Gbagbo jugé en Côte d’Ivoire pour des infractions différentes de celles de la CPI

L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo a été jugé en Côte d’Ivoire pour des infractions « totalement différentes » de celles de la Cour pénale internationale (CPI), selon le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly.

« M. Gbagbo, vous pourrez être étonnés, demeure poursuivi par la justice ivoirienne pour des faits qui sont totalement différents » des incidents listés par la CPI, a déclaré M. Amadou Coulibaly, après un Conseil des ministres, mercredi.  

M. Amadou Coulibaly a relevé que cinq chefs d’accusation visaient l’ex-président, mais les autres faits « n’ont pas été pris en compte par la CPI (Cour pénale internationale) » lors de la crise postélectorale ivoirienne de 2010-2011. 

« La Cour pénale internationale a poursuivi M. Laurent Gbagbo pour des infractions de crimes contre l’humanité commis au cours de cinq incidents très précis que la Cour a listés », a soutenu le porte-parole du gouvernement ivoirien.

Il a énuméré la question des violences survenues à la RTI, le bombardement à Abobo « Marché Siaka Koné », la question des femmes qui ont été tuées le 3 mars 2011 et deux incidents divers qui ont eu lieu à Yopougon, notamment pris en compte par la CPI.

L’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, clame qu’il est libre pour les mêmes chefs d’accusation, alors que des militaires qui lui sont proches, sont encore emprisonnés.

« Pour les militaires et autres miliciens, ou groupes armés,  qui sont encore en détention, ils ont été condamnés en raison de crimes de sang qu’ils ont commis et ces infractions sont totalement différentes de celles visées par la CPI », a-t-il dit.

« Je ne veux pas faire plus de commentaires sur les propos de M. Laurent Gbagbo qui a beaucoup de conflits à régler y compris les conflits avec sa propre personne », a-t-il martelé.

M. Gbagbo a été élu dimanche président du Parti des peuples africains Côte d’Ivoire (PPA-CI), une structure, dira-t-il, qui vise à préparer mon « retrait ». Il a récusé sa condamnation à 20 ans de prison dans l’affaire de braquage de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao).

 « C’est une condamnation que je récuse, que je ne reconnais pas, et même si demain on me dit tu n’es pas président à cause de cette fausse condamnation, il faut que le parti soit en capacité de continuer sa route », a-t-il ajouté.   

« C’est cette capacité là que je vous donne avec ce nouveau statut », a expliqué l’ancien président ivoirien à ses partisans, donnant la vision de ce nouveau parti qui se veut un instrument panafricaniste pour l’unité du continent.

Le président Alassane Ouattara a salué la présence de Adama Bictogo, qui au nom du Rhdp, le parti au pouvoir, était au Congrès constitutif du nouveau parti de M. Gbagbo « comme un renforcement de la réconciliation nationale ».

Le budget de l’Etat ivoirien pour 2022 estimé à 9 901,1 milliards Fcfa

Le gouvernement ivoirien a adopté mercredi un projet de loi qui établit le budget de l’Etat pour 2022 à 9 901,1 milliards Fcfa, soit une progression de 17,9%, selon le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly.

« Il s’équilibre en ressources et en dépenses à 9 901,1 milliards Fcfa et enregistre une progression de 17,9% par rapport au budget initial de 2021 », a dit M. Amadou Coulibaly, indiquant que « cet équilibre devrait évoluer pour atteindre 10 555,8 milliards Fcfa en 2023 et 11 616,6 milliards en 2024 ». 

Le budget pour l’année 2022 est structuré en 30 dotations et 150 programmes budgétaires déclinés au sein des institutions et ministères, a fait savoir M. Coulibaly, ajoutant qu’ il vise à juguler les impacts négatifs liés à la Covid-19 et à poursuivre les objectifs de développement. 

L’année 2020 a été marquée par l’impact de la crise sanitaire liée à la Covid-19 qui a négativement affecté l’activité économique mondiale. Les actions entreprises ont d’ailleurs permis d’éviter la récession économique du pays.  

La croissance économique, estimée à 6,5% en 2021 contre 2% en 2020, a été portée au niveau de l’offre dans le secteur de l’agro-alimentaire, des BTP et des produits pétroliers et au niveau de la demande par la consommation et les investissements, a-t-il poursuivi.  

La croissance de l’économie nationale devrait pouvoir se consolider en 2022 avec un taux qui ressortirait  à 7,1% soutenu par les performances du secteur de la production agricole, des industries manufacturées, de l’extraction minière, de l’énergie, des Transports, des Télécoms et du commerce, a-t-il dit. 

Les prévisions des finances publiques en 2022, en Côte d’Ivoire, tablent sur une amélioration du solde budgétaire globale qui devrait permettre de ramener le déficit à 4,7% en 2022 contre 5,6% estimé en 2021. Et ce, grâce aux « réformes » économiques et financières. 

Un deuxième projet de loi portant règlement du budget de l’Etat ivoirien pour l’année 2020, arrêté à 8061, 1 milliards Fcfa et adopté sous le format de budget programme, a été exécuté dans un environnement économique marqué par la pandémie de la Covid-19.

En cours de gestion, ce budget a été révisé et le niveau porté à 8 415,4 milliards Fcfa par une loi de finance rectificative en décembre 2020 en vue de prendre en compte l’impact de la crise sanitaire de Covid-19 sur les finances publiques. 

Le montant définitif des encaissements des recettes s’établi à 8 566,3 milliards Fcfa, soit un taux de recouvrement de 90,2%, a noté le porte-parole du gouvernement ivoirien, mentionnant que le montant des ordonnancements des dépenses s’établit à 8678,3 milliards Fcfa soit un taux d’exécution de 91,4%. 

Le solde global de l’ensemble de ces opérations ressort un déficit budgétaire de 112,1 milliards Fcfa lié essentiellement à l’accroissement des dépenses induites par les actions de lutte contre les effets négatifs de la Covid-19, a souligné M. Amadou Coulibaly, face à la presse.    

Insécurité alimentaire : la France au chevet des pays du Sahel

Paris soutient la sécurité alimentaire des personnes affectées par l’escalade des conflits, les effets du changement climatique et la hausse des prix.Au total, ce sont 469.000 personnes vulnérables du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Nigeria, du Sénégal et du Tchad qui vont bénéficier de l’assistance française. La contribution de Paris d’une valeur de 8,4 millions d’euros sera distribuée à travers un ensemble d’activités spécifiques à chaque pays.

Celles-ci comprennent des distributions alimentaires, un appui nutritionnel, et un soutien aux programmes d’alimentation scolaire en faveur des populations déplacées.

Selon le Conseiller Régional de Coopération pour l’Afrique de l’Ouest de l’ambassade de France au Burkina Faso, Houcine Dahmane, « cette contribution de la France s’inscrit dans le cadre de sa Stratégie internationale pour la sécurité alimentaire, la nutrition et l’agriculture durable (2019-2024), dont l’un des 5 objectifs vise à renforcer les actions d’assistance alimentaire aux populations en situation de vulnérabilité et à améliorer leur résilience. »

Le Directeur régional du Programme Alimentaire Mondial (PAM) pour l’Afrique centrale et occidentale, Chris Nikoi, a remercié la France pour avoir maintenu et augmenté son soutien à son organisme en faveur des plus vulnérables.

Grâce aux contributions volontaires de ses donateurs, le PAM a réussi à intensifier ses opérations en 2020 et a aidé 18,2 millions de personnes dans la région d’Afrique de l’Ouest et du Centre. Cela représente une augmentation significative par rapport aux 10,6 millions atteints en 2019.

Sur la base de ce succès, l’organisme onusien prévoit d’aider jusqu’à 17,6 millions de personnes au cours de cette période de soudure, avec une attention particulière aux zones ayant des problèmes d’accès, telles que le centre du Sahel et le nord du Nigeria.

Le PAM s’emploie également à améliorer l’accessibilité et la disponibilité des aliments nutritifs, à la fois en fournissant une assistance dans les situations de crise et en renforçant les systèmes pour des solutions à plus long terme.

Dans le centre du Sahel, au Tchad et au Nigéria, il prévoit d’aider près de 2,2 millions de jeunes enfants et de femmes enceintes ou allaitantes, avec un ensemble de traitements nutritionnels et d’interventions de prévention.

Sénégal : l’ITFC renfloue les caisses de la Senelec

La Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC) aide la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) à assurer son approvisionnement en produits pétroliers.Au Sénégal, le secteur énergétique a de beaux jours devant lui. Après l’obtention des 600 millions de dollars du Compact énergie du Millennium Challenge Corporation, le pays vient de bénéficier de 100 millions d’Euros de la Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC).

Cet accord Mourabaha est destiné à couvrir 19 % des besoins de financement de la Senelec pour l’achat de produits pétroliers raffinés. La Mourabaha, ou vente avec marge bénéficiaire, est un contrat de vente où la banque acquiert sur demande d’un client un bien d’une tierce partie, en vue de le revendre au client moyennant une marge de profit convenue d’avance.

L’objectif global est de soutenir les efforts du gouvernement sénégalais qui visent à réduire la pénurie d’électricité et de fournir l’énergie nécessaire au développement de l’économie. Cela, tout en contribuant à la réalisation de l’ODD7 « Garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes, à un coût abordable » et de l’ODD 8 « Promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein-emploi productif et un travail décent pour tous. »

« Nous voyons ce nouveau financement mis à la disposition de la Senelec comme une contribution à la fourniture d’un besoin si essentiel. Nous avons de très bonnes relations avec le Sénégal depuis notre création et nous continuerons notre soutien au pays dans sa quête de croissance économique et de développement », a déclaré le Directeur Général de l’ITFC, Hani Salem Sonbol.

Bolloré veut développer des robots mobiles autonomes

Bolloré Logistics Singapour et Botsync se sont associés pour mettre au point MAG300, une nouvelle solution d’automatisation basée sur les Robots Mobiles Automatisés (AMR).Soutenue par Enterprise Singapore (ESG), cette nouvelle solution est le fruit d’une collaboration d’un an entre Bolloré Logistics Singapour et Botsync, informe un communiqué de l’entreprise.

L’objectif est de faciliter l’automatisation de deux processus logistiques (le réapprovisionnement et la préparation des commandes) grâce à la réduction du mouvement des marchandises habituellement réalisé par des collaborateurs.

MAG300 se différencie des autres solutions robotiques conventionnelles grâce à son logiciel qui lui permet de s’adapter rapidement aux opérations dynamiques de l’entrepôt.

Avec cette nouvelle solution, les opérateurs pourront facilement définir n’importe quelle permutation d’itinéraire entre les points de ramassage et de débarquement via le tableau de bord de Botsync accessible depuis une tablette.

Par ailleurs, MAG300 intègre un chariot unique qui peut être facilement manipulé par un collaborateur, un équipement de manutention de matériel traditionnel (MHE) ou le robot lui-même. Cette solution d’automatisation permet de passer facilement des opérations manuelles à l’automatisation sur les sites avec un minimum de modifications et de perturbations des processus.

