Le Maroc et le Danemark conviennent de mettre en place un agenda post-Covid

Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a eu un entretien téléphonique, ce lundi, avec son homologue danois Jeppe Kofod, au cours lequel les deux ministres ont loué l’excellence des relations bilatérales, marquées par un dialogue politique régulier et une coopération économique très dynamique.Les deux ministres ont convenu de renforcer les échanges pour mettre en place un agenda post-pandémie, à même de consolider le caractère stratégique et prioritaire de la coopération entre les deux pays, indique un communiqué du ministère marocain des Affaires étrangères.

Lors de cet entretien les deux parties ont échangé sur les possibilités de coopération pour la lutte contre la COVID-19 et sur les différentes mesures engagées par les deux pays en matière de relance post-pandémie.

Le ministre danois a tenu à saluer le Maroc, partenaire stratégique de l’UE, pour son rôle déterminant en tant que pôle de stabilité et de développement dans la région.

Les deux ministres ont réitéré l’intérêt de poursuivre la concertation au sein des instances internationales, pour promouvoir le multilatéralisme et la coopération dans plusieurs domaines prioritaires, notamment la lutte contre le changement climatique, conclut la même source.

2020, l’année la plus chaude au Maroc

L’année 2020 caracole en tête des années les plus chaudes jamais enregistrées au Maroc devant respectivement 2017 et 2010, a indiqué lundi la Direction générale de la Météorologie (DGM).C’est ainsi que 2020 a enregistré une anomalie de température moyenne annuelle nationale de +1,4°C par rapport à la normale climatologique sur la période 1981-2010, précise la Direction dans un communiqué relatif à la « synthèse du climat au Maroc en 2020 ».

Le climat du Maroc en 2020 a été marqué par des températures minimales et maximales annuelles anormalement chaudes et par un déficit pluviométrique presque généralisé sur l’ensemble du territoire.

Le Maroc a connu un mois de février très sec et doux et un mois de juillet remarquablement chaud avec des records de températures minimales et maximales mensuelles battus sur plusieurs villes.

Selon la DGM, le cumul pluviométrique annuel en 2020 a enregistré un déficit sur tout le Maroc dépassant les 50% au nord de Marrakech et sur les régions Souss-Massa et Anti-Atlas alors qu’il n’a quasiment pas plu sur les provinces du Sud.

Cette année est classée parmi les 4 années les plus sèches depuis 1981. Sur la saison agricole de septembre 2019 à août 2020, le déficit pluviométrique était aux alentours des -33% impactant la production céréalière nationale qui a connu une baisse de -39% par rapport à la campagne 2018-2019 et de -57% en comparaison avec une année moyenne depuis 2008.

Par ailleurs, le Maroc a connu plusieurs évènements météorologiques extrêmes qui ont engendré des dommages et des dégâts. Parmi ces phénomènes, des vagues de chaleur estivales, de fortes averses orageuses, des vents forts avec des rafales de l’ordre de 100 km/h, des chutes de grêle comme ce fut le cas le 06 juin endommageant 900ha de culture dans la région du Saiss et du Moyen Atlas.

Côté maritime, le Royaume a aussi connu deux situations marines marquantes, les 29 octobre et 5 décembre 2020, avec des vagues dangereuses dont les hauteurs maximales ont frôlé les 10 mètres et qui ont occasionné des dégâts matériels importants sur certaines régions longeant la côte Atlantique.

Social, agriculture et enseignement au menu des quotidiens marocains

Les défis de la généralisation de la protection sociale, le remboursement des Tests PCR, la campagne agricole 2020-2021, le contrôle de la collecte, du transport et de l’élimination des déchets polychlorobiphényles et le calendrier des examens du baccalauréat sont les principaux sujets traités par les quotidiens marocains parus ce mardi.+Aujourd’hui le Maroc+ écrit que le grand chantier de la généralisation de la protection sociale a effectivement démarré la semaine dernière et les premières mesures réglementaires vont être actées dès ce mardi.

Avec cette généralisation, le Maroc est condamné à transformer en mieux, de gré ou de force, le système sanitaire, poursuit le journal, ajoutant que cela induira mécaniquement plus de moyens matériels et humains.

A cet effet, une réforme semble être déclenchée pour l’amélioration des textes de loi régissant le partenariat public-privé, communément connu sous son acronyme PPP, fait savoir la publication, notant que cette réforme peut apporter des solutions à l’Etat et au public dans les domaines de la santé et de l’éducation.

« Le privé peut être demain une partie de la solution pour une meilleure gestion des hôpitaux publics aussi », estime-t-il.

Abordant le remboursement des Tests PCR, +L’Opinion+ écrit qu’alors que la Covid-19 a muté en un nouveau variant qui risque de déclencher une troisième vague, le dépistage massif est loin de figurer sur la liste des priorités des autorités sanitaires qui, semble-t-il, parient davantage sur le couvre-feu salvateur.

Bien que l’Agence Nationale de l’Assurance Maladie (ANAM) ait tenté de convaincre les labos de s’aligner sur un tarif commun des tests PCR dans le privé pour qu’ils soient pris en charge enfin par la CNSS et la CNOPS, il n’en est rien en réalité, regrette le quotidien, qui se demande si les labos biologistes auraient refusé cette mesure. Selon lui, il faut dépister à grande échelle car parier seulement sur les restrictions de déplacement, malgré leur efficacité, ne saurait garantir une lutte efficace contre le nouveau variant.

Dans le même sillage, +Al Alam+ se fait l’écho d’une déclaration du directeur du laboratoire de biotechnologie de la faculté de médecine et de pharmacie de Rabat, Azzeddine Ibrahimi, , qui a souligné la nécessité de faire des efforts pour obtenir les vaccins américains, en particulier Johnson & Johnson, Pfizer et Moderna.

Il a estimé sur Facebook qu’il est temps de s’activer pour obtenir les vaccins américains « qui seront bientôt disponibles », constatant que la logistique marocaine a beaucoup progressé au cours de ces derniers mois, ce qui permettra d’utiliser les vaccins américains au Maroc.

Ibrahimi, membre du comité technique et scientifique, a mis l’accent sur le rôle majeur que devront jouer « tous nos lobbies, nos compétences et nos connaissances afin de relever ce défi », soulignant l’importance majeure de « rester fidèle à notre approche pragmatique », afin de pouvoir faire face à toute nouveauté sur le marché des vaccins contre les variants de coronavirus.

Au registre agricole, la même publication relève que la campagne agricole 2020-2021 sous d’heureux auspices. C’est ce qui peut ressortir du communiqué du ministère de l’Agriculture, qui s’est basé sur plusieurs indicateurs dont les plus importants sont l’impact positif des précipitations, l’accroissement des réserves de barrages à vocation agricole et l’augmentation de la superficie cultivée.

Selon ce communiqué, les pluies importantes et généralisées enregistrées ces derniers mois ont eu un impact très positif sur l’évolution de la campagne agricole, à travers notamment l’amélioration du couvert végétal et de la situation de l’arboriculture fruitière. Le cumul pluviométrique moyen national au 13 janvier 2021 s’est élevé à 180,6 mm, en hausse de 50% par rapport à la campagne précédente (120,3 mm) à la même date et de 5% par rapport à la moyenne des 30 dernières années (172,2 mm), selon la même source.

+Al Ittihad Al Ichtiraki+ se fait l’écho de l’annonce faite le ministère de l’Education nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique qui a fixé la date des épreuves de l’examen national unifié du baccalauréat 2020-2021. Ils auront lieu du 8 au 12 juin prochain.

Quant à l’examen régional de la 1ère année bac se déroulera du 27 mai au 1er juin, alors que les épreuves des branches scientifiques, techniques et professionnelles de l’examen national sont programmées entre le 8 et le 10 juin.

Pour les filières littéraires et de l’enseignement originel, ils se dérouleront les 11 et 12 du même mois, précise-t-on de même source. S’agissant de l’examen régional, les candidats du pôle scientifique, technique et professionnel passeront les épreuves le 31 mai et le 1 juin, tandis que les épreuves des lettres et de l’enseignement originel se tiendront les 3 et 4 juin, poursuit la même source.

+Rissalat Al Oumma+ fait savoir que le gouvernement s’apprête à durcir le contrôle de la collecte, du transport et de l’élimination des déchets polychlorobiphényles (PCB), polluants organiques persistants ayant conduit la communauté internationale, depuis le sommet de la Terre tenu en 1992 à Rio, à prendre des mesures juridiques contraignantes en vue de la réduction et de l’élimination de leurs rejets dans l’environnement.

À cet égard, le ministère de l’Énergie, des Mines et de l’Environnement a affirmé dans un projet d’arrêté, dont la publication au Bulletin officiel est prévue dans les jours qui viennent, qui détermine les caractéristiques propres à la collecte, au transport et au stockage des déchets « PCB », ainsi que les conditions de leur traitement et de leur élimination, souligne le journal.

