Af’Sud : Manuel Chang extradé vers le Mozambique ou les Etats-Unis ?

Un tribunal sud-africain a ordonné la suspension de l’extradition de l’ancien ministre mozambicain des Finances, Manuel Chang vers le Mozambique.Le scandale de la « dette cachée » va-t-il connaître son épilogue au Mozambique ou aux États-Unis ? Un énième rebondissement vient bloquer l’extradition de Manuel Chang vers le Mozambique. Selon la justice sud-africaine, un recours a été introduit par des militants de la société civile pour demander son extradition vers les Etats-Unis, où il est également accusé de blanchiment d’argent et de détournement de fonds.

La Haute Cour de Johannesburg a ordonné mercredi au ministre sud-africain de la Justice, Ronald Lamola, de ne pas extrader Manuel Chang vers son pays d’origine en attendant que le tribunal se prononce sur le recours du Forum de contrôle budgétaire du Mozambique (FMO), un groupe d’organisations de la société civile, qui demande son extradition vers les Etats-Unis.

Un préjudice à 2,2 milliards de dollars

Chang a été arrêté en vertu d’un mandat d’arrêt américain dans un aéroport sud-africain alors qu’il était en transit vers Maputo pour rallier Dubaï en décembre 2018. Les Etats-Unis ont demandé son extradition à l’Afrique du Sud, tandis que le Mozambique souhaitait également qu’il soit transporté à Maputo pour y être jugé, pour avoir prétendument reçu des pots-de-vin pour autoriser des prêts internationaux de 2,2 milliards de dollars destinés à l’achat de chalutiers de pêche et de patrouilleurs militaires.

L’ancien ministre des Finances du Mozambique de 2005 à 2015 sous le régime du président Armando Guebuza, Chang avait obtenu « frauduleusement » des prêts d’une valeur de plus de 2,2 milliards de dollars auprès d’institutions financières internationales pour des entreprises privées, en utilisant le gouvernement comme garant.

M. Chang est appelé à témoigner devant un tribunal de Maputo où 19 autres accusés – dont le fils de l’ancien président mozambicain Armando Guebuza sont déjà jugés dans le cadre du scandale de corruption de la « dette cachée ».

Le FMO souhaite toutefois que l’ancien ministre soit extradé vers les Etats-Unis, où il est également recherché pour des motifs similaires. Les militants de la société civile craignent des ingérences dans le dossier car ils estiment que Mozambique n’a pas la volonté politique ou la capacité de garantir un procès libre et équitable.

La Côte d’Ivoire veut accueillir la Rencontre des entrepreneurs francophones en 2022

Le premier ministre ivoirien, Patrick Achi a exprimé à Paris la volonté de la Côte d’Ivoire d’accueillir la prochaine Rencontre des entrepreneurs francophones (REF) en 2022.

Le chef du gouvernement ivoirien a exprimé cette volonté lors de la première rencontre des entrepreneurs francophones tenue les 24 et 25 août 2021 dans la capitale française où des dirigeants et entrepreneurs étaient rassemblés.

« Je voudrais vous proposer que cette rencontre qui en appelle forcément d’autres, puisse désormais se tenir alternativement sur les deux rives de notre monde francophone », a-t-il déclaré.

La Côte d’Ivoire « vous convie ainsi, toutes et tous, en 2022 à Abidjan pour, à l’air libre de cette Afrique nouvelle qui a soif d’ambitions et de progrès, voir grandir ces projets d’une Francophonie économique toujours plus conquérante et rayonnante », a ajouté M. Achi, accompagné par plusieurs entrepreneurs ivoiriens.

Poursuivant, il a invité les  gouvernants à tout mettre en œuvre pour que cette rencontre ne soit pas un simple sommet de plus, et de toujours favoriser cette communauté économique francophone.

Selon lui, il faudra doter à terme cette Rencontre d’un cadre institutionnel novateur, paritaire entre secteur privé et pouvoirs publics, « pour amplifier nos succès ».

 « A vous, entrepreneurs francophones, de faire vivre cette nouvelle Francophonie économique pour en faire un espace de prospérité et d’inclusivité», a conclu le premier ministre ivoirien.

Cette Rencontre a constitué l’occasion d’engager avec des décideurs politiques, organisations patronales, structures d’appui aux entreprises et entrepreneurs francophones un débat interactif et contradictoire sur les enjeux du développement des affaires au sein et entre les pays francophones, ainsi que les pistes d’action mobilisatrices et novatrices à mener à cet effet.

Les membres de la délégation ivoirienne ont participé à plusieurs panels et tables rondes inscrits au menu de ces assises. Jean-Marie Ackah, président de la Société ivoirienne de production animale (SIPRA), également président de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI, patronat ivoirien) a participé au débat sur la souveraineté alimentaire entre les pays francophones.

Le polytechnicien Ahmadou Bakayoko, directeur général de la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE), a participé à la table ronde sectorielle autour du thème, « hydrogène : énergie d’aujourd’hui et de demain ? », quand Alassane Doumbia, président du Groupe SIFCA a pris part au débat sur « l’industrie au cœur de la relance ».

La digitalisation et la cybersécurité des opérations de transit maritime, les enjeux et les perspectives de la logistique internationale ainsi que les atouts de la francophonie et les synergies dans les relations portuaires et logistiques ont également meublé une autre table ronde à laquelle a participé Hien Yacouba Sié, directeur général du Port d’Abidjan.

La REF 2021 a mis à l’honneur la Francophonie économique en présence d’une vingtaine d’associations patronales francophones (Algérie, Wallonie-Bruxelles, Cambodge, Cameroun, Congo RDC, Côte d’Ivoire, Djibouti, Gabon, Liban, Madagascar, Maroc, Maurice, Monaco, Québec, G-5 Sahel patronal, République du Congo, Sénégal, Suisse, Togo, Tunisie), composées chacune d’une délégation d’une quinzaine d’entreprises.

Relance post-Covid : 23 milliards de DTS du FMI à l’Afrique

Le Fonds monétaire international (FMI) va verser aux pays africains 23,73 milliards de droits de tirage spéciaux (DTS), soit 33,66 milliards de dollars US, pour financer notamment leurs achats de vaccins contre la Covid-19.Sans surprise, les deux géants du continent que sont l’Afrique du Sud et le Nigéria, sont les plus gros bénéficiaires de l’assistance du Fonds monétaire international. Pretoria et Abuja vont respectivement recevoir 2,92 milliards de DTS (4,15 milliards de dollars) et 2,35 milliards de DTS (3,34 milliards de dollars).

Ils sont suivis par l’Egypte, l’Algérie et la Libye avec des avoirs estimés respectivement à 1,95 milliard de DTS (2,77 milliards de dollars), 1,88 milliard de DTS (2,66 milliards de dollars) et 1,51 milliards de DTS (2,14 milliards de dollars).

Le top 10 des plus importants bénéficiaires de cette allocation en DTS sur le continent est complété par la République démocratique du Congo (1449 millions de dollars), la Zambie (937,6 millions de DTS/1330 millions de dollars), le Maroc (857,2 millions de DTS/1216 millions de dollars), l’Angola (709,4 millions de DTS/1006 millions de dollars) et le Ghana (707,3 millions de DTS/1003 millions de dollars).

Dans la zone Uemoa (Union économique et monétaire ouest-africaine), la Côte d’Ivoire, grâce à son poids économique, reçoit la part la plus importante avec une allocation équivalente à 884,3 millions de dollars, soit près de 496 milliards FCFA.

Elle est suivie par le Sénégal qui pourra renforcer ses réserves de change à hauteur de 440 millions de dollars. Dans le même sillage, on retrouve successivement le Mali avec 254 millions de dollars, le Togo pour 200 millions de dollars, le Niger doté de 179 millions de dollars, le Bénin avec 168 millions de dollars et le Burkina Faso qui bénéficie de 164 millions de dollars.

Le Fonds monétaire international a procédé depuis ce 23 août 2021 à l’injection record d’une liquidité de 456,5 milliards de Droits de tirage spéciaux (DTS) estimés à 650 milliards de dollars dans l’économie mondiale.