« Nous voulons aller au-delà de ce que les bots conventionnels peuvent faire et créer en toute flexibilité et évolutivité. Prendre le temps de concevoir une solution au travers d’un mode collaboratif permet de fournir une réponse optimale à une problématique », a déclaré Pierre Matheron, Chef de Projet Innovation chez Bolloré Logistics à Singapour.

Equipé de plusieurs capteurs à l’avant et à l’arrière, le système anti-collision du MAG300 est capable de détecter tout objet en mouvement ou immobile jusqu’ à cinq mètres et de réajuster rapidement son itinéraire pour l’éviter.

L’AMR peut fonctionner pendant 8 heures en continu avant de retourner automatiquement à la station de charge. Avec une charge utile de levage maximale de 300 kg, le MAG300 AMR peut déplacer jusqu’à 300 caisses par heure à une vitesse de déplacement maximale de 6,3 km/h. Ceci réduira considérablement les opérations manuelles existantes de transport de bacs ou de boîtes et augmentera l’efficacité de l’entrepôt en évitant jusqu’à 90 heures de travail par mois.

« L’automatisation doit être simple à implémenter pour nos clients. Nos produits sont conçus pour s’adapter facilement à l’environnement de nos clients. Cette collaboration marque notre engagement à accompagner Bolloré Logistics dans ses projets d’automatisation et les soutenir dans l’excellence opérationnelle », a affirmé Prashant Trivedi, cofondateur et responsable de l’offre commerciale chez Botsync.

Le concept ayant été entièrement personnalisé et conçu pour répondre aux besoins de Bolloré Logistics, il peut être facilement étendu à tous les autres hubs sans entraîner d’investissements supplémentaires majeurs. La mise en œuvre complète de la solution d’automatisation MAG AMR au sein de Blue Hub aura lieu d’ici le premier trimestre 2022. Les deux sociétés envisagent par ailleurs d’étendre l’utilisation d’autres processus impliquant des mouvements de stock afin d’obtenir une utilisation complète de l’AMR.

Élections au Mali : l’Onu en quête d’un « calendrier réaliste »

Une délégation du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (Onu) est en mission à Bamako ce week-end.Une forte délégation de l’Onu est attendue au Mali pour évoquer la situation politique avec le pouvoir de Bamako. Le Conseil de sécurité s’entretiendra avec la junte pour tenter de dénouer la crise politique après deux coups d’Etat militaires en neuf mois (août 2020 et mai 2021).

L’Onu réclame un pouvoir civil et demande aux autorités maliennes de se conformer au calendrier électoral. L’objectif de cette visite est « d’insister sur le respect des délais électoraux et, si ce n’est pas possible, avoir au moins un calendrier réaliste », indique un diplomate membre de la délégation à l’Agence France-Presse (AFP).

En clair, l’organisation onusienne ne serait pas totalement fermée à un report de la prochaine présidentielle et des législatives du 27 février 2022. Abdoulaye Diop, le ministre des Affaires étrangères malien avait laissé entendre lors d’une visite officielle à Rabat (Maroc) le 11 octobre 2021, que « la présidentielle et les législatives du 27 février 2022, pourraient ne pas se tenir si la situation sécuritaire n’est pas prise en charge ».

Mais à côté d’un report plus que jamais évoqué, l’organisation onusienne veut s’assurer de la volonté des militaires de céder le pouvoir aux civils dans un délai raisonnable au-delà de février 2022.

Cette visite des membres du conseil de sécurité de l’Onu devrait donc permettre d’harmoniser les positions et de trouver un compromis sur la tenue des futures élections, principale pomme de discorde entre le pouvoir de Bamako et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

Lors d’un bref séjour à Bamako le 17 octobre 2021, le président ghanéen Nana Akufo-Addo, président en exercice de l’organisation intergouvernementale ouest-africaine, a rappelé que les militaires maliens doivent respecter leurs engagements en organisant la présidentielle et les législatives le 27 février 2022.

A ce titre, il a soutenu lors de cette visite, que les autorités maliennes s’étaient engagées avant la fin du mois d’octobre à donner « une date à la fin de la transition ».

En réponse, le président malien Assimi Goïta a froidement rétorqué que son pays devait gérer plusieurs questions comme « l’insécurité, les chantiers ouverts, les assises nationales » selon une source de la présidence malienne.

Sénégal: Serigne Babacar Sy Mansour en vedette dans la presse

Les quotidiens sénégalais parvenus mercredi à APA traitent principalement des traits saillants du discours du khalife général des Tidianes à l’occasion de la cérémonie officielle du Gamou 2021.L’AS se fait l’écho de « la fatwa de Serigne Babacar Sy Mansour » sur les dérives sur les réseaux sociaux et la déliquescence des valeurs.

Sud Quotidien souligne de son côté que « le sermon de Serigne Babacar Sy » a porté à l’occasion du Maouloud, la nuit de la naissance du prophète de l’islam. Il a « clamé ses vérités » sur le système éducatif, l’avortement médicalisé, les élections locales 2022, la transhumance politique et le monde rural.

D’après Le Témoin, « Serigne Mbaye Sy Mansour appelle à des élections apaisées » en janvier prochain. Lors de cette solennelle cérémonie, le journal rapporte qu’il n’a pas mâché ses mots en évoquant « les fléaux de la société sénégalaise ».

Le guide religieux a aussi parlé du « niveau intellectuel +bas+ et +dégradé+ », dénonçant au passage dans Walf Quotidien un « système éducatif corrompu ».

Le Soleil note de son côté que la commémoration du Maouloud fut une « nuit d’éloges et de grâces ». Le quotidien national retient « les leçons de vie de Serigne Babacar Sy Mansour de Tivaouane » là où, à Médina Baye, les fidèles sont invités à un retour aux enseignements de Cheikh Ibrahima Niass.

Le Quotidien se fait l’écho du Gamou des Moustarchidines et note que « Moustapha Sy ignore Yewwi », la coalition de l’opposition dont il est membre. Il n’a pas reçu en effet les leaders de la coalition et n’a pas parlé de politique lors de la cérémonie officielle.

Sur un autre sujet, L’Observateur s’intéresse à la « saisie record de 2,026 tonnes de cocaïne » à la suite d’un « piège en haute mer ». Le journal rejoue le film de l’arraisonnement du navire La Rosa et souligne que le cerveau présumé du trafic est « un Gambien d’origine sénégalaise ».

Vox Populi explique aussi « comment la marine a intercepté La Rosa et ses 2,02 tonnes de cocaïne ». Le navire a été arraisonné à 363 km de Dakar après que les autorités ont été alertées grâce à l’échange de renseignements internationaux lundi, selon le quotidien.

Sur les obsèques de Joseph Koto, le sélectionneur des Lions de moins de 23 ans décédé jeudi dernier d’un malaise, Sud Quotidien note que « le monde sportif (était) mobilisé » hier. Stades a été aussi témoin du « bel hommage (rendu) à un patriote et un passionné ».

Maskott présente bientôt à Abidjan son maxi-single « Faites comme moi »

L’artiste chanteur français d’origine congolo-camerounaise, Prince Gautier Maskott présente bientôt à Abidjan son maxi-single intitulé ‘’Faites comme moi », selon une note transmise à APA.

Après la sortie d’un maxi-single intitulé ‘’Faites comme moi », qui cartonne déjà en Europe, l’artiste sera à Abidjan bientôt pour sa promotion, annonce son service managérial à Abidjan.

A travers le titre ‘’Hommage à Aurlus Mabélé », Prince Gautier Maskott a eu une pensée pour cette icône de la musique congolaise, décédée en 2020. En 2012, Prince  multiplie des singles. Mais son succès viendra avec le titre ‘’Afro Klyps », largué en décembre 2012. 

Chorégraphe depuis les années 2000, Prince Gautier Maskott, mue par le syndrome de la musique a vite fait d’arborer les apparats de chanteur, tout comme bon nombre qui ont fait les premiers pas sur la scène musicale en tant que danseurs.

Très vite, il se fait apprécier au Cameroun. En featuring avec CNN, un ex-membre du Quartier Latin et DJ Evra, Prince Gautier Maskott sortira le remix de la chanson ‘’Afro Klyps » qui cartonne dans le milieu de la diaspora congolaise et camerounaise en France. 

Il sort en 2017, 2018 et 2019,  avec son propre label MMP Productions les chansons ‘’Doucement », ‘’Te quiero » et ‘’N’Dombolo à Prestige » dont les clips ont été réalisés respectivement à Abidjan, Biot (France) et à Brazzaville. 

Le Burkina Faso délocalise 2 matchs de compétition CAF en Côte d’Ivoire

Le Burkina Faso délocalise deux matchs de compétition CAF en Côte d’Ivoire, selon une note de la Fédération ivoirienne de football (FIF) qui indique que le stade Robert Champroux, à Abidjan, accueillera ces rencontres les 20 et 23 octobre 2021.

Le premier match délocalisé opposera le Burkina Faso et le Bénin, une rencontre comptant pour le 1er tour aller des éliminatoires de la CAN féminine « Maroc 2022 « , le 20 octobre 2021 à 16h (GMT, heure locale) au stade Robert Champroux de Marcory, dans le Sud d’Abidjan.  

Le second match, lui, mettra aux prises l’ASFA Yennega (Burkina Faso) à Binga FC du Mali, dans le cadre du 2ème tour retour de la Coupe de la Confédération 2021-2022, le samedi 23 octobre 2021 à 16h au stade Robert Champroux. La Fédération ivoirienne de football souligne que ces matchs se joueront « à huis clos ». 

L’Unjci, la faîtière de la presse ivoirienne, lance un magazine

L’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (Unjci), la faîtière de la presse ivoirienne, a lancé mardi à Abidjan un magazine bimestriel dénommé « Unjci Mag ».

Il s’agit d' »un bimestriel de 52 pages tout en quadrichromie sur du papier glacé couché », a indiqué le président de l’Unjci, Jean Claude Coulibaly, lors de la cérémonie officielle de lancement de l' »Unjci Mag ».

Expliquant les raisons de la création de ce magazine, M. Jean-Claude Coulibaly, a fait savoir que le Conseil exécutif de l’organisation qu’il préside et le Comité de gestion de la Maison de la presse d’Abidjan ont voulu « un support périodique à vocation de trait d’union » entre les journalistes et l’Unjci, et entre la faîtière et ses partenaires.

C’est la première fois dans l’histoire de l’Unjci que la faîtière en place un périodique. L’Unjci Mag a pour objectif de communiquer sur les activités de l’Union et de la Maison de la presse d’Abidjan, la structure technique et autonome de l’organisation. 

« Votre magazine a également pour objectif d’offrir une visibilité plus accrue et permanente à nos partenaires et de favoriser une interaction plus dynamique entre ceux-ci et l’Unjci », a lancé M. Jean-Claude Coulibaly.   

Pour lui, ce « magazine vient comme pour rendre justice aux partenaires de l’Union qui lui donnent les moyens d’action, mais qui ne sont véritablement visibles qu’une fois par an, à travers la plaquette produite par l’Unjci pour accompagner la Soirée/weekend des Ebony ».

