Lancement à Abidjan d’un projet pour soutenir 300 commerçantes

La Fondation African Women Initiatives ( AWI) a lancé jeudi à Abidjan l’édition 2021 de son programme dénommé CÊWA, un projet qui vise à soutenir à terme 300 femmes commerçantes à faibles revenus.

 Au cours de cette cérémonie de lancement, rapporte une note d’information transmise vendredi à APA, les bénéficiaires ont reçu chacune un kit d’une valeur de 100 000 FCFA composé d’une glacière, de sodas et de l’eau minérale.

 « Cette 1ère cohorte riche de 100 femmes comprend trois catégories de bénéficiaires que sont celles du kit glacière, du kit cosmétique et celles du kit marché composés de produits secs», précise la note.

Par ailleurs, pour cette année 2021, ce projet soutiendra à terme 300 femmes  issues du district d’Abidjan, notamment dans les communes d’Adjamé, Abobo, Port-Bouët, Yopougon, Treichville et Marcory afin de renforcer leurs capacités de résilience économique et sociale face à la Covid-19.

Au nom des bénéficiaires, Sompleï Marie Noëlle a remercié la Fondation AWI et ses partenaires pour cette initiative visant l’autonomisation économique de la femme. Le concept dénommé CÊWA destiné à soutenir les femmes commerçantes à faibles revenus, a été lancé officiellement le 29 mai 2019.

Les travaux de la première centrale solaire de Côte d’Ivoire seront lancés en 2021

Le nouveau ministre ivoirien des Mines, du pétrole et de l’énergie, Thomas Camara a officiellement pris fonction, jeudi à Abidjan, au cours d’une cérémonie de passation de charges avec son prédécesseur, Abdourahmane Cissé.

Au cours de cette cérémonie présidée par  Roger Charlemagne Dah du Secrétariat général du gouvernement, Abdourahmane Cissé,  a dressé le bilan et les perspectives de son passage à la tête de ce ministère, saluant dans la foulée la nomination de son successeur.

A propos des perspectives, le ministre Cissé a énuméré le lancement en 2021 des travaux de construction de la première centrale solaire de la Côte d’Ivoire, l’accélération du processus d’électrification des localités en vue d’atteindre un taux de couverture de 100% à fin 2025, un mix énergétique d’au moins 42% d’énergies renouvelables à fin 2030 et l’entrée de nouveaux acteurs dans le domaine des hydrocarbures.

Parlant de son bilan dans le domaine de l’énergie, le ministre Abdourahmane Cissé a rappelé que sur la période  2019-2020, 1 841 localités ont été électrifiées, soit en moyenne 900 localités par an contre 300 par an sur la période 2012-2018.

Le taux de couverture national est passé de 33,1% en 2011 à 58% en 2018 et 80% à fin 2020. A ce propos, les localités de plus de 500 habitants, seront électrifiées avant fin juin 2021, selon les prévisions.

Par ailleurs, il ressort de ce bilan que 1,4 million de familles à revenu modeste ont bénéficié de la baisse de 20% du tarif social d’électricité, quand plus de 425 000 familles ont obtenu leur propre compteur à domicile à travers le Programme Electricité Pour Tous (PEPT) 2019-2020.

Il y a également le démarrage du projet de construction, à Aboisso (Sud-Est), de la plus grande centrale biomasse d’Afrique de l’Ouest, à base de palmier à huile  et d’une capacité de 46 MW.

Dans le domaine de la formation, il a cité la création de l’Ecole supérieure du pétrole et de l’énergie avec des doubles diplômes de l’Ecole polytechnique de Paris et de l’Institut français du pétrole. Cette école est logée au sein de l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro.

Un prix de l’innovation dans l’énergie et les hydrocarbures doté d’une récompense de 10 millions FCFA a été également institué sous le ministre Cissé pour encourager les entrepreneurs des secteurs de l’énergie et des hydrocarbures.

En outre, au niveau des hydrocarbures, un programme a été initié pour doubler la capacité de stockage national en butane.

Par ailleurs, une loi sur le contenu local dans les activités pétrolières et gazières en Côte d’Ivoire pour créer des champions nationaux et des emplois pour les  jeunes a été adoptée le 24 mars dernier, en Conseil des ministres.

«Je suis l’un des vôtres et je souhaite que la collaboration soit bonne », a lancé le nouveau ministre en direction de ses nouveaux collaborateurs, émettant le vœu que «nous puissions poursuivre les grands projets ».

« Que la confiance que le Président de la République a placée à la grande famille du pétrole et de l’Energie ne soit pas trahie », a conclu Thomas Camara qui assurait jusqu’à sa nomination le 06 avril dernier le poste de directeur général de la Société ivoirienne de raffinage (SIR).

Un nouveau gouvernement ivoirien de 41 membres dirigé par le premier ministre Jérôme Patrick Achi a été dévoilé le mardi 06 avril 2021. Auparavant, Abdourahmane Cissé a été nommé ministre-secrétaire général de la présidence de la République.

Les travaux de la première centrale solaire de Côte d’Ivoire seront lancés en 2021

Le nouveau ministre ivoirien des Mines, du pétrole et de l’énergie, Thomas Camara a officiellement pris fonction, jeudi à Abidjan, au cours d’une cérémonie de passation de charges avec son prédécesseur, Abdourahmane Cissé.

Au cours de cette cérémonie présidée par  Roger Charlemagne Dah du Secrétariat général du gouvernement, Abdourahmane Cissé,  a dressé le bilan et les perspectives de son passage à la tête de ce ministère, saluant dans la foulée la nomination de son successeur.

A propos des perspectives, le ministre Cissé a énuméré le lancement en 2021 des travaux de construction de la première centrale solaire de la Côte d’Ivoire, l’accélération du processus d’électrification des localités en vue d’atteindre un taux de couverture de 100% à fin 2025, un mix énergétique d’au moins 42% d’énergies renouvelables à fin 2030 et l’entrée de nouveaux acteurs dans le domaine des hydrocarbures.

Parlant de son bilan dans le domaine de l’énergie, le ministre Abdourahmane Cissé a rappelé que sur la période  2019-2020, 1 841 localités ont été électrifiées, soit en moyenne 900 localités par an contre 300 par an sur la période 2012-2018.

Le taux de couverture national est passé de 33,1% en 2011 à 58% en 2018 et 80% à fin 2020. A ce propos, les localités de plus de 500 habitants, seront électrifiées avant fin juin 2021, selon les prévisions.

Par ailleurs, il ressort de ce bilan que 1,4 million de familles à revenu modeste ont bénéficié de la baisse de 20% du tarif social d’électricité, quand plus de 425 000 familles ont obtenu leur propre compteur à domicile à travers le Programme Electricité Pour Tous (PEPT) 2019-2020.

Il y a également le démarrage du projet de construction, à Aboisso (Sud-Est), de la plus grande centrale biomasse d’Afrique de l’Ouest, à base de palmier à huile  et d’une capacité de 46 MW.

Dans le domaine de la formation, il a cité la création de l’Ecole supérieure du pétrole et de l’énergie avec des doubles diplômes de l’Ecole polytechnique de Paris et de l’Institut français du pétrole. Cette école est logée au sein de l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro.

Un prix de l’innovation dans l’énergie et les hydrocarbures doté d’une récompense de 10 millions FCFA a été également institué sous le ministre Cissé pour encourager les entrepreneurs des secteurs de l’énergie et des hydrocarbures.

En outre, au niveau des hydrocarbures, un programme a été initié pour doubler la capacité de stockage national en butane.

Par ailleurs, une loi sur le contenu local dans les activités pétrolières et gazières en Côte d’Ivoire pour créer des champions nationaux et des emplois pour les  jeunes a été adoptée le 24 mars dernier, en Conseil des ministres.

«Je suis l’un des vôtres et je souhaite que la collaboration soit bonne », a lancé le nouveau ministre en direction de ses nouveaux collaborateurs, émettant le vœu que «nous puissions poursuivre les grands projets ».

« Que la confiance que le Président de la République a placée à la grande famille du pétrole et de l’Energie ne soit pas trahie », a conclu Thomas Camara qui assurait jusqu’à sa nomination le 06 avril dernier le poste de directeur général de la Société ivoirienne de raffinage (SIR).

Un nouveau gouvernement ivoirien de 41 membres dirigé par le premier ministre Jérôme Patrick Achi a été dévoilé le mardi 06 avril 2021. Auparavant, Abdourahmane Cissé a été nommé ministre-secrétaire général de la présidence de la République.

Côte d’Ivoire: lancement d’une formation visant les acteurs des assurances

Un programme de renforcement des capacités des acteurs du secteur des assurances en Côte d’Ivoire a démarré le 24 mars 2021 et devrait s’étendre dans la zone CIMA.

Ce programme est assuré par Jely Group, un Cabinet de conseil dédié aux PME. Ce Cabinet a dispensé le 24 mars 2021, une formation aux agents généraux de la compagnie d’assurances GNA Côte d’Ivoire sur le thème : « Comment développer et pérenniser son entreprise ? ».

Cette formation est le premier volet de la mise en œuvre d’un important programme de renforcement des capacités qui s’étendra à tous les acteurs du secteur des assurances en Côte d’Ivoire et dans la zone de la Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurance (CIMA).

La séance s’est tenue au siège de l’Association des sociétés d’Assurances de Côte d’Ivoire (ASA-CI), et avait pour principal objectif de fournir aux bénéficiaires les outils nécessaires pour accroître significativement leur chiffre d’affaires et pérenniser leurs activités.

M. Mamadou Kouyaté, Managing Partner du groupe a instruit les agents sur la thématique retenue. Il a abordé lors de cette session des modules tels que les stratégies de développement commercial dans un environnement fortement concurrentiel.

