Le Ghana reçoit 170 millions d’euros de la BEI

La Banque Européenne d’Investissement (BEI) soutient le projet de création de la Banque de Développement du Ghana.La signature de l’accord de financement, par la ministre ghanéenne des Affaires étrangères et de l’Intégration régionale, Shirley Ayorkor Botchwey et Werner Hoyer, le président de la BEI, s’est déroulée ce mercredi devant le président Nana Akufo-Addo.

La future banque devrait être l’un des piliers de l’« Obaatampa », nom donné au programme de relance de l’économie de ce pays de l’Afrique de l’Ouest impactée par la Covid-19.

L’objectif assigné à la Banque de Développement du Ghana est, selon les autorités, de « revitaliser » le tissu économique en stimulant notamment « la croissance du secteur privé » par le biais d’un « programme de transformation de la structure de l’économie ».

Sénégal : vers l’inauguration d’une nouvelle centrale électrique

Doté d’une puissance de 120 MW, l’ouvrage sera mis en service en septembre 2021.Les travaux de la centrale électrique de Malicounda, dans le département de Mbour (Ouest), sont achevés à plus de 95%, annonce un communiqué de la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec).

Le texte rend compte d’une visite de chantiers effectuée ce mercredi par le ministre du Pétrole et des Energies, Sophie Gladima, en compagnie du Directeur général de Senelec, Papa Mademba Bitèye.

« Pour répondre à la forte demande d’électricité du pays, Senelec, sous l’égide de l’Etat du Sénégal, a signé un contrat d’achat d’énergie le 4 janvier 2018 avec le groupe Melec Power (MPG), à la suite d’un appel d’offres international pour la réalisation d’une centrale 120 MW à Malicounda », rappelle notre source.

 Elle souligne que le projet est réalisé en co-développement entre Melec Power Gen, Senelec et Africa 50. Le capital de la société de projet Malicounda Power SA est réparti comme suit : MPG 55%, Africa 50 30% et Senelec 15%.

Pour rappel, le montant global du projet est de 153,817 millions d’euros, soit environ 101 milliards de FCFA.

Selon Papa Mademba Bitèye, Directeur général de Senelec, ce projet entre en droite ligne avec la vision du président de la République Macky Sall dans le cadre du programme d’accès universel à l’électricité.

Il a ajouté que « cette centrale très moderne, va améliorer considérablement la distribution de l’électricité aux Sénégalais avec une réduction des coûts de production et facilitera le développement du projet +gas to power+ ».

Il a insisté sur le fait que cette centrale privilégie l’emploi des jeunes avec un fort accent sur la main d’œuvre locale.

« A travers ce projet, Senelec envisage d’augmenter sa capacité de production pour faire face à la demande en énergie croissante. Le projet permet également d’améliorer la qualité de service et d’améliorer les coûts de production par l’installation d’une unité plus performante et convertible au gaz », conclut le communiqué.

ZLECAF : Le Maroc s’engage à finaliser son offre concernant le commerce des biens et des services

Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, s’est entretenu, mardi, avec le Secrétaire général de la Zone de Libre-Echange Continental (ZLECAf), Wamkele Mene, dans le cadre d’une visite qu’il effectue au Maroc.Lors de cet entretien, le ministre marocain a souligné l’importance que revêt l’entrée en vigueur de la ZLECAf pour l’épanouissement commercial et économique du continent, indique un communiqué du ministère marocain des Affaires étrangères.

Dans ce sens, M. Bourita a réaffirmé l’engagement du Maroc à œuvrer pour la finalisation de son offre concernant le commerce des biens et des services, en soutien aux efforts du Secrétaire Général de la ZLECAf et dans l’optique d’un partenariat solide et durable, ajoute la même source.

Ls deux parties ont également échangé autour de la conclusion de la phase II portant sur les protocoles relatifs à l’investissement, aux droits de propriété intellectuelle, à la concurrence et au commerce électronique, rappelant le rôle du Secrétariat de la ZLECAf dans l’accompagnement des Etats membres afin d’accélérer les négociations de ces instruments.

A cet effet, ils ont affirmé leur volonté commune de fédérer les efforts des Etats pour parfaire les objectifs tracés dans l’Agenda 2063.

M. Bourita a mis l’accent sur le respect, en termes de recrutement, des principes de répartition géographique et de l’équilibre du genre afin de rester en accord avec l’esprit et la lettre de la réforme institutionnelle de l’Union Africaine, auquel le Secrétariat de la ZLECAf devrait veiller, souligne-t-on.

A l’issue de cet entretien, les deux responsables ont convenu de l’importance d’accompagner les secteurs privés des Etats membres afin de favoriser le commerce intra-africain pour un continent plus intégré et prospère.

Sommet de Paris : la France pour se repositionner en Afrique

A l’initiative de la France, s’ouvre ce mardi à Paris, un sommet sur le financement des économies africaines alors que la menace d’une troisième vague de la pandémie de la Covid-19 est toujours redoutée.Une trentaine de chefs d’Etat, ainsi que les grandes organisations économiques internationales tels que le Fonds Monétaire International (Fmi), la Banque mondiale, ou encore la Banque africaine de développement (Bad) vont discuter des dettes publiques africaines et notamment de la relance économique post covid-19.

Ce sommet qui débute aujourd’hui à 13h heure française, 11h00 Gmt, sera divisé en deux sessions, l’une sur le « financement et le traitement de la dette publique », l’autre sur « le secteur privé africain ».

A l’automne 2020, alors que l’Afrique subissait de plein fouet les effets de la pandémie du coronavirus, le Fonds monétaire international avait annoncé un déficit de financement de 290 milliards de dollars en Afrique subsaharienne d’ici 2023 nécessitant un réajustement des politiques publiques.

Frappé d’une présomption de fragilité, le continent a fait pourtant preuve d’une résilience face à la pandémie de la Covid-19. Elle a résisté face aux effets de la crise sanitaire (126 572 morts au 18 mai 2021). Malgré une récession de sa croissance, la première depuis plus d’un quart de siècle, l’Afrique devrait rebondir avec des chiffres compris entre 3,4% en 2021 et 4% en 2022.

Mais le fardeau de la dette publique continue d’atteindre des chiffres vertigineux sur le continent, poussant les institutions financières et les grandes puissances à accorder un moratoire en avril 2020.

Consciente des enjeux, la France saisit la balle au rebond pour se repositionner dans un continent en pleine croissance et dont le Produit intérieur brut (PIB) a triplé depuis 2000. L’ancienne métropole a non seulement perdu des parts de marché au profit de l’Inde et surtout de la Chine, mais, en 2017, elle a également perdu son statut de premier fournisseur européen du continent africain, dépassée par l’Allemagne.

Le Sommet de Paris aura pour mission de dégager les voies et moyens d’une solidarité agissante avec l’Afrique pour l’intérêt du continent et de l’Europe au premier chef.

« Dans plusieurs pays d’Afrique francophone, la chute des parts de marché françaises est impressionnante. Entre 15 et 20 points de pourcentage en Algérie, au Maroc, en Côte d’Ivoire, et 25 au Sénégal », note la Compagnie française d’assurances pour le commerce extérieur (Coface) dans une récente étude.

Au terme de cette rencontre, une conférence conjointe sera organisée par le président français Emmanuel Macron et le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, qui assure la présidence de l’Union africaine.