L’Unjci Mag a aussi pour ambition de « se positionner à l’avant-garde du professionnalisme et de l’excellence », a-t-il dit, ajoutant qu’en plus des pages classiques, il y aura un espace thématique appelé « Le cahier des médias ».  

« Cet espace spécialisé est dédié aux sujets pointus traités par les professionnels les plus aguerris de notre corporation (et) évidemment, toutes les questions qui font sens ou d’intérêt social, y sont développées », a -t-il poursuivi. 

 Le Cahier des Médias se veut un instrument didactique et de partage d’expériences permettant aux professionnels des médias les plus émérites, de faire profiter de leurs expériences et conseils, surtout aux jeunes journalistes en début de carrière afin qu’ils évitent les pièges qui parsèment le métier.

« Chers consœurs, chers confrères, professionnels des médias. Ce magazine est le vôtre. La perfection étant un chemin sans horizon, vos critiques, remarques et suggestions sont les bienvenus, dans cette quête sans fin de toujours mieux faire », a -t-il lancé. 

A l’endroit des partenaires, il a déclaré que ce magazine est aussi le leur, et vise à « bonifier » leurs relations avec le secteur en faisant en sorte d’instaurer entre l’Unjci et eux, un rapport gagnant-gagnant. 

Un individu tué et un gendarme blessé dans le Nord-Est ivoirien

Un individu non identité a été tué et un gendarme blessé, mardi, dans une attaque à Gogobel, une localité située sur l’axe Téhini-Doropo, dans le Nord-Est ivoirien, selon une source sécuritaire.

Aux environs de 09h (GMT, heure locale), ce jour, un gendarme a essuyé des coups de feu  des individus non identifiés, indique cette source qui rapporte qu’avisés, des éléments de la brigade ont effectué « un bouclage de la zone, où au cours d’un ratissage un individu suspect a été tué ».

L’opération sécuritaire a été engagée après « une agression à arme à feu sur le Maréchal des logis, Adom Guy Martial », par des individus non identifiés, a précisé cette source, soulignant que le pronostic vital du gendarme « n’est pas engagé ».

Pour l’heure, l’on dénombre un mort côté ennemi, a-t-elle mentionné, faisant savoir que le blessé est transféré au centre de santé de Téhini pour les soins et des unités sont en alerte pour sécuriser la zone.

Deux soldats ivoiriens ont été tuées mercredi dernier à la suite d’une attaque d’individus armés ayant visé le poste de sécurité de Tiémesson, situé sur l’axe Duékoué-Bangolo, dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire.

L’assaut a eu lieu vers 04h au poste de contrôle mixte de Tiémesson à 09 Km de Guéhiébly (22km axe Duekoué-Bangolo). Ce poste qui comprenait quatre gendarmes et un agent des eaux et forêts avait « essuyé les coups de feu de deux binômes à moto », faisant deux soldats tués.

PDCI: Bédié annonce un congrès en 2022 pour «insuffler un nouvel élan»

Le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci, opposition), Henri Konan Bédié a annoncé samedi un congrès en 2022 et un réaménagement du secrétariat exécutif de la formation afin de mieux adapter ses missions.

« Je procéderai à un réaménagement du secrétariat exécutif pour mieux adapter ses missions à la nouvelle organisation qui se met progressivement en place », a dit M. Bédié au terme du 3e Colloque du Pdci, marquant la clôture des activités de l’an 75 du parti.

« Dans la même dynamique, je convoquerai bientôt une réunion du Bureau politique en vue de projeter la convocation d’un Congrès ordinaire courant 2022 », a-t-il annoncé, expliquant que « ce congrès s’avère nécessaire pour insuffler un nouvel élan » à la bonne marche du parti.

Le secrétariat exécutif du Pdci est l’organe d’exécution des décisions du parti. A la suite de l’élection présidentielle de 2020, M. Bédié a restructuré la formation avec la création de plusieurs organes.

Il a mis en place trois dispositifs stratégiques, notamment le Comité politique, le Comité de mobilisation et de développement des ressources et le Comité de gestion et de suivi des élections.

A ces trois comités stratégiques, s’ajoute l’Institut de formation politique qui a pour vocation de former les militants et sympathisants, a ajouté l’ancien président ivoirien.

Relativement aux travaux du colloque, M. Bédié envisage de procéder au renforcement de ces dispositifs stratégiques. Il a décidé de nommer un Conseiller spécial chargé de la réconciliation qui pour lui s’avère important.

Dans un élan de modernisation du Pdci, il compte en outre mettrai en place les nouveaux instruments notamment un Comité du développement durable et culturel qui sera un organe de Conseil, de propositions et d’informations en matière économique, sociale et environnementale et culturelle.

Cet organe recueillera dans ses domaines de compétences toutes les informations et données, les analysera et les restituera aux instances et au président du parti, sous forme de rapports, de notes de synthèse, de statistiques, de publications, de conférences ou séances de formations ciblées, a-t-il ajouté.

Il a également annoncé une grande Cellule de coordination de la Communication qui sera chargée, désormais, de l’ingénierie, de la stratégie de communication et de marketing du parti, ainsi que du Président du parti.

Elle coordonnera la conception des stratégies par axe de communication, concevra les solutions et moyens de mise en œuvre. Ensuite, cette cellule  élaborera les plans d’actions et programmes d’activités associés et assurera la coordination du suivi de mise en œuvre des activités de chaque axe stratégique de communication pour l’amélioration de l’image du parti.

Un Conseil de surveillance animera par ailleurs la concertation entre les différentes institutions internes, cordonnera et assurera le suivi des activités des différentes structures mises en place,  a-t-il fait savoir.

« Notre responsabilité individuelle et collective, la responsabilité du Pdci est grande pour ramener la paix, la concorde, la fraternité entre nos Communautés pour un vrai développement économique, social et culturel de notre Nation », a-t-il réitéré.

« Avec vous, je veux apporter ma contribution pour transformer, à nouveau, ensemble la Côte d’Ivoire comme nous l’avons réalisé autour de Feu le Président Félix Houphouët-Boigny », a promis le chef du Pdci.

Ce 18 octobre 2021, date du 116eme anniversaire du père fondateur du Pdci, feu le Président Felix Houphouët-Boigny, le parti lui a rendu un hommage à l’église cathodique Saint-Jean de Cocody, dans l’Est d’Abidjan.

Des experts partagent à Abidjan leurs expériences sur l’efficacité énergétique

Des experts réunis à Abidjan les 15 et 16 octobre 2021 à l’occasion de la première édition du Salon de l’énergie et du développement durable, ont exposé leurs expériences sur l’efficacité énergétique et l’accès à l’électricité.

Cette première édition du Salon de l’énergie et du développement durable (SEDD) s’est déroulée autour du thème : « L’innovation au service de l’Energie pour améliorer les conditions de vie des populations. ».

Elle est organisée par « Light On », une initiative de jeunes africains qui encourage l’entrepreneuriat en Afrique. L’édition 2021 du salon avait pour objectif de promouvoir l’excellence et le savoir-faire local dans le domaine de l’énergie, à travers des solutions innovantes.  

Le salon a réuni à Abidjan des acteurs incontournables du secteur de l’énergie pour partager leurs expériences, sensibiliser les populations sur les bonnes techniques d’économie d’énergie et les informer sur les initiatives de l’Etat en vue de faciliter l’accès à l’énergie.

Le conseiller technique du ministre des Mines, de l’énergie et de l’eau du Mali, Moussa Ombotimbé, qui a pris part aux travaux, a souligné la nécessité de faire recours à l’innovation pour répondre au besoin énergétique de plus en plus croissant des populations et soutenir le développement économique et durable des Etats africains. 

Relevant que le SEDD 2021 est couplé à la deuxième édition de la semaine malienne des énergies renouvelables (SemR2) organisée avec le concours de la Banque africaine de développement (BAD) et le Fonds d’investissement climat (CIF), il a énuméré les actions menées dans son pays pour diversifier les sources d’énergie.

Le Mali, dira-t-il, a décidé d’intensifier les projets d’énergies renouvelables, propres ou à faibles émissions de carbone. Aussi le cadre législatif et réglementaire a-t-il été adapté pour assurer un meilleur accès aux énergies renouvelables avec la détaxe des équipements solaires.

Le directeur général de l’Agence des énergies renouvelables du Mali (AER-Mali), structure dédiée à la recherche et au développement des énergies renouvelables, a soutenu que l’engagement des gouvernements africains et des partenaires techniques et financiers est indispensable pour réaliser des investissements nécessaires dans le domaine des énergies renouvelables.

Grâce Gomé Kpan, présidente de l’association Light On, a tenu à remercier tous les participants, particulièrement les partenaires et sponsors qui ont cru au projet d’une équipe jeune et ambitieuse avant de se prononcer sur un des enjeux du salon. 

« La complexité de la question de l’accès à l’énergie pour tous en Afrique est telle, qu’envisager qu’il n’y a qu’une seule solution est illusoire. Certains abordent la question sous un angle économique, d’autres sous un angle politique ou encore sous un angle environnemental. Moi je l’ai toujours vu sous un angle humain », a-t-elle ajouté.  

Pour elle, « si on place l’homme au centre des politiques on sera obligé de penser à des parts raisonnables, à l’économie, à la politique et à l’environnement ». C’est pourquoi sa structure a pensé que créer des champions locaux serait une belle riposte aux problèmes liés au manque d’accès à l’électricité

« Nous nous sommes donné comme mission de tenir la main aux jeunes africains qui aimeraient se positionner comme acteurs du changement dans le continent », a-t-elle poursuivi.  

Les travaux ont été marqués par la participation de nombreux opérateurs du secteur de l’énergie qui ont partagé avec les participants leur expérience en matière d’accès à l’électricité et d’économie d’énergie.

M. Jean-Baptiste Dotia de la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE) a expliqué comment il arrive à manager les 2,2 millions de clients de la société, avec le Programme électricité pour tous (PEPT) qui permet aux foyers d’avoir accès à l’électricité à 1000 Fcfa. 

Il a souligné la pertinence de ce programme qui a apporté à la société près de 1,2 million de clients et félicité tous les opérateurs qui, par des kits d’éclairage, contribuent à apporter le développement aux populations dans les contrées reculées du pays. 

Ce dernier a ajouté qu’en poussant les entreprises et les clients domestiques à faire des économies à travers les audits obligatoires, la CIE permet d’éviter une émission de 4000 tonnes de CO2 et contribue ainsi à préserver la planète. 

 « Avec cette expérience de la smart énergie pour laquelle nous avons perdu de l’argent pendant deux ans, nous arrivons à impacter, transformer l’environnement, l’écosystème africaine », a déclaré l’Ivoirien, positif. 

En ce qui les concerne, les Directeurs généraux de Total Energies Côte d’Ivoire, Fabien Voisin, et de EDF Côte d’Ivoire, Mahamane Sow, ils ont expliqué comment leurs sociétés contribuent au développement du secteur. 

