Réunion bilan de GMES et l’Afrique du 6 au 10 décembre 2021 à Abidjan

Le responsable du Programme spatial africain à la Commission de l’Union africaine (UA), Dr Tidiane Ouattara, a annoncé vendredi à Abidjan une réunion bilan de GMES et l’Afrique, du 6 au 10 décembre 2021.

Dr Tidiane Ouattara s’exprimait à la clôture de l’édition 2021 de la Conférence internationale des sciences géospatiales « AfricaGIS », tenue durant 5 jours autour du thème « Innovation et sciences géospatiales pour la croissance et le développement durable de l’Afrique ».  

GMES et l’Afrique est un programme conjoint de l’UA et l’Union européenne (UE). Il est financé par l’UE et vise à répondre aux besoins croissants des pays africains en matière d’accès et d’utilisation des données d’observation de la Terre (OT).

Lancé en novembre 2016, ce programme devrait durer quatre ans. Abidjan accueille cette réunion pour faire le bilan et projeter les actions à venir, un rendez-vous qui regroupera 400 à 500 participants. 

La Conférence internationale des sciences géospatiales « AfricaGIS » a été lancée en 1993. Au cours des 20 dernières années, elle a servi de plateforme pour réunir ces centaines de parties prenantes clés, des professionnels, des agences de développement et des acteurs étatiques. 

M. Guy-Richard Gnango, secrétaire général du Bureau national d’études techniques et de développement (Bnedt), représentant le directeur général de l’Agence publique, a clôturé AfricaGIS 2021. 

Cette conférence qui a regroupé plus de 400 experts venus du monde entier en dehors des experts au niveau local, a encouragé les autorités des différents pays africains à « mettre des budgets à la disposition du développement de tout ce qui est solution géospatiale ». 

Sur le continent, l’industrie spatiale africaine devrait générer plus de 10,24 milliards de dollars de revenus, soit 5120 milliards Fcfa d’ici à 2024. Ce chiffre comprend les services d’observation de la terre et des technologies géospatiales, les équipements et les services via le satellite.  

AfricaGIS est organisée tous les deux ans de manière tournante avec le soutien de l’ONU, de la Commission de l’Union africaine et de l’Union européenne. Abidjan, pays hôte, accueille cet événement après Kigali en 2019. 

La presse commente la sortie de Macky Sall sur le secret médical

L’appel lancé par le président Macky Sall pour la préservation du secret médical, alors qu’il posait hier vendredi la première pierre de la polyclinique de l’hôpital Principal de Dakar, fait les choux gras des quotidiens sénégalais de ce samedi. »Violation du secret médical : Macky Sall sermonne les médecins », renseigne L’As, là où Les Échos titre que « Macky Sall (est) en croisade contre la violation du secret médical ».

Dans ce journal, le chef de l’État affirme que « par peur de voir leurs dossiers médicaux se retrouver sur la place publique, certaines autorités quittent en catimini le pays pour un traitement médical à l’étranger ».

« Divulgation du secret médical : Les vérités de Macky Sall », renchérit EnQuête, à côté du Quotidien qui indique que « Macky dénonce la violation du secret médical », avant de s’exclamer : « Sévère diagnostic ! »

Dans le journal, le président Sall répète que la divulgation du secret médical pousse certains à aller se soigner à l’étranger, faisant dire à L’Observateur que « le personnel soignant est rappelé à l’ordre ».

Le quotidien national Le Soleil revient sur la pose de la première pierre de la polyclinique de l’hôpital Principal de Dakar et fait état d’un « joyau de 60 milliards de f cfa prêt dans 14 mois ».

L’infrastructure, explique le journal, qui sera dotée de 100 chambres avec des suites VIP permettra, selon Macky Sall, de réduire de façon significative, les évacuations sanitaires coûteuses.

Vox Populi reste sur la restauration annoncée du poste de Premier ministre et écrit que « Benno Bokk Yaakar (coalition présidentielle) en ligne de défense pour Macky ».

Cela fait dire à L’Info que « Benno lance la grande offensive » pour la restauration du poste de Premier ministre et contre les violences politiques.

« Retour du Premier ministre : La face cachée d’une réforme. L’équation de la perle rare », titre Walf Quotidien.

Informant que le front social est sous tension, nos confrères notent que le transport et l’éducation sont en zone de turbulence.

Pendant ce temps, Sud Quotidien traite de l’augmentation de 10% sur les pensions de retraite au Sénégal, annoncée hier par Macky Sall à la clôture de la 3e conférence sociale. « Macky puissance 10 », écrit le journal.

En attendant, L’Observateur constate une « peur sur les prix » des denrées de première nécessité et des matériaux de construction. Ce journal fait état d’une hausse exponentielle du fret maritime et de son impact sur le marché.

Golfe de Guinée : quatre pirates tués par la Marine danoise

Un échange de tirs entre les Forces armées danoises et des pirates s’est produit au large des côtes du Nigeria.Le Golfe de Guinée est un repaire de pirates. Face aux attaques récurrentes, les bateaux se font de plus en plus escorter dans cette zone stratégique pour le commerce mondial. La Marine danoise y patrouille.

Mercredi dernier, la frégate Esbern Snare du Danemark cherchait à arraisonner une embarcation de pirates au Sud du Nigeria. Ces derniers ont alors ouvert le feu. « Les soldats danois ont réagi en état de légitime défense et ont riposté aux tirs », a précisé la Marine danoise.

Dans ces échanges de tirs, « aucun soldat danois n’a été blessé, mais cinq pirates ont été touchés. Quatre d’entre eux sont morts. Un autre a été blessé », ont détaillé les Forces armées danoises.

L’embarcation des malfrats a coulé suite à la fusillade. « Les huit pirates ont été embarqués à bord du navire danois, où la personne grièvement blessée est soignée », a indiqué la source.

Selon un rapport du Bureau maritime international, 195 attaques de navires ont été enregistrées en 2020 dans le Golfe de Guinée. En outre, 130 des 135 enlèvements de marins dans le monde sont recensés, la même année, dans ces eaux.

Afrique : les Zones économiques spéciales à l’heure de la Zlecaf

L’Organisation des Zones économiques africaines (Aezo, sigle anglais) a tenu, jeudi à Accra, au Ghana, la 6e édition de sa réunion annuelle où le débat a surtout porté sur la compétitivité après l’entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf).À travers le thème « Connecter les zones économiques spéciales africaines aux chaînes de valeur mondiales à l’ère de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) », l’Organisation des Zones économiques africaines (Aezo, sigle anglais) a souligné la nécessité de s’adapter à la nouvelle donne.

Dans son discours, Ahmed Bennis, Secrétaire Général de l’Aezo, a soutenu que « le défi pour les Zones économiques spéciales
africaines ne consiste pas seulement à attirer des investisseurs ou de rejoindre des chaînes de valeur, mais aussi d’augmenter la valeur ajoutée créée localement ».

Lors de cette réunion, organisée avec la participation de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced), de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (Onudi) et de la Banque africaine de développement (Bad), des experts de haut niveau ont expliqué le « rôle stratégique » que doivent jouer les Zones économiques spéciales dans la nouvelle configuration du marché africain.

L’Organisation des zones économiques africaines a été fondée en novembre 2015 par Tanger Med Group en collaboration avec plusieurs autres zones économiques africaines. Cette structure dans laquelle siègent 42 pays africains vise à « favoriser le partage des connaissances, fournir une assistance stratégique et technique, se connecter au réseau d’affaires international et à promouvoir des modèles et des pratiques économiques durables en mettant l’accent sur la croissance et la prospérité ».

Le Sénégal passe en mode économie d’énergie

Le gouvernement mettra en œuvre un vaste programme de remplacement des lampes à incandescence par des ampoules basse consommation.Au Sénégal, l’avenir de l’éclairage domestique et professionnel se fera avec les ampoules LED diodes électroluminescentes. Le pays va déployer, dans les mois à venir, 4,4 millions d’unités destinées aux ménages, aux administrations et aux petits professionnels, a annoncé jeudi le Directeur Général de l’Agence pour l’Économie et la Maîtrise de l’Énergie (AEME), Saër Diop.

S’exprimant à l’occasion de l’atelier de partage et de lancement officiel de l’effectivité du décret 2017-1411 relatif à l’éclairage et de ses arrêtés d’application, M. Diop a fait savoir que cette transition est d’un « enjeu considérable pour le pays ».

En effet, a-t-il souligné, les économies annuelles d’énergie attendues de ce programme sont au moins de 88,1 MW de puissance de pointe et 184,4 GWh d’énergie. Cela correspond aux besoins énergétiques de près de 140.000 ménages, a-t-il informé.

Au plan financier, ce programme permettra d’économiser, d’après le DG de l’AEME, près de 15,7 milliards F CFA sur les coûts annuels de production d’électricité, de 44 à 82,8 milliards F CFA sur les investissements pour la construction de centrale selon la technologie adoptée. De même, 21,7 milliards F CFA seront économisés sur les dépenses annuelles en électricité.

De tels résultats ne pourront cependant être atteints si les matériels prohibés par le nouveau décret continuent d’entrer dans le pays et d’être commercialisés.

Ce décret, dont quatre arrêtés d’application ont été adoptés entre mars et juillet 2021, porte sur l’interdiction de l’importation, de la production et de la commercialisation au Sénégal des lampes à incandescence et la promotion des lampes à économie d’énergie.

Il prend des mesures plus restrictives sur l’importation et la commercialisation des ampoules à incandescence classiques et des lampes à incandescence halogènes ainsi que le contrôle qualité des lampes à économie d’énergie.

L’ensemble de ces nouvelles dispositions réglementaires doit être vulgarisé auprès de tous les acteurs pour leur bonne connaissance et application, a suggéré Saër Diop.

Pour ce faire, il a plaidé pour une forte collaboration entre les acteurs impliqués dans l’opérationnalisation de ces mesures et pour une sensibilisation des distributeurs, importateurs, producteurs et du grand public.

Nigeria : des activistes déclenchent l’alarme contre les VBG

Des figures féminines nigériane et onusienne insistent sur « l’urgence d’agir » contre les violences basées sur le genre (VBG) au plan mondial.À Abuja, la capitale nigériane, l’orange était la couleur la plus dominante le jeudi 25 novembre, correspondant à la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Ainsi, le code vestimentaire était parfaitement respecté jusqu’aux menus détails : de la broche fleur épinglée sur sa veste du Dr Natalia Kanem, Directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA, sigle en anglais), à l’écharpe de la Représentante résidente au Nigeria du bureau de ce fonds onusien, en passant par le foulard de la ministre des Affaires féminines du Nigeria, Pauline K. Tallen.

« L’orange a été adopté comme couleur pour la lutte contre la violence et l’égalité en raison de sa nature optimiste et éclatante. Il combine le jaune et le rouge pour susciter ce sentiment séduisant et énergique en donnant de l’espoir aux victimes et aux survivantes de violences », a expliqué Pauline K. Tallen, invitant l’assistance hétérogène à s’afficher avec ce signe pour se solidariser pendant les 16 jours de campagne dans le but d’intensifier le plaidoyer contre le phénomène.

