Sénégal : pour le maintien de la loi sur le domaine national

Plusieurs organisations de la société civile sénégalaise ont demandé au président de la République de maintenir l’esprit de la loi sur le domaine national en cas de réforme foncière.Au Sénégal, le débat sur le foncier est relancé depuis le 18 janvier 2022. Présidant ce jour la rentrée des Cours et Tribunaux, le chef de l’Etat, Macky Sall, a affirmé que s’il avait appliqué les recommandations de la Commission nationale sur la réforme foncière (CNRF), « en moins de 12 mois, il n’existerait plus un seul mètre carré public sur les terres du domaine national » car, « les collectivités allaient délibérer et octroyer toutes les terres. Je ne peux pas assumer cette responsabilité ».

Partant de là, le Cadre de réflexion et d’action pour le foncier au Sénégal (CRAFS) qui réunit le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR), l’Initiative prospective agricole et rurale (Ipar), l’ONG Enda, l’Institut panafricain pour la citoyenneté, les consommateurs et le développement (Cicodev), entre autres, a dit être favorable à « une gouvernance foncière apaisée et profitable à tous et à toutes » et « à une réforme de la loi sur le domaine national tout en maintenant son esprit ».

Rappelant, ce vendredi à Dakar au cours d’une conférence de presse, avoir « participé activement au processus de réforme foncière portée la CNRF », le CRAFS a rejeté l’immatriculation généralisée ainsi que la privatisation des terres du domaine national favorisant la marchandisation des terres.

La structure a également exigé la reconnaissance et le respect des droits fonciers légitimes des communautés locales qui vivent de la terre, le renforcement du contrôle et de la participation citoyenne dans la gouvernance foncière avec des instances paritaires, et la mise en place de voies de recours plus efficaces et peu formalistes pour les populations qui se sentiraient lésées par une opération foncière.

« La position du CRAFS a été de dire que le domaine national, en particulier les terres à usage agricole, doivent rester un patrimoine national non cessible pour l’intérêt des communautés présentes et futures. Ces terres ne doivent faire l’objet ni d’une immatriculation, ni d’une privatisation et ni d’aucune forme de marchandisation », a réitéré Babacar Diop, président du CNCR, porte-parole du jour.

KKB se dit « gardien de la paix » et sa « loyauté ne fera jamais défaut » à Ouattara

Le ministre ivoirien de la Réconciliation et de la cohésion nationale, Kouadio Konan Bertin « KKB » se dit « gardien de la paix » et sa « loyauté ne fera jamais défaut » à Alassane Ouattara.

« Moi, je suis le gardien de la paix, c’est le pacte qui me lie au président Alassane Ouattara, et ma loyauté ne fera jamais défaut au président Alassane Ouattara », a déclaré jeudi KKB, lors d’un dîner dans un restaurant à Abidjan avec des membres du Réseau des professionnels de la presse en ligne de Côte d’Ivoire (Repprelci), la faîtière de la presse numérique ivoirienne.

« Le 31 octobre 2020, j’ai été candidat, envers et contre tous dans mon parti (le Parti démocratique de Côte d’Ivoire « Pdci ») et quand je me portais candidat, mes propos étaient clairs, entre deux maux, je choisis le moindre mal », a réitéré KKB, accusé de « trahison » au Pdci, où il a été suspendu.

Ce sentiment était observé « parce que j’ai placé mon action au-dessus de la paix. Ce que je visais, c’était pour la paix en Côte d’Ivoire. Quand on a fait les élections des députés par la suite, j’ai été dans l’idée que j’ai eu raison d’emprunter cette voie », a-t-il affirmé, visiblement fier.

Quand il y a eu, par la suite, la rencontre entre « les grands » de la classe politique, notamment le tête-à-tête du chef de l’Etat Alassane Ouattara, respectivement avec les anciens présidents Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo, KKB s’est dit convaincu d’avoir emprunté cette voie.

« Ce n’était pas beau de voir Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara s’embrasser au palais, pour qu’ils discutent; est-ce que ce n’est pas ce qu’on recherche pour apaiser les coeurs, pour faire baisser les tensions », a-t-il lancé, lors d’un échange avec les journalistes.

Pour lui, il faut « donner la place aux idées et que seules les idées triomphent, dans un environnement politique débarrassé de violences pour que les Ivoiriens aient le temps de choisir le programme le meilleur et celui qui doit les gouverner ».

« Nous sommes dans l’obligation, un jour, d’aller dans ce sens, parce qu’on ne peut pas continuer chaque fois à croire que la politique doit rimer avec la violence », a soutenu M. Kouadio Konan Bertin, ancien président de la jeunesse du Pdci.

C’est pourquoi pour l’exerce 2022, il veut compter sur la presse numérique au travers du Repprelci pour mettre ce ministère « en lumière afin que le monde entier voit et dise que le président Ouattara a eu raison de créer ce ministère parce qu’il sert à quelque chose ».

Le président du Repprelci, M. Lassina Sermé, a fait savoir que « dans les statuts et règlements du Repprelci, nous nous sommes assignés comme objectifs à faire la promotion de la paix et la cohésion dans notre pays ».

Toutes les actions allant dans le sens du processus de paix et de réconciliation, dira-t-il, « ne peuvent qu’avoir l’assentiment et l’accompagnement » du Réseau des professionnels de la presse en ligne de Côte d’Ivoire.

Le ministre et les membres du Réseau, ont échangé les voeux du nouvel an à cette rencontre, qui a réuni plusieurs membres du Repprelci dont les past présidents, Dr David Youant et M. Barthélemy Kouamé.

Côte d’Ivoire: reprise du dialogue politique à la primature

Le dialogue politique entre le gouvernement ivoirien et les acteurs de la classe politique, a repris effectivement jeudi à la primature, après une brève suspension de la rencontre, due aux fêtes de fin d’année.

A la veille de cette session, le porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, s’est félicité après le Conseil des ministres, de ce que les partis ont fourni leurs Termes de références (TDR), assurant que la rencontre était « maintenue » pour ce jour. 

Les débats de fond ont été entamés selon les termes de références, tels que demandés par le ministre de l’Intérieur, afin de permettre que ce dialogue soit mieux structuré en prenant en compte les différentes préoccupations des partis.  

Selon un responsable du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), M. Affi Nguessan, le président de la formation politique s’est fait représenter par un membre de son parti à cette séance, afin de prendre part aux échanges.  

Le dialogue politique ivoirien, sensé permettre aux acteurs de la classe politique et de la société civile de débattre des questions liées à la stabilité, à la paix et au développement du pays, a été relancé le 16 décembre 2021. Il s’agit de la cinquième phase qui est en cours. 

Côte d’Ivoire: « maintenu », le dialogue politique reprend jeudi (officiel)

Le porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, a assuré mercredi que le dialogue politique avec l’opposition est « maintenu » à la date indicative du 20 janvier 2022, à l’issue du Conseil des ministres.

« A moins d’une remise en cause totale de la légalité du mandat du président qui pourrait justifier que les acteurs du dialogue politique ne viennent pas », a dit M. Amadou Coulibaly, indiquant que « le dialogue politique aura lieu et personne pour le moment n’a dit qu’il ne participait ».  

Le porte-parole du gouvernement ivoirien a fait savoir que « ce dialogue politique a été librement décidé par le président de la République et c’est une particularité ivoirienne de créer un cadre de concertation entre l’opposition et le gouvernement ».  

Ce cadre d’échanges, soulignera-t-il, permet de renforcer la cohésion et pour le gouvernement « c’est une opportunité ». Il a ensuite salué la participation des partis de l’opposition à ces instants qui tiennent au chef de l’Etat, car ayant trait à la cohésion nationale.  

Le dialogue politique, dont la cinquième phase a repris le 16 décembre 2021, se tient sous l’autorité du Premier ministre. Selon M. Amadou Coulibaly « c’est un cadre de concertation et une opportunité que chaque parti a su saisir ». 

« La date est maintenue sauf avis contraire de la primature », a-t-il insisté. Le dialogue avait été suspendu à la veille des fêtes de fin d’année. Avec cette reprise, les débats de fond devraient être abordés en vue d’un consensus sur les questions politiques. 

