Sénégal : 3 milliards de recettes du Ter en 100 jours (ministre)

Le Train express régional (Ter) du Sénégal a transporté « plus de cinq millions de passagers », cent jours après le début de son exploitation commerciale.Le 27 décembre 2021, le Sénégal lançait en grande pompe l’exploitation commerciale de son Ter. Ce train ultramoderne, reliant dans un premier temps les villes de Dakar à Diamniadio, soit environ 36 kilomètres, en une vingtaine de minutes, est une des réalisations phares du président Macky Sall. Ses détracteurs ne lui pardonnent pas encore les 700 milliards investis. Mais le Ter a commencé à faire des bénéfices, d’après le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Mansour Faye.

« En termes de recettes, nous pouvons dire que c’est environ trois milliards de FCFA de recettes générées par le Ter. Et c’est un chiffre qui va monter. D’autant plus qu’il y a une forte affluence et des mesures supplémentaires seront prises pour mettre davantage les passagers dans les conditions les plus appropriées », a déclaré M. Faye, prenant part ce jeudi 24 avril à Dakar à la neuvième édition des conférences de presse dénommées « Le gouvernement face à la presse ».

Depuis le début de son exploitation commerciale, « le Ter a transporté plus de cinq millions de passagers. C’est en moyenne 50.000 passagers » par jour, a relevé le ministre, assis aux côtés de trois de ses collègues. « Ce qui est important à préciser c’est le sentiment de satisfaction des Sénégalais transportés. Ils ont vu leurs quotidiens changés, leurs vies transformées surtout en termes de gain de temps et d’économie », a insisté Mansour Faye.

Les défis aujourd’hui pour le gouvernement concernent « l’aménagement des gares, en termes de parking » en vue d’alléger la souffrance des automobilistes qui prennent le train. Ce changement sera effectué « dans les meilleurs délais », a promis le ministre, annonçant par ailleurs l’augmentation des rames en circulation qui vont passer de douze à quinze.

En outre, le Sénégal a lancé en mars les travaux de la deuxième phase du Ter. A terme, le trajet entre la capitale sénégalaise et l’aéroport international Blaise-Diagne, soit 57 kilomètres, se fera en 45 minutes. De même, ce trajet sera desservi par « 22 trains » et « plus de 300.000 passagers à transporter par jour » sont escomptés, d’après le ministre Mansour Faye.

Umoa : le Sénégal lève 330 milliards F CFA

La Société nationale de gestion et d’exploitation du patrimoine bâti (Sogepa), agissant au nom de l’État sénégalais, a réalisé « la plus grande opération de l’histoire du marché sous-régional », indique le ministère des Finances et du Budget.Mardi 26 avril 2022, une date historique dans le marché des titres publics de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa). « L’État du Sénégal, par le biais de la Société de gestion et d’exploitation du patrimoine bâti de l’État (Sogepa) comme véhicule financier, a procédé à la mobilisation du premier emprunt obligataire (sukuk) émis, au sein de l’Umoa, en conformité avec les principes de la finance islamique par une société », lit-on dans un communiqué reçu mercredi soir à APA.

Cette levée de fonds, précise la source, a suscité une forte adhésion des investisseurs de la sous-région et du Moyen-Orient avec un taux de couverture de l’émission supérieur à 110 % en 3 jours de souscription. Respectant les préceptes religieux de la charia, le sukuk est un titre financier islamique qui équivaut à une obligation dans la finance classique.

« L’État du Sénégal demeure fidèle à sa tradition de pôle d’innovation financière au niveau du marché sous-régional », souligne le document dans lequel il est mentionné que ce premier sukuk en Afrique subsaharienne « ouvre des perspectives à la finance islamique dans le continent en impulsant une nouvelle dynamique sur ce compartiment de marché ».

Le sukuk de 330 milliards F CFA est une émission avec trois tranches simultanées : une tranche à 7 ans pour un montant de 55 milliards F CFA, une deuxième à 10 ans pour le même montant et une troisième de 15 ans pour un montant de 220 milliards F CFA. « Ces différentes tranches ont une marge de profit respective de 5,80, 5,95 et 6,10 % », renseigne le ministère sénégalais des Finances et du Budget.

L’État du Sénégal estime que cette opération concrétise son approche novatrice du patrimoine bâti pour en faire un levier de soutien à la politique de gestion des finances publiques et d’amélioration du parc d’immeubles à usage administratif. 

« Ainsi, se félicite le gouvernement, des économies substantielles seront réalisées sur les charges locatives d’immeubles à usage administratif. Le sukuk, par le rachat des contrats de crédit-bail, permet à l’État du Sénégal de passer (du statut) de locataire à propriétaire des sphères ministérielles de Diamniadio », la nouvelle ville située à la périphérie de la capitale Dakar.