« Joignez-vous à moi pour vous souvenir, aujourd’hui comme toujours, de ceux qui ont perdu la vie à cause d’une forme de violence ou d’une autre », a dit la ministre nigériane des Affaires féminines. Un appel suivi de l’observation d’une minute de silence en mémoire des femmes décédées sous la torture de tous genres.

Avec le soutien de l’UNFPA, cette campagne intitulée « Orange the world ; end violence Against Women Now », traduit par « orangez le monde ; mettre fin dès maintenant aux violences faites aux femmes », est lancée par des activistes de l’Institut international pour le leadership des femmes, le Women’s Global Leadership Institute.

« Pas de frontières pour les VBG »

Le choix du Nigeria pour organiser cette manifestation n’est pas fortuit. Ce pays ouest-africain, frappé depuis plusieurs années par l’insécurité notamment le jihadisme, fait face à de nombreux cas de violences basées sur le genre. En effet, les enlèvements de jeunes filles, souvent abusées sexuellement, y sont légion.

« La violence contre les femmes et les filles, comme nous l’avons entendu, est l’un des crimes les plus fréquents qui affectent la société humaine. C’est une violation des droits de l’Homme qui ne connaît pas de frontières, ni d’État, ni de nation. C’est en fait un fléau mondial. Et pourtant, dans le monde entier, une femme ou une fille sur trois subira des violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie, et il n’y a pas d’exception. Nous savons que nous aspirons à un monde d’égalité totale des sexes, c’est l’Afrique que nous voulons d’ici 2063 et c’est ce que les Objectifs de Développement Durable (ODD) ont promis de réaliser d’ici 2030 », a indiqué Dr Natalia Kanem, Directrice exécutive de l’UNFPA, non sans prier « avec force pour que la paix règne dans nos foyers et dans nos cœurs ».

La pandémie de Covid-19 a bouleversé l’équilibre d’une kyrielle de ménages où l’on n’hésite pas à passer ses nerfs sur les filles ou les femmes. Des enquêtes consultées par nos soins montrent l’augmentation des violences durant cette période. Cependant, les intervenants pensent que c’est « l’engagement de tous les acteurs et partenaires » qui permettra d’éliminer les violences faites aux femmes.

En marge de la cérémonie, la Directrice exécutive de l’UNFPA a présidé une cérémonie de remise de diplômes à douze jeunes femmes victimes de violences basées sur le genre. Elles avaient bénéficié de six mois de formation sur l’entrepreneuriat et les compétences de vie, à l’initiative de l’UNFPA et ses partenaires, dans le but de les autonomiser.

Côte d’Ivoire: partenariat LafargeHolcim et Neulandt pour implanter la 1ère usine mobile de murs préfabriqués en béton

Le cimentier LafargeHolcim Côte d’Ivoire et Neulandt ont procédé jeudi à Abidjan à la signature d’un protocole d’accord dans le cadre de l’implantation de la première usine mobile de murs préfabriqués en béton de Côte d’Ivoire.

LafargeHolcim Côte d’Ivoire, filiale ivoirienne du leader mondial Holcim,  présent sur le sol ivoirien grâce à son ciment Bélier, a été choisie par Neulandt, pour lui fournir le béton nécessaire à la production des murs préfabriqués qui sortiront bientôt de sa toute nouvelle usine mobile.

Neulandt, filiale du groupe mondial Umdasch, a annoncé le déploiement dès janvier 2022 d’une usine de production de murs préfabriqués en béton. L’entrée en production de cette unité dotée d’une capacité de production de 1000m² de murs par jour est prévue pour avril 2022.

« C’est l’équivalent du gros œuvre de 1000 maisons de 100m² par an », a souligné M. Richard Lorant, le directeur général de Neulandt, la nouvelle filiale ivoirienne du groupe Umdasch, mondialement connu pour sa marque DOKA, n°1 mondial de la technologie du béton et des coffrages.

Le groupe Umdash est, déjà, activement présent sur le territoire ivoirien, depuis la fourniture des coffrages pour la construction de la basilique de Yamoussoukro, jusqu’à ceux utilisés aujourd’hui pour la construction de la Tour F, au Plateau, le centre des Affaires d’Abidjan.

Avec ce partenariat, LafargeHolcim Côte d’Ivoire se hisse à la pointe de l’innovation avec la formulation et la production d’un béton aux caractéristiques uniques. Cette activité s’accompagne du développement d’un service contrôle qualité sur site, appuyé par l’expertise du groupe Holcim. 

« Nous sommes très heureux de prendre part à ce projet d’avant-garde, qui lance les jalons de l’industrialisation du secteur de la construction en Côte d’Ivoire. Nous bénéficions d’une expertise de renommée internationale au service d’un béton de qualité », s’est réjoui Rachid Yousry, le directeur général de LafargeHolcim Côte d’Ivoire.

« L’innovation est une partie intégrante de notre ADN, et nous le démontrons de nouveau avec la première offre de béton chantier ici en Côte d’ivoire », a-t-il dit, ajoutant que « ce projet permettra de promouvoir de nouvelles solutions techniques pour construire avec une productivité accrue, et aura un impact positif considérable sur le coût, les délais et la qualité des constructions ».

L’usine à venir, à la pointe de la technologie dans son domaine, est montable en un délai maximal de six semaines. Elle sera en mesure de fabriquer des murs de 8 à 20 centimètres d’épaisseur, avec un très faible impact environnemental.

Autant de facteurs qui, ajoutés au gain en coût, en temps et en qualité, contribueront significativement à rendre le logement plus accessible. Et ce, grâce à des applications smarts qu’offre Neulandt. 

Avec une capacité de production annuelle de 2.5 millions de tonnes par an, LafargeHolcim Côte d’Ivoire assure la distribution du ciment Bélier en Côte d’Ivoire et dans la sous-région ouest africaine. La filiale compte plus   de   200   points   de   vente dans le pays.

A travers son réseau de franchises Binastore, l’entreprise dispose également d’un service d’assistance client, et de contrôle qualité avec son Laboratoire mobile des applications ciment.

La Côte d’Ivoire définit des référentiels pour le pré-câblage des bâtiments en fibre optique

La direction générale de la Construction, de la maintenance et de l’architecture de Côte d’Ivoire et des experts du géant des Télécoms chinois, Huawei, définissent depuis mercredi à Abidjan, des référentiels pour le pré-câblage des bâtiments en fibre optique pour l’accès à un très haut débit dans le pays.

Les réflexions sont menées dans le cadre d’un atelier de restitution et de validation des référentiels techniques pour le pré-câblage des bâtiments en fibre optique pour l’accès au très haut débit en Côte d’Ivoire.

Ouvrant la session, le directeur général de la Construction, de la maintenance et de l’architecture, Augustin Messou Oi Messou, a situé les enjeux de ce projet et remercié le ministère ivoirien de l’Économie numérique, des télécommunications et de l’innovation pour sa pertinence. 

Depuis le lancement de ce projet, beaucoup a été fait, il s’agit de restituer et de valider des référentiels techniques pour la mise en œuvre d’un cadre normatif pour le pré-câblage des bâtiments et immeubles en fibre optique pour le très haut débit en Côte d’Ivoire, a dit M. Messou.

Pour sa part, M. Li Yungao, expert de la stratégie et de développement du large bande de Huawei Northern Africa, a souligné le rôle fondamental du pré-câblage de la fibre optique des bâtiments dans le maintien du développement économique national et de la stabilité sociale. 

Il a fait observer que « chaque augmentation de 10 points de pénétration du haut débit entraînera 5 points de croissance du PIB et chaque doublement de la bande passante augmente le PIB de 0,2 point de pourcentage ». 

Aujourd’hui, le haut débit domestique est devenu un nouveau point de croissance pour les opérateurs. M. Li Yungao a expliqué que le pré-câblage de la fibre optique est le pré-déploiement de toutes les installations de fibre optique y compris les salles d’équipement.  

Cela concerne également les lignes souterraines et aériennes dans les bâtiments, les boîtes de distribution pour les ménages, les boîtes d’accès de fibre optique dans les communautés. En Chine, les installations sont fournies par les propriétaires d’immeubles, mais en Côte d’Ivoire elles sont effectuées par les opérateurs. 

Selon l’expert chinois du large bande, M. Li Yungao, le pre-câblage permet aux propriétaires d’immeubles d’avoir accès au haut débit. En outre, les opérateurs peuvent économiser 20% de leurs investissements.  

Huawei intervient dans ce projet en tant que partenaire technique du ministère ivoirien de l’Économie numérique, des télécommunications et de l’innovation dans ce projet qui est piloté par un Comité interministériel.

Durant sept jours, la direction générale de la Construction, de la maintenance et de l’architecture de Côte d’Ivoire et les experts du géant des Télécoms chinois élaboreront une matrice pour le pré-câblage des bâtiments et immeubles en fibre optique pour le très haut débit en Côte d’Ivoire.

L’objectif de ce  projet est de mettre en place des référentiels qui vont faire office de cahier de charges et de guide pour les travaux de pré-câblage au niveau de la construction des bâtiments et immeubles en vue de la pose de la fibre optique. 

La Côte d’Ivoire affiche un taux de pénétration de moins de 1% au niveau du large bande et du haut débit, ce qui est très insuffisant. Pour ce faire, le gouvernement a décidé de booster la pénétration du large bande pour accroître le raccordement de toutes les localités du pays.

Sénégal : le débat sur la restauration du poste de PM à la Une

Les quotidiens sénégalais parvenus vendredi à APA alimentent le débat sur la restauration du poste de Premier ministre.Primature, « le casting est lancé » titre Walf Quotidien à sa Une. Le journal donne les profils et les noms qui se dégagent avec les photos d’Amadou Bâ, Aminata Touré, Mouhamadou Makhtar Cissé à l’intérieur du journal.

Pour EnQuête, Macky Sall s’est lancé dans des « calculs » en restaurant le poste de Premier ministre. Ismaïla Madior Fall dans le même journal, estime que « tout ne doit pas tomber sur le président, il doit y avoir une sorte de fusible ». Abdoulaye Cissé, journaliste chroniqueur soutient de son coté, qu’en décidant de supprimer le poste en 2019, « Macky Sall visait à brimer les appétits autour de sa succession ».

Seydou Guèye dans Vox Populi donne les vraies raisons de la résurrection du poste de Premier ministre avec comme argument l’agenda « surbooké » du président. Un argument battu en brèche par Moussa Taye, conseiller politique et porte-parole de l’opposant de Khalifa Sall qui parle « d’errance politique » en évoquant ce rétropédalage

L’Alliance pour la République et le Gouvernement assurent le service après-vente (SAV) après la restauration du poste de Premier ministre indique L’AS. Pendant que l’APR bénit la mesure, Oumar Guèye, porte-parole du gouvernement, soutient qu’il n’y pas point de tâtonnement.

L’Observateur pour sa part consacre un dossier sur le « futur PM ». Un aperçu du profil est décliné dans les colonnes du journal qui peint le futur Premier ministre comme un « homme consensuel, transversal et politique ». Macky Sall a désormais le choix entre nommer le futur PM avant les élections locales du 23 janvier ou après ces joutes.

Pour Le Quotidien, la « pression (est) maximale » sur les potentiels successeurs. Le journal estime que Macky Sall met une pression sur son candidat à la ville de Dakar pour les Locales, Abdoulaye Diouf Sarr. Une défaite rebattra les cartes et Macky Sall cherchera d’autres profils pour l’emploi.