Gambie : Plusieurs chefs d’Etat à l’investiture de Barrow

De nombreux dirigeants d’Afrique de l’Ouest se trouvent présents à Banjul, la capitale gambienne, pour assister à la cérémonie de prestation de serment du président Adama Barrow réélu en décembre dernier pour un second mandat de cinq ans.Le président de la République de la Guinée-Bissau, Umaro Embalo, a été le premier à arriver mardi soir, suivi du dirigeant mauritanien Mohamed Ahmed Ould Ghazouani, du Togolais Faure Gnassingbé, du Sierra-Léonais Julius Maada Bio, du Sénégalais Macky Sall, du Libérien George Manneh Weah du Nigérian Muhammadu Buhari et de l’Ivoirien, Alassane Ouattara.

Certains de ces présidents dont Macky Sall et Muhammadu Buhari ont joué un rôle déterminant dans l’accession de Barrow au pouvoir après l’impasse politique qui avait suivi la défaite en 2016 de Yahya Jammeh, alors président sortant.

Adama Barrow, un promoteur immobilier de 56 ans, a été réélu le 4 décembre 2021 avec 53% des voix, devant son plus proche adversaire, Ousainou Darboe, qui a recueilli 27% des suffrages. Son investiture se tient au Stade de l’Indépendance dans la ville balnéaire de Bakau, à 10 km de Banjul.

Lors de sa campagne électorale, le président Barrow avait promis de s’attaquer à la pauvreté, au chômage et aux déficits d’infrastructures en Gambie, un pays également en proie à la pandémie de coronavirus.

Attaque contre le territoire des Emirats : Le Roi Mohammed VI condamne vigoureusement cet acte abject

Le Roi Mohammed VI s’est entretenu, lundi au téléphone avec Cheikh Mohamed Ben Zayed Al Nahyane, Prince Héritier d’Abu Dhabi et vice-commandant suprême des Forces Armées émiraties, suite de l’attaque ignoble perpétrée par les houthis contre le territoire des Emirats Arabes Unis.Lors de cet entretien, le Souverain marocain a condamné « vigoureusement » l’attaque ignoble perpétrée par la milice houthie et ses soutiens contre le territoire des Emirats Arabes Unis, indique un communiqué du Cabinet royal.

Le Souverain a présenté, à cette occasion, ses sincères condoléances aux autorités et au peuple émiratis pour les pertes humaines, et ses souhaits de prompt rétablissement aux blessés, ajoute la même source.

Il a réitéré l’appui ferme du Maroc à « toutes les mesures prises par les Emirats Arabes Unis pour défendre leur territoire et la quiétude de leur population face aux attaques ignobles de la milice houthie et ses soutiens ».

« Dans le cadre de la tradition de solidarité constante et agissante entre les deux pays frères, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a assuré SA Cheikh Mohamed Ben Zayed Al Nahyane que le Royaume se tiendra toujours aux côtés des Emirats Arabes Unis et apportera toutes les formes de soutien à ce pays frère pour la défense de sa sécurité nationale et la protection de ses citoyens », conclut le communiqué.

Guinée : Alpha Condé en route pour les Émirats arabes unis

L’ancien président guinéen avait obtenu récemment de la junte au pouvoir une autorisation de quitter le pays pour des soins de santé.L’avion transportant celui qui dirigeait la Guinée de 2010 à 2021 a quitté la capitale, Conakry, ce lundi pour Abou Dhabi via Le Caire (Egypte). Alpha Condé séjournera dans la capitale émiratie durant un mois avant de regagner son pays selon l’autorisation de sortie du territoire qui lui a été accordée.

Le président Condé a été destitué le 5 septembre 2021 par un putsch militaire dirigé par le colonel Mamady Doumbouya qui jusque-là commandait le Groupement des forces spéciales (GFS).

Détenu « en lieu sûr », selon les termes de la junte militaire, il a été transféré le 29 novembre dernier à la résidence de son épouse à Conakry. Début janvier, il a été autorisé à se rendre à l’étranger pour des soins médicaux.

La Cedeao adoucit son discours sur le Mali

Le fil du dialogue n’est pas totalement rompu entre la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et les autorités de la transition malienne.Selon le président de la Commission de la Cedeao, Jean-Claude Kassi Brou, l’organisation sous-régionale a déclaré, dimanche, que « l’organisation sous-régionale reste disponible pour accompagner le Mali à un retour à l’ordre constitutionnel à travers l’organisation d’élections crédibles dans un délai raisonnable et réaliste ».

Cette déclaration de la Cedeao vient ainsi répondre à l’appel au dialogue du chef de l’Etat malien Assimi Goïta au lendemain des sanctions de la Cedeao. Elle intervient aussi au moment où le gouvernement de la Transition a annoncé son intention de porter plainte contre la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga a soutenu à la télévision publique  dimanche que le gouvernement portera plainte contre les sanctions économiques imposées par la Cédéao et l’Uemoa auprès des juridictions compétentes.

« Nous avons élaboré un Plan de riposte contre ce processus pour sauvegarder la souveraineté de l’Etat malien, son intégrité territoriale. Il y a des mesures à caractère juridique qui vont être prises. Nous avons porté plainte contre ces décisions devant les institutions habilitées sous-régionales, africaines et internationales », a déclaré Choguel Kokalla Maiga.

Pour le Chef du gouvernement « la finalité des sanctions illégales et illégitimes de la Cedeao et de l’Uemoa est de déstabiliser l’Etat malien et d’achever un peuple déjà à terre. En comparant, ces sanctions aux textes fondamentaux de ces organisations, vous vous rendrez compte qu’il y a eu un abus de pouvoir ».

Lors de son sommet du 9 janvier à Accra au Ghana, la Cedeao avait pris une série de mesures drastiques contre le Mali comme la fermeture des frontières terrestres et aériennes, la suspension de toutes les transactions commerciales, à l’exception des produits de première nécessité notamment pharmaceutiques, les fournitures et équipements médicaux, ainsi que le matériel pour le contrôle de la Covid-19 et des produits pétroliers et électricité.

Pour protester contre ces sanctions de la Cedeao, une mobilisation populaire a été organisée vendredi à Bamako et dans toutes les régions administratives du Mali.

Mali : décès de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta

L’ancien président malien Ibrahim Boubacar Keïta est décédé ce dimanche 16 janvier 2022 à son domicile de BamakoCelui qui était surnommé IBK a dirigé le Mali entre 2013 et 2020. Il est décédé à l’âge de 76 ans, moins de deux ans après son départ du pouvoir. «Le président IBK (Ibrahim Boubacar Keïta) est décédé ce matin à 09H00 (GMT et locales) à son domicile» à Bamako, a indiqué à l’AFP un membre de sa famille.

Ibrahim Boubacar Keïta est élu pour la première fois président du Mali en septembre 2013. Il a été réélu pour un second mandat en 2018 face à Soumaïla Cissé, alors leader de l’opposition et décédé en décembre 2020 du Covid-19. 

Mais, quelques mois après sa réélection, il a été renversé par des militaires en août 2020 à la suite d’un soulèvement populaire.

IBK, qui se réclamait de la gauche va connaître une ascension politique sous le magistère d’Alpha Oumar Konaré (1992-2002) premier président démocratiquement élu au Mali. 
Il a notamment été Premier ministre de 1994 à 2000 puis président de l’Assemblée nationale de 2002 à 2007 avant d’accéder à la magistrature suprême en 2013.

Sa disparition intervient dans un contexte de grave crise sécuritaire et politique pour le Mali depuis le déclenchement d’insurrections indépendantiste et djihadiste en 2012. 

Le pays est aussi frappé depuis une semaine  par les lourdes sanctions des pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) pour non respect du chronogramme de la transition.

En effet, les militaires s’étaient engagés à organiser le 27 février 2022 la présidentielle et les législatives à cette date afin de permettre le retour des civils au pouvoir. Mais la situation sécuritaire dans le pays marquée par des attaques jihadistes, empêche la tenue des élections selon le pouvoir en place. Et en décembre dernier, les conclusions des Assises nationales de la refondation ont donné carte blanche à la junte au pouvoir de conduire une transition de six mois à cinq ans. 

Maroc: le nouvel émissaire de l’ONU pour le Sahara s’entretient avec le ministre marocain des AE

Arrivé hier mercredi à Rabat, première étape de sa tournée régionale, le nouvel émissaire du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara Staffan de Mistura s’est entretenu ce jeudi avec le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita qui était accompagné du Représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU, Omar Hilal.Il s’agit de sa première visite dans la région, depuis sa nomination en octobre dernier pour parvenir à une solution au différend régional sur le Sahara, qui empoisonne les relations entre Rabat et Alger.

