Covid19: Pourquoi le Maroc se barricade

Par Hicham Alaoui – Le Maroc a fermé progressivement son espace aérien à 39 pays. Une mesure, parmi d’autres, qui vise à renforcer le dispositif de riposte contre l’épidémie du nouveau coronavirus. Éclairage.Par Hicham Alaoui — 

 La liste était déjà longue. Mais depuis le 30 mars à minuit, elle s’est élargie de nouveau. Avec l’ajout de la France et l’Espagne, ce sont désormais trente neufs pays avec lesquels le Maroc a décidé de suspendre toute maison aérienne. Cette mesure qui vise à protéger le territoire chérifien contre la circulation de nouveaux variants du coronavirus (Covid19) concerne plusieurs pays européens comme la Belgique, le Portugal, l’Italie, le Royaume-Uni, les Pays-Bas ou encore l’Allemagne et africains comme

l’Afrique du Sud, la République démocratique du Congo (RDC), le Mali, la Guinée-Conakry, l’Algérie et l’Egypte. Les vols sont aussi suspendus avec l’Australie, la Nouvelle Zélande et le Brésil.

Selon la Direction générale de l’aviation civile, relevant du ministère marocain du Tourisme, de l’artisanat, du transport aérien et de l’économie sociale, « les vols spéciaux » de passagers en provenance des aéroports français et espagnols seront soumis à des contrôles renforcés, « conformément au protocole sanitaire défini par les autorités marocaines compétentes »,

Ces « vols spéciaux » sont organisés pour des circonstances particulières, comme les rapatriements d’urgence.

Rabat n’a pas indiqué la durée de cette nouvelle mesure ni les conditions qui pourraient y mettre fin, se contentant de mentionner qu’elle sera en vigueur « jusqu’à nouvel ordre ».

Présenté  comme un modèle dans la lutte contre l’épidémie, le royaume chérifien ajoute cette nouvelle mesure à plusieurs autres prises depuis l’apparition des premiers cas de Covid19 au Maroc.

Un des premiers au monde à avoir lancé une vaste campagne de vaccination démarrée le 28 janvier dernier, le royaume compte 3,8 millions d’habitants, soit 10% environ de la population totale, ayant reçu les deux doses nécessaires  du vaccin appliqué dans le pays et 4,3 ayant reçu une première injection. Rabat qui mobilise d’énormes moyens publics et privés vise à terme à immuniser 80% de la population.

Un couvre-feu nocturne de 21h00 à 6h00 a aussi été instauré jusqu’à la mi-avril. Des mesures de prévention portant sur la fermeture à partir de 20h des restaurants, cafés, commerces et grandes surfaces ont été adoptées également ainsi que l’interdiction des fêtes et des rassemblements publics ou privés.

Ces décisions interviennent sur la base des recommandations de la Commission scientifique et technique qui conseille les autorités dans la lutte contre le nouveau coronavirus. Elles répondent aux critères établis par le ministère marocain de la Santé qui a déclaré la détection de 73 cas d’infection par le nouveau variant britannique du Covid-19, réputé plus mortel que les premières souches du virus

 Le secteur touristique en souffrance

Dans un pays où le tourisme qui représente près de 7% du PIB et emploie plus d’un demi million de personnes, soit 5% des travailleurs du pays, ces nouvelles mesures de suspension de vols en provenance de l’étranger ne risquent-elles pas d’impacter sur ce secteur déjà malmené par les effets des premières vagues du virus?

Selon les chiffres du ministère marocain du Tourisme, la France, avec ses 1,9 million de touristes arrive en tête des pays pourvoyeurs de touristes au Maroc. L’Espagne arrive en deuxième position avec près de 815.000 touristes par an. Les deux Etats européens comptent aussi de fortes communautés marocaines binationales.

À la veille de l’apparition du nouveau coronavirus l’année dernière, le tourisme marocain se portait bien et ses perspectives s’annonçaient intéressantes. L’année 2019 était d’ailleurs une année record pour le secteur, avec 13 millions de touristes et 25 millions de nuitées (contre 24 millions en 2018) et des recettes d’environ 76 milliards (DH 7 millards d’euros environ).

En 2020, l’industrie touristique du pays a perdu 18,3 milliards DH (1,8 milliard d’euros) avec 69% en termes de baisse des arrivées, 60% en baisse estimée des recettes en devises pour l’année et 50% de perte d’emploi.

Ramadan :

Dans un communiqué publié à l’issue du Conseil de gouvernement tenu jeudi 1er avril dernier, le chef de gouvernement, Saâd-Eddine El Othmani a déclaré poursuivre les consultations avec le Comité scientifique national et avec tous les secteurs concernés afin de prendre les mesures sanitaires nécessaires, notamment pendant le mois du Ramadan qui pourrait commencer le 12 avril.

Ces consultations interviennent au moment où le pays connaît une hausse des cas de contamination par les nouveaux variants du Covid-19, ainsi qu’une légère augmentation du nombre de cas critiques.

D’après le ministre de la Santé, Khalid Aït Taleb,  une hausse des cas de contamination touche  particulièrement la région de Casablanca-Settat, où le nombre de cas représente 50 % du total au niveau national. Le pourcentage de cas positifs dans cette même région a atteint 12 %, contre 4,2 % au niveau national. Le ministre assure aussi que le nombre de cas contaminés par un variant du Covid-19 a augmenté de manière significative : 73 cas ont été recensés jusqu’à cette date dans le pays.

Selon les autorités, en fonction de l’évolution de la situation, de nouvelles mesures pourraient être décidées « au moment opportun ».

Maroc : Le Roi Mohammed VI exprime sa solidarité entière avec la Jordanie

Le Roi Mohammed VI a eu dimanche tôt le matin un entretien téléphonique avec le Roi Abdallah II Ibn Al Hussein, Souverain du Royaume Hachémite de Jordanie, annonce dimanche un communiqué du Cabinet royal.Cet entretien téléphonique a été l’occasion de rassurer sa majesté le Roi de la situation sur la base des données que le Souverain jordanien a partagées avec lui, souligne la même source.

A cette occasion, le Souverain a réitéré « sa solidarité entière et naturelle avec la Jordanie » et son soutien total à toutes les décisions prises par le Roi Abdallah II pour « consolider la sécurité et la stabilité », ajoute-t-on.

Les autorités jordaniennes ont procédé à une vague d’arrestations pour « raisons de sécurité », notamment de proches de la famille royale, accusés de porter atteinte à la sécurité du pays.

L’ancien prince héritier et demi-frère du roi Abdallah II de Jordanie a annoncé samedi avoir été « assigné à résidence » dans son palais d’Amman, après avoir été accusé par l’armée d’activités contre « la sécurité du royaume ».

Dans un communiqué, le chef d’état-major jordanien, le général Youssef Huneiti, avait précisé que le prince Hamza avait été « appelé à arrêter des activités qui pourraient être utilisées pour porter atteinte à la stabilité et la sécurité du royaume », mais avait démenti son arrestation.

L’agence de presse jordanienne « Petra » a indiqué que les autorités avaient arrêté un ancien conseiller du roi, Bassem Awadallah, et un nombre indéterminé d’autres personnes pour « des raisons de sécurité ».

La gestion de l’épidémie au menu des hebdomadaires marocains

Les hebdomadaires marocains parus ce samedi s’intéressent à la gestion de la pandémie du Covid-19.+Finances news hebdo+ écrit qu’un an après le début de cette pandémie mondiale, les autorités marocaines ont quand même, globalement, bien géré cette crise sanitaire.

« Une crise qui a été, à bien des égards, une source d’opportunités, un révélateur de talents », relève l’hebdomadaire, expliquant que le Royaume a pu se reconvertir en producteur et exportateur de masques, ainsi qu’en producteur de kits de prélèvement PCR, 100% marocain, et divers autres matériels médicaux.

Ce rappel est important, dans la mesure où il interpelle sur l’utilité, dans ce monde d’aujourd’hui et celui de demain, d’avoir un tissu productif fort, avec des entreprises compétitives, et surtout innovantes, souligne-t-il.

A cet effet, le Maroc ambitionne de substituer près de 83 milliards de dirhams d’importations par une production locale, en vue d’« aller vers plus de souveraineté économique », qui reste « le nerf de la guerre dans une économie mondiale où tous les dogmes ont été remis en cause par la crise sanitaire ».

Abordant la politique de communication du gouvernement, +Le Reporter+ écrit qu’il ne reste plus que quelques jours avant que les Marocains n’entament le mois de jeûne, sans qu’ils sachent comment s’y préparer.

Compte tenu de la situation sanitaire actuelle, que menacent les nouveaux variants du virus Covid-19, il est clair qu’un retour à la vie normale est exclu, mais personne au Gouvernement n’a encore informé les citoyens de ce que sera leur mois de Ramadan, cette année, déplore la publication.

Les Marocains ont beaucoup de questions sans réponses sur les mesures qui seront prises pendant ce mois, alors que les réseaux sociaux, par contre, pullulent d’indications dont nul ne sait si elles sont vraies ou fausses, note-t-il, appelant le gouvernement à informer les citoyens en temps opportun, pas à la veille du premier jour du ramadan.

Même tonalité chez +La Nouvelle Tribune+, qui souligne que le mois sacré de Ramadan approche à grande vitesse, mais que « les citoyens sont toujours plongés dans la plus grande incertitude ».

Aucune information officielle, sinon l’annonce de la reconduction des mesures restrictives jusqu’à la mi-avril, regrette-t-il.

Certes, on pressent bien que les autorités attendront la dernière minute pour indiquer les procédures à suivre, mais Ramadan n’est pas un mois comme les autres et l’opinion publique est particulièrement attachée aux pratiques, coutumes et traditions qui le caractérisent depuis si longtemps, fait-il remarquer, estimant « louable » que le gouvernement tient informés les citoyens plusieurs jours à l’avance sur les décisions qu’il compte prendre.

