Gambie: Amnesty International rappelle à Barrow ses promesses

Amnesty International s’inquiète sur les lois répressives « toujours en vigueur » en Gambie malgré les promesses électorales du président Adama Barrow, arrivé au pouvoir en 2017.Le successeur du dictateur Yahya Jammeh avait promis de réformer le pays. Mais à sept mois de la fin de son premier mandat, les lois répressives restreignant les droits humains, notamment les droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique, « sont toujours en vigueur », a fait savoir l’ONG des droits de l’homme dans une nouvelle synthèse publiée ce 23 septembre.

« Il n’y a toujours pas de nouvelle Constitution. Les dispositions législatives punitives et restrictives relatives aux droits humains, particulièrement aux droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique, demeurent inscrites dans la loi », a déclaré Michèle Eken, chercheuse sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International.

« En outre, la session parlementaire actuelle, qui représente l’une des rares occasions d’entreprendre des réformes juridiques et des changements d’ampleur dans le droit fil des obligations incombant à la Gambie au titre du droit international relatif aux droits humains avant l’élection présidentielle de décembre, doit s’achever d’ici la semaine prochaine », a-t-elle ajouté.

Déjà, la Cour de Justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a rendu, le 14 février 2018, un jugement concluant que la plupart des lois relatives aux médias en Gambie bafouaient la liberté d’expression.

Cette juridiction a ensuite demandé au gouvernement d’abroger ou de modifier toutes les lois pénales relatives à la diffamation, à la sédition et aux fausses informations, afin de les aligner sur les obligations incombant au pays au titre du droit international relatif aux droits humains, a rappelé Amnesty.

Citant le syndicat de la presse gambien (GPU), l’ONG estime que les dispositions légales qui musèlent les voix dissidentes « engendrent un environnement hostile pour les journalistes. Si les cas de répression visant les journalistes ont diminué sous la présidence d’Adama Barrow, des arrestations très médiatisées ont illustré le risque que ces lois répressives ne soient utilisées pour faire taire plus largement les voix dissidentes ».

Par ailleurs, Amnesty International souligne que le Code pénal gambien contient encore plusieurs clauses restreignant le droit à la liberté d’expression, notant en outre que « la peine de mort, abolie dans le projet de Constitution, demeure en vigueur et les tribunaux continuent de prononcer des condamnations à mort ».

Soudan du Sud : Salva Kiir évoque son retrait du pouvoir

Le président du Soudan du Sud, Salva Kiir a laissé entendre de la manière la plus claire qui soit son intention de se retirer de la tête du pays avant les élections de 2023.Ces scrutins doivent marquer la fin de la transition politique en cours.

« Lorsque nous irons aux élections, de nouveaux visages apparaîtront, non pas ceux des personnes qui travaillent actuellement au sein du gouvernement, mais des personnes que vous n’avez jamais vues auparavant, et ainsi nous aurons la paix dans notre pays. A partir de maintenant, préparez-vous à vous engager auprès de la base, afin qu’elle connaisse le programme du Mouvement populaire de libération du Soudan », a déclaré le président Kiir.

Il s’exprimait en sa qualité de président du SPLM, le parti au pouvoir, lors d’une réunion de jeunes organisée à Juba.

Cette allusion à son retrait de la scène politique intervient dans un contexte d’agitation croissante à Juba et dans d’autres villes du pays, en raison des promesses non tenues faites pendant la lutte pour l’indépendance.

Des militants réunis au sein de la Coalition populaire pour l’action civile (PCCA) ont appelé les Soudanais du Sud mécontents à descendre dans la rue pour demander la démission de Salva Kiir.

M. Kiir est le président du Soudan du Sud depuis que le pays s’est séparé du reste du Soudan et est devenu indépendant en juillet 2011.

Le dirigeant du pays a dit être convaincu qu’un exercice démocratique complet aboutissant à des élections en 2023 mettrait définitivement fin à huit années de conflits politiques qui ont fait des dizaines de milliers de morts et déplacé plus de trois millions de personnes depuis décembre 2013.

Kiir, 70 ans, n’a pas mentionné de successeur possible, alimentant les spéculations selon lesquelles son fils Thiik Mayardit pourrait prendre le relais. Thiik occupe actuellement le poste de directeur exécutif adjoint au bureau du président.

Soudan : l’UA condamne la tentative de coup d’Etat

Le Président de la Commission de l’Union Africaine (CUA), Moussa Faki Mahamat, dans un communiqué parvenu à APA, « se félicite » de l’échec du putsch et insiste sur la nécessité de sauvegarder l’accord politique et les textes constitutifs des accords de Khartoum et de l’accord de paix de Juba (Soudan du sud).L’Union africaine salut la prouesse de l’armée soudanaise. Elle « a déjoué », hier matin, une tentative de coup d’Etat menée par d’anciens dignitaires du régime d’Omar El Béchir, chassé du pouvoir en avril 2019, sous la pression de la rue.

« Le Président condamne avec force cette tentative et se félicite de son échec », lit-on dans le communiqué.

Par ailleurs, M. Faki, cité par la note, « encourage tous les acteurs à se tenir fermement aux côtés des autorités légales de la transition issues de la volonté consensuelle des forces nationales civiles et militaires. »

En outre, le Président de la CUA insiste sur la nécessité de sauvegarder l’accord politique et les textes constitutifs des accords de Khartoum et de l’accord de paix de Juba qui engagent résolument le pays dans la voie du succès d’une transition devant conduire à des élections démocratiques, libres et transparentes.

La Côte d’Ivoire compte 177 partis et 5 groupements politiques

La Côte d’Ivoire compte 177 paris et 5 groupements politiques, selon des données du ministère de l’Intérieur et de la sécurité qui dénombrent environ 9.540 organisations de la société civile dont 9009 organisations nationales disposant d’un récépissé.

« En ce qui concerne les partis et groupements politiques, on dénombre autour de 177 partis et 5 groupements politiques », a dit mardi M. Jean-Fructueux Bako, directeur de Cabinet adjoint du ministre de l’Intérieur et de la sécurité, chargé de l’administration du territoire.

M. Jean-Fructueux Bako s’exprimait à l’occasion d’un séminaire de réflexion sur un avant-projet de loi relatif aux organisations non gouvernementales, qui se tient du 21 au 24 Septembre 2021, à Grand-Bassam, cité balnéaire située à 40 Km au sud-est d’Abidjan.

« Nous avons autour de 9.540 organisations de la société civile dont 9.009 organisations de la société nationales disposant d’un récépissé, 416 organisations étrangères disposant d’un arrêté et 15 organisations reconnues d’utilité publique », a-t-il ajouté.

Ce séminaire de validation de l’avant-projet de loi relatif aux organisations de la société civile intervient dans le cadre du Programme LIANE 2 (Leadership et Initiatives des Acteurs Non Étatiques). Il est financé par l’Union Européenne (UE).

Selon M. Bako, ces organismes non lucratifs ont été souvent contrariés par la caducité des règlements en vigueur, favorisant l’instrumentalisation de ces organisations par les politiques et leur gestion approximative, créant un déficit de gouvernance.

Pour apporter une réponse à ces difficultés, le ministère de l’Intérieur a décidé d’offrir à ces structures les meilleures conditions de leurs activités, a soutenu M. Jean-Fructueux Bako, directeur de Cabinet adjoint chargé de l’administration du territoire.

Adrien Maillard, représentant l’ambassadeur de l’Union européenne en Côte d’Ivoire, a salué la volonté et l’engagement de l’Etat ivoirien visant à réformer les textes régissant les organisations de la société civile, issus de la direction générale de l’administration du territoire.

L’Union européenne souhaite que le régime de déclaration des organisations de la société civile soit conforme aux standards internationaux et s’engage à soutenir l’Etat, a fait savoir M. Adrien Maillard, dans son discours.

Pour l’Union européenne, ce nouveau cadre légal, fera évoluer le rôle des organisations de la société civile afin de devenir un acteur réel de développement et de gagner en légitimité ainsi qu’en compétence en vue de la promotion de la paix et des droits de l’Homme, a-t-il traduit.   

Depuis 2015, des comités scientifiques réfléchissent sur l’avant-projet de loi en préparation suggéré aux acteurs de la société civile en vue de concilier les visions tant des acteurs étatiques que de la société civile afin d’élaborer une loi éclectique et plus inclusive.

Ces travaux visent la validation de l’avant-projet de loi relatif aux organisations de la société civile, issu des travaux  de la direction générale de l’administration territoire et validé au sein du ministère de l’Intérieur de la sécurité, en vue de débuter le processus politique d’adoption de la loi.