Elle s’inscrit d’ailleurs dans le cadre de la mise en œuvre de la résolution 2602 du Conseil de Sécurité, adoptée le 29 octobre 2021, dans laquelle l’instance exécutive de l’ONU réitère son appel aux parties à poursuivre leur engagement dans le processus des tables rondes, dans un esprit de réalisme et de compromis, pour parvenir à une solution politique réaliste, pragmatique, durable, et basée sur le compromis.

Lors de ces entretiens, les responsables marocains ont réitéré les fondamentaux de la position marocaine telle que rappelée dans les discours Roi Mohammed VI à l’occasion des 45ème et 46ème anniversaires de la Marche Verte.

En effet, le Souverain avait réaffirmé l’attachement du Maroc à la reprise du processus politique conduit sous l’égide exclusive de l’ONU pour parvenir à une solution politique sur la base de l’initiative marocaine d’Autonomie, dans le cadre du processus des tables rondes, en présence des quatre participants.

Mais la tâche ne sera pas facile pour le nouvel émissaire qui ira, après cette rencontre avec Bourita, à la rencontre des séparatistes du Front Polisario puis à Alger et à Nouakchott. En effet, l’Algérie, considérée par Rabat comme partie prenante à ce différend régional, refuse une reprise de négociations sous formes de tables rondes. Alger avait informé, en octobre dernier, le Conseil de sécurité de son opposition au format de tables rondes en le qualifiant de  » contreproductif ».

Nigeria : décès de l’ancien président Ernest Shonekan

L’ancien chef du Gouvernement national intérimaire du Nigeria, Ernest Shonekan, est décédé mardi à Lagos à l’âge de 85 ans.L’ancien président de transition a succédé au gouvernement militaire du général Ibrahim Babangida en 1993. Il a dirigé le gouvernement fédéral nigérian entre le 26 août et le 17 novembre 1993 avant d’être renversé par un coup d’Etat mené par feu le général Sani Abacha.

A l’annonce de son décès, le président nigérian Muhammadu Buhari a ordonné que le drapeau national soit mis en berne du 12 au 14 janvier 2022, en signe de respect pour l’ancien chef d’Etat Ernest Shonekan.

Selon le communiqué publié mardi à Abuja et portant la signature du Secrétaire général du gouvernement de la Fédération, M. Boss Mustapha, le chef Ernest Shonekan était un avocat formé en Grande-Bretagne, un industriel et un ancien directeur général de la United African Company of Nigeria Plc (UAC) avant d’être nommé président intérimaire du Nigeria par le général Ibrahim Babangida en 1993.

Il est né le 9 mai 1936 à Lagos et a fait ses études à la CMS Grammar School et à l’Igbobi College. Il a obtenu un diplôme de droit de l’Université de Londres et a été admis au Barreau. Il a ensuite fréquenté la Harvard Business School.

Shonekan rejoint l’UAC en 1964. Il a gravi les échelons au sein de l’entreprise et a été promu conseiller juridique adjoint. Il est ensuite devenu conseiller adjoint et a rejoint le conseil d’administration à l’âge de 40 ans.

Il a été nommé président et directeur général en 1980 et a continué à cultiver un large éventail de relations commerciales et politiques internationales. Le 2 janvier 1993, Shonekan prend ses fonctions de chef du Conseil de transition et de chef du gouvernement sous le général Babangida.

A l’époque, le Conseil de transition était conçu pour être la phase finale menant à la passation de pouvoir à un dirigeant démocratique élu de la troisième République nigériane. Babangida démissionne de son poste en août 1993, après l’annulation de l’élection présidentielle du 12 juin. Il avait signé un décret établissant le gouvernement national provisoire dirigé par Shonekan, qui a ensuite prêté serment comme chef d’Etat.

Trois mois après le début de son administration, Shonekan est renversé par Abacha lors d’un coup d’Etat de palais en novembre de la même année. En 1994, il a fondé le Nigerian Economic Summit Group, un groupe de défense et de réflexion pour le développement de l’économie nigériane par le secteur privé.

Blé Goudé estime que sa « chaise est vide » au dialogue politique ivoirien

Le président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep), Charles Blé Goudé, estime que sa « chaise est vide » au dialogue politique en cours dans son pays, la Côte d’Ivoire, dans un entretien diffusé lundi sur TV5.

« Personne ne peut dire que la voix de Blé Goudé ne compte pas en Côte d’Ivoire. Si elle a compté et pour cela on m’a envoyé ici (à La Haye), je pense que là où on recherche la solution, je dois être là, ma chaise est vide là autour de cette table et ma chaise a besoin de moi pour que je puisse ajouter mon grain de sel » aux débats, a dit le président du Cojep. 

Interrogé sur les raisons de l’absence de son parti à ce dialogue politique lancé depuis le 16 décembre 2021, il a répondu que « seuls les organisateurs peuvent expliquer un tel oubli », avant d’ajouter « je pense que c’est une erreur qui va certainement être réparée ». 

Il soutient que s’il a été « considéré comme un problème », pour lequel il été remis à la Cour pénale internationale (CPI), il « pense qu’au moment où on cherche la solution pour réconcilier les Ivoiriens de nouveau, évidemment, (il) dois être à cette table ». 

Sur la grave crise postélectorale de 2010-2011, qui a fait plus de 3.000 morts, Blé Goudé a déclaré qu’il « faut tourner définitivement la page de la crise qui secoue (le) pays et rebâtir la Côte d’Ivoire dans le respect des différences, et rassembler les Ivoiriens de nouveau ». 

Au sujet de sa demande de passeport, il a relevé que les autorités de son pays ont dit que son passeport se trouverait dans un « circuit normal » qui dure depuis plus de sept mois maintenant, et ajouté aux six mois d’attente de rendez-vous, il est aujourd’hui à sept mois d’attente.  

« Je préfère ne plus en parler parce que ce n’est pas un honneur pour mon pays qu’on puisse parler d’un document simplement administratif sur toutes les antennes des chaînes internationales », a-t-il poursuivi.  

« Pour le respect que j’ai pour la Côte d’Ivoire je préfère ne plus en parler et attendre, a-t-il insisté. Toutefois, il entend jouer un rôle dans l’avenir de la Côte d’Ivoire en tant d’acteur politique en Côte d’Ivoire. 

« Même loin, je joue déjà un rôle dans la vie politique de mon pays. Ce que je demande, c’est de participer au débat politique dans mon pays et au processus de réconciliation en cours », a renchéri le président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep).

M. Blé Goudé, acquitté le 31 mars 2021, avec l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, a déposé une demande d’indemnisation auprès de la Cour de La Haye, pour préjudice subi afin de réclamer près de 820.000 euros de dommages et intérêts. 

« Bien-sûr, le préjudice, il est là, il est su de tous, toutes les années de jeunesse m’ont été bouffées,  mon image a été bafouée, a été salie, j’ai été loin de mes enfants pendant plus de dix ans, pour à la fin venir me dire que je suis innocent et acquitté », a-t-il déclaré. 

« Oui, j’ai bon espoir parce que j’ai foi en la loi et je me suis toujours adossé à la loi », a-t-il affirmé. Depuis son acquittement, Charles Blé Goudé, attend son passeport pour rentrer dans son pays, où son mentor Laurent Gbagbo l’a devancé depuis le 17 juin 2021. 

Riposte musclée du Mali contre la Cedeao

Le Mali a décidé à son tour de fermer ses frontières terrestres et aériennes avec les pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).En réponse aux lourdes sanctions économiques et financières de la Cedeao, le Mali a décidé d’appliquer la « réciprocité ». En plus de la fermeture des frontières, le gouvernement de transition a décidé de « rappeler ses ambassadeurs » dans les pays de l’organisation régionale, informe un communiqué du porte-parole du Gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga. 

 Selon le dirigeant malien, « ces mesures contrastent avec les efforts fournis par le Gouvernement et sa disponibilité au dialogue en vue de trouver un compromis avec la Cedeao sur le chronogramme des élections au Mali ».

 En conséquence, détaille le communiqué, « le Mali a promis de prendre toutes les mesures nécessaires en vue de riposter à ces sanctions malencontreuses dans les prochaines heures ». Dans sa réponse, le Mali dit apprendre avec « stupéfaction
les sanctions économiques et financières
prises par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) dimanche à Accra (Ghana) ».

