Maroc/Elections: Le taux de participation passe à 36% à 17H (ministère de l’Intérieur)

Le taux de participation au triple scrutin législatif, régional et communal, qui se déroule ce mercredi au Maroc a atteint 36% à 17 heures au niveau national, a annoncé le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.A midi, ce taux ne dépassait pas 12%. La même source indique que les données reçues des différentes préfectures, provinces et préfectures d’arrondissements du pays montrent que l’opération de vote se poursuit et se déroule dans des conditions « normales ».

Les bureaux de vote pour les élections générales au Maroc ont ouvert ce mercredi à 08H00 locales (07H00 GMT) et fermeront à 19H00 (18H00 GMT).

Les 17,5 millions d’électeurs devront élire les 395 députés de la Chambre des représentants (chambre basse) et plus de 31.000 élus communaux et régionaux. Le prochain chef du gouvernement est issu du parti arrivé en tête du scrutin législatif.

Ces élections, les troisièmes du genre depuis l’adoption de la Constitution de 2011, se passent dans des circonstances exceptionnelles marquées par la pandémie du Covid-19 qui a impacté le déroulement de la campagne électorale. Ainsi, les partis politiques ont été contraints de remplacer les meetings par le recours aux nouvelles technologies, via les réseaux sociaux, pour présenter leurs programmes électoraux.

Ce scrutin se déroule aussi après la réforme du code électoral qui a changé la formule du quotient, supprimé le seuil électoral et élargi les cas d’incompatibilité dans le cumul des mandats.

Selon les statistiques officielles, le nombre de candidatures a atteint 1.704 pour les élections à la Chambre des représentants (chambre basse), 1.123 pour les Conseils des régions, tandis que 157.569 candidatures ont été présentées pour les élections communales.

Gambie : l’alliance Barrow-Jammeh, un pacte scellé au ciel ?

Les Gambiens ont encore du mal à donner un sens à la plus improbable des alliances politiques contemporaines de leur pays, mais une coalition entre le président Adama Barrow et Yahya Jammeh, l’homme qu’il a évincé lors de l’élection présidentielle de 2016, est bel et bien en marche.Avec l’élection présidentielle en vue, l’accord entre le National People’s Party (NPP) de Barrow et l’Alliance pour la réorientation et la construction patriotiques (APRC) de Jammeh, anciennement au pouvoir, indique officiellement que les deux formations politiques sont unies pour le prochain cycle électoral.

Les Gambiens se rendront aux urnes le 4 décembre 2021 pour élire un nouveau président qui dirigera le pays pour les cinq prochaines années et l’atmosphère de la campagne semble déjà en avance sur le calendrier.

Le protocole d’accord NPP-APRC parle d’une « fin rapide et réussie du calendrier de transition 2016-2021, que de nombreux Gambiens ont fini par considérer comme un échec aux conséquences dévastatrices pour les espoirs et les aspirations déçus des électeurs ».

Si cette nouvelle entente cordiale entre le NPP et l’APRC suscite un enthousiasme tiède dans certains milieux, des récriminations se font entendre.

Au cours des derniers jours, un retour en force contre l’alliance a fait surface, en particulier de la part de ceux qui se sentent lésés par 22 ans de souffrance du régime de Jammeh.

L’alliance n’est généralement pas considérée comme un pacte conclu au paradis, en particulier pour les Gambiens convaincus qu’elle fera obstacle à la justice pour les soi-disant victimes des violations des droits de l’homme commises sous l’ère Jammeh, qui ont été pendant deux ans exposées devant une Commission vérité et réconciliation (TRCC).

La TRRC a terminé ses auditions des victimes présumées il y a plusieurs mois, mais le test décisif est de savoir si ses recommandations pour d’éventuelles poursuites contre les auteurs présumés recevront l’attention nécessaire de la part d’un gouvernement NPP qui « dîne avec les transgresseurs » de la loi.

Avec l’APRC comme partenaire au pouvoir, il y a des doutes évidents qu’un gouvernement du NPP sous Barrow ait des réticences, et par conséquent qu’il s’écarte de son programme visant à mener à bien les processus de justice transitionnelle déjà engagés.

Certains faits historiques désagréables sont encore frais dans les esprits. Cinq ans, c’est trop court pour que les souvenirs s’effacent du psychisme collectif gambien.

Des faits troublants de l’histoire récente de la Gambie ont mis ces deux alliés politiques improbables à contre-courant dans le passé.

Barrow (à la tête d’une coalition d’opposition) et Jammeh, en tant que perdant, se sont retrouvés aux deux extrémités d’une impasse politique épineuse après que ce dernier a fait un revirement spectaculaire, passant de la reconnaissance de la défaite électorale à la remise en question des résultats des élections de 2016 et à la contestation.

Cela avait plongé le pays dans une crise politique d’un mois qui s’est finalement terminée par la fuite de Jammeh en exil, laissant son APRC sous la direction d’une coterie de proches confidents menés par Fabakary Tombong Jatta.

C’est Jatta qui, le premier, a annoncé la nouvelle d’une alliance avec le NPP de Barrow, provoquant une onde de choc dans tout le pays et suscitant la consternation.

Un protocole d’accord consulté par APA semble suggérer que le NPP, l’APRC et quatre autres partis « fonctionneront dorénavant comme une alliance pour la prochaine élection présidentielle ».

Bien que les dirigeants des deux partis aient envoyé des messages contradictoires sur le fait de devenir des alliés politiques, des sources indiquent à APA que les éléments constitutifs de l’alliance sont en place depuis près d’un an.

Des rapports non confirmés font état d’un accord antérieur qui a abouti à la restitution des biens saisis appartenant à Jammeh et à son parti (APRC), ainsi qu’à une considération tacite pour l’ancien président de mettre fin à sa vie en exil en Guinée équatoriale et d’en commencer une nouvelle chez lui en Gambie.

Pour un public gambien incrédule à l’époque, tout cela relevait de la fiction.

Pourtant, en s’emboîtant dans un puzzle, ils commencent soudain à prendre sens pour certains observateurs.

Il y a un peu plus d’un mois, Dudu Jah, une figure clé de l’APRC, a déclaré que, bien qu’il soit toujours un membre loyal du parti de Jammeh, il allait se démener pour que Barrow soit réélu.

Le puzzle est peut-être plus clair aujourd’hui, mais les Gambiens ne savent plus où donner de la tête et s’efforcent d’imaginer que Barrow et Jammeh s’entendent bien sur le plan politique.

Il y a des rebelles désemparés dans les deux camps qui s’arrachent les cheveux à ce sujet.

Fatou Jaw Manneh, la stratège en communication au franc-parler de Barrow, qui a servi en tant que conseillère honoraire, a depuis présenté sa démission.

Dans une lettre adressée à son ancien patron, elle ne mâche pas ses mots : « Votre décision de vous allier à l’APRC a de nombreuses implications pour la gouvernance et l’intégrité associées à mes rôles et fonctions. Je ne suis pas entièrement d’accord avec le cadre conceptuel de l’alliance et je suis fermement convaincue que cette alliance particulière sape l’intégrité de votre gouvernement et met en péril tout ce que j’ai défendu en tant que journaliste, militante, politicienne, travailleuse communautaire, apprenante et éducatrice ».

Elle ajoute : « J’ai été enthousiasmée par l’opportunité qui m’a été offerte et j’étais prête à contribuer à l’avènement de la démocratie pour une nouvelle Gambie. Je préfère vous soutenir sur cette trajectoire et perdre des élections plutôt que de gagner des élections avec une alliance formelle avec un dictateur dans ces conditions frauduleuses qui non seulement sapent notre quête de démocratie, mais montrent un abus de pouvoir flagrant et votre faible leadership ».

Pour sa part, Lamin Tamba annonce qu’il quitte son poste de porte-parole de la branche britannique de l’APRC en raison de son incapacité à vendre des « marchandises endommagées ».

Il affirme qu’avec « cette alliance douteuse », l’APRC signe son propre arrêt de mort, laissant le parti à la merci de son ennemi politique Adama Barrow qui, une fois réélu, ira jusqu’au bout.

Demba Ali Jawo, ancien ministre de l’Information de Barrow, se prononce sur la question, décrivant l’alliance comme « assez désagréable après toutes les violations des droits de l’homme associées à l’APRC ».

Il raconte à APA, depuis les Etats-Unis, qu’il est assez difficile de comprendre pourquoi le président Barrow envisagerait même « une telle alliance faite en enfer », sans aucune garantie qu’elle tienne au-delà des premiers mois après une victoire électorale en fanfare.

Il prévient que, comme celle de 2016, les coalitions, dans la plupart des cas, balbutient et bafouillent, mais ne démarrent jamais.

« Comment Barrow peut-il trahir les Gambiens, en particulier les victimes des 22 années de mauvaise gestion de l’APRC, de cette manière ? », s’interroge un politicien qui dit avoir sacrifié son temps, son argent et ses efforts pour se débarrasser de M. Jammeh en décembre 2016, pour qu’il revienne par la porte de derrière avec l’aide de Barrow.

