Ouverture à Abidjan du 3e colloque du Pdci sur fond de reconquête du pouvoir en 2025

Le 3e colloque du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci, ex-allié au pouvoir), clôturant la commémoration du 75e anniversaire de la formation politique, s’est ouvert vendredi à Abidjan sur fond de reconquête du pouvoir en 2025.

Ce colloque qui boucle une série d’activités marquant l’an 75 du Pdci, a été ouvert au siège du parti par Émile Constant Bombet, vice-président, représentant le président du Pdci, l’ancien chef d’Etat Henri Konan Bédié.  

Le thème retenu pour la célébration de ces 75 ans est « Le Pdci-Rda, Cap sur le centenaire ». La fête connaîtra son épilogue le 18 octobre 2021 par une cérémonie de clôture de la commémoration des 75 ans du parti, sous la présidence de M. Henri Konan Bédié.  

« En route donc pour un centenaire glorieux avec une escale déterminante en 2025, celle de la victoire du Pdci à l’élection présidentielle de 2025 », a déclaré le secrétaire exécutif en chef du Pdci, Kakou Guikahué. 

L’objectif de ce colloque, rappellera-t-il, est de remobiliser toutes les composantes du Pdci pour relever les défis qui attendent le parti, impliquer et responsabiliser davantage les cadres compétents et des jeunes dynamiques dans les instances de décision du parti.

Il vise en outre à mettre en place des « dispositifs stratégiques et novateurs en vue d’anticiper sur les événements et les enjeux du futur », de capitaliser et valoriser les ressources dont dispose le parti pour assurer et pérenniser son autonomie financière.

Le Pdci envisage également de « continuer sans relâche les efforts avec l’ensemble de l’opposition en vue de créer les conditions d’un climat politique apaisé, propice à la réconciliation et à la reconstruction d’un État de droit ». 

« M. Bédié nous permet de tenir le 2e colloque du Pdci depuis la disparition de Houphouët-Boigny », fondateur du parti, a indiqué M. Ezan Akélé, le président du Comité scientifique, soulignant que le Pdci est à son 3e colloque aujourd’hui. 

Les réflexions de ce colloque, dira-t-il, doivent être « à la hauteur de nos ambitions, à savoir reconquérir le pouvoir d’Etat en 2025 ». Toutefois, la responsabilité des jeunes et des femmes est grande. 

Le colloque est un espace de projection du parti. En 86, les travaux ont permis entre autres la transformation de la Fondation Houphouët-Boigny en centre international de recherche sur la paix, la création du prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche décerné par l’Unesco. 

Le 09 avril 2021, le Pdci a eu 75 ans. Le parti a lancé la commémoration de ce soixante quinzième anniversaire autour du thème « le Pdci, cap sur le centenaire » et des activités qui prendront fin lundi avec une messe anniversaire de la naissance de Houphouët-Boigny.  

Nigeria : le leader de l’Iswap al-Barnawi donné pour mort

L’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) Abou Musab al-Barnawi aurait été tué par l’armée nigériane.Le Chef d’état-major des armées du Nigeria, le général Lucky Irabor, a déclaré que le chef de la province d’Afrique de l’ouest de l’Etat islamique (ISWAP), Abu Musab al-Barnawi, est mort.

Il s’exprimait lors d’un briefing hebdomadaire organisé par l’équipe de communication présidentielle au Palais présidentiel à Abuja. Le général Irabor a déclaré avec autorité qu’Abu Musab al-Barnawi est mort.

Doté d’un leadership incontestable, al-Barnawi, a fait de l’ISWAP un groupe terroriste dominant après avoir pris le pouvoir des mains du défunt chef de Boko Haram, Abubakar Shekau tué en juin dernier.

Le chef de l’ISWAP figurait sur la liste des terroristes les plus recherchés par le gouvernement nigérian en raison de sa notoriété pour avoir été impitoyable lors de raids et d’embuscades contre les agents des services de sécurité de l’Etat.

L’ISWAP n’a pas confirmé cette information et son chef a déjà été donné pour mort par les autorités nigérianes par le passé. La mort d’al-Barnawi, si elle venait à se confirmer, n’aurait pas forcément d’impact sur la capacité de nuisance du groupe jihadiste. En effet, depuis la scission avec Boko Haram en 2016, le groupe jihadiste a en effet connu environ cinq changements de direction, mais cela ne l’a pas empêché de poursuivre ses attaques meurtrières contre les forces de sécurité.

Pendant plusieurs années, la plupart de ses activités se sont concentrées dans la région du lac Tchad. Outre l’infiltration et la destruction de camps militaires nigérians à Borno, l’ISWAP a mené le combat dans l’Etat voisin de Yobe, et même au-delà du Nigeria, notamment au Tchad et au Niger.

Selon des témoignages parvenus à APA, al-Barnawi pourrait avoir été tué au cours d’une fusillade avec une faction rivale dans l’Etat de Borno en septembre dernier.

Un rapport de l’époque suggérait que le chef de guerre de l’ISWAP était mort vers la fin du mois d’août, mais le gouvernement nigérian était resté muet à ce sujet.

La mort d’al-Barnawi a été annoncée quelques semaines seulement après celle de son ancien chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, qui aurait été tué par une milice de l’ISWAP.

L’armée nigériane lutte toujours contre une insurrection islamiste qui dure depuis 12 ans dans le nord-est du pays. Une guerre contre des groupes jihadistes qui a fait des milliers de morts et plus de trois millions de déplacés.

Le Comité dialogue public-privé de Bouaké lance ses activités en décembre

Le Comité local de dialogue public- privé de Bouaké, la deuxième ville ivoirienne, lancera ses activités en décembre prochain.L’information a été donnée à l’issue de la seconde mission préparatoire de l’implémentation de la Plateforme locale de dialogue Etat- secteur privé qui s’est déroulée du 06 au 09 octobre 2021.

Cette mission a permis la mobilisation des directeurs régionaux et chefs de services de l’administration publique de la ville de Bouaké en prélude au lancement officiel des activités du Comité local de concertation Etat-secteur privé (CLCESP)  de Bouaké, rapporte une note d’information transmise, vendredi à APA.

Bénéficiant de l’appui technique de la  Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire (CCI-CI), le Secrétariat exécutif du Comité de concertation Etat-secteur privé (SE-CCESP) a eu en marge de cette mission, des échanges avec les faitières du secteur privé de Bouaké et les membres élus de la Chambre de commerce et d’industrie de la ville.

Ces échanges ont été l’occasion d’aborder des questions liées à la nature des préoccupations susceptibles d’être traitées par le Comité local de concertation Etat-secteur privé.

 Des questions liées la fraude et à la contrefaçon dans le domaine du textile ainsi que les besoins liés au renforcement des capacités concernant des sujets tels que l’annexe fiscale, les critères et conditions d’accès aux  fonds covid-19 ont été également au menu des échanges.

Dans le cadre de ses actions de développement économique, l’Etat de Côte d’Ivoire s’est engagé dans un dialogue avec le secteur privé autour d’une plateforme appelée Comité de concertation Etat-secteur privé (CCESP).

 

Sierra Leone : deux tracteurs électriques pour Freetown Terminal

Bolloré Ports a commandé deux nouveaux tracteurs portuaires électriques Gaussin et une station multi-charge pour équiper Freetown Terminal.Le tracteur APM75T HE est l’aboutissement d’une mise en synergie des expertises de Gaussin dans la production de véhicules de manutention, de Blue Solutions, filiale du Groupe Bolloré, dans la production de batteries électriques et de Bolloré Ports dans la logistique portuaire, explique l’entreprise dans un communiqué de presse. 

Elle souligne que ce modèle 100 % électrique permet notamment de réaliser d’importantes économies d’énergies et de contribuer à une logistique portuaire totalement décarbonée, mais aussi de réduire les coûts de maintenance tout en renforçant la productivité, la sécurité et le confort de conduite.

L’acquisition de ces nouveaux équipements s’inscrit pleinement dans le processus de labellisation Green Terminal lancé par Bolloré Ports en juin 2021 avec l’objectif de décarboner progressivement le transport de conteneurs et de véhicules roulants dans ses terminaux portuaires. 

Cette démarche, couvrant l’ensemble des préoccupations environnementales, s’appuie sur une méthodologie complète déclinée à travers huit piliers fondamentaux. L’intégralité du processus, depuis la définition du projet jusqu’à la conduite des audits, a été validé par Bureau Veritas, l’un des principaux leaders mondiaux des essais, de l’inspection et de la certification.

« La mise en application du processus de labellisation Green Terminal se poursuit dans le réseau opéré par Bolloré Ports. Cette nouvelle acquisition pour équiper Freetown Terminal nous permettra de réduire nos émissions de gaz à effet de serre de façon significative et d’améliorer notre productivité grâce à la technologie développée en synergie avec Blue Solutions et Gaussin », a déclaré Olivier de Noray, Directeur général Ports et Terminaux de Bolloré Ports.

« Le terminal à conteneurs de Freetown a bénéficié récemment d’importants travaux d’extension et a également investi dans de nouveaux équipements ultramodernes pour accueillir des navires de grande capacité. Nous poursuivons aujourd’hui nos investissements pour intégrer les enjeux environnementaux dans notre stratégie de développement et ainsi contribuer à réduire l’impact de nos activités sur l’environnement », a pour sa part indiqué Bertrand Kerguelen, Directeur général de Freetown Terminal.

Afrique/Covid-19: six infections sur sept non détectées (OMS)

Huit pays africains participent à une initiative de dépistage communautaire du nouveau coronavirus.Entre le début de la pandémie jusqu’au 10 octobre dernier, les pays africains ont enregistré plus de 70 millions de tests de la Covid-19, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Dans une nouvelle évaluation, l’agence onusienne montre que seulement 14,2 % des infections dues par la maladie sont détectées sur le continent, ce qui équivaut à une personne infectée sur sept.

Pour inverser cette tendance et freiner la transmission du virus, le Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique a annoncé, jeudi 14 octobre, une nouvelle initiative visant à améliorer le dépistage communautaire de la Covid-19 dans huit pays. Le programme vise à fournir des tests de diagnostic rapide à plus de sept millions de personnes au cours de l’année à venir au Burundi, au Congo, en Côte d’Ivoire, en Guinée-Bissau, au Mozambique, en République démocratique du Congo, au Sénégal et en Zambie.

