Covid-19 : 3 nouveaux décès et 393 nouveaux cas en Côte d’Ivoire

Trois nouveaux décès de la Covid-19 ont été enregistrés, samedi, en Côte d’Ivoire, rapporte le point quotidien du ministre ivoirien de la Santé et de l’hygiène publique.

Selon ce point, le ministère de la Santé et de l’hygiène publique a enregistré « ce samedi  27 mars 2021, 393 nouveaux cas de Covid-19 sur 3835 échantillons prélevés soit 10,2 % de cas positifs, 344 guéris et 3 décès ».

A la date du 27 mars 2021, poursuit le communiqué, « la Côte d’Ivoire compte donc 42 861 cas confirmés dont 38 590 personnes guéries, 232 décès et 4039 cas actifs ».  Le nombre total d’échantillons est de 505 960.

Le 26 mars, 2291 personnes ont été vaccinées avec un total de 33 395 personnes vaccinées contre la COVID-19 du 1er au 26 mars.

Dans la foulée, le ministre de la Santé et de l’hygiène publique Dr Eugène Aka Aouélé, invite le personnel de santé, les forces de défense et de sécurité, les enseignants, les personnes âgées de plus de 50 ans et les personnes porteuses de maladies chroniques à se présenter au centre de vaccination au Parc des Sports de Treichville et les autres centres ouverts pour se faire vacciner gratuitement contre la Covid-19.

Football ivoirien: Asec-Bouaké FC (0-0) à la reprise du championnat

Le championnat de football en Côte d’Ivoire a repris samedi après un an de suspension due à la Covid-19 avec à l’affiche trois matchs dont les deux premières rencontres ont été disputées entre l’Asec-Bouaké FC (0-0) et San Pedro-Bassam (3-0) pour le compte de la première journée de la Ligue 1 de la saison 2021.

L’Asec Mimosas, l’un des plus grands clubs de football du pays, a pris le contrôle du match pendant le premier quart d’heure, face à Bouaké FC qui a opposé une belle résistance, au stade Robert Champroux de Marcory, dans le Sud d’Abidjan. 

De ce fait, ils se sont neutralisés sur le score de (0-0) devant une poignée de supporters venus voir leurs clubs après 12 mois d’interruption du championnat due à la Covid-19 et à la crise qui a secoué la Fédération ivoirienne de football (FIF). 

Le match San-Pedro contre Bassam, lui, s’est tenu au stade Auguste Denise de San-Pedro, la deuxième ville portuaire de la Côte d’Ivoire, située dans le Sud-ouest du pays. FC San-Pedro a étrillé l’équipe adverse faisant montre d’une pleine forme de ses athlètes. 

A la 24e minute, le Ghanéen Robert Zouma, annonce la couleur à la suite d’une formidable reprise en marquant le premier but de l’équipe portuaire. Au terme de la première mi-temps, Aubin Kramo corse le score (45′), donnant l’avantage à San-Pedro face à Bassam (2-0).

Pendant le temps additionnel, Ibrahim Koné, un attaquant de Bassam réduit le score sous le coup de la 46e minute. Mais, au retour des vestiaires, Robert Zouma bat à nouveau le portier de Bassam avec un but imparable à la 78e minute, creusant l’écart. 

La reprise du championnat a été soutenue par le Comité de normalisation de la Fédération ivoirienne de football (FIF), présidé par Mme Mariam Dao Gabala, au grand bonheur des amoureux de ce sport roi. 

Un troisième match devrait avoir lieu dans la soirée du 27 mars 2021, opposant notamment l’AFAD à l’équipe de Bafing.  

Côte d’Ivoire: l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours compte plus de 52 000 membres

L’Église de Jésus-Christ des saints des derniers en Côte d’Ivoire, installée officiellement en 1991 dans le pays, compte 52 927 membres répartis dans 251 Congrégations et 142 lieux de culte.

Dans l’optique de partager les valeurs de croyance de la confession, le directeur national de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours en Côte d’Ivoire, Martin Gouri, a à l’occasion d’une rencontre avec les leaders des médias ivoiriens a présenté vendredi l’organisation religieuse. 

Cette église, dira-t-il, reconnaît « Jésus Christ comme le sauveur du monde » et les fidèles le suivent le mieux que possible. En Côte d’Ivoire, elle revendique une foi croissante avec 52.927 membres à travers le pays. 

Concernant le nom Mormon attribué aux fidèles de l’église dans le monde, « Elder » Martin Gouri a expliqué qu' »à l’instar de plusieurs autres prophètes, le prophète Mormon a « compilé le livre que nous utilisons, sinon nous n’adorons pas Mormon ».  

« Nous sommes membres de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, le nom Mormon, c’est à cause du livre que nous utilisons que certaines personnes ont associé ce livre là à l’église », a-t-il ajouté.  

Chaque dirigeant dans l’église a par ailleurs son travail personnel qu’il fait pour se suffire et s’occuper de sa famille, car « personne n’est payé » pour le service divin, a-t-il poursuivi, avant de relever que tous les évêques ou les présidents des pieux font du « bénévolat ». 

Pour la dîme, l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours se distingue de par son organisation atypique. Un compte est fait à chaque fidèle, qui reçoit un reçu, dans l’optique de « l’honnêteté et l’intégrité ».  

« Notre but est de nouer une relation avec la presse afin que le message que nous véhiculons, qui est un message de paix et d’amour » puisse être perçu au niveau de l’opinion publique, a fait savoir « Elder » Gouri.  

Le président actuel de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours à l’échelle mondiale est M. Russel Nelson. Cette confession chrétienne est aussi investie dans des projets humanitaires et a à son actif plusieurs réalisations en Côte d’Ivoire.   

Côte d’Ivoire/Autonomisation de la femme: un moulin offert à une paralytique à Abobo

Le Réseau ivoirien des femmes expertes en gestion et suivi-évaluation (RIFEVAL), une organisation qui a pour objectif d’œuvrer à l’autonomisation des femmes, a offert samedi à Abobo (Nord d’Abidjan), un moulin artisanal à Kéïta Bougouri, une paralytique du bras droit qui concassait manuellement auparavant des graines pour produire de l’huile qu’elle vend pour se prendre en charge.«La particularité de dame Kéïta, c’est qu’elle est paralysée du côté droit des suites d’un AVC. Nous l’avons vu dans la pratique, sécher les graines, qu’elle concasse après avec une pierre grâce à sa main gauche qui n’est pas paralysée. Elle n’avait même pas les moyens d’aller au moulin. Donc elle pilait à la main. Ensuite à partir de la pâte qu’elle obtenait , elle en faisait un traitement pour produire de l’huile de graine qu’elle commercialise dans des bidons  », a expliqué à APA Isabelle Koné, la présidente du RIFEVAL. 

 « Donc nous avons on fabriqué pour elle ( dame Keita) un moulin artisanal. Elle y  mettra les graines qui sortiront concassées. On lui a offert également un moulinet artisanal de sorte que quand elle met de l’eau dans la pâte obtenue pour extraire l’huile, elle tourne simplement la manivelle », a ajouté Mme Koné se félicitant de ce que cet appareil permettra à dame Keïta de faire moins d’efforts physiques. 

A long terme, a fait savoir par ailleurs, la présidente de cette organisation,  « il s’agira de monter un projet qui puisse intégrer d’autres femmes qui vivent dans des situations précaires, mais qui veulent travailler». 

En retour, Mme Kéïta Bougouri âgée d’une soixantaine d’années environ, a dit son « infinie gratitude  » à ses bienfaiteurs soulignant que cette machine permettra d’améliorer ses conditions de travail. 

Le RIFEVAL, créée en 2020, a entre autres, pour missions d’assister les femmes en difficulté pour l’amélioration de leurs conditions de vie et d’apporter un accompagnement au leadership et à l’entrepreneuriat féminin. 

La BID lève le plus grand sukuk durable de son histoire

La Banque islamique de développement (BID) a levé 2,5 milliards de dollars américains (1.389 milliards de Fcfa) à travers son Sukuk durable, la plus grande émission publique en dollars USD de son histoire, selon une note transmise à APA.

