Le PNUD annonce plus de 7,8 milliards Fcfa d’appui au système électoral ivoirien

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) annonce 7,84 milliards Fcfa d’appui au système électoral ivoirien, sur une période de deux ans, en vue de l’organisation de l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 et des prochaines législatives.Cette aide au profit de l’Etat de Côte d’Ivoire fait suite à une mission d’évaluation des besoins électoraux du pays déployée en novembre 2019, après une requête du gouvernement ivoirien à laquelle le secrétaire général des Nations Unies a répondu « favorablement », rapporte une d’information transmise à APA, dimanche. 

Le projet d’assistance électorale selon le rapport de la mission d’évaluation des besoins électoraux dans la perspective de relever durablement le défi de la consolidation de la paix,  a dressé les trois axes majeurs.

Il s’agit de « l’appui au dialogue et à la prévention-gestion des conflits, de l’appui au renforcement de la communication autour du processus électoral et de l’appui au renforcement des capacités des acteurs impliqués dans le processus électoral ».

Ce projet d’une durée de deux ans, dont le budget est évalué à 13 672 800 dollars américains (7,84 milliards Fcfa ), est exécuté par les agences du Système des Nations Unies sous le leadership du PNUD, en raison de son mandat en termes d’ « expertise technique et d’impartialité ».

La mission a recommandé le développement d’un projet d’assistance électorale, pour appuyer l’amélioration du système électoral ivoirien, tout en soutenant les efforts du gouvernement et des autres parties prenantes de l’élection présidentielle et des législatives à venir.

De nombreux partenaires bilatéraux et multilatéraux, avec le PNUD, ont déjà contribué au fonds commun tels le Canada, la France, la Grande Bretagne, le Japon, la Suisse, la Turquie, l’Union européenne, la JICA, les USA et l’Allemagne, révèle une note du PNUD.

Dans le cadre de cette assistance des Nations Unies au processus électoral en Côte d’Ivoire, le PNUD a abrité et facilité des rencontres entre la Commission électorale indépendante (CEI) et les partis politiques, avec la société civile et les médias.

Ces échanges ont contribué à faire valoir le point de vue de chacune des parties prenantes et à soulever quelques préoccupations qui ont favorisé l’apaisement de l’environnement électoral comme la prolongation de la période d’enrôlement des électeurs, se félicite le bureau du PNUD à Abidjan.

La facilitation du PNUD a permis de considérer d’autres pièces administratives pour l’inscription sur la liste électorale et le maintien de 11.000 centres de collecte. Le projet a de ce fait entrepris des activités visant à promouvoir l’inscription des électeurs sur la liste électorale. 

Le projet a, alors, soutenu le plan de communication et de sensibilisation de la CEI à travers la diffusion des divers supports de sensibilisation, comme les spots-TV, spots-radios, des affiches et d’insertions presse-bandeau.

Une vingtaine d’ONG a également été mobilisée pour la sensibilisation des électeurs, notamment les jeunes et les femmes. Un centre des médias a été mis en place pour renforcer l’information et la mise à jour sur le processus électoral des journalistes, des électeurs et des parties prenantes.

D’autres activités visant au renforcement des capacités des acteurs électoraux ont été réalisées à travers le projet d’assistance électorale qui a apporté des appuis en outils et en matériels didactiques pour la formation des commissaires locaux.   

Outre ces activités, un atelier sur le rôle et la contribution des Forces de Sécurité Intérieure à la sécurisation des élections en Côte d’Ivoire a été organisé au profit des acteurs sécuritaires issus de la police et de la gendarmerie nationale pour les instruire sur leur intervention en période électorale.

Près de 30 000 agents des Forces de Sécurité Intérieure ont été formés sur les meilleures pratiques et leur rôle dans la gestion sécuritaire du processus électoral. Le projet devrait continuer son appui-conseil à la CEI pour l’organisation d’élections apaisées, ouvertes et inclusives.

Ses activités viseront en priorité la réduction des violences liées au processus électoral en mettant en place à la CEI un centre de coordination des mécanismes de réponses aux violences et incidents liés aux opérations électorales et le renforcement de la communication à travers le centre des medias.

Il est également prévu l’appui à la sensibilisation des électeurs, le renforcement de capacités des acteurs électoraux et des institutions impliquées dans le processus électoral comme le Conseil Constitutionnel.

L’accompagnement du PNUD s’inscrit notamment dans une vision de renforcement des capacités à long terme pour les cycles électoraux et le renforcement des systèmes électoraux démocratiques. Il consiste à renforcer les organes de gestion des élections.

En Côte d’Ivoire, le PNUD veille également en collaboration étroite avec l’UNESCO et ONUFEMMES, à soutenir la promotion de la participation inclusive des femmes, des jeunes et de toutes les couches sociales dans l’exercice de leurs droits civiques afin de garantir un choix libre de leurs représentants.

L’assistance électorale impartiale fournie par l’ONU à travers le PNUD est conçue en fonction des besoins particuliers de chaque État membre qui en fait la demande et s’exécute dans une approche universelle qui reconnait la souveraineté des Etats dans l’organisation de leurs propres élections.

Ce soutien vise la conduite de processus électoraux libres, transparents, inclusifs et apaisés, répondant aux normes et standards internationaux, sur la base du principe fondamental de la neutralité, l’organisation des élections relevant de la souveraineté des Etats, souligne le PNUD.

Ces interventions dans les processus électoraux s’inscrivent par ailleurs dans le cadre global de l’assistance électorale des Nations Unies qui s’exécutent avec la contribution des partenaires internationaux.

Elles sont conditionnées par une requête préalable des gouvernements et l’accord du secrétaire général des Nations Unies après avoir préalablement déployé dans ces pays, une mission d’évaluation des besoins électoraux pour déterminer en consultations avec les acteurs nationaux, les domaines d’assistance.

Et ce, au regard des défis liés au contexte du pays. Toutefois, il existe des situations où la mission d’évaluation des besoins électoraux est déployée à la demande du Conseil de Sécurité, particulièrement dans des pays en situation de conflits.

L’élection présidentielle ivoirienne est fixée au 31 octobre 2020. Le dépôt des candidatures et des parrainages des électeurs, une condition d’éligibilité, s’est ouvert le 16 juillet 2020 et devrait durer pendant 45 jours.

Décès de Mgr Pierre Marie Coty, co-auteur de l’hymne national ivoirien

Monseigneur Pierre Marie Coty, évêque de Daloa (Ouest ivoirien), co-auteur de L’Abidjanaise, l’hymne national ivoirien, est décédé vendredi soir à l’âge de 93 ans, dans une clinique de la capitale économique ivoirienne, a annoncé l’Eglise catholique en Côte d’Ivoire.« Le décès est survenu, ce vendredi 17 juillet 2020 à 21h à la Polyclinique Sainte Anne-Marie d’Abidjan  (PISAM), dans sa 93e année», a indiqué dans un communiqué la Conférence des évêques catholiques de Côte d’Ivoire.

Ordonné prêtre le 19 juillet 1955 au Petit séminaire Augustin de Bingerville, dans l’Est d’Abidjan, il sera nommé évêque de Daloa le 20 novembre 1975 par le Pape Paul VI, et assumera cette charge pastorale jusqu’au 22 mars 2005 avant de prendre sa retraite.

Le prélat est par ailleurs l’auteur des paroles de L’Abidjanaise, l’hymne national ivoirien ayant retenti officiellement en 1960; le compositeur de la musique de l’Abidjanaise étant l’Abbé Pierre-Michel Pango. 

 Monseigneur Pierre-Marie Coty a été élevé au rang de « Commandeur de l’ordre national ivoirien en 2013 pour le mérite de sa participation à la composition de L’Abidjanaise, l’hymne national de Côte d’Ivoire.

