L’humoriste Agalawal « démasque » l’avatar Chris Yapi dans un époustouflant show à Abidjan

L’humoriste ivoirien Agalawal a offert samedi soir un spectacle époustouflant à ses fans au Palais de la culture de Treichville, dans le Sud d’Abidjan, tentant de « démasquer » l’avatar Chris Yapi, très suivi sur les réseaux sociaux en Côte d’Ivoire.

Dans un one man show intitulé « état des lieux », Agalawal à dépeint le quotidien des Africains, leurs douleurs et défis, en particulier les réalités de la vie socio-politique en Côte d’Ivoire, son pays, devant des milliers de personnes.

L’actualité en Côte d’Ivoire est fortement marquée ces dernières semaines par des événements politiques, qui attisent la curiosité des citoyens. Et, derrière son écran, l’avatar Chris Yapi, livre dans des vidéos des informations touchant le sommet de l’Etat et parfois avérées.  

Dès son entrée en scène, sous une note musicale et quelques pas de danses qu’il esquive, l’humoriste ivoirien lance ceci: « il faut qu’on voit dans la salle, pour question de sécurité » si Chris Yapi n’est pas infiltré parmi le public.

« Je sais qu’il est dans la salle et ça on ne va pas continuer le spectacle si on n’est pas sûr du lieu où il est assis », dit-il. Mais, soudainement, sort du décor un homme de très petite taille qu’il accule d’être Chris Yapi, ce que ce dernier nie déclarant qu’il ne ment pas.

Cet avatar, au terme de ses vidéos diffusées sur Facebook ou YouTube, assure que « Chris Yapi ne ment pas », un slogan évoqué par cet homme, qui pour Agalawal est un signe que c’est physiquement ce diseur de nouvelles. Et ce, dans un air lyrique au grand bonheur de ses fans.

« Vous l’avez démasqué, il était où », ajoute Agalawal, qui ironise « voilà quelqu’un qui dit qu’il connaît tout avant que ça arrive. Mon frère, le spectacle que je suis venu faire, il faut donner, le contenu au public en même temps, on va gagner du temps ! ».

Chris Yapi est « Attié (vu le nom issu d’une langue locale au Sud du pays) on dirait. Les Attié gagnent en gallon seulement, avec un Attié Premier ministre », a-t-il poursuivi, sous des salves d’applaudissements du public qui a eu droit à un régal humoristique.

Évoquant la crise sanitaire de Covid-19, Agalawal qui se dénomme ambassadeur, a fait observer que le virus sévit en Occident, en Asie et en Amérique qu’en Afrique, au point que la demande du visa Schengen est moins sollicitée à cause de cette pandémie qui fait rage en Europe. 

« Avant, quand on allait demander le visa (shenguen) on tapait poteau », a-t-il martelé pour dire que le visa était refusé à plusieurs; mais maintenant ils le distribuent, insinuant qu’il y a des visas disponibles certes, mais dans le contexte de Covid-19, on peut choper le virus. 

Chris Yapi est recherché par les autorités ivoiriennes à en croire l’ambassadeur Agalawal qui mentionne dans un ton d’humour que « le jour on l’attrape, on va le faire asseoir pour lui donner des conseils ». Cet avatar à souvent tancé certaines personnalités qui ont démenti ses propos.   

Agalawal a en outre évoqué le fléau de la drogue avec la récente découverte d’une tonne de cocaïne à Abidjan, qui a défrayé la chronique, tout en titillant des confrères artistes. Pour lui, il faut éradiquer les phénomènes dévastateurs en prônant les vertus et la bonne gouvernance.

Plusieurs humoristes sont venus le soutenir. Sur scène, Ramatoulaye DJ ne s’est pas abstenu de lui décerner des félicitations. Il a aussi eu à ses côtés un accompagnement institutionnel, entre autre, le parrainage du ministère du Tourisme et des loisirs.

Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture et du développement rural de Côte d’Ivoire, Adjoumani Kouassi, était aussi présent pour soutenir cet art et l’humoriste Agalawal qui a offert un spectacle très enlevé.

Tchad-Bénin-Djibouti, ces présidentielles jouées d’avance (décryptage)

Après Djibouti, vendredi 9 avril, des élections présidentielles sans rivaux majeurs pour les présidents sortants, sont organisées ce dimanche 11 avril au Bénin et au Tchad. Chercheur au très dynamique think tank Wathi, basé à Dakar, Babacar Ndiaye décrypte les enjeux de ces scrutinsLes
trois élections présidentielles organisées à Djibouti, au Bénin et au Tchad, entre vendredi et dimanche, ont en commun l’absence de challenger de taille face à chacun des trois présidents sortants. Qu’est-ce qui explique cette situation ? 

La situation actuelle de ces trois pays et le déroulement de la séquence électorale, ne laisse presque pas de doute sur une victoire de chacun de ces trois présidents sortants. Le Tchad et Djibouti ont des points communs.  Dans ces deux pays, nous avons des présidents qui sont candidats à leur propre succession et qui sont en fonction depuis plus de deux décennies au moins. Idriss Déby est candidat à un sixième mandat présidentiel à la tête du Tchad. 

L’absence de challengers réels à ces différentes présidentielles est dû à plusieurs facteurs. Pour le Tchad et Djibouti, il y a le fait que ces dirigeants, présents depuis des années à la tête de ces pays, ont mis en place des mécanismes ou systèmes qui renforcent toujours leur pouvoir. Il y a un contrôle quasi absolu de tous les secteurs de la vie politique et institutionnelle du pays. L’opposition n’a pas beaucoup d’espace pour se faire entendre. La justice est souvent perçue comme un « instrument » du pouvoir.

Dans ces deux pays comme au Bénin, il  y a une pratique qui est de plus en plus courante un peu partout en Afrique, il s’agit de l’exclusion d’une partie de la classe politique du champ politique ou simplement de la compétition électorale. Cette exclusion se fait de plusieurs manières. Il s’agit de règles que l’on édicte sans un consensus de la classe politique. Au Bénin, nous avons eu le parrainage comme l’un des critères de validation des candidatures à la présidentielle. Les candidats devaient réunir au moins 16 parrainages.  

 La quasi-totalité de ceux qui peuvent transmettre ce parrainage qui sont les députés et les maires appartiennent au camp présidentiel. Au final au Bénin, les candidats les plus sérieux ne sont pas présents à cette élection. L’opposition parle même d’une « élection présidentielle avec Patrice Talon contre Patrice Talon ».

 La capacité du pouvoir à édicter les règles du jeu politique, le contrôle quasi absolu des institutions supposées démocratiques et la perception d’un manque d’intégrité du processus électoral ne jouent pas en faveur des opposants politiques. Le débat n’est pas forcément celui des idées et des offres programmatiques mais celui de personnes.

 Il y a une autre donne: l’opposition va souvent en rang dispersé aux élections présidentielles.  Au Tchad, 15 partis d’opposition souhaitaient avoir un « candidat unique » face au président Idriss Déby Itno, mais cela n’a pas pu se concrétiser du fait des ambitions personnelles. La Cour suprême a invalidé sept candidatures et l’opposant « historique » Saleh Kebzabo a décidé de se retirer de la course pour protester contre les violences et appelle au boycott du scrutin. Au fond, l’enjeu de ces trois scrutins présidentiels sera le taux de participation pour légitimer la victoire du président sortant.  

 Les différentes mobilisations ou initiatives pour empêcher ou troubler ces trois scrutins ne semblent pas porter leurs fruits. Est-ce à dire que les oppositions africaines sont faibles ?

 La faiblesse de l’opposition même une réalité dans beaucoup de pays africains. Il est clair qu’elle peine souvent à mobiliser les populations. Il faut d’ailleurs poser la question de la pertinence des partis politiques telle que nous la concevons. Il semblerait qu’il y ait un essoufflement quant à leurs capacités à renouveler leur discours. Nous avons souvent les mêmes visages au sein de l’opposition et qui sont candidats élections après élections. A Djibouti, il est reproché au président Ismaël Guelleh d’avoir favorisé la candidature d’un homme indépendant et inconnu du champ politique pour tenter de donner du sang neuf à son opposition.

 Il faudrait une nouvelle génération de politiques capables de remobiliser les populations autour de nouvelles idées et idéaux.

 Il y a aussi la crédibilité dans le discours et la cohérence dans les postures. Au Tchad, le général Bala Ladé, qui se plaçait comme un opposant dur à Deby, le soutient finalement.  Les populations peuvent être déroutées par le positionnement des acteurs politiques. La grande majorité des populations semblent se désintéresser de ces scrutins qu’on dit joués d’avance. Il faut rappeler aussi que les populations sont plus préoccupées par leur situation au quotidien.

 Quand vous avez un appareil sécuritaire qui interpelle et réprime les manifestants et que les marches mêmes pacifiques sont interdites. Il est difficile de mobiliser les populations. A Djibouti, les réseaux sociaux sont devenus un moyen d’expression privilégié pour la population car dans ce pays, 73 % de la population a moins de 35 ans.  Il est clair que les formes actuelles de l’opposition à travers des partis politiques peinent à trouver un discours réceptif auprès des populations surtout lorsque tout converge vers une victoire du président sortant.

 La communauté internationale, y compris l’Union africaine, semble s’accommoder de cette situation. Comment expliquer cela ?

 La situation du Tchad et de Djibouti est intéressante à observer au regard de ce que ces 2 pays représentent sur le plan sécuritaire en Afrique. Le Tchad est devenu est quelques années un allié incontournable dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Le président Deby a projeté son armée comme une force sûre contre le terrorisme. Son pays a connu de lourdes pertes dans le domaine militaire.  L’efficacité de l’armée tchadienne est reconnue et surtout sa capacité à se projeter avec des troupes très mobiles avec très peu de logistique dans des terrains très difficiles.

 Le Tchad a démontré au sein du G5 Sahel qu’elle dispose de l’armée la plus outillée pour faire face aux groupes terroristes. Il est évident que le rôle joué par le Tchad dans le contexte actuel de lutte contre le terrorisme au Sahel le place en position intéressante. Il semble difficile pour les pays engagés dans la lutte contre le terrorisme au Sahel et notamment la France de formuler des critiques sur la présence de Déby.

 Le président tchadien a su se rendre indispensable et donc il bénéficie d’une sorte « d’immunité » face aux critiques qui peuvent être formulées.  Finalement, cette situation renforce l’adage que les États n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts. L’intérêt de l’heure est de lutter contre le terrorisme au Sahel et le Tchad y joue un rôle majeur.