Cependant, ce sont les victimes présumées de Jammeh qui se font entendre au-dessus de ce vacarme de voix désemparées.

Elles n’ont jamais hésité de crier au scandale à chaque occasion qui se présentait à elles, mais elles transforment peu à peu cette colère brûlante contre l’ancien dirigeant en un sentiment d’angoisse et de frustration envers son successeur.

Barrow écoutera-t-il leurs cris plaintifs ?

Le dirigeant gambien ne semble pas perturbé par la volée de critiques dont il fait l’objet.

Lors d’un rassemblement près de son village natal de Mankamang Kunda, à quelque 370 km à l’Est de Banjul, il présente ses appâts aux autres partis d’opposition qui ne font pas partie de son alliance.

Il affirme que l’alliance est en marche vers la victoire électorale et que les autres partis se rendraient un mauvais service en choisissant d’en sortir.

Cela se produira-t-il ou ses détracteurs prendront-ils leur revanche lors du scrutin du 4 décembre ? Seul le temps apportera des réponses.

Guinée : l’OIF condamne le coup d’Etat

L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) par la voix de son Secrétaire générale, Mme Louise Mushikiwabo, réprouve le putsch militaire en Guinée et le respect de l’intégrité physique du président Alpha Condé.La Francophonie dit suivre avec préoccupation la situation en Guinée depuis dimanche. Le jour du coup d’État ayant mis fin au régime d’Alpha Condé. Dans un communiqué parvenu ce mercredi à APA, elle rappelle avoir « condamné fermement toute prise de pouvoir par la force » suite aux événements de Conakry.

Par ailleurs, l’OIF annonce qu’elle se concertera avec ses partenaires, notamment la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et l’Union africaine (Ua) en vue de contribuer au rétablissement dans les meilleurs délais d’un ordre constitutionnel et démocratique en République de Guinée.

La prise du pouvoir en Guinée par les forces spéciales dirigées par le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya est le deuxième coup d’État noté dans l’espace francophone en moins d’un an. Et cette récurrence des crises « inquiète » l’OIF.

« Au cours des 18 derniers mois, l’espace francophone a connu plusieurs coups d’Etat, un Chef d’Etat tombé sur le champ de bataille et un président en exercice assassiné. Ces situations récurrentes de violence extrême, de non-respect des principes démocratiques, et d’atteintes aux droits de l’Homme et à la vie humaine sont contraires aux engagements pris par nos Etats et gouvernements dans la Déclaration de Bamako, texte politique fondateur de notre Organisation. Elles ne sont tout simplement plus acceptables », a déclaré Mme Mushikiwabo.

Elle appelle les classes dirigeantes de l’espace francophone à tout mettre en œuvre pour servir leurs citoyens, en particulier la jeunesse, et, avec l’ensemble des partis politiques, à veiller à la préservation de la vie et de la dignité humaine.

Maroc/Elections : Le taux de participation est de 12% à midi (ministère)

Le taux de participation ce mercredi à midi aux élections générales au Maroc est de 12%, selon un communiqué du ministère de l’Intérieur.Ce taux reste toutefois élevé par rapport à celui communiqué par ce même département en 2016, à l’occasion des législatives. En effet, le taux s’était limité à 10%. Toutefois, la base n’est pas la même. Pour ce scrutin du 8 septembre, plus de 17,5 millions se sont inscrits sur les listes électorales contre 15,7 millions en 2016.

Les bureaux de vote pour les élections générales au Maroc ont ouvert ce mercredi à 08H00 locales (07H00 GMT) et fermeront à 19H00 (18H00 GMT).

Les électeurs devront élire les 395 députés de la Chambre des représentants (chambre basse) et plus de 31.000 élus communaux et régionaux. Le prochain chef du gouvernement est issu du parti arrivé en tête du scrutin législatif.

Ces élections, les troisièmes du genre depuis l’adoption de la Constitution de 2011, se passent dans des circonstances exceptionnelles marquées par la pandémie du Covid-19 qui a impacté le déroulement de la campagne électorale. Ainsi, les partis politiques ont été contraints de remplacer les meetings par le recours aux nouvelles technologies, via les réseaux sociaux, pour présenter leurs programmes électoraux.

Ce scrutin se déroule aussi après la réforme du code électoral qui a changé la formule du quotient, supprimé le seuil électoral et élargi les cas d’incompatibilité dans le cumul des mandats.

Selon les statistiques officielles, le nombre de candidatures a atteint 1.704 pour les élections à la Chambre des représentants (chambre basse), 1.123 pour les Conseils des régions, tandis que 157.569 candidatures ont été présentées pour les élections communales.

Elections au Mali : « l’insuffisance d’actions concrètes » préoccupe la Cedeao

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a exprimé mardi, au terme d’une nouvelle mission effectuée au Mali, son inquiétude sur la tenue à date échue des élections présidentielle et législatives.Si les émissaires de la Cedeao ont « apprécié » l’expression renouvelée des autorités de la transition malienne à respecter la période transitoire arrêtée, ils se sont néanmoins montrés pessimistes. Dans un communiqué, reçu mercredi à APA, « la Mission reste préoccupée par l’insuffisance d’actions concrètes dans la préparation effective du processus électoral ».

La délégation conduite par l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan fait référence notamment au double scrutin qui doit en principe se tenir le 27 février 2022, soit dans un peu plus de cinq mois. Ces élections sont censées marquer la fin d’une période de transition de dix-huit mois au Mali et un retour à l’ordre constitutionnel.

Mais plusieurs observateurs doutent de la possibilité de leur tenue à la date indiquée. Ce qui a fini d’installer un débat sur une possible prolongation de la transition dirigée par le colonel Assimi Goïta. Au pouvoir depuis plus d’un an, les militaires marchent en effet à leur rythme pour la conduire.

Après le coup d’Etat du 18 août 2020 contre le président Ibrahima Boubacar Keïta et le coup de force du 24 mai dernier contre le président de la transition Bah N’daw et son Premier ministre Moctar Ouane, la junte continue d’asseoir son emprise sur le pouvoir.

Un référendum est prévu le 31 octobre de même que des élections régionales et locales le 26 décembre prochain. Mais aucun projet de Constitution n’a encore été soumis au Conseil National de Transition (CNT), l’organe législatif.

La révision et l’audition des listes électorales annoncées au mois de juillet sont aussi renvoyées aux calendes grecques. Dans ce cas de figure, le décret convoquant le corps électoral, attendu dans deux semaines, le 15 septembre plus exactement, sera difficile à respecter.

Selon le calendrier électoral, rendu public en avril dernier, toutes ces étapes devaient être franchies depuis juillet. Un retard qui risque de chambouler ce calendrier dont le parachèvement est l’organisation des législatives et la présidentielle du 27 février prochain.

L’autre écueil majeur pour les militaires est le défi sécuritaire. Ils doivent organiser cinq élections dans un pays où ils ne contrôlent plus les deux tiers du territoire. Devant ces impairs, la classe politique malienne et certains observateurs ne se font plus guère d’illusions sur le respect de la transition.

En revanche, la Mission de la Cedeao « a rappelé l’importance du respect de la date des élections annoncée, afin de montrer la crédibilité du processus de transition. Elle a encouragé le gouvernement de transition à présenter rapidement un chronogramme détaillant le calendrier, les réformes et actions prioritaires qu’il urge d’entreprendre pour la tenue des élections présidentielle et législatives ».

« Il s’agit notamment du consensus sur le cadre légal devant servir aux élections, la préparation de la liste électorale et le choix de l’organe ou des organes devant conduire les élections », a-t-elle ajouté avant d’inviter les acteurs sociopolitiques à « travailler ensemble dans cette période de transition afin de garantir la réussite du processus ».

Maroc : Ouverture des bureaux de vote pour les élections générales

Les bureaux de vote pour les élections générales au Maroc ont ouvert ce mercredi à 08H00 locales (07H00 GMT) et fermeront à 19H00 (18H00 GMT).Ainsi, plus de 17,5 millions d’électeurs marocains se rendent aux urnes pour élire les 395 députés de la Chambre des représentants (chambre basse) et plus de 31.000 élus communaux et régionaux. Le prochain chef du gouvernement est issu du parti arrivé en tête du scrutin législatif. Il est nommé par le roi Mohammed VI et chargé de former son exécutif pour un mandat de cinq ans.

Ces élections, les troisièmes du genre depuis l’adoption de la Constitution de 2011, se passent dans des circonstances exceptionnelles marquées par la pandémie du Covid-19 qui a impacté le déroulement de la campagne électorale. Conséquence:  les partis politiques ont été contraints de remplacer les meetings par le recours aux nouvelles technologies, notamment les réseaux sociaux, pour présenter leurs programmes électoraux.

Ce scrutin se déroule aussi après la réforme du code électoral qui a changé la formule du quotient, supprimé le seuil électoral et élargi les cas d’incompatibilité dans le cumul des mandats.

Selon les statistiques officielles, le nombre de candidatures a atteint 1.704 pour les élections à la Chambre des représentants (chambre basse), 1.123 pour les Conseils des régions, tandis que 157.569 candidatures ont été présentées pour les élections communales.