Covid-19: reprise timide du transport interurbain à Abidjan après plus de 3 mois d’interruption

Le transport interurbain entre Abidjan les autres villes de l’intérieur de la Côte d’Ivoire, interrompu pendant plus de trois mois en raison de la Covid-19, a timidement repris dans le respect des mesures barrières contre cette maladie, a constaté APA vendredi sur place dans la capitale économique ivoirienne.A la gare routière d’Adjamé, une commune populaire au Nord d’Abidjan, le constat est le même dans  plusieurs compagnies  de transport visitées. Les activités ont repris certes, mais il n’y a pas d’affluence des usagers dans les gares et devant les guichets.Que ce soit à la compagnie CK Transports reliant Abidjan à la ville de Korhogo ( Nord ivoirien) ou à UTB (Union des transports de Bouaké) ou encore à « Le Labelle Transports» reliant Abidjan aux villes de Lakota, Divo et Gagnoa, il n’y a pas de foule.Sylla Bangali, un responsable d’une entreprise de transport à Adjamé (Nord d’Abidjan), clame qu’il n’a « pas de grande affluence à la reprise », mais espère une forte présence de passagers la semaine prochaine.La levée de l’isolement du Grand Abidjan se passe aussi dans un contexte d’obsèques du Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, et certains cars sont affectés au transport de personnes, fait-il observer. La rentabilité des compagnies de transport s’est amenuisée suite à l’isolement d’Abidjan, obligeant des gérants à décréter le chômage technique, du fait que les charges d’exploitation restent telles, tandis que les mesures de restriction imposent une réduction des passagers.Selon Djibril Touré, propriétaire de plusieurs cars, opérant sur des villes de l’intérieur du pays à partir d’Abidjan, confie que beaucoup de véhicules ont dû garer pour défaut de moyens financiers des gérants pour assurer certaines charges, surtout la visite technique.  Cette situation a créé un léger renchérissement du tarif de transport, révèle Djibril. Et ce, pour tenir la route, parce que les mesures barrières ont réduit le nombre de passagers : pour un car de 35 places, 25 passagers sont admis contre 50 personnes pour un véhicule de 70 sièges. Pour ce faire, « on a augmenté un peu le prix du transport », dit-il, indiquant que sur la ligne Abidjan-Abengourou (Est), le tarif du transport est passé de 3.000 Fcfa à 4.500 Fcfa, ce matin, parce qu’il y a deux ponts à péage à franchir.En dépit de ce que la ligne Abidjan-Adiaké (sud-est), est intégrée dans le Grand Abidjan, le prix du transport est passé de 1300 Fcfa à 1500 Fcfa.  Adzopé, localité à proximité d’Abidjan, le prix a été revu à 2.000 Fcfa, en hausse de 500 Fcfa, pour cause de mesures barrières.  La crise sanitaire liée à la pandémie de la Covid-19 a affecté le portefeuille de plusieurs entreprises. Dans ce contexte, l’Etat de Côte d’Ivoire a mis sur pied des fonds de soutien pour accompagner les sociétés et relancer l’outil économique.M. Bangaly, lui, appelle l’Etat à un appui particulier du secteur des transports, où plusieurs emplois sont menacés, ce qui pourrait exploser le chômage et entraîner une insécurité. A contrario, plusieurs compagnies opèrent sans papiers et agréments. La plupart des compagnies de transports visitées exigent aux passagers le port obligatoire du cache-nez avant d’accéder à ses cars afin de lutter contre la propagation de la Covid-19. Certaines ont même installé des dispositifs de lavage de mains au sein de leurs gares.A Koumassi, dans le Sud d’Abidjan, Sylla Koné, un passager qui attend de rejoindre des proches à Bondoukou, dans le Nord-Est ivoirien, avoue qu’à son arrivée matin, il y avait un dysfonctionnement, mais avec les plaintes, la compagnie a fait respecter les mesures barrières.Selon les autorités ivoiriennes, le secteur des transports représente 7 à 12% du Produit intérieur brut ( PIB) de la Côte d’Ivoire. Le gouvernement ivoirien a décidé le 29 mars dernier d’isoler la capitale économique ivoirienne qui demeure l’épicentre de la Covid-19 en Côte d’Ivoire, des autres villes du pays.Depuis cette date jusqu’au mercredi dernier (15 juillet 2020) où cette mesure a été levée, les compagnies de transport interurbain sont restées fermées, soit plus de trois mois d’inactivité.

Présentation à Abidjan d’un projet pour financer 25 000 femmes impactées par la Covid-19

La fondation African Women Initiatives ( AWI) a présenté à Abidjan lors d’une cérémonie un projet pour financer 25 000 femmes entreprenantes sur l’ensemble du territoire ivoirien impactées par la crise sanitaire de la Covid-19, rapporte une note d’information transmise vendredi à APA.Selon Arnaud Boni, le chargé de suivi, évaluation et apprentissage au sein de cette fondation,  ce projet dénommée «25 000 CEWA» a pour objectif principal  de soutenir les femmes entreprenantes qui sont en difficulté de trésorerie du fait de la crise sanitaire de la Covid-19. Il a précisé que ce programme qui sera mis en œuvre sur une période de 24 mois , devra permettre d’améliorer les conditions de vie des femmes, de financer les besoins nécessaires des bénéficiaires pour accroître leurs activités et de constituer un réseau de clients pour les établissements financiers et assurances à travers l’inclusion financière de ces femmes. « Les échanges ont été enrichissants pour nous. Nous accompagnons, mais sommes aussi heureux d’être accompagnés. Merci pour l’intérêt que chacun accorde à ce projet qui vise à l’autonomisation financière de la femme », a indiqué pour sa part, Mariam Fadiga-Fofana, la présidente de la fondation AWI. Le projet d’appui à « 25 000 CEWA » s’inscrit dans le cadre du programme CEWA ou jeune dame dynamique et entreprenante, initié par la fondation AWI en mars 2019. Dans sa phase pilote, ce projet a permis d’apporter un appui financier à 25 femmes issues du District d’Abidjan. Celles-ci ont pu bénéficier d’une aide financière en kits d’installation (parasols, glacière, produits de consommation-farine, boisson, huile…) d’une valeur de 50 000 FCFA pour les unes et 100 000 FCFA pour les autres pour booster leurs activités. Plusieurs partenaires de cette fondation que sont notamment la Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire, ONU Femmes et le Programme des Nations-Unies pour le développement ( PNUD) accompagnent ce projet.

Côte d’Ivoire: Amadou Gon Coulibaly inhumé dans l’intimité familiale à Korhogo

L’ancien premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly a été inhumé vendredi après-midi dans l’intimité familiale à Korhogo, la terre de ses ancêtres, après une prière portuaire à la grande mosquée de cette localité de l’extrême-nord ivoirien, en présence de plusieurs personnalités, notamment le chef de l’État ivoirien Alassane Ouattara et son homologue togolais Faure Gnassingbé.Avant cette prière mortuaire qui a été dirigée par le chef de la communauté musulmane ivoirienne Cheïck Aima Mamadou Traoré, l’imam Ousmane Diakité a, dans son sermon de la grande prière musulmane du vendredi, prié pour le repos de l’âme de l’ancien chef du gouvernement ivoirien. Il a appelé les uns et les autres à s’inspirer du modèle de vie de l’illustre disparu estimant qu’il « a laissé un héritage à la Côte d’Ivoire ».

 Mardi, l’ex-chef du gouvernement ivoirien a reçu un hommage national au palais de la présidence de la République d’Abidjan où il a été élevé à titre posthume à la dignité de Grand-croix de l’ordre national. Le lendemain, sa famille politique, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix ( RHDP) lui a rendu également un hommage au palais des sports de Treichville au sud d’Abidjan. 

Jeudi, au stade de Korhogo, c’était au tour des différents peuples de Côte d’Ivoire de saluer la mémoire de M. Gon pour sa contribution au développement du pays. Ce vendredi 17 juillet 2020 marque ainsi la fin des huit jours de deuil national décrétés la semaine dernière par le président ivoirien Alassane Ouattara.

 Le premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly est décédé le 08 juillet dernier à Abidjan à l’âge de 61 ans quelques jours seulement après son retour de Paris ( France) où il a subi une intervention chirurgicale au niveau du coeur lors d’un « contrôle médical » qui a duré deux mois. En mars dernier, feu Amadou Gon Coulibaly avait été désigné comme candidat du RHDP, le parti d’Alassane Ouattara, pour l’élection présidentielle d’octobre prochain.