 Djibouti également reconnu sur le plan sécuritaire pour son emplacement stratégique. Le pays accueille des bases militaires de la France, des États-Unis, du Japon et de la Chine depuis 2017. Il faut se rappeler qu’en 2008, l’Union européenne y avait installé une base navale pour lutter contre la piraterie dans les eaux somaliennes.

 La position géographique et stratégique de Djibouti en fait un pays prisé par les grandes puissances étrangères qui doivent à intervalle régulier la présence de leurs bases militaires. Ce positionnement stratégique de Djibouti ne laisse guère la place à des critiques et les grandes puissances s’accommodent des victoires successives du président Guelleh.

Bédié pour un retour au pays de Gbagbo et Blé Goudé « dans les meilleurs délais »

Le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci, opposition), Henri Konan Bédié, a appelé samedi le gouvernement ivoirien à favoriser le retour au pays de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé « dans les meilleurs délais ».

M. Bédié s’exprimait, au siège du Pdci à Abidjan, à l’ouverture de la célébration des 75 ans du parti, en présence de formations politiques sœurs dont le Front populaire ivoirien (FPI), fondé par M. Gbagbo, qui était représenté par M. Dano Djédjé. 

« Je me réjouis de l’acquittement définitif de MM. Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. Je souhaite que le gouvernement prenne toutes les dispositions nécessaires pour favoriser leur retour en Côte dans les meilleurs délais et dans des conditions sécurisées », a dit M. Bédié.

Devant plusieurs militants, M. Bédié a déclaré que la Côte d’Ivoire toute entière compte sur le Pdci pour « ramener la paix, la concorde, la fraternité » entre le peuple et le vrai développement économique et social. 

« Nous avons donc une grande responsabilité devant l’histoire et nous n’avons pas le droit de nous y dérober ! Le Pdci doit donc créer les conditions de la confiance entre le peuple, la classe politique et les partenaires au développement », a-t-il lancé. 

Le Pdci, ex-parti unique, créé le 9 avril 1946 par feu Félix Houphouët-Boigny, le premier président ivoirien, a porté le pays à l’indépendance. Suite à son décès en 93, Henri Konan Bedie, lui succède à la tête du pays, mais est renversé par un coup d’Etat en décembre 1999.  

Il a rappelé la rébellion armée du 19 septembre 2002 qui a déstabilisé le pays, ainsi que la crise socio-politique d’octobre 2010 qui a « finalement fait exploser le peu d’éléments de la cohésion sociale qui nous restait ». 

« Le 3e mandat anticonstitutionnel a fini par détruire les fondements de la démocratie et de l’unité nationale. Que de morts en 1999 ! Que de morts en 2002 ! Que de morts en 2010-2011! Que de morts en 2020 ! Que d’exilés politiques ! Que de jeunes gens sacrifiés ! », s’est-il exclamé.

Le chef du Pdci a tancé le pouvoir, affirmant que les systèmes éducatif et sanitaire « dégradés, la pauvreté et la délinquance juvénile » chez les enfants instrumentalisés « pour en faire des miliciens et microbes » ont déchiré le tissu social et défiguré la Côte d’Ivoire.

Il a ensuite dénoncé que « des députés, des responsables de la société civile, jeunes et des femmes (sont) emprisonnées, pour avoir voulu exprimer leur refus du bâillonnement de la démocratie par un 3e mandat non conforme » à la loi fondamentale. 

« Je veux me souvenir de mon directeur de Cabinet, N’Dri Kouadio Narcisse, Félix N’Dakri, Pulchérie Gbalet et 220 de nos jeunes encore et injustement incarcérés » lors du boycott électoral de la présidentielle du 31 octobre 2020, a-t-il poursuivi. 

Des militants ont été faits grand officiers dans l’Ordre du Bélier, lors du lancement de la commémoration des 75 ans du Pdci, dont Mme Diabaté Ya (79 ans), « griotte » de Félix Houphouët-Boigny. 

La commémoration de ces 75 ans sera marquée par la suite d’activités dont des séminaires éclatés à travers le pays, et qui permettront d’orienter les actions du parti en vue de la conquête du pouvoir d’Etat en 2025.

Macky Sall et émigration en vedette dans la presse sénégalaise

Les quotidiens sénégalais parvenus samedi à APA traitent principalement des propos tenus par Macky Sall lors de la visite dans le pays hier du Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez.A propos de l’accord sur l’émigration encadrée entre le Sénégal et l’Espagne, Le Quotidien note que c’est la « saison 2 » de Dakar et Madrid. Le Royaume est en effet prêt « accueillir une main d’oeuvre saisonnière ».

Walf Quotidien indique ainsi que « Dakar et Madrid concluent un deal », montrant dans une photo d’illustration le président sénégalais et celui du gouvernement espagnol marcher côte à côte sur le tapis rouge du palais de la République sénégalaise.

Lors de la signature de cet accord, le chef de l’État en a profité pour démentir les supposés détournements de fonds de l’Union européenne (UE) destinés à la migration. « Le président Macky Sall parle d’affabulation », selon Le Soleil.

« C’est de la désinformation contre l’État du Sénégal », peste-t-il dans Les Échos contre son compatriote et président de l’ONG Horizons Sans Frontières, Boubacar Sèye, qui avait même récemment été arrêté pour ces accusations.

Ainsi, « Macky sort de ses gonds » et « le dément », d’après Sud Quotidien et Vox Populi. « C’est une affabulation, de la diffamation, c’est irresponsable », a-t-il chargé de nouveau.

Toutefois, « Boubacar Sèye persiste et dément à son tour » le président Sall dans Vox Populi. « Je n’ai jamais écrit au président, il se trompe de personne. (…) Je ne peux pas inventer ça, même les enquêteurs ont reçu le rapport de l’UE », a-t-il souligné. 

Sur un autre sujet, Libération informe que le Sénégal est attrait devant la Cour de justice de la Cedeao pour le scandale du « Dirty Diesel ». Une plainte à été déposée en effet par la Ligue sénégalaise des droits humains. 

Les Échos souligne pour sa part que le Sénégal est « placé sous surveillance accrue » dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. La raison selon le journal est « le manque de mise en œuvre efficace de leur cadre de lutte » contre ces deux fléaux. 

Sur un autre sujet, L’AS rapporte que l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) « met en demeure Sonatel et Free » pour fraudes et retards sur la portabilité des numéros.

Le journal reprend également le secrétaire d’État au réseau ferroviaire, Mayacine Camara, qui informe que « le train va siffler à Tamba (est) d’ici fin décembre ». De même, « je pense que valablement d’ici la fin de l’année 2021, le TER va circuler », a-t-il ajouté.

A propos du début du Ramadan, L’AS renseigne également que le croissant lunaire sera « visible à l’œil nu mardi » prochain.

En football, Stades titre sur le clasico Real – Barça prévu ce soir (19h) et qui sera « déterminant pour le titre » de Liga espagnole. 

Record titre de son côté sur le match de Premier League anglaise entre Liverpool de Sadio Mané et Aston Villa, vainqueur à la phase aller par 7-2. Voilà pourquoi le quotidien spécialisé s’attend à un « Sadio revanchard face aux Villans » cet après-midi à 14h GMT.

Une ONG engagée à faire de la transformation des déchets plastiques un métier vert

Ivoire bien-être, une association ivoirienne engagée dans l’assainissement par le tri des déchets plastiques, créé une application de recyclage en vue de les transformer en granulés puis en fibres textiles, un métier vert en Côte d’Ivoire, visant à financer ses activités.

« Notre projet consiste à collecter, transformer et valoriser » les déchets plastiques que l’association récupère et héberge sur son site à Gonzagueville (Sud d’Abidjan) en vue d’une transformation en granulés puis en tissu polyester, affirme Jacob Kouassi, président-fondateur de Ivoire bien-être.  

Ingénieur informaticien, Jacob créé en 2013 cette association. Plus tard, il met au point une application mobile dénommée «Recyklaj», visant à sensibiliser, former et valoriser les déchets plastiques à travers leur transformation.

Son objectif est de mettre la population au cœur du combat dans la lutte contre la pollution environnementale. Toutefois, pour rendre pérenne cette activité, il développe l’idée de transformer les déchets plastiques en tissu, ce qui pourrait générer des fonds pour l’ONG.

L’idée de cette application lui vient après un séminaire organisé, en mai 2018, par la Fondation Magic system et l’Institut de la Francophonie et du développement durable. Il décide alors d’apporter les NTIC à la solution des changements climatiques. Ainsi débute l’aventure.

L’application offre une panoplie d’options permettant aux utilisateurs de prendre une part active à la protection de leur environnement, en localisant des déchets sauvages, via un onglet. Elle met ensuite en relation des producteurs de déchets et ceux qui utilisent ces déchets comme matière première pour travailler.

« Quand vous avez des ordures, vous faites une demande de collecte, vous dites la ville et le type de déchets et la quantité, et vous pouvez prendre une image des déchets et puis envoyer. Tout de suite on peut envoyer des gens pour enlever vos déchets », explique-t-il.   

Aujourd’hui, Jacob Kouassi envisage de transformer ces déchets plastiques à travers une usine, en produisant d’abord des granulés, pour la première étape, estimée à une moyenne de 35 millions de Fcfa. La deuxième étape, elle, vise la transformation des granulés en fibres textiles, notamment en polyester, pour un portefeuille moyen de 115 millions de Fcfa. 

Une vingtaine de bénévoles sont impliqués dans la collecte de ces déchets plastiques sur les espaces publics, en bordure de mer, dans les caniveaux et les rues dans la commune de Port-Bouët, une cité balnéaire dans le Sud d’Abidjan avec laquelle l’association est en partenariat.

« On a besoin de moyens financiers pour assurer la continuité et la pérennité de notre activité qui est d’assainir les espaces publics. Donc, on se dit les déchets plastiques qu’on collecte (….) on les transforme pour les remettre en vie », poursuit-il.    

Avec la mairie de Port-Bouët, l’association Ivoire bien-être, à travers son partenariat devra débarrasser les déchets plastiques sur 45 Km du littoral. Rémi Emmanuel Kouassi, son petit frère, effectue avec son aîné un stage auprès de l’organisation. 

« Je fais un BTS (Brevet de technicien supérieur) en logistiques et actuellement je suis en stage au groupe Recyklaj. Ici, je suis rémunéré à 60.000 Fcfa par mois et cela m’a permis d’avoir un stage et de rendre cette plage de Côte d’Ivoire propre », a confié Rémi Emmanuel.  