Sud Quotidien donne la parole aux « droits-de-l’hommiste en mode procès » sur les dernières décisions du conseil supérieur de la magistrature. Seydi Gassama, directeur exécutif international Sénégal estime que la « justice n’est pas une réalité au Sénégal aujourd’hui ». Son collègue, Alassane Seck, secrétaire exécutif de la Ligue sénégalais des droits de l’homme (LSDH) embouche la même trompette : « la justice n’est pas indépendante ».

Dans Le Soleil, il est question de justice mais pour les femmes. « Que cesse la loi du silence » lance le président Mack Sall sur les violences faites aux filles et femmes. Selon le président de la République présent à Kinshasa sur la première conférence des chefs d’Etat sur la « masculinité positive », « il n’est pas acceptable que la moitié de l’humanité continue de subir de tels traitements au 21ème siècle »

Stades fait un focus sur le portier des Lions du Sénégal. Entre racisme, manque de respect, injustice, le journal met en lumière Edouard Mendy de Chelsea, des « gants qui dérangent en Europe ».

Ouest-ivoirien: la ferme piscicole de Dompleu produit 15 000 alevins

La ferme piscicole de Dompleu, dans l’extrême ouest-ivoirien est à nouveau opérationnelle avec une production mensuelle de 15 000 alevins, soit 20% de sa capacité de production.

Pillée durant la crise de 2002, cette ferme piscicole de Dompleu, spécialisée en alevinage a été éhabilitée par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans le cadre du projet d’appui à l’autonomisation des personnes vulnérables dans les régions du Cavally, de Guemon et du Tonkpi.

« La ferme de Dompleu est aujourd’hui opérationnelle à 20% de sa capacité de production en produisant plus 15 mille alevins par mois », rapporte une note d’information de la FAO transmise à APA.

Selon les prévisions, la réhabilitation de l’ensemble des étangs permettra la production de 50 mille alevins par mois à travers la technique de l’inversion hormonale. Cette technique selon Kesse Gbeta, expert en production halieutique à la FAO, consiste en la reproduction de poissons entièrement mâles. Ce qui permet aux poissons d’atteindre la taille commerciale optimale en moins de temps.

Cette forte production d’alevins pourra ensuite alimenter l’ensemble des fermes piscicole de la région avec pour objectif de satisfaire à moyen terme, la demande nationale en produit halieutique particulièrement pour le tilapia.

En vue d’assurer la pérennité de ce projet et relancer la filière piscicole depuis la station de Dompleu, le ministre ivoirien des ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, répondant à l’invitation de Samy Gaiji, Représentant de la FAO en Côte d’Ivoire s’est rendu sur le site, mardi, en vue d’apprécier les acquis du projet.

« Je suis impressionné et satisfait du travail remarquable de la FAO qui nous apporte son expertise technique en vue d’accroitre notre production nationale en produits halieutiques particulièrement pour le poisson », a déclaré le ministre.

« Soyez rassurés de l’engagement de mon département ministériel à assurer le suivi de ce projet car nous avons pour défi, d’assurer la souveraineté alimentaire de notre pays sur des produits de grande consommation dont le poisson » a-t-il promis.

Au regard des résultats satisfaisants produits par ce projet, M. Samy Gaiji, Représentant de la FAO en Côte d’Ivoire promet accroitre l’intervention de son institution en appui aux efforts du gouvernement sur le chantier de la souveraineté alimentaire.

Dans la même dynamique, la station de Dompleu ainsi que deux groupements agricoles de la région du Tonkpi ont été équipés en tricycle pour faciliter le transport des aliments, des alevins et des poissions. Ces engins ont été remis, mercredi, par le Représentant de la FAO.

Sur le terrain, les bénéficiaires du projet ne manquent pas d’exprimer leur reconnaissance à la FAO.

« Après la crise de 2002, l’activité piscicole était à l’arrêt dans notre région. En 2020, la Fao, dans le cadre d’un projet aux personnes vulnérables nous a aidé à la relance de notre activité. Aujourd’hui nous pouvons vendre des poissons de 500 grammes en 5 ou 6 mois. Notre activité nous permet aujourd’hui d’avoir une autonomie financière » a témoigné Mahan Jean, Président régional des pisciculteurs de Man.

 Pour Oulai Blah Pierre, l’un des bénéficiaires, ce projet est à saluer. « Nous avions d’énormes difficultés à l’époque. Je ne parvenais pas à joindre les deux bouts. Avec l’avènement de ce projet mis en œuvre par la FAO et qui permet de relancer notre secteur d’activité, j’ai retrouvé ma dignité car j’arrive maintenant à me prendre en charge » a-t-il expliqué.

Des certificats en nutrition pédiatrique décernés à 35 médecins ivoiriens

Des certificats en nutrition pédiatrique ont été décernés, jeudi à Abidjan, à 35 médecins à la suite d’une formation en partenariat avec l’Université de Boston, aux États-Unis.

Ces parchemins ont été remis par l’Institut Nestlé nutrition à ces médecins à l’occasion d’un symposium scientifique du Programme Post-Universitaire de Nutrition de la prestigieuse université de Boston, communément appelé « PGPN ».

Selon le directeur général de Nestlé Côte d’Ivoire, Thomas Caso, ce programme a débuté en Côte d’Ivoire en 2017. A ce jour, 185 professionnels de la santé, issus du secteur public et privé ont pu bénéficier des bourses offertes par l’Institut Nestlé Nutrition.

Cette formation vise à renforcer les connaissances des professionnels en matière de nutrition pédiatrique et faire progresser la science de la nutrition, à bâtir sa compréhension aujourd’hui pour façonner l’innovation demain, à travers l’information.

Les chiffres officiels révèlent qu’en Côte d’Ivoire, un enfant en âge préscolaire sur trois souffre de malnutrition, et sept enfants sur dix souffrent d’anémie. Le taux de mortalité des enfants en dessous de 5 ans est de : 108%.

« A travers cette initiative, nous espérons ainsi pouvoir contribuer à doter les professionnels de santé en compétences supplémentaires pour une meilleure prise en charge nutritionnelle des jeunes patients et une amélioration des indicateurs de santé et de nutrition », a dit M. Thomas Caso.

Il a remercié « chaleureusement le Professeur Dick Amon Tanoh et à travers elle la Société Ivoirienne de Pédiatrie, ainsi que la Société Ivoirienne de Nutrition pour leur support » dans cette formation opérée en ligne.

« Notre vœu le plus cher est que dans vos structures de santé respectives, vous puissiez partager avec vos confrères, les connaissances et compétences acquises pour améliorer la nutrition, la santé et le bien-être des enfants en Côte d’Ivoire », a-t-il déclaré.

Au terme de ce symposium, ces 35 récipiendaires qui ont suivi avec succès 7 mois de formation, ont été célébrés. Le porte-parole des récipiendaires, Lavodrama Coffi a traduit la gratitude des bénéficiaires de ce programme pour ces certificats post-universitaires en nutrition pédiatrique.

Au-delà du renforcement des capacités, Mme Lavodrama Coffi a fait savoir qu’ils ont appris de façon approfondie des connaissances sur les différents produits en matière de nutrition, ce qui les permettrait d’aider les parents dont les enfants ont des problèmes liés à la nutrition.

Ces deux actions viennent renforcer l’engagement de l’Institut de ce géant agroalimentaire dans le renforcement des compétences des professionnels de la santé à travers des formations continues et la recherche en nutrition infantile.

L’Institut, en tant qu’organisation éducative à but non lucratif, a pour principale mission de contribuer à donner vie à la science de la nutrition à travers l’information, la formation continue des professionnels de la santé et le soutien de la recherche dans le domaine de la Nutrition infantile.

Il a initié en collaboration avec l’Université de Boston, un programme post-universitaire en nutrition pédiatrique, appelé PGPN (Post Graduate Program in Nutrition), et adressé aux professionnels de la santé.

Plus de 1000 médecins à travers une quinzaine de pays africains francophones ont pu  bénéficier du PGPN, de 2016 à 2021. En Côte d’Ivoire, le programme est à sa quatrième  promotion depuis 2017.

Côte d’Ivoire: seulement 12,3% d’établissements scolaires inspectés

Seulement 12,3% d’établissements scolaires en Côte d’Ivoire ont pu être inspectés au cours de l’année scolaire écoulée.

Ce faible taux d’inspection des établissements scolaires a été déploré par la ministre de l’Éducation nationale et de l’alphabétisation, le Professeur Mariatou Koné lors d’un échange  avec les inspecteurs de l’enseignement primaire et préscolaire (IEP).

Cette tribune d’échanges qui s’inscrit dans la dynamique des rencontres qu’elle a initiées avec tous les acteurs du système éducatif, dès sa prise de fonction, a permis de faire un tour d’horizons des différentes préoccupations et doléances de la corporation des inspecteurs, rapporte le service de communication du ministère dans une note d’information.

Le professeur Mariatou Koné a touché du doigt, « les manquements qui minent la qualité du rendement de la corporation ».

A titre d’illustration, souligne cette note d’information, « elle a indiqué que seulement 35% des établissements scolaires ont pu être visités au cours de l’année scolaire écoulée et 12,3% d’établissements ont pu être inspectés ».

« Elle a dénoncé également de nombreux manquements, à savoir, la présence à titre commercial des documents dans les établissements, les levées intempestives de cotisations imposées aux écoles, l’abus d’autorité de certains inspecteurs, le redéploiement irrationnel des enseignants-maîtres, ce qui crée de graves disparités et impacte sérieusement la qualité du système éducatif », ajoute la note.

La ministre a  invité les éventuels auteurs à rompre avec les pratiques qui portent atteinte à la qualité du système et l’honorabilité de la corporation.

Elle s’est engagée à améliorer progressivement leurs conditions de travail en tenant compte des ressources budgétaires allouées et disponibles, afin de leur permettre de jouer pleinement leur rôle d’encadrement et d’inspection sur le terrain.

 Parmi les promesses faites, figurent notamment l’examen d’un projet de création de nouvelles inspections et la dotation d’inspecteurs en matériel de mobilités.

Auparavant, le porte-parole des IEP, l’Inspecteur Gorges Dogbo a remercié la ministre pour le respect de la parole donnée et la sollicitude dont elle fait montre dans le traitement des diligences des acteurs directs du monde éducatif.

Dans son adresse, plusieurs doléances ont été présentées à la ministre. Il s’agit notamment de la revalorisation de l’indemnité de leur fonction, la création de nouvelles circonscriptions d’inspection, la mise à disposition à temps des fonds de l’État affectés pour la prise en compte des frais COGES (Comité de gestion des établissements scolaires).

Coopération ivoiro-turque: 2 patients opérés de la scoliose à Tiassalé

Deux patients, respectivement âgés de 13 ans et 16 ans, ont été opérées depuis 48h de la scoliose, une maladie déformant la colonne vertébrale, dans un hôpital à Tiassalé (Sud), dans le cadre de la coopération ivoiro-turque.