Durant quatre jours, les structures étatiques et organisations de la société civile venant d’Abidjan et l’intérieur du pays engageront, un dialogue constructif afin de faire une synthèse des propositions dans un rapport final.

Maroc : Trois partis composeront le prochain gouvernement

Le prochain gouvernement sera composé du Rassemblement national des indépendants (RNI), du Parti authenticité et modernité (PAM) et de l’Istiqlal, a annoncé, mercredi à Rabat, le chef de gouvernement désigné, Aziz Akhannouch, coupant ainsi court avec les rumeurs qui circulaient sur un éventuel élargissement de la coalition gouvernementale à d’autres partis.Lors d’une conférence de presse tenue en présence des trois leaders des partis, Aziz Akhannouch (RNI), Abdellatif Ouahbi (PAM) et Nizar Baraka (PI), le chef du gouvernement désigné, a indiqué que « la réussite de la coalition au niveau territoriale est une preuve de la réussite de la coopération avec de la bonne volonté », formant le vœu que cette cohésion constatée au niveau territoriale sera reflétée sur le niveau gouvernemental.

« Nous avons eu nos différences durant les élections. C’est l’essence même de la démocratie. Aujourd’hui, nous voulons tous construire un avenir prospère pour le peuple marocain », a-t-il dit.

Akhannouch n’a pas caché sa satisfaction à l’annonce de cette nouvelle majorité tripartite. « Nous avons pu constituer la majorité en un délai court en respect du temps politique et des défis qui nécessitent une conscience démocratique pour assurer l’implémentation du nouveau modèle de développement », s’est-il réjoui, assurant que son équipe soumettra un projet de gouvernement au Roi Mohammed VI aussi vite que possible.

Pour le chef du gouvernement, la nouvelle alliance répond aux choix des électeurs. « Nos programmes comportent beaucoup de points communs », a-t-il dit en référence aux programmes électoraux du PAM et de l’Istiqlal. D’ailleurs, le programme gouvernemental, qui devra être présenté au Souverain, découlera de ces programmes électoraux, comme l’a souligné Akhannouch.

En attendant, les nouveaux alliés devront trouver un terrain d’entente sur l’architecture gouvernementale qui devra également être soumise au Roi pour validation, ainsi que sur la répartition des portefeuilles ministériels.

Akhannouch a en tout cas promis de présenter des noms (ministres) connus pour « leur intégrité et honnêteté pour porter la responsabilité gouvernementale ».

Une chose est sûre : la prochaine équipe d’Akhannouch dispose d’une majorité confortable avec ses 270 députés alors que la majorité requise pour être investi est de 198.

Le PJD, grand perdant du scrutin du septembre après 10 ans au pouvoir formera désormais une opposition hétéroclite aux côtés de l’USFP (34 sièges), du MP (28 sièges), du PPS (22 sièges) et de l’UC (18 sièges). L’opposition ne sera donc constituée que de 125 députés.

Affaire détournement au Groupe parlementaire Pdci: Simon Doho se dit « pas concerné »

Le député ivoirien, Simon Doho, le président du Groupe parlementaire du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci, opposition), soupçonné de détournement des émoluments du groupe, se dit « pas concerné » par cette affaire qui emballe la toile.

« Je ne me sens pas concerné », a déclaré le député de Bangolo (ouest ivoirien), Simon Doho dans un entretien téléphonique à APA. Selon une note de l’analyste politique Dr Narcisse Coulibaly, circulant sur la toile, il « serait suspecté par ses pairs de détournement de fonds ».  

Ces fonds sont collectés pour le fonctionnement du groupe parlementaire Pdci. L’analyste politique rapporte que « ces fonds sont le résultat d’une ponction mensuelle de 130 000 FCFA, effectuée sur les émoluments de chaque député membre du groupe ». 

Le groupe parlementaire du Pdci, fait-il observer, « compte 65 membres, ce qui fait un total de 8 450 000 FCFA que l’organisation reçoit de ses membres pour son fonctionnement » aux dires de son informateur.

« M. Doho Simon rechigne à faire le point de ce butin collecté depuis le début de la nouvelle législature », ce qui fait murmurer de plus en plus ses collègues, poursuit-il, ajoutant que cet état de fait, fait naître au sein du groupe parlementaire du parti septuagénaire, un profond malaise.  

« Cette situation pour le moins inédite au PDCI-RDA révèle un problème bien plus tentaculaire encore. Il s’agit de la gestion du parti lui-même et de la question de sa gouvernance », commente l’analyste politique.  

Il relève que « le parti d’Houphouët Boigny va mal depuis quelques années maintenant », en témoigne « les nombreuses défections en direction du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP, pouvoir) ».  

En outre, « les derniers résultats des élections législatives laissent même croire que le Pdci se réduit  progressivement en peau de chagrin » et « à cela s’ajoutent les différentes crises internes et les frondes récurrentes de militants actifs à l’approche des élections présidentielles ». 

Dr Narcisse Coulibaly,  a par ailleurs fait remarquer que récemment c’est l’ex-ministre du Commerce, Jean Louis Billon qui a adopté « une posture de défiance vis-à-vis de la vieille garde du parti, posant clairement le problème du renouvellement générationnel dans ce parti perçu comme gérontocrate » . 

« Tous ces éléments laissent penser que le PDCI-RDA risque l’implosion si rien n’est fait. Comment le plus vieux parti de Côte d’Ivoire va-t-il gérer ce tournant décisif dans son histoire avec ses crises internes ? L’avenir nous situera », conclut-il. 

Le Maroc préside le Centre pour l’intégration en Méditerranée

Le Maroc devient le premier pays à présider Centre pour l’intégration en Méditerranée en vue de coordonner les positions entre les pays du pourtour méditerranéen, prenant ainsi le relais du groupe de la Banque mondiale qui en pilotait jusqu’ici les activités.Le mandat de cette présidence couvrira la période allant de 2021 à 2024. Le Maroc devient ainsi le premier pays à présider ce Centre régional, prenant le relais du groupe de la Banque mondiale qui pilotait jusqu’ici les activités du CMI.

« Depuis sa création en 2009, le CMI a été un véritable moteur de partage de connaissances, d’échanges Nord-Sud et Sud-Sud et de collaboration thématique entre les deux rives de la Méditerranée. Nous nous réjouissons de la désignation du Royaume du Maroc à la présidence de ce Centre, permettant ainsi une appropriation renforcée du Centre par ses membres, notamment les pays du sud de la Méditerranée », a déclaré Ferid Belhaj, vice-président de la Banque mondiale pour la région Moyen-Orient Afrique du Nord, cité par le communiqué.

De son côté, Mohamed Benchaaboun, ministre marocain de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’Administration, a souligné que le Maroc « se réjouit de ce mandat à un moment charnière de développement de la région méditerranéenne ». Lors de ce mandat, a-t-il ajouté, « le Maroc s’attèlera à consolider les acquis et réalisations du Centre et déploiera de nouveaux programmes à portée régionale, pour assurer plus de convergence et concourir à l’objectif d’édifier une zone de stabilité et de prospérité partagée, à l’aune des mutations accélérées du monde post-Covid-19 ».

Le CMI est un espace d’échanges sur les bonnes pratiques, les politiques publiques et les solutions pour relever les défis de développement de la région méditerranéenne. Il facilite aussi la mise en œuvre de projets régionaux répondant aux nouveaux défis d’un développement inclusif, vert et résilient dans la région. Le Centre réunit agences de développement, Etats, autorités locales et société civile de l’ensemble du pourtour méditerranéen dans le but d’échanger des connaissances, de discuter des politiques publiques et d’identifier des solutions aux défis qui se posent dans la région.

Le Maroc, un partenaire « très important » de l’UE (vice-président du groupe parti populaire européen)

Le vice-président du groupe Parti populaire européen (PPE) au Parlement européen, Andrey Kovatchev a affirmé, lundi à Rabat, que le Maroc est un partenaire « très important » de l’Union européenne (UE). »Le Maroc est un partenaire très important de l’UE et nous devons approfondir nos relations après les libres, démocratiques et transparentes élections tenues dans le Royaume », a-t-il déclaré à la presse à l’issue d’entretiens avec le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita.

L’eurodéputé bulgare, également rapporteur pour le Maroc au sein des Commissions des Affaires étrangères et du Commerce international au Parlement européen, a dit attendre la formation du nouveau gouvernement au Maroc pour que les deux parties puissent poursuivre le renforcement des « bonnes » relations les liant dans tous les domaines, politiques, économiques, sécuritaires et du commerce.