Royal Air Maroc élu au Conseil des gouverneurs de l’IATA

Le Directeur général de la compagnie marocaine, Royal Air Maroc (RAM), Abdelhamid Addou, a été élu membre du « Conseil des Gouverneurs » de l’Association du transport aérien international (IATA), indique un communiqué de RAM.C’est la première fois que la compagnie marocaine est élue au sein de ce Conseil, qui est l’organe exécutif de l’IATA et comprend 31 membres élus, représentant quelque 290 compagnies aériennes membres assurant 82% du trafic aérien mondial, indique la compagnie.

Parmi ses membres, figurent les PDG des grandes compagnies aériennes américaines, européennes, asiatiques et africaines, notamment American Airlines, Air France, KLM, Lufthansa, Singapore Airlines, Cathay Pacific Airways, China Eastern Airways, All Nippon Airways, Ethiopian Airlines ou encore Qatar Airways.

Abdelhamid Addou est par ailleurs membre des Comités exécutifs de l’Association des compagnies aériennes arabes (AACO) et l’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA).

La DG du FMI annonce 500 milliards FCFA à la Côte d’Ivoire

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva a annoncé, dimanche à Paris, la mise à disposition de ressources additionnelles d’environ un milliard de dollars US (environ 500 milliards FCFA) à la Côte d’Ivoire.

Ces ressources additionnelles devraient permettre de contribuer à la relance économique et à la création d’emplois et de nouvelles opportunités en Côte d’Ivoire.

Mme Georgieva a fait cette annonce lors d’un entretien avec le président Alassane Ouattara qui est arrivé à Paris pour prendre part au Sommet sur le financement des économies africaines, prévu mardi.

L’entretien avec la directrice générale du FMI, Mme Kristalina Georgieva, a été l’occasion de passer en revue la coopération entre la Côte d’Ivoire et le Fonds monétaire international, rapporte la présidence ivoirienne dans une note d’information.

« Elle a, en outre, annoncé la mise à disposition de ressources additionnelles d’environ un milliard de dollars US à la Côte d’Ivoire afin de contribuer à la relance économique et à la création d’emplois et de nouvelles opportunités », explique cette note.

La patronne du FMI a salué « l’excellent travail accompli par le gouvernement ivoirien dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19, et a réitéré l’engagement de son institution à soutenir la Côte d’Ivoire dans sa relance économique ».

Par ailleurs, le président Alassane Ouattara a eu des échanges avec le directeur général des opérations de la Banque mondiale, M. Axel Van Trotsenburg. Ces échanges ont permis de faire le point des programmes de la Banque mondiale en Côte d’Ivoire.

A ce propos, M.  Trotsenburg a salué l’excellente coopération entre son institution et la Côte d’Ivoire, et a réitéré la détermination de la Banque mondiale à accroître ses financements en faveur de notre pays.  Il a, en outre, souhaité un engagement plus fort de la communauté internationale en faveur du continent africain.

M. Axel Van Trotsenburg a également évoqué les négociations au niveau de l’Association internationale de développement (IDA), une institution de la Banque mondiale qui vise à réduire la pauvreté en accordant des prêts et des dons destinés à des programmes de nature à stimuler la croissance économique, à réduire les inégalités et à améliorer la vie des plus démunis.

 Il a souhaité l’augmentation des financements de cette institution en faveurs des pays africains. Pour terminer, le directeur général des opérations de la Banque mondiale a réaffirmé la disponibilité de son institution à continuer de soutenir la Côte d’Ivoire dans son développement.

Les raisons de la hausse du prix du ciment en Côte d’Ivoire (enquête)

Les prix du ciment en Côte d’Ivoire connaissent une hausse due au renchérissement des frais d’expédition et de déchargement des matières pemières, et des coupures électriques que traverse le pays, selon une enquête menée par APA.

Le ciment, dans sa composition, comprend le calcaire (80%) et l’argile (20%), broyés et cuits à très haute température pour obtenir le clinker, la principale matière première, qui est ensuite broyée avec des ajouts chimiques. 

D’après l’enquête de terrain menée, cette hausse résulte d’un relèvement sur le marché international du prix du clinker dont la tonne de cette principale matière première utilisée pour la fabrication du ciment a « augmenté de 10 euros », soit 6.559 Fcfa. 

Un négociant du clinker, ayant requis l’anonymat, rapporte qu’il y a en outre « une augmentation des coûts des transports internationaux liés à la pandémie de Covid-19 », ce qui grève les frais d’expédition et de déchargement des matières premières. 

Et d’ajouter, le Port autonome d’Abidjan fait face en ce moment à des « retards de livraison de marchandises » liés aux facteurs de transport et de déchargement des matières premières, toute chose qui créé une pression financière « répercutée directement sur le prix du ciment ».    

La troisième raison, elle, est liée à la « coupure générale du courant qui touche quelque 146 entreprises en Côte d’Ivoire qui sont diminuées au tiers de leurs productions ». Le « rationnement » de l’électricité affecte fortement les sociétés de cimenterie.  

Impacts 

Selon une source opérant dans le secteur, le cimentier « Lafarge qui produit 6.000 tonnes jour (avant la crise énergétique), se retrouve aujourd’hui avec 1.800 tonnes par semaine ». Ce qui réduit considérablement son niveau de production. 

Le marché ivoirien, de ce fait, connaît un approvisionnement insuffisant en dépit de l’existence de plusieurs usines de ciment. Par ailleurs, le pays dépend fortement de l’importation de la matière première. 

Le relèvement du prix du ciment impacte fortement les particuliers et les entreprises engagées dans des projets de construction, car cette situation vient créer un dépassement de leurs devis prévisionnels et des délais de livraison.  

Fort de cette situation, le cimentier Prestige ciment Côte d’Ivoire, avait annoncé à ses distributeurs une hausse de 7.000 Fcfa TTC (Toutes taxes comprises) par tonne, dès le 1er mai 2021, du fait que « le coût de production global du ciment est devenu très élevé ».

Avant le 11 mai 2021, date de plafonnement des prix du ciment par le ministère ivoirien du Commerce et de l’industrie, la tonne de ciment à Abidjan était cédée à 90.000 Fcfa voire 100.000 Fcfa contre « 65.000 Fcfa il y a un mois », confie Sidibé Siaka, un détaillant. 

Plafonnement du prix 

Interpellé sur l’envolé des prix, le ministère du Commerce et de l’industrie, a dans le cadre de la crise énergétique, arrêté les prix maxima du ciment sur toute l’étendue du territoire pour assurer un approvisionnement régulier du marché.

Le ciment de type CPJ 32.5, à la sortie d’usine a été fixé à 73.000 Fcfa TTC la tonne contre 80.000 Fcfa TTC au prix de détail pour Abidjan/San Pedro (Sud-Ouest) et les villes environnantes dans un rayon de 300 Km. Au-delà de 300 Km, le prix au détail est fixé à 95.000 Fcfa. 

Pour le ciment de type CPJ 42.5, le prix sortie usine est de 75.000 Fcfa TTC la tonne contre 90.000 Fcfa TTC le prix de détail pour Abidjan/San Pedro et les villes environnantes dans un rayon de 300 Km. Au-delà de 300 Km, le prix au détail revient à 95.000 Fcfa.

L’arrêt de prix maxima « aura un impact au niveau du producteur », toutefois l’Etat devra être vigilant parce qu' »après vous avez des redistributeurs qui ne vont pas respecter la chaîne de prix » dans ce contexte de pénurie de ciment, fait observer un acteur de la filière. 