Maroc : maintien des aides financières aux salariés en arrêt temporaire du travail

Le Comité de veille économique (CVE), réuni vendredi, a décidé de prolonger jusqu’au 30 juin 2021, plusieurs mesures d’appui en faveur de certains secteurs d’activité impactés par la pandémie.Il s’agit, en l’occurrence, des indemnités, des allocations familiales, ainsi que l’AMO au profit des salariés relevant du secteur du tourisme, de la restauration, des activités des traiteurs et prestataires évènementiels, celles des parcs d’attraction et de jeux, des crèches, des salles de sport privées au même titre que ceux des secteurs de la presse et des industries culturelles et créatives, indique un communiqué du ministère de l’Economie et des finances.

L’ensemble de ces mesures qui concernent environ 102.000 salariés, est financé par le Fonds spécial pour la gestion de la pandémie du Coronavirus.

Le CVE a également noté avec satisfaction les résultats positifs obtenus grâce aux différents produits de garantie mis en place pour couvrir les besoins de financement des entreprises affectées par la crise du Covid-19.

Au 31 mars 2021, ces produits de garantie ont couvert 93.419 crédits bancaires pour un montant global de 61,5 milliards de dirhams (1 euro = 10,8 DH) en faveur des entreprises, ce qui est en ligne avec les objectifs fixés au niveau du Plan de relance initié par le Souverain.

Par ailleurs, et tenant compte de l’évolution inquiétante de la situation sanitaire chez les principaux partenaires européens du Maroc et des mesures de restrictions qui ont été mises en place pour endiguer son aggravation, le CVE continuera de suivre de près l’évolution de la situation, notamment celle des secteurs économiques les plus impactés et ce, en concertation avec les départements ministériels concernés, conclut le communiqué.

Le groupe marocain Bank of Africa désigné meilleure banque en Afrique

Le Groupe Bank Of Africa (BOA) a été désigné meilleure banque en Afrique en 2020 en obtenant le prestigieux trophée « Golden Award » décerné lors du forum AIFA -Africa Investments Forum & Awards, par Leaders League.Ce prix a été octroyé par un organisme dédié aux opportunités commerciales qui rassembles un public de haut niveau de plus de 700 décideurs publics et privés pour ensuite, à travers un jury composé de 100 membres, récompenser les meilleurs projets et entreprises pour leurs performances en Afrique et leur innovation, indique BOA dans un communiqué, parvenu vendredi à APA.

Cette consécration de « Banque Africaine de l’année 2020 », remise pour la deuxième fois depuis 2018 au BOA, récompense une banque africaine avec un positionnement remarquable sur le continent, fait savoir la même source.

En effet, BOA est le groupe bancaire marocain le plus orienté vers l’international avec une présence dans une trentaine de pays en Afrique, en Europe et en Asie, employant plus de 15.000 collaborateurs à travers le monde, avec un réseau de 1.800 points de vente au service de plus de 6 millions de clients.

L’année 2020 a été pour le Groupe un accélérateur de changement dans un contexte exceptionnel, poursuit BOA qui note que la banque a poursuivi au courant de cette année son processus de transformation digitale à travers des plateformes de Banque à distance au service de ses clients et des mesures ont été mises en place pour soutenir l’économie nationale à travers le lancement de nouveaux produits pour accompagner les entreprises à l’échelle nationale et internationale.

Ainsi, les ambitions de développement continu de la Banque ont affirmé ses capacités d’innovation, notamment à travers des outils de communication à la pointe, tels que l’édition en 2020 du 1er rapport annuel intégré dans le paysage bancaire national, en différentes versions, notamment en digital et différentes langues et un site web regroupant l’ensemble de l’information financière et extra-financière du Groupe.

Economie et santé au menu des quotidiens marocains

La situation de l’économie marocaine et la gestion de l’épidémie de coronavirus sont les principaux sujets traités par les quotidiens marocains parus ce vendredi.+Aujourd’hui le Maroc+, qui aborde la situation économique au Maroc, écrit que la croissance économique va rebondir au cours de cette année pour atteindre 7%, expliquant ce résultat par « des preuves de résilience » que l’économie a montrées jusqu’ici.

La publication estime que cette croissance va certainement permettre au pays de résorber le taux de chômage, qui reste depuis des années sur une courbe ascendante, grâce notamment aux investissements, qui « sont en train de repartir à la hausse », et à la campagne de vaccination, qui « devrait à son tour atteindre sa vitesse de croisière puisque des millions de doses seront acheminées dans un futur très proche ».

Selon lui, une grande solidarité est désormais possible puisque la majorité des pays a décidé de mutualiser les efforts pour permettre à toute la planète d’accéder facilement aux vaccins et en finir une fois pour toute avec ce virus qui a chamboulé l’existence de l’homme sur la planète.

+L’Opinion+, qui revient sur la gestion de l’épidémie de coronavirus au Maroc, écrit qu’une année après le déclenchement de la pandémie du Covid au Maroc en mars 2020, « certains éléments et nuances autorisent un optimisme prudent ».

Le Maroc semble en effet plus « aguerri » par une année de crise sanitaire et les enseignements qui l’en a tirés, explique le quotidien.

Certes, beaucoup de liaisons aériennes sont aujourd’hui suspendues, notamment avec les pays européens, et le nombre de malades du Covid en état de détresse respiratoire, et donc internés en services de réanimation, a sensiblement augmenté, mais « nos frontières n’ont pas été complètement refermées » et que « la majorité de nos écoles continuent à dispenser un enseignement en mode présentiel », relève-t-il.

Et surtout, en dépit des couacs d’approvisionnement, la campagne de vaccination au Maroc « continue sur une cadence lente, mais assurée », ajoute-t-il, soulignant que ces indices « laissent présager et espérer une gestion plus apaisée de cette troisième mi-temps de la pandémie ».

L’AFD débourse 1,5 million d’euros pour le renforcement du cadre règlementaire de l’ESS

Le Maroc et l’Agence Française de Développement (AFD) ont signé, jeudi , une convention de subvention de 1,5 millions d’euros destinée au renforcement du cadre règlementaire de l’économie sociale et solidaire (ESS) et sa déclinaison territoriale à travers la mise en place de dispositifs d’appui à l’innovation sociale.Cette convention vise en premier lieu à mettre en œuvre une assistance technique destinée à accompagner le ministère de tutelle dans l’actualisation du projet de la loi-cadre en faveur de l’économie sociale et solidaire, afin de valoriser davantage son potentiel économique et l’adapter aux nouveaux enjeux de la relance.

Le renforcement du cadre règlementaire et la valorisation de l’ESS dans les régions vont, en effet, permettre de clarifier la nature et le rôle des acteurs du secteur mais aussi d’identifier et de mettre en œuvre les dispositifs réglementaires nécessaires à la consolidation d’un écosystème plus intégré.

Ce partenariat valorisera les expériences marocaine et française pour une capitalisation en matière de loi et de gouvernance de l’ESS.

Maroc : MEDI 1 TV offre une tribune aux Hassanis

La chaîne d’informations en continu diffusera, le jeudi 8 avril 2021, une soirée spéciale consacrée à la culture hassanie dans le patrimoine marocain.Après les Juifs, les Hassanis (ou Sahraouis) sont à l’honneur sur les antennes de MEDI 1 TV. En effet, selon un communiqué reçu aujourd’hui à APA, le « deuxième volet du projet culturel Tamaghrabit » est dédié à cette composante de la société marocaine.

Programmée à partir de 21 heures GMT+1 sur les canaux linéaires et numériques de la chaîne basée à Tanger (au Nord du Royaume), la soirée spéciale sera l’occasion pour l’ensemble des participants de mettre en lumière la culture hassanie.

Cette émission exceptionnelle permettra entre autres de « redécouvrir l’héritage hassani, son histoire, ses racines et son patrimoine oral » d’après la même source. Il s’agira aussi « de comprendre son empreinte dans la vie quotidienne des Sahraouis ainsi que son influence dans la culture marocaine contemporaine en soulignant l’importance de transmettre et perpétuer la richesse de cet héritage parmi les jeunes ».

Pour une immersion totale des téléspectateurs dans le monde hassani, MEDI  1 TV prévoit de réaliser deux émissions : « L’une en arabe présentée par Imane Aghoutane et l’autre en français avec Khadija Ihsane
à la présentation ».

Fidèle à ses engagements, MEDI 1 TV promet à son public un menu croustillant avec « des reportages, documentaires, témoignages et des échanges avec des invités prestigieux ». A cela s’ajoute « un plateau de deux heures en direct avec des historiens, chercheurs, intellectuels, artistes, acteurs culturels et des experts à l’international ».

« Loin des clichés », Tamaghrabit est une initiative qui promeut « la diversité culturelle et la richesse du patrimoine marocain » en mettant notamment l’accent sur « l’esprit de tolérance » qui rassemble cette société.

Le programme : jeudi 8 avril 2021

En arabe à 21 heures sur les canaux Maghreb et Arabic.

En français à 21 heures sur le canal Afrique puis à 23 heures sur le canal Maghreb.

Dialogue arabo-japonais: Pour promouvoir une coopération véritable, mutuellement bénéfique

Le Maroc, qui entretient des relations distinguées avec le Japon, est disposé à mettre à profit tous les moyens disponibles pour contribuer à promouvoir le dialogue politique arabo-japonais et le hisser à un niveau de véritable coopération, a affirmé, jeudi, le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita.Le ministre, qui intervenait par visioconférence dans le cadre de la deuxième session de la Réunion ministérielle du dialogue politique arabo-japonais, a relevé que cette coopération doit se baser sur une vision claire et des plans d’action réalistes pour renforcer les intérêts mutuels et réaliser des bénéfices communs.

Cette réunion permet à juste titre de propulser le processus de ce dialogue vers des niveaux plus élevés et de passer de la consultation au lancement d’initiatives et programmes concrets « en harmonie avec notre quête commune pour réaliser le développement durable au profit de nos peuples et de notre région, dans une logique gagnant-gagnant », a-t-il dit.