La banque, notée Aaa/AAA/AAA, respectivement par Moody’s, S&P et Fitch (toutes perspectives stables), a réussi à fixer le prix des certificats de confiance à 5 ans dans le cadre de son programme d’émission de Certificats de confiance de 25 milliards USD.  

 Il  s’agit de la première émission publique de la Banque islamique de développement en 2021. Le taux de profit de sa valeur nominale est de 1,262%, payable chaque semestre. 

Les co- chefs de file et les teneurs de livre associés pour cette émission sont Citi, HSBC, Goldman Sachs International, NATIXIS, Société Générale, Standard Chartered Bank et Warba Bank. La Kuwait International Bank, elle, intervient en qualité co-gestionnaire. 

Ce Sukuk durable devrait être alloué au financement et au refinancement de projets de développement vert (10%) et social (90%) qui sont éligibles dans le cadre du financement durable de la BID. 

Cette émission est le deuxième Sukuk durable noté AAA sur les marchés financiers mondiaux et complète les initiatives prises par la BID dans le cadre de sa vaste réponse à la Covid-19 pour ses pays membres. 

Elle est la troisième opération de la banque entrant dans le cadre de son financement durable . L ‘émission a attiré une forte demande de la part des investisseurs en argent réel à la recherche de valeur, conséquence de la solide position financière et de crédit de la BID.

C’est «une transaction vraiment remarquable de la BID (qui a) atteint sa plus grande taille de référence jamais réalisée à 2,5 milliards de dollars, et la plus grande sukuk durable à ce jour, garantissant ainsi des ressources inestimables pour soutenir ses pays membres », a laissé entendre Maud Le Moine, responsable des marchés de capitaux de la dette SSA chez Goldman Sachs International. 

La transaction a été annoncée le lundi 22 mars avec des prix initiaux fixés dans la zone Mid Swap (MS) plus 39 (points de base) et publiés le lendemain avec une forte demande des investisseurs.  

L’accord a finalement été évalué à MS plus 33 points de base, se resserrant de 6 points de base, avec un taux de profit global de 1,262% par rapport à la précédente plus grande émission de dollars américains, en février 2020, qui avait un taux de profit de 1,809%. 

C’est l’un des taux de profit les plus bas obtenus par la banque pour un Sukuk public en dollars américains. Au niveau de l’allocation finale, la distribution a été bien diversifiée avec 61% alloués au Moyen-Orient et Afrique du Nord, 24% à l’Asie, 13% à l’Europe et 2% à d’autres, dont US Offshore. 

«Nous sommes ravis d’avoir réalisé une nouvelle transaction historique à travers ce Sukuk, pendant que nous continuons à soutenir les efforts de réponse de la Banque à la Covid-19″, a déclaré Dr Zamir Iqbal,  Vice-président (finances) et directeur financier de la BID. 

Il a indiqué que le coût de financement minimal permettra à la BID de fournir de meilleures conditions de financement à ses pays membres pour répondre à leurs besoins critiques pendant et après la pandémie. 

De son côté, Dr Yasser Gado, Trésorier de la BID, s’est félicité de cette «plus grande émission de Sukuk jamais réalisée par la BID, depuis qu’elle est devenue un émetteur fréquent en 2009″. 

Dans l’ensemble, l’accord a vu une forte participation de la part des comptes en argent réel et des institutions officielles, ainsi que d’un certain nombre d’investisseurs dont c’était la première participation, ce qui témoigne de la solidité du crédit de la BID.

La BID est une institution financière multilatérale de développement comprenant 57 pays membres et un mandat de développement social et économique dans ses pays membres et les communautés musulmanes du monde entier.

Football /Éliminatoires: la Côte d’Ivoire bat le Niger (3-0) et se qualifie pour la CAN 2022

La sélection ivoirienne de football s’est imposée vendredi soir ( 3-0) face à son homologue du Niger au stade Seyni Kountché de Niamey à l’issue d’une rencontre comptant pour la 5è journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations ( CAN 2022) dans le groupe K, se qualifiant pour ce tournoi continental qui se jouera au Cameroun.

Les Eléphants de Côte d’Ivoire qui ont largement dominé la première période de cette confrontation, ont ouvert le score (1-0) à la 25è minuite grâce au capitaine Serge Aurier sur un corner arrêté puis relâché par le portier nigérien Daouda Kassali. Les poulains du sélectionneur Patrice Baumelle multiplient les offensives dans le camp adverse après cette réalisation et corse l’addition à la 34è minuite grâce à Max Gradel. C’est sur ce score de ( 2-0) que l’arbitre renvoie les deux sélections à la pause. 

De retour de la recréation, Sylvain Gbohouo, le portier ivoirien et ses coéquipiers accentuent la domination sur les nigériens et sont récompensés à la 60è minuite. Sur un centre de Serge Aurier, Wilfred Kanon loge, sur un coup de tête, le ballon dans les filets nigériens marquant le troisième but ivoirien. 

Le réveil tardif du Mena à un quart d’heure de la fin de la rencontre n’a pas permis au Niger de revenir au score jusqu’au coup de sifflet final de l’arbitre. 

Avec cette victoire, la Côte d’Ivoire qui assure quasiment sa qualification pour la CAN 2022, prend provisoirement la tête du groupe K avec 10 points devant l’Éthiopie ( 2è), Madagascar ( 3è) et le Niger ( 4è).Les Eléphants de Côte d’Ivoire affronteront l’Éthiopie le 30 mars prochain au stade d’Ebimpé au Nord d’Abidjan dans le cadre de la sixième et dernière journée de ces éliminatoires.

Côte d’Ivoire: 3 personnes tuées dans un accident sur l’autoroute du Nord

Une collision entre un camion de transport de marchandises diverses et un véhicule de particulier a fait cinq victimes dont trois décès certains vendredi sur l’autoroute du nord voie nord PK134 aux environs de 12h25 mn (heure locale et GMT).

L’information a été donnée par le Groupement des sapeurs-pompiers militaires (GSPM) dans une note d’information parvenue à APA. Les deux blessés de cet accident, a souligné le GSPM, ont été évacués à l’hôpital Saint Jean Baptiste de Bodo. 

Dans la nuit de mercredi à jeudi, une collision entre un autocar et un camion-remorque est survenue sur l’axe Bouaflé-Yamoussoukro (centre) faisant une vingtaine de morts et une trentaine de blessés. 

Mardi dernier, un autre accident de la circulation impliquant deux camions de transport de marchandises diverses sur l’autoroute du nord, a fait sept victimes dont trois morts.  

Selon le gouvernement ivoirien, la surcharge, l’état des routes et l’imprudence des conducteurs sont généralement à l’origine de 94% des accidents de la route qui surviennent en Côte d’Ivoire.

Covid-19: la Côte d’Ivoire élargit la vaccination aux personnes âgées de 18 ans et plus

Le Conseil national de sécurité (CNS) de Côte d’Ivoire, présidé par le chef de l’Etat Alassane Ouattara, a prolongé vendredi l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 30 juin 2021 et élargi la vaccination de Covid-19 aux personnes âgées de 18 ans et plus.

« Afin de juguler la crise sanitaire liée à la Covid-19, le Conseil national de sécurité, après analyse, a décidé de prolonger l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 30 juin 2021 et d’élargir la vaccination aux personnes de 18 ans et plus », a déclaré à la presse le directeur de Cabinet du président ivoirien, Fidèle Sarassoro.

Le Conseil national de sécurité a en outre décidé de la décentralisation de la campagne de vaccination contre la Covid-19 , ainsi que de la poursuite et l’intensification de la sensibilisation en vue du strict respect des mesures barrières à travers le pays où le variant anglais a été détecté.   

Depuis le 1er mars 2021, date de démarrage de la vaccination, près de 30.000 personnes ont déjà été vaccinées. La Côte d’Ivoire, selon M. Sarassoro, recevra à la fin du premier semestre 2021, au total, près d’un million de doses à travers l’initiative Covax.

La Côte d’Ivoire a reçu le 26 février 2021, 504.000 doses de vaccin AstraZeneca dans le cadre du mécanisme Covax. Ensuite, le pays a accueilli, au nom de l’amitié ivoiro-indienne, 50.000 doses d’AstraZeneca le 5 mars.   

Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Eugène Aka Aouélé, sur la base du rapport du Comité de veille de la Covid-19 et des conclusions de l’OMS, a indiqué que les avantages du vaccin AstraZeneca l’emportent sur ses risques. 

La campagne prenait jusque-là en compte pour la première phase, les personnes en première ligne, à savoir le personnel de santé, les forces de défense et de sécurité, les enseignants, les personnes âgées d’au moins 50 ans et les gens porteurs de maladies chroniques.   

Dans l’optique de briser la chaîne de transmission de la Covid-19, le Conseil national de sécurité a exhorté les populations à respecter scrupuleusement les mesures barrières, tout en invitant les personnes cibles à se faire vacciner.   

Patrick Achi nommé officiellement Premier ministre de la Côte d’ivoire

Le président de la République de Côte d’ivoire, Alassane Ouattara, a procédé ce vendredi 26 mars 2021, à la nomination de Patrick  Achi, au poste de Premier ministre de la Côte d’Ivoire.

L’information a été donnée par le directeur de cabinet du président de la République, M. Yacinthe Sarassoro. « Le président de la République, Alassane Ouattara a procédé ce vendredi 26 mars 2021 à la signature du décret portant nomination de Patrick Jérôme Achi en qualité de Premier ministre, chef du gouvernement ». A déclaré M. Sarassoro.

Patrick Achi, nommé Premier ministre par intérim le 08 mars 2021, se voit ainsi confirmé dans cette fonction. Il succède à Hamed Bakayoko, décédé le 12 mars.

Cependant, le nouveau chef du gouvernement, devra dans les jours à venir proposer un gouvernement au chef de l’Etat.

Côte d’Ivoire: Patrick Achi nommé Premier ministre

Le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, a confirmé vendredi, au poste de Premier ministre, Patrick Achi, ministre d’Etat et secrétaire général de la présidence, qui assurait l’intérim de Hamed Bakayoko, décédé le 10 mars 2021.

« Le président de la République, Alassane Ouattara a procédé ce vendredi 26 mars 2021 à la signature du décret portant nomination de Patrick Jérôme Achi en qualité de Premier ministre, chef du gouvernement », a déclaré Fidèle Sarassoro, directeur de Cabinet du président ivoirien. 

Suite à cette nomination, « le président de la République demande au Premier ministre de lui proposer un nouveau gouvernement dans les meilleurs délais », a ajouté M Fidèle Sarassoro, dans une déclaration. 

Le nouveau Premier ministre ivoirien Patrick Achi a été été nommé Premier ministre par intérim le 8 mars 2021. 

Côte d’Ivoire: le scrutin législatif sera repris dans 4 circonscriptions électorales

Le scrutin législatif ivoirien du 6 mars 2021 sera repris dans quatre circonscriptions électorales suite à une décision du Conseil constitutionnel, a annoncé jeudi la Commission électorale indépendante (CEI).

« Suite aux contestations dont le Conseil constitutionnel a été saisi, dans le cadre du contentieux électoral, les résultats des élections ont été annulés dans quatre circonscriptions électorales », indique un communiqué de la CEI. 

Il s’agit de la circonscription n°011, Gbelo, Gouekan, Koonan, Ouaninou, Saboudougou et Santa communes et sous-préfectures; la circonscription n°085 concernant Atoutou et Jacqueville communes et sous-préfectures.

La circonscription n°148, à savoir Dabouyo et Gueto communes et sous-préfectures a été également annulée ainsi que la circonscription n°174, Dogbo et Grang-Bereby commune et sous-préfecture.

Le scrutin à Dabou, à l’Ouest d’Abidjan, une commune réputée comme le fief du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), a été remporté par Emmanuel Esis Esmel, candidat du Rhdp (pouvoir). Suite à une plainte, le Conseil constitutionnel a confirmé sa victoire. 

En attendant la reprise des élections dans ces quatre circonscriptions électorales, « les résultats provisoires précédemment proclamés le 09 mars 2021, sont devenus définitifs » pour les autres localités, déclare la CEI. 

Par conséquent, « sont déclarés définitivement élus, les candidats dont l’élection n’a pas été annulée par le Conseil constitutionnel », précise la CEI, annonçant que la liste nominative des députés élus pour la législature 2021-2025 sera transmise à l’Assemblée nationale.

De nouvelles élections seront organisées à une date ultérieurement dans ces quatre circonscriptions électorales où les résultats du scrutin initial ont été annulés, ainsi que dans les circonscriptions n°203 Séguéla commune, dont le siège est vacant suite au décès du Premier ministre Hamed Bakayoko. 

 Par ailleurs,  la CEI annonce qu’un scrutin sera organisé dans la circonscription n°097 Arikokaha, Niakaramandougou et Tortiya communes et sous-préfectures où il avait été sursis à la tenue du scrutin. 

La CEI a proclamé solennellement le 09 mars 2021, les résultats provisoires des élections des députés à l’Assemblée nationale du 06 mars 2021. Selon le dispositif légal, le Conseil constitutionnel valide définitivement les résultats après examens. 

Covid-19 : la Côte d’Ivoire enregistre 5 nouveaux décès et 759 nouveaux cas

La Côte d’Ivoire où il a été détecté le variant anglais de la Covid-19, a enregistré jeudi 757 nouveaux cas de cette maladie, 477 guéris et cinq nouveaux décès, a appris APA auprès du ministère ivoirien de la santé et de l’hygiène publique.

Dans son rapport quotidien sur cette pandémie, le ministère de la santé a ajouté qu’à la date du 25 mars 2021, la Côte d’Ivoire compte 42 074 cas confirmés dont 37 797 personnes guéries, 229 décès et 4 048 cas actifs.  

« Le 24 mars, 1649 personnes ont été vaccinées avec un total de 29 535 personnes vaccinées contre la Covid-19 du 1er au 24 mars », a ajouté le ministre Eugène Aka Aouélé dans ce communiqué. 

Par ailleurs, il a exhorté le personnel de santé, les forces de défense et de sécurité, les enseignants, les personnes âgées de plus de 50 ans et les personnes porteuses de maladies chroniques à se présenter au centre de vaccination au Parc des Sports de Treichville au sud d’Abidjan et les autres centres ouverts pour se faire vacciner gratuitement contre la Covid-19.

 Selon les autorités sanitaires ivoiriennes, le variant anglais de la Covid-19 a été détecté en Côte d’Ivoire et circule principalement à Abidjan, la capitale économique ivoirienne. Le 26 février dernier la Côte d’Ivoire a réceptionné 504.000 doses d’AstraZeneca ( vaccins contre la Covid-19) et au nom de l’amitié ivoiro-indienne, le pays a reçu le 05 mars dernier, 50.000 autres doses.

Covid-19: le variant anglais détecté en Côte d’Ivoire (ministère de la Santé)

Le variant anglais de la Covid-19 a été détecté en Côte d’Ivoire et circule principalement à Abidjan, a dit jeudi Dr Blaise Koné, directeur général adjoint de l’Hygiène publique, lors de la présentation de la campagne de vaccination contre la Covid-19 au Patronat ivoirien.

« Depuis le mois de février (2021), déjà, l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire indiquait la présence de ce variant dans notre pays; c’est sûr que de là jusqu’aujourd’hui, la maladie a certainement beaucoup progressé (…), ce qui explique le nombre de cas de regain », a soutenu Dr Blaise Koné.

Selon Dr Blaise Koné, le variant anglais détecté à Abidjan, connaît une circulation « active » et principalement à Abidjan, l’épicentre de la maladie dans le pays. C’est pourquoi il faut redoubler d’effort dans le respect des mesures barrières contre la Covid-19.

La Côte d’Ivoire a adhéré au mécanisme Covax, une initiative mondiale consistant à collaborer avec les fabriquants des vaccins contre la Covid-19. Le pays a reçu le 26 février 2021, 504.000 doses d’AstraZeneca et au nom de l’amitié ivoiro-indienne 50.000 autres doses le 5 mars. 

Le pays qui ambitionne de vacciner 58% de sa population, envisage de recourir à d’autres sources de financement en dehors du mécanisme Covax. Sur les populations à vacciner, le mécanisme Covax interviendra à hauteur de 20%, la Banque mondiale (19%) et l’Etat ivoirien (19%).