 Il a également formé les agents sur la gestion de la satisfaction client, les politiques de communication B to C, la gestion du capital humain et la recherche de financement.

Selon lui, « les agents généraux sont le fer de lance de la stratégie commerciale d’une compagnie d’assurance qui veut s’inscrire dans la durée ».

A cet effet, il a invité les compagnies d’assurance à donner à leur personnel « les outils de gestion qui vont leur permettre de grandir et de laisser un capital solide aux générations futures ». 

Ce projet devrait par ailleurs permettre à la zone CIMA de disposer d' »agents généraux robustes à même de devenir des champions locaux et soutenant ainsi leurs compagnies respectives », a-t-il poursuivi.

GNA Assurances a réalisé, en 2020, plus de 10 millions de Dollars US de chiffre d’affaires selon les chiffres provisoires de l’ASA-CI, soit une progression de plus de 130% par rapport à l’année précédente.

Côte d’Ivoire: lancement d’une formation visant les acteurs des assurances

Un programme de renforcement des capacités des acteurs du secteur des assurances en Côte d’Ivoire a démarré le 24 mars 2021 et devrait s’étendre dans la zone CIMA.

Ce programme est assuré par Jely Group, un Cabinet de conseil dédié aux PME. Ce Cabinet a dispensé le 24 mars 2021, une formation aux agents généraux de la compagnie d’assurances GNA Côte d’Ivoire sur le thème : « Comment développer et pérenniser son entreprise ? ».

Cette formation est le premier volet de la mise en œuvre d’un important programme de renforcement des capacités qui s’étendra à tous les acteurs du secteur des assurances en Côte d’Ivoire et dans la zone de la Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurance (CIMA).

La séance s’est tenue au siège de l’Association des sociétés d’Assurances de Côte d’Ivoire (ASA-CI), et avait pour principal objectif de fournir aux bénéficiaires les outils nécessaires pour accroître significativement leur chiffre d’affaires et pérenniser leurs activités.

M. Mamadou Kouyaté, Managing Partner du groupe a instruit les agents sur la thématique retenue. Il a abordé lors de cette session des modules tels que les stratégies de développement commercial dans un environnement fortement concurrentiel.

 Il a également formé les agents sur la gestion de la satisfaction client, les politiques de communication B to C, la gestion du capital humain et la recherche de financement.

Selon lui, « les agents généraux sont le fer de lance de la stratégie commerciale d’une compagnie d’assurance qui veut s’inscrire dans la durée ».

A cet effet, il a invité les compagnies d’assurance à donner à leur personnel « les outils de gestion qui vont leur permettre de grandir et de laisser un capital solide aux générations futures ». 

Ce projet devrait par ailleurs permettre à la zone CIMA de disposer d' »agents généraux robustes à même de devenir des champions locaux et soutenant ainsi leurs compagnies respectives », a-t-il poursuivi.

GNA Assurances a réalisé, en 2020, plus de 10 millions de Dollars US de chiffre d’affaires selon les chiffres provisoires de l’ASA-CI, soit une progression de plus de 130% par rapport à l’année précédente.

Sénégal : la BM s’investit pour l’accès universel à l’électricité

La Banque mondiale va allouer 300 millions de dollars, soit plus de 165 milliards FCFA pour financer l’accès universel à l’électricité.Le Sénégal est sur la bonne voie pour atteindre son objectif d’accès universel à l’électricité d’ici 2025. En effet, la Banque mondiale vient de lui accorder le tiers de la totalité du financement requis pour la réalisation de ce programme.

Dans un communiqué parvenu ce mercredi à APA, l’institution de Bretton Woods informe qu’elle prépare deux projets additionnels avec le gouvernement du Sénégal pour atteindre ce but. Tout d’abord un projet régional qui permettra de raccorder les localités situées dans le périmètre des postes construits dans le cadre du Projet OMVG (Organisation pour la mise en Valeur du Fleuve Gambie). Mais également un projet national, en cours d’identification.

« Ces nouvelles interventions permettront d’électrifier une portion significative des 24% des ménages actuellement sans accès à l’électricité et de les sortir de la pauvreté », a déclaré le Directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal, la Mauritanie, la Guinée-Bissau, la Gambie et Cabo Verde, Nathan Belete.

Pour ce dernier, le défi à relever pour la réalisation de cette grande ambition n’est pas seulement la mobilisation du financement, mais c’est surtout le défi de la mise en œuvre. A l’en croire, cela passera par un renforcement institutionnel en termes d’organisation, de coordination, de contrôle et de suivi.

Le responsable de la BM a en outre salué les efforts qui ont permis d’atteindre « un niveau d’électrification enviable de l’ordre de 76 %, là où les pays de l’Afrique sub-saharienne ont pu apporter l’électricité à seulement deux cinquièmes (2/5) de leur population ».

Rappelant le rôle essentiel de l’électricité dans le développement et la transformation économique, Nathan Betele a soutenu que l’accès universel est une opportunité historique pour le pays pour atteindre l’émergence à l’horizon 2035.

En effet, souligne-t-il, en plus d’améliorer la qualité de vie des ménages, l’électrification est une condition essentielle au développement d’activités productives génératrices de revenus et de création d’emplois, notamment pour les jeunes. Elle permet également l’amélioration et la résilience de certains services publics essentiels comme l’éducation et la santé.

C’est pourquoi, au-delà des projets précités, son organisation accompagne actuellement le Sénégal pour atteindre l’objectif d’accès universel à travers d’autres projets que sont : le Projet d’Appui au Secteur de l’Électricité (PASE) et le Projet d’interconnexion régionale OMVG sans oublier le Projet régional Manantali 2.

Les deux projets nommés totalisent un financement de 200 millions de dollars. Ils permettront d’améliorer la couverture électrique du pays et de raccorder au réseau de nouvelles localités à travers la construction de dorsales moyenne tension notamment dans le sud et de lignes haute tension reliant le pays à ses voisins et au Système d’Échanges d’Énergie Électrique Ouest Africain.

Sénégal : la BM s’investit pour l’accès universel à l’électricité

La Banque mondiale va allouer 300 millions de dollars, soit plus de 165 milliards FCFA pour financer l’accès universel à l’électricité.Le Sénégal est sur la bonne voie pour atteindre son objectif d’accès universel à l’électricité d’ici 2025. En effet, la Banque mondiale vient de lui accorder le tiers de la totalité du financement requis pour la réalisation de ce programme.

Dans un communiqué parvenu ce mercredi à APA, l’institution de Bretton Woods informe qu’elle prépare deux projets additionnels avec le gouvernement du Sénégal pour atteindre ce but. Tout d’abord un projet régional qui permettra de raccorder les localités situées dans le périmètre des postes construits dans le cadre du Projet OMVG (Organisation pour la mise en Valeur du Fleuve Gambie). Mais également un projet national, en cours d’identification.

« Ces nouvelles interventions permettront d’électrifier une portion significative des 24% des ménages actuellement sans accès à l’électricité et de les sortir de la pauvreté », a déclaré le Directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal, la Mauritanie, la Guinée-Bissau, la Gambie et Cabo Verde, Nathan Belete.

Pour ce dernier, le défi à relever pour la réalisation de cette grande ambition n’est pas seulement la mobilisation du financement, mais c’est surtout le défi de la mise en œuvre. A l’en croire, cela passera par un renforcement institutionnel en termes d’organisation, de coordination, de contrôle et de suivi.

Le responsable de la BM a en outre salué les efforts qui ont permis d’atteindre « un niveau d’électrification enviable de l’ordre de 76 %, là où les pays de l’Afrique sub-saharienne ont pu apporter l’électricité à seulement deux cinquièmes (2/5) de leur population ».

Rappelant le rôle essentiel de l’électricité dans le développement et la transformation économique, Nathan Betele a soutenu que l’accès universel est une opportunité historique pour le pays pour atteindre l’émergence à l’horizon 2035.

En effet, souligne-t-il, en plus d’améliorer la qualité de vie des ménages, l’électrification est une condition essentielle au développement d’activités productives génératrices de revenus et de création d’emplois, notamment pour les jeunes. Elle permet également l’amélioration et la résilience de certains services publics essentiels comme l’éducation et la santé.

C’est pourquoi, au-delà des projets précités, son organisation accompagne actuellement le Sénégal pour atteindre l’objectif d’accès universel à travers d’autres projets que sont : le Projet d’Appui au Secteur de l’Électricité (PASE) et le Projet d’interconnexion régionale OMVG sans oublier le Projet régional Manantali 2.

Les deux projets nommés totalisent un financement de 200 millions de dollars. Ils permettront d’améliorer la couverture électrique du pays et de raccorder au réseau de nouvelles localités à travers la construction de dorsales moyenne tension notamment dans le sud et de lignes haute tension reliant le pays à ses voisins et au Système d’Échanges d’Énergie Électrique Ouest Africain.

Fmi -Dette : des mesures en faveur de 22 pays africains

En raison de son intérêt, nous reproduisons cet article de notre partenaire Financialafrik.com.(Financialafrik.com) Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé lundi 5 avril avoir approuvé le 1er avril, une troisième tranche de subventions pour l’allégement du service de la dette de 28 pays membres dits pauvres dans le cadre du Catastrophe Containment and Relief Trust (CCRT). Parmi eux, 22 sont africains.