« Le Maroc a beaucoup d’amis au sein du parlement européen », a-t-il ajouté, soulignant que sa visite à Rabat entend, entre autres, scruter les moyens d’approfondir davantage les liens maroco-européens et d’identifier les défis à relever.

Récemment, M. Kovatchev avait salué le bon déroulement du triple scrutin du 8 septembre au Maroc, mettant en avant, dans un communiqué, la « transparence des élections du 8 septembre et la qualité d’organisation de ce processus par les autorités marocaines, malgré le contexte de la pandémie ».

Le Zimbabwe à la traine dans la délimitation de ses frontières

Ce pays de l’Afrique australe, frontalier avec le Botswana, le Mozambique, la Zambie et l’Afrique du Sud, n’a cartographié que 20 % de ses frontières.En Afrique, les problèmes de démarcation des frontières subsistent toujours. C’est pourquoi, l’Union africaine (UA) a mis en place un Programme frontière dont la Déclaration a été signée le 7 juin 2007 à Addis-Abeba (Ethiopie) par les ministres africains chargés des questions de frontière. A cette date, on estimait que moins d’un quart des frontières africaines avaient été délimitées.

Le Zimbabwe, de son côté, est très en retard dans la mise en œuvre. En effet, selon un rapport de la Commission parlementaire des affaires publiques (Pac, sigle en anglais), sur les 2998 kilomètres des frontières de l’ancienne Rhodésie du Sud, seuls 585 kilomètres ont été délimités.

Dans le détail, ce sont 542 kilomètres de la frontière avec le Botswana long de 841 kilomètres et à peine 43 kilomètres de la frontière avec le Mozambique qui s’étend sur 1134 kilomètres. Par contre, les autorités zimbabwéennes n’ont donné aucune information sur les frontières avec l’Afrique du Sud et la Zambie qui mesurent respectivement 225 et 798 kilomètres.

Décès de l’ex-président algérien Abdelaziz Bouteflika

L’ex-président algérien Abdelaziz Bouteflika est décédé ce vendredi, a annoncé la Présidence de la République dans un communiqué.gé de 84 ans, Abdelaziz Bouteflika avait été élu, pour la première fois, à la tête de l’Algérie en 1999. Plusieurs fois réélu ensuite, il restera durant Vincent ans comme président avant qu’un mouvement de contestation populaire, le Hirak (mouvement populaire) précipite son départ  obtenu sous la pression de l’armée alors qu’il s’apprêtait à briguer un cinquième mandat controversé en 2019,
Victime en 2013 d’un grave accident vasculaire cérébral, il verra son état de santé progressivement se regarder, pour s’aggraver après sa démission forcée. 

Né le 2 mars 1937 à Oujda au Maroc, il grandit dans un milieu modeste, sa mère étant gérante d’un bain maure. Il s’engage contre la présence coloniale française au moment de la guerre d’Algérie. Lorsque la grève des étudiants est décidée par le Front de libération nationale (FLN), fer de lance de la lutte pour l’indépendance algérienne, en mai 1956, il rejoint les rangs de l’Armée de libération nationale (ALN). Très vite, il est affecté au secrétariat de l’état-major général de l’armée des frontières. Il était appelé à travailler au sein de l’état-major avec le colonel Houari Boumediene, dont il devient l’homme lige.

A l’indépendance en 1962, il a été nommé, à 25 ans, ministre des Sports et du Tourisme, avant d’hériter un an plus tard du portefeuille des Affaires étrangères, qu’il conserve jusqu’en 1979.

En 1965, il soutient le coup d’Etat de Houari Boumédiène, alors ministre de la Défense, qui renverse le président Ahmed Ben Bella. S’affirmant comme le dauphin de Boumédiène, qui décède en 1978, il est néanmoins écarté de la succession par l’armée, puis de la scène politique sur fond d’accusations de malversations. Il s’exile à Dubaï et Genève.

C’est pourtant l’armée qui l’impose en 1999. Il est sorti vainqueur de la présidentielle après le retrait de ses adversaires qui dénonçaient des fraudes.

Ferdinand Lia, président de la jeunesse du FPI nommé vice-président du parti

Le président du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), Pascal Affi N’Guessan, a nommé jeudi le président de la jeunesse du parti, Lia Gnan Ferdinand, en qualité de vice-président, chargé de la mobilisation et de l’animation politique, à la suite d’un réamenagement du secrétariat exécutif.

Dans le communiqué qui énumère les différentes nominations,  il est indiqué que ce réaménagement répond à deux objectifs majeurs, notamment doter chacune des Régions administratives d’une vice présidence par l’autonomisation de certaines d’entre elles initialement regroupées autour d’une vice présidence unique.

En outre, ce réaménagement vise à faire la promotion des jeunes, consacrant ainsi le rajeunissement de la direction du Front populaire ivoirien, souligne le communiqué dont APA a reçu copie. 

Selon la formation politique, la finalité est d' »œuvrer au rapprochement de la direction avec la base pour plus de proximité et pour une gouvernance proactive permettant  d’atteindre les objectifs assignés au parti ».

Tous les autres membres de la direction demeurent à leurs postes respectifs, mentionne le communiqué signé par le secrétaire général et porte-parole du FPI, Issiaka Sangaré.

Voici les nouvelles attributions: 

1/ VP YAPO Atse Benjamin

Vice-président chargé de la région de la Mé;

2/ BOUABRE Abané Yvonne

Vice-présidente chargée des Infrastructures Économiques et de l’Energie et des fédérations d’Abidjan Sud;

3/ TOURE Amara  

Vice-président chargé des régions du Denguele et du Folon ;

4/ KOFFI Aka

 Vice-président chargé de la région du Moronou;

5/ DAGBO Godé Pierre 

 Vice-président chargé des Affaires Juridiques, Institutionnelles et des Relations Internationales et des fédérations d’Abidjan Banco (Yopougon Songon);

6/ BIH Émilie  

Vice-président chargé de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et de l’Emploi;

7/ N’DA EDOUKOU BERNHARDT  

Vice-président chargé des fédérations de l’Indenié-Djuablin;

8/ DAN THÉ Appolos 

Vice-président chargé de l’Economie Mondiale, de la Mondialisation et des Politiques d’intégrations ;

9/ DIABATE Beh  

Vice-président chargé des Districts d’Abidjan 2A ( Abidjan Anyama) et du Tchologo;

10/ KOUASSI YAO Raphaël

Vice-président chargé de la Politique Culturelle et des fédérations de la Vallée du Bandama;

11/ N’GUESSAN Amelan Simone Secrétaire Générale Adjoint chargée du Patrimoine du Parti et des fédérations d’abidjan (Abobo Anyama)

AU TITRE DES NOMINATIONS 

1/ TRAORÉ Idrissa

Vice-président chargé des fédérations d’Abidjan Centre (Plateau, Adjamé-Williams, Attecoube) 

2/ LlA GNAN Ferdinand 

Vice-président chargé de la mobilisation et de l’Animation politique

3/ KAMBOU DIFILE, 

vice-président chargé des fédérations de la région du Boukani

4/ADER YA KOUADIO Étienne 

vice-président chargé des fédérations de la région du IFFOU et du N’ZI

5/ N’GUESSAN Kotchi Rémi

vice-président chargé des Hydrocarbures, des Mines et de l’Energie

6/ DJEKE KOFFI,

Vice-président chargé des fédérations de la région des Lacs et du Bélier ;

7/ TRAORE Beh

Vice-président chargé des fédérations des régions de la Bagoue et du Poro

8/ KANE METOU

vice-président chargé des fédérations du District du Woroba (Worodougou, Bafing et Béré)

20/ TAHOU Thierry

vice-président chargé des fédérations du Guemon

Transition au Mali: une délégation de l’UA en visite à Bamako

Cette Mission Multidimensionnelle d’Évaluation des Besoins (MEB) et technique en République du Mali s’inscrit dans le cadre du Programme d’appui continental au processus de la Transition, annonce un communiqué parvenu vendredi à APA.La délégation de l’Union africaine séjournera dans la capitale malienne du 19 au 25 septembre 2021. Elle mènera des consultations avec les parties prenantes du pays sur l’état et l’évolution du processus de la Transition en vue de la tenue des prochains scrutins et mécanismes de sortie de crise.

Cela lui permettra de jauger le niveau du consensus national au regard de la nature du soutien de l’Union africaine (UA) relativement au Plan d’action du Gouvernement 2021-2022, sur l’opérationnalisation du calendrier de la Transition, conformément à l’Accord de Paix d’Alger de 2015.