Maroc : retour dimanche à l’horaire GMT+1

Le Maroc va repasser à l’heure GMT+1 dans la nuit de samedi à dimanche 16 mai, a annoncé le ministère de l’Economie, des finances et de la réforme de l’administration.Ce fuseau horaire (GMT+1), est maintenu par le Maroc tout au long de l’année, sauf pour la période de Ramadan.

Selon l’Exécutif, qui a décidé le maintien du fuseau horaire GMT +1 en 2018, le but étant de « maintenir l’heure d’été en vigueur actuellement afin d’éviter les changements opérés à maintes reprises durant l’année et leurs répercussions à plusieurs niveaux ».

Au Parlement, le chef de gouvernement, Saad Eddine El Otmani, avait assuré que le passage à GMT+1 permettrait d’économiser 240 millions de dirhams de facture énergétique.

Entrée en vigueur de la modification de l’accord de libre-échange Maroc-Turquie

La modification de l’accord de libre-échange (ALE) entre le Maroc et la Turquie est entrée en vigueur après sa publication au Bulletin officiel du Royaume.Cet amendement fait partie du projet de loi n° 54.20, que le Maroc et la Turquie ont signé à Rabat le 24 août dernier.

Le nouveau texte vise à imposer des droits de douane, pour une période de cinq ans, sur certains produits industriels turcs énumérés dans l’accord. L’objectif de la mesure est « d’atteindre 90% de la valeur des produits de la nation la plus favorisée ».

Le Maroc et la Turquie ont signé un accord de libre-échange en 2004. L’accord est entré en vigueur en 2006.

L’accord a suscité une controverse au Maroc. La balance commerciale du pays nord-africain avec la Turquie est largement déficitaire depuis 2006.

En 2019, le gouvernement marocain a partagé les préoccupations concernant l’ALE avec la Turquie, arguant que l’accord avait eu un impact négatif sur l’économie marocaine.

L’année dernière, le ministre marocain de l’Industrie Moulay Hafid Elalamy avait déclaré que l’accord de libre-échange avec la Turquie avait entraîné un déficit de 1,2 milliard de dollars pour le Maroc.

Sénégal: un organe pour la sécurité des usagers de l’électricité

Le Comité pour la sécurité des usagers de l’électricité (COSSUEL) va délivrer les visas des attestations de conformité des installations électriques selon les normes en vigueur, particulièrement la norme SN01 001.C’est un nouvel organisme pour la protection des populations contre les risques d’accident électrique que l’Etat du Sénégal vient d’agréer. A travers le COSSUEL, Dakar veut renforcer la protection des usagers contre les risques d’accident électrique et sauvegarder ainsi la sécurité des personnes et des biens, informe une note parvenue ce vendredi à APA.

Et pour ce faire, le COSSUEL a déjà initié un vaste programme de formation dédié aux installateurs privés avant la délivrance de l’agrément, souligne le document. De même, poursuit ce dernier, une campagne nationale de communication, d’information et de sensibilisation envers tous les acteurs sera déroulée concomitamment.

Avant la généralisation du projet, il est également prévu trois phases tests : une phase préparatoire allant du 03 mai au 09 juin, une phase pilote du 09 juin au 09 juillet et une phase d’évaluation qui débutera le 12 pour finir le 24 juillet.

Au Sénégal, l’énergie électrique ne doit être fournie que dans des installations en conformité avec les règles et normes en vigueur. Un contrôle de conformité préalable devient dès lors nécessaire. Il permet de s’assurer de manière certaine que l’installation électrique à alimenter répond bien aux règles de sécurité. D’où la création du COSSUEL.

Crise énergétique: l’Etat ivoirien plafonne les prix du ciment

Le ministère ivoirien du Commerce et de l’industrie, a dans le cadre de la crise énergétique que traverse le pays, fixé les prix maxima de la tonne du ciment sur toute l’étendue du territoire.

Selon un communiqué, signé du ministre du Commerce et de l’industrie, Souleymane Diarrassouba, le prix sortie usine du ciment CPJ 32.5 est de 73.000 TTC la tonne. 

Le prix de détail du ciment CPJ 32.5, lui, a été fixé à 80.000 Fcfa TTC/tonne à Abidjan et San-Pedro puis les villes environnantes dans un rayon de 300 Km. Au-delà de 300 Km le coût est fixé à 95.000 Fcfa. 

Quant au ciment CPJ 42.5, le prix maxima de la tonne revient à 75.000 Fcfa TTC au sortie de l’usine. Pour le prix de détail à Abidjan, San-Pedro et les villes de 300 Km, le prix est de  90.000 Fcfa contre 95.000 Fcfa TTC au-delà de 300 Km. 

Dans le communiqué, le ministre du Commerce et de l’industrie rassure que « toutes les dispositions sont prises avec les industriels pour assurer l’approvisionnement du marché ». 

« Le non-respect des prix indiqués expose les contrevenants à des sanctions prévues par la réglementation », conclut le communiqué.

Les sociétés de production de ciment ont augmenté ces derniers jours le prix du ciment, évoquant entre autre les coupures électriques, ce qui a entraîné une flambée des prix sur le marché ivoirien.  

RDC : des solutions logistiques multimodales pour l’agriculture

Bolloré Transport & Logistics en République démocratique du Congo (RDC) réalise des opérations de transport par voies routière et fluviale au bénéfice du secteur agricole du pays.L’entreprise promeut en effet des solutions multimodales pour l’approvisionnement de la RDC en intrants et l’acheminement des produits agricoles, rapporte un communiqué reçu à APA.

Le texte souligne que Bolloré Transport & Logistics RDC a ainsi réalisé le 12 avril 2021, la première livraison de 36 conteneurs d’engrais en provenance d’Europe Centrale et destinés à la société de plantation Brabanta.

Les conteneurs ont été réceptionnés au Port de Matadi puis acheminés sur 350 km par route et stockés au Terminal à Conteneurs du Port de Kinshasa (TCPK). Ils ont ensuite été chargés sur les barges de la Société Centrafricaine de transport fluvial (SOCATRAF), qui ont parcouru 800km sur le fleuve, pour être livrés sur le site de Mapangu dans la province du Kasaï-Occidental.

Dans le cadre de cette opération, la société Brabanta qui a confié à Bolloré Transport & Logistics RDC, la logistique de plusieurs lots de conteneurs d’intrants agricoles, évacue en parallèle sa production par barge. Plus de 15.000 tonnes d’huile de palme en provenance de Mapangu seront ainsi acheminées à Kinshasa pour y être transformées au bénéfice des populations locales.

« Bolloré Transport & Logistics RDC propose ainsi au secteur agricole du pays et à ses opérateurs une solution logistique combinée rapide et fiable. Grâce à SOCATRAF, nous gérons avec efficacité les aléas du tirant d’eau sur le fleuve Kasaï. Toutes nos équipes sont mobilisées avec engagement pour promouvoir cette solution multimodale », a confié Michael Chami, Directeur commercial de Bolloré Transport & Logistics RDC.

Il a ajouté que « les plantations Brabanta qui nous ont confié une centaine de conteneurs renforcent notre engagement à promouvoir cette solution qui est utile au développement de l’agriculture en RDC ».

Lesotho : une société britannique récupère un gros diamant

Gem Diamonds, une société basée au Royaume-Uni, a récupéré un gros diamant blanc de haute qualité dans sa mine du Lesotho, a annoncé la société mercredi, dans un communiqué.« Gem Diamonds Limited (LSE: GEMD) a le plaisir d’annoncer la récupération d’un diamant blanc de type II de 370 carats de haute qualité de la mine de Letseng au Lesotho, la plus importante mine de diamants de kimberlite au monde, en termes de dollar par carat.

