Le Maroc soutient et accompagne les efforts onusiens pour la résolution de la crise libyenne (ministre)

Le Maroc soutient et accompagne les efforts onusiens pour la résolution de la crise libyenne, a affirmé, jeudi à Rabat, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.Dans une conférence de presse à l’issue de ses entretiens avec Stéphanie Williams, représentante spéciale et Cheffe de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL) par intérim, Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général, M. Bourita a indiqué que la visite de Mme Williams a été l’occasion de faire part du soutien absolu du Maroc au rôle joué par les Nations unies dans la gestion du dossier Libyen.

Le travail effectué par la MANUL, en dépit des conditions difficiles, a permis d’apaiser la situation et de réaliser quelques avancées, a-t-il estimé, rappelant que le Maroc continue de voir son rôle dans ce dossier sous l’égide de l’ONU.

Le Maroc a travaillé par le passé dans le cadre de l’accord de Skhirat avec l’ONU et sous son égide, après l’accord de Skhirat, il a travaillé avec les Nations Unies et sous leur égide et le Royaume continuera a œuvré avec l’ONU et sous son égide, car le Maroc estime qu’on ne peut trouver de solution à la crise libyenne que dans le cadre des Nations Unies.

Nous avons également eu l’occasion d’observer l’évolution de la situation sur le terrain en Libye, a relevé M. Bourita, saluant certaines avancées positives, comme la déclaration du 20 août sur le cessez-le-feu et la démilitarisation des régions de Syrte et d’Al Djoufrah.

C’est une avancée importante dans le bon sens qui participera à apaiser les tensions et à créer un climat adéquat pour le processus politique en Libye.

Et d’ajouter que la rencontre avec Mme Williams a également permis de rappeler la position du Royaume quant à la crise libyenne et qui se résume en trois points : Le premier est que le Maroc estime que la solution ne peut être que libyenne et ne peut venir de l’étranger.

La solution est entre les mains des Libyens et toute initiative extérieure ne fera que complexifier les choses davantage, a-t-il noté.

Le deuxième point est que la solution ne peut être que pacifique, car les choix militaires n’ont produit que des victimes et de la destruction sans contribuer à une amélioration de la situation.

Le troisième point est que la solution doit être politique du fait que la crise en Libye est d’abord politique. Il s’agit de trancher la question de la légitimité en Libye de façon définitive à l’issue d’une période de transition suivie d’élections.

Le Maroc n’a pas d’agenda et n’a pas de solution marocaine à cette crise. Le Royaume dispose uniquement d’une volonté sincère de venir en aide aux frères Libyens pour qu’ils ouvrent un débat en vue de trouver une solution, a précisé M. Bourita, rappelant que le Royaume est également prêt à accompagner les efforts onusiens pour aboutir à la solution des Libyens.

La stabilité de la Libye contribuera à la stabilité de l’Afrique du Nord, de la région du Sahel et de la Méditerranée et permettra de revivifier l’Union du Maghreb Arabe, a soutenu le ministre.

Mme Williams effectue une visite au Royaume dans le cadre des consultations qu’elle mène avec les différentes parties libyennes ainsi qu’avec les partenaires régionaux et internationaux dans le dessein de trouver une solution à la crisse libyenne.

Enseignement, économie, santé et sport au menu des quotidiens marocains

Les quotidiens marocains parus ce jeudi traitent de nombre de sujets notamment la rentrée scolaire, les fonds nécessaires à la relance économique, la participation aux essais cliniques du vaccin contre le coronavirus et la Ligue des champions d’Afrique de football.Commentant les récentes décisions sur la rentrée scolaire et universitaire 2020-2021, +L’Opinion+ estime qu’en prenant ces décisions, le ministère « se décharge de toute responsabilité en cas de contamination, comme il se dégage de toute responsabilité en cas d’un échec scolaire historique ».

Nul besoin d’argumenter que ce mode d’enseignement n’a pas été un succès au Maroc, souligne le quotidien, notant, en revanche, que pour les fanatiques des statistiques, il convient de noter que pas moins de 60% des étudiants ont réduit leur temps consacré aux activités scolaires.

Par ailleurs, les professeurs vont également subir le supplice du fait qu’ils doivent doublement travailler, en assurant à la fois le présentiel et l’enseignement à distance, fait-il remarquer. Un rythme qui, selon lui, ne sera pas sans conséquences sur leur rendement…sauf si le ministre de l’éducation nationale prévoit de doubler les effectifs des universités pour la prochaine rentrée!

Pour sa part, +Aujourd’hui Le Maroc+ souligne qu’il y a aujourd’hui quelque 41,6 milliards DH (1 euro = 10,8 DH) disponibles et qui dorment dans les comptes des collectivités territoriales, notamment les communes et groupements de communes.

Cet extraordinaire trésor provient en fait des enveloppes budgétaires allouées aux communes dans le passé mais qu’elles n’ont pas pu utiliser, explique le quotidien, notant que le gouvernement doit trouver les moyens de mobiliser le plus de fonds possible pour financer la relance de l’économie et les actions urgentes afin de faire face aux conséquences catastrophiques de la pandémie.

De toutes les manières, si durant des années les communes n’ont pas pu utiliser ces budgets, ce n’est pas aujourd’hui qu’elles vont subitement s’y mettre, estime-t-il, jugeant impératif de mettre ces ressources financières au service de l’intérêt général et national.

+Assabah+ rapporte que la participation aux essais cliniques du vaccin contre le coronavirus a suscité une nouvelle polémique qui a opposé les cadres de la santé, médecins, infirmiers et personnel de l’administration à leur ministre, Khalid Aït Taleb. En effet, l’appel lancé par ce dernier aux personnels de son département pour prendre part aux essais cliniques du vaccin contre le coronavirus a pour le moins déplu. Bien plus, poursuit le quotidien, les cadres de la santé sont montés au créneau pour manifester leur étonnement face à cette initiative, remettant en cause l’intention du ministère.

Dans des messages postés sur les réseaux sociaux, « ces cadres reprochent à leur ministre de tutelle d’avoir effectué des retenues sur leur salaire, suspendu les congés annuels et retardé leurs indemnités », autant de sacrifices consentis durant cette période de crise pandémique. Même si la participation aux essais demeure volontaire, ajoute-t-il, « les cadres de la santé ont critiqué l’approche du ministère, tout en exprimant leur colère». Certains ont justifié leur refus par le fait que le ministère n’a pas voulu inscrire le Covid-19 sur la liste des maladies professionnelles ouvrant droit à des indemnités. Ainsi, expliquent-ils, en cas d’effets secondaires du vaccin dans ces essais cliniques, la personne participant à l’expérience se retrouvera livrée à son sort et dans l’obligation de se faire soigner par ses propres moyens.

Au registre sportif,  +Al Massae+ fait savoir que le Wydad de Casablanca souhaite reporter sa demi-finale de Champion’s League contre Al Ahly, prévue auparavant le 26 septembre prochain au Complexe Mohammed V de Casablanca. Les dirigeants du club marocain ont adressé, dans ce sens, une lettre à la Confédération africaine de football, lui demandant de repousser la rencontre à une date ultérieure.

Le Wydad met en avant la situation sanitaire en son sein. En effet, 14 membres du club sont atteints du Covid, le mettant dans une situation très délicate. Cela fait deux semaines que le champion du Maroc n’a en effet joué aucun match et cumule jusqu’à ce jour 4 matchs en retard. La dernière rencontre jouée par les poulains de Juan Carlos Garrido remonte au 10 août courant face à Khouribga.

Al Ahly, de son côté, ajoute la publication, enchaîne les matchs dans le championnat égyptien depuis sa reprise. Le club cairote est actuellement premier à 14 points du second, grâce notamment à 2 victoires et un nul depuis le retour à la compétition. Le Wydad, quant à lui, a perdu son fauteuil de leader au profit du Raja, qui a 5 points d’avance, et 2 matchs en retard, avant la mise à jour du calendrier.

Ligue des champions d’Afrique : La CAF fixe les dates des matches aller et retour des demi-finales

La Confédération africaine de football (CAF) a annoncé mercredi les dates des confrontations entre les équipes marocaines et égyptiennes pour le compte des demi-finales (aller et retour) de la ligue des champions d’Afrique.Ainsi, le Raja de Casablanca affrontera en match aller le Zamalek le 25 septembre au Complexe Mohammed V à Casablanca, alors le match retour aura lieu le 2 octobre prochain au Caire.

L’autre demi-finale mettra aux prises le Wydad de Casablanca à Ahly d’Egypte le 26 septembre à Casablanca. Le match retour se déroulera le 3 octobre prochain au Caire.

Il est à noter que pour la première de l’histoire de la Ligue des champions d’Afrique que des demi-finales opposeront deux équipes du Maroc et de l’Egypte.

