L’OMS annonce des doses de vaccin anti-Ebola en Côte d’Ivoire

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) annonce des doses de vaccin anti-Ebola en Côte d’Ivoire, après un cas positif déclaré au CHU de Cocody, dans l’Est d’Abidjan, dans un communiqué.

« L’OMS apporte un appui dans le cadre de la coordination des activités transfrontalières de lutte contre la maladie à virus Ebola. Aujourd’hui (samedi), 5000 doses de vaccin anti-Ebola, qui ont été obtenues grâce au soutien de l’Organisation pour combattre l’épidémie en Guinée, seront acheminées vers la Côte d’Ivoire grâce à un accord entre les ministères de la santé des deux pays », indique le communiqué.  

Un avion devrait décoller bientôt d’Abidjan pour recueillir les doses de vaccin qui serviront à vacciner les personnes à haut risque, notamment les agents de santé, les premiers intervenants et les contacts des cas confirmés,  souligne le communiqué. 

Le personnel de l’OMS basé en Côte d’Ivoire prêtera son concours à l’enquête sur ce cas positif, assure l’organisation, qui annonce en outre une équipe multidisciplinaire d’experts de l’OMS couvrant tous les aspects essentiels de la riposte sera déployée rapidement sur le terrain. 

Ces experts faciliteront le renforcement de la prévention et contrôle d’infection dans les établissements de santé, et fourniront un appui aux activités de diagnostic, de recherche des contacts, de traitement et de sensibilisation des communautés, qui doivent prendre une part active à la riposte, mentionne le texte. 

La Côte d’Ivoire a notifié la flambée épidémique conformément au Règlement sanitaire international, et l’OMS ne recommande aucune restriction de voyage à destination ou en provenance du pays, souligne l’organisation onusienne. 

« Il est extrêmement préoccupant que cette épidémie ait été déclarée à Abidjan, une métropole de plus de quatre millions d’habitants », a déclaré Dr Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Afrique.

« Cependant, l’essentiel de l’expertise mondiale en matière de lutte contre la maladie à virus Ebola se trouve ici, sur le continent, et la Côte d’Ivoire peut tirer parti de cette expérience pour accélérer la riposte », a–t-elle ajouté. 

Le ministère ivoirien en charge de la santé a confirmé samedi le premier cas de maladie à virus Ebola dans le pays depuis 1994. L’annonce a été faite officiellement après que l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire a confirmé la présence du virus Ebola dans des échantillons prélevés sur une patiente en provenance de Guinée, qui avait été hospitalisée à Abidjan.

Les premières enquêtes ont révélé que la patiente s’est rendue en Côte d’Ivoire par voie terrestre et est arrivé à Abidjan le 12 août. Elle a été admise à l’hôpital à la suite d’une fièvre et est actuellement sous traitement.

Pendant quatre mois, une épidémie de maladie à virus Ebola a sévi en Guinée, et a officiellement pris fin le 19 juin 2021. Aucun élément n’indique que le cas détecté en Côte d’Ivoire est lié à la récente flambée épidémique qui a touché la Guinée.

Une enquête plus approfondie et un séquençage génomique devraient permettre d’identifier la souche du virus et de déterminer s’il existe un lien entre les deux flambées. Pendant que les pays se concentrent sur la riposte à la Covid-19, il devrait, selon l’OMS se préparer à faire face à d’éventuels cas de maladie à virus Ebola.

Bien que la Côte d’Ivoire ait des frontières communes avec la Guinée et le Libéria, qui ont été durement frappés par Ebola entre 2014 et 2016, le pays n’a enregistré aucun cas confirmé de la maladie à virus Ebola depuis 1994, l’année où un scientifique avait été infecté durant une épidémie chez les chimpanzés.

La maladie à virus Ebola est une pathologie grave, souvent mortelle, qui touche les êtres humains et d’autres primates. Les taux de létalité ont varié de 25 à 90 % lors des épidémies précédentes. Néanmoins, il existe désormais un traitement efficace.

Cette année, des épidémies de la maladie à virus Ebola ont été notifiées en RDC et en Guinée, mais c’est la première fois que la maladie se déclenche dans une grande capitale comme Abidjan depuis l’épidémie d’Ebola qui a sévi en Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016.

Côte d’Ivoire: 5 étudiants lauréats d’un Prix d’excellence d’une firme belge

Cinq étudiants en faculté de médecine d’Abidjan, lauréats du Prix d’excellence du concours éloquence et de la communication scientifique, de la firme pharmaceutique belge Dafra, ont été distingués vendredi, lors d’une cérémonie.

Trois étudiants, présélectionnés pour la finale du concours d’éloquence, ont fait montre de leur art oratoire au cours d’une soirée de récompense dans un hôtel au Plateau, le centre des Affaires d’Abidjan, faisant un plaidoyer sur la prévention face à la pandémie de Covid-19.

Le jury, au terme des passages, a décerné la première place à Epiphane Kouadio Konan (Master 1), qui a remporté le premier Prix du concours d’éloquence doté d’un ordinateur, un saturomètre et un tensiomètre. 

La deuxième place a été arrachée par l’étudiante en médecine Ginette Désirée Niaba (Licence 3), qui a reçu un téléphone portable et un saturomètre. Le troisième prix est revenu à Linda Emmanuella Koffi (Licence 3). 

Pour la communication scientifique, un « exercice de génie », selon le président du jury, le professeur Emmanuel Konan, chef du département de chirurgie et spécialité chirurgicale à l’UFR  des sciences médicales d’Abidjan, le premier Prix est revenu à Pian Yann Yvan (Master 2).

M. Pian Yann Yvan a eu comme récompense un ordinateur, un chèque de 100.000 Fcfa, un stéthoscope bivalent et un tensiomètre, tandis que Isaac Kouamé Norman Klebair (Master 2), 2e du conccours de communication scientifique, il a réceptionné un ordinateur et un saturomètre. 

Le concours d’éloquence avait pour objectif de faire un plaidoyer sur la prévention de la pandémie de Covid-19, tandis que la communication scientifique, portait sur le thème « Santé maternelle: enjeux et perspectives en 2021 ».  

Le concours d’éloquence a ciblé les étudiants en médecine, de niveau licence 1 et Master. Cependant, le concours de la communication scientifique ciblait les étudiants les niveaux allant du Master au doctorat 1 et 2. 

A travers ce Prix d’excellence dans ces disciplines, la firme pharmaceutique belge veut promouvoir la culture d’excellence en Afrique, où le laboratoire est présent depuis bientôt 25 ans, dans une trentaine de pays. 

Ce Prix d’excellence est à sa première édition en Côte d’Ivoire. Le Togo est le premier pays a avoir accueilli ce projet, en 2020. La firme pharmaceutique envisage d’étendre ce prix, l’année prochaine, dans cinq pays dont le Burkina Faso. 

Il permet par ailleurs aux étudiants d’aller au-delà de ce qu’on apprend dans les amphis et de leur donner d’autres cordes à leurs arcs. Des mots à l’endroit d’un patient peut le guérir à moitié. Dans cette optique, le firme se veut une entreprise citoyenne. 

La doyenne de l’UFR des sciences médicales d’Abidjan, le professeur Béatrice Mansé Nandjui, s’est félicité de cette initiative qui permet aux étudiants de tester leurs compétences et d’affronter les défis dans le domaine médical.  

La Côte d’Ivoire déclare son premier cas positif au virus Ebola

Le ministre ivoirien de la Santé, de l’hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre Dimba, a annoncé samedi un cas positif au virus de Ebola, détecté au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Cocody, dans l’Est d’Abidjan.

« Les autorités sanitaires du ministère ont été informées ce jour, 14 août 2021, par l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire d’un cas positif de la maladie à virus Ebola », a dit M. Pierre Dimba. 

Il a mentionné que ce cas a été signalé après l’examen d’un échantillon prélevé le 13 août 2021 aux urgences médicales du CHU de Cocody sur une jeune fille âgée de 18 ans de nationalité guinéenne.  

Cette jeune fille, ajoutera-t-il, qui a quitté la Région de Labé en Guinée, à destination d’Abidjan par une voie routière, est arrivée en Côte d’Ivoire le 11 août et a été diagnostiquée puis prise en charge le 12 août 2021 à 20h (GMT).

M. Pierre Dimba a souligné qu' »il s’agit d’un cas isolé et importé », et la patiente, actuellement en isolement est prise en charge au centre de traitement des maladies hautement épidémique du CHU de Treichville. 

Le ministre a assuré que la Côte d’Ivoire dispose du vaccin contre Ebola, et le pays procédera à la vaccination des groupes cibles, à savoir le personnel soignant qui sont en première ligne et les cas contacts avec la patiente.  

Une réunion d’urgence du Comité de veille sanitaire s’est par ailleurs tenue samedi sous la présidence du ministre en charge de la Santé. Ensuite, une réunion interministérielle d’urgence a eu lieu à la Primature.

Les autorités ont, au terme de ces réunions, arrêté la réactivation de la surveillance communautaire de la riposte contre Ebola, la prise en charge des fièvres hémorragiques et la collaboration frontalière intense avec la Guinée.

Le camp Affi entérine « la rupture » avec Gbagbo

Le camp du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), présidé par Affi Nguessan, a entériné samedi « la rupture » avec Laurent Gbagbo, à la suite de sa décision de créer un autre parti, à l’issue d’une session du Comité central.