Le ministre ivoirien de la Santé et de l’Hygiène publique, Aouélé Aka, a exhorté les populations en Côte d’Ivoire à se faire vacciner, indiquant que pour l’heure il n’y a pas de solution, il n’y a que des mesures de prévention, entres autres les mesures barrières et les vaccins. 

Surtout, dira-t-il, « il faut faire confiance » au vaccin AstraZeneca,  utilisé aujourd’hui par une quinzaine de pays africains éligibles au mécanisme Covax à qui il a été alloué le vaccin et « dans aucun de ces pays on nous a signalé un décès dû à AstraZeneca ». 

Cette plate-forme de sensibilisation a été organisée par la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire  (Cgeci,  Le Patronat ivoirien). La représentante du président du Patronat ivoirien, Martine Koffi Studer, vice-présidente de l’organisation a salué la mobilisation du secteur privé.  

Mme Martine Koffi Studer, également présidente de la Coalition des entreprises de Côte d’Ivoire, a souligné que cette structure a été créée pour veiller à la santé des travailleurs. La réunion a d’ailleurs regroupé plusieurs médecins d’entreprises et des employés. 

La Cgeci regroupe environ 3.500 entreprises de tous les secteurs d’activités. Ces entreprises contribuent à 80% des recettes fiscales de l’Etat de Côte d’Ivoire et emploient au total plus de 400.000 travailleurs. 

Côte d’Ivoire/Massacre de Duékoué: «Je n’étais pas seul» (Amadé Ouérémi)

L’ex-chef de milice et ancien ‘’seigneur » du mont Péko dans l’extrême ouest ivoirien, accusé de crimes de guerre, de meurtres et de génocides à Duékoué (ouest ivoirien) pendant la crise post-électorale ivoirienne de 2010-2011, a avoué jeudi , au deuxième jour de son procès devant le Tribunal de première instance d’Abidjan «qu’il n’était pas seul» lors ce massacre.

« Ce n’était moi seul. Moi je n’étais qu’un simple élément. C’est le commandant Losseni Fofana ( ex-commandant de la zone de Man) qui a donné l’ordre d’aller démanteler les barrages des miliciens à Duékoué. Ce n’est pas moi qui étais le chef  »,  a soutenu M. Ouérémi acculé par les questions du juge Charles Bini.

Auparavant, les présumés victimes collatérales de ces tueries qui ont témoigné successivement à la barre, ont incriminé unanimement Amadé Ouérémi et ses hommes d’être les responsables de ce massacre.

 « Ceux qui ont tiré sur moi étaient des civils. J’ai appris après que ce sont les hommes de Amadé Ouéremi qui ont tiré ce jour-là », a accusé à la barre,  Bémoin Adeline, une jeune dame de 35 ans qui a perdu ses deux jambes pendant cette attaque.

 Après elle, Gbohouo Bruno qui dit avoir perdu son petit-frère Jean lors de ces attaques de Duékoué, a imputé la mort de ce dernier à Amadé Ouéremi et ses hommes.

  « J’étais avec mon petit-frère et des hommes en armes sont venus dans un véhicule et  l’ont enlevé et sont allés le tuer. Quand je suis allé les voir pour récupérer son corps, ils m’ont demandé de payer 10 000 FCFA », a expliqué M. Gbohouo.

 Selon lui, cette attaque du quartier carrefour de Duékoué était le fait de Ouéremi et ses hommes.  « Je compte me constituer partie civile. L’homme n’a pas de prix, mais au titre des réparations, je réclame la somme de 10 millions FCFA», a dit M. Gbohouo au Tribunal.

Quant à Yayé Edgar, un autre témoin de ces massacres qui dit avoir perdu son grand-frère mort calciné dans l’incendie de sa maison, il a accusé M. Ouérémi et sa troupe.  « Je suis sûr et certain que cette attaque a été perpétrée par Amadé et ses hommes. Il avait des hommes sous son commandement», a soutenu M. Yayé réclamant à son tour, la somme de 6 millions FCFA en guise de réparations des dommages.

De son côté, Yohou Julien, un jeune homme d’une trentaine d’années, qui dit être adjoint administratif, a imputé la responsabilité de ce massacre à Amadé Ouérémi. Il a dit lui-aussi son intention de se constituer partie civile et réclame la somme de 2 millions FCFA à titre de dommages et intérêts. 

En retour, M. Ouérémi a botté  d’abord en touche toutes ces accusations portées contre lui et ses hommes avant de se dédire sous la pression des questions du juge Bini Charles. Quatre-vingt-deux témoins ont été annoncés pour ce procès contre M. Ouérémi.

Mais pour l’heure, c’est une dizaine qui est présente  pour son témoignage.   Les tueries de Duékoué survenues pendant la crise post-électorale ivoirienne de 2010-2011 ont fait plus de 800 morts selon des organisations humanitaires. 

Agé de 57 ans et de nationalité burkinabè, l’ex-chef de milice Amadé Ouérémi qui était considéré comme un supplétif des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), a occupé pendant plusieurs années la forêt classée du Mont Péko dans l’ouest ivoirien. Il a été arrêté depuis mai 2013 par l’armée ivoirienne.

Abidjan : ouverture du procès de l’ex-chef milicien Amadé Ouérémi pour crimes de guerre

Le procès d’Amadé Ouérémi, un ex-chef de milice accusé de crimes de guerre, s’est ouvert hier mercredi au Tribunal de première instance d’Abidjan.

Ce dernier est accusé de meurtres, assassinats, génocide, tribalisme, vole en réunion, viols commis sur des populations civiles à Duékoué pendant la crise post-électorale ivoirienne de 2011. A en croire ce dernier, il indique avoir pris ses quartiers au mont Péko depuis 2007. Mais, il a rejeté devant le Tribunal son implication dans ces tueries de Duékoué qui ont fait 817 morts selon la Croix-Rouge.

Par ailleurs, M. Ouérémi a dénoncé un complot de certaines personnes pour lui faire porter la responsabilité de ces tueries de Duékoué. « Il est juste accusé, mais pas encore déclaré coupable. Je suis en train de chercher à réunir tous les moyens pour le défendre. Si les moyens sont bons, c’est possible qu’il soit relaxé. Les charges sont nombreuses, j’ai recensé plus de 24 et ça s’apparente à un acharnement », a estimé Me Roseline Aka, l’avocate de l’accusé Amadé Ouérémi.

Cependant, le procès de l’ex-chef milicien où près d’une vingtaine de témoins ont été présentés à la juridiction, a été suspendu aux environs de 18h. Celui-ci a repris ce jeudi 25 mars 2021 dans l’après-midi.

Côte d’ivoire : un nouveau premier ministre nommé dans les jours à venir

Le Président de la République, Alassane Ouattara a annoncé qu’il procédera dans les prochains jours à la nomination d’un nouveau Premier ministre.

En effet, ce dernier aura la charge de lui proposer « un nouveau gouvernement ». Il a fait l’annonce à l’issue du Conseil des ministres qui s’est tenu ce mercredi 24 mars 2021, à Abidjan.

Par ailleurs, au cours de ce conseil, le chef d’Etat ivoirien, M. Ouattara, a fait observer une minute de silence en la mémoire du Premier ministre Hamed Bakayoko. Il a également rendu un vibrant hommage au défunt, un grand serviteur de l’Etat qui a œuvré, avec abnégation, à̀ la consolidation de la paix et de la sécurité en Côte d’Ivoire.

Toutefois, le Premier ministre par intérim, Patrick Achi a réaffirmé la détermination du gouvernement à poursuivre l’œuvre de construction du pays.

L’Uemoa vise un taux de croissance de 5,8% en 2021 contre 0,9% en 2020

L’Union économique et monétaire Ouest-africaine (Uemoa) vise un taux de croissance de 5,8% en 2021 contre 0,9% en 2020 et 5,8% en 2019, a indiqué jeudi Alassane Ouattara à l’ouverture de la 22e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation, tenue en mode virtuel.

M. Ouattara, président en exercice de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Uemoa, a dressé un bilan, relevant qu' »au plan économique, le taux de croissance de l’Union a fortement fléchi du fait principalement des effets de la pandémie de la Covid-19 et est passé de 5,8% en 2019 à 0,9% en 2020″, dans un discours.  

