Côte d’Ivoire: 10 milliards FCFA des Etats-Unis pour lutter contre l’extrémisme violent

L’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) a octroyé 19,5 millions de dollars, soit environ 10 milliards FCFA sur cinq ans à Equal Access International (EAI), une Ong internationale, pour renforcer la résilience des communautés contre l’extrémisme violent dans le nord de la Côte d’Ivoire, a-t-on appris jeudi de source officielle.

Selon un communiqué de la représentation diplomatique américaine en Côte d’Ivoire, ce projet dénommé  « Resilience for Peace ( R4P)  aidera les communautés frontalières ivoiriennes à risque à mieux lutter contre l’extrémisme violent.

 «  Les auteurs de l’extrémisme violent s’attaquent souvent aux communautés faibles et marginalisées », a déclaré dans ce communiqué, l’ambassadeur des États-Unis en Côte d’Ivoire, Richard Bell.

Selon  le diplomate américain, avec le projet R4P et l’appui des partenariats locaux, les États-Unis visent  « à renforcer la cohésion sociale, civique et économique pour rendre les communautés à risque résilientes face à la menace de l’extrémisme violent ».

Le projet R4P, a conclu le communiqué, créera des opportunités d’autonomisation économique et civique, en se concentrant sur les jeunes et les femmes, grâce à des améliorations de la gestion des ressources naturelles, de la prestation et de la réactivité des services gouvernementaux.

Le Sénégal lance un programme de cantines scolaires

L’initiative est financée par le Partenariat mondial pour l’éducation (PME) et déléguée à l’Agence française de développement (AFD).Lancé, ce jeudi à Diamniadio (30 km de Dakar), le programme de cantines scolaires appuie au Plan de riposte du ministère de l’Education nationale à la Covid-19.

« (…) le programme de cantines scolaires, financé à hauteur de 552 millions de FCFA est mis en œuvre avec l’appui du Programme alimentaire mondial (PAM) », rapporte un communiqué de l’AFD.

Le texte souligne que l’initiative est déployée dans le cadre du Programme d’appui au développement de l’enseignement au Sénégal (Riposte et Résilience, PADES-RR). « Ce programme d’urgence, poursuit le communiqué, d’un montant total de 3,8 milliards Fcfa (…) vise à atténuer les effets de la crise sanitaire sur la scolarité des élèves et à assurer la continuité des services éducatifs ».

L’objectif de ce programme est de mettre en place des services de cantine dans les écoles publiques des zones rurales et péri-urbaines les plus défavorisées et impactées par la Covid-19. Il s’agit donc d’atténuer l’impact sanitaire et socioéconomique de la pandémie sur les élèves et leur famille, et de stimuler la fréquentation et la réussite scolaire des élèves les plus vulnérables.

« Ce programme de cantines scolaires s’inscrit également en cohérence avec le Programme présidentiel de cantines scolaires (PPCS). Il bénéficie à près de 107 000 élèves scolarisés dans 637 écoles élémentaires. Les écoles sont réparties au sein de 23 Inspections de l’Education et de la Formation (IEF) des régions de Thiès, Diourbel, Kaolack, Saint-Louis, Kolda, Sédhiou et Ziguinchor », expliquer l’AFD.

Elle souligne que ces régions ont été ciblées sur la base des trois indicateurs de vulnérabilité suivants, d’ordre sanitaire, scolaire et alimentaire : le cumul du nombre de cas à la Covid19 recensés, le taux d’abandon scolaire et le niveau d’insécurité alimentaire et de malnutrition aigüe. Au total, 8,5 millions de repas seront servis aux élèves.

Le Sénégal lance un programme de cantines scolaires

L’initiative est financée par le Partenariat mondial pour l’éducation (PME) et déléguée à l’Agence française de développement (AFD).Lancé, ce jeudi à Diamniadio (30 km de Dakar), le programme de cantines scolaires appuie au Plan de riposte du ministère de l’Education nationale à la Covid-19.

« (…) le programme de cantines scolaires, financé à hauteur de 552 millions de FCFA est mis en œuvre avec l’appui du Programme alimentaire mondial (PAM) », rapporte un communiqué de l’AFD.

Le texte souligne que l’initiative est déployée dans le cadre du Programme d’appui au développement de l’enseignement au Sénégal (Riposte et Résilience, PADES-RR). « Ce programme d’urgence, poursuit le communiqué, d’un montant total de 3,8 milliards Fcfa (…) vise à atténuer les effets de la crise sanitaire sur la scolarité des élèves et à assurer la continuité des services éducatifs ».

L’objectif de ce programme est de mettre en place des services de cantine dans les écoles publiques des zones rurales et péri-urbaines les plus défavorisées et impactées par la Covid-19. Il s’agit donc d’atténuer l’impact sanitaire et socioéconomique de la pandémie sur les élèves et leur famille, et de stimuler la fréquentation et la réussite scolaire des élèves les plus vulnérables.

« Ce programme de cantines scolaires s’inscrit également en cohérence avec le Programme présidentiel de cantines scolaires (PPCS). Il bénéficie à près de 107 000 élèves scolarisés dans 637 écoles élémentaires. Les écoles sont réparties au sein de 23 Inspections de l’Education et de la Formation (IEF) des régions de Thiès, Diourbel, Kaolack, Saint-Louis, Kolda, Sédhiou et Ziguinchor », expliquer l’AFD.

Elle souligne que ces régions ont été ciblées sur la base des trois indicateurs de vulnérabilité suivants, d’ordre sanitaire, scolaire et alimentaire : le cumul du nombre de cas à la Covid19 recensés, le taux d’abandon scolaire et le niveau d’insécurité alimentaire et de malnutrition aigüe. Au total, 8,5 millions de repas seront servis aux élèves.

L’affaire Adji Sarr-Sonko en vedette dans la presse sénégalaise

Les quotidiens sénégalais parvenus jeudi à APA traitent en majorité de la sortie d’Adji Sarr, la jeune fille qui a accusé l’opposant Ousmane Sonko de viol et menaces de mort.Libération salue « le coup de maître » de Serigne Mountakha Mbacké, le khalife général des mourides, dans la décrispation de la situation sociopolitique. Pour le journal, on va vers une libération collective des personnes arrêtées en marge de l’affaire Sonko, qui a mis ces derniers jours le pays à feu et à sang.

A propos de cette histoire d’ailleurs, Adji Sarr, employée dans un salon de massage qui a accusé de viol le leader politique de l’opposition, « brise la glace », selon Walf Quotidien. « J’invite Sonko à jurer sur le Coran qu’on n’a jamais entretenu de rapports intimes. S’il le fait, je retire ma plainte », dit-elle dans le journal qui pointe en même temps « les incohérences de sa déclaration ».

« Adji Sarr lève le voile », titre Le Quotidien dans lequel elle « demande pardon aux Sénégalais ». « Si j’avais pensé que ma plainte allait prendre cette tournure, j’allais garder mon mal en moi ».

« La Sarr raffine le brut », note pour sa part L’Observateur, qui fait une analyse psychologique d’une prise de parole publique. Quoi qu’il en soit, « Adji Sarr charge Sonko », selon EnQuête.

Sur les dépenses publiques, le quotidien national Le Soleil indique que « l’Etat maintient le cap de la rationalisation ». Cela représente une économie de 41,2 milliards FCFA sur le téléphone et les véhicules de fonction.

En football, Stades titre sur la liste de 26 Lions du sélectionneur Aliou Cissé pour les matchs contre le Congo et l’Eswatini de cette fin de mois, dans le cadre des éliminatoires de la Can 2022. Toutefois, la Ligue de football française (LFP) « refuse de libérer Gana et Cie », représentant 12 joueurs de la sélection sénégalaise.

En effet, les clubs français ont décidé d’exploiter à l’unanimité la possibilité que leur donne la Fifa de ne pas libérer leurs joueurs internationaux à cause de la pandémie de Covid-19.

Malgré tout, cette liste de Cissé comporte « cinq belles nouvelles recrues » dont Abdou Diallo, défenseur du Paris Saint-Germain.

«La disparition d’Hamed Bakayoko nous oblige à prendre le risque de la réconciliation» (Affi)

La disparition du premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko dit Hambak « nous oblige à prendre le risque de la réconciliation nationale », a estimé mercredi à Abidjan, Pascal Affi N’Guessan, le président de la tendance légale du Front populaire ivoirien ( FPI, opposition ).

Il s’exprimait à l’occasion d’une cérémonie d’hommage politique du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix ( RHDP, parti au pouvoir) et des partis politiques au défunt premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko au stade Alassane Ouattara d’Ebimpé, au nord d’Abidjan. 

Cette cérémonie a enregistré la présence de plusieurs personnalités dont le premier ministre ivoirien par intérim Patrick Achi, l’ex- ministre Marcel Amon Tanoh, le footballeur international Camerounais Samuel Eto’o ainsi que les quatre enfants du feu Hamed Bakayoko.  