Cette intervention a eu lieu dans le cadre d’une mission de chirurgie de la scoliose organisée par le groupe hospitalier turque Memorial à travers Vitalis Santé, une société de gestion de santé opérant en Côte d’Ivoire, et la Société ivoirienne de neurochirurgie.

L’hôpital Saint-Jean Baptiste de Bodo de Tiassalé a servi de cadre pour cette mission de chirurgie de la scoliose. Les opérations faites, mardi et mercredi, ont été effectuées par un pool d’experts ivoiriens et turques.

Le professeur ivoirien Adérehime Haidara, président de l’Association de chirurgie d’Afrique Francophone (ACAF), et son homologue Prof. Dominique N’Dri-Oka (spécialiste en anatomie et biomécanique) ont pris part aux opérations avec le Prof turque Onur Yaman.

A l’occasion d’une présentation des résultats, jeudi à Abidjan, il ressort que l’une des deux patientes n’a pas parfaitement réagi, ce qui commande une autre intervention dans quelques semaines. 

Les deux sujets seront suivis et d’autres s’ajouteront pour des opérations chirurgicales. Selon le professeur Haidara, la scoliose est une maladie qui touche beaucoup les enfants notamment les filles, allant jusqu’à la paralysie.

Le groupe hospitalier turque Memorial qui reçoit, à en croire sa responsable marketing, Ouissal Samlali, deux millions de patients étrangers par an, veut avec des compétences locales offrir des soins pointus aux malades.

Cependant, pour les interventions chirurgicales de la scoliose, la Côte d’Ivoire ne dispose pas l’appareil de monitoring médulaire pour les opérations. Seule un hôpital en dispose dans le pays. Cet équipement permet la surveillance des signaux dans la moelle épinière lors de l’opération.

« Aucun service public n’a cet appareil », affirme le professeur Haidara, qui plaide pour que l’Etat ivoirien en acquiert. Le groupe hospitalier turque a fait venir cet outil qui pourrait être cédé à la Société ivoirienne de neurologie. 

La représentante de l’ambassadeur de la Turquie en Côte d’Ivoire, Ecem Cicek, s’est réjouie de ce que Vitalis, représentant du groupe hospitalier turque offre la possibilité aux populations locales de bénéficier de soins de qualité répondant aux standards internationaux. 

Cette première mission de chirurgie de la scoliose a permis à ces deux adolescentes, sur une vingtaine en attente, de bénéficier de cette opération grâce à l’appui de l’ambassade de la Turquie qui veut accompagner l’Etat ivoirien en matière de santé. 

Côte d’Ivoire: des assises nationales pour « prévenir » les conflits sur le foncier rural

Des assises nationales sur le foncier rural en Côte d’Ivoire ont été ouvertes jeudi autour du thème de « L’exploitation minière et le domaine foncier rural », en vue de « prévenir » les conflits liés à l’exploitation des terres en campagne.

Ces assises qui se déroulent sur deux jours sont une initiative conjointe de l’ONG Inades-Formation, du Laboratoire Juridique du Foncier de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké (LAJFO UAO) et de la Plateforme Alerte-Foncier.

M. Mathias Koffi, représentant le directeur général de l’Agence foncière rurale (AFOR), Bamba Cheick Daniel, a procédé à l’ouverture des travaux, devant un parterre de personnalités comprenant des acteurs du monde rural.

L’histoire de notre pays, dira-t-il, révèle que les crises sociopolitiques successives vécues au cours des deux dernières décennies ont toutes tourné autour de la question foncière et ce malgré l’existence de la loi de 1998 relative au domaine foncier rural.

Cette loi, votée à l’unanimité par les députés, toutes tendances confondues, visait principalement à prévenir les conflits fonciers qui ont tant contribué à fragiliser le tissu social avec pour conséquences de graves conflits intercommunautaires.

Pour prévenir et régler durablement ces conflits fonciers, le président Alassane Ouattara a créé en août 2016 une agence spécialement dédiée à cette question: l’Agence foncière rurale, en abrégé « AFOR ».

Des experts, venus de divers horizons vont faire des réflexions qui contribueront au  débat citoyen sur les problématiques et les dynamiques foncières rurales en  lien avec l’exploitation minière.

Les échanges visent à décloisonner le foncier rural et l’exploitation des mines afin  de les associer aux enjeux nationaux de cohésion sociale en vue d’aider les  autorités politiques à mieux réguler la question.

Ces travaux s’inscrivent dans une perspective pluridisciplinaire (juridique, sociologique, économique, géographique, historique, anthropologique, etc. )  et une démarche à la fois théorique et empirique.

Le secrétaire général de Inades-Formation, Sena Adessou, a soutenu qu’en « adoptant une approche globale des questions financières, on crée une opportunité de promouvoir la réforme systémique de la gouvernance et le respect des droits fonciers et des ressources ».

La multifonctionnalité reconnue à la terre en a fait de tous temps, l’objet de nombreuses convoitises. Dans les pays agricoles, elle constitue la  source principale de richesse aussi bien pour l’État que pour les personnes privées.

Dès lors, naît une compétition pour l’acquisition ou le contrôle de cette source de richesses et les conséquences qui en découlent. En Côte d’Ivoire, l’État ivoirien s’est doté de la loi n°98-750 du 23 décembre 1998 relative  au Domaine foncier rural qui prend en compte les droits coutumiers, dans la procédure d’appropriation foncière.

L’objectif de cette loi est de sécuriser les droits et les transactions se réalisant dans le domaine foncier rural. En dépit de ces efforts, des activités particulièrement importantes pour  l’économie ivoirienne comme l’agriculture et l’exploitation minière peinent  pourtant à s’exercer dans un environnement serein.

En compétition, chaque secteur impacte d’une manière particulière le domaine foncier rural. Toutefois, c’est l’activité minière qui, assurément, se révèle la plus inquiétante, s’inquiète l’ONG Inades-Formation.

Remplaçant, l’agriculture partout où celle-ci se révèle quelque peu défaillante, l’exploitation minière licite ou clandestine entraîne des bouleversements environnementaux et sociétaux sans commune mesure avec l’agriculture qu’elle tend pourtant à concurrencer.

Impactant durablement la qualité du sol, de l’eau et même de l’air, l’exploitation minière s’impose de plus en plus dans le domaine foncier rural comme une activité majeure, augmentant conséquemment la pression foncière et les conflits qui en découlent.

Côte d’Ivoire: le recensement de la population prorogé

Le ministre ivoirien du Plan et du développement, Kaba Nialé a annoncé jeudi une prorogation de l’opération de Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH 2021) qui se poursuivra au-delà du 28 pour s’achever le 7 décembre 2021.

« Pour permettre à toute la population de se faire recenser, le président de la République Alassane Ouattara a autorisé une période de ratissage de 9 jours. Ainsi, l’opération de dénombrement va se poursuivre au-delà du 28 novembre pour s’achever le 7 décembre 2021 », a dit Mme Kaba Nialé dans une déclaration. 

Elle appelé à la mobilisation citoyenne de tous, notamment les populations ivoiriennes et étrangères à se disposer pour la prise en compte de toutes les personnes vivant dans le pays. Pour ce faire, une flexibilité a été demandée aux agents dans leurs horaires de travail.

L’opération de recensement devrait se tenir du 8 au 28 novembre 2021, soit durant trois semaines. Cette prorogation vient pousser la période de dénombrement des populations et des habitats à un moins. 

Le bilan à quelques jours de la fin de l’opération ressort que « des ménages n’ont pas encore été visités par les agents recenseurs; et des populations entières ne sont toujours pas recensées », a souligné Mme Kaba Nialé.

Le taux moyen d’achèvement du dénombrement qui représente la proportion de la population effectivement recensées par rapport à la population attendue est estimée à 47% sur la base des informations enregistrées sur le serveur central à la date du 25 novembre à 11h30.

Selon elle, cette statistique « n’inclut pas les données collectées par les agents recenseurs dans les villages et campements où il n’y a pas de réseau téléphonique ». Le système informatique signale que les recensements opérés dans environ 10% des zones de dénombrement n’ont pas été déversés au moins une fois dans la base. 

Par ailleurs, des données de certaines zones de dénombrement ont pu être déversées dans la base au moins une fois, sans être actualisés. De ce fait, « le taux d’achèvement de l’opération est raisonnablement au delà de 50% ».

« Cette opération est bien partie. Elle est bien partie, parce que les problèmes ont été clairement identifiés et nous nous attelons à les résoudre » », a assuré Mme Kaba Nialé, ajoutant que certaines régions sont autour de 65% de taux d’achèvement, citant la Bagoué, le Bélier, le Bounkani, le Gbèkê, le Poro et le Tchologo. 

L’opération a démarré le 8 novembre par la numérotation des bâtiments et logements pour une durée de trois jours. Les agents recenseurs ont démarré l’administration du questionnaire à partir du 11 novembre 2021.

Cette étape, la plus importante du processus, s’est déroulée dans un contexte marqué par certaines difficultés, entre autres la réticence de certains ménages à se faire recenser notamment dans les quartiers huppés d’Abidjan et des villages du District.

L’on note également la réticence de certaines communautés étrangères à se faire recenser, des difficultés d’accès à certaines localités en raison de la pluviométrie et des opérations de déguerpissement, a indiqué le ministre ivoirien du Plan et du développement. 

Gambie : exhumer le passé pour penser le futur

Le Rapport de la Commission Vérité, Réconciliation et Réparations, remis ce jeudi au président Adama Barrow, est censé panser les plaies de la dictature de Yaya Jammeh.La Gambie n’a pas définitivement tourné la page des 22 années de pouvoir de Yaya Jammeh. La Commission Vérité, Réconciliation et Réparations (TRRC, sigle en anglais) a noté durant cette période des violations flagrantes des droits humains.

En deux ans d’enquête, la TRRC a passé à la loupe nombre de faits commis entre le 22 juillet 1994, date de la prise du pouvoir de Jammeh à la suite d’un coup d’Etat, et son départ de la présidence en janvier 2017.

Au cours des audiences publiques de la Commission Vérité, Réconciliation et Réparations, près de 400 personnes ont comparu : victimes, auteurs présumés d’actes répréhensibles mais aussi des témoins dont certains se trouvent maintenant en dehors du pays.

À la barre, les témoignages ont mis en évidence la froideur du régime de Yaya Jammeh avec des tortures, des viols, des meurtres et des disparitions forcées. La sale besogne porterait la signature des Junglers composés notamment de tueurs à gages. Ces agents rompus à la tâche auraient entre autres massacré en Gambie 44 migrants ouest-africains.

Depuis sa chute, Yaya Jammeh vit en exil en Guinée équatoriale. La Commission Vérité, Réconciliation et Réparations, née d’une loi votée par l’Assemblée nationale, a été chargée d’enquêter et d’établir « un dossier historique impartial sur les violations des droits de l’Homme, mais aussi d’envisager des réparations pour les victimes, de promouvoir la réconciliation et la non-récurrence ».

Les familles des victimes réclament justice mais le rapport de la TRRC atterrit entre les mains d’Adama Barrow à un peu plus d’une semaine de l’élection présidentielle. Le président sortant, qui brigue un second mandat, s’est allié avec le parti de Yaya Jammeh. Quid alors des recommandations de la Commission Vérité, Réconciliation et Réparations ?