Il s’agit du Bénin, du Burkina Faso, du Burundi, de la Centrafrique, des Comores, de la RD Congo, de Djibouti, de l’Éthiopie, de la Gambie, de la Guinée, de la Guinée-Bissau, de Haïti, du Libéria, de Madagascar, du Malawi, du Mozambique, du Népal, du Niger, du Rwanda, de Sao Tomé-et-Principe, de la Sierra Leone, de la Tanzanie, du Tchad et du Togo. A eux s’ajoutent l’Afghanistan, Haïti, le Népal, les Îles Salomon, le Tadjikistan et le Yémen.

Selon le FMI, cette nouvelle approbation fait suite à deux tranches antérieures approuvées respectivement le 13 avril 2020 et le 2 octobre 2020. Elle permet le décaissement de dons du CCRT pour le paiement de tous les services de la dette éligibles dus au Fonds par ses membres les plus pauvres et les plus vulnérables du 14 avril 2021 au 15 octobre 2021, estimés à 238 millions USD.

« Cette tranche de subventions pour l’allégement du service de la dette continuera à aider à libérer des ressources financières limitées pour un soutien sanitaire, social et économique d’urgence vital afin d’atténuer l’impact de la pandémie de Covid-19 », indique l’institution dans un communiqué. D’ailleurs, elle ajoute qu’un allégement du service de la dette pourrait être accordé pour la période restante allant du 16 octobre 2021 au 13 avril 2022.

Légère hausse des prix de l’essence et du gasoil en Côte d’Ivoire

Les prix à la pompe de l’essence super sans plomb et du gasoil, en Côte d’Ivoire, connaissent une légère hausse passant de 600 à 615 FCFA le litre sur la période du 6 au 30 avril 2021.

Le prix maxima de détail des produits pétroliers pour la période du 6 au 30 avril 2021 indique pour l’essence super sans plomb à l’ambiant un coût à 615 Fcfa/litre contre 600 Fcfa/litre les mois précédents, de même que celui du gasoil, selon une note de la direction générale des hydrocarbures reçue à APA, mardi.

Le pétrole lampant, lui, reste inchangé à 555 Fcfa le litre à l’ambiant. Et ce, depuis quelques années. Ce produit pétrolier est beaucoup utilisé dans des campagnes et des villages, où les populations n’ont pas accès à l’électricité.

Le prix de la bouteille de gaz butane de 6 Kg (B 6) reste également stable à 2.000 Fcfa. De même le coût de la bouteille de 12,5 Kg, une bonbonne très utilisée dans les ménages dans le pays, qui demeure inchangé à 5.200 Fcfa.

La bouteille de 15 Kg est fixée à 6 965 Fcfa et celle de 17,5 Kg à 8125 Fcfa. Quant à la bouteille de 25 Kg elle est cédée à 11 610 Fcfa et celle de 28 Kg à 13.000 Fcfa. 

L’ajustement des prix des produits pétroliers en Côte d’Ivoire se fait chaque mois conformément aux dispositions du mécanisme automatique des prix des hydrocarbures sur le marché international.  

Assurance: l’Ivoirien Karim Diarrassouba prend fonction à la tête de la CICA-RE

L’Ivoirien Karim Diarrassouba, nouveau directeur général de la Compagnie de réassurance des Etats membres de la Conférence Interafricaine des marchés d’assurances (CICA-RE), a officiellement pris fonction le 1er avril 2021 à Lomé, à l’issue d’une passation de charges avec son compatriote Jean Baptiste Kouamé.

Elu directeur général de la CICA-RE, lors de la 134è session du Conseil d’administration de cette compagnie, le 13 août 2020 pour un mandat de cinq ans, l’Ivoirien Karim Diarrassouba conduit désormais la destinée de l’organisation régionale basée à Lomé, au Togo.  

M. Diarrassouba succède à M. Jean Baptiste Kouamé qui est arrivé à la fin de son deuxième mandat à la tête de la CICA-RE. Sa prise de fonction intervient dans un contexte marqué par la crise sanitaire de Covid-19.  

« J’ai la ferme conviction que les qualités humaines de M. Diarrassouba et sa détermination à poursuivre le développement de la CICA-RE et seront des atouts majeurs pour le succès de la compagnie », a déclaré M. Jean-Baptiste Kouamé. 

M. Kouamé lui a ensuite réitéré ses « vives et chaleureuses félicitations pour la confiance que lui témoignent ainsi conjointement les autorités de tutelle de la Côte d’Ivoire et les dirigeants institutionnels de la compagnie». 

Le directeur général sortant, Jean-Baptiste Kouamé affiche des résultats probants en treize ans de service. De 06 milliards de FCFA en 2008, le capital de la CICA-RE est passé à 48,76 milliards de FCFA en 2020 avec un chiffre d’Affaires de 90 milliards contre 14 milliards en 2008, indique une note de l’organisation transmise à APA, lundi.  

Selon le bilan financier, « la trésorerie active est passée de 2,4 milliards Fcfa en 2008 à 52 milliards en 2020, avec un résultat net de 5 milliards en 2020 contre 526 millions en 2008 ».

Le nouveau directeur général, Karim Diarrassouba, s’est engagé à consolider les acquis tout en jouant sa partition pour relever des défis nouveaux auxquels fera face la CICA-RE. 

«Notre principal objectif est de hisser la CICA-RE au rang des plus grands réassureurs régionaux de l’Afrique à travers la consolidation des acquis de la compagnie et la mise en place d’un nouveau plan stratégique de développement», a déclaré M. Karim Diarrassouba, lors de la passation de service. 

Il entend décliner sa vision dans un Plan stratégique de développement autour des axes dont le respect de l’adéquation du ratio des fonds propres sur chiffre d’Affaires à travers une nouvelle augmentation du capital de 50 à 100 milliards de FCFA.

M. Diarrassouba veut également poursuivre la mise en œuvre de la cession légale au premier franc conformément au réaménagement négocié avec la FANAF, ainsi que la finalisation du processus de filialisation du bureau de contact de Nairobi.

L’amélioration continue de la notation financière de la Compagnie auprès des agences de renoms fait partie de ses objectifs,  de même que le renforcement du cadre de gestion des risques de la compagnie et l’amélioration du dispositif de contrôle interne. 

Avisé sur les questions de ce secteur, il envisage d’améliorer le système d’information et de reporting de la compagnie ; de renforcer les relations d’affaires avec les partenaires, ainsi que la situation financière de la CICA-RE, tout en optimisant les opérations à travers la distribution continue des dividendes aux actionnaires et la promotion de l’éthique et de la bonne gouvernance. 

La passation de service a été présidée par le Président du Conseil d’administration de la CICA-RE, Olivier Mebiame, lors d’une cérémonie qui a vue la participation de plusieurs personnalités dont l’actuel directeur des assurances, Issouf Traoré qui représentait le ministre ivoirien de l’Economie et des Finances.

Le Maroc et le Sénégal signent trois accords de coopération

Par Hicham Alaoui — Le Maroc et le Sénégal ont signé, lundi à Dakhla, trois accords de coopération en marge de l’inauguration du Consulat général du Sénégal dans cette ville du sud marocain.Signés par le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita et son homologue sénégalaise, Mme Aissata Sall Tall, ces accords portent sur la coopération en matière de décentralisation, des Technologies de l’Information et de la Communication et l’Aviation Civile.

Le premier accord définit le cadre de coopération entre les deux pays dans le domaine de la décentralisation. Cette coopération va se concrétiser à travers la redynamisation entre les Collectivités territoriales marocaines et sénégalaises des relations de jumelage, la mise en œuvre effective des conventions de coopération et de partenariat, l’échange d’expériences et de connaissances en matière de gouvernance locale et de gestion de proximité des entités décentralisées.

Le deuxième accord a pour objectif de fixer le cadre d’échange et de collaboration dans le domaine des Technologies de l’Information et de la Communication en vue d’un développement économique, social et culturel des deux pays.

Les deux parties conviennent de développer, de renforcer et d’approfondir une coopération mutuellement avantageuse en la matière et ce, à travers l’échange d’informations, de compétences et d’expertise notamment en ce qui concerne les stratégies nationales et la réglementation des TIC, le développement de l’industrie TI et du contenu numérique éducatif, le domaine de l’université numérique et d’enseignement à distance, le transfert des technologies et des meilleures pratiques dans le domaine de l’e-gouvernement.

Quant au troisième accord, il a pour objectif de renforcer la coopération technique entre les deux pays dans le domaine de l’aviation civile.

A travers ce mémorandum d’accord, les deux parties prennent les mesures nécessaires pour réaliser un programme d’actions de partenariat articulés autour de plusieurs axes afférents entre autres à l’assistance technique en matière de sécurité et de sureté de l’aviation civile ainsi que l’assistance en matière de développement du transport aérien.

Cette coopération sera concrétisée par l’échange d’expertises et d’informations en la matière, de visites d’études et de formations spécifiques.

Maroc : maintien des aides financières aux salariés en arrêt temporaire du travail

Le Comité de veille économique (CVE), réuni vendredi, a décidé de prolonger jusqu’au 30 juin 2021, plusieurs mesures d’appui en faveur de certains secteurs d’activité impactés par la pandémie.Il s’agit, en l’occurrence, des indemnités, des allocations familiales, ainsi que l’AMO au profit des salariés relevant du secteur du tourisme, de la restauration, des activités des traiteurs et prestataires évènementiels, celles des parcs d’attraction et de jeux, des crèches, des salles de sport privées au même titre que ceux des secteurs de la presse et des industries culturelles et créatives, indique un communiqué du ministère de l’Economie et des finances.

L’ensemble de ces mesures qui concernent environ 102.000 salariés, est financé par le Fonds spécial pour la gestion de la pandémie du Coronavirus.

Le CVE a également noté avec satisfaction les résultats positifs obtenus grâce aux différents produits de garantie mis en place pour couvrir les besoins de financement des entreprises affectées par la crise du Covid-19.