Enfin, ajoute la note, l’argent récolté permettra d’effectuer des investissements au plan national pour conforter le contrôle de l’État sur des actifs stratégiques touchant à la souveraineté ou à forte rentabilité, notamment la prise de participation dans des activités telles que le Port de Ndayane ou encore la Société de gestion de l’Autoroute à péage, etc.

Le Rwanda drague les investisseurs sénégalais

Plusieurs opérateurs économiques et acteurs financiers ont assisté, ce mercredi, à la présentation du Centre financier international de Kigali (KIFC, sigle anglais) à l’ambassade rwandaise à Dakar.Le Rwanda veut attirer davantage d’investisseurs sénégalais. Dans les locaux de sa représentation diplomatique au pays de la Téranga, une délégation venue spécialement de Kigali s’est livrée à une véritable opération de charme envers les hommes d’affaires locaux. Pour les convaincre, Ntoudi Mouyelo, responsable des investissements et des partenariats stratégiques au sein de l’Agence Rwanda Finance qui développe et fait la promotion du KIFC a vanté les avantages qu’offre ce centre.

« L’Afrique manque en général de centres financiers qui permettent aux capitaux d’être déployés à travers le continent. Et la position du Rwanda est d’être la nouvelle maison pour ces investisseurs aussi bien africains qu’étrangers qui cherchent à avoir une plateforme qui leur permet, en étant conforme à la réglementation internationale, de déployer leurs capitaux sur les différents projets et opportunités qu’elle offre », a soutenu M. Mouyelo.

En plus d’être ouvert à toute l’Afrique, le KIFC se distingue par sa célérité dans le traitement des dossiers des potentiels investisseurs. « Au Rwanda, la création d’une entreprise ne prend que six heures et le processus de cotation à la bourse de Kigali ne dure que trois mois », a expliqué Ntoudi Mouyelo. Cette diligence s’explique, d’après lui, par la forte collaboration qu’entretiennent le KIFC et les différents ministères sectoriels.

Pour attirer plus d’investisseurs au KIFC, le pays de l’Afrique de l’Est a par ailleurs adopté dix-sept lois sur les deux dernières années. Celles-ci ont, entre autres, permis de fixer les taux d’imposition entre 3 % et 15 % sur les revenus en fonction du secteur d’activité.

« Le Rwanda a l’ambition de devenir un pays émergent. Et pour cela, nous nous donnons les voies et moyens pour assainir le climat des affaires et faciliter les investissements, tout en les protégeant. Nous assurons aux investisseurs aussi la possibilité de rapatrier l’argent qu’ils ont gagné au Rwanda le plus facilement possible et le plus rapidement possible », a relevé l’ambassadeur du Rwanda au Sénégal, Jean Pierre Karabaranga.

A travers la rencontre de ce mercredi, le diplomate espère ainsi mettre à profit les excellentes relations qu’entretient son pays avec Dakar pour rapprocher leur secteur privé respectif. D’ailleurs, a annoncé M. Karabaranga, une délégation d’opérateurs économiques sénégalais se rendra à Kigali d’ici la fin de l’année pour découvrir les opportunités d’investissement qu’offre le Rwanda. De même, a-t-il ajouté, il est prévu, « dans deux mois », l’établissement d’une liaison aérienne directe entre les deux capitales.

« Les opérateurs économiques sénégalais sont invités à venir au Rwanda non seulement pour profiter de ce lien que nous avons pu créer avec les investisseurs africains et étrangers, mais également pour bénéficier de l’écosystème que le Rwanda offre en termes d’accès à des professionnels de tous les secteurs », a conclu Ntoudi Mouyelo.

Côte d’Ivoire Terminal réceptionne six portiques de parc

Cette livraison fait partie d’une commande globale de 13 engins de manutention.Le 23 avril 2022, Côte d’Ivoire Terminal a réceptionné six portiques de parc pour le second terminal à conteneurs en cours de construction au port d’Abidjan.

Les engins de manutention de 30 mètres de haut, vont permettre d’assurer le chargement, le déchargement et le rangement des conteneurs sur le parc à conteneurs, a annoncé ce mercredi Bolloré Transport & Logistics dans un communiqué de presse.

Le texte souligne que les nouveaux portiques fournis par ZPMC sont dotés des dernières technologies qui intègrent notamment un système de contrôle de pointe et un système d’alimentation électrique de nouvelle génération permettant de réduire considérablement les émissions de CO2 mais aussi la consommation d’énergie.

« Les nouveaux portiques de parc qui ont été réceptionnés participent de la démarche éco-responsable mise en œuvre dans le cadre de ce projet. Outre les constructions aux normes environnementales pointues, les équipements du futur terminal participent du processus de labellisation Green Terminal », a déclaré Koen De Backker, Directeur général de Côte d’Ivoire Terminal.

La réception de ces premiers équipements est une étape majeure du projet de construction de ce terminal, qui vise à améliorer la desserte logistique de la Côte d’Ivoire et des pays de la sous-région.

Grâce à un investissement global de 262 milliards Fcfa, le second terminal du port d’Abidjan sera équipé à sa mise en service en novembre 2022, de 6 portiques de quai, 13 portiques de parcs et 36 tracteurs, tous électriques.