Covid-19 : peu de professionnels de la santé vaccinés en Afrique (OMS)

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime que ces travailleurs de la santé s’exposent dangereusement aux formes graves de la Covid-19.En Afrique, 73 % des professionnels de la santé ne sont toujours pas entièrement vaccinés contre le coronavirus. Dans un communiqué, reçu jeudi à APA, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en déduit que l’essentiel du personnel de santé sur le continent noir, en première ligne contre la pandémie, est sans protection.

Les données analysées de 25 pays montrent, en effet, que 1,3 million de professionnels de la santé ont été entièrement vaccinés depuis mars 2021. En outre, seuls six pays ont atteint une couverture vaccinale supérieure à plus de 90 % chez cette catégorie, alors que neuf pays ont entièrement vacciné moins de 40 % de leur personnel de santé.

Cette situation contraste avec les résultats d’une récente étude mondiale réalisée par l’OMS et portant sur 22 pays principalement à revenu élevé. Cette recherche montre que plus de 80 % du personnel soignant de ces Etats sont entièrement vaccinés.

Pourtant, rappelle l’OMS, tous les pays africains ont donné la priorité aux travailleurs de la santé dans leurs plans de vaccination. Mais, explique-t-elle, la faible couverture résulte probablement de la disponibilité limitée des services de vaccination, en particulier dans les zones rurales, associée à une réticence à se faire vacciner.

Par ailleurs, poursuit l’OMS, des études récentes ont révélé que seulement environ 40 % des professionnels de la santé avaient l’intention de se faire vacciner contre la Covid-19 au Ghana. Pour l’Éthiopie, ce taux est inférieur à 50 %.

A en croire l’Organisation Mondiale de la Santé, les préoccupations au sujet de l’innocuité des vaccins et des effets secondaires indésirables figurent parmi les raisons principales de ce retard vaccinal.

« Le vaccin contre la Covid-19 figure parmi les prouesses scientifiques exceptionnelles de l’humanité. En Afrique, nous surmontons progressivement les problèmes d’approvisionnement en doses de vaccin. Ce n’est pas le moment de laisser la méfiance à l’égard des vaccins nous mettre des bâtons dans les roues », a déclaré la Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, Dr Matshidiso Moeti, citée dans le document.

En outre, l’organisme onusien révèle qu’il ressort des données qu’il a reçues des pays africains que, depuis mars 2020, plus de 150.400 professionnels de la santé (2,6 % de tout le personnel en Afrique) ont contracté la Covid-19, soit 2,5 % de tous les cas confirmés sur le continent. Cinq pays concentrent près de 70 % de toutes ces infections : l’Afrique du Sud, l’Algérie, le Ghana, le Kenya et le Zimbabwe.

Cela fait dire à Matshidiso Moeti que « tant que nos médecins, notre personnel infirmier et les autres intervenants en première ligne ne seront pas pleinement protégés, nous risquons d’essuyer des revers dans nos efforts visant à enrayer cette maladie. Nous devons veiller à ce que nos établissements de santé soient des environnements de travail sans danger ».

Il est donc primordial, selon l’OMS, que les travailleurs de la santé bénéficient d’une forte couverture vaccinale, non seulement pour leur propre protection, mais aussi pour la protection de leurs patients, et pour que les systèmes de santé continuent de fonctionner en période d’extrême nécessité. Ceux-ci sont des sources d’information essentielles pour la population et leurs attitudes peuvent influer sur le recours à la vaccination, a-t-elle fait savoir.

La pénurie de personnel de santé en Afrique est aiguë et profonde, et seul un pays de la Région dispose de l’effectif sanitaire requis (soit 10,9 professionnels de la santé pour 1000 habitants) afin d’assurer les services de santé essentiels, soutient l’Organisation Mondiale de la Santé.

Elle ajoute que seize pays du continent comptent moins d’un professionnel de la santé pour 1000 habitants. Toute perte de ces travailleurs essentiels à cause d’une infection par la Covid-19 ou des suites d’un décès lié à la pandémie a donc des conséquences lourdes sur la capacité de prestation des services, avertit l’OMS.

Après presque quatre mois d’une baisse soutenue, le nombre de cas de Covid-19 dans la population générale s’est stabilisé en Afrique. Pour la première fois depuis le pic de la troisième vague en août dernier, le nombre de contaminations a augmenté en Afrique australe, bondissant de 48 % au cours de la semaine qui s’est achevée le 21 novembre par rapport à la précédente.

Le risque d’infection du personnel de santé augmente chaque fois que le nombre de cas est en hausse. Ce schéma a été observé au cours des trois précédentes vagues de la pandémie. Avec une quatrième vague qui devrait survenir après la période des voyages de fin d’année, le personnel soignant sera encore confronté à des risques de contamination dans un contexte marqué par une faible couverture vaccinale.

À ce jour, plus de 227 millions de doses de vaccin ont été administrées en Afrique. Dans les 39 pays ayant fourni des données, le personnel de santé a reçu 3,9 millions de doses.

« Compte tenu de la recrudescence des cas en Afrique à laquelle on peut s’attendre après les fêtes de fin d’année, les pays doivent de toute urgence accélérer le déploiement des vaccins auprès du personnel de santé », conseille Dr Moeti.

En soutenant les efforts nationaux visant à accroître la vaccination du personnel de santé, l’OMS dit coordonner des formations et un dialogue sur l’innocuité et l’efficacité des vaccins afin de dissiper les doutes ou d’en finir avec les idées reçues sur les vaccins anti-Covid, et préconise une communication ouverte et honnête sur les avantages et les effets secondaires de la vaccination.

Sénégal : le retour du poste de Premier ministre à la Une

Les quotidiens sénégalais parvenus jeudi à APA, sont largement revenus sur la restauration annoncée du poste de Premier ministre lors du conseil des ministres mercredi.« Macky Sall rétablit le poste de Premier ministre en fast track (en procédure accélérée) » titre L’AS. Le journal parle d’un « rétropédalage institutionnel après la suppression du poste de 2019».

Pour Le Quotidien, « Macky Sall retourne en arrière » en restaurant le poste de Premier ministre. Un projet de loi a été adopté hier (mercredi) en conseil des ministres et sera soumis à l’Assemblée nationale.

Face à l’échec du fast track, Macky Sall annonce le retour du poste de PM titre le Témoin. Le journal raille le « un pas en avant, deux pas en arrière » de Macky Sall. Une décision qui fait dire à EnQuête que les « pressions de la realpolitik » ont eu raison de Maky Sall. La suppression du poste du Premier ministre, ajoute le journal, était une « mauvaise décision et le Président s’en est rendu compte ».

Alors « pourquoi Macky déterre le poste de Premier ministre » s’interroge Vox Populi. Avec ce projet de révision de la Constitution, le chef de l’Etat veut se « décharger de ses pouvoirs pour ne plus avoir à incarner à lui tout seul l’exécutif », renseigne le journal.

Ainsi Sud Quotidien explique qu’en réintroduisant le poste de PM, « Macky (Sall) remet son fusible ». A deux ans de la présidentielle de 2024, « les supputations vont encore aller bon train sur la succession de Macky Sall qui se refugie dans son « ni oui, ni non ».

Walf Quotidien constate un virage à 180 degrés de « Macky Sall (qui) fait preuve d’un aveu d’échec ». Ce revirement renseigne le canard « sur la précipitation dans la prise de décisions à fortes implications politico-institutionnelles ».

Supprimé en 2019, « vers un retour du poste de Premier ministre » annonce Le Soleil avec une révision en vue de la Constitution. Pour L’Observateur, « Macky Sall casse son je » en restaurant le poste de PM. Le journal revient sur les raisons invoquées pour la restauration du poste avec un agenda surtout diplomatique chargé du président à cumuler avec le quotidien du gouvernement.

Cette décision devrait entraîner dans un proche avenir la dissolution du gouvernement selon le Professeur de droit constitutionnel Ismaïla Madior Fall, ancien ministre de la Justice. Ce dernier, dans les colonnes de L’Observateur soutient qu’il « faudra nommer un nouveau gouvernement si le poste de Premier ministre réintégre le dispositif constitutionnel».

La presse est aussi revenue sur la conférence de presse d’Ousmane Sonko, leader du parti Pastef. Dans Vox Populi, le leader de l’opposition assène ses vérités, « Macky Sall devra s’abstenir de poser des actes irréparables dont les conséquences seront incalculables lui mêmes ».

Sud Quotidien informe qu’Ousmane Sonko refuse de signer la « charte de la non-violence ». Le leader du Pastef estime que les « Imams initiateurs de la charte n’ont aucun pouvoir sur Macky Sall qui n’écoute même pas les khalifes généraux ».

En sport, Stades revient sur la grave blessure de l’international sénégalais Krépin Diatta, sociétaire de l’AS Monaco. Le journal touché aux ligaments du genou est « forfait pour les barrages du Mondial 2022 et la CAN 2022 au Cameroun ».

Côte d’Ivoire: un observatoire pour lever les entraves au traitement du VIH

Des acteurs d’ONG, réunis sous les auspices de Alliance Côte d’Ivoire, ont planché mercredi à Abidjan sur les actions de l’Observatoire des droits humains visant à réduire les barrières sociojuridiques qui entravent l’accès au traitement du VIH et de la tuberculose.

Pour M. Alain Kra, chef du Département droits humains de Enda Santé, membre du réseau Enda tiers monde, ONG spécialisée dans les questions de santé et de développement, le défi de l’Observatoire des droits humains est la prévention, la sensibilisation et la prise en charge.

Les différentes organisations intervenant en matière de VIH et la tuberculose veulent aller notamment vers un « observatoire unique communautaire » qui prendra en compte toutes les problématiques visant à traiter les incidences et les personnes vulnérables.

L’observatoire des droits humains, dont les missions ont été présentées à l’occasion de cette session, se veut une réponse aux obstacles, notamment les stigmates et les discriminations qui empêchent les malades du VIH et de la tuberculose de se rendre dans les centres de santé.

Des études ont montré qu’en Côte d’Ivoire les questions de stigmatisation des droits humains  limitent l’accès à la prévention, au traitement, à l’information du VIH et de la tuberculose, ce qui freine entre autres les travailleuses du sexe et les transgenres à l’accès aux soins.

Alliance Côte d’Ivoire et les autres organisations veulent faire des droits humains, un levier pour lever ces barrières en vue de réduire la contamination chez les sujets à risque et favoriser un accès aux traitements.

Dr Offia Coulibaly Madiarra, directrice exécutive de l’ONG Alliance Côte d’Ivoire, a appelé les population à « arrêter de stigmatiser et de rejeter les personnes vivant avec le VIH mais plutôt de les encourager à prendre correctement leurs traitements qui sont aujourd’hui gratuite et efficaces ».

« Un malade victime de discrimination et de rejet, la conséquence c’est qu’il ne prendra plus son traitement, il va continuer à être contagieux et à transmettre la maladie autour de lui », a-t-elle fait observer.

L’objectif de l’organisation est de faire en sorte que les malades soient mis en confiance et puissent prendre correctement leurs traitements. Pour elle, ces barrières socio-juridiques font référence aux questions des droits humains.

« Avec l’appui de nos partenaires tels que le Fonds mondial, l’Union européenne, nous avons des programmes qui visent à travailler sur ces barrières et à permettre à ces populations vulnérables d’accéder à ces services », a-t-elle poursuivi.