A travers ces fonds, le FMI espère renforcer la stabilité du système monétaire international face aux dégâts économiques et sociaux sans précédent causés par la pandémie de la Covid19. Cette injection historique, qui est la réponse de l’institution de Bretton Woods à la grave crise sanitaire que connaît actuellement le monde, vise à compléter les réserves de change des pays membres du FMI.

Cette manne financière constitue donc une véritable bouffée d’oxygène pour les pays dont le compte des transactions courantes est structurellement déficitaire comme la plupart des pays en développement.

Af’Sud : Manuel Chang sera extradé vers le Mozambique

L’Afrique du Sud va extrader l’ex-ministre mozambicain des Finances Manuel Chang, éclaboussé dans le scandale de la « dette cachée ».Ancien ministre des Finances du Mozambique de 2005 à 2015 sous le régime du président Armando Guebuza, Chang avait obtenu « frauduleusement » des prêts d’une valeur de plus de 2,2 milliards de dollars auprès d’institutions financières internationales pour des entreprises privées, en utilisant le gouvernement comme garant.

A l’époque, il n’avait pas demandé l’aval du Parlement mozambicain pour une telle opération. C’est vers la fin du mandat d’Armando Guebuza, que ces prêts avaient été « secrètement négociés et signés» selon le gouvernement mozambicain. Ce scandale surnommé l’affaire de la « dette cachée », continue de plonger le Mozambique dans sa pire crise financière depuis son accession à l’indépendance en 1975.

Manuel Chang (65 ans) a été arrêté dans un aéroport sud-africain le 29 décembre 2018 alors qu’il s’apprêtait à rallier Dubaï. Selon les lois mozambicaines, l’ancien argentier du gouvernement, devenu député après son départ des Finances, ne bénéficie plus d’une immunité parlementaire depuis 2019, date à laquelle a expiré son mandat.

En conséquence, le ministre de la Justice sud-africaine a soutenu avoir reçu une demande du gouvernement mozambicain pour que Chang soit extradé afin qu’il puisse faire face à la justice de son pays. Une demande à laquelle a répondu favorablement les autorités sud-africaines. « L’accusé sera remis aux autorités mozambicaines afin d’être jugé pour les chefs d’accusation suivants en droit mozambicain : abus de position et de fonction ; violation des lois budgétaires ; fraude par tromperie ; détournement de fonds ; et blanchiment d’argent, entre autres », a déclaré Chrispin Phiri, porte-parole du ministère de la Justice sud-africaine.

Les Etats-Unis ont accentué la pression sur le gouvernement sud-africain pour obtenir l’extradition de Manuel Chang. En mai, un ancien banquier du Crédit Suisse, jugé aux Etats-Unis, a plaidé coupable d’avoir comploté pour blanchir des fonds dans cette affaire. Trois autres personnes ont été arrêtées, deux en Grande-Bretagne et une à New York. Au Mozambique, vingt personnalités politiques, dont le fils de l’ancien président Armando Guebuza, sont actuellement jugés dans le même dossier par le régime du président Filipe Nyusi.

Le Sénégal en passe d’adhérer à l’Agence pour l’Assurance du Commerce en Afrique

La signature de l’Accord de participation, dernière condition préalable à l’adhésion, a été effectuée ce mardi par les deux parties.Dans sa quête de « financements à plus long terme et à des taux concurrentiels », le gouvernement du Sénégal a porté son dévolu sur l’Agence pour l’Assurance du Commerce en Afrique (ACA), un fournisseur réputé de garanties d’assurance.

Selon un communiqué du ministère sénégalais de l’Economie, du Plan et de la Coopération, cet engagement « donnera aux investisseurs et aux financiers internationaux l’assurance que les transactions souveraines et autres investissements bénéficient d’un soutien de l’ACA ».

La notation de catégorie investissement de l’ACA, souligne la source, permet d’atténuer les risques d’investissement et d’obtenir une capacité d’assurance-investissement pour couvrir d’importants emprunts.

Le Sénégal pourra ainsi satisfaire les conditions des prêteurs et investisseurs internationaux. Son adhésion à l’ACA s’inscrit dans le plan stratégique (2019-2023) qui vise à contribuer à la réalisation de la stratégie nationale de développement socio-économique du pays.

L’Accord de participation sera suivi du versement d’une contribution de 15 millions d’euros à l’ACA par la Banque Européenne d’Investissement (BEI) au nom du gouvernement sénégalais. Il y a dix mois, le Sénégal et la BEI avaient paraphé à cet effet un accord de financement.

En outre, indique le document, les secteurs privé et public locaux bénéficieront de la disposition de solutions d’assurance innovantes. Objectif, soutenir le commerce et les investissements mais aussi renforcer l’accès du Sénégal aux Investissements Directs Étrangers (IDE).

Le président Macky Sall a signé le traité de l’ACA en mars 2020. Sa ratification confère à l’ACA un statut de créancier privilégié au Sénégal. Le rôle de l’ACA comme « assureur de dernier recours » est reconnu par l’Etat du Sénégal qui, par conséquent, s’est engagé à lui rembourser toutes les réclamations et recouvrements effectués dans le cadre des obligations ou défauts souverains.

Désormais, l’exposition de l’ACA au Sénégal s’élève à 21 millions de dollars américains grâce à son mandat panafricain qui lui permet de soutenir des transactions stratégiques dans des pays non-membres.

« Cette exposition brute est prévue d’augmenter au cours des prochaines années, vu que les requêtes commerciales provenant du Sénégal s’élèvent à plus de 4 milliards de dollars américains – couvrant principalement les secteurs de la finance, de l’énergie et des infrastructures », indique le document.

Pour Amadou Hott, ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, « avec l’option du Sénégal de faire de l’investissement privé et des Partenariats Public-Privé (PPP) un des leviers du Plan d’actions prioritaires ajusté et accéléré (PAP2A) et du Plan Sénégal Emergent (PSE), l’ACA pourra servir d’interface fiable entre le secteur public et le secteur privé pour des partenariats solides et gagnant-gagnant pour notre pays ».

De son côté, Manuel Moses, Directeur Général de l’ACA, a affirmé que « le Sénégal est en bonne voie pour devenir le 19e État membre de l’ACA », non sans saluer « l’engagement du pays envers le renforcement de la croissance économique inclusive qui, avec certitude, ouvrira la voie à une croissance et à un développement plus durables ».

L’Agence pour l’Assurance du Commerce en Afrique (ACA) a été fondée en 2001 par des États africains afin de couvrir les risques commerciaux et d’investissement des entreprises faisant des affaires sur le continent. L’ACA fournit principalement de l’assurance risques politiques, de l’assurance-crédit et des cautions.

Elle est de plus en plus considérée comme un partenaire de développement stratégique pour les gouvernements africains, assurant entre 1 et 2% du PIB annuel de ses États membres et participant à certains des plus grands projets stratégiques de développement du continent en vue de stimuler l’investissement et le commerce intra-africain à l’appui de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf).

Niger : le G5 Sahel s’engage dans la promotion de l’entreprenariat

Une mission d’experts du G5 Sahel a séjourné à Niamey du 15 au 19 août 2021 pour réaliser une étude de faisabilité pour la mise en place d’un programme d’inclusion financière en faveur de l’emploi des jeunes dans les zones sensibles et d’insécurité.Cette mission avait pour but d’échanger avec la coordination nationale du G5 Sahel et les acteurs clés intervenant dans les domaines de l’entrepreneuriat des jeunes, la formation professionnelle, de la création d’Activités Génératrices de Revenus (AGR) et de la microfinance.

En termes d’objectif, explique un communiqué du G5 Sahel reçu ce mardi à APA, la mission visait à déterminer les zones d’intervention du programme, à recueillir les orientations par rapport à la conduite de l’étude, de recueillir les attentes des acteurs, d’échanger sur les dispositifs existants en matière d’emploi de jeunes, de création d’AGR et le financement de projets, de recenser les difficultés rencontrées et de récolter de la documentation afin d’alimenter l’étude.

Le Coordonnateur du G5 Sahel au Niger a jugé pertinent le programme envisagé qui répond aux besoins des populations dans les zones prioritaires de l’organisation. Il a souhaité que l’intervention soit cohérente avec les dispositifs déjà existants.

