demande aux fonctionnaires de profiter du programme de construction de 100.000 logements pour être définitivement à l’abri du besoin d’un toit », a-t-il dit. Il a par ailleurs invité les dirigeants des banques à maintenir la mobilisation pour la réussite du programme social, « en s’alignant sur les conditions de la convention-cadre. »

L’octroi de ces prêts sans intérêt est l’une des plus anciennes politiques sociales de l’Etat du Sénégal, instaurée par un décret (…) du 27 février 1964 pour faciliter à ses agents l’accès au logement, a rappelé le ministre Abdoulaye Daouda Diallo lors de la signature de la convention-cadre.

Le cadre réglementaire régissant ce décret a connu plusieurs modifications. Celle de 2006 avait permis l’augmentation du montant du prêt passé de deux à cinq millions de francs CFA, et la prolongation du délai maximal de remboursement, de cinq à sept ans. Quant à celle de 2009, elle a autorisé l’octroi de prêts sans intérêt aux contractuels de l’enseignement général et technique.

A la date du 31 décembre 2020, les dossiers des prêts DMC en instance étaient au nombre de 38.000, pour un montant global de 152 milliards de francs CFA, a fait savoir le ministre des Finances et du Budget.

Le scandale miss Sénégal 2020 en vedette dans la presse

Les quotidiens sénégalais parvenus vendredi à APA traitent principalement de la polémique née des accusations de viol suivi de grossesse portées par la miss Sénégal 2020, Ndèye Fatima Dione.« Le label +miss Sénégal+ se démaquille », indique Walf Quotidien là où EnQuête souligne qu’il s’agit d’une « sale affaire ». En effet, la miss Sénégal 2020, Ndèye Fatima Dione, indique avoir été « violée » et qu’elle est mère d’un garçon de cinq mois dont elle ignore le père. D’après le journal, elle accuse le comité d’organisation de miss Sénégal de son viol suivi de grossesse.

Mais pour Amina Badiane, présidente de ce comité, « ses accusations ne sont pas fondées, car, si on te viole, c’est que tu l’as cherché ». Depuis cette sortie, elle est accusée de faire « l’apologie du viol », faisant que « l’auto-saisine du parquet se dessine », selon Libération.

En revanche, L’Observateur pointe « le +Je+ de cache-cache de miss 2020 » après son accusation de viol suivi de grossesse. Evoquant « les incohérences d’un récit double » et « la grosse bourde de Amina Badiane sur le viol », le journal se demande s’il s’agit d’une « omission volontaire ou oubli de la chronologie des évènements ».

Prenant prétexte de cette affaire, Vox Populi décrit « l’envers glauque du monde des reines de beauté » là où Le Quotidien présente le « Miss Sénégal 2020 dans un défilé de polémiques ».

Sur un autre sujet, l’ancienne présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Aminata Touré, appelle dans L’AS à « arrêter de jouer avec le feu ». Pour elle, « la politique, ce n’est pas le concours général d’invectives », ajoutant que « l’opposant Macky Sall n’a jamais proféré des propos déplacés ».

Ainsi, Sud Quotidien indique que « la société civile (entre) en action » pour la croisade contre la violence pré et post-électorale.

Le Quotidien titre sur « un autre cas », en l’occurrence le recours contre la candidature du magistrat Amadou Lamine Dieng, candidat aux élections locales de janvier prochain. Pour le journal, la Cour d’Appel de Kaolack (centre) est « saisie » là où l’autre magistrat Cheikh Issa Sall, candidat à la mairie de Mbour, est « entendu aujourd’hui ».

Sur l’élevage, le quotidien national Le Soleil souligne que « le premier recensement du cheptel (sera) bientôt lancé ».

En football, le quotidien Stades note que « le détonateur » Ismaila Sarr, deuxième joueur le plus décisif sous le sélectionneur Aliou Cissé, est le « fidèle lieutenant de Mané » en équipe nationale du Sénégal.

Côte d’Ivoire: rentrée solennelle du réseau des maîtres artisans le 25 novembre 2021

Le Réseau des maîtres artisans de Côte d’Ivoire (REMACI) tient son entrée solennelle le 25 novembre 2021, à Abidjan, a annoncé jeudi la présidente de l’organisation, Maferima Sylla, designer en accessoire de mode, lors d’une conférence de presse.

Cette rentrée solennelle du Réseau des maîtres artisans sera marquée par une remise de diplômes à 20 maîtres artisans ayant fait une formation sur l’entrepreneuriat et le système de gestion simplifié, a indiqué Mme Maferima Sylla.

La formation, tenue du 17 juillet au 1er août 2017, a été organisée par le ministère de la Promotion des PME, de l’artisanat et de la transformation du secteur informel, et l’Agence nationale de la formation professionnelle (Agefop) en collaboration avec le Bureau international du travail (BIT).