Outre l’accompagnement de l’Institut de la Francophonie et du développement durable avec son partenaire local, la Fondation Magic system, Ivoire bien-être a exécuté un projet avec l’Union européenne via son projet LIANE 2.

L’association vient de signer un protocole avec le Bureau du Québec en Côte d’Ivoire dans un projet de recyclage. Elle veut capitaliser ces sommes d’expériences pour convaincre d’autres partenaires à soutenir ce métier vert, rentable et protecteur de l’environnement.

Afrique/Moyen-Orient : Le commerce progresse, malgré la Covid-19

En dépit de la pandémie provoquée par le nouveau coronavirus, les flux commerciaux internationaux n’ont pas diminué autant que prévu selon un rapport récent.C’est une étude mondiale sur les perspectives du secteur privé, commandée par la société de logistique mondiale DP World et réalisée par The Economist Intelligence Unit. Le document, rendu public récemment, montre que les flux commerciaux internationaux n’ont pas diminué autant que prévu. Elle révèle que 38 % des entreprises du Moyen-Orient ont réussi à développer leurs ventes à l’international et 32 % en Afrique.

Selon le document, la reconfiguration de la chaîne d’approvisionnement est une priorité pour de nombreuses entreprises qui s’efforcent de surmonter les effets négatifs de la pandémie.

À l’échelle mondiale, 83 % des entreprises sont en train de reconfigurer leurs chaînes d’approvisionnement. Mais d’un point de vue régional, le Moyen-Orient compte la plus forte proportion de répondants (96 %) dont les entreprises sont en train de reconfigurer leurs chaînes d’approvisionnement. En outre, 84 % des entreprises africaines ont répondu qu’elles étaient déjà en train de le faire, soit un peu plus que la moyenne mondiale de 83 %.

L’étude a également analysé l’impact de la pandémie. Sur ce point, la plus grande partie des répondants du Moyen-Orient (48 %) ont indiqué qu’un choc de la demande (défini comme la difficulté de vendre des produits à des clients sur les marchés internationaux) avait eu le plus grand impact négatif sur les ventes internationales de leur entreprise. En Afrique, la proportion la plus élevée de répondants (48 %) a indiqué que c’est l’impact de la crise sur la gestion de la chaîne logistique (défini comme la difficulté à organiser le transport ou les services logistiques) qui aurait eu un effet négatif beaucoup plus important sur leurs entreprises.

En recueillant le point de vue de chefs d’entreprise dans six régions (Amérique du Nord, Amérique du Sud, Europe, Moyen-Orient, Afrique et Asie-Pacifique), l’étude montre qu’en moyenne, les entreprises ont alloué 32 % de leur chiffre d’affaires du premier semestre 2020 pour les aider à changer de fournisseur ou de prestataire logistique et à modifier les lieux de production ou d’achat. Les entreprises du Moyen-Orient s’attendent à restructurer leurs chaînes d’approvisionnement en 7,4 mois, contre 8,6 mois en Afrique et 8,5 mois au niveau mondial.

En outre, les entreprises du Moyen-Orient réaffectent environ 30 % de leurs revenus du premier semestre 2020 à la reconfiguration de leurs chaînes d’approvisionnement, ce qui correspond à la moyenne mondiale (32 %). Cependant, les répondants d’Afrique réaffectent moins – en moyenne environ 24 % de leurs revenus du premier semestre 2020.

Les données ont également révélé les secteurs particuliers qui ont contribué à soutenir le commerce international pendant la pandémie. Soutenues par les données du Centre de Commerce International (ITC), les exportations sud-africaines de pâte à papier (la matière première du papier toilette) ont augmenté de 163 %. En Europe, au cours du premier semestre 2020, les exportations de céréales (notamment vers le Moyen-Orient) et de produits pharmaceutiques en provenance du continent ont augmenté de 23 % et 12 % respectivement.

Les personnes interrogées en Afrique soutiennent que la diversification de leur base de fournisseurs figure parmi les deux principaux facteurs qui devraient déterminer les transactions commerciales internationales jusqu’en 2025. Les entreprises africaines pourraient trouver des opportunités de diversification des fournisseurs dans la région depuis l’entrée en vigueur, au début de l’année, d’un nouvel accord commercial, l’accord de libre-échange continental africain (African Continental Free Trade Agreement).

Pour optimiser les opérations commerciales pendant la pandémie et au-delà, les entreprises africaines se sont appuyées sur un mélange de technologies avancées : Internet des objets (48 % des répondants), cloud computing (26 %), analyse de données (20 %).

Au Moyen-Orient, 56 % pensent que le big data et l’analytique auront un impact positif significatif sur leur capacité à commercer au-delà des frontières dans les 3 à 5 prochaines années. De plus, 43 % pensent que l’Internet des Objets (IdO) aura un impact similaire et 32 % indiquent que la blockchain et le cloud auront tous deux un impact sur le commerce international.

« Le commerce international a fait preuve d’une résilience remarquable pendant la pandémie et jouera un rôle essentiel pour faciliter la reprise mondiale. Le monde des affaires est plus optimiste pour l’avenir que beaucoup ne le pensaient, et les défis de la chaîne d’approvisionnement exposés par la pandémie ont agi comme un agent positif de changement. Nous pensons qu’il en résultera des flux commerciaux mondiaux plus efficaces et plus robustes », soutient Sultan Ahmed Bin Sulayem, PDG et président de DP World.

Selon lui, pour garder une longueur d’avance, les entreprises du Moyen-Orient et d’Afrique continueront à investir dans des solutions numériques et à œuvrer pour un environnement de chaîne d’approvisionnement plus efficace, diversifié et sécurisé.

« La création de tampons (buffers) dans leur chaîne d’approvisionnement, l’approfondissement des relations avec les fournisseurs existants et une collaboration plus étroite avec les fournisseurs nationaux peuvent être des éléments importants de la stratégie des entreprises », affirme M. Sulayem.

Pedro Sanchez en visite au Sénégal

Le président du gouvernement espagnol a été accueilli, ce vendredi 9 avril à Dakar, par le chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall.L’émigration clandestine est au centre de cette visite officielle. Car en Afrique de l’Ouest, les côtes sénégalaises sont un point de départ privilégié des migrants vers l’Europe et surtout l’Espagne. C’est pourquoi Pedro Sanchez a reconnu que « le Sénégal est un partenaire essentiel dans la gestion de la route de l’Atlantique ».

Dans son discours, le président du gouvernement espagnol a annoncé la signature par les deux entités d’ « une déclaration commune et de deux protocoles d’accord ».

Objectif : renforcer les « relations bilatérales dans ce domaine » avec le Sénégal pour « une migration sûre, ordonnée et régulière ». Dans ce sens, M. Sanchez a remercié « la Police et à la Garde civile espagnoles déployées au Port autonome de Dakar », tout en soulignant que « leur collaboration avec les autorités sénégalaises est essentielle pour lutter en première ligne contre l’immigration irrégulière ».

Pour sa part, le président Macky Sall a affirmé que l’Espagne est « un partenaire majeur avec lequel (son pays) entretient des relations dynamiques, confiantes et multiformes ». Le chef de l’Etat sénégalais a également salué « les excellents résultats de cette visite ».

Outre ce dossier important, M. Sanchez s’est rendu au Sénégal pour soutenir « la présence d’entreprises espagnoles dans la région » ouest-africaine.

En effet, Madrid fait la promotion « de nouvelles formes de collaboration » qui contribueront efficacement « à la reprise et à la croissance » post-Covid. Pour le Royaume d’Espagne, l’Afrique est « un continent aux grandes possibilités ».

Alassane Ouattara a quitté Abidjan pour la France et le Congo

Le Président ivoirien Alassane Ouattara a quitté́ Abidjan, vendredi, pour un séjour en France.

Selon un communiqué de la présidence ivoirienne, le chef de l’Etat Alassane Ouattara se rendra ensuite à Brazzaville où il prendra part à l’investiture du président élu de la République du Congo, Denis Sassou N’guesso.

La Cour constitutionnelle du Congo a validé le mardi 6 avril dernier l’élection de Denis Sassou-Nguesso au scrutin du 21 mars 2021.

Notons que ce dernier a recueilli 88,40% de suffrages au lieu de 88,57% de voix, selon les résultats provisoires que la Cour a légèrement modifiés après avoir rejeté les recours en annulation de trois opposants.

Décès du préfet d’Abidjan Bamba Souleymane

Le préfet d’Abidjan Bamba Souleymane est décédé vendredi dans la capitale économique ivoirienne des suites d’une maladie.

C’est le 06 janvier 2021 que M. Bamba qui est préfet hors grade, a été nommé à la préfecture d’Abidjan en remplacement de Vincent Toh Bi démissionnaire. Il était auparavant préfet de la région du N’Zi dans le Centre ivoirien.

Paiements électroniques : Mastercard et Uber renforcent leur partenariat

Pour stimuler la numérisation des paiements et faire progresser l’inclusion financière au Moyen-Orient et en Afrique, Mastercard et Uber renforcent leur collaboration.Les relations à long terme entre Uber et Mastercard continuent de se développer. Une nouvelle initiative stratégique axée sur les paiements numériques et la promotion des inclusions financières qui sera facilitée par Mastercard au Moyen-Orient et en Afrique (MEA) a été adoptée entre la compagnie de paiement électronique et la société de transport urbain

Ce partenariat, premier dans la région entre les deux entreprises permettra à Uber de favoriser la numérisation dans l’ensemble de ses opérations commerciales, en tirant profit de l’infrastructure unique de Mastercard pour les paiements sur ses différents services proposés :  Uber Rides, Uber Eats, Uber Pass et Uber for Business.

Selon le rapport Economy 2021 publié par Mastercard, l’impact économique de la Covid-19 a introduit des modifications importantes dans les habitudes des consommateurs numériques, la croissance de la banque en ligne, la perturbation des technologies financières et les opportunités de stimuler l’inclusion financière.

Par ce partenariat, les deux entreprises pourraient combler l’écart d’inclusion financière à travers un large éventail d’efforts.

« Mastercard continue de s’associer à des acteurs numériques de toute la chaîne de valeur pour construire un monde plus connecté. Permettre un mouvement sécurisé et immédiat de l’argent pour les travailleurs et les clients de l’économie à la tâche, est particulièrement vital car nous soutenons les efforts de reprise économique. Grâce à notre partenariat croissant, nous permettons la croissance commerciale à long terme de l’entreprise grâce à une efficacité opérationnelle améliorée, favorisant une plus grande inclusion financière et l’innovation dans la région et, en fin de compte, stimulant la croissance de l’économie numérique dans la région MEA », explique Amnah Ajmal, vice-président exécutif du développement du marché, Mastercard, MEA.