Dans ce cadre, un Observatoire des droits humains a été créé pour permet de relever les cas de violation et de les traiter de sorte à faciliter l’accès et l’utilisation efficace des services mis à disposition.

« Pour le VIH sida, quand le malade est mis en confiance, qu’il prend correctement son traitement, cela conduit à une charge virale indétectable et le malade ne transmet plus la maladie », a relevé Dr Affia Coulibaly.

Elle s’est félicité des « avancées au niveau de la Côte d’Ivoire » avec la prévalence au VIH qui a une tendance à la baisse, soit un taux de 2,7% de prévalence alors que le pays était à plus de 10% de prévalence en début du millénaire.

Le programme droits Humains tire sa source des constats et des recommandations d’études qui ont mis en exergue la grande vulnérabilité des populations clés et des populations vulnérables au VIH et à la Tuberculose.

Les études indiquent bien qu’il y a une relation de cause à effet entre les violations des droits de L’homme, et l’épidémie à VIH chez les populations enregistrant les taux de prévalence les plus élevées de l’infection à VIH.

A côté des facteurs de risques liés aux comportements (multi partenariat sexuel, non usage systématique du préservatif), l’accès aux soins ( est freiné par les discriminations et la stigmatisation dont ces groupes dit hautement vulnérables font l’objet.

Avec l’avènement de la Covid-19, cette situation est devenue encore plus préoccupante. Le respect des droits humains constitue aujourd’hui l’un des enjeux stratégiques de la réponse au VIH et à la tuberculose, notamment par la réduction de la stigmatisation et de la discrimination.

Digital et Fintech: les entreprises ivoiriennes invitées au salon Osiane

M. Luc Missidimbazi, promoteur du Salon international des technologies de l’information et de l’innovation (Osiane), prévu en avril 2022 à Brazzaville, au Congo, a invité mardi à Abidjan les entreprises ivoiriennes à participer à cet événement.

L’édition 2022 du Salon international des technologies de l’information et de l’innovation (Osiane), se déroulera autour du thème « Engageons-nous pour les transformations durables ». Ce rendez-vous ouvre les portes de l’Afrique Centrale aux entreprises ivoiriennes. 

Le promoteur de Osiane, Luc Missidimbazi, par ailleurs Conseiller du Premier ministre du Congo a adressé cette invitation aux acteurs de l’écosystème du digital ivoirien, en marge d’un Fintech forum auquel il a pris part à Abidjan. 

Cette invitation s’inscrit dans le cadre d’une opération de sensibilisation qu’il a entreprise à l’endroit des communautés numériques de l’Afrique francophone, dans le cadre de la promotion de ce projet. 

Lors du tour promotionnaire qu’il entreprendra en janvier 2022, le promoteur prévoit une rencontre à Abidjan avec les entreprises innovantes ivoiriennes, après Kinshasa (RDC), Libreville (Gabon) et Douala (Cameroun). 

« Les problématiques de l’Afrique centrale sont en général les problématiques de l’Afrique francophone. Nous voulons créer une synergie  pour comprendre les problématiques du mobile money par exemple, la transformation des start-up et jeter les bases d’une coopération sud-sud », a-t-il expliqué. 

Ce salon qui se tiendra du 27 au 30 avril 2022, au palais des congrès de Brazzaville, avec des activités dans plusieurs départements du pays, permettra d’aborder « l’innovation qui apporte un appui à toutes les transformations numérique, écologique, environnementale, énergétique ». 

Conseiller postes, télécommunications et numérique du Premier ministre du Congo, Luc Missidimbazi a indiqué que la participation est gratuite pour toutes les start-up étrangères porteuses de projets et innovateurs intéressées.

Le salon se veut un creuset pour favoriser les interactions entre différents acteurs aptes à mener la réflexion sur les défis, les opportunités et les bonnes pratiques engendrés par la révolution numérique et la transformation digitale.  

Pendant quatre jours, les intervenants vont plancher sur l’impact du digital sur les entreprises, l’accélération des sociétés basées en Afrique dans le processus de transformation numérique, tout en projetant l’avenir du numérique. 

Ils évoqueront également les enjeux économiques en matière de transactions, de monnaie électronique, de financement de projets innovants, de sécurité physique et virtuelle des systèmes d’information et leur contenu qui influent sur le développement. 

Ce salon sera meublé par des forums, des tables sur des thématiques précises, des expositions, des formations, des ateliers pour la présentation des solutions et des rencontres B to B. La 5e édition qui s’est tenue en 2021 a mobilisé 7000 personnes, dans un format hybride, avec la participation d’une soixantaine d’entreprises et 70 panélistes du monde entier. 

Le salon Osiane est une plateforme qui tire sa renommée sur sa capacité à réunir tant les institutions et gouvernements d’une part, que les entreprises privées et porteurs de projet d’autres part. 

Côte d’Ivoire: un programme pour la participation des femmes à la vie politique

La coordonnatrice du Programme Women’s political participation (WPP) pour les pays Francophones, Professeur Fatou Sow Sarr, a annoncé mercredi à Abidjan un programme visant la participation des femmes et des jeunes à la vie politique en Côte d’Ivoire.

Prof. Fatou Sow Sarr s’exprimait en marge d’un atelier d’échanges intergénérationnel sur la participation des femmes et des jeunes à la vie politique locale, organisé par le WPP en partenariat avec la Chaire Unesco « Eau, Femmes et pouvoir de décisions » Côte d’Ivoire.

Cet atelier qui vise à enrichir les réflexions sur la pleine participation des femmes et des jeunes à la vie politique et aux sphères de décision, veut au-delà des questions de leadership, des quotas et de la parité, changer les mentalités et briser les stéréotypes.

Selon Prof Fatou Sarr, « il y a nécessité d’intervenir au sein des partis politiques et de s’adresser à toutes les cibles, les femmes, les jeunes et les hommes », dans l’optique de mettre en synergie les actions pour une parfaite compréhension et adhésion de la démarche.

A l’issue de cet atelier, où une étude provisoire sur la participation des femmes et des jeunes à la vie politique a été présentée, Mme Fatou Sarr a assuré que  « des axes vont être dégagés pour des programmes, l’année prochaine, en 2022».

Ce programme international, déployé dans huit pays dont la Côte d’Ivoire, « demeure une véritable aubaine pour notre pays », a déclaré Mme Euphrasie Yao, Titulaire de la Chaire Unesco « Eau, Femmes et pouvoir de décisions » Côte d’Ivoire.

Cette initiative, exécutée en partenariat avec la Chaire Unesco « Eau, Femmes et pouvoir de décisions »,  vise à « corriger la faible participation des femmes dans les instances de prise de décisions », a relevé Mme Euphrasie Yao, conseiller spécial du président de la République, chargée du Genre.  

« On  a encore des défis à relever malgré des actions positives, des défis structurels liés à la domination du pouvoir patriarcal, aux stéréotypes et aux normes sociales qui persistent », a fait savoir Mme Euphrasie Yao, ex-ministre de la Femme et de la famille.  

Femme leader et engagée dans le combat du Genre et de la paix, Mme Euphrasie Yao est la conceptrice du Compendium des compétences féminines de Côte d’Ivoire, qui regroupe plus de 15.000 femmes cadres, du monde rural et de la diaspora.

Le Compendium des compétences féminines de Côte d’Ivoire a été fait « meilleur programme africain par le Pnud» et détecté par la Francophonie comme un outil de bonnes pratiques, visant à renforcer la visibilité, la participation et le leadership des femmes à la gestion des affaires publiques.

« L’heure est venue de se serrer les coudes, de resserrer davantage nos rangs, c’est le vrai sens de cet atelier», a-t-elle lancé, se félicitant de la «volonté affichée de tous de faire bouger les lignes sur la participation des jeunes et des femmes à la vie politique ».

Dr Jean Messingué a exposé 300 réponses analysées via un logiciel d’analyse quantitative des opinions de femmes, de jeunes et d’hommes sur la faible participation des femmes et des jeunes dans le processus politique en Côte d’Ivoire.  

Le résultat provisoire fait état de la principale cause de la faible participation des femmes aux postes électifs : 17,9% disent que les électeurs préfèrent les hommes aux femmes, 59,3% estiment que peu de femmes sont candidates.

L’étude ressort que 20,5% pensent que « les femmes candidates sont défavorables par rapport aux hommes, 2% disent que les femmes candidates sont moins compétentes que les hommes ».

Concernant les obstacles  majeurs à la candidature des femmes aux postes électifs, « 136 disent qu’il il y un manque d’intérêt et d’audace de la part des femmes, 56 participants disent que c’est dû au découragement à case des crises et de la  violence autour des électeurs ».   

En outre, 13 évoquent des compétences des femmes en la matière et 95 participantes disent que c’est dû aux barrières culturelles et institutionnelles ; 41,7 disent que c’est dû aux contraintes à l’intérieur des partis politiques,  pendant que 30,5% des participants pensent que les femmes leaders ne sont pas suffisamment préparées aux débats politiques.

Au niveau des jeunes, l’étude mentionne ce qui justifie la faible participation des jeunes aux débats politiques : 16,9% disent que les jeunes manquent d’intérêt à cause des crises et violences autour de toutes les élections.

Par ailleurs, 20,5% des personnes interrogées disent qu’ils sont découragés à cause des crises et violence autour des élections, tandis que 18,5% pensent qu’il y a une perte de confiance à l’alternance démocratique chez les jeunes.    

Les réponses révèlent que 19% des personnes interrogées pensent que les hommes votent sur la base des compétences des candidats, ensuite 57,1% des hommes ont des candidats des partis préférés. 

Les statistiques de la Côte d’Ivoire montrent une faible participation des femmes aux débats politiques et à la vie politique dans son ensemble. Seulement 12,59% de femmes sont représentées à l’Assemblée Nationale, 19,2 %, au Sénat et 11,37% dans les conseils municipaux.

Cette situation est quasiment la même à l’échelle du continent africain. La situation de la femme et des jeunes sur l’échiquier politique africain, à quelques exceptions près, n’est guère reluisante.

Le Programme WPP, l’Institut fondamental d’Afrique noire (IFAN), le Caucus des femmes leaders du Sénégal et l’Institut international pour la démocratie et l’Assistance électorale  (IDEA) ont de ce fait initié dans huit pays africains une mission d’analyse des contextes nationaux relatifs à cette faible présence des femmes et des jeunes dans les débats politiques.

Il s’agit du Botswana, de la RDC, de l’Eswatini, de la Côte d’Ivoire, du Kenya, du Sénégal, de la Tanzanie et du Zimbabwe. Ce programme devrait permettre de créer un cadre juridique et institutionnel favorable à l’autonomisation des femmes, ainsi qu’à leur participation à la vie politique.

A Abidjan, chaque ménage produit plus de 280 Kg d’ordures par an (District)

Chaque ménage, à Abidjan, produit plus de 280 Kg d’ordures par an, a dit jeudi M. Modeste Guy Dogbo, conseiller du ministre-gouverneur du District autonome d’Abidjan, à l’ouverture d’une Conférence sur la gestion durable des déchets en Afrique « Afriwaste 2021 ».