Pour son analyse, l’OMS a utilisé le calculateur de la Covid-19 mis au point par l’initiative Resolve to Save Lives, qui évalue les infections en fonction du nombre de cas et de décès notifiés et d’un taux de létalité de l’infection fondé sur des études en population. Il en ressort qu’au 10 octobre 2021, le nombre cumulé de cas d’infection par la Covid-19 était estimé à 59 millions en Afrique, un chiffre sept fois plus élevé que les plus de huit millions de cas officiellement notifiés.

Jusqu’à présent, la détection de la Covid-19 en Afrique a porté essentiellement sur les personnes qui se présentent dans les établissements de santé avec des symptômes, en plus des tests de dépistage réalisés sur les voyageurs internationaux qui arrivent aux points d’entrée ou qui en partent, ce qui entraîne une sous-notification à grande échelle compte tenu du pourcentage élevé de cas asymptomatiques sur le continent.

« Avec un nombre limité de tests, nous continuons d’ignorer la situation réelle qui prévaut dans beaucoup trop de communautés en Afrique. En effet, la majorité des tests de dépistage sont effectués sur des personnes qui présentent des symptômes de la Covid-19, mais les sujets asymptomatiques sont à l’origine d’une grande partie de la transmission de la maladie. Ce que nous voyons pourrait donc n’être que la pointe de l’iceberg », a déclaré Dr Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique au cours d’une conférence de presse virtuelle.

Elle a ajouté que le nombre de tests a augmenté en Afrique, mais cette initiative communautaire propose une approche radicalement nouvelle qui devrait aider à accroître considérablement les taux de détection. « Un nombre accru de tests signifie un isolement rapide des sujets infectés, une diminution de la transmission et un nombre accru de vies sauvées grâce à des actions ciblées », a conclu Dr Matshidiso Moeti.

Pour donner le coup d’envoi de la mise en œuvre de l’initiative de dépistage communautaire, l’OMS a décaissé 1,8 million de dollars qui seront utilisés dans les huit pays concernés.

Cette initiative utilisera une « stratégie d’intervention en anneau » qui a été déployée avec succès pour la première fois lors de l’éradication de la variole au cours de la seconde moitié du 20e siècle afin de vacciner les personnes les plus susceptibles d’être infectées et qui a été reconduite lors des récentes flambées épidémiques de maladie à virus Ebola qui ont sévi en Afrique de l’Ouest et en République démocratique du Congo.

L’approche d’intervention en anneau ciblera les personnes qui vivent à l’intérieur d’un cercle de 100 mètres de rayon autour de chaque nouveau cas confirmé afin d’empêcher la propagation de la maladie.

En outre, chaque ménage situé dans un rayon de 100 mètres recevra des kits d’hygiène comprenant des masques de protection et des flacons de solution hydroalcoolique. Toute personne testée positive sera évaluée sur la gravité de son état afin de déterminer si elle doit recevoir des soins à domicile ou être transférée dans des centres de traitement désignés contre la Covid-19.

Un groupe lance à Abidjan son 1er hub africain pharmaceutique

Tridem Pharma Côte d’Ivoire, filiale du Groupe Tridem Pharma, basé à Toulouse, au Sud-Est de la France, a lancé officiellement, jeudi à Abidjan, son premier hub de distribution de produits pharmaceutiques en Afrique.

Le lancement des activités de cette filiale s’est tenu en marge de l’ouverture officielle du 21e Forum pharmaceutique international, qui se déroule du 13 au 16 octobre 2021 sur les bords de la lagune Ebrié.

Ce hub de distribution de produits pharmaceutiques, le premier du genre en Afrique Francophone subsaharienne, est d’une capacité de 3 300 palettes avec un objectif, en 2023, d’atteindre 12 000 palettes.

Cela devrait permettre aux flux de distribution d’aller au-delà de la zone francophone, pour s’étendre aux pays anglophones tels que le Ghana et le Nigeria. A court terme, le groupe envisage de desservir le Bénin, le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Togo.

Le Sénégal et le Cameroun seront par la suite desservis dans la chaîne d’approvisionnement. M. Gino Formini, le directeur général du groupe Tridem Pharma, a montré que cette plateforme vise à approvisionner directement le marché local et sous-régional.

Le directeur général de Tridem Pharma Côte d’Ivoire, l’Ivoirien Hyacinthe Kouakou, a relevé que ce centre pharmaceutique situé à Port-Bouët, une cité balnéaire dans le Sud d’Abidjan, va réduire les frais liés au fret des revendeurs grâce à la proximité des produits pharmaceutiques.

M. William Wu, le président du Groupe Fosun Pharma, la maison mère de Tridem,  s’est félicité de ce que dans leur démarche, ils ont été confortés par le soutien indéfectible du gouvernement ivoirien lors de la mise en œuvre du projet.

Ce projet innovant vient consolider la place de la Côte d’Ivoire comme acteur majeur de l’industrie pharmaceutique régional, en ouvrant la voie de l’exportation vers d’autres marchés sur le continent africain.

Le directeur général de l’Autorité ivoirienne de régulation pharmaceutique, Hassan Coulibaly, s’est réjoui de ce que ce hub pharmaceutique raccourcit les délais de livraison et accroît la disponibilité du médicament.

« C’est incontestablement un plus dans le microcosme pharmaceutique ivoirien et même au niveau de la sous-région « , a-t-il déclaré, ajoutant qu’avec cette relocalisation en Côte d’Ivoire, les pharmaciens auront plus de facilité pour écouler leurs stocks et paieront moins de frais de logistique.

Ce pôle est dédié à la distribution de produits pharmaceutiques, parapharmaceutiques et de dispositifs médicaux. Ce qui devrait permettre de diffuser ses produits sur le continent.

Créée en 1986, Tridem Pharma est un acteur majeur dans les domaines des affaires, réglementaires, de la promotion médicale et de la distribution pharmaceutique en Afrique.

Société du groupe Fosun Pharma depuis 2017, le groupe a renforcé, au cours des trois dernières années, sa position de leader en Afrique francophone et a connu une forte expansion géographique, notamment dans les pays d’Afrique anglophone.

Forte de 900 collaborateurs répartis dans une trentaine de pays d’Afrique, en France et en Asie, elle est présente en Afrique à travers 9 filiales (Sénégal, Cameroun, Ghana, Kenya, Nigeria, Ouganda, Tanzanie et 2 en Côte d’Ivoire), et 8 succursales.

Ses activités de distribution couvrent près de 90 % de l’Afrique et du Moyen-Orient, soit un total de 35 pays. Depuis son intégration au sein du groupe Fosun Pharma, Tridem Pharma a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 135 milliards FCFA en 2020 contre 60 milliards FCFA en 2017.

Sénégal : l’affaire des passeports diplomatiques à la Une

La décision de l’Assemblée nationale d’enclencher la procédure contre deux députés cités dans un trafic présumé de passeports diplomatiques alimente les quotidiens sénégalais.Pour la levée de l’immunité parlementaire d’El Hadji Mamadou Sall et Boubacar Biaye, Le Quotidien informe que « le visa (sera) en examen » car le bureau du parlement se réunit lundi 18 octobre 2021.

Le journal indique que c’est le premier pas de l’Assemblée nationale depuis l’éclatement du trafic présumé de passeports diplomatiques.

Cela fait dire à Walf Quotidien que « l’Assemblée livre Biaye et Sall », poussant Sud Quotidien à souligner que « l’Assemblée s’active lundi ».

« Levée de l’immunité des députés Biaye et Sall : Niasse s’engage personnellement », rapporte Vox Populi, citant le président de l’Assemblée nationale qui affirme : « Le député est un citoyen qui est responsable de son comportement, devant la loi, devant le droit et devant la justice ».

De son côté, Le Soleil écrit que « Moustapha Niasse rassure sur le traitement de la levée de l’immunité » des députés accusés.

Toutes choses qui poussent EnQuête à noter que Niasse a asséné ses vérités, hier jeudi, lors de la Session ordinaire unique de l’année 2021-2022 de l’Assemblée nationale.

En politique, Vox Populi informe que pour éviter un « remake » de la bagarre de Ziguinchor avant les élections locales du 23 janvier 2022, « les coalitions invitées à signer une Charte contre la violence ».

Dans un entretien avec L’Observateur, Cheikh Mahi Cissé, porte-parole de Médina Baye explique « pourquoi nous avons décidé d’organiser le Gamou ».

« Baye Niass, le Prophète et les pandémies. Les projets pour Médina Baye et le carnet hérité de Cheikh Al Islam », poursuit M. Cissé.

La presse traite également du décès de Joseph Koto, ancien sélectionneur national de l’équipe de football.

C’est le cas du Soleil qui fait état du « dernier match » du sélectionneur de l’équipe nationale olympique qu’il était jusqu’à sa mort.

« Koto perd son dernier match. C’est sur le chemin du retour après avoir déposé le président du Casa Sport qu’il a fait le malaise », détaille L’As.

« Koto, un monument s’effondre », note Stades, rappelant qu’il était le sélectionneur le plus titré du Sénégal.

Ouverture à Abidjan du 21e Forum pharmaceutique international

Le ministre ivoirien de la Santé, de l’hygiène publique et de la couverture maladie universelle, Pierre Dimba, a procédé jeudi à l’ouverture officielle du 21e Forum pharmaceutique international, qui se tient à Abidjan du 13 au 16 octobre 2021.

Cette grande messe des acteurs du secteur pharmaceutique constitue aujourd’hui le plus grand événement de la profession pharmaceutique. L’édition 2021 a pour thème « Santé des populations, quels enjeux pour le pharmacien ? ».

M. Pierre Dimba s’est félicité de cette rencontre qui permet un partage d’expériences et de bonnes pratiques, car « l’Afrique a besoin de ses pharmaciens pour produire des médicaments de qualité en quantité ».

Le ministre de la Santé a fait savoir que, la Côte d’Ivoire, résolument engagée sur la voie de son émergence, a mis au cœur des préoccupations étatiques la santé face aux pathologies nouvelles et surtout au péril de la contrefaçon des produits pharmaceutiques.

Il a appelé le monde pharmaceutique à valoriser la médecine traditionnelle. Pour lui, la promotion de l’industrie pharmaceutique sur le continent est une solution pour produire des médicaments de qualité. 

