Crise malienne: arrivée à Bamako du président ivoirien Alassane Ouattara

Le président ivoirien Alassane Ouattara est arrivé, jeudi fin de matinée à Bamako où il tentera avec plusieurs de ses pairs de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) de trouver une solution à la crise malienne.A sa descente d’avion dans la capitale malienne, le président ivoirien a été accueilli par son homologue malien, Ibrahim Boubacar Kéïta dit IBK.

Selon la présidence ivoirienne, le chef de l’Etat Alassane Ouattara prendra part, aux côtés de plusieurs de ses pairs, à une mission des Chefs d’Etat de la CEDEAO conduite par le Président en exercice de cette organisation, Mahamadou Issoufou, en vue de la résolution de la crise au Mali.

Depuis quelques semaines, le Mali est confronté à une grave crise politique qui oppose le président Ibrahim Boubacar Keïta et ses opposants. Ces derniers réclament son départ immédiat.

La délégation présidentielle, composée notamment de l’Ivoirien Alassane Ouattara, du Nigérien Mahamadou Issoufou, du Ghanéen Nana Akufo-Addo et du Sénégalais Macky Sall, se déplace au Mali suite à l’échec d’une première tentative de médiation de la CEDEAO dirigée par l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan, qui a achevé dimanche une visite débutée le mercredi 15 juillet dernier.

M. Ouattara regagnera Abidjan en fin de journée, ajoute la même source.

Crise malienne : Alassane Ouattara, présent ce jeudi à Bamako

Dans le cadre de la crise malienne, le Président de la République, Alassane Ouattara, se rend aujourd’hui à Bamako, au Mali avec trois de ses homologues. Il s’agit du Président nigérien Mahamadou Issoufou, Macky Sall du Sénégal. Et du Chef de l’État ghanéen, Nana Akufo-Addo.

A priori, ils ont été envoyés par la CEDEAO pour tenter de résoudre la crise socio-politique qui secoue le Mali. En apportant la paix.

En effet, l’arrivée de ces quatre chefs d’État marquera, une seconde tentative de médiation menée par la Cedeao. Elle fera suite à la mission conduite par l’ancien président du Nigeria, Goodluck Ebele Jonathan.

Par ailleurs, rappelons l’équipe conduite par l’ancien Président nigérian s’est entretenue avec le Président du Mali et les deux mouvements qui se rebellent. Notamment, Ibrahim Boubacar Kéita (IBK), le Premier ministre Boubou Cissé, l’imam Mahmoud Dicko de la Coordination des mouvements, associations et sympathisants (Cmas), des représentants du Comité stratégique M5-Rfp.

Toutefois, notons que l’équipe de Goodluck Jonathan avait également échangé avec le Haut représentant de la Commission de l’Union africaine pour le Mali, Pierre Buyoya. Ainsi que le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies au Mali.

La mission a aussi pris langue avec les confessions religieuses, la société civile, la coordination des mouvements de l’Azawad.

Cependant, le règlement de cette situation se repose sur l’arrivée de ces quatre Chefs d’État Africains. Cela pourrait permettre de relancer le dialogue entre les différentes parties au Mali. Ce dialogue devrait mettre fin à cette crise dans ce pays, déjà engagé dans une lutte contre le terrorisme.

Coronavirus, politique et société au menu de la presse sénégalaise

Les quotidiens sénégalais parvenus jeudi à APA traitent d’une diversité de sujets dont les principaux portent sur les conséquences de la Covid-19, l’actualité politique et les faits sociétaux.Face au rebond de la pandémie de Covid-19, Le Soleil souligne que le président « Macky Sall appelle à accentuer la sensibilisation ».

EnQuête, informé par des virologues, infectiologues et épidémiologistes « mécontents », épingle la gestion de la pandémie à cause des « péchés de l’Etat ». Ces spécialistes, « inquiets » de la flambée des cas, invitent l’Etat à « être ferme sur les masques ».

Aujourd’hui, le Sénégal a dépassé le cap des 9000 cas, d’après Vox Populi.

Le coronavirus impacte par ailleurs « le milieu du travail », selon L’AS qui note que « le chômage technique touche 11.901 salariés », citant un rapport de la Direction générale du Travail et de la Sécurité sociale (DGTSS).