Les travaux de reconstruction du grand marché de Bouaké, la 2ème ville ivoirienne, démarrent lundi prochain

Les travaux de reconstruction du grand marché de Bouaké ( centre, deuxième ville ivoirienne), le plus grand marché couvert de l’Afrique de l’ouest, démarreront lundi prochain, a annoncé la mairie de cette ville dans un communiqué reçu vendredi à APA.«Les travaux de terrassement sur le site de reconstruction du grand marché de Bouaké démarrent ce lundi 20 juillet 2020. En conséquence, à l’endroit des populations exerçant une activité dans cette zone, le maire lance un appel à la vigilance et demande de rester impérativement à l’écart des travaux et du ballet des véhicules», a exhorté dans ce communiqué Nicolas Djibo, le maire de Bouaké.

 Par ailleurs, il a recommandé plusieurs autres mesures de sécurité à ses administrés. M. Djibo a  invité entre autres les populations à ne jamais s’approcher des zones des travaux matérialisés par des balises et la clôture de sécurité, au respect des consignes des agents chargés de réguler la circulation et au respect des panneaux de signalisation surtout la limitation de vitesse de 30km/h autour de la zone des travaux.

 Les travaux de reconstruction de ce marché ont été lancés fin décembre dernier par le président ivoirien Alassane Ouattara et son homologue français Emmanuel Macron. Financé à hauteur de 30 milliards FCFA, ce marché devrait être bâti sur une superficie de 9 hectares et pourra  accueillir  environ 10.000 commerçants.

Inhumation d’Amadou Gon Coulibaly : Faure Gnassingbé attendu ce vendredi 17 juillet à Korhogo

Le président togolais Faure Gnassingbé, est attendu ce vendredi à Korhogo, pour prendre part à l’inhumation de l’ex-premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly.

En effet, le président togolais devra assister à la prière mortuaire prévue à la grande mosquée de la ville aujourd’hui. Par ailleurs, il se tiendra aux côtés du chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara, arrivé à Korhogo le jeudi en début de soirée.

De plus, il faut noter les relations privilégiées qui existent entre le Togo et la Côte d’ivoire.

Toutefois, il a été annoncé aussi la venue du premier ministre nigérien Brigi Rafini à Korhogo. Le chef du gouvernement du Niger viendra rendre ces derniers hommages à l’ex-chef du gouvernement ivoirien.

Cependant, rappelons qu’Amadou Gon Coulibaly sera inhumé ce vendredi à Korhogo. Et ce, dans une intimité familiale.

Côte d’ivoire : Alain Lobognon annonce la fin de sa grève de la faim en prison

Le député Alain Lobognon, un des lieutenants de l’ancien chef rebelle Guillaume Soro, a arrêté jeudi sa grève de la faim à la prison d’Agboville (nord d’Abidjan) après 16 jours de protestation.

En effet, après 16 jours de privation de nourriture visant à réclamer la fin de sa détention, ce dernier a mis fin à cette protestation pacifique. Selon lui, cette grève était pour récriminer contre un emprisonnement sans procès. À l’en croire, cette procédure a été injuste, illégal et arbitraire.

Par ailleurs, Lobognon affirme avoir arrêté cette grève suite aux requêtes des membres de sa famille. Notamment,  sa mère, son épouse, ses filles et des membres de sa grande famille. Ainsi, il a indiqué avoir imposé des peines, à ces derniers sans leur consentement.

Toutefois, rappelons que Lobognon a été arrêté fin décembre 2019, à la suite du retour avorté de M. Soro en Côte d’Ivoire. Et ce, pour une tentative d’insurrection. Cependant, son immunité parlementaire a été levée le 20 janvier.

Obsèques de Gon Coulibaly : Alassane Ouattara arrive à Korhogo

Le Président de la République, Alassane Ouattara est arrivé à Korhogo en début de soirée le jeudi 16 juillet 2020 accompagné de son épouse Dominique Ouattara pour prendre part aux obsèques Gon Coulibaly

À cet effet, le couple présidentiel a été accueilli à son arrivée à l’aéroport de la cité du Poro. Notamment, par les membres du gouvernement. Par ailleurs, ce dernier a pu assister à partir de 20h à l’avant-dernière étape des obsèques d’Amadou Gon Coulibaly.

Pour ce faire, le chef de l’Etat et ses ministres ont pu prendre part à la veillée religieuse de l’ex-premier ministre. Cette veillée s’est tenue au stade municipal de Korhogo. Toutefois, il faudrait souligner que ce recueillement a été marqué par la lecture complète du Coran.

Cependant, rappelons que l’inhumation aura lieu ce vendredi 17 juillet 2020 au caveau familial. Et ce, dans la stricte intimité.
Le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly est décédé à l’âge de 61 ans, le mercredi 08 juillet à Abidjan. Il avait regagné la Côte d’Ivoire le 02 juillet 2020, après deux mois passés en France pour des examens médicaux.

Présidentielle ivoirienne : le parrainage citoyen est une «invention pour éliminer des candidats» (Mamadou Koulibaly)

L’exigence du parrainage citoyen pour être candidat à l’élection présidentielle ivoirienne d’octobre prochain est une « invention pour éliminer des candidats », a estimé jeudi l’opposant ivoirien Mamadou Koulibaly, par ailleurs, candidat déclaré à ce scrutin.« Ce n’est pas prévu du tout par la constitution. C’est une invention pour éliminer des candidats. La condition selon laquelle on doit trouver des citoyens pour parrainer les candidats viole la constitution. Or normalement le décret de M. Ouattara doit respecter le code électoral et le code électoral lui-même doit respecter la constitution», a soutenu M. Koulibaly qui s’exprimait dans sa web émission hebdomadaire dénommée «Jeudi, c’est Koulibaly» dans laquelle,  il analyse une question de l’actualité ivoirienne. 

Selon lui, le cautionnement citoyen exigé pour être candidat à la présidentielle ivoirienne « viole le secret du vote » des citoyens car ils doivent remplir une fiche de parrainage qui démontre leur choix pour tel ou tel candidat.  

« Ils disent que c’est pour s’assurer de l’assise au plan national du candidat à la candidature qu’on instaure le parrainage. Mais alors à quoi ça sert le vote?», s’est-il interrogé expliquant que le vote doit montrer que le candidat a une assise nationale puisqu’il est élu ou n’est pas élu. 

Ancien président de l’Assemblée nationale ivoirienne sous le régime de la refondation de Laurent Gbagbo, Mamadou Koulibaly qui est l’un des opposants au régime d’Alassane Ouattara, a annoncé sa candidature pour la présidentielle d’octobre prochain. La « campagne » pour la recherche du parrainage des électeurs, au profit des candidats à l’élection présidentielle ivoirienne du 31 octobre 2020, démarre ce jeudi 16 juillet 2020 pour une durée de 45 jours. 

Le recueil des parrainages a lieu dans au moins 17 régions et Districts autonomes du pays. Et, chaque candidat devrait dans chacun d’eux, obtenir  au moins 1% de l’électorat  local. 

Le  parrainage électoral vise à s’assurer, au plan national, de l’assise du candidat à la candidature à l’élection du président de la République. Ce dispositif électoral avait été institué en 1994 et appliqué en 1995, où le candidat devrait obtenir 5 000 signatures.

CAN 2023 : le stade de Korhogo pourrait être baptisé  »Amadou Gon Coulibaly »

La construction du stade de Korhogo, prévu pour la CAN 2023 pourrait porter le nom de feu Amadou Gon Coulibaly.

En effet, le ministre des Sports, Paulin Claude Danho, a suggéré au président de la République, Ouattara d’accorder le nom de Gon Coulibaly à ce futur stade.

Selon une note d’information du ministère, le ministre a souhaité que le stade de 20 000 places soit baptisé, “Stade Amadou Gon Coulibaly”.  Et ce, lors de son inauguration. Aussi, que le complexe hôtelier ainsi que les résidences d’hébergement, puissent être appelés “Cité AGC”.

À l’en croire, cela constituera pour la Nation d’immortaliser la mémoire de l’ex-chef du gouvernement ivoirien.

