Présidentielle 2020 : Alassane Ouattara dépose son dossier de candidature

Après son investiture, le samedi 22 août 2020, au stade Félix Houphouët, le Président Alassane Ouattara a déposé son dossier de candidature ce lundi 24 août 2020.

En effet, c’est au siège de la Commission Electorale indépendante que ce dernier a déposé son dossier ce matin. Pour l’occasion, des membres du gouvernement et le Directeur exécutif du RHDP, Adama Bictogo y étaient présents.

Par ailleurs, notons que celui-ci a été investi comme candidat aux élections du RHDP le samedi 22 août 2020. Alassane Ouattara devra porter les couleurs de son parti pour la présidentielle d’octobre 2020. « J’assume la lourde décision d’être le candidat de notre grand parti, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) ».  A-t-il déclarer dans discours d’investiture.

Cependant, rappelons cette candidature de M. Ouattara est contestée par l’opposition et la société civile. De ce fait, des manifestations parfois violentes ont eu lieu dans certaines localités du pays particulièrement à Divo et Bonoua ces derniers jours.

Il faudrait souligner que le chef de l’Etat a annoncé sa candidature le 06 août 2020. Notamment, lors de son adresse à la nation.

La campagne officielle pour la présidentielle du 31 octobre 2020 démarre le 15 octobre prochain.

Election FIF : La FIFA annule la décision de suspension du processus électorale de la FIF

La Fédération internationale de football association (FIFA) a annulé la décision de la FIF quant à l’arrêt du processus électoral en cours pour l’élection du président de l’instance fédérale du football en Côte d’Ivoire.

En effet, cette décision a été donnée le vendredi 21 août 2020, par un courrier de la FIFA à la FIF. Selon la fédération internationale, le comité d’urgence n’est pas compétent pour suspendre le processus électoral de la FIF.

Pour ce faire, l’élection devra reprendre sans délai. Aussi, toutes les décisions devront être soumises au vote des membres de la Commission. Ces derniers signeront individuellement le procès-verbal de décision.

Par ailleurs, suite au courrier de la FIFA, la FIF organisera au plus vite les élections à la présidence de la FIF. Et ce en prenant acte des recommandations de la FIFA et du Comité exécutif de la FIF.

À en croire la FIF, la Commission électorale se réunira le mardi 25 août 2020 à 10h. Celle-ci devra approuver toute décision nécessaire par un vote. Conformément, aux dispositions pertinentes du code électoral et en particulier de ses articles 7 et 8.

Cependant, en raison des changements, le Comité d’urgence de la FIF a décidé d’annuler l’assemblée générale du  29 août 2020. Rappelons que celle-ci devait se dérouler en session extraordinaire. Mais en lieu et place, elle convoquera une réunion d’information et de concertation des membres actifs de la FIF. Notamment,  sur le déroulement du processus électoral et des incidents survenus.

La FIF prend acte de la recommandation de la FIFA et annonce une réunion de la Commission électorale mardi

La Fédération ivoirienne de football (FIF) affirme prendre acte de la recommandation de la FIFA de maintenir la Commission électorale en vue de l’élection du président de l’organisation, et annonce une réunion de ladite Commission mardi pour entériner toute décision nécessaire.A la suite de l’examen du courrier de la FIFA, la FIF « prend acte des recommandations qui vont dans le sens de la volonté commune de la FIFA et du Comité exécutif de la FIF d’organiser au plus vite les élections à la présidence de la FIF », indique une note d’un Comité d’urgence du Comité exécutif de la FIF consultée par APA.

Selon la FIF, « la Commission électorale, informée de cette recommandation, se réunira le mardi 25 août 2020 à 10h (GMT, locale) afin d’entériner toute décision nécessaire par un vote, conformément aux dispositions pertinentes du code électoral et en particulier de ses articles 7 et 8 ».

Dans un courrier adressé à la FIF, la FIFA recommande « le maintien de la Commission électorale et la reprise des travaux de celle-ci en indiquant que toutes les décisions à prendre doivent être soumises au vote des membres de la Commission qui doivent individuellement signer le procès-verbal de décision ».

Vue cette nouvelle donne, le Comité d’urgence de la FIF a décidé de l’annulation de l’assemblée générale devant se réunir en session extraordinaire le 29 août 2020, et en lieu et place, de convoquer une réunion d’information et de concertation des membres actifs de la FIF sur le déroulement du processus électoral et des incidents survenus.

La FIF annonce « l’envoi à la FIFA d’un courrier réponse au sien pour lui faire part des observations de la FIF sur l’analyse qu’elle fait de la situation et de son interprétation des textes de la FIF ». Le Comité exécutif de l’organisation se réunit à cet effet, mercredi.  

A la suite d’un blocage du processus électoral, la FIF avait décidé de mettre en place une autre Commission électorale. L’ex-international ivoirien de football,  Didier Drogba, est d’ailleurs candidat à l’élection du président de la FIF aux côtés de trois autres candidats. Il s’agit de MM. Idriss Diallo, Sory Diabaté et Paul Koffi Kouadio.

La date limite de règlement des factures CIE de mars et mai reportée au 26 août 2020

La Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE) annonce le report de la date limite de règlement des factures des mois de mars et mai 2020 jusqu’au 26 août 2020, dans le cadre des mesures sociales prises par l’Etat pour soutenir les ménages et les entreprises face à la pandémie de la Covid-19.Pour « éviter toute coupure faisant suite à un impayé (des factures d’électricité des mois de mars et mai), nous rappelons aux clients qu’ils doivent se rendre en agence au plus tard le 26 août 2020 pour effectuer un règlement partiel ou négocier un échéancier de paiement sur lequel ils s’engageront », indique un communiqué transmis à APA.   

Les pénalités pour impayés des factures des mois de mars et mai 2020 avaient été suspendues jusqu’au 10 août 2020. Cet autre report donne un délai supplémentaire aux ménages et aux entreprises pour s’acquitter de cette charge. 

Quant à la date limite de règlement de la facture du mois de juillet 2020, elle, est fixée au 14 septembre 2020. La compagnie, en charge de la distribution de l’énergie électrique en Côte d’Ivoire, avait déjà dans le cadre d’une mesure exceptionnelle fixé le délai de paiement au 10 septembre 2020. 

Dans l’optique d’accompagner les clients dans le règlement de leurs factures d’électricité face à la Covid-19, dans le cadre des actions sociales du gouvernement, des mesures complémentaires avaient été mises en place aussi bien pour les ménages que pour les entreprises (professionnels BT).  

Le Mali suspend l’exportation du bétail vers les pays de la CEDEAO

Le président de la filière bétail viande du Mali, l’honorable Aboubacar Ba, a annoncé dans une décision parvenue dimanche à APA, la suspension de l’exportation du bétail malien vers les pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest ( CEDEAO) en réaction à l’embargo de cette institution sur le Mali.« A tous les présidents des unions régionales de la filière bétail viande du Mali, le président de la filière bétail viande, l’honorable Aboubacar Ba  vous engage à prendre toutes les dispositions pour empêcher tout chargement, tout convoyage du bétail en direction des pays de la CEDEAO», ordonne la décision. 

Poursuivant, M. Ba a indiqué que les responsables des marchés à bétail de Fassou, Kayes, Kati, Fana, Nara, Niamana, Bougouni, Niena, Koury, Zegoua, Koutiala, Boussin, Yolo, Fatinè, Niono, Ségou,  Konombougou, Kona, Fatoma, Djenné et Sofara prendront toutes les dispositions pour empêcher tous les commerçants de bétails ressortissants des pays membres de la CEDEAO de venir s’approvisionner sur leur marché. 

« Il est aussi demandé aux services techniques des ministères de l’élevage et du commerce de ne délivrer aucun certificat d’exportation de bétail jusqu’à la levée de l’embargo sur notre pays », a conclu la décision. 