La Mission développera également une série d’actions transversales complémentaires articulées dans un Programme d’appui global et de mise en œuvre pour le pays. Celui-ci porte notamment sur les élections, l’élaboration de la Constitution, la justice transitionnelle, le désarmement, la démobilisation et la réintégration (DDR), la décentralisation et le développement local et l’État de droit pluraliste.

Les missionnaires de l’UA formuleront enfin des recommandations en direction de l’organisation panafricaine pour lui permettre un suivi et un appui multidimensionnel réussis, efficaces et efficients tout en mobilisant les Partenaires Techniques et Financiers afin de mieux assurer la consolidation de l’État malien de manière inclusive, démocratique et pacifique.

La Mission Multidimensionnelle est conforme aux orientations du communiqué de la réunion du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union africaine du 10 Juin 2021. Elle vise à appuyer sur les plans techniques, diplomatiques et financiers toutes les étapes fondamentales du processus transitionnel de façon durable. Cela afin de consolider davantage la Démocratie, l’Etat de Droit, la Paix et la Sécurité, gages de la stabilisation de la République du Mali.

Putsch en Guinée : Nana Akufo-Addo et Alassane Ouattara à Conakry

Les présidents ghanéen et ivoirien, au nom de la Cédéao, vont s’entretenir avec la junte sur la transition politique suite au renversement du président Alpha Condé.Pas de temps à perdre. Au lendemain de la Session extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement, la mission de haut niveau de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) est arrivée ce vendredi en Guinée.

Dans la délégation conduite par Nana Akufo-Addo, le président en exercice de l’organisation régionale, figure son homologue ivoirien Alassane Ouattara. Cette visite en Guinée est l’une des mesures de la réunion de jeudi tenue à Accra, au Ghana.

Les émissaires de la Cédéao doivent notifier au Comité National de Rassemblement et de Développement (CNRD) toutes les mesures prises la veille. Parmi elles, il y a l’exigence de « la libération immédiate et sans condition » d’Alpha Condé.

Le président déchu est toujours entre les mains des hommes du colonel Mamady Doumbouya. Le Groupement des Forces Spéciales (GFS), dirigé par cet ancien légionnaire de l’armée française, a signé le coup d’Etat du 5 septembre dernier.

Mali : la Cédéao sans concession sur le calendrier de la transition

L’organisation régionale brandit la menace de sanctions contre « tous ceux dont les actions impactent négativement » sur la restauration de l’ordre constitutionnel.La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) est très préoccupée par « la lenteur dans la préparation des élections » présidentielle et législatives prévues en fin février 2022 au Mali.

Hier jeudi, lors de la Session extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement, tenue à Accra (Ghana), la Cédéao a déclaré que ce délai est « non négociable ». A cet effet, elle a demandé aux autorités de la transition « de soumettre, au plus tard en fin octobre 2021, le chronogramme devant conduire aux étapes essentielles » pour ces joutes électorales.

Selon l’organisation régionale, « seules les réformes nécessaires pour la tenue des élections à la date indiquée devraient être mises en œuvre ». La Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement a donc décidé de sanctionner toutes les personnes qui saperont le processus.

Les sanctions porteraient notamment sur « l’interdiction de voyage pour ces personnes et leur famille ainsi que le gel de leurs avoirs financiers ». Le président de la Commission de la Cédéao, Jean-Claude Kassi Brou, est chargé de compiler et soumettre la liste des individus et groupes d’individus concernés.

Nana Akufo-Addo, le chef de l’Etat ghanéen, par ailleurs président en exercice de la Cédéao, doit se rendre prochainement à Bamako pour notifier en personne les décisions de la Conférence.

En outre, les dirigeants ouest-africains ont fermement condamné « les arrestations continues ainsi que l’incarcération de leaders politiques et d’anciens dignitaires ». Ils ont exigé « leur traitement judiciaire conformément à l’état de droit et au respect des droits de l’Homme ».

Au plan sécuritaire, la Cédéao a désapprouvé « la volonté des autorités de la transition d’engager des compagnies de sécurité privées », considérant que cet acte aurait des « conséquences certaines sur la détérioration de la situation sécuritaire au Mali et dans l’ensemble de la région ».

Putsch en Guinée : la Cédéao corse les sanctions contre la junte

La Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement est allée au-delà du maintien de la suspension de la Guinée de toutes les instances de l’organisation régionale.Juste six mois, c’est le délai donné aux militaires au pouvoir en Guinée pour la restauration de l’ordre constitutionnel. La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) veut absolument que les élections présidentielle et législatives se tiennent au bout de cette période.

Face à « la résurgence des coups d’Etat après ceux du Mali en 2020 et 2021 », l’organisation régionale s’est montrée ferme à l’égard  des putschistes en Guinée réunis au sein du Comité National de Rassemblement et de Développement (CNRD).

En Session extraordinaire, hier jeudi à Accra (Ghana), les chefs d’Etat et de gouvernement ont prononcé, conformément aux protocoles de la Cédéao, leur « interdiction de voyage » ainsi que « le gel de leurs avoirs financiers ». Des mesures qui s’appliquent également aux « membres de leur famille ».

De plus, aucun militaire n’est autorisé à être candidat au scrutin présidentiel censé avoir lieu en mars 2022. Pour contraindre les tombeurs d’Alpha Condé à respecter toutes ces décisions, la Cédéao a sollicité « l’appui de l’Union africaine (UA), de l’Union européenne (UE), des Nations Unies et des partenaires multilatéraux et bilatéraux ».

Tout au début de cette réunion, faisant suite à celle tenue le 8 septembre  par visioconférence, les dirigeants ouest-africains ont pris note du Rapport de la Mission de haut niveau dépêchée en Guinée le 10 septembre et conduite par Goodluck Jonathan, le médiateur en chef.

Alpha Condé est toujours détenu par les hommes du colonel Mamady Doumbouya, auteurs du coup d’Etat du 5 septembre dernier. De ce fait, la Cédéao a réaffirmé « son exigence pour la libération immédiate et sans condition » du président déchu.

L’organisation régionale a rappelé qu’ « elle tient les membres du Comité National de Rassemblement et de Développement (CNRD) pour responsables individuellement et collectivement de l’intégrité physique » de l’ancien homme fort de Conakry.

Après avoir noté « l’apparent engagement » du CNRD à œuvrer pour un retour rapide de l’ordre constitutionnel, la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cédéao a demandé au président en exercice de visiter, dès que possible, la Guinée afin de notifier en personne ses décisions.

Les présidents Nana Addo Akufo-Addo du Ghana, Roch Marc Christian Kaboré du Burkina, Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire, Umaro Sissoco Embalo de la Guinée Bissau, Georges Weah du Libéria, Mohamed Bazoum du Niger, Macky Sall du Sénégal, Julius Maada Bio de la Sierra Leone, Faure Gnassingbé du Togo et Yemi Osinbajo, vice-président du Nigéria, ont notamment assisté à cette rencontre.

Démocratie: le Malawi distingué à l’ONU

Le président du Malawi, Lazarus Chakwera, recevra la semaine prochaine un prix de la démocratie en marge de la 76e Assemblée générale des Nations Unies à New York, a appris APA ce lundi.Le porte-parole de la présidence, Sean Kampondeni, a déclaré que l’Institut Afrique-Amérique décerne chaque année un prix prestigieux à un pays dont les habitants « ont apporté une contribution significative à la cause de la démocratie ».

« Cette année, le lauréat de l’Institut Afrique-Amérique est le peuple malawite et il a donc été demandé au président d’accepter ce prix », a dit M. Kampondeni aux journalistes lors du point de presse bimensuel du gouvernement.

Il a ajouté que le président assistera à cette cérémonie et prononcera un discours d’acceptation devant les délégués venus du monde entier afin de rendre cet honneur spécial au peuple malawite pour sa résilience au cours des deux dernières années.

Cette récompense intervient plus d’un an après que les Malawites ont protesté avec succès contre les resultats d’un scrutin présidentiel organisé en mai 2019 et remporté par l’ancien président Peter Mutharika.

Les protestations et la contestation judiciaire ont abouti à l’annulation des résultats de la présidentielle et entraîné de nouvelles élections, remportées par Chakwera en juin 2020.

Tanzanie : léger remaniement ministériel

La présidente de la Tanzanie, Samia Suluhu Hassan, a ainsi nommé Stergomena Lawrence Tax comme première femme ministre de la Défense du pays.La nouvelle ministre de la Défense était jusque-là Secrétaire exécutive de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Son prédécesseur, Elias Kwandikwa, est décédé en août dernier.