Cependant, rappelons que ce dernier a  rendu de nombreux services au monde du sport. Et ce, à travers son soutien aux acteurs par son appui technique et financier. Ce dernier il a également été président du comité interministériel du projet de construction des infrastructures sportives et d’hébergement de la CAN 2023. Notamment, pour ceux de la Côte d’Ivoire.

L’ultime hommage des peuples de Côte d’Ivoire à Gon Coulibaly avant son inhumation

Les peuples et communautés de la Côte d’Ivoire ont rendu jeudi à Korhogo dans l’extrême-nord de la Côte d’Ivoire, un ultime hommage à feu Amadou Gon Coulibaly, l’ex-premier ministre ivoirien qui sera inhumé vendredi après-midi dans cette localité dont il est originaire.Successivement les délégations des différentes régions de la  Côte d’Ivoire dont l’Indenié Djuablin (Est) le Tonkpi (Ouest) le Gontougo ( Nord-Est), la Nawa ( Sud-ouest) et San-Pédro (Sud-ouest) ont présenté leurs condoléances à la famille de l’illustre disparu et se sont recueillis devant sa dépouille. 

Dans la foulée, ces délégations ont  rappelé successivement la contribution de M. Gon pour le développement de leurs localités respectives. « Amadou Gon s’imposait à tous par sa méthode de travail. Nous avons découvert avec lui que pour son pays, il faut se battre pour son développement…Grand-frère nous réaliserons  ton rêve», a promis le ministre de la promotion des PME Félix Anoblé au nom de la région de San-Pédro.  

S’exprimant à son tour au nom de la région des Grands-Ponts, le ministre auprès du premier ministre chargé de la promotion de l’investissement privé, Emmanuel Esmel Essis, a dit être venu « prendre sa part de deuil» et compatir avec la famille biologique de  Gon. 

«Au-delà de sa fonction de premier ministre, Amadou Gon est également un fils et un frère de la région des Grands-Ponts. Il a fait ses études secondaires à Dabou… Nous sommes là pour prendre notre part de deuil et pour compatir avec vous», a déclaré M. Essis. 

Avant lui, le porte-parole de la région du Tonkpi (Ouest), Pascal Gueu, dans un jeu d’alliance interethnique entre le peuple Dan qu’il représentait et le peuple sénoufo ( Ethnie de M. Gon), a réclamé le transfert du corps de M. Gon à l’ouest de la Côte d’Ivoire pour qu’il y soit enterré. 

« Le peuple Tonkpi demande le corps de son fils. Nous avons pris toutes les dispositions pour demander le corps de notre fils», a plaisanté M. Gueu. La dépouille de l’ex-premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly a été transférée mercredi après-midi à Korhogo après un hommage de la nation ( lundi) au palais présidentiel d’Abidjan et un hommage de sa formation politique au Palais des sports ( sud d’Abidjan). 

Son inhumation est prévue vendredi après-midi dans l’intimité familiale à Korhogo en présence du chef de l’État Alassane Ouattara. L’ex-premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly est décédé  le 08 juillet dernier à Abidjan à l’âge de 61 ans six jours après son retour de Paris ( France) où il avait subi une intervention médicale au niveau du coeur. 

En mars dernier, rappelle-t-on, feu Amadou Gon Coulibaly avait été désigné comme le candidat du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix ( RHDP), le parti d’Alassane Ouattara, pour la présidentielle d’octobre prochain.

Noix de Cajou / Mankono : plus 35 tonnes d’anacardes achetés lors d’une opération publique

La Coopérative agricole de la région des Savanes (COOPARES) a acheté plus de 35 tonnes de noix de cajou lors de sa troisième vente groupée à Mankono.

En effet, elle a été organisée le lundi 13 juillet 2020 à l’espace de séchage de la coopérative, située au quartier Fofanalouma à Mankono.

Par ailleurs, notons que cette initiative s’inscrit dans le cadre des ventes groupées initiées par le gouvernement. Et ce, dans son programme social COVID-19 en faveur des acteurs du monde agricole.

En outre, le vice-président de la coopérative, Konaté Zakaria, a défini l’objectif premier de ces ventes groupées. À l’en croire, elles ont pour objectif de retirer une grande partie des stocks d’anacarde invendus des producteurs de Mankono. Selon lui, c’est une façon d’encourager et soulager les paysans face au revers de la pandémie.

De plus, il a souligné que plus de 2450 tonnes de noix brute de cajou ont été enlevées des mains des producteurs de Mankono. Notamment par la COOPARES, depuis le début de la campagne 2020 de l’anacarde.

Toutefois, rappelons que cette opération s’est déroulée en présence des responsables de la Coopérative. Ainsi que du sous-préfet de Mankono, Vanié Bi Trazié Jean François et des forces de l’ordre.

Présidentielle ivoirienne 2020: début de la « campagne » pour le parrainage des électeurs

La « campagne » pour la recherche du parrainage des électeurs, au profit des candidats à l’élection présidentielle ivoirienne du 31 octobre 2020, démarre ce jeudi 16 juillet 2020 pour une durée de 45 jours.La veille de cette opération de séduction visant, pour les candidats, à obtenir un nombre de signatures requises des électeurs, par ailleurs une condition d’éligibilité, a été expliquée par le président de la Commission électorale indépendante (CEI), Ibrahime Coulibaly-Kuibiert aux partis politiques. 

Le parrainage électoral, un dispositif intégré dans le Code électoral, est une « caution donnée ou accordée par des élus ou par des citoyens à un candidat à une élection ». Elle est matérialisée par une signature.

Il ne concerne que l’élection du président de la République et constitue un élément de recevabilité de la candidature à l’élection présidentielle. Selon le président de la CEI, les candidats ont la possibilité d’obtenir la signature des électeurs sur le listing de 2018 et de 2020.

Le président de la CEI a fait savoir que l’électeur se rend dans son lieu d’enrôlement pour remplir la fiche de parrainage sur laquelle il devra produire des données sur son identité grâce à sa pièce d’identité nationale. Il devra aussi disposer de son récépissé ayant servi à l’enrôlement.

La loi stipule toutefois que le parrainage a lieu sur la base de la liste électorale provisoire, en attendant la publication de cette liste. Et, les frais de « campagne » occasionnés par la collecte des parrainages sont à la charge des candidats à la candidature.

Le parrainage par les électeurs des candidats à la candidature à l’élection du président de la République est ouvert par décision de la Commission électorale indépendante, en même temps que la période de dépôt des candidatures à l’élection présidentielle.

M. Coulibaly-Kuibiert a précisé que le recueil des parrainages a lieu dans au moins 17 régions et Districts autonomes du pays. Et, chaque candidat devrait dans chacun d’eux, obtenir « au moins 1% de l’électorat » local. Cependant, un électeur ne peut parrainer qu’un candidat.

Conformément au Code électoral, la collecte des parrainages est interdite dans les cantonnements militaires et les établissements de santé. Le parrainage est notamment recueilli sur un formulaire en format papier et électronique. La signature de l’électeur doit figurer sur le formulaire en papier.

Le parrainage vise à s’assurer, au plan national, de l’assise du candidat à la candidature à l’élection du président de la République.  Ce dispositif électoral avait été institué en 1994 et appliqué en 1995, où le candidat devrait obtenir 5 000 signatures.

BEPC 2020 – Daloa : Des élèves pris en fragrant délit de fraude

Le mercredi 15 Juillet 2020, cinq candidats au BEPC ont été interpellés pour fraude à Daloa. Cet évènement s’est produit au centre du Collège le Principal de Daloa aux environs de 09 heures.

À cet effet, ces derniers ont été pris sur les faits de fraude lors de l’épreuve écrite d’histoire et Géographie. À en croire la publication de la direction générale de la police de Côte d’ivoire, ces élèves avaient en leur possession des téléphones portables.

Selon les dires du Président de jury dudit centre, ces appareils contenaient les corrigés de l’épreuve en cours. Notamment, ceux de l’Histoire et Géographie.

Cependant, notons que ces élèves ont tous une tranche d’âge différente. Tels que 13 ans, 16 ans, 18 ans et 19 ans

Covid-19 : L’imam Lamine Mohamed Camara exhorte les fidèles musulmans à respecter les mesures barrières

Dans le cadre de la lutte contre la Covid-19, le Secrétaire Général du Conseil des imams sunnites de la Côte d’Ivoire, l’imam Mohamed Lamine Camara, a exhorté les fidèles musulmans au strict respect des mesures barrières.