Toutefois, rassurera-t-il, « les perspectives pour l’année 2021 laissent entrevoir une reprise de l’activité économique avec un taux de croissance estimé à 5,8% en lien avec la mise en oeuvre d’un plan de riposte et de relance (économique) dans tous les États membres ».  

« J’invite l’ensemble des partenaires techniques et financiers à se mobiliser pour appuyer les États membres dans la mise en oeuvre des plans de relance » tout en soutenant et accompagnant les efforts des États pour favoriser une croissance forte, a-t-il lancé.   

Malgré les efforts déployés, l’union demeure confrontée à une recrudescence des attaques terroristes, des enlèvements et autres crimes perpétrés par des groupes armés, notamment au Burkina Faso, au Mali et au Niger.

« Pour lutter contre le terrorisme dans notre région, nous avons institué un Fonds régional de sécurité et dégagé 100 millions de dollars US (…) afin de ramener la quiétude nécessaire au développement des activités économiques sur toute l’étendue du territoire communautaire », a-t-il ajouté.   

Au regard de la menace de la crise sanitaire de Covid-19, il a déclaré « nous devons poursuivre et accélérer les initiatives visant à renforcer notre capacité de production de produits pharmaceutiques et la vaccination des populations en collaboration avec nos partenaires ».

Les États de l’espace Uemoa font toujours face aux impacts négatifs de la Covid-19. La pandémie a fait à la mi-mars 2021, 119.271 cas confirmés dont 1.663 décès. Le nombre de cas actifs est de 11.661 et le taux de létalité moyen de 1,77% allant de 0,56% en Côte d’Ivoire à 4% au Mali.

M. Ouattara a par ailleurs encouragé les États membres de l’Uemoa à poursuivre les efforts en vue de l’aboutissent du projet de la monnaie unique (Éco) de la Cedeao en vue de construire un espace commun plus vaste et de prospérité partagée qui bénéficiera aux futures générations.

Le chef de l’Etat ivoirien a félicité le président burkinabé pour sa réélection à la tête de son pays et Mohamed Bazoum, le nouveau président élu du Niger, qui succède à Mahamadou Issoufou qui passera le 2 avril 2021 le pouvoir à ce dernier.  

Lancement à Abidjan d’une campagne pour promouvoir l’alimentation de qualité

Inades Formation, une organisation panafricaine œuvrant pour la promotion sociale et économique des populations, a lancé jeudi à Abidjan, une campagne baptisée «Conscience AlimenTerre», qui vise à promouvoir une alimentation de qualité, saine et durable.

Cette campagne qui sera menée dans une dizaine de pays africains entend éveiller la conscience des différentes catégories socioprofessionnelles sur la problématique du droit à l’alimentation et l’impact du choix de nos aliments et à susciter l’engagement de tous pour le recours aux pratiques et intrants respectueux de l’environnement et de la santé humaine. 

Selon Digbeu Tetiali, l’administrateur délégué et président de Inades Formation Côte d’Ivoire, cette campagne a pour objectif de mobiliser toutes les énergies et les volontés en vue d’une participation massive et citoyenne en Afrique et en Côte d’Ivoire en particulier dans les initiatives de centralisation autour de la question de fertilisants chimiques. 

Il a ajouté qu’il s’agit également d’attirer l’attention des uns et des autres sur la relation intrinsèque entre la qualité de la terre et la qualité de la nourriture qu’elle produit.  « Une terre qui est intoxiquée produira sûrement des aliments intoxiqués», a estimé M. Digbeu. 

Poursuivant, il a fait savoir que cette campagne consacre la volonté de son institution à contribuer à la concrétisation dans les pays africains du droit des populations à une alimentation saine et durable. 

Avant lui, Sena Adessou, le secrétaire de Inades Formation a souligné dans le même élan que le droit à l’alimentation implique l’accès à une nourriture saine. Cependant, il a regretté que  parfois l’usage d’intrants chimiques, met en danger la santé des populations.  

« Cette campagne veut œuvrer pour des systèmes alimentaires durables », a-t-il indiqué, ajoutant « qu’il faut faire en sorte que ce qui nous nourrit ne nous détruise pas ». 

En sa qualité d’ambassadeur de cette campagne alimentaire, l’ex-footballeur international ivoirien Didier Drogba a dit être heureux de s’engager pour une  « cause   aussi forte  » que la conscience alimentaire.

« Il est important que nous nous impliquions tous pour avoir une alimentation saine et de qualité. C’est une campagne qui nous concerne tous  », a estimé M. Drogba.  

« Je prends l’engagement de soutenir ce combat pour le changement de mentalité», a-t-il promis. La campagne   « Conscience AlimenTerre» a pour ambition d’emmener les différents acteurs des systèmes alimentaires à prendre conscience des enjeux de la production durable de la nourriture et à agir pour une agriculture saine qui produit sans détruire, en privilégiant les intrants agroécologiques.

Côte d’Ivoire: un projet de loi sur le contenu local des activités pétrolières et gazières adopté

Un projet de loi sur le contenu local dans les activités pétrolières et gazières en Côte d’Ivoire a été adopté, mercredi, par le gouvernement au cours d’un Conseil des ministres présidé par le président Alassane Ouattara.

Ce projet de loi présenté par le ministre du Pétrole, de l’énergie et des énergies renouvelables, Abdourahmane Cissé « vise à mettre en place un tissu industriel pétrolier et gazier national prenant appui sur des entreprises et des personnels locaux », rapporte le communiqué du Conseil des ministres.

Le texte fait obligation aux titulaires des contrats pétroliers d’accorder la priorité des emplois au personnel qualifié de nationalité ivoirienne, de prévoir des programmes de formation pour permettre à ce personnel d’acquérir le niveau de qualification requis afin d’accéder à tous les niveaux de responsabilité du secteur.

Il fait également obligation aux investisseurs du secteur pétrolier, aux compagnies pétrolières et gazières présentes en Côte d’Ivoire, dans tous les secteurs de la chaîne des valeurs, allant de l’exploration à l’exploitation.

Les investisseurs doivent en plus accorder la préférence aux entreprises ivoiriennes pour les activités de sous-traitance, de prestation de services et de fourniture de biens. Par ailleurs, le projet de loi leur enjoint d’exploiter les services financiers et d’assurances disponibles en Côte d’Ivoire.

«Cette loi permettra de créer des emplois pour nos jeunes et  favoriser la création de PME et champions nationaux dans ces secteurs » a expliqué le ministre Abdourahmane Cissé, soulignant la classification des activités en trois catégories.

Il s’agit de la catégorie A réservée aux entreprises ivoiriennes, de la catégorie B réservée aux entreprises ivoiriennes et les partenariats entre entreprises étrangères et ivoiriennes, et enfin de la catégorie C ouverte à toutes les entreprises.

En outre, ces sociétés sont soumises à l’obligation de promouvoir la recherche et le développement, et de faciliter le transfert de technologies en direction des entreprises locales.

Frontières ivoiro-burkinabé: les populations sensibilisées au vivre ensemble

Les populations des frontières ivoiro-burkinabé sont sensibilisées depuis quelques jours au vivre ensemble et à la cohabitation pacifique dans le cadre d’une campagne initiée par le Secrétariat exécutif de la Commission nationale des frontières de la Côte d’Ivoire (SE-CNF CI) et le Secrétariat permanent de la Commission nationale des frontières du Burkina Faso (SP-CNF).

Selon une note d’information transmise à APA, mercredi, cette campagne  conjointe de sensibilisation qui s’est déroulée dans les localités frontalières des régions du sud-ouest du Burkina et du nord-est de la Côte d’Ivoire (Bounkani).

Elle a sillonné du 16 mars au 20 mars 2021 les villages frontaliers de Bahéldouo, Mossibougou, Naasar Tenga au Burkina Faso et Doropo et Kalamon en Côte d’Ivoire.

Ces villages frontaliers ont en partage les difficultés liées à l’insécurité, aux conflits fonciers, aux entraves à la libre circulation des personnes et des biens, à l’accès aux infrastructures socio-éducatives de base qui entament la qualité de la vie quotidienne de leurs habitants.