« Le Comité central qui vient de se réunir a entériné la rupture. Il me met en mission désormais pour mener ce combat de la renaissance et de la modernisation du FPI », a déclaré M. Affi Nguessan, lors d’une conférence de presse. 

M. Affi a assuré se mettre « au service du progrès et de la démocratie en Côte d’Ivoire », avant d’ajouter que « la rupture a ceci de salvateur que nous consacrerons désormais notre énergie à l’essentiel ». 

« Ma ligne et ma démarche sont celles de la renaissance de notre parti au service de l’alternance pour une nouvelle espérance. De ce point de vue, même si une rupture peut s’apparenter à une forme de deuil, elle comporte aussi une dimension libératrice puisque toute notre énergie sera désormais consacrée à ce projet que nous allons présenter aux Ivoiriens », a-t-il dit. 

Si le FPI veut reconquérir le pouvoir d’Etat, la formation devra « changer de logiciel », a-t-il soutenu. Pour lui, dans cette nouvelle page de l’histoire du parti, son camp est « désormais dépositaires de l’héritage, de l’histoire, des valeurs de la gauche ».  

« La renaissance de notre parti passe par une modernisation de sa pensée, de son organisation, de sa gouvernance. Nous nous y emploierons (pour) retrouver le fil interrompu de cette confiance dont les Ivoiriens nous ont autrefois honorés », a-t-il lancé.  

« Dans ce combat pour l’alternance, je prendrai toutes mes responsabilités. Je les ai d’ailleurs toujours prises. Je continuerai de me battre pour les valeurs de démocratie et de progrès que nous avons toujours partagées », a affirmé M. Affi.   

Il a annoncé que dans quelques semaines, les militants se retrouverons lors d’un congrès extraordinaire. Mais, d’ores et déjà, chacun est en mission, pour « décrypter, expliquer sur le terrain à nos concitoyens les enjeux de cette renaissance, pour remobiliser le Front Populaire Ivoirien, en vue de la reconquête du pouvoir en 2025 ».

M. Gbagbo « se croit propriétaire » du parti qui est « sa chose » et « quitte le FPI parce que le parti lui oppose et impose la démocratie, lui refuse l’idolatrie et le culte de la personnalité, alors il part pour se tailler un parti sur mesure », a déclaré M. Affi. 

L’ancien Premier ministre a dit ne pas être d’accord avec la vision de M. Gbagbo concernant son « modèle de leadership » au sujet de la crise que connaît le Front populaire ivoirien, ironisant qu' »on fait croire que j’ai un deal avec le pouvoir ».

« Je n’ai jamais imaginé que M. Gbagbo peut me faire une guerre pour le poste de président du FPI », a-t-il laissé entendre, avouant lui avoir proposé de lui céder la présidence du FPI et d’occuper le poste de vice-président », mais il voulait sa « reddition » avec son camp. 

Le FPI connaît une dissension interne avec une frange conduite par Assoa Adou, en qualité de secrétaire général, qui reconnaît M. Gbagbo comme le président du parti, et une autre faction dirigée par M. Affi Nguessan, le président statutaire. 

« Depuis son retour en Côte d’Ivoire, mes demandes d’audiences en vue de lui souhaiter la bienvenue et de lui donner les nouvelles du pays et du parti sont restées sans suite », a fait savoir M. Affi. 

« M. Gbagbo a choisi la rupture, le schisme. C’est son choix. Nous ne l’avons pas voulu. Nous avons tout fait pour l’éviter. Il en porte la responsabilité politique, la responsabilité morale, la responsabilité totale et devant l’histoire », a-t-il poursuivi.

M. Affi a révélé que l’ancien président a décidé de le combattre à cause de ses « louvoiements », c’est-à-dire de ses « hésitations, tergiversations, indéterminations », a-t-il noté. 

« Le FPI n’est pas une chose. C’est une organisation politique (…) Il est vrai que l’histoire du FPI est inséparable de la lutte et du parcours politique de Laurent Gbagbo, mais c’est une grave erreur politique de réduire le parti à cette dimension et de nier le rôle moteur  des cadres et militants du parti », a souligné M. Affi. 

Le Front populaire ivoirien a été créé par M. Gbagbo. M. Affi dit être membre fondateur et partisan depuis 1986 de cette formation qui totalise 30 ans de lutte politique 650 fédérations et 10 ans de gouvernance. 

Politique, santé et économie au menu de la presse sénégalaise

L’actualité politique alimentée par divers sujets, la santé et l’économie font la Une des quotidiens sénégalais parvenus ce samedi à APA.L’Observateur consacre sa Une à son entretien avec le député Mamadou Diop Decroix, coordonnateur du Front de résistance nationale (FRN, opposition) et note « la Javel Decroix ».

En perspectives des élections locales du 23 janvier 2022, Sud Quotidien s’exclame : « Quand la caution divise ! »

« En direction des élections à venir : Sonko annonce une grande coalition de l’opposition…Après avoir phagocyté 13 petits poucets », titre Vox Populi.

Parlant de cette fusion de la formation politique d’Ousmane Sonko avec 14 partis et mouvements, le journal 24 Heures estime que « Pastef sort le grand jeu ».

Cela fait dire à L’As que « Sonko se renforce et annonce une coalition aux locales ».

« Sonko fait le requiem du pouvoir : En 2024, nous allons bouter Macky et son régime dehors », renchérit Walf Quotidien.

« Magal de Touba et Covid-19 : Diakhaté (Moustapha) sans masque », titre Le Quotidien, dans lequel journal, l’ex-président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar (mouvance présidentielle) affirme : « Ce qui a privé les musulmans d’aller à la Mecque doit les priver de tout rassemblement. Je ne prends pas part à ce type de rassemblements ».

Mais la réponse de Serigne Cheikh Abdou Lahad Mbacké ne se fait pas attendre : « Laissez les oiseaux de mauvais augure monologuer ! »

Dans sa rubrique santé, L’As donne la parole au Dr Abdoulaye Lèye, endocrinologue, qui affirme que « les diabétiques atteints de Covid-19 ne présentent aucun symptôme ».

De son côté, le professeur Salif Sow, expert en maladies infectieuses, soutient que le pass sanitaire devrait être appliqué au Sénégal ».

Pour EnQuête, la vaccination des personnes vivant avec la VIH et les diabétiques est impérative.

Pendant ce temps, Source A se focalise sur cette promesse du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr : « Tivaouane sera doté d’un hôpital de niveau 2, avec des services de pointe ».

« Carte sanitaire : Tivaouane sera doté d’un hôpital de niveau 2 », renchérit Le Soleil.

« Evacuation supposée par Macky Sall pour cause de Covid-19 : Pape Samba Mboup dément et menace de traduire Guy Marius Sagna en justice », titre Les Echos.

A propos du report de la finale de Miss Sénégal à cause de la Covid-19, ce journal informe que l’organisatrice, « Amina Badiane a perdu plus de 200 millions (f cfa) ».

« Pénurie de sucre sur le marché : la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS) demande des explications à la Direction du commerce intérieur (DCI) », indique EnQuête.

« Situation socio-économique du Sénégal : la CNTS fait l’état des lieux des violations de la liberté syndicale et tire la sonnette d’alarme. Elle interpelle l’Etat sur la nécessité de reprendre les choses en main », écrit Vox Populi.

Pour Walf Quotidien, déplorant le coût élevé de la vie, la CNTS tape du poing sur la table.

L’As s’intéresse au transport et à la livraison de marchandises et révèle que les deux-roues prennent le pouvoir ».

« Avec le tiak-tiak, je gagne 20.000 f cfa ou plus par jour », confie Doudou, à côté de Cheikh A. T. Samb qui ajoute : « Ces dernières années, il n’y pas un secteur qui a créé plus d’emplois que le tiak-tiak ».

« Douche froide pour les fêtards : Pas de férié le lendemain du 15 août », informe Vox Populi, s’appuyant ainsi sur une circulaire du ministre du Travail.

Le Zimbabwéen Moyo Sifundo élu à Abidjan SG de l’Union panafricaine des postes

Le Zimbabwéen Moyo Sifundo Chief a été élu vendredi à Abidjan, secrétaire général de l’Union panafricaine des postes, en marge du 27ème Congrès de l’Union postale universelle (UPU).Le 27e Congrès de l’UPU, ouvert officiellement le 9 août sur les bords de la lagune Ebrié, s’achève le 27 août 2021. Il devrait consacrer le renouvellement des instances dirigeantes de l’organisation. 

Cette session se déroule à un moment où la planète fait face à la pandémie de Covid-19, qui a impacté le secteur postal et perturbé la chaîne logistique avec des répercussions sur les échanges internationaux. 

L’enjeu de ce congrès est le développement du e-commerce et du digital dans le secteur postal. A l’ouverture des travaux, le Premier ministre ivoirien Patrick Achi, a appelé à remodeler les politiques et stratégies pour un renouveau économique. 

La Côte d’Ivoire est le deuxième pays africain à accueillir un congrès de l’UPU. Et ce, 87 ans après celui de l’Égypte en 1934. Ces assises devraient permettre d’arrêter la stratégie d’Abidjan qui gouvernera les quatre prochaines années. 

