Burkina: Une commission va établir une charte et un agenda de transition

Jeudi, la Cédéao a demandé aux nouvelles autorités de fournir un agenda pour un retour à l’ordre constitutionnel dans « un délai raisonnable ».La junte militaire qui a pris le pouvoir au Burkina-Faso, le 24 janvier, a annoncé, samedi, la mise en place d’une commission chargée d’élaborer un projet de charte et un agenda de la transition censée rétablir rétablir l’ordre constitutionnel dans le pays. 

Selon un décret signé par le Lieutenant-Colonel Paul Henri Sandaogo Damiba, président du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR), la junte au pouvoir à Ouagadougou, et chef de l’Etat, cette commission est composée de quinze membres, dont des juristes, des sociologues, des économistes et des officiers. Dans un délai de « deux semaines, à compter de son installation, la commission doit remettre aux autorités « un projet de charte et d’agenda assorti d’une proposition de durée de la transition et des modalités de mise en œuvre ».

La commission qui est « indépendante et à l’abri des pressions et manœuvres contraires à l’intérêt général » exercer sa mission dans « un esprit patriotique et un dévouement absolu à la nation », précise le décret. Ses membres travaillent à titre « bénévole », ajoute le texte qui prévoit que la commission doit, toutefois, consulter « les forces vives de la nation ». 

Depuis le 24 janvier dernier, protestant contre l’incurie du pouvoir pour faire face à l’insécurité qui frappe, depuis plusieurs années, le pays confronté à d’incessantes attaques de groupes jihadistes, les militaires ont déposé le président élu, Roch Marc Christian Kaboré.

En réaction à ce putsch, le troisième en moins d’une année dans la sous-région, après ceux survenu en mai au Mali et en septembre en Guinée-Conakry, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (Cédéao) avait suspendu, le 24 janvier, le Burkina Faso de ses instances. Lors d’un sommet tenu jeudi dernier à Accra (Ghana), l’organisation a décidé de ne pas ajouter de nouvelles sanctions contre le Burkina-Faso. Mais elle demandé aux nouvelles autorités de fournir un agenda pour un retour à l’ordre constitutionnel dans « un délai raisonnable ».

Vendredi, la junte de Ouagadougou a déclaré « prendre note » de la demande de l’organisation sous-régionale.

UA : le combat de Macky Sall pour la paix et la sécurité

Le nouveau président de l’Union africaine (UA) veut jouer pleinement son rôle dans la résolution des crises sécuritaires et sociopolitiques du continent.Alors que les efforts pour éteindre les violences djihadistes dans le Sahel et au Mozambique ne semblent pas encore avoir porté leurs fruits, des pays ouest-africains replongent dans le cycle des coups d’Etat, témoignant de l’ancrage des crises politico-sécuritaires sur le continent. 

Mais ce n’est pas une raison de baisser les bras, d’après Macky Sall. Le chef de l’Etat sénégalais, qui assure depuis samedi 5 février la présidence tournante de l’UA, veut s’impliquer davantage dans la résolution de ces différents problèmes que traversent des pays africains.

« L’urgence de paix et de sécurité nous rappelle notre responsabilité particulière dans la lutte contre le terrorisme, le règlement pacifique des différends entre pays membres, et la prise en charge des situations de crises internes », a déclaré le président Sall à l’occasion du 35e Sommet de cette instance continentale, ouvert ce samedi dans la capitale éthiopienne.

« Nous ne pouvons détourner nos regards de toutes ces vies perdues, ces familles endeuillées, ces millions de personnes déplacées ou réfugiées, ces écoles et structures de santé fermées et ces cohésions sociales désintégrées », a poursuivi le successeur de Félix Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo (RDC), élu pour la période 2021-2022.

L’année 2021 a été tumultueuse en Afrique. Elle a été marquée par des coups d’Etat au Tchad, en Guinée, au Mali et au Soudan, une prise de pouvoir orchestrée en Tunisie, des combats prolongés en Ethiopie et une menace croissante du militantisme islamiste transnational, rappelle Crisis Group qui, toutefois, indique que « la réponse de l’UA à ces crises a été mitigée ». 

Complexité des crises

« Elle a eu du mal à agir sur deux conflits très urgents – la guerre civile en Ethiopie et l’insurrection dans la région de Cabo Delgado au Mozambique – en grande partie parce que les gouvernements ont résisté à ce qu’ils perçoivent comme une ingérence extérieure, insistant sur le fait que leurs crises respectives sont des affaires intérieures », souligne cette organisation indépendante. 

En Libye, ajoute-t-elle, l’UA est dans l’ensemble « restée spectatrice alors que la transition politique risque de dérailler ». De leur côté, « le Tchad et la Somalie ont tous deux rejeté le choix du haut représentant de l’UA, remettant en question l’acceptation par les Etats membres de sa primauté en matière de paix et de sécurité sur le continent », selon Crisis Group.

Le président Macky Sall a donc du pain sur la planche, au moment où l’UA fête ses 20 ans cette année 2022. Elle est déjà marquée par un coup d’Etat au Burkina Faso et une tentative de putsch avortée en Guinée-Bissau. Si le président Umaru Sissaco Embalo mettait en cause mardi dernier les narcotrafiquants, son gouvernement a pointé ce samedi un groupe de « militaires et paramilitaires » comme étant à l’origine de cette tentative de prise de pouvoir par la force.

Au Soudan, la junte, malgré les menaces de sanctions économiques de la communauté internationale, continue de mater les manifestants qui réclament un retour à l’ordre constitutionnel. 

Au Mali, les autorités semblent s’être braquées après les sanctions de la Cédéao qui exige une organisation rapide des élections pour mettre fin à la transition militaire.

« Le bon sens commande de faire taire les armes et construire une culture de dialogue et de concertation dans le cadre des mécanismes africains de résolution des conflits. Les antagonismes dispersent nos efforts et nous retardent sur le chemin du développement », a soutenu le nouveau président de l’instance continentale. « J’appelle à un examen de conscience pour réaliser la paix des braves afin de mieux nous consacrer aux autres urgences qui nous préoccupent », a ajouté le Sénégalais.

Can 2021 : Sénégal-Égypte, le choc des étoiles

Ce dimanche 6 février, à 19 heures Temps Universel, la finale de la 33e édition de la Coupe d’Afrique des nations de football oppose, au stade Olembé de Yaoundé (Cameroun), deux as du ballon rond : Sadio Mané et Mohamed Salah.Qui du Sénégal ou de l’Égypte succédera à l’Algérie au palmarès de la Coupe d’Afrique des nations de foot ? Sur le papier, les Lions partent avec la faveur des pronostics, mais jusque-là les Pharaons les ont déjoués.

L’Égypte, battue sans coup férir par le Nigeria (1-0) lors de son entrée en matière dans la compétition, vient de loin. Ce jour-là, elle semblait peu armée pour jouer les premiers rôles car les Super Eagles avaient survolé les débats.

Dos au mur, les Pharaons ont engrangé six points contre la Guinée-Bissau et le Soudan pour se hisser au second tour. Dans cette phase à élimination directe, la formation du Portugais Carlos Queiroz a piégé de sérieux prétendants au sacre : la Côte d’Ivoire, le Maroc et le Cameroun, pays hôte de la Can 2021. 

À chaque fois, les Égyptiens ont su trouver les moyens pour perturber les plans de l’adversaire. Un jeu minimaliste, ultra défensif, imposé par le manque de génie offensif. Il y a des classes d’écart entre Mohamed Salah et le reste de l’effectif censé porter le danger dans la moitié de terrain adverse.

Ainsi donc, l’Égypte a dû livrer bataille jusqu’aux tirs au but pour se défaire des Éléphants et des Lions indomptables. Une épreuve qu’elle maîtrise à la perfection. Depuis 1984, les Pharaons ne se sont jamais inclinés dans cette séance angoissante. Face aux Lions de l’Atlas, l’estocade a été portée dans les prolongations par Mahmoud Hassan dit « Trézéguet » sur une galette de Mo Salah.

En bon capitaine, le gaucher, auteur de deux buts et d’une passe décisive, a conduit contre vents et marées son pays en finale. La 10e en 25 participations à la grand-messe du foot continental. La superstar caresse maintenant le rêve de s’offrir un premier titre en sélection après l’échec en finale en 2017 et de permettre à l’Égypte, vainqueure de sept éditions (record), de prendre ses distances avec le Cameroun qui pointe à deux longueurs.

Mais le Sénégal compte s’y opposer de toutes ses forces. La finale d’aujourd’hui, après 2002 et 2019, est la troisième pour cette nation dont les joueurs sont très cotés en Europe. En 16 qualifications à cette joute, le Sénégal et la Guinée sont les deux pays à n’avoir pas encore soulevé la coupe en autant de tentatives.

Poussifs à l’entame du tournoi, les Lions sont montés en puissance à la faveur notamment de la réintégration des joueurs contaminés à la Covid-19 (Édouard Mendy, Alfred Gomis, Kalidou Koulibaly, Idrissa Gana Guèye, Bamba Dieng…) et le retour de blessure d’Ismaïla Sarr.

Au premier tour, le Sénégal a miraculeusement terminé en tête du groupe B avec seulement cinq points au compteur, soit une victoire contre le Zimbabwe et deux nuls vierges face à la Guinée et au Malawi. Un bilan famélique.

A partir des huitièmes de finale, avec les Requins bleus de Cabo Verde au menu, les Lions ont montré plus de mordant grâce entre autres au travail physique effectué en altitude à Bafoussam, à environ 300 kilomètres au Nord-Ouest de Yaoundé. Sur les huit buts inscrits dans les matchs couperets, sept l’ont été au-delà de l’heure de jeu.

Une fraîcheur redoutée par l’Égypte émoussée en apparence. Elle a en vain essayé de convaincre la Confédération africaine de football (Caf) de décaler la finale d’un jour. « Il y a une journée de récupération de plus pour le Sénégal. Je souhaite, comme on a avancé le match pour la 3e place (de dimanche à samedi), qu’on joue lundi », a plaidé Diaa al-Sayed, l’entraîneur adjoint des Pharaons.

Faire sauter le verrou égyptien le plus tôt possible, c’est certainement le vœu du coach sénégalais Aliou Cissé. Ce serait un grand pas dans la quête du Graal. Pour l’atteindre, Sadio Mané constitue un atout maître. Le coéquipier de Mohamed Salah à Liverpool, en Premier League anglaise, a marqué trois buts et délivré deux assists en six rencontres.

Le duel entre Sadio Mané et Mohamed Salah est le premier acte d’une trilogie puisque leurs sélections s’affronteront, en aller et retour, fin mars prochain, pour un ticket qualificatif à la Coupe du monde Qatar 2022.

Foot : Malang Diédhiou, cet arbitre qui fait la fierté du Sénégal

Les arbitres ne sont pas les acteurs qui comptent le plus d’amis dans le football. Alors que l’arbitrage sénégalais continue de briller à la Can 2021 au Cameroun, Samba Oumar Fall nous plonge dans l’univers de Malang Diédhiou (48 ans), arbitre retraité depuis 2018 et considéré comme le meilleur sifflet sénégalais de ces deux dernières décennies. Cet inspecteur principal des Douanes a réussi à forger le respect autour de sa carrière internationale, jusqu’à inspirer le dernier livre de l’écrivain et journaliste sénégalais au quotidien national Le Soleil.Votre dernier ouvrage raconte la trajectoire d’un arbitre international sénégalais. Pourquoi avoir choisi de raconter son parcours dans un livre plutôt que dans un portrait au journal « Le Soleil » ?