Selon Mme Sylla Maferima, c’est au terme de cette formation que les maîtres artisans, sélectionnés par le ministère en charge de Artisanat et de la Promotion des PME, ont décidé de se regrouper au sein d’un réseau.

Le réseau a pour mission principale de permettre à ses membres de vivre de leurs arts, de lutter contre la pauvreté, de renforcer et de resserrer les liens de fraternité avec pour focus la valorisation des produits artisanaux et la professionnalisation des acteurs du secteur.

L’auditorium de la Bibliothèque nationale, au Plateau, le centre des Affaires d’Abidjan, accueillera cet événement, placé sous le haut patronage de M. Félix Anoblé, le ministre de la Promotion des PME, de l’artisanat et de la transformation du secteur informel.

Mme Mariam Fadiga, le secrétaire exécutif du Comité de concertation Etat/secteur privé, est le parrain de cette cérémonie, qui enregistrera également la présence de Mme Chantal Fanny, vice-présidente du Sénat ivoirien.

Mme Diaby Massiamy, experte internationale en artisanat et design, qui soutient Mme Sylla Maferima dans son élan, depuis quelques années, a salué cette initiative car pour elle, « l’artisanat est un secteur pourvoyeur d’emplois » et qui devrait être encadré et structuré.

Des stylistes de renom, tels que Pathé’O, Cissé St Moïse, Gilles Touré, sont attendus à cette rentrée solennelle des maîtres artisans. Le REMACI envisage par ailleurs de créer un prix aux fins de récompenser des acteurs du secteur.

Afrique : des jeunes ruraux outillés en compétences numériques

Le programme « Codage pour l’emploi » initié par la Banque africaine de développement (Bad) va permettre aux ambassadeurs du numérique de bénéficier d’un programme intensif de formation de trois mois portant sur des compétences recherchées.Les jeunes des communautés rurales, où la connexion à Internet est limitée, sont les principales cibles de ce projet. Au total, ce sont plus de 500 adolescents ambassadeurs du numérique qui mèneront des actions d’encadrement par les pairs afin de développer les compétences numériques d’un plus grand nombre de jeunes africains.

Ces derniers seront formés sur des compétences recherchées comme la conception de sites internet, le marketing numérique, la communication, la gestion de projet, ainsi que sur des compétences comportementales axées sur l’esprit critique.

À l’issue de la formation, la Bad et Microsoft Philanthropies, son partenaire, fourniront aux diplômés des boîtes à outils et des ressources en matière de technologies de l’information et de la communication afin qu’ils dupliquent la même formation au sein de leurs communautés locales.

« Il est très important que nous nous appuyions sur le succès du programme Codage pour l’emploi pour étendre l’alphabétisation numérique à la base. Et
le modèle communautaire garantira l’autonomisation numérique des jeunes en milieu rural », a souligné la directrice du Département capital humain, jeunesse et développement des compétences à la Bad, Martha Phiri, citée par le communiqué parvenu jeudi à APA.

L’initiative des ambassadeurs du numérique s’inscrit dans la stratégie de la Banque visant à centrer ses investissements technologiques et numériques sur les jeunes et leur permettre de réaliser des transformations économiques et sociales à l’ère du numérique.

Le modèle utilisant l’approche entre pairs des ambassadeurs du numérique devrait attirer davantage de jeunes, car il offre une expérience d’apprentissage plus personnalisée.

Les candidats, âgés de 18 à 35 ans, doivent maîtriser l’anglais ou le français et être citoyens de la Côte d’Ivoire, du Kenya, du Nigeria ou du Sénégal. Codage pour l’emploi prévoit d’étendre le programme des ambassadeurs du numérique à d’autres pays après la phase pilote.

« Les jeunes d’aujourd’hui sont nos futurs dirigeants et entrepreneurs, c’est pourquoi il est si essentiel de leur donner les moyens d’acquérir les compétences numériques dont ils ont besoin pour contribuer de façon significative à l’économie numérique mondiale. Microsoft est honoré de s’associer à la Banque africaine de développement dans le cadre de son formidable programme Codage pour l’emploi », a déclaré la directrice régionale pour le Moyen-Orient et l’Afrique de Microsoft Philanthropies, Ghada Khalifa.

Les ambassadeurs du numérique recevront des bourses et auront accès aux centres de formation aux compétences numériques en Côte d’Ivoire, au Kenya, au Nigeria, au Sénégal et au Rwanda. Ils auront également accès à un réseau d’employeurs, de partenaires du secteur privé et de plateformes de travailleurs indépendants.

En collaboration avec des associations féminines, l’initiative des ambassadeurs du numérique de Codage pour l’emploi vise une participation d’au moins 50 % de femmes. Elle encourage vivement les femmes à intégrer le programme.

Codage pour l’emploi vise la création de plus de 9 millions d’emplois et veut atteindre 32 millions de jeunes et de femmes sur le continent. Le programme fait partie de l’initiative « Des emplois pour les jeunes en Afrique » de la Banque africaine de développement.