La 5e édition de la Journée nationale du partenariat s’ouvre lundi à Abidjan

La 5e édition de la Journée nationale du partenariat Etat/secteur privé (JNP) s’ouvre, lundi, à Abidjan pour débattre de « la vision 2030 du développement de la Côte d’Ivoire».

Cette cinquième  édition  vise à renforcer la vision partagée et complémentaire entre l’Etat et le secteur privé pour l’atteinte des objectifs de développement socio-économique de la Côte d’Ivoire à l’horizon 2030.

La  JNP se positionne comme le rendez-vous clé et le cadre d’échanges propices, entre autres, à la présentation des réformes et efforts consentis par l’Etat et à l’expression des attentes du secteur privé.

Après avoir enregistré 3 463 participants à la précédente édition de 2019, celle de 2021 sera organisée dans un format hybride avec 2 000 personnes en présentiel et 5 000 autres en ligne.

La première journée s’ouvrira avec la session régionale de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) dédiée au partage d’expériences sur le dialogue public/privé.

 S’en suivra, le premier atelier thématique sur «intégration économique africaine : quelles opportunités avec la ZLECAF (Zone de libre-échange continentale africaine) dans la vision 2030 ». 

Le second temps fort de cette première journée sera la cérémonie d’ouverture en début d’après-midi avec l’allocution du Premier ministre Patrick Achi, haut patron de cette journée et président du Conseil de Concertation qui viendra en réponse à celle du président de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI, patronat ivoirien), représentant le secteur privé.

Cette série de discours sera ouverte par le ministre de l’Economie et des finances, président du Comité Technique de Concertation et président de la JNP 2021. Les visites du site des B to G et de l’espace d’exposition, meubleront également cette première journée.

 Le volet  scientifique de la JNP 2021 s’ouvrira avec le premier panel autour du thème, «reprise économique post-covid : rôle de l’Etat et stratégie des entreprises ». 

La deuxième journée débutera avec l’organisation de trois ateliers thématiques qui se tiendront de façon parallèle sur les thèmes: « développement des pôles économiques régionaux compétitifs : enjeux et  défis », « PND (Plan national de développement)  2021-2025 : quelles opportunités pour le secteur productif ? » et «accès au financement des entreprises : activités des Fonds Covid et garantie des crédits  aux entreprises ».

Un panel de clôture sur le thème,  «vision Côte d’Ivoire 2030: contribution du partenariat Etat secteur privé », permettra au cabinet du premier ministre, d’approfondir la réflexion avec la participation du patronat ivoirien, de la Fédération ivoirienne des PME et  de la Banque mondiale.

La cérémonie de clôture, qui verra la remise des cinq différents prix du partenariat, ainsi que les prix spéciaux  aux acteurs de l’administration publique et du secteur privé viendra clore ces deux journées de réflexions.

Abidjan et Abuja signent 9 accords bilatéraux et économiques

La Côte d’Ivoire et la République fédérale du Nigéria ont signé samedi à Abidjan neuf accords bilatéraux et économiques dont un protocole en matière de coopération militaire.

Ces accords ont été signés à la clôture de la 2e Grande commission mixte de coopération ivoiro-nigériane, tenue à Abidjan du 4 au 6 novembre 2021, en présence du Premier ministre ivoirien Patrick Achi et du vice-président du Nigéria, Yemi Osinbajo.

Les différents protocoles ont été paraphés, pour la partie nigériane par M. Yemi Osinbajo, tandis que le Premier ministre ivoirien, représentait l’Etat de Côte d’Ivoire. Ces neuf accords de coopération viennent renforcer les relations entre ces deux pays ouest-africains.

Les deux parties ont signé un protocole d’accord en matière de coopération militaire, en matière de protection civile et d’assistance technique, et un autre sur la coopération dans la lutte contre la production, la fabrication et le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes.

Elles ont en outre signé un mémorandum d’entente dans le domaine des sports, et un autre sur la coopération culturelle, puis une lettre d’intention entre la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (Cgeci, Patronat ivoirien) et l’Association des manufacturiés du Nigéria.

Le vice-président du Nigéria, Yemi Osinbajo, qui conduisait une importante délégation, s’est dit « très heureux » de ces accords qui ont été signés et qui renforcent surtout les relations entre les secteurs privés des deux pays.

Pour sa part, M. Patrick Achi a salué le leadership affirmé de M. Osinbajo et ses orientations constructives qui ont permis d’adopter des recommandations pertinentes devant aider leurs deux pays à réactiver de manière consensuelle les leviers d’une coopération bilatérale. 

« Il nous faudra dans les mois à venir procéder à la signature de nouveaux accords qui élargissent davantage le champ de notre coopération et prennent en compte les besoins réels de nos peuples », a dit M. Patrick Achi.

Face à la montée en puissance du terrorisme dans la sous-région, qui exige plus que jamais une réponse ferme et concertée des pays, M. Patrick Achi a appelé à une coopération militaire plus accrue. 

« C’est pourquoi nous accueillons favorablement les négociations en cours en vue de la signature de bien d’autels accords qui permettront de renforcer davantage la sécurité au sein de notre espace communautaire », a-t-il ajouté.

Le chef de la diplomatie ivoirienne, Kandia Camara, a fait savoir que 20 projets d’accords sont en cours de négociations, déclarant que les investisseurs ivoiriens ne bénéficient pas de facilités au Nigéria du fait de la législation, notamment les restrictions liées aux transferts financiers. 

La République fédérale du Nigéria est le premier partenaire économique de la Côte d’Ivoire sur le continent africain. Les échanges commerciaux entre les deux pays s’élèvent à 860,874 milliards Fcfa en 2020, soit plus de 1,5 milliard de dollars US. 

Le 1er août 2013, a eu lieu la première session de la Grande Commission mixte ivoiro-nigériane à Abuja. Les deux États ont convenu de la réactivation et de l’accélération du projet de l’autoroute -Abidjan-Lagos. 

La troisième session est prévue au Nigéria. Les deux pays ont au terme de la rencontre de haut niveau réaffirmé leurs engagements à œuvrer à la consolidation des acquis et au renforcement des liens d’amitié et de coopération.

Abidjan et Abuja signent 9 accords bilatéraux et économiques

La Côte d’Ivoire et la République fédérale du Nigéria ont signé samedi à Abidjan neuf accords bilatéraux et économiques dont un protocole en matière de coopération militaire.

Ces accords ont été signés à la clôture de la 2e Grande commission mixte de coopération ivoiro-nigériane, tenue à Abidjan du 4 au 6 novembre 2021, en présence du Premier ministre ivoirien Patrick Achi et du vice-président du Nigéria, Yemi Osinbajo.

Les différents protocoles ont été paraphés, pour la partie nigériane par M. Yemi Osinbajo, tandis que le Premier ministre ivoirien, représentait l’Etat de Côte d’Ivoire. Ces neuf accords de coopération viennent renforcer les relations entre ces deux pays ouest-africains.

Les deux parties ont signé un protocole d’accord en matière de coopération militaire, en matière de protection civile et d’assistance technique, et un autre sur la coopération dans la lutte contre la production, la fabrication et le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes.

Elles ont en outre signé un mémorandum d’entente dans le domaine des sports, et un autre sur la coopération culturelle, puis une lettre d’intention entre la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (Cgeci, Patronat ivoirien) et l’Association des manufacturiés du Nigéria.

Le vice-président du Nigéria, Yemi Osinbajo, qui conduisait une importante délégation, s’est dit « très heureux » de ces accords qui ont été signés et qui renforcent surtout les relations entre les secteurs privés des deux pays.

Pour sa part, M. Patrick Achi a salué le leadership affirmé de M. Osinbajo et ses orientations constructives qui ont permis d’adopter des recommandations pertinentes devant aider leurs deux pays à réactiver de manière consensuelle les leviers d’une coopération bilatérale. 

« Il nous faudra dans les mois à venir procéder à la signature de nouveaux accords qui élargissent davantage le champ de notre coopération et prennent en compte les besoins réels de nos peuples », a dit M. Patrick Achi.

Face à la montée en puissance du terrorisme dans la sous-région, qui exige plus que jamais une réponse ferme et concertée des pays, M. Patrick Achi a appelé à une coopération militaire plus accrue. 

« C’est pourquoi nous accueillons favorablement les négociations en cours en vue de la signature de bien d’autels accords qui permettront de renforcer davantage la sécurité au sein de notre espace communautaire », a-t-il ajouté.

Le chef de la diplomatie ivoirienne, Kandia Camara, a fait savoir que 20 projets d’accords sont en cours de négociations, déclarant que les investisseurs ivoiriens ne bénéficient pas de facilités au Nigéria du fait de la législation, notamment les restrictions liées aux transferts financiers. 

La République fédérale du Nigéria est le premier partenaire économique de la Côte d’Ivoire sur le continent africain. Les échanges commerciaux entre les deux pays s’élèvent à 860,874 milliards Fcfa en 2020, soit plus de 1,5 milliard de dollars US. 

Le 1er août 2013, a eu lieu la première session de la Grande Commission mixte ivoiro-nigériane à Abuja. Les deux États ont convenu de la réactivation et de l’accélération du projet de l’autoroute -Abidjan-Lagos. 

La troisième session est prévue au Nigéria. Les deux pays ont au terme de la rencontre de haut niveau réaffirmé leurs engagements à œuvrer à la consolidation des acquis et au renforcement des liens d’amitié et de coopération.

L’Afrique du Sud accueille la Foire intra-africaine

L’évènement permettra aux participants de partager des informations sur les marchés et les opportunités d’investissement afin de soutenir le commerce intra-africain.La Foire commerciale intra-africaine 2021 (IATF 2021, sigle anglais) se tient du 15 au 21 novembre à Durban, ville portuaire d’Afrique du Sud. Plus de 10.000 visiteurs y sont attendus.