Covid-19 : 210 nouveaux cas et 4 décès en Côte d’Ivoire, vendredi

Le ministère ivoirien de la Santé, de l’hygiène publique et de la couverture maladie universelle a enregistré, vendredi, 210 nouveaux cas de Covid-19 sur 4 445 échantillons prélevés, soit 4,7 % de cas positifs, 172 guéris et 4 décès.

A la date du 13 août 2021, la Côte d’Ivoire compte donc 52 136 cas confirmés dont 50 804 personnes guéries, 358 décès et 974 cas actifs. Le nombre total d’échantillons est de 831 123.

Le 12 août 2021, 11 781 doses de vaccins contre la Covid-19 ont été administrées soit un total de 1 206 541 doses administrées.

Le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle invite toutes les personnes de plus de 18 ans à se faire vacciner dans les centres de vaccination, poursuit le texte, ajoutant que la vaccination contre la Covid-19 est gratuite et volontaire.

Sénégal : projet de modernisation de l’Hôpital de Tivaouane

Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Santé, Amadou Hott, son homologue de l’Economie et Pape Demba Diallo, Directeur Général du Fonds souverain d’investissements stratégiques (Fonsis) ont signé, vendredi à Dakar, un protocole d’accord pour transformer l’hôpital de la cité religieuse en établissement public de santé de niveau 2.Tivaouane, la capitale de la Tidjaniyya (confrérie soufie) au Sénégal, devrait bientôt être dotée d’un hôpital à l’ « architecture innovante » proposant « des services de pointe » qui répondront aux besoins de sa population et des localités environnantes.

C’est l’engagement pris par le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr. Se sachant très attendu sur la célérité des travaux, il a exhorté les équipes « à redoubler d’efforts » afin que le délai de livraison de l’infrastructure d’une capacité de « 170 lits » soit respecté.

Pour sa part, Amadou Hott, ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, a souligné que le protocole fixant le cadre d’exécution dudit projet est « le fruit d’une coopération dynamique » entre les deux départements ministériels et le Fonsis.

Dans son discours, l’argentier de l’Etat a soutenu que le gouvernement travaille à l’ « amélioration des conditions de vie des populations » notamment autour de Tivaouane qui « constitue un jalon important dans la conception et la réalisation du plan quinquennal d’investissement du secteur de la santé ».

En outre, M. Hott a déclaré que le mode de financement de la rénovation de l’Hôpital Mame Abdoul Aziz Sy Dabakh de Tivaouane est « innovant ». Ce qui permet, selon lui, de préserver la capacité d’endettement de l’Etat, tout en faisant intervenir un véhicule public d’investissement privilégié.

Par conséquent, le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération a plaidé en faveur de « ces schémas d’investissement pour réussir le pari du relèvement de notre plateau médical qui est, par ailleurs, un élément d’attractivité de notre pays ».

Côte d’Ivoire : lancement des travaux d’une fourrière administrative

Le ministre ivoirien des Transports, Amadou Koné, a lancé vendredi au les travaux d’une fourrière administrative, sur le tronçon Abidjan-Attinguié, d’un coût d’investissement de plus de 3 milliards Fcfa.

« Les travaux sont prévus durer 18 mois pour un coût d’un peu plus de 3 milliards de Fcfa », a indiqué M. Amadou Koné, souhaitant que cette infrastructure logistique soit réalisée « un peu plus vite afin que d’ici à la fin de l’année prochaine (elle) soit disponible ».

Cette fourrière, renseignera-t-il, va être « la plus grande fourrière administrative de la sous-région avec beaucoup de commodités ». Le projet s’inscrit dans la stratégie nationale de sécurité routière 2021-2025.

Il a instruit l’opérateur technique d’intégrer des stations de contrôle technique et un garage automobile, où ceux qui seront en infraction vont mettre au point leur véhicule, car il ne s’agit pas seulement de mettre en fourrière des engins non réglementaires.

Le ministre des Transports, M. Amadou Koné, a souligné que cette action est menée avec les forces de l’ordre afin que les routes soient sûres, et pour qu’on perde moins de vies dans la circulation routière en Côte d’Ivoire.    

« Nous allons commencer les réflexions bientôt, en accord avec le Premier ministre, pour réaliser aussi dans un certain nombre de grandes villes, à la périphérie, à l’intérieur du pays, des fourrières administratives (…) d’ici la fin de l’année », a-t-il annoncé.   

Quipux Afrique est l’opérateur technique de ce projet. Son directeur général, Ibrahima Koné, a assuré à la presse qu’ « il sera aménagé avec toutes les commodités permettant la gestion de 4.000 véhicules en rotation».

M. Ibrahima Koné a fait savoir qu’à ce site principal de la fourrière administrative, il y aura des sites tampons disséminés au niveau du Grand Abidjan et qui vont envoyer la capacité de stationnement à peu près 10 hectares.

Un fournisseur informatique local va « proposer une solution qui va permettre à tout propriétaire de terrain en Côte d’Ivoire, qui remplit les conditions (de détention de titre foncier), de pouvoir proposer son espace sur une plateforme intégrée et recevoir des véhicules », a-t-il poursuivi.

La fourrière administrative dénommée CGI Park, est une plateforme de transit de véhicules auteurs d’infractions et autres entraves à la fluidité routière. C’est également un système intégré de solutions de gestion du stationnement.

L’aménagement qui sera opéré sur 5 hectares comprend deux parties essentielles que sont la zone administrative, qui représente 14% de la superficie, soit 7.754 m2 et la zone des parkings, représentant 72% de la surface soit 4 ha pour un aménagement de 1.546 places de stationnement.

La fourrière administrative du ministère des Transports se trouve à la périphérie ouest du District d’Abidjan, notamment sur le tronçon Abidjan-Attinguié. Elle longe l’Autoroute du Nord et jouxte l’échangeur de la Zone industrielle de PK 22. 

Côte d’Ivoire: 23,6% des transgenres infectés par le VIH (enquête)

Sur l’ensemble des personnes infectées au VIH en Côte d’Ivoire, 23,6% sont des transgenres, selon une enquête menée en 2020 par l’ONG Alliance, qui note un taux élevé du fait de la stigmatisation qui empêche cette communauté d’aller vers les centres de santé.

Les données de cette enquête ont été révélées, jeudi, à Abidjan par Mme Dominique Djadja, assistante Programme droits humains à l’ONG Enda Santé, en marge d’une formation des journalistes sur les mécanismes de lutte contre le Sida.  

Au niveau national, Mme Djadja a jugé les statistiques « satisfaites parce qu’en 2012, le taux de prévalence était à 3,7% en Côte d’Ivoire  » et il est aujourd’hui à 2,39%. Ce qui dénote d’une « grande amélioration dans la lutte contre le VIH ».  

Cependant, la Côte d’Ivoire reste le pays le plus touché en matière de VIH dans la sous-région ouest-africaine. « Au niveau national, nous avons des foyers de résistance où le VIH est encore élevé chez des populations clés », a-t-elle indiqué.

Il s’agit des travailleuses du sexe, où le taux de prévalence est à 11,4% selon une étude de Enda Santé en 2014. Pour ces professionnelles du sexe, des ONG sont en contact avec plusieurs, mais la prostitution de luxe impliquant des femmes mariées, complique la lutte. 

Selon l’étude menée par l’ONG Alliance Côte d’Ivoire, en 2020, pour les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes, le taux de prévalence est à 18%, tandis que chez les transgenres la prévalence est à 23,6%.

L’enquête ressort que sur 806 transgenres enquêtés, 23,6% sont infectés par le VIH. Le taux d’infection demeure élevé, car ceux-ci disent être « victimes de stigmatisation et de discrimination, ce qui les empêche d’aller librement vers les services de santé ».

De ce fait, « ces personnes sont encore très exposées et très vulnérables » au VIH. C’est dans ce contexte qu’un programme assistance a été mis en place par Enda Santé avec l’appui technique et financier de l’ONG Alliance Côte d’Ivoire. 

« Nous recommandons à la population une tolérance vis-à-vis de ces populations, parce que ce sont des hommes (qui ont besoin d’aide). Nous ne regardons pas leur orientation sexuelle, car ils ont droit à la santé », a-t-elle poursuivi.

Par ailleurs, pour les usagers de la drogue, une enquête réalisée par Médecins du monde en 2015, mentionne que le taux de prévalence est aussi élevé au sein de cette communauté avec un pourcentage de 9,2%, à cause des injections de la drogue.

Enda Santé plaide pour que des réformes juridiques, au niveau de l’Etat, soient faites afin que ces différentes cibles puissent avoir accès facilement à des services de santé pour que le VIH ne se propage pas davantage au sein de ces communautés et décime les populations.

Sénégal : Covid-19 et politique se partagent la Une des quotidiens

Les journaux sénégalais, parvenus ce vendredi à APA, traitent pour l’essentiel de sujets en lien avec la pandémie de la Covid-19 et de la politique, sans oublier le secteur éducatif.« Femmes enceintes en danger ! », alerte EnQuête avant de souligner que « les femmes en état de grossesse affectées par la Covid-19 sont exposées à un risque accru d’avortement, d’accouchement prématuré, de césarienne et de décès du fœtus, si elles ne sont pas vaccinées. »

D’ailleurs, « 4 femmes enceintes (sont) mortes de la Covid-19 », déplore Vox Populi. « Catégorie à risque à cause de leurs grossesses, les femmes enceintes sont en train de perdre la vie à cause de la Covid-19. Rien que pour cette 3ème vague, 22 cas ont été recensés entre l’hôpital de Pikine (Dakar) et celui de Youssou Mbargane de Rufisque (Dakar), dont six dans un état grave et quatre décès », détaille WalfQuotidien.

