Le ministre Konaté Sidiki à Mabri : « Si tu continues… on va t’enfermer en prison »

Le ministre Konaté Sidiki en meeting à Bin-Houyé  n’a pas manqué de rappeler à l’ordre le président de l’UDPCI.

Pendant cette rencontre avec la population, le ministre Konaté Sidiki a effectivement rassuré les habitants qui semblent inquiets de la situation sécuritaire de leur ville.

« Il faut que les populations de Bin-Houyé et de Zouan-Hounien vivent tranquillement chez elles (…) Car il n’y a pas deux Côte d’Ivoire, il y en a une seule (…) Personne n’est au-dessus de la loi dans cette zone. Même si tu es président d’un parti politique, cela ne fait pas de toi le propriétaire de la vie des gens. Donc si tu vas contre la loi, on va te dénoncer. Et si tu continues, on va t’arrêter et on va-t’en fermer en prison. On ne peut pas accepter cela. » a déclaré  Konaté Sidiki de prime abord.

Ensuite, il ajoute: « Chères populations, votre peur doit prendre fin à partir du fait que nous soyons rentrés aujourd’hui ici à Bin-Houyé. La peur qui est dans votre cœur doit cesser à partir d’aujourd’hui. Désormais, nous allons regarder la situation sécuritaire ici de très près. D’ailleurs monsieur le député Danin Magloire, trouvez-moi une maison ici (…) Quelle est cette ville où les gens ont peur? Mais de qui ont-ils peur au fait? Et c’est à cette question que nous devons répondre? Et nous allons régler ce problème. »

Ce conflit entre Konaté Sidiki et Mabri Toikeusse est loin d’être fini, mais nous espérons que le ministre tiendra ses promesses en garantissant la sécurité de la population de cette région de la Côte d’Ivoire.

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Côte d’Ivoire: Vincent Toh Bi Irié fait des recommandations

Vincent Toh Bi Irié, ex-préfet d’Abidjan, a tenu une conférence de presse le jeudi 17 décembre 2020 dans un hôtel à Abidjan-plateau.

Lors de cette conférence, Vincent Toh Bi Irié  président de l’organisation non gouvernementale « Aube nouvelle » s’est entretenu avec les médias présents autour du thème : « La cohabitation entre communautés est-elle encore possible? « . En effet, il a d’abord présenté le bilan de sa structure dans les régions qui ont connu des violences pendant et après l’élection présidentielle du 31 octobre puis il a donné des recommandations pour garantir la cohésion sociale.

En effet, « 296 maisons incendiées, une centaine de maisons saccagées, 84 commerces pillés. C’est le bilan minime des violences enregistrées dans les localités visitées ( Bonoua, Dabou, Yamoussoukro, Toumodi, Daoukro, Oumé, Hiré, Divo, etc…). Le bilan matériel et humain complet et réel des violences entre le 6 août et le 30 novembre est difficile à évaluer. Les sources et les communautés que nous avons rencontrées sont elles-mêmes incapables de dire celle qu’elles ont perdu et qui manque à l’appel dans leurs rangs, puisqu’il y a eu des comparaisons. », explique Vincent Toh Bi Irié.

Ensuite, il a ajouté qu’il faut  » engager des actions collectives locales d’éducation au civisme, réinitier les animations culturelles de cohésion, procéder à des réformes sur le cadre général des élections avant les prochaines élections législatives, remettre à discussion la question de la nationalité pour les populations ayant vécu par descendance plusieurs décennies en Côte d’Ivoire, traduire en justice et infliger des sanctions aux auteurs et ou complices des violences. »

Pour lui, toutes ces violences sont liées aux différentes crises qui se sont succédées de 2002 à 2011 en Côte d’Ivoire. Il a  aussi mentionné la vive polémique qu’a suscitée le « 3e mandat » et l’appel à « la désobéissance civile ». Vincent Toh Bi Irié a par la suite indiqué que ces violences sont le fait de confit latent (conflit foncier, antécédents de mésentente religieuse).

Il finira par conclure que la vie entre communautés en Côte d’Ivoire est encore possible, si les autorités traditionnelles, religieuses, administratives, les populations, les partis politiques, s’investissent dans des actions de renforcement de la cohésion communautaire.

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Un groupe réhabilite une école à Treichville, dans le Sud d’Abidjan, à hauteur de 60 millions Fcfa

La Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE) et la Société de distribution d’eau de Côte d’Ivoire (SODECI), deux entreprises d’un même groupe, engagées avec la Fondation Eranove, ont remis jeudi les travaux de réhabilitation du groupe scolaire public Front lagunaire de Treichville (Sud d’Abidjan), d’une valeur de 60 millions Fcfa. »La CIE et la SODECI sont des entreprises citoyennes et nous considérons que la responsabilité citoyenne est un cheval de bataille important » du groupe, a déclaré son directeur général,  Ahmadou Bakayoko, justifiant ces travaux de réhabilitation. 

  

Cette réhabilitation intervient après le constat d’un état de dégradation « préoccupant » du groupe scolaire Front lagunaire de Treichville, a souligné M. Ahmadou Bakayoko.

Il a fait observer qu’en dépit de la pandémie de Covid-19, le groupe a tenu à faire cette réhabilitation, car l’éducation est un volet essentiel pour tout développement.

Le maire de Treichville, Albert Amichia, également ministre de la Ville, qui était présent lors de la remise des clés, a félicité ces deux sociétés, filiales du groupe Eranove dont la Fondation a exécuté le projet de réhabilitation.

M. Amichia dont la commune, de par ses efforts en matière d’éducation, affiche de bons résultats scolaires dans le District d’Abidjan, a promis de faire le pavage des voies d’accès à l’établissement. 

Le coût global des travaux de rénovation du groupe scolaire qui s’élève à 60 millions Fcfa, est supporté à hauteur de 50% par la CIE et 50% par la SODECI, a indiqué le secrétaire exécutif de la Fondation Eranove, Guy-Marc Aka.  

L’objet de la Fondation Eranove est de soutenir et de promouvoir, dans les pays d’implantation du groupe, en Afrique, des actions d’intérêt, a-t-il mentionné. 

Les travaux ont consisté à rénover l’extérieur et l’intérieur des quatre bâtiments du groupe scolaire, en faisant entre autres, l’étanchéité, l’électricité, les toilettes et la construction d’une clôture de herse avec l’installation d’un portail métallique pour sécuriser l’école. 

En complément des travaux, 100 tables-bancs dont 30 déjà livrés devraient être remis par la Fondation  au groupe scolaire pour aider à l’équipement des salles de classe qui n’en disposent plus.

Côte d’Ivoire: arrestation d’un officier de police pour racket de 5000 FCFA

Le capitaine D.S, un officier de la police ivoirienne en service au 3ème arrondissement d’Adjamé ( Nord d’Abidjan) a été arrêté et déféré devant le commissaire du gouvernement pour racket de la somme 5000 FCFA à un chauffeur de taxi, a appris APA jeudi de source officielle.

Selon une note d’information du Tribunal d’Abidjan, les faits remontent au 15 décembre 2019, où à la suite d’un contrôle de routine, le policier incriminé et ses hommes ont reproché au chauffeur de taxi de rouler avec un permis de conduire non valide. 

Une fois au poste de police, le chauffeur de taxi est interrogé par l’officier de police qui lui reproche l’invalidité de son permis de conduire et lui fait savoir qu’il devra payer la somme de 22 500 FCFA à titre de contravention.  

« Après plusieurs négociations, le chauffeur paie la somme de 5000 FCFA afin de récupérer son permis de conduire. Suite à cette manière frauduleuse d’agir, le chauffeur de taxi porte une plainte à l’inspection générale des services de police qui à son tour saisit le parquet militaire», explique le Tribunal militaire dans la note.

 Le parquet militaire a conclu en appelant les victimes de racket et d’escroquerie, d’agir comme l’a fait ce chauffeur de taxi répondant aux initiales de KM.