« J’ai pour ma part une conviction. Celle que sa disparition (  Hambak) nous oblige à rester fidèle à son esprit de dialogue. Elle nous oblige à retrouver le chemin de l’unité. Elle nous oblige à prendre le risque de la réconciliation», a indiqué M. Affi estimant que « c’est en réalité le plus bel hommage que nous pourrions lui rendre». 

Selon le président du FPI qui dit avoir été frappé de sidération à l’annonce de la mort de Hambak, il « était animé par un sincère esprit de réconciliation ».  Dans le même élan, David Mebra Koné, le représentant de Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS), une plateforme de l’opposition ivoirienne qui dit avoir pour référent politique Laurent Gbagbo, a salué l’esprit d’ouverture du défunt premier ministre. 

 « La présence de EDS à cette cérémonie est la preuve que Hamed Bakayoko transcendait les divergences politiques. C’est un homme de consensus, un homme d’ouverture, un homme de compromis », a soutenu M. Koné. De son côté, Adama Bictogo, le directeur exécutif du RHDP a promis à l’illustre disparu que son parti, le RHDP dont il était l’un des vice-présidents,  veillera sur le couple présidentiel ivoirien et sur ses enfants.  

« Le RHDP veillera à l’exécution des missions que le président Ouattara t’avait confiées. Le RHDP restera debout parce ta mémoire nous le commande», a assuré M. Bictogo qui a par ailleurs souligné que feu Hamed Bakayoko était  « au-delà des rumeurs et des fantasmes politiques, le ciment de la fraternité au RHDP ». 

Cette cérémonie d’hommage des partis politiques au défunt premier ministre Hamed Bakayoko qui a mobilisé des milliers de personnes,  a été suivie par un concert prévu jusqu’au petit matin. Une soixantaine d’artistes locaux et plusieurs stars internationales dont Koffi Olomidé, Dadju, Maître Gims, Fally Ipupa et Vegedream sont annoncés à ce concert. 

Le premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko est décédé mercredi dernier en Allemagne des suites d’un cancer fulgurant à l’âge de 56 ans. Il sera inhumé vendredi prochain à Séguéla dans le nord-ouest ivoirien dont il est originaire. 

Football : Aliou Cissé convoque 26 joueurs

Le sélectionneur de l’équipe nationale de football du Sénégal a dévoilé, ce mercredi 17 mars, sa liste pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations Cameroun 2022.Aliou Cissé, l’ancien capitaine de la génération 2002 (finaliste de la Can et quart de finaliste du Mondial), n’a pas fait face à la presse pour la publication de la liste à cause de la situation sanitaire. En défense, le coach du Sénégal appelle pour la première fois Abdoulaye Seck, Abdou Diallo et Fodé Ballo Touré.

Au milieu, Nampalys Mendy et Papa Matar Sarr découvriront la tanière. Enfin, sur le front de l’attaque, Youssouph Badji rejoint les A après avoir évolué chez les juniors tandis que Mbaye Diagne effectue son grand retour.

Déjà qualifiés pour la grand-messe du foot africain, les Lions iront à Brazzaville pour en découdre avec les Diables rouges du Congo le 26 mars avant d’accueillir Eswatini le 30 mars à Thiès (70 kilomètres à l’Est de Dakar).

Le groupe d’Aliou Cissé « partira de Paris (France) pour Brazzaville le lundi  22 mars », annonce la Fédération Sénégalaise de Football (FSF). Toutefois, certains joueurs pourraient  ne pas répondre à l’appel à cause de la pandémie de la Covid-19. D’ores et déjà, certains clubs européens refusent de libérer leurs internationaux sélectionnables.

Liste des 26 joueurs convoqués :

Gardiens (3) : Edouard Mendy, Chelsea FC (Angleterre), Alfred Gomis, Stade de Rennes (France) et Bingourou  Camara, RC Strasbourg (France).

Défenseurs (9) : Abdoulaye Seck, Royal Antwerp (Belgique), Ousseynou Ba, Olympiakos (Grèce), Kalidou Koulibaly, Naples (Italie), Cheikhou Kouyaté, Crystal Palace (Angleterre), Pape Abou Cissé, AS Saint-Etienne (France), Abdou Diallo, Paris Saint-Germain (France), Youssou Sabaly, Bordeaux (France), Saliou Ciss, AS Nancy (France) et Fodé Ballo Touré, AS Monaco (France)

Milieux (6) : Idrissa Gana Guèye, Paris Saint-Germain (France), Moustapha Name, Paris FC (France), Franck Kanouté, Cercle Bruges (Belgique), Krépin Diatta, AS Monaco (France), Nampalys Mendy, Leicester City FC (Angleterre) et Papa Matar Sarr, FC Metz (France).

Attaquants (8) : Ismaïla Sarr, Watford FC (Angleterre), Sadio Mané, Liverpool FC (Angleterre), Boulaye Dia, Reims FC (France), Youssouph Badji, Club Bruges (Belgique), Famara Diédhiou, Bristol Rovers  FC (Angleterre), Keita Diao Baldé, Sampdoria (Italie), Mbaye Diagne, West Bromwich Albion (Angleterre) et Mame Baba Thiam, Fenerbahçe SK (Turquie).

La Côte d’Ivoire rend un hommage national à son défunt PM Hamed Bakayoko

La Côte d’Ivoire a rendu mercredi un hommage national à son défunt premier ministre Hamed Bakayoko dit Hambak au cour d’une cérémonie solennelle au palais présidentiel d’Abidjan en présence du couple présidentiel ivoirien, de quatre chefs d’Etat africains ainsi que des parents et amis de l’illustre disparu.

A cette occasion, le président ivoirien Alassane Ouattara a élevé à titre posthume, feu Hamed Bakayoko, à la Dignité de Grand Croix de l’Ordre national, la plus haute distinction du pays. Dans une oraison funèbre, Adama Toungara, le médiateur de la République de Côte d’Ivoire a soutenu que  « si la science pouvait faire quelque chose, Hamed Bakayoko serait encore avec nous ». 

Selon M. Toungara qui dit être l’un des condisciples du père de feu Hamed Bakayoko, l’ex-chef du gouvernement ivoirien, « était le médiateur entre les générations et le trait-d’union entre le pouvoir et l’opposition ».  

« Il ( Hamed Bakayoko) a le mérite d’avoir organiser les premières élections législatives les plus inclusives de toute l’histoire de la Côte d’Ivoire » a ajouté le médiateur de la République.

 Avant lui, Raymonde Goudou Coffie, la ministre ivoirienne de la Culture et de la francophonie, a affirmé  que feu Hamed Bakayoko  «est parti sans crainte avec la conviction d’avoir mené le bon combat  ».  Dans un autre témoignage, Mamadou Touré, le ministre ivoirien de la Promotion de la jeunesse et de l’emploi des jeunes qui s’exprimait au nom de la jeunesse ivoirienne, a soutenu que l’illustre disparu s’est élevé dans la hiérarchie sociale par le travail.  

« Pour Hambak, la condition sociale ne peut être un handicap à la réussite. Il était un exemple pour des millions de jeunes ivoiriens», a dit M. Touré ajoutant qu’il a donné  « une seconde chance à de nombreux jeunes ivoiriens ».  Poursuivant, il a indiqué que feu Hamed Bakayoko transcendait les clivages politiques et ethniques.  

« Il parlait avec tout le monde. Hamed Bakayoko parlait aussi bien avec les riches qu’avec les pauvres  », a-t-il souligné. Plusieurs personnalités du continent ont pris part à cette cérémonie d’hommage qui a pris fin avec la remise du drapeau national à la famille de l’illustre disparu. 

Parmi celles-ci, l’on peut citer les présidents Roch Marc Christian Kaboré ( Burkina Faso), Nana Akuffo Addo ( Ghana), Alpha Condé (Guinée) et Umaro Emballo Cissoco ( Guinée Bissau ). Le premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko, par ailleurs ministre de la défense est décédé mercredi dernier en Allemagne des suites d’un cancer fulgurant à 56 ans.

 Il était très adulé par la jeunesse ivoirienne et était considéré comme un grand mécène culturel. Fidèle parmi les fidèles du président ivoirien Alassane Ouattara, il était même pressenti pour succéder à celui-ci à la tête du pays. Feu Hamed Bakayoko sera inhumé vendredi prochain à Seguéla dans le nord-ouest ivoirien dont il est originaire. 

Transports et politique au menu de la presse sénégalaise

Les quotidiens sénégalais parvenus mercredi à APA traitent principalement des termes de la renégociation de la concession de l’autoroute à péage et de la recomposition de l’opposition face au président Macky Sall.Le Soleil et Le Quotidien indiquent que « l’Etat obtient 25% du capital » de l’autoroute à péage Dakar-Damniadio-AIBD, exploitée par la société française Eiffage. En sus, le Sénégal aura une redevance annuelle foncière d’au minimum 800 millions de FCFA au lieu de 1000 FCFA dans le contrat initial de concession.

Vox Populi donne les termes de la renégociation de la concession du péage. L’AS note pour sa part que l’Etat opte pour le péage dans la gestion de l’autoroute.

En politique, Le Quotidien titre sur le « front contre Macky » Sall, un projet d’alliance entre Ousmane Sonko et Khalifa Sall. Le journal souligne en outre que les deux opposants ont des « divergences sur le calendrier des Locales ».