En tant que journaliste au service sport du quotidien « Le Soleil », j’avais fait le pari d’écrire au moins dans ce domaine. Au départ, j’avais opté pour l’équipe nationale, mais à l’arrivée, j’ai jeté mon dévolu sur l’arbitrage, parce que je me suis rendu compte que l’arbitrage est le parent pauvre de la littérature alors que les arbitres sénégalais font de l’excellent travail au niveau international et méritent qu’on leur rende hommage. Partant de là, j’ai été séduit par la trajectoire de Malang Diédhiou après avoir brossé son portrait intitulé « Le Graal arbitral ». Ce papier a d’ailleurs été repris par beaucoup de sites. C’est ainsi qu’est venue l’idée d’écrire le livre «Malang Diédhiou, l’étoile venue de Badiana*» (Editions Salamata) pour l’offrir en modèle aux jeunes. Parce que son parcours est, à tout point de vue, exceptionnel.

 Le Sénégal compte plusieurs figures arbitrales dont Badara Mamaya Sène, qui a eu des postes de responsabilité au niveau de la CAF. Pensez-vous que Malang Diédhiou jouit du même prestige ?

On ne peut pas parler de l’arbitrage sénégalais et même africain sans évoquer Badara « Mamaya » Sène qui a été le mentor de Malang Diédhiou. « Mamaya » a marqué le microcosme de l’arbitrage. Son nom se conjugue avec cette corporation. Il est entré dans l’histoire en devenant le premier arbitre sénégalais à officier une finale de Can ; celle de 1992, au Sénégal, entre la Côte d’Ivoire et le Ghana. Son engagement et sa détermination lui ont valu d’être membre de la Commission des arbitres de la Fifa de 2002 à 2017. Sous le magistère du Camerounais Issa Hayatou, il a été aussi vice-président de la Commission des arbitres de la Caf, entre 2002 et 2017. Il a permis à beaucoup d’arbitres d’éclore, de se distinguer sur la scène internationale. Il s’est toujours battu pour que le Sénégal puisse disposer d’une relève à même de hisser le drapeau national très haut. « Mamaya » est toujours intervenu dans le choix des hommes. Malang Diédhiou, à l’image de nombreux de ses pairs, est passé entre ses mains en 2008. Et il a eu une carrière bien remplie, devenant ainsi une sommité de l’arbitrage grâce à ses performances. Quand il a pris sa retraite, il a endossé le costume d’instructeur de la Fifa et de la Caf, avant de prendre en charge les destinées de l’arbitrage sénégalais, auprès de la Fédération. Il ne fait aucun doute qu’il jouit d’un grand prestige, même si ce n’est pas le même.

Quelle appréciation portez-vous sur la carrière arbitrale de Malang Diédhiou ?

C’est une carrière exceptionnelle à tout point de vue. Malang Diédhiou s’est laissé tenter par l’expérience et a connu un destin international à partir de 2008. Une belle récompense de sa détermination, de son travail, de son talent, de sa soif de progresser, mais aussi de ses sacrifices familiaux et professionnels. Il a accumulé une grande expérience et l’exigence de la performance et l’envie de progresser l’ont poussé à maintenir le cap. En 2018, lors de la Coupe du monde qui s’est déroulée en Russie, il a été la plus grande satisfaction sénégalaise grâce à ses qualités au sifflet, sa maîtrise des lois du jeu, sa fermeté et sa capacité à gérer une énorme pression. Son parcours force le respect. Il est le premier Sénégalais à devenir arbitre international sans avoir été fédéral. Avec ses prédispositions, il a été promu international alors qu’il était arbitre de Ligue. Il a gravi les échelons à une vitesse remarquable et a officié à toutes les grandes compétitions : Coupe du monde U17 et U20, Coupe des Confédérations, Coupe du monde des clubs, Jeux olympiques, Coupe du monde senior, Coupe d’Afrique des Nations, Championnat d’Afrique des Nations. À force de détermination et de persévérance, il s’est imposé comme une figure incontournable de l’arbitrage et a montré la voie à de nombreux arbitres dont le rêve est de devenir des internationaux.

Comment analysez-vous le niveau de Malang Diédhiou comparativement à ses successeurs aujourd’hui à la CAN 2021 au Cameroun ?

Chaque arbitre, chacun, à sa manière, a écrit de belles pages dans l’histoire de cette corporation. Badara « Mamaya » Sène a dirigé la finale de la Can 92, au Sénégal. Badara Diatta a été au sifflet de la finale de la Can 2012, entre la Zambie et la Côte d’Ivoire. Youssou Ndiaye en 1974 et 1978 et Falla Ndoye en 2002 ont officié à la Coupe du monde. D’autres grands noms comme Falla Ndoye, Mamadou Ndoye, Idrissa Seck, Amadou François Guèye « Francky », Pape Moussa Ndiaye, Fatou Gaye et autres ont aussi porté haut le flambeau de l’arbitrage sénégalais.

En 2018, Malang Diédhiou s’est aussi retrouvé à diriger un huitième de finale de Coupe du monde en Russie. C’était une première dans l’histoire de l’arbitrage sénégalais. Il a su s’imposer avec autorité et n’a eu de cesse de gravir les marches menant au sommet de l’arbitrage national, continental et mondial.  Il ne fait aucun doute que Malang Diédhiou, vu son parcours, a réussi à marcher sur les pas de ses illustres prédécesseurs. C’est ce qui fait qu’aujourd’hui, il est un ambassadeur apprécié et respecté du football, de l’arbitrage sénégalais, africain et mondial. Son nom demeure, pour des générations, comme un exemple, aussi bien pour sa compétence que pour son intégrité, son courage et son esprit ouvert et impartial. 

Le trio sénégalais à la CAN 2021, Maguette Ndiaye en particulier, est apprécié par plusieurs observateurs. Est-il sur les traces de Malang Diédhiou ?

Le Sénégal a bien joué sa partition au niveau de l’arbitrage lors de cette Can. Que ce soit Maguette Ndiaye, Issa Sy ou encore Djibril Camara et El Hadj Malick Samba, ils ont tous été irréprochables. Ce n’est guère une surprise, car l’arbitrage sénégalais fait référence en Afrique.

Les prestations de Maguette Ndiaye ont vraisemblablement été bonnes. Je peux dire, sans risque de me tromper, qu’il est sur les traces de Malang Diédhiou avec qui il a évolué pendant quelques années dans l’élite africaine. Le destin de Maguette Ndiaye est lié à celui de Malang Diédhiou depuis des années. De 2014 à 2018, il a été son arbitre de réserve pour tous les matches que l’enfant de Badiana a dirigés. Il gravit les échelons pour atteindre l’élite. Aujourd’hui, il fait partie du club des arbitres africains officiant au plus haut niveau. Une dizaine d’années a déjà défilé entre sa toute première expérience sifflet en bouche et son arrivée parmi l’élite de l’arbitrage. L’exigence de la performance a poussé Maguette Ndiaye à maintenir le cap pour garder sa place dans le panorama du football mondial. Il figure d’ailleurs parmi les six officiels africains sélectionnés pour la Coupe du monde Qatar 2022. Ce choix est la preuve que l’arbitrage sénégalais se porte bien.

Cependant, l’arbitrage lors de cette CAN 2021 est souvent critiqué par les acteurs. Donnez-vous raison à ceux qui disent que l’arbitrage africain à un problème de niveau ?

Les critiques dans l’arbitrage ne sont pas seulement spécifiques à la Can. Dans toutes les grandes compétitions internationales, et même les plus grands championnats de football, l’arbitrage a souvent été au cœur de controverses. La Can « Cameroun 2021 » n’y a pas dérogé. Il est vrai que l’arbitre est le maître du jeu, le garant des lois du jeu, et cette posture lui impose de faire preuve de lucidité, de clairvoyance et de maîtrise. Mais dès fois, il y a des paramètres que l’arbitre ne maîtrise pas. La preuve, lors de la rencontre opposant le Mali à la Tunisie comptant pour le premier match du groupe F, l’arbitre zambien, Janny Sikazwe, qui a à son actif plus de 20 ans d’expérience, a multiplié les bourdes. Il a sifflé la fin du match à la 85e minute avant de récidiver pour mettre un terme définitif à la rencontre après 89 minutes et 45 secondes. Il a par la suite expliqué qu’il n’était plus lui-même et cela peut se comprendre. Parce qu’un arbitre a beau améliorer ses performances, être le meilleur, il n’est jamais à l’abri d’une erreur. Il n’y a que ceux qui ne font rien qui ne se trompent jamais. Depuis le début de cette Can, des arbitres ont été vilipendés à chaque match, critiqués, traînés dans la boue pour avoir commis des erreurs d’appréciation. Et la VAR n’est pas étranger à cette situation. Mais c’est cela le football ; tant que l’enjeu prime, les arbitres seront toujours responsables des contreperformances des mauvais perdants.

 Est-ce que les arbitres se sont appropriés du livre ?

Cet ouvrage, le premier dédié à l’arbitrage au Sénégal, doit être un livre de chevet pour tout arbitre qui veut réussir dans le milieu. Parce que Malang Diédhiou est un modèle, un exemple à travers son parcours exceptionnel, pas seulement dans l’arbitrage, mais aussi dans la douane sénégalaise. Les arbitres sénégalais et ceux qui ont une vocation pour devenir arbitre doivent donc s’approprier du livre qui est plein d’enseignements. Malheureusement, ce n’est pas encore le grand rush. Pour l’instant, les non-arbitres sont de loin plus intéressés par l’ouvrage qui les éclaire sur le fonctionnement et les vertus de l’arbitrage et leur apprend des choses qu’ils ignoraient dans ce domaine. Mais j’espère que dans les prochains jours, la donne va s’inverser et que chaque arbitre et élève-arbitre se procurera le livre.

*Badiana est un village de la région de Ziguinchor, au sud du Sénégal, en Casamance.

Sénégal : haro sur les usines de farine de poissons

Le Sénégal pourrait connaître un déficit de l’offre de poisson d’environ 150 mille tonnes par an au cours des années 2020 à cause de ces installations industrielles.En Afrique de l’Ouest et plus particulièrement au Sénégal, la rareté du poisson n’est pas seulement due à la surpêche. Les usines de farine et d’huile de poissons installées en masse sur les côtes sont aussi pointées du doigt.

Dans un récent rapport, publié le 21 janvier dernier,l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO, sigle anglais) alerte sur « l’impact négatif considérable
» de ces industries de farine et d’huile de poisson au Sénégal et en Afrique de l’Ouest.

La matière première utilisée dans ces usines consiste en de grandes quantités de petits poissons pélagiques (essentiellement des sardinelles et des ethmaloses) pêchés dans les eaux marines et estuariennes puis transformés en farine ou huile de poisson pour nourrir des animaux dans les pays développés au détriment de la consommation locale.

Selon le rapport, le pays de la Teranga à lui seul risque ainsi de perdre des milliers de tonnes de poissons à cause de l’activité de ces usines alors que le pays est « fortementdépendant de la consommation de poisson ».

Par ailleurs, souligne la FAO citant des chiffres de 2018, ces unités industrielles présentent un faible poids socio-économique alors qu’elles représentent une menace majeure pour les moyens de subsistance de 600 mille travailleurs du secteur de la pêche artisanale. Alors qu’elles n’emploient, selon la FAO, que 129 travailleurs permanents et 264 travailleurs temporaires, généralement recrutés parmi la population locale.

Partant de constat, le Responsable de la campagne Océans à l’ONG Greenpeace Afrique, Dr Aliou Ba, estime que « les États Ouest-africains devraient se passer de ces industries destructives et prendre leurs responsabilités afin de préserver la sécurité alimentaire, les emplois et le bien-être des populations. »

A en croire M. Ba, « nos gouvernements ont créé un modèle économique qui profite aux industriels des pays développés, plutôt qu’à notre propre population. Ils doivent changer cela maintenant. (Car) tout type de développement devrait placer les intérêts des peuples africains en son centre. »

Greenpeace Afrique réclame donc des actes forts de la part de l’Etat du Sénégal pour la durabilité de la pêche et la protection des métiers des femmes transformatrices de poissons.