Pour le gouvernement sud-africain, elle permettra aux entreprises nationales d’accéder à un marché africain intégré de plus de 1,2 milliard de personnes, avec un produit intérieur brut de plus de 2.500 milliards de dollars, créé dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF).

« La foire commerciale nous donnera l’occasion de présenter et de commercialiser des biens et services sud-africains dont nous sommes fiers, de créer des réseaux durables et d’établir des collaborations qui augmenteront nos exportations de biens et services sur le continent et positionneront l’Afrique du Sud comme un partenaire de choix », a déclaré la vice-ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Concurrence, Nomalungelo Gina.

Elle a indiqué que la foire, qui se tiendra au centre de convention international Inkosi Albert Luthuli, « mettra davantage en évidence le meilleur de la capacité de production locale sud-africaine dans les secteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire, de l’automobile, de la construction et du développement des infrastructures, ainsi que des biens de consommation ».

« En outre, seront exposés des produits issus des secteurs de l’énergie et de l’électricité, de l’ingénierie, de la chaussure, du cuir et du textile, des industries lourdes et légère, des soins de santé et des produits pharmaceutiques, des technologies de l’information et de la communication et de l’innovation, de la logistique et de l’exploitation minière », a ajouté Mme Gina.

Selon elle, l’Afrique du Sud profitera du salon pour se positionner comme un acteur majeur sur le continent et comme une destination attrayante et compétitive pour les affaires, les investissements et le tourisme.

Organisée sous l’égide de l’African Export-Import Bank, la rencontre offre une plateforme permettant de mettre en relation les acheteurs, les vendeurs et les investisseurs internationaux. Elle permettra également aux participants et aux visiteurs de présenter et de partager des informations sur les marchés et les opportunités d’investissement afin de soutenir le commerce intra-africain et l’intégration économique du continent.

L’Afrique du Sud accueille la Foire intra-africaine

L’évènement permettra aux participants de partager des informations sur les marchés et les opportunités d’investissement afin de soutenir le commerce intra-africain.La Foire commerciale intra-africaine 2021 (IATF 2021, sigle anglais) se tient du 15 au 21 novembre à Durban, ville portuaire d’Afrique du Sud. Plus de 10.000 visiteurs y sont attendus.

Pour le gouvernement sud-africain, elle permettra aux entreprises nationales d’accéder à un marché africain intégré de plus de 1,2 milliard de personnes, avec un produit intérieur brut de plus de 2.500 milliards de dollars, créé dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF).

« La foire commerciale nous donnera l’occasion de présenter et de commercialiser des biens et services sud-africains dont nous sommes fiers, de créer des réseaux durables et d’établir des collaborations qui augmenteront nos exportations de biens et services sur le continent et positionneront l’Afrique du Sud comme un partenaire de choix », a déclaré la vice-ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Concurrence, Nomalungelo Gina.

Elle a indiqué que la foire, qui se tiendra au centre de convention international Inkosi Albert Luthuli, « mettra davantage en évidence le meilleur de la capacité de production locale sud-africaine dans les secteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire, de l’automobile, de la construction et du développement des infrastructures, ainsi que des biens de consommation ».

« En outre, seront exposés des produits issus des secteurs de l’énergie et de l’électricité, de l’ingénierie, de la chaussure, du cuir et du textile, des industries lourdes et légère, des soins de santé et des produits pharmaceutiques, des technologies de l’information et de la communication et de l’innovation, de la logistique et de l’exploitation minière », a ajouté Mme Gina.

Selon elle, l’Afrique du Sud profitera du salon pour se positionner comme un acteur majeur sur le continent et comme une destination attrayante et compétitive pour les affaires, les investissements et le tourisme.

Organisée sous l’égide de l’African Export-Import Bank, la rencontre offre une plateforme permettant de mettre en relation les acheteurs, les vendeurs et les investisseurs internationaux. Elle permettra également aux participants et aux visiteurs de présenter et de partager des informations sur les marchés et les opportunités d’investissement afin de soutenir le commerce intra-africain et l’intégration économique du continent.

Gabon : Ali Bongo réduit les exonérations fiscales

Le Gabon a établi une liste de mesures fiscales pour réduire les exonérations à l’horizon 2023.Une mission d’assistance technique du Fmi (Fonds monétaire international) réalisée en 2019, estime à 436 milliards de Fcfa en 2017 les nombreuses exonérations, soit plus de 7 % du PIB (produit intérieur brut) non pétrolier.

Face à cette situation, le nouveau programme économique du Gabon avec le Fonds monétaire international (Fmi) a décidé de réduire voire supprimer les nombreuses exonérations dans certains secteurs.

« Pour réduire l’impact de l’exonération fiscale, les autorités avec l’appui du personnel ont identifié une liste d’avantages et d’exonérations à supprimer ou à modifier pendant la période du programme (2021-2023) » annonce un communiqué du gouvernement. Et selon le document, cela passe désormais par « un strict respect des cadres juridiques régionaux et nationaux, et de ne pas renouveler les régimes d’exemption arrivés à expiration »

Le Gabon va mettre fin aux exonérations sur la TVA (Taxe sur la valeur ajoutée) dans le secteur des BTP (bâtiments et travaux publics), et procéder à l’augmentation progressive de la TVA sur le ciment, ainsi qu’à l’alignement progressif du taux intérieur. Il est aussi prévu la suppression des exonérations de la TVA en dehors du cadre légal et la mise en place des taux prévus par la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac)

Selon le communiqué, « cela vaut également pour les entreprises situées dans une zone économique à régime spécial, sujet sur lequel le gouvernement mène une étude dédiée visant à mieux encadrer, harmoniser et limiter les impacts fiscaux de ces régimes ».

Le président gabonais Ali Bongo, a procédé à la révision des listes de produits importés hors taxes : agriculture, industrie du bois, ciment. Une taxation progressive à taux réduit sera appliquée pour les produits de première nécessité au lieu d’une exonération, la suppression du régime de défiscalisation pour les marchés publics de l’Etat et l’augmentation progressive du taux de douane réduit unique (18 % en 2023).

Le gouvernement gabonais espère des retombées de l’ordre de « 1,8% sur le produit intérieur brut (PIB) » d’ici 2023. 

Le Fmi (Fonds monétaire international) estime que les nombreuses exonérations au Gabon constituent un problème majeur pour la mobilisation des revenus non pétroliers, la gouvernance et la transparence.

Gabon : Ali Bongo réduit les exonérations fiscales

Le Gabon a établi une liste de mesures fiscales pour réduire les exonérations à l’horizon 2023.Une mission d’assistance technique du Fmi (Fonds monétaire international) réalisée en 2019, estime à 436 milliards de Fcfa en 2017 les nombreuses exonérations, soit plus de 7 % du PIB (produit intérieur brut) non pétrolier.

Face à cette situation, le nouveau programme économique du Gabon avec le Fonds monétaire international (Fmi) a décidé de réduire voire supprimer les nombreuses exonérations dans certains secteurs.

« Pour réduire l’impact de l’exonération fiscale, les autorités avec l’appui du personnel ont identifié une liste d’avantages et d’exonérations à supprimer ou à modifier pendant la période du programme (2021-2023) » annonce un communiqué du gouvernement. Et selon le document, cela passe désormais par « un strict respect des cadres juridiques régionaux et nationaux, et de ne pas renouveler les régimes d’exemption arrivés à expiration »

Le Gabon va mettre fin aux exonérations sur la TVA (Taxe sur la valeur ajoutée) dans le secteur des BTP (bâtiments et travaux publics), et procéder à l’augmentation progressive de la TVA sur le ciment, ainsi qu’à l’alignement progressif du taux intérieur. Il est aussi prévu la suppression des exonérations de la TVA en dehors du cadre légal et la mise en place des taux prévus par la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac)

Selon le communiqué, « cela vaut également pour les entreprises situées dans une zone économique à régime spécial, sujet sur lequel le gouvernement mène une étude dédiée visant à mieux encadrer, harmoniser et limiter les impacts fiscaux de ces régimes ».

Le président gabonais Ali Bongo, a procédé à la révision des listes de produits importés hors taxes : agriculture, industrie du bois, ciment. Une taxation progressive à taux réduit sera appliquée pour les produits de première nécessité au lieu d’une exonération, la suppression du régime de défiscalisation pour les marchés publics de l’Etat et l’augmentation progressive du taux de douane réduit unique (18 % en 2023).

Le gouvernement gabonais espère des retombées de l’ordre de « 1,8% sur le produit intérieur brut (PIB) » d’ici 2023. 

Le Fmi (Fonds monétaire international) estime que les nombreuses exonérations au Gabon constituent un problème majeur pour la mobilisation des revenus non pétroliers, la gouvernance et la transparence.

Gazoduc Maghreb-Europe: la décision d’Alger sans aucun impact sur la production d’électricité au Maroc (gouvernement)

La fermeture par l’Algérie du Gazoduc Maghreb-Europe n’a actuellement aucun impact sur la production de l’électricité au Maroc, a affirmé, jeudi à Rabat, le ministre délégué chargé des Relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas.Le gazoduc Maghreb-Europe (GME) n’était pas destiné à l’usage des citoyens et sa fermeture n’a donc aucun impact actuellement sur la production de l’électricité dans le Royaume, a-t-il expliqué Baitas lors d’un point de presse à l’issue du Conseil de gouvernement, réuni en visioconférence, sous la présidence du Chef de gouvernement, Aziz Akhannouch.

« Le prix de l’électricité ne connaîtra aucune hausse de quelque nature que ce soit, du fait que l’impact de la fermeture du GME est insignifiant, voire inexistant », a rassuré le porte-parole.