Dans ce réaménagement gouvernemental, la présidente Samia Suluhu Hassan a limogé la ministre de la Communication, Faustine Ndugulile, le ministre des Transports, Léonard Chamuriho, et Médard Kalemani, ministre de l’Energie.

January Makamba, qui avait été limogé par le défunt président John Magufuli, est revenu au ministère de l’Energie.

Le juge Eliezer Feleshi a été nommé nouveau Procureur général de la Tanzanie, en remplacement d’Adelardus Kilangi, qui s’est vu proposer un poste d’ambassadeur.

Gbagbo en voyage privé en Europe pour « une dizaine de jours »

L’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, a quitté dimanche Abidjan pour se rendre en Europe, où il effectuera un séjour privé d' »une dizaine de jours », annonce son porte-parole Koné Katinan, dans un communiqué.

M. Gbagbo effectue ce « voyage en Europe à compter du dimanche 12 septembre 2021 pour un séjour d’une dizaine de jours », note M. Koné, précisant qu' »il s’agit d’un voyage pour des motifs exclusivement privés ».

Ce voyage hors du pays est le deuxième après le retour de M. Gbagbo en Côte d’Ivoire, le 17 juin 2021. Il s’était rendu à Kinshasa, en République Démocratique du  Congo (RDC) du vendredi  02 juillet  2021 au  jeudi 8 juillet 2021.

L’ancien chef d’Etat a été acquitté le 31 mars 2021 par la Cour pénale internationale (CPI) à la suite d’un procès dans l’affaire de crimes contre l’humanité perpétrés lors des violences postelectorales ivoiriennes de 2010 à 2011. 

En détention à la prison de Scheveningen   à La Haye, M. Gbagbo a passé dix ans dans les geôles. Ses voyages visent à adresser des remerciements à des soutiens durant son à séjour carcéral.

Décès de Banny: Ouattara rend hommage à un « ami et frère »

Le président ivoirien Alassane Ouattara a adressé dans une note ses condoléances à la suite du décès à Paris de l’ancien Premier ministre Charles Konan Banny, exprimant avoir perdu un « ami et frère ». »J’ai appris avec tristesse le décès de mon ami et frère Charles Konan Banny, ancien Premier ministre, ancien président de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR), et ancien gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) », a écrit M. Ouattara. 

Le chef de l’Etat ivoirien a rendu « hommage à un grand serviteur de l’Etat, une personnalité politique de premier plan dont la contribution à la réconciliation nationale a été importante ».  

« Je présente mes condoléances les plus attristées à son épouse, à ses enfants, à sa famille ainsi qu’à tous ses proches », a-t-il ajouté. 

De son côté, l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, a également adressé ses condoléances à la famille de M. Charles Konan Banny, décédé vendredi à Paris et à Henri Konan Bédié, président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci, opposition), formation politique dans laquelle son ex-collaborateur militait. 

« C’est avec une vive émotion que j ai reçu, ce jour même, l’annonce du décès brutal du Premier ministre Charles Konan Banny », a déclaré M. Laurent Gbagbo dans une note rendue publique, samedi par son Cabinet. 

En ces « terribles circonstances », écrit-il, « mes premières pensées vont à l’endroit de son épouse déjà durement éprouvée par plusieurs deuils familiaux il y a seulement quelques temps ». Un deuil qui vient intensifier sa douleur, celle des enfants et de tous les  membres de la famille.  

« Je partage entièrement leur peine et je m’associe à leur deuil. Je leur présente mes sincères condoléances. J’adresse également mes condoléances au président Henri Konan Bédié et à la grande famille du Pdci », poursuit-il.  

M. Gbagbo, dans cette note, salue en outre un « grand commis de l’Etat » qui a été aussi son proche collaborateur en tant que Premier ministre. Ce dernier lui avait été imposé comme chef du gouvernement en décembre 2005, dans un contexte de crise militaro-politique. 

L’ancien Premier ministre ivoirien, Charles Konan Banny, également ancien gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), avait été évacué pour des soins à Paris, où il est mort des suites de la Covid-19. 

Maroc : Le Roi Mohammed VI nomme Aziz Akhannouch nouveau chef du gouvernement

Le Roi Mohammed VI a reçu ce vendredi à Fès, le président du Rassemblement national des indépendant (RNI) Aziz Akhannouch, qui l’a nommé Chef du gouvernement.M. Akhannouch a été chargé par le souverain, conformément à l’article 47 de la Constitution, de former le nouveau gouvernement.

A l’issue du scrutin législatif du 8 septembre, le RNI a décroché 102 sièges au Parlement, arrivant en tête d’une course électorale qui été marquée par un échec retentissant du Parti de la Justice et du Développement (PJD).

Le parti de référentiel islamique n’a remporté que 13 sièges parlementaires, perdant 90 % de ses élus.

Le président du RNI doit désormais engager des tractations en vue de former une coalition gouvernementale.

Décès à Paris de Charles Konan Banny, ex-gouverneur de la Bceao

L’ancien Premier ministre ivoirien, Charles Konan Banny, ex-gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), est décédé vendredi à Paris des suites de la Covid-19, selon des sources concordantes.

L’ancien Premier ministre ivoirien, malade depuis quelques semaines, avait été évacué à Paris pour des soins. Il a plongé dans le coma pendant plusieurs heures avant de tirer sa référence, ce vendredi.

Économiste de formation, Charles Konan Banny débute en 1976 sa carrière de banquier  à la Bceao. Dix ans plus tard, il devient directeur national de la Banque centrale pour la Côte d’Ivoire.

 M. Banny devient officiellement gouverneur de la Bceao le 1er janvier 1994. Il était auparavant gouverneur par intérim de l’institution de 1990 à 1993, après que Alassane Ouattara, a été nommé Premier ministre Ivoirien sous l’ère de feu Félix Houphouët-Boigny.

Il était  aux commandes de la Bceao jusqu’en 2005. À la suite de la crise politico-militaire dans son pays, il est nommé Premier ministre de Côte d’Ivoire le 4 décembre 2005 et demeurera à ce poste jusqu’au 29 mars 2007.

L’ancien Premier ministre Charles Konan Banny a été le président de la « Commission pour le dialogue, la vérité et la réconciliation » en Côte d’Ivoire de septembre 2011 à décembre 2014.

Sénégal/Elections : Me Wade lance une nouvelle coalition

Une deuxième coalition de l’opposition comprenant le Parti démocratique sénégalais (PDS) de l’ex-président Abdoulaye Wade a été lancée jeudi 9 septembre à Dakar.Les jeux d’alliance continuent en perspective des élections locales de janvier 2022. L’opposition, qui n’est pas parvenue à s’unir autour d’un bloc, vient d’assister à la naissance d’une deuxième coalition en son sein. Elle est composée de plusieurs mouvements et partis dont le PDS des Wade, l’une des principales formations d’opposition au Sénégal.

On y retrouve également Bokk Gis Gis de l’ancien maire de Dakar, Pape Diop, l’AJ-PADS du député Mamadou Diop, surnommé ‘’Decroix », et Jotna, qui a porté en 2019 la candidature d’Ousmane Sonko à la présidentielle où il a fini troisième avec plus de 15% des voix. L’ancien ministre de l’Energie Thierno Alassane Sall et l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye l’ont aussi rejointe.

En outre, cette nouvelle coalition n’a pas encore fait connaître son nom, ses couleurs encore moins son logo. Mais le communiqué qui a sanctionné la rencontre des parties prenantes explique qu’il s’agit d’une « coalition électorale fondée sur le réalisme, la transparence, l’équité et l’intérêt supérieur des citoyens ».

Pour les élections départementales et municipales du 23 janvier 2022, elle « présentera des listes de candidats dans tous les départements, villes et communes de l’étendue du territoire national ».

Le 2 septembre dernier, Ousmane Sonko, Khalifa Sall et Serigne Moustapha Sy avaient lancé officiellement la grande coalition « Yewwi Askan Wi », libérer le peuple en wolof. Cette première coalition de l’opposition est composée d’une vingtaine de formations politiques.

Des leaders de cette deuxième coalition s’en étaient démarqués. Le PDS d’Abdoulaye Wade et de son fils Karim, exilé depuis 2016 au Qatar, avait notamment dénoncé les « jeux de l’ombre » et « subterfuges inutiles » des initiateurs de « Yewwi Askan Wi ».