C’est la deuxième fois en autant de semaines que la société annonce la récupération d’un gros diamant dans la même mine. En effet, la société a annoncé la semaine dernière la récupération d’un diamant blanc de haute qualité de type II de 254 carats de la mine de Letseng.

Gem Diamonds possède la mine Letseng Diamond au Lesotho et la mine Ghaghoo au Botswana, avec des sièges sociaux au Royaume-Uni et des capacités de vente, de marketing et de fabrication en Belgique.

La mine de Letseng est réputée pour sa production de grands diamants d’un blanc exceptionnel.

Le Maroc disposé à accompagner la Guinée Equatoriale dans la mise en œuvre de sa stratégie d’industrialisation 2025

Le Maroc a exprimé sa disposition à accompagner la Guinée Equatoriale dans la mise en œuvre de sa stratégie d’industrialisation 2025 et des projets et programmes du Plan de développement « Horizon 2035 ».Lors d’un entretien par visioconférence, lundi, les ministres des Affaires étrangères marocain, Nasser Bourita et équato-guinéen Simeón Oyono Esono Angue, ont également convenu de la tenue prochaine d’un Forum économique et du renforcement des investissements marocains dans les secteurs ciblés par la Guinée Equatoriale, indique un communiqué du ministère marocain des Affaires étrangères.

Ils ont aussi souligné la nécessité de la mise en place d’un Conseil d’Affaires Maroc-Guinée Equatoriale afin de renforcer les échanges commerciaux entre les deux pays.

Les deux parties ont également souligné la parfaite concordance des points de vue des deux pays sur les différentes questions régionales et internationales d’intérêt commun ainsi que la volonté partagée des deux chefs d’Etat de faire des relations de partenariat entre les deux pays frères un modèle de coopération interafricaine, fondé sur les valeurs de solidarité, d’échange et de partage.

Le ministre marocain des Affaires étrangères s’est félicité de l’engagement de la Guinée Equatoriale pour le soutien de l’action du Maroc au sein de l’UA et son appui, de manière concertée et mutuelle, des candidatures marocaines et équatoguinéenes au niveau des instances régionales et internationales.

A cet égard, il a tenu à adresser ses vifs remerciements à son homologue équatoguinéen pour le soutien inconditionnel apporté par la Guinée Equatoriale aux différentes candidatures marocaines, notamment au poste de membre non permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies (2028-2029), au Conseil des Droits de l’Homme (2023-2025), au poste de membre au Conseil Exécutif de l’Organisation Mondiale du Tourisme (2022-2025) et au poste de Président de la Commission de la Fonction Publique Internationale (2023-2026).

Se félicitant de la profondeur des liens de solidarité entre les deux pays frères, M. Simeón Oyono Esono Angue a également fait part de l’appui par son pays de la candidature du Maroc au poste de Commissaire de la Commission de l’Union Africaine dans les domaines de l’éducation, de la science, la technologie et l’Innovation.

Plaidoyer pour des états généraux de l’économie sénégalaise

Dans un entretien avec APA, l’opérateur économique Moustapha Tall, président du Mouvement des industriels et commerçants des denrées de première nécessité, plaide pour des états généraux de l’économie sénégalaise.Pourquoi votre mouvement plaide pour la tenue d’états généraux de l’économie nationale ?

Nous sommes des acteurs de l’économie sénégalaise et avons de l’expérience. Donc nous devons être impliqués dans l’élaboration des politiques économiques. Depuis l’indépendance, ce sont les dirigeants qui définissent les politiques économiques du pays. Ces initiatives ont d’ailleurs montré leurs limites.

Or, nous savons ce qu’il faut faire pour que l’économie marche. Depuis 60 ans, c’est comme si on est à la case de départ. Ce n’est pas normal. On régresse, on recule. On a essayé toute sorte de politiques économiques qui ne marchent pas. C’est pourquoi, il est temps que ceux qui ont une expérience économique se réunissent et parlent de l’économie autour d’états généraux. Nous connaissons mieux l’économie que les hommes politiques. Donc, ils doivent nous écouter.

Est-ce que vous avez fait la proposition à l’Etat ?

On a écrit au chef de l’Etat pour une audience. Parce qu’on ne peut rien faire sans passer par l’Etat. Mais nous voulons le rencontrer pour lui dire ce que nous voulons à travers ces états généraux de l’économie. Mais peut-être qu’il n’a pas encore le temps de nous recevoir.

Avec ces états généraux, nous voulons aussi alerter l’Etat sur les freins à l’économie nationale. L’opérateur économique est en contact avec la population, il a de la sensibilité, il sait ce qui ne marche pas. Donc celui-là, on doit l’écouter.

Mais malheureusement, ceux qui parlent au nom des opérateurs économiques ne le sont pas. Ils sont propulsés devant à cause de leur appartenance politique. Ce sont des gens qui sont avec le pouvoir et créent une sorte de mouvements de soutien.

Voulez-vous dire que les états généraux de l’économie doivent aussi permettre de mettre de l’ordre dans le milieu des opérateurs économiques ?

Oui c’est cela effectivement. On va proposer des solutions qui vont nettoyer notre milieu. On doit organiser notre secteur et donner des moyens aux opérateurs économiques. Nous ferons des propositions à l’Etat qui doit lui-même nous encadrer. L’Etat ne doit pas être acteur, il doit être arbitre pour que chacun fasse ce qu’il doit faire. Mais l’Etat doit être juste avec tout le monde.

En tant qu’importateur de riz, comment analysez-vous le marché de cette denrée ?

Le riz est un marché ouvert et libéralisé. Ce qui n’est pas normal. Économiquement, ce n’est pas viable. On ne doit pas transformer le pays en dépotoir de riz brisé. Ce riz est consommé de cette façon qu’au Sénégal. Beaucoup de pays consomment le riz entier.

Il faut réorganiser le marché du riz. Il faut revoir sa libéralisation qui est devenue anarchique. C’est un secteur stratégique. Au temps du régime socialiste, c’est l’Etat qui gérait le marché du riz. Les commerçants n’avaient que des quotas.

Cameroun : cinq portiques de parc pour le port de Kribi

Kribi Conteneurs Terminal (KCT) a reçu cinq nouveaux portiques de parc, rapporte un communiqué de Bolloré Transport & Logistics.Avec une capacité de levage de 50 tonnes, ces nouveaux équipements réceptionnés le 6 mai dernier vont contribuer à accélérer la dynamique de croissance des trafics au Port de Kribi, poursuit le texte. Il souligne qu’en 2020, KCT avait enregistré un taux de progression des volumes manutentionnés de 56,27%.

Les cinq portiques de marque Konecranes permettent en effet à KCT de disposer de capacités complémentaires de manutention sur le terminal à conteneurs de Kribi. Ils vont permettre d’optimiser l’utilisation du parc de stockage des conteneurs et d’améliorer le délai de traitement des camions déposant et réceptionnant les conteneurs. Ces équipements renforcent la démarche d’excellence opérationnelle de KCT au bénéfice des partenaires, armateurs, transporteurs routiers et usagers du port de Kribi.