Élections générales au Maroc: Qui prendra le relais du PJD?

Par Hicham Alaoui — Au terme d’un scrutin multiple organisé ce mercredi, les Marocains se préparent, entre autres, à choisir le ou les partis qui formeront le prochain gouvernement.Plus de 17,5 millions d’électeurs marocains vont se rendre, mercredi 8 septembre, aux urnes pour faire leur choix parmi les candidats qui se présentent au triple scrutin législatif, régional et communal après une campagne électorale qualifiée de « terne ».

Alors que le Parti de la justice et du développement (PJD), au pouvoir depuis 2012, continue de croire en ses chances de rééditer sa performance des deux dernières législatives de 2011 et 2016 et d’arracher la première place, trois autres partis se tiennent en embuscade et trouvent dans les élections de ce mercredi 8 septembre 2021 une véritable opportunité pour prendre les rênes du gouvernement, notamment.

Ces élections, les troisièmes du genre depuis l’adoption de la Constitution de 2011, se passent dans des circonstances exceptionnelles marquées par la pandémie du Covid-19 qui a impacté le déroulement de la campagne électorale. Ainsi, les partis politiques ont été contraints de remplacer les meetings publics par le recours aux nouvelles technologies en utilisant les réseaux sociaux, pour présenter leurs programmes électoraux.

Ce scrutin se déroule aussi après la réforme du code électoral qui a changé la formule du quotient, supprimé le seuil électoral et élargi les cas d’incompatibilité dans le cumul des mandats.

Avec ce nouveau mode de calcul du quotient électoral, de grandes formations politiques en lice pourraient en ressortir affaiblies. Le premier perdant pourrait être le PJD, qui tient les rênes de l’actuel gouvernement. Car même en remportant 100.000 voix dans une circonscription donnée, le PJD ne gagnera qu’un siège tout comme un autre parti qui n’aurait réussi à n’en obtenir que 10.000. Aucune formation politique ne réussira donc à obtenir plus d’un siège sauf si la participation est très élevée.

Selon les statistiques officielles, le nombre de candidatures a atteint 1.704 pour les élections à la Chambre des représentants (chambre basse), 1.123 pour les Conseils des régions, tandis que 157.569 candidatures ont été présentées pour les élections communales.

Cette campagne est également différente des précédentes du fait que pour la première fois au Maroc, les électeurs passeront aux urnes pour élire à la fois les députés qui composeront la Chambre des représentants, les élus communaux et ceux des conseils régionaux.

Quatre grands favoris

Soutenu par ses membres et ses nombreux sympathisants, le PJD pourrait ainsi se retrouver au coude-à-coude avec trois autres formations : le Rassemblement national des indépendants (RNI), le Parti authenticité et modernité (PAM) et le Parti de l’Istiqlal (PI), seule formation politique ayant couvert par ses candidats l’ensemble du territoire national.

Le RNI, parti centriste dirigé par l’homme d’affaires Aziz Akhannouch, ministre depuis 2007, semble être un prétendant sérieux pour reprendre le flambeau au PJD.

Le PAM, qui n’a pas réussi à rivaliser avec le PJD lors des élections de 2016, a restructuré ses instances et élit un nouveau chef de parti en la personne de Abdellatif Ouahbi. Ce dernier a accusé un de ses rivaux d’utiliser l’argent pour drainer plus d’électeurs.

Quels que soient les résultats du scrutin, les partis politiques, devant composer le prochain exécutif, sont appelés à adopter une charte répondant aux grandes orientations du “nouveau modèle de développement” qui augure de nouvelles réformes et de projets visant en particulier la lutte contre le chômage, les disparités sociales et la mise en place d’un système de santé et d’enseignement répondant mieux aux attentes des citoyens. En plus de la mise en œuvre de programmes pour initier la relance de l’économie nationale, durement impactée par la crise sanitaire.

Nouveau parti: Gbagbo nomme Dano Djédjé président du Congrès constitutif

L’ex-chef d’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo, nomme Dano Djédjé, un proche collaborateur, en qualité de président du Congrès constitutif de son nouveau parti, annoncé mi-août à Abidjan.

Dans le cadre des préparatifs du Congrès constitutif du nouveau parti, M. Gbagbo a nommé des membres des commissions et du groupe de réflexion élargi, selon une décision. 

Un Comité de coordination pilote l’ensemble des préparatifs pour la mise en place du nouveau parti. Il comprend M. Assoa Adou, Emmanuel Ackah, Dano Djédjé, Oulaye Hubert et Jean-Baptiste Gnaoré. 

La décision institue une Commission chargée de l’élaboration du projet du Manifeste du parti. Le président de cette Commission est Laurent Akoun. La Commission chargée du projet du Manifeste comprend 16 membres hormis le président, le vice-président, le rapporteur et son adjoint.    

Une deuxième Commission créée est chargée de l’élaboration des statuts et règlement intérieur. Elle a également pour mission de proposer la dénomination et le sigle du parti. Maillon stratégique, cette deuxième Commission est présidée par André Kouassi Kouakou, un très proche collaborateur de M. Gbagbo. 

Il a à ses côtés M. Émile Guirieoulou, le vice-président, un rapporteur et un rapporteur adjoint. Quinze membres forment cette deuxième commission.

Koné Katinan, porte-parole de Gbagbo, est membre de cette deuxième Commission, ainsi que Habiba Touré, son avocate personnelle, Konaté Navigué, Léon Monnet Emmanuel et Franck Anderson Kouassi. 

Le groupe de réflexion élargi, lui, comprend un nombre important de collaborateurs, entre autres, Michel Amani Nguessan, Ehivet Simone Gbagbo, Tapé Kipré, Georges Armand Ouégnin, Damana Pickas, Dacoury-Tabley Henri Philippe.             

Le Front populaire ivoirien (FPI, opposition), parti créé par Laurent Gbagbo est divisé avec une frange qui reconnaît l’ex-chef d’Etat comme le président et une autre M. Affi Nguessan. 

Le comité central du camp présidé par Affi Nguessan, a entériné « la rupture » avec Laurent Gbagbo, à la suite de la décision de l’ex-chef d’Etat de créer un autre parti.    

Pour M. Affi, dans cette nouvelle page de l’histoire du FPI, son camp est « désormais dépositaire de l’héritage, de l’histoire, des valeurs de la gauche ».      

La Commission chargée de l’élaboration du projet du Manifeste, des statuts et règlement intérieur, de la dénomination et du sigle du Parti tient mercredi sa première rencontre, tandis que le Groupe de réflexion élargi se réunit le lendemain.  

L’Onu aux côtés de la Sierra Leone pour renforcer la démocratie

Les Nations Unies réaffirment leur engagement à soutenir la Sierra Leone dans ses « efforts inlassables » pour la démocratie.Achevant une visite dans ce petit pays ouest-africain parmi les plus pauvres de la planète et longtemps miné par la guerre, le nouveau Représentant spécial du Secrétaire Général et Chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (Unowas), le Tchadien Mahamat Saleh Annadif, a déclaré dans un communiqué parvenu mardi à APA que son institution allait soutenir Freetown « dans ses efforts inlassables pour consolider la réconciliation nationale, la démocratie et le développement ».

Dans la capitale sierra-léonaise, M. Annadif a été reçu par le président Julius Maada Bio. La visite du successeur du Ghanéen Mohamed Ibn Chambas, dont la mission a pris fin le 7 avril 2021, s’inscrivait dans le cadre de sa tournée de familiarisation dans la sous-région.

Le site de l’Unowas présente son nouveau chef comme un homme qui possède une vaste expérience nationale et internationale ayant participé à plusieurs processus de paix en Afrique, notamment au Niger, en République centrafricaine et au Soudan. Avant de prendre ses nouvelles fonctions, l’ancien ministre tchadien des Affaires étrangères (1997-2003) était le Représentant spécial du Secrétaire général pour le Mali et Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) depuis 2015.

Avec le chef de l’Etat sierra-léonais, il a discuté d’une « série de questions nationales et régionales, y compris des moyens pour renforcer le partenariat entre les Nations Unies et Sierra Leone afin de mieux soutenir le pays » dans les trois volets évoqués. A savoir la consolidation des institutions démocratiques, des droits de l’homme et du développement.

Le diplomate tchadien « a également félicité » le gouvernement et le peuple sierra-léonais pour leur engagement à consolider la réconciliation nationale et a « encouragé tous les acteurs à maintenir le dialogue pour garantir des élections générales pacifiques et inclusives en 2023 ».

Petit pays d’Afrique de l’Ouest, la Sierra Leone a été dévastée entre 1991 et 2002 par une guerre civile qui a fait plus de 50.000 morts. En 2016, une étude parue dans le magazine « Science » montre que les actions menées pour rapprocher les populations après la guerre civile produisent parfois dépression et anxiété.