Le continent africain, selon Michel Sidibé, envoyé spécial de l’Union africaine (UA) pour l’Agence africaine de création de médicaments, produit 3% des médicaments qu’il consomme. Le gap est important pour satisfaire sa demande.

Aujourd’hui, fera-t-il, observer l’Afrique qui compte 1,3 milliard d’habitants n’a vacciné que 3% de sa population et 1,2 milliard ne sont pas encore vaccinés. Et ce, du fait qu’elle « produit moins de 1% des vaccins dans le monde ».

Il faut faire en sorte que les gens puissent être vaccinés, a plaidé M. Michel Sidibé, qui a relevé que sur 7,5 milliards de doses dans le monde, l’Afrique n’a reçu que 2%, ce qui reste encore faible pour protéger davantage de populations. 

M. Michel Sidibé a ensuite exhorté les acteurs du secteur pharmaceutique sur le continent à promouvoir la recherche dans le domaine médical, mentionnant qu’en 2020, le marché du médicament était estimé à 1412 milliards US et l’Afrique ne représentait que 1,2 milliard. 

Le secrétaire permanent du Forum, Christophe Ampoam, a suggéré l’institution d’un poste de président et la transformation du secrétariat permanent en secrétariat exécutif avec éventuellement un accord de siège en vue de la mise en oeuvre des résolutions.  

La Côte d’Ivoire accueille cette 21e édition après la 10e session tenue en 2009. Elle a regroupé à la fois les Ordres des Pharmaciens à travers l’IOPA (l’Inter Ordre des Pharmaciens d’Afrique), les syndicats des pharmaciens à travers l’ISPHARMA (L’Inter Syndicale des Pharmaciens d’Afrique). 

Cette session a vu aussi la participation des centrales d’achats des médicaments, des autorités nationales de régulation pharmaceutique (l’AARNP) et l’Association des Doyens des Facultés de Pharmacie d’Afrique. Elle est organisée chaque année dans l’un des 25 pays membres de l’IOPA. 

Côte d’Ivoire: 19 gestionnaires du patrimoine mis en mission

Le directeur général du patrimoine de l’Etat de Côte d’Ivoire, Ali Sissoko, a mis jeudi en « mission » 19 gestionnaires du patrimoine issus de divers départements ministériels, au terme d’une formation de trois jours sur la comptabilité des matières.

« Nos gestionnaires doivent se mettre à la tâche dès maintenant, commencer l’inventaire des biens, leurs enregistrement selon les procédures indiquées », a déclaré le directeur général du patrimoine de l’Etat, M. Ali Sissoko, à la presse. 

Il les a exhorté, déjà, à « élaborer pour l’année en cours leur rapport qui vont être transmis à la Chambre des comptes », tout en faisant observer que la question de la gestion du patrimoine de l’Etat apparaît immense.  

« Les gestionnaires du patrimoine sont redevables devant la Chambre des comptes. Donc, tout ce qu’ils feront les engage tant au niveau administratif qu’au niveau juridictionnel », a-t-il dit, ajoutant avoir « grand espoir qu’ils commencent déjà la mise en oeuvre malgré l’immensité de la tâche ».   

« C’est un nouvel outil, c’est une nouvelle activité, et ce qui a été appris durant ces trois jours, il faut le mettre à profit pour déjà commencer chacun dans son ministère, la mise en oeuvre », a-t-il conseillé. 

L’objectif de cette formation, qui est à sa troisième session, est « vraiment de bien former nos gestionnaires du patrimoine qui sont dans divers ministères », a-t-il noté, annonçant encore des formations, mais déjà ces auditeurs doivent s’approprier la réglementation et les méthodes.

Estelle Zadi, gestionnaire du patrimoine du ministère de la Culture, de l’industrie des arts et du spectacle, une participante, s’est dite « très heureuse » d’avoir pris part à cette session, qui a trait à la comptabilité des matières, un concept nouveau.

« C’est de nouveaux procédés, de nouveaux outils de suivi, donc, je crois que nous sortons de là avec un bagage suffisant pour exercer au mieux dans les fonctions qui nous ont été confiées », a-t-t-elle poursuivi.  

La direction du patrimoine de l’État a initié ce séminaire de formation de gestionnaires de patrimoine avec la collaboration de l’Institut des finances, du 12 au 14 octobre 2021, à Bingerville, à l’Est d’Abidjan. 

« Il s’agit de donner les rudiments et les instruments, ainsi que les méthodes pour que nos gestionnaires dans les différents départements ministériels puissent recueillir les biens de l’Etat », avait précisé M. Sissoko. 

L’objectif de cette formation était également de permettre aux gestionnaires de patrimoine des institutions, ministères et autres Etablissements publics nationaux de s’approprier les outils de gestion de la comptabilité des matières et de gérer les biens de l’État mis à leur disposition. 

L’Institut des Finances, une structure de renforcement des capacités des agents des administrations économiques et financières et il a pour cœur de métier « les finances publiques ». Depuis le démarrage de ses activités en 2013, il a accueilli plus de 15 000 agents.

Une quatrième session de formation est prévue dans les semaines à venir. Cela devrait permettre d’outiller les gestionnaires du patrimoine de l’Etat afin de tracer tous les biens dans leur champ de compétence.  

Foot : décès de Joseph Koto, ancien sélectionneur du Sénégal

L’actuel sélectionneur de l’équipe nationale olympique est décédé aujourd’hui d’un malaise à 61 ans.Le football Sénégalais perd un un entraîneur chevronné qui a consacré une grande partie de sa vie à servir son pays. Adjoint à ses débuts, Joseph Koto va s’illustrer en tant qu’entraîneur des sélections locales. 

Avec l’équipe nationale des moins de 20 ans, il atteint à deux reprises la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (Can) de la catégorie (2015, 2017) et amène la sélection jusqu’en demi-finale du Mondial U20 en Nouvelle Zélande en 2015.

Celui que les sénégalais appellent affectueusement « Bout de chou » en référence à sa taille (1 mètre 68, 70 kilos) s’est aussi distingué en étant jusqu’à présent, le seul entraîneur à qualifier l’équipe nationale locale en phase finale de Championnat d’Afrique des nations (CHAN) en 2009 et en 2011.

Son bref passage à la tête de l’équipe nationale du Sénégal en juillet 2012 et octobre de la même année a été marqué par l’élimination des Lions de la Can 2013 par la Côte d’Ivoire, dans une manche retour émaillée d’incidents à Dakar.

En juillet dernier, l’ancien de la Jeanne d’Arc dirigeait pour la dernière fois les Lions olympiques à la Cosafa Cup s’inclinant aux tirs au but devant l’Afrique du Sud en finale.

Le technicien, qui animait un séminaire avec des entraîneurs locaux la semaine passée, perd son dernier match ce 14 octobre 2021, date anniversaire du décès de Bruno Metsu, ancien sélectionneur national de la génération de 2002 quart de finaliste au Mondial, emporté par un cancer le 14 octobre 2013.

Démarrage des ateliers régionaux d’élaboration de la Politique de gestion des frontières ivoiriennes

Des ateliers régionaux d’élaboration de la Politique nationale de gestion intégrée des frontières de la Côte d’Ivoire (PNGIF-CI) ont démarré, jeudi, en vue de doter dans quelques mois le pays d’un cadre référentiel en matière de gouvernance des frontières.

Ces ateliers régionaux prévus du 13 au 27 octobre 2021 se tiennent  à Abidjan (Sud), Abengourou (Est), Korhogo (Nord) et Man (Ouest).  A l’ouverture officielle à Korhogo (633 km au nord d’Abidjan), le Secrétaire exécutif de la Commission nationale des frontières de la Côte d’Ivoire, Diakalidia Konaté a rappelé aux participants les enjeux et défis aux frontières ivoiriennes.

Selon M. Konaté, il y a d’abord, la question de la gouvernance aux frontières où dans la plupart des cas, les acteurs étatiques y travaillent de façon cloisonnée, avec une absence de partage d’informations et, adoptent parfois des positions concurrentes, voire rivales, alors qu’ils doivent interagir pour un meilleur fonctionnement des services de l’État et une meilleure orientation et coordination des actions des collectivités locales et territoriales, au bénéfice d’un mieux-être des populations.

C’est un véritable disfonctionnement que la Politique en cours d’élaboration doit corriger, a-t-il estimé, soulignant qu’il y a ensuite, la question de la coopération transfrontalière.

A ce propos, Diakalidia Konaté a indiqué que la nouvelle vision de l’Union africaine (UA) à travers son Programme frontières, sort la coopération transfrontalière de son cadre habituel pour l’élargir à tous les domaines. Ainsi, tous les services étatiques et toutes les activités sociales, économiques et culturelles aux frontières dorénavant font partie intégrante de la coopération transfrontalière.

Dans ce cadre, outre l’action initiale de développement des collectivités locales et territoriales, l’on peut citer la sécurité, la gestion des ressources naturelles, la mobilité des hommes et des biens à travers la migration, le transport et le commerce, la question de la santé avec la gestion des maladies, des épidémies, et épizooties animales, etc.

« C’est la bonne maîtrise de toutes ces questions qui va nous permettre à terme, de faire de nos frontières de véritables passerelles pour aboutir à l’intégration de nos pays et de la sous-région », a poursuivi le Secrétaire exécutif de la Commission nationale des frontières de la Côte d’Ivoire. 

Enfin, il y a les problématiques en lien avec la cohésion sociale et le maintien de la paix dans les zones frontalières des  pays. En effet, dans ces espaces, a dit M. Konaté, « ce sont les mêmes populations que nous avons de part et d’autre de nos lignes frontières ».

C’est pourquoi, a encore expliqué M. Konaté, « malgré la délimitation de nos frontières, qui est une première garantie de paix, il est important de consolider et de renforcer les dynamiques sociétales, sociales et culturelles locales, pour maintenir la cohésion sociale et la paix ». 

La Politique nationale de gestion intégrée des frontières terrestres, aériennes et maritimes de la Côte d’Ivoire vise à transformer les zones frontalières en des espaces où les acteurs étatiques et non étatiques interagissent de façon harmonieuse, au plan national d’une part, et avec leurs homologues des pays limitrophes d’autre part, où la gestion des ressources naturelles partagées est bénéfique et durable pour le bien des populations.