Après la réception le 11 avril 2021 d’une grue mobile Gottwald, Kribi Conteneurs Terminal poursuit grâce à ces portiques de parc son plan d’investissements. L’entreprise se mobilise aux côtés du Port Autonome pour développer l’attractivité de la place portuaire de Kribi pour le Cameroun, le Tchad et la Centrafrique.

« Malgré le contexte de la pandémie de Covid-19, KCT poursuit son programme d’investissements. Grâce à ces nouveaux équipements, nous allons contribuer à améliorer la productivité et à réduire significativement les temps d’attente des camions. L’objectif est de pouvoir servir nos clients chargeurs ou réceptionnaires dans les meilleurs délais. Nous avons l’ambition en synergie avec l’autorité portuaire de renforcer la compétitivité du Port de Kribi », a indiqué Eric Lavenu, Directeur Général de Kribi Conteneurs Terminal.

Maroc : les exportations des produits d’artisanat augmentent de 12% au cours du 1er trimestre 2021

Après une année marquée par les répercussions sévères de la crise de la pandémie COVID-19, les exportations des produits d’artisanat marocains affichent, durant le 1er trimestre 2021, les prémices d’une reprise, enregistrant ainsi un taux d’accroissement à deux chiffres, soit 12 % par rapport à la même période de 2020, a indiqué le ministère marocain du Tourisme, de l’Artisanat, du Transport aérien et de l’Economie sociale.Au cours du 1er trimestre 2021, la majorité des produits d’artisanat ont enregistré de très bonnes évolutions, relève le ministère dans communiqué, ajoutant que les produits de la famille dinanderie viennent en tête. Elles ont connu une très forte demande à l’étranger, avec un chiffre d’affaires à l’export multiplié par 4 par rapport à la même période de 2020.

Cette forte progression a touché aussi le fer forgé et les couvertures qui ont marqué des évolutions respectives de 82% et 81%, suivis par la maroquinerie (53%) et la vannerie (47%), note-t-il.

En termes de contributions au chiffre d’affaires à l’export, et en dehors de la poterie et pierre habituellement classée en tête avec une part de 26%, les familles vannerie et couvertures ont marqué des gains en termes de parts, avec des contributions respectives de 20%, 11% et 10%.

Au cours du 1er trimestre 2021, les exportations des produits artisanaux marocains vers l’Australie ont marqué une très forte progression, en enregistrant une évolution 3 fois supérieure à la même période de 2020. La Belgique s’est également démarquée à travers une progression 2 fois plus importante.

Le continent européen affiche un bon comportement (35%) avec la plupart des pays de l’Europe dénotant d’une évolution positive, tels que la France en tête de liste (66%), l’Espagne (42%), l’Allemagne (35%), et dans une moindre mesure la Hollande (18%) et l’Italie (10%), précise-t-on de même source.

De même, les exportations vers le Japon manifestent une progression de 65% par rapport au 1er trimestre 2020, suivi par le Canada (49%).

Aussi, Il y a lieu de signaler que bien qu’enregistrant une régression de 13%, les exportations vers les USA continuent d’occuper le 2ème rang en termes de part au chiffre d’affaires total à l’export (25%) et ce, à la suite de l’Europe (46%). Les pays arabes viennent en 3ème position avec une part de 18%.

FMI: Kristalina Georgieva loue les mérites d’Alassane Ouattara

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) a affirmé lundi «qu’il n’y a personne d’autres qui ait autant fait pour le département Afrique ou pour le FMI ou pour son pays et le continent africain comme Alassane Ouattara ».

Mme Georgieva s’exprimait par visioconférence dans un échange avec le président ivoirien Alassane Ouattara à l’occasion des festivités commémoratives du 60è anniversaire du département Afrique du  FMI.

Le  chef de l’Etat ivoirien a été directeur général du département Afrique du FMI de 1984 à 1988 avant d’être le directeur général adjoint de cette institution de 1994 à 1999.

« En conclusion, je dois dire qu’il n’y a personne d’autre, qui ait fait autant pour le département Afrique ou pour le FMI ou pour son pays et pour le continent  comme Alassane Ouattara », a dit la directrice générale du FMI dans une allocution retransmise par visioconférence.

 «  Nous devons travailler en harmonie avec les dirigeants africains… L’Afrique est en  mouvement et doit rester en mouvement », a indiqué Mme  Georgieva, se réjouissant de « notre partenariat pour la prospérité ». 

A son tour, le président ivoirien qui était l’invité de ces festivités commémoratives, a estimé que beaucoup de chemin reste à faire  pour améliorer la représentativité du continent africain au FMI.

De son avis, il est fondamental que le FMI continue de rester à l’écoute des autorités des pays membres surtout lorsque ceux-ci font face à des chocs intérieurs et extérieurs.

Poursuivant, M. Ouattara a salué «l’excellent travail » accompli par le département Afrique du FMI pour aider les pays africains à contenir les effets de la pandémie à coronavirus. 

« Le FMI est devenu aujourd’hui comme un filet de sécurité pour l’Afrique », a soutenu le président ivoirien, se félicitant de «l’excellente collaboration » entre le FMI et la Côte d’Ivoire.

Rabat et Lomé décident de créer un Conseil d’Affaires maroco-togolais

Le Maroc et le Togo ont décidé, ce lundi, de multiplier les missions d’hommes d’affaires pour prospecter d’autres opportunités de commerce et d’investissement et de créer un Conseil d’Affaires maroco-togolais.Lors d’un entretien en visioconférence, les ministres des Affaires étrangères marocain, Nasser Bourita et togolais, Robert Dussey ont convenu de tenir à Rabat, une fois la situation sanitaire mondiale le permettant, la première session de la Commission mixte de coopération maroco-togolaise, à une date qui sera arrêtée d’un commun accord, rapporte un communiqué du ministère marocain des Affaires étrangères.

Les deux ministres se sont engagés à tout mettre en œuvre en vue de raffermir davantage leurs relations, d’intensifier et de diversifier leur coopération dans tous les secteurs porteurs, notamment en matière de formation.

Ainsi, le quota des bourses pédagogiques accordées par le Maroc annuellement aux étudiants togolais a été revu à la hausse, passant ainsi de 70 à 100. Ils ont convenu de renforcer davantage la coopération Sud-Sud ambitieuse à travers un partenariat englobant les domaines d’intérêt commun et s’appuyant sur l’échange d’expériences ainsi que sur une politique plus volontariste des hommes d’affaires des deux pays.

Au sujet de la question du Sahara, M. Bourita s’est félicité de la participation du Togo, en la personne de M. Robert Dussey, à la Conférence ministérielle de soutien à l’initiative d’autonomie sous la Souveraineté du Maroc qui s’est tenue virtuellement le 15 janvier 2021, à l’invitation du Maroc et des Etats-Unis d’Amérique.

S’en félicitant, le ministre togolais a souligné que cette rencontre a été très importante, marquant que la souveraineté du Maroc sur la région du Sahara est totale.

A cet égard, M. Dussey a réitéré l’attachement résolu et constant de son pays à l’intégrité territoriale du Maroc et a renouvelé son appui ferme à une solution politique négociée, consensuelle et définitive, sous l’égide exclusif des Nations Unies, garantissant le projet d’autonomie des provinces marocaines du Sud, dans le cadre de la souveraineté du Royaume du Maroc, de son unité nationale et de son intégrité territoriale.

Les deux ministres ont insisté sur l’impératif du respect des normes et procédures au sein des organes de l’Union Africaine, et réaffirmé la pertinence de la décision 693 du Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine de juillet 2018, qui a consacré l’exclusivité de l’ONU en tant que cadre pour la recherche d’une solution au conflit régional autour du Sahara marocain.