Enseignement et santé au menu des quotidiens marocains

Le débat sur le mode d’enseignement à l’approche de la rentrée scolaire et universitaire au Maroc, la question de la relève dans le milieu culturel et la légère amélioration de la situation épidémiologique sont les principaux sujets traités par les quotidiens marocains parus ce mercredi.+Aujourd’hui le Maroc+ écrit que s’il y a un débat primordial et profond qui devrait être posé, ce serait celui relatif à toute la conception de l’acte d’éduquer et d’enseigner dans sa globalité.

« Au vu de l’expérience de ces six derniers mois, avec ses réussites et ses échecs, est-ce que l’école peut continuer à fonctionner comme avant ? », s’interroge le quotidien, estimant qu’il faudra probablement revoir après cette pandémie les matières et disciplines, les contenus et aussi les volumes horaires…

Pour le journal, l’expérience de la pandémie a certainement transformé les enfants, leur façon de voir et de penser. La question n’est pas de savoir où enseigner, en classe ou à distance, mais surtout quoi enseigner, comment et pourquoi.

+L’Opinion+ relève que « les années 2000 auront été une hécatombe pour les milieux culturels. La disparition de Touria Jabrane est venue s’ajouter à une longue liste de comédiens, d’écrivains et de penseurs ».

« Ce sont ainsi plusieurs pages qui se tournent », souligne l’éditorialiste citant, notamment dans les domaines des arts plastiques, de la littérature et du théâtre des artistes comme Farid Belkahia, Chaibia Zine, Driss Chraïbi, Abdelkébir Khatibi ou encore Tayeb Saddiki. La question qui se pose est : quelle relève ? se demande-t-il, soulignant que « certainement, des acteurs comme des écrivains ou des journalistes de talent prendront les rênes de l’avenir. Néanmoins, l’héritage des uns et des autres sera-t-il fructifié ou des singularités vont-elles surgir du néant sans références ni influences des maîtres disparus? ».

+Akhbar Al Yaoum+ souligne que dès l’adoption de l’automédication par le ministère de la Santé pour les patients Covid-19, le débat est lancé sur les déchets issus de cette opération. Peuvent-ils être considérés comme des déchets ménagers ou des déchets médicaux potentiellement dangereux ? se demande la publication.

Dans sa note, le ministère de la Santé a considéré qu’il s’agit de déchets ménagers, qui sont définis par la loi relative à la gestion des déchets comme étant tous déchets issus d’activités économiques, commerciales ou artisanales qui sont similaires aux déchets ménages de part leur nature et leurs composantes.

Par ailleurs, le ministère a invité les citoyens à mettre les déchets du patient Covid dans des sacs en plastiques en les aspergeant de chlore avant de les désinfecter et s’en débarrasser avec les autres déchets ménages.

+Al Massae+ note une légère amélioration de la situation épidémiologique au Maroc. C’est ce qui ressort des dernières statistiques publiées par le ministère de la Santé qui font état d’une régression du nombre quotidien des contaminations par le coronavirus à 903 nouveaux cas d’infection et 1.135 guérisons enregistrés.

Ce nouveau bilan porte à 53.252 le nombre de contaminations depuis le premier cas signalé le 2 mars et à 37.478 celui des personnes totalement rétablies, soit un taux de guérison de 70,4%, a précisé le coordonnateur du Centre national des opérations d’urgence de santé publique au ministère de la Santé, Mouad Mrabet, cité par le quotidien.

Le nombre de décès est passé à 920, avec 32 nouveaux décès recensés en 24 heures, soit un taux de létalité de 1,7%, contre 3,4% au niveau international, a-t-il ajouté.

Le poliovirus déclaré « éradiqué » du continent africain (OMS)

Le poliovirus sauvage, plus connu sous le nom de polio a été mardi déclaré « éradiqué » du continent africain par l’Organisation mondiale de la Santé, après quatre années consécutives sans cas déclaré et des efforts massifs de vaccination des enfants.« Aujourd’hui, les membres de la Commission de certification pour la région Afrique (ARCC) – organisme de certification de l’OMS – déclarent que la transmission du poliovirus sauvage a été interrompue » en Afrique, a affirmé sa présidente, Rose Leke, lors d’un événement organisé par visioconférence.

« C’est un moment historique pour l’Afrique », a déclaré la directrice Afrique de l’OMS, Matshidiso Moeti. « À partir de maintenant les enfants qui naîtront sur ce continent n’auront pas à craindre d’être infectés par la polio ».

Cette annonce a également réuni par visioconférence le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus ou les milliardaires et philanthropes nigérians Aliko Dangote et américain Bill Gates.

Provoquée par le poliovirus sauvage, la poliomyélite est une maladie infectieuse aiguë et contagieuse qui touche principalement les enfants, attaquant la moelle épinière et pouvant provoquer une paralysie irréversible.

Elle était endémique partout dans le monde, jusqu’à la découverte d’un vaccin dans les années 1950.

Tourisme, emploi et enseignement au menu des quotidiens marocains

Les quotidiens marocains parus ce mardi se focalisent sur nombre de sujets notamment la promotion du tourisme interne, l’emploi, la rentrée universitaire et les ravages du coronavirus au sein de la communauté footballistique.+Le Matin+ écrit que si la pandémie actuelle a porté un coup dur au secteur touristique national, elle a tout de même remis au goût du jour le débat sur la promotion du tourisme interne, inspirant au passage de nombreuses propositions pour booster les réservations des nationaux dans les établissements touristiques à travers le Royaume.

La dernière en date est en cours d’examen à l’institution législative. Il s’agit d’une proposition de loi portant sur l’encouragement du tourisme interne via le mécanisme des chèques-vacances. Cette initiative intervient quelques semaines après l’adoption de la loi de Finances rectificative 2020 qui prévoit une exonération de l’Impôt sur le revenu des avantages et primes accordés aux salariés sous forme de chèques vacances.

+Aujourd’hui le Maroc+ relève que la puissance et la rapidité de la chute des offres d’emplois dans la fonction publique est un facteur révélateur de la crise que traverse actuellement l’économie.

Au Maroc, comme partout ailleurs dans le monde, le processus des recrutements dans les emplois publics a été compromis en raison de la difficulté de tenir les épreuves de concours et les examens professionnels durant la période de confinement, note le quotidien. Ce qui laisse prévoir une baisse de la cadence des recrutements dans les emplois publics comme étant une des conséquences directes de la crise due à la Covid-19. A cela s’ajouteraient les diminutions éventuelles des budgets durant les années à venir réduisant par conséquent le nombre de postes budgétaires dans le secteur public. Le véritable impact de cet épisode sur l’économie, sur les différents secteurs d’activités et sa persistance dans le temps, ne pourrait peut-être être évalué que dans les mois à venir, souligne-t-il.

+Bayane Al Youam+ fait savoir que la rentrée universitaire 2020-2021 débutera la mi-octobre prochain.

Selon le ministère de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, les étudiants auront la possibilité de choisir entre l’enseignement à distance ou présentiel en groupe restreint, relevant que les mesures d’accompagnement des épreuves de la session de printemps reportée seront mises en œuvre à partir du début septembre prochain en vue de clôturer l’année universitaire 2019-2020.

+Al Akhbar+ rapporte que la barre des 100 footballeurs atteints du coronavirus a été récemment franchie au Maroc. Les victimes évoluent en première et deuxième divisions du championnat de football, mais aussi dans les divisions amateures. La maladie frappe aussi bien le football masculin que féminin.

Douze équipes sur les seize que compte la première division ont eu un ou plusieurs joueurs atteints du coronavirus, précise la même source, signe que la maladie progresse dans le milieu du football au Maroc.

L’Ittihad de Tanger est l’équipe la plus touchée par le virus puisque seize de ses joueurs ont été testés positifs. Vient ensuite le Raja de Béni Mellal avec 13 cas positifs. Le Wydad de Casablanca arrive en troisième position avec huit contaminations, suivi de la Renaissance sportive de Berkane avec cinq cas positifs. Tous les autres clubs ont également découvert, peu ou prou, des cas positifs en leur sein, affirme le quotidien.

Seuls quatre clubs de première division demeurent jusqu’ici indemnes. Il s’agit du FUS de Rabat, du Raja de Casablanca, du Hassania d’Agadir et du Mouloudia d’Oujda. La maladie fait encore plus de ravages dans les divisions inférieures, et la deuxième division plus précisément. La publication ajoute que les équipes féminines sont les plus touchées sur ce palier.

Le Maroc et Surinam disposés à renforcer et diversifier leur coopération bilatérale

Le Maroc et Surinam ont exprimé, lundi, leur ferme volonté de renforcer, d’enrichir et de diversifier davantage la coopération bilatérale, et souligné leur attachement à l’appui des questions d’intérêt commun telles que la paix, la stabilité et le développement humain.