L’année dernière en Afrique du Sud Uber a lancé un produit appelé Uber Pass, qui sera désormais disponible dans la plupart des villes du Moyen-Orient et de l’Afrique, Mastercard devenant un partenaire de distribution clé pour favoriser l’adoption.

« Il s’agit du plus grand partenariat pour nous au sein de la région MEA, et nous sommes fiers de travailler ensemble pour apporter des solutions financières clés aux partenaires pilotes de la MEA. Le bien-être des conducteurs est une priorité absolue et il est important pour nous de mettre à leur portée les opportunités qu’ils souhaitent », se justifie Tino Waked, directeur général régional, Moyen-Orient et Afrique.

Ce nouveau partenariat se base sur le travail déjà accompli ensemble par les deux sociétés. L’année dernière, Mastercard a engagé 120 000 voyages et repas gratuits pour les communautés de soutien à travers le Moyen-Orient et l’Afrique, ce qui a été facilité par Uber. Ce partenariat s’étend à toute la région et il a soutenu des villes, des hôpitaux, des travailleurs en première ligne et des communautés marginalisées avec des trajets et des repas gratuits.

Le travail entrepris avec Uber joue un rôle clé dans la promotion de l’engagement mondial de Mastercard en faveur de l’inclusion financière et de l’engagement de la société à faire entrer un total d’un milliard de personnes, 50 millions de micro et petites entreprises et 25 millions de femmes entrepreneurs dans l’économie numérique d’ici 2025.

Lancement à Abidjan d’un projet pour soutenir 300 commerçantes

La Fondation African Women Initiatives ( AWI) a lancé jeudi à Abidjan l’édition 2021 de son programme dénommé CÊWA, un projet qui vise à soutenir à terme 300 femmes commerçantes à faibles revenus.

 Au cours de cette cérémonie de lancement, rapporte une note d’information transmise vendredi à APA, les bénéficiaires ont reçu chacune un kit d’une valeur de 100 000 FCFA composé d’une glacière, de sodas et de l’eau minérale.

 « Cette 1ère cohorte riche de 100 femmes comprend trois catégories de bénéficiaires que sont celles du kit glacière, du kit cosmétique et celles du kit marché composés de produits secs», précise la note.

Par ailleurs, pour cette année 2021, ce projet soutiendra à terme 300 femmes  issues du district d’Abidjan, notamment dans les communes d’Adjamé, Abobo, Port-Bouët, Yopougon, Treichville et Marcory afin de renforcer leurs capacités de résilience économique et sociale face à la Covid-19.

Au nom des bénéficiaires, Sompleï Marie Noëlle a remercié la Fondation AWI et ses partenaires pour cette initiative visant l’autonomisation économique de la femme. Le concept dénommé CÊWA destiné à soutenir les femmes commerçantes à faibles revenus, a été lancé officiellement le 29 mai 2019.

Sénégal: une commission d’enquête pour les émeutes de mars

L’entité qui sera « indépendante et impartiale » œuvrera à rétablir la vérité et situer les responsabilités après les violentes manifestations qui ont secoué le pays en mars.Le gouvernement du Sénégal brise enfin le silence sur la série de manifestations violentes et meurtrières survenues le mois dernier. Lors d’une rencontre entre des membres du gouvernement et la presse, le ministre des Forces armées, Me Sidiki Kaba, a annoncé la mise en place d’une commission d’enquête indépendante et impartiale.

« C’est une commission ouverte et les membres de l’opposition et de la société civile pourront y être », a indiqué le ministre des Forces armées, ajoutant que l’objectif est de permettre à ladite commission de « travailler en toute indépendance sur ce que les uns ou les autres ont eu à faire ».

La création de cette commission vient s’ajouter aux actes d’« apaisement » initiés par le gouvernement. Si aucune date n’a encore été annoncée pour sa mise en place effective, ses missions sont quant à elles connues. Elle sera notamment chargée de faire la lumière sur la présence ou non de « forces occultes » parmi les manifestants, ou sur celle de « nervis » aux côtés des forces de l’ordre.

Au cours de son allocution, Sidiki Kaba a livré la « part de vérité du gouvernement ». Dans un Mémorandum, il a fait état de 12 morts, plus de 300 blessés civils et 100 du côté des forces de l’ordre. 145 édifices publics et 139 privés ont été également saccagés, selon le ministre.

Par ailleurs, il a promis que l’action judiciaire dans l’affaire Adji Sarr-Ousmane Sonko, à l’origine des troubles, suivra son cours et que « la justice rendra son verdict en toute indépendance ».

L’ancien ministre des Affaires étrangères n’a pas manqué de rendre un hommage aux forces de l’ordre qui « ont fait preuve de retenue » durant ces manifestations.

Kandia Camara, 1ère femme cheffe de la diplomatie ivoirienne, « sereine et confiante »

La ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration Africaine et de la diaspora, Kandia Camara, première femme cheffe de la diplomatie ivoirienne, a déclaré jeudi être « sereine et confiante », lors d’une passation de charges.

« J’arrive sereine et confiante dans cet important ministère régalien », a déclaré Mme Kandia Camara, car « assurée d’avance » de pouvoir compter sur les précieux conseils de son prédécesseur, Ally Coulibaly, et de profiter de son expérience. 

Elle a exprimé sa très sincère gratitude à Alassane Ouattara, qui a bien voulu pour la première fois dans l’histoire du pays nommer à travers sa modeste personne, une femme, à la fois ministre d’Etat et ministre des Affaires étrangères, de l’intégration africaine et de la diaspora.  

« Ce sera un travail d’équipe qui sera jugé à l’aune des résultats », a-t-elle lancé à l’endroit du personnel du ministère,  promettant mener « une diplomatie de veille stratégique, de promotion économique mais aussi de promotion des ressources humaines au plan international ».

 La nouvelle cheffe de la diplomatie ivoirienne qui veut faire de la Côte d’Ivoire un havre de paix, ambitionne également de tenir en acte la vision du pays, être « l’Ami de tous et l’ennemi de personne » comme le disait feu Félix Houphouët-Boigny, le premier président ivoirien.  

Mme Kandia Camara a ensuite salué son « aîné » et « frère d’arme », Ally Coulibaly avec qui elle a clamé partager « les stigmates de plus de 30 années d’années difficiles, mais aussi les délices d’une passion, celle de lutter aux côtés d’un homme d’exception, M. Alassane Ouattara ». 

« Il s’agit là d’un immense honneur que j’accueille cependant avec un double défi, d’abord celui de maintenir haut la barre de l’excellence à laquelle vous avez hissé la diplomatie et ensuite de veiller à la bonification de nos relations avec nos partenaires bilatéraux et multilatéraux dans le contexte sécuritaire et sanitaire actuel », a-t-elle poursuivi. 

M. Ally Coulibaly a pour sa part exprimé sa disponibilité à accompagner la ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration Africaine et de la diaspora, Kandia Camara, qui occupait précédemment le portefeuille de l’Éducation nationale, de la formation technique et professionnelle. 

Justice et nécrologie en vedette dans la presse sénégalaise

Les quotidiens sénégalais parvenus vendredi à APA traitent principalement de la sortie du ministre Sidiki Kaba sur les violentes manifestations de mars et le décès du Doyen des juges Samba Sall.« L’Etat livre sa +part de vérité+ » après la série de manifestations meurtrières de mars dernier, indique Sud Quotidien, avant de reprendre le ministre des Forces armées, Sidiki Kaba. « L’entière responsabilité de ces évènements ne doit pas être imputée à l’Etat », a-t-il dit.

L’AS note pour sa part que « Me Sidiki Kaba enfile sa robe d’avocat ». Selon EnQuête, il a fait hier un réquisitoire en règle contre l’opposant Ousmane Sonko et la société civile.

« L’Etat s’explique et charge Sonko », souligne cette fois Vox Populi, ajoutant que le ministre annonce la mise en place d’une commission d’enquête indépendante pour les émeutes qui ont causé la mort de plusieurs personnes, suite à l’interpellation du député de l’opposition alors qu’il allait répondre à la convocation d’un juge sur des accusations de viol.

L’Observateur note que la création de cette commission d’enquête est « le poisson d’avril du gouvernement ». Cependant, Le Soleil précise qu’elle sera ouverte à l’opposition et à la société civile.

Le quotidien national, reprenant la sortie du ministre Kaba, indique qu’un Mémorandum fait état de douze morts, plus de 300 blessés civils et 100 du côté des forces de l’ordre, 145 édifices publics et 139 privés saccagés.

En outre, il souligne que l’action judiciaire suivra son cours dans l’affaire Adji Sarr-Ousmane Sonko qui a mis le feu aux poudres… Et malgré aussi le décès hier du Doyen des juges Samba Sall, le magistrat instructeur de ce dossier.

« Le Doyen quitte Thémis ; Samba Sall n’est plus ; Samba Sall, un agent secret jusqu’à la mort », sont entre autres titres consacrés par les journaux comme Le Quotidien, Libération ou L’Observateur au décès hier du juge dès suites d’une longue maladie.

Walf Quotidien revient sur la vie du « +capitaine+ tombé » qui se « rêvait homme de tenue, (mais) a fini magistrat après un passage au barreau ». Selon L’Observateur, il sera inhumé aujourd’hui à Sokone (centre) près de sa grand-mère.

En football, Record titre sur le match de Ligue 1 française Metz-Lille où le jeune milieu sénégalais Pape Matar Sarr va défier le leader.

Sur l’équipe nationale, Stades note que le sélectionneur Aliou Cissé est « en quête perpétuelle d’un onze idéal » après avoir convoqué 103 Lions en six ans. Pendant ce temps, le gardien sénégalais de Chelsea FC (élite anglaise) Edouard Mendy réalise sept clean-sheets en huit matchs de Ligue des champions. Du coup, il « chipe un record à la légende Petr Cech ».

Sénégal : Un autre Ramadan en temps de Covid

Nombre de musulmans prennent d’assaut les marchés de la capitale sénégalaise pour faire leurs emplettes en prévision de la hausse des prix généralement observée durant le mois sacré.Dans moins d’une semaine, le Ramadan débutera dans le monde entier. Au Sénégal où 95 % de la population est musulmane, la ferveur religieuse est à son paroxysme durant cette période. Paradoxalement, les dépenses en tout genre atteignent des sommets. Mais le nouveau coronavirus a frappé au portefeuille de nombreux ménages.