L’ONG préconise le gel de nouvelles autorisations d’implantation  d’usines de farine de poisson comme stipulé dans les recommandations des concertations nationales sur les usines de farine et d’huile de poisson tenues le 24 Octobre 2019.

Par ailleurs, elle demande la prise de décision interdisant l’utilisation du poisson entier par les usines de farine et d’huile de poisson, et la fermeture des usines de farine et d’huile de poisson utilisant du poisson frais propre à la consommation humaine.

Elle plaide enfin pour la protection des métiers des femmes par la signature du décret de reconnaissance des métiers de la transformation artisanale des produits halieutiques.

Macky Sall « l’Afrique dispose du potentiel nécessaire pour assurer son émergence »

Le président sénégalais Macky Sall, est convaincu que l’Afrique est convaincu que dispose d’énormes potentiels économies pour poursuivre son décollage économique.Dans un extrait de son discours prononcé au siège de l’UA à Addis Abeba, la capitale éthiopienne, Macky Sall a posé la question des économies africaines. « Nos urgences sont aussi économiques. L’Afrique continue d’accuser du retard dans le domaine du développement malgré ses énormes potentialités : 30 millions de km2 ; plus d’un milliard d’habitants ; d’importantes réserves en eau et hydrocarbures; 60% des terres arables non exploitées du monde ; 40% des réserves d’or ; 85 à 95% des réserves de métaux du groupe du chrome et du platine ; 85% des réserves de phosphates ; plus de 50% des réserves de cobalt et un tiers des réserves de bauxite » indique-t-il. 

Le président Sall est convaincu qu’en dépit de ses handicaps, « l’Afrique dispose du potentiel nécessaire pour assurer les conditions de son émergence ». Il s’est réjoui des progrès réalisés par plusieurs pays au plan économique malgré un contexte sanitaire difficile ces deux dernières années. « Dans sa grande majorité, notre continent progresse. Les gouvernements sont à la tâche. Il y a une jeunesse créative qui entreprend et réussit. Des millions d’hommes et femmes travaillent, investissent et créent de la richesse. Toutes ces énergies positives contribuent à la transformation structurelle du continent en faisant émerger l’Afrique des infrastructures routières, autoroutières, ferroviaires, portuaires et aéroportuaires ; l’Afrique des centrales électriques, de l’agro business, des plateformes industrielles et numériques » dit-il.

L’Afrique que nous voulons se construit dès à présent indique le président sénégalais qui se félicite du thème de ce sommet « renforcer la résilience en matière de nutrition sur le continent africain : accélérer le capital humain et le développement social et économique » proposé par le président ivoirien Alassane Ouattara.

Un thème qui rappelle selon le nouveau président de l’UA « l’urgence de réaliser notre souveraineté alimentaire en produisant plus et mieux dans l’agriculture, l’élevage et la pêche par: – la modernisation de nos outils et méthodes de production, de conservation et de transformation ; l’amélioration des intrants, la maitrise de l’eau, le développement des chaines de valeurs et la facilitation de l’accès aux marchés » conclut-il.

UA: Macky Sall pour un « multilatéralisme plus ouvert, transparent et plus inclusif »

Le président sénégalais Macky Sall investi à la tête de l’Union africaine en tant président en exercice, compte poursuivre son plaidoyer « pour un multilatéralisme plus ouvert, plus transparent et plus inclusif »Dans son discours prononcé devant plusieurs chefs d’Etat africains, le président sénégalais est revenu sur l’une de ses priorités durant son mandat d’un an. « Si le destin de notre continent se joue entre nos mains, il reste aussi tributaire d’une gouvernance politique, économique et financière mondiale qui fait peu de place à nos pays » le soutenu le président Macky Sall devant ses pairs.  « En votre nom, je poursuivrai notre plaidoyer pour un multilatéralisme plus ouvert, plus transparent et plus inclusif; à commencer par une représentation plus équitable de l’Afrique au Conseil de Sécurité des Nations Unies, conformément au consensus d’Ezulwini. »

Il poursuit: « je souhaite également que nous portions davantage nos efforts sur la réforme de la gouvernance économique et financière internationale pour un meilleur accès de nos pays aux sources de financement du développement.

« Nos économies sont sous financées, parce que des règles et procédures rigides entravent l’accès de nos pays à des prêts consistants de longue durée, et à des taux supportables, pour le financement de leurs besoins de développement économique et social. Nos économies sont aussi mal financées, parce qu’elles continuent de payer des taux d’intérêt trop élevés, à cause d’un système inéquitable d’évaluation du risque d’investissement en Afrique » a indiqué le président sénégalais dont les propos sont parfois accueilli par quelques applaudissements.

« A titre d’exemple, en 2020, alors que le monde entier subissait de plein fouet l’impact de la Covid-19, 18 des 32 pays africains évalués par au moins une des grandes agences d’évaluation ont vu leur notation dégradée ; soit 56% contre une moyenne mondiale de 31%. D’autre part, des études montrent qu’au moins 20% des paramètres de notation de nos pays dépendent de facteurs plutôt subjectifs, par exemple d’ordre culturel ou linguistique, donc sans relation avec les fondamentaux qui déterminent la stabilité d’une économie », souligne Macky Sall.

Selon le successeur de Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo président de la République démocratique à la tête de l’UA « tout cela fait que la perception du risque d’investissement en Afrique reste toujours plus élevée que le risque réel ; ce qui renchérit les primes d’assurance, rend le crédit plus cher et pénalise ainsi la compétitivité de nos économies »

UA: discours du président Macky Sall lors de son investiture

Le président sénégalais Macky investi président de l’Union africaine ce samedi à Addis Abeba en Éthiopie, vient de prononcer son discours à la 35ème Session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union AfricaineVoici l’intégralité du discours 

 Excellences, Mesdames, Messieurs les Chefs d’Etat et de gouvernement, chers collègues,  

 Mesdames, Messieurs les Ministres,   

 Monsieur le Président de la Commission de l’Union,

 Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs et chefs de délégations,   

Mesdames, Messieurs,   En votre nom et au mien propre, je tiens d’abord à remercier le gouvernement et le peuple éthiopiens pour l’accueil convivial et l’hospitalité chaleureuse qu’ils nous réservent, une fois de plus, dans la cité légendaire d’Addis Abeba, berceau de notre rêve de liberté et d’unité africaines.

 

Je mesure l’honneur et la responsabilité qui s’attachent à la confiance dont vous venez de m’investir, ensemble avec les membres du Bureau, pour conduire les destinées de notre Organisation pendant un an.

 Je vous en remercie et vous assure de notre engagement à travailler de concert avec tous les pays membres dans l’exercice de notre mandat.

 

Je rends hommage aux Pères fondateurs de l’Organisation. 

Six décennies après, leur vision lumineuse continue d’inspirer notre vivre ensemble et d’éclairer notre marche solidaire vers l’idéal d’intégration africaine.  

 

C’est justement dans cet esprit panafricaniste que le Président Léopold Sédar Senghor avait proposé, au sommet de l’OUA de juillet 1964, d’instituer « une autorité politique et morale permanente de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement » pour donner une impulsion de haut niveau à la conduite des affaires continentales.  

 

C’est ainsi qu’est née la charge de Président en exercice de notre Organisation ; charge dont le Président Félix Antoine Tshisekedi Tchilombo,s’est acquitté avec dévouement.

 

Merci cher Félix, pour les efforts considérables que tu as consacrés au service de notre continent.  

Alors que notre Union célèbre son 20èmeanniversaire cette année, nous pouvons être fiers des progrès accomplis dans le cadre d’initiatives majeures telles que le NEPAD, le PIDA, le MAEP, la Vision 2063, la réforme institutionnelle, la Grande Muraille Verte, la ZLECAF et plus récemment notre riposte coordonnée contre la pandémie COVID-19.  

En même temps, nos défis restent nombreux et pressants; qu’il s’agisse de la paix et de la sécurité, des changements anti constitutionnels de gouvernement, de la protection de l’environnement, de la santé et du développement économique et social.  

L’urgence de paix et de sécurité nous rappelle notre responsabilité particulière dans la lutte contre le terrorisme, le règlement pacifique des différends entre pays membres, et la prise en charge des situations de crises internes.

 Nous ne pouvons détourner nos regards de toutes ces vies perdues, ces familles endeuillées, ces millions de personnes déplacées ou réfugiées, ces écoles et structures de santé fermées et ces cohésions sociales désintégrées.

 

Le bon sens commande de faire taire les armes et construire une culture de dialogue et de concertation dans le cadre des mécanismes africains de résolution des conflits.

Les antagonismes dispersent nos efforts et nous retardent sur le chemin dudéveloppement.

 

J’appelle à un examen de conscience pour réaliser la paix des braves afin de mieux nous consacrer aux autres urgences qui nous préoccupent.  

 

Il en est ainsi de la crise sanitaire liée à la pandémie COVID-19, et la nécessité d’assurer au plus vite notre souveraineté pharmaceutique et médicale.

  Je remercie vivement le Président Cyril Ramaphosa qui, avec l’appui de la Commission et de Africa CDC, s’est beaucoup investi dans la riposte anti COVID, aussi bien pour l’accès au vaccin que pour sa production en Afrique.

 

 A l’épreuve de la crise, tout un écosystème de produits hygiéniques, pharmaceutiques et médicaux a vu le jour sur le continent.

La production de vaccins est déjà en cours dans certains pays et d’autres vont suivre.

  Au-delà de la riposte anti COVID, il serait donc indiqué de maintenir cette nouvelle dynamique en gardant les questions de santé au cœur de notre agenda, afin de soutenir l’émergence d’une industrie pharmaceutique africaine capable de satisfaire nos besoins essentiels, et faire face à des pandémies comme le VIH-Sida, la tuberculose et le paludisme. 

 

J’attire également l’attention de notre sommet sur les ravages du cancer, un tueur silencieux qui cause près de 20 millions de décès par an dans le monde, dont plus de 

700 000 en Afrique.

 S’y ajoute que 40% de nos pays ne disposent d’aucune unité de traitement par radiothérapie.

 En réponse à cette situation préoccupante, l’Agence internationale de l’Energie a lancé l’initiative Rays of hope, Rayons de l’espoir, afin de soutenir les capacités des Etats membres, africains en particulier, dans la lutte contre le cancer, grâce aux technologies nucléaires, notamment l’imagerie médicale, la médecine nucléaire et la radiothérapie.  

J’encourage vivement nos pays à appuyer la campagne Rays of Hope de l’AIEA qui contribue à la réalisation des ODD et de l’Agenda 2063.  

 

Nos urgences sont aussi économiques.

L’Afrique continue d’accuser du retard dans le domaine du développement malgré ses énormes potentialités : 30 millions de km2 ; plus d’un milliard d’habitants ; d’importantes réserves en eau et hydrocarbures; 60% des terres arables non exploitées du monde ; 40% des réserves d’or ; 85 à 95% des réserves de métaux du groupe du chrome et du platine ; 85% des réserves de phosphates ; plus de 50% des réserves de cobalt et un tiers des réserves de bauxite.

 C’est dire qu’en dépit de ses handicaps, l’Afrique dispose du potentiel nécessaire pour assurer les conditions de son émergence. 

 

Du reste, dans sa grande majorité, notre continent progresse.

Les gouvernements sont à la tâche.

Il y a une jeunesse créative qui entreprend et réussit.

Des millions d’hommes et femmes travaillent, investissent et créent de la richesse.

 Toutes ces énergies positives contribuent à la transformation structurelle du continent, en faisant émerger l’Afrique des infrastructures routières, autoroutières, ferroviaires, portuaires et aéroportuaires ; l’Afrique des centrales électriques, de l’agro business, des plateformes industrielles et numériques.

 C’est justement dans l’esprit de cette Afrique sur la voie de l’émergence que s’inscrit le thème de notre sommet, sur proposition pertinente du Président Alassane Ouattara : « Renforcer la résilience en matière de nutrition sur le continent africain : accélérer le capital humain et le développement social et économique ».  