Toutefois, Sud Quotidien note qu’on va « vers un bloc de l’opposition ». Déjà, Ousmane Sonko « trace la voie » là où l’ex-maire de Dakar et Cie « entérinent ».

Par ailleurs, L’AS constate que « Sonko dilue son discours » dans les rapports avec la France : « Nous n’avons pas de problème avec la France. Notre combat n’est pas mené contre un pays particulièrement ».

Sur les récentes manifestations nées de son arrestation alors qu’il se rendait à la convocation d’un juge après des accusations de viol, il soutient dans Vox Populi que « la seconde vague risque d’être plus dévastatrice que la première secousse ». Et cela se fera « si nos revendications ne sont pas respectées », a poursuivi ce candidat arrivé troisième avec 15% à la dernière présidentielle et considéré aujourd’hui comme le principal opposant du président Sall.

Malgré la décrispation, L’Observateur note des « positions tranchées » des deux côtés : « Macky/Sonko : les +batman+ du chœur ». Pour le journal, le président est arrimé sur ses principes et exclut toute pression. De son côté, l’opposant promet une deuxième vague dévastatrice au pouvoir.

En football, Record informe que le sélectionneur Aliou « Cissé pourra compter sur ses +Anglais+ », à savoir les internationaux sénégalais évoluant en Premier League, pour les matchs contre le Congo et l’Eswatini prévus à la fin de ce mois, dans le cadre des éliminatoires de la Can 2022.

Le journal note au même moment que le Jaraaf a une chance de « se relancer ». Le club sénégalais engagé en Coupe Caf affronte cet après-midi à domicile les Tunisiens du Sfax, pour la deuxième journée du groupe. 

De son côté, Teungueth FC, qui jouait hier à Alger devant le Mouloudia, dit « adieu aux quarts » après avoir concédé une troisième défaite sur quatre journées.

Hamed Bakayoko, destin brisé à quelques marches du sommet de l’État

Un cancer foudroyant a fait s’écrouler comme un château de cartes le rêve présidentiel entretenu par le Premier ministre ivoirien.Le mercredi 10 mars 2021. Dans la soirée, le site LSi Africa annonce en exclusivité la terrible nouvelle : « Le Premier ministre Hamed Bakayoko est mort ». Les internautes n’en reviennent pas et leurs interrogations sur le portail d’informations en disent long sur l’onde de choc.

Si d’aucuns refusent de l’admettre, Hambak, contraction des prénom et nom du natif d’Adjamé (populeux quartier d’Abidjan), est bel et bien décédé. Fidèle Sarassoro, le Directeur de cabinet du président de la République, confirme la mauvaise nouvelle au Journal Télévisé de 20 heures de la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI, publique).

Dans la foulée, par un tweet, le président Alassane Ouattara renseigne que son intrépide bras droit a perdu son combat face au cancer en Allemagne. Loin des siens. Le Premier ministre était en France depuis le 18 février pour y recevoir des soins avant d’être évacué au pays d’Angela Merkel.

A 56 ans, Hamed Bakayoko tire sa révérence alors qu’il était bien parti pour succéder à Alassane Ouattara qui dirige la Côte d’Ivoire depuis 2011.

Ascension express

A force de détermination, Hambak s’est imposé dans le milieu des affaires d’où son surnom de « Golden boy ». Sur la scène politique ivoirienne, il connaîtra le même succès en se hissant au niveau des personnages incontournables.

Très jeune, dans les années 90, il rejoint le Rassemblement des Républicains (RDR, opposition) fondé par Djéni Kobena et qui sera ensuite dirigé par M. Ouattara. Avec son journal Le Patriote, Hamed mènera le combat politique aux côtés de l’actuel chef de l’État, alors Premier ministre.

En 1993, ce musulman originaire du Nord de la Côte d’Ivoire prend les commandes de Radio Nostalgie. Cet intermède permet notamment à Hamed Bakayoko de se construire une solide réputation dans la sphère musicale ivoirienne.

Sous le régime de l’ancien président Laurent Gbagbo, il occupe le poste de ministre des Nouvelles technologies de l’Information et de la Communication de 2005 à 2010. A la prise de pouvoir de Ouattara, Hambak contrôle le stratégique ministère de l’Intérieur jusqu’en 2017. Pilier du régime, il s’installe après au ministère de la Défense.

Depuis 2018, ce politique réputé proche des populations était le maire de la célèbre commune d’Abobo, dans la capitale économique ivoirienne. Suite au décès, le 8 juillet 2020, du Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, M. Bakayoko prend sa succession tout en gardant son portefeuille de la Défense. Numéro deux du gouvernement, ce monogame et père de quatre enfants avait l’oreille du président Ouattara qui le considérait comme son « fils » politique.

Diplomate dans l’âme

Au lendemain de l’élection présidentielle du 31 octobre 2021, boycottée par Henri Konan Bédié et Pascal Affi N’Guessan, la Côte d’Ivoire n’est pas passée loin de réveiller ses vieux démons. Si le scénario du pire ne s’est pas produit, c’est grâce aux actions de protection de la sûreté de l’État du défunt Premier ministre.

En outre, Hamed Bakayoko dégage une forte personnalité qui transcende les clivages politiques et ethniques ayant longtemps divisé la nation ivoirienne. Pour décrisper le climat politique, cet homme de confiance d’Alassane Ouattara a renoué le dialogue avec l’opposition.

Même si tous les objectifs initiaux de ce processus n’ont pas été atteints, ces discussions ont créé les conditions de la participation des trois plus grands partis du pays aux élections législatives du 6 mars dernier : le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP, coalition au pouvoir), le Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo et le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) d’Henri Konan Bédié. Une première depuis 26 ans !

L’on se rappelle également qu’Hambak a échangé, le 6 janvier 2021 à Abidjan, avec deux émissaires de l’ex-président Laurent Gbagbo, sur les modalités de son retour en Côte d’Ivoire, après l’obtention de ses deux passeports.

Obsèques nationales

La dépouille d’Hamed Bakayoko est arrivée, samedi dernier, à l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan. Sur le tarmac, Alassane Ouattara, des membres du gouvernement et des autorités religieuses et coutumières ont partagé l’affliction de la famille éplorée.

Le président ivoirien a décrété un deuil national de 8 jours à compter du 12 mars. Un hommage solennel sera rendu, ce mercredi 17 mars, au disparu à la Présidence de la République.

Le recueillement sera prolongé au stade Alassane Ouattara d’Ebimpé (Anyama, Abidjan). Dans cette infrastructure sportive moderne, des artistes vont saluer la mémoire, de l’ancien Premier ministre, en musique. Il en a été ainsi pour Dj Arafat (1986-2019), ami d’Hambak.

Par la suite, la dépouille sera transférée le lendemain à Séguéla (Nord-Ouest) où aura lieu vendredi l’inhumation « dans la stricte intimité familiale ».

Péage : le Sénégal récupère 25% du capital d’Eiffage

Vingt-cinq pour cent du capital de la Société Eiffage de la Concession de l’Autoroute de l’Avenir (Secaa SA), au Sénégal, reviennent désormais à l’Etat.La renégociation entamée en 2019 est arrivée à son terme. Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Mansour Faye, a annoncé mardi 16 mars l’entrée de l’Etat sénégalais, à hauteur de 25%, soit 19 milliards FCFA, dans le capital de la société française. Celle-ci exploite l’Autoroute de l’Avenir reliant la capitale Dakar à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) de Diass, séparés d’une quarantaine de kilomètres.

Au même moment, l’Etat percevra une redevance domaniale représentant 2% du chiffre d’affaires annuel de la Secaa, avec au minimum 800 millions FCFA par an, au lieu de 1000 FCFA par an dans le contrat actuel, a ajouté le ministre.

Il a paraphé le protocole d’accord en compagnie de ses collègues chargés des Finances et du Budget ainsi que de l’Economie et du Plan, en plus du directeur général de l’Agence nationale pour la promotion des investissements et des grands travaux (APIX) et l’administrateur général de Secaa, Gérard Sénac.

Selon M. Faye, les nouveaux termes du contrat permettront « un suivi particulier du programme d’investissement, des recettes d’exploitation et des charges associées, en toute transparence. En outre, l’Etat du Sénégal va bénéficier de la distribution de dividendes pour chaque exercice. Un pacte d’actionnaires encadre cette disposition ».

Dans la perspective d’un partenariat durable, sécurisé et permettant les meilleures conditions d’un transfert de l’ouvrage à terme et au-delà, la réalisation des gros entretiens et réparations, le protocole dispose d’une extension de la durée de la concession pour cinq ans, a-t-il ajouté.

Par ailleurs, cette renégociation du contrat liant l’Etat du Sénégal à la Société Eiffage dans l’exploitation de l’Autoroute de l’Avenir semble également être une victoire du Collectif citoyen pour la défense des intérêts des usagers de l’autoroute à péage, créé en 2018.