 Lors d’une conversation téléphonique, le ministre marocain des affaires étrangères et de la coopération africaine, Nasser Bourita et son homologue du Surinam, Albert Ramdin ont exprimé leur profonde satisfaction du niveau atteint des relations maroco-surinamaises et se sont félicité de la coopération fructueuse qui a conduit à la réalisation de projets communs concrets.

A cette occasion, le ministre marocain a félicité son homologue surinamais pour sa nomination au poste de ministre des affaires étrangères en lui souhaitant succès et grande réussite dans la conduite de la diplomatie surinamaise.

La conversation a également porté sur l’évolution de la pandémie de la Covid-19 et la manière avec laquelle les deux pays y font face pour l’endiguer. Dans ce contexte, M. Bourita a affirmé que le Maroc est prêt à fournir une assistance d’urgence au Suriname afin de lutter contre la pandémie de Covid-19.

M. Bourita a invité son homologue surinamais, à effectuer une visite officielle au Maroc, avant la fin de l’année, afin de signer une nouvelle feuille de route et d’identifier de nouvelles opportunités de collaboration continue.

La comédienne et ex-ministre de la Culture, Touria Jabrane n’est plus

La comédienne et ex-ministre de la Culture, Touria Jabrane est décédée ce lundi 24 août, l’âge de 68 ans, dans une clinique àç Casablanca des suites d’une longue maladie.Feue Touria Jabrane, qui souffrait d’un cancer avait été admise le 13 août à l’hôpital Cheikh Khalifa de Casablanca sur instruction du Roi Mohammed VI.

Polyvalente, présente aussi bien sur les planches qu’à la télévision et au cinéma, Touria Jabrane a toujours brillé par son talent.

Turia Jebrane est une figure emblématique du théâtre national. Diplômée du conservatoire national d’art dramatique de Rabat, elle a entamé sa carrière en 1972 au sein de la compagnie Mâamora, avec Tayeb Seddiki, sous la direction de Farid Ben Barek. Le théâtre universitaire venait de naître.

Très vite, elle révèle ses qualités de grande actrice et s’impose comme une valeur sûre de sa génération.

Elle continue son combat au sein de la troupe Mâamora et contribue à la création de nombreuses troupes indépendantes.

Ses prestations à la télévision attirent l’attention des réalisateurs marocains et étrangers. Elle campe son premier rôle au cinéma en 1978, sous la direction de Mustapha Akkad, dans le film « Omar Al Mokhtar ». Suivront d’autres rôles, notamment dans « Absence » de Saad Chraïbi (1982), « Titre provisoire » de Mustapha Derkaoui (1982), « Bamou » de Driss Mrini (1982), « Noura » de Driss Kettani (1983) ou encore « Une Histoire d’amour» de Philipe Carrel (1992)…

Touria Jebrane compte également à son actif une fructueuse collaboration avec l’incontournable Tayeb Seddiki. « Al Majdoub », histoire de la ville d’Essaouira et «Le Livre des déclarations » sont autant de pièces de théâtre où l’actrice s’est acquittée de sa tâche et a confronté son talent à un réalisateur réputé pour ses exigences sur scène.

Tout au long de sa carrière, elle a travaillé avec une fine brochette de comédiens nationaux et arabes, multiplié les expériences et conquis les cœurs de milliers de fans. Sa notoriété dépasse les frontières nationales pour trouver écho un peu partout dans le monde arabe. La première reconnaissance vient de l’Irak, un pays qu’elle chérit particulièrement, et dont elle garde de très bons souvenirs.

A Bagdad, elle décroche en 1985 le prix de meilleure comédienne.

Quatre ans plus tard, c’est au tour du Festival de Carthage de primer son talent. Avec le même intérêt, les responsables du festival récidivent en 1991 pour lui octroyer la mention spéciale et le prix de meilleure interprétation féminine.

Une année plus tard, la reconnaissance arrive, cette fois-ci du Festival international du théâtre expérimental du Caire, où l’actrice reçoit un « Hommage spécial » pour l’ensemble de son œuvre.

Les trois derniers prix rendent hommage spécialement à des pièces de théâtre conçues et mises en scène dans le cadre du «Théâtre d’Aujourd’hui.»

Touria Jebrane a été décorée par Feu le Roi Hassan II du Wissam du mérite national. Elle est également chevalier de l’Ordre des Arts et Lettres de la République française. Elle a reçu le prix Vermeil de l’Académie des «Arts Sciences Lettres » à Paris.

Nommée ministre de la Culture en 2007, elle apporte son appui pour réformer le Fonds de soutien au théâtre. Elle sera aussi à l’origine de la « Fête de la musique ».

Santé et sécurité au menu des quotidiens marocains

Les quotidiens marocains parus ce lundi consacrent leurs commentaires et analyses au discours royal du 20 août, à la situation épidémiologique et à la saisie record de résine de cannabis près de Casablanca.+Al Bayane+, qui revient sur le discours du Roi Mohammed VI à l’occasion du 67ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, souligne qu’après avoir mis en exergue cette période retentissante de solidarité et de bravoure où l’effort de l’Etat et du peuple en parfaite symbiose, avait fait sensation, le Souverain a appelé à rebondir plus vaillamment pour éviter l’aggravation de la propagation du virus, jusqu’ici présentant des signes d’appréhensions exaspérantes.

Estampé de pédagogie et de feeling de haute affabilité, le discours royal s’est montré non pas « inquisitorial », envers les concitoyens nonchalants ces temps-ci, mais révélateur d’un constat morose qu’il va falloir résolument aplanir au plus vite, insiste le journal, faisant remarquer que le relâchement inquiétant de nombre de négligents, a attisé une escalade exponentielle de l’épidémie et flanqué l’ensemble du royaume dans le désarroi et l’épouvante.

Sous le titre, « Comportement safe », +L’Economiste+ souligne que « le confinement n’est ni facile ni agréable pour personne. Et surtout pas pour ceux qui subissent les contrecoups extra-sanitaires de la pandémie. A en juger par le re-durcissement de ces derniers jours, il n’est pourtant pas exclu de revivre pareil scénario, poursuit la publication, notant que depuis plusieurs semaines, les arguments qui plaident pour l’urgence à agir se multiplient, Marrakech illustrant à elle seule l’effondrement d’un système de santé publique avec un personnel hospitalier débordé et exprimant désormais dans la rue sa colère.

En appelant à un sursaut national du « comportement safe », les dernières mises en garde du discours royal ne peuvent être comprises autrement, souligne le quotidien, ajoutant qu’elles renvoient les citoyens à s’approprier ces enjeux, à jouer le rôle de stabilisateurs dans une configuration où l’interdépendance des décisions alimente un jeu à somme nulle.

Au registre de l’éducation, +Al Ahdath Al Maghribia+ rapporte que trois modèles ont été préparés en prévision de la rentrée scolaire 2020-2021 en fonction de l’évolution de la situation épidémiologique liée à la Covid-19.

Selon le ministre de l’Éducation nationale, Saaid Amzazi, cité par le journal, le premier scénario prévoit l’adoption de l’enseignement présentiel à 100 pc en cas d’amélioration de la situation, alors que le deuxième concerne l’alternance entre enseignement présentiel et auto-enseignement en cas d’amélioration de la situation avec nécessité du respect des mesures préventives, a précisé le ministre.

Quant au troisième scénario, il porte sur le recours uniquement à l’enseignement à distance si la situation épidémiologique s’aggrave.

Les hôpitaux de Rabat et Casablanca retenus pour les essais cliniques du vaccin anti-COVID-19

L’hôpital militaire et l’hôpital Avicenne de Rabat, ainsi que l’hôpital Ibn Rochd de Casablanca ont été retenus pour les essais cliniques du vaccin anti-Covid-19, qui devront démarrer lundi prochain, rapporte samedi la presse marocaine.Selon le journal +L’Economiste+ dans sa version électronique, près de 5.000 volontaires devraient participer à ces essais. Ils resteraient sous suivi médical durant une période d’au moins 40 jours.

Cette opération s’inscrit dans le cadre d’une collaboration maroco-chinoise qui permettra au Royaume d’assurer au citoyen marocain d’être parmi les premiers servis en matière de vaccination contre le Coronavirus.

En cas de succès, le Maroc produira lui-même le vaccin, avait déclaré le ministre de la Santé, Khalid Aït Taleb, à l’issue de la cérémonie signature jeudi via vidéo-conférence, simultanément à Rabat et à Pékin, de ces accords.