Face à cette situation inquiétante, « les spécialistes édictent les bonnes conduites » dans les colonnes de Sud Quotidien.

Sous le titre « Deltas de soucis », Le Quotidien revient sur la gestion de la pandémie et donne la parole à l’ex-magistrat Ibrahima Hamidou Dème qui « appelle l’Etat à interdire les rassemblements religieux face à l’explosion des cas de coronavirus ». Selon nos confrères, le leader du mouvement Ensemble milite pour un débat national sur ce sujet.

En politique, les journaux se projettent sur les élections locales du 22 janvier 2022 et les alliances qui se dessinent. « Sonko-Khalifa, l’union sacrée », titre ainsi WalfQuotidien affirmant que « Ousmane Sonko et Khalifa Sall sont d’accord sur le principe d’une alliance électorale lors du prochain scrutin local. Barthélemy Dias et Abbas Fall, respectivement bras droit du leader de Taxawu Ndakaru et responsable du Pastef, affirment qu’ils sont d’accord sur le principe de créer une liste commune. »

En ce qui concerne les manœuvres « anti démocratiques (et) blocage » des inscriptions des primo votant sur les listes électorales, « l’opposition (est) décidée à croiser le fer contre le régime » pour régler cette situation, informe le même journal.

Selon le journal L’AS, la coordination de Pastef Dakar est quant à elle favorable à l’appel de son chef de file, Ousmane Sonko qui, la semaine dernière, a invité les jeunes à bloquer les commissions d’inscriptions s’ils n’obtiennent pas leurs cartes d’identité biométriques à date échue. D’où ce titre qui barre la Une du journal : « Pastef Dakar passe à l’action. »

Mais pour la Task force de la mouvance présidentielle, cette agitation n’est rien d’autre qu’« une explication anticipée de sa défaite » aux prochaines Locales. Ces militants du pouvoir dénoncent à leur tour, Vox Populi, une « démarche subversive, violente et antidémocratique d’opposants en mal de popularité. »

Dans le journal Sud Quotidien, « les syndicats posent leur diagnostic » suite aux résultats mitigés du Bac 2021. Là où Le Quotidien et EnQuête célèbrent cette candidate qui a décroché son bac au petit matin après avoir accouché la veille de l’examen.

Un ministre ivoirien invite à «maîtriser la science et la technologie»

Le ministre ivoirien de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le professeur Adama Diawara a invité, jeudi à Abidjan, les pays qui aspirent au développement à « maîtriser la science et la technologie».

M. Diawara s’exprimait à l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan-Cocody lors de la cérémonie de remise des Prix de la première édition du concours national de physique organisé par la Société ivoirienne de physique (SIPHYS).

« Un état qui aspire au développement doit maîtriser la science et la technologie », a-t-il soutenu, expliquant que « ce concours national vise à faire connaître la physique et son importance dans notre vie de tous les jours ».

Plusieurs actions sont envisagées par la Société ivoirienne de physique dont l’Université d’été pour notamment renforcer les capacités des enseignants.

Le concours national de physique vise à créer une émulation et susciter des vocations auprès des élèves et des étudiants dans les domaines de la physique, de la technologie et de l’innovation. Il s’articule autour de deux niveaux.

Le premier niveau est ouvert aux meilleurs élèves en physique régulièrement inscrits en 1ère des séries scientifiques, tandis que le deuxième niveau s’adresse aux meilleurs étudiants dans les unités d’enseignement de physique régulièrement inscrits en Licence 2 ou en classes préparatoires des filières scientifiques.

Pour cette première édition, au niveau I, quatre Prix ont été décernés au total. Au niveau II, c’est également quatre Prix qui ont été attribués. Chaque lauréat a eu droit à un trophée, un diplôme, un ordinateur portable et une enveloppe.

Les candidats du niveau I étaient issus du Lycée classique d’Abidjan, du Lycée Sainte Marie d’Abidjan-Cocody, du Lycée Technique d’Abidjan, du Lycée Jeune Fille d’Abidjan-Yopougon, du Lycée Mamie Fêtai de Bingerville et du Lycée Garçon de Bingerville.

Le Lycée Mamie Adjoua de Yamoussoukro, le Lycée Scientifique de Yamoussoukro, le Lycée Classique de Bouaké, le Lycée Antoine Gauze de Daloa, le Lycée Moderne de Man et le Lycée Houphouët-Boigny de Korhogo ont également fourni des candidats au niveau I.

S’agissant du deuxième niveau, les candidats ont été sélectionnés à l’UFR SSMT de l’Université Félix Houphouët-Boigny, à l’UFR SFA de l’Université Nangui  Abrogoua d’Abidjan, à l’ESATIC d’Abidjan, à l’UFR MI de l’Université Félix Houphouët-Boigny, à l’INPHB de Yamoussoukro et à l’Université de Man.

Covid-19 : 7 morts en Côte d’Ivoire jeudi

Le ministère ivoirien de la Santé, de l’hygiène publique et de la couverture maladie universelle a enregistré, jeudi, sept décès de la Covid-19, rapporte un communiqué.

Outre ces décès, le ministère a noté « 194 nouveaux cas de Covid-19 sur 4 379 échantillons prélevés soit  4,4 % de cas positifs et 138 guéris ». La pandémie de la Covid-19 connait un regain en Côte d’Ivoire depuis quelques semaines.

A la date du 12 août 2021, la Côte d’Ivoire compte donc 51 926 cas confirmés dont 50 632 personnes guéries, 354 décès et 940 cas actifs. Le nombre total d’échantillons est de 826 678.

Le 11 août 2021, 13 473 doses de vaccins contre la Covid-19 ont été administrées, soit un total de 1 194 760 doses administrées.

Dans la foulée, le ministre de la Santé, de l’hygiène publique et de la couverture maladie universelle invite toutes les personnes de plus de 18 ans à se faire vacciner dans les centres de vaccination. La vaccination contre la Covid-19 est gratuite et volontaire.

La « Yorogang » célèbre l’an 2 du décès de DJ Arafat à Abidjan

Plusieurs fans de DJ Arafat étaient réunis, jeudi, à Angré 7e Tranche, un quartier de Cocody, cité huppée dans l’Est d’Abidjan, pour célébrer l’an deux du décès de leur idole.

La Yorogang, regroupant les fans de Arafat, était rassemblée au lieu où l’artiste est décédé le 12 août 2019 à la suite d’un accident de moto. Certains arboraient un t-shirt à l’effigie du roi du coupé-décalé, rythme musical très apprécié en Côte d’Ivoire. 

L’on pouvait observer un difficile adieu des fans de DJ Arafat. Selon Faberger Dagbo, chargé de communication et marketing de la Yorogang, ce rassemblement a lieu pour commémorer la journée marquant son brusque départ.  

Chaque 12 août, dira-t-il, « nous avons une parade de motars et un concert à l’image de notre artiste pour qu’il reste gravé dans la mémoire de tous les Ivoiriens et du monde entier ».  

L’année précédente, « il y avait des discordes » entre les membres de la Yorogang, mais pour cette deuxième année, « la Yorogang est unie en son sein et avec notre présidente qui est Mme Valentine Logbo », la mère de Arafat, a indiqué M. Faberger.

Au contact avec des passants, Jean Kouadio Konan (18 ans, élève en classe de 1ere), propose des T-shirts incrustés de l’image de Arafat au prix de 5.000 Fcfa ou 10.000 Fcfa. Ce fan espère au terme de la vente, avoir comme récompense un t-shirt gratuit.

Ce jeune homme rapporte avoir participé à deux concerts de Arafat, son « artiste préféré », notamment au terrain d’Angré et au palais de la culture de Treichville, dans le Sud d’Abidjan. 

Toujours sous le choc, ces fans de DJ Arafat, la star du coupé-décalé, un rythme musical ivoirien en vogue, vont rendre hommage à « Dahishikan » à travers des représentations. 

Moto-moto était le dernier titre de DJ Arafat, un titre dans lequel il exhorte ses fans à porter un casque lors de la conduite. Malheureusement, « influenmento » n’avait pas de protection lors de la collision fatale avec une voiture ce 12 août.  

DJ Arafat, de son vrai nom Ange Didier Houon, a marqué sa génération. Il a été révélé au public suite au chant « Jonathan » en 2004, un hommage à un ami, qui lui aussi est décédé par accident de la route.    

Venance Konan quitte la tête du journal public ivoirien Fraternité Matin

Le journaliste ivoirien Venance Konan quitte la tête du journal pro-gouvernemental Fraternité Matin, selon une note du Conseil d’administration.

Cette note du Conseil d’administration annonce que son DGA, Serge Abdel Nouho est nommé directeur général intérimaire.

M. Venance Konan avait « adressé une requête au chef de l’Etat pour d’autres fonctions, et le Conseil (d’administration du journal) a répondu aujourd’hui (jeudi) à sa requête », selon une source interne.