Elles ont notamment pris une part active dans la création de l’Ecole supérieure du pétrole et de l’énergie de l’INPHB de Yamoussoukro. Toujours pour souligner l’apport des sociétés énergétiques en Côte d’Ivoire, M. Fabien Voisin a affirmé que Total Energies s’est approprié la loi sur le local content dans les domaines du pétrole et du gaz, à travers la sous-traitance avec des nationaux, la formation. 

« Nous regrettons qu’il n’y ait pas de champion ivoirien qui s’intéresse à ce domaine », a-t-il affirmé.

Les représentants de Engie, Mme Douda Pauline, de Schneider Electric M. Emile Mouloundou et Orange Énergie M. Nat-Sy Missanou ont aussi renchéri en mentionnant également les projets en cours dans leurs différentes entreprises.

Par ailleurs, le jeu concours SEDD for innovation, qui met en compétition des start-up/PME et projets étudiants, pour des travaux portant sur « l’efficacité énergétique et les solutions off-grid innovantes » a été remporté par Energiaux du Burkina Faso. 

Le prix Powerful girl, dédié aux start-up/PME conçues par les femmes ou des projets étudiants portés par des filles, a été enlevé par la start-up Green Energy by Waste également du Burkina Faso. Chaque gagnant a reçu une enveloppe de 3 millions de Fcfa offerts par OIF-IFDD.

Affi annonce sa candidature pour la présidentielle ivoirienne de 2025

Le président du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), Pascal Affi Nguessan a annoncé lundi, sur TV5 Monde, qu’il sera candidat à l’élection présidentielle ivoirienne de 2025, au lendemain de la création du nouveau parti de Laurent Gbagbo.

Interrogé sur le nouveau parti de M. Gbagbo, le président du FPI a déclaré que « ce qui est important, c’est le peuple de Côte d’Ivoire (et) le projet porté par chaque parti politique », ajoutant que son parti fera en sorte qu’il soit bien implanté pour « préparer l’échéance de 2025 ».

« Je serai candidat à la candidature et si les camarades continuent de me faire confiance, certainement que je représenterais le parti à l’élection présidentielle » de 2025, a fait savoir M. Affi Nguessan, dans un entretien.

Concernant ses relations politiques avec son mentor, M. Laurent Gbagbo, il a lancé que « c’est le passé, il est maintenant à la tête d’un parti », avant d’ajouter « nous avons tourné la page de cette histoire ».

« Le Front populaire aura un candidat et il affrontera tous les autres candidats qui se présenteront en 2025 », y compris la formation politique de M. Gbagbo, le Parti des peuples africains Côte d’Ivoire  (PPA-CI), a-t-il laissé entendre.

« Nous avons tourné la page de cette tentative d’unité, la rupture est faite depuis le 9 août 2021 (où M. Gbagbo a à un Comité central annoncé la formation d’un nouvel instrument politique) et chacun poursuit son chemin », a-t-il poursuivi.

« Nous préparons notre candidature pour présenter aux Ivoiriens un projet politique », car en 2020, mentionnera-t-il, le FPI s’était présenté à la présidentielle avant de se retirer parce que les conditions n’étaient pas réunies pour un scrutin crédible.

M. Gbagbo a été porté dimanche à la tête du PPA-CI, un parti socialiste qui se veut souverainiste. Bien qu’il soit dans l’opposition, M. Affi note que sa formation regarde et le moment venu, elle saura se positionner par rapport à ces plateformes qui se mettent en place.

L’ancien Premier ministre,  Affi Nguessan, a annoncé un « congrès du FPI le 13 novembre prochain pour appeler les militants à la mobilisation et redéfinir une identité idéologique claire, et bien montrer ce qu’est le Front populaire ivoirien et ses valeurs ».

« Nous avons une vision et nous avons un projet », c’est pourquoi, dira-t-il, le FPI continuera son implantation sur le territoire pour préparer l’échéance de 2025. Il a relevé que les valeurs de « socialisme que nous partageons sont la justice, la liberté la démocratie et de solidarité ».

Vaccins anti-Covid: le Sénégal réceptionne de nouvelles doses

Le Portugal vient d’offrir au pays de la Teranga près de trois cent mille doses additionnelles de vaccins contre la pandémie du nouveau coronavirus.La coopération entre Dakar et Lisbonne se renforce. Le Portugal vient en effet d’octroyer au Sénégal, par le biais du mécanisme Covax, 298.700 doses de vaccins AstraZeneca. Le liquide précieux a été réceptionné au dépôt du Programme élargi de vaccination (PEV) à Dakar, en présence du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr et du Secrétaire d’État aux Affaires étrangères et à la Coopération du Portugal, Francisco André, et des partenaires de Covax, telles que l’OMS et l’UNICEF.

Ces nouvelles doses de vaccins arrivent au moment où plusieurs célébrités et des influenceurs africains ont signé et partagé une lettre ouverte appelant les dirigeants des pays riches à honorer leurs promesses de fournir des doses d’urgence pour le continent noir.

Le Portugal rejoint ainsi la liste des pays qui soutiennent l’accès équitable aux vaccins en mobilisant des doses additionnelles pour le Sénégal.

« Le Sénégal est le premier pays, au-delà des partenaires traditionnels de la coopération Portugaise, à recevoir des vaccins du Portugal. Cette livraison de 298.700 doses du vaccin AstraZeneca, dans le cadre de l’initiative Covax, permettra au Sénégal d’avancer sur le processus de vaccination. Il reflète les liens très forts entre nos deux peuples », a déclaré M. Francisco André lors de la cérémonie de réception.

La facilité Covax est un mécanisme de solidarité internationale mis en place au profit des pays à revenu faible et intermédiaire afin de leur assurer un accès équitable aux vaccins pour lutter contre la pandémie de la Covid-19. A travers ce mécanisme, le Sénégal a déjà reçu plusieurs lots de vaccins des États-Unis, de la France, de la Chine, du Royaume-Uni, de la Belgique et maintenant du Portugal.

Cette nouvelle livraison de doses renforcera la disponibilité des vaccins dans le pays et permettra en conséquence d’intensifier les efforts actuels de vaccination. A la date du 17 octobre 2021, quelque 1.279.885 personnes ont été vaccinées au Sénégal.

« Les vaccins nous permettent de nous rassembler, côte à côte – dans les écoles, les communautés et les lieux de culte. Ils sont le meilleur espoir que nous ayons pour mettre fin à la pandémie de Covid-19 » a pour sa part soutenu le Représentant Adjoint de l’UNICEF au Sénégal Georges Gonzales.

En tant que partenaire clé de Covax, l’UNICEF dirige l’achat et la livraison des vaccins, ainsi que la préparation des pays à recevoir les vaccins et endiguer la pandémie.

L’agence onusienne travaille ainsi avec le Gouvernement pour renforcer et préparer les chaînes d’approvisionnement dans le pays, former les agents de santé et renforcer la confiance dans les vaccins en s’engageant avec les communautés et lutter contre la désinformation et d’autres obstacles.

La société civile ivoirienne pour un observatoire d’investigation sur les conflits sociopolitiques

La Convention de la société civile ivoirienne (CSCI) souhaite un Observatoire autonome d’investigation sur les actions de cohésion sociale et de conflits sociopolitiques pour le suivi-évaluation de la paix sociale en Côte d’Ivoire.Cette résolution a été arrêtée à l’issue de la 3e édition des JNC organisées par la Convention de la société civile ivoirienne les 12, 13, 14 et 15 octobre 2021 à Abidjan autour du thème « Quelle approche inclusive pour une réconciliation nationale vraie en Côte d’Ivoire ? ».

Les acteurs de la société civile souhaitent la mise en place d’un cadre de concertation national sur les questions majeures d’actualité d’ordre politique, économique, social, culturel et environnemental afin de proposer des solutions idoines consensuelles.

En outre, les participants ont demandé une institutionnalisation d’une Journée annuelle interpellative citoyenne afin de donner la parole aux communautés sur la gouvernance nationale ainsi que l’institutionnalisation des règlements des conflits par les chefs et rois.

Cette troisième édition des Journées de consensus national qui a enregistré la participation d’environ 1 000 participants a été tenue en collaboration avec l’Académie des Sciences, des Arts, des Cultures d’Afrique et des Diasporas africaines (ASCAD).

Elle a réuni des partis et groupements politiques, des acteurs du secteur privé, les confessions religieuses, les organisations professionnelles et syndicales, les organisations et réseaux de la société civile.

L’objectif général de l’édition 2021 a consisté à réunir les acteurs sociaux significatifs et représentatifs du pays pour proposer de façon consensuelle, les actions fortes pour assurer une véritable réconciliation à l’ensemble des populations.

Cet objectif général s’est décliné par ailleurs en objectifs spécifiques à savoir, panser entièrement les plaies post électorales, reconnaître les préjudices causés aux communautés locales et se repentir publiquement.

La CSCI invite l’Etat ivoirien à « poser des actes officiels de réconciliation, suivis d’engagements publics de leurs suivi-réparations » et à mettre en place des mécanismes « irréversibles » de réconciliation nationale « plus jamais ça ! ».

Présidentielle cap-verdienne : la gauche revient au pouvoir !

José Maria Neves remporte la présidentielle au Cap-Vert au premier tour selon des résultats provisoires.L’ex-Premier ministre a remporté le scrutin du dimanche 17 octobre 2021 dès le premier tour dans cet archipel cité en exemple de réussite démocratique en Afrique de l’Ouest. Carlos Veiga, son principal adversaire a reconnu sa défaite et félicité le nouveau président élu.

Le leader du Parti africain pour l’indépendance du Cap-Vert (PAICV) et Premier ministre de 2001 à 2016 a recueilli 51,5% des suffrages, soit la majorité absolue selon les décomptes portant sur 97% des bureaux de vote.

José Maria Neves, devance l’ancien Premier ministre Carlos Veiga (1991-2000) candidat du Mouvement pour la démocratie (MpD) qui récolte 42,6% des suffrages.

Jorge Carlos de Almeida Fonseca, président sortant, élu en 2011 et réélu 2016 s’est retiré comme le prévoit la constitution au profit de Carlos Veiga, finalement vaincu par la gauche qui revient au pouvoir après le départ de Pedro Pires en 2011. Le taux d’abstention a atteint 51,7% selon la commission électorale qui doit confirmer dans les prochaines heures les résultats définitifs.

Toutefois, le futur président se dirige vers un gouvernement de cohabitation puisque le MpD de Veiga arrivé deuxième de la présidentielle, contrôle le parlement. L’archipel de 550.000 habitants a reconduit le 18 avril dernier la majorité absolue du MpD du Premier ministre Ulisses Correia e Silva (38 sièges) devant le PAICV (30 sièges) sur les 72 que comptent le Parlement C’est dire que la marge de manœuvre du nouveau président ne sera pas grande. Le Cap-Vert est doté d’un régime semi-parlementaire faisant la part belle au Premier ministre, au gouvernement et au Parlement.

Ancienne colonie portugaise, indépendante en 1975, le Cap-Vert a connu plusieurs alternances pacifiques entre le PAICV (gauche) et le MpD (centre droit) qui se partagent le pouvoir depuis 45 ans.