Pour les zones d’intervention du programme, les échanges ont permis de cibler la zone désertique à cheval entre le Niger et le Tchad, et le fuseau centre qui correspond à la zone des trois frontières (Burkina, Mali, Niger). Ce qui correspond aux régions de Tillabéry, Agadez, Diffa, Maradi.

Le nouveau président zambien promet plusieurs réformes

Hakainde Hichilema a promis de relancer l’économie de son pays et de lutter contre la corruption.Dans son discours d’investiture, ce mardi à Lusaka, le chef de l’Etat de la Zambie s’est engagé à mettre sur pied une administration « rationnelle » et « efficace » pour redresser l’économie au cours des cinq prochaines années.

« Notre objectif au cours des cinq prochaines années sera de restaurer la stabilité macroéconomique de notre pays », a promis Hichilema, devant des milliers de supporters enthousiastes et de dignitaires étrangers au Heroes Stadium de Lusaka.

Il a ajouté : « Nous accorderons une attention particulière à la réduction du déficit budgétaire, à la réduction de la dette publique et au rétablissement de la confiance de la société et des marchés dans notre pays ».

Hichilema, 59 ans, hérite d’un portefeuille de dette extérieure de plus de 12 milliards de dollars américains qui a explosé au cours des dernières années de l’administration de son prédécesseur Edgar Lungu qui a dirigé la Zambie depuis 2015.

Le nouveau président a promis d’introduire des réformes démocratiques, des politiques économiques favorables aux investisseurs et une « tolérance zéro » pour la corruption.

« Nous allons promouvoir l’unité et la diversification et assurer le respect des libertés, des droits de l’homme et des libertés pour tout notre peuple », a-t-il assuré, s’engageant à rétablir l’Etat de droit et à renforcer les institutions démocratiques dans le pays.

Hichilema est arrivé au pouvoir après une victoire écrasante sur Lungu lors des élections générales du 12 août dernier.

Le Zimbabwe reçoit 961 millions de dollars du FMI

Le financement entre dans le cadre des Droits de tirage spéciaux (DTS) octroyés par l’institution de Bretton Woods pour fournir des liquidités supplémentaires au système financier mondial.Dans une déclaration conjointe avec le Gouverneur de la Banque centrale, John Mangudya, le ministre des Finances, Mthuli Ncube a indiqué que les fonds ont été déposés hier lundi sur le compte de la Reserve de la Banque du Zimbabwe auprès du FMI.

« Le résultat immédiat de ce soutien du FMI est l’augmentation de la position des réserves de change du pays de 961 millions de dollars US. Cela contribuera grandement à renforcer la stabilité de notre monnaie nationale », a déclaré le ministre.

Les DTS sont des actifs supplémentaires de réserve de change qui sont conservés par le FMI et mis à la disposition des pays membres s’ils le souhaitent.

Selon M. Ncube, ces fonds seront « utilisés avec prudence, dans le respect de la plus grande transparence, pour soutenir les secteurs sociaux, à savoir la santé, l’éducation et les groupes vulnérables ; les secteurs productifs, à savoir l’industrie, l’agriculture et l’exploitation minière ; les investissements dans les infrastructures, à savoir les routes et les logements ; et les réserves de devises et le fonds de prévoyance pour soutenir notre monnaie nationale et la stabilité macroéconomique ».

L’aide du FMI intervient à un moment où le Zimbabwe tente de stimuler les performances de son secteur productif, qui est confronté à des problèmes de liquidités.

Transition énergétique: Le Maroc table sur l’hydrogène vert 

Le Maroc mise sur l’hydrogène vert, ce gaz obtenu par électrolyse avec de l’électricité propre non carbonée, pour assurer sa transition énergétique. Pour ce faire. le ministère de l’Energie s’est doté d’une stratégie de développement de l’hydrogène, et ce suite aux recommandations d’une étude affirmant que Maroc peut capter jusqu’à 4% de la demande mondiale en molécules vertes.

L’objectif est de satisfaire la demande locale et d’optimiser l’exploitation du potentiel national notamment à travers des exportations, indique une note de la tutelle. En termes d’exportations, la priorité sera donnée à l’Europe où la demande devrait augmenter au cours des prochaines années, indique t-on.  

Concrètement, la stratégie est déclinée en plan d’action à l’horizon 2050. 

Une série de mesures est prévue dans le cadre de ce plan d’action dont la réduction des coûts tout au long de la chaîne de valeur de la filière d’hydrogène vert et de ses dérivés et la mise en place d’un Cluster industriel national dédié au développement des technologies hydrogène. 

Dans le même ordre, le plan d’action prévoit la mise en place d’un pôle de recherche et développement (R&D) marocain et régional avec pour but de proposer un ensemble de projets pilotes dans ce domaine.  De même, de nouveaux partenariats devront être conclus avec des acteurs internationaux pour mobiliser le financement nécessaire au développement de l’hydrogène et aux activités de production. 

A noter que les premières initiatives de développement de l’hydrogène vert sont déjà lancées sur le territoire national.

La Francophonie porteuse d’une stratégie économique

Louise Mushikiwabo, la Secrétaire Générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), présentera le 24 août à Paris (France) les grandes lignes d’un plan visant à renforcer les échanges et les coopérations entre acteurs économiques de l’espace francophone.L’économie n’est pas la vocation première de la Francophonie. Mais, souligne la Rwandaise Louise Mushikiwabo, « en tant que catalyseur et acteur aux côtés de (ses) partenaires », elle doit jouer un « rôle important » dans la dynamique économique des Etats membres.

C’est pourquoi la Secrétaire Générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), indique un communiqué reçu lundi à APA, « a voulu une nouvelle Stratégie économique de la Francophonie (SEF) pour la période 2021-2025 ».

Ladite stratégie sera à l’honneur lors de La Rencontre des entrepreneurs francophones (LaREF 21) organisée par le Mouvement des entreprises de France (Medef) et élargie à une vingtaine d’associations patronales francophones (Algérie, Cameroun, RD Congo, Côte d’Ivoire, Djibouti, Gabon, Madagascar, Maroc, Maurice, G-5 Sahel patronal, Congo, Sénégal, Togo, Tunisie…).

Sur la route de Djerba

L’OIF va lancer, dans le cadre de LaREF 21, les Rencontres précédant son Forum économique prévu en marge du 18e Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement qui aura lieu du 20 au 21 novembre 2021 à Djerba, en Tunisie.

Avant ce rendez-vous, les discussions dans la capitale française ont pour ambition « d’ouvrir des horizons partagés au sein de l’espace francophone en temps de relance économique post-Covid et d’illustrer de manière concrète les opportunités offertes sur le terrain ».

A cet effet, les participants se poseront notamment ces questions : quelles nouvelles opportunités pour des échanges économiques et commerciaux diversifiés ?  Quelles solutions pour accompagner les entreprises en croissance ? Quelles réponses au défi du numérique pour une employabilité efficace ?

Afrique : la Zlecaf peut favoriser le commerce durable (CNUCED)

Une nouvelle étude montre comment transformer l’Accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) en un instrument de promotion du commerce durable de la biodiversité.L’Afrique dispose d’une des plus riches biodiversités de la planète. Pourtant, jusque -là les négociations qui se déroulent dans le cadre de l’accord historique sur la Zlecaf font à peine référence à l’environnement.

Il s’agit là d’une occasion manquée de parvenir à un développement durable grâce à l’intégration commerciale en Afrique, tel que prévu par l’Agenda 2063 pour l’Afrique. C’est ce que souligne une nouvelle étude de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) intitulée « Implications of the African Continental Free Trade Area for Trade and Biodiversity : Policy and Regulatory Recommendations ».

L’étude porte sur le lien entre le commerce et la biodiversité et les engagements des parties prenantes à l’accord sur la Zlecaf.

Elle recommande des moyens de transformer l’Accord en un catalyseur du commerce durable de la biodiversité et en un moteur essentiel du redressement et du développement de l’Afrique après la pandémie de Covid-19.

« L’Initiative BioTrade pourrait jouer un rôle central dans l’établissement d’une voie de développement vert pour les pays africains et ainsi assurer une reprise respectueuse de l’environnement après la pandémie de Covid-19 », a déclaré David Vivas, juriste de la CNUCED travaillant sur les questions de commerce et d’environnement.