Il continue de dénoncer les tarifs pratiqués sur la première autoroute à péage du pays. « Ils sont parmi les plus chers du monde, et ne correspondent pas aux revenus des Sénégalais », estime Bachir Fofana, le porte-parole du Collectif.

Covid-19 : scepticisme autour du vaccin en Afrique

Bien que les gourous de la santé mondiale se portent généralement garants de l’efficacité des vaccins contre le coronavirus, les communautés africaines prennent les vaccins contre la Covid-19 avec prudence.Depuis le début de l’année, la plupart des pays africains ont rejoint le programme Covid-19 Vaccines Global Access, abrégé en Covax.

Cette initiative mondiale visant à garantir un accès équitable aux vaccins contre le coronavirus pour les pays pauvres et les pays riches a permis de distribuer des milliards de doses des vaccins Oxford-AstraZeneca et Pfizer à un nombre croissant de pays africains.

Toutefois, cet accès croissant a suscité des interrogations quant à l’utilité réelle du vaccin en Afrique, où de nombreuses personnes s’accrochent à des théories qui pourraient compromettre les campagnes d’inoculation de masse déjà bien engagées sur le continent.

Avant que les vaccins n’atteignent les côtes africaines, les Centres africains de contrôle des maladies ont mené une enquête dans 18 pays du continent en décembre dernier. Les résultats n’ont pas été encourageants pour les apologistes de la vaccination, puisque seul un quart des personnes interrogées ont déclaré que les vaccins Covid-19 seraient efficaces et sûrs.

À l’époque, les négationnistes de la vaccination étaient peu nombreux selon l’enquête, mais quelques mois après le début de l’année, la situation pourrait changer. Huit pays européens ont suspendu l’utilisation du vaccin Oxford-AstraZeneca par crainte d’effets secondaires liés à la formation de caillots sanguins. L’Irlande, le Danemark, l’Autriche, la Bulgarie, l’Islande, l’Italie, la Norvège, la France et l’Allemagne figurent parmi les pays qui ont suspendu l’utilisation de ce vaccin jusqu’à ce qu’il soit médicalement prouvé que les caillots ne sont pas liés à celui-ci.

L’assurance de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) qu’il n’y a pas de lien établi entre les vaccins et les caillots sanguins signalés n’a guère contribuer à dissiper les craintes de certaines communautés africaines concernant « ce qui se cache derrière le vaccin ».

S’inspirant de cette prudence européenne, l’opinion publique sur le vaccin a été si forte en République démocratique du Congo que le gouvernement a suspendu sa campagne de vaccination jusqu’à ce qu’il puisse se porter suffisamment garant de l’efficacité des doses.

La RDC, qui avait acquis quelque 1,7 million de doses du vaccin AstraZeneca, est le premier pays du continent à faire preuve d’un « pragmatisme prudent ».

Même en Afrique du Sud, pays le plus durement touché du continent, qui espère vacciner 40 millions de personnes contre la Covid-19, le scepticisme à l’égard du vaccin est élevé. Même les travailleurs de la santé sont pris dans cette « océan de scepticisme » après que le syndicat d’infirmières Indaba a conseillé à ses 17.000 membres de ne pas prendre le vaccin. Les résultats des enquêtes menées en janvier par Ipsos et CompariSure suggèrent que la moitié de la population sud-africaine rejetterait le vaccin contre la Covid-19 parce qu’elle n’a pas confiance en son efficacité et sa sécurité.

L’Afrique du Sud compte actuellement 1,53 million de cas, dont 1,46 million guérisons et 51.560 décès. Le coordinateur de la vaccination de l’Oms pour l’Afrique Richard Mihigo, a déclaré que, bien que les antécédents du continent en matière de vaccins soient de bon augure pour les campagnes d’inoculation, les mythes, les idées fausses, les théories du complot et la tendance des Africains à être sceptiques à l’égard des choses extérieures à leur monde immédiat constituent un véritable défi à relever. La communauté sanitaire ne peut pas se permettre d’être dans le déni à ce sujet, a-t-il averti.

L’Ouganda, où le président semble peu enclin à se faire vacciner, reflète peut-être l’ampleur de ce défi. Malgré les milliers d’agents de santé déjà vaccinés dans son pays, le président Yoweri Museveni a admis qu’il n’était toujours pas décidé à se faire vacciner, alors que ses homologues du Nigeria, du Sénégal, de la Gambie, de la Guinée et de l’Afrique du Sud l’ont fait publiquement pour endiguer la vague de scepticisme déjà observée dans leurs pays.

Les compatriotes de Museveni se sont même moqués de son hésitation apparente comme d’un rejet à peine voilé du vaccin, fruit d’une profonde méfiance non exprimée quant à son efficacité.

En Gambie, où la campagne de vaccination contre la Covid-19 a commencé avec le dirigeant du pays et son cabinet qui se sont fait vacciner publiquement au début du mois de mars, des familles entières disent qu’elles ne suivront pas l’exemple du président Adama Barrow.

« Les personnes chargées d’administrer le vaccin ne seront pas autorisées à entrer dans ma propriété parce que moi et les membres de ma famille ne sommes pas intéressés par la vaccination », déclare Ba Foday Jitteh (nom fictif), père de huit enfants, dans la ville côtière de Brufut.

Aja Kaddy, sa fille de 15 ans, est d’accord : « nous ne pouvons pas faire confiance à ce vaccin après avoir entendu des histoires selon lesquelles il aurait causé la stérilité chez les femmes dans d’autres pays ».

Au Nigeria, la méfiance à l’égard des vaccins remonte à loin dans le passé. L’utilisation d’un test de vaccin Pfizer contre la méningite s’est terminée en tragédie pour 11 enfants en 1996 et a suscité l’hostilité des agents de santé impliqués dans les campagnes de vaccination, notamment dans le nord du pays.

S’adressant au Premium Times du Nigeria, Daniel Ogala, un tailleur qui vit et travaille à Abuja, a déclaré que les vaccins sont une invention occidentale pour surveiller les Africains. « Lorsqu’ils vous injectent le vaccin, une puce sera implantée dans votre corps et sera utilisée pour vous surveiller », a-t-il affirmé.

Selon les experts, les autorités sanitaires africaines ne doivent pas seulement faire face à une pandémie, mais aussi aux déficits de connaissances et de communication sur le coronavirus et les vaccins sur lesquels une grande partie du monde fonde son espoir de bannir cette maladie respiratoire de la surface de la terre.

Côte d’Ivoire: trois morts dans un accident de la circulation sur la route de Bassam

Trois personnes ont trouvé la mort dans un accident de la circulation avant Yaou non loin de la ville balnéaire de Grand-Bassam au Sud-Est d’Abidjan, a appris APA mardi auprès du Groupement des sapeurs-pompiers militaires ( GSPM).

En effet, dans une note d’information, les pompiers ont indiqué qu’ils ont été appelés en renfort lundi vers 13h ( heure locale et GMT) pour une opération de désincarcération suite à un accident de la circulation avant Yaou où trois victimes ont été extraites et mises à la disposition des pompes funèbres.

 L’année 2020 s’est achevée en Côte d’Ivoire avec un total de 31 361 interventions des sapeurs-pompiers qui ont recensé 32 234 victimes dont 1097 décès.

Niger : une trentaine de morts dans une attaque

Le drame a eu lieu, hier lundi, dans la région de Tillabéry, à l’ouest du Niger.La presse locale rapporte que les victimes, des villageois, revenaient du marché hebdomadaire de Banibangou, sis à la lisière de la frontière avec le Mali.

Des armés ont stoppé les véhicules dans lesquels ils voyageaient, avant de les tuer.

Début janvier 2021, une centaine de civils avaient été tués dans deux villages situés dans la « zone des
trois frontières » par des armés, poussant le chef de l’Etat nigérien, Mahamadou Issoufou, à ordonner le déploiement immédiat des forces spéciales de l’opération Almahaou pour sécuriser l’ouest du pays.

Piquet d’honneur des populations d’Abobo pour Hamed Bakayoko

A l’initiative du Conseil municipal d’Abobo ( Nord d’Abidjan), les couches socioprofessionnelles de cette cité de près de deux millions d’habitants ont procédé à un piquet d’honneur, mardi, à la mairie de ladite commune pour leur maire, le défunt premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko, a constaté APA sur place.

Au cours de cette cérémonie solennelle présidée par la ministre Kandia Camara, qui avait à ses côtés des Conseillers municipaux et des adjoints au maire d’Abobo, les chefs de communautés et guides religieux, la communauté éducative, les associations de femmes et de jeunes, les sportifs,… se sont successivement inclinés devant le portrait de l’illustre disparu témoignant de sa grande générosité et de sa dextérité dans la gestion de cette commune.

 «  Tous les domaines de la vie des populations d’Abobo ont changé en trois ans avec Hamed Bakayoko », a estimé Amao Paul, le porte-parole des chefs de communautés d’Abobo.

Pour sa part, l’imam Souleymane Diarrassouba, le porte-voix de la communauté musulmane d’Abobo a affirmé que  «nous prions pour que les chantiers qu’il (Hamed Bakayoko) avait commencé à Abobo soient une réussite». 