Au 31 mars 2021, ces produits de garantie ont couvert 93.419 crédits bancaires pour un montant global de 61,5 milliards de dirhams (1 euro = 10,8 DH) en faveur des entreprises, ce qui est en ligne avec les objectifs fixés au niveau du Plan de relance initié par le Souverain.

Par ailleurs, et tenant compte de l’évolution inquiétante de la situation sanitaire chez les principaux partenaires européens du Maroc et des mesures de restrictions qui ont été mises en place pour endiguer son aggravation, le CVE continuera de suivre de près l’évolution de la situation, notamment celle des secteurs économiques les plus impactés et ce, en concertation avec les départements ministériels concernés, conclut le communiqué.

Le groupe marocain Bank of Africa désigné meilleure banque en Afrique

Le Groupe Bank Of Africa (BOA) a été désigné meilleure banque en Afrique en 2020 en obtenant le prestigieux trophée « Golden Award » décerné lors du forum AIFA -Africa Investments Forum & Awards, par Leaders League.Ce prix a été octroyé par un organisme dédié aux opportunités commerciales qui rassembles un public de haut niveau de plus de 700 décideurs publics et privés pour ensuite, à travers un jury composé de 100 membres, récompenser les meilleurs projets et entreprises pour leurs performances en Afrique et leur innovation, indique BOA dans un communiqué, parvenu vendredi à APA.

Cette consécration de « Banque Africaine de l’année 2020 », remise pour la deuxième fois depuis 2018 au BOA, récompense une banque africaine avec un positionnement remarquable sur le continent, fait savoir la même source.

En effet, BOA est le groupe bancaire marocain le plus orienté vers l’international avec une présence dans une trentaine de pays en Afrique, en Europe et en Asie, employant plus de 15.000 collaborateurs à travers le monde, avec un réseau de 1.800 points de vente au service de plus de 6 millions de clients.

L’année 2020 a été pour le Groupe un accélérateur de changement dans un contexte exceptionnel, poursuit BOA qui note que la banque a poursuivi au courant de cette année son processus de transformation digitale à travers des plateformes de Banque à distance au service de ses clients et des mesures ont été mises en place pour soutenir l’économie nationale à travers le lancement de nouveaux produits pour accompagner les entreprises à l’échelle nationale et internationale.

Ainsi, les ambitions de développement continu de la Banque ont affirmé ses capacités d’innovation, notamment à travers des outils de communication à la pointe, tels que l’édition en 2020 du 1er rapport annuel intégré dans le paysage bancaire national, en différentes versions, notamment en digital et différentes langues et un site web regroupant l’ensemble de l’information financière et extra-financière du Groupe.

D’un déficit chronique, Talon propulse le Bénin vers l’autosuffisance énergétique

Le chef de l’Etat Patrice Talon, candidat à l’élection présidentielle béninoise du 11 avril 2021, affiche sa détermination à pérenniser ses acquis économiques, dont le secteur de l’énergie, où il a réussi à propulser le pays vers l’autosuffisance énergétique.

Le secteur énergétique figure parmi ceux dont les progrès illustrent le mieux sa performance de gouvernance. Déficit chronique d’électricité, délestages à répétition, dettes massives vis-à-vis des fournisseurs voisins : en 2016, à lui seul, il était un indicateur du mal-être du Bénin. 

Cinq ans plus tard, ces dettes ont été considérablement réduites et le pays est passé d’une dépendance absolue de « 90% en 2016 » à une amorce d’autonomisation énergétique avec une puissance installée propre de 181,5 MW, couvrant environ 60% des besoins actuels du Bénin. 

La campagne pour l’élection présidentielle du 11 avril 2021, officiellement lancée le 26 mars à minuit, est engagée. Au cours de son premier meeting Patrice Talon, a devant ses partisans, au Palais des Congrès de Cotonou, le 27 mars, étalé sa vision pour ce secteur.  

« Il fallait préalablement à toute chose engager une réforme de tout le pays, dans tous les domaines, dans tous les secteurs », a déclaré M. Talon lors de son premier « show » officiel de campagne, faisant état de l’ampleur de la tâche qui l’attendait en 2016. 

Cinq ans plus tard, il peut se targuer d’un bilan économique solide, comme le reflètent notamment les marqueurs macro-économiques, le taux de croissance record réalisé au sein de la zone UEMOA (7% en 2019) et les avancées dans le secteur de l’énergie.  

En 2020, malgré la pandémie de Covid-19 et les conséquences de la fermeture de la frontière avec le Nigeria, l’un des principaux partenaires au plan commercial et économique, le pays a été l’un des rares à maintenir une croissance positive.

Diversification et renforcement des capacités

Cette reprise en main de la situation a d’abord été permise grâce à l’apurement des dettes envers la Communauté électrique du Bénin (CEB) et les pays voisins fournisseurs (Nigeria et Ghana), soit plus de 73 M USD.

Il a engagé la révision de l’accord contraignant le pays à partager son réseau énergétique avec son voisin, le Togo, au profit du développement national. En outre, prise le 27 novembre 2018 à Lomé, la décision de dissoudre la CEB a pris effet le 25 mars dernier, mettant fin à ses privilèges d’acheteur unique en tant que structure commune au Bénin et au Togo.

L’embellie résulte aussi du renforcement des capacités nationales de production et de distribution et de la modernisation des infrastructures avec la construction en 2019 de la centrale thermique dual fuel de Maria-Gléta 2 pour 127 MW, la réhabilitation et la remise en service des trois petites centrales thermiques existantes pour 30 MW. 

Ce résultat a été obtenu grâce à l’adoption d’un nouveau Code de l’électricité et la mise en place d’un cadre réglementaire particulièrement incitatif pour le développement des énergies renouvelables, par la mise en gestion déléguée de la Société béninoise d’Energie électrique (SBEE). 

En outre, le gouvernement a permis la création de la Société béninoise de Production d’Électricité (SBPE), chargée de produire l’énergie électrique à partir des centrales publiques avant de la céder à la SBEE, qui aura alors une mission de distribution électrique.

2021, année de grands travaux 

Pour pousser plus loin cette dynamique, le chef de l’Etat, Patrice Talon, s’engage à poursuivre et achever les actions visant à l’autonomisation énergétique du pays. Cela passera notamment par l’amélioration du réseau de distribution d’énergie électrique.

Il favorise la construction d’une nouvelle centrale de 143 MW à Maria Gléta (qui devrait être achevée début 2022) ainsi que des centrales solaires pour une capacité totale de 95 MW +déjà en cours d’exécution+ la poursuite des négociations et des actions en vue de la réalisation du barrage hydroélectrique multifonctions de 128 MW dit Dogo-bis, sur le fleuve Ouémé. 

Dans son programme présidentiel, Patrice Talon prévoit d’y ajouter la réalisation de deux centres de contrôle de la distribution (l’un national et l’autre régional), la construction du terminal de stockage et de regazéification flottant dans le port de Cotonou afin de fournir du gaz pour le fonctionnement des centrales thermiques de Maria-Gléta et la poursuite de l’amélioration de la gestion de la SBEE. 

Ce projets prioritaires ont justifié pour 2021 un budget en forte augmentation (+30% par rapport à 2020), soit plus de 108 M USD pour un total de 25 grands projets. Objectif : permettre au Bénin d’être autonome dès 2022 et de devenir exportateur d’énergie électrique vers d’autres pays de la sous-région.

Afrique: 2,3 à 3,4 % de croissance en 2021 (BM)

Les prévisions de croissance en Afrique subsaharienne tablent sur une progression comprise entre 2,3 et 3,4 % en 2021, selon le dernier rapport d’Africa’s Pulse de la Banque mondiale.L’économie d’Afrique noire va renaître de ses cendres malgré la récession causée par la Covid-19. C’est en tout cas ce que laisse croire la dernière édition d’Africa’s Pulse, le rapport semestriel de la Banque mondiale consacré à la conjoncture économique africaine. Il indique dans un communiqué reçu vendredi à APA que la croissance va progresser de l’ordre de 2,3 à 3,4 % cette année. Mais que cela dépendra « des politiques adoptées par les pays et la communauté internationale ».

Avec un taux d’infection d’environ 40 % supérieur à celui de la première vague, la deuxième vague de coronavirus risque de tirer ces prévisions vers la fourchette basse. A ce jour, le continent a enregistré plus de 4,3 millions de cas et près de 120.000 décès. La BM constate que certains pays sont parvenus à faire reculer significativement la propagation du virus grâce aux mesures de confinement, alors que d’autres sont confrontés à une hausse des contaminations.

Grâce à la « conjonction de plusieurs facteurs », comme la progression lente du virus et un faible taux de létalité, de nombreuses économies d’Afrique « ont pu résister à la tourmente » provoquée par la pandémie, note Africa’s Pulse. « Cela tient aussi à la bonne tenue de la production agricole et au redressement plus rapide qu’attendu des cours des matières premières ».

Réformes

Le rapport souligne en outre que « la reprise économique dépendra de l’ampleur des réformes engagées par les pays pour soutenir la création d’emplois, encourager les investissements et accroître la compétitivité ».