La coopération arabo-japonaise, sur les plans économique et politique, constitue l’un des forums de dialogue les plus importants qui existent entre les pays arabes et d’autres pays amis, visant à consolider les fondements de la consultation et de la coopération pour atteindre l’intérêt commun et le bénéfice mutuel, a précisé M. Bourita.

Il a, en outre, souligné que cette coopération est devenue une nécessité impérieuse afin de pouvoir faire face aux défis, tels que ceux imposés par la pandémie de Covid-19, qui ont mis à l’épreuve la cohésion de la communauté internationale et montré qu’il n’y a pas de sortie de crises mondiales qu’à travers des efforts intensifiés et d’échange de nouvelles expertises et informations sans favoritisme ni monopolisation des solutions.

À cet égard, le ministre a salué l’esprit de solidarité que le Japon a exprimé envers les pays arabes dans la lutte contre le nouveau coronavirus, ainsi que les aides octroyées par le gouvernement nippon pour surmonter cette épreuve et à atténuer ses répercussions, précisant que le Maroc, à titre d’exemple, a bénéficié d’un soutien sous forme de prêt de 200 millions de dollars à des conditions préférentielles, en plus de diverses subventions pour faire face aux impacts social et économique de la pandémie ».

D’autre part, il a indiqué que le point « Sécurité maritime, droit international et sécurité énergétique », qui fait partie de l’ordre du jour de cette réunion reflète, sans aucun doute, l’importance dont jouit cette question pour les deux parties arabe et japonaise, et ce pour deux raisons, premièrement la région arabe représente un facteur d’équilibre et de stabilité pour les approvisionnements énergétiques dans le monde et deuxièmement le partenaire japonais importe environ 90 pc de ses besoins énergétiques des pays de la région.

« Partant de la logique de l’intérêt mutuel, nous sommes appelés aujourd’hui à adopter une approche commune englobant un effort international qui dépasse les frontières institutionnelles traditionnelles, pour garantir le respect de la sécurité et la stabilité des passages maritimes dans la région arabe, d’une manière qui contribue à la fluidité du trafic », a-t-il insisté.

A cet égard, il a souligné que le Maroc, situé au carrefour le plus important du monde (le Détroit de Gibraltar connaît chaque jour le passage de plus de 300 navires de commerce et 500.000 tonnes de carburant), et qui conduit 95% de ses échanges commerciaux internationaux via la navigation maritime, est conscient de l’importance vitale de cette activité en tant que levier fondamental de développement et appelle à assurer la sûreté, la sécurité et la durabilité du trafic maritime.

« Le Royaume souligne également la nécessité de respecter le droit international et les règles de navigation maritime, qui ne devraient être soumises à aucune contrainte ou ingérence », a-t-il ajouté.

Pour ce qui est des relations maroco-japonaises, M. Bourita a indiqué qu’elles représentent un modèle d’interaction fructueuse et durable, dont le succès n’a pas été entravé par la distance géographique ou la différence culturelle.

L’une des illustrations de cette interaction, a-t-il ajouté, est le choix de 75 entreprises japonaises d’investir au Maroc, outre les projets économiques et sociaux réalisés par l’Agence japonaise pour la coopération internationale (JICA) dans diverses régions du Royaume.

Il s’agit aussi de la tenue de « la 5è Commission mixte Maroc-Japon » en janvier 2020 qui a contribué à enrichir le cadre juridique des relations bilatérales à travers la conclusion de deux nouveaux accords concernant l’encouragement et la protection des investissements et la suppression de la double imposition, a-t-il noté.

Le ministre a, de même, souligné que le Maroc, sous la sage conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, est déterminé à promouvoir ses relations avec le Japon afin de couvrir des domaines plus larges, à œuvrer de concert pour consolider les règles de la coopération internationale fondées sur le respect de la souveraineté des États, leur intégrité territoriale et leurs constantes nationales, et à contribuer au soutien des excellentes relations liant les pays arabes et le Japon.

Il est question aussi de renforcer les relations de partenariat et de coopération entre le Japon et les pays africains, notamment dans le cadre de la « Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique », sur laquelle le Royaume mise en tant que plateforme pour mettre en œuvre des projets de développement économique et social qui servent les intérêts du continent, et non pour les entraver de soumissions politiques stériles, a-t-il poursuivi.

Dans le même contexte, M. Bourita a mis l’accent sur la position distinguée du Japon sur la scène internationale et son rôle actif à l’échelle mondiale, que ce soit au niveau politique, économique, culturel ou technologique, ce qui en fait un partenaire fiable et un interlocuteur distingué en matière de défense des questions arabes justes, notamment la cause palestinienne.

« Bien que la cause palestinienne soit au premier plan de nos préoccupations, nous n’oublions pas les autres crises arabes, notamment en Syrie et au Yémen, dans lesquelles nous cherchons à parvenir à des solutions et des accords politiques urgents, conformément aux décisions onusiennes et internationales pertinentes, à même de la faire sortir de son impasse », a conclu le ministre.

Maroc : China Road and Bridge Corporation veut lancer un projet d’énergie éolienne à Tanger

Le Directeur général de China Road and Bridge Corporation (CRBC), filiale de la China Communications Construction Company (CCCC), Shen Jie, a annoncé sa volonté de lancer un projet d’investissement dans le domaine de l’énergie éolienne à Tanger, au nord du Maroc, afin de soutenir le dynamisme économique de la région et de contribuer à la création d’emplois.Lors d’une rencontre mardi avec la présidente du Conseil de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, le Directeur Général de CRBC a affirmé la position du Maroc en tant que destination privilégiée des investisseurs étrangers compte tenu de sa position attractive, de ses bonnes infrastructures et de sa situation géostratégique, notamment sa proximité avec l’Europe et l’Afrique.

De son côté, le vice-Président du Groupe CCCC/CRBC, Ping Xiaojun, a évoqué les étapes les plus importantes par lesquelles le partenariat avec le gouvernement marocain est passé, dans le cadre de l’ouverture de l’entreprise au marché africain, exprimant son espoir que les investissements du Groupe chinois bénéficieront de plus de facilités fiscales et immobilières pour y consacrer leur existence.

Il a exprimé son intérêt pour les opportunités offertes par la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, considérée comme un catalyseur pour renforcer la présence du Groupe dans le domaine de l’investissement dans la région.

M. Xiaojun a rappelé que CCCC/CRBC a fait son entrée, en novembre 2020, dans le capital de la société de développement de la ville industrielle « Mohammed VI Tanger Tech », à hauteur de 35%.

Pour sa part, la Présidente du Conseil de la Région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Mme Fatima Hassani, a souligné que le Maroc et la Chine forment de grands espoirs que le projet « Mohammed VI-Tanger Tech » puisse constituer un modèle de réussite pour le partenariat entre les deux pays en Afrique et dans le bassin méditerranéen.

Elle a également passé en revue les différentes potentialités économiques, industrielles et naturelles que possède la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, en plus de sa position géostratégique comme un pont reliant l’Europe à l’Afrique.

Ces atouts, a-t-elle dit, ont été renforcés par de nombreux projets mis en place dans la région notamment le port de Tanger Med, devenu le premier port de la Méditerranée et même parmi les plus importants au monde, ainsi que la ligne à grande vitesse reliant Tanger à Casablanca, outre le projet « Mohammed VI, Tanger Tech », considéré comme une « ville industrielle moderne, futuriste et environnementale ».

Mme Hassani a indiqué que le conseil de la région salue tous les projets d’investissement qui souhaitent être implantés sur le territoire de la région, et est prêt à plaider auprès des autorités compétentes afin de faciliter le processus de leur installation dans la région, notamment dans ce contexte marqué par la crise du COVID-19, le but étant de surmonter les effets négatifs de la pandémie sur le domaine économique.

Cette réunion s’inscrit dans le cadre des consultations régulières menées par les parties partenaires dans le cadre de l’aménagement du projet « Mohammed VI -Tanger Tech.

Pour rappel, CCCC- China Communications Construction Company- est classée dans le top 5 des entreprises publiques chinoises d’ingénierie et de développement, et sa filiale CRBC – China Road and Bridge Corporation, est spécialisée dans les grands projets d’infrastructure en Chine et à l’international.

Lancé en mars 2017, le projet Cité Mohammed VI Tanger Tech est une smart city qui s’étendra sur 200 hectares. Conçue comme le fer de lance de la future plateforme économique de la région de Tanger, aux portes de l’Europe, la Cité Mohammed VI devrait accueillir plus de 200 entreprises chinoises et employer, dans le secteur industriel, de l’habitat, de la santé et de l’éducation, plus de 200.000 personnes dans les 10 années à venir.

Can 2021 : tableau quasi complet

Seize mois après le début des éliminatoires de la prochaine Coupe d’Afrique des nations, il ne reste plus qu’un seul ticket à décrocher.Un imbroglio lié au nouveau coronavirus a fait capoter la « finale » du groupe L entre la Sierra Léone et le Bénin prévue le mardi 30 mars.

En effet, peu avant le coup d’envoi de cette rencontre comptant pour la 6e journée des qualifications, six joueurs titulaires du Bénin (dont Steve Mounié ou Jodel Dossou) ont reçu des résultats positifs pour des tests Covid effectués à Freetown.

Les Écureuils crient alors au complot. Car, arguent-ils, l’ensemble de la délégation avait été testé négatif samedi soir à Cotonou. Après plusieurs heures d’incompréhension, le match décisif a été reporté. Il se jouera « en juin 2021
à la prochaine fenêtre internationale de la Fifa », a annoncé le Comité d’organisation de la Can 2021.

Excepté cet accroc, les éliminatoires ont livré leur verdict. Dans la poule A, la Guinée (2e, 11 points) a tué tout suspense en battant le Mali (1er, 13 points) lors de la 5e journée. Le revers du Syli national sans ses cadres en Namibie (2-1) n’a eu aucune incidence au classement.