Tout cela, en vue de faire de la coopération transfrontalière, un levier essentiel de sécurité, de cohésion sociale et de paix, de gestion durable des ressources naturelles et de développement socio-économique véritable des espaces frontaliers et transfrontaliers. 

 « Je voudrais vous encourager à donner le meilleur de vous-mêmes en mettant en avant, notre engagement citoyen et notre volonté commune de voir notre pays entrer dans le concert des nations où il fait bon vivre », a lancé M. Konaté aux participants.

En clair, selon lui, « il n’y a pas de sujet tabou ». « Vous êtes à cet atelier pour nous dire vos préoccupations, nous faire des suggestions et dire réellement ce que vous attendez de l’État, chacun à son niveau de responsabilité, pour un meilleur développement de nos zones frontalières », a conclu Diakalidia Konaté.  L’atelier de Korhogo dont l’ouverture a été présidée par André Ekponon, préfet de la région du Poro, est  prévu du 14 au 16 octobre 2021.

Les autorités préfectorales, administratives ainsi que les élus locaux des zones frontalières, les forces défenses et de sécurité, les services techniques (santé, éducation, agriculture, élevage, énergie…), les leaders communautaires des zones frontalières, le secteur privé à travers la Chambre du commerce et des organisations de la société civile prennent part à cet atelier dont les travaux se déroulent dans trois commissions avant des séances plénières.

La Politique nationale de gestion intégrée des frontières de la Côte d’Ivoire, vise à doter le pays d’un «outil de cadrage et de pilotage en matière de gouvernance des frontières, en vue de permettre à la Côte d’Ivoire d’aborder un nouveau virage dans l’approche et la gestion de ses frontières terrestres, aériennes et maritimes ».

Gao : l’État islamique ampute un homme accusé de vol

Les groupes jihadistes applique la charia, la loi islamique au nord Mali.Un homme accusé de vol de bétail au début du mois d’octobre, s’est vu couper la main droite en public par le Groupe État islamique (EIGS) affilié depuis 2016 à l’ État islamique qui l’ont ensuite laissé repartir.

Et comme un malheur n’arrive jamais seul, la victime de l’amputation a été arrêtée. Il a été interpellé par la police locale pour « vol de bétail » et détenu dans une prison de Gao, où il bénéficie d’un suivi médical.

« De tels châtiments corporels exécutés par des groupes armés en dehors de tout cadre légal sont de graves atteintes aux droits de l’homme, y compris le droit de tout être humain à un procès juste et équitable devant un tribunal régulièrement constitué », a déclaré le Chef de la Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA), El-Ghassim Wane, qui a fermement condamné « ces actes ignobles ».

Au mois de mai dernier, trois présumés coupeurs de route avaient subi des amputations croisées de la main droite et du pied gauche du Groupe État Islamique au Grand Sahara dans le village de Tin-Hama, dans le cercle d’Ansongo.

La MINUSMA dans un communiqué publié en mai dernier, dénonçait « ces abus » punis par le droit malien.La Mission onusienne, qui œuvre à renforcer la lutte contre l’impunité sous toutes ses formes auprès des autorités maliennes, a rappelé que « les atteintes à l’intégrité physique ainsi que les traitements cruels, inhumains et dégradants ne constituent en aucun cas une solution acceptable au regard du droit international et ne sont pas des actes constructifs pour la justice et la paix ».  

L’Afrique en proie à une augmentation exponentielle de la faim (Pam)

La crise climatique risque d’exacerber une situation déjà alarmante selon le Programme alimentaire mondial (Pam).« La crise climatique a le potentiel de submerger l’humanité », alerte le directeur exécutif du Programme alimentaire mondial (Pam), David Beasley. A l’en croire, le monde n’est pas préparé à l’augmentation sans précédent de la faim à laquelle nous assisterons.

Partant de là, il invite les décideurs à investir dans des programmes qui aident les communautés vulnérables à s’adapter et à renforcer leur résilience face au climat changeant.

Ces communautés, dont une grande majorité dépend de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage et qui contribuent le moins à la crise climatique, subissent le plus gros des impacts avec des moyens limités pour amortir le choc.

En Afrique de l’Ouest et du Centre, le changement climatique, combiné aux conflits et à la flambée des prix des denrées alimentaires, a entraîné les plus hauts niveaux d’insécurité alimentaire depuis 2014, soutient le Pam.

Selon l’organisme onusien, de juin à août, plus de 31 millions de personnes n’ont pas eu assez à manger pendant la période de soudure. Dans le centre du Sahel (Burkina Faso, Mali et Niger), on estime que 10 millions d’enfants (âgés de 6 à 59 mois) souffrent actuellement de malnutrition aiguë.

S’appuyant sur le thème de la Journée mondiale de l’alimentation de cette année, « Nos actions sont notre avenir – Une meilleure production, une meilleure nutrition, un meilleur environnement et une meilleure vie », le PAM appelle les dirigeants mondiaux à reconnaître le lien étroit entre la faim et la crise climatique. Il les exhorte aussi à redoubler d’efforts pour faire face au changement climatique, alors que l’attention se tourne vers la 26ème Conférence des Parties (COP26).

« Relever les défis de la crise climatique et assurer des systèmes alimentaires durables est une responsabilité collective », a déclaré le directeur régional du Pam pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Chris Nikoi.

« Nous devons de toute urgence intensifier nos efforts et prendre des mesures audacieuses pour aider les communautés en situation d’insécurité alimentaire à se préparer, à réagir et à se remettre des chocs et des stress climatiques », poursuit-il.

Depuis 2018, le Pam met en œuvre un programme de régénération de la végétation au Sahel avec 70 000 hectares de terres réhabilitées ou traitées, et 920 000 personnes ayant bénéficié d’activités de création d’actifs rien que l’année dernière. L’initiative aide également les communautés à récupérer les terres dégradées, à recharger les eaux souterraines, à produire des aliments nutritifs et à maintenir un régime alimentaire sain.

Côte d’Ivoire: le recensement de la population décalé d’une semaine

Le recensement de la population et de l’habitat en Côte d’Ivoire, décalé d’une semaine, en raison de la formation et de la vaccination contre la Covid-19 des agents recenseurs, se tiendra du 8 au 28 novembre 2021.

L’information a été donnée, jeudi, par le ministre du Plan et du développement, Kaba Nialé, et le ministre de la Communication, des médias et de la Francophonie, Amadou Coulibaly, porte-parole du gouvernement, lors d’une conférence de presse conjointe, à Abidjan.

L’opération était initialement prévue du 1er au 21 novembre 2021. Cependant, « deux contraintes majeures ne nous permettent pas de tenir cette date. Premièrement, nous n’avons pas pu disposer suffisamment de salles pour organiser la formation des 28 500 agents recenseurs, notamment ceux d’Abidjan », a expliqué Mme Kaba Nialé, mentionnant que deuxièmement « il a été adopté la vaccination obligatoire contre la Covid-19 de tous les agents avant leur déploiement sur le terrain ».

« Ces contraintes nous obligent donc à envisager un report d’une semaine de la date du début du recensement de la population et la nouvelle période de collecte sera désormais du 8 novembre au 28 novembre 2021 », a-t-elle dit.

Ces informations, rappellera-t-elle, sont utiles au gouvernement afin de mieux planifier ses actions de développement, d’améliorer les conditions de vie des populations, assurant que le recrutement du personnel de terrain a été achevé.

Elle a souligné que 38.000 personnes seront sur le terrain dont 28.500 agents recenseurs. En plus de ce contingent, il y a du personnel de réserve qui prendra le relais en cas de défaillance de certains agents recenseurs.

Le dénombrement se déclinera en trois principales activités, à savoir le recrutement du personnel de terrain, la formation du personnel de terrain et la collecte des données, a souligné le ministre du Plan et du développement, indiquant que 40.000 tablettes ont été acquises pour l’opération.

Ce recensement de la population (RP 2021) est le cinquième que la Côte d’Ivoire organise et fait suite au quatrième recensement qui s’est déroulé en 2014. Il a été institué par le décret en août 2018 et comprend un Conseil national du recensement (CNR) présidé par le Premier ministre.

Il comprend également un Comité technique du recensement (CTR) présidé par le ministère du Plan et du développement et un Bureau technique permanent du recensement (BTPR), organe d’exécution technique logé à l’Institut national de la statistique.

Le Recensement général de la population et de l’habitat est une opération de dénombrement de la population qui vise à recueillir des données démographiques, sociales et économiques sur toute la population vivant sur le territoire national, qu’elle soit ivoirienne ou étrangère.

Le coût de l’opération du recensement de la population et de l’habitat est de 23,9 milliards Fcfa dont 10,2 milliards Fcfa d’apport des partenaires techniques et de développement de la Côte d’Ivoire. Le pays, selon le dernier recensement compte quelque 25 millions d’habitants.

COP26 : plaidoyer pour une transition énergétique juste et équitable

Les dirigeants mondiaux doivent se réunir pour la Conférence des Parties signataires de la Convention Climat.A quelques jours de cet événement prévu du 31 octobre au 12 novembre à Glasgow (Ecosse), des acteurs soulignent que le manque d’investissements en faveur des énergies propres met à mal la lutte contre le changement climatique et la pauvreté. De nouvelles recherches montrent que d’ici à 2030, le manque chronique de financements dont pâtissent l’Afrique subsaharienne et l’Asie empêchera plusieurs milliards de personnes d’accéder à l’électricité et à des moyens de cuisson non polluants.

Ainsi, la dernière série de rapports Energizing Finance élaborés en partenariat avec la Climate Policy Initiative (CPI) révèle que, pour la septième année consécutive, les investissements mondiaux sont sérieusement inférieurs aux niveaux requis pour garantir à tous l’accès à l’énergie d’ici à 2030.

Le suivi des financements alloués à l’électricité a même permis de montrer qu’en 2019, avant l’irruption de la pandémie de Covid-19, les 20 pays comptant 80 % de la population mondiale avaient des problèmes d’électricité.

Autrement dit, les pays à fort impact avaient subi une baisse d’investissements de l’ordre de 27%. On anticipe déjà une baisse supplémentaire des investissements en faveur de l’accès à l’énergie pour 2020 et 2021, en raison des difficultés économiques liées à la Covid-19.

Le niveau de financement pour les moyens de cuisson non polluants reste désespérément bas. Les combustibles de cuisson polluants sont à l’origine de plusieurs millions de décès prématurés chaque année et représentent le deuxième facteur de dérèglement climatique, derrière le dioxyde de carbone.