« Il (Hamed Bakayoko) était l’ami et le frère de l’église d’Abobo. L’avènement de Hamed Bakayoko à Abobo à redonner vie et espoir à l’église d’Abobo. Grâce à lui, l’église d’Abobo a eu du crédit à l’extérieur  », a témoigné de son côté, Bishop Lougah.

Quant à M’Bolo Koka, le chef central des communautés, il a soutenu qu’Hamed Bakayoko « est venu sortir Abobo de sa léthargie habituelle ».Selon lui, le défunt maire d’Abobo  est un  « homme de partage  qui n’a jamais voulu être heureux seul  ».

Le premier ministre ivoirien, par ailleurs, maire de la commune d’Abobo, Hamed Bakayoko est décédé mercredi dernier en Allemagne des suites d’un cancer fulgurant à l’âge de 56 ans.

Ce décès d’Hamed Bakayoko intervient huit mois seulement après celui de son prédécesseur à la primature, Amadou Gon Coulibaly.

Mali : un Mauritanien nommé émissaire de l’Onu

Le diplomate El-Ghassim Wane est, depuis lundi 15 mars, le nouvel émissaire de l’Organisation des Nations unies (Onu) pour le Mali.Une nouvelle promotion dans les organismes internationaux pour le Mauritanien. El-Ghassim Wane a été nommé, par le Secrétaire Général Antonio Guterres, nouvel émissaire onusien au Mali. Il succède au Tchadien Mahamat Saleh Annadif.

Dans ses nouvelles fonctions, M. Wane dirigera l’une des plus importantes opérations de la paix de l’organisation, selon les Nations unies. Environ 14.500 Casques bleus sont déployés au Mali qui fait face à la menace jihadiste, surtout au Nord du pays, depuis plus d’une décennie.

Né en 1959, El-Ghassim Wane dispose d’une grande expérience en matière de paix, de sécurité et de résolution des conflits, particulièrement en Afrique en partenariat avec les organisations internationales et régionales, renseigne l’Onu.

Entre 1994 et 2009, il a occupé des postes importants dans le domaine de la paix et de la sécurité au sein de l’Union africaine (UA) dont celui de Directeur du Département « Paix et Sécurité » de la Commission de l’UA. Il fut également Chef de la Division de la gestion des conflits, responsable des Affaires politiques, Chef adjoint du Centre de la gestion des conflits, Attaché politique à la Division des réfugiés, des personnes déplacées et des affaires humanitaires et Porte-parole de l’Union africaine pour les questions de paix et de sécurité.

Pour le compte de l’Onu, il a réalisé ces derniers mois un examen stratégique indépendant de l’opération de paix au Soudan du Sud, l’une des plus coûteuses menées par l’organisation dans le monde, recommandant de la réduire sans avoir été suivi sur ce sujet par le Conseil de sécurité. M. Wane est « connu pour sa loyauté envers l’UA, il est très +solutions africaines pour soucis africains+ », note-t-on à l’Onu.

Il est titulaire de masters en Droit public et en études internationales et européennes obtenus respectivement dans les Universités de Dakar (Sénégal) et de Lille II (France). Quant à son prédécesseur, l’ancien ministre tchadien des Affaires étrangères Mahamat Saleh Annadif, il pourrait prendre la direction du bureau de l’Onu pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, à Dakar.

Abidjan hôte d’un forum sur la facilitation du commerce

Le 2ème Forum des Comités nationaux de facilitation des échanges commerciaux se tiendra du 16 au 18 mars 2021 à Abidjan (Côte d’Ivoire), a annoncé lundi la Commission de la CEDEAO.Cette rencontre de trois jours vise à renforcer les comités nationaux de facilitation des échanges en tant que plate-forme centrale pour la coordination institutionnelle. Elle va aussi permettre la mise en œuvre des initiatives de facilitation des échanges résultant des obligations régionales et internationales, y compris l’Accord sur la facilitation des échanges (AFE) de l’OMC et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), indique la commission de la CEDEAO dans un communiqué.

Le forum, poursuit le document, mettra spécifiquement à jour les participants sur la mise en œuvre de l’ AFE dans l’espace CEDEAO, identifiera l’assistance pour la mise en œuvre des dispositions de la catégorie C de l’AFE. Il échangera et identifiera le renforcement des capacités pour la mise en œuvre des dispositions liées à l’obligation de transparence.

« Des participants des ministères chargés du Commerce dans les États membres, des représentants des administrations douanières et du secteur privé devraient participer à ce forum », ajoute le communiqué.

Eliminatoires CAN 2022: Côte d’Ivoire-Éthiopie le 30 mars 2021

L’équipe de football de la Côte d’Ivoire affronte le 30 mars 2021 celle de l’Éthiopie, au stade Alassane Ouattara d’Ebimpé à Anyama, au nord-ouest d’Abidjan, dans le cadre de la 6e journée des éliminatoires de la CAN « Cameroun 2022 ».

Le match est prévu au stade Alassane Ouattara d’Ebimpé, à 13h (GMT, heure locale), indique une note du Comité de normalisation de la Fédération ivoirienne de football (FIF), signée de son directeur exécutif adjoint, Claude Zito Blake.

Il sera officié par l’arbitre ghanéen Daniel Ayi Laryea, avec pour premier assistant Gilbert Kipkoech Cheruiyot du Kenya, deuxième assistant Kwasi Acheampong Brobbey du Ghana. L’assesseur des arbitres, lui, est le Tchadien Waldabet Koissoual.

Le commissaire de cette rencontre est Adalberto Luis Fonseca de Sao Tome et Principe, alors que le Nigérian Okey Sylvanus Obi assurera la fonction de officier de sécurité de cette 6e Journée des éliminatoires de la CAN Cameroun 2022.

Obsèques HamBak: Fally, Dadju, Maître Gims, Koffi Olomidé en concert à Abidjan

Une soixantaine d’artistes ivoiriens et des stars internationales de la musique, notamment Koffi Olomidé, Maître Gims, Dadju, Vegedream, Sidiki Diabaté, Fally Ipupa et bien d’autres sont attendus mercredi prochain à Abidjan pour un concert au stade Alassane Ouattara d’Ebimpé (Nord d’Abidjan) de 19h à 07h ( heure locale et GMT) en hommage à Hamed Bakayoko dit HamBak, le premier ministre ivoirien décédé la semaine dernière. 

L’annonce a été faite lundi à Abidjan lors d’une conférence de presse par Mamadou Touré, le porte-parole adjoint du Rassemblement des Houphoüetistes pour la démocratie et la paix ( RHDP, Parti présidentiel) qui avait à ses côtés Adama Bictogo, le directeur exécutif de ce parti et des acteurs du showbiz ivoirien. 

« Une soixantaine d’artistes locaux et plusieurs artistes internationaux sont attendus. Parmi les artistes Internationaux qui viennent, il y a Koffi Olomidé, Dadju, Maître Gims, Sidiki Diabaté… », a fait savoir M. Touré.

 Au niveau national où une soixantaine d’artistes sont attendus, il a cité entre autres, Alpha Blondy, Magic System, Bilé Didier, Espoir 2000, Les Patrons, Serges Beynaud…  « C’est pour nous l’occasion de témoigner notre amour à Hamed Bakayoko. C’était un grand mécène de la culture africaine  », a ajouté Angelo Kabila, un manager d’artistes.

 Avant lui, Adama Bictogo, le directeur exécutif du RHDP a indiqué qu’avant ce concert, un hommage des partis politiques ivoiriens et de la société civile est prévu dans ce même stade de 16h à 19h (heure locale et GMT) pour honorer la mémoire de feu Hamed Bakayoko.

 « Il était l’un des rares ministres à maintenir les relations avec tout le monde. Il a su manier le bâton et la carotte pour arriver au dialogue politique », a dit M. Bictogo.

Poursuivant, il a appelé les jeunes à participer massivement à cette cérémonie d’hommage. Hamed Bakayoko alias  « Hambak » ou encore « le Golden Boy » , le premier ministre ivoirien est décédé mercredi dernier en Allemagne des suites d’un cancer à l’âge de 56 ans.

Son inhumation est prévue vendredi prochain à Séguéla dans le Nord-ouest ivoirien dont il est originaire.

Obsèques Hamed Bakayoko: suspension des cours à Abobo (Officiel)

Les cours sont suspendus mardi et mercredi à Abobo, une commune populaire au nord d’Abidjan en raison des cérémonies d’hommage à Hamed Bakayoko, le premier ministre ivoirien, également maire de cette commune décédé la semaine dernière en Allemagne. 

« La direction régionale d’Abidjan 4 sera le cadre de cérémonies d’hommage à M. le premier ministre Hamed Bakayoko, maire de la commune d’Abobo. Les cours vaqueront les mardi 16 et mercredi 17 mars 2021 », annonce le directeur régional de l’éducation nationale, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle d’Abidjan 4, Gla Marie-Claire, dans une note d’information.

« Pour le respect de la mémoire de cet illustre disparu, les élèves sont invités à reprendre les cours dans la discipline le jeudi 18 mars 2021», ajoute la note d’information parvenue à APA.