Jeudi dernier, les  chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO réunis en sommet extraordinaire par visioconférence, ont demandé le rétablissement du président Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK), renversé par des militaires putschistes. 

« Nous décidons de la fermeture de toutes les frontières terrestres, aériennes ainsi que l’arrêt des flux et transactions économiques, commerciales, financières entre les pays membres de la CEDEAO et le Mali, à l’exception des denrées de première nécessité, l’électricité et le carburant et demandons à tous les partenaires de faire de même», a également fait savoir à l’issue de ce conclave, Mahamadou Issoufou, le président du Niger et président en exercice de cette institution. 

Election du président de la FIF: la FIFA s’oppose à la recomposition de la Commission électorale

La Fédération internationale de football association (FIFA) l’instance internationale de football, a estimé dans un courrier adressé à la Fédération ivoirienne de football (FIF) avec ampliation à la Confédération africaine de football (CAF) que l’Assemblée générale extraordinaire (AGE) convoquée par le bureau exécutif sortant de la FIF « n’est pas compétente » pour recomposer la Commission électorale mise en place pour l’élection à la présidence de cette instance nationale du football. La FIFA soutient  que le Comité d’urgence mis en place par le bureau exécutif sortant, « n’est pas compétent pour suspendre le processus électoral de la FIF. Que ce dernier est donc toujours en place et qu’il doit reprendre sans délai».

« (…) A la lumière de ce qui précède, l’AGE prévue le 29 août 2020 ne serait donc pas compétente pour élire de nouveaux membres de la Commission électorale… La FIFA estime que le Comité d’urgence n’est pas compétent pour suspendre le processus électoral de la FIF, que ce dernier est toujours en place et qu’il doit reprendre sans délai », a tranché la FIFA dans ce communiqué se fondant sur l’article 4 alinéa 3 du code électoral de la FIF, l’article 100 des statuts de la FIF et l’article 42 alinéa 8 des statuts de la FIF.

 « Après analyse minutieuse des documents que vous nous avez envoyés nous estimons que l’article 100 des statuts de la FIF n’est pas applicable au cas d’espèce étant donné que nous ne sommes pas en présence d’un cas non prévu par les statuts ou d’un cas typique de force majeure», a indiqué auparavant la FIFA dans ce courrier adressé à Jean-Baptiste Sam Etiassé, le secrétaire général de la Commission électorale et directeur exécutif de la FIF.

« La FIFA est d’avis que la Commission électorale devrait se réunir le plus tôt afin d’entériner toute décision nécessaire pour un vote conformément aux dispositions pertinentes du code électoral et en particulier en ses articles 7 et 8. Afin d’éviter tout malentendu et confirmer la validité du vote, nous vous recommandons de faire signer le procès-verbal par tous les membres de la Commission électorale ayant pris part à la réunion concernant la décision en question», a proposé la FIFA.

Le 12 août dernier, le Comité exécutif sortant de la Fédération ivoirienne de football ( FIF) présidé par Augustin Sidy Diallo a suspendu le processus électoral qui devait aboutir à l’élection du nouveau président de cette institution et a convoqué une assemblée générale extraordinaire prévue le 29 août prochain estimant avoir remarqué des « violations graves et répétées du code électoral ».

Cette assemblée générale extraordinaire, vise notamment à recomposer la Commission électorale et poursuivre le processus électoral qui est bloqué.

Cette décision du comité exécutif de la FIF de suspendre le processus électoral est intervenu après les divergences entre les membres de la Commission électorale de la FIF  sur l’éligibilité des candidats à cette élection.

Quatre candidats ont déposé leur dossier de candidature pour l’élection à la présidence de la FIF qui devrait se tenir le 05 septembre prochain. Il s’agit de MM. Idriss Diallo, Sory Diabaté, Didier Drogba et Paul Koffi Kouadio.

Le Pdci se réjouit d’une « forte mobilisation » pour la candidature de Bédié

Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci, ex-allié au pouvoir) se réjouit d’une « forte mobilisation » pour la candidature de son président, Henri Konan Bédié, à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020, à un peu plus d’une semaine de la fin du dépôt des candidatures, selon une note de la direction de la formation politique transmise samedi à APA.« La direction du Pdci se réjouit de cette forte mobilisation des Ivoiriens pour la candidature du Président Aimé Henri Konan Bédié », indique une note du parti signée du secrétaire exécutif en chef, Kakou Guikahué.  

Dans cette note, le parti « remercie » les militants qui ont « spontanément » accepté de parrainer la candidature de M. Bédié « dans les 31 régions de Côte d’Ivoire et dans les districts d’Abidjan et de Yamoussoukro ».

Le parrainage électoral est une caution donnée par des élus ou par des citoyens à un candidat à l’élection présidentielle afin de lui permettre d’être candidat. Cette caution est notamment matérialisée par une signature de l’électeur. 

Selon le Code électoral, le candidat doit avoir 1% de l’électorat local dans chacune des 17 régions du pays.   Le parrainage citoyen qui prend fin le 31 août 2020, est une condition d’éligibilité à l’élection présidentielle ivoirienne du 31 octobre 2020. 

L’élection présidentielle du 31 octobre 2020 s’annonce épique. Le président Alassane Ouattara, après le décès de son dauphin, Gon Coulibaly, a décidé de se porter candidat pour répondre à l’appel du peuple ivoirien. 

M. Ouattara a annoncé samedi, lors de son investiture par son parti le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) à Abidjan, avoir obtenu 1 million de parrainages pour l’élection présidentielle du 31 octobre 2020. 

Sa candidature est contestée par l’opposition qui estime que la Constitution ne lui permet pas de se présenter à nouveau après son mandat en 2010 et 2015. De son côté, le Rhdp soutient qu’il s’agit de son premier mandat de la 3e République selon la loi fondamentale qui remet le compteur à zéro. 

Depuis le 13 octobre 2020, l’on enregistre une vague de protestations dans le pays, de personnes se réclamant notamment de l’opposition. Les heurts ont déjà fait six morts, mais les manifestants ne débordent pas cependant.

Vendredi, des femmes proches de l’opposition ont battu le pavé à travers le pays. Suite à cela, des Groupements et partis politiques de l’opposition ivoirienne (CDRP,EDS, GPS, LIDER et URD), ont dans une déclaration dénoncé « une répression de la part des forces de l’ordre ».

La plateforme de l’opposition évoque des arrestations et des « détentions arbitraires, empêchant certaines de ces braves femmes, éprises de justice  (…) d’exprimer publiquement à la face du monde leur farouche opposition à toute candidature pour la troisième fois du président » Ouattara. 

M. Ouattara a annoncé le dépôt de sa candidature la semaine prochaine. Selon M. Mamadou Touré, un porte-parole du Rhdp, le parti présidentiel, le chef de l’Etat sortant déposera son dossier de candidature « très probablement lundi ».

Covid-19: 64 nouveaux cas enregistrés portant à 2 155 cas actifs en Côte d’Ivoire

Avec 64 nouveaux cas de la Covid-19 et un décès enregistrés le 22 août 2020 en Côte d’Ivoire, le pays compte 17 374 cas confirmés dont 15 106 personnes guéries, 113 décès et 2 155 cas actifs, selon le ministère de la Santé et de l’hygiène publique.Ce samedi 22 août 2020, 64 nouveaux cas de la Covid-19 ont été enregistrés sur 1 101 échantillons prélevés soit 5,8 % de cas positifs, 286 guéris et un décès, notamment une patiente de 65 ans décédée dans un établissement sanitaire public, indique le bilan journalier du ministère de la Santé et de l’hygiène publique. 

« A la date du 22 août, la Côte d’Ivoire compte donc 17 374 cas confirmés dont 15 106 personnes guéries, 113 décès et 2 155 cas actifs », précise le texte du ministère de la Santé et de l’hygiène publique qui souligne que « le nombre total d’échantillons est de 119 166 ». 