BioTrade englobe les activités liées à la collecte, à la production, à la transformation et au commerce de biens et de services issus de la biodiversité qui respectent des critères de durabilité environnementale, sociale et économique, connus sous le nom de Critères et Principes BioTrade.

L’étude identifie des points d’inclusion potentielle de considérations environnementales dans le texte juridique de l’Accord actuellement en cours de négociation. Elle met en évidence les incitations économiques positives pour le commerce durable des produits de la biodiversité afin de contribuer aux objectifs environnementaux tels que la conservation des écosystèmes et la lutte contre le changement climatique.

Le commerce des produits issus de la biodiversité constitue une part importante des exportations des pays africains. En 2017, près de 78 milliards de dollars de produits d’origine biologique ont été exportés par les membres de l’Union africaine, soit 3,5 % de leur PIB combiné. Le capital naturel représente entre 30 et 50 % de la richesse totale de la plupart des pays africains.

En outre, l’Afrique abrite huit des 36 points chauds de la biodiversité mondiale – des régions biogéographiques présentant des niveaux importants de biodiversité – et près d’un cinquième de toutes les espèces de mammifères, d’oiseaux et de plantes y vivraient.

« L’avantage comparatif dont disposent de nombreux pays africains en matière de ressources biologiques et de produits dérivés représente une opportunité économique énorme », a poursuivi M. Vivas.

Selon lui, alors que les pays progressent dans les négociations de l’Accord sur la Zlecaf, les prochaines étapes doivent se concentrer sur ces opportunités, y compris sur la nature et les solutions basées sur la biodiversité comme BioTrade.

Outre les considérations relatives au développement durable, l’étude préconise également l’inclusion dans l’Accord sur la Zlecaf d’un protocole supplémentaire liant le commerce aux considérations.

Rémi Ayikoué Amavi, nouveau DG de Bolloré au Mali

Nommé le 1er août 2021, le Béninois succède à Éric Dupuis à la Direction Générale de de Bolloré Transport & Logistics Mali.Rémi Ayikoué Amavi a intégré Bolloré Transport & Logistics en 2006 au sein de la filiale équato-guinéenne de l’entreprise où il s’est occupé du développement commercial des activités logistiques avant de passer Directeur Général en 2017.

Diplômé en Management et stratégie d’entreprise de l’ENACO-Lille, il va mettre son expérience au service du développement des activités logistiques du Mali. Le nouveau DG va notamment s’appuyer sur le réseau de Bolloré Transport & Logistics dans 109 pays et l’expertise de ses collaborateurs pour améliorer la desserte du pays.

« Je suis honoré de la confiance que l’entreprise que j’ai rejoint il y a 15 ans m’accorde. Avec le concours de toutes les équipes du Mali, nous allons apporter notre modeste contribution au rayonnement socio-économique du pays et offrir à nos clients des solutions logistiques innovantes dans le respect de la politique de Bolloré Transport & Logistics », a confié Rémi Ayikoué Amavi.

Blanchiment des capitaux: le FMI évaluera la Côte d’Ivoire en 2022

Les experts du Fonds monétaires international (FMI) évolueront la Côte d’Ivoire, en 2022, dans le cadre de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT).

Le mécanisme de LBC/FT est effectué avec le Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), institution spécialisée de la Cedeao, dont l’objectif est d’assurer la lutte contre le blanchiment de capitaux. 

« La Côte d’Ivoire sera évaluée en 2022 et les préparatifs ont commencé depuis le mois de juin dernier », a dit jeudi à Abidjan le correspondant national du GIABA, M. Idrissa Touré, lors de la seconde session plénière extraordinaire de sa Commission technique qui se tient sous un format hybride, en présentiel et par visioconférence, du 16 au 20 Août 2021, à Abidjan. 

« Nous sommes à fond dans la préparation de cet exercice avec les experts du FMI qui va évaluer la Côte d’Ivoire. On s’est déjà accordé sur un chronogramme et la conformité technique », a indiqué M. Touré, ajoutant qu’un questionnaire renseigné a été transmis le 13 août 2021.

La prochaine étape, confiera-t-il, est le renseignement du questionnaire sur l’efficacité et après la visite sur place en Côte d’Ivoire. Cette mission du FMI vise à examiner les instruments de lutte contre le blanchiment de capitaux. 

Le ministre ivoirien de l’Intérieur et de la sécurité, Vagondo Diomandé, a indiqué qu’en Côte d’Ivoire, le gouvernement a pris toutes les dispositions de lutte contre le blanchiment de capitaux et de lutte contre le terrorisme via des textes juridiques. 

En outre, « les flux financiers sont contrôlés et nous sommes au courant de toutes les transactions », a-t–il poursuivi, se disant satisfait des résultats enregistrés qui montrent la performance des dispositifs. 

Cette session, selon le directeur général du GIABA, M. Kimelabalou Aba, vise à « rattraper le retard accusé dans la conduite et l’examen du rapport » et devrait permettre d’examiner et adopter les rapports d’évaluations mutuelles du Niger et du Nigéria. 

« Il y a un progrès de la conduite des enquêtes », a rassuré , M. Kimelabalou Aba, en marge de la session qui a regroupé les correspondants nationaux du GIABA, les membres du Groupe des Experts sur l’Evaluation et la Conformité (GEC) et les membres délégués spécifiques des Etats membres du GIABA dont les rapports d’évaluation Mutuelle (REM). 

Les sessions plénières ont par ailleurs pour objectif de favoriser des discussions entre techniciens des États membres autour des menaces et défis liés à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le  financement du terrorisme (LBC/FT) dans la sous-région. 

Elles permettent également aux Etats membres d’aborder les questions pertinentes nécessitant une approche concertée et harmonisée dans la mise en œuvre effective des mesures de LBC/FT et d’établir des partenariats entre experts.

Les évaluations mutuelles (EM) visent également à aider les Etats membres à combler les lacunes identifiées dans leur dispositif de LBC/FT afin d’assurer la conformité et l’efficacité d’avec les standards internationaux.

Le Maroc participe à la 5-ème exposition Chine- Pays Arabes

L’Agence Marocaine de Développement des Investissements et des Exportations (AMDIE) co-organise la participation du Maroc à la 5ème Exposition Chine Pays-Arabes tenue du 19 au 22 août à Ningxia en Chine.Pays à l’honneur de cette édition, le Maroc y prend part dans le cadre de la consolidation des relations bilatérales sino-marocaines et le renforcement des actions de promotion économiques du Maroc sur le marché chinois, indique un communiqué de l’AMDIE.

Le Royaume est de ce fait présent à travers un pavillon de 200 m² entièrement digitalisé pour mettre en avant l’offre Maroc dans différents secteurs. Le pavillon est animé par les outils promotionnels digitaux de l’ONMT, TMSA, et la Maison de l’Artisan.

Notons qu’en marge de cette exposition, le Maroc co-organise en collaboration avec le Conseil Chinois pour le Développement du Commerce International (CCPIT) une conférence dédiée à la promotion des investissements et du commerce en format hybride, en présentiel pour les participants chinois et en ligne pour les participants marocains.

La conférence verra l’intervention d’imminents speakers à savoir MM. Xu Ning, Vice-Chairman de Ningxia Hui Autonomous Region, Ali Seddiki, Directeur Général de l’Industrie au ministère marocain de l’Industrie, du Commerce, de l’Economie Verte et Numérique, Reda Ouadghiri Idrissi, conseiller économique de l’Ambassade du Maroc en Chine, Mehdi Laraki, Président du conseil d’affaire Maroc- Chine, Badr Lahmoudi, DG, Dicastal Maroc, Jerry Cui, Directeur Général de Huawei Maroc ainsi que Said Arden, Directeur Général de Bank Of Africa (succursale à Shanghai), Mme Cai Jai, DG, Oméga Textile Maroc, et Mme Wang Lu, Directrice, Industrial service Department, CRBC.

S’agissant des secteurs clés d’échanges Marocco-chinois, on compte entre autres le secteur manufacturier, l’Industrie automobile, les technologies de l’information et de la communication, l’aéronautique, l’énergie (dont le nucléaire), les services, la finance, la construction, le tourisme, la santé, l’agriculture, les infrastructures de transport ou encore la vente en ligne (premier marché mondial).