Bougane Guèye, homme politique et promoteur du groupe de presse Dmedia, a quitté dernièrement cette alliance pour finalement adhérer dans la deuxième. Son départ a été provoqué après des désaccords avec Ousmane Sonko et Cie sur les couleurs et le logo de la coalition.

Toutefois, ces démarcations vont fragiliser l’opposition. Elle « montre l’incapacité à dépasser les contradictions entre les leaders, les égos, les ambitions personnelles et les intérêts particuliers », note Moussa Diaw, professeur de sciences politiques à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (nord).

En réalité, ce ne sont « pas de petites formations qui vont régler le problème. Ces partis ont des leaders médiatiques, mais ils leur manquent une base et ils n’ont pas montré une capacité de mobilisation », explique-t-il.

Par ailleurs, Jean-Charles Biagui, son homologue de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, souligne que Pastef d’Ousmane Sonko, le Parti de l’unité et du rassemblement (Pur) du chef religieux Moustapha Sy et Taxawu Senegal de Khalifa Sall « sont probablement les trois (partis ou mouvements) les plus significatifs de l’opposition si on y ajoute le PDS ». Ces formations politiques ont participé aux dernières élections et mesurent ainsi les enjeux.

Rwanda : un opposant arrêté pour viol présumé

L’ancien directeur de la rédaction du journal « The Chronicles », Dr Christopher Kayumba, qui a récemment lancé un parti politique d’opposition après avoir été libéré de prison, est accusé de viol sur une fille.Le Bureau d’enquête du Rwanda (RIB) a confirmé l’arrestation du Dr Christopher Kayumba après une longue enquête sur les viols et tentatives de viols dont il est accusé par différentes personnes.

Les accusations selon lesquelles Kayumba a agressé sexuellement l’une de ses étudiantes quand il était maître de conférences à l’école de journalisme et de communication de l’université du Rwanda ont été rendues publiques en mars dernier.

Cela a incité la police judiciaire à ouvrir une enquête sur ce viol présumé.

Suite aux allégations portées contre le Dr Kayumba en mars, il a été convoqué par la justice pour répondre aux accusations.

Le porte-parole du RIB, Dr Thierry Murangira, a expliqué que l’enquête s’est poursuivie alors qu’il n’était pas en détention « parce que, à ce moment-là, il n’y avait pas de preuves suffisantes ».

« C’est une procédure. Les enquêtes ont continué, car des preuves et des témoignages ont été recueillis. Et les conclusions des enquêtes montrent actuellement des raisons suffisantes de croire qu’il a commis les infractions. Par conséquent, l’enquêteur a décidé de le placer en détention provisoire », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que l’enquêteur est autorisé par la loi à placer une personne en détention, en tenant compte d’autres circonstances liées à la conduite et au comportement du suspect, à la catégorie et à la gravité de l’infraction.

Expliquant pourquoi les victimes présumées d’agressions sexuelles ont mis du temps à porter plainte contre le suspect, Murangira a déclaré que cela pouvait être dû à différentes raisons, notamment les menaces de l’accusé, la peur de la stigmatisation sociale, entre autres.

Une ancienne étudiante de l’Université du Rwanda a récemment fait une sortie pour affirmer que son professeur de l’époque, Dr Christopher Kayumba, l’a agressée et a tenté de la forcer à avoir une relation sexuelle dans sa maison.

« Il m’a tiré et poussé sur le canapé en essayant de me forcer à coucher avec lui », a accusé un ami de l’étudiante dans un message sur Twitter, citant la présumée victime.

Apparemment, la dame a réussi à s’échapper à l’emprise de Kayumba, mais elle a déclaré que c’était « une éternité de torture émotionnelle et psychologique ».

Pour sa part, le Dr Kayumba a nié en bloc ces allégations. « Ce n’est pas vrai, et cette dame qui a tweeté ces allégations est payée pour faire de la propagande, rien d’autre », s’est-il défendu.

Maroc/Elections : Fin de l’ère du PJD, une nouvelle carte politique se dessine

Par Hicham Alaoui — Les élections législatives, communales et régionales au Maroc ont infligé une défaite cuisante au parti Justice et Développement (PJD, parti au pouvoir), qui a dirigé la coalition gouvernementale durant deux mandats consécutifs. Une autre reconfiguration de la scène politique dans le Royaume se profile. Décryptage de politologues marocains approchés par APA.Les premiers résultats provisoires des élections législatives et locales qui se sont déroulées mercredi 8 septembre, donnent le Parti de la justice et du développement (PJD) du chef du gouvernement sortant, Saad Eddine El Othmani, largement perdant.

Selon Mohamed Bouden, politologue et président du Centre Atlas d’analyse des indicateurs politiques et institutionnels, « les élections générales du 8 septembre n’ont pas été seulement l’expression des voix des citoyens et du corps électoral mais elles étaient porteuses de messages politiques profonds ».

« Il parait que le PJD qui a toujours œuvré pour s’imposer en tant que force politique a obtenu des résultats imprévus », a-t-il constaté, relevant que le PJD, est le parti dont la puissance électorale s’est évaporée de même que sa popularité s’est affaiblie de façon « dramatique ».

Il va sans dire que le PJD qui est apparu comme une puissance politique en 2011 est devenu épuisé politiquement après 10 ans, a fait remarquer l’académicien, estimant que que la majorité des électeurs se sont prononcés pour un vote sanction du PJD à travers le soutien exprimé au trio Rassemblement National des Indépendants (RNI), Parti de l’Istiqlal (PI) et le Parti Authenticité et Modernité (PAM) et dans un moindre degré l’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP).

Pour M. Bouden les causes principales de l’échec retentissant du parti au pouvoir est le fait que cette formation politique « n’a pas grand-chose à présenter après avoir été épuisé par 10 ans au pouvoir ». Aussi, le parti a failli dans ses sorties médiatiques en manquant de coordination et de concertation au sein même de ses structures organisationnelles.

Cette véritable déroute du PJD est attribuée également au contexte régional dans lequel la position de l’islam politique est affectée et il y a eu des doutes en la capacité du parti de mener pour la troisième consécutive le paysage politique, a-t-il expliqué.

Selon lui, les élections ont fait ressortir une autre carte politique et un paysage politique marqué par la triple polarité qui a des dénominateurs communs et dispose de spécificités qui la distingue.

« J’estime que le parti Justice et Développement n’a pas pu se présenter aux élections sans l’aide de sa génération fondatrice et de ses dirigeants de la première ligne, et il n’a pas travaillé pour créer une nouvelle génération de jeunes ».

Et d’ajouter que le PJD devrait commencer à construire une nouvelle génération. L’actuelle génération a atteint sa limite. Parmi les constats, on peut citer aussi la défaite du secrétaire général du Parti et la montée des noms les plus en vue du parti dans certaines circonscriptions sur la base du quotient électoral.

D’après le politologue Mohamed Bouden, le parti de la lampe « doit faire de l’autocritique et ne pas aller vers les solutions les plus faciles liées à la contestation des élections ».

« Il y a des raisons objectives à cette défaite ou ce qu’on peut l’appeler la fin du miracle du Parti, dont les acquis se sont évaporés, donnant ainsi naissance à une nouvelle carte politique au Maroc », a-t-il décrit.

Pour sa part, le professeur de droit public à l’Université Mohammed V de Rabat Abdelhafid Adminou, a souligné que les élections générales au Maroc ont débouché à une reconfiguration différente de la scène politique.

« On peut dire que les résultats reflètent cet effort, qui est principalement lié aux candidats présentés par les trois partis politiques arrivés du scrutin (RNI, PAM et PI) et qui ont mené une importante campagne de communication et présenté des programmes électoraux réalistes notamment via les réseaux sociaux afin d’atteindre un plus grand nombre d’électeurs », a-t-il expliqué.

Pour ce qui est de l’échec spectaculaire du Parti de la Justice et du Développement, l’académicien l’a attribué au fait que cette formation politique a été victime de sa gestion au niveau gouvernemental pendant 10 ans. Cette gestion a été souvent critiquée par les citoyens et même de la part des partis formant la coalition gouvernementale », a-t-il fait observer.

Une panoplie de mesures prises par le PJD n’a pas été du goût de la population notamment celles ayant affecté le pouvoir d’achat du citoyen telle que la levée des subventions sur certains produits de base, ce qui a entraîné une hausse des prix, ainsi qu’un ensemble de mesures qui touchait la classe moyenne, notamment la réforme du régime de retraite, a précisé M. Adminou.