En effet, ce dernier a lancé cet appel lors de son intervention au point de presse quotidien sur la gestion de la covid-19, le 14 juillet à Abidjan.

Par ailleurs, pour faire face à la propagation qui continue et éviter de contracter le virus, il a invité les fidèles à respecter les mesures barrières. Selon lui, il faudrait appliquer toutes les consignes édictées par le gouvernement ivoirien.

Pour ce faire, il s’agira de se laver régulièrement les mains avec de l’eau et du savon ou en utilisant du gel hydro-alcoolique. Aussi, il faudra respecter une distance physique d’au moins un mètre, sans oublier le port de cache-nez.

Toutefois, à en croire l’imam, plusieurs actions ont été menées dans la lutte contre la Covid-19. Notamment, la mobilisation et la sensibilisation des fidèles pour le respect des mesures barrières. Et ce, à travers des actions de prévention au sein des communautés confessionnelles.

Présidentielle 2020 : KKB accusé de vouloir perturber le PDCI

Les membres de l’ancien bureau de la Jeunesse du PDCI ont accusé Kouadio Konan Bertin dit « KKB », de vouloir déstabiliser leur parti. Qualifiant ce dernier de mercenaire politique, ces derniers n’ont pas hésité hier mercredi, de le faire savoir.

En effet, les anciens collaborateurs de KKB ont dénoncé une incertitude dans ses actes. A priori, ce dernier n’a pas respecté sa parole quant à sa candidature à la présidentielle. Rappelons que KKB avait indiqué s’abstenir de se présenter à la présidentielle si Bédié, chef du PDCI, se présentait à la convention d’investiture du  candidat du parti pour l’élection présidentielle. Mais, fort est de constater ce dernier à bel et bien déposer sa candidature.

Par ailleurs, l’ancien secrétaire général de la Jpdci, Kamagaté Brahimade et membre du bureau politique du PDCI, a appelé les militants du parti à rester sourds des appels de détresse de KKB. Ainsi, qu’à ces vaines tentatives de déstabilisation.

« Nous ne nous reconnaissons pas dans la démarche de notre ancien président ». A affirmé Djenebou Diomandé, conseiller en communication de M. Bédié. Elle  a également ajouté que KKB a employé une démarche solitaire. Notamment, des actions entreprises sans avoir consulté ses ex-collaborateurs.

« Cet acte ne fait ni chaud ni froid » au parti, a-t-elle martelé,  indiquant que l’on devrait tourner la page avec cette affaire de KKB. À l’en croire, le PDCI engagé dans la course à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020, remportera ce scrutin.

Cependant, rappelons que face à la presse, le 7 juillet 2020, KKB a  déclaré qu’il n’excluait pas le fait d’être candidat à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020.

Obsèques de Gon Coulibaly : La dépouille de l’ex-premier ministre est arrivée à Korhogo

La dépouille mortelle de l’ex-Premier Ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, est arrivée le 15 juillet 2020 à Korhogo, sa ville d’origine. Le transfert de son corps a été fait, pour son inhumation le vendredi dans la stricte intimité familiale.

En effet, l’avion transportant sa dépouille a atterri à l’aéroport de Korhogo à 17 heures 10 minutes. À l’accueil sur le tarmac, plusieurs personnes attendaient l’arrivée de sa dépouille. Il y avait notamment sa famille biologique, des personnalités administratives, militaires, civiles et coutumières.

Par ailleurs, notons que sa dépouille a été transportée par des officiers supérieurs, sur un command-car des Forces Armées de la Côte d’Ivoire (FACI). Ces derniers l’ont transporté à Gbondala, dans son domicile familial.

Toutefois, une veillée de prière a été faite dans la soirée du mercredi 15 juillet. Puis, le 16 juillet aura lieu une cérémonie d’hommage des populations au stade municipal de Korhogo.

En outre, Gon Coulibaly sera inhumé le vendredi 17 juillet après la prière de vendredi. Aussi,  rappelons que son inhumation sera suivie de la cérémonie des 3ème et 7ème jours.

Affaire «CEI déséquilibrée» : la Cour africaine a débouté les requérants, estime le gouvernement ivoirien

La Cour africaine des droits de l’homme et des peuples a débouté le mercredi dans un arrêt, les requérants dans l’affaire Suy Bi Gohoré Emile et autres contre la République de Côte d’Ivoire relative à la Commission électorale indépendante ( CEI) a estimé le gouvernement ivoirien dans un communiqué transmis mercredi à APA.

« La Cour africaine est enfin parvenue à la conclusion suivant laquelle les requérants n’ont pas fait la preuve que la loi régissant la Commission électorale indépendante ( CEI) ne répondait pas aux normes prévues par les instruments pertinents relatifs aux droits de l’homme auxquels l’État défendeur est partie. En conséquence, elle les en a déboutés », a indiqué Sidi Tiémoko Touré, le porte-parole du gouvernement ivoirien, dans ce communiqué.

« La Cour africaine des droits de l’homme et des peuples a estimé que la Commission électorale indépendante ( CEI) issue de cette réforme est composée de membres indépendants et impartiaux, que cette CEI est équilibrée dans sa composition et qu’elle jouit d’une indépendante institutionnelle », a ajouté M. Touré.

Poursuivant, le porte-voix de l’exécutif ivoirien a soutenu que dans cet arrêt, la Cour africaine a indiqué qu’elle « n’a constaté aucune violation en ce qui concerne le droit de participer librement à la direction des affaires publiques, ni en ce qui concerne la question de l’égal accès à la fonction publique du pays ».

« La Cour africaine a déclaré que l’État de Côte d’Ivoire n’a pas violé son obligation d’exécuter l’arrêt qu’elle a rendu le 18 novembre 2016 dans le délai imparti », a également souligné M. Touré.

Dans un arrêt relatif à l’affaire Suy Bi Émile et autres contre la République de Côte d’Ivoire, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples a partiellement fait droit à la demande des requérants dans un arrêt de fond.

Selon l’arrêt, « dans l’examen au fond, la Cour a considéré que les requérants (partis politiques de l’opposition) n’ont pas établi que l’organe électoral créé par l’État défendeur est composé de membres qui ne sont ni indépendants ni impartiaux ».

En outre, la Cour observe qu’il n’a pas été prouvé que la CEI centrale est déséquilibrée en faveur du parti au pouvoir, et qu’il est « caractérisé par une grande dépendance institutionnelle du fait de niveaux inappropriés d’autonomie administrative ou financière et qu’il n’inspire manifestement pas confiance aux acteurs politiques ».

Sur ce fait, « l’examen du processus de réforme n’a révélé rien de tel », mentionne la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, dans un arrêt pris le 15 juillet 2020.

Toutefois, la Cour note un « déséquilibre manifeste du nombre de présidences des Commissions électorales locales proposé par le parti au pouvoir, suite aux élections du Bureau sur la base de la loi précédente, lorsque l’organe électoral aux niveaux locaux était encore déséquilibré en faveur du Gouvernement ».

La Cour a constaté que « l’État défendeur n’a pas pleinement respecté les articles 17 de la Charte africaine sur la démocratie, les élections et la gouvernance (la CADEG) et 3 du Protocole de la CEDEAO sur la démocratie et, par conséquent, a violé ces dispositions », souligne le texte.

Par ce motif, la Cour a ordonné à l’État défendeur de « prendre les mesures nécessaires pour garantir que de nouvelles élections du Bureau fondées sur la nouvelle composition de l’organe électoral soient organisées aux niveaux locaux », poursuit l’arrêt.

La Cour a constaté, par ailleurs, « l’absence d’un mécanisme garantissant que le processus de nomination des membres de l’organe électoral par les partis politiques, notamment les partis d’opposition et les OSC, soit piloté par ces entités ».

En conséquence, la Cour a relevé que « l’État défendeur n’a pas pleinement rempli non seulement les obligations qui lui incombent de garantir la confiance du public et la transparence dans la gestion des affaires publiques ainsi que la participation effective des citoyens dans les processus démocratiques telles que prescrites par les articles 3(7), 3(8) et 13 de la CADEG ».