Le Quotidien embouche la même trompette et souligne que « le virus étouffe l’informel ». En effet, les mesures restrictives « ont bloqué le secteur de la pêche et freiné les transports ».

L’Observateur fait des « révélations sur le labo politique de Macky Sall ». Le journal met des noms sur « les visages du réseau présidentiel » qui travaille sur les « stratégies ».

En revanche, l’ancien ministre d’Etat Habib Sy (sous Wade) propose dans Vox Populi « une présidentielle anticipée en 2022 sans Macky » Sall pour éviter une « instabilité » au Sénégal. « Notre pays ne sera pas exempt d’une contagion du virus d’instabilité dans la sous-région », analyse-t-il dans une tribune, soulignant que « les pouvoirs à l’origine de crises n’ont aucune chance de survie ».

Comme déçu du successeur d’Abdoulaye Wade (2000-2012), Dr Cheikh Tidiane Dièye note dans EnQuête que « Macky Sall avait tous les atouts pour changer le système ».

Sur l’affaire des armes saisies dans la cité religieuse de Touba, Libération rapporte « les aveux explosifs de Saliou Thiam et Cheikh Lô », parmi les mis en cause. Ce dernier « cachait des munitions de guerre dans les toilettes de son domicile ». Il renseigne aussi que ses fournisseurs sont « basés à Dakar ». A l’inverse, le premier a révélé aux policiers que « des dignitaires religieux » lui remettaient des armes destinées « à la vente ou à la réparation ».

Face à toutes ces révélations, EnQuête trouve ce « dossier complexe ».

En société, Le Soleil renseigne qu’un chauffeur perd le contrôle de son camion et tue trois personnes à Dakar. Cet accident qui s’est produit à Yoff-Apecsy a « écrasé un homme et tué deux enfants », précise L’AS.

Agés de 3 et 7 ans, ils ont été « écrasés dans un taxi » alors que la troisième victime est un marchand ambulant, informe Vox Populi. « Depuis l’arrivée des premières pluies, il y a eu beaucoup d’accidents à Dakar », explique le lieutenant-colonel Pape Ange Michel Diatta de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (BNSP).

En football, Stades note que Liverpool de Sadio Mané, brillant vainqueur hier soir de Chelsea (5-3), « termine en beauté » en soulevant le trophée de champion de Premier League anglaise. Dans leur stade d’Anfield, les Reds ont gagné 18 fois et fait un mlatch nul cette saison.

Record revient aussi sur la « soirée de gala pour Sadio et les Reds », avec « le trophée étrenné » et « Chelsea étrillé ».

Pendant ce temps, l’entraineur de Marseille André Villas-Boas « met une croix » sur le recrutement du Rennais Mbaye Niang : « Ni les moyens ni l’intérêt pour faire venir » l’attaquant international sénégalais, a-t-il expliqué dans le journal.

Présidentielle octobre 2020 : Un parti ivoirien s’oppose au parrainage citoyen

Le parti le Nouvel Ivoirien Côte d’Ivoire nouvelle (NICIN), s’oppose fermement au parrainage citoyen pour l’élection présidentielle du 31 octobre 2020. Notons que cette condition d’éligibilité pourrait donner du fil à retordre à tout prétendant n’ayant pas une assise nationale.

À cet effet, dans une déclaration rendue publique le mercredi 22 juillet, la présidente de NICIN, Marie Carine Bladi, a fait savoir que son parti est catégorique sur cette question. Selon elle, il s’agirait d’un moyen d’écarter des candidats à cette élection.

Par ailleurs, elle a indiqué que cette nouvelle disposition du code électorale introduite par le RHDP, est totalement illégitime, inappropriée. Elle a également souligné que sa mise en œuvre restait floue.

En outre, M. Bladi a précisé que « le parrainage citoyen qui, contrairement au vote n’est pas secret, sert davantage l’oligarchie politique qui met à mal la Côte d’Ivoire depuis plus de 30 ans ».  En d’autres termes cela pourrait ouvrir la porte à l’achat du parrainage.

Toutefois, dans ce contexte politique actuel, le NICIN craint fortement la possibilité de voir des pressions exercées sur des citoyens du fait de leurs choix. « Le RHDP utilise ces subterfuges pour non seulement éliminer des candidats mais aussi éloigner les ivoiriens du vrai débat. Notamment, qui est celui de la réforme de la CEI ». A-t-elle martelé.