 Le Mali regrette que des « organisations sous régionales ouest-africaines se fassent instrumentaliser par des puissances extra régionales aux desseins inavoués » indique le communiqué. En outre, le gouvernement malien « dénonce et rejette les décisions suivantes qui ne sont fondées sur aucun texte communautaire ». Selon toujours les autorités maliennes, « l’embargo décidé par les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Cedeao, applicable à un Etat souverain constitue une violation manifeste du Traité de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) et des statuts de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) ».

 Partant de ce constat, « le gel des avoirs d’un État, des entreprises publiques et parapubliques ne saurait être appliqué par la Banque centrale qui reste un organe indépendant auquel chaque Etat membre a concédé son droit souverain d’émission » fulminent les autorités de la transition.

Le Mali souligne « le caractère inhumain de ces mesures qui viennent affecter les populations déjà durement éprouvées par la crise sécuritaire et la crise sanitaire, notamment celle de la Covid-19 ». Selon la junte au pouvoir, « des dispositions ont été prises pour assurer l’approvisionnement normal du pays par tous les moyens appropriés ».

Constatant ces « violations répétées des textes, principes et objectifs de ces organisations », le Mali « tirera toutes les conséquences et se réserve le droit de réexaminer sa participation à ces entités » mentionne le communiqué.

Transition au Mali : les lourdes sanctions de la Cedeao

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a prononcé ce dimanche à Accra au Ghana, de lourdes sanctions économiques et financières contre le Mali.

On le craignait, le couperet est finalement tombé. L’Organisation intergouvernementale ouest-africaine a entériné les décisions prononcées par l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa) en début de matinée.

Au sortir de la rencontre des chefs d’Etat de ce dimanche 9 janvier 2022, les sanctions suivantes sont prononcées contre le Mali : gel des avoirs maliens au sein de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO) et suspension des aides financières, fermeture des frontières entre le pays et les États membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), suspension des transactions avec Bamako à l’exception des produits médicaux et de première nécessité et le retrait des ambassadeurs de tous les pays membres au Mali.

Cette main lourde de la Cedeao,  vient ainsi répondre aux conclusion des Assises nationales de la refondation. Ces consultations populaires ont donné en effet carte blanche aux autorités maliennes de prolonger la transition de six mois à cinq ans. Un chronogramme jugé « totalement inacceptable » par la Cedeao qui a « constaté avec regret l’échec des autorités de transition au Mali à organiser les élections présidentielles d’ici au 27 février 2022 contrairement à l’accord conclu avec l’Autorité de la Cedeao le 15 septembre 2021 et à l’engagement de la Charte de la transition » dans un communiqué.

L’Organisation ouest-africaine d’ajouter que « le chronogramme remis le 31 décembre 2021 par les autorités de transition à la présidence de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Cedeao, prévoit la tenue d’élections présidentielles d’ici fin décembre 2026. Cela impliquera une période de transition de six mois et demi (6,5 ) ans. »

Les chefs d’Etat de l’Organisation régionale ont par ailleurs dénoncé le déploiement de la société militaire privée russe Wagner au Mali. « Malgré le démenti du gouvernement de transition malien, l’Autorité reste profondément préoccupée par le rapport cohérent sur le déploiement d’agents de sécurité privée au Mali avec son impact potentiellement déstabilisateur sur la région de l’Afrique de l’Ouest. L’Autorité note que cette situation est étroitement liée à la transition politique au point mort dans le pays. » a soutenu le communiqué.

Partant de ce constat et compte tenu de l’impact potentiellement « déstabilisateur sur le Mali et sur la région, créé par cette transition au Mali, l’Autorité décide d’activer immédiatement la Force en attente de la Cedeao, qui devra être prête à toute éventualité » poursuit le document.

Selon le président du Burkina Faso, Rock Marc Christian Kaboré, « les réformes économiques et sociales visant la refondation du Mali ne pourraient être conduites que par des autorités démocratiquement élues »

Le Nigeria veut travailler avec la Cedeao pour aider le Mali (Buhari)

Le chef de l’Etat nigérian s’est engagé à faire de son mieux pour le Mali dans le cadre des exigences de la Cedeao.Malgré la suspension du Mali de toutes les instances de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) en raison du double coup d’Etat militaire intervenu dans ce pays, le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, a promis d’aider ce « pays frère ».

Recevant l’Envoyé spécial du ministre malien de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, au State House jeudi à Abuja, venu l’informer des conclusions de la Conférence nationale sur la reconstruction de l’Etat qui s’est tenue à Bamako du 27 au 30 décembre 2021, M. Buhari a promis de faire de son mieux pour le Mali dans le cadre des exigences de la Cedeao.

« Le Nigeria travaillera dans les limites de la Cedeao pour aider le Mali. Chaque pays a ses problèmes. Nous avons combattu notre propre guerre civile auparavant, donc nous ne connaissons peut-être pas la totalité de la politique interne de chaque pays, mais nous ferons autant de sacrifices que possible pour le Mali, dans le cadre de principes de la Cedeao », a affirmé le président Buhari.

Cité par le communiqué final de la rencontre, le dirigeant nigérian a soutenu que « personne ne peut aimer le Mali plus que les Maliens eux-mêmes », appelant la junte militaire malienne à travailler dans le cadre des principes de la Cedeao afin de restaurer l’ordre constitutionnel dans les meilleurs délais.

Alors que les autorités de la transition au Mali étaient sous pression des dirigeants ouest-africains pour fournir un chronogramme électoral au plus tard le 31 décembre 2021, les conclusions issues des « Assises de la refondation » ont donné désormais carte blanche au chef de l’Etat, Assimi Goïta, pour prolonger la transition de « six mois à cinq ans ».

Mais pour le médiateur de la Cedeao, Goodluck Jonathan, en visite mercredi dernier à Bamako en prélude au sommet des Chefs d’Etat sur le Mali prévu ce 9 janvier 2022, « une transition de cinq ans ne passe pas ».

Zimbabwe : la date des élections partielles connue

Vingt-huit sièges de députés sont à pourvoir lors de ces joutes électorales.Le président Emmerson Mnangagwa a fixé au 26 mars 2022 la date des élections législatives partielles. Les candidats vont disputer 28 sièges de députés suite au décès de législateurs et à la démission de ceux de la faction dissidente du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) dirigée par Douglas Mwonzora.

Dans un texte réglementaire publié, hier jeudi, le président Mnangagwa a également annoncé que la Cour de nomination va siéger le 26 janvier prochain. Il avait auparavant résisté aux pressions en faveur de la tenue de ces élections partielles, invoquant la pandémie de Covid-19.

Nelson Chamisa, dont la faction a participé aux élections générales de 2018 sous la bannière du MDC-Alliance, a perdu de justesse l’élections présidentielle face à Mnangagwa il y a quatre ans, tandis que son parti a obtenu 88 des 270 sièges parlementaires qui étaient en jeu.

La faction de Douglas Mwonzora, qui s’était sous la bannière du MDC-T, a fait piètre figure lors de ces élections, ne parvenant à remporter qu’un seul siège.

Toutefois, avec l’aide des tribunaux et de la ZANU PF au pouvoir, le MDC-T a fait valoir que tous les sièges remportés par le MDC-Alliance lui appartenaient et a rappelé tout législateur appartenant à ce dernier qui refusait de reconnaître Mwonzora comme chef du parti.

Ainsi, plus de 20 parlementaires du MDC-Alliance ont été démis du parlement au cours des deux dernières années.

Le Pdci et le PPA-CI veulent « s’assurer une immunité » avec le dialogue politique

Le Rhdp, le parti au pouvoir en Côte d’Ivoire, estime que le Pdci et le PPA-CI, les principaux partis de l’opposition veulent s’assurer « une immunité juridictionnelle » avec le dialogue politique, dans l’affaire de la désobéissance civile lors de la présidentielle de 2020.

Dans une déclaration, en réaction au Pdci et au PPA-CI, le Rhdp indique constater que ces deux partis veulent se servir du dialogue politique, relancé le 16 décembre 2021 « pour s’assurer une immunité juridictionnelle et une impunité, sans toutefois reconnaître leurs forfaits ».  

« Le dialogue politique n’est à cet égard aucunement constitutif d’une occasion d’exonérer à priori des hommes politiques des actes justiciables qui leur sont opposés », a martelé le porte-parole du Rhdp, M. Adjoumani Kouassi, dans une déclaration. 

A travers une déclaration conjointe, mercredi, le Pdci et le PPA-CI se sont insurgés contre la récente conférence de presse du procureur de la République, qui s’était réservé d’engager des poursuites contre des leaders de l’opposition. 