Dimanche dernier, l’Office National des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM) et l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE) avaient indiqué dans un communiqué conjoint que la décision annoncée par les autorités algériennes de ne pas reconduire l’accord sur le GME n’aura dans l’immédiat qu’un « impact insignifiant » sur la performance du système électrique national.

Les deux Offices ont relevé que, eu égard à la nature du voisinage du Maroc et en prévision de cette décision, les dispositions nécessaires ont été prises pour assurer la continuité de l’alimentation du pays en électricité.

Gazoduc Maghreb-Europe: la décision d’Alger sans aucun impact sur la production d’électricité au Maroc (gouvernement)

La fermeture par l’Algérie du Gazoduc Maghreb-Europe n’a actuellement aucun impact sur la production de l’électricité au Maroc, a affirmé, jeudi à Rabat, le ministre délégué chargé des Relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas.Le gazoduc Maghreb-Europe (GME) n’était pas destiné à l’usage des citoyens et sa fermeture n’a donc aucun impact actuellement sur la production de l’électricité dans le Royaume, a-t-il expliqué Baitas lors d’un point de presse à l’issue du Conseil de gouvernement, réuni en visioconférence, sous la présidence du Chef de gouvernement, Aziz Akhannouch.

« Le prix de l’électricité ne connaîtra aucune hausse de quelque nature que ce soit, du fait que l’impact de la fermeture du GME est insignifiant, voire inexistant », a rassuré le porte-parole.

Dimanche dernier, l’Office National des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM) et l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE) avaient indiqué dans un communiqué conjoint que la décision annoncée par les autorités algériennes de ne pas reconduire l’accord sur le GME n’aura dans l’immédiat qu’un « impact insignifiant » sur la performance du système électrique national.

Les deux Offices ont relevé que, eu égard à la nature du voisinage du Maroc et en prévision de cette décision, les dispositions nécessaires ont été prises pour assurer la continuité de l’alimentation du pays en électricité.

Afrique : un outil de soutien à la liquidité des obligations souveraines

La Commission Économique pour l’Afrique des Nations Unies (CEA) annonce le lancement d’un Mécanisme de Liquidité et de Viabilité (MLV) permettant d’offrir aux gouvernements africains une structure de liquidité de même qualité que les standards internationaux.Le continent noir dispose désormais d’un outil lui permettant de répondre aux besoins spécifiques du Continent en termes d’émissions souveraines sur le marché des obligations en euro. Le MLV a pour objectif de proposer aux investisseurs privés internationaux souhaitant investir en Afrique un environnement robuste et des opportunités d’investissement diversifiées en particulier dans le domaine des Objectifs de Développement Durable (ODD).

Ces objectifs seront atteints par la mise en œuvre d’un marché de pension livrée avec le MLV utilisant des émissions souveraines africaines comme collatéral, explique le communiqué de la CEA parvenu jeudi à APA.

Le MLV sera accompagné par Citi en tant qu’agent de structuration qui apportera son expertise de mise en œuvre de ce type de mécanisme, par les cabinets d’avocats White & Case LLP et Matheson ainsi que par le cabinet de conseil Eighteen East Capital, informe la note.

Une première transaction, qui devrait être annoncée au premier trimestre 2022 pour un montant de 200 millions de dollars américains, est en cours et a d’ores et déjà reçu l’intérêt de grands gestionnaires d’actif internationaux tels que Amundi, souligne le document, ajoutant que cette transaction sera financée par Afreximbank.

« Nous sommes très heureux de faire partie de la première transaction du Mécanisme de Liquidité et de Viabilité » a commenté le Président Directeur Général et Président du Conseil d’Administration d’African Export–Import Bank (Afreximbank), Dr. Benedict Okey Oramah. Il a ajouté : « Nous pensons qu’il offre la possibilité de créer un nouveau paradigme de financement pour le Continent, ce qui devrait stimuler sa croissance économique et un développement durable tout en attirant des investissements diversifiés de la part de la communauté internationale.»

Le MLV a aussi pour ambition de favoriser les investissements durables tels que les obligations souveraines vertes et ODD. Lancé dans le contexte de la COP 26, il va ainsi permettre d’augmenter la liquidité des obligations souveraines ODD et de celles liées à des enjeux climatiques émises par les pays africains. Cela pourra accroître de façon majeure le volume des émissions bleues et vertes et à des taux plus abordables.

La part des obligations durables émises en Afrique et au Moyen-Orient représente aujourd’hui seulement 1% du montant global, ce qui donne à penser qu’il y a un vaste potentiel de croissance et de nombreuses opportunités d’investissement à développer pour les investisseurs ODD.

« Plus que jamais, l’Afrique a aujourd’hui besoin de liquidité afin de financer son rétablissement économique et d’investir pour un environnement durable », a affirmé Vera Songwe, Secrétaire Générale Adjointe de l’ONU et Secrétaire Exécutive de la Commission Économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA).

« Le Mécanisme de Liquidité et de Viabilité est lancé aujourd’hui lors de la COP 26 dans le but de créer rapidement un impact positif et concret à grande échelle grâce à une nouvelle classe d’actifs qui va permettre de mobiliser le capital privé de manière efficace et de soutenir le développement économique de l’Afrique. Le MLV devrait apporter plus de transparence aux marchés de dette africains et améliorer la soutenabilité de la dette », a-t-elle dit.

Pour le Président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, « il est crucial d’avoir une approche différenciée, et des mécanismes de soutien pour permettre aux pays avec une dette soutenable et ayant accès au marché international des capitaux, comme la Côte d’Ivoire, de mobiliser des ressources longues à des taux d’intérêt plus bas ».

« Toutes les initiatives, notamment le Mécanisme de Liquidité et de Viabilité, et un recours plus accru aux ressources des fonds de pension doivent être considérés », a-t-il ajouté.

Le MLV devrait permettre d’abaisser les coûts d’emprunt des nations africaines en transformant leurs obligations souveraines en actifs liquides et en améliorant la soutenabilité de leur dette. Grâce à ce mécanisme, l’Afrique pourrait ainsi économiser un montant estimé à onze milliards de dollars américains sur les cinq prochaines années.

Suite à sa première transaction financée par Afreximbank, le MLV devrait lever 3 milliards de dollars américains en requérant le prêt de droits de tirage spéciaux (DTS) de la part des pays développés suite à la récente allocation par le FMI de l’équivalent de 650 milliards de dollars américains le 23 Août 2021.

Le MLV a vocation à opérer selon les normes les plus élevées en matière de gouvernance et de transparence. Les obligations éligibles que le Mécanisme acceptera comme garantie seront revues régulièrement et la priorité sera donnée aux pays ayant de bons antécédents en matière de réforme des politiques publiques et une gouvernance solide. Le Mécanisme aura recours à la documentation standard relative aux pensions livrées. Il sera supervisé par un Conseil dont les membres seront annoncés prochainement.

La Cour des comptes forme des députés et sénateurs à Yamoussoukro

Un séminaire de la Cour des comptes, en collaboration avec le Projet d’appui au renforcement des institutions de contrôle de la Côte d’Ivoire (PACC) s’est ouvert, mercredi à Yamoussoukro, la capitale politique et administrative ivoirienne.

L’ouverture des travaux de ce séminaire de formation destiné aux membres des Commissions des affaires économiques et financières (CAEF) de l’Assemblée nationale et du Sénat dans le contexte du budget-programmes a été prononcée par le président du Sénat, Jeannot Ahoussou Kouadio,  au nom des deux institutions.

« Ce séminaire s’inscrit dans le cadre de l’assistance que la Cour des comptes doit apporter au parlement », a expliqué dans un discours, le président de la Cours des comptés, Kanvaly Diomandé.

Ce séminaire qui s’achève vendredi devrait permettre aux deux chambres du parlement ivoirien, d’examiner avec une attention accrue le projet de loi portant budget de l’année 2022 que le gouvernement leur soumettra, en attendant que soient transmis au parlement les différents rapports de contrôle de la Cour des Comptes.

Le président du Sénat a salué  « l’initiative conjointe heureuse de ce séminaire de formation », avec Expertise France, qui met en œuvre le Projet d’appui au renforcement des institutions de contrôle de la Côte d’Ivoire (PACC).

Selon lui, cette initiative traduit éloquemment la volonté de la Cours des comptes de se « conformer à la Constitution et aux différents textes qui associent la haute juridiction financière suprême au parlement pour un meilleur contrôle de l’exécution des lois de finances ».

« Je relève, par ailleurs, la mobilisation des membres des Commissions des affaires économiques et financières des deux Chambres du Parlement, qui donnent de constater leur engagement à jouer sans réserve leur rôle, dans le processus budgétaire de notre pays », s’est félicité Jeannot Ahoussou Kouadio en présence du président de l’Assemblée nationale, Amadou Soumahoro.

Poursuivant, il a souligné un rôle crucial que joue le parlement dans deux domaines particulièrement importants des finances publiques.

D’abord, il vote les crédits budgétaires qui permettent à l’Etat de fonctionner. Ensuite, il contrôle l’usage fait par le gouvernement des habilitations budgétaires qui lui ont été accordées.

Ce second domaine, relatif au contrôle, est au cœur de ce séminaire. Ce contrôle vise, en effet, à s’assurer de la bonne utilisation des deniers publics mis à la disposition des services de l’Etat.

En effet, a expliqué le président du Sénat, dans un contexte d’insuffisance de ressources, face aux besoins immenses des populations, la dépense publique doit être efficace. Cette efficacité se prouve par des documents qui établissent que la gestion des moyens atteint les résultats définis au départ.

L’évaluation, que doit faire le Parlement, par un contrôle externe, permet d’assurer la transparence dans la gestion des affaires de l’Etat dans un environnement où les citoyens deviennent de plus en plus exigeants.