Fama Ndiaye, carton de lait en poudre en main, marchande dans une boutique du marché de Ouakam (commune de Dakar). Pour cette quadragénaire, l’heure est à la rationalisation : « Nous traversons une période très difficile. Notre pouvoir d’achat a diminué. Je négocie donc les prix. Auparavant, je payais sans discuter ».

Ce lieu de commerce accueille une foule immense composée majoritairement de femmes. Celles-ci sont venues s’approvisionner essentiellement en denrées de première nécessité. Très remontée, Arame Kama dénonce la cherté des produits et tient les vendeurs pour seuls responsables.

« Chaque année, ils augmentent les prix à l’approche du mois de Ramadan. Par conséquent, plus nous venons tôt au marché, mieux c’est. Autrement, nous risquons de payer plus cher les achats », se plaint-elle.

Offre suffisante

Cette accusation est rejetée en bloc par Thierno Birahim. Originaire du centre du Sénégal, ce commerçant invoque les répercussions de la crise sanitaire mondiale sur le transport international des marchandises. « C’est trop facile de tout mettre sur le dos des commerçants quand on ignore le fonctionnement du commerce », se désole-t-il.

Une pénurie en plein Ramadan, c’est l’autre inquiétude des associations consuméristes. A en croire Thierno Birahim, une rupture de stock est peu probable. En tout cas, au marché de Ouakam, des sacs de pomme de terre et d’oignons sont visibles un peu partout.

Vendeuse de poissons, Kiné Diouf se veut également rassurante : « Le poisson est disponible et les prix sont vraiment abordables. Tout dépend du pouvoir d’achat du client ».

Quid de la Covid ?

L’année dernière, la pandémie avait profondément bouleversé les habitudes. Les mesures restrictives prises par le gouvernement pour endiguer la propagation du virus avaient notamment entraîné la fermeture des mosquées, l’annulation de plusieurs conférences religieuses et de nombreuses actions de solidarité.

Cependant,  même si le virus est toujours actif, un retour progressif à la normale est envisageable à la faveur de la levée de l’état de catastrophe sanitaire et du démarrage de la campagne de vaccination sur toute l’étendue du territoire national.

Global Voice Group accompagne l’ARPT pour une Guinée numérique inclusive

L’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT) de la Guinée et la société Global Voice Group (GVG) ont annoncé, mercredi, la conclusion d’un nouveau partenariat entre les deux organisations.

Paraphée à Conakry le 1er avril 2021 par leurs dirigeants respectifs, MM. Yacouba Cissé et James Gabriel Claude, l’entente prévoit le déploiement d’une plateforme de pointe pour la régulation de l’écosystème mobile et numérique en Guinée, souligne un communiqué transmis à APA.

Les travaux d’installation de cette plateforme numérique débuteront le 1er juin prochain. Il s’agit, à ce jour, du plus ambitieux projet de numérisation des outils de régulation du pays, englobant des aspects majeurs tels que la gestion réglementaire des identités mobiles et numériques, de l’interconnectivité, des services data et de l’argent mobile.

En vertu du contrat, GVG assumera le déploiement de la plateforme ainsi que les opérations techniques liées à celle-ci pour une période de cinq ans, au terme de laquelle la société en transférera la propriété à l’ARPT.

L’objectif de la plateforme est de promouvoir et pérenniser un écosystème mobile et numérique inclusif, dans lequel les Guinéens pourront évoluer en toute confiance. Pour cela, elle met en place des technologies de régulation reposant sur l’analyse des données, qui assurent la conformité réglementaire de cet écosystème et son adéquation avec les orientations de l’Etat en matière de développement et d’inclusion numériques.

 « Nous avons un lien particulier avec la Guinée qui a été l’une des premières nations africaines à déployer nos anciennes plateformes, il y a plus de dix ans. Nous nous reconnaissons dans l’esprit visionnaire de ses dirigeants, notamment ceux de l’ARPT » a déclaré James Claude, PDG de GVG.

« Il y a entre nous une réelle convergence de visions. Avec nos nouvelles technologies qui ont beaucoup évolué avec le temps, nous sommes convaincus d’apporter des réponses concrètes aux nouveaux besoins du régulateur dans l’environnement actuel et futur des télécoms en Guinée. », a-t-il ajouté.

Le Directeur général de l’ARPT, Yacouba Cissé, souligne l’avènement d’une approche numérique de la régulation. Selon lui, la numérisation des outils de régulation fait l’objet d’un fort consensus dans le domaine réglementaire en Afrique.

« L’ARPT a fait œuvre de pionnière à ce chapitre en numérisant la régulation des interconnexions nationales et internationales dès 2009 », rappelle-t-il.

« Les nouveaux outils numériques que nous mettons en place vont beaucoup plus loin. Ils couvrent tous les aspects de l’écosystème mobile et numérique susceptibles d’affecter les abonnés guinéens qui doivent être protégés par un cadre réglementaire efficace. », a conclu M. Cissé.

Global Voice Group accompagne l’ARPT pour une Guinée numérique inclusive

L’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT) de la Guinée et la société Global Voice Group (GVG) ont annoncé, mercredi, la conclusion d’un nouveau partenariat entre les deux organisations.

Paraphée à Conakry le 1er avril 2021 par leurs dirigeants respectifs, MM. Yacouba Cissé et James Gabriel Claude, l’entente prévoit le déploiement d’une plateforme de pointe pour la régulation de l’écosystème mobile et numérique en Guinée, souligne un communiqué transmis à APA.

Les travaux d’installation de cette plateforme numérique débuteront le 1er juin prochain. Il s’agit, à ce jour, du plus ambitieux projet de numérisation des outils de régulation du pays, englobant des aspects majeurs tels que la gestion réglementaire des identités mobiles et numériques, de l’interconnectivité, des services data et de l’argent mobile.

En vertu du contrat, GVG assumera le déploiement de la plateforme ainsi que les opérations techniques liées à celle-ci pour une période de cinq ans, au terme de laquelle la société en transférera la propriété à l’ARPT.

L’objectif de la plateforme est de promouvoir et pérenniser un écosystème mobile et numérique inclusif, dans lequel les Guinéens pourront évoluer en toute confiance. Pour cela, elle met en place des technologies de régulation reposant sur l’analyse des données, qui assurent la conformité réglementaire de cet écosystème et son adéquation avec les orientations de l’Etat en matière de développement et d’inclusion numériques.

 « Nous avons un lien particulier avec la Guinée qui a été l’une des premières nations africaines à déployer nos anciennes plateformes, il y a plus de dix ans. Nous nous reconnaissons dans l’esprit visionnaire de ses dirigeants, notamment ceux de l’ARPT » a déclaré James Claude, PDG de GVG.

« Il y a entre nous une réelle convergence de visions. Avec nos nouvelles technologies qui ont beaucoup évolué avec le temps, nous sommes convaincus d’apporter des réponses concrètes aux nouveaux besoins du régulateur dans l’environnement actuel et futur des télécoms en Guinée. », a-t-il ajouté.

Le Directeur général de l’ARPT, Yacouba Cissé, souligne l’avènement d’une approche numérique de la régulation. Selon lui, la numérisation des outils de régulation fait l’objet d’un fort consensus dans le domaine réglementaire en Afrique.

« L’ARPT a fait œuvre de pionnière à ce chapitre en numérisant la régulation des interconnexions nationales et internationales dès 2009 », rappelle-t-il.

« Les nouveaux outils numériques que nous mettons en place vont beaucoup plus loin. Ils couvrent tous les aspects de l’écosystème mobile et numérique susceptibles d’affecter les abonnés guinéens qui doivent être protégés par un cadre réglementaire efficace. », a conclu M. Cissé.

La presse en ligne de Côte d’Ivoire ne doit pas être un «dépotoir» (Président CIJP)

La presse en ligne de Côte d’Ivoire ne doit pas être un « dépotoir » où tout le monde vient se « défouler », a estimé, jeudi à Abidjan, le président de la Commission paritaire d’attribution de la carte d’identité de journaliste professionnel et de professionnel de la communication (CIJP), Vamara Coulibaly.

A la tête d’une délégation de son institution, M. Coulibaly s’est rendu au siège du Réseau des professionnels de la presse en ligne de Côte d’Ivoire (REPPRELCI) pour solliciter l’implication de cette faîtière des médias en ligne de Côte d’Ivoire en vue de «l’assainissement et de la professionnalisation» du secteur.

«Nous sollicitons votre implication pour l’assainissement du secteur (…) La presse en ligne de Côte d’Ivoire ne doit pas être un dépotoir où tous les demi lettrés viennent pour se défouler», a soutenu Vamara Coulibaly, entouré de plusieurs membres de la Commission et du Secrétaire permanant, Mama Fofana.

En retour, le président du REPPRELCI, Lassina Sermé a salué cette démarche de la Commission paritaire qui permet de «recueillir les avis, les observations et les propositions»  des acteurs pour la professionnalisation du secteur.

Les échanges ont notamment porté sur la durée de la carte CIJP qui est d’un an ainsi que le coût qui est de 10 000 FCFA. Selon Mama Fofana, cette durée et ce coût sont des éléments déjà prévus et fixés par la loi qui institue la CIJP.

La valorisation de la CIJP et la numérisation de la procédure de demande de cette carte ont été également évoquées au cours de cette rencontre avec le REPPRELCI qui s’inscrit dans le cadre d’une tournée auprès des organisations professionnelles des médias.

Créée par la loi du 14 décembre 2004 portant régime juridique de la presse, la Commission paritaire d’attribution de la Carte d’identité de journaliste professionnel ou de professionnel de la communication (CIJP), a pour mission principale l’attribution de la carte d’identité professionnelle.

 Elle est composée de 12 membres issus des différentes organisations professionnelles des médias et de structures publiques du secteur des médias.

Créé en 2006, le REPPRELCI regroupe les acteurs de la presse numérique en Côte d’Ivoire. Cette faîtière des médias numériques ivoiriens s’est donnée pour mission d’organiser, structurer et de promouvoir l’écosystème de la presse numérique en Côte d’Ivoire.

La presse en ligne de Côte d’Ivoire ne doit pas être un «dépotoir» (Président CIJP)

La presse en ligne de Côte d’Ivoire ne doit pas être un « dépotoir » où tout le monde vient se « défouler », a estimé, jeudi à Abidjan, le président de la Commission paritaire d’attribution de la carte d’identité de journaliste professionnel et de professionnel de la communication (CIJP), Vamara Coulibaly.