Le Malawi (10 points) a créé l’exploit dans le groupe B en se classant deuxième au nez et à la barbe de l’Ouganda (3e, 8 points) pourtant séduisant durant la précédente phase finale de la Can. Alors qu’ils n’avaient besoin que d’un petit point pour participer à la grand-messe du football africain, les Cranes ont été défaits sur le score d’un but à zéro par les Flames.

Après 1984 et 2010, le Malawi refait surface sur la scène continentale. Avec douze points au compteur, le Burkina Faso a terminé à la première place de la poule. Les Etalons signent ainsi leur retour puisqu’ils n’étaient pas au rendez-vous égyptien en 2019.

Dans le groupe C, le Ghana (1er, 13 points) et le Soudan (2e, 12 points) sont qualifiés. Dans l’obligation de gagner, les Crocodiles du Nil ont sorti le grand jeu lors de l’ultime journée pour coiffer au poteau l’Afrique du Sud (2-0). Bourreaux de l’Egypte sur ses terres il y a deux ans, les Bafana Bafana retombent dans leurs travers.

La Gambie, logée dans la poule D, a fait sensation dans ces éliminatoires. Indépendante depuis 1965, elle était jusque-là l’unique pays de l’Afrique de l’Ouest à n’avoir jamais goûté à la Can. Avec trois victoires, un nul et deux défaites, les Scorpions ont plié l’affaire le 25 mars dernier à Banjul contre l’Angola (1-0). Le pion d’Assan Ceesay (62e mn) a transporté tout un peuple au septième ciel.  

L’autre place qualificative de ce groupe est occupée par le Gabon de Pierre-Emerick Aubameyang. Absents à la Can 2019, les Panthères ont surclassé les Léopards de la République démocratique du Congo (3-0) lors de l’avant-dernier acte pour composter leur ticket pour le Cameroun voisin.

Dans la poule E, le Maroc (1er, 14 points) a effectué un parcours sans faute ponctué par quatre succès et deux nuls. Les Lions de l’Atlas sont suivis des Mourabitounes ayant glané neuf points. Dans son duel à distance avec le Burundi, la Mauritanie a fait le job en allant s’imposer (0-1) en Centrafrique. C’est la deuxième qualification d’affilée de la sélection entraînée par le Français Corentin Martins.

Pays hôte du tournoi, le Cameroun est le leader du groupe F avec 11 points dans son escarcelle. Le quintuple champion d’Afrique devra néanmoins rehausser son niveau de jeu pour espérer reconquérir le titre. Victorieux en Mozambique (0-1) le 30 mars, le Cabo-Verde (2e, 10 points) a réduit à néant les espoirs de qualification du Rwanda (3e, 6 points). Les Requins bleus, qui en seront à leur troisième Can après 2013 et 2017, ont repris des couleurs suite aux échecs de 2017 et 2019.

Situés au Sud-Est de l’Afrique, les Comores (2e, 9 points) ont frappé fort dans le groupe G au détriment du Kenya (3e, 7 points) et du Togo (4e, 2 points). Le 25 mars, un match nul vierge lors de la réception des Eperviers a suffi au bonheur des Cœlacanthes. Cet archipel de l’océan Indien a obtenu sa toute première qualification à la Can après avoir loupé de justesse celle de 2019. De son côté, l’Egypte a tenu son rang en s’installant à la première place avec trois victoires et autant de nuls.

L’Algérie sur sa lancée

Les champions d’Afrique en titre ont fait un carton plein à domicile et arraché deux nuls et une victoire à l’extérieur dans la poule H. L’Algérie de Djamel Belmadi, invaincue depuis 24 matchs, a conclu sa campagne par un succès convaincant à Blida face au Botswana (5-0).

Battu 0-2 par la Zambie avant-hier, le Zimbabwe de l’attaquant lyonnais Tino Kadewere accompagne les Fennecs. Les Warriors ont assuré leur présence au Cameroun grâce à leur courte victoire au Botswana (0-1) pour le compte de la 5e journée.

Dans le groupe I, le Sénégal (1er, 14 points) s’est qualifié dès la 4e journée tandis que la Guinée Bissau (2e, 9 points) a dû batailler jusqu’au bout. L’équation était simple pour les Djurtus : battre à domicile le Congo (3e, 8 points). Au final, les protégés du sélectionneur Baciro Candé l’ont fait avec la manière. Score final : trois buts à zéro.

Parmi toutes les équipes engagées dans ces éliminatoires, celle de la Tunisie a enregistré le plus de points. Les Aigles de Carthage ont remporté cinq matchs et concédé un nul dans la poule J. Deuxième avec 9 points, la Guinée équatoriale a acquis sa première qualification sur le terrain. En 2012 (avec le Gabon) puis en 2015, le Nzalang nacional avait bénéficié de son statut de pays organisateur de la compétition.

La Côte d’Ivoire et l’Ethiopie ont fait la différence dans la poule K. Les Eléphants se sont qualifiés le 26 mars au Niger (0-3). La veille, à Addis-Abeba, les Walya n’ont pas eu froid aux yeux devant les Baréa  (4-0).  Même si une victoire contre le Mena (0-0) lui aurait permis de renverser la vapeur, Madagascar ne s’est jamais remis de cette lourde défaite.  La dernière participation de l’Ethiopie à la Can remonte à 2013.

Enfin dans le groupe L, le Nigeria a assuré sa première place à la faveur de ses triomphes face au Bénin (0-1) et au Lesotho (3-0). La Sierra Léone et le Bénin se disputent le second ticket.

Initialement prévu en 2021, le tournoi phare de foot du continent noir a été reporté en raison de la pandémie de Covid-19. Finalement, la Coupe d’Afrique des nations se tiendra du 15 janvier au 28 février 2022 au Cameroun.

Liste des 23 pays qualifiés : Mali, Guinée, Burkina Faso, Malawi, Ghana, Soudan, Gambie, Gabon, Maroc, Mauritanie, Cameroun, Cabo-Verde, Egypte, Comores, Algérie, Zimbabwe, Sénégal, Guinée Bissau, Tunisie, Guinée équatoriale, Côte d’Ivoire, Ethiopie et Nigeria.

Santé et militaire au menu des quotidiens marocains

La lutte contre l’épidémie de coronavirus et ses répercussions sur la vie des Marocains et les manoeuvres militaires African Lion sont les principaux sujets traités par les quotidiens marocains parus ce mercredi.+Aujourd’hui le Maroc+ écrit que l’apparition d’un foyer du variant britannique à Dakhla « est venue nous rappeler qu’aucun pays n’est à l’abri » d’une détérioration de la situation épidémiologique.

Des mesures ont été prises pour contenir le risque de propagation du virus et d’autres mesures pourraient être instaurées en fonction de l’évolution de la situation sanitaire, relève le journal.

Selon lui, bien que les indicateurs se soient améliorés au cours des dernières semaines avec le déploiement d’une campagne de vaccination pour atteindre l’objectif à terme d’une immunité collective, « nous ne sommes pas encore à l’abri », appelant les citoyens à prendre les précautions appropriées afin de « stopper la propagation du virus mortel et espérer sortir, dans les meilleurs délais, de ce cauchemar qui dure depuis une année ».

+L’Economiste+ écrit qu’avec le nouveau variant, une épidémie semble vraisemblablement en cacher une autre, notant que les pouvoirs publics « se trouvent dans une posture difficile appelant à arbitrer dans une polarité économique/sanitaire ».

Le Maroc n’est en mesure de supporter ni le « quel qu’en soit le prix économique » ni le « quel qu’en soit le prix sanitaire », et s’il a fallu mobiliser le droit pour contraindre de nouvelles habitudes de vivre, inciter aux gestes barrières, c’est que cette démarche reste, en l’absence d’alternatives thérapeutiques à toute épreuve, la voie la plus salutaire dans la bataille contre le virus, souligne la publication.

Il souligne l’importance majeure des efforts individuels d’auto-discipline ainsi que d’une mobilisation de l’ampleur des premiers mois afin d’éviter le scénario du pire.

+Al Ahdath Al Maghribia+ rapporte qu’après l’exercice aéronaval Lightning handshake 2021 qui s’est déroulé en début de ce mois avec des unités de la 6e flotte américaine et, plus particulièrement, le groupe aéronaval embarqué sur le porte avion USS Dwight Eisenhower, des unités de la marine royale marocaine et des escadres des Forces royal air marocaines, les préparatifs vont bon train pour les prochaines manœuvres militaires African Lion 2021.

Ainsi, ces manœuvres annuelles, qui regroupent chaque année des forces terrestres américaines et leurs homologues des Forces armées royales, seront marquées, en juin prochain, par une nouveauté exceptionnelle. Celle de se dérouler non loin des frontières algériennes, et particulièrement dans la région stratégique de Mahbès qui a dévoilé, ces derniers temps, le vrai rôle du régime algérien dans le conflit du Sahara marocain, explique encore le quotidien.

Lors de l’édition 2021 d’African Lion, c’est en réalité tout le Sahara marocain qui sera le théâtre de ces manœuvres auxquelles participeront des milliers de soldats, dont 5.000 américains. Une nouvelle occasion est donnée aux FAR, qu’il s’agisse des forces terrestres ou aériennes, de se «frotter» aux Marines américains en vue de peaufiner leurs capacités combatives. Surtout que ces manœuvres communes, dont la profondeur historique est indéniable, reflètent également la solidité des relations militaires stratégiques entre le Maroc et les Etats-Unis d’Amérique, des relations tissées, ces dernières années, tout au long des différentes éditions précédentes d’African Lion.

L’OCP passe une transaction de 400 millions de dollars avec l’Ethiopie via la technologie blockchain

La Banque de commerce et de développement de l’Afrique de l’Est et australe (Trade and Development Bank – TDB) et le Groupe OCP, premier producteur de phosphate au monde et leader mondial sur le marché des engrais phosphatés, annoncent la réalisation de 400 millions de dollars en transactions commerciales menées via la technologie blockchain, 270 millions de dollars ayant déjà été exécutés, avec le reste prévu durant les prochains mois.Le Groupe OCP devient ainsi la première entreprise africaine à exécuter une transaction commerciale intra-africaine utilisant la technologie blockchain, indique mardi un communiqué du Groupe.