Les responsables des collectivités territoriales vivent mieux ces exigences des citoyens, confrontés dans leur cadre de vie local, à des ressources peu en adéquation avec leurs besoins énormes en infrastructures diverses.

Le Sénat, qui assure leur représentation, a le devoir d’exercer une vigilance accrue sur l’utilisation des moyens de l’Etat et opérer dès lors un contrôle externe pointilleux, selon son président.

Le contrôle de l’exécution des lois des finances participe, ainsi, des principes de la bonne gouvernance et de la transparence indispensables au développement harmonieux des nations modernes dont la Côte d’Ivoire se réclame.

Cependant, la complexité des documents budgétaires soumis au Parlement, a priori comme a posteriori de l’exécution de la loi de finances, ne permet pas toujours aux parlementaires, en dehors de quelques avertis, d’en faire une lecture fine et précise susceptible d’en faciliter l’exploitation.

Ce séminaire ambitionne de  faire en sorte que les parlementaires connaissent parfaitement le contenu des documents comme les documents de programmation budgétaire pluriannuelle ainsi que sa période minimale ainsi que les documents de programmation pluriannuelle des dépenses qui sont soumis au débat d’orientation budgétaire.

De même, au sortir de ce séminaire, les participants devraient être familiarisés avec les notions comme les rapports annuels de performance, les rapports d’audit de performance afin de maîtriser les rouages du contrôle externe qu’ils doivent opérer sur l’exécution du budget.

« Il est essentiel, pour un développement harmonieux de notre pays, que nous, Parlementaires, ayons une connaissance plus affûtée du processus budgétaire et des documents y afférents », a insisté Jeannot Ahoussou Kouadio.

Auparavant, M. Adrien Maillard, représentant de la délégation de l’Union européenne et M. Stefan Orivel, représentant Expertise France, ont également tour à tour mis en exergue les enjeux de ces 72 heures de formation.

La Côte d’Ivoire veut « clarifier » des dispositions de son Code des investissements

Le Centre de promotion des investissements de Côte d’Ivoire (Cepici) a entamé mercredi à Grand-Bassam un séminaire afin de « clarifier » certaines dispositions du Code des investissements de 2018, et lever tout équivoque d’interprétation.

M. Albert Agbré, conseiller technique, représentant le ministre de la Promotion de l’investissement et du secteur privé, a procédé à l’ouverture de la session qui vise « l »interprétation de certaines dispositions du Code des investissements de 2018 qui posent quelques petits problèmes ».

Le séminaire qui se déroule du 3 au 5 novembre 2021, devrait permettre d’analyser les insuffisances du Code des investissements de 2018, actuellement en vigueur, et de proposer des voies d’amélioration pour leur mise en application ainsi que l’impact des réformes sur la fiscalité des PME, a-t-il ajouté.

La directrice générale du Cepici, Solange Amichia, a fait savoir que le Comité d’agrément, dans l’application du dispositif du Code des investissements, s’est heurté à des divergences d’interprétations. 

Il s’agit, à travers ce séminaire, de « clarifier » des textes du Code des investissements suite aux divergences rencontrées, liées aux problèmes d’interprétation ou de vide constatés dans le dispositif réglementaire.

Cela devrait permettre de donner des armes nécessaires au Comité d’agrément afin de statuer dans la transparence et l’équité sur les demandes d’agrément, a-t-elle souligné, mentionnant que ce séminaire a pour objectif d’améliorer le dispositif existant.

Le thème retenu pour cette session est « Interprétation et mise en application du Code des investissements ». Une cinquantaine d’experts représentant tous les ministères techniques et le secteur privé prennent part aux réflexions.

Selon Mme Solange Amichia, « après près de trois années consécutives de mise en oeuvre, certaines difficultés d’interprétation ou de clarification sont apparues » et il fallait approfondir les échanges afin d’avoir une « vision commune ».

L’Etat de Côte d’Ivoire a adopté en août 2018 un nouveau Code des investissements après une étude menée par le Cabinet McKinsey, au regard des bonnes pratiques de promotion des investissements dans le monde. Ce dispositif remplace celui de 2012.

Ce nouveau Code des investissements offre un dispositif d’incitation plus attractif prévoyant la combinaison d’un système d’exonération et d’un mécanisme de crédits d’impôts, et une attention particulière sur des secteurs jugés prioritaires. 

Sur la période du 1er janvier 2019 au 30 septembre 2021, le Cepici, le Guichet unique de l’investissement, a enregistré « la création prévisionnelle de 21468 emplois; l’agrément de 635 entreprises » avec l’attraction de 1938 milliards Fcfa d’investissements. 

Les investissements devraient soutenir la mise en oeuvre du Plan national de développement (PND, 2021-2025) et le Cepici a pour objectif de réaliser plus de 6.000 milliards Fcfa sur les cinq prochaines années. 

Af’Sud : hausse des prix du carburant

L’Afrique du Sud a rejoint le groupe des pays qui ont procédé à une hausse du prix des carburants.Dans ce pays d’Afrique australe, le prix de l’essence sera vendu à 0,086 dollars US par litre à partir de ce mercredi à minuit.

Le ministère sud-africain de l’Energie a déclaré que l’augmentation affectera également les prix du diesel et de la paraffine d’éclairage, qui est utilisée pour l’éclairage et la cuisine dans les ménages pauvres.

Le prix du diesel a augmenté de 0,10 cents US par litre, tandis que la paraffine a augmenté de 0,11 cents US.

Ces hausses sont dues à la flambée des prix internationaux du pétrole et à la faiblesse de la monnaie locale (rand) par rapport au billet vert. Selon les statistiques nationales, le prix de l’essence a augmenté de plus de 0,35 USD par litre depuis janvier 2021 en Afrique du Sud.

Agoa : Washington suspend trois pays africains

Les Etats Unis suspendent les avantages commerciaux accordés à l’Ethiopie, la Guinée et le Mali.La mesure entre en vigueur le 1er janvier 2022. Le président des Etats-Unis Joe Biden a envoyé un courrier au Congrès américain dans lequel il annonce son intention de retirer ces trois pays bénéficiaires de l’Agoa, la loi américaine sur le développement et les opportunités africaines.

Washington accuse Addis-Abeba de « violations brutales des droits de l’homme internationalement » reconnues dans la répression de la rébellion au Tigré.

Pour le Mali et la Guinée qui ont connu deux coups d’Etat militaires en 2020 et 2021, la Maison Blanche reproche aux autorités de Conakry et de Bamako « de ne pas garantir l’Etat de droit et le pluralisme politique ». Pour le cas du Mali, les Etats-Unis ajoutent que les autorités de la transition ne garantissent pas « le respect des droits des travailleurs internationalement reconnus ».

Avec ces sanctions, ces trois pays se voient désormais privés des exonérations de frais de douane sur les exportations sur le territoire américain.

L’Agoa, « African Growth and Opportunity Act », en français « Loi sur la croissance et les opportunités en Afrique » est votée le 18 mai 2000 par le Congrès américain (Parlement). L’objectif de cette initiative adoptée sous l’administration Bill Clinton est de soutenir l’économie des pays africains en leur facilitant l’accès au marché américain s’ils suivent les principes de l’économie libérale.

Maroc : 102 projets d’investissement prévus dans le textile pour un montant total de plus de 285 millions d’euros

Le ministre marocain de l’Industrie et du commerce, Ryad Mezzour, a indiqué, lundi à Casablanca, que 102 projets d’investissement dans le secteur textile ont été accompagnés dans le cadre du Plan de relance industrielle (PRI), avec un montant d’investissement prévisionnel de 286 millions d’euros (3,07 milliards de dirhams).Ces projets, qui portent sur l’ensemble de la chaîne de valeur textile, devraient permettre la création de plus de 15.555 emplois stables et générer, au titre de la 3ème année, un chiffre d’affaires prévisionnel de plus de 6,96 milliards de dirhams (1 euro = 10,5 DH), dont 44% destinés au marché local, a précisé Ryad Mezzour lors d’une réunion de travail avec l’Association Marocaine des Industries du Textile et de l’Habillement (AMITH) sur l’état des lieux et les enjeux du secteur.

L’investissement dans l’amont du secteur textile, a-t-il poursuivi, est stratégique pour sa pérennisation autant que la mutation vers des business modèles orientés produits finis.

Les discussions avec les opérateurs du textile/habillement ont débouché sur l’identification des trois principaux objectifs principaux. Il s’agit du renforcement de la présence des marques marocaines sur le marché national et international, de la facilitation de l’accès du produit national sur certains marchés et du renforcement de la compétitivité et de l’intégration locale, a fait savoir le ministre.

« Le secteur doit capitaliser sur ses nombreux acquis et saisir les opportunités qu’offre ce contexte économique mondial de relocalisation des sites industriels, pour attirer plus d’investisseurs et monter en gamme », a-t-il soutenu, ajoutant que l’un des enjeux majeurs du secteur consiste à « se doter d’un amont fort pour une meilleure intégration et une plus grande compétitivité lui permettant de conquérir de nouveaux marchés à l’export ».

Évoquant les différents enjeux du secteur, M. Mezzour a souligné la nécessité, pour les opérateurs, de diversifier leurs donneurs d’ordre et de se mettre au diapason des normes environnementales et du développement durable pour un textile éco-responsable, précisant que la longévité du produit textile marocain en dépend.

« Le label marocain doit avoir une place de choix dans le marché local et international et nous ne ménagerons aucun effort pour y arriver. C’est une priorité inscrite au programme du gouvernement », a-t-il fait valoir.

« Le développement de la fabrication locale, c’est aussi le développement de marques purement marocaines de qualité et à des prix abordables pour le consommateur national », a expliqué Mezzour, appelant les opérateurs à capter la commande privée (grandes et moyennes surfaces, centrales d’achat…) et la commande publique pour le développement du Made in Morocco.