La Côte d’Ivoire connaît,  en ce mois d’août, une baisse significative du taux de positivité de la Covid-19 et une augmentation appréciable du nombre total de personnes déclarées guéries ainsi qu’un fléchissement du nombre cas actifs.  

Ces résultats sont, entre autre, consécutifs au reflet de la qualité de la prise en charge sanitaire, mais surtout dus aux campagnes de sensibilisation et aux mesures barrières édictées par le Conseil national de sécurité (CNS), présidé par le chef de l’Etat, Alassane Ouattara.  

Manifestations anti-3è mandat: « L’opposition a peur parce qu’elle ne peut pas gagner contre moi» (Ouattara)

L’opposition ivoirienne qui proteste depuis quelques semaines à travers des manifestations de rue contre la décision du président ivoirien Alassane Ouattara de se porter candidat à la présidentielle du 31 octobre prochain, « a peur parce qu’elle ne peut pas gagner» l’élection présidentielle, a estimé samedi à Abidjan, le chef de l’exécutif ivoirien.« (…) Qu’ils  (les opposants) arrêtent la violence. Ils ont peur parce qu’ils savent qu’ils ne peuvent pas gagner contre moi», a soutenu M. Ouattara qui s’exprimait lors de son investiture en qualité de candidat du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix ( RHDP, pouvoir) à la présidentielle du 31 octobre prochain.

Poursuivant, il a appelé les militants du parti présidentiel, «à ne pas céder à la provocation». Selon lui, le RHDP « est le seul parti, depuis le décès de Félix Houphouët-Boigny ( 1er président ivoirien) qui a un bilan qu’il peut présenter aux ivoiriens ».

Dans la foulée, M. Ouattara a annoncé qu’il a déjà obtenu un million de parrainages là où la loi exigeait seulement entre 35 et 75 000 électeurs.

« Grâce à votre soutien, nous avons obtenu le parrainage nécessaire qui est de 1% des électeurs des 17 régions. Mais grâce à vous, votre candidat Alassane Ouattara a obtenu un million de parrainages», s’est félicité M. Ouattara.

 La Côte d’Ivoire est en proie à des violences politiques à quelques mois de l’élection présidentielle du 31 octobre prochain. L’opposition ivoirienne dénonce la candidature du président sortant Alassane Ouattara à cette élection, estimant que c’est un troisième mandat « anticonstitutionnelle»  alors que les parti de celui-ci soutient qu’il s’agit de son premier mandat de la troisième République.

Présidentielle ivoirienne : la section du RHDP-Sénégal appelle l’opposition au calme

L’opposition ivoirienne doit savoir raison garder et cesser les manifestations contre le 3e mandat du président Alassane Ouattara, a invité, samedi à Dakar, la section sénégalaise du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, au pouvoir).« La Côte d’Ivoire est un pays de droit et de démocrates. Nous avons recherché la paix pendant longtemps. Aujourd’hui, cette paix est une réalité. Nous ne voulons plus de morts comme lors de la crise post-électorale 2010. C’est pourquoi, même si les manifestations sont autorisées par la Constitution, l’opposition doit savoir raison garder et s’inscrire dans la paix, ne pas s’en prendre aux biens d’autrui et ne pas empêcher aux personnes de vaguer à leurs activités », a dit Assane Koné, Délégué-adjoint du RHDP au Sénégal.

Il s’adressait à la presse au cours d’une conférence dans le cadre de l’investiture, le même jour à Abidjan, du président Alassane Ouattara comme candidat du RHDP à la présidentielle du 31 octobre 2020.

Selon M. Koné, les arguments de l’opposition selon lesquels le président Ouattara n’a pas droit à un 3e mandat ne tiennent pas la route car, « ce mandat-ci, c’est le premier mandat de la 3e République ».

« C’est pourquoi, nous faisons confiance au Conseil constitutionnel, seul habileté à valider les candidatures. Pour le reste, nous continuons notre campagne en perspectives du 31 octobre 2020 », a conclu Assane Koné.

Le RHDP investit Ouattara pour la présidentielle ivoirienne dans une liesse populaire

Par dizaines de milliers, militants et sympathisants du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, au pouvoir) ont pris d’assaut samedi les gradins du stade Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan pour l’investiture d’Alassane Ouattara à l’élection présidentielle ivoirienne du 31 octobre 2020.Déjà à 9h GMT (locale), le stade Felix Houphouët-Boigny d’Abidjan,  le plus grand du pays, était bondé de monde. Une heure après, M. Ouattara,  coiffé d’un chapeau melon, apparaît au stade sous des salves d’applaudissements.

Visiblement enthousiaste d’une mobilisation remarquable, le chef de l’Etat, debout dans un véhicule de type 4×4, a levé le pouce, après un tour de terrain. « Votre mobilisation me conforte dans ma décision d’être votre candidat à l’élection présidentielle du 31 octobre », a dit Ouattara dans un discours.  

À cette investiture, Mme Dominique Ouattara était aux côtés de son époux, arborant un pagne vert à l’effigie des symboles et logos du RHDP. Pour la circonstance, le Plateau, le centre des  Affaires d’Abidjan était sous une très haute surveillance sécuritaire.

Henriette Dagri Diabaté, la grande chancelière, un pilier du RHDP, a procédé à l’investiture de M. Ouattara. Autour du stade, l’on pouvait voir des militants en joie tenant une banderole sur laquelle l’on pouvait lire « on ne change pas une équipe qui travaille, développe et gagne ».

L’éligibilité de M. Ouattara alimente l’actualité. Alors que le RHDP soutient qu’il s’agit de son premier mandat de la 3e République au regard des textes de la Constitution de 2016, l’opposition estime que après ce deuxième mandat, il ne peut faire un troisième mandat en raison de la continuité législative.

L’opposition, selon M. Ouattara a une lecture « erronée » de la Constitution et « oublie » que c’est lui qui a rédigé cette Constitution qui donne d’ailleurs aux ex-présidents Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié la possibilité de se présenter à l’élection présidentielle, aujourd’hui.

« Rien ne m’empêche d’être candidat », a lancé M. Ouattara, qui estime que l’opposition à « peur », demandant qu’elle arrête d’appeler les populations à manifester dans la rue, mais de se préparer à aller aux urnes.

Pour le chef de l’Etat sortant, c’est une « irresponsabilité » d’appeler à des manifestations et « la violence ne passera pas ». Car, « Il faut que certains comprennent qu’en Côte d’Ivoire, le temps des coups d’Etat est passé ».

M. Ouattara a annoncé avoir obtenu 1 million de parrainages pour l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 et prévoit déposer sa candidature la semaine prochaine à la Commission électorale indépendante (CEI). Selon M. Mamadou Touré, un cadre du RHDP, cette candidature sera « très probablement « déposée) lundi » avant 12h GMT.

Interrogé au terme de l’investiture de M. Ouattara, le ministre ivoirien des Transports, Amadou Koné, lui, a souhaité que le débat démocratique se fasse afin que le pays se développe dans la stabilité et la quiétude.

Gabriel Diemeléou, un autre cadre, s’est réjoui de cette liesse populaire et ces Ivoiriens qui sont sortis pour prendre part à cette investiture, croyant « qu’ il n’y a pas de doute, Alassane Ouattara est le meilleur candidat qui va assurer une victoire éclatante » et faire « un coup KO ». 

Présidentielle ivoirienne : Ouattara déposera son dossier de candidature à la CEI la «semaine prochaine »

Le président ivoirien Alassane Ouattara qui a été investi samedi à Abidjan devant des milliers de ses partisans comme candidat du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix ( RHDP, parti au pouvoir) à la présidentielle du 31 octobre prochain, déposera son dossier de candidature à la Commission électorale indépendante (CEI, organe électoral) la semaine prochaine. L’information a été donnée par M. Ouattara lui-même dans un discours à l’occasion de son investiture par son parti au stade Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan. « (…) J’irai déposer mon dossier de candidature la semaine prochaine. Par la grâce de Dieu, je suis confiant que nous gagnerons», a dit le président ivoirien.