Ainsi, cette dernière a clamé que le NICIN s’opposait fermement au système de parrainage citoyen.  De surcroît, elle a appelé l’ensemble des acteurs politiques et la société civile à se mobiliser. Ce rassemblement aurait pour but de faire barrage à ce système.

Cependant, la caution pour l’élection présidentielle, fixée à 50 millions de FCFA, le NICIN dit constater une nouvelle apparition. En effet, il s’agirait d’une vision visant à présenter l’élite politique comme une classe aux ressources financières importantes. Et non, comme celle porteuse d’idées novatrices et d’ambitions saines pour le pays.

AA en croire le partit du NICIN, passer de 20 à 50 millions de F CFA comme caution pour l’élection présidentielle, ne constitue en rien une avancée démocratique.

De ce fait,  Carine Bladi lance un appel à un retour de la caution à un montant plus raisonnable. Suivant ses dires, l’élection  présidentielle ne devrait pas être un concours de fortuné.

Rappelons aussi que le parrainage électoral, est une caution donnée ou accordée à un candidat à une élection. Celle-ci se matérialise par une signature.

Présidentielle 2020: NICIN, un parti ivoirien, opposé « fermement » au parrainage citoyen

Le parti le Nouvel Ivoirien Côte d’Ivoire nouvelle (NICIN), se dit opposé « fermement » au parrainage citoyen, une condition d’éligibilité à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020, pouvant donner du fil à retordre à tout prétendant n’ayant pas une assise nationale.Dans une déclaration rendue publique, mercredi, la présidente de NICIN, Marie Carine Bladi, a fait savoir que son parti est « catégorique » sur cette question, car « il s’agit ni plus ni moins que d’une volonté d’écarter des candidats à cette élection ». 

Cette nouvelle disposition du code électorale introduite par le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le parti au pouvoir, est selon elle « totalement illégitime, inappropriée et sa mise en œuvre reste floue ». Et,  « il ne revient en aucun cas au pouvoir RHDP de sélectionner les candidats qui devront concourir à la magistrature suprême ».

En outre, souligne-t-elle, « le parrainage citoyen qui, contrairement au vote n’est pas secret, sert davantage l’oligarchie politique qui met à mal la Côte d’Ivoire depuis plus de 30 ans ». Et peut ouvrir la porte à l’achat du parrainage. 

« Comment comprendre qu’on demande  à des candidats de réunir chacun 1% de l’électorat quand on sait que celui-ci (enregistre plus de 6 millions d’électeurs à travers le pays) si ce n’est pour éliminer ? », s’interroge-t-elle.  

Dans le contexte politique actuel, le NICIN craint fortement la possibilité de voir des pressions exercées sur des citoyens du fait de leurs choix, fait remarquer Mme Carine Bladi, pour qui « ce système ne constitue en rien une avancée démocratique ». 

« Le RHDP utilise ces subterfuges pour non seulement éliminer des candidats mais aussi éloigner les Ivoiriens du vrai débat qui est celui de la réforme de la CEI (Commission électorale indépendante) », renchérit-elle. 

« Le NICIN s’oppose fermement au système de parrainage citoyen et appelle l’ensemble des acteurs politiques ainsi que la société civile à se mobiliser pour faire barrage à cette forfaiture », a-t-elle clamé.   

Pour ce qui est de la caution pour l’élection présidentielle, fixée à 50 millions de francs Cfa, le NICIN dit constater une « vision » visant à présenter l’élite politique comme « une classe aux ressources financières importantes et non comme celle porteuse d’idées novatrices et de saines ambitions » pour le pays. 

Le parti se dit convaincu que passer de 20 à 50 millions de F CFA comme caution pour l’élection présidentielle, « ne constitue en rien une avancée démocratique ». Car, le pouvoir politique ne doit pas être l’apanage des seuls riches.  

De ce fait, « le NICIN appelle à un retour de la caution à un montant plus raisonnable », insiste sa présidente Carine Bladi, tout en défendant que « l’élection présidentielle ne doit pas être un concours de fortunés ». 