Par ailleurs, ces deux partis de l’opposition ivoirienne ont accusé le chef de l’Etat,  Alassane Ouattara, de « manœuvrer pour torpiller le dialogue politique » qu’il a, selon le porte-parole du Rhdp, initié pour consolider la paix et la réconciliation nationale.

Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) et le Parti des peuples africains Côte d’Ivoire (PPA-CI), se sont dits inquiets du « peu d’intérêt » que le président Alassane Ouattara accorde au dialogue politique et lui demandent de « l’inscrire dans ses priorités en 2022 ». 

Par ailleurs, ces deux partis estiment que le sujet du dialogue politique n’a pas occupé une place importante dans le discours à la nation de SEM le Président de la République et en déduisent, par conséquent, qu’il n’en fait pas une priorité.

 « Le Rhdp rappelle que la justice n’est pas l’antithèse de la paix et du dialogue, que la poursuite du processus judiciaire doit se faire parallèlement au dialogue politique en cours », a ajouté M. Adjoumani, confirmant que « le dialogue et la consolidation de la paix restent des priorités » pour le président Ouattara. 

Le parti au pouvoir se réjouit des avancées notables enregistrées et des convergences de vue lors des précédentes phases du dialogue politique qui ont conduit entre autres au dégel des avoirs, à la libération des prisonniers, au retour des exilés, à l’amnistie et à la recomposition de la Commission  (CEI).

Le RHDP voudrait toutefois rappeler que « la recherche de la vérité sur les faits qui se sont produits en Côte d’Ivoire au cours de la période ciblée par les enquêtes n’est pas inconciliable avec la réconciliation, encore moins le dialogue politique », a-t-il poursuivi. 

Pour lui, « ces faits sont d’une gravité telle qu’il importe de savoir ce qui s’est réellement passé et surtout de connaître le degré de participation des personnes incriminées » lors de la « désobéissance civile » lancée par l’opposition lors de la présidentielle du 31 octobre 2020.  

« Cela nous semble capital et même préalable à la réconciliation véritable que les Ivoiriens appellent de tous leurs vœux », a-t-il insisté, affirmant que « la justice ivoirienne est donc dans son rôle ». 

« Le procureur de la République est dans le champ de ses prérogatives lorsqu’il informe l’opinion publique des suites judiciaires d’une procédure qui, en réalité, n’a pas commencé le 27 décembre 2021, mais ne fait que se poursuivre », a souligné le porte-parole du Rhdp. 

Les dégâts humains et matériels consécutifs aux violences perpétrées lors de la désobéissance civile, entre septembre et novembre 2020, ont occasionné 85 morts et 500 blessés. Pour le Rhdp, « ce mot d’ordre visait ni plus ni moins à déstabiliser les institutions de la République »

 « Pour sa part, le Rhdp exige que justice soit rendue aux victimes conformément aux textes en vigueur et que les décisions qui seront prises à l’issue de ces procédures en cours s’imposeront à tous, sans préjuger qu’elles puissent faire l’objet, ultérieurement, de compromis à l’occasion d’un dialogue politique », a conclu M. Adjoumani. 

Assimi Goïta joue la carte diplomatique pour convaincre la Cedeao

L’heure est désormais à l’apaisement entre le Mali et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).Le chef d’Etat malien Assimi Goïta a dépêché auprès de ses pairs ouest-africains le colonel Abdoulaye Maiga, ministre porte-parole du gouvernement, Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères et de la coopération internationale et Zeini Moulaye, président du Haut panel des Assises nationales de la refondation (ANR). 

Cette démarche qui se veut inclusive de la junte malienne, a pour but d’expliquer aux chefs d’Etats de l’espace communautaire les conclusions des Assises nationales de la refondation. La délégation malienne a déjà sillonné la Sierra Léone, la Côte d’Ivoire et le Ghana. Elle terminera son périple au Nigeria chez Muhammadu Buhari.

Les Assises de la refondation préconisent de prolonger la transition au Mali de « six mois à cinq ans » et de reporter les élections jusqu’à cette échéance. Mais cette décision soulève des vagues au sein de la Cedeao. « Cinq ans de transition pour des putschistes ? C’est par exemple plus que le mandat d’un président démocratiquement élu au Nigeria » a confié un membre de la délégation de la médiation présent à Bamako. Selon Goodluck Jonathan, médiateur de la Cedeao dans la crise malienne, la transition politique de cinq ans n’est pas acceptée au sein de l’espace communautaire.

Partant de ce constat, la diplomatie malienne joue désormais l’apaisement. « Ce nouveau chronogramme déjà présenté à certains chefs d’Etat de l’Espace communautaire n’est pas un calendrier figé, il est discutable » a rétorqué Abdoulaye Diop. « Pour nous, cinq ans c’est une base de discussion, nous sommes prêts à revoir cette durée à la baisse » a ajouté un conseiller d’Assimi Goïta.

Alors que les chefs d’Etat de la Cedeao se réunissent dimanche prochain à Accra, les militaires abattent désormais la carte diplomatique afin d’échapper à de nouvelles sanctions de l’organisation sous-régionale.

L’Allemagne veut sceller un nouveau partenariat avec le Maroc

Après plus de dix mois de rupture diplomatique, l’Allemagne a officiellement tendu la main au Maroc à travers un message adressé par le président allemand, Frank Walter Steinmer, au Roi Mohammed VI à l’occasion du nouvel an.Dans ce message, le président allemand a invité le Souverain marocain à effectuer une « visite d’Etat en Allemagne », afin de « sceller un nouveau partenariat entre les deux pays ».

Sur le dossier du Sahara, Frank Walter Steinmer affirme que Berlin « considère le plan d’autonomie présenté par le Maroc comme un effort sérieux et crédible, et comme une bonne base pour parvenir à un accord » à ce différend régional. Et de rappeler « le soutien de son pays depuis de nombreuses années, au processus des Nations unies en faveur d’une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable pour toutes les parties ».

Par ailleurs, le président allemand a salué les chantiers entrepris sous le règne du Roi Mohammed VI. « Le Maroc a entrepris sous votre conduite de vastes réformes », souligne le président allemand dans ce message, tout en insistant sur le soutien continu et soutenu de son pays au développement impressionnant du Maroc.

« Je tiens en haute estime vos démarches innovantes dans la lutte contre le changement climatique et en matière de transition énergétique », poursuit le président allemand.

Avec ce message adressé au Roi du Maroc, Berlin entend tourner la page à dix mois de gel des relations diplomatiques. Pour rappel, le Maroc avait rappelé, en mars dernier, son ambassadrice à Berlin qui avait ouvertement critiqué la décision des Etats-Unis de Donald Trump de reconnaître la souveraineté du Maroc sur le Sahara. 

Afrique du Sud : une loi pour protéger les lanceurs d’alerte

Le gouvernement sud-africain pourrait bientôt soumettre une proposition de loi pour protéger les lanceurs d’alerte qui prennent le risque d’exposer la corruption, a déclaré la Commission d’enquête sur la capture de l’État.« Le gouvernement devrait introduire ou modifier la législation existante pour renforcer la protection de toute personne divulguant des informations pour dénoncer la corruption, la fraude ou l’influence indue dans les activités de marchés publics », a déclaré la commission dans un rapport publié mardi.

Présentant le rapport au président Cyril Ramaphosa à Pretoria, le président de la Cour suprême par intérim, Raymond Zondo, a déclaré que la première partie du document félicite les lanceurs d’alerte pour le rôle important qu’ils ont joué dans la lutte contre la corruption. M. Ramaphosa a également félicité ces derniers qui se sont manifestés pour révéler certains actes répréhensibles, souvent au péril de leur vie. « Nous devons les remercier pour leur courage et leur service au pays », a déclaré le chef de l’Etat de la nation arc-en-ciel.

Selon les recommandations de l’enquête, le gouvernement doit assurer « l’immunité contre les poursuites pénales ou civiles aux lanceurs d’alerte » s’il y a des « révélations honnêtes » qui pourraient exposer l’informateur à des poursuites ou de litiges. M. Zondo a remis la première partie du rapport en trois volumes à M. Ramaphosa au siège de l’Union à Pretoria après quatre ans d’enquête.

Le document de près de 900 pages conclut à une « capture d’État établie » et détaille « l’accaparement du pouvoir » par l’ex-chef d’Etat Jacob Zuma et ses alliés dont les frères Gupta. Le rapport d’enquête sur la corruption de l’Etat porte sur la compagnie aérienne South African Airways et ses filiales, les petits-déjeuners du journal « The New Age » appartenant aux frères Gupta, ainsi que sur le South African Revenue Service.