La Côte d’Ivoire et le Mali se disputent une forêt de 125 hectares

La Côte d’Ivoire et le Mali se disputent depuis quelques années une forêt de 125 hectares, a appris APA, samedi, de source officielle à Korhogo dans l’extrême nord ivoirien.

L’information a été donnée lors de la séance plénière de l’atelier régional de Korhogo s’inscrivant dans le cadre des ateliers régionaux organisés dans le pays pour l’élaboration de la politique nationale de gestion intégrée des frontières de la Côte d’Ivoire.

Cette forêt située à la frontière entre la Côte d’Ivoire et Mali est appelé « forêt de Sokourani » par la partie ivoirienne et « forêt de Sama » par la partie malienne.

« Normalement, la lutte n’aurait pas lieu d’être parce qu’il est clairement établi que la forêt est vraiment une propriété de la Côte d’Ivoire », a déclaré le sous-préfet de Mahandiana-Sokourani, Aurelien Lucien Tohouri qui a présidé la Commission 2 de l’atelier ayant abordé la gestion coopérative des frontières et le développement des capacités pour la gouvernance des frontières.

Mahandiana-Sokourani est une sous-préfecture du département de Kaniasso, dans la région du Folon, district du Denguélé (Odienné).

« Je me suis renseigné auprès des services des eaux et forêts. Ils m’ont produit une carte qui place complètement la forêt à l’intérieur de la sous-préfecture de Mahandiana-Sokourani. Ca n’a rien à voir avec le Mali », a ajouté M. Tohouri. Selon lui, les discussions entre les deux parties n’ont rien donné pour l’instant. « On discute, mais on n’avance pas parce que chacun est jaloux de ce qu’il pense être pour lui », a-t-il dit.

La dernière opération menée dans cette forêt avait permis d’interpeller près de 11 Maliens qui venaient exploiter du bois. « Depuis ce jour, je pense qu’il y a de l’accalmie », a poursuivi l’administrateur civil qui espère une «solution définitive» pour que  «la clarté soit de mise» et que «chacun sache exactement quel est le statut de cette forêt et à qui appartient cette forêt» de 125 hectares.

M. Tohouri a par ailleurs, salué  la tenue  de ce séminaire à l’initiative de la Commission nationale des frontières de Côte d’Ivoire (CNFCI) avec ses partenaires que sont notamment l’agence internationale de la coopération allemande (GIZ), l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et l’Union africaine (UA).

 « Je suis vraiment très heureux qu’on fasse ce séminaire parce que ça fait huit ans que je suis à la frontière. Les problèmes sont nombreux là-bas », a-t-il fait observer. 

Pour lui, « ces problèmes ont existé parce qu’il n’y avait pas une politique nationale pour pouvoir nous aider à affronter ces difficultés. Maintenant que la politique est en train de se mettre en place, je pense que c’est pour nous une chance ».

« Nous qui sommes à la frontière pourrons travailler désormais dans la quiétude », a encore soutenu le président de la Commission 2. A propos des travaux en Commission et en plénière, il a indiqué que « nous avons relevé des questions de collaboration des services ».

« Nous avons constaté que les services de l’Etat étaient cloisonnés. Alors qu’on nous demande de faire une coopération en matière de travail. Nous avons également retenu qu’il y a une possibilité désormais qui nous sera donnée d’aller vers nos collègues du Mali pour avoir des discussions formelles entre nous », a conclu le sous-préfet de Mahandiana-Sokourani, Aurelien Lucien Tohouri.

Ces ateliers régionaux prévus du 13 au 27 octobre 2021 se tiennent à Abidjan (Sud), Abengourou (Est), Korhogo (Nord) et Man (Ouest).

La Politique nationale de gestion intégrée des frontières terrestres, aériennes et maritimes de la Côte d’Ivoire vise à transformer les zones frontalières en des espaces où les acteurs étatiques et non étatiques interagissent de façon harmonieuse, au plan national d’une part, et avec leurs homologues des pays limitrophes d’autre part, où la gestion des ressources naturelles partagées est bénéfique et durable pour le bien des populations.

Tout cela, en vue de faire de la coopération transfrontalière, un levier essentiel de sécurité, de cohésion sociale et de paix, de gestion durable des ressources naturelles et de développement socio-économique véritable des espaces frontaliers et transfrontaliers.

Les autorités préfectorales, administratives ainsi que les élus locaux des zones frontalières, les forces de défense et de sécurité, les services techniques (santé, éducation, agriculture, élevage, énergie…), les leaders communautaires des zones frontalières, le secteur privé à travers la Chambre du commerce et des organisations de la société civile prennent part à ces ateliers.

 La Politique nationale de gestion intégrée des frontières de la Côte d’Ivoire, vise à doter le pays d’un outil de cadrage et de pilotage en matière de gouvernance des frontières, en vue de permettre à la Côte d’Ivoire d’aborder un nouveau virage dans l’approche et la gestion de ses frontières terrestres, aériennes et maritimes.

Religion et politique au menu de la presse sénégalaise

Les quotidiens sénégalais parvenus lundi à APA traitent principalement des préparatifs du Mawlid 2021 et des élections locales 2022.L’Observateur s’immerge « dans les secrets de la mosquée de Maodo », à Tivaouane, où le khalife Serigne Babacar Sy Mansour ne célébrera pas le Gamou 2021 en raison de la Covid-19.

La célébration de la naissance du prophète de l’islam est prévue ce soir d’après L’AS qui souligne que cette nuit sera consacrée au « zikr », à la « dévotion » et aux « prières ».

Ainsi à la place de Tivaouane, Médina Baye sera « l’attraction » pour ce Gamou 2021, selon Sud Quotidien. Dans la même localité située à Kaolack (centre), L’Observateur fait une « immersion dans la vie des Haoussas et Yoroubas ».

Dans Walf Quotidien, le khalife de Médina Baye, Cheikh Mouhamadou Mahi Niass, lance à la classe politique : « Le Sénégal a besoin d’une nouvelle génération de leaders ». Il ajoute dans L’AS que « les tiraillements politiques font reculer le Sénégal alors que nous voulons avancer ».

Sur les élections locales 2022, Tribune indique que la coalition présidentielle est « en eaux troubles » après que « les alliés prennent leurs distances avec Macky Sall ». L’Observateur remarque aussi la même chose en constatant « le dépôt de caution du PS (Parti socialiste) et les graves conséquences sur l’unité de Benno ». Pour Libération, « ça part dans tous les sens ».

Face à tout cela, le ministre de l’Intérieur Antoine Diome « fixe le barème » du parrainage des candidatures indépendantes pour les Locales 2022.

Sur le trafic de passeports diplomatiques, Libération se fait l’écho « des affaires très étranges débusquées ». Selon le journal, la ministre des Affaires étrangères Aissata Tall Sall « a tenté de nier ce que ses propres services ont confirmé suite aux réquisitions des enquêteurs ».

Sur un autres sujet, EnQuête fait focus sur l’exercice illégal de la médecine qui se trouve être « un businesse mortel ». Citant une actrice du secteur, le journal note que seules 71 structures privées sont en règle sur 125 contrôlées.

En culture, le quotidien national Le Soleil souligne que « Ouagadougou est la capitale du cinéma africain ». En effet, la 27e édition du FESPACO s’est ouverte dans la capitale burkinabè, qui « brille de mille feux », constate EnQuête.

En football, Sadio Mané entre « dans le top 3 de l’histoire » après avoir inscrit son 100e but en Premier League. Walf Quotidien salue aussi « les cent coups de canon » de la star sénégalaise et souligne que cette performance a été réalisée lors de la large victoire (0-5) de Liverpool samedi devant Watford de son compatriote Ismaila Sarr.

Côte d’Ivoire: « le PPA-CI est une structure pour préparer mon retrait » (Gbagbo)

Le Parti des peuples africains Côte d’Ivoire (PPA-CI) est « une structure pour préparer mon « retrait », a déclaré dimanche l’ancien président Laurent Gbagbo à la suite de son élection en qualité de président de sa nouvelle formation politique.

« Le PPA-CI est une structure pour préparer mon retrait », a dit M. Gbagbo, qui a affirmé avoir décidé qu’il « ne partirait pas brusquement » de l’échiquier politique, au terme du Congrès constitutif qui a eu lieu les 16 et 17 octobre 2021, à Abidjan.

« Mon ambition aujourd’hui, c’est de partir, pas de partir pour vous abandonner, moi je serais toujours un militant de notre parti, un militant de base », a-t-il indiqué, ajoutant qu’il n’a plus besoin de démontrer qu’ il peut diriger un parti ou un État.

Il a fait observer qu’à son âge, après son parcours politique, « la sagesse, c’est de se préparer à partir. Donc, je partirai mais il faut que vous sachiez que je suis avec vous, toujours (et), les combats qu’ il y a à mener, on les mènera ensemble ».

« Mais, je ne laisse à personne le soin de décider de quand je dois partir. Certains disent que Gbagbo a été condamné à 20 ans », ce qui pourrait empêcher son éligibilité,  « je sais cela et je sais que beaucoup pensent ça aussi, mais ce n’est pas mon problème », a-t-il souligné.

Un débat qui a court dans le pays évoque le retour de la limitation de l’âge pour briguer la magistrature suprême. M. Gbagbo qui se montre serein, a martelé « je ferai la politique jusqu’à ma mort », réfutant qu’on lui impose un calendrier politique.

Le verdict concernant l’affaire de braquage de la Bceao est « une condamnation que je récuse, que je ne reconnais pas et même si demain on me dit tu n’es pas président à cause de cette fausse condamnation, il faut que le parti soit en capacité de continuer sa route », a-t-il ajouté.

« C’est cette capacité là que je vous donne avec ce nouveau statut », a expliqué l’ancien président ivoirien à ses partisans, donnant la vision de ce nouveau parti qui se veut un instrument panafricaniste pour l’unité du continent.

Selon le rapport général du Congrès constitutif lu par Mme Marie Clémence Adom, « le Parti des peuples africains (PPA-CI) entend contribuer à la réalisation du bonheur des Ivoiriens et des peuples africains ».

Le manifeste note « un recul évident des acquis démocratiques » en Côte d’Ivoire et en Afrique avec les violences orchestrées, les manipulations de la Constitution et des règles régissant les élections, l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire et des services administratifs de l’Etat.

Le PPA-CI se veut un parti socialiste. Il proclame « une approche non violente et réformiste de la construction de l’Etat et de la société » et soutient une transition pacifique à la démocratie et à la justice sociale qui permettront de refonder la Côte d’Ivoire.

Mme Marthe Amon Ago, une juriste, ex-vice présidente de l’Assemblée nationale sous l’ère Laurent Gbagbo, a été élue en qualité de présidente du Comité de contrôle du PPA-CI, une instance qui fait office de « Conseil constitutionnel ».

Laurent Gbagbo élu président de son nouveau parti politique

L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo a été élu dans la nuit de samedi à dimanche président du Parti des peuples africains de Côte d’Ivoire (PPA-CI), son nouveau parti politique.