Pourtant, sur la base des investissements enregistrés en 2019, seuls 133,5 millions de dollars américains ont été consacrés au développement de moyens de cuisson non polluants cette année-là. Un montant très en deçà des 4,5 milliards de dollars US annuels dont on estime avoir besoin pour garantir un accès universel aux moyens de cuisson non polluants (et qui ne couvrent que l’achat de foyers de cuisson non polluants).

« Nous nous trouvons à une étape cruciale du débat sur l’énergie et le climat », explique Damilola Ogunbiyi, présidente-directrice générale et représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour l’énergie durable pour tous et coprésidente d’ONU-Énergie.

Selon elle, il semble désormais établi que l’objectif « zéro émission nette » ne sera atteint qu’au moyen d’une transition énergétique juste et équitable, donnant accès à une énergie propre à un coût abordable aux 759 millions de personnes privées d’électricité et aux 2,6 milliards de personnes dépourvues de moyens de cuisson non polluants.

« Cela, a-t-elle soutenu, passe par le déploiement de ressources pour lutter contre le changement climatique, créer de nouvelles opportunités de développement économique et permettre aux populations du monde entier de vivre dans la prospérité ».

En 2018, 50 % de l’ensemble des financements consacrés à l’électricité ont été investis dans les combustibles fossiles raccordés au réseau au sein des pays à fort impact, contre 25 % en 2019.

Il s’agit d’une évolution positive pour le climat, selon l’étude. Cette dernière révèle en même temps une baisse des investissements alloués aux technologies hors réseau et aux mini-réseaux, qui ne représentaient plus que 0,9 % des sommes consacrées à l’électricité.

La rentrée scolaire au menu des quotidiens sénégalais

La presse sénégalaise parvenue ce jeudi à APA fait le diagnostic du début de l’année scolaire.« Abris provisoires, Covid-19, menace de grève, inondations : Une rentrée à haut risque », titre Sud Quotidien.

A Saint-Louis (Nord), l’Inspection d’académie annonce que « tout est fin prêt dans les écoles et établissements », mais à Sédhiou (Sud), Sud Quotidien note que les 35% d’abris provisoires et les 394 départs d’enseignants risquent de retarder les échéances.

« Revendications et menaces de grève : Les syndicats font leur rentrée », rapporte Walf Quotidien.

De son côté, Le Quotidien titre : « Rentrée des classes : L’école dans tous ses états ».

Selon ce journal, l’intendant du Lycée Marchand de Rufisque, à Dakar, est accusé de détournement de 18 millions f cfa, pendant qu’à Vélingara (Sud), plusieurs centaines d’élèves vont rater la rentrée.

Nos confrères du journal L’As affichent « les prédictions sombres du professeur Idrissa Bâ » à propos de la rentrée scolaire et de la crise d’asthme. Le spécialiste affirme qu’il faut s’attendre à beaucoup plus de crise d’asthme et de bronchite au retour des élèves dans les écoles.

Les quotidiens traitent également de l’Exposition universelle de Dubaï, avec la journée du Sénégal célébrée hier mercredi.

Pour Le Soleil, « le Sénégal expose ses atouts ». Le journal donne la parole au président Macky Sall qui affirme que « le Ter (Train express régional), Smart Sénégal et le futur port de Ndayane (sont) trois infrastructures modernes de connexion qui renvoient au thème de l’exposition ».

Cela fait dire à EnQuête que « Macky Sall vend ses projets 2.0 ».

Walf Quotidien anticipe la tournée économique du chef de l’Etat en Casamance (Sud), après les heurts en début de semaine entre partisans de l’opposant Ousmane Sonko et de Doudou Ka, responsable politique de la mouvance présidentielle.

Ce faisant, Walf Quotidien indique que « Macky (part) en terrain miné ».

Traitant de l’exercice des libertés individuelles en Etat de droit, Sud Quotidien note que « le Sénégal, encore à la traîne » avec des arrestations systématiques, des mandats de dépôt à outrance et des interdictions méthodiques de manifestations.

Deux soldats ivoiriens tués dans l’attaque d’un poste de l’armée dans l’Ouest

Deux soldats ivoiriens ont été tuées mercredi à la suite d’une attaque d’individus armés ayant visé le poste de sécurité de Tiémesson, situé sur l’axe Duékoué-Bangolo, dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire.

L’assaut a eu lieu aux environs de 04h (GMT, heure locale), au niveau du poste de contrôle mixte de Tiémesson à 09 Km de Guéhiébly (22km axe Duekoué-Bangolo), précise une source.

Le poste de contrôle comprenant quatre éléments de la gendarmerie et un des eaux et forêts, a « essuyé les coups de feu de deux binômes à moto », renseigne la même source.

Le bilan établit deux morts du côté des forces ivoiriennes, notamment un gendarme et un agent des eaux et forêts.

Des éléments de la légion territoriale et des deux pelotons Escadron de la ville de Man ont été déployés sur les lieux pour le ratissage et déterminer la nature de l’attaque qui a ciblé ce poste de l’armée.

La Côte d’Ivoire était la cible de deux attaques terroristes dans la nuit du 28 au 29 mars 2021, ayant visé deux positions de l’armée, à la frontière avec le Burkina Faso, notamment à Kafolo et Kolobougou.

Ces attaques opérées de manière simultanée avaient fait six morts dont trois soldats dans le rang de l’armée régulière et trois terroristes. Elles ont eu lieu moins d’un an après un assaut terroriste à Kafolo le 11 juin 2020.

Les enquêtes de cette dernière attaque permettront de situer la nature de ces assauts dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire.

Ligue des champions CAF: l’Asec « très vigilant » face au CR Belouizdad d’Algérie (coach)

L’entraîneur du club de football ivoirien Asec Mimosas, Julien Chevalier, a déclaré mercredi que ses hommes restent « très vigilants » face au CR Belouizdad d’Algérie, samedi à Abidjan, dans le cadre du 2e tour de la ligue des champions de la CAF.

« On aura besoin d’être très vigilant, donc beaucoup plus concentré et réactif que l’adversaire », a dit le sélectionneur de l’Asec Mimosas, Julien Chevalier, lors d’une conférence de presse au stade de Champroux qui accueillera samedi les deux clubs.  

S’exprimant sur le club adverse, Julien Chevalier a souligné que le CR Belouizdad est « une équipe talentueuse », se disant « persuadé » qu’elle est « plus habile, plus expérimentée » et « ils auront des qualités pour tenter de mettre en difficulté » l’Asec. 

« J’espère que ce qui fera la différence, c’est notre rigueur, notre concentration et envie de remporter » le match dans un élan d’efficacité de style de jeu, a laissé entendre le coach de l’Asec Mimosas.  

Pour lui, « il y aura des oppositions de styles, mais de toute manière le profil de jeu de (son) équipe, le talent individuel » peut faire la différence. De ce fait, il compte renforcer les « ingrédients » qui permettront à ses poulains de faire la différence.    

Le capitaine de l’équipe de l’Asec Mimosas, Abdul Karim Cissé, a assuré que les joueurs sont prêts à aborder cette confrontation, car « tout se fait dans le respect (des consignes tactiques) et dans le boulot ». 

« Ce samedi, c’est un match de haute intensité », admet-il, estimant que « tout se passe au niveau mental ». Bien qu’il faut respecter l’adversaire, Cissé et ses co-équipiers veulent entrer dans la phase de poule après cette partie. 

Le club de football ivoirien Asec Mimosas affronte le samedi prochain, à 15h (GMT, heure locale) l’équipe de CR Belouizdad d’Algérie au stade de Champroux, à Marcory, une commune située dans le Sud d’Abidjan.

LafargeHolcim Côte d’Ivoire annonce la production du ciment blanc en 2022

LafargeHolcim Côte d’Ivoire, une firme opérant dans la cimenterie, produira au deuxième trimestre de 2022, du ciment blanc, jusque-là importé dans le pays, a annoncé mardi à Abidjan son directeur général, Rachid Yousry, lors d’un échange avec la presse.

« On va lancer, en 2022, l’année prochaine un autre produit qui est le ciment blanc », a indiqué M.  Rachid Yousry, le nouveau directeur général, lors d’une rencontre avec là presse. La filiale deviendra la première cimenterie en Côte d’Ivoire à fabriquer ce type de ciment.  

M. Yousry a été nommé directeur général de cette filiale en juin 2021. Ingénieur informaticien de formation, spécialisé dans l’analyse des données, il est titulaire d’un MBA de l’école des ponts Business school de Paris, et totalise plus de 30 ans d’expériences en commerce et logistique.

Il prend la tête de la société dans un contexte de crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19. Cela a agi sur le prix du ciment qui a connu de nombreuses variations depuis le début de l’année 2021.   

Ensuite, le rationnement de l’électricité d’avril à juin 2021, en Côte d’Ivoire, a impacté la capacité de production et de facto les prix, sans oublier la congestion du port qui pose d’importantes difficultés à l’industrie du ciment. 

Sur le marché international, le coût du clinker, matière première principale du ciment, a connu depuis le second trimestre une augmentation de près de 80% à cause de la flambée du coût du transport.

Cette situation, associée à la baisse du prix du ciment depuis la fin de la période de rationnement en électricité, vient affecter la rentabilité de l’entreprise. Cependant, elle s’attache à ses valeurs intrinsèques de faire de la qualité. 

« Notre ambition est claire, c’est d’être le fournisseur de référence de l’industrie du ciment en Côte d’Ivoire, à travers nos services », en apportant des solutions aux clients, a déclaré M. Rachid Yousry.  

En termes de services, la firme se positionne comme la seule entreprise qui dispose de solutions digitales permettant aux clients de passer leur commande en un seul click. Elle met ainsi le client au coeur de ses intérêts et de ses stratégies.  

Mme Philomène Tsoh, la DRH, en charge de la communication de l’entreprise, a demandé au port d’avoir des quais de déchargement supplémentaires disponibles qui permettraient de réduire le temps d’attente des bâteaux, pour éviter d’avoir un impact sur les frais portuaires, une sollicitation de l’ensemble de l’industrie du ciment en Côte d’Ivoire.  

Avec un portefeuille très diversifié de produits qui couvrent toutes les implications du ciment, la filiale se veut une entité respectueuse de la règlementation locale, de l’environnement et de la sécurité au travail.