Maroc : 165 candidats à la migration clandestine secourus par la Marine Royale

Un total de 165 candidats à la migration clandestine ont été secourus, ce week-end, par des unités de la Marine royale opérant en Méditerranée et en Atlantique, selon une source militaire.Les personnes secourues, 103 subsahariens, 34 Marocains, 27 Bangladais et un Birman, étaient en difficulté à bord de différentes embarcations de fortune, précise-t-on de même source.

Elles ont reçu les premiers soins à bord des unités de la Marine royale, avant d’être ramenées saines et sauves aux ports les plus proches du Royaume et remises à la gendarmerie royale pour les procédures d’usage.

Ces derniers temps, de nombreux candidats à la migration clandestine sont secourus par les éléments de la Marine marocaine.

Maroc/Aid: Huit millions de têtes identifiées en 2021

Huit millions de têtes de cheptel seront identifiées cette année dans le cadre des préparatifs pour la fête du sacrifice (Aid Al Adha), prévu en juillet prochain, a annoncé le ministre de l’Agriculture, Aziz Akhannouch.Le ministre, qui s’exprimait lundi devant le parlement, a annoncé le lancement de l’opération d’identification du cheptel, en prévision de Aid Al Adha.

Au total, 8 millions de têtes seront identifiés avant l’Aid, a-t-il précisé, soulignant la mise en place de 30 marchés provisoires pour la vente du bétail et le démarrage de l’enregistrement des unités d’engraissement.

Il est à signaler que la situation sanitaire du cheptel national est satisfaisante. Le suivi et la surveillance sanitaires sont assurés sur l’ensemble du territoire national par les services vétérinaires de l’ONSSA en étroite collaboration avec les vétérinaires privés.

Chaque année, l’ONSSA recommande aux consommateurs de n’acheter que les animaux commercialisés au niveau des points de vente connus et bouclés et d’acheter des animaux qui sont mobiles, actifs, réactifs et pas nonchalants.

Sécurité, santé et économie au menu des quotidiens marocains

Les quotidiens marocains parus ce lundi se focalisent sur nombre de sujets notamment à la saisie d’une grande quantité de drogue à Errachidia (sud-est), au chantier de la protection social et à la résilience du secteur des phosphates.+Le Matin+ rapporte que les éléments du service préfectoral de la police judiciaire d’Errachidia (sud-est) ont saisi, samedi, une quantité de 2,5 tonnes de résine de cannabis et interpellé un individu pour liens présumés avec un réseau de trafic international de drogue et de psychotropes.

Cette opération a été menée, sur la base d’informations fournies par les services de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), dans une zone rurale à l’ouest de Goulmima, en coordination avec les services de la Gendarmerie Royale, a indiqué la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) dans un communiqué.

Le suspect (39 ans) a été intercepté en flagrant délit de transport d’une cargaison de drogue à bord d’un véhicule utilitaire. Il a refusé d’obtempérer et tenté de s’enfuir, mettant en danger la vie des usagers de la route et des éléments de la police, selon la même source, citée par le quotidien.

+Aujourd’hui le Maroc+ fait savoir que le Conseil de gouvernement se tiendra demain mardi avec comme principal ordre du jour le chantier de la protection sociale. Dans le détail, le ministre de la Santé doit présenter au début de cette réunion un exposé sur le chantier de réforme du système national de santé et sa réhabilitation.

Le Conseil poursuivra ses travaux par l’examen de cinq projets de décret, dont le premier porte application de la loi relative au système de ciblage des bénéficiaires des programmes d’appui social et à la création de l’Agence nationale des registres.

Les deuxième et troisième projets de décret portent sur l’application du décret-loi relatif à la promulgation de mesures exceptionnelles au profit de certains employeurs affiliés à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et leurs employés déclarés, ainsi qu’au profit de certaines catégories de travailleurs indépendants et de personnes non salariées assurées auprès de la CNSS et affectées par les conséquences de la propagation de la pandémie de la Covid-19, dans les sous-secteurs de la restauration, de l’événementiel et des espaces de jeux et de divertissement.

+L’Opinion+ relève que le secteur des phosphates a affiché une bonne résilience au cours de l’année 2020, soutenu par la bonne performance du Groupe OCP qui a gardé ses avantages compétitifs dans un marché à forte demande.

Selon la direction du Trésor et des finances extérieures (DTFE) relevant du ministère de l’Economie et des finances, les exportations en volume ont marqué un net rebond de 8,9% pour le phosphate brut et de 20,5% pour les dérivés, a fait savoir la même source.

Et d’ajouter que cette bonne performance reflète le maintien de la position de leadership du Groupe OCP dans un contexte marqué par un repli notable des principaux concurrents, notamment, la Chine et les Etats-Unis.

Elle est attribuée également à la hausse significative des volumes d’exportations d’engrais, principalement vers l’Inde, l’Amérique latine, l’Europe et dans une moindre mesure l’Afrique, note la publication.

Maroc : Fléchissement des arrivées de touristiques de 78,5% à fin 2020

Les arrivées de touristes au Maroc ont atteint leur plus bas niveau à fin 2020 avec une baisse de 78,5%. Même constat pour les nuitées qui se sont repliées de 72,4% après +5,1%, selon la Direction du trésor et des finances extérieures (DTFE) relevant du ministère de l’Economie et des Finances.Malgré les mesures prises pour atténuer l’impact des conséquences de la pandémie sur le secteur, les arrivées des touristes aux postes frontières ont enregistré une baisse de 79,8% au quatrième trimestre 2020, sous l’effet des replis de 92% pour les touristes étrangers et de 59% pour les MRE, précise la DTFE dans sa note de conjoncture portant sur les premiers résultats de l’année 2020.

De même, les nuitées réalisées dans les hôtels classés ont reculé de 82,6%, résultat des baisses de 94% pour les non-résidents et de 52,3% pour les résidents.

« Après avoir maintenu une bonne dynamique durant les trois dernières années, le secteur touristique a pâti lourdement des effets de la crise sanitaire et des mesures restrictives mises en place par les autorités pour endiguer la pandémie de la Covid-19 », fait savoir la note, notant que la suspension dès le 15 mars 2020 de tous les vols internationaux de passagers et des liaisons maritimes en provenance et à destination du territoire marocain, ainsi que la déclaration de l’état d’urgence sanitaire au Royaume ont entrainé un arrêt quasi-total de l’activité touristique.

Pour rappel, les autorités marocaines ont annoncé différentes mesures d’assouplissement de franchissement du territoire national notamment à partir du 7 septembre. En effet, les ressortissants des pays non soumis à l’obligation de visa sont autorisés à se rendre sur le territoire marocain à condition de présenter une réservation d’hôtel ou une invitation d’une entreprise marocaine, ainsi qu’un test négatif de dépistage du Covid-19.

Un nouvel assouplissement a été annoncé, à partir du 1er octobre, pour les voyageurs à destination du Maroc et concerne le prolongement de la durée des résultats du test PCR à 72 heures avant le vol au lieu des 48 heures avec suppression du test sérologique, rappelle la DTFE.

Le Maroc octroie une aide humanitaire au profit des forces armées libanaises

Le Roi Mohammed VI a bien voulu donner sa haute approbation pour faire un don royal personnel sous forme d’aides alimentaires au profit des forces armées libanaises et du peuple libanais, annonce vendredi communiqué de l’Etat-major général des Forces Armées Royales (FAR).L’acheminement de ces aides vers le Liban sera assuré par des avions militaires marocains, précise un communiqué.

« Cette décision royale intervient en réponse à une demande formulée par la partie libanaise, et dans le cadre de la solidarité avec ce pays frère, afin de lui permettre de faire face aux défis économiques et aux répercussions de la pandémie de COVID-19 », conclut la même source.

Social et santé meublent la Une des hebdomadaires marocains

La généralisation de la protection sociale et la lutte contre l’épidémie de coronavirus au Maroc sont les principaux sujets traités par les hebdomadaires marocains parus ce samedi.+La Vie Eco+ écrit que le chantier Royal pour la généralisation de la protection sociale s’inscrit exactement dans le prolongement d’un autre chantier d’envergure entamé en 2004.

« Lorsqu’on a évoqué l’AMO en 2002, cela semblait relever plus de l’impossible. Des années plus tard, les résultats sont aujourd’hui là et incontestables », indique la publication, notant que des filets sociaux universels et institutionnels font en sorte que le citoyen bénéficiaire ne soit plus dépendant de la bonne volonté ou des moyens de bienfaiteurs, associations et mécènes.