«
L’an dernier, les pays africains ont consenti des investissements considérables pour maintenir leurs économies à flot et préserver la vie et les moyens de subsistance de leurs populations. Afin d’intensifier ces efforts et d’ouvrir la voie à une reprise plus solide sur tout le continent, ils doivent mettre en œuvre des
réformes ambitieuses qui permettront d’accompagner la création d’emplois, d’encourager une croissance équitable, de protéger les personnes vulnérables et de préserver l’environnement », a recommandé le Camerounais Albert G. Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique

Par ailleurs, précise Pulse, les pays d’Afrique subsaharienne ne bénéficieront pas tous de la même dynamique de reprise cette année. Les économies pauvres en ressources naturelles, comme la Côte d’Ivoire et le Kenya, et dans les économies dépendantes de l’extraction minière, comme le Botswana et la Guinée, devraient enregistrer un rebond solide en 2021, à la faveur d’une reprise de la consommation et des investissements privés portée par le retour de la confiance et d’une hausse des exportations.

En Afrique de l’Est et australe, la croissance devrait reculer à -3 % en 2020, plombée en particulier par les performances modestes de l’Afrique du Sud et de l’Angola, les deux locomotives de la sous-région. En dehors de ces deux pays, l’activité économique devrait rebondir de 2,6 % en 2021 et de 4 % en 2022.

2022, une autre année

En Afrique de l’Ouest et centrale, la croissance s’est contractée de 1,1 % en 2020, un résultat supérieur aux prévisions d’octobre 2020, grâce à un fléchissement moins prononcé que prévu de l’activité au second semestre au Nigéria, la première économie de la sous-région. Le PIB réel en Afrique de l’Ouest et centrale devrait progresser de 2,1 % en 2021 et de 3 % en 2022.

Ainsi, fait remarquer l’institution de Breton Wood, la croissance du PIB réel pour 2022 est estimée à 3,1 %. Dans la plupart des pays de la région, le niveau d’activité à la fin de l’année 2021 sera bien inférieur aux prévisions établies avant la survenue de la pandémie. Cette situation « risque d’aggraver les conséquences négatives durables de la crise sanitaire sur le niveau de vie des habitants ».

En dehors des investissements en faveur du capital humain et des réformes encourageant une hausse d’une productivité inclusive et de la compétitivité, le rapport note que l’allégement du fardeau de la dette permettra aux pays africains « de dégager des ressources publiques pour investir notamment dans l’éducation, la santé et les infrastructures ».

Selon Africa’s Pulse, les douze prochains mois « seront décisifs » pour permettre à la zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) de jouer pleinement son rôle pour accélérer l’intégration des pays d’Afrique dans les chaînes de valeur régionales et mondiales.

Le privé sénégalais va construire une centrale à gaz

Des chefs d’entreprise sénégalais ont décidé de mettre en place une centrale à gaz de 300 mégawatts, d’un coût global de 227 milliards FCFA.Le privé national se lance enfin. Le consortium West Africa Energy (WAE), composé d’hommes d’affaires sénégalais, s’est engagé à réaliser cette infrastructure énergétique au Cap des Biches de Rufisque, à l’est de Dakar. Elle sera opérationnelle en 2022.

Dirigée par l’ancien ministre de l’Energie sous Wade, Samuel Ameth Sarr, la société WAE est composée également de Harouna Dia et Abdoulaye Dia, connus dans le milieu agroalimentaire, ainsi que de Khadim Ba, actif dans le secteur pétrolier.

Présente à la cérémonie de pose de première pierre, tel que rapporté par plusieurs médias locaux comme Sud Quotidien, le ministre du Pétrole et des Énergies, Sophie Gladima, a déclaré que la réalisation de ce projet marquera la « plus grande centrale à gaz du Sénégal et de l’Afrique de l’ouest ».

Se félicitant de l’initiative, elle note que « cette cérémonie intervient dans un contexte où l’énergie, moteur principal du PAP 2, avec l’électricité produite à partir du gaz, dans le cadre de la stratégie Gas to Power, est élevée au rang de priorité nationale pour un accès universel dès 2025 ». Le PAP 2 ou plan d’actions prioritaires constitue la deuxième phase du Plan Sénégal émergent (PSE), la politique de gouvernance du président Macky Sall, et s’étire sur la période 2019-2023.

« Nous sommes donc en train de réaliser un grand saut qualitatif pour notre pays en relation avec le secteur privé national dans son rôle de moteur de croissance », a souligné Mme Gladima.

« Ce projet permettra de conforter nos capacités de production tout en réduisant les consommations de combustibles grâce aux performances attendues du fonctionnement des unités de production au gaz. Il jouera également un grand rôle dans notre empreinte carbone. C’est donc notre façon pour nous d’apporter notre contribution, au-delà du mix énergétique réalisé dans le secteur, à la lutte contre le réchauffement climatique », a ajouté le ministre

De son côté, le directeur Samuel Ameth Sarr a magnifié l’attitude de ses partenaires et compatriotes de West Africa Energy qui « ont mobilisé 27 milliards de FCFA avec Coris Bank international ».

Le consortium sénégalais a aussi « pu obtenir un financement avec son partenaire financier Africa finance corporation à hauteur de 200 milliards de FCFA dont 85 milliards FCFA et le reste par une syndication avec deux autres partenaires financiers dont la prestigieuse Afrixim Bank », a-t-il précisé.

Côte d’Ivoire: le prix du carburant maintenu à 600 FCFA

Le prix de l’essence super sans plomb et celui du gasoil restent inchangés à 600 FCFA en Côte d’Ivoire du 1er au 30 avril 2021 comme le mois précédent, indique une note d’information de la direction générale des hydrocarbures transmise mercredi à APA.

Selon cette note, le litre à l’ambiant du super sans plomb reste fixé à 600 FCFA ainsi que le litre à l’ambiant du gasoil lui-aussi maintenu à 600 FCFA. Quant au pétrole lampant, le prix du litre est maintenu à 555 FCFA comme depuis plusieurs mois.

L’ajustement des prix à la pompe du carburant en Côte d’Ivoire, se fait chaque mois conformément aux dispositions du mécanisme automatique des prix des hydrocarbures sur le marché mondial.

Maroc : China Road and Bridge Corporation veut lancer un projet d’énergie éolienne à Tanger

Le Directeur général de China Road and Bridge Corporation (CRBC), filiale de la China Communications Construction Company (CCCC), Shen Jie, a annoncé sa volonté de lancer un projet d’investissement dans le domaine de l’énergie éolienne à Tanger, au nord du Maroc, afin de soutenir le dynamisme économique de la région et de contribuer à la création d’emplois.Lors d’une rencontre mardi avec la présidente du Conseil de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, le Directeur Général de CRBC a affirmé la position du Maroc en tant que destination privilégiée des investisseurs étrangers compte tenu de sa position attractive, de ses bonnes infrastructures et de sa situation géostratégique, notamment sa proximité avec l’Europe et l’Afrique.

De son côté, le vice-Président du Groupe CCCC/CRBC, Ping Xiaojun, a évoqué les étapes les plus importantes par lesquelles le partenariat avec le gouvernement marocain est passé, dans le cadre de l’ouverture de l’entreprise au marché africain, exprimant son espoir que les investissements du Groupe chinois bénéficieront de plus de facilités fiscales et immobilières pour y consacrer leur existence.

Il a exprimé son intérêt pour les opportunités offertes par la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, considérée comme un catalyseur pour renforcer la présence du Groupe dans le domaine de l’investissement dans la région.

M. Xiaojun a rappelé que CCCC/CRBC a fait son entrée, en novembre 2020, dans le capital de la société de développement de la ville industrielle « Mohammed VI Tanger Tech », à hauteur de 35%.

Pour sa part, la Présidente du Conseil de la Région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Mme Fatima Hassani, a souligné que le Maroc et la Chine forment de grands espoirs que le projet « Mohammed VI-Tanger Tech » puisse constituer un modèle de réussite pour le partenariat entre les deux pays en Afrique et dans le bassin méditerranéen.

Elle a également passé en revue les différentes potentialités économiques, industrielles et naturelles que possède la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, en plus de sa position géostratégique comme un pont reliant l’Europe à l’Afrique.

Ces atouts, a-t-elle dit, ont été renforcés par de nombreux projets mis en place dans la région notamment le port de Tanger Med, devenu le premier port de la Méditerranée et même parmi les plus importants au monde, ainsi que la ligne à grande vitesse reliant Tanger à Casablanca, outre le projet « Mohammed VI, Tanger Tech », considéré comme une « ville industrielle moderne, futuriste et environnementale ».

Mme Hassani a indiqué que le conseil de la région salue tous les projets d’investissement qui souhaitent être implantés sur le territoire de la région, et est prêt à plaider auprès des autorités compétentes afin de faciliter le processus de leur installation dans la région, notamment dans ce contexte marqué par la crise du COVID-19, le but étant de surmonter les effets négatifs de la pandémie sur le domaine économique.

Cette réunion s’inscrit dans le cadre des consultations régulières menées par les parties partenaires dans le cadre de l’aménagement du projet « Mohammed VI -Tanger Tech.

Pour rappel, CCCC- China Communications Construction Company- est classée dans le top 5 des entreprises publiques chinoises d’ingénierie et de développement, et sa filiale CRBC – China Road and Bridge Corporation, est spécialisée dans les grands projets d’infrastructure en Chine et à l’international.

Lancé en mars 2017, le projet Cité Mohammed VI Tanger Tech est une smart city qui s’étendra sur 200 hectares. Conçue comme le fer de lance de la future plateforme économique de la région de Tanger, aux portes de l’Europe, la Cité Mohammed VI devrait accueillir plus de 200 entreprises chinoises et employer, dans le secteur industriel, de l’habitat, de la santé et de l’éducation, plus de 200.000 personnes dans les 10 années à venir.

Cacao ivoirien: le prix fixé à 750 Fcfa/Kg pour la campagne intermédiaire

La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, a fixé mercredi le prix minimum garanti bord champ des fèves de cacao à 750 Fcfa le Kg pour la campagne intermédiaire 2020-2021 contre 1.000 Fcfa lors de la campagne principale.