Le groupe organise chaque année des Journée santé, sécurité et environnement. En Côte d’Ivoire, « ces journées vont s’organiser à partir de la semaine prochaine dans tous nos sites pour renforcer le message sur la santé, la sécurité et l’environnement dans nos opérations », a assuré M. Yousry. 

Concernant la Responsabilité sociale de l’entreprise (RSE), la société a fait des dons de materiels de salubrité, des kits de santé pour la lutte contre la Covid-19, des opérations de collecte de sang, la sensibilisation à la sécurité routière et de forage hydraulique à pompage solaire. 

Elle compte par ailleurs lancer des projets générateurs de revenus dans un avenir proche. L’un de ses points focaux est la sécurité environnement au cours des opérations afin d’assurer la sécurité des employés, des sous-traitants et des chauffeurs qui viennent se servir à l’usine.

La part de marché de la filiale sur le marché ivoirien se situe autour de 20% pour l’année 2020″. Avec une capacité de production de 2,5 millions de tonnes par an (sur 12 millions de tonnes en Côte d’Ivoire), la filiale distribue le ciment Bélier dans le pays et dans la sous-région africaine. 

LafargeHolcim est une filiale du Groupe Holcim, leader mondial de la construction durable, qui est présent dans 80 pays. L’année 2022 marquera ses 70 ans de présence sur le marché en Côte d’Ivoire.

L’Etat ivoirien veut élaborer sa situation patrimoniale

L’Etat ivoirien, qui depuis quelques années a commis des agents à la comptabilité des matières, aux fins d’élaborer la situation de son patrimoine, forme actuellement de nouveaux gestionnaires du patrimoine.

Dans ce contexte, la direction du patrimoine de l’État a initié un séminaire de formation de gestionnaires de patrimoine. Cette session se déroule sur trois jours, notamment du 12 au 14 octobre 2021, à Bingerville, à l’Est d’Abidjan. 

« Les enjeux de cette formation, c’est vraiment de mettre à niveau nos nouveaux gestionnaires du patrimoine de l’Etat », a déclaré à la presse le directeur général du patrimoine de l’Etat, M. Ali Sissoko. 

Aujourd’hui, fera-t-il observer, au plan international, les décideurs et les bailleurs de fonds vont « au-delà des situations financières des États pour regarder la situation patrimoniale de l’Etat, en termes de biens immeubles et d’autres biens incorporels ». 

« Il s’agit de donner les rudiments et les instruments, ainsi que les méthodes pour que nos gestionnaires dans les différents départements ministériels puissent recueillir les biens de l’Etat », a-t-il indiqué.

La direction générale du patrimoine de l’Etat, en tant que gestionnaire, a pour mission de « coordonner toutes ces informations en vue d’informer le ministère des Finances à travers le ministère du Budget qui va donc élaborer la situation patrimoniale de l’Etat », a-t-il dit. 

Au-delà de la situation financière, les bailleurs de fonds « regardent votre potentiel en termes de situation de biens, ce qui montre la capacité de l’Etat et du développement d’un pays », a poursuivi M. Ali Sissoko.  

Dans ces biens, « il y a les routes, les ponts, les centres de santé, les écoles (…). Et ce, parce que l’Etat aujourd’hui veut connaître sa valeur au delà de l’aspect financier », a relevé le directeur du patrimoine de l’Etat. 

M. Théodore Gnamien Konan, un formateur, a souligné que deux modules de formation sont prévues, à savoir le cadre de gestion des biens de l’État et les procédures de gestion des matières. Il assurera la formation avec Mme Godé Zihon Nadège épouse Atté.  

L’objectif de cette formation est de permettre aux gestionnaires de patrimoine des institutions, ministères et autres Etablissements publics nationaux de s’approprier les outils de gestion de la comptabilité des matières et de gérer les biens de l’État mis à leur disposition. 

La formation se tient à l’Institut des finances, anciennement École supérieure interafricaine d’électricité (ESIE) de Bingerville. Mme Claudie Rigaut, chef du Projet Institut des Finances, a au nom du Conseiller Bamba N’Galadjo, coordonnateur du Projet Institut des Finances, salué cette initiative. 

« Avec la mise en place des budget-programmes, et le passage d’un budget de moyens à un budget de résultats, la quête de performance touche tous les secteurs de la gestion des finances publiques », a-t-elle ajouté. 

L’Institut des Finances, une structure de renforcement des capacités des agents des administrations économiques et financières et il a pour coeur de métier « les finances publiques ». Depuis le démarrage de ses activités en 2013, il a accueilli 15 408 agents.

Ouverture à Abidjan de la 3e édition des Journées de consensus national

La 3e édition des Journées de consensus national (JCN), organisée par la Convention de la société civile ivoirien (CSCI), s’est ouverte mardi à Abidjan dans l’optique d’une approche inclusive pour une réconciliation nationale vraie en Côte d’Ivoire.

« Il s’agit pour la société civile de façon générale et la CSCI en particulier de contribuer au processus de réconciliation et la cohésion sociale », a déclaré le coordonnateur national de la CSCI, M. Mahamadou Kouma.

Selon lui, ce qui justifie ces journées de consensus national est le fait que qu’aucun développement n’est possible s’il n’y a pas de paix, un préalable à tout développement durable. 

Pour M. Mahamadou Kouma, « le vivre ensemble est fondamental ». En vue de mener des réflexions inclusives, les leaders des différentes forces vives de la nation ont été associés à un directoire, organe chargé de conduire ces assises qui se tiennent du 12 au 15 octobre 2021.  

Participant à ces assises, M. Mathieu Arra, président du Mouvement des actions citoyennes pour la réconciliation et là cohésion sociale en Côte d’Ivoire, a relevé que cette plateforme vise à asseoir des dispositions pour que les Ivoiriens se « parlent franchement » pour une paix durable.  

Cela participe en outre au processus de réconciliation, a fait observer le président du Mouvement des actions citoyennes pour la réconciliation nationale et là cohésion sociale en Côte d’Ivoire, M. Mathieu Daté.   

Mme Aimée Zebeyoux, conseiller du président de la République, chargée des droits de l’Homme, s’est félicitée de ce que ces journées viennent pour « ressortir les maux et les éléments pour éviter qu’il y ait des conflits » et des fractures sociales. 

Cette troisième édition rassemble les composantes essentielles de la société civile, dont les leaders forment un directoire, organe suprême des Journées de consensus national, chargé de synthétiser les différentes réflexions. 

Nigéria : Ethiopian Airlines reprend ses vols vers Enugu

La compagnie aérienne nationale d’Ethiopie est l’un des plus anciens transporteurs à destination de ce pays d’Afrique occidentale.Le service à destination d’Enugu a été suspendu pendant deux ans car l’aéroport desservant la ville était en rénovation. Il a repris le 9 octobre, et les vols sont désormais assurés le mercredi, le vendredi et le samedi.

La compagnie dessert le pays depuis 1960 et renforce les liens commerciaux, culturels et touristiques entre le Nigeria et le reste du monde.

Grâce au vaste réseau d’Ethiopian Airlines et à sa flotte moderne, les passagers d’Enugu bénéficieront de liaisons directes vers de nombreuses destinations en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie, en Amérique du Sud et en Europe.

Le Président directeur générale du groupe Ethiopian Airlines, Tewolde GebreMariam a déclaré que le Nigeria est l’une des « destinations importantes de la compagnie en Afrique occidentale ».

« Nous améliorons continuellement nos produits et services pour répondre aux attentes de nos clients et la reprise des services vers Enugu est essentielle pour atteindre nos clients dans différentes régions du Nigeria », a-t-il ajouté.

Guinée : Mamadi Doumbouya limoge plusieurs généraux

Le nouvel homme fort de la Guinée se sépare d’une quarantaine de généraux de l’armée.Moins de deux semaines après son investiture le 1er octobre dernier, le colonel Mamadi Doumbouya a secoué la hiérarchie militaire de la République Guinée en envoyant à la retraite 44 officiers généraux.

Parmi les figures marquantes de cette grande lessive, se trouvent le général Sékouba Konaté (57 ans), ancien président de la transition (2009-2010), le général Namory Traoré, ancien chef d’état-major général des armées, le général Ibrahima Baldé, ancien haut commandant de la gendarmerie nationale, le général Bouréma Condé, ancien ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation, le général Mathurin Bangoura, ancien gouverneur de Conakry, le général Rémy Lamah (ancien ministre de la Santé),

Dans un décret lu à la télévision publique guinéenne, on y apprend que les généraux envoyés à la retraite, ont droit à « un passeport diplomatique ainsi que leurs conjointes, un véhicule neuf non renouvelable, une dotation mensuelle en carburant et la gratuité des soins de santé.»

Ils peuvent aussi selon le décret, « occuper des fonctions civiles ». Par ailleurs, 28 de ces officiers généraux mis à la retraite mardi soir ont été affectés au conseil supérieur de la défense.

Le colonel Mamadi Doumbouya (41 ans), place ainsi ses hommes de confiance au sein de l’armée guinéenne, après le putsch perpétré contre le président Alpha Condé le 5 septembre dernier. Ce dernier, en résidence forcée à Conakry, refuse toujours de démissionner.

Sénégal: Sonko et Doudou Kâ se donnent en spectacle dans la presse

Les quotidiens sénégalais parvenus mercredi à APA titrent principalement sur les joutes verbales entre Ousmane Sonko et Doudou Kâ au lendemain des affrontements sanglants entre leurs partisans au sud du pays.Vox Populi se fait l’écho des « sévères mises en garde de Sonko depuis Ziguinchor ». Le leader de Pastef déclare que « ce qui s’est passé hier (lundi) ne se reproduira plus, ou alors les conséquences seront désastreuses ». De son côté, Doudou Kâ de l’APR (pouvoir) liste les « mensonges de Sonko » avant d’affirmer dans Le Quotidien qu’il lui montrera qu’il est « son père en politique ».

Dans ce journal, qui décrit au passage « les maux d’une bataille », l’opposant arrivé troisième avec plus de 15% des suffrages à la dernière présidentielle réplique : « C’est Macky Sall mon alter ego ».