Le rapport met aussi en cause plusieurs acteurs politiques clés, des départements et des organes gouvernementaux dans des actes répréhensibles et de corruption de l’Etat.

Sénégal : la proposition de loi criminalisant l’homosexualité jugée « irrecevable »

Le Bureau de l’Assemblée nationale, organe de décision du parlement sénégalais, estime que les dispositions qui existent déjà dans le code pénal suffisent largement pour punir toute personne qui s’adonne à des actes contre nature.Pas question de modifier ou d’élargir les dispositions législatives qui punissent l’homosexualité au Sénégal. La proposition de loi portée par un groupe de députés dont Mamadou Lamine Diallo a été jugée « irrecevable » par le Bureau de l’Assemblée nationale.

Cette dernière motive sa décision par le fait que tous les Sénégalais connaissent la position définie et affirmée, en plusieurs occasions, et plus particulièrement lors de rencontres avec des Chefs d’Etat étrangers, par le Président de la République, Monsieur Macky.

« Cette position est claire, elle est pertinente et elle engage tout le peuple sénégalais s’opposant à toute forme de dépénalisation et de légalisation de l’homosexualité, qui est punie sévèrement par le Code pénal Sénégalais ; il en est de même en ce qui concerne tous les actes contre-nature et des attentats à la pudeur », martèle le Bureau du parlement. 

Pour toutes ces raisons, le Bureau de l’Assemblée nationale, conformément aux prérogatives qui lui sont dévolues, a décidé de déclarer irrecevable cette proposition de loi, lit-on dans le communiqué parvenu mercredi à APA.

Le Pdci et le PPA-CI inquiets du « peu d’intérêt » de Ouattara au dialogue politique

Le Pdci et le PPA-CI, les deux principaux partis de l’opposition ivoirienne, se disent inquiets du « peu d’intérêt » que le président Alassane Ouattara accorde au dialogue politique et lui demandent de « l’inscrire dans ses priorités en 2022 ».

« Les interrogations de nos deux partis politiques se sont muées en inquiétudes face au peu d’intérêt que le chef de l’Etat a accordé au sujet du dialogue politique dans son discours de fin d’année », a dit M. Justin Katinan, porte-parole du PPA-CI, dans une déclaration conjointe. 

Pour le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) et le Parti des peuples africains Côte d’Ivoire (PPA-CI), il y en a fait une simple déclaration de principe et l’a expressément exclu de ses priorités pour l’année 2022″. 

Ces deux partis estiment qu' »il ne saurait avoir de priorité plus élevée que la recherche de la réconciliation nationale et de la paix, but ultime attendu du dialogue politique qu’appellent à l’unisson (leurs) compatriotes ». 

Devant l’approche à la fois hésitante et contradictoire du pouvoir sur cette question cruciale pour la cohésion sociale, le Pdci et le PPA-CI prennent à témoin l’opinion du « peu d’intérêt que le chef de l’Etat et le gouvernement accordent à la réconciliation nationale », a-t-il ajouté. 

Toutefois, le Pdci et le PPA-CI « réaffirment leurs engagements à participer au dialogue politique qu’ils souhaitent sincère », dans l’unique intérêt de leurs compatriotes et des populations qui leur font l’amitié de vivre dans le pays. 

Les deux formations politiques « demandent au chef de l’Etat, dont le troisième mandat a aggravé la fracture sociale, d’inscrire, enfin, le dialogue politique parmi ses priorités pour l’année 2022 », a-t-il poursuivi. 

Les interrogations des deux partis, acteurs majeurs de la vie politique nationale, font suite à une conférence de presse du procureur de la République près du tribunal de Première Instance du Plateau tenue le 27 décembre 2021. 

Le procureur a rendu publiques les conclusions des enquêtes qu’il a menées à la tête de l’unité spéciale d’investigation mise sur pied, au lendemain de l’élection présidentielle du 31 octobre 2020, que le Pdci et le PPA-CI jugent « fortement litigieuse ».  

Ces investigations visaient à faire la lumière sur les violences meurtrières survenues lors de ladite élection. Le procureur de la République a, selon la déclaration, porté « de graves accusations, assorties de menaces de poursuites judiciaires, contre des dirigeants des partis de l’opposition ». 

« Il importe de signaler que la conférence de presse du procureur a curieusement coïncidé avec la nouvelle date butoir de dépôt des termes de référence », a fait observer le porte-parole de ces deux partis. 

Par ailleurs, M. Katinan Koné a relevé que « le report de la date de dépôt des propositions de termes de référence du 17 au 27 décembre 2021 a été abusivement attribué aux partis de l’opposition alors que le Pdci et le PPA-CI, avaient déposé leurs termes de référence le 17 décembre 2021 ». 

Peu avant le point de presse, le porte-parole du Pdci, Soumaïla Bredoumy, a indiqué que « c’est avec les instructions » de M. Henri Konan Bédié, président du Pdci et le chef du PPA-CI, Laurent Gbagbo, que  cette déclaration conjointe a été produite. 

Les deux partis ont mis en place une équipe présidée par le professeur Armand Ouégnin du PPA-CI et le professeur Niamkey Koffi du Pdci pour « faire une analyse, qu’ils ont validé » et qui a fait l’objet de cette déclaration commune, a souligné M. Bredoumy. 

Guinée : la junte promulgue par ordonnance la loi de finances 2022

Le budget prévisionnel de l’Etat guinéen pour cette année a été arrêté à un plus de 26 000 milliards de francs guinéens, soit environ 2,6 milliards de dollars.En l’absence d’un parlement ou d’une institution équivalente, Mamady Doumbouya fait recours aux ordonnances pour gouverner. Le président de la transition a ainsi promulgué, hier soir, l’ordonnance O2021/0011/PRG/CNRD/SGG du 31 décembre 2021 portant loi de finances 2022.

Pour cette année, le budget de l’Etat est ainsi fixé, en recettes, à un total de vingt-six mille soixante-trois milliards sept cent quatre-vingt-cinq millions sept soixante-trois mille six cent onze francs guinéens (26063 785 763 611 GNF).

En dépense, le montant prévisionnel est de trente mille six cent sept milliards six cent cinquante-six millions cent vingt-cinq mille soixante-huit francs guinéens (33607 656 125 068 GNF).

Le déficit budgétaire s’élève ainsi à un peu plus de quatre mille milliards de francs guinéens.

Guinée : naissance d’une nouvelle plateforme politique

Le Collectif des partis politiques guinéens (CPP) regroupe l’ensemble des coalitions politiques du pays, excepté le RPG-Arc-en-ciel du président déchu, Alpha Condé.Jusque-là peu audibles depuis la prise du pouvoir par l’armée le 05 septembre dernier et presque snobé par le Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD) aux commandes, les acteurs politiques guinéens veulent se faire entendre.

Les différentes coalitions de partis, représentées chacune par trois membres, se sont retrouvées ce lundi au siège de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) pour échanger sur divers points proposés par l’Alliance nationale pour l’alternance démocratique (Anad).

A l’issue de leur réunion, ils ont entériné la mise en place du Collectif des partis politiques guinéens (CPP). Par ailleurs, « nous avons mis en place un comité de coordination qui sera composé de 14 personnes. Ledit comité se retrouvera jeudi prochain pour travailler à définir la position de la plateforme sur un certain nombre de questions dont la constitution, le code électoral, l’organe de gestion des élections, le chronogramme, la durée de la transition ou encore le fichier électoral », a déclaré le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo.

Ces commissions vont travailler très rapidement et définir une position consensuelle pour l’ensemble des partis, a souligné l’opposant historique à Alpha Condé, ajoutant qu’à la suite de ce travail d’harmonisation, le document qui en résulte fera l’objet d’une communication publique par le CPP. Un mémorandum sera ensuite adressé au CNRD et aux partenaires techniques et financiers de la Guinée, a fait savoir le leader de l’UFDG.

Soro s’interroge sur la réconciliation qu’on lui propose

Depuis l’exil, l’ancien Premier ministre ivoirien, Guillaume Soro, s’interroge sur la réconciliation qu’on lui propose dans son pays, la Côte d’Ivoire.

M. Soro s’exprimait, à la veille du nouvel an, dans un échange, en direct avec les adhérents, militants et cadres de son mouvement GPS (Générations et peuples solidaires), dissout par la justice ivoirienne.  