 Auparavant, il a expliqué longuement la légalité de sa candidature qui est contestée par une partie de l’opposition ivoirienne. « Il n’y a pas de rétroactivité  étant dans la troisième République et rien ne m’empêche d’être candidat», a estimé M. Ouattara.

 Selon lui, s’il n’y avait pas eu la constitution de la 3è République, ni lui, ni MM. Bédié et Gbagbo n’aurait pu être candidat. De l’avis de M. Ouattara, ses adversaires politiques « ont peur parce qu’ils savent qu’ils ne peuvent pas gagner contre moi». « Allons-y aux urnes et laissons les ivoiriens décider. On n’a pas besoin  d’instrumentaliser les jeunes», a-t-il indiqué déplorant les violentes manifestations de rue contre sa candidature.

 « La violence ne passera pas. Il faut que certains comprennent qu’en Côte d’Ivoire, le temps des coups d’état  est passé. Le temps d’accéder au pouvoir par accident est passé. Ceux qui voudront s’engager dans la violence auront de nos nouvelles», a prévenu M. Ouattara.

 « Nous au RHDP, nous sommes confiants. Nous savons que nous allons gagner un coup KO. Notre bilan parle pour nous», a poursuivi le candidat du RHDP appelant ses militants à « ne pas céder à la provocation ». 

Depuis le 06 août dernier où le président  ivoirien Alassane Ouattara a  annoncé sa candidature à la présidentielle du 31 octobre prochain, des voix s’élèvent au sein de l’opposition pour dénoncer cette décision qu’elle juge « anticonstitutionnelle ».

Manifestations contre «3e mandat Ouattara»: la militante de la société civile Pulchérie Gbalet inculpée pour appel à l’insurrection

La présidente de l’ONG Alternative citoyenne ivoirienne (ACI), Pulchérie Gbalet, arrêtée à la suite des manifestations éclatées du jeudi 13 août 2020 en Côte d’Ivoire contre «un troisième mandat» de Alassane Ouattara à la présidentielle du 31 octobre 2020, a été inculpée pour appel à l’insurrection, selon le procureur adjoint de la République, Yeo Abel Nangbele.« Depuis mardi, elle a été inculpée régulièrement (…) pour destruction volontaire de biens publics, convocation à un attroupement, participation à un mouvement insurrectionnel et atteinte à l’ordre public », a dit vendredi le procureur adjoint de la République, Yeo Abel, lors d’une conférence de presse.

Après avoir donné son mot d’ordre, dira-t-il, Mme Pulchérie Gbalet,  qui s’était réfugiée dans un hôtel à Yopougon, dans l’Ouest d’Abidjan, où elle a été interpellée avant d’être conduite à la préfecture de police pour enquête, a été auditionnée devant deux avocats qu’elle a elle-même désigné. 

Ensuite elle a été conduite au parquet qui a ouvert l’information judiciaire à son encontre. Là, la militante de la société civile a été entendue par le doyen des juges d’instruction, puis inculpée pour les manifestations éclatées à travers le pays, des faits qu’«elle ne conteste pas ».

Sous le couvert d’une association dite de la société civile, elle a « de façon répétitive appelé les Ivoiriens à envahir les rues de façon illimitée », a fait observer M. Yeo Abel,  évoquant un « triste bilan de cet appel » qui a occasionné des bus caillassés et brûlés.

Les manifestations ont également entraîné des « blessures commises sur les agents de forces de l’ordre, notamment à Bonoua (Sud-est) où le commissaire de police a été lynché et le commissariat mis à sac, pillé et incendié », a-t-il poursuivi.

Selon le gouvernement, les événements ont fait « six décès, 173 blessés, environ 1500 déplacés internes et 69 personnes interpellées ». Le procureur adjoint de la République a souligné que des enquêtes se poursuivent pour situer les responsabilités.

Il a annoncé que suite à des « propos graves », le parquet d’Abidjan a saisi la Cour de cassation le 17 août 2020 à l’effet d’autoriser des poursuites judiciaires à l’encontre de l’ex-ministre ivoirien Anaky Kobenan.   

L’ex-ministre ivoirien affirmait notamment le 12 août 2020 que « la Côte d’Ivoire depuis le 7 août 2020 n’attend plus des élections, et ce n’est pas ce à quoi elle se prépare ». Des propos qui pour le Parquet sont susceptibles de créer des troubles graves à l’ordre public.

M. Anaky Kobenan a déclaré en outre « la Côte d’Ivoire doit d’abord écarter et retirer du palais présidentiel par toutes voies possibles, cette personne désormais inconnue et fort mal venue qui a pris aux Ivoiriens leurs pays pour en faire son royaume ou son empire ».  

Poursuivant, le procureur adjoint de la République a indiqué que le commandant Fofana Abdoulaye, aide de camp de Guillaume Soro, qui « suite à sa radiation des effectifs des forces armées de Côte d’Ivoire,  n’a de cesse d’appeler à la désobéissance et à l’insurrection populaire ».

Le magistrat a rappelé que les auteurs de ces publications contraires à la loi sur les réseaux sociaux, reproduisent par des personnes et les administrateurs des forums de discussions sont « passibles de peines allant de un an à dix ans d’emprisonnement ».

Il a, à la suite d’une question d’un journaliste faisant était d’un rapport de Amnesty International, évoquant des attaques contre les marcheurs dont les images sont sur la toile, martelé que l’ONG «fait des allégations », mais « Il ne suffit pas d’alléguée pour être crû; il faut en apporter la preuve ». 

Le vendredi 21 août 2020, des femmes se réclamant de l’opposition ont manifesté, pour selon elles, protester contre un « troisième mandat » de M. Ouattara. Alors que le camp présidentiel soutient que la Constitution de 2016 remet le compteur à zéro, l’opposition brandit la continuité législative.  

Côte d’Ivoire: 67 personnes interpellées à Abidjan après des manifestations de l’opposition

Quelque soixante-sept personnes dont vingt-sept femmes ont été interpellées vendredi à Abidjan après des manifestations des femmes de l’opposition ivoirienne qui ont violé la décision de suspension des manifestations sur les voies publiques prise par le gouvernement ivoirien, a appris APA sur place dans la capitale économique ivoirienne.Des femmes de l’opposition ivoirienne conduite par Marie-Odette Lorougnon, une ancienne députée issue du Front populaire ivoirien (FPI, parti de Gbagbo), qui avaient appelé à une « marche pacifique» pour dénoncer la candidature du président ivoirien Alassane Ouattara à la présidentielle d’octobre prochain, ont été empêchées par les forces de sécurité ivoirienne.

Tôt dans la matinée de ce vendredi, la police ivoirienne a dressé un dispositif dissuasif à Cocody, un quartier huppé dans l’Est d’Abidjan où devait débuté la marche pour s’achever au siège de la Commission électorale indépendante (CEI, organe électoral) dans le même quartier.

Plusieurs manifestantes, qui ont voulu exécuter ce mot d’ordre politique ont ainsi été arrêtées par la police. En application de ce mot d’ordre des femmes de l’opposition ivoirienne, des manifestations ont été également signalées dans plusieurs autres villes du pays dont Bonoua et Abengourou. 

Mercredi dernier, le gouvernement ivoirien a décidé en Conseil des ministres,  de la suspension des manifestations sur la voie publique, autorisant seulement les rassemblements dans les enceintes closes jusqu’au 15 septembre 2020.