Lancement à Abidjan d’une plateforme digitale sur l’affichage publicitaire

Le groupe Varley Halls a lancé jeudi à Abidjan une plateforme digitale permettant aux annonceurs d’avoir en temps record les meilleurs espaces d’affichage publicitaire en Côte d’Ivoire.Cette plateforme, dénommée « Nymba » est une solution de digitalisation du processus d’achat d’espaces publicitaires, a indiqué l’administrateur de ce site web, Armel Koffi, lors d’une cérémonie de présentation du site web. 

Elle permet, dira-t-il, de choisir avec plus de pertinence les espaces publicitaires pour des campagnes mieux ciblées avec des données de trafic pour mesurer l’impact de sa communication.  

La plateforme, développée par de jeunes entrepreneurs Ivoiriens, est un outil mis à la disposition des annonceurs pour dématérialiser le processus d’achat d’espaces publicitaires.    

« J’ai noté d’énormes potentiels » offerts par ce site, a témoigné Mme Aline N’Dakon, pour qui cela apporte une plus-value dans la gestion des campagnes publicitaires.

Avec cette plateforme digitale, les annonceurs peuvent optimiser leur budget sur tout type de format d’affichage et avoir en temps réel des espaces disponibles depuis un navigateur.

« On paie sur cette plateforme l’espace publicitaire au même coût que les régies », a souligné M. Koffi, relevant que pour l’heure 10 régies sont intégrées sur une centaine que compte le pays.

Aujourd’hui, le groupe se positionne comme un pion essentiel du secteur. Il revendique avec le réseau des 10 régies affiliées 1.000 panneaux publicitaires à Abidjan.  

La transformation digitale du secteur avec l’avènement du numérique, donne depuis quelques décennies une visibilité aux entreprises et aux particuliers de manière intelligente. 

Abidjan : Le Mövenpick Hotels ouvrira ses portes le 28 décembre 2020

Le Mövenpick Hotels & Resorts, restauration suisse d’origine annonce l’ouverture de son établissement 5 étoiles à Abidjan ce 28 décembre.

En effet, l’établissement hôtelière faisant partie du groupe hôtelier international Français, Accor, l’infrastructure sera inaugurée un peu plus de trois ans après le démarrage du chantier, en octobre 2017.

Située au Plateau, le centre des affaires de la capitale économique ivoirienne, ce complexe haut de gamme de 7 étages s’étend sur une surface totale de plus de 14 000 m². D’un investissement initialement annoncé de 58 millions d’euros, soit environ 38 milliards FCFA, il a été initié par la société SAPRIM de l’homme d’affaires Abdul Kassam, fondateur du groupe PROSUMA.

A en croire certains médias, des sources auraient énoncées des différents partenaires au projet. Parmi ces derniers, on en dénombre Bouygues Construction et la CNPS (Caisse Nationale de Prévoyance Sociale).

Mövenpick Hotels & Resorts est une chaîne hôtelière haut de gamme qui revendique 82 établissements dans 24 pays en Europe, en Asie au Moyen-Orient et en Afrique. Notons aussi, que ce complexe a été lancée en 1973.

Côte d’Ivoire : Lancement officiel du plan de numérotation à 10 chiffres

Avant la mise en œuvre  officielle du nouveau plan de numérotation à dix (10) chiffres, Mamadou Sanogo , ministre de l’Economie numérique et de la poste a annoncé le lancement officiel de cette opération le 16 décembre au cours d’une conférence de presse. Des premiers tests ont été réalisés par l’ARTCI.

« Je voudrais réaffirmer que le passage de la numérotation actuelle de huit (8) chiffres (PNN-8) au nouveau plan de numérotation à dix (10) chiffres (PNN-10) aura effectivement lieu dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 janvier 2021 », a expliqué Mamadou Sanogo .
De plus, le ministre a tenu à rassurer les usagers que le passage de 8 à 10 chiffres se fera avec finesse afin de minimiser les désagréments probables .

En outre, « une assistance vocale ou un SMS leur sera apporté et des applications à télécharger seront disponibles pour modifier automatiquement leurs répertoires », a ajouté Mamadou Sanogo. L’objectif de ce changement de numéros est de faire précéder les anciens numéros mobiles et fixes d’un nouvel indicatif à deux chiffres.

Notons que le basculement de 8 à 10 chiffres ne concerne que les numéros de téléphonie mobile et fixe. Les numéros des autres services resteront inchangés. Ce sont les services d’urgence et d’assistance, les services spéciaux et les services à valeur ajoutée.

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Kouadio Konan Bertin: l’homme du moment.

Qui est Kouadio Konan Bertin?

Kouadio Konan Bertin dit « KKB » est un ivoirien né le 26 décembre 1968 à Lakota. Marié et père de 4 enfants, KKB est le fruit d’un brassage ethnique entre deux grandes régions ivoiriennes. Il est titulaire d’une Maîtrise d’allemand, option Communication d’entreprise, obtenue à l’Université d’Abidjan. Sa carrière politique débute  en 1999, lorsqu’il s’oppose au coup d’État du général Guéï contre le Président Henri Konan Bédié. Depuis lors, il n’a cessé de mener des actions en vue de consolider la paix et la cohésion nationale.

En effet, de 2003 à 2013, il sera le président de la jeunesse du PDCI-RDA ensuite député à l’Assemblée nationale de 2011 à 2016. En 2015, il abandonne la bannière du PDCI-RDA pour se présenter aux élections présidentielles en candidat indépendant. Kouadio Konan Bertin arrivera à la troisième place de ce scrutin. Il réitéra une nouvelle fois son action en se présentant à l’élection présidentielle du  31 octobre 2020 où il arrive cette foi à la deuxième place du podium.

Il est nommé Ministre de la Réconciliation nationale par le Président de la République qui lors de son investiture a expliqué la feuille de route de ce nouveau ministère. Après sa nomination, Kouadio Konan Bertin explique que son objectif est clair : « l’apaisement du contexte politique. »

KKB est homme politique qui a su se faire une place au soleil, malgré les échecs qu’il a essuyés, il a su tirer son épingle du jeu. On espère que maintenant qu’il fait partie du gouvernement qu’il a longtemps combattu, il va œuvrer à la libération de tous les prisonniers politiques des crises et permettre le retour d’exil de toutes les figures emblématiques de la Côte d’Ivoire notamment le Président Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé et de tous les exilés.

Partenariat entre MedUX et GVG en vue de booster la qualité des services de télécoms africains

Global Voice Group (GVG), une société spécialisée dans les solutions TIC et RegTech pour les États et les organismes de réglementation, et MedUX, une entreprise dédiée à la mesure, la supervision de l’expérience et la performance des réseaux de télécoms, ont signé mercredi un accord en vue de proposer des approches innovantes pour améliorer la qualité des services des opérateurs de Télécoms africains.L’objectif principal de ce partenariat pour ces deux entités est de proposer une approche innovante afin d’améliorer la qualité de service (QoS) et la qualité d’expérience (QoE) des marchés africains émergents dans lesquels GVG est déjà bien implanté depuis plus de 20 ans. 

Ce partenariat représente une étape décisive dans l’amélioration de la qualité de service sur le continent africain, grâce à un nouveau système d’exploitation Cloud. L’intérêt du système proposé est notamment sa capacité à être déployé rapidement et de manière dynamique.

Les deux sociétés fourniront conjointement leurs services aux autorités et régulateurs africains des télécoms afin d’améliorer la visibilité de la qualité des réseaux dans un secteur crucial pour le développement économique du continent. 

En Afrique subsaharienne, les technologies mobiles et les services associés ont généré 155 milliards de dollars (83 061 milliards de Fcfa) en 2019, ce qui représente 9% du PIB de la région et 3,8 millions d’emplois directs et indirects, selon les dernières données de la GSMA. 