M. Dussey a accueilli avec satisfaction l’annonce par M. Bourita de l’ouverture prochaine d’une mission diplomatique marocaine à Lomé.

RwandAir reprend ses vols vers Lusaka et Johannesburg

La compagnie RwandAir a repris ce vendredi ses vols vers la Zambie et l’Afrique du Sud.Ces vols de la compagnie aérienne rwandaise vers Lusaka et Johannesburg ont été suspendus depuis trois mois en raison des inquiétudes suscitées par le variant de la Covid-19 qui sévit en Afrique australe.

Dans un avis aux passagers, RwandAir a indiqué qu’elle reprenait ses vols trois fois par semaine sur la ligne Kigali-Lusaka-Johannesburg à partir du 7 mai, et qu’elle réintroduirait ensuite le service entre la capitale rwandaise et Harare (Zimbabwe) et Le Cap en Afrique du Sud le 14 mai.

« Nous sommes heureux d’annoncer la reprise de nos services vers Harare et Cape Town avec deux vols hebdomadaires à partir du 14 mai 2021 », peut-on lire sur l’avis.

Mali: une banque marocaine finance la 1ère usine de transformation de beurre de Karité

Une banque marocaine a pris part au financement de la construction de Mali Shi, la première usine de transformation de beurre de Karité au Mali, pour un montant total s’élevant à 2,755 milliards de FCFA.

Une note d’information transmise à APA, vendredi, indique que Banque Atlantique, filiale du groupe Banque centrale populaire (BCP) du Maroc, a pris part à ce financement en compagnie des sociétés Omnium Invest SA et Endeavour Mining.

Mali Shi intervient dans la collecte et la transformation des noix de Karité en beurre.  La cérémonie officielle d’inauguration s’est déroulée le 11 mars 2021 sous la présidence de M. Harouna Niang.

Dotée d’une capacité de production de 14 000 tonnes de beurre par an, l’usine prévoit un chiffre d’affaires annuel de plus de 16,8 millions USD (9,2 milliards de FCFA) ainsi que la création de 128 emplois directs et 120 000 indirects, ciblant essentiellement des femmes du monde rural, collectrices de noix.

A travers ce financement à hauteur de 1, 981 milliard de FCFA, Banque Atlantique apporte son soutien au secteur agricole malien, et en particulier à la chaîne de valeur du karité, dans le cadre d’une démarche globale d’accompagnement de projets structurants à fort impact social, en adéquation avec l’engagement solidaire et citoyen du groupe BCP, souligne la note.

Avec une production de plus de 200 000 tonnes par an, le Mali est le 2ème producteur de beurre de karité dans le monde. Le Pays fournit également près de 20 % de l’offre mondiale d’amandes de karité.

La Banque mondiale soutiendra les états généraux de l’école ivoirienne

L’annonce a été faite par une délégation de la Banque mondiale conduite par Caroline Gevers Directrice des Opérations pour la Côte d’Ivoire, le Togo, le Bénin et la Guinée lors d’une rencontre avec le professeur Mariatou Koné, ministre ivoirienne de l’Education nationale et de l’alphabétisation.

Les deux personnalités ont abordé plusieurs sujets importants, rapporte une note d’information citant entre autres le passage en revue des projets financés par la Banque mondiale et les états généraux de l’école ivoirienne annoncés par la ministre lors de sa prise de fonction.

Saluant l’initiative de la ministre Mariatou Koné, « la directrice des opérations a réitéré la volonté de son institution à accompagner le gouvernement ivoirien et sa disponibilité à soutenir ces assises et à apporter un appui au ministère pour la mise en œuvre des recommandations de ces consultations nationales ».

Se félicitant de l’excellence des relations entre la Côte d’Ivoire et   la Banque mondiale, la ministre a souligné que cette rencontre augure de bonnes perspectives.

Poursuivant, elle a abordé plusieurs points notamment les réformes institutionnelles, l’alphabétisation, le projet d’amélioration de la gouvernance, l’accès aux infrastructures, la qualité de la formation des enseignants et des élèves, l’amélioration de la qualité des manuels scolaires, l’extension de certains programmes d’appui de la Banque à plusieurs localités et bien d’autres.

Guinée-Bissau : la BM nomme une nouvelle représentante

La Banque mondiale a nommé Mme Anne-Lucie Lefebvre Représentante résidente en Guinée-Bissau, à compter du 1er mai 2021, annonce un communiqué parvenu ce mercredi à APA.Mme Lefebvre aura comme priorités de développer et maintenir un partenariat solide avec le gouvernement de la Guinée-Bissau ; superviser le développement d’un solide programme pays basé sur le Cadre de Partenariat Pays et son adaptation en fonction de l’évolution du contexte du pays et favoriser de solides relations de travail avec les partenaires de développement en Guinée-Bissau.

Le portefeuille de la Banque mondiale en Guinée-Bissau comprend 10 projets (6 nationaux et 4 régionaux) pour un engagement total de 322,11 millions de dollars. Celui-ci reflète, selon le communiqué, le fort soutien de la BM au programme de développement du pays, avec 58% des investissements dans les secteurs de l’eau et de l’électricité, suivis par le développement humain (22%), le développement numérique (11%), le transport (5%) et l’agriculture et l’alimentation (4%).

De nationalité canadienne, Mme Lefebvre a rejoint la Banque en 2009 en tant que spécialiste principale du secteur public dans la région Afrique. Elle apporte une expérience opérationnelle importante pour avoir dirigé ou contribué à des travaux analytiques au Maroc, en Algérie, à Madagascar, aux Comores, au Burundi, au Vietnam, en Tanzanie et au Mali.

En tant que spécialiste principale du secteur public au Maroc, son dernier poste avant de rejoindre Bissau, elle a dirigé une équipe multidisciplinaire chargée de traiter les questions transversales de gouvernance.

Palmier à huile: l’interprofession pas « prête à accepter le blocage » des prix

L’Association interprofessionnelle de la filière palmier à huile (AIPH) en Côte d’Ivoire n’est « plus prête à accepter le blocage » des prix du régime de palme bord champ, a déclaré mercredi son président Constantin Kouassi, lors d’une conférence de presse.

Les producteurs « ne sont plus prêts à accepter le blocage » du prix du régime de palme bord champ, imposé par l’Etat de Côte d’Ivoire, qui plafonne à 61,14 Fcfa/Kg, soit 61 000 Fcfa la tonne depuis janvier 2021.

Selon M. Constantin Kouassi, les données depuis janvier 2021 indiquent une hausse continue des cours mondiaux de février à avril 2021 et même en mai 2021. Pour le mois de mai 2021, l’analyse ressort 648.292 Fcfa/T contre 80.410 Fcfa/tonne pour le régime de palme.

Les acteurs du premier niveau de transformation « nous ont écrit pour dire que les trois mois de blocage sont finis, nous ne sommes plus dans cette affaire de blocage, publiez le prix tel qu’il est », a-t-il souligné.

« C’est ce que nous allons faire, les producteurs auront 80.000 Fcfa la tonne du régime et les usiniers auront 648.000 Fcfa la tonne d’huile de palme brute. Maintenant, il appartient à la première et à la deuxième transformation de voir comment elle va manager avec le ministère », a-t-il ajouté.