« Ces équipements sont les premiers d’une longue série, avec la réception prochaine, en mai 2022, des premiers tracteurs électriques et des portiques de quai en août 2022. L’arrivée de ce matériel matérialise les engagements d’investissements pris par Côte d’Ivoire Terminal et ses actionnaires de référence, Bolloré et APMT », a indiqué Olivier De Noray, Directeur général des concessions de Bolloré Ports.

Guerre en Ukraine : de fortes tensions sur les prix alimentaires

Les prix vont se maintenir à des niveaux historiquement élevés jusqu’à la fin de 2024, alerte la Banque mondiale (BM).La guerre en Ukraine a provoqué un choc majeur sur les marchés des produits de base et modifié la physionomie des échanges, de la production et de la consommation dans le monde.

Selon la dernière édition du rapport Commodity Markets Outlook publiée par la BM, la hausse des prix de l’énergie au cours des deux dernières années a été la plus importante depuis la crise pétrolière de 1973. Celle des matières premières alimentaires (dont la Russie et l’Ukraine sont de grands producteurs) et des engrais, dont la production dépend du gaz naturel, n’a jamais été aussi forte depuis 2008.

« Globalement, il s’agit du plus grand choc sur les produits de base que nous ayons connu depuis les années 1970. Comme c’était le cas à l’époque, ce choc est aggravé par une recrudescence des restrictions au commerce des denrées alimentaires, du carburant et des engrais », explique Indermit Gill, vice-président de la Banque mondiale pour le pôle Croissance équitable, finances et institutions.

Il souligne que ces phénomènes ont commencé à faire planer le spectre de la stagflation. Pour inverser la tendance, M. Gill invite les décideurs politiques à saisir toutes les occasions de stimuler la croissance économique au niveau national et éviter toute action néfaste pour l’économie mondiale.

Les prix de l’énergie vont probablement grimper de plus de 50 % en 2022 avant de baisser en 2023 et 2024. Quant à ceux des biens non énergétiques, notamment les produits agricoles et les métaux, ils devraient augmenter de près de 20 % en 2022, puis diminuer également au cours des années suivantes.

Cependant, les prix des produits de base devraient rester bien supérieurs à la moyenne des cinq dernières années et, en cas de guerre prolongée ou de nouvelles sanctions contre la Russie, ils pourraient devenir encore plus élevés et plus volatils que ce qui est actuellement prévu.

L’institution de Bretton Woods note qu’en raison des perturbations du commerce et de la production consécutives à la guerre, le cours du pétrole brut (Brent) devrait atteindre une moyenne de 100 dollars le baril en 2022, ce qui correspond à son plus haut niveau depuis 2013 et à une augmentation de plus de 40 % par rapport à 2021. Il devrait baisser à 92 dollars en 2023, ce qui sera bien au-dessus de la moyenne sur cinq ans de 60 dollars le baril.

Les cours du gaz naturel (européen) devraient être deux fois plus élevés en 2022 qu’en 2021, tandis que les prix du charbon devraient être 80 % plus élevés, soit des sommets historiques dans les deux cas.

« Les marchés des produits de base subissent l’un des plus grands chocs d’offre depuis des décennies en raison de la guerre en Ukraine. La hausse des prix des denrées alimentaires et de l’énergie qui en résulte a un coût humain et économique considérable et risque de freiner les progrès en matière de réduction de la pauvreté. En outre, cette augmentation des prix des matières premières exacerbe les pressions inflationnistes déjà élevées partout dans le monde », analyse Ayhan Kose, directeur de la division Perspectives de la Banque mondiale.

Selon les prévisions de la Banque mondiale, les cours du blé devraient augmenter de plus de 40 % et atteindre un niveau record en valeur nominale cette année, ce qui pénalisera les économies en développement qui dépendent des importations de blé, notamment en provenance de Russie et d’Ukraine. Les prix des métaux devraient pour leur part progresser de 16 % en 2022 avant de s’atténuer en 2023, mais en se maintenant à des niveaux élevés.

Pêche industrielle: le Sénégal invité à suivre l’exemple mauritanien

La Mauritanie a récemment procédé au lancement de son 2e Rapport de l’initiative pour la transparence des pêches (FiTI, sigle anglais) qui couvre les années civiles 2019 et 2020.Le document rendu public vendredi 22 avril 2022 et traitant des informations relatives aux douze exigences de transparence du Standard de la FITI (Ref) « démontre les efforts mis en œuvre par la Mauritanie pour améliorer la transparence dans la gestion des pêcheries », se félicite l’ONG Greenpeace Afrique.

Ce rapport, informe le communiqué parvenu à APA, met à la disposition du public des informations inédites sur les accords et conventions de pêche entre les pays et groupes privés étrangers, l’état des stocks, la liste des navires de pêche à grande échelle, les paiements et les captures etc. Ces données, poursuit la note, sont indispensables et cruciales pour informer les citoyens sur le secteur de la pêche dans leur pays.