Cette transaction, qui a permis de financer l’expédition d’engrais phosphatés du Maroc vers l’Ethiopie, s’inscrit dans la stratégie de digitalisation du Groupe visant à contribuer notamment à la réduction du déficit de financement du commerce en Afrique et à stimuler le commerce intra-africain, en particulier dans le secteur des engrais, grâce à l’inclusion digitale, explique le Groupe.

La technologie blockchain permet à toutes les parties prenantes de réaliser la transaction numériquement et de compléter l’opération d’import-export en moins de deux heures. Les transactions « papier » équivalentes sont généralement conclues en trois semaines ou plus, en raison du délai nécessaire aux fournisseurs pour le transfert de documents physiques à l’acheteur via le système bancaire traditionnel.

« Avec le ralentissement actuel de la logistique mondiale et des chaînes d’approvisionnement, les transactions de financement du commerce peuvent prendre jusqu’à six semaines, en raison de la fermeture des frontières et des aéroports qui continue d’engendrer des retards supplémentaires », souligne OCP.

Dans le cas de cette opération, les parties peuvent télécharger, afficher, modifier et valider la documentation dans une blockchain privée, simultanément et en temps réel. Par ailleurs, la technologie blockchain présente de nombreux avantages : une empreinte carbone plus faible, des opérations plus sécurisées grâce aux technologies de cryptage et de vérification, plus de transparence et de traçabilité, et la réduction de risques grâce à l’élimination d’éventuelles erreurs et ambiguïtés dans l’échange et la modification des documents.

Plusieurs milliers de tonnes d’engrais expédiés du Maroc vers l’Éthiopie dans le cadre de ces transactions pionnières de près de 400 millions de dollars.

Ces transactions sont réalisées alors que le commerce global s’est contracté de 5 à 10% en 2020, vis-à-vis de l’année précédente, parallèlement à la baisse en demande de financement commercial.

TDB a facilité plus d’un demi-milliard de dollars en financement du commerce en Éthiopie en 2020, et soutenu près d’un milliard de dollars en importations d’engrais du Groupe OCP vers l’Éthiopie au cours des trois dernières années.

TDB facilite le financement du commerce en Éthiopie en fournissant des solutions qui aident à répondre aux besoins en devises et permettent l’importation de produits agricoles et énergétiques vitaux, notamment les engrais, le blé ou encore le sucre.

L’agriculture joue un rôle essentiel dans l’économie éthiopienne, représentant 31 % du PIB du pays et 66 % de son marché du travail. Les engrais sont fondamentaux pour le secteur, dans la mesure où environ la moitié de ces produits sont importés auprès du Groupe OCP depuis le Maroc, rappelle la même source.

Le Maroc abrite du 7 au 18 juin l’une des plus grandes manœuvres militaires en Afrique

Le Maroc va abriter du 7 au 18 juin prochain l’une des plus grandes manœuvres militaires en Afrique, a annoncé l’ambassade des Etats-Unis à Rabat sur son compte Facebook.Selon la représentation américaine au Maroc, ces manœuvres militaires, baptisées +African Lion+ représentent « une chance pour les États-Unis et le Maroc de renforcer davantage leur partenariat déjà solide en matière de sécurité ».

« Des responsables militaires marocains et américains se sont récemment réunis pour élaborer les plans définitifs visant à ramener au Maroc le plus grand exercice militaire d’Afrique : l’African Lion ! », souligne l’ambassade US, ajoutant que l’exercice de cette année va connaitre la participation des « milliers de soldats américains, marocains et des pays partenaires » comme le Sénégal et la Tunisie.

Annulé en 2020 à cause de la pandémie du COVID-19, African Lion se déroulera sur plusieurs sites à travers le territoire marocain.

En octobre dernier, le Maroc et les Etats Unis d’Amérique ont signé une feuille de route pour la coopération en matière de défense 2020-2030 qui vise à consolider la coopération militaro-sécuritaire entre les deux pays.

Pour le Pentagone, cet accord a permis de « renouveler l’alliance entre les deux nations comme pierre angulaire pour la paix en Afrique ».

Maroc : Nomination des membres de la Commission du fonds d’aide à la production cinématographique

Le ministre marocain de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, M. Othman El Ferdouas, a présidé, mardi, la cérémonie de nomination des membres de la Commission du fonds d’aide à la production cinématographique.Présidée par l’écrivaine, critique de cinéma et journaliste, Mme Ghita El Khayat, cette commission est composée de MM. Moulim Laaroussi, penseur, universitaire et écrivain, Omar Belkhmar, universitaire et critique du cinéma, Hammana Maa Al-Ainain, journaliste intéressé par le cinéma et Mourad Latifi, représentant du Centre Cinématographique Marocain (CCM).

Elle comprend également Mmes Leila Cherradi, spécialiste du cinéma, Habiba Belkacem, ancienne productrice, Najlaa Benembarek, journaliste intéressée par le cinéma, Nezha Hadrami, représentante du ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports – Département de la communication, et Loubna Tahiri, représentante du ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports – Département de la culture.

Lors de rencontre, le ministre a passé en revue les efforts déployés par son département en collaboration avec le Centre cinématographique Marocain (CCM), pour promouvoir et développer l’industrie cinématographique nationale, soulignant l’importance de la culture et de l’action cinématographique en tant que vecteur du développement social en particulier dans la consécration d’une identité multiculturelle, ouverte, diversifiée visant à valoriser le potentiel culturel, cinématographique et artistique du pays.

Il a également tenu à remercier la présidente et les membres de la Commission pour avoir accepté d’assumer cette responsabilité et de participer aux ateliers de promotion du cinéma marocain.

L’aide à la production d’œuvres cinématographiques se propose de garantir la qualité des œuvres cinématographiques soutenues et améliorer leur valeur artistique et leur compétitivité et d’offrir l’opportunité aux ressources humaines nationales spécialisées dans les métiers du cinéma de pouvoir développer leurs compétences professionnelles.

Elle est accordée aux sociétés marocaines de production sous forme d’avances sur recettes pour les projets de films de fiction de long métrage, de court métrage avant production, pour les films de fiction de long métrage, de court métrage après production, pour les projets de films documentaires de long métrage avant production et pour les films documentaires de long métrage après production dans la limite de deux (2) films par année pour ce genre de films documentaires, selon le texte fixant les conditions, les critères et les modalités d’octroi de l’aide à la production des œuvres cinématographiques.

L’aide est également accordée à la production de films documentaires sur la culture, l’histoire et l’espace sahraoui hassani.

Santé, éducation et militaire au menu des quotidiens marocains

Les mesures de lutte contre l’épidémie du coronavirus durant Ramadan, la grève des enseignants cadres des académies régionales de l’éducation et et le classement de l’armée marocaine au niveau mondial sont les principaux sujets traités par les quotidiens marocains parus ce mardi.+Aujourd’hui le Maroc+, qui aborde les mesures à prendre contre le coronavirus durant Ramadan, écrit qu’à l’approche du mois de Ramadan, les questions se posent de plus en plus sur ce qui sera pris comme mesure au regard de la situation sanitaire toujours délicate et des habitudes de vie des familles marocaines durant le mois de jeûne.

L’année dernière, en plein confinement de la première vague, les mesures coulaient presque de source et faisaient quasiment l’unanimité tellement la situation avait pris de court tout le monde, mais cette année, la situation est nettement différente, relève le journal.

Douze mois sont passés, les dispositifs mis en place par les pouvoirs publics en réponse à la crise ont évolué avec l’évolution de l’épidémie et, surtout aussi, les Marocains ont appris à vivre avec le virus, à tel point que depuis quelques semaines, un certain relâchement général semble s’être installé, constate-t-il, soulignant l’impératif de faire preuve à la fois de « lucidité » et de « fermeté » pour éviter une troisième vague, qui serait fatale.

+L’Economiste+, qui s’attarde pour sa part sur la grève des professeurs cadres des Académies régionales de l’éducation, se demande « comment leur donner raison alors qu’ils ont très peu à envier à leurs autres collègues », précisant que ces enseignants sont des fonctionnaires et que leur nouveau cadre est similaire à celui des professeurs relevant du ministère de l’Éducation, y compris sur les possibilités de progression de carrière.

La publication souligne que si les pouvoirs publics y ont investi massivement, « ce n’est pas pour s’en servir en tant que fusibles, mais parce que ces profils répondent à un besoin réel ».

+Al Ahdath Al Maghribia+ cite le dernier classement du site américain Global Firepower, spécialisé dans les affaires militaires selon lequel les Forces armées royales (FAR) se classent dans le top 10 mondial des armées blindées en 2021.

Cette position, les Forces armées royales la doivent essentiellement à leurs nombreuses acquisitions, notamment celle des 3.003 chars. De quoi permettre au Royaume de déclasser l’Algérie qui se contente de la 15e position à l’échelle mondiale, avec seulement 2024 chars acquis en 2020.

Le quotidien explique que les acquisitions de l’armée marocaine ont permis au Royaume de déclasser plusieurs pays européens et arabes, notamment l’Arabie saoudite, classée à la 21e position, et les Emirats Arabes Unis, classés à la 35ème position.

Covid-19: Le Maroc suspend les vols en provenance et à destination de la France et de l’Espagne

Les vols de passagers en provenance et à destination de la France et de l’Espagne seront suspendus à partir du 30 mars 2021 à minuit et ce, jusqu’à nouvel ordre, annonce, lundi, la Direction générale de l’Aviation Civile, relevant ministère du Tourisme, de l’artisanat, du transport aérien et de l’économie sociale.« Dans le cadre des mesures préventives prises par le Royaume du Maroc contre la propagation de la pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19), les vols de passagers en provenance et à destination de la République Française et de l’Espagne seront suspendus à partir du 30 mars 2021 à minuit, et ce jusqu’à nouvel ordre », indique un communiqué de la Direction.