 

Ce thème nous rappelle l’urgence de réaliser notre souveraineté alimentaire en produisant plus et mieux dans l’agriculture, l’élevage et la pêche par:  – la modernisation de nos outils et méthodes de production, de conservation et de transformation ;   

– l’amélioration des intrants, la maitrise de l’eau, le développement des chaines de valeurs et la facilitation de l’accès aux marchés.

 

 L’Afrique émergente doit aussi compter sur ses forces vives : les jeunes et les femmes.

 Les jeunes doivent rester au centre de nos politiques publiques, parce qu’ils forment la majorité de notre population, et que nous ne pourrons tirer avantage du dividende démographique que si notre jeunesse reçoit  l’éducation et la formation adéquates qui la préparent à la vie active.

 

 La condition féminine nous interpelle, parce que les femmes constituent l’autre moitié du continent.

 

L’Afrique ne peut se développer quand des millions de femmes et de filles continuent de subir des traitements violents, inégalitaires et discriminatoires.

 J’appelle à une plus grande mobilisation des pouvoirs publics, des leaders d’opinion, de la société civile, des familles et des communautés contre toutes les formes de violence faites aux femmes et aux filles, et pour leur autonomisation.

 

C’est une condition essentielle du progrès de notre continent et de notre bien-être collectif.   

Chers collègues, mesdames, messieurs,  

Si le destin de notre continent se joue entre nos mains, il reste aussi tributaire d’une gouvernance politique, économique et financière mondiale qui fait peu de place à nos pays. 

 

 En votre nom, je poursuivrai notre plaidoyer pour un multilatéralisme plus ouvert, plus transparent et plus inclusif; à commencer par une représentation plus équitable de l’Afrique au Conseil de Sécurité des Nations Unies, conformément au consensus d’Ezulwini.   

 

Je souhaite également que nous portions davantage nos efforts sur la réforme de la gouvernance économique et financière internationale pour un meilleur accès de nos pays aux sources de financement du développement.  

 

Nos économies sont sous financées, parce que des règles et procédures rigides entravent l’accès de nos pays à des prêts consistants de longue durée, et à des taux supportables, pour le financement de leurs besoins de développement économique et social.

 Nos économies sont aussi mal financées, parce qu’elles continuent de payer des taux d’intérêt trop élevés, à cause d’un système inéquitable d’évaluation du risque d’investissement en Afrique.   

 

A titre d’exemple, en 2020, alors que le monde entier subissait de plein fouet l’impact de la COVID-19, 18 des 32 pays africains évalués par au moins une des grandes agences d’évaluation ont vu leur notation dégradée ; soit 56% contre une moyenne mondiale de 31%.

 

D’autre part, des études montrent qu’au moins 20% des paramètres de notation de nos pays dépendent de facteurs plutôt subjectifs, par exemple d’ordre culturel ou linguistique, donc sans relation avec les fondamentaux qui déterminent la stabilité d’une économie.

 

Tout cela fait que la perception du risque d’investissement en Afrique reste toujours plus élevée que le risque réel ; ce qui renchérit les primes d’assurance, rend le crédit plus cher et pénalise ainsi la compétitivité de nos économies.  

 

Avec le soutien de la Commission, il me parait nécessaire de mettre en place une task forcede l’Union pour étudier plus en avant la problématique du financement de nos économies, y compris par la réforme des règles de l’OCDE y afférentes, la création d’une Agence panafricaine de notation et la mise en place d’un Mécanisme de stabilité financière sur lequel la Banque Africaine de Développement travaille déjà.

 

D’autres efforts pourraient davantage porter sur l’harmonisation de nos législations nationales et l’échange des meilleures pratiques dans l’industrie minière et des hydrocarbures pour une juste rémunération de nos ressources.

 

  Ces chantiers pourraient certes prendre du temps, mais il me semble nécessaire de passer des revendications aux actes en jetant les fondements de leur construction.

 

Dans l’immédiat, je poursuivrai notre plaidoyer pour la réallocation des DTS.  Avec l’émission historique de Droits de Tirages Spéciaux à hauteur de 650 milliards de dollars, l’Afrique a pu disposer de son quota de 33 milliards de dollars pour renforcer sa résilience.

C’est un acquis considérable.  Mais au regard de l’impact profond de la crise, l’Afrique a besoin d’un financement additionnel d’au moins 252 milliards de dollars d’ici à 2025 pour contenir le choc et amorcer sa relance économique.

 

En conséquence je poursuivrai notre plaidoyer pour la réallocation en faveur des pays africains, selon des modalités à convenir, de 67 milliardsde dollars, mobilisables sur les quotas de DTS des pays riches qui y consentent, pour atteindre l’objectif de 100 milliards fixés au Sommet de Paris sur le financement des économies africaines.  

 

Il est important qu’une partie significative des DTS soit réallouée via la BAD, compte tenu de son rôle habituel dans le financement du développement, pour soutenir nos efforts de relance par des investissements de qualité, qui stimulent une croissance inclusive et durable.   

 

En outre, afin d’élargir nos possibilités de financement de grands projets de développement, le moment est venu de modifier l’Accord portant création du Fonds africain pour le Développement (FAD) ; ce qui lui permettra d’accéder aux marchés des capitaux et lever 33 milliards de dollars, comme effet de levier, en complément de ses fonds propres de 25 milliards de dollars.

 Plus de ressources pour le FAD lui donne plus de capacités de financement pour nos pays.  

 

En conséquence, j’appelle nos partenaires à engager avec nous le travail de modernisation du FAD, à l’image d’autres Institutions similaires, d’autant plus que son statut est resté quasiment inchangé depuis sa création en 1972.  

 

En votre nom, chers collègues, j’ai aussi la ferme intention de porter haut et fort notre message pour des partenariats rénovés, plus justes et plus équitables.

 

Plus de 60 ans après ses premières indépendances, l’Afrique est plus que jamais décidée à prendre son destin en mains.

 Notre continent ne saurait être la chasse gardée des uns contre les autres.

Nous sommes ouverts à tous les partenariats, sans exclusion, ni exclusivité, pourvu qu’ils soient mutuellement bénéfiques et respectueux de nos priorités de développement et de nos choix de société.   

 

Dans cet esprit, je salue les excellents résultats du Forum sur la coopération sino-africaine de novembre 2021 et du Sommet Turquie-Afrique de décembre dernier.  

 

J’ai confiance que nos rendez-vous avec l’Union Européenne dans quelques jours, et plus tard avec la Corée , la Russie, le Japon, le monde arabe, et certainement avec les Etats-Unis d’Amérique, s’inscriront dans la même dynamique.

 

Un autre défi nous interpelle : celui de la transition énergétique dans le contexte de la lutte contre le changement climatique dont l’Afrique est partie prenante.  

En marge de la COP 26 de Glasgow, des pays ont unilatéralement pris la décision de mettre fin au financement extérieur d’énergies fossiles, même propres comme le gaz, alors que certains parmi eux continuent d’utiliser des sources aussi polluantes que le charbon et le fuel.

 

 Au moment où, avec les importantes découvertes de ces dernières années, le gaz ouvre pour nos pays de réelles perspectives d’accès universel à l’électricité et de soutien à l’industrialisation, arrêter le financement de la filière gazière porterait gravement atteinte à nos efforts de développement économique et social.

 C’est pourquoi, en restant engagés dans la lutte contre le changement climatique selon le principe de la responsabilité commune mais différenciée, il est tout à fait légitime que nos pays réclament une transition énergétique juste et équitable.

 

 Ensemble, mobilisons-nous pour la réussite de la COP 27 que notre frère Abdel Fattah Al Sissi va accueillir.

 

 Chers collègues, mesdames, messieurs,  

Les défis que voilà, nous les relèverons en consacrant plus de temps à nos débats sur des questions vitales pour nos pays, avec des méthodes de travail rénovées et rationalisées, dans l’esprit de la réforme institutionnelle que nous avons menée sous la conduite dynamique du Président Paul Kagame.    

L’impératif de résultat nous presse de mettre en œuvre nos réformes pour améliorer les performances de l’Union, y compris par le renforcement de ses capacités financières.

 

Je pense à la répartition du travail entre l’Union, les Communautés économiques régionales et les Mécanismes régionaux, à la réforme des organes judiciaires et quasi judiciaires, à l’opérationnalisation du Fonds pour la paix et de la Force africaine en attente, ainsi qu’à une meilleure articulation des Agences.  

 

L’Afrique que nous voulons, c’est aussi celle qui recouvre l’intégralité de son patrimoine culturel.  

 

La restitution de notre patrimoine spolié restera au cœur de notre agenda, parce qu’il fait partie intégrante de notre identité civilisationnelle ; c’est ce qui nous relie à notre passé et forme le viatique que nous devons léguer aux générations futures.

 

 L’Afrique que nous voulons bâtir ne peut faire l’impasse sur son héritage culturel.

 Le temps ne saurait effacer notre mémoire collective.

Le poids de l’histoire et les pesanteurs du présent ne sauraient inhiber notre volonté de déconstruire les préjugés et les déterminismes qui entravent la marche de notre continent vers le progrès.  

Nous disons oui au « rendez-vous du donner et du recevoir» par le dialogue fécond des cultures et des civilisations ; mais non à l’injonction civilisationnelle qui nous dicterait nos choix et nos comportements.

 

 Dans l’esprit que voilà, je ne ménagerai aucun effort dans la défense des intérêts de notre Continent avec le soutien des membres de notre Bureau et le vôtre. 

 

Ainsi, et ensemble, nous pourrons apporter une nouvelle pierre à l’édifice continental de nos rêves : une Afrique en paix, plus libre, plus unie et plus solidaire ; une Afrique debout et en marche vers plus de progrès et de prospérité.

 

 Vive l’Afrique !  Vive l’Union Africaine !   

Je vous remercie.    

Côte d’Ivoire : MTN au secours des aveugles

La Fondation MTN Côte d’Ivoire apporte son soutien au Centre d’Education, de Formation et d’Insertion des Aveugles de Toumodi (CEFIAT).Depuis de nombreuses années, MTN s’engage pour une société plus inclusive et durable où les différences sont une richesse au service du collectif. Pour matérialiser cet engagement, la fondation a apporté, ce vendredi 04 février 2022, son soutien au Centre d’Education de Formation et d’Insertion des Aveugles de Toumodi (CEFIAT) en matériels didactiques d’une valeur de 8,5 millions de FCFA. 

Ce don, composé de 30 Cannes blanches, 30 Tablettes Braille, 30 Poinçons, 30 Efface-points braille, 30 Abaque, 1 Ordinateur de bureau, 1 Embosseuse braille, 1 Logiciel de mise en page braille, 1 Clavier XL print et 1 Logiciel de lecture d’écran fusion, servira à améliorer les conditions de travail et de vie des enseignants, d’éducation et d’apprentissage des élèves du CEFIAT. 

« Nous sommes fiers de collaborer avec toutes les parties prenantes pour multiplier les chances d’inclusion offertes aux personnes handicapées. Le fruit de cette étroite collaboration entre la Fondation MTN CI et la Fondation d’Augustin permettra d’améliorer les conditions d’enseignement du CEFIAT et renforcer les capacités d’apprentissage des élèves », a déclaré  Mme Natenin Coulibaly, secrétaire générale de MTN Côte d’Ivoire, lors de la cérémonie de remise.

Elle a rappelé les actions déjà menées en faveur de l’autonomisation des personnes vivants avec un handicap notamment la mise en place de salles multimédias dans des plusieurs instituts spécialisés et l’accompagnement de plus de 50 entrepreneurs vivant avec un handicap.