Les opérateurs de textile marocains ambitionnent de récupérer 40% de part de marché au niveau national et réaliser un chiffre d’affaires de 60 milliards DH à l’export et atteindre 60% de production en co-traitance et produit fini, a précisé la patronne de l’AMITH. 

Le cacao contribue pour 20% au PIB de la Côte d’Ivoire (PM)

Le cacao, en Côte d’Ivoire, premier producteur mondial, contribue à 20% du Produit intérieur brut (PIB) du pays, a dit mardi le Premier ministre ivoirien, Patrick Achi, lors de l’inauguration de l’extension de l’unité de transformation de cacao de la société Cargill.

« Le cacao constitue la première culture de rente de la Côte d’Ivoire et représente 40% des recettes d’exportations nationales. En outre, il contribue à hauteur de 20% du PIB, et mobilise près de 2 millions de producteurs », a déclaré M. Patrick Achi dans un discours.  

Selon le Premier ministre ivoirien, « la transformation locale demeure insuffisante tout comme la captation des valeurs ajoutées ». La Côte d’Ivoire vise la transformation de toute sa production à l’horizon 2030.  

Le secteur doit « toujours se rappeler que les 5 à 6% des 105 milliards de dollars américains crées annuellement dans le monde par cette filière sont captés par nos entreprises et nos paysans, c’est évidemment insuffisant », a-t-il souligné.  

Après avoir investi 100 millions de dollars, Cargill achève l’expansion de son usine de transformation de cacao en Côte d’Ivoire et en fait la plus grande usine de broyage de cacao sur le continent africain. 

La société engage, pour cette campagne cacaoyère, 13 millions de dollars supplémentaires pour étendre ses programmes de durabilité et améliorer la traçabilité de la chaîne d’approvisionnement.  

Le secteur privé contribue pour 80% des recettes de la Côte d’Ivoire. L’Etat s’est doté d’un Programme national de développement  (PND, 2021-2025) de 59 000 milliards Fcfa d’investissements dont 75% de part du secteur privé. 

La Côte d’Ivoire vise avec ces investissements d’un taux de croissance annuel moyen de plus de 7,5%. Le pays a affiché un taux de croissance de 2% en 2020 suite à la pandémie de la Covid-19 contre 7,2% l’année précédente. Un rebond de 6,5% de croissance visé en 2021.

Le secteur industriel a connu une croissance annuelle moyenne de 11% sur la période 2012-2015 et de 8% sur la période 2015-2019 pour une part dans le Produit intérieur brut, s’établissant à 26% en 2019.

L’expansion de l’usine, située en zone industrielle de Yopougon, dans l’Ouest d’Abidjan, a été motivée par un accord signé en avril 2017 avec le gouvernement de Côte d’Ivoire et s’inscrit dans l’objectif du pays d’accroître l’industrialisation du secteur du cacao. 

L’usine de transformation a créé près de 100 emplois à temps plein et des centaines d’emplois indirects. Elle emploiera désormais plus de 700 travailleurs, permettant à l’unité de produire de la poudre de cacao. 

Sénégal : le PIC bénéficie de ressources additionnelles

Le Luxembourg a décaissé, ce mardi, la contribution en don de 2 millions d’euros, soit plus d’un milliard de FCFA, destiné au Programme Indicatif de Coopération (PIC) 2018-2022, a appris APA.Cet appui financier sera alloué au SAMU, au centre hospitalier Abass Ndao et au Lycée Technique de Thiès (ouest). La première structure bénéficiera d’un million d’euros tandis que les autres recevront chacune 500 mille euros.

Les secteurs couverts par le PIC 2018-2022 sont regroupés autour de deux axes majeurs que sont : la formation professionnelle et l’insertion socio-professionnelle ; et la santé et la protection sociale.

Le PIC bénéficie d’un budget indicatif d’environ 50 milliards de Francs CFA pour la période 2018-2022. Il entre en droite ligne des appuis prioritaires du Plan d’actions prioritaires ajusté et accéléré (PAP2A) du Plan Sénégal Émergent (PSE).

Sénégal : vers la baisse de la production des meuniers

L’Association des meuniers et industriels du Sénégal (A.M.I.S) réclame la hausse du prix du sac de 50 kg de farine de blé.Les meuniers sénégalais disent ne plus pouvoir continuer de vendre à perte et déclarent officiellement leur situation de faillite programmée. A défaut d’augmenter le prix du sac de 50 kg de farine qui est vendu à 16.600 f cfa, l’Association des meuniers et industriels du Sénégal (A.M.I.S) a pris la décision de baisser sa production quotidienne qui est de 1.450 tonnes de farine de blé pour plus 8.000.000 baguettes de pain par jour.

« Il est décidé, à compter de ce jour une réduction périodique et collective de production permettant de freiner le niveau des pertes enregistrées quotidiennement, ce jusqu’à ce qu’une réponse assurant la survie des meuniers soit clairement apportée. Pour la semaine en cours la production nationale est arrêtée du mardi 2 au jeudi 4 novembre 2021 », a annoncé, ce mardi à Dakar, Claude Demba Diop, président de l’A.M.I.S au cours d’une rencontre avec la presse.

Dans son discours dont APA a obtenu une copie, il a expliqué que par ce procédé les meuniers veulent assurer à leurs concitoyens et partenaires un accès raisonnable à la farine qui reste un produit de première nécessité et une production vitale pour tous.

« Par ce procédé, nous ralentissons le chômage technique, inéluctable dans les prochaines semaines au regard des enjeux de sauvegarde de l’emploi préalable aux options de licenciement économique. Par ce procédé, nos partenaires boulangers sont invités à s’approvisionner auprès de leurs distributeurs habituels dans la limite des stocks disponibles », a indiqué M. Diop.

Il a ajouté : « Par cette démarche responsable et citoyenne nous exhortons les autorités gouvernementales à veiller à la stabilité du marché dans l’intérêt de la filière et à apporter une réponse à la hauteur des enjeux. Ne pas agir, ou perdre du temps, c’est aggraver la crise de la filière qui est à présent amorcée ».

Claude Demba Diop a rappelé que l’article 30 de la loi N°94-63 du 22 août 1994 (sur les prix, la concurrence et le contentieux économique) interdit formellement de vendre à perte et que le décret du 14 janvier 2021 impose un prix de vente à 16.600 F par sac sachant que le prix du blé était de 270 euros par tonne.

L’Association des meuniers et industriels du Sénégal (A.M.I.S) est composée de sept industries meunières, avec 1350 emplois directs et près de 15 000 emplois dérivés. Elle a 1.500 clients boulangers et 200 distributeurs.

Les prix des carburants restent inchangés en novembre 2021 en Côte d’Ivoire

Les prix de l’essence super sans plomb et du gasoil, restent inchangés à 615 Fcfa le litre, pour la période du 1er au 30 novembre 2021 en Côte d’Ivoire, selon une note du ministère ivoirien des Mines, du pétrole et de l’énergie, parvenue lundi à APA.

Le prix maxima au détail indique 615 Fcfa le litre à l’ambiant pour le super sans plomb et le gasoil. Quant au pétrole lampant, utilisé en zone rurale, le prix du litre demeure à 555 Fcfa et ce depuis plusieurs années.

Le prix de la bouteille de gaz butane de 6 Kg (B6) a été maintenu à 2 000 Fcfa, ainsi que celui de la bouteille de 12,5 Kg, fixé à 5 200 Fcfa. Ces deux catégories de bouteille sont beaucoup utilisées dans les ménages en Côte d’Ivoire.

L’ajustement des prix à la pompe du carburant en Côte d’Ivoire et du gaz butane, se fait chaque mois conformément aux dispositions du mécanisme automatique des prix des hydrocarbures sur le marché international.

La vision 2030 de la Côte d’Ivoire au menu de la 5e Journée nationale du partenariat

La 5e édition de la Journée nationale du partenariat (JNP) est prévue pour les 08 et 09 novembre prochains à Abidjan autour du thème, « partenariat Etat/secteur privé pour la réalisation de la vision 2030 de développement de la Côte d’Ivoire ».

Le président du Comité scientifique de cette édition, Charles Zoko Sébé, par ailleurs inspecteur général de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle et consultant en dialogue public privé,  parle de cette édition dans cet entretien.

Qu’est-ce qui a présidé au choix de ce thème pour cette 5e édition de la JNP ?

La période 2011 à 2019 a été marquée par une performance économique vigoureuse de notre pays, le hissant dans le groupe de tête des pays à forte croissance dans le monde.

 Cette performance résultait de la mise en œuvre de réformes structurelles et sectorielles d’envergure, à travers la réalisation des plans nationaux de développement 2012-2015 et 2016-2020, qui ont donné à notre économie des fondements solides.

La dynamique a cependant été considérablement ralentie avec la survenue de la crise sanitaire de la Covid-19. Dans un contexte économique sensiblement plus favorable à celui de l’année dernière, les principaux enjeux résident à présent dans la relance économique pour permettre à notre pays de reprendre la trajectoire de croissance accélérée tout en capitalisant les leçons tirées de cette situation de crise.

Ces enjeux sont en cohérence avec la vision prospective Côte d’Ivoire 2030 du gouvernement qui devrait consacrer le doublement des performances socio-économiques de notre pays comparativement à la précédente décennie.

Pour la réalisation de cette vision, le Gouvernement entend s’appuyer sur un lien étroit entre l’Etat et le secteur privé. Il était donc nécessaire de s’interroger et d’apporter des réponses sur la démarche conjointe à suivre par les deux parties à partir de la situation actuelle de relance post-covid jusqu’à l’échéance 2030, d’où le choix de ce thème.