« Il faut une réconciliation sincère. Quelle est cette réconciliation qu’on nous propose, lorsqu’on prétend me condamner à perpétuité, 20 ans pour une maison dont on dit que je suis un receleur », a dit M. Guillaume Soro. 

« Je rigole, parce que cette maison, je l’ai depuis 2008, et à l’époque Alassane (l’actuel chef d’Etat) était dans l’opposition (…) Cette maison, ce n’est que du matériel, ça ne m’intéresse pas », a-t-il martelé. 

« Ce que je regrette dans ce que Alassane (Alassane Ouattara, actuel chef d’Etat) fait, même si c’est 30 secondes qu’il considère que je l’ai aidé, cette maison, c’est au temps de Gbagbo que je l’ai acquise en ma qualité de Premier ministre », a-t-il lancé.  

Selon M. Soro, « un ministre est venu nous proposer d’acquérir une maison à un peu plus de 1 milliard qui me reviendrait après les fonctions (de Premier ministre). On a fait cette opération régulière depuis 2008 ».

« Celui qui m’a permis d’avoir une résidence à Abidjan s’appelle Laurent Gbagbo (chef d’alors) et celui qui vient me l’arracher s’appelle Alassane Ouattara », s’est insurgé M. Guillaume Soro, ancien président de l’Assemblée nationale ivoirienne.

Refusant d’intégrer le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), le parti au pouvoir, à sa création, M. Soro a démissionné de son poste de président de l’Assemblée nationale.

« Je me suis battu, j’ai été porte-parole, président d’une rébellion qui a combattu Laurent Gbagbo. Et c’est Alassane, au lieu de me donner 10 maisons, m’arrache et me fait passer pour un receleur, il me criminalise, simplement parce que j’ai dit que je n’étais pas d’accord avec le Rhdp unifié. Et sacrilège, j’ai osé aller parer avec Bédié (président du Pdci, ex-allié au pouvoir) », a-t-il poursuivi.

« Je suis débout malgré les vicissitudes, les péripéties et les intempéries (…). Les grands hommes ont connu l’exil, je suis à mon troisième exil et je sais que je rentrerai tôt ou tard dans mon pays, grâce à Dieu », a rassuré l’ancien Premier ministre. 

« Je vois beaucoup de personnes bavarder, on veut réconcilier Guillaume. Je ne suis pas contre la réconciliation, je suis pour la réconciliation, je suis un homme de réconciliation », a-t-il ajouté, répondant à plusieurs questions de ses partisans.   

Cette année, M. Guillaume Soro a décidé de ne pas faire un discours classique, mais de « causer, d’avoir un débat » avec ses militants, et ce « sans protocole », échangeant à bâton rompu avec des délégations régionales GPS en Côte d’Ivoire, d’Europe, d’Amérique, de l’Afrique et d’Asie.

Il a dit avoir une « forte pensée » pour ses amis encore détenus, « les prisonniers politiques de GPS, mais aussi tous les prisonniers politiques de l’opposition (et) toute sa sécurité arbitrairement arrêtée ». Leur incarcération constitue l’une de ses préoccupations. 

« Je vois la bataille que vous menez (…). C’est parce que vous êtes débout que même dans cet exil difficile, je suis aussi débout. Sachez que c’est par l’abnégation et la résilience, la persévérance que l’avenir continuera à tendre la main à GPS », a-t-il déclaré.

« Achevons, ensemble l’œuvre que nous avons aussi ensemble initiée. GPS vivra et GPS vaincra et logera au coeur des Ivoiriens », a lancé l’ancien Premier ministre ivoirien, Guillaume Soro, à l’endroit de ses compatriotes. 

Bédié se « réjouit » de la reprise du dialogue politique ivoirien

Le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), Henri Konan Bédié, se « réjouit » de la reprise du dialogue politique ivoirien, dans un message de nouvel an.

« Je me réjouis de l’initiative du dialogue politique engagé récemment par le gouvernement qui, je l’espère, constituera une étape constructive vers un dialogue inclusif qui prendra en compte l’ensemble des sujets qui fragilisent l’expression du grand potentiel dont dispose notre pays », a déclaré M. Bédié.    

Le président du Pdci, ex-allié au pouvoir, a exprimé sa « foi en une Côte d’Ivoire réconciliée, unie et prospère n’a pas changé » et sa « foi dans la force agissante, d’un dialogue vrai et sincère entre tous les Ivoiriens ».

Pour lui, cela devrait permettre de « trouver ensemble des solutions viables au rétablissement de la paix dans notre pays ». Il a assuré qu’il ne ménagerai aucun effort pour bâtir avec les siens une Côte d’Ivoire démocratique où l’Etat de droit reprend sa noble place.  

« Nous nourrissons tous l’espoir insistant d’une paix durable pour notre pays en proie à des crises socio-politiques mortelles, sanglantes, depuis plus de deux décennies », a-t-il fait savoir, ajoutant que les blessures nous ont brisés à tel point que nous avons l’obligation de faire de la paix une réalité et un sacerdoce ». 

« Cette espérance nouvelle, est le moteur de mon combat traduit par les nombreux appels au dialogue que j’ai lancés, à la communauté internationale ainsi qu’au Chef de l’Etat, avant et après la dernière crise électorale d’octobre 2020 », a-t-il dit. 

Soudan : Démission du Premier ministre

Par Mohamed Fayed — Le Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok, a annoncé dimanche soir sa démission, disant avoir échoué dans son pari de parvenir à un consensus. »J’ai tenté de mon mieux d’empêcher le pays de glisser vers la catastrophe, alors qu’aujourd’hui il traverse un tournant dangereux qui menace sa survie (…) au vu de la fragmentation des forces politiques et des conflits entre les composantes (civile et militaire) de la transition (…). Malgré tout ce qui a été fait pour parvenir à un consensus (…), cela ne s’est pas produit », a-t-il souligné dans son message adressé à la nation sur la télévision d’Etat.

Hamdok a souligné que « l’unité et le destin du pays sont confrontés à de nombreux défis », ajoutant qu’il laissera de la place à « d’autres fils du pays pour à compléter la marche vers le reste de la transition qui mènera à un Etat civil démocratique ».

Selon lui, le gouvernement de transition était confronté à des défis majeurs, dont les plus importants étaient « la distorsion de l’économie, l’isolement international étouffant, la corruption et des dettes dépassant les 60 milliards de dollars, la détérioration de la fonction publique, de l’éducation et de la santé, et l’érosion du tissu social qui est apparu dans la guerre du Darfour, du Sud Kordofan, du Nil Bleu et d’autres difficultés ».

Et d’ajouter que le consensus politique entre les composantes civiles et militaires n’a pas « survécu » avec le même degré d’engagement et d’harmonie avec lequel il a commencé, « et ce qui est plus dangereux, c’est que les répercussions de ces divisions ont atteint la société et ses différentes composantes, alors que le discours de haine et de trahison et le manque de reconnaissance de l’autre sont apparus, et l’horizon de dialogue s’est bloqué, ce qui a rendu le processus de transition fragile et plein d’obstacles et de défis ».

Hamdok, 65 ans, était Premier ministre du gouvernement de transition au Soudan depuis le 21 août 2019, quatre mois après le renversement de l’ex-président d’Omar el-Bechir.

Le 25 octobre 2021, il a été arrêté par des hommes armés au cours d’un coup d’État avant d’être réinstallé dans ses fonction un mois plus tard.

Sa démission intervient dans le sillage d’une nouvelle journée de manifestations qui secouent le pays depuis plus de deux mois et qui ont déjà fait une cinquantaine de morts et des centaines de blessés.

Côte d’Ivoire: le dialogue politique doit être « sans menace, ni préalable » (Affi)

Le président du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), Affi Nguessan, souhaite que le dialogue politique, en cours, soit « loyal, sans couperet ni menace, sans ultimatum ni préalable », dans un message de vœux du nouvel an 2022.

« Ce dialogue politique doit être loyal, sans couperet ni menace, sans ultimatum ni préalable. Cela implique une paix des braves », a déclaré le président du FPI, Pascal Affi Nguessan, dans un message de voeux du nouvel an.

« En 2022, l’heure n’est plus aux arrière-pensées et aux manœuvres tactiques », a-t-il estimé, lançant à l’endroit de ses compatriotes « je connais votre lassitude devant les mots creux, les serments sans lendemain qui engendrent toujours les mêmes désastres ».