« Contrairement à la Mauritanie, le Sénégal tarde, depuis 2016, à compléter les étapes d’adhésion à cette importante initiative qu’est la FiTI. Pourtant, les professionnels du secteur de la pêche artisanale du Sénégal ont manifesté à maintes reprises, leur souhait de voir se concrétiser l’engagement public de son excellence, le président Macky Sall à faire adhérer le Sénégal à l’initiative FiTI », déplore Abdoulaye Ndiaye, Chargé de Campagne Océans pour Greenpeace Afrique.

En outre, fustige l’ONG britannique, les professionnels de la pêche et la société civile n’ont cessé de demander la publication de la liste des navires de pêche industrielle autorisés à pêcher dans la Zone économique exclusive (ZEE) du Sénégal par l’autorité compétente. Ces requêtes seraient naturellement satisfaites si le Sénégal avait respecté son engagement d’adhérer à la FiTI, soutient-elle.

« Greenpeace Afrique rappelle au gouvernement du Sénégal que la bonne gouvernance prônée par les autorités débute par une transparence dans la gestion des ressources halieutiques du pays et l’accès aux informations fiables et à jour sur la gestion de ces ressources pour les professionnels du secteur de la pêche », conclut le communiqué.

Sénégal: des chercheurs pour une politique alimentaire holistique

Des mécanismes et institutions de gouvernance efficaces et inclusifs sont essentiels pour accélérer la transformation des systèmes alimentaires, estiment les scientifiques.Face à la récurrence des crises exogènes qui menacent l’approvisionnement en denrées de première nécessité, le recours à la production locale est inéluctable. Le Sénégal, fortement dépendant des importations, dispose des potentialités pour produire ce dont il a besoin. Toutefois, pour y arriver, Dakar doit se doter d’une « politique alimentaire holistique » a suggéré le chercheur émérite de l’Initiative prospective agricole et rurale (Ipar), Ibrahima Hathie.

Cette politique, a fait savoir Dr Hathie, devrait permettre aux décideurs de définir les régimes alimentaires à promouvoir, comment assurer un approvisionnement suffisant et stable en aliments sûrs et nutritifs, comment améliorer le pouvoir d’achat de la population pour accroître l’accessibilité des aliments et comment garantir une nutrition adéquate pour tous.

Dr Ibrahima Hathie s’exprimait à l’occasion du « Webinaire : Post covid-19 et guerre en Ukraine : quelles conditions à la souveraineté alimentaire ? » organisé ce mardi par l’Ipar.

Le manque de coordination a souvent été à l’origine des échecs des programmes de développement. Dans sa formulation et sa mise en œuvre, a expliqué l’économiste agricole, la politique alimentaire devra être en cohérence avec les politiques agricole, d’élevage, de pêche, commerciale, industrielle, sanitaire, environnementale et de protection sociale pour tirer parti des synergies et gérer les compromis.

Par ailleurs, a-t-il ajouté, des mécanismes et des institutions de gouvernance efficaces et inclusifs sont essentiels pour mettre en œuvre une politique alimentaire holistique et accélérer la transformation des systèmes alimentaires.

Ces instruments devront notamment intervenir le long des chaînes d’approvisionnement alimentaire pour réduire le coût des aliments nutritifs et renforcer la résilience climatique dans les systèmes alimentaires. De même, ils devront s’attaquer à la pauvreté et aux inégalités structurelles, en veillant à ce que les interventions soient inclusives et favorables aux pauvres.

En outre, ils œuvreront à renforcer les environnements alimentaires et modifier le comportement des consommateurs pour promouvoir des modèles alimentaires ayant des effets positifs sur la santé humaine et l’environnement.

Mis à l’échelle, les marchés publics alimentaires serviront de fer de lance d’une telle politique. Ceux-là sont en effet susceptibles d’apporter de multiples avantages à une multitude de bénéficiaires et d’influencer les modes de consommation et de production alimentaires, a poursuivi Dr Ibrahima Hathie.

« Les marchés institutionnels, c’est aussi une volonté politique. Cela veut dire que nous devons augmenter les infrastructures pour connecter les zones de production et les zones de consommation. Il faut également continuer à investir dans la formation et dans le conseil des producteurs, mais aussi dans l’accompagnement des jeunes agriculteurs », a indiqué le Directeur exécutif de l’Ipar, Dr Cheikh Oumar Ba.

Selon lui, la question des marchés publics alimentaires renvoie à la nécessité d’organiser les assises de l’agriculture non pas sous l’angle de la production uniquement, mais celui de la consommation de nos produits locaux.

« C’est une question extrêmement importante qui va justifier notre souveraineté pour arriver à sécuriser notre production dans un contexte où les problèmes de mobilité, de production et de consommation de nos denrées sont légion », a-t-il soutenu.