Maroc/Elections: plus de 25 millions personnes en âge de voter (HCP)

La population en âge de voter s’élève à près de 25,226 millions de Marocains contre 23,211 millions en 2016, ce qui représente 69,5% de la population totale du Maroc, selon le Haut-commissariat au Plan (HCP), une structure nationale chargée de la statistique.Les femmes représentent un peu plus de la moitié avec un total de 12,801 millions (50,7%), précise le HCP dans une note publiée à l’occasion des triples élections législatives, régionales et communales prévues le 8 septembre 2021.

Ces électeurs potentiels seraient en majorité des citadins avec un effectif de 16,683 millions représentant 66,1% de l’ensemble de l’électorat de 2021, fait savoir la même source.

Selon les listes électorales arrêtées au 31 juillet 2021, un total de 17,509 millions de personnes est inscrit, soit un taux d’inscription de 69,4%, indique le HCP, précisant que ce taux est plus élevé en milieu rural (8,054 millions inscrits ; 94,3%), qu’en milieu urbain (9,455 millions d’inscrits, 56,7%).

Dans les détails, les hommes inscrits sont au nombre de 9,455 millions (76,1%) tandis que le nombre des femmes est de 8,054 millions inscrites (62,9%).

Gambie/Présidentielle : la CEDEAO anticipe sur les conflits électoraux

La Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) annonce des consultations pour pacifier l’espace politique gambien avant la présidentielle du 4 décembre 2021.Prévues à Base et à Banjul entre le 6 et le 16 septembre, ces rencontres sont facilitées par la Direction des affaires politiques, de la paix et de la sécurité avec le soutien de l’Agence danoise de développement international (DANIDA) à travers son Programme africain de paix.

Selon l’institution sous-régionale, les engagements politiques qui s’appuient sur les efforts précédents de la CEDEAO en faveur d’élections pacifiques en 2021, sont destinés à renforcer la capacité des principales parties prenantes à prévenir et à atténuer les différends potentiels pré et post-électoraux, tout en assurant des résultats électoraux pacifiques.

Les participants sont sensibilisés aux instruments de diplomatie préventive et de médiation de la CEDEAO, y compris le rôle critique que le Conseil des Sages (CoW, sigle anglais) récemment reconstitué joue dans le processus.

Les participants sont issus des rangs du Comité interpartis (IPC), des chefs traditionnels et religieux, des organisations de la société civile concernées, du Groupe de travail sur la justice transitionnelle (TJWG), de TANGO, du Conseil national pour l’éducation civique (NNCE), du Réseau ouest-africain pour la consolidation de la paix (WANEP). Ils sont aussi issus du Conseil national de la jeunesse (NYC), d’autorités locales et de dirigeants communautaires. Sont également présents des représentants des plateformes gouvernementales impliquées dans le dialogue et la médiation et de la Commission électorale indépendante (CEI).

Putsch en Guinée : l’ANAD tend la main à la junte

L’Alliance nationale pour l’alternance démocratique (ANAD) qui soutient Cellou Dalein Diallo, le principal opposant au régime d’Alpha Condé, s’est dite prête à accompagner les putschistes pour mener à bien la transition.« Un acte historique qui parachève le combat mené par l’ANAD et les autres forces vives du pays éprises de justice et de démocratie ». C’est en ces termes que la coalition qui avait soutenu la candidature de Cellou Dalein Diallo à la présidentielle d’octobre 2020 a salué le renversement de son rival, Alpha Condé.

L’ANAD pour qui ce putsch « consacre la victoire de notre peuple et l’échec du régime dictatorial d’Alpha Condé » dit « prendre acte » de la déclaration de prise de pouvoir du Comité national du rassemblement et du développement (CNRD).

« Les motifs qui fondent son action salvatrice et leur finalité se confondent avec les aspirations de l’ANAD que sont le rassemblement de notre nation, la refondation de notre État, la lutte contre la corruption et l’impunité », affirme la coalition de partis politiques.

« C’est pourquoi, dit-elle, le CNRD peut compter sur le soutien de l’ANAD dans l’effort qui vise à construire une démocratie apaisée dans notre pays ».

Par ailleurs, l’ANAD a salué tous ceux qui, à travers le monde et au nom des valeurs démocratiques ont, sous diverses formes, accompagné et soutenu son combat.

Elle exhorte enfin le CNRD à inscrire dans ses responsabilités prioritaires la mise en place d’institutions légitimes capables de mettre en œuvre les réformes pouvant conduire rapidement le pays à la réconciliation nationale et à l’instauration de l’État de droit.

Putsch en Guinée : pour la protection des droits humains

Les auteurs du putsch en Guinée contre le président Alpha Condé doivent protéger les droits de toute la population, plaide Amnesty International.« Nous appelons les dirigeants du Comité national du rassemblement et du développement (CNRD) à protéger et à garantir les droits humains de l’ensemble de la population guinéenne, victime depuis des années de violations et de répressions », a lancé, Samira Daoud, Directrice du programme Afrique de l’Ouest et du Centre à Amnesty International.

Rappelant que de nombreux opposants politiques et manifestants ont été arrêtés avant et après l’élection présidentielle d’octobre 2020, Mme Daouda a demandé leur libération.

« Il faut aussi que les instigateurs du coup d’État indiquent le fondement juridique de la détention du président Alpha Condé. Celui-ci doit être inculpé d’une infraction reconnue par la loi ou remis en liberté immédiatement », a poursuivi Samira Daoud.

Hier dimanche, le Groupement des forces spéciales (GFS) avec à sa tête le lieutenant-colonel, Mamady Doumbouya, s’est emparé du pouvoir en Guinée, après avoir mis aux arrêtés le président Alpha Condé, réélu en octobre dernier pour un 3ème mandat de cinq ans.

Putsch en Guinée : le Colonel Doumbouya donne des gages

Le chef putschiste, Mamady Doumbouya, a promis, lundi à Conakry, la formation prochaine d’un gouvernement « inclusif » suite à la prise de pouvoir par le Groupement des forces spéciales dont il est le Commandant.Une page se tourne en Guinée. Celle du règne du président Alpha Condé. Dans la matinée d’hier dimanche, le Groupement des Forces Spéciales (GFS), aux ordres du lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, un ancien légionnaire de l’armée française, a pris d’assaut le palais présidentiel et capturé le chef de l’Etat. Dans la même foulée, ils ont annoncé la dissolution de la Constitution et des institutions.

Ce lundi 6 septembre, ils ont promis, lors d’une rencontre avec les anciens dignitaires du régime, la mise en place d’un « gouvernement d’union nationale ». Celui-ci sera chargé de conduire une période de « transition » politique.

« Une concertation sera ouverte pour décrire les grandes lignes de la transition, ensuite un gouvernement d’union nationale sera mis en place pour conduire la transition », a dit le chef putschiste dans son bref discours. Il n’a toutefois pas précisé la durée de la concertation ni celle de la transition.

Le lieutenant-colonel Doumbouya a aussi assuré qu’il n’y aura pas de « chasse aux sorcières » contre les membres de l’ex-pouvoir. Toutefois, ces derniers sont interdits de quitter le territoire national pendant toute la durée de la transition. Il leur a été également demandé de déposer leurs documents de voyages et véhicules de fonctions au niveau de leurs Secrétariats généraux.

Le Commandant des forces spéciales guinéennes a par ailleurs rassuré les partenaires et investisseurs étrangers en déclarant que les nouveaux maîtres du pays tiendront leurs engagements. Il a ainsi demandé aux compagnies minières de poursuivre leurs activités.

Le Comité national du rassemblement et du développement (CNRD), mis en place par la junte, a rassuré « les partenaires économiques et financiers de la poursuite normale des activités dans le pays », a dit Mamady Doumbouya. « Le comité assure les partenaires qu’il respectera toutes ses obligations », a-t-il ajouté.

Le nouvel homme fort de Conakry a par ailleurs rappelé les raisons du renversement du régime Condé. Il a notamment évoqué « la gabegie financière, la pauvreté et la corruption endémique » ou encore « l’instrumentalisation de la justice (et) le piétinement des droits des citoyens ».

Une libération des prisonniers politiques et une rencontre avec la Société civile et les partis d’opposition sont attendues dans les heures à venir.

Alpha Condé, une carrière politique de héros à zéro ?

Avant son accession au pouvoir en 2010, le président Alpha Condé était souvent surnommé « le Nelson Mandela d’Afrique de l’Ouest ».En l’espace de quelques minutes, hier dimanche matin aux abords de Sékhoutouréya, le palais présidentiel guinéen, le chef de l’Etat octogénaire tombait de son piédestal. Entouré sur un canapé par des militaires armés jusqu’aux dents, célébrant leur coup d’Etat, il s’emmure dans un silence et assiste de manière surprenante à sa probable fin de règne.

Réélu en octobre dernier pour un troisième mandat acquis dans un bain de sang, Alpha Condé a déçu sous son magistère plusieurs observateurs qui voyaient en lui un défenseur des droits de l’homme et un militant gauchiste.

Né à Boké, en Basse-Guinée, le 4 mars 1938, le leader du Rassemblement du peuple guinéen (RPG) a marqué la vie politique de son pays durant un demi-siècle. Une carrière à rebondissements durant laquelle il aura connu l’exil, la prison et le pouvoir suprême.