Elle fait savoir que la Côte d’Ivoire n’a pas mais  accompli son obligation de veiller à ce que l’organe électoral jouisse de la confiance des acteurs et protagonistes de la vie politique, comme le prescrit l’article 3 du Protocole de la CEDEAO sur la démocratie. La Cour en a conclu que l’État défendeur a violé ces dispositions.

La Cour a pour ce faire ordonné à l’État ivoirien de prendre les mesures nécessaires avant toute élection pour garantir que le processus de nomination des membres de l’organe électoral proposés par les partis politiques, notamment les partis d’opposition, ainsi que les OSC, soit piloté par ces entités, sur la base de critères prédéterminés, avec le pouvoir de s’organiser, de se consulter, de tenir des élections, si nécessaire et de présenter les candidats nominés appropriés.

La Cour a également ordonné à l’État défendeur de lui faire un rapport des mesures prises relativement aux deux mesures ci-dessus dans un délai de trois mois à compter de la date de notification du présent arrêt, et ultérieurement, tous les six mois, jusqu’à ce qu’elle considère que ces ordonnances ont été pleinement exécutées.

« Je voudrais féliciter les membres du conseil qui ont défendu notre requête devant ladite Cour », a déclaré dans un communiqué Henri Konan Bédié, le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire  (Pdci, opposition).

« De son exposé, nous retenons que la Cour a jugé recevable notre requête et demande à l’Etat de Côte d’Ivoire de procéder à une reprise de la réforme de la Commission Électorale Indépendante, et ce dans un délai de trois  mois », a-t-il ajouté .

« Ce résultat me réjouit et je vous prie de procéder, Monsieur le Secrétaire Exécutif en chef du parti, à l’analyse de l’arrêt rendu afin que le parti sache à quoi s’en tenir dans les prochains jours jusqu’au 31 Octobre 2020, date de l’élection présidentielle », a poursuivi M. Bédié.

L’élection présidentielle en Côte d’Ivoire est fixée au 31 octobre 2020. Si l’Etat ivoirien réajuste au plus tôt les Commissions électorales indépendantes locales, le scrutin pourra se tenir dans le délai prescrit par la Constitution.

Présidentielle ivoirienne de 2020: KKB accusé de vouloir déstabiliser le Pdci

Les membres de l’ancien bureau de la Jeunesse du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Jpdci, 2003-2013), ont accusé mercredi leur ex-président, Kouadio Konan Bertin dit « KKB », de vouloir déstabiliser la formation politique, le qualifiant de « mercenaire politique ».Les ex-collaborateurs de KKB dénoncent une ambiguïté dans ses actes. Lui, qui avaient clamé que si  Henri Konan Bédié, chef du Pdci, se présentait à la convention d’investiture du  candidat du parti pour l’élection présidentielle, il s’abstiendrai, a déposé sa candidature.

Kamagaté Brahima, ancien secrétaire général de la Jpdci, de 2003 à 2013, et membre du bureau politique du Pdci, a appelé les militants du parti à « rester sourds des appels de détresse de KKB et ses vaines tentatives de déstabilisation ». 

«Nous ne nous reconnaissons pas dans la démarche de notre ancien président », a dit Mme Djenebou Diomandé, conseiller en communication de M. Bédié, avant d’ajouter que « c’est une démarche solitaire » de KKB qui n’a pas consulté ses ex-collaborateurs. 

« Cet acte ne fait ni chaud ni froid » au parti, a-t-elle martelé,  indiquant que « cette affaire de KKB, on doit tourner la page ». Car, le Pdci, engagé dans la course à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020, va remporter ce scrutin. 

Tehra Sinaly, ancien vice-président du bureau de la Jpdci de KKB en 2013, a déclaré que ce dernier « est à la solde de tous les politiciens de Côte d’Ivoire », le soupçonnant de rouler pour le parti au pouvoir.  

« Comment voulez-vous qu’ un militant du Pdci qui refuse de rester dans les rangs du parti pour le choix de son candidat et qui se porte candidat indépendant et qui est financé par un cadre d’un autre parti politique, on le qualifie (…) c’est un mercenaire politique », a dit M. Sinaly. 

Dans ce contexte, les membres de l’ancien bureau de la Jpdci 2003-2013 « ne sont pas solidaires de KKB parce qu’ il s’est constitué en mercenaire politique et qu’il sache que tout ce qu’il fait, ne pourra pas entacher la victoire du Pdci »,  a affirmé M. Tehra Sinaly. 

Face à la presse, le 7 juillet 2020, KKB a soutenu ne pas être à la solde du pouvoir, mais s’est présenté à la convention d’investiture du candidat du Pdci pour l’élection présidentielle d’octobre 2020,  parce que son pays « n’a nul besoin d’un pauvre remake des affrontements passés ». KKB a déclaré qu’il n’excluait pas d’être candidat à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020. 

Les médias en ligne ivoiriens invités à remplir les conditions pour exercer la qualité de publicitaire

Une délégation du Conseil supérieur de la publicité (CSP) de Côte d’Ivoire, conduite par Magloire Koné, a invité mercredi les médias en ligne ivoiriens à remplir les conditions afin d’exercer de façon régulière la profession de publicitaire.M. Koné a expliqué les formalités administratives et financières requises pour un exercice régulier de la profession de publicitaire, lors d’une séance de travail avec le Réseau des Professionnels de la Presse en Ligne de Côte d’Ivoire (REPPRELCI).

Cette  séance de travail fait notamment suite à une saisine du REPPRELCI par le Conseil supérieur de la publicité,  qui stipule avoir constaté la diffusion récurrente de messages à doses publicitaires dans les productions d’informations numériques.

Le sous-directeur de la validation des messages publicitaires et accréditations, de la vérification de la diffusion et de l’audience des supports du CSP, M. Magloire Koné et ses collaborateurs ont été en retour instruits sur le modèle  économique des médias en ligne et les difficultés auxquelles ils sont confrontés. 

Le président du Repprelci, Lassina Sermé, s’est félicité de cette rencontre qui marque le début d’une franche collaboration. Le CSP et le Repprelci ont convenu de se retrouver pour approfondir les réflexions en vue de relever les défis publicitaires du secteur des producteurs d’informations numériques.

Le CSP, créé le 28 mai 1979, est un organisme consultatif chargé de la gestion du secteur publicitaire en Côte d’Ivoire. Il est actuellement présidé par Maurice Agoh et dirigé par Mme Roux Ziola.

Créé en 2006, le REPPRELCI  regroupe des acteurs de la presse numérique en Côte d’Ivoire. Cette faîtière des médias numériques ivoiriens s’est donnée pour mission d’organiser, structurer et promouvoir la presse numérique en Côte d’Ivoire.

Des journalistes instruits à Abidjan sur les droits des travailleurs du sexe

Des journalistes ont été instruits, mercredi à Abidjan, sur les droits des personnes vivant avec le VIH-SIDA et les catégories de personnes dite « hautement vulnérables» à cette maladie dont les travailleurs du sexe (TS), les homosexuels, les usagers des drogues (UD) et les jeunes filles victimes d’exploitation sexuelles (JFVES).Cet atelier dont l’objectif est de former les journalistes sur les questions d’atteintes aux droits humains, les Violences basées sur le genre ( VGB) et le dispositif légal permettant de notifier les cas, a  été organisé par «Enda  Santé», une organisation internationale en charge des programmes de santé et  ses partenaires.

 « Ce qu’on veut qu’on retienne, c’est qu’à côté de la réponse médicale que tout le monde connaît, il y a une réponse spécifique au droits de l’homme dans la lutte contre le VIH-SIDA. La loi sur le VIH en Côte d’Ivoire dit de manière sommaire qu’on doit sans discrimination promouvoir les droits des personnes victimes de VIH, d’infections sexuellement transmissibles et ceux qui appartiennent aux groupes dit vulnérables», a expliqué Alain Kra, un juriste exerçant à Enda Santé.