Et c’est justement dans ce sens que le chantier de la généralisation de la protection revêt toute son importance puisqu’il vise à l’instauration d’un filet social universel, fait savoir le journal, relevant que l’effort collectif, à travers l’impôt, est inévitable pour le financement d’un tel chantier qui nécessitera 51 milliards de DH par an.

L’intégration de millions de ménages dans la sphère formelle des services de santé à travers des cotisations, des prestations et des procédures administratives pourrait finalement s’avérer être un meilleur antidote contre l’informel qui génère éternellement les poches de vulnérabilité, estime-t-il.

Pour sa part, +La Nouvelle Tribune+ souligne que « la couverture sociale universelle relève de l’intérêt supérieur de la Nation et l’initiative royale l’indique avec force ! ».

L’initiative royale signifie également que le Roi Mohammed VI, parfaitement au fait des blocages structurels qui affectent le dialogue social, veut dépasser ces attitudes corporatistes ou partisanes afin de permettre de donner à cette réforme la priorité qu’elle mérite pleinement, explique l’hebdomadaire, soutenant que la couverture sociale universelle est un chantier de règne et traduit l’engagement du Souverain de satisfaire les besoins et les attentes des secteurs les plus défavorisés de la population.

« Avec ce Big Bang social, un pas immense aura été accompli au bénéfice des démunis et chacun saura qui en aura assumé la vraie paternité… », assure-t-il.

Sur un autre registre, +L’Observateur du Maroc et d’Afrique+ écrit qu’après l’épreuve du jeûne, pendant le jour, les Marocains sont appelés à rester chez eux, le soir, pour éviter tout risque de relâchement, ajoutant que les citoyens, dans leur écrasante majorité, font preuve d’un sens appréciable de responsabilité.

Ramadan ou pas, les gestes barrières restent la première arme de combat, et à coup sûr la plus efficace, face à la Covid-19, ajoute la publication, rappelant que de nouveaux lots de vaccins sont attendus pour que l’opération de vaccination puisse se poursuivre dans les délais impartis en vue d’atteindre l’immunité collective.

« En attendant, chaque Marocain a le devoir envers lui-même et envers les siens de faire bien attention aux questions sanitaires », observe-t-il.

Le Maroc et l’Italie soulignent l’importance de poursuivre leur coordination au sujet des questions d’intérêt commun

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, s’est entretenu vendredi, en visioconférence, avec le ministre italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Luigi Di Maio.Lors de cet échange qui s’inscrit dans le cadre des contacts permanents et des échanges réguliers entre les deux ministres, Nasser Bourita et Luigi Di Maio ont salué l’excellence des relations entre les deux pays et convenu de les développer davantage, à travers l’opérationnalisation de la déclaration sur le partenariat stratégique multidimensionnel et ce, en mettant en place les mécanismes de dialogue et de coopération y afférents, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Au niveau de la coopération économique, les deux responsables ont marqué l’importance de prendre en considération les nouvelles priorités imposées par le contexte de pandémie, en termes de promotion d’investissement et de développement de nouvelles chaines de valeurs.

Ils ont mis en avant l’intérêt de promouvoir les mécanismes et les outils d’échange et de coopération entre les communautés d’affaires des deux pays, dans la perspective de l’organisation d’un forum économique, précise la même source.

Les deux ministres ont loué l’excellence de la coopération en matière de sécurité, en insistant sur l’intérêt de la renforcer davantage et l’étendre pour en faire bénéficier d’autres partenaires et d’autres régions, notamment en Afrique.

Luigi Di Maio, poursuit le communiqué, a mis en avant l’engagement de l’Italie à accompagner et soutenir le renforcement du partenariat stratégique entre l’UE et le Maroc. Il a ainsi réitéré l’appui de son pays aux efforts sérieux et crédibles du Maroc en tant que pôle régional de stabilité et relais de développement et de croissance en Afrique.

Lors de cet entretien, les deux ministres ont souligné l’importance de poursuivre leur coordination au sujet des questions d’intérêt commun, notamment en Libye et au Sahel, ainsi qu’au sein des instances internationales.

Maroc : Vers la création d’un Institut de formation professionnelle dans les métiers de l’industrie pharmaceutique

La cérémonie de signature d’une convention-cadre pour la création de d’un Institut de formation professionnelle dans les métiers de l’industrie pharmaceutique ce centre a été présidée ce vendredi à Casablanca par le ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement Supérieur de la Formation Professionnelle et de la Recherche Scientifique Saaid Amzazi.Inscrite dans le cadre de la mise en œuvre de la nouvelle feuille de route pour le développement de la formation professionnelle, cette convention répond à l’objectif d’améliorer la formation professionnelle axée sur les métiers de l’industrie pharmaceutique tout en rapprochant l’offre (de formation) des besoins en compétences du secteur, lit-on dans un communiqué du Département de la Formation Professionnelle.

« La mise en place de cet Institut va renforcer le dispositif des établissements de nouvelle génération, déjà mis en place dans le cadre du partenariat public privé dans les secteurs à forte valeur ajoutée, tels que l’Aéronautique, l’Automobile, le textile habillement et les énergies renouvelables, et qui ont montré leur efficacité en matière de l’adéquation formation emploi », a souligné M. Amzazi.

Pour sa part, le ministre de l’industrie, du commerce et de l’économie numérique et verte, Moulay Hafid Elalamy a expliqué que « ce partenariat porte sur la réalisation d’un projet fort important visant la formation des jeunes désirant faire carrière dans l’industrie pharmaceutique. C’est un secteur prometteur qui regorge de débouchés, grâce au savoir-faire de nos entreprises, à la qualité de la production nationale et à la proximité avec les marchés potentiels ».

Tout en mettant l’accent sur la dynamique que connaît l’industrie pharmaceutique au plan national, à travers notamment le lancement de projets d’envergure dans la production locale de médicaments biosimilaires et génériques et la création d’unités de production de vaccins et sérums pour le marché local, il a précisé que «cet institut sera appelé à accompagner et à accélérer le développement de cette industrie visant à assurer l’autosuffisance et à renforcer le positionnement de la production locale ».

Outre la création d’un Institut de formation professionnelle dans les métiers de l’industrie pharmaceutique, cette convention vise aussi l’élaboration d’un répertoire emploi/métier (REM) et d’un référentiel emploi/compétence (REC) pour déterminer les compétences nécessaires aux postes et fonctions de travail identifiés et la mise en place d’une offre de formation professionnelle adaptée aux besoins du secteur (formation initiale, formation qualifiante et continue …).

AstraZeneca: pas de coagulation sanguine notifiée en Afrique (OMS)

Les rapports faisant état de manifestations post-vaccinales indésirables sur le continent ne concernent que des effets secondaires bénins ou modérés.Le vaccin AstraZeneca serait-il plus efficace en Afrique ? Si aucune étude ne permet, pour le moment, de répondre à cette question, force est de constater qu’« aucun cas de trouble de la coagulation sanguine n’a été notifié après la vaccination », assure l’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS) dans un communiqué parvenu ce vendredi à APA.

De récents rapports ont signalé des troubles rares de la coagulation sanguine chez des personnes ayant reçu le vaccin AstraZeneca dans plusieurs pays européens, et le vaccin Johnson & Johnson aux États-Unis d’Amérique. Cela a notamment poussé des pays comme la Suède à suspendre momentanément l’utilisation de ce vaccin avant de revenir sur cette décision, tout en le réservant aux personnes âgées de plus de 65 ans.

Le Comité consultatif mondial de l’OMS de la sécurité des vaccins dit évaluer attentivement les rapports concernant le vaccin Johnson & Johnson. S’agissant du vaccin AstraZeneca, l’examen mené par le Comité a permis d’établir qu’une relation de cause à effet est plausible entre le vaccin et la survenance de caillots sanguins avec une faible numération plaquettaire, même si une telle hypothèse reste à confirmer, souligne le communiqué de l’OMS.

À ce jour, plus de 200 millions de personnes ont reçu des doses du vaccin AstraZeneca dans le monde. Et selon l’OMS, le nombre de cas de caillots sanguins et numération plaquettaire faible sont extrêmement réduits – moins de 200 cas ont été notifiés jusqu’ici.

« Tout en poursuivant l’évaluation des vaccins, l’OMS considère, sur la base des connaissances actuelles, que les avantages des vaccins AstraZeneca et Johnson & Johnson l’emportent largement sur les risques », rassure l’organisme onusien en charge de la santé.

En Afrique, les doses du vaccin AstraZeneca ont été distribuées à 36 pays par le canal du Mécanisme COVAX. Ce dernier est une plateforme d’achat de vaccins codirigée par la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI), Gavi l’Alliance du vaccin et l’OMS, en partenariat avec l’UNICEF.