Les séances de sensibilisation ont été coprésidées par messsieurs Zongo Wendinmanegdé Emmanuel, Gouverneur de la région du sud-ouest du Faso et Kpan Droh Joseph, Préfet de la région du Bounkani.

Au cours des séances de sensibilisation, les deux autorités ont embouché la même trompette. Après avoir réitéré la volonté des deux pays d’œuvrer en faveur de la consolidation des liens fraternels entre les deux peuples aux frontières, elles ont, de façon commune, lancé des messages de paix, de solidarité et de cohabitation pacifique pour un vivre ensemble harmonieux aux populations.

 « En attendant la fin des activités de démarcation dans trois ans, nous  ne devons pas remettre en cause les liens fraternels entre les deux peuples. Vous devez vivre dans la cohésion et accueillir les projets de développement que les deux États pourraient réaliser conjointement en votre faveur. » a affirmé le gouverneur de la région du sud-ouest du Burkina Faso, Zongo Wendinmanegdé Emmanuel.

 « Vous êtes et vous restez des frères et des sœurs. Détournez-vous de la violence et usez régulièrement du dialogue, de la concertation et du recours à l’arbitrage des autorités administratives pour résoudre vos différends.  Si après la démarcation, votre village appartient à la Côte d’Ivoire ou au Burkina Faso, vous auriez au moins vécu paisiblement et bénéficié des actions de développement que chaque État aura posées » a-t-il conclu sur la question.

A sa suite, M. Kpan Droh Joseph, préfet de région du Bounkani a exhorté à son tour les populations à « s’impliquer véritablement dans la réalisation des projets qui viendront combler vos besoins socio-éducatifs de base » .

En outre, dans le village de Naasar Tenga, les deux autorités ont invité les orpailleurs à rendre légales leurs activités. Cela, « afin d’aider l’État à avoir les ressources nécessaires pour la construction des infrastructures socio- économiques de base dont vous avez besoin » a soutenu M. Kpan Droh Joseph sous le regard approbateur du gouverneur du sud-ouest.

Ces  séances de sensibilisation ont bénéficié de l’appui financier du projet d’appui au Programme Frontière de l’Union Africaine (GIZ/PFUA).

Ouverture à Abidjan du procès de l’ex-chef milicien Amadé Ouérémi pour crimes de guerre

Le procès de Amadé Ouérémi, un ex-chef de milice accusé de meurtres, d’assassinats, de crimes de guerre, de génocide, de tribalisme, de vol en réunion, de viols…commis sur des populations civiles à Duékoué dans l’ouest ivoirien pendant la crise post-électorale ivoirienne de 2010-2011, s’est ouvert mercredi au Tribunal de première instance d’Abidjan, plus de sept ans après son arrestation , a constaté APA sur place.

M. Ouérémi qui dit avoir pris ses quartiers au mont Péko ( ouest ivoirien) depuis 2007, a rejeté devant le Tribunal son implication dans ces tueries de Duékoué qui ont fait 817 morts selon la Croix Rouge.  « J’étais à Bagouho ( non loin de Duékoué en mars 2011. Je suis allé à Duékoué avec le rebelle Coul de Kouibly. J’étais un simple élément. Et l’ordre de commandement venait du commandant Losseni Fofana. C’est lui qui a donné l’ordre d’aller chasser tous les miliciens de Duékoué », a expliqué M. Ouérémi au Tribunal.  

« Dieu même sait que je n’ai pas fait ça », a soutenu M. Ouéremi qui dit n’avoir pas été sur le théâtre des opérations à Duékoué avec  « ses hommes ». Poursuivant, il a indiqué qu’une fois à Duékoué le lendemain du massacre  « j’ai vu beaucoup de corps dans les rues ».  

« Les corps sont restés trois jours dans les rues de Duékoué avant d’être enlevés par l’Organisation des Nations-Unies en Côte ( ONUCI). Mais, il n’y a pas eu de cas de viols », a-t-il ajouté. Par ailleurs, M. Ouérémi a dénoncé un complot de certaines personnes pour lui faire porter la responsabilité de ces tueries de Duékoué.  

« Il est juste accusé, mais pas encore déclaré coupable. Je suis en train de chercher à réunir tous les moyens pour le défendre. Si les moyens sont bons, c’est possible qu’ il soit relaxé. Les charges sont nombreuses, j’ai recensé plus de 24 et ça s’apparente à un acharnement », a estimé Me Roseline Aka, l’avocate de l’accusé Amadé Ouérémi.  « Pour la nécessité de l’éclatement de la vérité, nous exigerons la comparution de toutes les personnes qu’il faut », a-t-elle souligné.

 Ce procès de l’ex-chef milicien où près d’une vingtaine de témoins ont été présentés à la juridiction, a été suspendu aux environs de 18h ( heure locale et GMT) et reprendra jeudi après-midi.  

gé de 57 ans et de nationalité burkinabè, l’ex-chef de milice Amadé Ouérémi qui était considéré comme un supplétif des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), a occupé pendant plusieurs années la forêt classée du Mont Péko dans l’ouest ivoirien. Il a été arrêté depuis mai 2013 par l’armée ivoirienne.

Foot/Elim CAN 2022: les matchs contre le Niger et l’Ethiopie, « un défi » pour les Éléphants

La présidente du Comité de normalisation de la Fédération ivoirienne de football (FIF), Mariam Dao Gabala, a invité dans la soirée de mardi les Éléphants à regarder les matches contre le Niger et l’Ethiopie comme « un défi », dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2022. »Vous devez regarder ces deux matches comme un défi », a déclaré Mme Mariam Dao Gabala devant les Eléphants, regroupés dans un hôtel au Sud d’Abidjan, la capitale économique ivoirienne, avant leurs matchs contre le Niger et l’Ethiopie.   

A la tête d’une délégation, Mme Dao Gabala a dit être venue avec son staff pour « rassurer » les pachydermes et leur apporter la « bénédiction » et le « soutien » du Comité de normalisation de la FIF avant leur déplacement à Niamey.  

« Nous pensons que vous nous ramenez » la victoire, a laissé entendre Mme Mariam Dao Gabala dont ce premier contact avec les Éléphants intervient à quelques jours de l’expédition à Niamey pour la cinquième journée des éliminatoires de la CAN 2022.

Elle a fait savoir aux Éléphants que ces deux matchs qu’ils vont disputer face au Mena du Niger, le 26 mars avant de boucler ces échéances devant l’Éthiopie à Abidjan, le 30 mars, abordent une phase décisive de la qualification à la prochaine CAN.

A’Salfo, le leader vocal du groupe Magic Système, était aux côtés de Mme Dao Gabala pour encourager les joueurs. S’adressant aux Eléphants il a lancé « vous avez été choisis parmi de nombreux Ivoiriens pour représenter le pays. Battez-vous avec l’idée que toute la Côte d’Ivoire compte sur vous et attend beaucoup ».

Suite à ces deux messages forts à l’endroit des pachydermes, le porte-parole des Eléphants, Serey Dié, a exprimé le bonheur de ses camarades pour cette visite du Comité de normalisation, assurant qu’ils feront tout pour honorer le drapeau national à Niamey.  

Législatives ivoiriennes: la victoire de Bictogo confirmée à Agboville

Le Conseil constitutionnel ivoirien a rejeté la requête en appel de la candidate de Ensemble pour la souveraineté et la démocratie (EDS, opposition) à Agboville (Sud ivoirien), Esther Fleur Aké M’bo qui dénonçait une fraude électorale dans cette circonscription pendant le scrutin législatif ivoirien confirmant ainsi la victoire de son adversaire Adama Bictogo issu du Rassemblement des Houphoüetistes pour la démocratie et la paix ( RHDP).

Selon une source proche de M. Bictogo contactée mercredi par APA, la victoire de ce dernier a été confirmée par le Conseil constitutionnel conformément aux résultats de ce scrutin donnée auparavant par la Commission électorale indépendante (CEI, organe électoral).

A Port-Bouët, commune située dans le sud d’Abidjan, la victoire de Dr Sylvestre Emmou du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, opposition) a été entérinée par le juge constitutionnel ivoirien rejetant la requête en appel de  Siandou Fofana, son adversaire du RHDP (pouvoir).