Le congrès constitutif de ce nouveau parti s’achève ce dimanche à Abidjan où M. Gbagbo élu par acclamation est attendu pour un discours.

« Les conditions de vote ont été soumises à l’assemblée qui a choisi le vote par acclamation. Mais les urnes étaient déjà préparées », a déclaré à APA un congressiste, ajoutant que  « Mme Ago Marthe a été élue présidente du Comité de contrôle, également par acclamation ».

Côte d’Ivoire: les acteurs frontaliers plaident pour la réouverture des frontières

Les acteurs frontaliers ont plaidé, samedi, à Korhogo (633 km au nord d’Abidjan) pour la réouverture des frontières ivoiriennes.

Quelque cent vingt-et-un acteurs frontaliers répartis dans trois commissions ont fait ce plaidoyer en séance plénière à l’issue de l’étape de Korhogo des atéliers régionaux organisés dans le pays pour l’élaboration de la politique nationale de gestion intégrée des frontières de la Côte d’Ivoire (PNGIF-CI).

A l’instar de plusieurs pays de la sous-région, la Côte d’Ivoire a fermé ses frontières terrestres le 13 mars 2020, deux jours après la notification de son premier cas de la maladie à coronavirus (Covid-19). Depuis lors, les frontières terrestres du pays restent officiellement fermées.

La prévention des conflits, la sécurité des frontières et des espaces frontaliers ainsi que la mobilité et la migration ont été au menu des travaux de la commission 1.

« Nous avons fait des propositions pour qu’elles soient prises en compte par les autorités gouvernementales, pour qu’il y ait une paix durable» a déclaré le président de cette commission, Diomandé Fangbeu Aimé, par ailleurs sous-préfet de Goulia dans le département de Kaniasso, dans la région du Folon (Minignan).

« Le plaidoyer a commencé parce que  le Secrétariat exécutif de la Commission nationale des frontières de la Côte d’Ivoire a déjà déposé un dossier relatif à la réouverture des frontières sur la table du Premier ministre qui est le président de la Commission nationale des frontières », a renchéri le Secrétaire exécutif de la Commission nationale des frontières de Côte d’Ivoire (CNFCI), Diakalidia Konaté.

« Nous avons participé personnellement à un atelier de la CEDEAO sur les modalités pratiques de la réouverture des frontières. Je suis invité dans la première semaine du mois de novembre à un atelier à Accra sur la réouverture des frontières initié par la CEDEAO. Donc, nous sommes dans cette dynamique », a-t-il poursuivi.

« La CEDEAO lors de sa dernière réunion a commis certaines autorités  ministérielles à l’effet d’examiner les modalités pratiques de la réouverture », a rappelé M. Konaté, ajoutant que «cette réouverture se fera sûrement ».

Au niveau de la migration, les participants à l’atelier de Korhogo ont constaté un véritable flux migratoire. « Nous avons constaté qu’il y a beaucoup de migrations vers la Côte d’Ivoire venant des pays comme la Guinée, le Mali et le Burkina Faso », a dit le sous-préfet, Diomandé Fangbeu Aimé.

« Ce n’est pas une mauvaise chose en soi, mais il faudrait que cela soit harmonisé.  Que ceux qui viennent empruntent la voie normale et les documents administratifs normaux », a-t-il lancé, ajoutant que « nous avons aussi décrié certaines voies de contournement ».

« Quand quelqu’un vient et il n’est pas en règle et que vous le retourner, il peut se sentir frustré et il peut utiliser des méthodes pas trop saines pour apporter  atteinte à la sécurité transfrontalière », a expliqué M. Diomandé qui note des « problèmes multiples et variés » dans les espaces frontaliers.

A ce propos, les acteurs frontaliers ont appelé à la délimitation des frontières. « Nous pensons que la délimitation fera que chacun saura prendre ses responsabilités pour bien accueillir son voisin. Nous souhaitons que les frontières soient visibles pour éviter les conflits », a conclu le président de la commission 1.

Dressant le bilan de cet atelier, le Secrétaire exécutif de la CNFCI, s’est félicité des résultats auxquels sont parvenus les participants. « Le bilan est largement positif parce que la mobilisation était au rendez-vous. Cet atelier a permis à tous les acteurs frontaliers étatiques et non étatiques d’être au rendez-vous», a expliqué Diakalidia Konaté.

« Les répertoires des difficultés des problèmes qui ont été établis ici par chaque commission démontrent que nous sommes allés sur les véritables problèmes que vivent les populations aux frontières », a-t-il indiqué, soulignant que ces « problèmes sont d’ordre institutionnel, et non institutionnel ».

Les problèmes de coopération avec le voisin, les problèmes liés à la transhumance, à l’orpaillage, à l’extrémisme violent ont été également abordés.

Après les ateliers régionaux, il aura un temps de travail de cabinet qui va durer jusqu’au mois de mars, ponctué par des étapes de pré-validation et de validation.

« Après cela, nous irons à un atelier national de validation de cette politique pour qu’au mois de mai-juin, nous puissions déposer le document sur la table du gouvernement », a ajouté M. Konaté, admettant que « le travail de collecte de données sur le terrain est un travail très minutieux ».

Ces ateliers régionaux prévus du 13 au 27 octobre 2021 se tiennent à Abidjan (Sud), Abengourou (Est), Korhogo (Nord) et Man (Ouest).

La Politique nationale de gestion intégrée des frontières terrestres, aériennes et maritimes de la Côte d’Ivoire vise à transformer les zones frontalières en des espaces où les acteurs étatiques et non étatiques interagissent de façon harmonieuse, au plan national d’une part, et avec leurs homologues des pays limitrophes d’autre part, où la gestion des ressources naturelles partagées est bénéfique et durable pour le bien des populations.

Tout cela, en vue de faire de la coopération transfrontalière, un levier essentiel de sécurité, de cohésion sociale et de paix, de gestion durable des ressources naturelles et de développement socio-économique véritable des espaces frontaliers et transfrontaliers.

Les autorités préfectorales, administratives ainsi que les élus locaux des zones frontalières, les forces de défense et de sécurité, les services techniques (santé, éducation, agriculture, élevage, énergie…), les leaders communautaires des zones frontalières, le secteur privé à travers la Chambre du commerce et des organisations de la société civile prennent part à ces ateliers.

La Politique nationale de gestion intégrée des frontières de la Côte d’Ivoire, vise à doter le pays d’un «outil de cadrage et de pilotage en matière de gouvernance des frontières, en vue de permettre à la Côte d’Ivoire d’aborder un nouveau virage dans l’approche et la gestion de ses frontières terrestres, aériennes et maritimes ».

Ligue des champions CAF: l’Asec Mimosas étrille le CR Belouizdad (3-1)

Le club ivoirien de l’Asec Mimosas s’est imposé samedi face au CR Belouizdad d’Algérie (3-1), pour le compte du 2e tour préliminaire aller de la Ligue des champions africains de football, au stade Robert Champroux de Marcory, dans le Sud d’Abidjan.

Cinq minutes après l’entame du match, l’attaquant algérien Sofiane Bouchar bat le portier de l’Asec Mimosas et ouvre le score. Remontés, les poulains de Julien Chevalier égalisent à la 13e minute sur un tir de Karim Konaté. 

A la seconde mi-temps, chaque équipe tente d’exécuter les consignes des vestiaires. L’attaquant ivoirien Karim Konaté revient à la charge, marquant le deuxième but des Mimosas à la 52e minute.

Près d’un quart d’heure plus tard, Serge Pokou de l’Asec Mimosas trouve le chemin des filets de l’équipe adverse, à la 64e minute. Le CR Belouizdad de l’Algérie va accroître la pression mais le match se terminera sur le score de  (3-1). 

Les deux équipes s’affronteront en match retour le 24 octobre 2021 selon le calendrier. Le club qualifié se hissera en phase de poule. Avec ce score différentiel, l’Asec affiche une bonne posture pour intégrer la phase de groupe. 

Ouverture à Abidjan du Congrès constitutif du nouveau parti de Gbagbo

Le Congrès constitutif du nouveau parti de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo s’est ouvert, samedi, à Abidjan en présence de milliers de partisans et du représentant de Alassane Ouattara.

Le congrès constitutif, prévu débuter à 10h (GMT, heure locale), a commencé à 13 heures. M. Gbagbo, vêtu d’un costume sombre, avait à ses côtés ses lieutenants et des partis politiques amis. 

Cet événement qui se déroulera du 16 au 17 octobre 2021, marque la rupture d’avec le Front populaire ivoirien (FPI, opposition), parti qu’il a fondé en 1982. Il laisse cet appareil qui l’a porté au pouvoir d’Etat en 2000 en raison de certaines dissensions. 

Le président du Congrès constitutif du nouveau parti de Gbagbo, Sébastien Dano Djédjé, a indiqué que cette « décision courageuse », prise au cours d’un Comité central extraordinaire, a été « largement approuvée par les participants ».

« La tenue de ce présent congrès constitue la décision de passer à une étape. Il s’agit de la création d’un nouveau parti politique en laissant l’enveloppe de l’ancien parti (FPI) à ceux qui l’ont pris en otage ».  

Devenu chef d’Etat, M. Gbagbo a demandé à ses proches d’animer le parti. Ainsi, M. Affi Nguessan est élu président du FPI, mais à la suite de la perte du pouvoir en 2011 et le transfèrement de M. Gbagbo à La Haye, le parti va se fissurer. 

Pendant qu’un clan reconnaît M. Gbagbo comme son président du FPI, une autre frange reste attaché à M. Affi, le président statutaire. Acquitté le 31 mars par la CPI, l’ex-chef d’Etat rentre au pays le 17 juin, et tient le 9 août une session,  où il annonce la création d’un nouveau parti. 

Pour M. Affi, son mentor Laurent Gbagbo,  au lieu d’afficher une volonté de dialogue en vue de l’unité du Front populaire ivoirien, a choisi « la rupture et la division », enterrant l’espoir qu’avaient leurs militants, leurs électeurs, leurs sympathisants, en l’unité de la gauche.

A l’ouverture de ce congrès constitutif, était absente l’ex-Première dame Simone Ehivet, en instance de divorce avec M. Laurent Gbagbo. Elle a mené le combat politique jusqu’à l’ascension du FPI au pouvoir. 

Plusieurs partis politiques sur le continent africain et européen ont fait le déplacement pour soutenir la création du nouveau parti de Gbagbo. Le président Alassane Ouattara, chef du Rhdp (pouvoir), a dépêché une délégation conduite par M. Adama Bictogo.

M. Bictogo a déclaré que le président Alassane Ouattara et le Rhdp sont « disposés à renforcer les liens » avec le nouveau parti de Gbagbo, qui devrait être officiellement dévoilé dimanche. 

Le professeur Pierre Sané, du Parti socialiste sénégalais, s’est félicité de la mise sur les fonds baptismaux d’un nouveau parti. Pour lui, ce nom qu’il a entendu, « Parti des peuples africains », indique un parti panafricainiste. 