Présidentielle ivoirienne : «La candidature d’Alassane Ouattara est légale», estime le gouvernement

La candidature du président ivoirien Alassane Ouattara à la présidentielle d’octobre prochain est « légale et conforme au principe fondamental de non-rétroactivité des lois», a estimé vendredi Sidi Tiémoko Touré, le porte-parole du gouvernement ivoirien dans un communiqué. « (…) Il me plaît également d’indiquer que conformément à la nouvelle constitution du 08 novembre 2016 instaurant la IIIe République, dont le peuple souverain s’est librement doté, cette candidature est légale et conforme au principe fondamental de la non-rétroactivité des lois », a soutenu M. Touré dans ce communiqué.

Selon lui, l’article 183 de la constitution relative à la continuité législative brandit par l’opposition ivoirienne comme étant la disposition qui devrait empêcher la candidature de M. Ouattara,  concerne l’ensemble des textes de loi en vigueur dans notre pays et non l’ensemble des dispositions de l’ancienne constitution.

« Elle concerne donc l’ensemble des textes de loi en vigueur dans notre pays et non l’ensemble des dispositions de l’ancienne constitution. Il est bon de préciser qu’en aucun moment cet article ne mentionne que les dispositions de la précédente Constitution qui venait d’être abrogée sont reconduites », a affirmé M. Touré qui est également le ministre de la Communication et des médias.

L’article 183 de la constitution ivoirienne relative à la continuité législative prévoit que: « la législation actuellement en vigueur en Côte d’Ivoire reste applicable, sauf l’intervention de textes nouveaux, en ce qu’elle n’a rien de contraire à la présente Constitution ».

« En tout état de cause, notre pays dispose, aujourd’hui, d’Institutions fortes, modernes et indépendantes. En la matière, il reviendra au Conseil Constitutionnel de trancher définitivement sur cette question, ainsi que celles relatives à toutes les autres candidatures déclarées », a conclu le porte-parole de l’exécutif ivoirien.

Le 06 août dernier, dans une adresse solennelle à la nation à la veille du 60éme anniversaire de l’accession à l’indépendance de la Côte d’Ivoire, le président ivoirien Alassane Ouattara a reconsidéré sa position annonçant sa candidature à la présidentielle d’octobre prochain.

Depuis lors, cette candidature de M. Ouattara diversement interprétée ( un premier mandat de la troisième République selon le pouvoir et un troisième mandat selon l’opposition), est dénoncée par l’opposition qui organise de plus en plus des manifestations de rue dans le pays. La présidentielle ivoirienne est prévue le 31 octobre 2020.

Coton : le prix d’achat du kilogramme fixé à 300 FCFA

Au terme du Conseil des ministres, le mercredi 19 août 2020 à Abidjan, le porte-parole du gouvernement, Sidi Tiémoko Touré, a déclaré que le prix d’achat du kilogramme du coton pour la campagne 2020-2021 est fixé à 300 FCFA.

« Le Conseil a entériné le prix d’achat proposé au titre de la campagne 2020-2021, à savoir 300 FCFA/kg le coton-graine de 1er choix et 275 FCFA/kg le coton-graine de 2e choix », a déclaré Sidi Touré.

Selon le ministre Sidi Tiémoko Touré, la production nationale de coton-graine est de 490 423 tonnes. Soit une hausse de 4,5% par rapport aux 468 983 tonnes de la campagne 2018-2019. Par ailleurs, la superficie est également en hausse de 14%. Et ce, en passant de 392 364 hectares à 408 448 hectares.

Par ailleurs, à en croire l’accroissement de la production et le paiement de la totalité du coton a permis de maintenir la constante amélioration des revenus des producteurs Notamment, sur les quatre dernières campagnes cotonnières. Ainsi, le revenu des producteurs est passé de 87 milliards de FCFA, en 2016-2017 à 147 milliards de FCFA en 2019-2020.

Cependant, les bons résultats de la campagne en termes de production, permettent à la Côte d’Ivoire de maintenir sa position de 3e pays africain Précisément en tant que producteur de coton derrière le Bénin et le Mali.

Ismaël Isaac de retour sur la scène musicale avec un nouvel album

L’artiste reggaeman ivoirien Ismaël Isaac, est de retour sur la scène musicale avec la sortie d’un nouvel album.

Intitulé « Qui va nous sauver ? », l’album de 16 titres d’Ismaël est disponible depuis le jeudi 20 août 2020. À en croire certains médias, des camions podium sillonnent la capitale, en donnant les sons de cet opus.

Par ailleurs, notons que cet album semble évoquer les thèmes de la société ivoirienne. Tel que, la politique, la famille, le mariage, la socialisation et bien d’autres.

Cet album, « Qui va nous sauver ? » est un appel de paix en faveur des politiciens. À travers cette œuvre musicale, il invite la classe politique à préserver les biens économiques et culturels. Sans toutefois oublier les infrastructurels de la Côte d’ivoire.

Une sortie qui se fait à environ trois mis de la présidentielle, ce titre devra exhorter toutes les populations ivoiriennes à l’union et la paix.

Soulignons qu’Ismaël Isaac a lui-même arrangé son album. En outre, certains de ces titres, ont bénéficié de la collaboration d’autres artistes. Notamment, de John Yalley et Kady, sa fille.

Côte d’ivoire : un serpent distributeur d’argent retrouvé à Anono

À la rivera Anono, un des quartiers d’Abidjan la population a découvert dans la matinée du mercredi 19 Août 2020, sur un dépotoir d’ordures une valise contenant un gros serpent distributeur automatique d’argent.

Cela pourrait paraître absurde mais c’est une réalité. En effet, selon les dires des témoins, cette valise a été retrouvée par une femme, dans la chambre de son enfant. Cette dernière l’aurait retrouvée sous le lit de son fils. « ce matin je me suis réveillée comme d’accoutumée très tôt pour aller au travail alors je décide de remettre le déjeuner de mon fils qui a 22ans , c’est là que je vois une valise inhabituelle et très sale sous le lit de mon fils pendant qu’il dormait , alors sans l’ouvrir je l’ai portée jusqu’au dépotoir d’ordures et je l’ai balancée dans les ordures ». A-elle-expliqué.

Cependant, une fois réveillé, ce dernier s’aperçoit que la valise n’y est plus. Ce dernier panique automatiquement. « Ma maman m’a tué ! » Dit le fils. Il poursuit ces paroles tout en pleurant à chaudes larmes « ce que vous voyez est un Serpent Mystique de Richesse je l’ai reçu par un marabout du Mali avec mes amis brouteurs. Lorsque vous commandez le Pouvoir de ce serpent , il devient votre femme. Cela signifie que vous ne pourrez plus avoir d’autres femmes dehors. Plus encore, vous ne devrez plus avoir des rapports sexuels dehors avec une autre femme sinon ».

Par ailleurs, il a également donné des explications sur ce fameux serpent. « Ce serpent est matérialisé par une bague mystique. Je la porte sur mon doigt afin qu’il soit présent 24/24 dans ma vie. Aussi, je dois couché avec ce serpent 3 fois par Mois. Ce serpent ne prendra plaisir que si je verse mon sperme en lui. Ainsi, s’il est satisfait d’avoir fait l’amour avec moi je le remet dans la valise. Pour cela chaque jour il vomit une somme de 10.000.000 CFA. Mais, si une autre personne retrouve cette somme d’argent 10 minutes après ces billets se transforme en du papier ».

Toutefois, face à ce secret mystique découvert, quel sort subira ce jeune garçon ?

Côte d’ivoire : les femmes de l’opposition descendent dans les rues

Ce vendredi 21 août 2020, plusieurs femmes de l’opposition sont descendues dans les rues afin de protester contre un 3e mandat d’Alassane Ouattara.

Ces dernières ont répondu massivement à l’appel lancé par l’opposition pour montrer leur désaccord. En effet, rappelons que l’opposition ivoirienne demande au président Alassane Ouattara de retirer sa candidature pour les élections présidentielles.