En tout, 45 pays africains ont déjà lancé leurs campagnes de vaccination contre la COVID-19. Plus de deux tiers des doses administrées l’ont été dans 10 pays dont les stocks s’amenuisent ou sont déjà épuisés, souligne le communiqué.

« De profondes inégalités subsistent en matière d’accès aux vaccins contre la COVID-19 dans le monde. Dans les pays à revenu élevé, en moyenne une personne sur quatre a déjà reçu une dose du vaccin contre la COVID-19, contre une personne sur 500 dans les pays à revenu plus faible, notamment dans plusieurs pays africains », a déploré la directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, Dr Matshidiso Moeti, citée par la note.

Le Maroc et l’Egypte font part de leur capacité d’instaurer une coopération complémentaire

Le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, s’est entretenu, ce jeudi en visioconférence, avec son homologue égyptien, Sameh Chokri.Les deux ministres ont abordé les moyens de promouvoir le renforcement des relations entre les deux pays sur la base des liens solides de fraternité et de coopération fructueuse qui les unissent.

Ils ont aussi insisté sur l’importance de hisser les relations bilatérales au niveau des aspirations des deux chefs d’Etat, qui co-président la Haute commission mixte bilatérale.

Dans ce cadre, les deux parties ont affirmé que les dimensions économique et d’investissement constituent un levier important pour la promotion des relations bilatérales, appelées à être renforcées davantage dans l’intérêt des deux pays et peuples frères.

Elles ont fait part de la capacité du Maroc et de l’Égypte d’instaurer une coopération complémentaire dans divers domaines à valeur ajoutée, vu le positionnement stratégique, les potentialités économiques et les compétences humaines dont disposent les deux pays, en plus d’un cadre juridique riche et diversifié dépassant 100 textes de loi.

MM. Bourita et Chokri ont également exprimé l’espoir de voir la situation sanitaire liée à la propagation du Covid-19 s’améliorer au niveau mondial, pour programmer la 4e édition du Mécanisme de coordination et de concertation politique dans les meilleurs délais au Caire. Ce mécanisme, offre un cadre institutionnel permettant aux deux pays d’échanger les points de vue et de renforcer la coordination autour des différentes questions qui les concernant, aux niveaux arabe et continental.

Au sujet du Sahara marocain, le ministre égyptien a réitéré le soutien constant de son pays à l’intégrité territoriale marocaine et aux efforts sérieux et crédibles du Royaume pour parvenir à une solution à cette question.

S’agissant des affaires arabes et régionales, les deux ministres ont convenu que la situation arabe actuelle nécessite une coordination et des concertations accrues entre le Maroc et l’Égypte, jugeant nécessaire un effort arabe agissant pour le renforcement de la solidarité et l’unification des rangs arabes, pour affronter les défis de taille auxquels le monde arabe fait face.

Ils ont insisté sur l’attachement des pays à la sécurité de la région arabe et à sa stabilité, exprimant leur refus de toute ingérence étrangères dans les affaires arabes et la nécessité de respecter la souveraineté des États, l’unité de leurs territoires et constances nationales. Les discussions ont également porté sur l’évolution de la question palestinienne.

A cet égard, le ministre égyptien a salué les efforts du Roi Mohammed VI, président du Comité Al-Qods, dans la défense de la ville d’Al-Qods en tant que terre de coexistence entre les religions monothéistes.

Les deux ministres ont, en outre, évoqué la situation en Libye, soulignant l’importance de progresser vers une solution globale qui puisse garantir la sécurité et la stabilité de la Libye ainsi que la prospérité de son peuple.

Au volet continental, les deux parties ont mis l’accent sur la coordination et la coopération au niveau de l’Union africaine, affirmant leur détermination à renforcer la concertation entre les deux pays autour des questions d’intérêt commun et à servir l’intégration africaine pour concrétiser la vision d’une « Afrique que nous voulons ».

Cette entrevue a été l’occasion pour le ministre des Affaires étrangères égyptien d’informer son homologue marocain des derniers développements en lien avec le barrage de la Renaissance, à la lumière des récentes négociations entre les parties concernées.

A ce propos, M. Bourita a affirmé que le Maroc suit de près les pourparlers et espère voir les parties atteindre, au plus vite, une solution à même de les satisfaire et de préserver les droits de tous, afin de bénéficier collectivement des eaux du Nil. Il a aussi souligné que le dialogue, les négociations et les compromis sont la voie à suivre pour y parvenir.

Covid-19 : 13 millions de doses de vaccin administrées en Afrique

Au total, 45 pays du continent noir ont démarré leurs campagnes de vaccination contre le nouveau coronavirus.La pandémie de la Covid-19 a montré, une fois encore, les inégalités sur la planète. En effet, l’Afrique est incapable de concurrencer les pays développés qui s’arrachent les vaccins dont la quantité insuffisante ne permet pas de satisfaire la demande mondiale.

« Dans les pays à revenu élevé, en moyenne une personne sur quatre a déjà reçu une dose du vaccin contre la Covid-19, contre une personne sur 500 dans les pays à revenu plus faible, notamment dans plusieurs pays africains », a fustigé Dr Matshidiso Moeti, la Directrice régionale de l’Organisation Mondiale de la Santé pour l’Afrique.

La Botswanaise s’exprimait, ce jeudi 15 avril, lors d’une conférence de presse virtuelle au cours de laquelle le Bureau régional qu’elle dirige a souligné que « plus de deux tiers des doses administrées en Afrique l’ont été dans dix pays (où) les stocks s’amenuisent ou sont déjà épuisés ».

Pour inverser la tendance, les experts ont plaidé pour le renforcement des « capacités de production de vaccins » en Afrique dans « un contexte marqué par des approvisionnements limités et des retards dans l’acheminement des doses ».

En tout, 12 millions de doses d’AstraZeneca ont été injectées sur le continent. Grâce principalement au mécanisme Covax, 36 pays ont reçu des lots du précieux liquide. Si la formation de caillots sanguins après la prise des vaccins AstraZeneca et Johnson & Johnson a conduit des pays occidentaux à les suspendre temporairement, la situation est toute autre en Afrique.

« La plupart des rapports faisant état de manifestations postvaccinales indésirables ne concernent que des effets secondaires bénins ou modérés. Jusqu’ici, aucun cas de trouble de la coagulation sanguine n’a été notifié après la vaccination », a indiqué OMS Afrique.

Tout compte fait, l’agence spécialisée des Nations unies pour la santé publique a promis de continuer l’évaluation des vaccins mais « considère sur la base des connaissances actuelles que les avantages l’emportent largement sur les risques ».

En tout cas, Dr Moeti est persuadée que « chaque dose administrée est un pas de plus vers la fin de cette pandémie ». Poursuivant, elle a invité les Etats africains à tout mettre en œuvre afin de « réduire le nombre de cas de formes sévères de la maladie, ainsi que le taux d’hospitalisation et de décès ».

À ce jour, le continent noir compte plus de 4,3 millions de cas du nouveau coronavirus. Au cours des 28 derniers jours, a révélé le Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique, le nombre d’infections a augmenté d’au moins 50 % dans 13 pays. Il s’agit entre autres de l’Angola, de l’Éthiopie, du Kenya et de la Centrafrique.

Le Sars-CoV-2, identifié le 9 janvier 2020 à Wuhan (Chine), a déjà causé la mort de près de 3 millions de personnes dans le monde dont 116.506 en Afrique.

Maroc: Un programme « Online MBA » destiné aux cadres et futurs décideurs africains

Africa Business School (ABS), école d’excellence au sein de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), vient de lancer un nouveau programme « Online MBA » dédié aux cadres à haut potentiel et aux entrepreneurs expérimentés en Afrique.D’une durée de 18 à 21 mois, le nouveau programme offre une immersion unique en s’appuyant sur l’apprentissage par l’action et le coaching sur-mesure. Il s’appuie sur une formule innovante pour approcher les défis managériaux en Afrique et accompagner les leaders de l’Afrique dans le développement de nouveaux modes de pensées et business models, indique un communiqué de l’Université Mohammed VI Polytechnique, parvenu à APA.

La mise en place de ce programme illustre la politique d’agilité et de flexibilité prônée par l’ABS et son engagement grandissant sur le continent africain. Le programme « Online MBA » est aussi une réponse aux bouleversements engendrés par la pandémie Covid-19, devant l’impossibilité des participants africains de se déplacer en dehors des frontières de leurs pays respectifs.

Conçu pour l’Afrique, ce programme s’adresse aux managers ou futurs managers africains en leur offrant une formation basée sur des concepts innovants, des nouveaux modes de pensée et des pratiques agiles qui peuvent les aider à développer leurs capacités de prise de décision et à s’adapter aux défis futurs

En effet, dans le cadre d’un programme interdisciplinaire dirigé par des professeurs de classe mondiale, les participants sont appelés à être accompagnés sur deux principaux axes, la création de valeur et la performance d’une part, et le développement personnel et le leadership d’autre part. Un coach académique est désigné pour chaque candidats afin de l’accompagner tout au long du cursus de formation.