Can 2021 : un arbitre sud-africain pour la finale

L’arbitre sud-africain, Victor Gomes sera au sifflet pour la finale de la Coupe d’Afrique des Nations prévue dimanche à 19h 00 (Temps Universel) entre le Sénégal et l’Égypte à Douala.Arbitre Fifa depuis 2011, Victor Miguel de Freitas Gomes, 39 ans, est un homme expérimenté. Il compte 226 matchs à son actif depuis ses débuts professionnels en 2008.

En 2018, il sort de l’ombre en révélant avoir rejeté et signalé une tentative de pots-de-vin de plus de 300.000 rands (environ 11 millions francs CFA) lors d’un match de coupe de la Confédération de la Caf entre l’équipe nigériane de Plateau United et la formation algérienne de l’USM Alger. Un geste salué à l’époque par l’Association sud-africaine de football.

Victor Gomes a déjà officié durant cette Can. Il a sifflé le choc du premier tour remporté par les Éléphants de la Côte d’Ivoire devant les Fennecs d’Algérie 3-1. Il a aussi dirigé les Lions du Sénégal lors de leur quart de finale gagné contre la Guinée équatoriale 3-1.

Mali : Paris et ses partenaires envisagent un retrait définitif

Des discussions sont en cours entre Paris et ses partenaires européens pour le départ définitif de leurs forces militaires du Mali.L’axe diplomatique entre Bamako et Paris est en pleine zone de turbulences. Dans ce contexte, la France et ses partenaires de l’Union européenne ont engagé des concertations sur leur présence militaire au Mali.

Selon certains médias français, la tendance penche pour « un retrait définitif » du Mali de Barkhane, l’opération militaire française menée au Sahel et au Sahara et la force militaire de l’Union européenne, Takuba, censée prendre son relai.

La France et le Mali sont engagés dans une crise politique et diplomatique depuis plusieurs mois. Des tensions exacerbées par l’expulsion de l’ambassadeur de la France à Bamako le 31 janvier dernier par les autorités de la transition malienne.

Le Niger, nouvelle base arrière ?

« Là où les conditions ne sont pas réunies, il ne faut pas rester », a expliqué un diplomate cité dans la presse française. « On ne peut pas rester au Mali à n’importe quel prix. Les conditions de notre intervention sont rendues de plus en plus difficiles », a ajouté Florence Parly, la ministre française des Armées.

La France et ses partenaires se donnent un délai de deux semaines pour prendre une décision définitive. Un redéploiement du dispositif de l’armée française dans les localités de Ménaka, Gossi, ou encore Gao, vers le Niger est fortement envisagée. A ce titre, la ministre française des Armées, a effectué mercredi dernier une visite à Niamey pour discuter avec le président nigérien Mohamed Bazoum des différentes options envisageables.

Entre la France et le Mali, la machine diplomatique avait pris du sable depuis deux ans et le rappel de Toumani Djime Diallo, dernier ambassadeur du Mali à Paris. Ce dernier avait accusé au Sénat français les « légionnaires français » de mauvais comportements dans les « Pigalle de Bamako ». Une sortie qui avait provoqué une brouille diplomatique entre Paris et Bamako sur l’action des militaires de l’opération Barkhane

Et depuis cette date, le Mali n’a plus d’ambassadeur à Paris. En août 2021, la junte avait proposé le diplomate Moussa Sy, actuel conseiller diplomatique à Cuba pour occuper le poste. Mais le choix n’a pas été validé par les autorités françaises qui juge le profil très proche de la Russie qui deviendra, avec le départ plus que probable de la France, un allié de premier plan du Mali.

Sénégal : pour la parité dans les nouveaux conseils territoriaux

L’installation des bureaux des conseils municipaux et départementaux exige la parité Homme-Femme dans les instances électives et semi-électives.Au Sénégal, la Loi 2010 -11 1 du 28 mai 2010 institue la parité absolue Homme-Femme au niveau de toutes les instances totalement ou partiellement électives. Au moment où sont installés les bureaux des conseils municipaux et départementaux issus des élections territoriales du 23 janvier dernier, des organisations de la Société civile invitent les acteurs politiques à prendre en compte cette législation.

« Dans ce contexte de post-électoral marqué par l’élection des maires et présidents de conseils départementaux au suffrage universel direct, nous rappelons que les maires et présidents font partie des bureaux. Ces derniers doivent rester paritaires sous peine d’une violation flagrante des textes », lit-on dans un communiqué diffusé ce vendredi.

Parmi les organisations signataires du document, il y a le Conseil sénégalais des femmes (Cosef) et l’Association des juristes sénégalaises (Ajs).

Elles rappellent que toute violation de la loi sur la parité peut faire l’objet d’un recours au niveau des autorités administratives ou judiciaires compétentes. S’il s’agit du conseil municipal, le recours doit être soumis au plus tard cinq jours après son installation. Ce délai passe à huit jours si le recours concerne le conseil départemental.

Sénégal : en quête d’archéologie pour tous

Des archéologues sénégalais œuvrent pour la démocratisation de leur discipline à travers une exposition itinérante qui a fait halte au Centre de recherche de l’Afrique de l’Ouest (Warc, sigle en anglais) de Dakar.Un pectoral en or, un disque en cuivre, des objets en métal cuivreux, une collection de barres de laiton et des cauris abandonnés dans le Sahara mauritanien, des fragments de fibres textiles… A travers neuf bannières, l’exposition itinérante présente l’importance de l’archéologie pour comprendre l’histoire et la culture du Sénégal.

« L’Archéologie au Sénégal », nom de l’exposition, explique comment la culture matérielle contribue à la compréhension des valeurs, des expériences et de la complexité du Sénégal. Elle explore plusieurs des nombreux sites de découverte archéologique du Sénégal et fait revivre certains de ses trésors.

L’identification des techniques, les relations entre l’Homme, l’animal et l’environnement ou encore la façon de conserver voire restaurer les objets archéologiques sont autant de sujets abordés.

Ce travail est le fruit d’une collaboration entre l’Unité de Recherche en ingénierie culturelle et en anthropologie (Urica) de l’université de Dakar, le Warc, le bureau des partenariats stratégiques du Musée National de l’histoire et de la culture afro-américaine (NMAAHC, sigle en anglais) et le Service des expositions itinérantes (Sites) de l’Institution Smithsonian.

« Nous essayons de repenser le rapport que l’université, la recherche scientifique d’une manière générale, a avec nos communautés. Dans la plupart de nos laboratoires, de nombreuses choses se passent. Malheureusement, elles ne parviennent à la population sous des formes digestes », a expliqué le Commissaire de l’exposition, Professeur Ibrahima Thiaw.

Pour lui, « il n’est pas normal d’aller dans le village le plus reculé du Sénégal, d’effectuer des recherches, les publier dans un article de côte A, et que la communauté de là où vous avez fait ces travaux n’a aucune idée de ce que vous avez trouvé et de les représenter sous des formes qu’elle n’est pas en mesure de contester. C’est un problème ».

Pour corriger cette anomalie, « L’Archéologie au Sénégal » s’est fixé comme objectif de vulgariser la discipline. Cela, a indiqué M. Thiaw, reviendrait à comprendre la valeur éducationnelle de l’archéologie, mais aussi de faire en sorte que chacun puisse en tirer profit.

« Pour que l’archéologie soit démocratique, il faut qu’elle soit accessible, plus digeste pour que l’on puisse montrer sa vraie valeur », a souligné le Commissaire de l’exposition.

Ce processus a d’ailleurs commencé grâce à la traduction en wolof, premier dialecte au Sénégal, des légendes qui accompagnent chaque photo. « Nous nous sommes engagés à aider les étudiants et les enseignants sénégalais à voir l’archéologie en pratique. Cette expression de bannières (français et wolof) permet de connecter les enfants à leur histoire d’une manière visuellement attrayante et facilement accessible », a fait savoir Professeur Ibrahima Thiaw.

Par ailleurs, des audios en pulaar et en sereer, deux autres langues répandues, seront bientôt disponibles. Selon ce spécialiste, il y a une sorte de fétichisation de l’écriture qui nous fait croire que tout ce qui n’est pas écrit n’a pas de valeur.

« Il faut véhiculer ces informations par l’outil le plus approprié et qui soit beaucoup plus adapté à nos réalités culturelles. Il est donc important que ces données soient dans nos langues nationales, sous une forme écrite d’accord, mais également sous forme d’audios. La technologie nous permet aujourd’hui de le faire. Et nous devons en profiter », a plaidé M. Thiaw.

Restaurer la dignité de l’Homme noir

Au-delà de rendre accessible cette science, « L’Archéologie au Sénégal » ambitionne de réhabiliter l’Homme noir. « Quand Descartes dit +je pense donc je suis+ au 18ème siècle, à cette époque pour lui +et je pèse bien mes mots+ il y avait des gens qui pouvaient penser et d’autres qui en étaient incapables. C’est en pleine période de l’esclavage. Le noir était considéré comme incapable de penser. Et ça a été, pendant longtemps, l’histoire racontée par l’Europe durant le siècle des lumières », a rappelé le chercheur sénégalais.

A l’en croire, cette condescendance est parfois reproduite sous une forme déguisée dans les ouvrages et articles. Partant de ce constat, Professeur Ibrahima Thiaw a estimé indispensable de rétablir notre histoire.

« On nous apprend toujours que presque toutes les disciplines sont l’œuvre des Grecs ou des Romains. Mais non ! Il faut que l’on reconnaisse la contribution des Noirs à l’histoire universelle. Et ces objets nous permettent de déconstruire cette une idéologie », a-t-il espéré.

C’est en tout cas, a ajouté M. Thiaw, le sens de cette exposition : « Raconter notre histoire à partir des objets. Et nous voulons que ça soit transformationnel et accessible à nos enfants, mais également à toutes les couches de la société. Parce qu’après tout, c’est le contribuable sénégalais qui paie nos salaires et finance nos recherches ».

« L’Archéologie au Sénégal » a mobilisé, durant cinq ans, une trentaine de chercheurs. L’exposition est encore visible au Warc pour plusieurs jours avant de rejoindre définitivement l’Institut fondamental d’Afrique noire (Ifan) qui héritera des droits exclusifs de propriété.

Sénégal : pas encore de dénouement pour la crise scolaire

Le gouvernement et les syndicats d’enseignants ont convenu d’un délai maximum de quinze jours pour trouver une solution à la crise scolaire.Les acteurs de l’école publique sénégalaise ne sont pas encore sortis de l’auberge. Après plusieurs semaines de grève des enseignants, le gouvernement et les syndicats d’enseignants se sont réunis, hier jeudi 3 février, pour apporter des réponses aux revendications des seconds portant principalement sur leur système de rémunération. Les deux parties sont tombées d’accord sur la mise en place d’une commission technique qui devra boucler ses travaux d’ici deux semaines.

Selon un communiqué du ministère de la Fonction publique, « les travaux de ladite commission devraient offrir aux deux parties, l’opportunité de confronter leurs propositions et contre-propositions pour parvenir à un consensus dynamique, qui sauverait notamment l’année scolaire en cours ».

Cette rencontre à huis clos a été tenue « conformément aux conclusions de la plénière du 7 janvier 2022, pour aborder la problématique du système de rémunération et celle du corps des administrateurs scolaires ». Elle a été organisée dans un contexte de perturbations dans le système éducatif, ayant notamment « accueilli des facilitateurs de la Société civile et du Haut conseil du dialogue social » comme recommandé par le président Macky Sall lors du dernier Conseil des ministres.

Depuis plusieurs semaines, les élèves de l’école publique sénégalaise ne font pas cours pratiquement. Certains enseignants observent un débrayage jusqu’à neuf heures avant de libérer les élèves. Ces derniers jours, ils étaient nombreux à descendre dans la rue pour réclamer la reprise des cours, la grève ayant trop duré à leur avis. Ils craignent une baisse de niveau en raison d’un quantum horaire insuffisant.

Une proposition « cosmétique »

Ce vendredi, plusieurs journaux ont titré sur la rencontre entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants. Si le Témoin s’attend à « un dégel de la crise de l’école », Walf Quotidien note que l’Etat s’est présenté « sans armes » face aux enseignants, reprenant le responsable syndicaliste Saourou Sène.