A la tête d’une délégation de son institution, M. Coulibaly s’est rendu au siège du Réseau des professionnels de la presse en ligne de Côte d’Ivoire (REPPRELCI) pour solliciter l’implication de cette faîtière des médias en ligne de Côte d’Ivoire en vue de «l’assainissement et de la professionnalisation» du secteur.

«Nous sollicitons votre implication pour l’assainissement du secteur (…) La presse en ligne de Côte d’Ivoire ne doit pas être un dépotoir où tous les demi lettrés viennent pour se défouler», a soutenu Vamara Coulibaly, entouré de plusieurs membres de la Commission et du Secrétaire permanant, Mama Fofana.

En retour, le président du REPPRELCI, Lassina Sermé a salué cette démarche de la Commission paritaire qui permet de «recueillir les avis, les observations et les propositions»  des acteurs pour la professionnalisation du secteur.

Les échanges ont notamment porté sur la durée de la carte CIJP qui est d’un an ainsi que le coût qui est de 10 000 FCFA. Selon Mama Fofana, cette durée et ce coût sont des éléments déjà prévus et fixés par la loi qui institue la CIJP.

La valorisation de la CIJP et la numérisation de la procédure de demande de cette carte ont été également évoquées au cours de cette rencontre avec le REPPRELCI qui s’inscrit dans le cadre d’une tournée auprès des organisations professionnelles des médias.

Créée par la loi du 14 décembre 2004 portant régime juridique de la presse, la Commission paritaire d’attribution de la Carte d’identité de journaliste professionnel ou de professionnel de la communication (CIJP), a pour mission principale l’attribution de la carte d’identité professionnelle.

 Elle est composée de 12 membres issus des différentes organisations professionnelles des médias et de structures publiques du secteur des médias.

Créé en 2006, le REPPRELCI regroupe les acteurs de la presse numérique en Côte d’Ivoire. Cette faîtière des médias numériques ivoiriens s’est donnée pour mission d’organiser, structurer et de promouvoir l’écosystème de la presse numérique en Côte d’Ivoire.

Lancement à Abidjan d’un film documentaire sur le paludisme en Afrique

Un film documentaire intitulé « Vaincre le paludisme », réalisé en Afrique et devant être diffusé le 20 avril 2021, cinq jours avant la Journée mondiale de la lutte contre le paludisme, a été projeté jeudi à Abidjan.

Ce film documentaire vise à « sensibiliser les communautés, les médias, le secteur privé pour vraiment nous assurer que le paludisme est priorisé », a dit Mme Yacine Diop Djibo, directrice exécutive et fondatrice de SpeakUpAfrica, une ONG qui a soutenu la réalisation de cette production. 

Pour Mme Yacine Diop Djibo, présente lors de la projection du film, « c’est une maladie qu’on peut éviter et qu’ on peut guérir, parce qu’ aujourd’hui il est inacceptable qu’ il y ait encore des personnes qui meurent du paludisme en Afrique et dans le monde ».

« Vaincre le paludisme », le titre de ce film documentaire « est cette idée que nous avons de vraiment nous assurer qu’ on va éliminer cette maladie là », a-t-elle expliqué, avant d’ajouter « on a vraiment besoin de tous pour pouvoir le faire ».

Dans ce film de 52 minutes qui sera diffusé sur Canal+ le 20 avril 2021 , l’on peut voir des experts sur cette maladie exerçant dans des instituts de recherche, des acteurs du secteur privé, des bailleurs, des champions communautaires, tel El Hadj Diouf, qui sensibilisent les populations. 

Il a été notamment tourné au Cameroun, au Sénégal et au Bénin et met entre autres l’accent sur des agents communautaires qui parcourent des milliers de kilomètres chaque jour pour traiter les populations dans les zones les plus reculées du pays. 

« A travers ce documentaire, on a vraiment voulu montrer tous les progrès qui ont été réalisés, mais également les défis qui nous restent à relever avec un message positif pour dire que c’est possible, il faut qu’on unisse nos efforts et nos ressources pour pourvoir atteindre l’objectif d’élimination du paludisme », a-t-elle poursuivi. 

Aujourd’hui, dans le monde, l’on enregistre 400.000  décès du paludisme par an, dont 90% sont en Afrique où on a une personne qui meurt toutes les deux minutes du paludisme  et qui impacte les femmes enceintes et les enfants en premier lieu.

Des progrès sont toutefois relevés. En Côte d’Ivoire, la mortalité a été réduite de 50% ces trois dernières années, cependant « beaucoup d’efforts restent encore à faire, surtout au niveau de l’utilisation des moustiquaires imprégnés », où l’objectif visé est de 80% contre 63% actuellement. 

Journaliste dans le documentaire, Maelle Ba, par ailleurs responsable communication stratégique chez SpeakUpAfrica, a parcouru des localités pour échanger avec les victimes du paludisme dont les agents pathogènes résistent parfois aux traitements.  

La pandémie de la Covid-19, fait-elle observer, est venue ralentir les campagnes de prévention. Selon l’Organisation mondiale de la santé, une recrudescence des cas de paludisme est à craindre sur le continent africain et le nombre de décès pourrait même doubler en 2021.

Le film a été produit par Taxi-brousse production et réalisé par Clément Alline. Pour le réalisateur, les histoires sur le paludisme dans les zones tropicales et sahéliennes ne sont pas les mêmes, des approches qui permettront d’avancer dans la lutte contre le palu et d’uniformiser les moyens de dépistage et de traitement. 

Lancement à Abidjan d’un film documentaire sur le paludisme en Afrique

Un film documentaire intitulé « Vaincre le paludisme », réalisé en Afrique et devant être diffusé le 20 avril 2021, cinq jours avant la Journée mondiale de la lutte contre le paludisme, a été projeté jeudi à Abidjan.

Ce film documentaire vise à « sensibiliser les communautés, les médias, le secteur privé pour vraiment nous assurer que le paludisme est priorisé », a dit Mme Yacine Diop Djibo, directrice exécutive et fondatrice de SpeakUpAfrica, une ONG qui a soutenu la réalisation de cette production. 

Pour Mme Yacine Diop Djibo, présente lors de la projection du film, « c’est une maladie qu’on peut éviter et qu’ on peut guérir, parce qu’ aujourd’hui il est inacceptable qu’ il y ait encore des personnes qui meurent du paludisme en Afrique et dans le monde ».

« Vaincre le paludisme », le titre de ce film documentaire « est cette idée que nous avons de vraiment nous assurer qu’ on va éliminer cette maladie là », a-t-elle expliqué, avant d’ajouter « on a vraiment besoin de tous pour pouvoir le faire ».

Dans ce film de 52 minutes qui sera diffusé sur Canal+ le 20 avril 2021 , l’on peut voir des experts sur cette maladie exerçant dans des instituts de recherche, des acteurs du secteur privé, des bailleurs, des champions communautaires, tel El Hadj Diouf, qui sensibilisent les populations. 

Il a été notamment tourné au Cameroun, au Sénégal et au Bénin et met entre autres l’accent sur des agents communautaires qui parcourent des milliers de kilomètres chaque jour pour traiter les populations dans les zones les plus reculées du pays. 

« A travers ce documentaire, on a vraiment voulu montrer tous les progrès qui ont été réalisés, mais également les défis qui nous restent à relever avec un message positif pour dire que c’est possible, il faut qu’on unisse nos efforts et nos ressources pour pourvoir atteindre l’objectif d’élimination du paludisme », a-t-elle poursuivi. 

Aujourd’hui, dans le monde, l’on enregistre 400.000  décès du paludisme par an, dont 90% sont en Afrique où on a une personne qui meurt toutes les deux minutes du paludisme  et qui impacte les femmes enceintes et les enfants en premier lieu.

Des progrès sont toutefois relevés. En Côte d’Ivoire, la mortalité a été réduite de 50% ces trois dernières années, cependant « beaucoup d’efforts restent encore à faire, surtout au niveau de l’utilisation des moustiquaires imprégnés », où l’objectif visé est de 80% contre 63% actuellement. 

Journaliste dans le documentaire, Maelle Ba, par ailleurs responsable communication stratégique chez SpeakUpAfrica, a parcouru des localités pour échanger avec les victimes du paludisme dont les agents pathogènes résistent parfois aux traitements.  

La pandémie de la Covid-19, fait-elle observer, est venue ralentir les campagnes de prévention. Selon l’Organisation mondiale de la santé, une recrudescence des cas de paludisme est à craindre sur le continent africain et le nombre de décès pourrait même doubler en 2021.

Le film a été produit par Taxi-brousse production et réalisé par Clément Alline. Pour le réalisateur, les histoires sur le paludisme dans les zones tropicales et sahéliennes ne sont pas les mêmes, des approches qui permettront d’avancer dans la lutte contre le palu et d’uniformiser les moyens de dépistage et de traitement. 

Côte d’Ivoire: harmonisation des filières de la formation professionnelle

Quelque 12 filières et 93 spécialités retenues comme les plus pertinentes de l’enseignement technique et de la formation professionnelle en Côte d’Ivoire, ont été harmonisées et actualisées au terme d’un atelier dont les résultats ont été restitués jeudi à Abidjan.

Chacune de ces 12 filières et 93 spécialités retenues, ont fait  l’objet d’une dénomination consensuelle.

A cette occasion, Djedj Mel, le directeur de cabinet du secrétariat d’Etat en charge de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, a  rappelé que le gouvernement ivoirien entend faire de la formation professionnelle un axe majeur de son action,  « afin de répondre efficacement  aux besoins de main d’œuvre de notre  économie ».

Pour sa part, Noël Kossonou, le directeur des filières, de l’innovation et de la qualité (DFIQ), s’est réjoui de la tenue de cet atelier, soulignant l’importance des filières et des spécialités au regard de leur incidence sur l’efficacité du dispositif de formation.

Quant à N’Dri Koffi, le président du Conseil national des branches professionnelles, il a appelé les acteurs de l’enseignement technique et de la formation professionnelle en Côte d’Ivoire à multiplier les concertations  «pour une meilleure adéquation formation-Emploi  ».

Après cet atelier qui a permis aux acteurs de l’enseignement technique et de la formation professionnelle de s’accorder sur le répertoire, les dénominations des filières et spécialités actuelles, la prochaine étape consistera  à adapter et harmoniser les curricula et les programmes de formation.