La commune d’Abobo organise ce mardi une cérémonie d’hommage à son premier magistrat Hamed Bakayoko, par ailleurs, premier ministre, chef du gouvernement et ministre d’Etat, ministre de la défense décédé le mercredi dernier en Allemagne des suites d’un cancer à l’âge de 56 ans.

Le programme des obsèques prévoit également un hommage des partis politiques ivoiriens et de la société civile ce mercredi 17 mars 2021 au stade Alassane Ouattara d’Ebimpé-Anyama (Nord d’Abidjan) de 16h à 19h (heure locale et GMT) pour honorer la mémoire de feu Hamed Bakayoko.

L’hommage des politiques et de la société civile fera place ce même mercredi et au même lieu à un concert  de 19h à 07h (heure locale et GMT) qui verra la prestation de plusieurs artistes internationaux et nationaux. Il s’agit notamment de Koffi Olomidé, Maître Gims, Dadju, Vegedream, Sidiki Diabaté, Fally Ipupa, Alpha Blondy, Magic System, Bilé Didier, Espoir 2000, Les Patrons, Serges Beynaud…

Auparavant, dans la matinée de ce mercredi, la cérémonie officielle d’hommage est prévue au palais présidentiel d’Abidjan-Plateau. Son inhumation est prévue vendredi prochain à Séguéla dans le Nord-ouest ivoirien dont il est originaire.

La polémique AstraZeneca en vedette dans la presse sénégalaise

Les quotidiens sénégalais parvenus mardi à APA traitent principalement de la controverse née de l’administration du vaccin contre la Covid-19 produit par le laboratoire suédo-britannique AstraZeneca.« Astra gênes et cas » ou « Astra gênant cas ». L’Observateur et Le Quotidien se passent le mot dans leurs Unes à propos du controversé vaccin dont plusieurs pays en Europe ont suspendu l’utilisation.

Pour le cas sénégalais, L’Observateur souligne que les spécialistes sont « écartelés entre fausse imputabilité et principe de précaution ». Quelqu’un comme le professeur Tandakha Ndiaye, immunologue, recommande à la Une du Soleil de « poursuivre la campagne avec le vaccin AstraZeneca ».

D’ailleurs, note L’Observateur, l’État sénégalais poursuit cette campagne et « parle même de satisfaction par rapport au rythme ». Cependant, des cas de « malaise grave chez des personnes âgées » sont pointés sur les réseaux sociaux, mais « officiellement inconnus des services de santé », ajoute le journal privé.

Quoi qu’il en soit, croit savoir L’AS, AstraZeneca est « le vaccin de la polémique ». Si la France, l’Allemagne et l’Italie ont entre autres suspendu son administration, l’OMS recommande pour sa part de la poursuivre, selon le même journal.

Face au doute permanent, le quotidien national Le Soleil note en revanche que « l’humanité (est) loin d’entrevoir le bout du tunnel » à cause de la troisième vague et la multiplication des variants de la du nouveau coronavirus.

Sur la situation sociopolitique, L’AS informe qu’un front pour la défense de la République est « en gestation ». Son champ d’action concernera les libertés d’opinion et le respect des institutions contre la violence.

A propos de la candidature de substitution pour la présidentielle de 2024 dans le camp du pouvoir, Walf Quotidien note que « les +clandestins+ sortent du Macky », affichant notamment Alioune Badara Cissé (médiateur de la République), Mahammad Dionne (ex-PM) et Idrissa Seck (président CESE).

Pendant ce temps, Le Quotidien s’interroge sur l’apport que pourrait avoir le doyen Amadou Makhtar Mbow, 100 ans, pour le chef de l’Etat pour « reprendre en main » la situation dans le pays : « Et si Mbow sauvait le Soldat Sall ? ».

Toutefois, Sud Quotdien semble dire que Macky Sall ne s’avoue pas vaincu : « Gestion de la période post-crise : le double jeu de Macky ».

En revanche, Dr Babacar Diop (opposition) fait savoir dans Vox Populi qu’il « n’y a pas de compromis possible sur nos revendications. Macky Sall doit les satisfaire impérativement pour un retour définitif de la stabilité ».

En football, Record reprend le désormais premier vice-président de la Caf, le Sénégalais Augustin Senghor, qui note que « cette équipe va bâtir une confédération forte ».

En aval, le journal titre sur le déplacement de Teungueth FC à Alger où « les Rufisquois dos au mur » vont croiser ce soir le Mouloudia qui les avaient battu à l’aller, à Thiès, sur 0-1. Pour Stades, cette quatrième journée représente pour Teungueth FC « sa survie » dans les phases de poule de la Ligue des champions africaine.

Côte d’Ivoire: deux blessés dont une chinoise dans un braquage au Plateau

Des individus à moto ont braqué mardi un véhicule avec à son bord des chinois devant l’immeuble Hévéa Petroci, au Plateau, le quartier des affaires d’Abidjan faisant deux blessés dont une chinoise, a appris APA de source sécurité sur place dans la capitale économique ivoirienne.

Selon les faits rapportés par des témoins, une chinoise a été blessée à l’abdomen et le chauffeur du véhicule, un homme de couleur noire, a reçu deux balles dans les cuisses.

La police ivoirienne et le Groupe des sapeurs-pompiers militaires (GSPM) ont rallié le lieu du drame pour secourir les victimes, a ajouté la même source.

Une fausse alerte à la bombe sème la panique à Abidjan

Une fausse alerte à la bombe a semé, mardi, la panique à la Cité administrative du Plateau, le quartier administratif et des affaires de la capitale économique ivoirienne.

Des informations persistantes faisant état dans l’après-midi, de la découverte d’une bombe à la Tour D, ont créé la panique au sein  de la Cité administrative où des plusieurs unités des forces de l’ordre ont été déployées, notamment des unités spécialisées dans le déminage.  

« Après vérification, nous nous sommes rendus compte que c’est une fausse alerte à la bombe », a déclaré à APA un agent des forces de l’ordre, mais, a-t-il précisé, «par mesure de prudence, nous avons évacué les occupants de la Tour».

Prix Ibrahim : Mahamadou Issoufou lauréat 2020

L’ancien président du Niger (2011-2021) remporte cette distinction pour son « leadership exceptionnel et (son) respect pour la démocratie ».C’est tout sauf une surprise. Le Prix Ibrahim 2020 pour un leadership d’excellence en Afrique a été décerné au président du Niger, Mahamadou Issoufou (68 ans). « La Fondation Mo Ibrahim a annoncé l’attribution du prix à l’issue d’une réunion de son Comité du Prix indépendant », annonce un communiqué reçu ce mardi à APA.

Le sixième lauréat du Prix Ibrahim, souligne le document, « a effectué deux quinquennats présidentiels » au Niger. M. Issoufou, contrairement certains chefs d’Etat ouest-africains, n’a pas brigué un troisième mandat.

Selon le Comité du Prix, le prédécesseur de Mohamed Bazoum a conforté, tout au long de la dernière décennie, la croissance économique au bénéfice de ses concitoyens, fait preuve d’un engagement indéfectible en faveur de la stabilité régionale et défendu sans relâche le respect de la règle constitutionnelle et démocratique.

Pour justifier le choix porté sur l’ancien président nigérien, Festus Mogae, président du Comité du Prix Ibrahim, a déclaré : « Face aux problèmes politiques et économiques les plus graves, notamment un extrémisme violent et une désertification croissante, M. Issoufou a su conduire ses concitoyens sur la voie du progrès. Aujourd’hui, le nombre de Nigériens vivant sous le seuil de pauvreté est tombé à 40 % contre 48 % il y a dix ans ».

Dans son argumentaire, l’ex-chef de l’Etat du Botswana a indiqué que « les défis demeurent conséquents, mais le président Issoufou a tenu ses engagements auprès du peuple nigérien et leur a ouvert la voie d’un avenir meilleur. Après mûre réflexion, le Comité a considéré (qu’il) est le digne lauréat 2020 du Prix Ibrahim ».

Car au cours des dix années de présidence de Mahamadou Issoufou, soutient le Comité du Prix, le Niger a progressé dans de nombreux domaines, notamment dans chacune des quatre dimensions de la catégorie Développement humain- Santé, Education, Protection sociale, Environnement. Poursuivant, le jury précise que ce pays sahélien « figure parmi les dix Etats africains qui ont réalisé les plus fortes progressions dans le renforcement des opportunités socio-économiques pour les femmes au cours de la décennie écoulée ».

Mo Ibrahim, président de la Fondation éponyme, a rendu un vibrant hommage au lauréat de cette année : « Le président Issoufou est un dirigeant exceptionnel qui a œuvré sans relâche pour son peuple, pour son pays et pour sa région, en relevant des défis apparemment incommensurables avec courage et détermination. J’espère que son parcours inspirera de nombreuses générations de leaders africains ».

Avant Mahamadou Issoufou, Ellen Johnson Sirleaf du Libéria (2017), Hifikepunye Pohamba de la Namibie (2014), Pedro Pires du Cabo Verde (2011), Festus Mogae du Botswana (2008) et Joaquim Chissano du Mozambique (2007) ont reçu ce prix dont l’icône Nelson Mandela a été nommé le premier lauréat honoraire en 2007.