L’enseignant de formation a pris goût à la politique dès ses années d’étudiant en France, dans les années 1960, au sein de la Fédération des étudiants d’Afrique noire (FEANF), où il rencontre de futurs dirigeants d’autres pays africains.

Son engagement s’explique surtout à l’époque par le fait que son pays vit sous le régime autoritaire de Sékou Touré, le père de l’indépendance guinéenne. Condé met en place depuis Paris un mouvement d’opposition qui lui vaudra une condamnation à mort par contumace.

Mais c’est après la mort de Sékou Touré en 1984 qu’il décide de rentrer en Guinée. Il fonde avec d’autres camarades de lutte le RPG, son parti légalisé en 1992 avant de devenir dix ans plus tard le RPG-Arc-en-ciel, fruit d’une fusion avec 44 autres partis.

Une vie politique tourmentée

Avant son accession au pouvoir, il était successivement battu aux élections présidentielles de 1993 et 1998 par le général Lansana Conté avant d’être arrêté. Condamné à cinq ans de prison, il est libéré au bout de vingt mois sous la pression internationale. Il reçoit un important mouvement de soutien sous le nom du « Comité de libération » d’Alpha Condé. Le « Reggae Man » ivoirien, Tiken Jah Fakoly, compose également le titre « Libérez Alpha Condé », que la jeunesse transforme en hymne à la gloire des martyrs et prisonniers politiques africains.

Condé a attendu ensuite la mort de Conté, en décembre 2008, et la déliquescence du régime putschiste de Moussa Dadis Camara pour accéder enfin aux cimes du pouvoir en 2010, à la faveur d’une élection présidentielle contestée.

Lors de ce scrutin, il réussit à se défaire de son opposant historique Cellou Dalein Diallo qui avait pourtant obtenu 43,6% des voix au premier tour. Il est déclaré vainqueur de l’élection au second round par la Commission électorale avec un score de 52,52%.

Depuis lors, Alpha Condé a régné en maître sur la vie politique et réussi à conserver son pouvoir, malgré les contestations de la rue et d’une opposition, qui lui reprochait notamment de manipuler les urnes et la Constitution.

A l’approche de la présidentielle du 18 octobre 2020, des organisations de défense des droits de l’homme s’étaient inquiétées du niveau de violence exercé par les forces de sécurité lors de la répression de manifestations qui ont pavé la voie suivie par le président Alpha Condé pour pouvoir briguer un troisième mandat.

Un rapport d’Amnesty International estimait en fait qu’« au moins 50 personnes » avaient été tuées entre octobre 2019, date correspondant au début de la mobilisation du Front national de la défense de la Constitution (FNDC), et juillet 2020. Il faisait aussi état de 200 blessés, d’arrestations et de détentions arbitraires et au secret d’au moins 70 personnes pendant la même période.

Condé emporté par sa « force »

Certains ont pointé le rôle du Groupement des forces spéciales (GFS) dans ces exactions préélectorales. Placé sous l’autorité du chef d’état-major de l’armée de terre, ce corps d’élite a été créé par Condé et confié au lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, un ancien légionnaire de l’armée française doté d’un physique imposant.

C’est ce dernier qui a porté le coup fatal à Alpha Condé et son régime dans la matinée du dimanche 5 septembre 2021. « Condé évincé par ses forces spéciales », titre le quotidien sénégalais L’AS, qui précise que le nouvel homme fort de Conakry est « un légionnaire formé à Thiès », ville située à 70 km de Dakar.

« Cette force spéciale créée par Alpha Condé s’est retournée contre lui », affirme de son côté sur RFI, Mamadou Aliou Barry, chef du Centre d’analyse et d’études stratégiques de Guinée.

Actuellement détenu « dans un lieu sûr », selon le patron des putschistes, Condé a été photographié à bord d’un véhicule et amené vers une destination inconnue, peu après avoir quitté Sékhoutouréya. Dans la foulée de son arrestation, il a refusé de répondre à un soldat au visage masqué qui lui demandait de confirmer qu’il n’a pas été brutalisé ou torturé.

Mais Mamady Doumbouya, à la tête désormais du Comité national pour le rassemblement et le développement (CNRD), a précisé que le président déchu a « vu un médecin ». Il l’a fait peu après que la Cedeao a exigé dans un communiqué « le respect de (son) intégrité physique » et le retour à « l’ordre constitutionnel sous peine de sanctions ».

En revanche, les menaces de la communauté internationale semblent pour le moment sans conséquence puisque les meneurs du coup d’Etat ont annoncé la dissolution de la Constitution et la réécriture d’une « Constitution ensemble, cette fois-ci, (pour) toute la Guinée ».

Quoi qu’il en soit, certains observateurs continuent de considérer que c’est une régression politique pour la Guinée et pour Alpha Condé, au vu de tous les combats qu’il a eu à mener avant d’accéder au pouvoir.

C’est le cas de l’ingénieur géologue sénégalais, Fary Ndao. Il note sur Twitter que « Alpha Condé était l’idole de la génération de mon père, engagé à gauche dans les années 1970. Aujourd’hui, en 2021, Condé est maitrisé et photographié par des militaires qui ont à peu près le même âge que moi. Tout cela car il a estimé que 10 ans au pouvoir ça ne suffisait pas ».

Guinée: Qui est le chef des putschistes de Conakry?

Ancien légionnaire français, le meneur du putsch qui a renversé, dimanche, le président Alpha Condé était un homme-clé du dispositif sécuritaire censé protéger le pouvoir de celui-ci. Portrait.Au lendemain de son renversement en août 2005 par une junte composée essentiellement de ses plus proches collaborateurs militaires, l’ancien président mauritanien Maaouiya Ould Taya n’avait pas trouvé meilleure réaction que ces quelques mots qui auraient été prononcés plus de 2200 ans auparavant par un roi de Macédoine, Antigone II: « Mon Dieu, gardez-moi de mes amis ! Quant à mes ennemis, je m’en charge ! ». 

Seize ans après le Mauritanien avec lequel le liait d’ailleurs une vieille relation personnelle, Alpha Condé, 83 ans, renversé dimanche 5 septembre par une partie de son armée, s’est sans doute remémoré l’antique phrase, aujourd’hui culte. 

Le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, chef des putschistes qui l’ont destitué, n’est autre qu’un des principaux chefs militaires auxquels Il avait confié la sécurité de son régime. 

Dans un pays où la vie politique et celle des institutions publiques se confondent en grande partie avec la réalité ethniques, les deux hommes étaient, avant tout, liés par leur appartenance commune à la même communauté des Malinkés.

Ancien caporal-chef de la Légion étrangère de l’armée française, l’officier putschiste avait rejoint l’armée guinéenne dans la foulée de l’élection initiale à la tête du pays, en 2010, du président désormais déchu. 

Nommé lieutenant après un bref passage dans une école militaire de la ville  de Thiès, au Sénégal, l’ancien militaire français s’est vu octroyer plusieurs stages à l’étranger, Israël et France notamment, lui ouvrant la voie à une rapide ascension vers le grade de lieutenant-colonel et le commandement du Groupement des forces spéciales (GFS). 

C’est grâce à cette unité d’élite, de loin la mieux équipée et’entraînée de l’armée guinéenne et qu’il a lui-même mise sur pied à la demande personnelle d’Alpha Condé, selon les mots d’un ancien conseiller du président déchu et familier de l’officier putschiste, que l’ex militaire français a d’ailleurs pris le pouvoir dimanche dans son pays d’origine.  

Neutralisant rapidement la garde présidentielle dont des éléments ont, à un moment, tenté de s’opposer aux putschistes, les hommes du lieutenant-colonel Mamady Doumbouya ne semblent pas avoir eu de grandes difficultés à procéder à l’arrestation du chef de l’Etat. Dans une vidéo qu’ils ont diffusé sur les réseaux sociaux, on voit ce dernier, vêtu d’un  blue-jean et d’une chemise déboutonnée, entouré d’hommes en armes lui demandant s’il est bien traité sans qu’il leur réponde. Selon des sources généralement crédibles contactées par Apa News, le président Condé aurait été conduit par les putschistes au camp Makombo où il serait désormais gardé. 

Une rumeur, dont la véracité était difficile à vérifier jusqu’à tard dans la soirée de dimanche, soutenait que son ministre de la Défense, Mohamed Diané, aurait, lui, trouvé la mort après avoir été touché au crâne par une balle. 

Selon une source familière des gens du pouvoir à Conakry, l’hostilité du ministre à l’égard de la volonté du chef du GFS de rendre son unité autonome par rapport à son département serait d’ailleurs à l’origine du coup de force de l’ancien légionnaire français. 

Dans une déclaration lue à la télévision nationale à la mi-journée, béret rouge sur le crâne et lunette noirs sur les yeux, celui qui arbore déjà le costume du nouvel homme fort de la Guinée a annoncé la dissolution de la constitution et des institutions comme le gouvernement, la mise sur pied d’un « Comité national du rassemblement et du développement » (CRND) et
justifié son coup de force par la « situation socio-politique et économique du pays, le dysfonctionnement des institutions républicaines, l’instrumentalisation de la justice, le piétinement des droits des citoyens ». Des arguments qui rappellent exactement une grande partie des griefs que l’opposition adressaient jusqu’ici au chef de l’Etat renversé. 