Les vols spéciaux de passagers en provenance de ces deux destinations, seront soumis à des contrôles renforcés, conformément au protocole sanitaire défini par les autorités marocaines compétentes, fait savoir la même source.

Avec ces nouvelles suspensions de liaisons aériennes, le Maroc se déconnecte de 39 destinations. Les seules lignes encore ouvertes sont celles opérées avec des aéroports du Moyen-Orient, de New-York et de Montréal, ainsi que des capitales africaines.

Maroc : le couvre-feu nocturne prolongé pour deux semaines supplémentaires

Le gouvernement marocain a décidé de prolonger de deux semaines supplémentaires, à compter du mardi 30 mars à 21h00, les mesures de précaution pour lutter contre le Covid-19.Un communiqué du gouvernement, publié ce lundi, précise que cette décision intervient sur la base des recommandations de la Commission scientifique et technique concernant la nécessité de maintenir les mesures nécessaires pour juguler la propagation du coronavirus.

Cette prolongation intervient également après l’évolution de cette pandémie au niveau mondial suite à l’apparition de nouvelles variantes du virus, poursuit la même source, indiquant qu’elle s’inscrit dans le cadre des efforts continus pour circonscrire la propagation de l’épidémie et limiter ses répercussions négatives.

Pour rappel, les mesures de précaution concernent la fermeture des restaurants, cafés, commerces et grandes surfaces à 20h00, le couvre-feu nocturne de 21h00 à 6h00 à l’échelle nationale, sauf cas exceptionnels et l’interdiction des fêtes et des rassemblements publics ou privés.

Tanger : Découverte de bouteilles en verre datant du 14ème siècle

Une quinzaine de bouteilles en verre qui dataient du 14è siècle ont été découvertes, dimanche, soigneusement enterrées sur le toit d’un bâtiment situé sur le côté est de l’ancienne médina de Tanger, au nord du Maroc.Selon l’Agence pour la promotion et le développement (APDN), ces bouteilles ont été découvertes dans le cadre des travaux du programme de réhabilitation et de mise en valeur de la médina de Tanger, réalisé par l’Agence.

Les 15 grandes bouteilles en verre étaient enterrées sur le toit de l’un des magasins situés sur le mur entourant Dar Debagh sur le côté Est de la ville. Elles étaient utilisées dans la préservation et le transport de certaines substances liquides, telles que l’huile, jus et fermenteurs.

Après avoir été inspectées par le conservateur régional du patrimoine, il s’est avéré qu’elles appartiennent au type de bouteilles appelées « Dames Jeanne », dont l’histoire est associée à un conte ancien datant du 14ème siècle, fait savoir l’APDN, notant que ces bouteilles ont été conservées comme preuve historique pour une utilisation dans certains des lieux d’exposition muséale de la ville.

Maroc : 301 nouveaux cas d’infection et aucun décès en 24 heures

Le Maroc a dénombré dimanche 301 nouveaux cas d’infection au coronavirus en 24 heures, portant ainsi le bilan à 494.659 cas confirmés, a annoncé dimanche le ministère de la Santé.Le nombre des personnes rétablies est quant à lui, passé à 482.352, avec 268 nouvelles guérisons, soit un taux de 97,5%.

Pour ce qui est de la campagne de vaccination, le nombre des personnes qui ont été vaccinées à ce jour (dose 1) a atteint 4.302.183, alors que 3.332.292 personnes ont reçu la deuxième dose du vaccin, a précisé le ministère dans son bulletin quotidien sur la situation de la Covid-19.

Le nombre total des décès est passé à 8.798, aucun nouveau décès n’étant enregistré durant les dernières 24 heures (taux de létalité de 1,8%).

Quant au nombre de cas actifs, il s’élève à 3.509, alors que les cas sévères ou critiques sont atteignent 427, dont 25 placés sous intubation.

Selon le directeur du laboratoire de biotechnologie de la Faculté de médecine et de pharmacie de Rabat, Pr. Azzedine Ibrahimi, entre 25 et 30% des Marocains ont développé une immunité naturelle en étant infectés par le virus du COVID-19.

Dans une analyse publiée ce dimanche sur son compte Facebook, le Pr Ibrahimi qui est également membre du Comité national technique et scientifique consultatif de vaccination, a précisé que 12% des Marocains ont développé ou développeront une immunité acquise par vaccin, soulignant que la majorité des personnes en situation de vulnérabilité ont été vaccinées au Maroc.

Et d’ajouter que les Marocains de moins de 60 ans et en bonne santé ne développent pas de symptômes critiques et 50% de la population respecte les mesures de précaution.

Sahara marocain: Comment le Kenya s’est fait avoir au sein de l’UA

L’ambassadeur marocain au Kenya explique en exclusivité pour APAnews comment la représentante du Kenya a cédé aux pressions algériennes lors d’une réunion récente de l’Union africaine au sujet du Sahara marocain.  Propos recueillis par Hicham Alaoui

Lors de la réunion de Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA), tenue le 9 mars 2021, la Représentante permanente du Kenya auprès de l’organisation panafricaine « avait totalement manqué le rendez-vous ». « Soumise aux pressions algériennes, elle n’a pas pu envisager que la majorité des membres du CPS voteraient contre son communiqué anti-marocain. Alors, elle a fini par compromettre son président dans des situations aux conséquences graves dans le futur », a révélé, dans une déclaration exclusive à APA, l’ambassadeur du Maroc au Kenya et au Burundi, El Mokhtar Ghambou.

Ce texte est sans valeur juridique, car la majorité des Etats membres du CPS n’ont pas validé son contenu, et ont soumis des amendements de fond et des remarques substantielles marquant l’existence d’un désaccord patent à son sujet, a-t-on appris de source diplomatique marocaine. 

Selon le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, « ce communiqué est le fruit de manœuvres et d’irrégularités qui ont entaché la procédure d’adoption » surtout que la réunion du CPS a eu lieu le 9 mars, alors que le document est sorti le 18 du même mois, soit une dizaine de jours plus tard. 
« Pendant tous ces 10 jours, la majorité du Conseil avait rejeté par écrit ses conclusions. Il se peut que de force ou par le fait accompli, le texte a été modifié », a-t-il dit. Cette réunion du CPS « a été déjà entachée de plusieurs irrégularités et suscite beaucoup d’interrogations sur son contexte, ses visées et ses arrière-pensées », a-t-il noté, soulignant que les débats ont montré que « l’Afrique a une position claire, qui est celle de soutenir les efforts des Nations Unies pour trouver une solution à la question du Sahara ». 

Le ministre a d’ailleurs affirmé que « le Maroc ne se sent ni concerné ni intéressé par le communiqué qui a sanctionné la réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’UA, tenue le 9 mars 2021 sur la question du Sahara marocain ». 

Il s’agit d’un « non-événement » pour le Maroc, qui continue à travailler au sein de l’UA dans le cadre de la décision 693 de l’Union », selon le ministre marocain qui rappelle que « le dossier du Sahara marocain est soumis aux Nations-Unies, et que la Troïka est la seule habilitée à suivre la question du Sahara ».

M. Bourita n’a pas manqué de souligner la satisfaction du Maroc sur le fait que la majorité des Etats membres du CPS, ainsi que la Commission de l’UA soient restés fidèles à la légalité et à la légitimité, en défendant lors de la réunion du CPS du 9 mars la validité et la pertinence de la décision 693 de l’Union en tant que seul cadre de l’UA pour suivre la question du Sahara marocain.

La solution doit refléter « la position nationale des deux tiers des pays africains qui ne reconnaissent pas l’entité fantoche autoproclamée par les séparatistes du polisario », a dit le ministre, rappelant que la plupart des pays africains soutiennent la marocanité du Sahara. « Donc pour nous c’est un non-événement », a-t-il martelé.

Agriculture, économie et militaire au menu des quotidiens marocains

Les quotidiens marocains parus ce samedi se focalisent sur nombre de sujets notamment la campagne agricole, la reprise de l’activité économique et la coopération maroco-américaine dans le domaine militaire.+Le Matin+ rapporte qu’une jeune malienne de 25 ans enceinte de septuplés est attendue ce week-end au Maroc pour y poursuivre sa grossesse, a indiqué vendredi le ministère malien de la Santé.

Originaire de Tombouctou (nord) selon la presse malienne, la jeune femme est prise en charge depuis deux semaines au Centre Hospitalier Universitaire du Point G à Bamako.

Mais pour un « meilleur suivi de cette grossesse qui sort de l’ordinaire », ses médecins préfèrent qu’elle soit suivie à l’étranger, a indiqué dans un communiqué le ministère de la Santé, cité par la publication.

« Elle devra en principe s’envoler ce week-end pour le Maroc où elle devra poursuivre sa prise en charge », indique le ministère.

+Aujourd’hui le Maroc+ relève que les précipitations pluviales des 3 derniers mois ont été bénéfiques pour la campagne agricole. En effet, le cumul pluviométrique moyen national au 25 mars 2021 a atteint 271,9 mm avec « une bonne répartition temporelle et spatiale contre 286,9 mm pour la moyenne des 30 dernières années, soit une légère baisse de 5%.

Quant à la réserve des barrages à usage agricole, elle s’élève à 6,74 milliards m3 contre 5,85 milliards m3 la campagne précédente à la même date, soit un taux de 49% contre 43% la campagne précédente à la même date », relève le ministère de l’Agriculture, cité par le quotidien.

+Finances News Hebdo+ indique que le déploiement du vaccin contre la Covid-19, le maintien prévu des mesures de soutien budgétaires et monétaires, les conditions climatiques favorables et les effets positifs escomptés de la mise en place du Fonds Mohammed VI pour l’investissement renforcent l’optimisme quant à une reprise plus vigoureuse de l’activité économique.