 Poursuivant, il a estimé que l’État de Côte d’Ivoire qui a adopté une loi spécifique sur le VIH-SIDA promulguée en juillet 2014, doit veiller au respect des droits politiques, civils et sociaux de  ces catégories de personnes déterminées comme « populations hautement vulnérables ».

 Par ailleurs, M. Kra a présenté aux journalistes ce dispositif de protection des droits des personnes vivant avec le VIH-SIDA, se félicitant que dans cette loi sur le VIH-SIDA en Côte d’Ivoire, on ne peut pas subordonner l’accès à un emploi au test de dépistage de cette maladie.

 Avant lui, Nicolas Vako, le président du réseau Union contre la co-infection VIH-Hepatites-Tuberculose ( UNICO), l’un des partenaires de ce projet, a  exhorté les uns et les autres à l’acceptation des personnes vivant avec le VIH-SIDA ainsi que les travailleurs du sexe. En retour, les journalistes ont pris plusieurs engagements dont celui de vulgariser les droits de ces catégories de personnes hautement vulnérables au VIH-SIDA.

Présidentielle 2020 : Ouattara aurait décidé de briguer un 3e mandat

Le président de la République Alassane Ouattara aurait décidé de briguer un 3e mandat. C’est du moins ce que révèle le média Africa Intelligence.

Selon le média, Ouattara vient d’informer son premier cercle de sa volonté d’être candidat à sa propre succession. Une décision qui aurait été prise suite au décès d’Amadou Gon Coulibaly.

En effet, rappelons que ce dernier avait été désigné par Alassane Ouattara au sein du RHDP pour la présidentielle 2020. Malheureusement, il a succombé à un malaise le 8 juillet dernier.

Par ailleurs, soulignons que Ouattara, qui avait jeté tout son dévolu sur son Premier ministre, n’avait pas prévu d’autre alternative que la candidature de ce dernier. Ainsi, le décès du chef du gouvernement aurait-il chamboulé les plans d’ADO.

À en croire l’article d’Africa Intelligence paru ce mercredi, le média indique que le président ivoirien a annoncé à plusieurs de ses proches, « sa volonté de briguer un troisième mandat en octobre». Et ce, le week-end dernier.

Toutefois, cette information devra être confirmée avec l’officialisation de sa candidature par le RHDP. À cet effet, celle-ci devra se faire avant fin juillet. Quant à son investiture, elle devra être formalisée début août.

Cependant, si cette décision s’avère être vrai, Ouattara pourrait bien récolter les griffes de la communauté internationale. Notamment, en ne passant plus la main à une jeune génération.

Décès Gon Coulibaly: Ouattara exprime son «immense douleur» à un hommage du Rhdp au défunt

Le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, président du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp, pouvoir), a exprimé mercredi son « immense douleur » en mémoire de Amadou Gon Coulibaly, lors d’une cérémonie d’hommage du parti au Premier ministre défunt, au Palais des Sports de Treichville, dans le Sud d’Abidjan.«Ma douleur est immense, elle est profonde », a dit M. Ouattara dans un bref discours, indiquant que la dépouille du Premier ministre défunt, Amadou Gon Coulibaly, devrait « quitter Abidjan cet après-midi  pour Korhogo (nord ivoirien), la ville qu’il adorait, qui l’enthousiasmait ».  

« Nous avons arrêté de faire le 40e jour du décès de Amadou Gon Coulibaly à Korhogo (sa ville natale) le dimanche 16 août 2020 », a annoncé M. Ouattara, avant d’ajouter « d’ici là j’aurais récupéré partiellement et il me sera possible de rendre un hommage particulier à ce grand homme d’Etat».  

Venus de divers horizons, les militants, par milliers, ont rendu un vibrant hommage au Premier ministre défunt, Amadou Gon Coulibaly, président du directoire de la formation politique, en présence de Alassane Ouattara et son épouse. 

Sur une bannière portée par un portique, abritant la loge officielle, est gravé « Merci le lion, merci AGC (Amadou Gon Coulibaly). Ministres, présidents d’institutions et autorités administratives et politiques proches du pouvoir sont venus nombreux exprimer leur adieu au Premier ministre défunt. 

Les militants ont pris d’assaut le terrain du Palais des Sports de Treichville pour pleurer le lion, Gon Coulibaly, le candidat du Rhdp pour l’élection présidentielle du 31 octobre 2020. Certains, arborant des casquettes et  T-shirts sur lesquels l’on pouvait lire « adieu AGC » ou « à jamais dans nos cœurs ». 

Plusieurs cadres du Rhdp se sont succédés au pupitre pour témoigner du Premier ministre défunt qui a tiré sa révérence, le 8 juillet 2020, après un Conseil des ministres des suites d’un malaise cardiaque. Parti le 2 mai à Paris pour des soins, il est rentré dans son pays le 2 juillet 2020. 

« Nous étions prêts pour une campagne (électorale) de grande classe, mais Dieu en a décidé autrement », a déclaré le ministre-gouverneur Robert Mambé, dans un discours, laissant transparaître des émotions : « va en paix, frère, que la miséricorde de Dieu soit avec toi ». 

Anne Ouloto, ministre de la Salubrité et de l’assainissement, « ce jour (hommage du Rhdp à son président du directoire du parti) est un jour de pénitence et d’épreuve, de même que le jour de son décès ».

 Prêter sa voix à une oraison, dit-elle, est un supplice de voir que son « grand frère, le lion (comme l’on le surnomme), a cessé d’émettre son rugissement ». Pour elle, il a été bel et bien le meilleur profile désigné pour représenter le Rhdp à la présidentielle d’octobre 2020.

Kobenan Adjoumani, un transfuge du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), ex-allié au pouvoir, le Rhdp devra remporter cette élection dès le premier tour, car se sera « le plus bel hommage » que le parti puisse rendre à son illustre disparu. 

Bien que cette perte peut susciter quelques inquiétudes chez certains militants, les membres du Rhdp n’ont aucune raison de se laisser convoquer au tribunal du doute, a-t-il lancé, invitant tous les militants à garder la sérénité et à supporter le deuil sans crainte. 

« La présence du président Ouattara à la tête du Rhdp est une source de réconfort et un gage de sécurité qui donne des frissons à nos adversaires déjà agités », a-t-il rassuré, déplorant que des personnes mal intentionnées trouvent dans ce deuil l’opportunité de semer la division du Rhdp en distillant de fausses rumeurs.

« Le Rhdp ne connaîtra pas de saignée parce que nous sommes des Houphouëtistes », a-t-il poursuivi, tout en invitant les militants à retrousser les manches pour les prochaines joutes électorales. 

Le directeur exécutif du Rhdp, Adama Bictogo, lui, a laissé entendre comme des pleurs, Amadou Gon Coulibaly, fils du patriarche Peleforo Gbon Coulibaly, « où es-tu, tu nous avais dit que tu es revenu prendre ta place aux côtés de Ouattara ». 

Sa disparition, brusque, a été une onde de choc pour le Rhdp, et perturbe le calendrier du parti au pouvoir, qui devra au plus vite trouver un candidat consensuel pour ces joutes électorales qui s’annoncent épiques.

Le chef de l’Etat Alassane Ouattara a décrété un deuil national de huit jours, du 10 au 17 juillet 2020. Son « fils » politique, Gon Coulibaly, un collaborateur depuis 30 ans, quitte les siens à l’âge de 61 ans. Il devrait être inhumé vendredi à Korhogo, sa ville d’origine. 

Cote d’ivoire : Décès du vice-président du PDCI, Adam Yeboua

Le vice-président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), Adam Yeboua est mort ce mercredi à Abidjan. Une grande perte pour le camp PDCI, mais aussi pour toute la classe politique ivoirienne.

En effet, selon les dires de certains médias ivoiriens, son décès serait survenu dans la nuit de mardi à mercredi à Abidjan.

Toutefois, si la cause de son décès n’est pas encore connue, les mêmes sources rapportent que l’homme de 85 ans a été emporté par des petites maladies dues à son âge. À en croire les médias, Adam Yaboua souffrait depuis des mois voire des années.

Par ailleurs, rappelons que ce planteur et chef traditionnel est resté fidèle au premier président Félix Houphouët-Boigny. À la mort de ce dernier, il restera aux côtés d’Henri Konan Bedié pour gérer l’héritage du père de l’indépendance.