En prélude à cette 5e édition, les travaux préparatoires du comité scientifique ont été lancés, le 06 octobre dernier. Comment est constitué ce comité et en quoi consistent ces travaux préparatoires ?

La JNP est un challenge qui ne peut se réaliser sans la conjugaison des intelligences issues des parties prenantes provenant à la fois du secteur public, du privé ainsi que des partenaires techniques et financiers. C’est cet ensemble qui constitue l’ossature du comité scientifique.

Les acteurs du dialogue public privé ont donc été sollicités, depuis les démembrements de l’Etat, par les ministères techniques et les institutions, jusqu’au secteur privé, le patronat (la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire, la Fédération ivoirienne des petites et moyennes entreprises, l’Association professionnelle des banques et établissements financiers de Côte d’Ivoire) et les chambres consulaires (la Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire, la Chambre nationale de métiers de Côte d’Ivoire, et la Chambre nationale d’agriculture de Côte d’Ivoire ).

C’est le lieu de les remercier et de leur rendre hommage pour la quantité et la qualité du travail abattu, et pour leur attachement à la qualité et à la durabilité du dialogue public privé.

Il s’est agi d’éplucher les termes de référence (TDR) de la version 2021 de la JNP et de proposer des documents livrables qui seront soumis aux autorités pour permettre à notre pays de continuer sa marche vers le développement.

Le représentant du ministre de l’Economie et des finances, a affirmé lors de cette cérémonie de lancement tout l’intérêt du gouvernement pour les travaux ouverts au sein du comité scientifique. Quel commentaire cela vous inspire ?

C’est tout l’essence de la JNP qui se présente comme un grand moment de réflexion des parties prenantes du Dialogue public privé au sein du comité scientifique en vue de formuler de façon concrète des orientations au gouvernement sur les différentes thématiques. Nous nous réjouissons donc de cet intérêt de notre tutelle et du gouvernement de façon plus large.

Quelles sont les grandes articulations de cette JNP 2021 ?

La JNP 2021 sera articulée autour des activités qui ont contribué au succès des précédentes éditions : la conférence inaugurale animée par le Premier ministre, les panels de haut niveau, les rencontres Business to Government, les ateliers thématiques et l’atelier sous-régional qui réunira les points focaux en charge du dialogue public privé dans les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

L’innovation de cette édition est l’étalement sur deux journées de l’événement en vue de renforcer les échanges sur les programmes majeures de la politique de développement du secteur privé.

Le Nigéria invité à stimuler sa production industrielle

Le faible niveau d’activité manufacturière freine la croissance économique et le développement non seulement du Nigeria mais aussi de nombreux pays africains, souligne la Banque africaine de développement (Bad).Le Nigéria doit développer davantage les chaînes de valeur dans les domaines où il dispose d’avantages comparatifs. Cela lui permettra d’accélérer sa croissance économique et celle de nombreux pays africains, a indiqué le président de la Bad, Akinwumi A. Adesina.

Ce dernier intervenait dans le cadre d’une série de conférences baptisée « Adeola Odutola », organisée mercredi dernier à Abuja (Nigéria) par l’Association des fabricants du Nigeria (Manufacturers Association of Nigeria), sur le thème suivant : « Surmonter les contraintes à la fabrication concurrentielle pour favoriser le commerce intrarégional. »

« Le continent africain possède d’abondantes ressources naturelles : pétrole, gaz, minéraux, métaux, produits agricoles et forestiers, ainsi que des ressources de l’économie bleue. Cependant, de manière tragique et ironique, les ressources naturelles massives de l’Afrique ne sont pas converties en richesses », a-t-il déploré.

A l’en croire, le faible niveau de production industrielle est à l’origine de la lenteur de la transformation structurelle des économies africaines. Cette situation représente, selon lui, une course vers l’abîme caractérisée par l’augmentation de la pauvreté, l’exportation d’emplois, la volatilité des prix des produits de base et la dépendance à l’importation.

Partant de là, il a affirmé qu’il faudrait mettre en place des politiques, dont des académies de compétences numériques industrielles, afin de doter les travailleurs de compétences adaptées aux nouveaux outils pour les emplois du futur.

« L’élargissement des marchés de capitaux nationaux permettrait aux entreprises d’accéder aux capitaux dont elles ont besoin pour développer leurs activités », a poursuivi le président de la Bad, Akinwumi A. Adesina.

Par ailleurs, il a rappelé la nécessité d’investissements massifs pour développer le secteur gazier, les ressources hydroélectriques et les systèmes d’énergie solaire à grande échelle, afin de fournir une énergie de base stable au secteur industriel.

Le président Adesina a en outre relevé l’existence de facteurs externes susceptibles de constituer des catalyseurs potentiels au développement industriel, citant notamment la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF). Celle-ci offre au Nigeria une occasion de développer une production industrielle tournée vers l’exportation, a-t-il dit.

Le secrétaire du gouvernement du Nigeria, M. Boss Mustapha, a salué, au nom du président Muhammadu Buhari, la tenue de cette conférence à Abuja, assurant que le gouvernement examinerait les solutions proposées à l’issue de la rencontre.

« Le défi que le président Adesina nous a lancé aujourd’hui en matière de développement d’un secteur manufacturier efficace et productif est à prendre au sérieux dans la formulation de politiques qui mèneront à une croissance accélérée et à la diversification de notre économie », a-t-il déclaré.

Le Rwanda et la Tanzanie signent un accord de défense

Kigali et Dodoma joignent leurs forces pour sécuriser notamment une frontière commune longue de près de 800 kilomètres.Dans le cadre de la réunion de la Commission permanente mixte (CPM), Liberata Mulamula et Vincent Biruta, ministres tanzanien et rwandais des Affaires étrangères ont signé, hier jeudi, l’accord de coopération en matière de défense.

Au préalable, a souligné l’émissaire du Rwanda en Tanzanie, le Général de division Charles Karamba, « le rapport des Secrétaires permanents a été approuvé ». La 15e Session de la Commission permanente mixte a débuté lundi à Dar es Salam, ancienne capitale de la Tanzanie.

Cette rencontre bilatérale fait écho à la volonté des présidents Paul Kagamé et Samia Suluhu Hassan d’œuvrer pour le renforcement de la coopération entre le Rwanda et la Tanzanie. En août, à Kigali, les deux chefs de l’Etat ont paraphé quatre accords dans les domaines des TIC, de l’immigration, de l’éducation et de la réglementation des médicaments.

Ethiopie : hausse des exportations trimestrielles du café

L’Ethiopie a obtenu 327,87 millions de dollars grâce à l’exportation de 86.288 tonnes de café au cours du premier trimestre de l’année fiscale éthiopienne qui s’est terminée le 10 octobre 2021.L’Autorité éthiopienne du café et du thé a déclaré jeudi que les recettes ont augmenté de 143,08 millions de dollars, le volume ayant augmenté de 32.845 tonnes par rapport à la même période de l’année fiscale précédente.

L’Autorité a désigné l’Allemagne, l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis comme les trois principales destinations du café éthiopien au cours de la période de trois mois qui a débuté le 8 juillet 2021.

Ainsi, l’Allemagne a importé un total de 21.336 tonnes (25% du total) de café éthiopien, ce qui a généré des recettes de 66,78 millions de dollars (20%).

Plus de 12.380 tonnes (14%) de café ont également été exportées vers l’Arabie saoudite au cours de la même période, pour un montant de 40,83 millions de dollars (12%).

La Belgique, le Japon, la Corée du Sud, l’Italie, la Chine, la France et l’Australie se classent de la 4ème à la 10ème place parmi les dix premières destinations du café éthiopien en termes de recettes générées.

Dans l’ensemble, l’Autorité rapporte que l’Ethiopie a exporté un total de 88.920 tonnes de café, thé et épices au cours du premier trimestre de l’année budgétaire en cours et a obtenu 333,5 millions de dollars.

La performance a montré des records impressionnants, le volume et la valeur des exportations dépassant l’objectif fixé pour le trimestre de 14.220 tonnes et 88 millions de dollars US, respectivement.

Le pays d’Afrique de la Corne de l »Afrique s’apprête à collecter 245,7 millions de dollars pour l’exportation de 74.700 tonnes de produits de base au cours de la période.

« Ces revenus soutiendront de manière significative les recettes en devises des exportations du pays », indique l’Autorité. « C’est également une indication de l’avenir prometteur du secteur des exportations », a-t-elle conclu.

Le Prix de la meilleure Fintech Francophone 2021 de GTP décerné à Weblogy

Global technology partners (GTP), un processeur certifié Visa et spécialisée dans la création de solutions innovantes de traitement et de paiement pour l’industrie du prépayé, a décerné jeudi à Abidjan le Prix de la meilleure Fintech Francophone 2021.Cette distinction dénommée « GTP Francophone Fintech of the year 2021 » a été attribuée au groupe ivoirien Weblogy, promoteur de abidjan.net et de produits financiers, pour avoir réalisé un volume important de transactions, dans son portefeuille de Fintechs.  

Le prix, qui se présente sous la forme d’un trophée, a été remis aux co-fondateurs de Weblogy, MM. Jil Alexandre N’Dia et Daniel Ahouassa, à l’occasion de la 5e édition Abidjan Fintech afterwork, initié par le groupe ivoirien.

Évoquant les données statistiques, M. Serge Doh, senior vice-president à GTP, a dit que Weblogy est « de loin la Fintech numéro 1, dans la sous-région », au niveau des pays Francophones en termes de « transactions, revenus, vente de cartes », ajoutant « ils sont imbattables ». 

Weblogy, rapportera-t-il, a été la première expérience de Fintech de GTP en Côte d’Ivoire. La Fintech lance la première carte abidjan.net et avec l’évolution et le travail marketing, il met en place l’application mobile Apaym qui va générer des transactions record.