Tout en rappelant l’enjeu géostratégique qu’est devenue la souveraineté alimentaire, le ministre en charge du suivi du Plan Sénégal Emergent, Abdou Karim Fofana, a assuré que tout est mis en œuvre pour permettre au Sénégal de se doter des infrastructures nécessaires à sa souveraineté alimentaire et pharmaceutique.

Aviation: Plus de 2,2 millions de passagers dans les aéroports marocains

Les aéroports du Royaume ont accueilli 2.228.723 passagers à travers 21.330 vols aériens, durant la période allant du 7 février (1er jour de la reprise des vols internationaux) au 31 mars 2022, selon l’Office national des aéroports (ONDA).Durant le seul mois de mars, les aéroports marocains ont enregistré un volume de trafic commercial de 1.452.030 passagers et 13.543 vols, soit un taux de récupération par rapport à la même période de l’année 2019 de 70% pour les passagers et 80% pour les mouvements aéroportuaires, précise l’ONDA dans un communiqué.

L’aéroport Mohammed V, première plateforme aéroportuaire du Royaume, a accueilli durant le mois de mars 565.484 passagers à travers 5.330 vols. Ce trafic représente 71% du trafic passagers et 75% des mouvements aéroportuaires enregistré le mois de mars 2019.

Et de noter que sur les 26 aéroports ouverts à la circulation aérienne, à peine 17 aéroports ont été desservis depuis la réouverture du ciel aérien.

Par ailleurs, l’ONDA fait savoir qu’avec 170.735 passagers accueillis durant le mois de mars 2022, le trafic aérien domestique a enregistré un taux de récupération de l’ordre de 67% par rapport à la même période de l’année 2019. De son côté, le trafic aérien international a enregistré 1.281.295 passagers, soit un taux de 71%.

Hormis les marchés de l’Amérique du Sud et des Pays de Maghreb, tous les autres marchés ont enregistré des taux de récupération supérieurs à 65% par rapport à la même période de 2019. L’Europe qui représente plus de 82% du trafic aérien international a enregistré un taux de récupération de l’ordre de 66% par rapport à 2019.

Le fret aérien a enregistré, pour sa part, durant le mois de mars 2022, un taux de récupération de 83% par rapport au à la même période de 2019. Il s’est établi à 6.796 tonnes contre 8.221 tonnes la même période en 2019.

Le milliardaire Elon Musk rachète Twitter pour 44 milliards de dollars

Le conseil d’administration du groupe, a l’unanimité a accepté lundi soir l’offre du milliardaire.Elon Musk était déjà actionnaire de Twitter avec un peu plus de 9 % de son capital. Désormais, il en est le seul propriétaire après avoir racheté l’intégralité de l’entreprise ce lundi 25 avril pour 44 milliards de dollars assure le New York Times.

Le patron de Tesla motors avait proposé mi-avril une offre monstrueuse de 44 milliards de dollars pour s’emparer de l’intégralité du réseau social.

L’homme le plus riche du monde avec 219 milliards de dollars, selon le dernier classement de la revue américaine Forbes, a promis de transformer le réseau social pour en faire « la plateforme de la liberté d’expression à travers le monde » sans détailler les changements qu’il comptait mettre en œuvre.

Elon Musk (50 ans) est un chef d’entreprise et milliardaire sud-africain, naturalisé canadien en 1988 puis américain en 2002. Parmi ses principales entreprises  : Tesla motors, SpaceX, Neuralink, Paypal, The Boring Company, Zip2, OpenAl,X.com, Plus

Attractivité des investissements : le Sénégal classé 4e africain

La qualité de ses infrastructures et de ses ressources humaines fait du pays de la Teranga une destination prisée par les investisseurs.Belle embellie des investissements étrangers au Sénégal. De l’avis du président-directeur général du Fonds d’investissement AFIG Funds, Pape Ndiaye, le Sénégal est le quatrième pays africain qui engrange le plus de fonds étrangers.

« Cela est dû au nombre de transactions. Ce qui veut dire que sur le plan technologique, il y a eu beaucoup d’avancées », a dit M. Ndiaye, expliquant également cette situation par la qualité des infrastructures et des ressources humaines du Sénégal, mais aussi par son environnement des affaires propice, doté d’un cadre légal protégeant l’investisseur.

Il s’exprimait au cours d’une conférence de presse marquant le lancement de la 18e conférence annuelle de l’Association africaine du capital-investissement et du capital-risque (AVCA, sigle anglais) qui se tient à Dakar du 25 au 29 avril 2022. La rencontre à laquelle prennent part entre 500 et 700 personnes est axée sur le thème : « Résurgence, résilience et résultats : le capital privé en Afrique à la croisée des chemins ».

Pape Ndiaye a indiqué que « tout ce qui est volet technologique, infrastructurel et digital est en plein essor dans ce pays. Le Sénégal a un rôle important à jouer dans cela ».