Afriwaste est à sa deuxième édition. L’événement se tient les 24 et 25 novembre 2021 à l’Université Nangui Abrogoua, un établissement public situé à Abobo, dans le nord d’Abidjan, notamment spécialisé dans les sciences expérimentales, naturelles et écologiques.

Le thème de cette conférence internationale est « Science et technologie dans la transition vers l’économie circulaire ». A l’ouverture de la session, le président de l’université Prof. Tanoh Yao a souligné que la science et la technologie sont les clés de l’économie circulaire.

Prof. Tanoh Yao a fait observer que la demande des technologies respectueuses de l’environnement « est encore faible » en Côte d’Ivoire et les capacités techniques des ressources financières peu suffisantes, se félicitant de la tenue de ce rendez-vous qui permet un partage d’expériences.

« Chaque abidjanais produit plus de 280 Kg d’ordures ménagères par an, ramené à toute la population, la quantité de déchets avoisine 1,4 million de tonnes de déchets dont 16% de déchets sec (plastique, papier, textile, verre, métaux) et 68% de déchets organiques et 16% de matière inertes », a précisé M. Dogbo, représentant le ministre-gouverneur du District autonome d’Abidjan, Robert Mambé.

Il a relevé que la valorisation de ces déchets secs et organiques pourrait, en application des concepts de l’économie circulaire, générer un gain de plusieurs centaines de milliards de francs par an de chiffres d’affaires.

Face aux enjeux de la gestion durable des déchets, le District autonome d’Abidjan propose la circularité. Dans ce contexte, le Conseil a entériné par arrêté le 14 février 2020 la création de l’Institut de l’économie circulaire d’Abidjan (IECA).

Selon le conseiller du ministre-gouverneur du District autonome d’Abidjan, ce programme qui est très important dans la dynamique engagée par le District autonome d’Abidjan, vise à créer une synergie d’acteurs et expériences scientifiques.

En conférence inaugurale, Alexandre Lemille, cofondateur du Réseau africain de l’économie circulaire, créée en 2016, a noté que la conception d’un projet dans le domaine de la gestion des déchets doit être « circulaire, régénérative et en priorité inclusive ».

 » Si vous n’arrivez pas à embarquer la population de Côte d’Ivoire dans cette révolution économique, on aura pas les effets escomptés malheureusement. C’est vrai pour l’Afrique et c’est vrai pour l’Europe et pour n’importe quel pays du monde et sur tous les continents », a indiqué le conférencier, M. Lemille.

Selon le conférencier, l’économie circulaire est le fait de réutiliser des matières ou des matériaux, en volume, et les remettre dans le cycle économique. Plus on accélère le cycle de réutilisation, plus on crée des produits, des emplois et des opportunités économiques.

De ce fait, le déchet est une ressource et il faut aller vers sa réutilisation. Cette ressource peut avoir des composantes liquides ou sous forme de déchets solides, leur transformation étant d’avoir un monde sans déchet.

Dr. Didier Gbocho, représentant du ministre de l’Environnement et du développement durable, s’est félicité de cette initiative, faisant remarquer qu’aujourd’hui le monde est confronté à un problème très crucial, celui du changement climatique.

Cette urgence, dira-t-il, a amené le département ministériel à mettre en place une structure qui se charge de l’économie circulaire, s’attéle à mettre tout en œuvre afin que les populations vivent dans une société prospère.

La première édition de la Conférence sur la gestion durable des déchets en Afrique « Afriwaste » a eu lieu en 2018 à Marrakech, au Maroc. L’Université Nangui Abrogoua accueille cette deuxième édition orientée vers la thématique de l’économie circulaire.

Sénégal : plaidoyer pour une éducation aux médias des enfants

Face à la surcharge informationnelle consécutive à l’utilisation intense des moyens de communication digitaux, des programmes de formation et d’éducation aux médias pour les jeunes s’imposent, selon l’expert en droit des médias, Bouna Manel Fall.Les enfants sont devenus une cible privilégiée des cybercriminels. Par naïveté ou ignorance, ils sont nombreux à tomber dans les pièges tendus par les pirates informatiques. Face à ce fléau qui conduit parfois au drame, l’expert en droit des médias, Bouna Manel Fall, plaide pour une éducation aux médias.

« Si les enfants reçoivent de l’information, car ils en ont le droit, et s’ils ont le droit de la produire, alors il faut leur expliquer quels sont les mécanismes de production, de collecte, de traitement et de diffusion de l’information », a-t-il déclaré.

S’exprimant mercredi à l’occasion d’un forum dédié à ce sujet, M. Fall a indiqué que cette éducation aux médias ne peut passer que par un programme qui devra aller vers l’école au niveau le plus bas pour accompagner l’enfant dans son parcours académique.

Cela est d’autant plus important « que les enfants viennent à l’école avec des outils médiatiques extrêmement puissants et dont même leurs parents ignorent l’usage. »

Partant de ce constat, il a invité les professionnels de l’éducation en relation avec les professionnels de l’information à mettre en place des programmes de formation et d’éducation aux médias. « C’est devenu une exigence dans ce pays », a-t-il martelé.

Les modules à enseigner devront permettre aux enfants de jouer un rôle central dans la production de l’information pour qu’in fine ils puissent se protéger contre toute tentative d’abus ou de chantage, a-t-il précisé.

Burkina : la connexion mobile suspendue

La connexion mobile est suspendue au Burkina Faso pour des « impératifs de défense nationale » et de « sécurité publique » annonce le gouvernement.Dans un communiqué, le gouvernement annonce avoir suspendu la connexion mobile pour 96 heures à compter du 20 novembre 2021, pour des « impératifs de défense nationale » et de « sécurité publique ».

Cette suspension n’est pas du goût des usagers qui tentent de mettre la pression sur l’Etat pour obtenir la levée de la mesure. Elle intervient dans un contexte politique marqué par des manifestations contre le régime de Roch Marc Christian Kaboré et la recrudescence des attaques terroristes.

Dans ce sillage, des jeunes burkinabé se sont opposés dans plusieurs localités du Burkina Faso au passage d’un convoi militaire français ayant quitté la Côte d’Ivoire pour le Niger.

Niger : les chefs traditionnels s’engagent contre les mariages précoces

Le Symposium pour la mobilisation des leaders traditionnels autour de la transition démographique du Niger s’est refermé sur une importante résolution de ces derniers à ne plus se marier avec les filles de moins de 18 ans.Cette annonce du chef de canton de Zinder (sud), qui a lu mardi la Déclaration de Niamey des chefs traditionnels, a été suivie d’une salve d’applaudissements de la grande salle du centre de conférences Mahatma Gandhi où se tenait la cérémonie de clôture de cette rencontre de deux jours organisés par le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA).

« Nous chefs traditionnels nous engageons à ne pas prendre pour épouses les filles de moins de 18 ans », a déclaré le notable, vêtu d’un trois-pièces traditionnel blanc assorti d’un manteau gris jaunement ornementé et d’un turban autour de la tête laissant découvrir le visage.

Dans ce pays sahélien, les statistiques indiquent que près de huit filles sur dix se marient avant 18 ans, soit une prévalence des mariages précoces de 77%. C’est ainsi, avant de déclarer ouvert le symposium lundi dernier, que le chef de l’Etat Mohamed Bazoum, investi il y a huit mois, s’est adressé en ces termes à ces très influentes personnalités de la société nigérienne : « Ne serait-il pas possible qu’à l’issue de ce symposium, vous preniez une résolution, par laquelle vous vous engagiez à ce que nul chef de canton, nul sultan, nul chef de groupement ne prenne comme épouse une fille âgée de moins de 18 ans ».

« Ère prometteuse »

C’est une déclaration solennelle qui a un temps amusé l’assistance composée en grande partie de quelque 300 membres de l’Association des chefs traditionnels du Niger (ACTN), une institution séculaire régie par des textes. Malgré leur surprise, ils ont répondu favorablement à la demande de Bazoum le lendemain.

De plus, la chefferie traditionnelle s’engage « à lutter pour empêcher le mariage des filles de moins de 18 ans et invitons les autres autorités à nous emboiter le pas ». Mais cela devra passer par « le relèvement de l’âge de mariage des femmes à 18 ans » contrairement aux quinze ans mentionnés dans la Constitution, a précisé le chef de canton de Zinder.

N’empêche, « cette déclaration symbolise aujourd’hui le désir ardent de nos terroirs de sortir de l’engrenage de la pression démographique pour entrer dans l’ère prometteuse de la transition démographique, sociale et économique », a-t-il relevé, appelant par ailleurs à « l’intégration des activités des chefs traditionnels dans le budget de l’Etat et des collectivités territoriales ».

Venu présider la cérémonie de clôture en présence du représentant résident de l’UNFPA au Niger, le Sénégalais Ismaila Mbengue, le ministre de la Santé publique, Dr Illiassou Mainassara, s’est d’abord réjoui de l’engagement des chefs traditionnels contre les mariages précoces. Il promet ainsi d’être leur porte-parole auprès du gouvernement « pour la mise en œuvre des recommandations et actions ».

« J’invite d’ores et déjà les homologues des ministères de l’Education, de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’enfant à inclure chaque année dans leurs programmes des activités qui concourent à la réalisation du plan d’actions », a-t-il soutenu avant de souligner que « les autorités coutumières doivent être au centre de l’action gouvernementale » surtout en ce qui concerne les questions de transition démographique.

Parenté responsable

M. Mainassara rappelle déjà que son pays a élaboré en 2019 une politique nationale de la population qui cherche à maîtriser les leviers de la croissance démographique. « De manière spécifique, cette politique vise à promouvoir la parenté responsable au sein de la population. Cette parenté responsable renvoie à la capacité des familles à constituer leur descendance selon leurs moyens et de l’intérêt exclusif de leur enfant », a-t-il noté.

Par ailleurs, cette réforme vise également le maintien des filles à l’école comme l’a rappelé le président Bazoum lundi dernier. Etant donné que les établissements sont souvent hors des villages des parents, ces dernières sont souvent mariées très tôt. C’est ainsi pour éviter leur déperdition scolaire que le chef de l’Etat a réitéré son engagement contenu dans son discours d’investiture du 2 avril 2021. Il annonçait la création de plusieurs internats pour les jeunes filles dans le but de sécuriser leurs études.

Mais à côté de ces structures, Mohamed Bazoum compte aussi tirer profit de la richesse que constitue l’hospitalité nigérienne pour faire en sorte que les leaders traditionnels, notamment les chefs de cantons, puissent aider à l’hébergement de ces filles souvent mariées au cours de leurs classes de collège. « On oublie souvent en Afrique que la cellule familiale est le premier réceptacle des terroirs d’où découle tout le schéma de la socio-anthropologie africaine », a notamment indiqué le successeur de Mahamadou Issoufou.

Mali : « Nous avons opposé à la Cedeao la réalité du terrain » (PM)

Le Premier ministre malien a contesté les sanctions de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et de la France visant des autorités maliennes.Devant des cadres de l’administration publique malienne, Choguel Maïga a soutenu que « ni Paris ni la Cédéao ne tiennent compte de la réalité du Mali » en prenant des sanctions. Pendant que certaines autorités maliennes y voient la main de la France, le Premier ministre apporte la réplique. « La Cedeao nous a opposé la réalité des textes. Nous lui avons opposé le principe de la réalité du terrain. Nous sommes prêts à aller aux élections, mais en ayant procédé auparavant, comme elle a eu à nous le recommander du reste, dans un passé récent, à un amendement des textes afin d’éviter les crises politiques et les contestations postélectorales répétitives ».