Ce partenariat permettra à MedUX de stimuler sa stratégie de développement sur le continent africain, en tirant partie des infrastructures déjà mises en œuvre par GVG pour rassembler, traiter et visualiser les informations sectorielles.  

Pour sa part, GVG vient renforcer l’engagement africain de la société aux fins de combler le fossé numérique et promouvoir la mise en place d’un marché numérique unique sur le continent, tout en contribuant à l’amélioration progressive de l’expérience des clients. 

« Après l’expansion de MedUX en Europe et en Amérique latine, nous allons déployer MedUX en Afrique, où les infrastructures télécoms seront cruciales pour le processus de numérisation, auquel nous souhaitons contribuer », a déclaré Luis Molina, PDG de MedUX.

Selon M. Luis Molina, « il n’y a pas de meilleur partenaire stratégique que Global Voice Group pour atteindre cet objectif », se disant « très heureux de ce projet conjoint » qui permettra, entre autre, de concevoir de nouveaux systèmes d’exploitation Cloud.   

« Ce partenariat est une étape naturelle de notre stratégie s’adressant au marché africain. Il nous permettra d’échanger des connaissances et de combiner les capacités des différentes équipes pour renforcer la qualité de nos services », a fait observer James Claude, PDG de Global Voice Group. 

« Le savoir-faire technique et les connaissances de MedUX en matière d’expérience client, associés à notre palmarès et à notre solide réseau d’infrastructures en Afrique, nous donnera la possibilité d’offrir une expérience unique et une excellente qualité grâce aux synergies réalisées », a assuré M. James Claude. 

Fondé en 1998, GVG est un fournisseur mondial de solutions TIC et RegTech, dont les principaux bureaux se trouvent en Espagne et en Afrique du Sud. Par le biais de l’analytique du Big Data, il aide les gouvernements et les autorités à réussir leur transformation numérique.

Formation professionnelle: la Côte d’Ivoire signe une convention de partenariat avec un institut européen

Le secrétariat d’État chargé de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle (SE-ETFP), Brice Kouassi, a signé mercredi à Abidjan une convention avec l’Institut européen de la coopération et du développement (IECD) en vue d’améliorer l’employabilité des jeunes sur le marché de l’emploi en Côte d’Ivoire.Il s’agit d’une Convention cadre de partenariat (CCP) entre le secrétariat d’État chargé de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle (SE-ETFP) et l’Institut européen de la coopération et du développement (IECD), scellée au Cabinet de M. Brice Kouassi.

 A cette occasion, il a été également signé une Convention d’exécution (CE) portant sur le projet « Graines d’Espérance » entre la Direction de l’Apprentissage et de l’Insertion Professionnelle (DAIP) et l’IECD Côte d’Ivoire. 

Pour la première Convention, Dr Brice Kouassi a paraphé le partenariat pour le SE-ETFP et M. Patrick Sekongo pour l’IECD. Quant à la seconde convention, elle a été signée par Nangalourou Tuo, au nom de la DAIP, et par Mme Céline Heitzmann, chef du projet « Graine d’Espérance ». 

Outre l’amélioration de l’employabilité des jeunes sur le marché de l’emploi, ces deux partenariats ont pour objectif de renforcer le dispositif de l’enseignement technique et professionnel en Côte d’Ivoire.  

Dans cet élan, le Centre de perfectionnement au métier de l’électricité et de la mécanique (CPMME) de Koumassi, commune située dans le Sud d’Abidjan, devrait bénéficier d’une réhabilitation de son plateau technique. 

Ces conventions cadre viennent par ailleurs renforcer la dynamique de partenariat à laquelle Dr Brice Kouassi affirme accorder « une grande importance » et qui vise à améliorer l’image et la perception de la formation professionnelle. 

M. Kouassi compte agir dans la vision du président de la République, Alassane Ouattara, qui lors de son discours d’investiture le 14 décembre 2020 a déclaré : « Nous allons multiplier, sur l’étendue du territoire national, les Centres de Formation Professionnelle afin d’offrir une seconde chance à nos jeunes sortis trop tôt du système scolaire, mais désireux d’apprendre un métier ou de se diriger vers l’auto-emploi. » 

Ce partenariat avec l’IECD devrait permettre de faciliter la mise en relation de toutes les structures sous tutelle de l’ETFP travaillant sur les mêmes thématiques que l’IECD-CI, ce qui explique cet engagement du secrétariat d’État à jouer pleinement sa partition.  Plusieurs responsables de l’ETFP et acteurs du secteur privé ont pris part à la cérémonie.

Téléphonie: la Côte d’Ivoire lance officiellement le passage des numéros de 8 à 10 chiffres

Le ministre ivoirien de l’Économie numérique et de la poste, Mamadou Sanogo, a lancé mercredi officiellement le passage des numéros de téléphone mobile et fixe, de 8 à 10 chiffres, dont l’entrée en vigueur est prévue le 31 janvier 2021.Le basculement se fera le dimanche 31 janvier 2021, à zéro heure, une date arrêtée en concertation avec les exploitants de réseaux de téléphonie,  maîtres-d’oeuvre de cette opération, a indiqué M. Mamadou Sanogo, lors d’une conférence de presse.

« Néanmoins, l’ARTCI (le régulateur) examine avec les opérateurs une possibilité de coexistence des deux plans pendant un certain délai d’adaptation pour les usagers déjà habitués aux 8 chiffres », a assuré le ministre de l’Économie numérique et de la poste.

Ce lancement ouvre la campagne de communication sur le nouveau plan de numérotation à 10 chiffres. Cette nouvelle numérotation permettra à l’ensemble des opérateurs de téléphonie de disposer d’une capacité de 10 milliards de numéros contre 49 millions, précédemment. 

Mis en œuvre dans la nuit du samedi 15 au dimanche 16 janvier 2000, le Plan national de numérotation à 8 chiffres affiche une durée de 20 ans. Le niveau de saturation de ce plan étant atteint, l’Etat ivoirien lance cette nouvelle numérotation de 10 chiffres.

Toutefois, l’opération ne concerne que les numéros de téléphonie mobile et fixe. Quant aux services d’urgence, d’assistance, aux services spéciaux et les services à valeur ajoutée dont la longueur est comprise entre trois et cinq chiffres, ils restent inchangés.

Pour les abonnés au mobile, les usagers devront ajouter le préfixe 07 devant les anciens numéros de l’opérateur Orange, 05 devant les anciens numéros de l’opérateur MTN et 01 devant les anciens numéros de l’opérateur Moov.

Concernant la téléphonie fixe, les usagers devront ajouter 21 devant les anciens numéros de l’opérateur Moov, 25 devant les anciens numéros de l’opérateur MTN et 27 devant les anciens numéros de l’opérateur Orange. 

M. Sanogo a relevé que les travaux de mise à niveau des réseaux des opérateurs se sont achevés le 31 octobre 2020, faisant savoir que « le compte à rebours a donc commencé », car le pays basculera définitivement à une numérotation de 10 chiffres dans un mois et demi.

Sur le plan des appels vers l’étranger et des réceptions d’appels internationaux, l’indicatif de la Côte d’Ivoire demeure le +225 ou 00225. Pour recevoir un appel de l’étranger, l’appelant devra composer le nouveau numéro à 10 chiffres de son correspondant précédé de l’indicatif +225.

En outre, les tarifs en vigueur des opérateurs ne seront pas impactés, selon l’ARTCI, qui mentionne que le changement de plan de numérotation n’impacte pas les dispositions contractuelles et les acquis des abonnés et clients des opérateurs de téléphonie. 

Le basculement est « totalement gratuit pour tous les abonnés » et ne donne pas lieu à des changements de profils des abonnés et des modifications des paramètres techniques utilisateurs (codes PIN, PUK, mot de passe et mobile Money…), avait assuré l’organe de régulation.   

L’ARTCI note que le basculement n’entraîne pas la perte des avantages en cours (crédit appel, data, bonus, compte mobile) et ne donne pas lieu à un changement de carte SIM. 