D’autres secteurs sont aujourd’hui identifiés comme présentant un fort potentiel dans le développement des échanges commerciaux entre les deux pays pour ne citer que l’industrie chimique, l’assurance et banque, la haute technologie, les énergies renouvelables, l’environnement et traitement des déchets, les franchises ou encore les dispositifs médicaux.

Premier partenaire asiatique du Maroc avec une part de 46% des échanges, la Chine a affiché une croissance de ses échanges commerciaux avec le Royaume de l’ordre de 2,7% en 2020, soit plus de 1,4 milliard de dirhams, selon le dernier rapport de l’Office des changes.

Sénégal : vers une Conférence-Exposition sur le pétrole

L’événement entre dans le cadre de la promotion des investissements dans le secteur de l’énergie, selon un communiqué du ministère sénégalais du Pétrole et des Énergies parvenu mercredi à APA.Le Sénégal compte profiter à fond de ses ressources pétrolières et gazières. A travers la conférence-exposition du bassin sédimentaire MSGBC (Mauritanie, Sénégal, Gambie, Guinée Bissau et Guinée Conakry) Oil, Gas & Power 2021 sur l’énergie, Dakar veut fortifier les investissements dans le secteur de l’énergie.

L’événement se tient les 1er, 2 et 3 décembre prochains au Centre international de conférences Abdou Diouf (Cicad) de Diamniadio. Il entre dans le cadre de la promotion des investissements dans ledit secteur, grâce à la mise en valeur du potentiel énergétique aussi bien dans le sous-secteur pétrolier, en plein développement, que dans le sous-secteur de l’électricité et des énergies renouvelables, dans un contexte mondial de transition énergétique.

Selon le ministre du Pétrole et des Énergies, Mme Aïssatou Sophie Gladima, cité par le communiqué, « cette conférence va contribuer à stimuler les investissements dans notre pays dans ce secteur, avec les perspectives prochaines de l’exploitation du pétrole et du gaz, mais également dans le secteur des énergies renouvelables dans lequel notre pays a fait des progrès significatifs avec près de 30% d’énergie propre dans le réseau électrique ».

A l’en croire, « l’arrivée prochaine du gaz local constituera un élément non négligeable de notre transition énergétique, tenant compte des changements climatiques, pour produire une énergie propre et accessible à moindre coût, grâce à des programmes innovants dans ce domaine. »

MSGBC Oil, Gas & Power est l’une des premières conférences majeures sur l’énergie en Afrique qui réunit l’ensemble de la chaîne de valeur énergétique. L’événement célèbre les entreprises nationales, avec deux pavillons consacrés à la mise en valeur des capacités locales, informe le texte.

Il ajoute que la rencontre verra également la participation de délégations officielles venues de nombreux pays africains, notamment ceux du bassin sédimentaire MSGBC, des pays producteurs de pétrole d’Afrique de l’Ouest, aux côtés de partenaires d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Asie.

Une montre Casio inspirée du drapeau béninois

La multinationale japonaise a conçu cet accessoire en hommage à Rui Hachimura, Béninois d’origine et basketteur nippon évoluant dans la National Basketball Association (NBA), la ligue nord-américaine.Du haut de ses 2,03 mètres, Rui Hachimura est le premier ressortissant japonais à être pris au premier tour de la draft NBA (2019). Pour Casio, l’impact de l’ailier des Washington Wizards, avec qui elle a signé un accord de partenariat global, devrait « s’accroître à l’avenir ».

Les origines d’Hachimura, né d’une mère japonaise et d’un père béninois, sont magnifiées à travers  le design de la GM-110RH, le deuxième modèle signature en collaboration avec le joueur professionnel.

« Le cadran de la montre et la boucle du bracelet de la GM-110RH sont ornés d’accents de jaune, rouge et vert qui reprennent les couleurs du drapeau national du Bénin, la terre ancestrale d’Hachimura. L’aiguille des heures jaune, l’aiguille des minutes rouge, le cadran incrusté de vert et le pont en Y sont disposés pour une visibilité optimale », indique un communiqué reçu mercredi à APA.

De plus, précise la source, la nouvelle montre est proposée non seulement avec le bracelet en uréthane noir de base, mais aussi avec un bracelet en uréthane à motif de tissu kente ouest-africain inspiré des vêtements traditionnels de la région.

Le logo « Black Samurai », surnom de Rui Hachimura, est gravé sur la plaque arrière, la boucle du bracelet et l’emballage spécial. Le symbole hachi en japonais, signifiant huit, est aussi inscrit sur la nouvelle montre. Il représente à la fois le nom et le numéro de maillot du sportif. Autant de choses qui font le bonheur du basketteur de 23 ans : « Mes racines béninoises et africaines sont très importantes pour moi », soutient Rui Hachimura.

Ryanair lance dix nouvelles liaisons reliant le Maroc à l’Europe

La compagnie aérienne Ryanair a annoncé mardi le lancement de dix nouvelles lignes aériennes reliant le Maroc à l’Europe, dans le cadre de son programme pour l’hiver 2021.Les nouvelles lignes relieront, à raison de deux vols hebdomadaires, Agadir à Pise, Marrakech à Alicante, Oujda à Barcelone, Rabat à Barcelone, Fès à Bologne, Tétouan à Charleroi, Fès à Porto, Oujda à Séville, Tétouan à Séville et Agadir à Perpignan, indique un communiqué de la compagnie low-cost.

« Les clients marocains peuvent réserver leurs vacances d’hiver bien méritées sur l’une des dix nouvelles liaisons de Ryanair avec l’assurance d’un frais de changement «zéro», si leurs plans changent », précise la même source.

Pour fêter ces nouvelles liaisons aériennes, Ryanair a lancé une vente de sièges à des tarifs préférentiels, à partir de 219 dirhams (1 euro = 10,55 DH), pour voyager jusqu’à fin mars 2022.

Ces sièges doivent être réservés au plus tard le jeudi 19 août 2021 à minuit, et ne sont disponibles que sur le site web de la compagnie.

Isabelle Anoh nommée DG de Côte d’Ivoire Tourisme par intérim

La directrice de la communication et des relations publiques du ministère ivoirien du Tourisme et des loisirs, Isabelle Anoh, a été nommée directrice générale par intérim de Côte d’Ivoire Tourisme.

La nomination de Mme Anoh N’Gnimah Marcelle Isabelle, en qualité de directrice générale par intérim de Côte d’Ivoire Tourisme, a été acté par le ministre du Tourisme et des loisirs, M. Siandou Fofana, selon une note.

Cette décision intervient dans « l’attente de la prise de décret de nomination du directeur général de Côte d’Ivoire Tourisme, Mme Isabelle Anoh, est nommée directeur général par intérim de Côte d’Ivoire Tourisme, en remplacement de Mme Touré Nasseneba ».

Mme Isabelle Anoh, nommée directrice générale par intérim de Côte d’Ivoire Tourisme, succède depuis le 13 août 2021 à Mme Touré Nasseneba, nommée en avril 2021 ministre de la Femme, de la famille et de l’enfant. 

Côte d’Ivoire: 200 millions Fcfa des USA pour lever les obstacles liés au commerce

Le gouvernement américain, à travers l’agence d’aide au développement « USAID », investit au profit de l’Etat de Côte d’Ivoire 350.000 dollars, soit 195,92 millions Fcfa pour lever les obstacles liés au commerce, selon l’ambassadeur des USA, Richard Bell.

L’ambassadeur des Etats-Unis en Côte d’Ivoire, M. Richard Bell, s’exprimait à l’ouverture d’un atelier sur le développement durable des communes selon la norme ISO 37101, tenu mardi à Port-Bouët, dans le Sud d’Abidjan. 

Ce fonds, dira-t-il, vise à « améliorer le cadre juridique et réglementaire ivoirien en application de l’accord de l’Organisation mondiale du commerce sur les obstacles techniques au commerce ».   

Au cours des cinq dernières années, le diplomate américain a indiqué que cela a permis, entre autres, à former des acteurs de 30 PME sur comment exporter vers les USA en profitant de la loi américaine AGOA dont le but est d’encourager les exportations africaines vers les Etats-Unis. 

En outre, des hauts cadres du ministère du Commerce, de l’agence APEX-CI et de CODINORM ont reçu une formation sur les meilleures pratiques internationales pour protéger les consommateurs. 