Pour d’autres, interrogés par Le Quotidien, titrant sur un « premier examen raté », cette proposition est « juste cosmétique ». Selon le journal, des participants se sont étonnés que le gouvernement « soit venu sans rien de concret ». Pour eux, « le gouvernement de Macky Sall a montré que l’école n’est pas une priorité pour eux » parce qu’il « a laissé la situation pourrir pendant des semaines », soit après le septième plan d’actions.

Cependant, lors du Conseil des ministres du 2 février dernier, le chef de l’Etat dit avoir exhorté « le Gouvernement, les enseignants, les apprenants, les parents d’élèves et les autres composantes de la communauté éducative, à assurer, chacun en ce qui le concerne, leurs responsabilités spécifiques permettant, ensemble, de garantir la continuité des enseignements, le respect du quantum horaire, ainsi que les évaluations programmées, conformément au calendrier scolaire ».

Rappelant « toute l’importance qu’il accorde à la stabilité et à l’excellence du système éducatif national », Macky Sall a invité le gouvernement à communiquer au public, à travers un Mémorandum exhaustif, sur les acquis, réalisations et avancées sociales notables, accomplis ces dix dernières années en matière d’éducation et de formation, notamment en ce qui concerne la revalorisation de la fonction enseignante.

Nigeria : 96 financiers du terrorisme identifiés

Le ministre nigérian de l’Information et de la culture, Alhaji Lai Mohammed, a déclaré que le gouvernement fédéral avait découvert 96 financiers du terrorisme dans le pays, en particulier ceux qui soutiennent Boko Haram et l’Etat islamique de la province d’Afrique de l’Ouest (ISWAP).Lai Mohammed a déclaré lors d’une conférence de presse jeudi à Abuja que la « Nigerian Financial Intelligence Unit (NFIU), en 2020-2021, a révélé 96 financiers du terrorisme au Nigeria », tandis que « 424 associés et partisans des financiers ont également été découverts ».

Il a révélé qu’environ 123 sociétés et 33 bureaux de change étaient liés aux terroristes, en plus de 26 bandits, ravisseurs présumés et de sept conspirateurs qui ont maintenant été identifiés. « L’analyse a permis l’arrestation de 45 suspects, qui seront bientôt poursuivis et leurs biens saisis », a-t-il ajouté.

Concernant les activités des différentes agences de lutte contre la corruption, le ministre a déclaré qu’en 2021 seulement, l’EFCC a obtenu un total de 2.220 condamnations. « Cela représente une augmentation de 127% par rapport au nombre de condamnations (976) enregistrées en 2020, et bien loin des 195 condamnations obtenues en 2016, des autres 189 en 2017, 312 condamnations en 2018 et 1.280 enregistrées en 2019 ». « Le chiffre de 2021, soit 2 220 condamnations, représente un taux de réussite de 98,49%, avec seulement 34 affaires (représentant 1,51%) classées sans suite » a déclaré le ministre.

Concernant les recouvrements monétaires, il a déclaré : « Pour la seule année 2021, l’EFCC a récupéré un montant total de 152.088.698.751,64 naira, 1.182.519,75 livres sterling, 50 dirhams émiratis, 1.723.310 riyals saoudiens, 1.900 rands sud-africains, 386.220.202,85 dollars américains, 156.246,76 euros, 1.400 dollars canadiens, 5.369 :573,19 bitcoins et 0,09012 ethereum. Les deux derniers sont des monnaies numériques ».

Le ministre a toutefois déclaré que la politique de dénonciation du gouvernement a permis de récupérer 700 milliards de dollars. « La politique de dénonciation est une initiative du ministère fédéral des Finances, du Budget et de la Planification nationale. Cette politique vise à encourager la divulgation volontaire d’informations sur la fraude, la corruption et les fonds publics pillés, y compris les fautes financières et toute autre forme de corruption ou de vol » a expliqué le dirigeant nigérian.

Il ajoute « le dénonciateur, dont les informations permettent de recouvrer des fonds, a droit à 2,5 à 5% des fonds recouvrés. Les informations et les tuyaux reçus sont généralement transmis à l’EFCC, à l’ICPC et au NFIU pour une enquête approfondie. Cette politique a contribué à l’assainissement de l’IPPIS, au respect de la TSA et à l’amélioration de la loi sur les marchés publics de 2007.

« En 2020, une somme totale de 700 milliards de dollars a été récupérée grâce à la politique de dénonciation », a déclaré le ministre selon les médias locaux vendredi.

La position de la Cedeao sur le Burkina Faso à la Une en Afrique

Le Burkina Faso qui échappe aux sanctions de la Cedeao après le coup d’Etat militaire et l’élimination du Cameroun en demi-finale de la CAN 2021 sont les deux sujets phares traités par plusieurs médias africains visités par APA ce vendredi.« Sommet CEDEAO sur les juntes sous-régionales: Le Burkina échappe aux sanctions », titre Mourya La Voix du Niger qui rend compte, dans un style fleuri, des points saillants de cette réunion des chefs d’Etat et de gouvernement de la sous-région.

« Comme toujours lors d’un sommet de chefs d’Etat, il faut tendre l’oreille lors de la lecture du communiqué final, mais, surtout, il faut la dresser vers les coulisses ou fuitent parfois l’essentiel venant du … huis clos intégral, c’est-à-dire le cénacle entre les présidents et chefs de gouvernement. Hier au raout d’Accra de la CEDEAO, consacré aux 3 pays désormais dirigés par un pouvoir kaki, le Mali, la Guinée et le Burkina, plus la Guinée-Bissau qui a échappé le 1er février d’être le 4e, hier à cette réunion donc, bruissaient déjà en fin de matinée que sur le Burkina, la CEDEAO, serait magnanime, compte tenu de « l’ouverture» du lieutenant-colonel Damiba, mais aussi parce que ce coup d’Etat qualifié d’ultime recours a pris un bon pli », explique le site nigérien.

Le Pays note que la Cedeao a eu une « attitude bienveillante » « vis-à-vis du Burkina ». Cependant, c’est « une indulgence qui ne doit pas être prise comme un  blanc-seing
», prévient le quotidien burkinabè.

Sidwaya, le quotidien national pousse un ouf de soulagement et indique à sa Une que le « Burkina (est) épargné de nouvelles sanctions »

A propos de cette décision sur le Burkina, Wakatsera se demande si « la Cedeao se rapproche-t-elle enfin des peuples ». « Pour son deuxième sommet, cette fois-ci en présentiel, sur le Burkina, la CEDEAO ne respectera pas, en toute logique, le parallélisme des formes. Comme si elle jouait un match décisif de la Coupe d’Afrique des nations qui bat son plein au Cameroun, la CEDEAO, dans un contrepied parfait, a dérouté ses détracteurs en épargnant le Burkina de sanctions additionnelles à la suspension du pays de ses instances », a indiqué le journal ouagalais.

Sur un autre sujet, Camfoot fait remarquer que l’élimination du Cameroun, pays organisateur de la CAN 2021, hier en demi-finale devant l’Egypte, ne passe pas encore. Le site camerounais rapporte des passes d’armes entre Lions Indomptables.  Après que le capitaine Vincent Aboubakar a justifié la défaite (0-0, 1-3 tab) par l’égoïsme de ses coéquipiers, Karl Toko Ekambi a réagi vigoureusement : « Il dit ce qu’il veut ».

Quoi qu’il en soit, c’est un « rêve brisé » pour le Cameroun qui voulait remporter le sacre à domicile, d’après le quotidien sportif sénégalais Stades, rapportant que le match entre Lions Indomptables et Pharaons était « très fermé ».

L’Egypte retrouve ainsi le Sénégal en finale, « un avant-goût des barrages du Mondial 2022 » et une opposition entre Mohamed Salah et Sadio Mané, stars de Liverpool et leaders techniques de leurs sélections, ajoute Stades.

Vox Populi note que les Lions seront « à l’épreuve des Pharaons » dimanche prochain en finale. Par ailleurs, « l’Egypte demande le report de la finale à lundi », souligne ce journal qui rapporte les statistiques des confrontations entre les deux finalistes. « 12 rencontres depuis Caire 86 : 4 victoires pour les Lions, 6 victoires pour l’Egypte et 2 nuls ».

Mais de toute façon, Le Soleil indique que les Lions ont atteint une « nouvelle dimension » avec la star Sadio Mané qui s’est transformé en « leader technique et social ».

Sénégal : les enjeux du prochain remaniement ministériel

Le chef de l’Etat Sénégalais a profité du dernier conseil des ministres mercredi pour faire ses « adieux » à ses ministres.Macky Sall a annoncé à ses désormais ex-ministres qu’il va nommer un Premier ministre  et procéder à un nouveau remaniement dès son retour d’Addis Abeba, la capitale éthiopienne le 9 février, où il sera installé à la tête de l’Union africaine samedi.

Le remaniement ministériel agité depuis l’annonce de la réintroduction du poste du Premier ministre supprimé en 2019 est imminent.  Après les élections municipales du 23 janvier qui a vu la coalition présidentielle perdre les villes symboliques de Dakar et Ziguinchor au profit de l’opposition, Macky Sall va  devoir rebattre les cartes dans un remaniement qui pourrait toucher les différentes sphères de l’Etat. 

Se dirige-t-on vers un gouvernement d’union nationale ou un gouvernemental politique en vue des prochaines échéances électorales? qui sera le futur Premier ministre? Macky Sall va-t-il se séparer des responsables qui ont perdu leurs fiefs lors des dernières élections municipales ?

Quel avenir pour Moustapha Niass (président Assemblée nationale), Aminata Mbengue Ndiaye (présidente Haut Conseil des collectivités territoriales) et Idrissa Seck (président du Conseil économique social et environnemental) ? Ces alliés traditionnels de Macky Sall, à la tête des trois grandes institutions du pays, ont un point commun : ils ont vu leur poulains perdre lors des dernières élections locales. 

Si Moustapha Niass a manifesté son désir de quitter le perchoir après les élections législatives, il est légitime de s’interroger sur les sorts d’Idrissa Seck, deuxième à la dernière présidentielle de 2019 avant de rallier Macky Sall en novembre 2020, et Aminata Mbengue Ndiaye, patronne du Parti socialiste.

La nouvelle équipe gouvernementale devra vite prendre ses marques avant les élections législatives prévues le  31 juillet 2022 et la présidentielle de février 2024.

Élu en 2012 et réélu au premier  tour en 2019, Macky Sall (60 ans) ne s’est pas encore prononcé officiellement sur une éventuelle candidature à un troisième mandat en 2024. 

Can 2021: L’Egypte veut un report de la finale à lundi

Après avoir éliminé le Cameroun en demi-finale (0-0 TAB 3-1) jeudi à Douala, l’Egypte a demandé à la Confédération africaine de football (Caf) de décaler la finale à lundi.

Selon l’entraîneur adjoint de l’Egypte qui s’est présenté en conférence de presse, le Sénégal bénéfice d’un jour de repos supplémentaire.

« Je demande à la CAF que la finale soit jouée lundi », a lancé l’entraîneur adjoint de l’Égypte Diaa al-Sayed. Il ajoute: « je souhaite, comme on a avancé le match pour la troisième place (de dimanche à samedi), qu’on joue lundi », a précisé le technicien, adjoint du sélectionneur portugais des Pharaons Carlos Queiroz, exclu pendant la demi-finale.

En 2017, l’Egypte avait bénéficié d’un jour de repos supplémentaire par rapport au Cameroun, son adversaire en finale. Malgré cette avantage, elle avait perdu la finale contre les Lions indomptables 2-1. En 2019, les deux demi-finales étaient programmées le même jour. Les Pharaons d’Egypte qui évoquent la fraîcheur physique, ont disputé trois prolongations depuis le début des 8es de finale de la Can.