L’union, une valeur de la devise du pays, « doit nous permettre d’avancer dans la voie d’une vraie réconciliation et d’affermir les fondements de notre démocratie. (Ainsi), la Côte d’Ivoire en sortira plus solide, plus confiante en ses institutions, plus respectueuse de toutes les opinions », a-t-il dit. 

Selon le chef du FPI, 2020 a été « l’année d’un nouvel embrasement, meurtrier et affligeant », mais 2021 a été une année d' »accalmie »,  qui a enregistré « la participation de la quasi-totalité des partis politiques aux législatives sans incidents majeurs ».  

Que « l’année 2022 qui s’ouvre constitue pour chacune et chacun d’entre nous la chance d’un nouveau départ, l’occasion de réaliser nos rêves, de poser des actes d’espérances », a-t-il laissé entendre.  

Il a fait remarquer que 2021 a été une année de « décrispation », marquée par l’audience accordée par le Chef de l’État, le président Alassane Ouattara, à son prédécesseur, Laurent Gbagbo, dans une volonté commune de dépasser les meurtrissures et les rancœurs de la crise postelectorale de 2010-2011″.  

Cette « décrispation, c’est enfin la relance, le 16 décembre dernier, du dialogue politique (la cinquième phase) entre le gouvernement, les partis politiques et les organisations de la société civile », a-t-il poursuivi. 

Toutefois, insinuera-t-il, « l’assurance d’alternances démocratiques est la garantie de la paix, de la stabilité. La stabilité est la condition du développement ». Ce nouvel an « offre une nouvelle chance, celle de consolider les fragiles fondations que nous avons posées ».

Cela, pour lui, devrait permettre d' »aller plus loin dans la construction d’une même Nation, une Côte d’Ivoire nouvelle, forte de valeurs partagées », sur le socle des valeurs fondamentales  exprimées par la devise de la République : Union, Discipline, Travail. 

« Les récents audits ont permis de constater plusieurs malversations qui sont inacceptables, déstructurantes et intolérables. La fraude, le détournement des deniers publics et la corruption sont des désordres auxquels il faut impérativement mettre fin », a-t-il martelé.  

M. Affi a par ailleurs fait observer que « trop de jeunes sont soit privés d’emplois et oisifs, soit dans des emplois précaires », soulignant que le pays doit « favoriser davantage la création d’emplois pour donner du travail à tous et pour mettre tout le monde au travail ».

Pour le chef du FPI, la productivité doit impulser la croissance économique de manière soutenue et durable afin que les fruits de la croissance soient mieux partagés. Le travail, aussi, doit permettre de promouvoir les femmes et leur offrir toutes les chances d’un plein épanouissement. 

Le Rhdp, le parti au pouvoir, évalue son « implantation » à Didiévi

Le coordonnateur régional Rhdp (pouvoir) du Bélier, Brice Kouassi, a visite du 26 au 30 décembre 2021 les localités de Didiévi, lors d’une tournée qui a servi à remobiliser les militants et évaluer l' »implantation » du parti dans cette contrée.

M. Brice Kouassi a expliqué aux populations la vision de développement du gouvernement, qui se veut holistique, en vue de créer de la richesse, de consolider la paix, la stabilité, et de contribuer à la prospérité ainsi qu’à l’insertion socio-professionnelle des jeunes et des femmes.   

Les populations de Didiévi ont accueilli favorablement les actions de développement du gouvernement ivoirien, sous le leadership du président Alassane Ouattara, dans les localités de la commune et sous-préfecture. 

Les différents villages ont traduit leur « infinie gratitude au président Ouattara ainsi qu’à Brice Kouassi, fils de la région, pour les actions majeures posées en vue d’améliorer leurs conditions de vie (des populations) en si peu de temps ».

En outre, les dirigeants des mutuelles de développement local, les cadres, les femmes et les jeunes ont exprimé « leur joie et leur fierté » de recevoir le coordonnateur régional Rhdp du Bélier, qui à l’orée du nouvel an, communie avec les militants afin de recueillir leurs attentes. 

Selon la coordination régionale Rhdp du Bélier, les projets de développement entrepris sont entre autres, des projets d’électrification rurale, de construction de châteaux d’eau multi-villages et d’écoles.   

Le coordonnateur régional du parti des Houphouëtistes, M. Brice Kouassi, par ailleurs maire de Didiévi, s’est félicité de « l’engagement et la détermination de la chefferie traditionnelle à œuvrer constamment pour la consolidation de la paix et de la cohésion sociale ».  

Exhortant les militants, il a déclaré que « le vrai fétiche de Didiévi et du V-Baoulé, c’est Alassane Ouattara », avant d’ajouter « il est un véritable trésor pour nous et pour toute la Côte d’Ivoire. Ce trésor, il faut impérativement le protéger et le conserver ».

Ces rendez-vous avec les populations de la localité de Didiévi interviennent dans la dynamique d’une tournée de la coordination régionale du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), annoncée à la rentrée politique le 30 octobre 2021. 

Boycott présidentielle 2020: le Pdci « sans crainte » des procédures judiciaires

Le porte-parole du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci, opposition), Soumaila Bredoumy, a déclaré mercredi que le parti répondra « sans crainte, ni peur » aux procédures judiciaires relatives aux exactions de la présidentielle de 2020.

« Le Pdci s’y rendra sans crainte ni peur de quelques procédures judiciaires que ce soit », a dit M. Soumaila Bredoumy, dans une déclaration du parti, en réaction à une conférence du procureur de la République qui évoquait de probables poursuites contre le chef du parti, Henri Konan Bédié. 

Le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance d’Abidjan, Richard Adou, a fait état de faits  graves et d’actes criminels commis pendant les périodes pré et post électorales d’août à octobre dernier 2020, à l’occasion de l’élection présidentielle d’octobre 2020. 

L’autorité judiciaire a visiblement accusé les dirigeants des principaux partis politiques de l’opposition ivoirienne d’être les principaux responsables présumés des crimes commis pendant cette période. 

M. Richard Adou, a dans un élan réserve, énoncé la possibilité de poursuite contre l’ancien chef de l’Etat ivoirien Aimé Henri Konan Bédié, en sa qualité de chef de l’opposition, lors de la conférence de presse.

Pour le Pdci, l’article 54 de la loi numéro 2005-201 du 16 Juin 2005 portant statut d’ancien Président de la République, cité par le procureur « ne peut s’entendre que dans le cas où une élection régulière, conforme aux termes de la Constitution ivoirienne a pu se tenir ». 

Le Pdci estime qu’il y a eu une « violation fragrante de l’article 55 nouveau de la Constitution » et une « prétendue consultation qui est tout, sauf l’élection présidentielle du président de la Côte d’Ivoire qu’encadrent si fermement les dispositions constitutionnelles ».  

Ensuite, « l’on est en droit d’affirmer sans ambages que le troisième mandat et ses « supporters » sont les auteurs directs et indirects de la désobéissance civile, des exactions et violences qui ont suivi en octobre 2020 », a-t-il soutenu. 

Le 11 novembre 2020, M. Aimé Henri Konan Bedié a accepté une rencontre avec le chef de l’Etat, sur demande expresse des amis de la Côte d’Ivoire pour donner une chance au retour de la paix dans notre pays,  a-t -il rappelé. 

A la suite de cette rencontre, le président du Pdci a lancé le 9 décembre 2020 un appel solennel à l’apaisement et au renoncement définitif à la violence, pour rebâtir une nation sur la capacité collective des forces vives de réactiver ensemble les valeurs d’union et de paix par le dialogue.

« L’accalmie que connaît actuellement notre pays est le résultat de l’engagement du président du Pdci, soutenu par la volonté de paix et de démocratie à laquelle sont fermement attachés les leaders de l’opposition », a-t-il poursuivi. 

« C’est pourquoi, le Pdci prend à témoin la communauté nationale et la communauté internationale à aller à la table du dialogue véritable qui est susceptible d’effacer tous les germes de conflits et de palabres politiques qui minent la tranquillité des Ivoiriens et installent la Côte d’Ivoire dans la peur quotidienne de lendemains violents et fratricides », a-t-il conclu.  

Le rapport de l’Unité spéciale d’enquêté sur les exactions relatives à la présidentielle ivoirienne du 31 octobre 2020, indique que les violences ont fait 85 morts et près de 500 blessés de août à novembre 2020. Il mentionne que 233 personnes ont été interpellées dans la procédure.