Par ailleurs, la Haute autorité pour la gouvernance a reçu une formation sur la norme aidant à développer un système de gestion anti-corruption. Il a félicité le gouvernement ivoirien et les maires de Port-Bouët et Yopougon pour leur « ambition d’adhérer aux normes internationales, ce qui aura pour effet de faciliter le commerce et protéger l’environnement, la santé et la sécurité, tout en renforçant la confiance citoyenne ».   

Cet atelier devrait permettre aux communes de Port-Bouët et Yopougon de finaliser leur plan de développement durable sur cinq ans, conformément à la Norme 37101, ce qui devrait les aider à trouver des partenaires du secteur privé pour contribuer à la mise en œuvre du plan. 

M. Bell s’est dit convaincu d’un commerce mutuellement bénéfique qui renforcera le développement économique entre les deux pays. Toutefois, « pour augmenter le niveau de commerce international, il importe d’éliminer autant que possible les obstacles et l’incertitude. D’où l’intérêt d’adhérer aux normes reconnues au niveau mondial ». 

Les Etats-Unis ont aidé en 2019 les communautés d’Abobo-Baoulé, dans le Nord d’Abidjan, à rédiger leur plan de développement durable sur cinq ans, en utilisant la méthodologie de cette même Norme ISO 37101.  

Il s’agit du quatrième atelier sur le système de gestion pour le développement durable au niveau communal selon la Norme ISO 37101 initié par le projet “l’Alliance pour les Normes” (Standards Alliance), au profit des communes de Port-Bouët et Yopougon. 

L’atelier est conduit par l’Institut national américain des normes (ANSI) en vertu d’un accord signé avec la Direction générale de la décentralisation et du développement local.

Nigéria : une entreprise suspendue pour fraude

Le Groupe de la Banque africaine de développement (Bad) a annoncé, mardi, avoir exclu de ses projets la société Sargittarius Nigeria Limited et ses filiales pour pratiques frauduleuses.La décision entre en vigueur à compter du 28 juillet 2021 et durera 18 mois. Durant la période d’exclusion, Sargittarius Nigeria Limited et ses filiales ne seront pas autorisées à participer à des projets financés par le Groupe de la Bad, informe le communiqué de la banque parvenu à APA.

En outre, ajoute le document, l’exclusion peut faire l’objet d’une application croisée de la part d’autres banques multilatérales de développement en vertu de l’Accord pour l’exécution mutuelle des décisions d’exclusion, notamment la Banque asiatique de développement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, la Banque interaméricaine de développement et le Groupe de la Banque mondiale.

Par ailleurs, souligne la note, à l’expiration de la durée d’exclusion, Sargittarius Nigeria Limited ne pourra de nouveau être éligible aux appels d’offres de projets financés par le Groupe de la Bad qu’à la condition d’avoir mis en œuvre un programme de conformité à l’intégrité conforme aux directives de la Banque.

Une enquête menée par le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption de la Banque africaine de développement, a établi que Sargittarius Nigeria Limited, une société à responsabilité limitée enregistrée en République fédérale du Nigeria, s’était livrée à des pratiques frauduleuses lors d’un appel d’offres pour la construction d’infrastructures hydrauliques à Ibadan, dans le cadre du Projet d’amélioration de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement en milieu urbain au Nigeria.

Le Projet d’amélioration de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement en milieu urbain visait à améliorer l’accès aux services d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement dans les villes d’Ibadan et Jalingo, en République fédérale du Nigeria.

Le projet a été cofinancé par le Fonds africain de développement, le guichet de prêts à taux concessionnels du Groupe de la Banque africaine de développement, et le gouvernement du Nigeria.

Nigeria : promulgation d’une loi sur l’industrie pétrolière

Afin de relancer l’industrie pétrolière mal en point, Muhammadu Buhari a promulgué une nouvelle loi pour attirer les investisseurs.Dix ans après avoir été soumise aux Parlementaires, la nouvelle loi pétrolière est enfin promulguée par le président nigérian. Ce dernier, revenu du pays après des examens médicaux à Londres, a apposé sa signature sur le texte final censé réguler le secteur pétrolier et gazier.

Le projet de loi qui a mis du temps à être adopté, a fait l’objet de plusieurs amendements en raison des désaccords entre le gouvernement nigérian et les compagnies qui opèrent sur son territoire. Son adoption permettra de définir un cadre légal et fiscal et d’assurer une meilleure redistribution des richesses.

 Le pays le plus peuplé d’Afrique (210 millions d’habitants) est le premier producteur du continent avec 1,9 million de barils par jour. Les ressources issues du pétrole et du gaz représentent l’essentiel des devises et constituent près de la moitié du budget de l’Etat.

Soucieux de préserver cette richesse stratégique dans un contexte économique très difficile, le président nigérian mise sur cette nouvelle loi pour relancer l’industrie pétrolière

Le Nigeria, membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), peine à attirer les investisseurs étrangers dans un secteur gangrené par la corruption, la vétusté des installations et l’insécurité dans certaines provinces du pays.

Certains experts énergétiques et financiers estiment que la nouvelle loi pétrolière pourrait déclencher des protestations et perturber les activités de production pétrolière dans la région du Delta du Niger, riche en pétrole, car elle n’est pas équitable pour la région.

Selon les médias, la nouvelle loi prévoit 3% des revenus générés par les opérations pétrolières aux communautés productrices de pétrole, tandis que 30% des revenus ont été alloués au développement des bassins intérieurs frontaliers qui se trouvent principalement dans le nord du pays.

Selon le Parti démocratique des peuples (opposition), la signature de la loi en dépit du rejet public généralisé équivaut à « une approbation de l’imposition, un manque de respect pour le peuple et les principes de la démocratie en tant que système de gouvernement ».

Les responsables de cette formation politique estiment que sa promulgation n’était pas dans l’intérêt des communautés productrices de pétrole, en particulier face aux défis auxquels elles sont confrontées en raison de l’exploration pétrolière.

 

Assurance: concertation des experts de la CIMA à Abidjan

Une réunion de concertation du Comité des experts de la Conférence interafricaine des marchés d’assurance (CIMA) s’est ouverte lundi à Abidjan en vue de préparer une session des ministres de l’organisation.

Cette rencontre qui s’achèvera le 26 août 2021, devrait  permettre de préparer les dossiers qui seront soumis aux ministres des pays membres de la CIMA, selon le président du comité des experts, Elvis Nzeingued.  

Les participants plancheront sur « l’exécution du budget 2020, les recommandations des Conseils des ministres, des propositions à soumettre pour une réorganisation ou une redynamisation de la CIMA », a déclaré M. Nzeingued.

Le directeur des assurances de Côte d’Ivoire, Traoré Issouf, représentant le ministre ivoirien de l’Economie et des Finances, a souhaité des résolutions fortes pour le développement du secteur des assurances.

Les résultats des travaux des experts de la CIMA devraient  permettre aux ministres des pays membres de l’institution de prendre des décisions idoines pour le bien-être des consommateurs.  

Le Comité des experts examinera notamment les points inscrits à l’ordre du jour du Conseil des ministres afin de dégager sous forme d’avis et de recommandations, des propositions concrètes sur ces points. 

Il émet aussi un avis sur le programme annuel d’activité et le projet de rapport annuel au Conseil relatif à la situation du secteur des assurances en Afrique. 

Maroc: Le PLF-2022 se focalise sur la relance de l’économie nationale

Le Projet de loi de finances au titre de l’exercice 2022 (PLF-2022) a érigé parmi ses priorités la consolidation des bases de la relance de l’économie nationale, selon la note de cadrage relative à ce projet.Dans le cadre de cet objectif fixé, le gouvernement poursuivra ses efforts afin de redynamiser les secteurs productifs et améliorer leur capacité à créer des emplois et de la valeur ajoutée, à travers la poursuite de la mise en œuvre du Fonds Mohammed VI pour l’investissement et le financement de projets dans le cadre du partenariat public-privé (PPP), indique la note du chef du gouvernement.

En outre, l’action du gouvernement portera sur l’encouragement de l’entrepreneuriat, en permettant aux entrepreneurs d’exercer dans un cadre formel grâce à un système fiscal incitatif simplifié et la poursuite du programme « Intelaka » qui bénéficiera d’une nouvelle dynamique dans le cadre de la coopération avec l’ensemble des partenaires.