Maroc : Adoption de l’enseignement à distance au début de l’année scolaire 2020-2021 (ministère)

L’enseignement à distance sera adopté comme modèle pédagogique au début de l’année scolaire 2020-2021 qui commence le 7 septembre, tous cycles et niveaux confondus, dans l’ensemble des établissements publics et privés ainsi que dans les écoles des missions étrangères, a annoncé samedi le ministère de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.Le ministère a affirmé que l’enseignement en présentiel sera assuré pour les apprenants dont les parents optent pour ce modèle, sachant qu’un mécanisme sera établi pour permettre aux familles de faire un tel choix. Cette décision, a-t-il expliqué, trouve son fondement dans la situation épidémiologique inquiétante que vit actuellement le pays, marquée par une augmentation sensible des cas de contamination, du nombre de cas critiques et de décès.

Dans le souci de préserver la santé et la sécurité des élèves, des cadres pédagogiques et administratifs, le ministère veillera à réunir les conditions appropriées en prévision de la rentrée, en instaurant un protocole sanitaire strict prenant en compte les mesures préventives prises par les autorités sanitaires. Il s’agit notamment du port obligatoire des masques à partir de la cinquième année du primaire, le lavage régulier des mains, le respect de la distanciation physique par la réduction du nombre d’élèves en classes, la désinfection des différentes structures et dépendances scolaires.

Il a en outre relevé que dans le cadre des mesures proactives visant à lutter contre la propagation de la pandémie de Covid19, un plan intégré 2020 a été élaboré selon l’évolution de la situation épidémiologique, soulignant que le modèle pédagogique pourrait, à tout moment de la prochaine année scolaire, faire l’objet d’adaptation au niveau local, provincial ou régional à la lumière de l’évolution de cette situation, et ce en coordination avec les autorités locales et sanitaires.

Le département de tutelle affirme qu’il veillera dans les prochains jours à informer la famille de l’éducation, les élèves et leurs parents ainsi que l’ensemble des citoyens des diverses actions liées à la gestion de l’année scolaire 2020-2021 dans le contexte exceptionnel marqué par la pandémie.

Maroc/Covid-19 : Les essais du vaccin débuteront la semaine prochaine sur des volontaires (ministre)

Le ministre marocain de la Santé, Khalid Ait Taleb a indiqué que les essais d’un vaccin contre la Covid-19 porteront, dans un premier temps, sur des volontaires dès la semaine prochaine, ajoutant que les accords conclus permettront au Maroc d’avoir son propre vaccin dans les meilleurs délais.Cette déclaration à la presse a été faite à l’issue de la cérémonie signature via vidéo-conférence, simultanément à Rabat et à Pékin, des accords entre le Maroc et le laboratoire chinois CNBG portant sur des essais cliniques du vaccin anti-Covid-19.

Convaincu que le retour à la situation normale d’avant-covid ne se fera qu’avec un vaccin, le ministre a souligné que ce vaccin est très prometteur puisqu’il a déjà été approuvé par plusieurs pays.

Pour lui, la collaboration maroco-chinoise permettra au Royaume d’assurer au citoyen marocain d’être parmi les premiers servis en matière de vaccination contre le coronavirus, ajoutant que le Maroc sera à même, probablement très prochainement, de produire un vaccin dans le cadre d’échange d’expertise entre Rabat et Pékin.

Notons que le laboratoire chinois, bien soutenu par les autorités de Pékin, a signé des accords similaires avec les Emirats et le Pérou.

Pour rappel, Sinopharm CNBG a développé un vaccin candidat contre le coronavirus qui semble être sûr et a déclenché des réponses immunitaires basées sur des anticorps, lors des essais cliniques précoces et intermédiaires.

Le test n’a provoqué aucun effet secondaire grave, selon un article publié jeudi dans le Journal de l’American Medical Association (JAMA) par des scientifiques qui font partie de la China Sinopharm et d’autres autorités de contrôle des maladies et instituts de recherche basés en Chine.

En juillet dernier, le président de China Sinopharm avait en effet déclaré qu’un vaccin potentiel pourrait être prêt d’ici la fin de l’année et que les tests de phase 3 devraient être achevés dans environ trois mois.

Le discours royal et de la fête de la jeunesse au menu des quotidiens marocains

Le discours royal à l’occasion de l’anniversaire de la Révolution du Roi et du peuple et la célébration de la fête de la jeunesse sont les principaux sujets traités par les quotidiens marocains parus ce vendredi.+Assahraa Al Maghribia+ écrit que le discours de SM le Roi Mohammed VI à l’occasion du 67è anniversaire de la Révolution du Roi et du peuple est en phase avec tous les discours du Souverain car, avec Son franc-parler, « Sa Majesté le Roi nous a mis face à la réalité et le recul constaté, après tant d’exploits du peuple marocain, cité en exemple dans la lutte contre la pandémie de Covid-19 ».

Si l’on veut sortir de la crise, nous n’avons d’autres choix que de reculer d’un pas et appliquer les mesures sanitaires, souligne la publication, notant que le discours royal exprime une dichotomie Franchise/Motivation, tout en rappelant les responsabilités de chacun en soulignant que « sans une conduite citoyenne, exemplaire et responsable, il est difficile de surmonter cette situation ».

Par ailleurs, le journal a relevé que l’ambition exprimée par le Souverain est celle d’éviter le pire au pays en adoptant un meilleur comportement face à cette crise.

Abordant la Fête de la Jeunesse, +L’Opinion+ écrit qu’il s’agit d’un événement qui met en lumière l’engagement résolu du Souverain à concrétiser le projet sociétal pour lequel il a jeté les bases depuis Son accession au Trône de ses glorieux ancêtres.

« Un projet qui incarne l’espoir et les aspirations de la jeunesse pour l’édification d’un Maroc moderne, assurant aux différentes franges de son peuple, particulièrement les jeunes, les conditions d’une vie digne et prospère », poursuit le quotidien, notant que les jeunes constituent un véritable capital pour la prospérité du pays.

Néanmoins ils n’arrivent toujours pas à atteindre leur plein potentiel du fait des faibles opportunités qu’offre l’économie nationale, rétorque-t-il, notant toutefois que « grâce à la vision clairvoyante du Souverain, l’espoir reste de mise ».

+Aujourd’hui le Maroc+ souligne que la pandémie a certes eu un impact sanitaire de grande ampleur, mais ses répercussions sur les plans économique et social sont considérables. Parmi les catégories les plus touchées, nous retrouvons les jeunes. Partout dans le monde, les jeunes en ont subi de plein fouet les conséquences.

Les systèmes scolaire et universitaire se sont arrêtés net alors que le marché du travail traverse une zone de turbulences jamais observée. Cela dit, les jeunes étaient en première ligne dans la riposte à la pandémie. Il était dès lors tout à fait normal que la journée internationale de la jeunesse cette année soit dominée par cette thématique, écrit-il.

Le Maroc et le laboratoire chinois CNBG signent deux accords de coopération en matière d’essais cliniques du vaccin anti-Covid-19 

Le Maroc et le laboratoire chinois CNBG ont signé, jeudi simultanément à Rabat et à Pékin, deux accords de coopération en matière d’essais cliniques du vaccin anti-Covid-19.Ces accords ont été signés via vidéo conférence par le ministre de la Santé Khalid Ait Taleb, et les responsables du groupe « Sinopharm CNBG » (China National Biotec Group Company Limited), en présence du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.

S’exprimant à l’occasion, M. Bourita a indiqué que ces accords viennent « consolider et étoffer » la dynamique de coopération entre Rabat et Pékin, avec une dimension de coopération nouvelle et prometteuse traçant ainsi les contours d’une relation pionnière et visionnaire, indique le ministère marocain des affaires étrangères sur son site web. 

Et d’ajouter que les accords signés consacrent une coopération à trois volets, notamment, la coopération en matière d’essais cliniques de Phase III du vaccin anti-Covid-19. « Nous avons, effectivement, décidé de mener ensemble ces essais cliniques multicentriques du vaccin, dans une première sans précédent dans l’histoire du Maroc », a-t-il indiqué.

L’autre volet de cette coopération est d’ordre global, alors que « le troisième volet concerne une volonté de transcender nos deux seuls pays, pour s’ouvrir au Sud et au Nord, ajoute M. Bourita. Et de poursuivre, « C’est ainsi que nous traduisons (…) notre engagement pour que le futur vaccin contre la Covid-19 soit accessible à tous, en particulier le continent africain ».

M. Bourita a également tenu à mettre en exergue le partenariat stratégique, conclu en mai 2016 à Pékin, par S.M. le Roi Mohammed VI et le Président Xi Jinping, qui a marqué un saut qualitatif dans les relations sino-marocaines.

Il a par ailleurs rappelé que, dès le début de la pandémie, le Maroc a fait le choix de se tourner vers la Chine, « en partenaire privilégié, dans cette épreuve difficile ». « Et le Maroc a eu raison dans ce choix. Car, le soutien de la Chine ne s’est jamais démenti. Il a été précieux, efficace et généreux », s’est-il réjoui.