Le Prix Ibrahim, doté d’une enveloppe de 5 millions de dollars US versés sur dix ans, permet à l’Afrique de « continuer à bénéficier de l’expérience et de la sagesse de ses dirigeants d’exception en donnant à ces derniers l’occasion de poursuivre une action citoyenne sur le continent une fois leur mandat national achevé ».

Législatives ivoiriennes: le Rhdp remporte 137 sièges contre 91 pour l’opposition

Le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), le parti au pouvoir en Côte d’Ivoire, a remporté 137 sièges sur 254, soit plus de la moitié des sièges, à l’issue de l’élection des députés du 6 mars 2021.

Ces données ont été délivrées mardi par M. Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, le président de la Commission électorale indépendante (CEI), lors de la proclamation des résultats provisoires au siège de l’institution.

Le vote s’est déroulé dans 204 circonscriptions sur 205 que compte le pays à la suite du décès d’un candidat. De ce fait, il est sursis à l’élection du député de la circonscription de Arikokaha, Niakaramandougou et Tortiya, communes et sous-préfectures.

Sept groupements et partis politiques ont pris part au scrutin qui a réuni depuis plus de deux décennies l’ensemble des partis politiques du pays: EDS, EPB (UDPCI), FPI, Indépendants, Pdci-Rda, Pdci/Eds et le Rhdp.

Le Rhdp arrive en tête avec 106 circonscriptions remportées et 137 sièges remportés. La liste Pdci-Eds a gagné dans 38 circonscriptions et remporté 50 sièges, le Pdci s’est illustré dans 19 circonscriptions et remporté 23 sièges.

Les candidats indépendants, eux, ont gagné dans 24 circonscriptions électorales et remporté 26 sièges, tandis que le Front populaire ivoirien  (FPI) s’est imposé dans deux circonscriptions et remporté deux sièges.

La liste EPB (Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire, Udpci) a remporté le scrutin dans sept circonscriptions et remporté huit sièges, alors que EDS  (Ensemble pour la démocratie et la souveraineté) a gagné dans huit localités et remporté huit sièges.

Le taux de participation des élections législatives ivoiriennes du 6 mars 2021 s’est établi à 37,88%, selon les résultats provisoires proclamés mardi par la Commission électorale indépendante  (CEI).

Pour ces élections législatives, ont voté 2.788.022 électeurs sur 7.359.399 inscrits sur le listing électoral, a indiqué Ibrahime Coulibaly-Kuibiert le président de la Commission électorale indépendante (CEI), institution en charge d’organiser des élections.

Les résultats ressortent à l’issue du vote 82.184 bulletins nuls, 34.083 bulletins blancs, pour 2.705.838 suffrages exprimés, a fait savoir le président de la Commission électorale indépendante, relevant que le taux de participation est de 37,88%.

« Il est loisible à tout candidat ou parti politique ayant parrainé une candidature de bien vouloir saisir le Conseil constitutionnel si le candidat ne convient pas avec la Commission électorale indépendante des résultats ainsi proclamés », a fait savoir M. Kuibiert.

Le Conseil constitutionnel, le juge électoral, donnera les résultats définitifs du scrutin après la période des contentieux qui s’ouvre à la suite de la proclamation des résultats provisoires par la Commission électorale.

L’Assemblée nationale ivoirienne comprend 255 sièges. Il reste encore un siège à pouvoir dans la circonscription de Niakaramandougou, dans le Nord du pays.

Présidence Caf : Ahmad Ahmad hors course

Le Tribunal arbitral du sport (Tas) a certes réduit la durée de la suspension du Malgache mais il ne pourra pas briguer un second mandat à la tête de la Confédération africaine de football (Caf).Ahmad Ahmad n’est pas sorti de l’auberge. C’est une douche froide pour le successeur d’Issa Hayatou qui espérait avoir gain de cause après son appel auprès du Tribunal arbitral du sport (Tas).

En effet, le dirigeant sportif avait été suspendu pour cinq ans par la Commission d’éthique de la Fédération internationale de football association (Fifa). L’institution indépendante basée à Lausanne (Suisse) a eu la main moins lourde même si elle a pratiquement maintenu toutes les charges.

« La Formation arbitrale du Tas a partiellement admis l’appel et a réduit la durée de la suspension imposée à M. Ahmad à 2 ans, à compter de ce jour, moins la période de suspension déjà subie entre le 19 novembre 2020 et le 29 janvier 2021, a également réduit l’amende, fixée désormais à 50.000 francs suisses », soit près de 30 millions F CFA, selon le communiqué parvenu à APA.

La Formation, composée du Français Thomas Clay et de l’Italien Massimo Coccia, a d’abord auditionné le mis en cause par vidéoconférence les 2 et 3 mars 2021, avant de le reconnaître « coupable de violation » du Code d’éthique de la Fifa.

Deux infractions ont été retenues, dont la non comptabilisation de diverses transactions financières, l’acceptation de paiement en liquide, les virements bancaires de bonus et indemnités sans base contractuelle ou règlementaire. Il s’agit là d’une violation des articles 20 et 28 du Code d’éthique d’après le jury.

Ensuite, Ahmad a été épinglé pour distribution de cadeaux et détournement de fonds (utilisation de l’argent de la Caf pour contribuer au financement d’une invitation à un pèlerinage à la Mecque (Umra) en faveur de certains présidents de fédérations nationales, invitation sans rapport direct avec le football. Ces faits constituent une violation des articles 20, 25 et 28 du Code d’éthique.

En revanche, le Tas a libéré M. Ahmad de toute infraction liée aux contrats « Tactical Steel ». Il considère que les pièces au dossier ne permettent pas de conclure que l’ancien ministre malgache des Sports ait tiré un quelconque avantage personnel notamment dans le cadre de la transaction avec Tactical Steel pour l’équipement du Championnat d’Afrique des nations 2018.

La Formation arbitrale en conclut qu’il n’y a pas d’abus de pouvoir et de violation du devoir de loyauté contenus dans les articles 15, 25 et 28.

Dans la décision rendue le 19 novembre 2020, la Chambre de jugement de la Commission d’éthique de la Fifa avait constaté que le président de la Caf déchu avait commis plusieurs infractions au Code d’éthique de la Fifa.

Une interdiction de participer à toute activité liée au football sur le plan national et international pour une durée de cinq ans ainsi qu’une amende de plus de 118 millions F CFA (200.000 francs suisses) lui avaient été infligées. Dans son appel au Tas, M. Ahmad a demandé l’annulation de la décision attaquée.

Malgré la réduction de sa suspension, l’ex-ministre malgache de la Pêche est définitivement éliminé de la course à la présidence de la Caf dont l’élection est prévue le 12 mars prochain à Rabat (Maroc).

De ce fait, la voie est balisée pour le milliardaire sud-africain Patrice Motsepe, derrière lequel se sont rangés les trois autres candidats. A savoir le Sénégalais Augustin Senghor, le Mauritanien Ahmed Yahya et l’Ivoirien Jacques Anouma.

Législatives: l’opposition remporte Yopougon, Port-Bouët et Marcory

La circonscription de Yopougon, cité populaire située dans l’Ouest d’Abidjan et réputée comme le « fief » de Laurent Gbagbo, a été remportée par la liste Pdci/Eds (opposition) avec 47,20% des suffrages exprimés à l’élection des députés du 6 mars 2021, selon les résultats provisoires de la Commission électorale indépendante (CEI) publiés mardi.

Devant les caméras, le porte-parole principal de la Commission électorale indépendante (CEI), Émile Ebrotié, a donné les trois dernières circonscriptions restant dans l’élan de la proclamation des résultats provisoires des élections législatives du 6 mars 2021.

Dans la circonscription électorale de Yopougon commune, la liste du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci)/Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS) a obtenu 41.820 voix soit 47,20% des suffrages exprimés devant le Rhdp (pouvoir), crédité de 41.374 voix soit 46,69%. 

A Port-Bouët commune, cité balnéaire dans le Sud d’Abidjan, la liste Pdci a été déclarée vainqueur avec 14.959 voix soit 48,88%, devant le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp, pouvoir) qui a récolté 13.698 voix soit 44,76%.

Au niveau de la circonscription de Marcory, dans le Sud d’Abidjan, le Pdci s’est imposé largement avec 9.292 suffrages exprimés, soit 51,63%, devançant son principal rival le Rhdp qui a obtenu 7.737 voix, soit 42,99%, tandis que le Front populaire ivoirien  (FPI, tendance Affi Nguessan) a été crédité de 619 voix, soit 3,44%.

Cette élection législative a réuni tous les partis politiques du pays, et ce depuis plus de deux décennies. Les partis de l’opposition ont décidé d’aller à ce scrutin en rang serré dans les différentes circonscriptions électorales.     