Participation active de la délégation marocaine aux réunions BM-FMI

Une délégation marocaine conduite par la ministre de l’Economie et des Finances, Nadia Fettah, a eu d’intenses activités à Washington à l’occasion des travaux des Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale (GBM) et du Fonds monétaire international (FMI).Tenu du 20 au 24 avril, ce conclave a accueilli une série de rencontres importantes, notamment la réunion du Comité de développement conjoint du GBM et du FMI et les réunions du Groupe consultatif africain avec le président du GBM, David Malpass et la Directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva.

En sa qualité de présidente du groupe de pays au sein du Comité de développement, constitué, outre du Maroc, de l’Afghanistan, l’Algérie, le Ghana, l’Iran, le Pakistan et la Tunisie, Mme Fettah a souligné «l’importance de recourir à la numérisation pour promouvoir une croissance vigoureuse et inclusive d’une part, et de mettre en œuvre une action collective urgente pour remédier à la crise de la dette qui se profile dans les pays en développement, d’autre part», indique un communiqué du ministère de l’Economie et des Finances publié dimanche.

La ministre a également présidé les réunions du Groupe consultatif africain avec la directrice générale du FMI et le président du GBM, tenues respectivement les 21 et 22 avril 2022.

Lors de ces réunions, Mme Fettah, en tant que présidente du Caucus africain pour l’année 2022, a mis l’accent sur les défis auxquels sont confrontés la plupart des pays du continent notamment le surendettement, l’insécurité alimentaire, les fragilités et l’adaptation aux changements climatiques, lesquels se sont accentuées, a-t-elle dit, par le déclenchement de la crise ukrainienne et son impact sur les prix des produits énergétiques et alimentaires.

A cet égard, la ministre a salué les initiatives des institutions de Bretton Woods pour aider les pays fragiles à revenue faible et intermédiaire à faire face à ces défis, tout en appelant ces deux institutions, compte tenu de leur positionnement de référence, à un «réexamen de l’architecture financière mondiale actuelle pour l’adapter aux besoins spécifiques de financement du développement des pays africains».

En marge de cet événement, la ministre de l’Economie et des Finances a tenu une réunion avec la DG du FMI, avec la participation en mode virtuel du gouverneur de la banque centrale, Abdellatif Jouahri.

Lors de cette rencontre, Mme Fettah a mis en avant la volonté du gouvernement marocain de poursuivre la dynamique des réformes engagées par le Royaume, en particulier le programme de généralisation de la protection sociale, le plan de relance économique et la réforme du secteur des établissements et entreprises publiques.

La ministre a également salué les initiatives lancées par le FMI, sous le leadership de Mme Georgieva, afin de mieux répondre aux besoins de financement des pays en développement, a ajouté le communiqué.

Mme Georgieva a, pour sa part, félicité le Maroc pour la réussite de la campagne de vaccination menée pour faire face à la pandémie, et salué la stratégie proactive du Royaume en matière d’atténuation des effets de la crise et de relance économique.

Par ailleurs, la ministre de l’Économie et des finances a tenu des réunions bilatérales avec d’autres responsables du GBM et du FMI.

Lors de la réunion avec le Directeur général des opérations de la Banque mondiale, Axel Van Trotsenburg, les échanges ont porté notamment sur les relations de coopération avec le GBM et son rôle dans la dynamique économique et sociale du Maroc.

La rencontre avec le Directeur général de la Société financière internationale (SFI), Makhtar Diop, a été consacrée au rôle du financement privé dans la stratégie de développement du Royaume.

A cet égard, la ministre a invité la SFI à renforcer son appui financier et technique pour accompagner les efforts du gouvernement en matière de financements innovants et d’amélioration des conditions d’accès au marché.

L’entretien avec la Vice-présidente et secrétaire général du groupe de la Banque mondiale, Diariétou Gaye, a été l’occasion de discuter de l’état d’avancement des préparatifs pour l’organisation des Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du FMI qui se dérouleront en octobre 2023 à Marrakech.

A cet égard, Mme Fettah a réitéré l’engagement du Royaume à assurer la réussite de ce grand événement.

En tant que pays hôte de l’édition d’octobre 2023 des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, plusieurs séquences phares ont permis la promotion de l’attractivité économique et culturelle du Maroc au sein des deux institutions, basées à Washington, notamment à travers des stands d’information, des performances musicales et des dégustations des saveurs de la gastronomie marocaine.

Corne de l’Afrique: plus de 250 millions de dollars pour protéger les enfants des effets de la sécheresse (UNICEF)

Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) estime que plus de 250 millions de dollars sont nécessaires pour venir en aide à des millions d’enfants exposés à une sécheresse grave dans la Corne de l’Afrique.Le Fonds, a ainsi revu à la hausse son appel à dons, qui était de 119 millions de dollars auparavant, expliquant que le nombre d’enfants exposés à des conditions de sécheresse graves dans l’ensemble de la région a augmenté de plus de 40% en l’espace de deux mois.