Le Maroc, a ajouté le ministre, a été « loyal et constant. A chacune des étapes de la pandémie, il a réaffirmé son attachement à la coopération avec son partenaire chinois ».

Ces accords ont été signés en présence du Président-Directeur Général du Groupe BMCE Bank of Africa, Othman Benjelloun, la présidente-directrice générale de SOTHEMA, Lamia Tazi ainsi que du chargé d’Affaires à l’ambassade de Chine à Rabat, Juan Mao.

A noter que Sinopharm CNBG a développé un vaccin candidat contre le coronavirus – Covid-19- qui semble être sûr et a déclenché des réponses immunitaires basées sur des anticorps, lors des essais cliniques précoces et intermédiaires.

Le test n’a provoqué aucun effet secondaire grave, selon un article publié jeudi dans le Journal de l’American Medical Association (JAMA) par des scientifiques qui font partie de la China Sinopharm et d’autres autorités de contrôle des maladies et instituts de recherche basés en Chine.

En juillet dernier, le président de China Sinopharm avait en effet déclaré qu’un vaccin potentiel pourrait être prêt d’ici la fin de l’année et que les tests de phase 3 devraient être achevés dans environ trois mois.

Un ancien ministre marocain nommé à la mission d’enquête indépendante sur la Libye

L’ancien ministre marocain de la Justice, Mohamed Aujjar, a été nommé mercredi par la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, à la mission d’enquête indépendante sur la Libye.Outre M. Aujjar, cette mission, qui comprend aussi l’avocate jamaïcaine Tracy Robinson et l’universitaire et expert zambien du droit international et des droits de l’Homme, Chaloka Beyani, a été créée par le Conseil des droits de l’homme le 22 juin 2020, pour documenter les allégations de violations du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire par toutes les parties en Libye depuis 2016.

« Cet organe d’experts servira de mécanisme essentiel pour lutter efficacement contre l’impunité généralisée pour les violations des droits de l’homme et les abus commis, et peut également servir de moyen de dissuasion pour prévenir de nouvelles violations et contribuer à la paix et à la stabilité dans le pays », a déclaré Mme Bachelet, citée dans un communiqué.

Les exécutions sommaires, la torture et les mauvais traitements, la violence sexiste, y compris la violence sexuelle liée aux conflits, les enlèvements, les disparitions forcées, ainsi que l’incitation à la violence sur les réseaux sociaux, continuent d’être commis dans un climat d’impunité totale en Libye, a-t-elle relevé.

Maroc : le Roi Mohammed VI gracie 673 personnes condamnées par les différents tribunaux à l’occasion de la fête de la jeunesse

Le Roi Mohammed VI a accordé sa grâce à 673 personnes condamnées par les différents tribunaux du Maroc, et ce à l’occasion de la fête de la jeunesse, célébrée chaque 21 août, a annoncé jeudi un communiqué du ministère de la Justice.

 Les bénéficiaires de la grâce royale qui sont en détention sont au nombre de 522 détenus, alors que le nombre des bénéficiaires de cette grâce en situation de liberté est de 151 personnes.

Le Maroc célèbre vendredi la fête de la jeunesse qui coïncide cette année avec le 57ème anniversaire du Souverain.

Hier, le Roi Mohammed VI a accordé sa grâce à 550 personnes condamnées par les différents tribunaux du Royaume, et ce à l’occasion du 67ème anniversaire de la révolution du Roi et du peuple, célébrée ce jeudi 20 août.

Maroc : Le Roi Mohammed VI évoque la possibilité d’un retour au confinement au cas où la situation perdure

Le Roi Mohammed VI a mis en garde, jeudi, que si la tendance haussière des cas d’infection au coronavirus perdure, la Commission scientifique chargée du suivi de l’évolution de la pandémie Covid-19 « pourrait préconiser un retour au confinement ».« Si cette tendance haussière perdure, la Commission scientifique chargée du suivi de l’évolution du Covid-19 pourrait préconiser un retour au confinement, voire un durcissement des mesures sanitaires », a affirmé le Souverain dans un discours adressé à l’occasion du 67-ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple.

« Dans l’hypothèse où, Dieu nous en garde, cette décision difficile devait être prise, ses répercussions sociales et économiques seraient rudes pour l’ensemble des citoyens », a ajouté le Souverain qui a regretté une recrudescence des cas d’infection et une dégradation de la situation sanitaire.

Le Roi a constaté avec regret que la dégradation de la situation sanitaire « ne porte guère à l’optimisme à cette date. Et quiconque, cher peuple, te dit le contraire est un affabulateur ».

Dans ce contexte, le Souverain a fait état de l’augmentation, au lendemain du déconfinement, du nombre des cas confirmés, celui des cas graves et celui des décès, “en peu de temps, plus de trois fois, par rapport à la période de confinement”.

Il a aussi relevé une hausse du nombre d’infections parmi le personnel soignant, passant quotidiennement, de 1 cas durant la période de confinement, à 10 cas tout récemment.

Par ailleurs, à défaut d’un respect rigoureux et responsable des consignes sanitaires, le nombre de contaminations et de décès ira crescendo, a affirmé le Souverain, prévoyant que malgré les efforts importants des pouvoirs publics et du secteur de la santé, « les hôpitaux ne seraient plus en mesure de faire face à la pandémie ».

« Concomitamment aux mesures initiées par les pouvoirs publics pour juguler la pandémie, j’appelle les forces vives de la Nation à faire preuve de mobilisation et de vigilance et, particulièrement, à adhérer unanimement aux efforts déployés à l’échelle nationale, afin de sensibiliser la société, éveiller sa conscience et l’encadrer », a-t-il lancé.

Pour lui, la sortie de la situation actuelle exige de tout un chacun d’observer une conduite « civique, exemplaire et responsable ».

L’anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple et la situation épidémiologique au menu des quotidiens marocains

L’anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple et la situation épidémiologique au Maroc sont les principaux sujets traités par les quotidiens marocains parus ce jeudi.Revenant sur le 67è anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, +Al Alam+ écrit que « c’est une révolution pas comme les autres car son initiateur et leader est le trône ».

Il s’agit d’une révolution populaire menée par le trône en toute symbiose et cohésion et avec une parfaite conviction du leadership royal de la révolution nationale qui a sonné le glas du colonialisme, poursuit la publication, ajoutant qu’une fois l’indépendance acquise, les efforts se sont réorientés vers la construction de l’Etat indépendant sur des bases solides.

Outre le leadership royal, et la symbiose Trône-peuple, cette révolution se caractérise également par son caractère pérenne de part ses valeurs profondes et ses objectifs qui se renouvellent, souligne-t-il, notant que « rares sont les gloires vivantes qui durent même après leur périodes historiques ».

Pour sa part, +Assahraa Al Maghribia+, regrette que « malheureusement, le retour ne sera pas global car la pandémie nous a impacté et poursuit ses effets sur l’économie et sur l’état mental des individus, notamment ceux ayant perdu un des leurs, leur travail ou alors les deux ».

Le quotidien fait observer que dès le relâchement a régné, « nous avons détruit tout ce que nous avions réalisé en début de pandémie ».

« Nous revoilà à la case départ après avoir gaspillé beaucoup d’argent, de temps et d’effort ». Mais surtout après avoir perdu la force de résister, soutient-il, expliquant qu’il est difficile de revivre une nouvelle fois l’état d’urgence sanitaire avec toutes les mesures drastiques à travers toutes les régions du Royaume.

Le Maroc appelle toutes les parties et forces vives au Mali à privilégier l’intérêt supérieur du pays

Le Maroc suit de près l’évolution de la situation au Mali, qui vient à la suite de plusieurs semaines de tensions politiques et sociales, a indiqué mercredi un communiqué du ministère des affaires étrangères et de la coopération africaine.Le Royaume appelle toutes les parties et forces vives maliennes à « privilégier l’intérêt supérieur du pays, sa stabilité, ainsi que la quiétude et les aspirations de son peuple », a précisé la même source.

Le Maroc, qui appelle à une transition civile pacifique, permettant un retour rapide et encadré à l’ordre constitutionnel, est « entièrement confiant que les frères maliens sauront faire preuve de sens de la responsabilité et puiser dans les valeurs de paix et de concorde nationale, enracinées en eux, afin de restaurer la sérénité et la stabilité du Mali, auprès duquel le Royaume du Maroc fut et demeure engagé », a conclu le communiqué.

Le Mali fait l’objet de grandes inquiétudes après une tentative de mutinerie lors de laquelle le Président Ibrahim Boubacar Keita et son Premier ministre ont été arrêtés par des militaires en révolte à Bamako. La situation reste confuse. La communauté internationale a condamné cette prise de pouvoir par les militaires. Pour sa part, le Conseil de sécurité de l’ONU a annoncé la tenue d’une réunion d’urgence, ce mercredi et à la demande de la France et du Niger, pour suivre l’évolution de la situation.