L’action learning se retrouve entre autres dans un module dédié, où les apprenants répondent en groupe à une problématique concrète d’une organisation en Afrique.

L’objectif à terme est de permettre aux candidats de vivre et mieux comprendre la complexité et l’incertitude du processus de prise de décision au sein des entreprises, mais aussi d’identifier, formuler et déployer des recommandations innovantes, respectant les aspects éthiques et sociaux, pour créer de la valeur ajoutée au sein de l’entreprise, que ce soit en Afrique ou ailleurs.

L’objectif est aussi de permettre aux participants de créer des réseaux et des communautés d’apprentissage de cadres et d’entrepreneurs panafricains aux origines professionnelles et culturelles très diverses, et ce pour une expérience d’apprentissage dynamique et enrichissante.

Fondée en 2016 au sein de l’Université Mohammed VI polytechnique (UM6P), Africa Business School (ABS) se concentre sur la formation d’une génération de dirigeants de demain, grâce à une combinaison originale d’approches académiques et commerciales. S’appuyant sur des partenaires académiques internationaux prestigieux, l’ABS a pour ambition de contribuer au développement social, et économique en Afrique et au-delà.

Avec une pédagogie hybride centrée sur l’humain, les étudiants de l’ABS sont formés sur la responsabilité sociale, la pensée critique, l’innovation, le codage, la recherche appliquée et questions africaines. Ils sont exposés à la recherche multidisciplinaire, à des méthodes d’enseignement novatrices et à un vaste réseau d’acteurs innovants dans divers secteurs afin d’améliorer leurs compétences analytiques et holistiques, tant quantitatives que qualitatives, cognitives et émotionnelles, managériales et technologiques, de leur permettre d’accepter le paradoxe et de mieux appréhender des environnements complexes et en mutation rapide.

Le CNDH et le HCR se joignent pour renforcer le système national de protection des droits des réfugiés

Le Conseil national des Droits de l’Homme (CNDH) et le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés au Maroc (UNHCR) ont signé, mercredi, une convention-cadre visant à concrétiser la volonté des deux parties à développer de nouveaux axes d’intérêt commun, a indiqué un communiqué du CNDH.Il s’agit d’études relatives aux politiques publiques dans le domaine du droit des réfugiés, d’échange de données et de résultats de recherches et d’études, du suivi de la mise en œuvre des dispositions relatives aux droits des réfugiés et son évolution, du montage de projets de recherche, d’études et des formations ou encore d’organisation de colloques, de conférences et de séminaires.

« Dignité, solidarité, respect, altruisme, ces valeurs pour le CNDH représentent plus que des principes abstraits ; elles représentent, pour nous, un engagement institutionnel fondamental envers les étrangers, abstraction faite à leur situation juridique et administrative », a affirmé à cette occasion la présidente du CNDH Mme Amina Bouayach, citée par le communiqué.

De son côté, le représentant de l’UNHCR, François Reybet-Degat a relevé que la signature de cet accord est une étape importante dans la coopération très étroite entre le CNDH et le HCR concernant le travail d’asile au Maroc, notant qu’il s’agit également d’un important instrument du travail conjoint que mènent le CNDH et le HCR dans la mise en œuvre de la politique nationale d’immigration et d’asile.

Les deux parties s’engagent ainsi à coopérer pour la mise en œuvre des actions et la capitalisation sur leur expérience en élargissant leurs champs de collaboration par l’instauration d’un plan d’action annuel faisant partie intégrante de cette convention, conclut la même source.

Maroc : Lancement du projet de généralisation de la protection sociale

Le Roi Mohammed VI a présidé, ce mercredi à Fès, la cérémonie de lancement de la mise en œuvre de ce grand projet et de signature des premières conventions y afférentes.Dans un premier temps, ce chantier royal bénéficiera aux agriculteurs, artisans et professionnels de l »artisanat, aux commerçants, professionnels et prestataires indépendants soumis au régime de contribution professionnelle unique (CPU), au régime de l »auto-entrepreneur ou au régime de la comptabilité. Ce chantier sera ensuite étendu à d’autres catégories dans la perspective de la généralisation effective de la protection sociale à tous les citoyens.

Ce vaste chantier royal bénéficiera d’une enveloppe de 51 milliards de DH (1 euro = 10,8 DH), dont 23 milliards assurés par le budget général de l’Etat. Il porte, premièrement, sur la généralisation de l’Assurance maladie obligatoire (AMO) de base durant les années 2021 et 2022, et ce par l’élargissement de l’assiette des bénéficiaires de cette assurance pour inclure les catégories vulnérables bénéficiant du Ramed et la catégorie des professionnels et travailleurs indépendants et personnes non-salariées, qui exercent une activité libérale.

L’objectif est d’atteindre 22 millions de personnes supplémentaires couvertes par cette assurance, qui couvre les frais de traitement, de médicaments et d’hospitalisation.

Deuxièmement, le chantier concernera la généralisation des allocations familiales durant les années 2023 et 2024 et ce, en permettant aux ménages, qui ne bénéficient pas de ces allocations, de toucher des indemnités couvrant les risques liés à l’enfance, ou des indemnités forfaitaires, a indiqué le ministère des Finances Mohamed Benchaâboun, lors d’un exposé devant le Souverain.

Quant au troisième point, il consiste en l’élargissement en l’an 2025 de l’assiette des adhérents aux régimes de retraite pour inclure les personnes qui exercent un emploi et ne bénéficient d’aucune pension, à travers la mise en application du système des retraites propre aux catégories des professionnels et travailleurs indépendants et personnes non-salariées qui exercent une activité libérale, afin d’englober toutes les catégories concernées.

Le quatrième volet évoqué par le ministre a trait à la généralisation de l’indemnité pour perte d’emploi en l’an 2025 pour couvrir toute personne exerçant un emploi stable à travers la simplification des conditions pour bénéficier de cette indemnité et l’élargissement de l’assiette des bénéficiaires.

Le Maroc suspend les vols avec la Tunisie

Les vols de passagers en provenance et à destination de la Tunisie seront suspendus à partir du 15 avril 2021, et ce jusqu’à nouvel ordre, indique l’Office national des Aéroports (ONDA).« Suspension par les autorités marocaines des vols en provenance et à destination de la Tunisie à partir du 15 avril 2021 jusqu’à nouvel ordre », annonce l’ONDA sur sa page Facebook.

Sont également concernés les passagers voyageant de ce pays à travers un autre pays, précise la même source.

Cette suspension s’inscrit dans le cadre des mesures préventives prises par le Royaume du Maroc contre la propagation de la pandémie de la Covid-19.

Social et santé au menu des quotidiens marocains

Le lancement de la 22e édition de l’Opération de distribution alimentaire, l’importance de la généralisation de la protection sociale et le confinement nocturne durant le mois de Ramadan sont les principaux sujets traités par les quotidiens marocains parus ce mercredi.+L’Economiste+ rapporte que le Roi Mohammed VI a donné ses hautes instructions pour le lancement de la 22e édition de l’Opération de distribution alimentaire « Ramadan 1442 ». Cette année, cette action sociale bénéficiera à trois millions de personnes, soit 600.000 foyers, dont près de 460.000 issus des zones rurales, selon la Fondation Mohammed V pour la Solidarité.

Initiée depuis 1999, cette opération solidaire de grande envergure s’est inscrite dans la continuité malgré le contexte d’urgence sanitaire, ajoute la Fondation. Il s’agit de 10 kg de farine, 5 litres d’huile végétale, 4 kg de sucre, 1 kg de lentilles, 1 kg de vermicelle, 850 grammes de concentré de tomate et 250 grammes de thé. L’objectif est contribuer à alléger le poids des besoins alimentaires liés au mois sacré du Ramadan, souligne ladite Fondation, citée par le quotidien.

+Aujourd’hui Le Maroc+ constate que « bien que les programmes sociaux soient nombreux au Maroc, le fait est qu’il y a toujours des catégories et couches encore à la marge de la société même si elles sont de plus en plus minoritaires ».

Le mois de Ramadan est l’un des moments où s’exprime de la manière la plus apparente l’esprit de solidarité et d’entraide de la société marocaine, poursuit le journal, estimant impératif que les filets sociaux universels soient effectivement mis en place pour généraliser une prise en charge durable et plus structurée de la vulnérabilité. « La généralisation de la protection sociale est un chantier à conduire en urgence et, surtout, à préserver de toute tentative de récupération ou d’instrumentalisation… », préconise-t-il.