Can 2021 : l’Égypte rejoint le Sénégal en finale

Le Cameroun n’a pu s’extirper du piège tendu par l’Égypte qui s’impose dans la séance des tirs au but (0-0, TAB 3-1).Le Cameroun tombe de haut. Cinquante ans après l’élimination par le Congo en demi-finale de la Coupe d’Afrique des nations, les Lions indomptables se cassent les dents au même stade de la compétition.

Donné favori, le Cameroun a buté sur une Égypte à l’aise dans un système défensif solide et cohérent. Exceptés un enroulé de Mohamed Salah et un coup de tête d’Hamdy Fathy, les Pharaons n’ont presque pas inquiété André Onana, le gardien camerounais.

Dominateurs, les Lions indomptables touchent du bois sur un corner tiré par Nicolas Moumi Ngamaleu et repris par Michael Ngadeu (17e minute).

Quelques instants plus tard, le défenseur central rate un but tout fait suite à une déviation d’André-Franck Zambo Anguissa sur un autre corner. Les deux équipes se quittent dos à dos à la mi-temps.

Au retour des vestiaires, Mostafa Mohamed se signale sur le front de l’attaque égyptienne. Mohamed Salah, à la 56e minute, a une occasion en or pour ouvrir le score. Le Pharaon intercepte une mauvaise passe en retrait de Martin Hongla, mais oriente mal le ballon dans son face-à-face avec le dernier rempart camerounais.

Les Lions indomptables se montrent dangereux sur un coup de pied arrêté prolongé du bout du crâne par Karl Toko-Ékambi. Mouhamed Abou Gabal stoppe avec assurance la course de la balle sur sa ligne (68e minute).

Plein d’entrain, le milieu Samuel Oum Gouet croit ouvrir le score sur une frappe de mule sortie de nul part. Elle finit sur le poteau.

Au fil du temps, l’Égypte prend le dessus sur le Cameroun au plan physique sans trouver la faille. Direction les prolongations. Une première dans ce tournoi pour le pays hôte, la troisième de suite pour les Pharaons.

Touché dans une position préférentielle, Mohamed Salah n’accroche pas le cadre (100e minute). Sur le gong, une glissade du latéral gauche Nouhou Tolo profite à Ramadan Sobhi qui effectue un centre fort. Le cuir passe devant ses coéquipiers sans qu’ils ne puissent le pousser au fond des filets. C’est la dernière situation intéressante avant les tirs au but.

Dans cette épreuve, le Cameroun s’effondre. Héroïque face à la Côte d’Ivoire durant cet exercice, Mohamed Abou Gabal détourne les tentatives d’Harold Moukoudi, de Léa Siliki et de Clinton Njie. Du côté du Cameroun, seul Vincent Aboubakar a converti son essai. Tout le contraire pour l’Égypte dont les trois premiers tireurs ont chirurgicalement trompé André Onana. Mohamed Salah, en position de 5e tireur, n’a même pas eu besoin de participer à la séance.

Silence de cathédrale au stade Olembé de Yaoundé. Le Cameroun, qui rêvait d’une Can « sucrée » en décrochant une sixième étoile au soir du 6 février, doit maintenant se consoler avec une médaille de bronze à aller chercher samedi face au Burkina Faso.

Pour sa part, l’Égypte visera un 8e sacre dimanche prochain contre le Sénégal. Une opposition entre Mohamed Salah et Sadio Mané. Le premier acte du duel entre les deux joueurs de Liverpool (Premier League) qui se disputeront en mars 2022 une place à la Coupe du monde qatarie.

La Cédéao déploie sa force militaire en Guinée Bissau

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a décidé d’envoyer une force militaire à Bissau.La Cédéao en sommet extraordinaire ce jeudi à Accra dans la capitale ghanéenne, a pris la décision d’envoyer une force d’appui à la stabilisation de la Guinée Bissau. 

Cette mesure annoncée dans un communiqué par l’organisation sous-régionale,  s’explique par la situation sécuritaire fragile à Bissau, après le coup d’Etat avorté contre le président Umaro Sissoco Embalo le 1er février 2022 qui fait plusieurs morts. 
L’Ecomig, la force d’intervention militaire de la Cédéao, avait quitté la Guinée Bissau en septembre 2020, huit mois après l’installation de l’actuel président.

Burkina : de nouvelles têtes pour gérer la sécurité

Le chef de la junte militaire a placé de nouveaux hommes à la tête de l’état-major de l’armée et la gendarmerie.Remue-ménage au sein des forces armées burkinabè. Près de deux semaines après son coup d’Etat contre le président Roch Marc Christian Kaboré, le président du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR), le lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba, a signé mercredi 2 février plusieurs décrets de nomination à la tête des instances chargées de la sécurité et la gestion de l’ordre public.

Le colonel-major David Kabré devient ainsi le nouveau chef d’état-major général des armées (CEMGA). Il a participé à la transition sous Isaac Zida (2014-2015) en tant que ministre des Sports. A son nouveau poste, il remplace le général Gilbert Ouédraogo, démis de ses fonctions il y a deux jours, et a comme adjoint le colonel-major Célestin Simporé.

Le troisième décret nomme le colonel Adam Neré chef d’état-major de l’armée de terre (CEMGAT) alors que le lieutenant-colonel Evrard Somda est le nouveau chef de la Gendarmerie nationale. Le commandement de la Brigade nationale des Sapeurs-pompiers (BNSP) est quant à lui confié au lieutenant-colonel Naon Daba.

Ce jeudi 2 février, au lendemain de la défaite (3-1) de l’équipe nationale en demi-finale de la CAN 2021 contre le Sénégal, plusieurs journaux burkinabè se sont fait l’écho du réaménagement intervenu au sein des forces armées. Reprenant les propos du président du directoire Mouvement populaire Sauvons le Burkina Faso, Marcel Tankoano, le journal privé Le Quotidien indique que « le président Damiba n’a plus droit à l’erreur dans la gestion du pouvoir d’Etat ».

Par ailleurs, le président du MPSR a annoncé la dissolution des collectivités territoriales et leur placement sous délégations spéciales. Et le couvre-feu en place depuis le coup d’État du 24 janvier 2022 est levé mais les événements festifs sont toujours interdits après minuit durant la semaine et après deux heures du matin le week-end.

Enfin, le lieutenant-colonel Damiba a signé un dernier décret pour officialiser la réouverture des frontières terrestres du Burkina Faso.

Présents à Accra ce jeudi 3 avril pour un sommet extraordinaire, les chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao n’ont pas décidé de nouvelles sanctions contre Ouagadougou. Après le putsch du 24 janvier dernier, le Ghanéen Nana Akufo-Addo et ses homologues ouest-africains avaient pris la décision politique d’exclure le Burkina Faso de ses instances.

Can 2021 : Cameroun – Égypte, une finale avant la lettre

Les Lions indomptables et les Pharaons se promettent l’enfer ce jeudi pour rejoindre le Sénégal en finale de la 33e édition de la Coupe d’Afrique des nations de football.Le stade Olembé de Yaoundé accueille à 19 heures (Temps Universel) un classique du foot africain : Cameroun – Égypte. Devant un public acquis à leur cause, les Lions indomptables, cinq fois champions d’Afrique, auront fort à faire pour se débarrasser des Pharaons plus titrés sur le continent avec sept trophées.

Dans l’histoire de la compétition, les deux sélections ont croisé le fer à dix reprises pour un bilan de cinq victoires égyptiennes, quatre camerounaises et un nul. La dernière rencontre remonte au 5 février 2017 en finale de la Can 2017 au Gabon.

Cueilli à froid par un but plein de malice d’Elneny sur un service de Mohamed Salah, le Cameroun a recollé au score par l’intermédiaire de Nicolas Nkoulou avant de décrocher sa cinquième étoile sur un exploit personnel de Vincent Aboubakar. Cinq ans plus tard, l’avant-centre n’a pas perdu son flair devant la cage.

Vincent Aboubakar est le leader d’attaque de la formation entraînée par le Portugais Antonio Conceiçao. Depuis le début de la Can, le sociétaire d’Al Nasr Ryad, en Arabie saoudite, a claqué six buts. Outre le capitaine, l’ailier Karl-Toko Ekambi s’est également montré efficace avec cinq réalisations.

Grâce à ce duo, le Cameroun est jusque-là la meilleure attaque du tournoi. Il dispose d’armes pour faire sauter les défenses adverses, mais la sienne est loin d’être imperméable. En cinq matchs disputés, les Lions indomptables n’ont réalisé qu’un seul clean-sheet (quart de finale face à la Gambie, 2-0). Le gardien André Onana est allé chercher le ballon au fond de ses filets contre le Burkina Faso, l’Ethiopie, Cabo Verde et les Comores.

Pour accéder à la finale, le Cameroun devra particulièrement se méfier de Mohamed Salah. Sans lui, l’Égypte n’aurait certainement pas atteint ce stade de la compétition. Auteur de deux buts et d’une passe décisive, la superstar porte son équipe vers les sommets. Il est impliqué sur trois des quatre buts des Pharaons.

Sous l’impulsion de Mohamed Salah, l’Égypte a surpris la Côte d’Ivoire (0-0, TAB 4-5) et le Maroc (2-1). Deux équipes qui partaient pourtant avec la faveur des pronostics au regard de leurs précédentes prestations.

Le numéro 11 de Liverpool semble être investi d’une mission : se faire pardonner l’élimination à domicile en huitièmes de finale de la Can 2019. Pour ce faire, l’effectif du coach portugais Carlos Queiroz, surtout les offensifs, doit néanmoins se mettre au niveau du meilleur buteur africain de l’histoire de la Premier League anglaise.

La Cédéao épargne le Burkina de nouvelles sanctions

Les chefs d’Etat ouest africains n’ont pas décidé de nouvelles sanctions contre Ouagadougou.Ouf de soulagement pour la junte militaire qui a pris le pouvoir au Burkina Faso ! Réunie en sommet extraordinaire ce jeudi 3 février 2022 à Accra, au Ghana, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) n’a pas décidé de nouvelles sanctions contre ce pays d’Afrique de l’Ouest, après le putsch du 24 janvier dernier.

Toutefois, l’organisation sous-régionale a demandé au chef de la junte, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo de donner un chronogramme assez raisonnable permettant d’aller aux élections.

Lors d’un sommet virtuel des chefs d’Etat le 28 janvier 2022, la Cédéao avait exclu le Burkina Faso de ses instances.

Le nouvel homme fort de Ouagadougou a annoncé dans la soirée de mercredi, la levée du couvre-feu instauré après la prise du pouvoir. En vigueur depuis le 24 janvier et la chute de l’ex-président Roch Marc Christian Kaboré, le couvre-feu instauré sur toute l’étendue du territoire de 21 heures à 4 heures, a été levé bien que certaines restrictions restent en place selon un communiqué du chef de l’État, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo, lu à la télévision publique.

« Le président du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR), président du Faso, chef de l’État, informe l’opinion publique nationale de la levée totale de la mesure de couvre-feu à compter de ce jour, 2 février », indique le communiqué.

Le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba a également procédé à des changements à la tête de la hiérarchie militaire.

L’Union africaine préoccupée par les coups d’Etat

Le président de la Commission de l’Union africaine Moussa Faki Mahamat a exprimé son inquiétude face aux menaces croissantes pour la sécurité du continent liées aux changements anticonstitutionnels.S’adressant au Conseil exécutif à l’ouverture de la 40ème Session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine (UA), le Président de la Commission Moussa Faki Mahamat, a déclaré que le continent a été touché par une série de conflits qui ont déstabilisé un grand nombre de personnes. « La paix et la sécurité ont été sérieusement menacées dans de nombreuses régions du continent avec l’augmentation des coups d’Etat militaires, des conflits intra-étatiques et l’expansion des groupes meurtriers dans de nombreux Etats africains », a déclaré M. Mahamat.