La Banque centrale table désormais sur une croissance de 5,3% pour 2021, après une forte récession de 7% en 2020, la plus forte jamais enregistrée depuis le début de la compilation des comptes nationaux, note la publication.

+Rissalat Al Oumma+ cite une déclaration du Général de division Andrew M. Rohling, Commandant général adjoint pour l’Afrique et commandant de l’unité opérationnelle de l’armée des États-Unis pour l’Europe méridionale, Afrique qui a affirmé que l’exercice militaire African Lion 21 est « une grande opportunité pour renforcer l’une des plus anciennes relations stratégiques des États-Unis », avec le Maroc.

« Alors que nous nous apprêtons à célébrer le 200ème anniversaire de l’ouverture de la Légation américaine de Tanger, cet exercice favorise les liens étroits et ininterrompus entre les États-Unis et le Royaume du Maroc, le plus ancien partenaire des États-Unis », a souligné le général Rohling lors d’une « table ronde téléphonique » avec la presse.

Social, digital et santé au menu des quotidiens marocains

Les quotidiens marocains parus ce vendredi s’intéressent à la problématique de la pauvreté, à la transformation digitale et à la suspension des liaisons aériennes avec 37 pays dans le monde pour enrayer la propagation de la pandémie du Covid-19.+L’Economiste+ écrit que sur beaucoup de sujets, y compris celui de la pauvreté, la pandémie a été le creuset d’une perte de sens, rappelant que les engagements affichés pour les objectifs de développement durable (ODD) se donnent pour ambition d’éradiquer toutes les formes de pauvreté avant fin 2030.

Depuis une année, le bilan aurait pu être plus lourd sans les aides de l’État qui ont incontestablement permis de réduire la casse et d’atténuer les effets socioéconomiques de la crise, souligne le journal, expliquant qu’il s’agit seulement d’une thérapie de court terme car les chocs comportementaux ressentis à l’issue des baisses de consommation, d’investissement, d’offre d’emploi, restent en effet posés de manière violente.

Il estime approprié de « composer avec un retournement de cycle qui appelle à revoir à la fois les frontières de la problématique de la pauvreté et les traitements, à même de la juguler ».

Sur un autre registre, +Aujourd’hui Le Maroc+ relève que des thématiques comme la data, les systèmes d’information, la cybersécurité s’imposent aujourd’hui sur l’agenda de toutes les entreprises quelle que soit leur taille et quel que soit l’écosystème dans lequel ces entreprises évoluent.

« C’est une véritable course contre la montre qui est aujourd’hui engagée par tous les acteurs du marché », constate le quotidien, notant que ces derniers savent qu’il est grand temps de prendre le train de la transformation digitale. Si le Maroc n’échappe pas à cette vague digitale qui a, depuis quelques années, commencé à transformer des secteurs tout entiers, il est question aujourd’hui de s’imposer dans un monde qui évolue à la vitesse grand V, estime la publication.

+Les Inspirations Eco+ rapporte que le Maroc a stoppé ses liaisons aériennes avec pas moins de 37 pays. Les derniers ajouts contiennent 5 pays africains. Il s’agit du Mali, Ghana, RDC, Guinée-Conakry et de la Libye. Ce qui porte leur nombre à 37 au total. Parmi ces pays, le journal cite l’Italie, la Belgique, la Turquie, la Suisse, l’Allemagne, l’Autriche, le Portugal ou encore l’Australie.

Selon lui, les décisions de suspension des liaisons aériennes sont prises en fonction de l’évolutions de la situation sanitaire et d’autres indicateurs. « Elles émanent de concertations entre les ministères de la Santé et des Affaires étrangères » puis sont communiquées à la Direction générale de l’aviation civile avant que s’enclenche le processus d’informations des compagnies aériennes.

Justement sur le plan de la pandémie, l’Afrique enregistre 1 million de nouveaux cas tous les 69 jours et plus de 4,1 millions de cas depuis le début de la pandémie dans un contexte où la majorité des pays africains n’ont commencé à vacciner leurs populations qu’au cours des dernières semaines.

Ces suspensions des liaisons impactent de surcroît le trafic aérien dans les aéroports marocains. Se référant aux dernières statistiques de l’ONDA, le journal affirme que le trafic de passagers au mois de février a dégringolé de près de 78,5%. Le volume du trafic commercial passager est ainsi passé à seulement 420.384 voyageurs contre plus de 1,95 millions à fin février 2020.

Le Nigéria et le Maroc signent un accord pour développer une plate-forme de produits chimiques

Le président nigérian, Muhammadu Buhari, a annoncé ce jeudi, la signature entre son pays et le Maroc d’un accord pour développer une plate-forme de produits chimiques de base.D’un coût estimé à de 1,3 milliard de dollars, cette plateforme devra produire de l’ammoniac et divers engrais NPK et DAP, en utilisant les réserves de gaz du Nigéria, a indiqué le chef d’Etat nigérian dans un tweet.

« Nous sommes sur la bonne voie pour devenir une centrale électrique régionale et mondiale des engrais », explique le président nigérian, ajoutant que  « ce partenariat mutuellement avantageux entre nos deux pays est un véritable exemple de la manière dont le commerce et le partenariat intra-africains devraient fonctionner ».

M. Buhari n’a pas manqué cette occasion pour remercier, « au nom des Nigérians, mon frère et ami, Sa Majesté le Roi du Maroc, d’être avec nous au cours de ce voyage difficile mais passionnant ».

Une fois achevée, la nouvelle usine complétera les installations existantes de Dangote & Indorama Chemicals qui produisent de l’urée, de l’ammoniac et d’autres matières premières industrielles.

Maroc : Démantèlement d’une cellule terroriste

Les services sécuritaires marocains ont démantelé, jeudi, une cellule terroriste, composée de quatre individus, et qui s’activait dans la ville d’Oujda, à l’est du pays.l’interpellation des membres de cette cellule terroriste, affiliée à « l’Etat Islamique » (EI), s’est faite dans quatre opérations sécuritaires simultanées menées dans quatre quartiers à Oujda, durant lesquelles les éléments sécuritaires ont dû lancer des bombes sonores pour neutraliser le danger émanant du suspect principal, tandis que le deuxième suspect a été traqué et interpellé sur les toits des maisons voisines alors qu’il tentait de s’enfuir dans des circonstances mettant sa sécurité et celle des autres en danger, indique un communiqué du Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ)

La perquisition du domicile du suspect principal a permis la saisie d’une importante somme d’argent en devise européenne, de quatre passeports appartenant aux membres de la cellule, qu’il gardait dans un endroit sûr à son domicile, de plusieurs armes blanches et du matériel informatique qui sera soumis à l’expertise technique nécessaire, ajoute la même source.

« Les recherches et investigations préliminaires menées ont révélé que les membres de cette cellule terroriste avait déclaré leur ‘loyauté’ à l’émir présumé de « l’état islamique » et s’apprêtaient à rejoindre les camps de cette organisation terroriste dans la région du Sahel pour mener des opérations de combat, avant d’être mobilisés et chargés par l’un des dirigeants de l »’état islamique » pour mener des plans terroristes au sein du Royaume contre des installations nationales vitales, des locaux sécuritaires et des bases militaires », précise le communiqué.

Selon le BCIJ, les suspects cherchaient à acquérir une expertise dans la fabrication des explosifs et des engins explosifs, outre leur coordination avec le leader susmentionné de l’EI en vue de leur fournir les ressources et le soutien logistique nécessaire pour financer leurs projets destructeurs.

Les mis en cause interpellés ont été placés en garde à vue à la disposition de l’enquête judiciaire menée sous la supervision du parquet chargé du terrorisme, en vue d’identifier les complices et les participants impliqués dans cette cellule terroriste, et déterminer les ramifications régionales et leurs liens éventuels aux projets terroristes au niveau mondial, conclut la même source.

Finances, emploi et économie au menu des quotidiens marocains

La transformation digitale du secteur bancaire et financier, la problématique de l’emploi, la plus grande station de dessalement de l’eau de mer en Afrique et les prévisions de l’économie marocaine sont les principaux sujets traités par les quotidiens marocains parus ce jeudi.+Aujourd’hui Le Maroc+ écrit que dans sa dernière sortie, le wali de Bank Al-Maghrib a avancé d’un cran encore sur la voie de la révolution technologique et de la transformation digitale.

« Une crypto-monnaie, un dirham électronique, le mobile payment et le mobile banking, les Fintech…le secteur bancaire et financier marocain ne peut échapper à ces mutations », poursuit le journal, ajoutant que « comme semble le soutenir à juste titre le banquier en chef du pays, il vaut mieux s’y préparer dès maintenant et planifier que de subir avec impuissance dans quelques mois ou années ».

Il estime que dans cette marche forcée vers les transformations nécessaires et vitales, « qu’elles soient d’ordre économique ou social, l’exemple et le lead peuvent venir d’acteurs que l’on attend le moins, en l’occurrence le secteur public ».

Abordant la problématique de l’emploi, +L’Economiste+ écrit que depuis des années, ce sujet épineux est sur la table et vient de refaire surface dans une commission parlementaire, rappelant qu’au démarrage de la pandémie tout le monde s’est focalisé autour du changement des logiciels pour plus de résilience, de solidarité et de productivité.

« Alors, que faire, en attendant que la reprise ramène tout le monde vers la croissance ? », se demande le quotidien, soulignant que même si les moteurs des entreprises redémarrent, ce n’est pas certain que cela s’accompagne systématiquement de création d’emplois.

« Aujourd’hui, il faut sonner la mobilisation pour pouvoir repenser un modèle social rénové. S’armer de ténacité, voire d’opiniâtreté, se purger de ses handicaps et de ses lourdeurs », suggère-t-il.

+L’Opinion+ Bientôt la plus grande station africaine de dessalement d’eau de mer. Malgré le contexte sanitaire exceptionnel imposé par la pandémie, le Programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation fera bénéficier la ville de Casablanca de la plus grande station de dessalement d’eau de mer, certainement en Afrique et dans le monde.