Par ailleurs, la présidente de NICIN estime que la Commission électorale indépendante, en charge de l’organisation des élections, dans sa configuration actuelle, est « incapable de conduire un processus électoral juste et transparent » en Côte d’Ivoire. 

La formation, poursuivra-t-elle, se félicite de la récente décision de la Cour africaine des  droits de l’Homme et des peuples, appelant l’Etat de Côte d’Ivoire, dans un arrêt, à garantir des CEI locales équilibrées.  La Cour a reconnu un équilibre au niveau Commission centrale de la CEI, ce que contestait une partie de l’opposition.

Le parrainage électoral, un dispositif intégré dans le Code électoral, est une « caution donnée au accordée par des élus ou par des citoyens à un candidat à une élection ». Elle est matérialisée par une signature.

Il ne concerne que l’élection du président de la République. Le recueil des parrainages a lieu dans au moins 17 régions et Districts autonomes du pays. Et, chaque candidat devrait dans chacun d’eux, obtenir « au moins 1% de l’électorat» local. Cependant, un électeur ne peut parrainer qu’un candidat.

L’Ethiopie annonce la fin de la première étape de remplissage du GERD

Le Premier ministre Abiy Ahmad a annoncé mercredi que la première phase de remplissage du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) est terminée.L’annonce a été faite après la réunion extraordinaire de suivi du bureau de l’assemblée de l’Union africaine qui s’est tenue en visioconférence sur les négociations en cours entre l’Ethiopie, le Soudan et l’Egypte concernant le premier remplissage et l’exploitation annuelle du barrage.

 « La situation actuelle des précipitations et du ruissellement dans la région a rendu propice le remplissage du barrage », a déclaré le bureau dans un communiqué publié après la réunion convoquée par le président sud-africain et président de l’Union africaine, Cyril Ramaphosa.

 La réunion entreprise au niveau des chefs d’État et de gouvernement s’est conclue par un accord commun majeur entre toutes les parties qui ouvre la voie à un accord décisif, a indiqué le bureau.

 Les trois pays ont convenu de poursuivre les discussions techniques sur le remplissage afin de poursuivre le processus mené par l’Union africaine (UA) et de parvenir à un accord global.

 Lors de ces pourparlers, l’Éthiopie a réitéré son engagement en faveur d’une négociation équilibrée et gagnant-gagnant qui assure que la rivière Abay profitera aux trois pays. 

 Le Premier ministre Ahmed a envoyé des messages de félicitations au public éthiopien et a exprimé sa gratitude aux anciens premiers ministres, ingénieurs, ouvriers, experts en eau, négociateurs et autres qui ont joué un rôle dans ce succès.  

 Par conséquent, le barrage contient 4,9 milliards de mètres cubes d’eau et commencera à produire de l’électricité en septembre prochain en utilisant deux turbines. 

 Il a déclaré que le barrage sera entièrement achevé au cours des trois prochaines années si des efforts conjoints sont déployés et a appelé les Ethiopiens à réaliser le programme de plantation de cinq milliards d’arbres lancé par le gouvernement.

La police criminelle interpelle un chauffeur qui s’est enfuit avec l’argent de son patron

La police criminelle ivoirienne a interpellé un chauffeur qui aurait pris la fuite avec une grande somme d’argent de son employeur.

En effet, il s’agirait d’un chef d’entreprise reconnu et sérieux qui avait loué les services d’un chauffeur à qui il faisait régulièrement appel. Ce dernier effectuait également des retraits bancaires pour son employeur.

Selon les informations données par la direction générale de la police nationale de Côte d’ivoire, le 09 juillet, ce chef d’entreprise avait demandé à ce chauffeur d’effectuer un retrait bancaire de 7.000.000 FCFA.

Par ailleurs, notons que le chauffeur avait pour habitude de prendre environ une heure pour retirer. Cependant, le jour du retrait, son patron a dû patienter plus d’une heure. Notamment, au bout de trois heures, ce dernier a essayé de le joindre. Mais, celui-ci était injoignable au bout fil. Malgré cela, il réessaie encore et encore jusqu’en début de soirée.

N’arrivant plus à le joindre, ce dernier contacte sa banque qui confirme que le retrait de 7.000.000 FCFA a été effectué. Conclusion, son chauffeur et coursier l’a volé.