Le directeur général adjoint (DGA), Serge Abdel Nouho, a été nommé par le Conseil d’administration de Fraternité Matin en qualité de directeur général par intérim, a ajouté cette source.

Selon des rumeurs qui courent, M. Venance Konan,  également un émérite écrivain, est annoncé à la tête du Conseil d’administration de la Société ivoirienne de télédiffusion (IDT), a fait savoir cette même source.

Côte d’Ivoire: la 5e Journée des communautés prévue à Bouaflé

La ville de Bouaflé, située dans le centre-ouest ivoirien, abrite la 5e édition de la Journée des communautés, un événement visant l’intégration africaine.

La Journée des communautés qui débute le 21 août 2021, se déroulera pendant une semaine. Elle est organisée par le ministère d’Etat, ministère des Affaires étrangères, de l’intégration africaine et de la diaspora de Côte d’Ivoire.  

Pour annoncer officiellement l’événement au public, le ministère délégué en charge de l’Intégration, a tenu jeudi une conférence de presse afin d’expliquer l’enjeu de cette journée.

Le chef de service pédagogie et services des clubs d’intégration, M. Mamadou Doumbia, a souligné que la Journée des communautés est une activité inscrite dans la matrice du Bureau ivoirien pour la promotion de l’intégration africaine (BIPIA).

Chaque année, dira-t-il, le BIPIA choisit une région qui pendant une semaine est baptisée « la capitale de l’intégration africaine ».   

Cette année, le Bureau ivoirien pour la promotion de l’intégration africaine veut « donner une autre envergure » aux différentes activités. Il est prévu entre autres, un cross populaire, des matchs de gala avec les communautés Cedeao. 

Le thème de cette 5e édition est « la communauté des ressortissants ouest-africains », mais « nous allons parler que d’intégration et de la cohésion sociale », a indiqué M. Mamadou Doumbia. 

Il s’agira d’expliquer aux ressortissants de la sous-région la notion d’intégration et comment faire pour obtenir la nationalité ivoirienne, a-t-il poursuivi.

Sur le sol ivoirien, les ressortissants burkinabè estimés les plus nombreux et officiellement à 3 millions, représentent en réalité « 5 à 5,5 millions » du fait que plusieurs n’ont pas de document d’identité. 

A cette occasion, le Bureau ivoirien pour la promotion de l’intégration africaine entend inviter des ambassadeurs accrédités en Côte d’ivoire afin qu’ils échangent avec leur communauté. 

La cité de Bouaflé accueille la 5e édition de la Journée des communautés après celle d’Abobo, de Tiassalé, de Soubré et d’Agnililékrou.   

Décès de l’ambassadeur gambien en Guinée-Bissau

Le diplomate a rendu l’âme à l’hôpital général Simone Mendes d’une maladie non spécifiée.Un coup dur pour la diplomatie bissau-guinéenne en Afrique de l’Ouest. Lamin Jobe est décédé dans la capitale guinéenne.

« M. Jobe était un dirigeant exemplaire qui a fait preuve de leadership et d’humilité avec son personnel », note un communiqué de l’ambassade gambienne, sans préciser le jour de son rappel à Dieu.

Le défunt fut un ancien ministre gambien du Commerce avant d’être nommé à ce poste.

L’opposant ivoirien Ben Souk arrêté au Mali (officiel)

L’ancien député-maire de Dabou (Sud ivoirien), M. Sess Soukou Mohamed dit Ben Souk, un cadre de Générations et peuples solidaires (GPS), mouvement citoyen crée par Guillaume Soro, a été interpellé à Bamako, selon une note de la justice malienne.

Cette interpellation intervient en « exécution d’un mandat d’arrêt international décerné le 16 novembre 2020 par Mme le juge du 9e Cabinet d’instruction du Tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau, en Côte d’Ivoire », annonce le procureur de la République près le Tribunal de Grande instance de la commune IV du District de Bamako, Idrissa Hamidou Touré.   

Il est reproché à l’ancien député-maire de Dabou « des actes subversifs pouvant admettre une qualification pénale commis sur le territoire national », mentionne la note qui ajoute qu’il « était interpellé le 10 août 2021 sur ses instructions, par le service de la gendarmerie nationale ».

M. Sess Soukou Mohamed dit Ben Souk, ancien député-maire de Dabou, ville située à l’Ouest d’Abidjan, est membre de Générations et peuples solidaires (GPS) de Guillaume Soro, ex-président de l’Assemblée nationale ivoirienne, condamné à vie pour atteinte à la sûreté de l’Etat. 

« Une commission spéciale d’enquêtes préliminaires a été mise en place, dirigée par le commandant du groupement territorial de gendarmerie de Bamako pour, relativement aux actes subsersifs incriminés, identifier les différentes implications », poursuit le texte. 

Selon le procureur de la République,  cette démarche vise à « déterminer leur volonté criminelle en vue d’une saine application de la loi ». Il assure que cela fera l’objet d’un communiqué ultérieur et sait pouvoir compter sur « la bonne compréhension de tous ». 

L’e-commerce en Afrique un enjeu du 27e congrès de l’UPU à Abidjan

Le développement du commerce électronique (e-commerce) en Afrique constitue un enjeu central du 27e Congrès postal universel qui se tient à Abidjan jusqu’au 27 août 2021.

L’e-commerce est devenu l’un des principaux moteurs du segment de la distribution du secteur postal. Il compense les pertes liées par l’exemple déclin des volumes des lettres.

Confrontée depuis des année à la baisse des flux de courriers, l’UPU a en revanche anticipé la hausse des flux de colis. Dès lors, c’est dans cette optique qu’elle a choisi de se réinventer en devenant une pionnière du e-commerce mondial.   

Pour la Côte d’Ivoire, la tenue du 27e congrès de l’UPU est une opportunité de faire valoir ses progrès économiques et afficher le développement du e-commerce  qui implique l’existence d’un écosystème mature composé d’infrastructures (logistiques, numériques,) et de réseaux de distribution et des entreprises dédiées. 

Ce type d’écosystème s’avère particulièrement rare sur le continent africain. C’est la seconde fois que l’Union Postale Universelle (UPU) organise son congrès en Afrique. Celui-ci se déroulera jusqu’au 27 août à Abidjan. Cet événement montre la volonté de la Côte d’Ivoire de se placer au rang de leader africain du e-commerce. 

L’UPU est une institution dépendante de l’ONU, même si sa création, bien plus ancienne, date de 1874. Elle constitue l’une des plus anciennes institutions internationales.  

Le commerce électronique occupe une place centrale pour les groupes de travail de l’UPU. De mars à octobre 2014, l’UPU et ses pays-membres ont créé une série de mesures pour mieux exploiter la croissance du commerce électronique grâce à Ecompro, un nouveau cadre mondial intégré. 

La plateforme Ecom@africa

La plateforme Ecom@africa est dédiée au continent. L’UPU a créé un Guide du commerce électronique de l’organisation qui décrit comment les entités postales peuvent soutenir activement le développement du e-commerce en utilisant les services numériques, financiers et physiques des réseaux postaux.

La Côte d’Ivoire est aujourd’hui dotée d’un secteur e-commerce dynamique. Il repose sur plusieurs entreprises phares : Jumia, spécialisée dans le e-commerce ou bien Ivoiremobile dans le secteur des télécoms et des solutions de paiement digital.

Ces entreprises sont les principales cibles de l’initiative ecom@africa, de l’UPU, qui vise à les doter d’une plateforme digitale unique qui favorisera l’unification de leurs processus.

Il s’agit donc autant d’un tremplin pour ces sociétés autant qu’une simplification destinée à stimuler la pratique du e-commerce dans la population. Un préalable avant la création de nouveaux acteurs. 

Via ecom@africa, la Côte d’Ivoire vise à se positionner comme la plaque tournante  de l’e-commerce en Afrique de l’Ouest. Un marché d’autant plus lucratif qu’il devrait concerner 10% du commerce de détail africain dans les prochaines années (étude du cabinet Mc Kinsey). 

Les services publiques ivoiriens sont à la pointe du développement de la sphère commerciales digitale. En témoigne les actions du gouvernement en faveur de la modernisation des services postaux, destinés à accompagner l’évolution des besoins des consommateurs, et des entrepreneurs, ivoiriens. 

Le premier bureau de poste de nouvelle génération, le « bureau de poste du futur », a été inauguré, en présence de l’UPU, en mai 2021, au sein de l’université Houphouët-Boigny (Abidjan). Fortement digitalisé, il propose un panel de services variés via un business center, un espace de coworking, une librairie, etc.

L’écosystème économique ivoirien

Depuis 10 ans, les efforts du gouvernement ivoirien ont visé à doter la Côte d’Ivoire d’un réseau routier apte à absorber la densification des échanges du pays. Les progrès en ce sens sont directement en lien avec l’affirmation du e-commerce dans le pays.

Sur le plan des infrastructures, le pays s’est progressivement doté d’une voirie modernisée, voire consolidée. De plus une politique de grands travaux a permis la construction d’infrastructure logistiques lourdes. 

On peut citer dans ce sens la construction du 3e pont d’Abidjan et le lancement d’un 4e en 2018. Dans la même veine le métro d’Abidjan devrait être achevé en 2023, ainsi que la modernisation du port. Autant d’initiatives qui contribuent à la décongestion du réseau routier abidjanais et la stimulation des échanges.