Pour ce faire, des marches ont eu lieu dans certaines villes et des communes d’Abidjan pour emmener Ouattara à se retirer. Notons qu’en ce jour, ce sont les femmes de l’opposition qui ont décidé de se faire entendre.

À cet effet, ces dernières ont envahi les rues de Bonoua, Abengourou, Cocody et Yopougon. Armées de pancartes et de leurs voix, elles demandent fermement au président Alassane Ouattara de ne pas briguer un 3e mandat.

Si, certaines manifestations n’ont provoqué aucune émeute, d’autres auraient pris une autre tournure. De ce fait, notons que dans la commune de cocody, 10 femmes auraient été arrêtées pour avoir manifesté. AA Yopougon, la police aurait fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants dans les alentours du palais de la justice. Et ce, suite aux routes barricadées par la population.  Enfin, quant à Abengourou, des heurts entre police et manifestants auraient été observés.

Toutefois, il faudrait souligner que ces différentes marches que les voies publiques ont été suspendues. Elles ont été suspendues jusqu’au 5 septembre 2020, par le gouvernement ivoirien.  Néanmoins, elles sont autorisées dans les enceintes closes ou dans des espaces dédiés et sécurisés.

Rappelons également que la semaine dernière des manifestations ont eu lieu. Elles ont occasionné 06 décès et 173 blessés.

Une marche interdite des femmes de l’opposition contre la candidature de Ouattara étouffée par la police à Abidjan

Une marche des femmes de l’opposition ivoirienne contre la candidature du président ivoirien Alassane Ouattara à la présidentielle d’octobre prochain a été étouffée vendredi par la police à Abidjan avec l’interpellation de plusieurs manifestantes à quelques encablures de la Radiodiffusion télévision ivoirienne ( RTI, service public) dans l’Est de la capitale économique ivoirienne.Tôt dans la matinée de ce vendredi, des forces de défense et de sécurité ivoirienne ont érigé un dispositif impressionnant aux alentours de l’hôtel communal de Cocody (Est d’Abidjan), la zone où devrait débuter la marche jusqu’à la Commission électorale indépendante ( CEI, institution électorale) sise aux II-Plateaux.

 Quelques manifestantes qui ont voulu s’entêter à braver ce dispositif sécuritaire ont été interpellées par la police. Le gouvernement ivoirien a décidé mercredi dernier de la suspension des manifestations sur la voie publique, autorisant seulement les rassemblements dans les enceintes closes jusqu’au 15 septembre 2020.

« Tirant les conséquences du bilan humain et matériel des dernières manifestations politiques dans le pays et des risques d’ouverture de poches de conflits communautaires, le Conseil a décidé de la suspension des manifestations sur la voie publique », avait expliqué aux journalistes, Sidi Touré, porte-parole du gouvernement.

Malgré cette mesure de suspension des manifestations sur la voie publique, des femmes de l’opposition ivoirienne dont Odette Lorougnon, une ancienne députée issue du Front populaire ivoirien ( FPI, parti de Gbagbo) ont maintenu leur marche prévue ce vendredi pour protester contre la candidature de M. Ouattara à la présidentielle d’octobre prochain et contre le retrait du listing électoral de MM. Laurent Gbagbo, Guillaume Soro et Charles Blé Goudé.

Inauguration d’une unité de restauration collective des agents du Trésor ivoirien

Une unité de restauration collective des agents du Trésor ivoirien dénommée «Restautresor», a été inaugurée, jeudi, au Plateau, dans le centre des affaires d’Abidjan, a constaté APA sur place dans la capitale économique ivoirienne.Le Restautresor se veut un « restaurant d’entreprise », car il constitue « un ouvrage majeur de notre politique sociale inscrite dans l’axe 4 de notre Plan stratégique de développement », a dit le directeur général du Trésor et de la comptabilité publique, Jacques Konan Assahoré.

Il a été financé grâce à un « placement initiée par la Caisse de retraite complémentaire des agents du Trésor pour faire fructifier l’épargne de ses membres », a fait savoir M. Assahoré.

Cette Caisse de retraite complémentaire,  dira-t-il, est une mutuelle sociale par capitalisation dont les ressources primaires sont constituées essentiellement par les cotisations prélevées périodiquement sur tous les agents du Trésor public.

Toutefois, « ces cotisations sont acquises à l’agent du Trésor au moment de son départ à la retraite, sont majorées des intérêts ». De ce fait, dans l’intervalle, les ressources collectées sont fructifiées par un Comité d’investissement à travers des placements, des prises de participation ou des investissements directs.

Avec un tarif de base de 1500 F CFA, Restautresor est accessible à tous les agents du Trésor, de l’agent de conception jusqu’au cadre supérieur, répondant ainsi à la vocation d’un restaurant d’entreprise pour permettre à tout le personnel de se restaurer à moindre coût, a-t-il relevé.    

L’exploitation du restaurant est confiée à un restaurateur professionnel sélectionné par appel d’offre. Le montage financier, lui, a été conçu de sorte que le loyer mensuel versé par ce restaurateur serve à rembourser les fonds déboursés et à réaliser un retour sur investissement au profit de la Caisse.

Cet espace devrait permettre aux agents du Trésor principalement de se restaurer à l’avenir dans de meilleures conditions d’hygiène, « en cohérence avec le nouveau standing de notre administration acquis depuis l’obtention de la certification à la norme ISO 9001 version 2015 », a noté M. Assahoré.

Il s’est en outre dit « très heureux de l’aboutissement de ce projet dont les travaux ont été engagés depuis le 07 novembre 2018 ». Cette vision dès sa prise de fonction à la tête du Trésor ivoirien vise, selon lui, le bien-être social du personnel qui a été toujours sa priorité.

Dans ce cadre s’inscrivent, entre autre, le renforcement de l’Assurance Mutuelle des agents du Trésor public de Côte d’Ivoire (AMAT-CI) dont l’objectif est d’assurer une prise en charge sanitaire des agents du Trésor.

Il envisage également « la restructuration et l’alignement du Fonds de solidarité des agents du Trésor de Côte d’Ivoire (FOSAT-CI) aux normes régissant les mutuelles sociales du pays pour plus d’efficacité». C’est un instrument qui vise à permettre aux agents le financement de leurs projets personnels et les frais de scolarité de leurs enfants.

Par ailleurs, assure-t-il, du lancement de la première tranche d’une opération immobilière de 1000 logements dont les 500 premières maisons ont été livrées il y a quelques mois, ainsi que de la mise en place de la Caisse de retraite complémentaire des agents du Trésor (CRAT).

 La Caisse de retraite complémentaire des agents du Trésor, qui sera aussi renflouée par des projets d’investissements,  vise à assurer une retraite complémentaire à l’agent du Trésor au moment où ce dernier fait valoir ses droits à la retraite, évitant ainsi une trop grande cassure entre ses revenus en activité et ceux d’agent retraité.

Restauration: Nutrivoire, première entreprise ivoirienne certifiée ISO 9001-2015

Nutrivoire, un leader dans le secteur de la restauration en Côte d’Ivoire, a reçu jeudi à Abidjan son certificat ISO 9001 version 2015, décerné par le Bureau norme audit (BNA), devenant la première entreprise ivoirienne à obtenir cette reconnaissance.Ce sacre vient certifier une expérience et un savoir-faire de qualité de cette entreprise 100% ivoirienne, qui opère dans le secteur depuis 2006. Elle offre notamment des services dans la restauration collective et le service traiteur.

Le certificat a été remis officiellement aux dirigeants de la société à l’auditorium de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS), à Abidjan, en présence d’un parterre de personnalités composé de directeurs généraux d’entreprises privées et publiques, et de partenaires.

Olga Kouassi, la directrice générale de BNA, premier organisme ivoirien de certification accrédité ISO 17021 en Afrique de l’Ouest et centrale pour la certification des systèmes de management, a fait savoir que « la certification est un moyen et non une fin en soi » en vue de bâtir une compétitivité.