Vu la situation, le patron victime s’est rendu à la Direction de Police Criminelle pour porter plainte. Aussitôt, une enquête s’est ouverte avec pour objectif de retrouver le voleur. Et ce, dans les plus brefs délais.

En outre, soulignons que des investigations ont permis de reconstituer le parcours du suspect, qui est finalement interpellé dans la ville de SINFRA.

À en croire les informations de la Police Nationale, la fouille de son domicile a permis de saisir des biens. Tel que, la somme de 1.900.000 FCFA. Aussi, qu’une moto et des équipements de maison achetés avec le fruit de son vol.

Toutefois, la police a indiqué qu’il a été transféré à la ville de San-Pedro. Ce dernier sera jugé pour abus de confiance.

Presidentielle ivoirienne: les élus du RHDP appellent Ouattara à se représenter

Les élus du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix ( RHDP, parti présidentiel), notamment les députés, sénateurs, maires et présidents de conseils régionaux, ont appelé mercredi à Abidjan le président ivoirien Alassane Ouattara à être le candidat de cette formation politique à la présidentielle d’octobre prochain estimant qu’il à la capacité de gagner ce scrutin au premier tour. « M. le président de la République, président du RHDP, nonobstant, votre volonté de passer le flambeau à une nouvelle génération, nous députés RHDP, vu votre bilan exceptionnel reconnu tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, conscients de votre capacité à fédérer toutes les énergies et nous garantir une victoire écrasante dès le premier tour, sollicitons votre candidature à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020», a déclaré Fregbo Basile, le vice-président du groupe parlementaire RHDP après une rencontre avec Adama Bictogo, le directeur exécutif de ce parti et plusieurs autres cadres de la direction. 

« (…) Le groupe parlementaire RHDP au sénat voudrait prier avec insistance le président Alassane Ouattara de faire un nouveau sacrifice en acceptant d’être le porte-étendard du RHDP à la présidentielle du 31 octobre 2020», a dit Dr Souleymane Touré au nom des sénateurs du parti au pouvoir à l’issue d’une rencontre présidée également par M. Bictogo. 

Tour à tour, les maires et conseillers régionaux du parti présidentiel ont eux-aussi sollicité M. Ouattara pour briguer un troisième mandat invoquant un « cas de force majeure » avec le décès brusque de l’ancien premier ministre Amadou Gon Coulibaly qui avait été désigné pour conduire le parti au pouvoir à la présidentielle d’octobre prochain. 

Auparavant dans un discours d’orientation, Adama Bictogo, le directeur exécutif du RHDP a expliqué aux élus de son parti le bien-fondé du choix de M. Ouattara pour être le candidat de cette formation politique dans le contexte actuel. « La perte cruelle de Gon  a cassé un ressort. Les militants se sont trouvés désemparés… Mais Dieu ne nous a pas tout enlevé car nous avons notre manteau protecteur qui est Alassane Ouattara. Il est en même temps notre refuge », a soutenu M. Bictogo.

 Selon lui,  avec M. Ouattara, le RHDP va gagner le 31 octobre prochain au premier tour de l’élection présidentielle. Dans la foulée, M. Bictogo, s’adressant aux cadres du RHDP qui auraient une ambition affichée ou cachée pour être candidat à la présidentielle,  a estimé que  le « contexte nouveau » ne s’y prête pas reconnaissant toutefois que les ambitions sont légitimes. 

« Les ambitions sont légitimes. Mais le contexte et l’enjeu influencent la compétence des uns et des autres…Une élection, ça se prépare. C’est pourquoi le discours réaliste peut parfois gêner. Ce que je cherche c’est la victoire du RHDP», a-t-il insisté appelant également les élus de son parti à faire campagne dans leurs localités respectives pour obtenir le maximum de parrainages citoyens pour le candidat du RHDP. 

Depuis le décès le 08 juillet dernier d’Amadou Gon Coulibaly, l’ancien premier ministre ivoirien qui avait été officiellement désigné pour être le candidat du RHDP à la présidentielle d’octobre prochain, le parti au pouvoir est à la recherche d’un nouveau candidat pour cette élection. 