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a, quant à lui, appelé dans un communiqué à la « libération immédiate et sans conditions » du chef de l’Etat malien, qui a finalement annoncé lui-même sa démission.

Maroc : La CNOPS fait marche arrière et annonce le remboursement des prestations liées à la Covid-19

La Caisse nationale des Organismes de Prévoyance Sociale (CNOPS) au Maroc est revenue sur sa décision de ne pas rembourser les frais des prestations diagnostiques et thérapeutiques liés à la Covid-19 en annonçant que les prestations en question seront remboursées.Des consultations en ce sens ont eu lieu avec le ministre de l’Economie et des Finances. Après avoir consulté l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS), la CNOPS annonce mercredi dans un communiqué que les prestations seront remboursées.

A cet égard, une réunion se tiendra la semaine prochaine au niveau des commissions techniques issues de la Commission interministérielle de pilotage de la réforme et la gouvernance de la protection sociale, en présence des autorités gouvernementales concernées et des organismes gestionnaires de l’Assurance maladie obligatoire.

La réunion sera consacrée à l’étude des possibilités d’assurer le remboursement et la prise en charge des prestations relatives à la Covid-19 au profit des assurés, dans le respect des exigences médicales et des normes financières propres à garantir la continuité des prestations garanties par les régimes d’assurance maladie obligatoire à moyen et long termes.

Elle portera également sur les modalités et les voies permettant de préserver l’équilibre financier de la CNOPS pour qu’elle puisse honorer ses engagements envers les producteurs de soins et les assurés.

Lundi, la CNOPS a publié un communiqué dans lequel il a annoncé que les frais des prestations diagnostiques et thérapeutiques liés à la Covid-19 que ce soit les analyses biologiques, les examens radiologiques de diagnostic et de suivi, les séjours hospitaliers, ainsi que les médicaments, ne sont pas remboursables.

La Caisse a justifié sa décision par le fait que la pandémie de la Covid-19 s’intensifie comme étant une force majeure et fait également partie des maladies à caractère épidémique exonérées de la rémunération des services et prestations rendus par les hôpitaux et services relevant du ministère de la Santé.

Créée en 1950, la CNOPS est une fédération qui regroupe 8 grandes mutuelles. Elle est chargée en matière d’assurance maladie obligatoire de base d’instruire, en coordination avec les sociétés mutualistes la composant, les demandes d’affiliation des employeurs et d’immatriculation des personnes relevant de son ressort, d’assurer le recouvrement des cotisations salariales et contributions patronales et de rembourser ou prendre en charge directement les prestations garanties par la loi.

Maroc/Covid-19 : Des organisations de la société civile appellent à leur implication dans l’élaboration des plans de riposte

Les représentants des organisations de la société civile marocaines œuvrant dans le domaine de la promotion du droit à la santé ont appelé le ministre de la Santé à leur implication dans l’élaboration des plans de riposte à la Covid-19.« Pour une meilleure mobilisation nationale face à la pandémie de Covid-19, il est nécessaire d’impliquer les acteurs de la société civile dans l’élaboration des plans de riposte, de favoriser les approches communautaires – qui se sont avérées très efficaces – et l’intégration effective de la société civile dans cette lutte, en tant que partie prenante incontournable dans le système de santé marocain », lit-on dans une lettre adressée par ces organisations au ministre de la Santé, Khalid Ait Taleb.

Etonnés et profondément déçus que la société civile soit exclue de la stratégie de prise en charge en ambulatoire des cas suspects et des cas confirmés de Covid-19, les signataires de cette lettre soulignent que les conjonctures sanitaire, sociale et économique actuelles, imputables à la pandémie de la Covid-19, imposent une mobilisation des toutes les ressources disponibles en vue d’une synergie d’action pour réduire les effets de cette crise sanitaire inédite sur nos concitoyens.

Pour eux, le rôle assuré par le secteur de la santé, qu’il soit civil ou militaire, dans le cadre du dépistage et de la prise en charge des cas de Covid-19 est indéniablement essentiel et vital. Mais, comme indiqué dans l’une de vos déclarations, relatives au contexte actuel « caractérisé par l’augmentation des nouvelles infections, par le fait que près de 20% des cas d’infection qui atteignent les services de réanimation et de soins intensifs ne souffrent d’aucune maladie chronique, qu’ils ne sont pas nécessairement âgés et que 20% de tous les patients meurent en quelques heures après leur admission aux urgences », il est nécessaire de mobiliser toutes les forces vives de la nation en mettant à contribution l’expertise des acteurs de la société civile qui ont prouvé leur engagement citoyen et leur efficacité pendant des décennies dans l’effort national pour lutter contre les problèmes majeurs de santé publique.

« Il est plus que jamais nécessaire d’inclure les organisations de la société civile œuvrant dans le domaine de la promotion du droit à la santé dans la stratégie nationale de lutte contre la Covid-19, sur la base de l’expérience qu’elles ont cumulée en matière de dépistage et de prise charge des maladies chroniques, de leurs approches de santé communautaire qui reposent sur la proximité dans la fourniture de services, tout en respectant les exigences des cahiers des charges élaborés par les autorités compétentes », ont soutenu ces organisation.

L’objectif est de protéger les groupes les plus vulnérables, particulièrement exposés à de graves complications sanitaires liées au SARS-Cov-2, et d’augmenter la capacité logistique pour effectuer des tests de dépistage Covid-19 parmi ces derniers.

Et de conclure qu’il est nécessaire d’inclure l’approche santé à base communautaire en impliquant les acteurs de la société civile travaillant dans le domaine de la promotion du droit à la santé et qui sont en mesure d’assurer le dépistage sérologique rapide de la Covid-19, l’orientation et l’accompagnement des cas suspects ou confirmés suivis en ambulatoire en parfaite synergie et en étroite collaboration avec les structures hospitalières, les autorités sanitaires et les autorités administratives.

Jeunesse, santé et sport au menu des quotidiens marocains

Les quotidiens marocains parus ce mercredi se focalisent sur nombre de sujets notamment le potentiel de la jeunesse, les apprentissages de la crise pandémique et la mise en quarantaine des joueurs du championnat marocain de football.+l’Economiste+ relève que les jeunes d’aujourd’hui, connectés au monde, ont soif d’apprendre, de s’engager et d’être écoutés pour trouver leur place dans une société qu’ils veulent aussi construire.

« Les écouter c’est déverrouiller notre regard non seulement sur leur avenir mais aussi sur leur devenir », souligne le quotidien, ajoutant que les écouter, c’est les respecter, leur faire confiance, guider leurs pas.

La pandémie du coronavirus a révélé tout le potentiel et toute l’ingéniosité enfouis en eux, note-t-il, expliquant qu’elle a agi comme un véritable révélateur et catalyseur d’innovation scientifique et technologique.

De son côté, +Aujourd’hui le Maroc+ relève que  « 2020 aura été et restera incontestablement une année d’apprentissage collectif  l’échelle de l’humanité », notant qu’au Maroc, une chose est sûre : on ne pourra plus aborder des questions et des secteurs comme la santé et l’éducation avec les mêmes grilles de lecture qu’avant.

Pour le secteur de la santé, la configuration et le déploiement de l’offre de soins sur le terrain ne pourront plus rester les mêmes, estime la publication, faisant observer qu’il a été démontré que les petites structures de proximité et dans les quartiers peuvent jouer un rôle central voire décisif en situation de pandémie.

Idem pour l’éducation où les anciens schémas qui ont prévalu jusqu’avant la pandémie ne fonctionnent plus totalement, ajoute-t-il, notant que les écoles, les classes et le processus d’apprentissage dans sa globalité sont appelés à se réinventer.

Au registre sportif, +Al Akhbar+ rapporte que la Ligue nationale de football professionnel (LNFP) a organisé mardi une réunion d’urgence avec les présidents des clubs du championnat. Au menu des discussions, l’application d’un nouveau protocole sanitaire strict pour éviter aux effectifs des clubs d’être affectés par le Covid-19 qui a touché plusieurs joueurs, informe le quotidien.

Parmi les décisions importantes de la LNFP, l’obligation pour les clubs de loger les joueurs et le staff technique dans des hôtels pour leur éviter ainsi tout contact avec l’extérieur, et ceci jusqu’à la dernière journée du championnat.

Cette mise en quarantaine a été décidée suite aux investigations de la LNFP qui ont démontré que les joueurs infectés par le Covid-19 ont été en contact avec des individus en dehors des stades et qu’ils ont infecté à leur tour leurs coéquipiers, indique la publication.