Elle a exhorté l’entreprise à maintenir la conformité de ce premier certificat et à s’orienter vers la certification pour la qualité sanitaire de leurs produits. Cette certification délivrée le 2 mars 2020 reste valide jusqu’au 1er mars 2023. Toutefois, chaque année le BNA effectue une surveillance.  

Le directeur général de cette entreprise de restauration, Hassan Diallo, s’est félicité de ce que cette consécration est « le couronnement » d’un travail acharné accompli depuis 14 ans d’existence et qui vient orner l’identité visuelle de la structure.

Ce certificat qui atteste d’une qualité de son système de management, montre que l’entreprise a un process conforme aux règles d’hygiène et de sécurité alimentaire dans le respect des normes et des standards internationaux.

L’entreprise compte 120 employés,  tous déclarés à la CNPS. Elle exécute plusieurs marchés de grandes envergures et assure, aujourd’hui, des services traiteurs au profit de la présidence de la République de la Côte d’Ivoire et d’Air Côte d’Ivoire. 

 

La desserte en eau potable connaîtra des perturbations vendredi dans le Sud d’Abidjan

La Société de distribution d’eau de Côte d’Ivoire ( SODECI) a annoncé jeudi dans un communiqué transmis à APA, que sa desserte en eau potable sera perturbée vendredi dans plusieurs secteurs du sud d’Abidjan en raison de travaux qu’elle effectuera sur le réseau d’eau potable du boulevard de Marseille.« La SODECI vous informe qu’elle effectuera des travaux sur le réseau d’eau potable du boulevard de Marseille le vendredi 21 août 2020. A cet effet, le service enregistrera  des perturbations ( baisse de pression allant au manque d’eau) de 08h à 18h», indique la société dans ce communiqué.  

Les secteurs du Sud d’Abidjan concernés par ces perturbations sont entre autres,  le Centre hospitalier universitaire ( CHU) de Treichville, les stations Total et Shell du CHU de Treichville, SODECI zone 4, CIE zone 4, Airone, Bernabé, l’agence Orange, la poste de zone 4, le Centre national de transfusion sanguine, la nouvelle PSP…. et tous les quartiers environnants situés entre le feu tricolore de la SODECI zone 4 et le carrefour de la LONACI.

 « Toutes les dispositions sont prises pour limiter la durée de ces perturbations », assure la SODECI, réitérant ses excuses à ses clients.

Côte d’Ivoire/Présidentielle 2020: «il n’y a pas d’intérêt à ce qu’on se tue», estime Rachel Gogoua

La présidente de l’Initiative de la société pour les objectifs de développement durable en Côte d’Ivoire (ISC/ODD-CI), Rachel Gouly Gogoua a affirmé jeudi à Abidjan, dans une conférence de presse, qu’il n’y a pas d’intérêt à ce que les ivoiriens se tuent pour les élections à venir.« (…) Il n’y a pas d’intérêt à ce qu’on se tue. Il n’y a pas d’intérêt à ce qu’il y ait enlisement. Les attitudes des uns et des autres doivent tenir compte d’une seule chose. Nous devons faire en sorte que le pays soit préservé », a conseillé Mme Gogoua regrettant l’atmosphère politique délétère en Côte d’Ivoire à moins de trois mois de la présidentielle d’octobre prochain.

Elle s’exprimait dans une conférence de lancement des activités de l’ISC/ODD-CI, une organisation qui entend œuvrer pour la réalisation des 17 objectifs de l’agenda 2030 des  Objectifs de développement durable (ODD) en Côte d’Ivoire.

Poursuivant, elle a indiqué que pour décrisper le climat politique dans le pays, son organisation mène des « actions souterraines ». « Ce que nous faisons, c’est de rapprocher les positions. Nous faisons des actions de plaidoyers et de médiation », a dit Mme Gogoua.

Auparavant, Mme Gogoua a égrené les activités inscrites sur l’agenda 2020 de son organisation. Au nombre des activités majeures, elle a cité entre autres, le renforcement des capacités des acteurs de la société civile sur l’agenda 2030 et ses 17 objectifs de développement durable, le recensement des activités de la société civile spécifiques à la mise en oeuvre des ODD  et une concertation entre les Organisations de la société civile et les faîtières du secteur privé ivoirien en vue d’un partenariat.

« Pour 2020, l’ISC/ODD-CI orientera la contribution de la société civile à la planification du développement intégrant les ODD autour de quatre axes majeurs », a précisé Mme Gogoua qui dit être satisfaite des activités réalisées par son institution l’année dernière.

« Nous sommes satisfaits. Nous pensons que c’est un très bon bilan», s’est-elle félicitée assurant que la Côte d’Ivoire est  sur la « bonne voie » pour la réalisation des 17 objectifs de développement durable d’ici à 2030.

Covid-19: des kits sanitaires de l’Allemagne à la Commission nationale des frontières de Côte d’Ivoire

L’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne en Côte d’Ivoire, Ingo Herbert, a procédé, jeudi à Abidjan, à la remise d’un important lot d’équipements et de matériels sanitaires à la Commission nationale des frontières de Côte d’Ivoire (CNFCI) pour la lutte contre la Covid-19 dans les zones frontalières ivoiriennes.« Je voudrais signaler que la République Fédérale d’Allemagne, à travers son agence de coopération et de développement (ndr, GIZ) est le précurseur des partenaires techniques et financiers de la CNFCI », a déclaré le Secrétaire exécutif de la CNFCI, Diakalidia Konaté, ajoutant que ce projet financé par la GIZ vise à renforcer la sécurité physique et sanitaire ainsi que la paix dans les zones frontalières de la Côte d’Ivoire.

Ce projet d’un coût global de 47 017 000 FCFA est consacré à la sensibilisation et à la communication sur la Covid-19. La formation à la cohabitation pacifique et aux gestes barrières et l’acquisition de matériels et équipements figurent également au menu de ce projet dont les activités ciblent 24 villages répartis dans 5 départements de la zone frontalière Nord que sont Doropo, Tiéhini, Sikolo (Kong), Katogo (M’Bengué) et Mahandiana-Sokourani (Kaniasso).

Auparavant, l’ambassadeur allemand a rappelé que l’appui de son pays à cet ambitieux programme, dont la Côte d’Ivoire est l’un des 26 pays bénéficiaires, s’est traduit par le financement dudit programme par le ministère fédéral allemand des affaires étrangères.

« Cet appui qui est mis en œuvre par la coopération allemande (GIZ) s’articule autour de la délimitation/démarcation des frontières, de la coopération transfrontalière et du renforcement des capacités des Etats membres de l’Union africaine », a-t-il expliqué.

« Cette contribution de notre pays est destinée aux zones frontalières qui sont assez éloignées de la capitale et des grandes villes, et sont souvent en manque d’informations et de matériels de lutte contre la pandémie de la Covid-19 qui secoue aujourd’hui le monde entier », a précisé M. Herbert.

Selon lui, ce soutien contribuera au respect des mesures barrières au niveau des postes de contrôle et centres de santé frontaliers et appuiera les comités communaux de lutte contre le Covid-19 se trouvant dans les zones frontalières pour la sensibilisation/formation des populations.

La Commission nationale des frontières de la Côte d’Ivoire (CNFCI) a pour mission d’assister le gouvernement dans la conception, la définition et la mise en œuvre des politique et stratégie nationales des frontières.

Elle est chargée notamment de faire des suggestions ou propositions au gouvernement en matière de délimitation, de matérialisation et de gestion des frontières. La CNFCI a également pour mission de veiller à la mise en œuvre effective des politique et stratégie nationales par le Secrétariat exécutif.

Enfin, la Commission nationale des frontières de la Côte d’Ivoire doit veiller à la prévention et au règlement des litiges frontaliers pouvant surgir entre la Côte d’Ivoire et les pays limitrophes.