M. Jean-Luc Mélenchon, homme politique français, leader de « La France insoumise », a adressé un message de soutien à M. Gbagbo pour la création de son nouveau parti. Le texte a été lu par M. Franck Anderson Kouassi, membre de la Commission communication du Congrès.

« Nous partageons certains objectifs décisifs, votre priorité pour la lutte pour la souveraineté politique et économique des peuples face à l’autoritarisme néo libéral nous parle directement, elle est une condition du renouvellement des relations d’égal à égal entre la France et les pays de l’Afrique », a dit M. Mélenchon. 

L’ancien président Béninois, Nicéphore Soglo, lui a également témoigné son soutien pour la création de ce nouveau parti. Avec cette initiative, il estime que le continent « va résolument vers la terre promise ».

Ouattara et le Rhdp « disposés à renforcer les liens » avec le nouveau parti de Gbagbo

Le président Alassane Ouattara et le Rhdp (pouvoir) sont « disposés à renforcer les liens » avec le nouveau parti de Gbagbo, a déclaré samedi Adama Bictogo, qui représentait M. Ouattara, lors du Congrès constitutif de ce parti.

« Tout naturellement, le président Alassane Ouattara et le Rhdp sont disposés non seulement à renforcer les liens entretenus entre nos deux présidents, mais surtout à renforcer les liens du parti naissant et le Rhdp », a dit M. Adama Bictogo.

« Au-delà des fortes incompréhensions, au-delà de ce que notre pays a vécu, de ce que chacun de nous a vécu, autant que nous sommes, faisons de la paix, le renforcement de la cohésion sociale en Côte d’Ivoire », a-t-il lancé.

M. Bictogo a indiqué que M. Ouattara, « dans sa volonté affichée de raffermir ses liens avec son frère Laurent Gbagbo, et de renforcer la cohésion sociale », lui a demandé de conduire une délégation de six députés pour venir apporter son « soutien » à la création de ce nouveau parti.

« Chers congressistes, nos deux présidents ont besoin de nous, je pourrais vous dire dans cette tribune que le Rhdp ne fera pas l’économie de sa relation avec le nouveau parti », a ajouté M. Adama Bictogo. 

L’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, acquitté par la Cour pénale internationale (CPI) le 31 mars 2021, dans le cadre des violences postélectorales ivoiriennes de 2010-2011, est rentré en Côte d’Ivoire le 17 juin dernier.

« Ensemble, la Côte d’Ivoire retrouvée, doit s’engager résolument dans la paix, la stabilité sur la base d’un socle, (…) en chacun de nous pour que l’amour prenne le dessus », a -t-il  poursuivi, disant au nom de Ouattara « merci » pour cette invitation. 

« Dans toute cette diversité, que ce soit les militants du Rhdp, ou ceux du nouveau parti, nous vous regardons, nous vous regardons M. le président, nous regardons le président Alassane Ouattara,  que Dieu fasse que vos bonnes relations,  entre vous deux, puissent jaillir sur l’ensemble de la Côte d’Ivoire », a-t-il conclu.

Plusieurs partis locaux et étrangers ont traduit également leur soutien au nouveau parti de Gbagbo. Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci, opposition) était représenté par une délégation conduite par Georges Ezaley, vice-président du Pdci. 

Au nom du président du Pdci, M. Georges Ezaley a salué le « courage politique » de M. Gbagbo et la création de ce parti avec des valeurs panafricaines, souhaitant une « longue vie au nouveau parti de Gbagbo ». 

Sénégal: divers sujets au menu de la presse

Les quotidiens sénégalais, parvenus ce samedi à APA, traite d’une diversité de sujets allant de la marche contre la vie chère de la société civile aux Locales.Walfadjri Quotidien et L’AS sont revenus sur la faible mobilisation notée lors de cette marche de la société civile contre la « vie chère » au Sénégal. « Comment l’Etat a tout gâché » titre Walf qui ajoute que « malgré l’autorisation du Préfet, la marche, hier, des mouvements de la société civile et des partis politiques n’a pas attiré du monde ».

L’AS souligne que la société civile accusent le préfet dans cette faible mobilisation à cause de l’autorisation tardive accordée le préfet » souligne le journal.

Le Quotidien parle de « pari perdu de la mobilisation » la société civile. « La mobilisation n’a pas été fameuse. Il n’y avait pas beaucoup de monde » note le journal.

Au chapitre politique, Sud Quotidien consacre sa Une sur les élections locales du 23 janvier 2022. Le journal évoque les investitures dans la région de Ziguinchor. Plusieurs ténors de la mouvance présidentielle comme Abdoulaye Baldé, le maire sortant, Benoît Sambou, Seydou Sané et Doudou Ka se sont positionnés, d’où les risques de friction qui annoncent un « choix risqué » de Macky Sall.

La Casamance reste un enjeu stratégique pour le pouvoir et aussi l’opposition dont le chef de file Ousmane Sonko, se positionne de plus en plus pour une candidature à la mairie. 

EnQuête qui a consacré un dossier sur la question parle de « chemin semé d’embûches » pour le leader du parti Pastef/Les Patriotes, qui doit faire avec le « Plan Marshall » de Macky Sall qui multiplie « les initiatives dans la région ». La politologue Moussa Diaw, souligne dans le journal, la nécessité pour Ousmane Sonko d’avoir une « base politique » et de contrôler « une grande ville ». 

L’Observateur dans cette mouvance des élections locales informe que le

« Parti socialiste est prêt à déposer sa caution à son propre». Allié historique de Macky Sall depuis son arrivée au pouvoir, le PS matérialise une volonté émise par ses militants auprès du secrétaire général national Aminata Mbengue Ndiaye. 

En sport, Stades et Record guettent le 100e but de Sadio Mané en Premier League. L’attaquant des Lions qui flambe en Angleterre peut atteindre ce record contre Watford d’Ismaila Sarr.

Plaidoyer pour le changement de paradigme du système alimentaire africain

L’ONG panafricaine Inades-Formation, qui milite pour un système alimentaire basé sur une agriculture durable, appelle à un changement de paradigme pour une alimentation saine, durable et suffisante pour tous.

Cet appel a été lancé vendredi à Abidjan par le secrétaire général de l’Inades-Formation, Sena Kwaku, face à la presse nationale et internationale, à l’occasion de l’édition 2021 de la Journée mondiale de l’alimentation.

Chaque 16 octobre, le monde entier célèbre la Journée mondiale de l’alimentation. Le thème de cette édition 2021 est « Agir pour l’avenir, améliorer la production, la nutrition, l’environnement et les conditions de vie ». 

Cette rencontre avec la presse, selon M. Kwaku, vise à « montrer à la communauté internationale que nous sommes solidaires du thème qui a été choisi dans le cadre de la Journée mondiale de l’alimentation ».  

Ce  « thème est une réalité qui s’encastre véritablement dans nos actions, notamment la campagne conscience alimentaire sur laquelle nous travaillons aujourd’hui », a poursuivi M. Sena Kwakou, face à la presse. 

Le plaidoyer de l’Inades-Formation a pour but d’adapter les réponses sur la sécurité alimentaire au contexte des pays. En RDC, le directeur pays, Norbert Kinvula, a amené des communautés à adopter des fertilisants bio pour conserver les sols au détriment des engrais chimiques. 

L’organisation panafricaine fonctionne sous forme de réseau avec des associations nationales réparties dans dix pays d’Afrique. Elle est reconnue d’utilité publique en Côte d’Ivoire qui abrite le secrétariat général. 

Créée en 1975, elle est engagée dans la promotion sociale et économique des populations en accordant une importance à la transformation de leur société. A l’occasion de cette journée, les directeurs des 10 bureaux nationaux se sont réunis à Abidjan pour faire un bilan des activités. 

Il ressort qu’en dépit des efforts des États, des millions de personnes souffrent de la faim ou de la dénutrition et cela ne cesse d’accroître. En outre, des millions d’autres sont en surpoids chronique pour cause de mauvaise alimentation.

Les petits exploitants agricoles qui produisent plus d’un tiers de la nourriture mondiale sont pourtant parmi les plus touchés par la pauvreté, souligne l’ONG qui appelle les États à être regardant sur les questions de l’agroécologie et le financement de l’agriculture familiale.

L’Inades-formation a lancé en Côte d’Ivoire la « campagne conscience alimentaire » pour interpeller les États. La sensibilisation a enregistré la participation de l’ex-international du football ivoirien, Didier Drogba.

Covid-19: les Etats africains en quête d’alternatives pour mobiliser des ressources (ENTRETIEN)

Les États africains, confrontés à une nette diminution de leur budget dans le sillage de la pandémie de Covid-19, cherchent des alternatives aux grandes institutions financières pour mobiliser des ressources afin de parer aux conséquences de la crise et garantir le remboursement de leur dette, note Bernard Ayitee, CEO d’Obara Capital, premier hedge fund africain, dans un entretien.

En Afrique, la crise de Covid-19 a aggravé une situation déjà tendue pour les créanciers des Etats. Quel est le panorama de la dette souveraine sur le continent ? 

Comme partout dans le monde, les Etats africains ont été impactés à la fois par une diminution des recettes et par l’augmentation des dépenses pour répondre aux effets de la pandémie.

Aujourd’hui, la dette cumulée du continent atteint 1 400 milliards de dollars et le taux d’endettement public s’élève à 60% du PIB en Afrique subsaharienne. Parer aux conséquences de la crise et garantir le remboursement de leur dette constitue un double défi qui plaide pour le recours aux investisseurs privés.

La marge de manœuvre des États africains est faible, car ceux-ci sont limités dans leurs ressources propres et leur capacité d’emprunt sur les marchés financiers, du fait du niveau élevé de la prime de risque ou de l’absence d’appétit des investisseurs.

Ce qui a poussé certains pays comme la Zambie, l’Ethiopie et le Tchad à demander une restructuration de leur dette. Cela dit, il est difficile de dégager des grandes lignes en matière d’endettement, chaque Etat suivant une trajectoire différente en la matière, dépendant plus ou moins de sa situation financière et de ses équilibres budgétaires propres.

Dans quelle mesure le paysage de l’endettement a-t-il évolué ces dernières années ?

Incontestablement, il s’est transformé ces vingt dernières années : il est loin le temps où la plupart des pays africains dépendaient quasi exclusivement de l’aide au développement.

Progressivement, des créanciers du secteur privé ont fait leur apparition. Au moment de la crise de 2008, les banques, les fonds d’investissement et les fonds de pension ont commencé à prêter directement aux pays africains.

Pour les Etats africains, qui cherchent de plus en plus des alternatives aux grandes institutions financières, c’est aussi une manière de s’émanciper d’une ombre tutélaire parfois contraignante.

Les créanciers privés représentent visiblement une réponse de plus en plus prisée par les Etats africains. Qu’est-ce qui explique cela ?

C’est exact : la part des créanciers privés dans le poids de la dette publique externe des pays africains est passée de 12% en 2012 à près de 43% en 2021 (selon l’International Debt Statistics, 2021).