Le président a imputé les problèmes d’insécurité croissante à la gouvernance politique, économique et sociale déficiente sur le continent. Il a reconnu que la résurgence des changements anticonstitutionnels de gouvernement affectent dangereusement le continent qui doit faire face à la pandémie de la Covid-19 et et au changement climatique.

Selon M. Mahamat, les déplacements et les migrations restent les problèmes majeurs du continent, alors que les crises économiques frappent l’Afrique de plein fouet. S’exprimant à cette occasion, Vera Songwe, Sous-secrétaire des Nations unies et Secrétaire exécutive de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) a souligné un certain nombre de risques auxquels l’Afrique est confrontée.

« L’Afrique, comme le reste du monde, doit renforcer sa résilience face à un certain nombre de menaces, notamment le changement climatique, les risques de cyber-sécurité, les pandémies et les maladies infectieuses, la faible gouvernance et les conflits », a-t-elle déclaré.

Selon Mme Songwe, ces risques s’inscrivent dans le sillage de la dépression, des niveaux élevés de chômage et d’un espace civique de plus en plus fermé. Par ailleurs, Vera Songwe a indiqué que l’Afrique avait mis en commun ses risques et, s’appuyant sur 20 ans de solidarité, elle a créé la Plateforme africaine de fournitures médicales pour accéder aux équipements de protection.

Côte-d’Ivoire : MTN soutient l’hôpital de Treichville

C’est une action menée en partenariat avec les Clubs Rotary. Elle vise à soutenir la formation du personnel de santé pour lutter contre la COVID 19.Le Service des Maladies Infectieuses et Tropicales du CHU de Treichville, à Abidjan, reçû, mercredi 2 février, la visite de la Fondation MTN Côte d’Ivoire, qui a fait don d’un important équipement en matériels informatique et internet de dernière génération, pour le renforcement des activités de formation, d’enseignement et de la recherchedu personnel de la santé.

C’est une action d’intérêt publique menée en partenariat avec les Clubs Rotary et elle vise globalement à soutenir la formation du personnel de santé pour lutter plus efficacement contre la COVID 19. 

La première phase de ce projet, commencé depuis l’année dernière, avait permis de doter et d’aménager un nouveaucentre de lutte contre les coronavirus. Le don de la Fondation MTN CI, d’une valeur de 10 millions FCFA, permet de boucler la 2nde phase du projet avec l’aménagement d’une salle multimédia composée d’ordinateurs, de serveurs et des boxes Wi-Fi haut débit permettant la mise en place d’un Système de gestion des données relatives aux essais cliniques sur les infections à Coronavirus.

Mme Natenin Coulibaly secrétaire exécutive de laFondation a rappelé à juste titre l’importance de ces dons : « C’est donc naturellement que nous avons accepté d’apporter notre assistance dans l’équipement de la salle multimédia du SMIT, salle qui servira aux activités de formation, de recherches et aussi de mise en place d’un Système de gestion de données relatives aux essais cliniques sur les infections à Coronavirus. »

Prenant la parole, le Pr Eholié a quant à lui traduit les remerciements de son équipe pour ce don qui permettra de pousser plus loin les recherches sur le coronavirus.Mme Djenabou Mariama Diallo, représentant le Rotary, s’est dit fière de ce partenariat avec MTN. 

Depuis le début de la crise sanitaire, MTN CI à travers sa Fondation MTN a lancé l’initiative YELLO HOPE en appui au gouvernement ivoirien et les services sanitaires aux premières heures de la lutte contre la COVID 19, et cela pour un cout total de plus de 500 Millions FCFA. Les actions entre autres qui ont été menés sont essentiellement des caravanes de sensibilisation, des SMS de sensibilisation, plusieurs dons d’équipements sanitaires et télécoms, la mise à disposition d’une solution applicative pour limiter la propagation du Covid-19, un centre d’appel, des campagnes de communication grand public sur le port de la maque et la vaccination.

En janvier 2021, dans le cadre de l’initiative mondiale COVAX, MTN a financé 25 millions de dollars de vaccins pour le personnel de santé à travers toute l’Afrique.

A ce propos d’ailleurs, la CI a reçu 152 000 doses de vaccins de cette initiative financée par MTN.

Les Lions du Sénégal à la Une de la presse africaine

La qualification du Sénégal à la finale de la CAN 2021 de football, pour la deuxième fois d’affilée après sa victoire mercredi 3-1 contre le Burkina Faso, est largement commentée par les médias africains ce jeudi.« Foot de bonheur », jubile L’Observateur en Une. « C’est le match le plus abouti ; Ce groupe dégage une force collective ; L’esprit de 2002 renaît à travers cette génération », indiquent d’anciens internationaux dans le quotidien sénégalais.

Stades note que « les Lions foncent sur le titre rêvé », saluant leur esprit de conquête et le « coaching gagnant » d’Aliou Cissé. Le journal sportif ajoute que l’équipe nationale du Sénégal se qualifie pour la troisième fois de son histoire à la finale de la Coupe d’Afrique des nations, après 2002 et 2019 qu’elle avait malheureusement perdues. Malgré cette deuxième finale de suite, Le Quotidien prévient qu’ils sont « si proches et si Lions (NDLR : loin) de la coupe ».

Contre le Burkina Faso hier, Le Soleil a suivi le leader technique du groupe sénégalais, en l’occurrence Sadio Mané, qui a livré une prestation « taille patron ». Saluant « un mental retrouvé », le quotidien national sénégalais est sous le charme de la « maîtrise collective (des Lions) qui a dérouté les Etalons » du Burkina.

En finale, le Sénégal retrouvera soit le Cameroun  soit l’Egypte, deux équipes qui doivent s’affronter ce soir à 19h GMT. Quel que soit l’adversaire, « nous sommes prêts », prévient le sélectionneur Aliou Cissé dans Walf Quotidien où le capitaine burkinabè, Bertrand Traoré, dit espérer « que le Sénégal va remporter ce trophée ».

« Victoire du Sénégal face au Burkina Faso en demi-finale finale de la CAN », titre l’Agence d’information du Burkina (AIB), notant que les Etalons ont été battus mercredi soir au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé par les Lions du Sénégal.

« C’est la 3e fois que le Burkina Faso perd une demi-finale de CAN après celles de 1998 et de 2017 », souligne le média burkinabè là où son compatriote Wakatsera indique que « les Lions sénégalais mangent du cheval burkinabè pour une finale royale! ».

« CAN 2021: le Sénégal en finale en venant à bout du Burkina Faso 3-1 », note de son côté Abidjan.net alors que Maliweb reprend les propos de l’entraineur sénégalais : « Remporter la Coupe quel que soit l’adversaire ».

Potentiel adversaire du Sénégal en finale dimanche prochain, le Cameroun a « le trophée en ligne de mire », d’après Cameroon-Tribune. Le capitaine des Lions Indomptables, Vincent Aboubakar, affirme dans Maliweb que son homologue égyptien « Mohamed Salah ne (l)’impressionne pas ».

Cedeao : le Burkina, sujet brûlant du sommet extraordinaire à Accra

Le coup d’Etat perpétré le 24 janvier 2022 par des militaires au Burkina Faso, sera au menu du sommet extraordinaire de la Cedeao qui s’ouvre ce jeudi à Accra.Pas de répit pour la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Alors qu’elle est pleinement engagée dans le dossier malien, la crise politique au Burkina Faso oblige les chefs d’Etat de l’organisation à se réunir en urgence pour prendre des mesures à l’égard de Ouagadougou.

C’est le prétexte du sommet extraordinaire qui s’ouvre ce jeudi à Accra dans la capitale ghanéenne sans le Mali, la Guinée et désormais le Burkina Faso suspendu à son tour des instances de l’organisation sous-régions après le putsch du 24 janvier dernier contre le président démocratiquement élu Roch Marc Christian Kabore. 

Le dossier burkinabé sera d’ailleurs la priorité des chefs d’Etat et de gouvernements lors de ce sommet extraordinaire. Plusieurs dirigeants dont Alassane Ouattara ont annoncé leur présence.

La Cedeao va faire le point sur la mission envoyée à Ouagadougou  après le putsch avant de prendre les premières mesures. Tout devrait se jouer selon plusieurs sources diplomatiques sur « la durée de la transition au Burkina Faso ». Paul-Henri Sandaogo Damiba qui a pris le pouvoir après le coup d’Etat, a montré sa volonté de travailler avec la Cedeao. Mais l’organisation sous-regionale veut avant tout des gages et cherchera à obtenir une transition courte au Burkina Faso, ce qu’elle n’a pu obtenir au Mali. 

Le Mali et la Guinée, deux autres pays frappés par des coups d’Etat ces derniers mois, seront aussi au menu des discussions. La Cedeao avait déjà prononcé des sanctions contre ces deux pays à des degrés divers. 

Embargo au Mali: 1348 camions en souffrance à la frontière sénégalaise

Les Groupements économiques du Sénégal alerte sur les sanctions de la Cedeao contre Mali et les conséquences sur l’activité économique au Sénégal.Les Ges et deux de leurs organisations affiliées à savoir la Coordination des Professionnels des Transports Routiers du Sénégal (CPTRS ) et le Collectif des Acteurs des Transports routiers du Sénégal (CATRS) lancent un cri de détresse. Ces associations sont sorties de leur mutisme pour alerter sur l’impact des sanctions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) contre le Mali et ces répercussions sur les activités économiques au Sénégal.

« Aujourd’hui, 1348 camions chargés sont en souffrance à la frontière. C’est plus de 3 000 personnes quelque part dans la brousse dans des conditions de précarité. Ils vivent dans un dénouement total. Ils sont dans la rue », selon les responsables de ces groupements.

Ils alertent sur les conséquences humanitaires de ces sanctions contre les transporteurs bloqués à la frontière avec leurs chargements. « Les chauffeurs commencent à vendre le gasoil pour pouvoir vivre. J’appelle à l’intelligence de nos autorités. Cette décision politique va l’estocade à notre secteur après les conséquences de la  Covid-19 », interpelle Momar Sourang Coordonnateur du collectif des acteurs de la CPTRS.

Ces acteurs demandent aux pays de la Cedeao d’assouplir certaines mesures contre le Mali pour éviter le pire. « En Afrique, nous avons une recette. Il faut qu’on aille sous l’arbre à palabre, discuter pour trouver une solution » confie les responsables de ces associations qui craignent de perdre le partenaire malien qui représente 4 millions de tonnes par an. 

Au regard du volume important de camions immobilisés aux bureaux frontaliers et des risques sécuritaires et sanitaires, ces groupements invitent les dirigeants ouest-africains à se pencher rapidement sur le dossier malien pour tenter de dénouer la crise  sous l’angle humanitaire.

Burkina : Damiba lève le couvre-feu et chamboule l’armée

Le nouvel homme fort de Ouagadougou a annoncé dans la soirée de mercredi, la levée du couvre-feu instauré après la prise du pouvoir.En vigueur depuis le 24 janvier et la chute de l’ex-président Roch Marc Christian Kabore, le couvre-feu instauré sur toute l’étendue du territoire de 21 heures à 4 heures, a été levé bien que certaines restrictions restent en place selon un communiqué du chef de l’État, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo, lu à la télévision publique. « Le président du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration, président du Faso, chef de l’État, informe l’opinion publique nationale de la levée totale de la mesure de couvre-feu à compter de ce jour, 2 février », indique le communiqué.

Le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, qui dirige désormais le Burkina Faso a également procédé à des changements à la tête de la hiérarchie militaire.

Sénégal: la date des élections législatives connue

Les élections législatives au Sénégal auront lieu le 31 juillet 2022.L’information est donnée par le Président de la République Macky Sall en conseil des ministres ce mercredi.

Depuis la tenue des Locales le 23 janvier dernier, des rumeurs d’un éventuel report circulaient sur la date des législatives.