Côte d’ivoire : début des préinscriptions dans les universités pour les nouveaux bacheliers dès le 1er septembre

Le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Prof. Adama Diawara, (MESRS) porte à la connaissance des nouveaux bacheliers que les préinscriptions dans les universités débuteront dès septembre. Notamment, les universités publiques et privées et dans les grandes écoles privées.

Par ailleurs, cette première étape, indispensable pour l’orientation du nouveau bachelier, s’ouvrira le 1er septembre. Elle prendra fin le 30 septembre 2020.

Aussi, le ministre a précisé que passé ce délai, les bacheliers non préinscrits ne pourront pas être orientés. Pour ce faire, chaque nouveau bachelier devra prendre toutes les dispositions utiles pour réaliser cette préinscription sur la plateforme www.orientationsup.net.

Pour rappel, l’examen du Baccalauréat session 2020 a enregistré un taux de réussite de 40,08 % au plan national.

Mutinerie au Mali: la Cedeao demande «le rétablissement de IBK en tant que président»

Les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ont demandé jeudi, lors d’un Sommet extraordinaire en visioconférence, « le rétablissement du président Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK)», renversé par des militaires putschistes.« Nous demandons le rétablissement du président Ibrahim Boubacar Kéïta en tant que président de la République conformément aux dispositions constitutionnelles de son pays », a déclaré le président du Niger, Mahamadou Issoufou, à l’issue du Sommet extraordinaire. 

M. Mahamadou Issoufou, président en exercice de la Cedeao, a annoncé la suspension du Mali de tous les organes de décision de l’organisation régionale avec effet immédiat conformément au protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance. Et ce, jusqu’au rétablissement effectif de l’ordre constitutionnel. 

« Nous décidons de la fermeture de toutes les frontières terrestres, aériennes ainsi que l’arrêt des flux et transactions économiques, commerciales, financières entre les pays membres de la Cedeao et le Mali, à l’exception des denrées de première nécessité, l’électricité et le carburant et demandons à tous les partenaires de faire de même», a-t-il dit. 

En outre, les chefs d’Etats de la Cedeao ont demandé « la mise en œuvre immédiate d’un ensemble de sanctions contre tous militaires putschistes avec leurs partenaires et collaborateurs » et décidé de dépêcher rapidement une médiation de haut niveau pour assurer le retour immédiat de l’ordre constitutionnel. 

M. Issoufou a fait savoir qu’il a été décidé de la montée en puissance de la force en attente de la Cedeao. Toutefois, le cadre de dialogue institué par l’Union reste valable et le médiateur, Jonathan Goodluck, est disponible pour continuer sa mission de rapprochement des positions de toutes les parties et de réconciliation du peuple malien. 

Le président en exercice de la Cedeao a relevé que des discussions devraient être engagées avec les responsables de la junte militaire pour leur porter le message de la Communauté et leur faire comprendre que « le temps de prise du pouvoir par la force est révolu» dans la sous-région. 

Pour réussir cet objectif, la Cedeao compte travailler avec tous les fils du Mali afin que le pays s’engage dans un processus ou ses institutions démocratiques seront pleinement rétablies et opérationnelles, dans les meilleurs délais.  

Selon M. Mahamadou Issoufou, le Mali est dans une « situation critique et un affaiblissement de l’Etat et des institutions avec des risques graves » et cela peut entraîner des revers dans la lutte contre le terrorisme et le crime organisé. 

Une mutinerie de soldats, le 18 août 2020, au camp militaire de Kati, a progressivement évolué dans le contrôle de l’appareil de l’Etat avec l’arrestation de hauts gradés de l’armée et de hautes personnalités y compris le chef de l’Etat. 

Otage des putschistes, IBK a dissout l’assemblée nationale et du gouvernement,  avant d’annoncer sa démission de ses fonctions dans une déclaration télévisée. Ce putsch intervient après un autre coup d’Etat en 2012 qui a ouvert la porte aux terroristes.  

La Cedeao a décidé d’organiser sa prochaine réunion, via visioconférence, dans une semaine, a indiqué le président en exercice, M. Mahamadou Issoufou, dans un communiqué final. 

Fonction publique : les compositions pour les concours administratifs 2020 reportées

Les compositions pour les concours administratifs au titre de l’année 2020, de la fonction publique ont été reportées. Cette information a été transmise par le biais d’un communiqué du ministère de la Fonction publique.

Selon le communiqué signé du directeur de cabinet, M. Oka Séraphin, les candidats sont invités à réimprimer leurs convocations. Et ce, à partir du vendredi 4 septembre 2020.

Par ailleurs, les candidats devront se rendre sur le site web du ministère de la Fonction publique www.fonctionpublique.gouv.ci.

Cependant, rappelons que les compositions étaient initialement prévues pour les 22, 23, 29, 30 août 2020. Elles devraient s’étendre par la même occasion les 5, 6, 12 et 13 septembre 2020.

Côte d’ivoire : le gouvernement ivoirien suspend les manifestations sur les voies publiques jusqu’au 15 septembre.

À l’issue du Conseil des ministres, du mercredi 19 août 2020 à Abidjan, le gouvernement ivoirien a annoncé la suspension des manifestations sur la voie publique. Et ce, jusqu`au 15 septembre 2020. Cette information a été donnée par le porte-parole du gouvernement, Sidi Tiémoko Touré.

Par ailleurs, il a relevé que les manifestations sont autorisées dans les enceintes closes ou dans des espaces dédiés et sécurisés.

Selon lui, cette mesure fait suite à des manifestations caractérisées par plusieurs incidents. Notamment, des marches émaillées de débordements et d’affrontements intercommunautaires. Aussi, celle de destructions de biens publics et privés. Sans toutefois, oublier celles qui ont porté atteinte aux symboles de l’Etat.

Rappelons de ce fait que ces manifestations ont occasionné 06 décès, 173 blessés. Elle a également causé de nombreux dégâts matériels et l’interpellation de 69 personnes.

Cependant, il a assuré les populations de la baisse de tension et du retour progressif au calme. Notamment, après des médiations des autorités préfectorales et des chefs de communauté. Notons que cette situation a aussi nécessité des actions des forces de l’ordre.

Calme plat à l’ambassade du Mali en Côte d’Ivoire 24h après le coup d’état militaire contre IBK

Un calme plat a régné mercredi dans la matinée à la « Maison du Mali» à Abidjan, l’immeuble abritant l’ambassade du Mali en Côte d’Ivoire au lendemain du coup d’État militaire contre le régime du président Ibrahim Boubacar Kéïta ( IBK).

Par ailleurs, l’immeuble abritant la représentation diplomatique malienne en Côte d’Ivoire, et plusieurs entreprises privées, n’avait pas l’ambiance des jours ordinaires. En effet, l’entrée de l’ambassade proprement dite est restée fermée aux visiteurs et autres usagers. Ceux-ci ont été éconduits pour la plupart,  par les agents de sécurité de service.

À en croire l’agent de sécurité de l’ambassade, ils auraient fermé à cause de la situation au Mali. Toutefois, des travailleurs de l’immeuble, par petits groupes et de nationalité malienne pour la plupart, commentent dans la discrétion l’actualité politique de leur pays.

Depuis quelques mois, le Mali est secoué par une crise politique avec des manifestations de rue. Ces manifestants réclamaient le départ du pouvoir du président Ibrahim Boubacar Keita ( IBK). De ce fait, le mardi, des soldats maliens se sont ainsi mutinés. Ces derniers ont également arrêté le président Ibrahim Boubacar Keita et son premier ministre Boubou Cissé.

Par la suite, le chef de l’État malien a annoncé dans une brève allocution télévisée, sa démission. Ainsi que, la dissolution du gouvernement et de l’Assemblée nationale.