« Si nous n’agissons pas immédiatement, nous assisterons à une avalanche de décès infantiles d’ici quelques semaines, » a alerté Mohamed M. Fall, directeur régional de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe, dans un communiqué publié depuis la capitale kényane.

Entre février et avril, le nombre d’enfants exposés aux répercussions de la sécheresse, dont la famine aiguë, la malnutrition et la soif, est passé de 7,25 millions à au moins 10 millions d’enfants, a-t-on fait savoir de même source, ajoutant qu’au cours des deux derniers mois, le nombre de personnes classées comme en insécurité alimentaire est passé de 9 millions à 16 millions de personnes.

Les enfants déscolarisés sont au nombre de 15 millions, alors que 1,1 million d’enfants supplémentaires risquent de quitter l’école, poursuit l’UNICEF, notant que la sécheresse que connaît actuellement la région de la Corne de l’Afrique est la plus grave en 40 ans.

Sénégal : la hantise de la panne sèche de kérosène

Les réserves s’amenuisent à l’Aéroport International Blaise Diagne de Diass (AIBD) alors que l’incertitude entoure toujours l’importation de ce carburant.Pour combien de temps encore le Sénégal sera sur la corde raide ? Pas de réponse catégorique tant la visibilité est très réduite sur la disponibilité du kérosène. « Nous n’avons pas reçu de nouvelles cargaisons. Nos cuves ont une capacité de 7000 m3. On les évalue chaque matin. Jeudi, à 8 heures, on avait 2000 m3 en réserve. Notre consommation moyenne journalière est de 600 m3 », a renseigné Cheikh Diouf, le Directeur Général adjoint de l’Aéroport International Blaise Diagne (Société Anonyme), contacté vendredi soir par APA.

Le 15 avril dernier, la Société de Manutention de Carburants Aviation (SMCADY), avec comme actionnaires Ola Energy, Vivo Energy et Total Energy, a écrit à Doudou Ka, le Directeur Général de l’AIBD SA, pour lui signifier l’atteinte du seuil d’alerte de ses réservoirs à savoir 3000 m3.

Dès lors, la SMCADY a indiqué que « les opérations d’avitaillement des aéronefs ne pourront plus se poursuivre à compter du 20 avril ». Un arrêt technique d’une durée provisoire de deux semaines. Pour que nul n’en ignore, elle a préconisé la diffusion dans les délais d’un message destiné aux navigants aériens.

C’est ainsi que M. Ka a invité tous les opérateurs aériens de l’AIDB à « prendre les dispositions idoines pour transporter la quantité de carburant nécessaire en vue d’assurer l’autonomie des vols retour » à partir du 17 avril. Toutefois, a-t-il souligné, des dérogations exceptionnelles peuvent être accordées sur demande aux compagnies par l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim).

Bien que l’AIBD reste « ouvert à l’exploitation », la situation inquiète au plus haut point les autorités gouvernementales qui scrutent le Port Autonome de Dakar (PAD) où accostent les navires pétroliers. Le 2 avril, une commande de kérosène d’Ola Energy n’a pas été honorée. « Le bateau est arrivé vide », a expliqué mardi Sophie Gladima, ministre du Pétrole et des Énergies, sans être en mesure de préciser les raisons lors d’un point de presse.

Visiblement tendu comme les stocks, le Tunisien Mohamed Chaabouni, Directeur Général de Vivo Energy Sénégal et président du Groupement professionnel de l’industrie du pétrole au Sénégal, n’a pas exclu « des achats groupés » pour remplir les cuves de l’AIBD car « le produit est difficile à trouver sur le marché » bouleversé par la guerre en Ukraine.

En l’état actuel des choses, on ne saurait parler de manque d’anticipation stratégique selon M. Chaabouni parce que « la procédure de gestion et de prévision » est strictement respectée. « La
conjecture internationale défavorable », a avancé le patron de l’AIBD SA, « conjuguée aux tensions inédites sur les prix de certaines matières premières, a fortement perturbé le système d’approvisionnement de la SMCADY ». Tout bien considéré, « les mesures qui s’imposent actuellement peuvent avoir des conséquences sur le coût des voyages vers le Sénégal », a admis Cheikh Diouf, le Directeur Général adjoint de l’AIBD SA.

S’adapter

Dans l’aéronautique, cette capacité constitue l’un des marqueurs déterminants pour la survie. Sous le couvert de l’anonymat, un salarié d’Ethiopian Airlines a confié à APA que leurs avions à destination du Sénégal font depuis le 19 avril « une escale technique à Abuja (Nigeria), à Ouagadougou (Burkina) ou à Lomé (Togo)
pour se ravitailler en kérosène. Cela leur permet de transporter assez de passagers et de frets » afin de rentabiliser les vols.

Malgré tout, a-t-il prévenu, « si la situation perdure, une hausse du prix des billets est envisageable puisque les compagnies ne peuvent pas opérer à perte ». Pour ne pas en subir dans l’immédiat, Ethiopian Airlines classée parmi les plus performantes en Afrique prévoit de suspendre « la semaine prochaine » un vol sur les cinq quotidiens en temps normal.