Le projet, dont le coût est estimé à 9,5 milliards de dirhams (1 euro = 10,7 DH), hors foncier, sera opérationnel d’ici 2027 et permettra la réalisation de 300 millions de mètres cubes par an en termes de dessalement d’eau de mer.

+Al Ahdath Al Maghribia+, qui cite les prévisions de la banque centrales, indique que l’économie marocaine devrait enregistrer une croissance de 5,3% au titre de l’année 2021, avant de s’établir à 3,2% en 2022.

« La valeur ajoutée des activités non agricoles progresserait en 2021 de 3,5% et, tenant compte d’une production céréalière estimée autour de 95 millions de quintaux, celle du secteur agricole rebondirait de 17,6%, portant ainsi la croissance de l’économie nationale à 5,3% », indique la banque centrale dans un communiqué sanctionnant les travaux de la première réunion trimestrielle de son conseil pour cette année.

Lutte contre la tuberculose : le Maroc lance l’extension de son plan stratégique de prévention 2021-2023

Par Hicham Alaoui — La tuberculose demeure un problème de santé fortement influencé par les déterminants sociaux, économiques et environnementaux de la santé, nécessitant une conjonction des efforts dans un cadre multisectoriel.C’est dans ce contexte que le ministère marocain de la santé, lance l’extension du plan stratégique national de prévention et de contrôle de la tuberculose 2021-2023, ayant pour but de « réduire le nombre de décès liés à la tuberculose de 60% en 2023 par rapport à l’année 2015 », indique mercredi un communiqué du ministère de la Santé à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose.

En parfaite cohérence avec la stratégie mondiale de l’OMS « pour mettre fin à la tuberculose », ce plan stratégique constitue le cadre idoine d’intensification de la lutte contre la tuberculose, selon une approche multisectorielle, ancrée au développement humain et prenant en compte les valeurs et principes de droits humains, souligne le ministère.

L’année 2020 a été témoin d’une convergence exceptionnelle des politiques publiques dans le cadre de la riposte à la pandémie Covid-19 ; cet élan constitue un levier pour renforcer les efforts nationaux afin d’atteindre les objectifs de développement durable, y compris celui de « mettre fin à la tuberculose à l’horizon de 2030 ».

Au Maroc et, en dépit de l’impact de cette pandémie sur le système de santé, un total de 29.018 cas de tuberculose a été détecté et mis sous traitement en 2020, fait savoir la même, source.

D’importantes mesures innovantes ont été entreprises pour maintenir les performances des services essentiels de lutte contre la tuberculose aux niveaux escomptés, en vue d’assurer la continuité des services et la disponibilité des médicaments antituberculeux.

Le programme national de lutte anti-tuberculeuse occupe, depuis plus de trente ans, une place prioritaire dans la politique de santé au Maroc, avec l’allocation croissante de ressources, la mobilisation de partenaires nationaux et internationaux et surtout le dévouement de l’ensemble des professionnels de santé impliqués.

Cela a permis de réaliser des avancées remarquables, reconnues à l’échelle mondiale, en termes d’amélioration des taux de couverture par les services de dépistage, de diagnostic et de prise en charge, de succès thérapeutique maintenu à plus de 85% depuis 1995 et, par conséquent, de réduction de la charge de morbidité et de mortalité de la maladie, précise la même source.

Placée cette année sous le thème « le temps presse », la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose réitère l’appel en faveur d’engagements plus forts de tous les partenaires, de ressources plus importantes et d’actions plus efficaces contre ce fléau mondial.

D’après les estimations de l’OMS, la tuberculose aurait touché près de 10 millions de personnes dans le monde en 2019 et causé plus de 1,4 million de décès, faisant partie des maladies infectieuses causant le plus de décès dans le monde.

En 2020, la pandémie de Covid-19 a représenté une véritable menace pour la lutte anti tuberculeuse à l’échelle mondiale. Les modélisations de l’OMS laissent entrevoir qu’il y aurait des centaines de milliers de décès supplémentaires dus à la tuberculose entre 2021 et 2025, en raison de la baisse des performances de détection et des difficultés d’accès aux soins antituberculeux.

Dr. Moncef Slaoui, limogé par GSK pour des allégations d’harcèlement sexuel

Le Docteur marocain Moncef Slaoui, ex-chef de l’opération Warp Speed du gouvernement américain pour le développement de vaccins anti-Covid-19, sous l’administration Donald Trump, a été limogé de son poste de président du conseil d’administration de GlaxoSmithKline pour des allégations de harcèlement sexuel sur une femme.Le licenciement de Moncef Slaoui par le conseil d’administration de GlaxoSmithKline, actionnaire majoritaire de Galvani, est intervenu après la réception par GSK, en février 2021, d’une lettre « contenant des allégations de harcèlement sexuel et de conduite inappropriée envers une employée de GSK par le Dr Slaoui», a déclaré GSK dans un communiqué. Cette conduite «s’est produite il y a plusieurs années alors qu’il était un employé de GSK», indique la même source.

Avant son poste chez Galvani, Dr Moncef Slaoui a passé près de 30 ans chez GlaxoSmithKline, occupant divers postes de direction, notamment celui de chef de la R&D pharmaceutique et de président de sa division Vaccins.

L’ancien président américain Donald Trump l’avait nommé pour diriger les efforts de son administration pour produire et distribuer les vaccins anti-Covid-19 l’année dernière. Il a démissionné de son poste en janvier avant la mise en place de la nouvelle administration du président Joe Biden.

Sahara : Le vice-président kényan soutient le plan marocain d’autonomie

Le vice-président kényan, William Ruto a exprimé son soutien au plan marocain d’autonomie pour le Sahara, affirmant qu’il constitue « la meilleure solution à la question du Sahara ».M. William Ruto, qui a été reçu mardi par l’ambassadeur du Maroc au Kenya, El Mokhtar Ghambou, a également estimé que « la représentation du polisario à Nairobi n’a aucun sens ».

« Le conflit autour du Sahara n’est qu’une excuse pour permettre à l’Algérie de continuer de dilapider les richesses de son peuple sur des causes perdues », a-t-il encore dit.

Selon lui, « la création d’un Etat séparatiste au Sud du Maroc n’est qu’un fantasme nourrit par ceux qui n’aiment ni la paix, ni l’unité, ni la prospérité pour les pays africains ».

Et de trancher que le Kenya « ne doit jamais se défaire de sa neutralité et doit, au contraire, travailler directement avec l’ONU pour appuyer le processus de paix concernant la question du Sahara ».

Evoquant le rôle du Conseil de paix et de Sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA), le vice-président a indiqué qu’ « au lieu de provoquer des conflits et divisions inutiles au sein de l’UA, cette instance panafricaine doit veiller à ce que l’intégrité territoriale des 54 membres soit respectée selon la charte de l’UA qui interdit l’ingérence dans les affaires internes des pays souverains ».

Le Maroc « est un modèle économique en Afrique et que tous les pays africains

sont appelés à s’en inspirer », a-t-il mis en avant, appelant les investisseurs et hommes d’affaires du Maroc à venir investir au Kenya.

Le Canada et la Bad œuvrent pour la création d’un fonds pour le climat

Les deux parties ont récemment signé un accord de 105,8 millions de dollars américains pour matérialiser ce projet prenant notamment en compte le genre.Paraphé le 17 mars dernier, cet accord donnera naissance à « un fonds spécial transformateur » selon un communiqué de la Banque africaine de développement (Bad). Celui-ci, poursuit la source, sera capitalisé grâce, d’une part, à la combinaison d’une contribution remboursable de 105,8 millions de dollars américains visant à accorder des prêts concessionnels tant pour des opérations souveraines que non souveraines, et d’autre part, à une contribution de 7,9 millions de dollars américains pour une assistance technique complémentaire.

La Bad se chargera de l’administration de ce nouveau fonds destiné aux projets liés au changement climatique en Afrique et dans lesquels la participation de la gent féminine est fortement recommandée. La signature de l’accord a été effectuée en marge du Symposium Canada-Afrique sur la croissance propre.

Lors de cette cérémonie virtuelle, Karina Gould, la ministre canadienne du Développement international, a déclaré : « Le changement climatique est l’un des défis les plus importants de notre époque. Et bien que nous soyons tous touchés par ce phénomène, nous savons que tout le monde n’est pas affecté de la même manière. Cela signifie que les personnes vulnérables et marginalisées supportent plus le poids de cette crise ».

Le Canada et l’institution financière africaine prévoient d’utiliser les ressources de ce fonds dans « les technologies innovantes à faible émission de carbone, les énergies renouvelables, l’agriculture intelligente, la foresterie durable, la gestion de l’eau et les projets de résilience climatique ».

De son côté, Akinwumi Adesina, le président de la Bad, a affirmé que « dans la reconstruction de l’Afrique après la Covid-19, la résilience climatique est très importante ». En outre, le Nigérian a précisé que les moyens financiers déployés par le Canada, un des principaux membres non régionaux du Groupe de la Bad, « sont uniques pour l’aide (qu’ils) nous apportent dans notre adaptation au changement climatique ».

En termes de financement pour le climat, la Banque africaine de développement a pour but d’atteindre 40 % d’ici à la fin de 2021. Entre 2016 et 2019, ses investissements dans ce domaine ont quadruplé en passant de 9 à 36 % de son portefeuille. La Bad a pris l’engagement de fournir aux pays africains un financement climatique de 25 milliards de dollars d’ici à 2025.

Le Symposium Canada-Afrique sur la croissance propre a rassemblé des dirigeants des secteurs public et privé de ce pays nord-américain et de l’Afrique subsaharienne. Cette rencontre d’échanges visait, d’après le document de la Bad, « à identifier des moyens novateurs pour faire croître leurs économies tout en réduisant les émissions de carbone et en renforçant la résilience au changement climatique ».