Les très petites, petites et moyennes entreprises (TPME), opérant dans l’export, notamment vers l’Afrique, vont bénéficier du soutien à travers le renforcement des mécanismes de la garantie pour assouplir leur accès au financement, ajoute la même source.

Dans la même optique de création d’emploi et de la valeur ajoutée, le gouvernement œuvrera en faveur de l’amélioration de l’environnement des affaires, en poursuivant la mise en œuvre de la politique nationale de l’environnement des affaires couvrant la période allant de 2021 à 2025.

Pour développer l’écosystème d’accompagnement des entreprises, le gouvernement se penchera sur l’adoption de la charte d’investissement et la révision du cadre incitatif de l’investissement pour encourager les entreprises à rompre avec les pratiques rentières et investir davantage dans des activités à forte valeur ajoutée.

Cela s’inscrit en cohérence avec les orientations du Nouveau modèle de développement visant la modernisation du tissu économique actuel, via l’intégration davantage d’activités dans le secteur formel et l’augmentation de la valeur ajoutée locale, d’une manière à promouvoir le « Made in Morocco ».

A cet égard, le gouvernement accordera un intérêt particulier à la mise en œuvre de la loi-cadre relative à la réforme fiscale, afin d’asseoir la justice fiscale, garantir l’équité et mobiliser les ressources fiscales pour financer les politiques publiques.

La deuxième priorité du PLF-2022 consiste en la consolidation des mécanismes d’intégration et de développement de la généralisation de la protection sociale. Ainsi, l’année 2022 verra le lancement de la deuxième phase de la généralisation de l’Assurance Maladie Obligatoire aux catégories vulnérables bénéficiant actuellement du RAMED grâce à la mobilisation de 8,4 milliards de dirhams (MMDH) dans le cadre du budget de l’État.

Pour assurer un cadre propice à la généralisation des allocations familiales à partir de 2023, le gouvernement s’attellera à l’accélération de l’activation du registre social unifié pour un meilleur ciblage ainsi que la réforme progressive du système de compensation pour dégager des marges financières supplémentaires.

L’égalité des sexes et le renforcement de la participation des femmes dans les différents domaines économiques et sociaux figurent parmi les priorités du gouvernement, eu égard à l’importance de la réduction des disparités entre hommes et femmes dans l’amélioration du produit intérieur brut et la construction d’une société moderne et solidaire.

Le renforcement du capital humain constitue également une des quatre priorités du PLF 2022 qui préconise la mise en place d’un système éducatif et un système de santé répondant à la dynamique démographique et aux standards de qualité imposés par les mutations technologiques et l’importance grandissante de l’économie de la connaissance.

En ce qui concerne le secteur de la Santé, le gouvernement se penchera sur le lancement d’une réforme profonde du système national de Santé, en vue d’offrir à tous les citoyens des services de santé de qualité conformes aux standards internationaux.

Les efforts du gouvernement cibleront aussi la mise à niveau de l’offre de santé, le renforcement des ressources humaines du secteur, la révision de la politique pharmaceutique et le soutien au produit local et la mise en place d’une nouvelle gouvernance du système de santé.

La quatrième priorité du PLF-2022 consiste en la réforme du secteur public et l’amélioration des mécanismes de gouvernance. Ainsi, le gouvernement se focalisera sur la finalisation et l’accélération des grands chantiers de la réforme de l’Administration, qui s’articulent, notamment, autour de la bonne gouvernance, la simplification des procédures, la digitalisation et l’activation de la charte de la déconcentration administrative.

Selon la note de cadrage adressée aux départements ministériels, le PLF-2022 table sur un taux de croissance de 3,2%, en se basant sur les priorités précitées et les données de la conjoncture nationale et internationale en lien avec l’évolution de la crise sanitaire, et compte tenu de l’hypothèse d’un prix moyen de gaz butane de 450 dollars/tonne et d’une récolte céréalière moyenne de 70 millions de quintaux.

Eric Kalala Nsantou, nouveau PDG de Bolloré en RD Congo

Directeur Général depuis 2019 de la filiale congolaise de Bolloré Transport et Logistics, Eric Kalala Nsantou succède à François Kaniki qui a été président du Conseil de l’entreprise pendant plus de dix ans.Le nouveau Président Directeur Général de Bolloré Transports et Logistics en République démocratique du Congo possède une solide expérience dans les métiers de la gestion financière et de la logistique minière, rapporte un communiqué parvenu ce vendredi à APA.

Diplômé en ingénierie de gestion de l’Institut d’Administration et de Gestion à l’Université Catholique de Louvain, M. Nsantou est aussi titulaire d’un « Master in International Management » de l’École des hautes études commerciales (HEC-Paris) et du « General Management Program » de la Harvard Business School.

Avec cette nouvelle nomination, Eric Kalala Nsantou a pour mission de renforcer l’offre logistique de l’entreprise en RDC. Il va notamment soutenir les projets de développement de la chaîne logistique du pays. Grâce à l’expertise et l’expérience des 800 collaborateurs RD Congolais, le nouveau Président Directeur Général va apporter la contribution de Bolloré Transport & Logistics au développement socio-économique du pays.

« Je remercie notre Président et la Direction générale de Bolloré Transport & Logistics pour cette belle marque de confiance. Je mesure pleinement le sens du relai que me passe François Kaniki dont j’ai eu le privilège de bénéficier des précieux conseils. A une période où la covid-19 déstabilise les économies, nous allons fédérer nos équipes pour résister à la crise, se frayer un chemin vers la relance économique et continuer à garantir un service de qualité à nos clients », a-t-il réagi.

Promotion aux Etats-Unis du potentiel du secteur aéronautique marocain auprès d’investisseurs américains

Le ministre marocain de l’Industrie, du Commerce et de l’Economie verte et numérique, Moulay Hafid Elalamy, a entamé ce lundi une visite de travail aux Etats-Unis visant à promouvoir le potentiel du secteur aéronautique marocain auprès d’investisseurs américains, rapporte un communiqué du ministère, parvenu à APA.Selon le communiqué, cette visite a pour objectif de faire connaitre les atouts de la plateforme industrielle nationale et, plus particulièrement, l’écosystème Boeing auprès des fournisseurs de l’avionneur américain dans la perspective de renforcer la supply-chain locale par l’implantation de nouveaux projets d’investissement.

Au programme de sa visite de travail, le ministre s’entretiendra avec le vice- Président exécutif de la Société Boeing et Président Directeur Général de la filiale Boeing Commercial Airplanes (BCA), M. Stanley A. Deal, sur les avancées de l’écosystème et les perspectives de sa propulsion.

Accompagné de représentants du Groupement des Industries Marocaines Aéronautiques et Spatiales (GIMAS) et de l’Agence Marocaine de Développement des Investissements et des Exportations (AMDIE), le ministre marocain tiendra, également, durant ce roadshow, une série de rencontres B2B avec des responsables de haut niveau représentant notamment des fournisseurs de Boeing dans les deux pôles aéronautiques américains de Seattle et Wichita, précise la même source.

Guinée : grève des chauffeurs du transport en commun

Les conducteurs de taxis et de minibus protestent contre le maintien du coût du transport, malgré la hausse du prix du carburant.Difficile de trouver un moyen de transport en commun aujourd’hui à Conakry. Et pour cause, les conducteurs de taxis de la capitale guinéenne, ont entamé ce lundi une grève de 24 heures pour protester contre le maintien des tarifs de transport, malgré une hausse de 22% des prix du carburant.

« Les conducteurs de taxis et de minibus ont appelé à cette grève de 24 heures afin de faire plier le gouvernement et le syndicat des transports sur leurs mesures de maintien du transport à son prix initial, malgré l’augmentation du prix du carburant de 2000 francs guinéens », a indiqué Moussa Camara, un conducteur de taxi interrogé par « aconakry.com ».

Le 3 août, le gouvernement avait procédé à un réajustement du prix du carburant passant de 9000 francs guinéens (0,92 dollar US) le litre à la pompe à 11 000 (1,2 dollars US). Dans la foulée, un accord avait été scellé entre le gouvernement et le syndicat des transports pour le maintien des tarifs.