Pour les entreprises, elles devront mettre à jour leurs numéros mobiles, fixes et de fax sur toutes leurs papeteries, aux fins de ne pas enregistrer des perturbations dans leurs différentes communications. 

Aujourd’hui, la téléphonie mobile en Côte d’Ivoire enregistre 130% de taux de pénépénétration. Le secteur, lui, affiche un chiffre d’affaires de plus de 1000 milliards de Fcfa. 

Des écoliers ivoiriens reçoivent une «formation initiatique» à la fabrication du ciment

Les meilleurs écoliers des groupes scolaires Vridi 3, Chicago et cité du port, des établissements primaires situés au sud d’Abidjan, ont reçu une «formation initiatique» à la fabrication du ciment bélier produit par le cimentier Lafarge Holcim Côte d’Ivoire.Selon une note d’information transmise mercredi à APA, ces élèves âgés de 9 à 12 ans, ont eu l’occasion d’apprendre davantage sur la fabrication du ciment en compagnie de Oswald Toupé, le directeur de l’usine de ce cimentier.  

« Au cours d’une session, il leur a été  rappelé de prime abord que le Ciment Bélier existe depuis 1952 et est le ciment ayant servi à la construction de la plupart de nos édifices nationaux », précise la note.  Ainsi, ces écoliers ont pu visiter la salle de contrôle et échanger avec les techniciens.  

« Nous voulons promouvoir l’excellence scolaire, car l’éducation est un des axes majeurs de notre stratégie de développement durable. Il est important de pouvoir ouvrir nos portes et y accueillir les enfants, cela participe à leur éveil et leur ouvre le vaste champ des possibles pour entrevoir de brillantes carrières plus tard », a affirmé, pour sa part, Paul Aney, le responsable du développement durable au sein de cette entreprise.

 LafargeHolcim Côte d’Ivoire, filiale du groupe LafargeHolcim, leader mondial des matériaux de construction,   est   le   producteur   du   Ciment   Bélier.   Avec   plus   de   280   points   de   vente, cette entreprise assure la distribution du ciment Bélier et de 400 autres références produits à travers   son réseau   de franchises   Binastore.

Accord entre le gouvernement ivoirien et la FAO pour développer les chaînes de valeur du riz

Le ministre ivoirien de la Promotion de la riziculture Gaoussou Touré et le représentant de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ont signé mercredi à Abidjan un accord pour développer, au travers d’un projet, les chaînes de valeur du riz en Côte d’Ivoire.Ce projet intitulé « Renforcement de capacités et partage d’expériences pour le développement des chaînes de valeur du riz par le biais de la coopération Sud-Sud et triangulaire (CSST) », vise le partage de connaissances entre la République de Corée, les Philippines, la Tanzanie et la Côte d’Ivoire. 

D’un coût global de 1,27 million de dollars US soit 683,38 millions de Fcfa, il a pour objectif, selon le représentant de la FAO, Samy Gaiji, d’améliorer la capacité locale de production des pays bénéficiaires et de développer des chaînes de valeur du riz compétitives et inclusives.

Il vise en outre à apporter, au profit de la Côte d’Ivoire, un soutien à la Stratégie nationale de développement de la riziculture 2020-2030 (SNDR 2020-2030), et à renforcer les instituts de recherche et de formation sur le riz. 

Le projet vise également à former des formateurs chargés de diffuser les connaissances et l’expérience aux parties prenantes clés, notamment les petits exploitants agricoles en intégrant la dimension genre par l’intermédiaire d’une institution nationale désignée. 

En 2014, la République de Corée a engagé un projet quinquennal de coopération Sud-Sud qui a permis d’améliorer les chaînes de valeur du riz en Côte d’Ivoire. Mais, en dépit des activités réalisées, il reste des gaps à combler dans le secteur.

Le ministre ivoirien de la Promotion de la riziculture qui s’est réjoui de la signature de cet accord entre la FAO et l’Etat de Côte d’Ivoire, a relevé qu’il s’agit de faire des riziculteurs des agents économiques à part entière. 

L’objectif de son département ministériel, dira-t-il, est de permettre que les acteurs de la filière fassent « des affaires rentables, durables, fructueuses », car la riziculture en Côte d’Ivoire reste « traditionnelle avec moins de 0,5 ha ». Il projette de ce fait 5 ha pour chaque riziculteur. 

« Sur les superficies qui sont emblavées, il n’y a que 4% qui sont irriguées, or là où les pays ont réussi la riziculture dans le monde, on a réussi la maîtrise de l’eau », ce qui constitue un « enjeu capital », a-t-il ajouté.

Grâce à ce projet mis en oeuvre directement par la FAO sur une période de 36 mois, la Côte d’Ivoire bénéficiera d’une assistance des organisations rizicoles coréennes et internationales pour renforcer les capacités des experts nationaux, des instituts de recherche et de formation.

Dans le cadre de la  coopération technique pour le biennium 2020-2021, la FAO dégagera 150 000 dollars US (80,75 millions Fcfa) pour le financement d’un projet sur la revitalisation du système semencier du riz en Côte d’Ivoire.

Ce projet est « en cours de finalisation et sera opérationnel dans le premier trimestre de l’année 2021 », a annoncé le représentant de la FAO en Côte d’Ivoire, M. Samy Gaiji, assurant que son institution « restera attentive aux besoins d’assistance technique ». 

ODD: l’Afrique doit accroître les investissements (rapport)

Pour atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD), l’Afrique doit accroître les investissements, souligne un rapport de la Commission économique pour l’Afrique (CEA).« Un défi central que l’Afrique doit relever pour réaliser les ODD et parvenir à un développement durable et inclusif consiste à mobiliser les investissements requis dans des secteurs clés tels que la santé, l’énergie, les transports, la construction, l’éducation et la fabrication », indique le rapport économique sur l’Afrique.

Le document rendu public récemment par la CEA révèle que les besoins en infrastructures du continent se chiffrent entre 130 et 170 milliards de dollars par an jusqu’en 2025, avec un déficit de financement annuel de 67,6 à 107,5 milliards de dollars.

Selon le rapport, 19,6 % des entreprises opérant en Afrique estiment que le manque de financements est un obstacle majeur à la conduite de leurs activités. Près d’un quart des petites entreprises l’ont cité comme un obstacle majeur, tout comme environ 13 % des grandes entreprises.

A propos de l’énergie, il souligne qu’environ 590 millions de personnes en Afrique n’ont pas accès à l’électricité, et pour ceux qui y ont accès, la qualité est généralement médiocre et la fiabilité inacceptable en comparaison à d’autres régions du monde.

Sur le plan environnemental, la CEA note que 18 à 30 milliards de dollars par an au cours des deux prochaines décennies sont nécessaires pour l’action climatique et l’adaptation au changement climatique en Afrique, des projets et investissements de près de 1 000 milliards de dollars étant prêts à être financés.

« Pour la (bonne) gouvernance, quelque 6,3 % des entreprises en Afrique ont mentionné la corruption comme un obstacle majeur à la conduite de leurs activités », indique le rapport.

Ouverture à Bassam d’un atelier pour former les journalistes sur les techniques de fact-checking

Un atelier de formation des journalistes sur la désinformation et les techniques de Fact-checking organisé par l’organisation des Nations-Unies pour l’éducation, la science et la culture ( UNESCO et ses partenaires, s’est ouvert mercredi à Grand-Bassam, une ville balnéaire au sud d’Abidjan, a constaté APA sur place.Sidi Tiémoko Touré, le ministre ivoirien de la Communication et des médias qui a présidé la cérémonie d’ouverture de ce séminaire, a regretté que pendant la campagne de l’élection présidentielle ivoirienne du 31 octobre dernier et  pendant le pic de la Covid-19 en Côte d’Ivoire,  « notre pays a été confronté au drame de la désinformation». 