Le  RHDP, le parti présidentiel ivoirien a remporté la majorité des sièges à l’issue des élections législatives du 06 mars dernier avec 137 élus, devant l’opposition qui recueille 91 sièges et les candidats indépendants 26 sièges, selon les résultats de la CEI.

Côte d’Ivoire: plus de 24 600 personnes vaccinées contre la Covid-19

Plus de 24 600 personnes ont été vaccinées contre la Covid-19 en Côte d’Ivoire, sur la période du 1er au 20 mars 2021, grâce au mécanisme Covax, a indiqué mercredi le porte-parole du gouvernement, Sidi Touré, à l’issue d’un Conseil des ministres.

« Au total, à la date du 20 mars 2021, 24 639 personnes ont été vaccinées contre la Covid-19 », a dit M. Sidi Touré, indiquant que la deuxième phase ciblera les personnes dont l’âge est compris entre 18 et 49 ans pour atteindre toutes les populations. 

La vaccination contre la Covid-19 apparaît à ce jour plus que nécessaire afin de prévenir et de réduire la transmission de la maladie, c’est pourquoi « notre pays a adhéré au mécanisme Covax en vue de bénéficier de vaccin de qualité grâce à cette dynamique mondiale », a-t-il ajouté. 

La Côte d’Ivoire a reçu le 26 février 2021, 504 000 doses de vaccin AstraZeneca. En outre, au nom de l’amitié ivoiro-indienne, l’ambassade de l’Inde en Côte d’Ivoire a offert à l’Etat ivoirien 50 000 doses de vaccin AstraZeneca le 5 mars 2021.

La Côte d’Ivoire dispose actuellement pour sa campagne de vaccination de 554 000 doses de vaccin AstraZeneca validé par l’OMS qui d’ailleurs recommande la poursuite de ce vaccin qui avait été suspendu par certains pays à la suite de certains effets secondaires. 

La campagne qui a démarré le 1er mars prend en compte pour sa première phase les personnes en première ligne: le personnel de santé, les forces de défense et de sécurité, les enseignants, les personnes âgées d’au moins 50 ans et les personnes porteuses de maladies chroniques.

A ce jour, 51 centres de vaccination contre la Covid-19 sont ouverts et opérationnels dans le District sanitaire d’Abidjan, y compris dans les casernes, les établissements sanitaires militaires et les hôpitaux de police. 

L’ouverture de sites de vaccination est prévue dans plusieurs autres villes de l’intérieur du pays, à l’occurrence à Bouaké, Yamoussoukro, San-Pedro, Daloa, Man, Korhogo. Et ce, pour étendre et intensifier la campagne de vaccination. 

Le point de la situation Covid-19 en Côte d’Ivoire ressort à la date du 23 mars 2021, 40 868 cas confirmés, 36 944 personnes guéries, 3702 cas actifs et 222 décès, selon les données du ministère de la Santé et de l’-hygiène publique.  

Côte d’Ivoire: un nouveau Premier ministre connu en avril 2021 (Officiel)

Le porte-parole du gouvernement ivoirien, Sidi Touré, a annoncé mercredi qu’un nouveau Premier ministre sera connu probablement après le 1er avril 2021, à l’issue d’un Conseil des ministres.

« Dans le calendrier institutionnel à partir du mois d’avril, a lieu la première session du Parlement et une grande majorité des membres du gouvernement a été élue en tant que député, ils ont obligation déjà de siéger une première fois avant de vaquer à d’autres occupations », a indiqué M. Sidi Touré.  

De ce fait, expliquera-t-il, « il faut qu’ils soient libres de tout engagement au niveau de l’exécutif, ce qui permet déjà de mettre en congé les membres du gouvernement, donc probablement après le 1er avril le Premier ministre sera connu s’il n’est pas déjà désigné ». 

Le chef de l’Etat Alassane Ouattara a annoncé ce mercredi « le dernier Conseil des ministres Hamed Bakayoko ». Selon M. Sidi Touré, après le décès du Premier ministre Hamed Bakayoko, « le gouvernement était plus ou moins en suspend ».

« Je procéderai dans les prochains jours à la nomination d’un nouveau Premier Ministre qui sera chargé de me proposer un nouveau Gouvernement », a déclaré sur son compte tweeter, le président ivoirien Alassane Ouattara. 

Ouattara veut la poursuite du dialogue politique afin d' »honorer » la mémoire de Hamed Bakayoko

Le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, a invité mercredi le gouvernement à poursuivre le dialogue politique afin d' »honorer » la mémoire du Premier ministre défunt Hamed Bakayoko, à l’entame d’un Conseil des ministres à Abidjan.

« Afin d’honorer sa mémoire, nous devons poursuivre le dialogue politique, le développement de notre pays avec engagement et détermination dans une Côte d’Ivoire apaisée et ouverte à tous », a déclaré M. Alassane Ouattara, dans un discours.  

Le gouvernement a « repris le travail pour nos concitoyens et je sais que chacun de nous fera l’effort nécessaire pour retrouver le rythme qui a été le nôtre au cours de ces dernières années », a ajouté le président ivoirien. 

« Pendant les années qu’il a passé au gouvernement, Hamed a travaillé avec abnégation (pour) la consolidation de la paix, du dialogue politique, de la sécurité ainsi que de l’amélioration des conditions de vie de nos concitoyens », a-t-il témoigné.  

Pour M. Ouattara « Hamed était un fils » ainsi que pour la Première dame. Il perd un proche collaborateur et un grand serviteur de l’Etat. Souffrant, il s’est rendu en France le 18 février, mais sa santé se dégradant, il sera évacué à Fribourg, en Allemagne, où il succombera d’un cancer le 10 mars.

L’intérimaire du Premier ministre défunt, Patrick Achi, a dit prendre la parole avec une vive émotion à ce Conseil des ministres, qui intervient après l’inhumation tenue le vendredi 19 mars 2021 à Séguéla, dans le nord-Ouest du pays. 

« Nous savons combien la perte cruelle et brutale de votre proche, fidèle et loyale collaborateur, de votre fils, le Premier ministre Hamed Bakayoko vous afflige », a affirmé M. Patrick Achi, pour qui se souvenir de Hamed, c’est se souvenir de tous ses combats pour rétablir le pays et sa marche vers le progrès.

Il a assuré que les Ivoiriens sont avec le chef de l’exécutif dans cette douloureuse épreuve et « les membres du gouvernement entendent rester debout et déterminés » à poursuivre sur sa haute égide la grande oeuvre de construction du pays, ce qui serait le plus bel hommage à Hamed Bakayoko.  

Des témoignages émus ont été rendus au Premier ministre défunt Hamed Bakayoko (56 ans) à l’occasion de ses obsèques. M. Ouattara perd en moins de huit mois un autre fils politique, attachant, après le décès du Premier ministre précédent Amadou Gon Coulibaly.

La FAO rend un vibrant hommage au défunt PM ivoirien Hamed Bakayoko

L’équipe multidisciplinaire du Bureau sous-régional de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour l’Afrique de l’Ouest a rendu lundi un vibrant hommage au défunt Premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko, à l’ouverture de sa 12e réunion tenue en mode virtuel.

Les participants, ont lors d’un moment de recueillement, observé une minute de silence en hommage au défunt Premier ministre de la Côte d’Ivoire, Hamed Bakayoko décédé le 10 mars 2021 à Fribourg, en Allemagne, selon une note transmise à APA, mercredi.  

La session, pilotée par visioconférence depuis la Côte d’Ivoire, s’est ouverte en présence du ministre ivoirien de la Promotion de la riziculture, Gaoussou Touré, du ministre guinéen de l’Agriculture et de l’élevage, Roger Patrick Millimono. 

« Je remercie la FAO pour le choix de la Côte d’Ivoire comme pays hôte de la 12ème réunion de l’Équipe multidisciplinaire pour l’Afrique de l’Ouest qui a pour thème « Systèmes agroalimentaires résilients : reconstruire en mieux » », a déclaré le ministre ivoirien de la Promotion de la riziculture, Gaoussou Touré. 