Abordant le confinement nocturne, +L’Opinion+ écrit que « c’est la seconde fois que le Ramadan est placé sous le joug des restrictions liées à la crise sanitaire », notant qu’une fois de plus, ce mois de jeûne, de prières et de partage sera marqué par les gestes barrières et la vigilance…

Bien que cette décision aille à l’encontre des aspirations d’une bonne partie de Marocains, les autorités sanitaires sont catégoriques, ajoute la publication, rappelant que le Maroc a choisi de jouer la carte « prudence » en vue d’éviter des cas de contamination au coronavirus. Si les Marocains devraient faire des sacrifices ce mois-ci pour franchir ce tournant décisif dans la situation épidémiologique, le gouvernement devrait à son tour respecter ses engagements et soutenir davantage les différentes strates de la société affectées par la pandémie, estime-t-il.

Maroc-Oman : Une convergence de vues sur nombre de questions arabes et régionales d’actualité

Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, s’est entretenu mardi en visioconférence, avec son homologue omanais, Badr bin Hamad bin Hamood Albusaidi, et ce dans le cadre des relations fraternelles entre les deux pays et de leur tradition de consultation et de coordination politique.Au cours de cet entretien, les deux parties ont dressé l’état des lieux des relations entre les deux pays dans les différents domaines, lesquelles vivent au rythme d’une dynamique positive depuis la 5ème commission mixte que les deux ministres ont présidée en janvier 2019 à Mascate, indique un communiqué du ministère marocain des Affaires étrangères, parvenu à APA.

Elles ont également fait part de leur volonté de tenir la prochaine commission mixte au Maroc, dès l’amélioration de la situation sanitaire liée à la pandémie du nouveau coronavirus.

Plusieurs questions arabes et régionales d’actualité ont été passées en revue à l’occasion de cet entretien, à propos desquelles se dégage une convergence de vues, notant que les deux ministres ont souligné la vision que partage le Maroc et le Sultanat d’Oman sur la prééminence du dialogue et de l’entente pour régler les conflits dans la région arabe, de sorte à garantir la sécurité, la stabilité et l’intégrité territoriale des pays loin de toute division ou séparatisme.

A cette occasion, M. Bourita s’est félicité de la position constante du Sultanat d’Oman en soutien à la souveraineté du Maroc sur son Sahara et l’unité de ses territoires, et aux mesures prises par le Royaume pour défendre sa sécurité et sa souveraineté.

Il a également mis en avant le rôle prépondérant que ne cesse de jouer le Sultanat dans la région, grâce à la conduite éclairée du Sultan Haïtham Ben Tarek, ainsi que ses efforts visant à rapprocher les points de vue dans nombre de questions régionales et internationales.

Pour sa part, M. Albusaidi a hautement salué la sage politique du Roi Mohammed VI et son rôle pionnier dans la défense des questions arabes et islamiques, à leur tête la cause palestinienne et Al-Qods Acharif, comme terre de coexistence entre les religions monothéistes.

L’IFC accompagne l’OCP pour l’obtention de la certification de promotion de la diversité des genres

Le Groupe OCP, leader mondial sur le marché des engrais phosphatés, s’associe à la Société Financière Internationale (IFC), membre du Groupe de la Banque Mondiale, pour l’accompagner dans l’obtention de cette certification visant à promouvoir la diversité des genres au profit de ses collaboratrices et collaborateurs.Dans le cadre de cet accord, IFC va accompagner le Groupe OCP pour obtenir la certification EDGE (Economic Dividends for Gender Equality), principale norme au monde évaluant la performance des entreprises en matière d’égalité des genres et de création d’opportunités de carrière égales entre les hommes et les femmes, indique mardi un communiqué de l’OCP.

OCP serait la première entreprise marocaine à obtenir cette certification, qui viendra appuyer son engagement visant à faire évoluer les pratiques et promouvoir l’égalité des chances et opportunités de carrière non seulement au sein de cette entreprise, mais aussi dans son écosystème et auprès de ses communautés, au Maroc et, plus largement, en Afrique.

Lancé en 2011 lors de la réunion annuelle du Forum économique mondial, le programme EDGE travaille aujourd’hui avec 200 grandes organisations réparties dans 44 pays, représentant une trentaine d’industries différentes et plus de 2,4 millions d’employés.

Avec plus de 20.000 collaborateurs de plusieurs nationalités, et un chiffre

d’affaires de près de 6 milliards de dollars en 2020, le Groupe OCP se positionne à l’avant-garde en matière d’initiatives visant à renforcer son adhésion aux Objectifs de Développement Durable (ODD) mis en place par les Nations Unies, notamment pour contribuer à répondre aux défis mondiaux liés aux Droits Humains et à la prospérité.

« Ce projet confirme notre volonté de s’inscrire dans une démarche axée sur des résultats, il s’agit ici d’une première pierre qui va accélérer la performance du Groupe dans la promotion de l’inclusion des genres et la diversité en tant que leviers de notre transformation. Cette certification permettra de mesurer l’amélioration sensible de nos indicateurs sur cet axe. » déclare Nadia Fassi Fehri, Chief Transformation Officer du Groupe OCP, cité par le communiqué.

Le processus de certification EDGE du Groupe OCP, accompagné par IFC, vise plus largement à contribuer à renforcer la participation des femmes sur le marché du travail au Maroc, et en Afrique, ce qui sera d’autant plus essentiel dans un contexte de reprise économique post-COVID-19.

Il s’inscrit dans la dynamique mise en place par le Groupe depuis plusieurs années, qui pense la diversité comme un vecteur de croissance durable et un pilier pour son ambition stratégique, et dont les résultats se concrétisent : depuis 2013, la population des cadres femmes est passée de 23 % en 2013 à 34 % aujourd’hui.

Social et santé dominent la Une des quotidiens marocains

L’impact négatif du confinement nocturne sur les cafetiers et restaurateurs durant le mois de Ramadan, les justifications du gouvernement pour le couvre-feu nocturne durant le Ramadan, la vulgarisation des questions sociétales et, l’efficacité des vaccins chinois sont les principaux sujets traités par les quotidiens marocains parus ce mardi.+Al Bayane+ souligne que la suspension nette des randonnées nocturnes à partir de 20h, jusqu’au petit matin, tout au long du mois de Ramadan est une rude décision qui tombe comme une douche froide, notamment, sur les propriétaires des restaurants et des cafés ! L’Etat a encore priorisé la prudence, surtout que l’apparition des variants dans notre pays, exigeait plus de vigilance précautionneuse en vue de contenir la recrudescence épidémique, explique l’auteur de l’article, ajoutant que que la mobilité accrue des vagues humaines après la rupture du jeûne, est inévitable et aurait sans nul doute, des répercussions fâcheuses sur la santé des citoyens.

De ce fait, la situation des cafetiers et restaurateurs nécessite un intérêt particulier de la part de l’Etat, à travers des appuis substantiels et des indemnités notoires aussi bien à l’égard des propriétaires que les employés mis à rude épreuve, assure-t-il.

+Assahra Al Maghribia+ se fait l’écho de la déclaration du Chef du gouvernement, Saâd Dine El Otmani devant le parlement et dans laquelle il a affirmé que la nature imprévisible de la Covid-19 et le léger ralentissement relatif de la campagne nationale de vaccination sont parmi les raisons qui ont amené le gouvernement à durcir les mesures restrictives durant le mois de Ramadan.

El Otmani a ajouté que cette décision a aussi été dictée par les développement épidémiologiques inquiétants enregistrés dans un nombre de pays voisins, en particulier avec l’apparition de nouvelles variantes ayant touché le Royaume, se propageant dans plusieurs régions.

L’objectif, explique-t-il, est de protéger les citoyens des risques d’une nouvelles vagues et limiter au maximum les effets négatifs en cas de déclenchement de cette nouvelle vague.

Sur un autre registre, +Aujourd’hui Le Maroc+ souligne que l’arrivée, tout récemment, sur la scène publique du débat sur la loi au sujet du cannabis n’aurait pas été possible si, en parallèle, n’avait pas été fait ce travail de vulgarisation, d’explication et de démonstration chiffres à l’appui.

Autre exemple, les dernières données sur la violence contre les hommes, lèvent le voile sur un phénomène méconnu au Maroc et qui pourtant existe, fait savoir la publication, notant que la démarche scientifique et l’approche structurée, argumentée sont souvent la meilleure voie pour dépassionner les débats et lever le voile sur les sujets délicats.

+Al Alam+ écrit : « Alors que le Maroc s’apprête à recevoir quelque 10 millions de vaccins Sinopharm en avril et mai, le directeur du Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies, Gao Fu, a émis, des doutes sur l’efficacité des vaccins chinois, indiquant qu’ils n’ont pas des taux de protection très élevés ».