« Dans nos statistiques, c’est la Fintech (Weblogy) la plus performante », et ce « depuis le départ, mais on a pris la période de cette année » pour effectuer le classement, a fait savoir M. Serge Doh, en marge de cet afterwork. 

Son directeur général, Jil Alexandre N’Dia, a déclaré à la presse après avoir reçu le prix, que « c’est un sentiment de reconnaissance et aussi de fierté et je suis extrêmement heureux parce que ça fait plusieurs années que nous travaillions pour voir ce fruit-là ». 

« On ne travaille pas seul, on travaille avec des équipes jour et nuit pour mettre en place ces nouvelles technologies, pour les mettre à la disposition des Ivoiriens » et l’ensemble des populations, a-t-il ajouté.

« Aujourd’hui, savoir qu’on est la première Fintech à vendre autant de cartes avec un volume chez visa, c’est vraiment une fierté pour nous et on est vraiment très heureux », s’est-il réjoui. Toutefois, voudrait-il dédier ce prix à l’écosystème de la Fintech.

Pour Daniel Ahouassa, co-fondateur de Weblogy, cet afterwork qui a réuni les acteurs du secteur pour projeter comment travailler ensemble et répondre aux opportunités du marché, se veut une retrouvaille informelle autour de thématiques.

Aujourd’hui, c’était la thématique du financement. Et ce, du fait que l’entreprise a besoin dans sa phase de développement de financement. Dans cet élan, des intervenants avisés ont apporté la lumière sur le financement des entreprises.

M. Stanislas Zézé, le patron de Bloomfield Investment corporation, a fait observer que la Fintech qui s’adresse au marché de capitaux, doit pouvoir montrer sa capacité à rentabiliser son business, car les banques et les institutions financières prêtent à ceux qui peuvent rembourser.

Les intervenants dont le financier Mamadou Kouyaté du cabinet Jely Group ont soulevé la problématique de la régulation de l’écosystème, l’érection de lois pour créer un environnement propice aux affaires et une saine concurrence, ainsi qu’un accompagnement de l’Etat pour permettre aux Fintechs de créer davantage de valeurs.

Ils ont également relevé l’intérêt pour le Fintechs de s’imposer des standards en termes de bonne gouvernance avec, entre autre, une comptabilité certifiée (auprès d’un centre de gestion agréé par exemple) pour avoir des marchés dans cet environnement concurrentiel.

M. Jil N’Dia a insisté sur l’écosystème qui a besoin de tout le monde. L’environnement a besoin d’être sécurisé, car une cyberattaque peut gripper tout le système et mettre en mal l’opérationnalité de certaines activités.

« On est parti de zéro » pour atteindre cette stature, aujourd’hui, a-t-il dit, invitant les startups à aller au bout de leur rêve, motivées et galvanisées par le potentiel de leur projet avec une abnégation accrue en dépit des contingences.

 Weblogy est la seule Fintech, aujourd’hui, à « utiliser les dernières technologies de Visa », une « application permettant de faire du paiement et des paiements d’une carte Visa vers une autre carte Visa ».

Son application APaym, permet d’accepter toutes les cartes bancaires Visa sur sa plateforme et de faire tous types de transactions (retrait, rechargement) d’une carte bancaire Visa a une autre (peu importe que les cartes soient rattachées à un compte bancaire ou prépayées).

Elle permet aussi de faire tous les types de transactions (retrait, rechargement) d’un compte mobile money à une carte bancaire et vice-versa, et de régler ses factures d’électricité, d’eau, la scolarité, l’achat d’un journal ou encore de faire des dons à des ONG etc.

Quant à Apaym Pro, application dérivée dédiée aux marchands, elle, permet les transactions par « QR Code », en partenariat avec Ecobank. L’usager scanne le QR code du marchand avec son téléphone et paye sa facture automatiquement.

Sa Carte virtuelle, elle, est téléchargeable sur le téléphone. Alors, désormais fini les cartes physiques. Disponible dans l’application Apaym, la carte virtuelle, faite en partenariat avec UBA, permet de procéder à tous les achats en ligne ou sur les réseaux sociaux.

Par ailleurs, l’application donne la possibilité de faire des transferts en temps réel, de débiter une carte Visa dans n’importe quelle banque, de faire du crédit téléphonique. Le groupe ambitionne de permettre des achats d’actions en bourse.

L’application offre aussi à l’usager des consultations des pharmacies de garde et même la possibilité de payer des services médicaux dans l’application et le médecin vient à domicile traiter le patient. Il existe l’option permettant de payer son assurance et même d’épargner.

S’appuyant sur son expertise, Weblogy, gestionnaire de programmes pour les cartes prépayées Visa dans 18 pays d’Afrique francophone, et pour le développement d’applications de paiements mobiles, offre des solutions adaptées aux particuliers comme aux entreprises.

La France et la Côte d’Ivoire signent un 3e C2D d’un montant de 751 milliards FCFA

La Côte d’Ivoire et la France ont signé, mardi, à Paris un troisième Contrat de désendettement et de développement (C2D) d’un montant de 751 milliards FCFA.

Le document a été paraphé par le ministre français de l’Economie, des finances et de la relance, Bruno Le Maire, et son homologue de la Côte d’Ivoire, Adama Coulibaly.

Ce troisième contrat, dont la mise en œuvre et le suivi seront effectués par l’Agence française de développement (AFD), mobilisera des ressources d’un montant de 1,144 milliard d’euros, soit 751 milliards de Francs CFA qui s’ajoutent aux financements de 1,755 milliard d’euros déjà mobilisés lors des deux premiers contrats.

Ces ressources seront entièrement consacrées aux priorités du gouvernement ivoirien, dans le cadre du nouveau Plan national de développement (PND) de la Côte d’Ivoire pour 2021-2025, souligne une note d’information transmise à APA, jeudi.

Par ce dispositif, d’importants programmes sociaux seront financés, avec une attention particulière à la jeunesse, au travers des programmes pour l’éducation, la formation et l’emploi, mais aussi le secteur de la santé.

Des projets en matière de développement urbain et d’agriculture démontrent également l’engagement commun à protéger l’environnement et à répondre aux défis de la transition écologique, tout en renforçant le développement équilibré du territoire.

Enfin, l’appui à la gouvernance des institutions publiques, notamment financière, constituera une autre priorité d’utilisation, par les autorités ivoiriennes, dans le cadre de ce contrat.

La signature de ce troisième contrat de désendettement et de développement réaffirme ainsi le soutien des autorités françaises aux priorités de développement du gouvernement ivoirien.

Elle s’inscrit aussi plus largement dans l’engagement constant de la France à mobiliser, tant au niveau bilatéral que multilatéral, les financements nécessaires aux besoins des pays en développement, en particulier en Afrique.

Mécanismes de conversion de dette en programmes de développement, gérés dans un cadre partenarial, les Contrats de désendettement et de développement illustrent depuis 2012 la richesse de la coopération économique entre la France et la Côte d’Ivoire.

Le secteur privé ivoirien contribue pour « 80% aux recettes de l’Etat »

Le secteur privé, en Côte d’Ivoire, le premier investisseur et employeur, contribue pour « 80% aux recettes de l’Etat », a indiqué jeudi à Abidjan le Premier ministre ivoirien, Patrick Achi, à l’ouverture du forum économique Cgecy Academy 2021.

« Le secteur privé est le premier investisseur, le premier employeur et le principal contributeur avec 80% aux recettes de l’Etat », a déclaré M. Patrick Achi, qui représentait le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara. 

Le forum économique Cgeci Academy, initié par la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (Cgeci, Patronat ivoirien), a pour thème cette année   »Crises et résilience des entreprises en Afrique ». 

Selon le chef du gouvernement ivoirien, « 2/3 des entreprises en Afrique ont été impactées par la crise. (Et) en Côte d’Ivoire, près de 38% ont momentanément arrêté de travailler et 2,5% ont arrêté définitivement ». 

M. Patrick Achi a salué l’engagement des acteurs du secteur privé à cartographier les crises et rechercher des solutions pour opposer une résilience face aux chocs internes ou externes à l’entreprise. 

Le chef du gouvernement ivoirien a indiqué qu’en Côte d’Ivoire  « une croissance de 6,5% est attendue pour 2021, ceci grâce aux efforts conjugués du secteur privé » et de l’Etat. L’année précédente, le pays, affecté par la pandémie de Covid-19, a affiché une croissance de 2%.

En Côte d’Ivoire, quelque 830 entreprises et 114 000 acteurs du secteur informel ont bénéficié du soutien de l’Etat, afin de leur permettre de faire face aux impacts néfastes de la pandémie de Covid-19. M. Patrick Achi a fait observer que le secteur informel représente 80%.  

Le ministre ivoirien du Commerce et de l’industrie, Souleymane Diarrassouba, a invité le secteur privé à être « plus audacieux et moins timide ». Un appel à s’engager pour saisir les opportunités en dépit des situations de crise.   

Le président du Patronat ivoirien, Jean-Marie Ackah, a formulé le vœu que le dialogue public-privé qui est « si cher » au gouvernement continue d’être amélioré, et que s’accélère la mise en œuvre des résolutions et décisions communes. 

Après l’édition de 2018 consacrée à l’industrialisation, la Cgeci Academy a produit un livre blanc sur l’industrialisation de la Côte d’Ivoire, dont les recommandations ont été en partie intégrées dans le Plan national de développement 2021-2025. 

Pendant deux jours que durera le Forum, les participants tableront sur la résilience face aux crises. L’économiste français M. Jacques Attali, a indiqué comment assurer des ajustements ou des réorientations pour adapter son business model face aux nouveaux paradigmes ayant émergé avec la pandémie. 