L’autre mesure phare concerne l’organisation de la vie des joueurs lors de leur séjour dans les hôtels, ainsi qu’un suivi qui leur sera consacré en coordination avec les autorités sanitaires.

La bonne nouvelle dans ce confinement, c’est que la Fédération royale marocaine de football (FRMF) prendra en charge une partie importante des frais inhérents aux séjours des clubs de D1 et D2 dans les hôtels. Le but étant d’éviter qu’un club refuse ce nouveau protocole sous prétexte qu’il ne dispose pas des moyens financiers pour le mettre en pratique.

Le Maroc suit avec préoccupation les évènements en cours au Mali

Le Maroc suit avec « préoccupation » les évènements en cours depuis quelques heures au Mali, a affirmé mardi le ministère des Affaires étrangères.Attaché à la stabilité dans ce pays, le Royaume appelle les différentes parties à un « dialogue responsable, au respect de l’ordre constitutionnel et à la préservation des acquis démocratiques, afin d’éviter tout retour en arrière préjudiciable au peuple malien », a indiqué la même source.

Après une mutinerie ce mardi des militaires à Kati, une localité proche de la capitale malienne, Bamako, le président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Keita et son premier ministre, Boubou Cissé ont été arrêtés par des mutins en révolte.

Un peu tôt dans la journée, à travers un communiqué, la CEDEAO a exprimé sa préoccupation face à la crise malienne, se disant s’opposer à la prise du pouvoir par les armes.

Politique, économie et santé au menu des quotidiens marocains

L’élaboration de politiques publiques, la question du ciblage et la participation du Maroc aux essais multicentriques relatifs à la Covid-19 pour obtenir la quantité du vaccin suffisante sont les principaux sujets abordés par les quotidiens marocains parus ce mardi.Ainsi, +Al Bayane+ écrit que le Maroc cesse d’ériger son statut de nation émergence, en dépit de divers jougs d’ordre objectif ayant trait aux limites de revenus mais aussi, subjectif se rapportant aux politiques publiques ambiantes.

Il se déploie, tout de même, avec de faibles moyens, mais de puissantes résolutions, pour transcender les effets de précarité qui subsistent encore dans les ménages des « franges miséreuses », poursuit le quotidien, expliquant que « pour ce faire, il se lance, à brides abattues, dans l’approche des grands chantiers, des énergies renouvelables, des ressources minières… ».

« II s’y attelle sans donner, pour autant, l’impression de s’y prendre, d’une manière volontariste, de mettre un terme aux disparités inégalitaires en matière de société et de territoire », fait-il remarquer.

Dans le même sillage, +Aujourd’hui le Maroc+ soutient qu’un des paramètres les plus déterminants dans l’efficacité des politiques publiques est sans nul doute le ciblage, soulignant que ce dernier est encore plus décisif quand il s’agit de politiques publiques à caractère social.

Les programmes et dispositifs destinés à des catégories spécifiques de la population mobilisent le plus souvent des budgets publics colossaux et sont censés cibler des problématiques précises chez des catégories qui sont généralement dans des situations de précarité ou en tout cas de besoin, fait savoir la publication, notant que ces politiques publiques sociales créent aussi et souvent de grandes attentes chez les bénéficiaires potentiels.

+Al Alam+ se fait l’écho d’une déclaration du ministre de la santé, Khalid Ait Taleb, dans laquelle il affirmé que le Maroc participera aux essais multicentriques relatifs à la Covid-19 pour obtenir la quantité du vaccin suffisante dans des délais opportuns.

« Le Royaume, à l’instar de ce qui se passe à l’international, va participer avec certains pays aux essais cliniques multicentriques relatifs à la Covid-19 du moment qu’il dispose de l’arsenal réglementaire et juridique lui permettant de se positionner pour obtenir la quantité du vaccin suffisante pour les citoyens dans les délais opportuns et assurer le transfert du savoir afin de garantir une autosuffisance par rapport à la production du vaccin », a-t-il souligné.

Maroc : Marrakech abrite le world power-to-X summit en décembre prochain

La ville marocaine de Marrakech abritera du 1er au 3 décembre prochain le World Power-to-X Summit 2020, un carrefour pour les décideurs politiques, les leaders de l’industrie, les experts en recherche et les innovateurs mondiaux.Initiée par l’Institut marocain de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (IRESEN), cette rencontre se penchera sur les défis à relever face au déploiement à grande échelle d’un marché Power-to-X régional et international basé sur l’hydrogène vert et les carburants propres, font savoir les organisateurs.

Un lieu d’être privilégié visant à favoriser la collaboration, la créativité et les échanges dans le domaine de l’hydrogène vert et du power-to-x, cet événement invite ainsi tous les acteurs du PtX du monde entier à un échange ouvert sur les opportunités que l’hydrogène vert offre aux futurs pays exportateurs et importateurs de molécules propres.

Selon les organisateurs, le World Power-to-X Summit 2020 sera une manifestation incontournable pour assister au début d’une nouvelle ère d’énergie propre basée sur l’hydrogène vert et les carburants propres, et discuter de la question en profondeur à travers une variété de panels et de sessions scientifiques de haut niveau.

Cinq principales thématiques meubleront les travaux de ce sommet, qui réunira les meilleurs experts techniques, des chercheurs de renom et des représentants officiels dans le domaine hors power-to-X venus de tous les coins du globe. Il s’agit de « l’hybridation des énergies renouvelables », « la production, le transport et le stockage d’hydrogène », « la chimie verte », « le stockage et utilisation du captage du carbone » et « la mobilité de l’hydrogène ».

Le programme dudit sommet offrira, par ailleurs, aux visiteurs et aux exposants des opportunités uniques d’en savoir plus sur les derniers développements ayant un impact sur le secteur power-to-x.

La BERD mobilise 40 millions de dollars pour aider les PME marocaines impacter par la Covid-19

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a octroyé un prêt de 40 millions d’euros à la succursale marocaine de CaixaBank destiné à augmenter les financements indispensables aux petites et moyennes entreprises (PME) locales dans le contexte de la crise sanitaire de la Covid-19.Dans un communiqué, la BERD explique que ce prêt soutiendra également la stratégie d’expansion de CaixaBank aux PME situées en dehors de l’axe Casablanca-Rabat, notamment à Tanger (nord) et Agadir (sud).

A noter que CaixaBank est le premier groupe financier de banque de détail en Espagne. Il a obtenu sa licence bancaire au Maroc en 2009, où elle possède désormais des succursales à Casablanca, Tanger et Agadir.

Pour sa part, la BERD est une banque multilatérale qui œuvre au développement économique dans près de 40 économies sur trois continents, du sud et de l’est de la Méditerranée à l’Europe centrale et orientale, en passant par l’Asie centrale.

Le Maroc est un membre fondateur de la BERD, devenu un pays d’opérations en 2012. A ce jour, la BERD a investi au Maroc 2,4 milliards d’euros dans le cadre de 65 projets.

 

Pas de remboursement des frais des prestations diagnostiques et thérapeutiques liées à la Covid-19 (Cnops)

Les frais des prestations diagnostiques et thérapeutiques liées à la Covid-19 que ce soit les analyses biologiques, les examens radiologiques de diagnostic et de suivi, les séjours hospitaliers, ainsi que les médicaments, ne sont pas remboursables par la Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale au Maroc (CNOPS).Un communiqué de la Cnops publié ce lundi et dont copie est parvenue à APA, la Caisse justifie sa décision par le fait que la pandémie de la Covid-19 s’intensifie comme étant une force majeure et fait également partie des maladies à caractère épidémique exonérées de la rémunération des services et prestations rendus par les hôpitaux et services relevant du ministère de la Santé.

Selon la Cnops, le coronavirus ne figure pas parmi les composantes du programme de santé prioritaire donnant droit au remboursement et prise en charge des soins y afférents par les organismes gestionnaires conformément au code de la couverture médicale de base.

Créée en 1950, la Cnops est une fédération qui regroupe 8 grandes mutuelles. Elle est chargée en matière d’assurance maladie obligatoire de base d’instruire, en coordination avec les sociétés mutualistes la composant, les demandes d’affiliation des employeurs et d’immatriculation des personnes relevant de son ressort, d’assurer le recouvrement des cotisations salariales et contributions patronales et de rembourser ou prendre en charge directement les prestations garanties par la loi.

Santé et transport au menu des quotidiens marocains

Les quotidiens marocains parus ce lundi consacrent de larges commentaires à la hausse des cas de contamination au coronavirus, au nouveau protocole de soins de la Covid-19 et à la situation du transport touristique.Commentant la flambée des cas de contamination au Coronavirus, +Aujourd’hui le Maroc+ souligne qu’« une telle évolution peut paraître comme le résultat naturel d’une part de la levée des mesures de confinement et de l’autre part de l’intensification des opérations de dépistage ».