En outre, Yaboua a résisté à l’envie de rejoindre le RHDP du président Ouattara, en rupture avec son allié Bedié. Cependant, soulignons que cette perte est un coup dur pour le PDCI. Un parti qui entend préparer la présidentielle d’octobre prochain sans son vice-président.

Présidence à la FIF : Didier Drogba abandonné par l’association des joueurs de la Côte d’ivoire

Candidat à la présidence de la FIF, Didier Drogba n’ a pas obtenu le soutien de l’Association des joueurs de la Côte d’ivoire. Une situation qui remet vivement en cause sa candidature.

En effet, l’élection de l’ancien capitaine des éléphants à la tête de la FIF est compromise par ce coup dur. Ce dernier n’a pas reçu le parrainage de l’Association des footballeurs ivoiriens (AFI), comme il l’espérait. En outre, l’AFI a décidé d’accorder son parrainage à Idriss Diallo à la majorité des membres.

Par ailleurs, cette décision montre qu’Idriss Diallo, actuel vice-président de la Fif, est soutenu par les anciens internationaux. Tel que Bonaventure Kalou, Cyril Domoraud ou Ahmed Ouattara. Selon le secrétaire général de l’AFI, l’ancien joueur Aruna Dindane, qui a indiqué que ce choix rejoint la recommandation faite par deux tiers des délégués à l’issue de la réunion de vendredi dernier.

Toutefois, rappelons que les frères Yaya et Kolo Touré avaient apporté leur soutien à Drogba. Mais vu le déroulement des évènements, ces derniers s’inquiètent de la situation actuelle. Ils n’arrivent pas à comprennent pourquoi le parrainage de l’AFI n’a pas été attribué à Didier Drogba.

Cependant, sur les 5 groupements pouvant parrainer un candidat, 4 ont déjà fait leur choix. Il ne reste que l’Amicale des médecins, qui n’a pas encore donné son parrainage. Ainsi, il ne reste qu’une chance à Didier Drogba de rester dans la compétition.

À l’issue du choix ce dernier parrainage, Drogba saura s’il renoncera, patientera quatre ans de plus ou s’alliera à un des camps rivaux.

L’ivoire Golf Club : Des riverains protestent contre un morcellement de l’espace

Le mardi 14 juillet 2020, des riverains ont protesté contre la construction d’une route qui réduira l’utilisation d’une grande partie du parcours de l’ivoire golf club.

En effet, le déguerpissement d’une partie du parcours de golf a été annoncé par le ministère de l’entretien routier. Par ailleurs, cette action a été découverte ces derniers jours, avec le plantage de piquets symbolisant le tracé de la construction d’une route.

Selon le président Koffi Emmanuel, cette dernière incursion s’est faite sans la consultation des membres de l’Ivoire Club. Celle-ci elle n’a fait état d’aucune enquête d’impact environnemental. Et ce, sans considérer l’impact sur la vie des riverains des villages d’Anono et de M’Pouto.

En outre, notons que même si cette voie réduira considérablement l’utilisation d’une grande partie du parcours de Golf. Elle conduira également à la perte d’emplois de nombreuses personnes dans ce milieu.

Cependant, face à cette décision du ministère, les riverains, écologistes et amoureux du golf se sont fortement opposés. Pour ce faire, une pétition a été lancée par le président de la fédération de Golf en Côte d’ivoire.

« Nous, écologistes, riverains de Cocody, autochtones des villages de M’Pouto et d’Anono, sportifs passionnés nous nous alarmons de cette exploitation et du morcellement de cet espace de respiration créé par Félix Houphouët Boigny à l’instar de la forêt du Banco et du Jardin botanique de Bingerville. » Déclara, Emmanuel Koffi.

Ce dernier a ajouté dans la lettre de pétition, qu’ils protesteront avec énergie contre ce projet. Aussi, en demandant la préservation de ce patrimoine qui leur est cher.

Toutefois, rappelons que le golf d’Abidjan est le dernier parcours à exister en Côte d’ivoire au détriment de plusieurs sites. Notamment, Bouaké, Dimbokro et Yamoussoukro.

Côte d’ivoire : La démission de Kablan Duncan suscite de l’inquiétude dans le camp FPI

Le front populaire ivoirien (FPI) a évoqué ses différentes inquiétudes concernant la démission du vice-président de la république Kablan Duncan.

En effet, le départ de ce dernier, a soulevé plusieurs interrogations de la part des uns et des autres. Notamment, sur la situation actuelle du gouvernement ivoirien.

Pour ce faire, le FPI a voulu attirer l’attention de la population ivoirienne sur les différentes démissions au sein du gouvernement qui laisserait présager une crise de confiance au sommet de l’État. Sans pour autant, écarter une possible crise institutionnelle.

Par ailleurs, le FPI a indiqué que ces absences des membres du gouvernement fragiliseront forcément la réalisation de l’offre politique. Selon le camp Affi, la démission de Duncan pour convenance personnelle, suscite beaucoup d’interrogations voire de sérieuses inquiétudes. Et ce, à quelques mois de l’élection présidentielle d’octobre 2020.

Toutefois, le FPI a insisté sur la nécessité de prendre toutes les dispositions pour que la présidentielle se tienne à la date indiquée. Plus particulièrement en accord avec la Constitution.

Cependant, à en croire Issiaka Sangaré, secrétaire général du FPI, l’arrivée de nouvelles autorités légitimes, pourra assurer une gouvernance sereine aux ivoiriens.

Examens de l’enseignement technique ivoirien: début des épreuves orales et pratiques avec 17 084 candidats

Quelque 17 084 candidats dont 7891 filles répartis dans 52 centres sur l’ensemble du territoire ivoirien, ont débuté mardi les épreuves orales et pratiques des examens à grand tirage 2020 de l’enseignement technique et de la formation professionnelle en Côte d’Ivoire, a-t-on appris sur place dans la capitale économique ivoirienne.Selon une note d’information transmise à APA,  ces épreuves ont été officiellement lancées au Lycée professionnel de Jacqueville (située à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest d’Abidjan) par Djedj Mel, le directeur de cabinet du secrétaire d’État chargé de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, Dr Brice Kouassi.

 Ce dernier a exhorté les candidats à donner « le meilleur d’eux-mêmes » pendant ces examens. Ce sont 17 084 candidats qui prennent part à ces épreuves orales et  pratiques qui s’achèveront le 17 juillet prochain. Quant aux épreuves écrites, elles sont prévues du 21 au 24 juillet prochain. 

Mardi dernier, dans le cadre de la session 2020 de ces examens de l’enseignement technique ivoirien, 16 473 candidats ont pris part aux épreuves physiques et sportives (EPS).

Covid-19 en Côte d’ivoire : Renforcement des tests de dépistage et de diagnostic

Le Conseil National de Sécurité (CNS) a annoncé l’augmentation des tests de dépistage et le renforcement de la capacité de diagnostic. Cette décision a été prise à l’issue d’une réunion relative à l’évolution de la COVID-19 en Côte d’ivoire, le lundi 13 juillet 2020 à Abidjan.

Par ailleurs, notons que le réseau des laboratoires à même d’effectuer des tests de dépistage COVID-19 s’est renforcé avec l’opérationnalisation de plusieurs laboratoires. Notamment, ceux du CHU de Bouaké et de six autres laboratoires des CHR à l’intérieur du pays. A savoir San Pedro, Abengourou, Korhogo, Odienné, Man et Daloa.

En outre, ces laboratoires assureront un bon maillage territorial et une capacité de diagnostic à l’échelle nationale.

Cependant, rappelons que le nombre de cas positifs continue de croître, en raison de la hausse du nombre de personnes testées par jour. Pour ce faire, le CNS a déploré le non-respect des mesures barrières par les populations. Plus particulièrement le port du masque et la distanciation physique.

Toutefois, le CNS a souligné, que le taux de positivité enregistre une baisse relative pour s’établir en moyenne autour de 15% à 20%. Et ce, contre 41% à la mi-juin 2020. Il faudrait préciser que la Côte d’ivoire enregistre en ce jour 12 872 cas confirmés, dont 6 810 guéris et 84 décès.