Côte d’Ivoire: harmonisation des filières de la formation professionnelle

Quelque 12 filières et 93 spécialités retenues comme les plus pertinentes de l’enseignement technique et de la formation professionnelle en Côte d’Ivoire, ont été harmonisées et actualisées au terme d’un atelier dont les résultats ont été restitués jeudi à Abidjan.

Chacune de ces 12 filières et 93 spécialités retenues, ont fait  l’objet d’une dénomination consensuelle.

A cette occasion, Djedj Mel, le directeur de cabinet du secrétariat d’Etat en charge de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, a  rappelé que le gouvernement ivoirien entend faire de la formation professionnelle un axe majeur de son action,  « afin de répondre efficacement  aux besoins de main d’œuvre de notre  économie ».

Pour sa part, Noël Kossonou, le directeur des filières, de l’innovation et de la qualité (DFIQ), s’est réjoui de la tenue de cet atelier, soulignant l’importance des filières et des spécialités au regard de leur incidence sur l’efficacité du dispositif de formation.

Quant à N’Dri Koffi, le président du Conseil national des branches professionnelles, il a appelé les acteurs de l’enseignement technique et de la formation professionnelle en Côte d’Ivoire à multiplier les concertations  «pour une meilleure adéquation formation-Emploi  ».

Après cet atelier qui a permis aux acteurs de l’enseignement technique et de la formation professionnelle de s’accorder sur le répertoire, les dénominations des filières et spécialités actuelles, la prochaine étape consistera  à adapter et harmoniser les curricula et les programmes de formation.

Sénégal : décès du juge Samba Sall

Le Doyen des juges d’instruction (DJI) du premier cabinet du tribunal de Dakar, Samba Sall, est décédé ce jeudi à Dakar.Il a rendu l’âme à l’hôpital Principal de Dakar des suites d’une longue maladie, rapporte la presse locale.

Il avait hérité de plusieurs dossiers dont les affaires Khalifa Sall, ex-maire de Dakar et de l’opposant Ousmane Sonko, récemment accusé de viols par une employée d’un salon de massage dakarois, Adji Sarr.

Sénégal : décès du juge Samba Sall

Le Doyen des juges d’instruction (DJI) du premier cabinet du tribunal de Dakar, Samba Sall, est décédé ce jeudi à Dakar.Il a rendu l’âme à l’hôpital Principal de Dakar des suites d’une longue maladie, rapporte la presse locale.

Il avait hérité de plusieurs dossiers dont les affaires Khalifa Sall, ex-maire de Dakar et de l’opposant Ousmane Sonko, récemment accusé de viols par une employée d’un salon de massage dakarois, Adji Sarr.

Côte d’Ivoire: le Collectif des syndicats des collectivités territoriales suspend sa grève

Le Collectif des syndicats des collectivités territoriales de Côte d’Ivoire a suspendu jeudi son mot d’ordre de grève de trois jours entamée la veille, appelant à la reprise du travail vendredi, à l’issue d’une Assemblée générale à Abidjan.

Réunis à la Bourse du travail d’Abidjan, les membres du Collectif des syndicats des collectivités territoriales ont décidé de reprendre le travail le vendredi 9 avril 2021 à partir de 7h. Et ce, à la suite d’une acclamation.

« On appelle nos camarades à reprendre le service », a dit le président du Collectif des syndicats des collectivités territoriales, Albert Vouandé Gue, par ailleurs secrétaire général du Syndicat national du personnel des collectivités territoriales.

Cette suspension du mot d’ordre de grève intervient après la suspension, par le ministre de l’Intérieur et de la sécurité, de l’application des dispositions d’une circulaire prise le 18 février 2021, qui suspendait le paiement des indemnités de départ à la retraite des agents des collectivités territoriales. 

M. Vagondo explique que cette note ministérielle a lieu « dans le cadre de l’examen des conditions de départ à la retraite des agents localement recrutés des collectivités territoriales et entités décentralisées particulières et dans l’attente de nouvelles mesures visant à une meilleure prise en compte de la spécificité liée à cette catégorie de personnel ».

Concernant la revalorisation de la prime de transport, le président du Collectif des syndicats des collectivités territoriales Albert Gue a relevé que les responsables syndicaux allaient faire un travail avec les services techniques du ministère pour ressortir des montants selon les régions.

Sur la prise des arrêtés d’application du décret du 18 février 2015, portant organisation de la police municipale et la création de la direction centrale de ladite police, M. Gue a indiqué qu’ à l’issue d’une rencontre avec le ministre la veille, connaissant le dossier, s’en chargera.

« Il a précisé que les tenues des policiers municipaux varient d’une commune à une autre et qu’ il va mettre fin à cela afin qu’en voyant un policier municipal, on sache que c’est un policier municipal », a-t-il révélé.  

Quant au point sur la mise en place effective du statut de la fonction publique territoriale, « le ministre nous a dit qu’il nous donne trois mois, le temps de comprendre le dossier parce que ça ne dépend pas de lui seul », a rapporté M. Albert Gue.

Pour le paiement effectif des arriérés de salaires de la Zone ex-CNO (Centre, Nord, Ouest), un protocole avait été arrêté sur un « morcellement, on devrait payer par tranche, mais il va préparer un décret qui sera pris pour qu’on commence à donner par tranche » ces indemnités, a-t-il poursuivi.

Saluant la « prédisposition » du ministre qui a signé la circulaire sur la suspension de l’application du 18 février 2021 lors de leur rencontre, mercredi, M. Albert Gue, s’est félicité de cet acte joint à la parole, avant d’ajouter « ce courrier, pour nous, c’est la plus grande victoire ».

« Nous suspendons le mot d’ordre de grève jusqu’à ce que nous épuisons tous les point de revendication avec le ministre de l’Intérieur et de la sécurité », a déclaré M. Karim Sanou,  secrétaire général national, membre du Collectif des syndicats des collectivités territoriales. 

Côte d’Ivoire: le Collectif des syndicats des collectivités territoriales suspend sa grève

Le Collectif des syndicats des collectivités territoriales de Côte d’Ivoire a suspendu jeudi son mot d’ordre de grève de trois jours entamée la veille, appelant à la reprise du travail vendredi, à l’issue d’une Assemblée générale à Abidjan.

Réunis à la Bourse du travail d’Abidjan, les membres du Collectif des syndicats des collectivités territoriales ont décidé de reprendre le travail le vendredi 9 avril 2021 à partir de 7h. Et ce, à la suite d’une acclamation.

« On appelle nos camarades à reprendre le service », a dit le président du Collectif des syndicats des collectivités territoriales, Albert Vouandé Gue, par ailleurs secrétaire général du Syndicat national du personnel des collectivités territoriales.

Cette suspension du mot d’ordre de grève intervient après la suspension, par le ministre de l’Intérieur et de la sécurité, de l’application des dispositions d’une circulaire prise le 18 février 2021, qui suspendait le paiement des indemnités de départ à la retraite des agents des collectivités territoriales. 

M. Vagondo explique que cette note ministérielle a lieu « dans le cadre de l’examen des conditions de départ à la retraite des agents localement recrutés des collectivités territoriales et entités décentralisées particulières et dans l’attente de nouvelles mesures visant à une meilleure prise en compte de la spécificité liée à cette catégorie de personnel ».

Concernant la revalorisation de la prime de transport, le président du Collectif des syndicats des collectivités territoriales Albert Gue a relevé que les responsables syndicaux allaient faire un travail avec les services techniques du ministère pour ressortir des montants selon les régions.

Sur la prise des arrêtés d’application du décret du 18 février 2015, portant organisation de la police municipale et la création de la direction centrale de ladite police, M. Gue a indiqué qu’ à l’issue d’une rencontre avec le ministre la veille, connaissant le dossier, s’en chargera.

« Il a précisé que les tenues des policiers municipaux varient d’une commune à une autre et qu’ il va mettre fin à cela afin qu’en voyant un policier municipal, on sache que c’est un policier municipal », a-t-il révélé.  

Quant au point sur la mise en place effective du statut de la fonction publique territoriale, « le ministre nous a dit qu’il nous donne trois mois, le temps de comprendre le dossier parce que ça ne dépend pas de lui seul », a rapporté M. Albert Gue.

Pour le paiement effectif des arriérés de salaires de la Zone ex-CNO (Centre, Nord, Ouest), un protocole avait été arrêté sur un « morcellement, on devrait payer par tranche, mais il va préparer un décret qui sera pris pour qu’on commence à donner par tranche » ces indemnités, a-t-il poursuivi.

Saluant la « prédisposition » du ministre qui a signé la circulaire sur la suspension de l’application du 18 février 2021 lors de leur rencontre, mercredi, M. Albert Gue, s’est félicité de cet acte joint à la parole, avant d’ajouter « ce courrier, pour nous, c’est la plus grande victoire ».

« Nous suspendons le mot d’ordre de grève jusqu’à ce que nous épuisons tous les point de revendication avec le ministre de l’Intérieur et de la sécurité », a déclaré M. Karim Sanou,  secrétaire général national, membre du Collectif des syndicats des collectivités territoriales. 

Les travaux de la première centrale solaire de Côte d’Ivoire seront lancés en 2021

Le nouveau ministre ivoirien des Mines, du pétrole et de l’énergie, Thomas Camara a officiellement pris fonction, jeudi à Abidjan, au cours d’une cérémonie de passation de charges avec son prédécesseur, Abdourahmane Cissé.

Au cours de cette cérémonie présidée par  Roger Charlemagne Dah du Secrétariat général du gouvernement, Abdourahmane Cissé,  a dressé le bilan et les perspectives de son passage à la tête de ce ministère, saluant dans la foulée la nomination de son successeur.

A propos des perspectives, le ministre Cissé a énuméré le lancement en 2021 des travaux de construction de la première centrale solaire de la Côte d’Ivoire, l’accélération du processus d’électrification des localités en vue d’atteindre un taux de couverture de 100% à fin 2025, un mix énergétique d’au moins 42% d’énergies renouvelables à fin 2030 et l’entrée de nouveaux acteurs dans le domaine des hydrocarbures.

Parlant de son bilan dans le domaine de l’énergie, le ministre Abdourahmane Cissé a rappelé que sur la période  2019-2020, 1 841 localités ont été électrifiées, soit en moyenne 900 localités par an contre 300 par an sur la période 2012-2018.

Le taux de couverture national est passé de 33,1% en 2011 à 58% en 2018 et 80% à fin 2020. A ce propos, les localités de plus de 500 habitants, seront électrifiées avant fin juin 2021, selon les prévisions.