Aux première heures suivant l’annonce du coup de force du chef des forces spéciales, les partisans de la principale figure de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, éternel rival malheureux devant les urnes d’Alpha Condé depuis sa première élection à la tête du pays en 2010, se sont d’ailleurs précipités pour célébrer le renversement du vieux président. 

Dans plusieurs quartiers de Conakry, la capitale et sa banlieue, comme Bambéto majoritairement habité par la communauté peule dont est issu Dalein Diallo, des manifestations de joie et de soutien au putsch ont  été  improvisées. 

L’officier putschistes dont le coup de force a été, selon les usages diplomatiques, unanimement condamné par les principaux partenaires du pays, dont l’Union africaine, l’ONU et la France, n’a jusqu’ici donné aucune indication sur ce qu’il entend faire pour un retour à l’ordre constitutionnel dormais rompu en Guinée. 

L’ancien légionnaire, père de trois enfants et dont l’épouse est une gendarme française toujours en activité, sera-t-il à son tour, comme nombre de ses frères d’armes en Afrique, tenté par le garder le pouvoir ou s’empressera-t-il à organiser une transition censée ramener un nouveau civil au pouvoir? 

Putsch en Guinée : le calme règne à Conakry (citoyens)

Plusieurs habitants de la capitale ont confié à APA que la situation est toujours calme à Conakry.Pas de pillage. Pas de morts civils. Et des populations en communion avec les éléments des forces de défense et de sécurité. « Les putschistes cherchent d’abord à consolider leur pouvoir », à ironisé un habitant de Cosa dans la Haute banlieue de Conakry. A l’en croire, tout se passe normalement dans la capitale.

Même son de cloche du côté de cette journaliste qui affirme que la situation est plutôt calme en haute banlieue. « Mais certaines informations font état de check-points au niveau des grandes artères ».

A Kankan, fief du président déchu, « les gens sont chez eux. Chacun y va de son commentaire. Les boutiques et magasins sont fermés », a indiqué cet autre habitant.

« Dès midi, quand les choses ont commencé à se confirmer, chacun s’est empressé de baisser les rideaux des magasins et rentrer chez soi », poursuit-il.

Tôt dans la matinée, ce dimanche 5 septembre 2021, des tirs nourris ont retenti dans la presqu’île de Kaloum, aux abords du palais présidentiel. La situation reste confuse. Les forces spéciales affirment tenir la capitale, Conakry. Elles revendiquent l’arrestation du président Alpha Condé.

Une délégation de la Ligue arabe va observer les élections au Maroc

Par Mohamed Fayed — Une délégation de la Ligue des États arabes participera à l’observation des élections communales, régionales et législatives qui se tiendront le 8 septembre au Maroc.
Le Secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, a été chargé de former une délégation dirigée par le diplomate tunisien Mohamed Salah Ben Aissa, secrétaire général adjoint et chef du centre de la Ligue à Tunis, pour observer les élections générales prévues le 8 septembre 2021 au Maroc, a indiqué l’organisation dimanche dans un communiqué.

Arrivée samedi au Maroc, la délégation rencontrera au cours de sa mission les différentes parties concernées par la préparation et l’organisation de ces élections, selon la même source.

Les objectifs de la délégation consistent à « évaluer les différents aspects du processus électoral avec objectivité et impartialité, y compris les campagnes électorales des candidats, le vote, le dépouillement et le décompte des suffrages, ainsi que de s’assurer de leur conformité aux lois et aux réglementations suivies dans le pays ainsi qu’aux normes internationales », poursuit le document.

La mission publiera sa déclaration préliminaire à la fin du processus d’observation, ainsi que son rapport final, qui sera soumis au Secrétaire général de la Ligue des États arabes, avec les observations détaillées sur la mission et ses recommandations, ajoute-t-on.

Cette initiative s’inscrit « dans le sillage de l’importance accordée par la Ligue arabe au suivi des échéances électorales dans ses États membres, et de son souci de soutenir et de renforcer le processus démocratique, de consolider la bonne gouvernance et d’assurer le bon déroulement des processus électoraux en son sein », conclut le communiqué.

Guinée : Alpha Condé arrêté par les putschistes

Sur une image surréaliste, quatre éléments lourdement armés du Groupement des Forces Spéciales (GFS) se tiennent devant Alpha Condé dans un salon du palais présidentiel.L’homme fort de Conakry est tombé de son piédestal. Tôt ce matin, le Groupement des Forces Spéciales (GFS) avait lancé un assaut aux abords de la Sékoutoureya, le palais présidentiel. Cette unité d’élite de l’armée guinéenne est dirigée par le colonel Mamady Doumbouya, un ancien légionnaire de l’armée française.

Dans un communiqué, le ministère guinéen de la Défense nationale a déclaré que « la Garde présidentielle, appuyée par les forces de défense et de sécurité, loyalistes et républicaines, ont contenu la menace et repoussé le groupe d’assaillants ».

Mais la réalité semble tout autre. Un membre du GFS, dans une vidéo relayée sur les réseaux sociaux, s’assoit sur un canapé à côté d’Alpha Condé (83 ans) pour lui demander s’il a été brutalisé dans cette opération. Le président déchu, qui porte un jeans et une chemise à moitié déboutonnée, a l’air perdu. Tout est allé si vite qu’il ne semble pas comprendre la situation. Alpha Condé se mure alors dans le silence.

Son tombeur, le colonel Mamady Doumbouya est un Malinké (l’une des ethnies de la Guinée) récemment rentré au pays pour prendre la tête du Groupement des Forces Spéciales (GFS) créé en 2018.

Dans une déclaration filmée, il a annoncé la dissolution de la Constitution en vigueur, des institutions, du gouvernement et la fermeture des frontières terrestres et aériennes.

Poursuivant, le colonel Mamady Doumbouya a appelé « ses frères d’arme à l’unité afin de répondre aux aspirations légitimes du peuple de Guinée ».  Le nouvel homme fort de Conakry a également invité les Forces de défense et de sécurité à « rester dans les casernes pour continuer leurs activités régaliennes », non sans promettre de ne pas « reprendre les erreurs du passé ».

Réélu en 2020 pour un troisième mandat, Alpha Condé est le président de la Guinée depuis 2010. Une révision controversée de la Constitution lui a permis de se présenter et de gagner, avec 59,49 % des suffrages valablement exprimés, l’élection du 18 octobre 2020 devant son rival Cellou Dalein Diallo.

Décès à Abidjan de Mathias Aka N’Goan, ex-maire de Cocody

L’ex-maire de Cocody (Est Abidjan) et actuel Président du Conseil d’administration de la Poste de Côte d’Ivoire, Mathias Aka N’Gouan, est décédé samedi dans la capitale économique ivoirienne, selon des sources proches de la famille.

M. Mathias Aka N’Gouan fut maire de la commune de Cocody de 2013 à 2018. Cadre du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci, ex-allié au pouvoir), il a rejoint le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp, pouvoir). 

Sous la bannière du Rhdp, il s’était rempilé à l’élection municipale, après la fin de son premier mandat, mais il a été battu par l’équipe du Pdci, ex-parti unique, présidé par l’ancien chef d’Etat Henri Konan Bédié.  

Guinée : une tentative de coup d’État en cours

Le président Alpha Condé (83 ans), réélu en 2020 pour un troisième mandat, est dans le viseur du Groupement des Forces Spéciales (GPS), une unité d’élite de l’armée guinéenne dirigée par le colonel Mamady Doumbouya, un ancien légionnaire de l’armée française.Des tirs nourris ont réveillé, ce dimanche 5 septembre, le quartier du palais présidentiel Sékoutoureya. Le colonel Mamady Doumbouya, qui tente de renverser le pouvoir d’alpha Condé, est un Malinké (l’une des ethnies de la Guinée)

récemment rentré pour être porté à la tête du Groupement des Forces Spéciales (GPS) créé en 2018.

Dans leur tentative de putsch, les éléments du GPS font face aux soldats de la garde présidentielle assurant la protection du chef de l’Etat, Alpha Condé.

Ce n’est pas la première que ce dernier est visé par une tentative de coup d’État. Il y a dix ans déja, son domicile a subi un assaut.

Alpha Condé est le président de la Guinée depuis 2010. Une révision controversée de la Constitution lui a permis de se présenter et de gagner, avec 59,49 % des suffrages valablement exprimés, l’élection du 18 octobre 2020 devant son rival Cellou Dalein Diallo.

L’APCE va observer les élections législatives au Maroc

Une délégation de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), composée de 11 membres et conduite par Alberto Ribolla (Italie), se rendra au Maroc du 6 au 9 septembre pour y observer le déroulement des élections législatives, prévues le 8 septembre courant.La mission de l’APCE aura des rencontres notamment avec le président de la délégation APCE du Parlement marocain, le directeur du département en charge des questions électorales au ministère de l’Intérieur, des représentants du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) et de la Haute Autorité pour la communication audiovisuelle (HACA), ainsi que des représentants de la communauté internationale, de la société civile et des médias, indique un communiqué du Conseil de l’Europe.