L’AS souligne ainsi que « Sonko et Doudou Ka jouent les prolongations » après l’altercation sanglante qui a surgi entre leurs partisans lundi passé. Dans Le Témoin, « Sonko charge la police et met en garde Doudou Ka ». Indexant ce dernier comme étant la cause des affrontements qui ont fait de nombreux blessés, il dénonce « l’inertie de la police ».

Dans Walf Quotidien, la coalition Yewwi Askan Wi (libérer le peuple en wolof) dont Sonko est membre note que « Macky Sall a opté pour la terreur et l’intimidation comme arme politique ».

EnQuête prend prétexte de cette violence préélectorale pour annoncer « le retour du monstre ». A trois mois des élections locales de janvier 2022 en effet, « la violence ressurgit déjà ». Mais pour le journal, l’histoire politique du Sénégal est « jalonnée de violences ».

L’Observateur fait focus sur la communication gouvernementale marquée  par « le réveil des vieux démons ». Si une des sources décrie « un manque d’autorité, de cohérence », Yakham Mbaye, directeur général du quotidien national Le Soleil, indique pour sa part que « se taire face aux attaques contre le président, c’est une marque de déloyauté ».

En Economie, le lanceur d’alerte congolais et ancien banquier, Jean-Jacques Lumumba, déclare dans le journal que « la plupart des banques en Afrique sont des lessiveuses d’argent public ».

En société, L’Observateur livre les résultats de son « enquête sur la zoophilie, un plaisir bestial ». « J’ai eu ma première expérience sexuelle avec une brebis », confie un adepte de ce comportement déviant.

Sur la baisse des cas de Covid-19, Le Soleil indique que le Sénégal est désormais « sur la liste des pays +verts+ de la France ».

En football, le quotidien national indique que les Lions sont les « premiers qualifiés en Afrique pour les barrages » de la Coupe du monde après leur victoire hier devant la Nambie (1-3) suite à un triplé de l’attaquant Famara Diédhiou.

Déjà buteur à l’aller à Thiès, « Famara s’impose à Aliou Cissé » maintenant, analyse L’Observateur. « Famara envoie les +Lions+ sur… mars », le mois dans lequel se joueront les matchs de barrages de la Coupe du monde Qatar 2022.

Le journal sportif Stades s’interroge maintenant sur le possible adversaire du Sénégal et avance des noms comme l’Egypte, la Côte d’Ivoire ou le Cameroun. Cependant, « le Sénégal ne doit avoir peur de personne », prévient le sélectionneur Aliou Cissé. « On a un statut à honorer en Afrique et dans le monde », ajoute l’ancien capitaine de la Génération 2002.

Le Sommet de la Francophonie reporté une deuxième fois

Les États de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) ont trouvé un « consensus » sur un report d’un an du Sommet à Djerba (Tunisie).Le 18e Sommet de la Francophonie qui devait se tenir en Tunisie en novembre 2021, a été reporté une nouvelle fois, à cause de la Covid-19 et surtout de la crise politique.

Les membres du Conseil permanent de la Francophonie (CPF), réunis mardi, ont décidé de ce report d’un an, a indiqué dans un communiqué l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). « Ils sont arrivés à un consensus sur la nécessité de reporter d’un an le 18e Sommet de la Francophonie, afin de permettre à la Tunisie d’organiser cette instance importante dans les conditions les plus optimales » a indiqué le communiqué. Cette proposition doit être validée par la Conférence ministérielle de la Francophonie avant d’être définitivement entérinée.

Prévu à l’origine à Tunis en 2020, le sommet a été reporté une première fois en mai 2020 à cause de la pandémie du coronavirus. Finalement, il a été déplacé hors de la capitale sur l’île tunisienne de Djerba et devait avoir lieu en novembre 2021.

Ce nouveau report de l’événement, qui se tient tous les deux ans, est justifié par des raisons sanitaires et surtout politiques. Il peut être analysé comme un signal envoyé au président tunisien Kais Saied qui exerce une mainmise sur les institutions de son pays. Le chef de l’Etat, engagé dans un bras de fer avec le principal parti parlementaire islamiste et conservateur Ennahda, avait suspendu en juillet dernier le Parlement et la Constitution du pays. Et depuis cette date, il gouverne par décret. 

L’un des grands objectifs de la Francophonie qui regroupe 88 États membres est de soutenir l’État de droit, les libertés humaines et les droits de la personne. Dès lors, certains membres du Conseil permanent espèrent que ce report fera bouger les lignes et contribuera à stabiliser la situation en Tunisie. Malgré la formation d’un nouveau gouvernement lundi dernier, plusieurs Etats membres de l’OIF se préoccupent toujours de la situation politique en Tunisie.

Le dernier sommet de la Francophonie a eu lieu à Erevan, capitale de l’Arménie en 2018. Il avait marqué la fin de mandat de la secrétaire générale Michaëlle Jean, ex-gouverneure du Canada et son remplacement par la Rwandaise Louise Mushikiwabo.

Orange inaugure un nouvel Orange Digital Center à Abidjan

L’opérateur de téléphonie, Orange Côte d’Ivoire, inaugure ce mardi 12 octobre, dans la commune du plateau, le siège officiel de Orange Digital Center. Un espace technologique dédié à la formation et à l’accompagnement des jeunes et entrepreneurs de l’écosystème digital.

En prélude à l’inauguration du centre, un joyau architectural situé à quelques encablures du Boulevard de l’Indénié, les locaux ont été présentés ce lundi à un pool de journalistes, lors d’une visite guidée.   

Établi sur une superficie d’à peu près 1 200 mètres carrés, Orange Digital Center, rassemble 4 pôles dédiés à ses différents programmes : Orange Fab, Orange Academy, Fab Lab solidaire et Orange Digital Ventures. Il propose également plusieurs fois par an une série de programmes annexes.

L’espace comprend des salles polyvalentes, des salles de formation, de design thinking « conception créative » et un espace de co-créativité. Il peut accueillir une centaine de jeunes sur les programmes et jusqu’à 200 personnes sur des événements ponctuels.

La firme a consenti un investissement important sur l’ensemble du programme, accompagnée par des partenaires tels que la GIZ, la coopération allemande et Invest for jobs.

Selon M. Habib Bamba, Directeur de la transformation, du digital et des médias, également Directeur de la Fondation Orange Côte d’Ivoire, ce projet « répond à la nécessité d’accompagner tout l’écosystème numérique ivoirien ». 

Un hub d’innovation technologique

Leader sur le marché des télécommunications, Orange se positionne également comme une entité forte du domaine technologique. En tant qu’entreprise citoyenne, Orange s’engage à contribuer à la formation des jeunes, à l’innovation et à l’entrepreneuriat.

Concevoir un lieu inspirant pour les jeunes passionnés du digital et faire du numérique une opportunité pour tous, tels sont les objectifs visés par la firme. Pour ce faire, Orange Digital Center propose régulièrement des programmes spécifiques à destination des jeunes filles et des femmes.

« C’est un espace ouvert à tous, aux étudiants, aux personnes sans emploi, aux personnes déscolarisée… Et proposant un apprentissage des métiers liés au digital », a-t-il souligné. Pour cause, le groupe envisage de devenir le « centre du digital en Côte d’Ivoire ».  

Des programmes stratégiques

Orange Digital Center propose à ses apprenants, 4 programmes structurants : « Orange Fab, Digital Academy, Fab Lab Solidaire et Orange Digital Ventures.

Orange Fab est un accélérateur de start-ups. Il prévoit des solutions et des opportunités pour des entreprises qui opèrent depuis deux ou trois ans au moins. Le programme vise à aider ces dernières à peaufiner leurs projets avec des mises en relation ou des participations à des salons. 

Le programme Fab Lab Solidaire, initié par la Fondation, offre quant à lui un espace de développement de prototypes. Il met à disposition des startups, des équipements pour travailler sur divers projets.

Le programme Orange Ventures est le fonds d’investissement technologique du centre. Il se positionne comme un relais qui finance les startups innovantes, dans les domaines de la connectivité, du réseau, des services aux entreprises, de la cybersécurité et des Fintechs.

 M. Franck Wodié, Senior manager en charge de Orange Digital Center, a relevé par ailleurs l’enjeu de l’éducation digitale des jeunes filles, soutenu par le centre, en vue d’encourager les jeunes dames à s’investir davantage dans le digital.

Perspectives

Selon M. Franck Wodié, Senior Manager en charge de Orange Digital Center : « Tous les programmes mis en œuvre et toutes les activités ne sont pas organisées au sein de cet espace. Il y a des activités qui se font à l’extérieur avec des partenaires ». 

S’exprimant sur les perspectives, il a annoncé l’ouverture des Orange Digital Center Clubs qui seront « des extensions du Digital Center au sein des universités », indiquant que le premier sera ouvert « avant la fin de l’année », avec l’Université virtuelle de Côte d’Ivoire à Bouaké (centre).

« Nous allons déployer ces clubs dans la plupart des grandes villes de l’intérieur pour pouvoir mettre en place des programmes de formation avec des universités, créer des espaces que nous allons équiper et financer », a-t-il poursuivi.

M. Franck Wodié a fait remarquer que ces Orange Digital Center Clubs seront accessibles aux étudiants, mais également à l’écosystème local au niveau des différentes villes concernées.

D’ici à décembre 2022, Orange Digital Center ambitionne de former 2 000 personnes et de contribuer à créer 500 emplois. Le centre, qui a ouvert ses portes depuis avril dernier, a déjà enregistré près de 2 000 visiteurs.

Le Pdci clôture la célébration de ses 75 ans avec ses alliés lundi

Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci, ex-allié au pouvoir) clôture la commémoration de son 75e anniversaire, le 18 octobre 2021, avec les partis de l’opposition alliés, en présence de son président Henri Konan Bédié.

Le 09 avril 2021, le Pdci a eu 75 ans. Le parti a lancé la commémoration de ce soixante quinzième anniversaire autour du thème « le PDCI-RDA, Cap sur le centenaire » et des activités qui prendront fin le 18 octobre 2021.

Depuis le lancement, plusieurs activités prévues et programmées se sont déroulées sur six mois, a indiqué mardi à la presse M. Brahima Kamagaté, le secrétaire exécutif chargé des Jeunes, et  président du Comité d’organisation pratique.

Les activités, rappellera-t-il, se sont déroulées avec les cérémonies inaugurales du 09 au 28 avril 2021 (cérémonie d’ouverture et des journées de prières œcuméniques) et des journées de solidarité et de recueillement du 29 avril au 15 mai 2021, pour venir en aide à tous les prisonniers et à leurs familles, aux familles endeuillées et aux blessés.