Par ailleurs, il ressort de ce bilan que 1,4 million de familles à revenu modeste ont bénéficié de la baisse de 20% du tarif social d’électricité, quand plus de 425 000 familles ont obtenu leur propre compteur à domicile à travers le Programme Electricité Pour Tous (PEPT) 2019-2020.

Il y a également le démarrage du projet de construction, à Aboisso (Sud-Est), de la plus grande centrale biomasse d’Afrique de l’Ouest, à base de palmier à huile  et d’une capacité de 46 MW.

Dans le domaine de la formation, il a cité la création de l’Ecole supérieure du pétrole et de l’énergie avec des doubles diplômes de l’Ecole polytechnique de Paris et de l’Institut français du pétrole. Cette école est logée au sein de l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro.

Un prix de l’innovation dans l’énergie et les hydrocarbures doté d’une récompense de 10 millions FCFA a été également institué sous le ministre Cissé pour encourager les entrepreneurs des secteurs de l’énergie et des hydrocarbures.

En outre, au niveau des hydrocarbures, un programme a été initié pour doubler la capacité de stockage national en butane.

Par ailleurs, une loi sur le contenu local dans les activités pétrolières et gazières en Côte d’Ivoire pour créer des champions nationaux et des emplois pour les  jeunes a été adoptée le 24 mars dernier, en Conseil des ministres.

«Je suis l’un des vôtres et je souhaite que la collaboration soit bonne », a lancé le nouveau ministre en direction de ses nouveaux collaborateurs, émettant le vœu que «nous puissions poursuivre les grands projets ».

« Que la confiance que le Président de la République a placée à la grande famille du pétrole et de l’Energie ne soit pas trahie », a conclu Thomas Camara qui assurait jusqu’à sa nomination le 06 avril dernier le poste de directeur général de la Société ivoirienne de raffinage (SIR).

Un nouveau gouvernement ivoirien de 41 membres dirigé par le premier ministre Jérôme Patrick Achi a été dévoilé le mardi 06 avril 2021. Auparavant, Abdourahmane Cissé a été nommé ministre-secrétaire général de la présidence de la République.

Les travaux de la première centrale solaire de Côte d’Ivoire seront lancés en 2021

Le nouveau ministre ivoirien des Mines, du pétrole et de l’énergie, Thomas Camara a officiellement pris fonction, jeudi à Abidjan, au cours d’une cérémonie de passation de charges avec son prédécesseur, Abdourahmane Cissé.

Au cours de cette cérémonie présidée par  Roger Charlemagne Dah du Secrétariat général du gouvernement, Abdourahmane Cissé,  a dressé le bilan et les perspectives de son passage à la tête de ce ministère, saluant dans la foulée la nomination de son successeur.

A propos des perspectives, le ministre Cissé a énuméré le lancement en 2021 des travaux de construction de la première centrale solaire de la Côte d’Ivoire, l’accélération du processus d’électrification des localités en vue d’atteindre un taux de couverture de 100% à fin 2025, un mix énergétique d’au moins 42% d’énergies renouvelables à fin 2030 et l’entrée de nouveaux acteurs dans le domaine des hydrocarbures.

Parlant de son bilan dans le domaine de l’énergie, le ministre Abdourahmane Cissé a rappelé que sur la période  2019-2020, 1 841 localités ont été électrifiées, soit en moyenne 900 localités par an contre 300 par an sur la période 2012-2018.

Le taux de couverture national est passé de 33,1% en 2011 à 58% en 2018 et 80% à fin 2020. A ce propos, les localités de plus de 500 habitants, seront électrifiées avant fin juin 2021, selon les prévisions.

Par ailleurs, il ressort de ce bilan que 1,4 million de familles à revenu modeste ont bénéficié de la baisse de 20% du tarif social d’électricité, quand plus de 425 000 familles ont obtenu leur propre compteur à domicile à travers le Programme Electricité Pour Tous (PEPT) 2019-2020.

Il y a également le démarrage du projet de construction, à Aboisso (Sud-Est), de la plus grande centrale biomasse d’Afrique de l’Ouest, à base de palmier à huile  et d’une capacité de 46 MW.

Dans le domaine de la formation, il a cité la création de l’Ecole supérieure du pétrole et de l’énergie avec des doubles diplômes de l’Ecole polytechnique de Paris et de l’Institut français du pétrole. Cette école est logée au sein de l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro.

Un prix de l’innovation dans l’énergie et les hydrocarbures doté d’une récompense de 10 millions FCFA a été également institué sous le ministre Cissé pour encourager les entrepreneurs des secteurs de l’énergie et des hydrocarbures.

En outre, au niveau des hydrocarbures, un programme a été initié pour doubler la capacité de stockage national en butane.

Par ailleurs, une loi sur le contenu local dans les activités pétrolières et gazières en Côte d’Ivoire pour créer des champions nationaux et des emplois pour les  jeunes a été adoptée le 24 mars dernier, en Conseil des ministres.

«Je suis l’un des vôtres et je souhaite que la collaboration soit bonne », a lancé le nouveau ministre en direction de ses nouveaux collaborateurs, émettant le vœu que «nous puissions poursuivre les grands projets ».

« Que la confiance que le Président de la République a placée à la grande famille du pétrole et de l’Energie ne soit pas trahie », a conclu Thomas Camara qui assurait jusqu’à sa nomination le 06 avril dernier le poste de directeur général de la Société ivoirienne de raffinage (SIR).

Un nouveau gouvernement ivoirien de 41 membres dirigé par le premier ministre Jérôme Patrick Achi a été dévoilé le mardi 06 avril 2021. Auparavant, Abdourahmane Cissé a été nommé ministre-secrétaire général de la présidence de la République.

Niger : Bazoum démarre avec 33 ministres

Le nouveau président nigérien, Mohamed Bazoum, a nommé un gouvernement qui promeut la jeunesse et l’expertise de ses membres.Bazoum tient son équipe. Après sa prise de fonction le 1er avril dernier, il a procédé le 7 avril à la nomination de son gouvernement. Il s’agit de trente-trois ministres dont cinq femmes.

Le même jour déjà, le Premier ministre Ouhoumoudou Mahamadou, nommé en fin de semaine dernière, a prêté serment devant les députés. Il dirigera le reste de l’équipe qui devra conduire la politique du successeur de Mahamadou Issoufou.

Le fils de ce dernier, Mahamane Sani Mahamadou, 37 ans, directeur de campagne du président Bazoum, est propulsé ministre du Pétrole, de l’Énergie et des Énergies renouvelables. D’après les témoignages, il a fait de brillantes études aux États-Unis et en Grande-Bretagne.

Cette nomination entre en droite ligne dans la politique que veut prôner le nouveau président. Dorénavant, la gestion de l’action publique sera assurée par « des cadres promus sur la base de leurs compétences techniques et de leur moralité », avait-il dit dans son discours d’investiture.

Ainsi dans ce premier gouvernement, beaucoup de jeunes font leur entrée même s’il marque son ancrage au sein des formations qui composent la mouvance présidentielle, à savoir la Mouvance pour le renouveau national (MRN) qui a soutenu la candidature du président Bazoum. Les trois principaux partis de cette formation se taillent la part du lion. Le PNDS se retrouve avec 16 postes ministériels, le MPR cinq et le MNSD quatre.

Mais selon plusieurs observateurs, le gouvernement est, en plus d’être renouvelé, rajeuni à plus de 50%. Outre Mahamane Sani Mahamadou, d’autres jeunes sont nommés à la tête de ministères comme les Finances, la Justice, le Plan et l’Éducation nationale.

Voici la liste du nouveau gouvernement :

1. Premier ministre : Ouhoumoudou Mahamadou

2. Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération : Hassoumi Massoudou

3. Ministre d’Etat à la Présidence de la République : Rhissa Ag Boula

4. Ministre de la Défense Nationale : Alkassoum Indattou

5. Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation : Alkache Alhada

6. Ministre de la Formation Professionnelle : Kassoum Maman Moctar

7. Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche : Phd. Mamoudou Djibo

8. Ministre de la Santé Publique, de la Population et des Affaires Sociales : Dr Illiassou Idi Maïnassara

9. Ministre des Mines : Madame Ousseini Hadizatou Yacouba

10. Ministre de la Poste et des Nouvelles Technologies de l’Information : Hassane Barazé Moussa

11. Ministre des Transports : Oumarou Malam Alma

12. Ministre de l’Action Humanitaire et de la Gestion des Catastrophes : Laouan Magagi

13. Ministre de l’Elevage, Porte parole du Gouvernement : Tidjani Idrissa Abdoulkadri

14. Ministre de l’Equipement : Hamadou Adamou Souley

15. Ministre de la Justice, Garde des Sceaux : Dr Boubakar Hassan

16. Ministre de la Communication, chargé des Relations avec les Institutions : Zada Mahamadou

17. Ministre des Finances : Ahmat Jidoud

18. Ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Entreprenariat des Jeunes : Gado Sabo Moctar

19. Ministre de l’Agriculture : Dr Alambedji Abba Issa

20. Ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Assainissement : Maïzoumbou Laoual Amadou

21. Ministre du Plan : Abdou Rabiou

22. Ministre du Pétrole, de l’Energie et des Energies Renouvelables : Mahamane Sani Mahamadou

23. Ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat : Mohamed Hamid

24. Ministre de l’Aménagement du Territoire et du Développement Communautaire : Maman Ibrahim Mahaman

25. Ministre de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant : Madame Allahoury Aminata Zourkaleini

26. Ministre de l’Education Nationale : Dr Rabiou Ousman

27. Ministre de l’Hydraulique : Adamou Mahaman

28. Ministre de la Fonction Publique et du Travail : Madame Ataka Zaharatou Aboubacar

29. Ministre de l’Environnement et de la Lutte contre la Désertification : Madame Garama Saratou Rabiou Inoussa

30. Ministre de l’Emploi et de la Protection Sociale : Dr Ibrahim Boukary

31. Ministre de la Jeunesse et du Sport : Sekou Doro Adamou

32. Ministre déléguée auprès du Ministre des Finances chargée du Budget : Madame Gourouza Magagi Salmou

33. Ministre délégué auprès du Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, chargé de la Décentralisation : Dardaou Zaneidou

34. Ministre délégué auprès du Ministre d’Etat aux Affaires Etrangères et de la Coopération, chargé de l’Intégration Africaine : Youssouf Mohamed Almouctar