Un membre de la Commission de Venise – le groupe d’experts juridiques indépendants du Conseil de l’Europe – fournira un conseil juridique lors de cette visite, précise la même source.

Une délégation du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe observera en parallèle les élections régionales et communales le même jour, ajoute le communiqué.

Depuis 2011, le Parlement marocain bénéficie du statut de partenaire pour la démocratie auprès de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), ce qui lui permet une participation active aux activités de l’Assemblée.

Locales 2022 : des figures de l’opposition s’allient contre Macky Sall

Une vingtaine de responsables de l’opposition ont procédé jeudi au lancement d’une grande coalition en vue des élections locales du 23 janvier 2022.Le nom de la coalition « Yewwi Askan Wi », libérer le peuple en wolof, a été dévoilé hier lors de la cérémonie organisée dans une salle archicomble à Dakar. De Khalifa Sall à Ousmane Sonko en passant par Aida Mbodj, Moustapha Guirassy ou Malick Gackou, les opposants présents ou représentés ont signé une charte « contre tout compromis ou compromission avec Macky Sall », selon le quotidien EnQuête.

L’objectif est d’aller « ensemble aux Locales et aux Législatives » de 2022, ce qui suppose que l’alliance va durer pour au moins un an. La prochaine élection présidentielle, elle, est fixée en 2024 et Macky Sall, au pouvoir depuis 2012, n’a pas dit clairement s’il allait se représenter.

« Les problèmes ne vont pas manquer, car nous sommes des homme politiques. Il y aura des chocs d’ambitions mais le défi d’y arriver est là, pas pour nous, mais pour le Sénégal », a souligné Moussa Tine, responsable à Taxawu Senegal de l’ex-maire de Dakar Khalifa Sall, s’exprimant au nom des leaders de la coalition.

« Ce qui nous interpelle, c’est d’éviter la constitution de deux coalitions. Nous devons faire bloc pour affronter le président de la coalition présidentielle, Macky Sall », a-t-il appelé.

Par ailleurs, des formations de l’opposition se sont démarquées à la dernière minute de cette coalition. C’est le cas du Parti démocratique sénégalais (PDS) de l’ex-président Abdoulaye Wade et de son fils Karim, exilé depuis 2016 au Qatar.

Dans un communiqué publié la veille du lancement de l’alliance, le parti libéral s’étonnait de la circulation de la charte annonçant sa création. « Sans en être informé officiellement, le PDS a appris qu’une cérémonie de signature est prévue ce jeudi, alors que jusque-là des points de désaccords subsistent », ont affirmé les libéraux, dénonçant au passage les « jeux de l’ombre » et « subterfuges inutiles » d’Ousmane Sonko et Cie.

La division au sein de cette nouvelle union de l’opposition est également accentuée par les départs d’autres formations comme l’AJ de Mamadou Diop Decroix, Bokk Gis Gis de Pape Diop, le CRD d’Abdourahmane Diouf ou encore la coalition Jotna qui avait investi Sonko lors de la dernière élection présidentielle où il était arrivé troisième avec plus de 15% des voix.

Selon le professeur de sciences politiques Moussa Diaw, ces démarcations vont fragiliser l’opposition, qui « montre l’incapacité à dépasser les contradictions entre les leaders, les égos, les ambitions personnelles et les intérêts particuliers ».

Par ailleurs, il précise dans le quotidien national Le Soleil que ce ne sont « pas de petites formations qui vont régler le problème. Ces partis ont des leaders médiatiques, mais ils leur manquent une base et ils n’ont pas montré une capacité de mobilisation ».

Toutefois, son homologue Jean-Charles Biagui estime que Pastef d’Ousmane Sonko, le Parti de l’unité et du rassemblement (Pur) du chef religieux Moustapha Sy et Taxawu Senegal de Khalifa Sall « sont probablement les trois (partis ou mouvements) les plus significatifs de l’opposition si on y ajoute le PDS », sachant qu’ils ont participé aux dernières élections et mesurent les enjeux.

L’organisation des élections, la seule voie pour régler le dossier libyen (Bourita)

La Libye traverse une étape décisive de son processus politique et l’organisation des élections le 23 décembre prochain est la seule voie de régler le dossier libyen, a déclaré, jeudi, à la presse le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita à l’issue de ses entretiens avec le président de la Chambre des représentants libyenne, Aguila Saleh.Le ministre marocain a souligné que la « résolution de la crise ne se fera pas moyennant les Congrès ou les ingérences extérieures, mais par les Libyens eux-mêmes à travers l’exercice démocratique et l’organisation des élections conformément au calendrier fixé antérieurement ».

Bourita a ajouté que les « Libyens ont en assez de l’état d’inertie et de division. Il est temps de trancher la question de la légitimité en Libye par l’organisation des élections dans leur date et éviter toute complication supplémentaire ».

A cet égard, il a mis en avant l’impérative implication de toutes les institutions libyennes qui doivent endosser leurs responsabilités dans la préparation et la réussite de ces échéances, affirmant que la Chambre des représentants de Libye est un acteur principal dans ce processus, au vu de son rôle législatif et des prérogatives que lui a conférées la Déclaration constitutionnelle et les accords conclus entre les parties libyennes.

Relevant la nécessité d’agir sur la base des fondements déjà existants et des références juridiques pour organiser ces échéances électorales, Bourita a insisté qu’il « faut créer des conditions favorisant un minimum de garanties car l’attente de conditions idéales pour tenir ces élections pourrait s’éterniser ».

De son côté, le président de la Chambre des représentants libyenne a indiqué que le règlement de la crise libyenne ne peut s’opérer qu’à travers l’organisation des élections à temps et l’élection d’un président du pays qui œuvrera à la réalisation de la réconciliation et à l’unification des institutions libyennes.

Aguila Saleh a assuré que la Chambre des représentants libyenne « a fait le nécessaire pour préparer ces élections à travers l’élaboration de lois régissant l’élection de ses membres et du chef de l’Etat, et n’écartant aucune des parties », poursuivant que toutes les bases constitutionnelles et juridiques sont fin prêtes pour faire aboutir ces élections.

Il a, dans ce sens, souligné l’importance que revêt le soutien de la communauté internationale et des pays arabes frères en vue de la tenue des élections libyennes, car « l’issue de la crise, l’unification des institutions et la réalisation de la réconciliation nationale ne sauront être atteintes que via l’élection d’un président de tous les Libyens par la voie des urnes et dans les délais prédéterminés ».

La non-tenue des élections à la date fixée est susceptible d’aggraver la situation en Libye et d’engendrer davantage de division entre l’ensemble des parties prenantes, a-t-il conclu.

Léger remaniement du gouvernement nigérian

Le président nigérian, Muhammadu Buhari, a approuvé ce réaménagement du gouvernement formé le 21 août 2019, en limogeant deux ministres.Le porte-parole du chef de l’Etat, Femi Adesina, a précisé que la décision a été prise lors du Conseil exécutif fédéral tenu, hier mercredi à Abuja. Ainsi, Mohammed Sabo Nanono, ministre de l’Agriculture et du Développement rural, et Sale Mamman, ministre de l’Energie, ne font plus parti du gouvernement.

Au même moment, Dr Mohammad Mahmood Abubakar, ministre de l’Environnement, a été redéployé au ministère de l’Agriculture et du Développement rural, tandis qu’Abubakar D. Aliyu, ministre d’Etat, des Travaux et du Logement, est nommé ministre de l’Energie.

Selon le président Buhari, ces changements font suite à la « tradition consistant à soumettre la mise en œuvre de nos projets et programmes à une auto-évaluation indépendante et critique » par le biais de rapports sectoriels lors des réunions et des retraites du Cabinet.

« Ces importantes étapes d’examen ont permis d’identifier et de renforcer les points faibles, de combler les lacunes, de renforcer la cohésion et la synergie dans la gouvernance, de gérer l’économie et d’améliorer la fourniture de biens publics aux Nigérians », a-t-il conclu.

Migration: l’Afrique, acteur central de la mise en œuvre du Pacte de Marrakech (Bourita)

Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita a souligné, mercredi, que l’Afrique s’est positionnée comme un acteur central de la mise en œuvre du Pacte Mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières (pacte de Marrakech).M. Bourita, qui présidait virtuellement la première réunion intergouvernementale pour l’examen régional du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, a précisé que des grandes mesures africaines récentes sont des marqueurs à cet égard, citant notamment la mise en place effective de l’Observatoire Africain des Migrations dont le siège a été inauguré le 18 décembre 2020 à Rabat.

Selon lui, l’Observatoire est une déclinaison directe du Pacte de Marrakech, et en particulier de son objectif premier, qui est de collecter et d’utiliser des données précises qui serviront à l’élaboration de politiques fondées sur la connaissance des faits.