Ceci a été à l’origine ce vote punitif. Aussi, il ne faut pas oublier la nature des candidatures présentées par le secrétariat général du PJD. Ce dernier a validé des noms pour briguer un troisième mandat ou qui ont déjà géré les affaires gouvernementales, ce que l’électeur marocain n’a pas « apprécié ». Paradoxalement, le trio vainqueur de ces élections (RNI, PAM et PI) ont présenté de nouveaux candidats qui, pour séduire les électeurs, ont proposé des programmes qui proposent des solutions aux problèmes vécus par les citoyens, selon le professeur Abdelhafid Adminou.

Pour rappel, le parti du Rassemblement National des Indépendants (RNI) a remporté les élections législatives au Maroc en remportant 102 sièges, selon les résultats complets communiqués jeudi soir par le ministère de l’Intérieur.

La deuxième place est revenue au Parti authenticité et modernité (PAM) avec 86 sièges, suivi par le parti de l’Istiqlal (PI) avec 81 sièges, l’Union socialiste des forces populaires (USFP) avec 35 sièges, le Mouvement populaire (MP- 29 sièges), le Parti du progrès et du socialisme (PPS) avec 21 sièges, l’Union constitutionnelle (UC) avec 18 sièges, et le Parti de la justice et du développement (PJD) avec 13 sièges.

Le Mouvement démocratique et social (MDS) remporte 5 sièges, le Front des forces démocratiques (FFD) 3 sièges, l’Alliance de la fédération de gauche 1 siège et le Parti socialiste unifié (PSU) 1 siège.

Ces élections ont enregistré un taux de participation de 50,35% au niveau national contre 42 % en 2016.

Le scrutin a vu la participation de 8.789 676 électeurs hommes et femmes, soit une hausse de plus de 2 millions d’électeurs par rapport aux élections législatives de 2016, ce qui traduit l’importance que le citoyen marocain attache à cette échéance électorale et aux différentes institutions élues.

Selon le ministre de l’Intérieur, Abdelouahed Laftit, le déroulement de l’opération de vote a eu lieu en général dans des circonstances « normales » dans l’ensemble des régions du Royaume, à l’exception de quelques cas « isolés » qui n’ont pas affecté le déroulement du vote.

Ces élections ont eu lieu dans le plein respect du secret du scrutin et de la crédibilité du processus de dépouillement des voix en présence des représentants des listes de candidature, a-t-il affirmé.

PJD : Démission de tous les membres du bureau politique du parti

Suite à la déroute spectaculaire du Parti Justice et Développement (PJD) , le Secrétaire général du parti Saad Eddine El Othmani, ainsi que les membres du secrétariat général de cette formation politique ont présenté, jeudi, leur démission collective. Cette décision a été prise suite à une réunion extraordinaire du secrétariat général consacrée à l’examen des résultats du scrutin de mercredi.Dans un communiqué, le secrétariat qui affirme assumer l’entière responsabilité politique de sa gestion de cette étape, a également décidé de poursuivre la gestion des affaires du parti conformément aux dispositions de l’article 102 de son règlement intérieur.

Le secrétariat du parti a aussi décidé de convoquer une session extraordinaire du Conseil National du PJD, samedi 18 septembre, afin de procéder à une évaluation globale des échéances électorales et la prise des décisions qu’il juge opportunes.

Les premiers résultats du scrutin du 8 septembre chamboulent de fond en comble la carte politique du Maroc. Et c’est surtout un véritable crash pour le PJD, à la tête du gouvernement depuis 10 ans, qui passe de 125 sièges à seulement 13 sièges. Il faut dire que les observateurs de la scène politique marocaine s’attendaient à une perte de terrain du PJD avec l’adoption du quotient électoral, mais pas à une telle chute.

Le parti de la lampe a ainsi cédé sa place au Rassemblement national des indépendants (RNI). Avec les 102 sièges obtenus, le RNI domine désormais le paysage politique, affichant ainsi une montée en puissance en faisant plus que tripler son score de 2016 (37 sièges seulement).

Maroc : Le libéral Akhannouch à la tête du prochain gouvernement?

Selon la constitution marocaine de 2011, le chef du gouvernement doit être issu des rangs du parti arrivé en tête des législatives, ce qui place le ministre sortant de l’agriculture en bonne position.Au Maroc, le réveil a sans doute été douloureux, ce jeudi 9 septembre, pour Saâd-Eddine El Othmani et ses partisans. Le premier ministre sortant et son Parti pour la justice et le développement (PJD), au pouvoir depuis onze ans, sont les grands perdants des élections générales organisées la veille dans le royaume. Perdant son siège de député à Rabat, la capitale, le chef de file des islamistes modéré voit son parti subir une grosse défaite, passant de 125 députés sur 395 à seulement 12. Autant dire, une claque. 

En raison de signes manifestes d’usure du pouvoir, de de résultats peu reluisants sur le plan du pouvoir d’achat et de l’emploi, mais aussi du nouveau système de répartition des sièges (basé sur le nombre total des électeurs inscrits dans la circonscription, et non pas sur celui des suffrages exprimés), il n’y avait pas grand monde qui misait sur une répétition des jolis scores auxquels la branche marocaine du courant des Frères Musulmans a habitué les Marocains depuis une dizaine d’année. Mais personne ne prévoyait non plus une si violente dégringolade d’un PJD dont le bilan général des dernières années au pouvoir n’est pas exempt de bonne choses, comme l’exemplaire gestion de l’épidémie de Covid19 par l’équipe du Premier ministre sortant Saâd-Eddine El Othmani.  

Selon les résultats provisoires publiés dans la nuit de mercredi à jeudi par le ministère de l’Intérieur, la défaite des islamistes modérés profite surtout à au Rassemblement national des indépendants (RNI), un parti libéral et son leader Aziz Akhannouch, ministre de l’agriculture sortant qui depuis longtemps nourrit le rêve de prendre la tête du gouvernement. Pas loin de doubler ses 60 sièges de la législature sortante, le RNI obtient 102 sièges, selon les résultats provisoires. Se revendiquant également du courant libéral, le Parti authenticité et modernité (PAM) et farouche adversaire des islamistes arrivé, selon les mêmes résultats, en deuxième position avec 87 sièges. Il est suivi du Parti de l’Istiqlal Parti de l’indépendance, en français), la plus ancienne formation politique du pays, qui obtient 81 sièges). Arrivent ensuite  les sociaux démocrates de l’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP) qui gagnent 34 sièges, laissant une dizaine d’autres partis se partager ce qui reste des 395 que compte la Chambre des représentants dont l’élection des futures membres coïncidait, cette fois, avec celle des conseils régionaux et communaux. 

La constitution adoptée en 2011, et qui avait à l’époque épargné au Maroc les effets des fameux « Printemps Arabes » qui ont déstabilisé ou emporté nombre de régimes d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, prévoit que le Roi désigne le chef du gouvernement parmi les rangs du parti arrivé en tête des législatives. Ce qui, selon toute vraisemblance, place le patron du RNI dans la position du futur numéro un du gouvernement marocain. 

Cet homme réputé être une des plus grosses fortunes du Royaume chérifien est à la tête du Ministère de l’Agriculture, depuis quatorze ans. C’est-à-dire bien avant l’arrivée initiale au gouvernement d’un Premier ministre issu des rangs du PJD, victorieux des deux dernières  législatives de 2011 et 2016. 

Père du fameux plan « Maroc vert », Akhannouch est à l’origine des résultats très performants de l’agriculture marocaine ces dernières années, avec une hausse régulière de la production et des exportations du pays. 

Si après la confirmation définitive des résultats de ces élections où le taux de participation a largement dépassé celui de 2016 avec plus de  50% contre seulement 43%, le chef du RNI est désigné par le roi Mohamed VI à la tête du gouvernement, le richissime homme d’affaires sait à quoi il devra s’attendre. Sa mission principale sera de sortir le pays de la crise sanitaire et des difficultés économiques résultants de l’épidémie du nouveau coronavirus et de mettre en œuvre les réformes structurelles suggérée par un rapport récent qui vise à faire du royaume africain« un pays émergent à l’horizon 2030 ». Une lourde tâche. 

Af’Sud : la date des élections locales connue

Le gouvernement sud-africain a fixé au 1er novembre la date des élections locales, a annoncé ce jeudi la ministre de la Gouvernance coopérative et des Affaires traditionnelles, Nkosazana Dlamini-Zuma.La décision est prise après que la Cour constitutionnelle a rejeté, le 3 septembre dernier, une demande de report de ces joutes électorales présentée par la Commission électorale indépendante (IEC).