En effet, les données disponibles montrent que les vaccins chinois sont en retard par rapport à d’autres en termes d’efficacité. « La question de savoir si nous devrions utiliser différents vaccins issus de différentes lignes techniques pour le processus de vaccination est désormais officiellement à l’étude », a noté Gao Fu.

De son côté, le professeur Chakib Abdelfettah, membre du Comité scientifique et médical anti-covid-19, a souligné que le taux d’efficacité du vaccin chinois Sinopharm est de 76% ce qui est de nature à préserver la santé des citoyens vaccinés.

Maroc : Le Ramadan débutera mercredi

Le mois sacré de Ramadan débutera mercredi au Maroc, a annoncé lundi dans la soirée le ministère marocain des Habous et des Affaires islamiques.Le ministère indique avoir fait observer le croissant lunaire du mois béni de Ramadan ce lundi en début de soirée, précisant que tous les délégués du ministère dans le Royaume et les Unités des Forces armées royales associées à l’observation, ont confirmé la non-observation du croissant lunaire annonçant le mois sacré de Ramadan.

De ce fait, le premier jour du mois sacré du Ramadan correspondra au mercredi 14 avril.

Il est à signaler que parmi les nouvelles mesures imposées durant le mois de Ramadan pour faire face à la propagation du COVID-19, figure l’interdiction des prières surérogatoires (prières quotidiennes du soir, accomplies après la rupture du jeûne), dans les mosquées.

Aussi, les autorités publiques ont décrété un couvre-feu nocturne entre 20h00 à 06h00 à compter du premier jour du mois du Ramadan.

Ce verrouillage nocturne vise à prévenir une éventuelle détérioration de la situation sanitaire au regard des interactions sociales qui prennent plus d’ampleur durant le mois sacré, indique le gouvernement.

Covid-19/vaccin : le Maroc salue l’appui de la Banque mondiale

Le ministre marocain de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’administration, Mohamed Benchaaboun, a salué l’appui apporté par le GBM à l’initiative relative aux vaccins destinés aux pays en développement.Lors de la 103ème réunion du Comité de développement conjoint du Groupe de la Banque mondiale (GBM) et du Fonds monétaire international (FMI), tenue en mode virtuel du 9 au 11 avril, le ministre marocain a souligné la nécessité de déployer des efforts pour assurer un accès équitable, juste et abordable aux vaccins et encourager la production de vaccins dans les pays en développement.

A cette occasion, et en sa qualité de président du groupe de pays constitué du Maroc, de l’Afghanistan, de l’Algérie, du Ghana, de l’Iran, du Pakistan et de la Tunisie, il relevé l’ampleur des besoins de financement des pays en développement pour faire face aux impacts de la crise COVID-19 et qui se feront de plus en plus pressants au cours des prochaines années.

Compte tenu du rôle important que peut jouer le secteur privé dans la dynamique de développement, le ministre marocain a lancé un appel au groupe de la Banque mondiale en vue de créer davantage de synergies entre les institutions du groupe, notamment la Société financière internationale (IFC) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA).

Dans le même sillage, il a mis l’accent sur l’importance d’un renforcement de la coordination et de la coopération avec le FMI et la communauté des institutions internationales afin de relever le défi de la rareté des ressources financières pour le développement.

Pour rappel, le Comité de développement se réunit deux fois par an, à l’occasion des réunions de printemps en avril et des assemblées annuelles en octobre, pour débattre des problématiques fondamentales du développement, de la mobilisation des ressources financières pour les pays en développement, du commerce mondial et de l’environnement.

Maroc : le chef du gouvernement présente lundi au parlement des données sur la situation épidémiologique

Le chef de gouvernement marocain, Saad Eddine El Otmani, présentera ce lundi après-midi devant les deux chambres du parlement des données sur la situation épidémiologique dans le Royaume, annonce un communiqué du parlement.Lors de cette séance plénière commune, le chef de l’exécutif axera son intervention sur « la situation épidémiologique de la COVID-19: les évolutions, les mesures de prévention et d’accompagnement », précise la même source.

La séance se tiendra dans le respect des mesures préventives adoptées contre la pandémie, souligne le communiqué.

Jeudi dernier, le gouvernement marocain a décidé d’instaurer un couvre-feu nocturne durant le mois sacré du ramadan, qui débutera fort probablement le 14 avril courant.

Ces mesures interviennent sur la base des recommandations de la Commission scientifique et technique au sujet de la nécessité de poursuivre la mise en œuvre des mesures nécessaires visant à lutter contre la propagation du nouveau coronavirus, essentiellement avec l’apparition de nouveaux variants dans le pays.

Elles s’inscrivent également dans le cadre du renforcement des mesures de précaution prises pour préserver la santé des citoyens, en tenant compte de la forte mobilité qui caractérise le tissu social marocain pendant le Ramadan.

Législatif, santé et politique au menu des quotidiens marocains

Le quotient électoral, les retombées négatives de la crise sanitaire sur le secteur du tourisme et l’ouverture du consulat du Sénégal à Laâyoune sont les principaux traités par les quotidiens marocains parus ce lundi.+Aujourd’hui le Maroc+ écrit que « les sages de la Cour constitutionnelle ont tranché : les lois électorales dans leur nouvelle version sont parfaitement valides ».

Selon le journal, les amendements apportés dernièrement, et qui ont suscité un grand débat au sein du Parlement, ne présentent aucun caractère anticonstitutionnel, rappelant qu’ils ont été examinés, débattus et votés à la majorité au sein des deux Chambres.

« Maintenant, ce qui attend les partis, c’est l’action sur le terrain, de produire du contenu, des idées, de proposer des visions, des solutions, de les expliquer et de les argumenter », préconise-t-il.

« Et pour cela, ce ne sera pas la loi ni les textes qui seront déterminants mais seulement la capacité des partis à accompagner la dynamique sociale et sociétale et leur degré de connaissance des réalités du terrain », observe-t-il.

Abordant les retombées négatives de la crise sanitaire sur le secteur du tourisme, +L’Économiste+ souligne que le dispositif sanitaire et ses développements imprévisibles continuent de repousser l’urgence du redressement économique, notamment pour des secteurs comme le tourisme ou encore la restauration/café.

Le tourisme est en première ligne avec un effondrement de l’activité inédit et malgré les mesures de soutien, l’hôtellerie pourrait difficilement encaisser, constate le journal, relevant qu’après avoir pu refaire surface avec le déconfinement, les perspectives d’un nouveau plongeon avec les restrictions du Ramadan s’annoncent désastreuses.

+L’Opinion+ donne la parole à l’ambassadeur du Sénégal au Maroc, Ibrahim Al Khalik Seck, qui a affirmé que « l’ouverture d’un consulat à Dakhla s’inscrit en droite ligne avec l’esprit de fraternité et de solidarité qui réunit la république du Sénégal avec le Royaume Chérifien ».

En effet, ce n’est pas une première puisqu’il s’agit de la deuxième représentation consulaire du Sénégal dans le Sud du Maroc, a précisé le diplomate, ajoutant qu’il existe déjà un consulat honoraire à Laâyoune qui a été inauguré en novembre 2008, bien avant tous les autres pays qui ont décidé d’ouvrir leurs consulats au Sahara.

« Donc, on peut dire que le Sénégal a été un pionnier dans ce processus international de reconnaissance de la marocanité du Sahara, puisqu’il a poussé les autres pays à faire de même », a-t-il dit dans un entretien.

Maroc: la marine royale repêche près de 5 tonnes de résine de cannabis au large de Safi

Des unités de la Marine royale marocaine, en patrouille de routine en Atlantique, ont repêché de l’eau entre le 06 et le 08 avril, 137 ballots de résine de cannabis abandonnés par des trafiquants au large de Safi (326 km au sud de Rabat) d’un poids total de près de 5 tonnes, indique une source militaire.La cargaison a été ramenée au port de Casablanca et prise en charge par la Gendarmerie royale pour les procédures judiciaires d’usage, précise la même source.

En terre ou en mer, les saisies de drogue se sont multipliées au Maroc ces derniers mois, dans un contexte marqué par l’état d’urgence sanitaire décrété dans le pays depuis le 20 mars 2020 et prolongé jusqu’au 10 mai prochain.

En 2020, plus de 217 tonnes de résine de cannabis ont été saisies au Maroc, selon un bilan fourni par les autorités sécuritaires marocaines.

Politique, justice et MRE au menu des hebdomadaires marocains

La question de l’intégrité territoriale du Royaume, la réforme du secteur de la justice et la préparation de l’opération de retour des immigrés Marocains à l’étranger (MRE) sont les principaux sujets évoqués par les hebdomadaires marocains parus ce samedi.Abordant la question de l’intégrité territoriale, +Finances news Hebdo+, qui revient sur l’ouverture par plus d’une vingtaine de pays de leurs représentations diplomatiques dans les provinces du Sud, écrit que ces pays « se joignent à la justesse de la cause nationale », parce qu’« ils souscrivent à une vérité historique, la marocanité du Sahara », et qu’ils « ne peuvent laisser leur esprit pollué par les contrevérités distillées depuis des décennies par le pouvoir algérien ».