Pour le président du Conseil d’administration de l’Association professionnelle des sociétés agricoles de palmier de Côte d’Ivoire (Aprosapci), Henri-César Sama Damalan, ce qui urge, c’est la réaction du gouvernement face à l’allègement de taxes souhaitées. 

Aujourd’hui, sur la tonne, le planteur perd 20.000 Fcfa « entre 61.000 et 80.000 Fcfa et c’est énorme pour lui » car c’est un manque à gagner très important, a fait observer le président de l’Aprosapci.

De ce fait, la première transformation a perdu environ 3 milliards Fcfa de janvier à  avril 2021, a-t-il poursuivi, mentionnant que « ce n’est pas un défi lancé au gouvernement mais c’est un véritable plaidoyer pour la survie de la filière palmier à huile ».

 

« Il faut qu’on revienne à la vérité des prix », a insisté M. Sama, expliquant que les prix locaux sont indexés sur les cours mondiaux. Mais, suite à une grogne des consommateurs relativement à la flambée des prix de l’huile de palme raffinée, le gouvernement a bloqué les prix depuis janvier pour trois mois.

Si le plaidoyer auprès du gouvernement n’a pas d’issue favorable « nous ne voulons pas arriver à cela, mais nous libérons le prix,  parce qu’à côté de cela la filière a demandé à l’Etat de faire réduire la TVA », a martelé M. Constantin Kouassi.

La Côte d’Ivoire produit plus de 500 000 tonnes d’huile de palme brute par an. Le pays qui occupe le rang de 9e producteur mondial et 2e africain, est le premier exportateur africain d’huile de palme.

Le pays compte 75 000 hectares de plantations industrielles de palmier à huile et environ 200 000 ha de plantations villageoises avec près de 50.000 planteurs, pour un chiffre d’affaires d’environ 500 milliards Fcfa.

Le secteur palmier à huile représente 220 000 emplois directs en Côte d’Ivoire, plus de 2 millions de personnes qui vivent de cette activité. Environ 70% de la production est consommée localement et 30% exportée vers la sous-région.

Zimbabwe : la banque centrale au secours des PME

La banque centrale du Zimbabwe a approuvé une facilité de 5,9 millions de dollars US pour renforcer la participation des micros, petites et moyennes entreprises (MPME) dans l’économie générale.Dans un communiqué publié mardi à l’issue d’une réunion du Comité de politique monétaire (MPC), le gouverneur de la Banque de réserve du Zimbabwe (RBZ), John Mangudya, a déclaré que les MPME auraient accès à la facilité, fixée à 500 millions de dollars zimbabwéens, « auprès des banques et des institutions de microfinance à 30% par personne et par an, aux fins d’améliorer la production et la productivité dans tous les secteurs de l’économie ».

Cette facilité est la reconnaissance par les autorités monétaires du rôle critique joué par les MPME au Zimbabwe au cours des deux dernières décennies.

La plupart des MPME appartiennent au secteur informel, qui a pris de l’importance ces dernières années avec la fermeture des entreprises du secteur formel en raison de la détérioration des conditions économiques du pays.

La RBZ s’est félicitée de la réduction de l’inflation, qui est encore passée de 240,1% en mars 2021 à 194% en avril 2021.

« Le comité a réaffirmé son engagement à maintenir la trajectoire désinflationniste jusqu’à la fin de l’année et s’attend à ce que l’inflation d’une année à l’autre descende en dessous de 55% d’ici juillet 2021 », a déclaré Mangudya.

Il a également révélé que le MPC avait décidé de maintenir le taux directeur bancaire à 40%, et de soutenir les bureaux de change avec des besoins de change pour soutenir les MPME qui ont besoin de devises pour leurs diverses activités de production.

Côte d’Ivoire: une banque ouvre son premier centre de relation client

Une banque marocaine a ouvert, dans le cadre du développement multicanal de son réseau en Côte d’Ivoire, son premier Centre de relation client, baptisé « Atlantique Call », dans un contexte marqué par la Covid-19.

Accessible gratuitement via divers canaux, ce nouveau centre de relation de Banque Atlantique Côte d’Ivoire, animé par des téléconseillers, est joignable par téléphone fixe ou mobile, 7 jours sur 7 de 8h à 22h pour répondre aux attentes et aux questions des clients.

Dans ce contexte pandémie de Covid-19, ce centre de relation client vient réduire les contacts entre le personnel et les clients, toute chose qui participe à réduire la transmission de la maladie.  

Il permettra de traiter les informations dans divers domaines : produits et services de financement, statut du dossier de crédit, disponibilité des Guichets Automatiques de Banque (GAB), la gestion de cartes bancaires et le suivi des réclamations.

Le service « Atlantique Call » sera bientôt enrichi par de nouvelles fonctionnalités en cours de développement, notamment l’intégration de la technologie IVR (serveur vocal interactif, ainsi que l’accès via la messagerie électronique, les réseaux sociaux et le site web institutionnel de la banque.

Cette initiative devrait être poursuivie dans d’autres pays de présence du Groupe. Elle vient conforter la banque dans sa vision pour apporter à sa clientèle une expérience de qualité, ainsi que des produits et services innovants et personnalisés.

Banque Atlantique est le 3ème plus grand groupe bancaire de la zone UEMOA en termes de parts de marché. Elle est présente dans les huit pays membres de l’Union  (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo).

Angola : appel d’offres pour les bassins onshore du Congo et du Kwanza

L’Agence nationale angolaise du pétrole, du gaz et des biocarburants (ANPG) a officiellement ouvert des blocs d’octroi de licences pour les bassins onshore du Bas-Congo et de Kwanza dans le cadre de son cycle de licences pétrolières et gazières 2020.Le cycle de candidature en cours est une manifestation de la stratégie de l’Angola pour l’attribution continue des concessions pétrolières 2019-2025 qui a été approuvée et codifiée par le décret présidentiel no. 52/19, du 18 février 2019, informe le communiqué de l’ANPG parvenu ce mardi à APA.

Ce dernier appel d’offres vise à étendre les activités de recherche et d’évaluation dans les bassins sédimentaires, à accroître les connaissances géologiques sur le potentiel en hydrocarbures de l’Angola et à inviter une nouvelle vague d’explorateurs à produire de nouvelles découvertes, souligne la note.

Les blocs du bassin côtier du Bas-Congo comprennent CON1, CON5 et CON6; tandis que les blocs du bassin onshore de Kwanza comprennent KON5, KON6, KON8, KON9, KON17 et KON20.

Sénégal : la Corée appuie des projets de développement

Les fonds fournis par l’Agence coréenne de Coopération internationale (KOICA) vont permettre de financer trois programmes dont celui de la 2ème phase du Projet de développement de la chaîne de valeur du riz dans la vallée du fleuve Sénégal.Quelques jours après avoir obtenu du Fonds monétaire international 650 millions de dollars pour soutenir son économie, le Sénégal vient de bénéficier de la Corée du sud une enveloppe de 21 000 000 dollars US, soit environ 11 413 920 000 FCFA, pour financer trois projets de développement.

Le premier projet porte sur la 2ème phase du Projet de développement de la chaîne de valeur du riz dans la vallée du fleuve Sénégal. D’un coût de 11 000 000 dollars US, soit 5 978 720 000 F CFA, il a pour objectif de contribuer à l’amélioration des revenus agricoles par la construction et la réhabilitation des infrastructures de production et de gestion post-récolte, telles que les rizeries, les magasins de stockage et le centre d’exploitation de services mécanisés.