Les efforts ont également porté vers l’amélioration des télécommunications. Depuis 2018, la couverture le taux de pénétration de l’internet a triplé, passant de de 26,3% à près de 65%, selon l’Autorité de Régulation des Télécommunications. Du côté de la téléphonie mobile, le taux de pénétration s’élève à 151% de la population et 75% pour l’Internet mobile.

Dotée d’une base économique dynamique qui rencontre l’émergence d’une classe bourgeoise consommatrice, la Côte d’Ivoire semble en bonne voie pour affirmer son leadership dans le e-commerce africain. 

Sans compter le ruissellement sur ses population en termes d’emploi ou d’investissement privé. Dans cette optique le congrès postal universel qui se tient actuellement semble être, indirectement, un véritable adoubement du modèle ivoirien.  

Sénégal : Covid-19 et Touba se partagent la Une des quotidiens

Les quotidiens sénégalais, parvenus ce jeudi à APA, traitent essentiellement de sujets liés au coronavirus et la journée de prière organisée hier dans la cité religieuse de Touba pour éradiquer le virus.Face à la virulence du variant Delta, « les professeurs Ndiaye et Mboup sonnent l’alerte », barre à sa Une Sud Quotidien. Dans les colonnes du journal, le Pr Souleymane Mboup, directeur de l’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation (Iressef) souligne en effet que « la charge virale de Delta a été estimée à 1602 fois plus que la charge virale des autres variants. »

Plus alarmiste, le Pr Daouda Ndiaye, chef de service de parasitologie mycologie de l’hôpital Aristide Le Dantec, déclare dans le même journal que « si rien n’est fait, on va vers des variants plus coriaces que le Delta. » Et pour ne pas en arriver là, il préconise, à la Une de Vox Populi, le respect des « mesures barrières accompagné de la vaccination et (un) recours rapide aux soins. »

Au moment où ces deux spécialistes plaident en faveur des solutions éprouvées par la science, « Touba implore le ciel » arbore à sa Une WalfQuotidien.

« La cité religieuse de Touba a été, hier, le point de ralliement des fidèles mourides venus des quatre coins du pays. Lesquels ont répondu massivement à l’appel du Khalife général, Serigne Mountakha Mbacké. Le patriarche avait convié les musulmans à une cérémonie de récital des écrits du fondateur de la confrérie pour le recul de la pandémie de Covid-19 », écrit le journal.

Sous le titre « Touba mobilise contre le virus », Le Soleil fait le récit d’une « mobilisation inédite dans le respect des mesures barrières » pour implorer le recours divin contre la pandémie de la Covid-19 et pour la stabilité économique.

« Ferveur sans mesures barrières », note cependant Vox Populi qui relaie les prières du Khalife pour l’éradication du coronavirus et pour un bon hivernage.

« Propagation de la pandémie de Covid-19 et rareté des pluies : Serigne Mountakha invite à s’en remettre à Dieu », résume L’AS.

Les quotidiens sénégalais se sont par ailleurs intéressés à l’actualité politique. « Delta infecte les partis politiques », titre ainsi Tribune qui mentionne ceci en sous-titres : « des leaders devenus totalement invisibles, d’autres contournent le virus à travers d’autres canaux de communication, l’affaire des certificats de résidence visiblement minimisée, la peur d’un virus ravageur. »

Sous le titre « Locales, déjà un contentieux pré-électoral », Le Témoin soutient que les germes d’un contentieux sont déjà semés entre le pouvoir et l’opposition alors même que les élections locales n’ont pas encore eu lieu. Il s’agit notamment de la question du fichier électoral et des primo votants…explique le journal.

En solitaire, EnQuête signale que Air Sénégal est « sur une mauvaise pente ». Selon nos confrères, la compagnie aérienne n’en finit pas de fâcher certains de ses clients à cause des retards. On lui reproche un déficit de personnels qualifiés et des problèmes dans le management. Des difficultés à juguler au plus vite, avant que les clients ne boudent.

Côte d’Ivoire: la 4e turbine d’une centrale entre en production en septembre

La Côte d’Ivoire renforce sa production énergétique en septembre 2021 avec l’exploitation de la quatrième turbine de la centrale thermique d’Azito, ce qui vient mettre le pays à l’abri d’une crise énergétique.

La capacité de la centrale thermique d’Azito estimée à 460 mégawatts, devrait passer à 713 mégawatts, soit une puissance installée supplémentaire de 253 mégawatts, selon des données officielles. 

Annonçant « officiellement la fin du rationnement en électricité en Côte d’Ivoire », le ministre ivoirien en charge des Mines, du pétrole et de l’énergie, Thomas Camara, a indiqué le 3 août 2021 que « la phase 4 d’Azito va entrer en production en septembre 2021 ». 

M. Thomas Camara, a assuré que la Centrale d’Azito (basée dans l’Ouest  d’Abidjan), dont l’une des turbines était récemment en panne est « totalement réparée » et « toutes les structures de production fonctionnent normalement ».  

Il a réitéré les excuses du gouvernement auprès des populations et des industriels pour les désagréments subis lors de cette crise énergétique, en félicitant tous les acteurs du secteur de l’électricité.

Au premier rang des acteurs congratulés, qui ont travaillé nuit et jour pour que cette crise soit contenue dans un délai relativement court, figure la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE). 

La compagnie, en charge de la distribution de l’énergie électrique dans le pays était en première ligne des critiques. Dans un souci de transparence, M. Mathias Kouassi, DGA en charge de la distribution et de la commercialisation a fait régulièrement le bilan du Programme de rationnement qui a connu un succès.  

Le 10 mai 2021, la CIE a instauré un Programme de rationnement de la fourniture d’électricité, à la suite d’un déficit énergétique qu’avait connu la Côte d’Ivoire en raison d’une baisse du niveau d’eau dans les barrages hydroélectriques due à la sécheresse. 

M. Mathias Kouassi avait, dans un élan de réactivité, toujours donné l’évolution de ce programme, qui depuis le 26 juin 2021 enregistrait quasiment l’arrêt du rationnement par plage de 6 heures des clients basse tension. 

L’entreprise a par ailleurs marqué sa disponibilité à accompagner les ménages, les entreprises et les industriels. De ce fait, une plateforme dédiée (www.monelec.ci) et un numéro vert ont été mis en place pour les aider à s’orienter et à s’informer.

La puissance installée d’énergie électrique en Côte d’Ivoire est estimée à plus de 2.300 mégawatts, selon le ministère des Mines, du pétrole et de l’énergie, qui évoque une consommation nationale de plus de 1650 mégawatts.  

L’Etat ivoirien rachète l’immeuble la Pyramide à 500 millions Fcfa

Le ministre ivoirien de la Construction, du logement et de l’urbanisme, Bruno Koné, a indiqué lors d’une visite de l’immeuble La Pyramide, sis au Plateau, le centre des Affaires d’Abidjan, que l’Etat a racheté cet édifice à 500 millions Fcfa.

L’achat a été opéré « avec la personne présumée propriétaire, mais un accord a été trouvé et c’était notre position depuis le début », a déclaré à la presse M. Bruno Koné. 

« Nous savions ce qu’il avait payé à l’Etat de Côte d’Ivoire et c’est ce montant qui lui a été retourné, 500 millions de Fcfa », a-t-il révélé. 

Le ministère qui envisageait de réhabiliter cet immeuble, en 2011-2012, a constaté dans le registre foncier qu’une Société civile immobilière (SCI) avait payé cet édifice, patrimoine de l’Etat, au niveau de la conservation foncière.  

« Depuis 2008, 2009, l’immeuble était inscrit au nom d’une SCI (Société civile immobilière) et donc l’Etat, après 2011-2012, a voulu réhabiliter l’immeuble, nous nous sommes rendus compte qu’il n’appartenait plus à l’Etat », a dit M. Bruno Koné. 

« Nous avons perdu beaucoup de temps à cause de cette situation. Notre volonté à nous, c’est d’aller vite », a-t-il poursuivi, rappelant que « depuis 2011, dans les priorités de l’Etat de Côte d’Ivoire, il y avait la réhabilitation de l’immeuble la Pyramide ».

Malheureusement, le département ministériel a « buté sur cet écueil juridique qui était le titre de propriété qui n’était pas au nom de l’Etat de Côte d’Ivoire », a-t-il relevé.

« Aujourd’hui, c’est résolu, donc il faut réengager les discussions avec les personnes qui à l’époque étaient intéressées pour réaliser en partenariat public-privé cette réhabilitation », a-t-il ajouté. 

Toutefois, fera-t-il observer « que peut-être le gouvernement recommandera que nous partions dans une démarche plus élargie (…) mais l’idée est d’aller le plus tôt possible dans la réhabilitation de ce bâtiment ».

L’immeuble La Pyramide  (R+14) a été bâti sur une superficie de 4.072 mètres carrés, dans les années 1970, sous l’ère du président Félix Houphouët-Boigny.

Niger : hausse des atrocités commises par les groupes armés

L’année en cours a été particulièrement meurtrière pour le Niger, où plusieurs civils ont perdu la vie.Le bilan est lourd. Plus de 420 civils ont été tués lors d’attaques et de massacres perpétrés en 2021, selon l’ONG Human Rights Watch. Les assauts menés par les groupes armés depuis janvier 2021 ont également provoqué le déplacement de dizaines de milliers de personnes dans l’ouest, souligne la même source.