Le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, avait annoncé en octobre 2020 le prix du Kg pour la campagne principale, fixé à 1000 Fcfa, en hausse de 175 Fcfa, à l’occasion de la 7e édition de la Journée nationale du chocolat, à Yamoussoukro.

Il avait assuré que le gouvernement avait décidé de « ne pas baisser les prix aux producteurs ». Mais, au regard de la crise sanitaire de Covid-19 qui a freiné la commercialisation du cacao et des contraintes budgétaires, l’Etat de Côte d’Ivoire a dû revoir le prix à ce niveau.

Le Conseil café-cacao et le Ghana cocoa board, les organes de régulation de la filière, ont mis en œuvre un concept de prix plancher, instituant un Différentiel de revenu décent (DRD) de 400 dollars US par tonne pour tout contrat de vente de cacao obtenu auprès des deux pays pour la campagne 2020-2021.

Après les négociations sur le Différentiel de revenu décent fixé à 400 dollars (236.471 Fcfa) la tonne de cacao, la Côte d’Ivoire et le Ghana n’ont pas réussi à convaincre tous les chocolatiers et les industriels à conclure leurs premières ventes de la récolte 2020/2021. 

La Côte d’Ivoire et le Ghana, qui cumulent près de 65% de la production mondiale de cacao, veulent via ce mécanisme influencer les cours mondiaux au profit des paysans. Cependant, dans le contexte de Covid-19, leurs efforts semblent émoussés.  

Le cacao, principal produit commercial de la Côte d’Ivoire, représente « plus de 50% du PIB des exportations du pays et 15% du Produit intérieur brut (PIB). Il  fournit de l’emploi à 7 millions d’Ivoiriens, selon un rapport de la Banque africaine de développement (BAD). 

Banque Atlantique désignée meilleure banque du Mali

Banque Atlantique, filiale du groupe Banque Centrale Populaire (Maroc), a été désignée meilleure Banque du Mali à l’issue de la 28e édition des Best Bank Awards.

Banque Atlantique, dans sa démarche de transformation, a suscité l’intérêt du jury dans le cadre de l’attribution de ce prix d’excellence, répondant à tous les critères de positionnement fort sur son marché, de notoriété, de compétitivité technologique, de professionnalisme et d’attractivité, rapporte  un communiqué transmis à APA.

 « Nous nous réjouissons de cette distinction que nous accueillons comme une reconnaissance de notre engagement permanent au service de l’économie du pays, à travers notamment les nombreuses initiatives de financement de Banque Atlantique Mali à destination de ses clients qu’ils soient institutionnels, grandes entreprises, PME, particuliers, femmes entrepreneurs ou encore jeunes travailleurs », a déclaré M. Habib Blédou, Directeur général de Banque Atlantique Mali.

Selon lui, ce prix conforte également le management du groupe BCP dans ses choix de développement à l’international, et vient confirmer le rang de Banque Atlantique Mali et ses performances en termes d’amélioration des indicateurs économiques à savoir la hausse des crédits et des ressources, la baisse de son coût net du risque et la progression continue de ses résultats.

Organisés par le prestigieux magazine américain Global Finance, les Best Bank Awards récompensent, chaque année, les meilleurs acteurs financiers qui se distinguent en termes de croissance des actifs, de rentabilité, de portée géographique, de relations stratégiques, de développement de nouvelles affaires et d’innovation.

Sahel : la BM octroie 375 millions de dollars à un projet pastoral

Des éleveurs et agropasteurs du Sahel vont bénéficier d’un financement de 375 millions de dollars, soit près de 210 milliards FCFA, de la Banque mondiale pour améliorer leurs activités.Les efforts pour renforcer la productivité et la résilience des systèmes pastoraux au Sahel vont bénéficier d’un nouveau financement de 375 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA), une institution de la Banque mondiale. Il a été approuvé mardi 30 mars par le Conseil des administrateurs afin d’accompagner le déploiement de la phase 2 du projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS-2).

« Véritables moteurs de la croissance, les systèmes pastoraux font vivre plus de 20 millions de personnes au Sahel. La nouvelle phase du projet, qui concerne le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Tchad, permettra d’améliorer la résilience des éleveurs et des agropasteurs dans des zones ciblées », a fait savoir l’institution de Breton Wood dans un communiqué reçu mercredi à APA.

Elle souligne que le nombre des bénéficiaires directs du PRAPS-2 devrait s’élever à 13 millions de personnes environ, y compris des jeunes, dont au moins 30% de femmes.

La première phase du PRAPS, lancée en 2015, a bénéficié à pas moins de 2,2 millions de personnes vivant principalement de l’élevage nomade. Selon la banque, il avait entre autres permis de construire plus de 65 marchés aux bestiaux, 12 abattoirs et près de 300 parcs à vaccination.

Fort du  succès de la première phase du projet, le PRAPS-2 poursuivra les investissements destinés à renforcer les systèmes de santé animale, améliorer l’accès aux ressources naturelles et leur gouvernance (y compris à travers la création de nouvelles zones de pâture et de points d’eau). Il va favoriser aussi des déplacements pacifiques locaux et transnationaux le long des axes de transhumance et accroître les revenus. En outre, il confortera les capacités de gouvernance du secteur dans les institutions nationales et régionales et chez les principales parties prenantes.

Selon la Banque mondiale, les restrictions imposées par la pandémie de COVID-19 ont rejailli sur les activités pastorales, induisant une forte hausse des prix du bétail tout en pénalisant les éleveurs par la fermeture des marchés et les limitations de circulation. Ainsi, le nouveau projet contribuera aux réponses ciblées pour faire face à ces difficultés : amélioration des chaînes de valeur de l’élevage, facilitation du commerce de bétail, soutien à l’intégration des marchés régionaux et poursuite du développement des infrastructures de marché stratégiques le long des axes commerciaux.

« L’inclusion socioéconomique des femmes et des jeunes dans tous les programmes de développement destinés à la région du Sahel est cruciale. Le projet PRAPS-2 va y contribuer en renforçant les interventions destinées aux femmes et aux jeunes vulnérables dans les ménages vivant du pastoralisme, en améliorant leur accès à des formations, y compris pour assurer leur alphabétisation fonctionnelle, numérique et financière et renforcer leurs compétences commerciales », Soukeyna Kane, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad.

Par ailleurs, indique la BM, le PRAPS-2 travaillera en concertation avec les institutions régionales pour contribuer à l’intégration des politiques, l’harmonisation des réglementations et le renforcement de la coordination entre pays afin de permettre au pastoralisme de contribuer pleinement à la réduction de la pauvreté dans les pays du Sahel.

L’OCP passe une transaction de 400 millions de dollars avec l’Ethiopie via la technologie blockchain

La Banque de commerce et de développement de l’Afrique de l’Est et australe (Trade and Development Bank – TDB) et le Groupe OCP, premier producteur de phosphate au monde et leader mondial sur le marché des engrais phosphatés, annoncent la réalisation de 400 millions de dollars en transactions commerciales menées via la technologie blockchain, 270 millions de dollars ayant déjà été exécutés, avec le reste prévu durant les prochains mois.Le Groupe OCP devient ainsi la première entreprise africaine à exécuter une transaction commerciale intra-africaine utilisant la technologie blockchain, indique mardi un communiqué du Groupe.

Cette transaction, qui a permis de financer l’expédition d’engrais phosphatés du Maroc vers l’Ethiopie, s’inscrit dans la stratégie de digitalisation du Groupe visant à contribuer notamment à la réduction du déficit de financement du commerce en Afrique et à stimuler le commerce intra-africain, en particulier dans le secteur des engrais, grâce à l’inclusion digitale, explique le Groupe.

La technologie blockchain permet à toutes les parties prenantes de réaliser la transaction numériquement et de compléter l’opération d’import-export en moins de deux heures. Les transactions « papier » équivalentes sont généralement conclues en trois semaines ou plus, en raison du délai nécessaire aux fournisseurs pour le transfert de documents physiques à l’acheteur via le système bancaire traditionnel.

« Avec le ralentissement actuel de la logistique mondiale et des chaînes d’approvisionnement, les transactions de financement du commerce peuvent prendre jusqu’à six semaines, en raison de la fermeture des frontières et des aéroports qui continue d’engendrer des retards supplémentaires », souligne OCP.

Dans le cas de cette opération, les parties peuvent télécharger, afficher, modifier et valider la documentation dans une blockchain privée, simultanément et en temps réel. Par ailleurs, la technologie blockchain présente de nombreux avantages : une empreinte carbone plus faible, des opérations plus sécurisées grâce aux technologies de cryptage et de vérification, plus de transparence et de traçabilité, et la réduction de risques grâce à l’élimination d’éventuelles erreurs et ambiguïtés dans l’échange et la modification des documents.

Plusieurs milliers de tonnes d’engrais expédiés du Maroc vers l’Éthiopie dans le cadre de ces transactions pionnières de près de 400 millions de dollars.

Ces transactions sont réalisées alors que le commerce global s’est contracté de 5 à 10% en 2020, vis-à-vis de l’année précédente, parallèlement à la baisse en demande de financement commercial.

TDB a facilité plus d’un demi-milliard de dollars en financement du commerce en Éthiopie en 2020, et soutenu près d’un milliard de dollars en importations d’engrais du Groupe OCP vers l’Éthiopie au cours des trois dernières années.

TDB facilite le financement du commerce en Éthiopie en fournissant des solutions qui aident à répondre aux besoins en devises et permettent l’importation de produits agricoles et énergétiques vitaux, notamment les engrais, le blé ou encore le sucre.