Depuis lors des militants du parti présidentiel appellent de plus en plus Alassane Ouattara à être leur candidat pour ce scrutin alors  que ce dernier avait solennellement déclaré en mars dernier, son intention de ne pas briguer un troisième mandat et de « transférer le pouvoir à une nouvelle génération ».

Conventions locales Pdci: Guikahué invite les militants à « plébisciter » Bédié, candidat unique

Le secrétaire exécutif en chef du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci, ex-allié au pouvoir), Kakou Guikahué, a appelé mercredi les militants à « plébisciter » le président de la formation, Henri Konan Bédié, seul candidat retenu pour les conventions locales prévues les 25 et 26 juillet 2020, en vue de l’élection présidentielle d’octobre 2020.« Je vous invite à plébisciter le président Bédié à cette convention locale d’investiture du candidat du Pdci pour l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 », a lancé le secrétaire exécutif en chef du parti,  Maurice Kakou Guikahué, lors d’une conférence de presse.

Il a appelé, de ce fait, les militants à donner lors de ces conventions locales, une leçon de démocratie et montrer qu’ en Côte d’Ivoire, le Pdci est un parti organisé et « le plus crédible », dans une déclaration préliminaire.

Selon M. Guikahué, il y aura 148 conventions locales qui se dérouleront du 25 au 26 juillet 2020 dans toutes les bases du Pdci. Sur deux candidats, notamment M. Bédié et Kouadio Konan Bertin dit KKB, c’est le chef du parti qui a été retenu à l’issue des délibérations. 

Le Comité des candidatures qui avait dénoncé des « pièces fausses » et des « informations fausses », a jugé irrecevable le dossier de candidature de KKB, ancien leader de la jeunesse du Pdci qui s’était rapproché ces derniers mois de M. Bédié. KKB est soupçonné de jouer le jeu du pouvoir. 

Sont convoqués pour cette élection, le collège électoral, les membres du bureau politique,  du Comité des sages, les délégués du Grand conseil régional, les secrétaires généraux de section, les présidents départementaux, communaux et généraux du Pdci à jour des cotisations de l’année 2020. 

M. Bédié votera, dimanche, à l’occasion de ces conventions locales pour le choix du candidat du Pdci pour l’élection présidentielle du 31 octobre 2020. La proclamation des résultats définitifs de ces scrutins locaux est prévue le 29 juillet 2020.

La campagne s’achève le 24 juillet 2020. Inéluctablement,  l’ex-président ivoirien Henri Konan Bédié, sera le candidat du Pdci pour l’élection présidentielle. La cérémonie d’investiture du candidat élu est prévue à Yamoussoukro. 

Présidence à la FIF : Le parrainage de l’AMAFCI à Drogba est invalidé

Coup de tonnerre pour Didier Drogba qui voit son parrainage de l’AMAFCI être invalidé pour l’élection à la présidence de la FIF.

En effet, l’ancien capitaine des éléphants avait enfin obtenu le mardi le parrainage d’un des 5 groupements d’intérêts du football ivoirien. En outre, un pré-requis indispensable pour que son dossier soit validé.

Cependant, ce soutien émane d’un groupe d’arbitre dissidents qui conteste la légitimité de leur président Souleymane Coulibaly. Rappelons que Souleymane Coulibaly avait accordé le parrainage à Sory Diabaté, l’actuel vice-président de la FIF.

Pour ce faire, l’instance de la FIF vient de trancher dans ce dossier. Et ce, pas en faveur de Didier Drogba.

Par ailleurs, soulignons que cette décision de la FIF a été rendue public par le biais d’un communiqué. À en croire le communiqué, le mandat de Coulibaly Souleymane prendrait fin en mai 2022. Conformément à l’article 13-3 des Statuts de l’AMAFCI. Ainsi, avec les textes fédéraux en vigueur, la FIF ne reconnaît que l’AMAFCI, dirigé par monsieur COULIBALY SOULEYMANE, dont l’élection a été validée par la FIF.

À cet effet, l’on pourrait signifier que le parrainage des arbitres dissidents est considéré comme dépassé par la FIF. Cela reviendrait à dire que Drogba n’a plus qu’un espoir de parrainage, celui du groupe des médecins.

Il faudrait préciser que seul ce groupement n’a pas rendu sa décision. Un choix qui  pourrait permettre à Didier d’être candidat ou à mettre fin à ses rêves d’élections.