« Des groupes islamistes armés semblent mener une guerre contre la population civile dans l’ouest du Niger. Ils ont tué, pillé et brûlé, semant dans leur sillage mort et destruction et brisant des vies », a déclaré la directrice du Sahel à Human Rights Watch, Corinne Dufka, citée par le communiqué parvenu à mercredi à APA.

Les neuf attaques documentées par Human Rights Watch ont eu lieu entre janvier et juillet 2021 dans des villes, villages et hameaux des régions occidentales de Tillabéri et Tahoua, situées près des frontières du Mali et du Burkina Faso.

Depuis 2019, cette zone a connu une hausse spectaculaire des attaques contre des cibles militaires et, de plus en plus, contre des civils par des groupes islamistes armés affiliés à l’État islamique et, dans une moindre mesure, à Al-Qaïda.

Partant de ce constat, l’ONG estime que les groupes islamistes armés devraient cesser tous les abus contre les civils et les autorités nigériennes devraient intensifier leurs efforts pour protéger les villages vulnérables.

Par ailleurs, Human Rights Watch dit avoir déjà fait état des abus commis par les forces de sécurité du Niger, notamment plus de 150 meurtres et disparitions forcées présumés lors d’opérations antiterroristes menées en 2019 et 2020.

Une enquête de la Commission nationale des droits de l’homme du Niger a documenté, selon l’ONG, la disparition forcée de 102 de ces personnes et localisé 71 de leurs corps dans des fosses communes.

Les autorités nigériennes devraient prendre des mesures urgentes pour mettre fin à la recrudescence de meurtres de civils, a ainsi déclaré Human Rights Watch. À cette fin, préconise-t-elle, Niamey devrait établir des réseaux d’alerte rapide, réduire les délais de réponse de l’armée aux villages menacés et créer des comités formés de civils, de forces de sécurité et d’organisations de la société civile pour identifier et répondre aux besoins urgents de protection.

Afrique de l’Est: Bolloré s’engage pour le développement durable

Bolloré Transport & Logistics et la société de services en chaîne logistique Czarnikow concourent au développement durable en Afrique de l’Est, à travers le programme Vive.Ledit programme est conçu pour créer des chaînes d’approvisionnement entièrement durables, dans lesquelles tous les acteurs s’engagent à s’améliorer durablement. Bolloré Transport & Logistics renforce grâce à sa participation au programme Vive son empreinte d’acteur d’un commerce entièrement durable.

Dans un communiqué, Will Rook, responsable du programme Vive, déclare : « Le programme VIVE s’engage à aider ses participants à atteindre leurs objectifs de durabilité grâce à une vérification par un tiers et à des plans d’amélioration sur mesure. Nous sommes fiers de soutenir Bolloré Transport & Logistics par le biais de notre module de chaîne de contrôle, développé pour assurer la transparence des marchandises circulant dans la chaîne logistique. »

Dans le cadre de ce programme de développement durable basé sur l’amélioration continue et piloté par Czarnikow et Intellync, Bolloré Transport & Logistics en Afrique de l’Est va bénéficier d’un audit de durabilité et d’un plan d’amélioration sur trois ans. Les filiales kényane et tanzanienne de Bolloré Transport & Logistics prendront part à cette initiative.

Le programme Vive que rejoint l’entreprise va renforcer la stratégie de développement durable de l’entreprise. En 2018, la division logistique de Bolloré Transport & Logistics a lancé sa stratégie RSE « Powering Sustainable Logistics » pour répondre aux enjeux ESG de ses activités.

Cette stratégie reconnue par les agences de notation extra-financière a permis à l’entreprise d’intégrer des mesures d’amélioration de l’efficacité énergétique, de développement des alternatives à faible émission de carbone, et de mobiliser les parties prenantes de l’entreprise.

Jason Reynard, CEO de Bolloré Transport & Logistics, région Afrique de l’Est, soutient : « En tant qu’entreprise, Bolloré Transport & Logistics s’efforce d’améliorer en permanence ses opérations afin de répondre aux préoccupations actuelles et futures de nos clients et de nos parties prenantes, ainsi qu’aux problématiques générales qui émergent dans notre secteur. »

Sénégal : Covid-19 et les nouveaux khalifes de Layènes et Thiénaba à la Une

Les quotidiens sénégalais, parvenus mercredi à APA, mettent en exergue le nouveau record de décès de la pandémie du coronavirus au Sénégal et l’intronisations des nouveaux khalifes des Layènes et Thiénaba.La Covid-19 accélère sa cadence au Sénégal avec un « nouveau record de 31 décès » titre Vox Populi. Le journal fait état de 351 morts rien que pour le mois de juillet.

Face aux risques d’un nouveau drame sanitaire, « un médecin urgentiste écrit à Macky Sall et lui donne des raisons de confiner Dakar pour quinze jours » souligne L’Observateur. Docteur Cheikh Oumar Koné estime que c’est le seul moyen d’arrêter « cette vague de trop ».

L’AS informe que les patients souffrant de cancer et drépanocytose sont désormais invités à se faire vacciner.

Lendemain de rappel à Dieu de Baye Alassane Thiaw et Serigne Abourahim Seck, « Yoff et Thiénaba pleurent leurs khalifes » informe Le Témoin.

Walf Quotidien nous présente le profil des nouveaux khalifes. Le nouvel homme fort de Yoff, affectueusement appelé « Doudou » est présenté comme « intellectuel ingénieur et informatique qui a fait ses études en France ». S’agissant du Khalife de Thiénaba, le journal le décrit comme un « grand érudit et un homme véridique ».

Le riche legs spirituel des défunts khalifes à la Une du Soleil. Le quotidien national rend hommage à Seydina Abdoulaye Thiaw Laye en saluant « l’œuvre admirable d’un fédérateur », sans oublier de mentionner « l’éclipse d’un gardien de l’orthodoxie musulmane » avec la disparition de Serigne Abdourahim Seck.

En politique, EnQuête, parle des élections locales avec le débat sur les certificats de résidence. Afin de lutter contre les transferts illégaux d’électeurs, la loi exige la production d’un certificat de résidence pour l’inscription sur les listes électorale.

Sud Quotidien évoque la survenue du variant Delta à l’approche des Locales. « Les états-majors revoient leur copie et réajustent leurs stratégies » informe le journal, qui précise que la troisième vague de Covid-19 a donné un coup de frein aux tournées politiques à l’intérieur du pays.

En Sport, « Messi, nouveau roi de Paris » titre Stades, le quotidien sportif. Le sextuple ballon d’or lié au PSG jusqu’en 2023, s’est dit « impatient de débuter un nouveau chapitre à Paris » après avoir foulé le sol parisien.

Six personnes décèdent de la Covid-19 en Côte d’Ivoire

Six personnes sont décédées de la Covid-19, annonce, mardi, le ministère ivoirien de la Santé, de l’hygiène publique et de la couverture maladie universelle.

Dans un communiqué, ce ministère annonce avoir enregistré « ce mardi 10 août 2021, 149 nouveaux cas de Covid-19 sur 3 096 échantillons prélevés, soit  4,8 % de cas positifs, 130 guéris et 6 décès ».

A la date du 10 août 2021, la Côte d’Ivoire compte donc 51 548 cas confirmés dont 50 335 personnes guéries, 347 décès et 866 cas actifs. Le nombre total d’échantillons est de 818 804.

Le 9 août 2021, 17 523 doses de vaccins contre la Covid-19 ont été administrées, soit un total de 1 165 391 doses administrées.

« Le ministre de la Santé, de l’hygiène publique et de la couverture maladie universelle invite toutes les personnes de plus de 18 ans à se faire vacciner dans les centres de vaccination », ajoute le communiqué, concluant que « la vaccination contre la Covid-19 est gratuite et volontaire ».

Sécurité routière: un contrôle plus stricte en Côte d’Ivoire « dès septembre »

Le Premier ministre ivoirien, Patrick Achi, a annoncé mardi à Abidjan un contrôle plus stricte et la répression des actes d’incivisme sur les routes « dès septembre 2021 ».

M. Patrick Achi a annoncé cette mesure face à la recrudescence des accidents sur l’étendue du territoire national en Côte d’Ivoire, à l’occasion du lancement de la « campagne nationale stop à l’incivisme sur nos routes ». 

Pour « stabiliser » les accidents de la circulation, l’Etat ivoirien a mis en place une stratégie qui devrait permettre « dans les 12 prochains mois d’inverser la courbe à partir de juillet 2022 pour atteindre une réduction majeure dans les cinq prochaines années ». 

« Plus de 5 milliards Fcfa ont été mobilisés pour accélérer la réforme du permis de conduire, équiper le ministère des Transports en radars et accentuer la sensibilisation des usagers », a fait savoir le Premier ministre Patrick Achi.

Cette stratégie quinquennale devrait, en outre, permettre de « lancer dès septembre 2021 la politique de contrôle et de répression sur l’ensemble du territoire national », a-t-il poursuivi. 

Elle s’appuiera par ailleurs sur la digitalisation du contrôle routier à travers un système de transport intelligent et de nombreuses réformes pour la délivrance des documents de transport. 