Poursuivant, il a salué cette initiative de l’UNESCO contre la désinformation estimant que celle-ci cadre avec l’ambition de son département ministériel. Avant lui, Anne Lemaistre, la représentante de l’UNESCO à Abidjan, a déploré à son tour « qu’avec les réseaux sociaux, tout le monde s’improvise journaliste ». 

Selon elle, les conséquences de la désinformation sont nombreuses non seulement sur les populations, mais aussi sur les journalistes.  « La désinformation est l’un des premiers ennemis du journaliste professionnel. La vérification de l’information s’impose aujourd’hui avec acuité », a soutenu Mme Lemaistre. 

Par ailleurs, elle a précisé que cet atelier sera sanctionné par la mise en place d’un réseau régional de Fact-checking. Plusieurs communications dont, les techniques de fact-checking, les outils de vérification de l’information et l’anatomie des fake news, sont au menu de ce séminaire qui s’achèvera jeudi. 

Invitation des acteurs du secteur postal à se conformer aux règlementations

L’assainissement du secteur postal devient une exigence pour le bon fonctionnement de ce domaine d’activité.

Le mardi 15 décembre, le directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et des TIC de Côte d’Ivoire (ARTCI)  a convié les acteurs du secteur postal . Monsieur Bilé Diéméléou  invite ces personnes, à se conformer aux réglementations dans le but d’assainir le domaine d’activité et de bonifier la régulation.

Au nombre des acteurs du secteur postal, nous avons, les distributeurs de courriers, de colis et de marchandises, de presse , et transfert d’argent. En effet, cette rencontre d’information et d’échange s’est tenue à Abidjan Marcory dans les locaux de l’ARTCI.

Monsieur Bilé Diéméléou déclare: « malgré les sensibilisations que nous avons pu faire, le dynamisme du secteur attendu n’y est pas. Nous avons appelé les opérateurs postaux pour que nous partagions la préoccupation, qu’on leur donne le contenu de la loi, le sens de leurs activités, qu’on leur dise ce qu’eux-mêmes ils gagnent. »

De même  pour l’ARTCI, cet assainissement obéi à une nécessité d’une bonne organisation et d’éliminer dans ce secteur d’activité, l’éclosion de prestataires et opérateurs qui au mépris de la loi, favorise une concurrence déloyale et la réduction des parts de marché des entreprises autorisées.

« J’invite tous les opérateurs à se mettre en conformité. Soyez visible. L’ARTCI est là pour vous aider, ce n’est pas pour vous traquer. Rapprochez-vous de l’ARTCI pour obtenir votre autorisation afin d’exercer librement votre activité postale », insiste le directeur général de l’ARTCI.

Monsieur Diéméléou a par ailleurs signalé que le législateur a prévu des sanctions administratives et pénales pour les entreprises qui ne sont pas conformes à la loi. Il s’agit entre autres de la mise en demeure, de sanction pécuniaire, de la suspension de l’autorisation et d’une peine d’emprisonnement assortie d’une amende d’au moins trois millions FCFA.

Congés Anticipés: Les débordements des élèves

Les élèves ivoiriens ont créé une nouvelle tendance, celle des congés anticipés.

En effet, dans le langage des élèves, les congés anticipés consistent à mettre fin au cours avant même la date prévue, quitte à créer des émeutes et aller jusqu’à déloger leurs amis dans d’autres établissements.

Le phénomène des congés anticipés a pris cette année une tournure dramatique. Trois élèves ont été tués au cours d’affrontements et un parent a perdu la vie en voulant mettre ses enfants à l’abri des manifestations.

Un prêtre catholique a invité les parents à prendre leur responsabilité face a ce phénomène grandissant. Il déclare: « au lieu de vous enfermer dans les temples et rues pour crier alléluia amen(..), allez dire à vos enfants qu’on ne se donne pas un congé à l’école. »

En outre, on note une forte mobilisation des autorités dans les différentes localités de la Côte d’Ivoire pour endiguer ce phénomène. Des sensibilisations et exhortations sont organisées pour entretenir les élèves afin de les dissuader de se mettre en congés anticipés.

De plus, les parents, les forces de l’ordre s’organisent pour trouver des solutions pour la lutte contre les congés anticipés.

Le mardi 15 décembre 2020, la FESCI s’est prononcée en invitant les élèves a plus de responsabilité. En effet, dans une note d’information, la FESCI les exhorte à abandonner toute forme de violence dans le but d’obtenir des congés anticipés.

Côte d’Ivoire : Michel Noufé désigné meilleur administrateur des services financiers de l’Etat

Michel Noufé, le directeur des moyens généraux du Trésor public ivoirien a été désigné grand lauréat du prix de l’interafricaine de Communication et de Sondage ( ICS) du Meilleur administrateur des services financiers des structures de l’Etat de Côte d’Ivoire, rapporte une note d’information transmise mardi à APA.

Selon cette note, M. Noufé a retenu l’attention du jury par ses qualités managériales et sa gestion rigoureuse et transparente  des deniers publics. 

 « Il ( le lauréat) a toujours su inculquer à ses collaborateurs les vertus du travail bien fait et la gestion  transparente des deniers publics », a soutenu Charles Sandé, le directeur Général de l’Interafricaine de Communication et de Sondage.

 Égrenant les qualités qui ont milité à la désignation du directeur des moyens généraux du Trésor public ivoirien, le jury a estimé qu’il est féru de travail et allie technicité, efficacité  et  humanisme  dans la conduite quotidienne de l’action administrative.  

Pour sa part, M. Noufé a dit sa gratitude à Jacques Konan Assahoré, le directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique  « qui a su impulser, à la suite de ses prédécesseurs,  un nouveau style de management au sein de notre institution, le Trésor public ». 

Concertation à Abidjan de 15 faîtières de la société civile de la Cedeao sur les enjeux de l’APE

Un atelier de concertation sur les enjeux de l’Accord de partenariat économique (APE), regroupant 15 plateformes de la société civile issues de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), s’est ouvert mardi à Abidjan.Ce premier atelier des Organisations de la société civile (OSC) notamment membres du Réseau des plateformes d’ONG d’Afrique de l’Ouest (Repaoc), se tient sur trois jours. Entamé la veille, il a été ouvert officiellement ce mardi et devrait s’achever mercredi.  

  

Il est organisé par la Convention de la société civile ivoirienne (CSCI) avec l’appui de ses partenaires, le Repaoc et le Groupe de recherche et d’échanges technologiques (GRET), des organisations qui accompagnent le projet sur le suivi citoyen de l’APE Intérimaire en Côte d’Ivoire.

Coordonnée par le Repaoc, la rencontre a  regroupé 20 participants dont 15 leaders de plateformes d’OSC issues de la Cedeao autour du thème : « Accord de partenariat économique UE/Afrique: analyses et observations des OSC d’Afrique de l’Ouest ». 

M. Guillaume Golebi, représentant le ministre de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieurs, qui a ouvert l’atelier, a relevé que l’un des défis majeurs demeure l’harmonisation des différents régimes commerciaux en Afrique de l’Ouest en vue d’un régime unique.

La Côte d’Ivoire et l’Union européenne (UE) ont conclu un APE Intérimaire en attendant la mise en place de l’APE régional entre l’Afrique de l’Ouest et l’UE. Et ce, après que les négociations de l’APE régional n’ont pas abouti à une conclusion en fin 2017.

L’UE s’est en outre engagée à négocier des accords d’étape sur le bloc commerce des marchandises avec des sous-groupes ou des pays de la région ouest-africaine. La Côte d’Ivoire et le Ghana vont ainsi signer un APE Intérimaire (APEI) avec l’UE.

L’APEI de la Côte d’Ivoire est un accord de commerce et de développement. Depuis le 1er janvier 2008, cet APE donne libre accès à tout produit transformé ou non, originaire de la Côte d’Ivoire, au marché européen et britannique sans droit de douane.