Le chef du gouvernement malien balaie toutefois les rumeurs d’un bras de fer entre le Mali et l’Organisation intergouvernementale. « D’aucuns ont parlé de bras de fer entre l’organisation subrégionale et nous. Il n’en est rien. D’autres ont parlé d’étouffement. Nous nous posons la question : quel intérêt des pays que nous considérons tous comme des pays frères ont-ils à nous étouffer ? » a-t-il expliqué.

A l’endroit de la France, Choguel Maïga a invité l’ancienne puissance colonisatrice à comprendre les « aspirations profondes » des Maliens. « Nul n’est mieux placé que la France pour comprendre nos aspirations profondes. N’est-elle pas celle qui, mettant fin à l’absolutisme royal, a inspiré aux peuples le droit de penser et d’agir par eux-mêmes et pour eux-mêmes contre les puissants et les tortionnaires ? » rappelle-t-il

La France, « patrie des droits de l’Homme et du Citoyen
peut-elle vouer aux gémonies des hommes aspirant à se prendre en charge hors de toute tutelle étrangère ? » s’interroge Choguel Maïga. Entre les deux pays affirme-t-il, « les liens sont si solides qu’ils résisteront aux humeurs passagères ».

S’il se dit que Paris cherche à conserver son influence politique, économique et diplomatique au Mali, « la Russie est un allié traditionnel » lance Choguel Maïga. « L’on a essayé de nous dissuader de nouer un partenariat avec la Russie. C’est vite oublier les données de notre histoire contemporaine. Peu de pays dépassent l’ex-URSS dans la mobilisation de l’aide au développement en faveur du Mali ».

Enfin, le Premier ministre malien a soutenu que le « Mali n’est pas isolé et ne sera jamais isolé » car il bénéficie aujourd’hui de l’appui multiforme de plusieurs pays.

Sénégal : un nouveau projet pour encourager entrepreneuriat

Le gouvernement américain vient de mettre en place un important fonds pour accompagner les jeunes entrepreneurs sénégalais.C’est une nouvelle source de financement que vient de mettre en place l’Agence des États-Unis pour le Développement international (USAID). Dénommé « Entrepreneuriat et Investissement », ce projet quinquennal est doté d’un budget de 15 millions de dollars, soit environ 8,7 milliards de francs CFA annonce un communiqué parvenu mercredi à APA.

Ce programme facilitera l’investissement et mobilisera des ressources permettant de développer des écosystèmes autonomes d’entrepreneuriat et de développement d’entreprises à travers le pays, informe la note. Il mobilise des investissements publics et privés, pour inciter les jeunes sénégalais à aller vers l’entrepreneuriat, accroître les opportunités pour les femmes entrepreneurs.

Les fonds serviront aussi de renforcer l’accès aux services pour les entreprises en phase de démarrage et de croissance, et faciliter le financement et l’investissement en vue de stimuler la croissance de la prochaine génération d’entreprises au Sénégal.

Le projet ambitionne de faciliter la réalisation de nouveaux investissements pour 20.000 entreprises bénéficiant déjà de l’assistance technique de l’USAID. Il travaillera en partenariat avec des prestataires de services aux entreprises, des sociétés d’investissement et des institutions gouvernementales, pour promouvoir la croissance d’entreprises sénégalaises opérant dans des secteurs prometteurs et hautement prioritaires pour l’USAID. Il s’agit notamment de l’agroalimentaire, de la santé, de l’énergie et de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène.

En s’appuyant sur les synergies offertes par les partenariats stratégiques établis au sein de l’écosystème, l’USAID élargira la base de ressources et de solutions durables pour les entrepreneurs du Sénégal, soutient l’organisme de coopération.

Le projet vise aussi à améliorer l’accès à des services durables d’appui aux entreprises, à augmenter les investissements et créer des emplois et de la richesse dans le pays, en soutenant les incubateurs et les centres technologiques du Sénégal, dont le nombre ne cesse de croître.

Le Zimbabwe porté à la tête des producteurs africains de diamants

Durant sa présidence, le pays d’Emmerson Mnangagwa compte encourager le partage d’informations entre les Etats membres et œuvrer à la mise en œuvre de stratégies visant à améliorer l’industrie du diamant en Afrique.À l’issue d’élections organisées la semaine dernière, le Zimbabwe assure désormais la présidence tournante de l’Association africaine des producteurs de diamants (Adpa). Mardi soir, Monica Mutsvangwa, ministre zimbabwéenne de l’Information, a affirmé que ce mandat sera mis à profit pour faire entendre la voix de l’Afrique au plan international.

L’Adpa, créée en novembre 2006, regroupe 13 pays : Afrique du Sud, Angola, Botswana, Cameroun, Centrafrique, Congo, Ghana, Guinée, Namibie, Sierra Leone, Tanzanie, Togo et Zimbabwe.

Cette branche du Conseil africain du diamant, organe suprême de gouvernance du diamant en Afrique, s’emploie à renforcer l’influence des pays africains producteurs de diamants sur le marché mondial à travers des politiques qui favorisent la génération davantage de bénéfices de l’extraction de la pierre précieuse.

La politique, sujet dominant dans la presse sénégalaise

Les journaux sénégalais, reçus mercredi à APA, traitent principalement de la marche vers les élections locales du 23 janvier 2022.À deux mois du rendez-vous, L’AS indique que le « spectre des émeutes de mars » plane sur le Sénégal. C’est pourquoi, souligne ce journal, les « appels à la paix » se multiplient.

Ces joutes électorales sont « sous haute tension » à en croire Sud Quotidien. Dans les colonnes de ce journal, Alioune Tine, président et fondateur du think-tank Afrikajom Center, déclare que « certains leaders (politiques) pensent à tort ou à raison que seul l’équilibre de la peur peut les sauver ».

Poursuivant dans Sud Quotidien, l’ancien président de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (Raddho) estime que le chef de l’Etat « doit prendre les initiatives politiques audacieuses allant dans le sens d’assurer la neutralité de l’administration, de la justice et des organes de régulation des élections, et l’opposition doit s’abstenir d’appeler à la violence ».

Justement, Le Quotidien annonce que la coalition de l’opposition Yewwi Askan Wi (Libérer le peuple, en langue wolof) « reçoit aujourd’hui » le Cadre unitaire de l’Islam (Cudis), porteur d’une charte de non-violence.

De son côté, WalfQuotidien pointe les « germes d’un contentieux » car le mandat de Doudou Ndir, président de la Commission électorale nationale autonome (Cena), a expiré depuis « le 31 mai 2011 ». Ce qui pourrait, conclut ce journal, amener l’opposition « à remettre en cause les résultats » des urnes.

On n’en est pas encore là puisque la validation des listes dans certaines circonscriptions électorales est suspendue momentanément en raison des recours déposés par le ministère de l’Intérieur qui conteste la réhabilitation de listes de l’opposition rejetées par les autorités administratives.

« Les préfets et sous-préfets ne pouvant agir en tant qu’institution ou autorité, c’est à la hiérarchie qu’ils se sont référés pour passer à l’acte. N’ayant pas non plus une personnalité juridique pour ester en justice, c’est par le biais de l’agent judiciaire de l’Etat que le ministère de l’Intérieur a saisi la Cour suprême », précise L’Observateur.

Doudou Wade, quant à lui, n’est pas directement concerné par ces contentieux. Le candidat de la coalition Wallu Sénégal (Sauver le Sénégal, en langue wolof) est « en embuscade », selon EnQuête, pour s’asseoir sur le fauteuil de maire de Dakar.

Pour ce faire, ajoute ce quotidien, Abdoulaye Wade, chef de l’Etat du Sénégal de 2000 à 2012, est « attendu prochainement pour booster la campagne de son neveu ». Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Santé et de l’Action sociale et candidat de la coalition au pouvoir Benno Bokk Yakaar (Unis par le même espoir, en langue wolof) est l’un des favoris dans la course à la mairie de la capitale.

Le Témoin s’intéresse au profil du maire sortant de Yoff. Cité par ce quotidien, Professeur Moussa Diaw, enseignant-chercheur à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (Nord), explique qu’Abdoulaye Diouf Sarr est « l’une des personnalités les plus représentatives de la mouvance présidentielle à Dakar » là où le journaliste Ibrahima Bakhoum considère que « Barthélémy Dias peut être un vrai barrage » pour le seul candidat de Benno Bokk Yakaar dans le département de Dakar à s’être imposé lors des élections locales de 2014.

Dans Vox Populi, Moundiaye Cissé, président de l’ONG 3D, affirme que « nous allons vers des élections (avec) un enjeu stratégique global de la participation que l’Etat, les partis politiques et la société civile doivent relever ensemble ».

Enfin, Le Soleil ressuscite « Majmouth Diop (1922-2007) ». Pour le quotidien national, même si « le précurseur de la Gauche sénégalaise n’a pas eu beaucoup de victoires sur le plan électoral, il a participé à la conscientisation des masses ».

Sénégal : la Sonacos reçoit 40 millions d’euros pour la campagne arachidière

Le montant alloué par la Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC) permettra à la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (Sonacos) de couvrir « environ 45 % des besoins » dans la campagne 2021-2022.Au Sénégal, le démarrage de la phase de commercialisation de l’arachide est prévu le 25 novembre. Cette année, l’Etat a fixé un prix plancher de 250 F CFA pour le kilogramme d’arachide.

Dans ce pays où l’agriculture contribue pour environ 16 % au Produit Intérieur Brut, la Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC) a mis 40 millions d’euros (26 milliards F CFA) à la disposition de la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (Sonacos). 

« Cette facilité est dédiée au redressement post-Covid du secteur agricole sénégalais et est destinée à financer une partie de la campagne arachidière 2021-2022 », précise un communiqué de l’institution financière reçu ce mercredi à APA.

Grâce au soutien de l’ITFC, la Sonacos pourra acheter « 150.000 tonnes d’arachides provenant des agriculteurs et de la récolte de cette année et devant être transformées en huile d’arachide, en aliments de bétail et en arachides de bouche », renseigne la source.

Au cours de la conclusion de cet accord, Nazeem Noordali, Directeur d’exploitation de la Société Internationale Islamique de Financement du Commerce, a déclaré : « Nous croyons en la croissance du secteur agricole en Afrique subsaharienne et nous sommes prêts à soutenir des acteurs clés tels que la Sonacos sur des projets qui apportent une valeur financière et ont aussi un impact direct sur les communautés agricoles et rurales ».

De son côté, Modou Diagne Fada, Directeur Général de la Sonacos, a fait savoir que le financement de l’ITFC constitue « une ressource indispensable à nos agriculteurs et c’est une étape fondamentale pour assurer le succès de la campagne commerciale d’arachide 2021/2022 au Sénégal ».

Pendant la campagne agricole précédente, les recettes du Sénégal provenant de l’exportation d’arachides s’élèvent à 329,3 millions d’euros, soit 215 milliards F CFA.