L’agriculture joue un rôle essentiel dans l’économie éthiopienne, représentant 31 % du PIB du pays et 66 % de son marché du travail. Les engrais sont fondamentaux pour le secteur, dans la mesure où environ la moitié de ces produits sont importés auprès du Groupe OCP depuis le Maroc, rappelle la même source.

SODECO, premier égreneur de coton africain, lève 45,91 milliards Fcfa

La Société pour le développement du coton (SODECO) du Bénin, premier égreneur de coton africain, vient de lever un financement structuré de pré-exportation de plus de 70 millions d’euros, soit 45,91 milliards Fcfa, auprès d’un pool de banques internationales, selon une note transmise mardi à APA.

Dans le cadre de « la campagne 2020-2021, SODECO, accompagnée par OBARA Capital, premier Hedge Fund Africain, a mobilisé plus de 70 M€ (45,91 milliards Fcfa) auprès d’un pool de banques internationales emmené par Natixis », précise la note. 

SODECO a souhaité, dans un contexte de croissance significative de la production cotonnière béninoise et de ses activités, diversifier ses sources de financement et en optimiser le coût, en levant pour la troisième année consécutive un financement structuré pré-export en euros. 

« Le succès de cette troisième levée de fonds offshore dans l’environnement incertain actuel a été possible grâce à la rigueur de SODECO et à la qualité des relations commerciales qu’elle a su développer, au fil du temps, avec les traders internationaux de premier plan », a déclaré Serge Aderomou, directeur général de SODECO. 

 Au cours de la campagne cotonnière 2019-2020, SODECO a respecté l’ensemble de ses engagements vis-à-vis de ses partenaires commerciaux et financiers et a été l’une des seules sociétés cotonnières africaines à ne pas faire défaut, même au plus fort de la crise, a ajouté M. Aderomou. 

La production nationale de coton graine pour la campagne 2019/2020 s’est établie à 714 714 tonnes contre 678 000 tonnes lors de la précédente campagne cotonnière. 

Cette performance permet au Bénin de conserver son titre de premier producteur africain de coton devant le Mali et le Burkina Faso. Ce niveau de performance a été rendu possible par l’amélioration des facteurs de rendement.

En outre, le pays a favorisé une gestion participative et de valorisation des producteurs qui ont bénéficié d’intrants de qualité et de l’un des prix d’achat du coton graine les plus incitatifs de la région.

Pour la mise en œuvre de ce financement structuré complexe, SODECO a été accompagnée par les équipes d’OBARA Capital. Entre 2019 et 2021, OBARA Capital a réussi à lever près de 200 M€ (131,19 milliards Fcfa) en euros auprès de banques internationales de premier plan pour le compte de SODECO.

Bernard Ayitée, CEO d’OBARA Capital, s’est félicité du « succès de cette levée de fonds dans un contexte particulier marqué par la volatilité des cours du coton et un ralentissement mondial », toute chose qui marque la « confiance des banques internationales quant à la qualité de la signature SODECO et la résilience de son modèle économique ».  

Cette transaction illustre par ailleurs la capacité d’OBARA Capital à proposer des solutions de financement innovantes et sur-mesure qui répondent aux besoins de ses clients tout en leur permettant d’optimiser leur coût du capital et leur agilité.

Elle est « cohérente avec l’ambition d’OBARA Capital de doter les champions africains de ressources financières à des conditions leur permettant de rivaliser avec leur pairs internationaux», a soutenu M. Ayitée.  

Créée en 2008 dans le cadre de la privatisation du secteur cotonnier béninois, la SODECO est le premier égreneur de coton africain. Elle dispose de 17 usines réparties sur l’ensemble du territoire béninois.

Au plus proche des principales zones de production cotonnière, la Société pour le développement du coton (SODECO) dispose d’une capacité d’égrenage de 672 500 tonnes.

La BID lève le plus grand sukuk durable de son histoire

La Banque islamique de développement (BID) a levé 2,5 milliards de dollars américains (1.389 milliards de Fcfa) à travers son Sukuk durable, la plus grande émission publique en dollars USD de son histoire, selon une note transmise à APA.

La banque, notée Aaa/AAA/AAA, respectivement par Moody’s, S&P et Fitch (toutes perspectives stables), a réussi à fixer le prix des certificats de confiance à 5 ans dans le cadre de son programme d’émission de Certificats de confiance de 25 milliards USD.  

 Il  s’agit de la première émission publique de la Banque islamique de développement en 2021. Le taux de profit de sa valeur nominale est de 1,262%, payable chaque semestre. 

Les co- chefs de file et les teneurs de livre associés pour cette émission sont Citi, HSBC, Goldman Sachs International, NATIXIS, Société Générale, Standard Chartered Bank et Warba Bank. La Kuwait International Bank, elle, intervient en qualité co-gestionnaire. 

Ce Sukuk durable devrait être alloué au financement et au refinancement de projets de développement vert (10%) et social (90%) qui sont éligibles dans le cadre du financement durable de la BID. 

Cette émission est le deuxième Sukuk durable noté AAA sur les marchés financiers mondiaux et complète les initiatives prises par la BID dans le cadre de sa vaste réponse à la Covid-19 pour ses pays membres. 

Elle est la troisième opération de la banque entrant dans le cadre de son financement durable . L ‘émission a attiré une forte demande de la part des investisseurs en argent réel à la recherche de valeur, conséquence de la solide position financière et de crédit de la BID.

C’est «une transaction vraiment remarquable de la BID (qui a) atteint sa plus grande taille de référence jamais réalisée à 2,5 milliards de dollars, et la plus grande sukuk durable à ce jour, garantissant ainsi des ressources inestimables pour soutenir ses pays membres », a laissé entendre Maud Le Moine, responsable des marchés de capitaux de la dette SSA chez Goldman Sachs International. 

La transaction a été annoncée le lundi 22 mars avec des prix initiaux fixés dans la zone Mid Swap (MS) plus 39 (points de base) et publiés le lendemain avec une forte demande des investisseurs.  

L’accord a finalement été évalué à MS plus 33 points de base, se resserrant de 6 points de base, avec un taux de profit global de 1,262% par rapport à la précédente plus grande émission de dollars américains, en février 2020, qui avait un taux de profit de 1,809%. 

C’est l’un des taux de profit les plus bas obtenus par la banque pour un Sukuk public en dollars américains. Au niveau de l’allocation finale, la distribution a été bien diversifiée avec 61% alloués au Moyen-Orient et Afrique du Nord, 24% à l’Asie, 13% à l’Europe et 2% à d’autres, dont US Offshore. 

«Nous sommes ravis d’avoir réalisé une nouvelle transaction historique à travers ce Sukuk, pendant que nous continuons à soutenir les efforts de réponse de la Banque à la Covid-19″, a déclaré Dr Zamir Iqbal,  Vice-président (finances) et directeur financier de la BID. 

Il a indiqué que le coût de financement minimal permettra à la BID de fournir de meilleures conditions de financement à ses pays membres pour répondre à leurs besoins critiques pendant et après la pandémie. 

De son côté, Dr Yasser Gado, Trésorier de la BID, s’est félicité de cette «plus grande émission de Sukuk jamais réalisée par la BID, depuis qu’elle est devenue un émetteur fréquent en 2009″. 

Dans l’ensemble, l’accord a vu une forte participation de la part des comptes en argent réel et des institutions officielles, ainsi que d’un certain nombre d’investisseurs dont c’était la première participation, ce qui témoigne de la solidité du crédit de la BID.

La BID est une institution financière multilatérale de développement comprenant 57 pays membres et un mandat de développement social et économique dans ses pays membres et les communautés musulmanes du monde entier.

Le Nigéria et le Maroc signent un accord pour développer une plate-forme de produits chimiques

Le président nigérian, Muhammadu Buhari, a annoncé ce jeudi, la signature entre son pays et le Maroc d’un accord pour développer une plate-forme de produits chimiques de base.D’un coût estimé à de 1,3 milliard de dollars, cette plateforme devra produire de l’ammoniac et divers engrais NPK et DAP, en utilisant les réserves de gaz du Nigéria, a indiqué le chef d’Etat nigérian dans un tweet.

« Nous sommes sur la bonne voie pour devenir une centrale électrique régionale et mondiale des engrais », explique le président nigérian, ajoutant que  « ce partenariat mutuellement avantageux entre nos deux pays est un véritable exemple de la manière dont le commerce et le partenariat intra-africains devraient fonctionner ».

M. Buhari n’a pas manqué cette occasion pour remercier, « au nom des Nigérians, mon frère et ami, Sa Majesté le Roi du Maroc, d’être avec nous au cours de ce voyage difficile mais passionnant ».

Une fois achevée, la nouvelle usine complétera les installations existantes de Dangote & Indorama Chemicals qui produisent de l’urée, de l’ammoniac et d’autres matières premières industrielles.

L’Uemoa vise un taux de croissance de 5,8% en 2021 contre 0,9% en 2020

L’Union économique et monétaire Ouest-africaine (Uemoa) vise un taux de croissance de 5,8% en 2021 contre 0,9% en 2020 et 5,8% en 2019, a indiqué jeudi Alassane Ouattara à l’ouverture de la 22e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation, tenue en mode virtuel.

M. Ouattara, président en exercice de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Uemoa, a dressé un bilan, relevant qu' »au plan économique, le taux de croissance de l’Union a fortement fléchi du fait principalement des effets de la pandémie de la Covid-19 et est passé de 5,8% en 2019 à 0,9% en 2020″, dans un discours.  

Toutefois, rassurera-t-il, « les perspectives pour l’année 2021 laissent entrevoir une reprise de l’activité économique avec un taux de croissance estimé à 5,8% en lien avec la mise en oeuvre d’un plan de riposte et de relance (économique) dans tous les États membres ».  