En retour, la Côte d’Ivoire se devait de démanteler progressivement ses tarifs douaniers assortis d’une possibilité de suspension dès que l’APE régional, adopté par les chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao en juin 2014, est officiellement conclu.

M. Golebi a souligné que le démantèlement tarifaire prévu par l’Etat ivoirien pour le 1er janvier 2019 est entré en vigueur depuis le 6 décembre 2019 avec l’adoption de circulaires douanières portant sur une liste de 1.155 produits pour la première phase.

La deuxième phase du démantèlement tarifaire portant sur 1.150 produits, et prévue pour le 1er janvier 2021, a été également acté par le ministère chargé du Budget à travers une ordonnance du gouvernement ivoirien.

Le représentant du ministre a annoncé qu’un observatoire de l’APE sera mis en place au sein de la Commission nationale, invitant les acteurs à répondre favorablement aux convocations de ce groupe qui sera co-présidé par le secteur privé et l’administration ivoirienne. 

Le coordonnateur national de la Convention de la société civile ivoirienne, Mahamadou Kouma, a fait savoir que cet atelier a pour but de favoriser la concertation entre les OSC membres du Repaoc sur les politiques d’intégration régionales en vue d’une synergie d’actions. 

Cet atelier vise par ailleurs à analyser les opportunités et les contraintes de l’APE, et à partager les expériences de la Côte d’Ivoire et du Ghana sur les outils et les moyens de suivi des APE. 

Un atelier prévu mercredi à Bassam sur le suivi-comptable des biens de l’Etat de Côte d’Ivoire

La direction du patrimoine de L’Etat de Côte d’Ivoire ( DPE) organise mercredi prochain à Grand-Bassam, une ville balnéaire au sud d’Abidjan, un atelier sur la directive de l’Union économique et monétaire ouest-africaine ( UEMOA) portant mise en œuvre de la comptabilité-matières et dont l’un des objectifs est de dresser le suivi comptable de tous les biens meubles et immeubles de l’État , indique une note d’information transmise mardi à APA.

« Cet atelier porte sur le processus de mise en œuvre de la Comptabilité-matières en Côte d’Ivoire. Cette Directive de l’UEMOA a pour objet le recensement et le suivi comptable de tout bien meuble et immeuble, propriété ou possession de l’Etat, des Institutions, des collectivités décentralisées et des établissements publics nationaux », rapporte la note de la direction  du patrimoine de l’Etat, dirigée par Ali Sissoko.

Par ailleurs, elle permet, à tout moment, de disposer des informations sur les biens existants et leurs mouvements sous le double aspect de la quantité et de la valeur et permet le contrôle de l’utilisation qui en est faite. 

Ce séminaire qui concerne les gestionnaires du patrimoine et des membres du Comité de la comptabilité des matières, a précisé le texte, permettra de faire le point sur le processus de mise en œuvre de la comptabilité des matières qui se décline en quatre phases. 

 Au terme de cet atelier, il s’agira de disposer de toutes les informations relatives au processus de mise en œuvre de la comptabilité-matières.

La croissance économique de l’Afrique s’établit à 3,4% en 2019

L’économie africaine a connu une croissance de 3,4% l’année dernière, révèle un rapport de la Commission économique pour l’Afrique (CEA).« L’Afrique est la région du monde qui affiche la deuxième plus forte croissance, estimée à 3,4 % en 20193 », informe l’édition 2020 du rapport économique sur l’Afrique rendu public ce mardi à Addis-Abeba (Ethiopie).

Toutefois, note le document, « la pandémie de Covid-19 aura pour effet de ralentir la croissance, la ramenant entre 1,8 % et -4,1 % en 2020 ».

« La croissance en Afrique devrait rebondir à 5 % en 2021, à la faveur d’une mise en œuvre efficace des mesures de riposte à la Covid-19 et de la reprise économique mondiale », prévoit la CEA.

Elle souligne qu’après de légères hausses en 2019, les prix de plus de 2/3 des matières premières africaines exportées ont chuté en 2020. Le prix du pétrole, qui représente 40 % des exportations africaines et 7,4 % du PIB du continent, s’est effondré de plus de 50 %, atteignant son plus bas niveau depuis 2003. Les prix des métaux ont chuté de 20 % et ceux du coton de 26 %.

Selon les projections de la CEA, la pandémie fera basculer 5 à 29 millions de personnes en dessous du seuil d’extrême pauvreté fixé à 1,90 dollar par jour, par rapport à un scénario de référence de la croissance africaine en 2020.

La crise sanitaire actuelle a de nombreux effets sociaux négatifs et l’Afrique est particulièrement vulnérable, du fait de la faiblesse des systèmes de santé, des conditions de vie difficiles et d’un accès limité aux services d’assainissement.

Les systèmes de santé africains sont plus fragiles que ceux du reste du monde, avec des nombres plus faibles de lits d’hôpitaux, d’unités de soins intensifs et de professionnels de la santé rapportés à la population. L’Afrique compte en moyenne 1,8 lit pour 1 000 habitants, contre 6 en France et 8,2 en Fédération de Russie.

Ouattara réaménage le gouvernement et nomme KKB ministre de la Réconciliation nationale

Le président ivoirien Alassane Ouattara a réaménagé mardi le gouvernement avec la nomination du candidat malheureux à la présidentielle du 31 octobre 2002, Kouadio Konan Bertin dit « KKB », comme ministre de la Réconciliation nationale et le général Vagondo Diomandé, en qualité de ministre de l’Intérieur et de la sécurité.

M. Ouattara a procédé à un « réaménagement du gouvernement », nommant sur proposition du Premier ministre, M. Kouadio Konan Bertin (KKB) comme ministre de la Réconciliation nationale, indique une note du secrétariat général de la présidence de la République. 

Le général Vagondo Diomandé, lui, a été nommé ministre de l’Intérieur et de la Sécurité. Il occupait précédemment le portefeuille du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, en charge de l’administration du territoire. 

KKB est issu du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci, ex-allié au pouvoir), qui l’a suspendu pour « indiscipline ». Ce dernier dont la candidature en interne a été rejetée par sa formation politique, s’est toutefois présenté au scrutin présidentiel du 31 octobre 2020.

Cette nomination intervient au lendemain de la prestation de serment de M. Ouattara pour un autre mandat contesté par l’opposition. Il l’avait annoncé dans son discours à l’investiture qu’il mettrait en place un ministère de la Réconciliation nationale. 

KKB nommé Ministre de la Réconciliation nationale

Kouadio Konan Bertin(KKB) vient d’être nommé Ministre de la Réconciliation nationale, par le Président de la République de la Côte d’Ivoire.

Né le 26 décembre 1968 à Lakota, Kouadio Konan Bertin dit « KKB », est un homme politique Ivorien. Il a été une première fois candidat à l’élection présidentielle de 2015 où il arrive en troisième position. Par la suite, il sera pari les quatre candidats lors du scrutin du 31 octobre 2020.

En bon perdant, il a reconnu la victoire du Président Alassane Ouattara et a pris par le 14 décembre 2020 à la cérémonie de prestation du serment du Président de la République.

Dans un communiqué, son Excellence Alassane Ouattara a effectué des réaménagements dans le gouvernement ce mardi 15 décembre 2020.  En effet, sur proposition du Premier Ministre, KKB est nommé au poste de Ministre de la Réconciliation nationale.

Rappelons à toutes fins utiles, que le Président Alassane Ouattara a évoqué les missions de ce ministère pendant son discours d’investiture. Par conséquent, le ministre KKB aura pour mission de faire une évaluation de nos actions,
avec pour objectifs le renforcement de la cohésion nationale et de la réconciliation.

Outre, la nomination de KKB, M. Vagondo Diomandé est nommé Ministre de l’Intérieur et de la sécurité.