Ensuite, ont eu lieu des séminaires éclatés du 10 mai au 31 juillet 2021, tribunes de profondes réflexions ayant fait appel à toutes les bases et structures du PDCI-RDA au plan national et international, afin de projeter ensemble, un PDCI-RDA qui se remette debout.

Des cérémonies d’hommages et de reconnaissance, à l’ancien chef d’Etat, Henri Konan Bédié,  n’ont pu se tenir pour des raisons de deuil. Il a perdu son frère aîné, Marcelin Bédié, chef du village de Préprèssou, dans le centre-est du pays.

Selon M. Kamagaté, la dernière activité qui mettra fin à la commémoration du 75ème anniversaire est un colloque qui s’ouvre le 15 octobre 2021 et qui sera suivi de la cérémonie de clôture le 18 octobre 2021 à la Maison du parti, à Cocody (Est d’Abidjan).

Ce colloque est « une activité scientifique au cours de laquelle des éminentes personnalités du parti et des universitaires vont plancher sur les réponses données par la base aux 128 questions lors des séminaires éclatés des délégations départementales, communales et générales », a-t-il dit.

Après un atelier devant permettre l’adoption du rapport général du colloque, suivra la cérémonie de clôture à l’espace Henri Konan Bédié, à la Maison du Parti à Cocody, dans la matinée du lundi 18 octobre 2021.

En début de soirée, le parti annonce une messe anniversaire de la naissance du président fondateur du Pdci, feu Félix Houphouët Boigny, à l’église Saint Jean de Cocody, dans l’Est d’Abidjan.

Le président du Pdci, Henri Konan Bedie, procédera le 15 octobre 2021 à l’ouverture du colloque. A la clôture, ont été invités les partis alliés dont « la structure de M. Laurent Gbagbo et lui-même », a-t-il rapporté.

Mali : l’inspecteur général de l’Armée sénégalaise à Gao

Le général El Hadji Daouda Niang a profité de l’occasion pour s’enquérir du le travail des unités sénégalaises déployés à Gao.Il a été reçu par le Chef du Bureau régional de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), Mohamed El-Amine Souef.

« Le contrôle de l’aptitude opérationnelle des troupes fait partie de ma mission. À ce titre, je suis venu à Gao, sur le terrain pour voir le travail des unités sénégalaises déployées ici », a déclaré le général Niang.

En compagnie du commandant du Secteur Est de la Minusma, le colonel Jinsong Zhu et de la Commandante régionale d’Unpol à Gao, la générale Odile Kantyono, le Chef du Bureau régional, a présenté au général Niang un aperçu exhaustif de la situation de la région de Gao.

Mohamed El-Amine Souef a aussi saisi l’occasion pour exprimer la reconnaissance de l’ensemble du bureau régional pour le travail, le professionnalisme et l’engagement des soldats sénégalais.

« C’est une fierté pour nous ici et je salue le rôle important du Sénégal à travers le personnel militaire et civil pour sa contribution à la paix au Mali », a-t-il souligné.

Dans la région de Gao, le contingent sénégalais de la Minusma comprend une unité de police (la SEN-FPU) et un détachement du génie militaire (DETGEN) composé des sections appui, soutien, construction, franchissement et protection.

Mondial 2022 : le Sénégal premier qualifié pour les barrages

Les Lions du pays de la Téranga ont battu les Brave Warriors de la Namibie par le score de 3 buts à 1.Comme à Thiès (70 km de Dakar, Ouest), il y a deux jours, les poulains d’Aliou Cissé n’ont pas tremblé pour venir à bout de la Namibie. Les coéquipiers de Sadio Mané l’emportent 3-1 grâce à un triplé de Famara Diédhiou sur un terrain neutre en Afrique du Sud et valident leur qualification pour les barrages.

Le Sénégal réalise ainsi un carton plein dans ces éliminatoires pour la coupe du monde 2022. Avec cette quatrième victoire, les Lions ont récolté 12 points sur 12 possibles et deviennent la première nation africaine qualifiée au 3ème tour. Premier au classement Fifa, le Sénégal éviterait l’Algérie, la Tunisie, le Nigeria et le Ghana pour ces confrontations d’où sortiront les représentants du continent au Qatar en 2022.

Les adversaires potentiels du Sénégal à ce stade des éliminatoires sont : le Burkina Faso si l’Algérie termine 2ème, la Cote d’Ivoire ou le Cameroun, le Mali, l’Egypte, la Tanzanie, le Bénin ou la République Démocratique du Congo.

Le Repprelci lance un projet de labellisation des sites d’information en Côte d’Ivoire

Dix sites web ivoiriens seront bientôt soumis à une phase pilote de labellisation, dans le cadre d’un projet lancé, mardi, par le Réseau des professionnels de la presse en ligne en Côte d’Ivoire (Repprelci), une grande première Afrique francophone.

Pour l’élaboration du process, le Repprelci, la faîtière de la presse numérique en Côte d’Ivoire, a organisé du 10 au 12 octobre 2021 à Adzopé (Sud), un séminaire de mise en route de ce projet pilote qui durera six mois selon un chronogramme. 

Ce projet de la labellisation des sites d’information dans le pays est financé par l’ambassade des Etats-Unis en Côte d’Ivoire à hauteur de 25 000 dollars, soit environ 12,5 millions de FCFA.

L’Ambassadeur des Etats-Unis en Côte d’Ivoire, Richard Bell, s’adressant aux participants dans une vidéo diffusée à l’ouverture des travaux du séminaire a rappelé que le public a le droit  d’être bien informé et souhaité, en effet, que les journalistes web soient bien formés. Il a aussi réitéré l’engagement de l’Ambassade à demeurer l’un des partenaires privilégiés des acteurs de la presse.

« Les États-Unis accompagnent le Repprelci parce que c’est très important que la population ivoirienne ait accès à une information crédible et correcte », a renchéri l’attaché de presse de l’ambassade américaine, M. Taylor Tinney qui représentait l’Ambassadeur.

Il a souligné, qu’en tant que partenaire, les États-Unis soutiennent ce projet du Repprelci dans le cadre de la lutte contre la mésinformation, la désinformation pour des informations crédibles à travers des médias professionnels.

Prononçant la conférence inaugurale de ce séminaire sur le thème «Les défis de la labellisation des sites d’information pour lutter contre les fake news », Dr Alfred Dan Moussa, Directeur général de l’Institut des sciences et techniques de la communication (ISTC-Polytechnique), a invité les entreprises de presse numérique à manifester un intérêt particulier pour ce projet, soulignant qu’elles ont tout à gagner à se bousculer en vue de s’inscrire pour ce processus.

Aussi, les a-t-il encouragées à s’inscrire dans les normes professionnelles pour protéger les consommateurs et les mettre à l’abri de toute surprise. « La labellisation est une expérience à tenter, une expérience à réussir », a conclu Dr Alfred Dan Moussa.

M. Georges M’Bra, représentant le ministre de la Communication, des médias et de la Francophonie, a procédé à l’ouverture officielle du séminaire et exprimé le soutien du département ministériel à ce projet. Il a souhaité que le processus de labellisation soit conduit avec beaucoup de responsabilité.

M. Sermé a indiqué que dix sites web seront sélectionnés pour la phase pilote sur plus de 130 sites d’information que compte le pays, dont 49 entreprises de presse numérique légalement constituées qui éditent 52 titres (sites).

«Je voudrais appeler tous les acteurs du secteur des médias numériques de Côte d’Ivoire à l’unité autour de ce projet afin qu’il n’y ait qu’un seul label hologrammatique unique et commun à tous», a lancé le président du REPPRELCI.

Évoquant les critères de choix des dix sites web, M. Sermé, a relevé entre autre qu’il faut être légalement constitué en entreprise de presse, avoir une ancienneté de trois ans au moins, être déclaré auprès des régulateurs de la presse ivoirienne que sont  l’Autorité nationale de la presse (ANP) pour les sites web ou auprès  de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) pour les web radio et web télé, et avoir au moins deux journalistes professionnels au sein de sa rédaction.

Depuis l’avènement d’internet et des nouveaux médias, les ivoiriens assistent de plus en plus à une multitude de sites d’information. Avec le phénomène des fake news, le Repprelci veut promouvoir des sites d’information crédibles.

L’Observatoire des médias numériques de Côte d’Ivoire (OMENCI), l’organe technique d’autorégulation du Repprelci travaille depuis quelques années à professionnaliser et crédibiliser les médias numériques ivoiriens.

Engagé dans une lutte acharnée contre les fake news et les manquements au code d’éthique et de déontologie, l’OMENCI œuvre à labelliser les sites d’information pour permettre aux consommateurs de distinguer les sites web crédibles des moins crédibles. 

Les travaux qui ont réuni plus de 40 participants se sont déroulés en séance plénière avec des acteurs des médias numériques, des autorités de régulation et des institutions internationales.

Les participants sont venus de notamment l’Autorité nationale de la presse (ANP), de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA), du Fonds de soutien et développement de la presse (FSDP), de l’Ambassade des Etats-Unis en Côte d’Ivoire, du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), de la Commission paritaire d’attribution de la Carte d’identité de journaliste professionnel et de professionnel de la communication (CIJP), et du Procureur d’Adzopé.

L’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), l’Observatoire de la liberté de la presse, l’éthique et de la déontologie (OLPED), le Cénacle des journalistes séniors de Côte d’Ivoire, l’Union des patrons de la presse en ligne de Côte d’Ivoire (UPLCI), l’Association des chefs d’entreprise numérique de Côte d’Ivoire (ACEPNUCI) et le Syndicat national des agents de la presse de Côte d’Ivoire (SYNAPPCI)  y ont également participé.

 Les médias participants à ce séminaire qui a adopté les mécanismes pour la labellisation des sites web et l’actualisation de la grille de lecture de l’OMENCI pour l’observation des médias en ligne et des réseaux sociaux ont été choisis à l’issue d’un appel à manifestation d’intérêt.

Créé en 2006, le REPPRELCI regroupe les acteurs de la presse numérique en Côte d’Ivoire. Cette faîtière des médias numériques ivoiriens s’est donnée pour mission d’organiser, structurer et promouvoir une presse numérique professionnelle en Côte d’Ivoire.