Le Maroc s’appuie sur un seul postulat, la vérité, quand Alger use de « manœuvres dilettantes », à « des fins mesquines », pour entretenir ce conflit artificiel autour du Sahara, constate l’hebdomadaire.

Selon lui, en maintenant ce statu quo, « le pouvoir algérien est dans sa zone de confort », car « c’est la posture qu’il adopte, de façon immuable, depuis des décennies », constatant qu’à chaque fois qu’un cadre sérieux de négociations est établi, « il se défile, pour ensuite se défouler sur le Maroc afin d’ouvrir un autre champ d’hostilités ».

+Challenge+, qui aborde les préparatifs de l’opération « Marhaba » du retour des immigrés Marocains à l’étranger, écrit que le Maroc a annoncé l’organisation de cette opération et en a informé les autorités espagnoles, alors que les frontières entre les deux pays sont fermées à cause du Covid-19.

Cela signifie que les autorités marocaines espèrent une sortie de crise en juin, mais « c’est un pari très risqué, parce qu’il dépend de l’évolution de la pandémie au Maroc, mais aussi en Europe », prévient la publication.

Or, si les responsables pensent pouvoir assurer aux Marocains un « été normal », relancer le tourisme, normaliser un tant soit peu la vie des Marocains, le combat est loin d’être gagné, car « c’est le virus qui est le maître du temps », relève-t-il.

+Le Temps+, qui revient sur la réforme du secteur de la justice, écrit que sitôt nommés, Mohamed Abdennabaoui, premier Président de la Cour de Cassation et Président délégué du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, et El Hassan Daki, Procureur général du Roi près la Cour de Cassation et Président du ministère public, se sont mis au travail pour établir un diagnostic de la situation de la Justice dans la perspective d’élaborer une stratégie d’action aux moyen et long termes.

Cette stratégie a pour objectifs de rehausser la performance du secteur judiciaire, mettre la justice à niveau et assurer davantage d’efficience et de transparence, précise le journal.

« L’heure est aux actes et non plus aux discours. Les orientations royales sont, au demeurant, très claires : accélérer le chantier de réforme de la justice », souligne-t-il.

Maroc/Covid-19 : la suspension des vols de et vers 17 pays prolongée jusqu’au 21 mai

La suspension des liaisons aériennes de et vers 17 pays dabs le monde a été prolongée, a annoncé vendredi la compagnie aérienne marocain, Royal Air Maroc (RAM), via ses réseaux sociaux.« En raison du contexte sanitaire, les vols resteront suspendus jusqu’au 21 mai 2021, à l’exception des vols médicaux et cargo », indique la RAM sur son, compte twitter.

La liste des pays concernés par cette mesure de prolongation de suspension sont l’Espagne, le Portugal, la France, l’Italie, la Belgique, l’Allemagne, la Suisse, les Pays-Bas, la Turquie, le Royaume-Uni, l’Égypte, l’Algérie, le Cameroun, la République du Congo, la Guinée, le Mali et le Ghana.

Jusqu’à présent, le Maroc a suspendu ses vols, jusqu’à nouvel ordre, avec 39 pays.

Afrique/Moyen-Orient : Le commerce progresse, malgré la Covid-19

En dépit de la pandémie provoquée par le nouveau coronavirus, les flux commerciaux internationaux n’ont pas diminué autant que prévu selon un rapport récent.C’est une étude mondiale sur les perspectives du secteur privé, commandée par la société de logistique mondiale DP World et réalisée par The Economist Intelligence Unit. Le document, rendu public récemment, montre que les flux commerciaux internationaux n’ont pas diminué autant que prévu. Elle révèle que 38 % des entreprises du Moyen-Orient ont réussi à développer leurs ventes à l’international et 32 % en Afrique.

Selon le document, la reconfiguration de la chaîne d’approvisionnement est une priorité pour de nombreuses entreprises qui s’efforcent de surmonter les effets négatifs de la pandémie.

À l’échelle mondiale, 83 % des entreprises sont en train de reconfigurer leurs chaînes d’approvisionnement. Mais d’un point de vue régional, le Moyen-Orient compte la plus forte proportion de répondants (96 %) dont les entreprises sont en train de reconfigurer leurs chaînes d’approvisionnement. En outre, 84 % des entreprises africaines ont répondu qu’elles étaient déjà en train de le faire, soit un peu plus que la moyenne mondiale de 83 %.

L’étude a également analysé l’impact de la pandémie. Sur ce point, la plus grande partie des répondants du Moyen-Orient (48 %) ont indiqué qu’un choc de la demande (défini comme la difficulté de vendre des produits à des clients sur les marchés internationaux) avait eu le plus grand impact négatif sur les ventes internationales de leur entreprise. En Afrique, la proportion la plus élevée de répondants (48 %) a indiqué que c’est l’impact de la crise sur la gestion de la chaîne logistique (défini comme la difficulté à organiser le transport ou les services logistiques) qui aurait eu un effet négatif beaucoup plus important sur leurs entreprises.

En recueillant le point de vue de chefs d’entreprise dans six régions (Amérique du Nord, Amérique du Sud, Europe, Moyen-Orient, Afrique et Asie-Pacifique), l’étude montre qu’en moyenne, les entreprises ont alloué 32 % de leur chiffre d’affaires du premier semestre 2020 pour les aider à changer de fournisseur ou de prestataire logistique et à modifier les lieux de production ou d’achat. Les entreprises du Moyen-Orient s’attendent à restructurer leurs chaînes d’approvisionnement en 7,4 mois, contre 8,6 mois en Afrique et 8,5 mois au niveau mondial.

En outre, les entreprises du Moyen-Orient réaffectent environ 30 % de leurs revenus du premier semestre 2020 à la reconfiguration de leurs chaînes d’approvisionnement, ce qui correspond à la moyenne mondiale (32 %). Cependant, les répondants d’Afrique réaffectent moins – en moyenne environ 24 % de leurs revenus du premier semestre 2020.

Les données ont également révélé les secteurs particuliers qui ont contribué à soutenir le commerce international pendant la pandémie. Soutenues par les données du Centre de Commerce International (ITC), les exportations sud-africaines de pâte à papier (la matière première du papier toilette) ont augmenté de 163 %. En Europe, au cours du premier semestre 2020, les exportations de céréales (notamment vers le Moyen-Orient) et de produits pharmaceutiques en provenance du continent ont augmenté de 23 % et 12 % respectivement.

Les personnes interrogées en Afrique soutiennent que la diversification de leur base de fournisseurs figure parmi les deux principaux facteurs qui devraient déterminer les transactions commerciales internationales jusqu’en 2025. Les entreprises africaines pourraient trouver des opportunités de diversification des fournisseurs dans la région depuis l’entrée en vigueur, au début de l’année, d’un nouvel accord commercial, l’accord de libre-échange continental africain (African Continental Free Trade Agreement).

Pour optimiser les opérations commerciales pendant la pandémie et au-delà, les entreprises africaines se sont appuyées sur un mélange de technologies avancées : Internet des objets (48 % des répondants), cloud computing (26 %), analyse de données (20 %).

Au Moyen-Orient, 56 % pensent que le big data et l’analytique auront un impact positif significatif sur leur capacité à commercer au-delà des frontières dans les 3 à 5 prochaines années. De plus, 43 % pensent que l’Internet des Objets (IdO) aura un impact similaire et 32 % indiquent que la blockchain et le cloud auront tous deux un impact sur le commerce international.

« Le commerce international a fait preuve d’une résilience remarquable pendant la pandémie et jouera un rôle essentiel pour faciliter la reprise mondiale. Le monde des affaires est plus optimiste pour l’avenir que beaucoup ne le pensaient, et les défis de la chaîne d’approvisionnement exposés par la pandémie ont agi comme un agent positif de changement. Nous pensons qu’il en résultera des flux commerciaux mondiaux plus efficaces et plus robustes », soutient Sultan Ahmed Bin Sulayem, PDG et président de DP World.

Selon lui, pour garder une longueur d’avance, les entreprises du Moyen-Orient et d’Afrique continueront à investir dans des solutions numériques et à œuvrer pour un environnement de chaîne d’approvisionnement plus efficace, diversifié et sécurisé.

« La création de tampons (buffers) dans leur chaîne d’approvisionnement, l’approfondissement des relations avec les fournisseurs existants et une collaboration plus étroite avec les fournisseurs nationaux peuvent être des éléments importants de la stratégie des entreprises », affirme M. Sulayem.