La Cgeci Academy 2021 en est à sa 9e édition de ce forum, le plus important forum économique organisé par le secteur privé ivoirien. Le Ghana, un voisin à la Côte d’Ivoire, est le pays invité d’honneur de cette édition. 

 « Tout au long de ces années, nous nous sommes employés à rechercher et promouvoir les voies et moyens d’un développement accéléré du secteur privé, en insistant particulièrement sur les solutions à apporter aux préoccupations des chefs d’entreprises », a dit M Jean-Marie Ackah. 

L’Etat ivoirien veut optimiser le fonctionnement des Conseils de gestion des EPN

Dans l’optique d’optimiser le fonctionnement des Établissements publics nationaux (EPN) de Côte d’Ivoire, la direction générale du budget et des finances, a organisé jeudi à Abidjan, un séminaire de renforcement des capacités des membres des Conseils de gestion des EPN.

« Les nouvelles sessions qui démarrent aujourd’hui constituent la suite de celles de 2019. Elles concernent cette fois l’ensemble des membres des Conseil de gestion des EPN et assimilés », a indiqué le directeur général du budget et des finances, Seydou Traoré, à l’ouverture des travaux.

La population cible, insinuera-t-il, est constituée d’environ 800 conseillers de gestion répartis en huit groupes de 100 participants. De fin octobre 2021 au premier trimestre 2022, deux sessions seront organisées par mois.

Le séminaire a été ouvert par M. Adama Sall, le directeur de Cabinet, représentant du ministre du Budget et du portefeuille de l’Etat. Il a relevé que la mission de ces Conseils de gestion est de veiller à la bonne gouvernance et à la performance des EPN.

« Mais, force est de constater que les Conseils de gestion n’ont pas encore toujours fonctionné de façon optimale », a ajouté M. Adama Sall, faisant observer que les rapports établis trimestriellement par la direction générale du budget et des finances montrent que « plusieurs EPN n’ont pas encore de Conseils de gestion » ;

En outre, les Conseils de gestion qui existent se réunissent bien souvent de façon irrégulière, a-t-il mentionné, indiquant que cette situation impacte négativement la performance et la gouvernance des EPN.

Poursuivant, M. Adama Sall a souligné que les raisons évoquées sont, entre autres, la non-désignation des représentants des départements ministériels par les ministres de tutelle, l’inexistence d’actes réglementaires nommant les membres désignés et le non-paiement régulier des jetons de présence.  

Pour résoudre ces problèmes, le ministère du Budget a lancé un processus de régularisation en désignant ses représentants dans tous les EPN. Et ce, afin d’impulser tous les membres du gouvernement à en faire autant.

Cette session se justifie dans la mesure où les membres des Conseils de gestion désignés doivent être formés et sensibilisés au bon accomplissement de leurs missions, a soutenu M. Adama Sall, qui a invité ces mandants à se considérer comme des gardiens de la bonne gouvernance. 

Côte d’Ivoire: le Trésor dénonce un emprunt obligataire lancé « sans autorisation »

Le Trésor ivoirien dénonce l’emprunt obligataire de l’entreprise « Patrimoine Africa » lancé avec un taux d’intérêt de 50% par an « sans autorisation » et en « violation » des règles en la matière, dans un communiqué.

Patrimoine Africa a lancé à travers les réseaux sociaux un emprunt obligataire afin de constituer un fonds interne pour la production avicole dénommé « FIPRA-PA 2021 » aux conditions de souscription ne respectant pas les normes.

Le montant total à mobiliser pour cet emprunt obligataire est de 100 millions Fcfa avec une valeur nominale de 10.000 Fcfa et un taux d’intérêt annuel de 50% pour une durée de quatre ans. La restitution du capital souscrit est prévue à la fin du contrat.

Selon le Trésor, « cet emprunt a été lancé sans autorisation, en violation de l’instruction relative à l’appel public à l’épargne au sein de l’Union monétaire ouest-africaine  (Uemoa) et de la mesure gouvernementale d’interdiction des placements financiers illégaux ».

L’Etat de Côte d’Ivoire a adopté en juillet 2020 un texte interdisant les placements financiers illégaux. Ce texte qui renforce le dispositif sur les placements financiers, a été pris à la suite de placements ayant fait plusieurs victimes.

Prévenant les populations, le Trésor rappelle qu’elles doivent « garder à l’esprit que le taux d’intérêt de 50% qui est proposé, doublé de la restitution du capital souscrit à la fin du contrat, constituent des éléments d’alerte qui invitent à se détourner de ce type de placement ».

« Dette cachée » : Filipe Nyusi éclaboussé par le scandale

Le président du Mozambique a été mouillé dans le scandale des pots-de-vin et des prêts illégaux qui secoue le Mozambique depuis plusieurs années.Filipe Nyusi est cité comme un des bénéficiaires des transactions illicites dans l’affaire dite de la « dette cachée ». La firme Privinvest, groupe international de construction navale, a annoncé jeudi qu’elle avait assigné Nyusi le 19 octobre à comparaître devant la Haute Cour britannique de Londres pour avoir reçu plusieurs versements qui correspondent à des investissements dans des projets portés par les partenaires locaux de Privinvest. Une partie de ces versements aurait servi à financer la campagne électorale de l’actuel président.

Privinvest a indiqué dans un communiqué que les réclamations contre Nyusi « concernent les paiements effectués à son profit, notamment pour financer sa campagne électorale présidentielle de 2014, et étant donné qu’il était au cœur de la création et du sabotage ultérieur des projets au Mozambique ».

Ce nouveau rebondissement fait suite à une ordonnance du 20 mai 2021 dans laquelle la Haute Cour de Grande-Bretagne a accordé à Privinvest l’autorisation de poursuivre Nyusi. Ministre de la Défense au moment des faits, Nyusi, pas inquiété par la justice de son pays qui juge l’affaire, à 23 jours pour reconnaître les faits qui lui sont reprochés où préparer sa défense devant la justice internationale.

Le Mozambique, un des pays les plus pauvres au monde, est plongé dans une grave crise financière à cause de l’affaire dite de la « dette cachée ». Entre 2013 et 2014, trois entreprises publiques mozambicaines – ProIndicus, Ematum et Mam – contractent pour plus de deux milliards de dollars (1,8 milliards d’euros) des prêts secrets auprès du Crédit suisse et de la banque russe VTB garantis par le gouvernement, pour financer des projets de surveillance maritime, de pêche et de chantiers navals.

Seulement, ces opérations étaient couvertes dans une vaste entreprise de corruption pour enrichir des entreprises et des dignitaires du régime de l’ancien président d’Armando Guebuza (2005-2015). Elles portaient l’empreinte de Ndambi Guebuza, fils de l’ancien président, en prison depuis deux ans et Manuel Chang, ministre des Finances en fuite en Afrique du Sud.

Le Parlement mozambicain, le Fonds monétaire international et la Banque mondiale ont été contournés. En 2016, quand le gouvernement de Nyusi annonce l’existence de la fameuse dette, les institutions de Bretton Woods dans une colère noire gèlent automatiquement leur aide. En proie à la montée du Jihadisme dans la province du Cabo Delgado, le Mozambique est asphyxié et ne peut plus faire face à ses engagements vis-à-vis de ses bailleurs. La devise locale s’effondre, plongeant le jeune Etat indépendant depuis 1975 dans une grave crise financière.

Zimbabwe : appel à la levée des sanctions

Le Rapporteur spécial des Nations unies sur les mesures coercitives unilatérales, Alena Douhan, a appelé les Etats-Unis et d’autres pays occidentaux à lever les sanctions unilatérales imposées au Zimbabwe.Dans une déclaration publiée à l’issue de sa mission d’enquête de dix jours au Zimbabwe, Mme Douhan a déclaré que les « sanctions unilatérales à l’encontre de personnes et d’entités ciblées » ont eu des conséquences inattendues et ont exacerbé les problèmes sociaux et économiques préexistants pour les Zimbabwéens ordinaires.

« Les Etats-Unis et d’autres Etats devraient lever leurs sanctions à l’encontre des individus et entités ciblés et mettre fin à l’excès de conformité », a déclaré Mme Douhan.

Elle a indiqué que les sanctions et les diverses formes de non-respect des sanctions ont eu un effet d’entraînement sur l’économie du Zimbabwe et sur la jouissance des droits humains fondamentaux, notamment l’accès à la santé, à l’alimentation, à l’eau potable et à l’assainissement, ainsi qu’à l’éducation et à l’emploi.

Faisant apparemment référence au bruit que font actuellement le gouvernement zimbabwéen et ses partenaires régionaux au sujet des sanctions, le fonctionnaire de l’Onu a déclaré que les autorités de Harare devraient dépasser la « rhétorique sur les sanctions » et œuvrer en faveur d’un dialogue significatif visant à remédier à la situation dans le pays ».

« Le moment est venu pour les Etats qui appliquent les sanctions et les principales parties prenantes nationales de s’engager dans un véritable dialogue structuré sur la réforme politique, les droits de l’homme et l’Etat de droit, et d’abandonner la rhétorique sur les sanctions comme outil de plaidoyer », a-t-elle ajouté.

Depuis 2002, le Zimbabwe fait l’objet de mesures financières et de voyage ciblées de la part de l’Occident à l’encontre de certains officiels et de certaines entreprises accusées d’être impliqués dans des violations des droits de l’homme.

Ces mesures comprennent le gel des comptes bancaires et d’autres actifs appartenant à ces personnes et entités, ainsi que des interdictions de voyager.

Les autorités de Harare ont obtenu le soutien des autres membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) ainsi que de l’Union africaine pour exiger la suppression de ces mesures, ce qui a conduit la SADC à déclarer le 25 octobre Journée anti-sanctions.