Des Marocains de Côte d’Ivoire saluent la reconnaissance par les USA de la souveraineté du Maroc sur le Sahara

L’Assemblée du Conseil des marocains résidents en Côte d’Ivoire (ACMRCI) s’est félicitée mardi dans un communiqué transmis à APA, de la décision des États-Unis de reconnaître la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental.« Suite à la décision récente de reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur son Sahara par les États-Unis d’Amérique, le Conseil des marocains résidents en Côte d’Ivoire a accueilli cette décision historique avec une grande joie et soulagement», indique le communiqué, estimant que cette décision est le fruit du travail diplomatique  « sage et visionnaire » mené par sa Majesté le roi Mohammed VI.

Dans le même élan, l’ACMRCI a loué la  «position stable» du royaume du Maroc sur la question palestinienne comme un enjeu central de sa politique étrangère, qui soutient une solution basée sur l’existence de deux États vivant Côte à côte dans la sécurité et la paix.

Par ailleurs, l’association a dénoncé les  « propos mensongers et les fausses rumeurs  » qui remettaient en cause la position franche et claire du royaume du Maroc sur la question palestinienne.

 L’ACMRCI présidée par Ouazzani Chahdi a conclu en confirmant son  « engagement permanent et inconditionnel » derrière le souverain chérifien, le Roi Mohammed VI dans ses  «décisions judicieuses, pour le progrès et la prospérité de notre royaume  ».

La semaine dernière, le président sortant américain Donald Trump a annoncé que les États Unis reconnaissent désormais la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental.

Des Kits d’envoutement saisis à Daloa

La ville de Daloa situé au centre-ouest de la Côte d’Ivoire, plus précisément dans la région du Haut-Sassandra a été le théâtre d’une saisie d’objets destinés à l’envoutement des hommes.

Des caleçons de femmes, des soutiens-gorge, des cadenas de fétichismes et des kits de produit d’envoutement ont été découverts, le 14 décembre 2020 à Daloa. Ces articles saisis, sont destinés à rendre l’homme dépendant et soumis à sa femme.

Ces articles d’envoutement, avaient été dissimulés dans des marchandises pour être vendu sur le marché de Daloa.

Dans la ville de Daloa, plusieurs femmes ont reconnu avoir été approchées par les commerçants de ces objets mystiques. En effet, Ils  leur ont présenté le mode opératoire des kits connus sous le nom de « Secret ». Selon eux, ces objets seraient efficaces pour l’envoutement des hommes.

En la présence de Mme Boffo Ester, substitut du procureur près du tribunal de première instance de Daloa, les kits d’envoutements ont été brûlés. Elle a par la suite salué la saisie des kits et a félicité les agents de la douane pour avoir mis ces produits mystiques hors du circuit de distribution. En outre, le substitut du procureur rappelle que , la vente de ces articles n’est pas formellement interdit dans les marchés, mais leur usage reste tout de même dangereux pour les populations.

Ce phénomène prend de plus en plus de l’ampleur sur la toile. Dans, les différents réseaux sociaux et en particulier dans les groupes Facebook, on voit des postes publicitaires de marabouts et féticheurs.

Côte d’Ivoire: « BABINOUNOU » une application pour la famille.

Une innovation dans les applications de service dédié à la famille, Babinounou est une application basée sur une technologie pensée pour offrir des solutions intelligentes, interactives et pratiques à tous ses usagers.

Elaboré par l’agence Incognito, Babinounou comprend plusieurs services à domicile dont la nounou, la femme de ménage, le répétiteur, le plombier, cuisinier, chauffeur, coursier…etc.

L’agence va procéder, lundi 21 décembre 2020, à Abidjan, au lancement de son application mobile « Babinounou », qui est une réponse à la rareté des espaces interactifs de mise en relation entre les offres de services ponctuels et la demande des utilisateurs.

De plus, Elle permettra le traitement de millions de données, facilitant des mises en relations ciblées, avec un système intégré et sécurisé des paiements, sans oublier le géo-traitement des données afin d’optimiser l’expérience utilisateur.

En outre, Babinounou est une application moderne, qui est fondée sur un procédé pensé pour trouver des réponses adéquates et pratiques pour tous les usagers. Cette application  s’oriente dans la politique de création d’emplois en faisant appel à des citoyens, des entreprises et des investisseurs.

En conséquence, elle agira aussi sur la formation continue. Elle entend générer plus d’un million de mises en relations pour l’emploi direct temporaire dans les prochains mois et ambitionne de faire subventionner 1000 formations courtes pratiques en 2021.

Président Alassane Ouattara: Création d’un ministère en charge de la réconciliation nationale

Le 14 décembre 2020 a eu lieu l’investiture du Président Ouattara. Il a pendant son allocution énoncée des mesures politiques, socio-économiques et éducatives pour consolider la souveraineté de la Côte d’Ivoire.

À l’entame de son discours et après avoir remercié les personnalités qui ont effectué le déplacement, le Président Alassane déclare « Le samedi 31 octobre 2020, s’est tenue l’élection présidentielle, conformément à l’article 56 de la Constitution du 8 novembre 2016. Le peuple de Côte d’Ivoire a fait un choix. Au-delà de ma personne, les Ivoiriens, dans leur grande majorité, ont fait le choix de la démocratie, le choix de la paix, le choix de la stabilité. Ils ont fait ce choix en dépit de toutes les entraves à l’expression de leur liberté et de leur droit de vote. Ils ont démontré que les urnes doivent rester l’ultime recours pour décider de l’avenir de notre Nation. »

Il rajoute par la suite « malheureusement, l’élection présidentielle du samedi 31 octobre 2020 a donné lieu à
des violences et à des actes intolérables constitutifs d’infractions pénales. Je condamne avec la plus grande fermeté ces actes de violence qui ont entraîné des pertes en vie humaine et des destructions de biens publics et privés.
Ces actes graves ne doivent pas rester impunis. Il faut mettre fin à l’impunité dans notre pays car c’est une exigence pour le respect des droits humains. Nul n’est au-dessus de la loi. La vie des Ivoiriens et des populations vivant en Côte d’Ivoire ne doit pas être sacrifiée pour nourrir des desseins politiques. »

En outre, le Président Alassane Ouattara, après avoir durci le ton quant au évènement tragique survenu après les élections, il a fait le tour des acquis et annoncé ses perspectives pour rester dans la dynamique de l’émergence de la Côte d’Ivoire.

« Pour ce nouveau mandat, notre réussite économique doit se mesurer, au-delà de la croissance de la richesse nationale, par notre capacité à offrir encore plus d’opportunités à chaque citoyen ivoirien aspirant à un mieux-être, notamment aux plus jeunes. La priorité de notre action sera centrée sur l’éducation, la formation et l’emploi des
jeunes. Je réaffirme mon engagement en faveur de l’école obligatoire et la gratuité de l’école publique pour les enfants de 6 à 16 ans. Afin de lever tous les obstacles à la mise en œuvre complète de cet engagement, j’ai décidé que, pour compter de janvier 2021, le Gouvernement et les collectivités locales prendront en charge les frais des Comités de Gestion des Etablissements Scolaires, en abrégé COGES, jusque-là supportés par les parents d’élèves dans le Primaire et le Secondaire » a affirmé le Président Alassane Ouattara.

Dans la même optique, il ajoute  » Nous veillerons également à ce que la transformation structurelle de notre économie soit créatrice de plus d’emplois pour nos jeunes diplômés. Nous allons multiplier, sur l’étendue du territoire national, les Centres de Formation Professionnelle afin d’offrir une seconde chance à nos jeunes sortis trop tôt du système scolaire, mais désireux d’apprendre un métier ou de se diriger vers l’auto-emploi. Nous devons assurer une meilleure adéquation des formations dispensées dans nos écoles et universités avec les opportunités d’emplois dans le secteur privé. L’autonomisation économique des femmes et le développement social inclusif
demeurent également ma priorité. »

Concernant la santé publique, le Président Alassane Ouattara propose « Nous poursuivrons nos efforts en mettant à la disposition des populations, les solutions les plus adéquates, notamment le vaccin contre la COVID-19, à partir du
mois d’avril 2021. Nous allons également continuer à mettre l’accent sur la santé en veillant à la généralisation de la Couverture Maladie Universelle et à l’amélioration de la qualité de l’offre de soins. »

Quant au volet politique, le Président Alassane Ouattara envisage la création d’un ministère en charge de la réconciliation nationale et invite les différents partis politiques au dialogue.