Le second programme porte sur le Projet de village pilote SAEMOUL à Podor pour un montant de 2 500 000 dollars US, soit 1 400 000 000 F CFA. Il devrait permettre d’améliorer la résilience des résidents par le biais du renforcement de capacités et d’accroître la productivité agricole. Ceci afin de favoriser l’augmentation des revenus des producteurs.

Le troisième et dernier programme concerne le projet d’établissement d’un centre de création et d’incubation de start-ups au sein de l’Institut Supérieur d’Enseignement Professionnel (ISEP) de Diamniadio. Il vise à autonomiser les jeunes sénégalais à travers l’entreprenariat et de soutenir les start-ups par le biais de programmes d’un centre d’incubation et d’un « makerspace ». La contribution de la KOICA à son financement s’élève à 7 500 000 dollars US, soit 4 076 400 000 F CFA.

Le ministre sénégalais de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, a magnifié la diversité des domaines et des modes d’intervention de la coopération coréenne au Sénégal. A l’en croire, ces domaines embrassent le développement rural, l’entreprenariat, le transport, la santé ainsi que l’énergie et les technologies de l’information et de la communication.

Les modes d’interventions portent sur des subventions aux projets/programmes, mais aussi des emprunts à des conditions préférentielles, a-t-il précisé dans le communiqué de son département parvenu à APA.

Amadou Hott a par ailleurs annoncé que sur la base d’une coopération « aussi étroite », Dakar envisage la signature d’un accord-cadre de coopération avec Séoul. Cet accord, a-t-il, souligné, va améliorer l’efficacité de l’aide avec une liste de projets sélectionnés, conformément au Programme d’Actions Prioritaires Ajusté et Accéléré (PAP 2A) du Plan Sénégal Emergent.

A new ROAD, le think-tank qui se penche sur les dettes africaines

Ce groupe de réflexion sera officiellement lancé le 6 mai prochain à Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire.Le taux d’endettement des Etats africains suscite bien souvent la polémique. Au-delà même du monde économique. A new Round-Table on African Debts (A new ROAD, en forme contractée) est né pour prendre part au débat avec un ambitieux objectif : « imposer un nouveau regard sur le continent, ses économies et leur rôle central à l’échelle internationale ».

Les 24 membres de ce laboratoire d’idées voulant déconstruire les idées préconçues ont pris « l’engagement de conduire une réflexion collective et participative en résonance et en cohérence avec les travaux actuellement menés sur la soutenabilité des dettes africaines et, plus généralement, le financement de ces économies ».

Dans le futur, A new ROAD souhaite que « le prisme d’analyse de la question des dettes publiques africaines évolue » car « l’Afrique n’est pas surendettée ». Au contraire, elle est « sous-financée et mal financée ».

Pour inverser la tendance, ce think-tank entend se mobiliser pour que « les conditions commerciales des financements appliquées aux Etats africains soient cohérentes avec celles pratiquées (à profils d’économies et de risques équivalent) dans d’autres régions du monde ».

A new ROAD regroupe des personnalités parmi lesquelles Félix Edoh Kossi Amenounvé, Directeur Général de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), Najat Vallaud-Belkacem, ancienne ministre française de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Omar Cissé, Président Directeur Général d’InTouch, Kako Nubukpo, ancien ministre de la Prospective et de l’Evaluation des politiques publiques du Togo, Mario Pazzini, Directeur du Centre de développement de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) et Stanislas Zézé, Président Directeur Général de Bloomfield Investment Corporation.

Après la table ronde d’Abidjan, un sommet sur le financement des économies africaines doit avoir lieu le 18 mai prochain à Paris (France).

Secteur sucrier ivoirien: les acteurs s’engagent à investir 150 milliards Fcfa

Les acteurs de l’industrie sucrière de Côte d’Ivoire ont signé samedi un contrat-plan avec le gouvernement, s’engageant à investir plus 150 milliards Fcfa sur la période 2021-2025, lors d’une cérémonie en présence du Premier ministre Patrick Achi.

« Les entreprises sucrières s’engagent à réaliser des investissements de plus de 151 milliards sur une période de 2021-2025 dont 71,332 milliards pour Sucaf-CI et 79,731 milliards pour Sucrivoire », a précisé le ministre du Commerce et de l’industrie, Souleymane Diarrassouba.

Cette signature de convention vient « conclure la première partie des travaux que nous menons avec les deux entreprises du secteur sucrier pour parvenir à un secteur sucrier ivoirien productif et compétitif », a indiqué M. Souleymane Diarrassouba. 

« A travers la signature de ces Contrat-plans avec les entreprises, l’Etat veut apporter une réponse aux difficultés des entreprises sucrières et parvenir à l’autosuffisance en sucre », a-t-il ajouté, dans un discours, à la Primature, le Cabinet du Premier ministre ivoirien.  

M. Joseph Kouamé-Kra, président d’honneur de l’Association des industriels du secteur sucrier de Côte d’Ivoire, s’est réjoui de cette convention qui offre aux industriels « un cadre stable » pour la réalisation de leurs investissements et le fonctionnement de leurs entreprises. 

 « Nous comptons sur le soutien du gouvernement pour relever les défis  (…) de la gestion de l’eau, des maladies de la canne, des problèmes climatiques et énergétiques » auxquels fait face le secteur, a-t-il déclaré. 

L’industrie sucrière ivoirienne reste confrontée à des problèmes de compétitivité qui sont notamment liés à des coûts de production élevés, aux conditions climatiques moins favorables, à la petite taille des usines, aux nouvelles maladies et à la fraude. 

Les conclusions d’une étude commanditée par le ministère du Commerce et de l’industrie en 2019 confirment les « contreperformances du secteur sucrier ivoirien, en dépit des chiffres d’affaires en constante augmentation des entreprises sucrières ». 

Cette étude a en outre relevé la baisse de compétitivité du secteur en mettant l’accent essentiellement sur le faible niveau des investissements réalisés par les opérateurs de la filière et les coûts de production élevés du sucre en Côte d’Ivoire. 

Dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations de l’étude, le gouvernement a donné son accord pour apporter son appui à cette filière pour avec comme objectif de favoriser leur rentabilité et leur compétitivité. 

Ce contrat-plan devrait permettre d’augmenter la production de sucre des deux entreprises qui va passer de 206 037 tonnes en 2021 à 255 091 tonnes en 2025 et améliorer la compétitivité du secteur sucrier. 

L’Etat pour sa part, en plus des mesures déjà prises, s’engage à maintenir l’interdiction des importations de sucre sur la période de réalisation des projets d’investissements (2021-2025), mentionne la convention. 

 La convention vise en outre à renforcer le contrôle et le suivi de la mise en œuvre des mesures visant à instaurer un environnement juridique et réglementaire propice aux investissements dans la filière notamment la lutte contre l’importation frauduleuse de sucre.

La Côte d’Ivoire a créé dans les années 1975 des complexes sucriers qui ont permis de générer des emplois stables et impulser un développement régional permettant de participer à la stratégie de souveraineté alimentaire du pays. 

Malgré son retrait, l’Etat suit avec une attention particulière l’évolution de l’industrie sucrière et apporte son concours aux entreprises qui y exercent dans l’optique de préserver la filière sucre et satisfaire les besoins du marché intérieur. 

Suite au retrait de l’Etat et à la privatisation de l’ex-Sodesucre, la filière qui suit son développement, est depuis 1997 la propriété des entreprises Sucrivoire (du groupe Sifca et Harel) et Sucaf-CI (groupe Castel).