Le ministre des Transports, Amadou Koné, a relevé que de 814 personnes tuées sur les routes en 2013 le pays est passé à 1465 tués en 2019 et 1509 tués en 2020 malgré les restrictions imposées par la Covid-19 aux déplacements des populations, soit un accroissement de 79% en sept ans.  

Il a mentionné que les piétons et les usagers des motos et des tricycles représentent 60% des victimes contre 40% pour les passagers des autres véhicules.

Sur 1500 tués, environ 1 millier sont les usagers dits vulnérables, a-t-il noté, soulignant que les causes des accidents sont essentiellement humaine pour 92% des accidents. 

L’incivisme et la mauvaise formation des conducteurs sont les facteurs les plus importants constatés. La cause principale des accidents sont liées à la défaillance des véhicules qui représentent 6% des accidents.  

Les accidents graves et motels se concentrent à Abidjan pour plus 40% et sur quatre axes routiers pour plus de 40% également.  Pour le gouvernement ivoirien la prise en charge post accident, et la répression des infractions sont à améliorer pour réduire le nombre d’accidents et atténuer leur gravité. 

A l’occasion du lancement de cette campagne, le Premier ministre ivoirien a procédé à l’installation du Comité local de sécurité routière du District d’Abidjan.

Il a aussi procédé à la remise d’équipements à l’Office de la sécurité routière (Oser), à la brigade routière de la gendarmerie nationale et à la police spéciale de la sécurité routière. 

Sénégal : remise du drapeau national aux Lions du beach soccer

A la veille de son départ pour la Russie qui accueille la 11e édition de la Coupe du monde de beach soccer, l’équipe nationale du Sénégal a reçu, ce mardi après-midi, les messages d’encouragement des autorités.Le siège de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF), à Dakar, a abrité la cérémonie solennelle. Celle-ci est, pour Abdoulaye Saydou Sow, représentant du ministre des Sports, « le premier acte de (la) feuille de route (des Lions) pour aller à la conquête du monde ».

Le dirigeant sportif, par ailleurs ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, a exhorté les joueurs du coach Ngalla Sylla à prendre leur « responsabilité » pour faire « encore plaisir » à tout le peuple sénégalais.

Pour sa part, Me Augustin Senghor, le président de la FSF, leur a demandé de « montrer le meilleur visage du football sénégalais » au pays des Tsars. Taulier de la sélection, le gardien Al Seny Ndiaye a déclaré que l’objectif est d’atteindre au minimum « la finale et faire honneur au président Macky Sall ». A cet effet, a fait savoir le capitaine de l’équipe nationale de beach soccer, le groupe « se prépare depuis janvier » pour cette compétition.

La Coupe du monde de beach soccer est prévue du 19 au 29 août au Complexe olympique de Luzhniki, à Moscou. Le Sénégal est logé dans le groupe D du Portugal, tenant du titre, d’Oman et de l’Uruguay. Sextuples champions d’Afrique, les Lions du football de plage n’ont jamais dépassé les quarts de finale du tournoi mondial en huit participations.

Voici la liste des 14 Lions sélectionnés : Al Seny NDIAYE, Amadou BA, Seydina Issa DIAGNE, Mamadou SYLLA, Pape Demba NDOUR, Jean Ninou DIATTA, Pape Mar BOYE, Amar SAMB, Mamadou DIENG, Babacar FALL, Ibrahima BALDE, Seydina Mandione DIAGNE, Raoul MENDY et Mamour DIAGNE.

Sénégal : deux nouvelles cibles pour la vaccination contre la Covid-19

Les autorités sanitaires recommandent fortement aux cancéreux et drépanocytaires de se vacciner pour ne pas développer les formes graves du nouveau coronavirus.Après les femmes enceintes, le ministère sénégalais de la Santé et de l’Action sociale cible les malades du cancer (du sein en particulier) et de la drépanocytose dans sa campagne de vaccination.

Ce mardi, après le point du jour sur la situation de la pandémie au Sénégal, Pr Fatou Samba Ndiaye, Chef du service hématologie à l’Hôpital Dalal Jaam de Guédiawaye (banlieue de Dakar), a souligné que la vaccination des cancéreux, qui ont un « trouble de l’immunité », doit obéir à des règles.

Dans sa communication, la spécialiste a indiqué trois périodes propices à l’injection : « avant le début de la chimiothérapie, trois mois après les cures de chimiothérapie ou entre deux cures espacées au moins de 15 jours ».

En outre, Pr Fatou Samba Ndiaye a expliqué que les personnes drépanocytaires ont « régulièrement des infections pulmonaires car leurs poumons sont fragilisés depuis la naissance ». Concernant cette population, la vaccination est également conseillée y compris pour les femmes enceintes « à partir du quatrième mois de grossesse ».

De son côté, Dr Annette Seck Ndiaye, Directrice de la Pharmacie Nationale d’Approvisionnement (PNA), a déclaré que « 1.232.318 doses (de vaccin) dont 532.118 acquises par le gouvernement du Sénégal » ont été distribuées depuis le début de la pandémie.

Pour la prise en charge des patients de la Covid-19, elle a affirmé que « la PNA a pris toutes les dispositions aussi bien au niveau central qu’au niveau régional pour la disponibilité des produits essentiels ».

Le digital est une « exigence » pour le futur du monde postal (PM ivoirien)

Le Premier ministre ivoirien Patrick Achi a soutenu mardi que le digital constitue « une opportunité et une exigence » pour l’avenir du secteur postal universel.

M. Patrick Achi s’exprimait à l’ouverture de la Conférence ministérielle des États membres de l’Union Postale Universelle (UPU), dont la Côte d’Ivoire, son pays, abrite le 27e Congrès Postal Universel qui se tient du 9 au 27 août 2021 à Abidjan.  

« L’évolution rapide des technologies numériques et du commerce électronique constitue une opportunité et une exigence pour le monde postal pour accélérer les profondes transformations à franchir », a déclaré M. Patrick Achi. 

Cela devrait permettre de « faire évoluer les business modèles, innover et créer de la valeur ajoutée, de la richesse et des emplois », a dit M. Patrick Achi, pour qui « c’est un impératif pour le secteur postal qui doit adapter ses offres de services ». 

Il a en outre exhorté le secteur postal à mettre davantage l’accent sur les colis, la logistique et les services financiers, espérant qu’il pourra compter sur ses 5 millions de ressources humaines pour libérer tout son potentiel grâce à la digitalisation. 

« C’est en ce sens que l’UPU devra restructurer son réseau postal mondial de plus de 600.000 bureaux comme le principal catalyseur du commerce électronique au niveau planétaire et surtout en Afrique à partir d’un écosystème intégré, inclusif et innovant », a-t-il soutenu. 

Le thème de la conférence ministérielle des États membres de l’Union postale universelle est « Covid-19 et secteur postal: ce qui a changé, ce qui n’a pas changé et ce qui doit changer ». 

La pandémie de Covid-19 a impacté la croissance de l’économie mondiale qui est est passée de +2,8% en 2019 à -4,4% en moyenne en 2020. Le secteur postal,  lui, a connu une baisse de plus de 7 points de pourcentage. 

Les données révèlent que la part de la poste aux lettres dans les revenus totaux des opérateurs postaux, elles, indiquent une baisse constante sous les nappes de la digitalisation des économies et des échanges.

La part de la poste aux lettres dans les revenus totaux est passée de 45% en 2008 à 39% en 2018, au profit des colis et de la logistique qui ont progressé de 16% à plus de 27% sur la même période. 

Dans les échanges internationaux, les chaînes logistiques, du fait de la crise sanitaire de Covid-19, ont diminué de 21% au cours des cinq premiers mois de 2020 par rapport à la même période en 2019, a d’ailleurs fait observer M. Patrick Achi.  

Ces perturbations ont perturbé également les flux nationaux et les services financiers, notamment les services postaux de paiement et l’envoi de fonds qui représente en moyenne 16% des revenus des opérateurs postaux. 

Dans ce contexte, le commerce électronique, lui, a été consolidé avec un chiffre d’affaires de certains acteurs qui a bondi en moyenne de 20 à 50% en 2020 par rapport à 2019. 

Ce congrès offre ainsi aux Etats, aux régulateurs et aux opérateurs l’opportunité de créer ensemble la prochaine stratégie mondiale de la poste, qui constituera la feuille de route pour la période 2021-2024. 

Cette stratégie dite « Stratégie postale d’Abidjan » devra se nourrir des grandes attentes de la communauté postale mondiale, des États, mais aussi des utilisateurs, des clients et des entreprises, a suggéré le Premier ministre ivoirien.  

Cette Conférence ministérielle rassemble des ministres chargés du secteur postal, des responsables d’autorités de régulation, des directeurs d’agences intergouvernementales et  des représentants de haut niveau d’autres organisations afin de discuter des avantages que la poste apporte aux économies et aux sociétés.

Le directeur général du Bureau international de l’UPU, Bishar Hussein Abdirahman, a souhaité que les changements qui doivent être opérés assurent une poste « solide » en Afrique. 

Après les conférences de Doha en 2012 et d’Istanbul en 2016, la Côte d’Ivoire accueille La 3e Conférence des ministres des pays membres de l’UPU. Elle regroupe les 192 Etats membres de l’UPU.