« Après consultation de l’IEC, nous avons décidé que les élections locales de cette année auront lieu le 1er novembre 2021 », a déclaré Mme Nkosazana-Zuma.

Les Sud-Africains sont appelés aux urnes pour élire les dirigeants des 257 municipalités du pays.

Maroc/Elections : « Nous avons une énorme responsabilité et un travail dur à accomplir » (président du RNI)

Le président du Rassemblement national des indépendants (RNI), Aziz Akhannouch, dont le parti a remporté les élections législatives, selon les résultats provisoires, a affirmé que la victoire du RNI est « le fruit d’un travail acharné du parti, lancé depuis 5 ans ».« Nous avons écouté les citoyens et nous avons travaillé ensemble pour préparer un programme électoral à la hauteur des défis de notre pays. Ce travail a été perçu par les Marocains qui ont voté en masse pour le RNI et qui veulent des changements », s’est-il félicité lors de sa première conférence après la grande victoire enregistrée (97 sièges selon un résultat provisoire), dans le cadre des élections législatives du 8 septembre 2021.

« Il faut maintenant se retrousser les manches, nous avons une énorme responsabilité et un travail dur à accomplir », a-t-il dit. 

Selon lui, le RNI est prêt à « travailler avec les partis qui partagent les mêmes principes et la même vision de notre programme », assurant que sa formation politique va « tenir nos promesses de campagne. Nous allons tout faire pour améliorer le niveau de vie des Marocains ».

« Nous ne sommes pas venus nous confronter à aucun parti, mais plutôt pour répondre à la volonté des membres du parti de construire un parti qui interagit avec les attentes des citoyens. L’enjeu maintenant est de former une majorité forte qui va marquer une rupture avec le passé », a-t-il conclu.

Le parti du Rassemblement des Indépendants (RNI) est arrivé en tête des élections législatives au Maroc avec 97 sièges devant le Parti Authenticité et Modernité (PAM) avec 82 sièges et le Parti Istiqlal (PI) avec 78 sièges, après le dépouillement de 96% des suffrages, a annoncé jeudi, le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit.

Selon ces résultats provisoires, l’Union socialistes des forces populaires (USFP) obtient 35 sièges, suivie du Mouvement populaire (MP) avec 26 sièges, le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) avec 20 sièges et l’Union Constitutionnelle (20 sièges).

Le grand perdant de ces élections n’est autres que le parti Justice et Développement (PJD), qui a dirigé le gouvernement depuis 2012, soit deux mandats successifs. Le PJD a essuyé une cuisante défaite en n’obtenant que 12 sièges, a précisé le ministre, soulignant que ces élections ont enregistré un taux de participation de 50,35% au niveau national contre 42 % en 2016.

Ainsi, le scrutin du 8 septembre a vu la participation de 8.789 676 électeurs hommes et femmes, soit une hausse de plus de 2 millions d’électeurs par rapport aux élections législatives de 2016, ce qui traduit importance que le citoyen marocain attache à cette échéance électorale et aux différentes institutions élues.

Selon le ministre de l’Intérieur, le déroulement de l’opération de vote a eu lieu en général dans des circonstances « normales » dans l’ensemble des régions du Royaume, à l’exception de quelques cas « isolés » qui n’ont pas affecté le déroulement du processus. Ces élections ont eu lieu dans le plein respect du secret du scrutin et de la crédibilité du processus de dépouillement de vote en présence des représentants des listes de candidature, a-t-il affirmé.

George Weah explique les putschs par le tripatouillage constitutionnel

Le président du Liberia, George Weah, a fait remarquer que c’est la modification des constitutions par les Chefs d’Etat qui explique la fréquence des coups d’Etat militaires en Afrique.S’exprimant lors du sommet virtuel extraordinaire des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) qui s’est tenu, hier mercredi, sur la Guinée et au Mali, M. Weah a demandé à ses pairs de s’interroger sur les causes profondes des putschs dans la sous-région, notamment à la lumière du coup d’Etat survenu à Conakry le week-end dernier.

« Est-il possible qu’il y ait une corrélation entre ces événements et les situations politiques où les constitutions sont modifiées par les titulaires pour supprimer les limites de mandat par le biais de référendums ? », s’est interrogé le président libérien.

Il a ajouté : « Ou bien pourrait-il s’agir d’une simple coïncidence ? Si la suppression de la limite des mandats sert de déclencheur pour le renversement de gouvernements, alors peut-être que la CEDEAO devrait faire tout son possible pour s’assurer que les limites des mandats dans les constitutions de tous les Etats membres soient respectées ».

George Weah est arrivé au pouvoir lors d’élections démocratiques au Liberia, un pays qui a connu des bouleversements politiques majeurs, notamment des coups d’Etat militaires et une guerre civile prolongée.

Le coup d’Etat militaire du 5 septembre 2021 en Guinée, qui a vu le renversement du président Alpha Condé, est le troisième coup d’Etat en Afrique de l’Ouest en l’espace de douze mois.

Deux coups d’Etat ont eu lieu au Mali voisin, l’un l’an dernier, lorsque Ibrahim Boubacar Keita, le président en exercice, a été renversé alors qu’il n’avait pas terminé son deuxième mandat de cinq ans, et l’autre en mai 2021.

Ces coups d’Etat fréquents mettent en lumière l’engagement à long terme en faveur du pluralisme politique et de l’Etat de droit dans les pays d’Afrique de l’Ouest, estiment des analystes.

La question de savoir si les dirigeants qui ont épuisé la limite de leur mandat doivent modifier leur constitution pour leur permettre de se représenter fait l’objet d’un débat ouvert.

L’année dernière, la Côte d’Ivoire a été le théâtre de manifestations organisées par des politiciens et des militants opposés à la candidature du président Alassane Ouattara à un troisième mandat.

Après avoir modifié la constitution ivoirienne, Alassane Ouattara a sollicité et obtenu un troisième mandat, mais au détriment de sa réputation de défenseur des droits des Ivoiriens, dont un grand nombre sont morts dans la rue pour protester contre « cet affront à la démocratie ».

Alpha Condé a suivi la même voie en Guinée voisine, où des centaines de personnes sont mortes en essayant de l’empêcher d’obtenir un troisième mandat controversé.

Maroc/Elections : Le RNI en tête des législatives, le PJD essuie une cuisante défaite (résultats provisoires)

Le parti du Rassemblement National des Indépendants (RNI) arrive en tête des élections législatives au Maroc avec 97 sièges devant le Parti Authenticité et Modernité (PAM) avec 82 sièges et le Parti Istiqlal (PI) avec 78 sièges, après le dépouillement de 96% des suffrages, a annoncé, ce jeudi, le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit.Selon ces résultats provisoires, l’Union socialistes des forces populaires (USFP) obtient 35 sièges, suivie du Mouvement populaire (MP) avec 26 sièges, le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) avec 20 sièges et l’Union Constitutionnelle (20 sièges).

Le grand perdant de ces élections n’est autres que le parti Justice et Développement (PJD), qui a dirigé le gouvernement depuis 2012, soit deux mandats successifs. Le PJD a essuyé une cuisante défaite en n’obtenant que 12 sièges, a précisé le ministre, soulignant que ces élections ont enregistré un taux de participation de 50,35% au niveau national contre 42 % en 2016.

Ainsi, le scrutin du 8 septembre a vu la participation de 8.789 676 électeurs hommes et femmes, soit une hausse de plus de 2 millions d’électeurs par rapport aux élections législatives de 2016, ce qui traduit importance que le citoyen marocain attache à cette échéance électorale et aux différentes institutions élues.

Selon le ministre, le déroulement de l’opération de vote a eu lieu en général dans des circonstances « normales » dans l’ensemble des régions du Royaume, à l’exception de quelques cas « isolés » qui n’ont pas affecté le déroulement du processus. Ces élections ont eu lieu dans le plein respect du secret du scrutin et de la crédibilité du processus de dépouillement de vote en présence des représentants des listes de candidature, a-t-il affirmé.

Pour rappel, ces élections, les troisièmes du genre depuis l’adoption de la Constitution de 2011, se sont passées dans des circonstances exceptionnelles marquées par la pandémie du Covid-19 qui a impacté le déroulement de la campagne électorale. Ainsi, les partis politiques ont été contraints de remplacer les meetings par le recours aux nouvelles technologies, via les réseaux sociaux, pour présenter leurs programmes électoraux.

Ce scrutin s’est déroulé aussi après la réforme du code électoral qui a changé la formule du quotient, supprimé le seuil électoral et élargi les cas d’incompatibilité dans le cumul des mandats.