« J’invite l’ensemble des partenaires techniques et financiers à se mobiliser pour appuyer les États membres dans la mise en oeuvre des plans de relance » tout en soutenant et accompagnant les efforts des États pour favoriser une croissance forte, a-t-il lancé.   

Malgré les efforts déployés, l’union demeure confrontée à une recrudescence des attaques terroristes, des enlèvements et autres crimes perpétrés par des groupes armés, notamment au Burkina Faso, au Mali et au Niger.

« Pour lutter contre le terrorisme dans notre région, nous avons institué un Fonds régional de sécurité et dégagé 100 millions de dollars US (…) afin de ramener la quiétude nécessaire au développement des activités économiques sur toute l’étendue du territoire communautaire », a-t-il ajouté.   

Au regard de la menace de la crise sanitaire de Covid-19, il a déclaré « nous devons poursuivre et accélérer les initiatives visant à renforcer notre capacité de production de produits pharmaceutiques et la vaccination des populations en collaboration avec nos partenaires ».

Les États de l’espace Uemoa font toujours face aux impacts négatifs de la Covid-19. La pandémie a fait à la mi-mars 2021, 119.271 cas confirmés dont 1.663 décès. Le nombre de cas actifs est de 11.661 et le taux de létalité moyen de 1,77% allant de 0,56% en Côte d’Ivoire à 4% au Mali.

M. Ouattara a par ailleurs encouragé les États membres de l’Uemoa à poursuivre les efforts en vue de l’aboutissent du projet de la monnaie unique (Éco) de la Cedeao en vue de construire un espace commun plus vaste et de prospérité partagée qui bénéficiera aux futures générations.

Le chef de l’Etat ivoirien a félicité le président burkinabé pour sa réélection à la tête de son pays et Mohamed Bazoum, le nouveau président élu du Niger, qui succède à Mahamadou Issoufou qui passera le 2 avril 2021 le pouvoir à ce dernier.  

Lancement à Abidjan d’une campagne pour promouvoir l’alimentation de qualité

Inades Formation, une organisation panafricaine œuvrant pour la promotion sociale et économique des populations, a lancé jeudi à Abidjan, une campagne baptisée «Conscience AlimenTerre», qui vise à promouvoir une alimentation de qualité, saine et durable.

Cette campagne qui sera menée dans une dizaine de pays africains entend éveiller la conscience des différentes catégories socioprofessionnelles sur la problématique du droit à l’alimentation et l’impact du choix de nos aliments et à susciter l’engagement de tous pour le recours aux pratiques et intrants respectueux de l’environnement et de la santé humaine. 

Selon Digbeu Tetiali, l’administrateur délégué et président de Inades Formation Côte d’Ivoire, cette campagne a pour objectif de mobiliser toutes les énergies et les volontés en vue d’une participation massive et citoyenne en Afrique et en Côte d’Ivoire en particulier dans les initiatives de centralisation autour de la question de fertilisants chimiques. 

Il a ajouté qu’il s’agit également d’attirer l’attention des uns et des autres sur la relation intrinsèque entre la qualité de la terre et la qualité de la nourriture qu’elle produit.  « Une terre qui est intoxiquée produira sûrement des aliments intoxiqués», a estimé M. Digbeu. 

Poursuivant, il a fait savoir que cette campagne consacre la volonté de son institution à contribuer à la concrétisation dans les pays africains du droit des populations à une alimentation saine et durable. 

Avant lui, Sena Adessou, le secrétaire de Inades Formation a souligné dans le même élan que le droit à l’alimentation implique l’accès à une nourriture saine. Cependant, il a regretté que  parfois l’usage d’intrants chimiques, met en danger la santé des populations.  

« Cette campagne veut œuvrer pour des systèmes alimentaires durables », a-t-il indiqué, ajoutant « qu’il faut faire en sorte que ce qui nous nourrit ne nous détruise pas ». 

En sa qualité d’ambassadeur de cette campagne alimentaire, l’ex-footballeur international ivoirien Didier Drogba a dit être heureux de s’engager pour une  « cause   aussi forte  » que la conscience alimentaire.

« Il est important que nous nous impliquions tous pour avoir une alimentation saine et de qualité. C’est une campagne qui nous concerne tous  », a estimé M. Drogba.  

« Je prends l’engagement de soutenir ce combat pour le changement de mentalité», a-t-il promis. La campagne   « Conscience AlimenTerre» a pour ambition d’emmener les différents acteurs des systèmes alimentaires à prendre conscience des enjeux de la production durable de la nourriture et à agir pour une agriculture saine qui produit sans détruire, en privilégiant les intrants agroécologiques.

Côte d’Ivoire: un projet de loi sur le contenu local des activités pétrolières et gazières adopté

Un projet de loi sur le contenu local dans les activités pétrolières et gazières en Côte d’Ivoire a été adopté, mercredi, par le gouvernement au cours d’un Conseil des ministres présidé par le président Alassane Ouattara.

Ce projet de loi présenté par le ministre du Pétrole, de l’énergie et des énergies renouvelables, Abdourahmane Cissé « vise à mettre en place un tissu industriel pétrolier et gazier national prenant appui sur des entreprises et des personnels locaux », rapporte le communiqué du Conseil des ministres.

Le texte fait obligation aux titulaires des contrats pétroliers d’accorder la priorité des emplois au personnel qualifié de nationalité ivoirienne, de prévoir des programmes de formation pour permettre à ce personnel d’acquérir le niveau de qualification requis afin d’accéder à tous les niveaux de responsabilité du secteur.

Il fait également obligation aux investisseurs du secteur pétrolier, aux compagnies pétrolières et gazières présentes en Côte d’Ivoire, dans tous les secteurs de la chaîne des valeurs, allant de l’exploration à l’exploitation.

Les investisseurs doivent en plus accorder la préférence aux entreprises ivoiriennes pour les activités de sous-traitance, de prestation de services et de fourniture de biens. Par ailleurs, le projet de loi leur enjoint d’exploiter les services financiers et d’assurances disponibles en Côte d’Ivoire.

«Cette loi permettra de créer des emplois pour nos jeunes et  favoriser la création de PME et champions nationaux dans ces secteurs » a expliqué le ministre Abdourahmane Cissé, soulignant la classification des activités en trois catégories.

Il s’agit de la catégorie A réservée aux entreprises ivoiriennes, de la catégorie B réservée aux entreprises ivoiriennes et les partenariats entre entreprises étrangères et ivoiriennes, et enfin de la catégorie C ouverte à toutes les entreprises.

En outre, ces sociétés sont soumises à l’obligation de promouvoir la recherche et le développement, et de faciliter le transfert de technologies en direction des entreprises locales.

Egypte : embouteillage de navires au canal de Suez

Le canal de Suez a été bloqué à cause du porte-conteneurs « Ever Given » qui s’était retrouvé en travers du canal reliant la mer Rouge à la Méditerranée.Selon la SCA, l’incident serait effectivement dû à un vent de sable, phénomène courant en Egypte en cette période de l’année, qui aurait créé un problème de visibilité.

Le canal est l’une des voies de navigation les plus fréquentées au monde. Mai le trafic y a été temporairement interrompu après qu’un très gros cargo de près 219 000 tonnes, l’EverGreen, s’est échoué en traversant le détroit au nord du port de Suez.

Après plusieurs heures, plusieurs bateaux ont été envoyés sur les lieux dans une tentative de remorquer l’EverGreen (400 m de long et 59 m de large) qui se poursuit toujours. Le navire battant pavillon panaméen faisait route de la Chine vers le port de Rotterdam (Pays-Bas), lorsque des vents forts l’ont fait dévier de sa route.

Le canal de Suez, une voie navigable artificielle reliant la mer Méditerranée et la mer Rouge mais divisant l’Afrique et l’Asie, est l’une des voies de navigation les plus fréquentées au monde.

Rien qu’en 2012, plus de 17.000 navires l’ont emprunté, avec une moyenne de 47 navires par jour. Il a été officiellement ouvert le 17 novembre 1869.

Augmentation de 12% du taux d’accès à l’électricité en Afrique

Vingt millions d’Africains ont été raccordés à l’électricité entre 2014 et 2018, soit plus du double de la hausse observée pour la période 2000-2013.Ainsi, le taux d’accès à l’électricité en Afrique est passé de 42% en 2015 à 54% en 2019 grâce, notamment, au soutien de la Banque africaine de développement (Bad). Celle-ci a financé des projets d’interconnexion entre ses pays membres africains (dits régionaux) et favorisé le recours aux énergies renouvelables.

« Avec l’appui de la banque, 291 MW de nouvelles capacités de production d’électricité ont été installées en 2019 dont 60% à partir de sources d’énergies renouvelables. Au cours de la même année, quelque 432 kilomètres de lignes de transport d’électricité et 435 kilomètres de lignes de distribution ont été réalisées sur le continent, ce qui a favorisé l’accès de près de 468 000 personnes à l’électricité en 2019 », rapporte un communiqué de presse reçu, ce mercredi à APA.

Il souligne que la Bad a exhorté ces dernières années ses pays membres africains à rationaliser leurs capacités de production et à partager leur surplus d’électricité afin d’améliorer les échanges énergétiques transfrontaliers, dont le taux n’est que de 8% sur le continent.

Entre 2014 et 2020, la banque a effectué des investissements importants dans les énergies renouvelables, notamment dans le parc éolien du Lac Turkana, au Kenya, le complexe solaire NOOR Ouarzazate au Maroc et le Programme solaire Burkina Faso 2025 dénommé « Yeleen ».