En effet, « ce département ministériel aura pour mission de faire une évaluation de nos actions, avec pour objectifs le renforcement de la cohésion nationale et de la réconciliation des filles et des fils de notre chère Côte d’Ivoire. Dans cette même dynamique, j’ai instruit le Premier Ministre à reprendre les discussions avec les partis politiques pour mettre en œuvre les recommandations de la CEDEAO relatives à la Commission Electorale Indépendante, dans la perspective de la tenue des élections législatives dans le courant du premier trimestre 2021, afin
d’être en conformité avec le calendrier de la mise en place des Institutions de la IIIe République. J’invite l’ensemble des partis politiques à saisir cette nouvelle opportunité qui s’offre à tous pour aboutir à la décrispation du climat politique, par le dialogue, afin de renforcer la paix et la stabilité dans notre pays. »

Pour lire l’allocution du président dans son intégralité: Discours du PR – Cérémonie de prestation de serment du Président élu de Côte d’Ivoire

 

Côte d’Ivoire: Ouattara annonce la création d’un ministère en charge de la réconciliation

Le président ivoirien Alassane Ouattara qui a prêté serment lundi pour un nouveau quinquennat dans le cadre de la troisième République, a annoncé la création d’un ministère en charge de la réconciliation nationale dans les « prochains jours » afin de consolider la cohésion sociale. M. Ouattara s’exprimait dans un discours à l’occasion d’une cérémonie solennelle de sa prestation de serment au palais présidentiel d’Abidjan.  

«  Afin de consolider davantage la cohésion nationale, j’envisage de créer un ministère en charge de la réconciliation nationale dans les prochains jours. Ce département ministériel aura pour mission de faire une évaluation de nos actions avec pour objectif le renforcement de la cohésion nationale et de la réconciliation des filles et des fils de notre cher Côte d’Ivoire  », a déclaré M. Ouattara devant plusieurs chefs d’Etat de la sous-région.

 Par ailleurs, le président ivoirien a dit avoir instruit son premier ministre afin de reprendre le dialogue politique avec les partis d’opposition  « pour mettre en œuvre les recommandations  de la CEDEAO relatives à la commission électorale indépendante dans la perspective de la tenue des élections législatives dans le courant du premier trimestre 2021». 

M. Ouattara à conclu son adresse en invitant les partis politiques ivoiriens  « à saisir cette nouvelle opportunité qui s’offre à tous pour aboutir à la décrispation du climat politique par le dialogue ».  Le président ivoirien Alassane Ouattara a prêté serment devant le Conseil constitutionnel dans une audience solennelle au palais présidentiel d’Abidjan.

 Cette cérémonie de prestation de serment qui s’est tenue en présence d’une dizaine de chefs d’Etat et plusieurs représentants d’institutions internationales, ouvre ainsi pour M. Ouattara, un nouveau mandat de cinq ans de le cadre de la troisième République ivoirienne. 

Côte d’Ivoire: «l’élection présidentielle de 2010 et celle de 2020 ne peuvent être comparées en droit » (Magistrat)

L’élection présidentielle ivoirienne de 2010 et celle du 31 octobre 2020 « ne peuvent être comparées en droit car elles ont été organisées dans des cadres juridiques totalement différents», a estimé lundi à Abidjan, le Magistrat hors-hiérarchie, par ailleurs président du Conseil constitutionnel ivoirien Mamadou Koné.« (…) Du haut de cette tribune me parviennent en écho les cris d’orfraie de ceux qui croient pouvoir évoquer une prétendue jurisprudence de 2010 pour apporter la contradiction sur ce point. A ceux-là, je voudrais rappeler que l’élection présidentielle de 2010 et celle de 2020 ne peuvent être comparées en droit car elles ont été organisées dans des cadres juridiques totalement différents», a soutenu M. Koné qui s’exprimait dans une adresse à l’occasion de la cérémonie solennelle de prestation de serment du président élu Alassane Ouattara pour un nouveau quinquennat à la tête de la Côte d’Ivoire.

Démontrant la différence du cadre juridique de ces deux élections (2010 et 2020), le juge constitutionnel ivoirien a expliqué que les acteurs politiques ivoiriens avait convenu en 2005 « en toute liberté et en toute responsabilité» de demander à l’organisation des Nations-Unies de certifier toutes les étapes du processus électoral de 2010 en Côte d’Ivoire.

L’ONU a ainsi créé un organe de certification qui était selon lui,  « hiérarchiquement au-dessus » de la juridiction constitutionnelle ivoirienne et à même de contester ces décisions. 

« S’agissant de l’élection du 31 octobre 2020,  la Côte d’Ivoire a renoué avec la normalité et l’ONU s’étant retirée avec tout son dispositif y compris l’organe de certification des élections. Dans cette normalité institutionnelle retrouvée, le conseil constitutionnel qui a recouvré tout son imperium n’a plus au-dessus de lui une structure pour contester ou remettre en cause ces décisions en particulier celles prises dans le cadre de ce scrutin», a insisté M. Koné. 

 « C’est pourquoi il n’est pas exact de dire qu’il existe en Côte d’Ivoire, une jurisprudence apparue en 2020. Au total, l’acceptation même à contre-cœur d’une décision du Conseil constitutionnel publiée au journal officiel n’est pas une option pour chacun de nous, mais plutôt une obligation pour nous tous», a exhorté M. Koné.

Le président ivoirien Alassane Ouattara a prêté serment pour un nouveau mandat de cinq ans à la tête de la Côte d’Ivoire. Cette cérémonie solennelle s’est tenue en présence d’une dizaine de chefs d’Etat africains et plusieurs représentants d’organisation internationales.

Les États-Unis reconnaissent la réélection de Alassane Ouattara (déclaration)

Washington reconnaît la réélection de Alassane Ouattara en tant que président de la République de Côte d’Ivoire et assure poursuivre l’étroite coopération bilatérale, selon une déclaration publiée lundi, à l’occasion de sa prestation de serment. »Les Etats-Unis d’Amérique reconnaissent la réélection de Alassane Ouattara en tant que président de la République de Côte d’Ivoire et sont heureux de poursuivre l’étroite coopération bilatérale à travers toute la gamme de nos valeurs et intérêts partagés », indique la déclaration.  

Le gouvernement américain « salue et encourage tous les efforts visant à promouvoir la réconciliation, l’inclusion, une large participation politique et le respect universel des normes démocratiques sans distinction d’affiliation de parti politique », souligne le texte.  

Il souhaite en outre que le processus démocratique se déroule dans le cadre du « respect des institutions de la République et des droits humains », dans un contexte où le pays connaît une fracture socio-politique liée à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020. 

« Pendant que la Côte d’Ivoire va de l’avant, les Etats-Unis restent attachés à notre partenariat de plusieurs décennies en soutien à un avenir prospère, stable et démocratique et à l’approfondissement des liens ivoiro-américains », poursuit la déclaration.

Élu en 2010 puis en 2015, Alassane Ouattara a été élu le 31 octobre 2020 avec 94,27% des suffrages exprimés et un taux de participation de 53,90%. Il effectue, selon le Conseil constitutionnel, son premier mandat de la IIIe République. 

Le vote a été boycotté par les candidats Affi Nguessan, président du Front populaire ivoirien (FPI) et Henri Konan Bédié, chef du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci). Ils estiment que les conditions n’étaient pas réunies pour un scrutin crédible.