Ainsi, à la faveur de la suppression des barrages non conventionnels et de la suspension des tracasseries policières sur la route, les syndicats de transporteurs avaient convenu du maintien des tarifs.

Cette mesure est en vigueur dans les gares routières que les conducteurs de taxis ont toutefois déserté depuis lors pour les artères principales de la ville avec des tarifs revus à la hausse. Le tarif pour un tronçon est alors passé de 1500 francs (0,15 dollar US) à 2000 francs guinéens (0,20 dollar US) par passager.

Les injonctions des syndicats de transports n’ont donc été d’aucun effet sur les conducteurs de taxis qui exigent l’augmentation des tarifs.

« Les routes sont mauvaises, les policiers nous fatiguent, nous perdons aussi trop de carburant dans les embouteillages. Comment alors nous demander de ne pas augmenter le transport alors que tout a augmenté sur le marché », a argué le conducteur Moussa Camara, assurant qu’un plan d’action est en cours pour contraindre les autorités à revoir la mesure.

Sénégal : « rythme satisfaisant » des projets pétrolier et gazier (ITIE)

L’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives du Sénégal (ITIE), en vue de la production de gaz et pétrole en 2023, se félicite des avancées dans le développement des projets Sangomar et Grande Tortue Ahmeyim (GTA).Au Sénégal, les perspectives d’exploitation pétrolières et gazières ont fait naître beaucoup d’espoir. D’ici deux ans, le pays peut entrer dans une nouvelle ère. Les réserves récupérables du gisement de Sangomar (ex-SNE), découvert en 2014, sont estimées à près de 630 millions de barils de pétrole. Le site renferme aussi du gaz naturel associé et non associé de l’ordre de 113 milliards de Normo mètres cubes.

Selon un communiqué de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives du Sénégal (ITIE), « la campagne de forage des puits de développement du champ Sangomar a débuté le mercredi 14 juillet 2021 ».

Dans la phase 1 du projet, 21 puits seront creusés par deux navires de forage : l’Ocean BlackRhino de Diamond Offshore et l’Ocean BlackHawk. Le premier est dans les eaux sénégalaises depuis le 8 juillet 2021. Le second arrivera mi-2022.

« Une flotte de trois navires de ravitaillement et trois hélicoptères soutiendra les navires de forage, transportant les matériaux, l’équipement et le personnel nécessaires à la campagne. Les navires opéreront à partir de la base de ravitaillement du Sénégal située au Mole 1 dans le Port de Dakar », indique la source. A terme, ces puits devraient permettre au Sénégal de produire près de 100.000 barils de pétrole par jour à compter du quatrième trimestre 2023.

Tout comme le projet Sangomar, Grande Tortue Ahmeyim (GTA) « se déroule également selon le calendrier des travaux », à en croire l’ITIE. À cheval entre le Sénégal et la Mauritanie, à 125 kilomètres au large des deux côtes, ce gisement contiendrait environ 450 milliards de mètres cubes de gaz.

Pour sécuriser le terminal offshore, un brise-lames sera construit avec 21 caissons. Ces structures en béton mesurent 55 mètres de long, 28 mètres de large et 33 mètres de hauteur. Chaque caisson vide pèse 16.000 tonnes, mais une fois rempli de sable, le poids devrait atteindre 74.525 tonnes.

D’après le document, « trois caissons, qui étaient en mouillage dans les eaux de Ndiago (Mauritanie), ont été installés au courant du mois de juillet 2021 ». Eiffage marine fabrique les caissons au môle 8 du Port de Dakar. Actuellement, le treizième est en cours de construction dans ce chantier où interviennent plus de 1500 Sénégalais. En mer, les caissons vont reposer sur 2,5 millions de tonnes de roches extraites en Mauritanie.

Côte d’Ivoire: réaménagements dans des directions de sociétés publiques

Des réaménagements ont été opérés dans plusieurs directions de sociétés d’Etat, où l’on enregistre des départs de directeurs généraux et de nouvelles nominations.Suite à un Conseil d’administration extraordinaire, vendredi, les membres ont désigné M. Vamissa Bamba en qualité de directeur général la structure pétrolière Petroci-Holding, en remplacement de Ibrahima Diaby.

M. Vamissa Bamba était précédemment directeur général par intérim à CI-11. Il aura à ses côtés M. Georges Kam Sié, le directeur de l’ingénierie et de la logistique, nommé directeur général adjoint en charge de l’exploration, de la production et des opérations techniques.

Selon une note d’information signée par le président du Conseil d’administration, Joachim Beugré, les différentes passation de charges se feront le lundi 9 août 2021. 

Au Port autonome d’Abidjan, le Conseil d’administration a procédé en sa session de jeudi à la nomination de Mme Coulibaly épouse Okou Djénéba Gon au poste de directeur général adjoint. Elle occupait le poste de directeur commercial, marketing et de la communication. 

Corne de l’Afrique : Ahmat Abdelkerim nommé DG de Bolloré

Le Tchadien a pris fonction au mois de juillet 2021 comme Directeur général du cluster Corne de l’Afrique de Bolloré Transport & Logistics.Ahmat Abdelkerim dirigera les activités de l’entreprise sur trois pays : Djibouti, Éthiopie et Érythrée. Il succède à Patrick Gerenthon qui a été appelé à d’autres fonctions au sein de Bolloré Transport & Logistics.

M. Abdelkerim est diplômé de Sup’Management au Maroc et titulaire d’un Master spécialisé en politiques et management du développement obtenu à Sciences Po Paris, informe l’entreprise.

En 20 ans de carrière au sein des différentes filiales de Bolloré Transport & Logistics, il a occupé plusieurs fonctions managériales avant d’être promu Directeur général de Bolloré Transport & Logistics Tchad en 2016.

Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Ahmat Abdelkerim supervisera le développement des activités logistiques de l’entreprise dans les pays du cluster et contribuera à renforcer sa présence en Afrique de l’Est.

Sa connaissance des métiers opérationnels, lui permettra de développer des solutions innovantes et agiles adaptées aux besoins de la clientèle locale et internationale.

« C’est une grande fierté pour moi de rejoindre les équipes du périmètre de la Corne de l’Afrique et de contribuer avec le soutien des collaborateurs au succès de Bolloré Transport & Logistics. Ensemble, nous allons continuer à développer les activités de l’entreprise en Afrique de l’Est et à offrir à nos clients des solutions compétitives en s’appuyant sur notre savoir-faire et notre connaissance des marchés », a déclaré Ahmat Abdelkerim.

Chery, premier vendeur de voitures en Chine

Le taux de croissance de Chery de janvier à mai a été de 91,3% en glissement annuel, se classant au premier rang des marques automobiles chinoises selon les statistiques publiées par l’Association chinoise des constructeurs automobiles (CAAM).De janvier à mai 2021, Chery a vendu 348 302 véhicules au total, en hausse de 84,2 % sur un an, informe le communiqué de la compagnie. Cela représente une croissance de 30,8% par rapport à la même période en 2019.

En ce qui concerne les exportations, le fabricant automobile a pu écouler 94.916 véhicules au total, soit une hausse de 154,5 % sur un an, et ses exportations annuelles devraient dépasser les 200.000 véhicules.

Parallèlement à la croissance des ventes sur le marché, l’influence de la marque Chery a également été reconnue à l’échelle mondiale. En Russie, Chery a remporté cinq fois le titre de « marque automobile chinoise la plus populaire » en raison de la solidité de ses produits et de son excellent service.

À ce jour, Chery compte plus de 200.000 utilisateurs en Russie, se classant au premier rang des marques automobiles chinoises. Au Brésil, le tout nouveau Tiger 8, lancé depuis seulement quatre mois, a été nommé « Meilleur SUV intermédiaire de l’année 2020 » par les médias brésiliens faisant autorité, battant à la fois le Ford Territory et le Jeep Compass.

A ce jour, Chery compte 1,8 million de propriétaires étrangers, se classant au premier rang pour le nombre de voitures particulières exportées de Chine pendant 18 années consécutives.

D’ici 2025, Chery, conformément à son plan d’action, « va atteindre » l’objectif stratégique « double 50 » d’exporter 500.000 véhicules et une valeur d’exportation de 5 milliards de dollars US.