La seconde mesure concerne la participation notoire de l’Afrique au Fonds multipartenaires de la Migration, a-t-il fait observer, précisant qu’il s’agit d’un mécanisme mis en place en vue d’assister les pays dans la mise en œuvre du Pacte.

En effet, 16 des 39 projets – soit 41% du total des projets retenus pour financement, ont été soumis par des pays africains, a indiqué le ministre, relevant que l’Afrique s’est également, distinguée avec 4 projets collectifs, donnant ainsi l’exemple d’une gestion régionale concertée, que le Pacte de Marrakech appelle de ses vœux.

Le ministre a aussi estimé que la migration en Afrique est, d’abord, régionale, soulignant que c’est d’abord au niveau des Etats du Continent et de chacune de ses sous-régions, qu’elle doit être traitée.

Il a, en outre, affirmé que l’impact de la pandémie sur les migrations est indéniable, faisant observer que si ses retombées économiques et sociales ont accentué la précarité des travailleurs migrants, elle a aussi ralenti la mobilité d’une manière générale.

La fermeture des frontières a asséché, pour un temps, les routes migratoires, et rendu les traversées encore plus périlleuses, a-t-il indiqué, soutenant qu’elle n’a pas, pour autant, détruit le commerce morbide des passeurs et autres marchands de misère.

Le responsable gouvernemental a aussi relevé que la crise a fortement souligné l’importance de la régularisation de la situation des migrants, et la nécessité de garantir leur accès à la sécurité sociale – et la sécurité.

Sur un autre registre, M. Bourita a affirmé que le véritable fléau, ce n’est pas la migration, mais la traite des êtres humains et le trafic des migrants, déplorant l’imaginaire faussé par les aprioris, qui perçoit les migrants comme moins humains d’un côté que de l’autre d’une frontière.

Le véritable écueil, c’est que les migrants soient les oubliés du développement, des pandémies et de l’équité sociale, a-t-il aussi déploré, soulignant que les migrants doivent être le véritable centre de gravité de politiques migratoires responsables, solidaires et conformes aux 23 objectifs du Pacte.

Initiée à l’initiative de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et du Réseau des Nations Unies sur les migrations, cette conférence devra permettre aux États membres africains d’examiner les progrès nationaux, sous-régionaux et continentaux réalisés dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions et objectifs du Pacte, à la lumière des nouveaux défis engendrés par la pandémie de la Covid-19.

Mali : et si la transition ne faisait que commencer ?

Le débat sur une possible prolongation de la transition au Mali prend de plus en plus de l’ampleur.Au Mali, les militaires, au pouvoir depuis plus d’un an, marchent à leur rythme pour conduire la transition. Après le coup d’Etat du 18 août 2020 contre l’ancien président de la République Ibrahima Boubacar Keïta et le coup de force du 24 mai dernier contre le Président de la transition Bah N’daw et son Premier ministre Mocar Ouane, ils assoient davantage leur emprise sur le pouvoir.

Autant dire que le chemin qui mène vers une transition politique réussie est encore lointain. Le pays s’achemine en principe vers un référendum prévu le 31 octobre et des élections régionales et locales pour le 26 décembre prochain. Mais aucun projet de Constitution n’a encore été soumis au Conseil national de transition (CNT), l’organe législatif censé voter les lois.

La révision et l’audition des listes électorales annoncées au mois de juillet sont renvoyées aux calendes grecques. Dans ce cas de figure, le décret convoquant le corps électoral attendu dans deux semaines, le 15 septembre plus exactement, sera difficile à respecter.

Selon le calendrier électoral rendu public en avril dernier, toutes ces étapes devaient être franchies depuis le mois de juillet. Un retard qui risque de chambouler le calendrier électoral dont le parachèvement est l’organisation des législatives et la présidentielle du 27 février 2022.

L’autre écueil majeur pour les militaires est le défi sécuritaire. La junte doit organiser cinq élections dans un pays où elle ne contrôle plus les deux tiers du territoire. Devant ces impairs, la classe politique malienne ne se fait plus guère d’illusions sur le respect de la transition.

Pour l’ancien Premier ministre Moussa Mara, il est encore possible de sauver la présidentielle si l’on décide de reporter les élections « secondaires » pour plus tard. Pour cela, la junte devra trouver un consensus avec les acteurs politiques de tous bords sur un nouveau calendrier électoral, « clair, précis et réaliste », selon Ibrahim Sangho, leader de plusieurs plateformes d’observation électorale au Mali.

En attendant la tenue des Assises nationales de refondation (ANR) dans les semaines à venir, la classe politique malienne cherche la bonne formule pour imposer le respect du calendrier électoral aux militaires

Toutefois, ces derniers semblent se prévaloir du soutien populaire d’une partie de la population pour légitimer une éventuelle prolongation. Récemment, les militaires ont entamé une politique de réédition des comptes qui a conduit à l’arrestation le 26 août dernier de l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, dans une affaire de fraude présumée.

Dans une sortie à la radio Mikado, le 11 août dernier, le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga, ministre de l’Administration territoriale a émis le doute sur les intentions de la junte à respecter la durée de la transition. « Il ne faudrait pas voir ce calendrier comme étant une loi. Un calendrier, c’est des estimations, des prévisions », a-t-il indiqué.

Une sortie qui a fait réagir le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (Onu) qui demande à la junte de respecter ses « engagements de rendre le pouvoir aux civils dans un délai de 18 mois ».

Le Rwanda et l’Ethiopie discutent des questions sécuritaires

Le Président rwandais Paul Kagame a rencontré le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed Ali pour évoquer les questions de sécurité.Le Bureau du Président a déclaré que les deux dirigeants « ont discuté de divers sujets d’intérêt mutuel, y compris des questions spécifiques aux deux pays et à la région ».

À son arrivée à l’aéroport international de Kigali, le Premier ministre éthiopien en visite de deux jours, a été reçu par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Vincent Biruta.

« Le Premier ministre Abiy Ahmed Ali et sa délégation sont arrivés à Kigali, au Rwanda, pour une visite de travail de deux jours au cours de laquelle le Premier ministre rencontrera le Président Paul Kagame », a tweeté dimanche le bureau du Premier ministre Abiy sans révéler plus de détails sur la visite.

Après la rencontre, le PM Abiy a déclaré dans un tweet qu’il avait eu des discussions fructueuses avec son hôte. Plus tard dans la soirée, le Président Kagame a invité le Premier ministre Abiy à un dîner après le tête-à-tête.

Les forces du gouvernement fédéral éthiopien combattent les forces rebelles dans la région du Tigré depuis 10 mois. A cette occasion, le Premier ministre Abiy insiste sur le fait que son gouvernement ne s’arrêtera pas tant que les rebelles ne seront pas vaincus.

Le secrétaire général des Nations unies (Onu), António Guterres, a prévenu que la crise au Tigré allait s’étendre et aurait de graves conséquences politiques, économiques et humanitaires pour le pays et la région.

Zambie : le nouveau président chamboule l’armée et la police

Hakainde Hichilema a nommé les nouveaux chefs des forces de défense et de la police nationale, quelques jours après avoir pris ses fonctions.Après avoir prêté serment le 24 août dernier, le nouveau président a pris ses premières mesures en direction de l’armée et de la police. Hichilema a annoncé dans un discours télévisé à la nation dimanche qu’il avait élevé Dennis Alibuzwi au poste de commandant de l’armée zambienne, en remplacement de William Sikazwe.

Il a également nommé Collin Barry comme nouveau chef de la force aérienne zambienne (ZAF) et Patrick Solochi comme commandant du service national zambien (ZNS). Barry et Solochi succèdent à David Muma et Nathan Mulenga qui dirigeaient respectivement la ZAF et la ZNS.

Hichilema a également nommé Lemmy Kajoba au poste d’Inspecteur général de la police zambienne, en remplacement de Kakoma Kanganja qui a été relevé de ses fonctions avec effet immédiat.

La force de défense zambienne comprend l’armée zambienne, la force aérienne zambienne (ZAF) et le service national zambien (ZNS).

Opposant historique au régime du président sortant d’Edgar Lungu, le nouveau président zambien a été arrêté à plusieurs reprises ces dernières années. 

Le Russe Alexander Ivanko nommé Représentant spécial du SG de l’ONU pour le Sahara et chef de la Minurso

Le Secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres, a annoncé vendredi la nomination du Russe Alexander Ivanko en tant que son Représentant spécial pour le Sahara et chef de la MINURSO.Ivanko succède au Canadien Colin Stewart, à « qui le Secrétaire général est reconnaissant pour son service dévoué et sa direction efficace de la MINURSO », a indiqué le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, lors de son point de presse.

“Chef de cabinet de la MINURSO depuis 2009, Alexander Ivanko apporte à ce poste plus de 30 ans d’expérience dans les affaires internationales, le maintien de la paix et le journalisme”, a fait savoir M. Dujarric .

Ivanko a commencé sa carrière dans le journalisme, travaillant comme correspondant en Afghanistan et aux États-Unis pour un journal russe. Il a également été conseiller principal auprès de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (1998-2005).