Ces investisseurs qui regroupent des fonds d’investissement, banques ou encore assureurs sont de fait les principaux créanciers du continent et détenaient près de 115 milliards d’euro-obligations issues de 21 pays africains en 2020 (M&G Investments).

Quelle place occupent les hedge funds  (fonds de couverture) dans cette offre ? Obara Capital est-il positionné sur ce créneau ? 

Les investisseurs internationaux spécialisés ayant une appétence pour les titres de créances libellés en monnaie locale interviennent de manière crescendo sur les marchés obligataires locaux.

Ces derniers campent un rôle important en assurant une meilleure liquidité sur les marchés secondaires avec pour effet de dynamiser les places boursières africaines.

Si les hedge funds restent de timides financiers des Etats, ils contribuent néanmoins, par leur dynamisme sur les marchés des capitaux, de façon significative à l’attractivité de la dette africaine.

C’est là par ailleurs un positionnement en parfait accord avec l’orientation alternative qui fonde leurs stratégies d’investissement.

À ce jour, la stratégie d’Obara Capital en tant qu’investisseur se caractérise plus par le financement de besoins de trésorerie à court terme, que par une activité spéculative sur les marchés des capitaux.

Nous n’investissons donc pas dans la dette obligataire africaine. Ceci-dit, dans le cadre de nos activités de sovereign advisory, nous conseillons les gouvernements en matière d’émission, gestion et restructuration de dettes. 

Nous mêlons à la fois techniques d’ingénierie financière sophistiquées, compréhension fine des marchés financiers et prise en compte des enjeux liés à la gestion des finances publiques. 

Ce qui nous permet de fournir un appui technique indépendant et de haute qualité, c’est une offre fiable pour les décideurs qui veulent optimiser les conditions de leurs financements.

La spéculation sur les dettes souveraines ne risque-t-elle pas d’amplifier la crise ?

Les croyances populaires relatives à la spéculation sur les dettes souveraines méritent d’être déconstruites. Si des fonds spéculatifs ont à certaines occasions pu peser sur les finances publiques d’états déjà en difficultés, ces derniers ne sont que très rarement en prise directe avec les gouvernements lors d’émission de dettes publique. L’impact direct qu’ils pourraient avoir est donc marginal.

Dans le même temps, une frénésie spéculative pourrait entrainer une modification des conditions de financement pour l’Etat emprunteur avec une hausse des taux d’intérêts dans certains cas.

L’activité spéculative serait cependant plus le symptôme que la cause du renchérissement du coût du financement dans ce type de situations. Les modalités de financement des Etats africains dépendent en grande partie du cadre macroéconomique ainsi que la cohérence de la gouvernance et des politiques publiques menées.

De même, le Conseil financier mandaté y tient un rôle crucial de par sa capacité à mettre en musique besoins en financements et promesses de rentabilité aux investisseurs. La spéculation actuelle sur les dettes souveraines africaines tant par sa nature que par son volume, ne semble pas de nature à accentuer la morosité économique ambiante.

Quel risque représente pour les créanciers privés un potentiel allégement de la dette ? Ont-ils pu faire entendre leur voix à travers le Groupe de travail des créanciers privés en Afrique (AfricaPCWG) mis en place en mai 2020 ?

L’allègement de la dette peut avoir au moins deux impacts majeurs pour les créanciers privés. Tout d’abord, et de la façon la plus évidente, un allègement de dette supposerait que ces derniers se voient plus ou moins contraint de renoncer à une partie de leurs attentes de retour sur investissement.

Le risque ici, est donc celui d’une perte immédiate pour les porteurs de titres. Autre péril envisageable, une baisse de la valeur des titres de dettes sur le marché secondaire que l’annonce d’un programme d’allègement de dette précipiterait. Cette perte en valeur ne serait cependant constatée qu’en cas de cession des créances détenues.

L’Africa Private Creditor Working Group (AfricaPCWG) a effectivement su obtenir de ses interlocuteurs des concessions au profit des créanciers privés internationaux qu’elle représente.

Elle a par exemple obtenu que les possibles allègements de dettes soient discutés à l’échelle nationale et non pas continentale, ce qui a mécaniquement réduit la marge de manœuvre des pays africains, notamment des plus petits.

Ici encore, le rôle des Conseils financiers sera crucial pour les Etats et déterminera en partie leur capacité à pouvoir négocier des accords avantageux face à ces géants de la finance qui totalisent plus de 9 000 milliards de dollars US sous gestion.

L’OMS et l’Unicef renforcent le dispositif e-learning du ministère ivoirien de la Santé

L’OMS et l’Unicef qui ont renforcé le dispositif de formation en ligne (e-learning) de l’Institut national de Santé publique de Côte d’Ivoire et de 113 districts de santé du pays, ont remis vendredi au ministre de tutelle des salles multimédias équipées et réhabilitées.

Ces deux organismes ont remis officiellement trois salles multimédias entièrement réhabilitées et équipées par eux au ministre ivoirien de la Santé, de l’hygiène publique et de la couverture maladie universelle, Pierre Dimba. 

Cela intervient dans le cadre de la mise en place d’une plateforme de formation à distance (e-learning) pour les professionnels de santé répartis sur tout le territoire ivoirien.

M. Pierre Dimba a traduit sa fierté de réceptionner ces équipements pour la plateforme e-learning et l’opérationalisation du plan national de développement sanitaire.  

Avec ce dispositif national, la Côte d’Ivoire devient le premier pays de la sous-région à disposer d’un réseau national de téléformation multimédia, couvrant tous les districts et les régions du pays.

Les trois salles multimédias qui constituent le hub de la plateforme e-learning, sont dotées chacune de kits multimédias composés de matériels et équipements de communication de dernière génération. 

Elles comprennent, entre autres, un ordinateur portable, deux télévisions 75 » dotées de la technologie LED, une Webcam pro, un microphone omnidirectionnel, la fibre optique ou Satellite et le logiciel Professionnel Zoom. Le rôle de ce hub est de coordonner et de diffuser la formation. 

Le représentant de l’OMS en Côte d’Ivoire, Dr Jean Marie Vianny Yaméogo, a déclaré que l’e-santé a pour ambition d’agir pour mobiliser les ressources du numérique à grande échelle au service des patients ou clients du système de santé.

Le ministère de la Santé à travers l’Institut national de santé publique (INSP), dans le cadre de ses missions de formation et de recherche en santé, disposait déjà d’une plateforme de vidéoconférence connectée à 28 districts sanitaires. 

Elle a été utilisée dans le cadre du projet ECHO (Extension for Community Health Outcomes) et en partenariat avec le Programme national de lutte contre le SIDA (PNLS) pour la formation des acteurs de ce programme.   

Sur la base de cette expérience et compte tenu de l’urgence sanitaire du moment, cette plateforme a été utilisée, dans un cadre coordonné, pour la formation à distance des acteurs de santé dans le cadre de la riposte nationale pour le contrôle et l’élimination de la pandémie à Covid-19, selon Dr Yaméogo.

De ce fait, près de 10 000 prestataires ont pu être formés sur la Covid-19 en six semaines avec l’appui de certains partenaires tels que l’OMS et l’Unicef qui ont saisi cette opportunité pour renforcer le système de santé en renforçant les capacités du Centre e-santé de l’INSP et couvrir tous les 113 districts sanitaires en kit de visio-conférence.

Selon le représentant de l’OMS, l’extension de cette plateforme de la formation à distance a été possible grâce à la mobilisation des ressources financières auprès du Gouvernement ivoirien et de l’USAID conduite par l’OMS, pour un montant total de 400 millions de FCFA.

« L’UNICEF soutient toute innovation permettant d’accélérer la réalisation des droits des enfants et des femmes, dont le droit à la santé », a déclaré Sophie Léonard, représentante adjointe de l’Unicef en Côte d’Ivoire.

La pandémie de Covid-19 aura été l’opportunité pour l’OMS et l’Unicef de mobiliser des ressources additionnelles auprès des partenaires gouvernementaux et internationaux et de renforcer le système de santé en Côte d’Ivoire. 

Le projet d’apprentissage en ligne est une partie intégrante de la stratégie nationale de télémédecine recommandée par l’OMS. Avec ce dispositif national, la Côte d’Ivoire devient le premier pays de la sous-région ouest-africaine à disposer d’un réseau national de téléformation multimédia, couvrant tout le pays.

Madagascar sur la voie de la gratuité des soins

Le président de Madagascar Andry Rajoelina a annoncé, mardi, la mise en place de la gratuité des premiers soins d’urgence dans le pays.

Le président Rajoelina a fait cette annonce lors de l’inauguration des nouveaux services d’urgence de l’hôpital militaire d’Antananarivo (HOMI), un lieu symbolique et chargé d’histoire. 

En effet, le HOMI est le plus vieil hôpital de Madagascar, fondé il y a 130 ans par la reine Ravalomanana III. Cet hôpital avait pour but de palier aux besoins de soins grandissants des Malgaches, pour qui les anciennes structures ne suffisaient plus.

« La santé et les soins médicaux sont des droits humains fondamentaux et ne sont discriminatoires à l’égard de personne. C’est la  santé pour tous sans exception », a déclaré le président.

La situation d’alors est comparable à celle d’aujourd’hui, la crise de la Covid-19 ayant démontré les manques criards du système de santé de la Grande-Ile. Dans cette optique, depuis plus d’un an, le gouvernement a fait la preuve d’un activisme important tant dans la réponse à la pandémie que dans la dotation de nouvelles infrastructures (centres de soins, laboratoires, fournitures médicales, etc).

 Au point d’en faire un des marqueurs fort du plan de relance du secteur privé. Cependant, cet engagement n’est pas soudain et faisait déjà parti des Velinaro (numéro 5) présidentiels pour l’émergence de Madagascar. Ici, c’est bien l’autonomie sanitaire qui est visée.

Une nouvelle stratégie de santé nationale

Sur le plan matériel, le HOMI a reçu de nouveaux équipements de soins, de sauvetage et des médicaments. Ces améliorations vont permettre de doubler ses capacités d’accueil d’urgence. Pourtant la véritable innovation se situe avant tout dans la gratuité des soins de première urgence.

Pour atteindre cet objectif, le gouvernement a d’ores et déjà mis en place le « Fond d’urgence sanitaire », qui devra financer le nouveau dispositif dans les hôpitaux de chef lieux du pays dont 16 centres hospitaliers régionaux, 102 centres hospitaliers de districts et 20 centres hospitaliers universitaires.

Pour le gouvernement, l’accès gratuit aux soins passe en effet avant tout par l’optimisation des flux de patients en urgence. La signature entérinant l’engagement pris par l’Etat pour la création de ce fond s’est effectuée dans la foulée du discours, ce vendredi 15 octobre 2021, au palais d’Etat d’Iavoloha. 

Si les traitements ultérieurs seront encore à la charge du patient, le président a annoncé que des efforts allaient être consentis afin d’assurer une prise en charge rapide des maladies infantiles et des maladies des séniors.

Une montée en puissance de ce nouveau dispositif est prévue. C’est dans cette optique que le gouvernement met aussi en place la « couverture universelle des maladies » qui financera directement les hôpitaux.