« Cette réunion est l’occasion de renforcer la cohésion pour une collaboration accrue et permettra également d’assurer une planification conjointe et une responsabilité mutuelle dans la conduite des actions visant à mettre en place des systèmes alimentaires résilients et à reconstruire en mieux après la crise de la Covid-19 », a-t-il dit. 

Les travaux qui ont porté sur la construction des systèmes agroalimentaires résilients en Afrique de l’Ouest, interviennent dans un contexte où la pandémie de Covid-19 a impacté les sources de revenus et les moyens d’existence des populations rurales et urbaines. 

Le représentant de la FAO en Côte d’ivoire, Samy Gaiji, a tenu à mettre l’accent sur les opportunités, qui ont émergé depuis le début de cette crise sanitaire, pour transformer les systèmes alimentaires afin de mieux soutenir les populations.

Pour lui, c’est l’occasion pour le pays de déployer des valeurs pour repenser une économie moins extravertie et plus intégrée, tournée vers la transformation des produits locaux pour la satisfaction des besoins alimentaires, sanitaires, énergétiques et en équipement. 

Les échanges ont ressorti « la nécessité urgente de construire des systèmes agroalimentaires résilients face aux conflits, au changement climatique, aux ravageurs et aux maladies transfrontaliers ». 

Le Commissaire de la CEDEAO pour l’Agriculture, l’environnement et les ressources en eau, Sékou Sangaré, a souligné que « l’agriculture est un secteur stratégique pour lutter contre la pauvreté, créer de l’emploi et assurer l’approvisionnement des populations en denrées alimentaires ».

Le coordonnateur du Bureau sous-régional de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest, Gouantoueu Robert Guéï, a invité les participants à porter « un regard rétrospectif sur 2020, une année qui marquera l’humanité, par la pandémie de la Covid-19, mais aussi une année où la FAO a induit beaucoup de changements dans sa façon de travailler par de nouvelles orientations ». 

En Afrique de l’Ouest et au Sahel, près de 17 millions de personnes ont actuellement besoin d’une assistance alimentaire immédiate. Ce chiffre pourrait augmenter à près de 24 millions pendant la prochaine période de soudure qui interviendra entre juin et août 2021, si des mesures appropriées ne sont pas prises à temps.

Dans le cadre de la politique d’ouverture et de transparence entre l’Organisation et ses États Membres prônée par le Directeur général de la FAO, Qu Dongyu, plusieurs ministres et représentants permanents auprès de la FAO à Rome participent à cette réunion. 

En outre, les gouvernements, les institutions économiques sous-régionales, les partenaires techniques et financiers, la société civile et les représentations de la FAO des 15 pays membres de la CEDEAO contribuent à dresser le bilan des actions menées et définir les perspectives pour l’année 2021. 

La première réunion virtuelle de l’Équipe multidisciplinaire de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest qui s’est ouverte lundi et qui table sur la problématique de l’insécurité alimentaire, du ralentissement économique, du changement climatique, des conflits et de la pandémie de Covid-19, se déroule jusqu’à ce mercredi 24 mars 2021.

Augmentation de 12% du taux d’accès à l’électricité en Afrique

Vingt millions d’Africains ont été raccordés à l’électricité entre 2014 et 2018, soit plus du double de la hausse observée pour la période 2000-2013.Ainsi, le taux d’accès à l’électricité en Afrique est passé de 42% en 2015 à 54% en 2019 grâce, notamment, au soutien de la Banque africaine de développement (Bad). Celle-ci a financé des projets d’interconnexion entre ses pays membres africains (dits régionaux) et favorisé le recours aux énergies renouvelables.

« Avec l’appui de la banque, 291 MW de nouvelles capacités de production d’électricité ont été installées en 2019 dont 60% à partir de sources d’énergies renouvelables. Au cours de la même année, quelque 432 kilomètres de lignes de transport d’électricité et 435 kilomètres de lignes de distribution ont été réalisées sur le continent, ce qui a favorisé l’accès de près de 468 000 personnes à l’électricité en 2019 », rapporte un communiqué de presse reçu, ce mercredi à APA.

Il souligne que la Bad a exhorté ces dernières années ses pays membres africains à rationaliser leurs capacités de production et à partager leur surplus d’électricité afin d’améliorer les échanges énergétiques transfrontaliers, dont le taux n’est que de 8% sur le continent.

Entre 2014 et 2020, la banque a effectué des investissements importants dans les énergies renouvelables, notamment dans le parc éolien du Lac Turkana, au Kenya, le complexe solaire NOOR Ouarzazate au Maroc et le Programme solaire Burkina Faso 2025 dénommé « Yeleen ».

Mahamadou Issoufou dit « au revoir » à Ouattara avant son départ le 2 avril

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, a dit mardi « au revoir » à Alassane Ouattara à Abidjan, lors d’une audience à la présidence de la République, avant la passation des charges le 2 avril 2021 au nouveau président élu Mohamed Bazoum.

« Je voudrais cher frère te remercier. Il fallait que je vienne te voir en tant que président de la République du Niger pour te dire au revoir, parce que le 2 avril prochain, je vais passer le témoin à un nouveau président démocratiquement élu par le peuple nigérien », a déclaré M. Mahamadou Issoufou devant les caméras.  

Saisissant cette occasion, M. Mahamadou Issoufou a renouvelé toutes ses condoléances à la suite de la disparition du Premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko, le 10 mars dernier, tout en exprimant les condoléances de l’ensemble du peuple nigérien.

Il s’est réjoui de « la qualité des rapports » qu’il a eus au plan personnel et de la qualité de travail abattu ensemble pendant ces années avec le président ivoirien, ce qui a permis d’ailleurs de renforcer les relations bilatérales entre le Niger et la Côte d’Ivoire.  

« Ce que nous avons fait ensemble a permis d’enregistrer des progrès, aussi bien au niveau de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine), de la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) qu’à l’échelle du continent », a-t-il poursuivi. 

« J’ai noté également, la très forte solidarité de la Côte d’Ivoire, dans la lutte contre le terrorisme qui menace le Sahel et le bassin du lac Tchad », a dit le président Mahamadou Issoufou, qui a « apprécié le soutien financier de la Côte d’Ivoire, surtout pour le financement du contingent tchadien qui a permis d’intensifier la lutte contre le terrorisme ». 

« La solidarité des pays amis est très importante. Je voudrais renouveler mes remerciements pour la qualité des relations que nous avons eues entre le Niger et la Côte d’Ivoire. Nous allons continuer à travailler ensemble pour le bonheur de nos populations », a-t-il ajouté.

Le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, s’est réjoui de cette visite, tout en assurant que son pays est disposé à soutenir les efforts du G5 Sahel dans l’élan de la lutte contre le terrorisme qui enregistre un regain ces derniers jours. 

M. Ouattara a évoqué le ralentissement des économies de la région à la suite de la pandémie de Covid-19, tout en laissant entendre que « nous sommes en roue libre pour l’Éco (la monnaie commune de la Cedeao) » après cette crise sanitaire.  

Mohamed Bazoum succède, le 2 avril 2021, à Mahamadou Issoufou qui achève son second mandat quinquennal à la tête du pays. Le Cour constitutionnelle nigérienne a confirmé le 21 mars son élection à la présidentielle du 21 février.  

Côte d’Ivoire: un accident de la circulation fait trois morts sur l’autoroute du nord

Une collision entre deux camions de transport de marchandises diverses sur l’autoroute du nord voie sud PK 13, a fait sept victimes dont trois décès certains mardi aux environs de 03h43 mn ( heure locale et GMT), a appris APA auprès du Groupement des sapeurs pompiers militaires ( GSPM).

Dans une note d’information, les pompiers ont précisé que les quatre blessés de cet accident ont été évacués à l’hôpital Saint Jean Baptiste de Bodo, sur l’autoroute du Nord. 

Selon le gouvernement ivoirien, la surcharge, l’état des routes et l’imprudence des conducteurs sont généralement à l’origine de 94% des accidents de la route qui surviennent en Côte d’Ivoire. 

 L’année 2020 s’est achevée dans le pays avec un total de 31 361 interventions des sapeurs-pompiers qui ont recensé 32 234 victimes dont 1097 décès.