Plus que ça, poursuit le quotidien, le ministère de la Santé ayant décrété une généralisation massive des tests auprès du grand public, à travers les structures de soins de proximité et de quartiers, il faut s’attendre à une accélération de la montée. « Cela dit, les pouvoirs publics ne peuvent pas se contenter seulement de constater la propagation et de la prise en charge médicale ».

Une action en amont, forte et ferme, est absolument impérative aujourd’hui, soutient-il, pour que la situation ne devienne pas incontrôlée avec toutes les conséquences lourdes qui s’en suivraient et dont des exemples ont été vus ailleurs.

Sur un autre registre, +Al Bayane+ relève que le secteur du transport touristique fait brûler le torchon, un peu partout dans le Royaume, indiquant qu’il hausse le ton, notamment aux destinations prisées du domaine, en menant un mouvement non-stop, depuis déjà, jeudi dernier.

« Les professionnels de ce segment névralgique du tourisme, propriétaires et chauffeurs, ne mâchent pas leur mot, en fustigeant l’exécutif qui se montre +désinvolte+ à l’égard de leurs doléances légitimes », avance le journal, notant toutefois que c’est sans doute, l’occasion d’éplucher sérieusement ce secteur.

Certes, on a tenté d’asseoir de nouvelles structures novatrices pour son rehaussement, mais il s’avère qu’elles sont restées lettres mortes, poursuit-il, expliquant que le secteur « est livré à son destin, exposé sans cesse, à la négligence, comme en temps de crise virale ».

+Al Akhbar+ rapporte que le ministère de la Santé a instauré, à travers une circulaire adressée à ses directions régionales, un nouveau protocole de soins. Ce nouveau dispositif curatif est basé sur l’implication des centres de santé de proximité, qui sont autorisés à effectuer des tests sérologiques. Une méthode largement contestée par les praticiens et autres associations professionnelles en raison, justement, du recours aux tests sérologiques et à la mobilisation des centres de soins de quartier.

D’après le journal, la mise en œuvre de la circulaire ministérielle vise le renforcement des mécanismes de dépistage rapide et de prise en charge des personnes infectées dans les centres de santé. Cette opération, qui s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par le ministère pour faire face à l’épidémie Covid-19 et accompagner la levée progressive du confinement sanitaire, a ainsi pour objectif d’augmenter la cadence du dépistage du plus grand nombre de cas et de prendre en charge les cas suspects, conformément aux normes scientifiques et au protocole de traitement en vigueur.

Les centres de santé commenceront à mettre en œuvre cette opération et à effectuer des tests rapides sur la population à risque, ainsi que sur les cas orientés par les médecins du secteur privé et les pharmaciens, ou ceux diagnostiqués dans les mêmes centres de santé, explique le quotidien.

Maroc : Hajja Hamdaoui, la diva de la chanson populaire met fin à sa carrière artistique à 94 ans

L’icône de la chanson populaire marocaine, Hajja Hamdaoui a décidé de mettre fin artistique à l’âge de 94 après une carrière qui a duré plus d’un demi-siècle, laissant derrière elle un riche répertoire qui a marqué plusieurs générations.Emue aux larmes, l’artiste a annoncé sa décision lors d’une conférence de presse tenue vendredi soir. « C’est bon, j’arrête, je suis fatiguée et j’en ai assez fait », a-t-elle déclaré.

Véritable monument de la chanson marocaine, Hajja Hamdaouia a connu la colonisation et l’indépendance. Résistante, elle se donne à la musique et au théâtre presque par hasard. «Je ne savais pas vraiment où j’allais, on m’a proposé de jouer et de chanter, j’y suis allée les yeux fermés», avait avoué la diva qui a été bercé par un père mélomane toute sa vie. « C’est mon père qui m’a donné le virus de la musique et de la danse, il me demandait de faire des numéros de chant et de danse tout le temps ».

Native de Derb Sultan à Casablanca, cette artiste authentique est remarquée très jeune et se voit proposer un rôle par une troupe arabe. Elle sera l’une des premières femmes au théâtre au Maroc puisqu’à l’époque même les rôles de femmes étaient joués par des hommes.

À la même époque, elle se souvient avoir traversé les villes en voiture, armes cachées sous ses caftans pour défendre le pays. «Je ne savais pas ce que je faisais mais cela semblait nécessaire. Avec du recul, je sais que je risquais ma vie mais je ne me suis jamais posée la question, je fonçais !». C’est dans une chanson politique où elle dénonce le colonisateur français qu’elle se retrouve en prison pour quelques jours avant d’être libérée. Elle connaîtra l’exil avant de faire son grand retour au Maroc afin de marquer la chanson marocaine à jamais.

Hajja Hamdaouia a donné à l’art de l’aïta une nouvelle couleur. Elle est la première à la mélanger au châabi (art populaire) et à y incorporer des instruments modernes tels que le clavier, la basse, la guitare. Elle en fait une sorte de pop marocaine accessible à tous.

L’Aita est un appel de ralliement, qu’elle est en rapport avec les pleurs et les joies et reflète une poésie digne de ce nom, un écho des joies et soucis du quotidien et du mektoub (destin) des êtres humains et de la mémoire collective du peuple. Les origines de cette musique de la plaine se situe au confins des fêtes familiales et des traditions tribales.

En 1959, la star de la chanson populaire marocaine avait créé son orchestre et gagnera le cœur du public maghrébin dans les années 60-70 avec des chansons comme «Daba Yji», «Jiti majiti», «Dada ou hiyani», «Mal hbibi’liya» ou encore «Hna mada bina».

Les années 80-90 sont difficiles, le diva semble tomber dans un anonymat dont elle a du mal à sortir. Elle se retrouve dans une chambre de bonne à Paris et les dates se font rares. C’est une maladie qui allait lui coûter la vie qui la sauvera.

Durant les années 2000, Hajja Hamdaouia renaît de ses cendres et chante non stop. Elle se produit à  l’Olympia, Bercy, au Zénith et à l’Institut du Monde Arabe et dans les différentes manifestations nationales. Ses sujets de prédilection sont l’amour, les violences conjugales, le pays, la résistance… Bref elle chante sa vie !.

Hajja Hamdaouia a à son actif une centaine de titres. Elle demeure la chanteuse de « marsaoui » la plus prolifique et la plus adulée et sans aucun doute la plus célèbre ambassadrice de ce genre musical populaire. Aujourd’hui elle se repose et passe son bendir (instrument à percussion) à gauche.

Maroc/Covid-19 : Des mesures drastiques à Marrakech pour endiguer la propagation du coronavirus  

Les autorités locales de la ville de Marrakech sont décidées de mettre fin à la propagation du coronavirus dans cette cité qui a connu ces derniers jours une évolution inquiétante des nouveaux cas de contamination.Dans un communiqué, la wilaya de la région Marrakech-Safi indique que ces mesures portent sur le lancement d’opérations intenses de sensibilisation avec la participation de plusieurs services et acteurs du secteur privé, la société civile en plus des médias locaux dans le but de sensibiliser au danger du relâchement dans le respect des mesures préventives et ses répercussions négatives notamment l’hygiène et le port obligatoire et correct des bavettes.

Il s’agit également de sensibiliser à la nécessité de respecter la distanciation sociale, d’éviter les déplacements sauf en cas de nécessité extrême et de mettre fin à certains phénomènes négatifs tels que le rassemblement dans les entrées des rues.

La même source souligne que ces mesures concernent aussi l’intensification des opérations de désinfection et de stérilisation, l’intensification du contrôle des déplacements aux entrées de la ville et entre les quartiers et la prise des mesures légales avec fermeté à l’encontre des contrevenants, la fixation des horaires de fermeture des marchés à 17H00, le respect de la limite extrême de la capacité d’accueil fixée à 50%, la fermeture des cafés et restaurants ne respectant pas les mesures préventives et la fermeture totale des jardins, des espaces verts et l’interdiction des rassemblements dans les espaces publics et devant les agences bancaires et autres.

Concernant les mesures spécifiques, il a été décidé de définir sept zones urbaines qui nécessitent la prise de mesures spécifiques. Il s’agit des zones de Sidi Youssef Ben Ali, Hay Hassani, Hay Mohammadi, M’hamid, Menara, Jemaa Fna et de Kechich.

Les mesures relatives à ces zones concernent l’intensification des opérations de contrôle, la fermeture partielle ou totale de certains quartiers pour enrayer la propagation du coronavirus tout en limitant les déplacements sauf en cas de nécessité extrême (travail, raisons de santé ou faire ses courses).

Il s’agit aussi de fixer l’horaire de fermeture des cafés et restaurants à 22h00, d’intensifier les opérations de contrôle des unités industrielles et professionnelles pour s’assurer de leur respect des mesures préventives en vigueur.