Présidence Caf : le Tas a tranché, Ahmad ne sera pas candidat

Le Tribunal arbitral du sport (Tas) a réduit lundi à deux ans la suspension d’Ahmad Ahmad, ex-président de la Confédération africaine de football (Caf).Le Malgache n’est pas sorti de l’auberge. Alors qu’il espérait gain de cause dans son appel suite à sa suspension pour cinq ans par la Commission d’éthique de la Fifa, la Formation arbitrale du Tas a réduit la sentence, mais maintient pratiquement les charges de la Chambre de jugement de l’instance faîtière du football mondial.

« La Formation arbitrale du TAS a partiellement admis l’appel et a réduit la durée de la suspension imposée à M. Ahmad à 2 ans, à compter de ce jour, moins la période de suspension déjà subie entre le 19 novembre 2020 et le 29 janvier 2021, a également réduit l’amende, fixée désormais à CHF 50.000 », soit près de 30 millions FCFA, selon le communiqué parvenu à APA.

La Formation, composée du Français Thomas Clay  et de l’Italien Massimo Coccia, a d’abord auditionné Ahmad par vidéoconférence les 2 et 3 mars 2021, avant de le reconnaître « coupable de violation du CDE », le Code d’éthique de la FIFA.

Deux infractions ont été retenues, dont la non comptabilisation de diverses transactions financières, acceptation de paiement en liquide, virements bancaires de bonus et indemnités sans base contractuelle ou règlementaire. Il s’agit là d’une violation des articles 20 et 28 CDE, selon le jury. 

Ensuite, Ahmad a été épinglé pour distribution de cadeaux et détournement de fonds (utilisation de l’argent de la CAF pour contribuer au financement d’une invitation à un pèlerinage à la Mecque (Umra) en faveur de certains présidents de fédérations nationales, invitation sans rapport direct avec le football. Ce qui est une Violation des articles 20, 25 et 28 CDE. A l’inverse du reste de la décision, souligne le Tas, cette infraction n’a été retenue qu’à la majorité de la Formation et non pas à l’unanimité.

En revanche, la Formation a libéré M. Ahmad de toute infraction liée aux contrats « Tactical Steel ». Elle considère que les pièces au dossier ne permettent pas de conclure que M. Ahmad ait tiré un quelconque avantage personnel notamment dans le cadre de la transaction avec Tactical Steel pour l’équipement du Championnat d’Afrique des Nations 2018. Ce qui ne représente pas une violation du devoir de loyauté et pas d’abus de pouvoir selon les articles 15, 25 et 28 CDE.

Dans la décision rendue le 19 novembre 2020, la Chambre de jugement de la Commission d’éthique de la FIFA avait constaté que le président de la Caf déchu avait commis plusieurs infractions au Code d’éthique de la FIFA (CDE). Une interdiction de participer à toute activité liée au football sur le plan national et international pour une durée de cinq ans ainsi qu’une amende de plus de 118 millions FCFA (CHF 200’000) lui avaient été infligées. Dans son appel au Tas, M. Ahmad a demandé l’annulation de la décision attaquée. 

Malgré la réduction de sa suspension, l’ancien ministre des Sports malgache est définitivement hors course pour l’élection du prochain président de la Caf, prévue le 12 mars prochain à Rabat (Maroc). 

La voie est aujourd’hui balisée pour le milliardaire sud-africain Patrice Motsepe, derrière lequel se sont rangés les trois autres candidats. A savoir le Sénégalais Augustin Senghor, le Mauritanien Ahmed Yahya et l’Ivoirien Jacques Anouma.

Football : la Caf annule la Can U17 2021

Le Comité d’urgence de l’instance faîtière du foot africain invoque la Covid-19.La décision de la Caf est tombée lundi soir. Réuni à Rabat (Maroc) pour statuer sur la tenue de la Coupe d’Afrique des nations des moins de 17 ans, le Comité d’urgence de la Caf  « a pris connaissance des contraintes auxquelles sont confrontées certaines des associations membres participantes ainsi que le pays hôte ».

En outre, il a reconnu que « la pandémie de coronavirus continue de présenter d’importants défis pour l’organisation d’événements sportifs internationaux ».

Pour toutes ces raisons, le Comité a annulé l’édition 2021 de la Can U17. Cette compétition était initialement prévue du 13 au 31 mars dans le Royaume chérifien.

L’appel au calme du président Macky Sall à la Une

La presse sénégalaise de ce mardi met l’accent sur l’appel au calme du chef de l’Etat, Macky Sall, suite aux manifestations nées de l’affaire Ousmane Sonko, remis en liberté sous contrôle judiciaire, hier, dans l’affaire de viols dont il est accusé par Adji Sarr, une employée d’un salon de massage.« Le président Macky Sall aux jeunes manifestants-Je vous ai compris », rapporte le quotidien national Le Soleil, informant que l’Etat viendra en aide aux familles endeuillées et fera une réorientation budgétaire pour la politique de jeunesse.

Ce journal ajoute que le couvre-feu qui était de 21 heures à 5 heures du matin sera allégé de minuit à 5 heures. A propos de l’aspect judiciaire de cette crise, le président soutient : « Laissons la justice suivre son cours en toute indépendance ».

« Je comprends la colère qui s’est exprimée…Je sais ce qu’est la vie dure dans nos quartiers, je comprends la colère de nos banlieues ; (…) je comprends vos inquiétudes et vos préoccupations », rapporte Libération à sa Une.

Pour Sud Quotidien, « Macky joue la carte de l’apaisement » et réitère dans L’As : « Je comprends vos inquiétudes. Je constate que tous les efforts jusque-là consentis, en matière de formation, d’emploi restent encore insuffisants. Nous sommes une seule famille, unie par une histoire qui nous assigne un destin commun ».

« Justice rendue par le peule-Violences et voix de paix. Macky, Sonko et les discours d’apaisement », renchérit L’Observateur.

Toutes choses qui font dire à Vox Populi que c’est « le temps de la lucidité ».

Traitant de ces sorties de Macky et de Sonko, Le Quotidien note des « heurts de parole ».

Selon le journal, le chef de l’Etat appelle au calme et annonce des réponses pour les jeunes, là où le leader de Pastef, sous contrôle judiciaire, accuse Macky de haute trahison et réclame sa démission.

« Mandat, Casamance, libertés…Sonko lance sa révolution », constate Walf Quotidien.

L’As revient sur la célébration « morose » du 8 mars au Sénégal et souligne que « les femmes dédient la Journée à la préservation de la paix ».

Une microfinance installe sa première agence dans le centre ivoirien

Le groupe Cofina, la première institution panafricaine dédiée à la microfinance, a ouvert lundi à travers sa filiale Fin’Elle, sa première agence de mésofinance dans le centre ivoirien notamment à Bouaké, dans la Région du Gbêkê.

A l’ouverture de cette agence, Mme Kady Traoré, directrice générale de Fin’Elle, a expliqué que Bouaké, la métropole du centre ivoirien, accueille cette succursale,  car la ville est un carrefour commercial important, une terre d’agriculteurs et de commerçants.

Pour la filiale, c’est un réel plaisir et un honneur d’inaugurer cette agence, la cinquième de son réseau, a dit Mme Kady Traoré, indiquant que l’objectif est la parité homme/femme, l’autonomisation financière de la femme et de la jeune fille.

Et ce, afin de les inscrire dans une dynamique de croissance durable, a fait observer Mme Kady Traoré, tout en insinuant qu’en s’installant à Bouaké, la filiale s’engage à « contribuer fortement à la reconstruction d’une ville de Bouaké plus dynamique ».

« Nous voulons voir nos  filles, nos sœurs, nos mères s’épanouir et créer de la richesse par leurs activités », a-t-elle lancé, car plus que jamais, le groupe veut les accompagner et valoriser leurs contributions au développement économique et durable du pays. 

Auparavant, le maire de Bouaké, Nicolas Youssouf Djibo s’est félicité du choix de sa commune pour abriter cette 5e agence de Fin’Elle.

Depuis sa création, en août 2018, la filiale a financé plus de 3 000 activités dans le pays pour une enveloppe de plus de 20 milliards FCFA. Mais, outre le service financier, elle soutient le renforcement des capacités techniques et managériales de sa clientèle.

Cette « finance pour elle » vient promouvoir la parité hommes-femmes et soutenir l’entrepreneuriat féminin à travers des offres d’épargnes et de crédits incluant un programme de renforcement de capacités techniques et managériales.

Elle compte aujourd’hui près de 9.000 clients et occupe la 9e position du classement des institutions de microfinance de Côte d’Ivoire. L’autonomisation de la femme étant au cœur de ses actions.

Au 31 décembre 2020, la filiale qui compte 78 employés a financé 3081 projets et enregistré un total bilan de 12,238 milliards de FCFA. Quant au montant total de crédit depuis le démarrage, il s’est établi à 22,231 milliards de Fcfa. 

Le directeur d’agence de Bouaké est M. Jean Jacques Toh. Il aura à charge avec ses équipes d’animer ce bureau dont l’une des visions est de construire de « belles réussites professionnelles et personnelles » de leurs clients.  

La cérémonie d’ouverture de l’agence s’est déroulée en présence d’élus, de notabilités religieuse et coutumière, à l’occasion de la journée internationale de la femme, comme pour « lancer un appel fort à l’action en faveur des femmes ».