 « Quand un avion de ligne venant de Paris pour Dakar s’arrête à Praia, la compagnie paye des taxes d’utilisation des équipements et de parking à Cabo Verde. Elle supporte ces mêmes charges au Sénégal », a fait savoir M. Diouf. Air France, par exemple, sur le trajet Dakar-Paris, fait désormais une halte à Las Palmas, dans les îles Canaries.

Inauguré le 7 décembre 2017, l’Aéroport International Blaise Diagne de Diass se positionne comme un hub sur le continent noir avec une fréquentation de 2,4 millions de passagers en 2019, année de référence avant la Covid-19. C’est la première fois qu’il est confronté à pareille situation. « On doit tirer les leçons de cet évènement pour grandir l’aviation civile sénégalaise. Cela passe notamment par l’augmentation des capacités de réserve et la mise en place de stocks de sécurité conséquents », a estimé le DG adjoint de l’AIBD SA.

Comme début de solution, « l’État, à travers la Société des pétroles du Sénégal (Petrosen), a pris ses responsabilités pour trouver en urgence une cargaison. Il a en outre demandé à la Société africaine de raffinage (Sar), la seule dans le pays, de recommencer la production du kérosène interrompue pendant trois ans. La Sar reprend ses activités le 30 avril prochain » après un entretien périodique de cinq mois, a rassuré Sophie Gladima, ministre du Pétrole et des Énergies du Sénégal dont l’autonomie en hydrocarbures peut intervenir en 2023 avec les perspectives de la commercialisation de ses ressources pétrolières et gazières.

En attendant un retour à la normale, on est tenté de se demander s’il y a un risque sécuritaire dans l’espace aérien sénégalais. « Un problème d’approvisionnement en kérosène, dans n’importe quel aéroport de la planète, ne peut être à l’origine d’accidents dans la circulation aérienne si les informations sont partagées en temps réel. Nous l’avons fait. Ce procédé permet au gestionnaire d’un aéronef de définir un plan de vol conformément à ses moyens », a soutenu Cheikh Diouf. « Les autorités ont déjà avisé les acteurs. Les compagnies doivent donc s’organiser de sorte à avoir du carburant avant d’arriver à Dakar », a ajouté notre source à Ethiopian Airlines.

Guinée : retrait du permis d’exploitation de Sheraton Grand Conakry

Cette décision intervient après deux courriers de mise en demeure adressés à la Directrice générale du complexe hôtelier qui, selon le ministre du Tourisme, sont restés « sans effets suffisants ».Toute activité d’hébergement ou d’hôtellerie est interdite à l’hôtel Sheraton Grand Conakry jusqu’à nouvel ordre. L’hôtel cinq étoiles situé dans la haute banlieue de Conakry avait été fermé en décembre dernier pour des besoins de rénovation.

Pris de court par cette annonce, les employés avaient interpellé les autorités pour que ces derniers œuvrent pour  la réouverture du site au public dans un bref délai. Ce retrait du permis d’exploitation vient ainsi doucher les derniers espoirs qu’ils nourrissaient.

Désemparés, ils interpellent les dirigeants de la société STARWOOD / MARRIOTT, seule entité chargée de l’exploitation et de la gestion quotidienne de l’installation, à respecter leurs engagements et à rouvrir l’hôtel.

Un rapport d’une mission conjointe du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, et du Tourisme, conclut en effet que le prestataire MARRIOTT a failli à ses obligations contractuelles, celles de maintenir en bon état  l’hôtel. « Il existait un véritable risque de santé  avec l’apparition de moisissures visibles et persistantes », alerte la mission ministérielle.

Mali : la Banque mondiale suspend ses décaissements

Dans son courrier, la Banque mondiale exprime toutefois sa disponibilité à aider le Mali dans le cadre des « interventions d’urgence et les projets à caractère social et humanitaire ».La mesure était en vigueur depuis le 15 mars 2022. Elle est désormais actée dans le cadre d’une lettre de l’institution de Bretton Woods qui suspend tous ses décaissements financiers vers le Mali.

« La présente lettre a pour objet de vous informer de cette décision de suspension des décaissements de la Banque mondiale et vous invite à prendre les dispositions nécessaires », souligne le courrier daté du 14 avril 2022 et adressé au ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou.

En conséquence ajoute le courrier, le gouvernement malien devra « informer les entreprises et autres prestataires, titulaires de marchés dans le cadre de la mise en œuvre de vos Projets et Programmes, de ladite décision et me fournir, au plus tard le 20 avril 2022, l’impact de ladite suspension sur la mise en œuvre des activités de vos Projets et Programmes, notamment en termes de décaissements attendus mais également sur le plan économique et financier», ajoute le document.

La Banque mondiale est le premier partenaire au développement du Mali avec un portefeuille actif de 30 projets dont 20 à caractère national et 10 à caractère régional.

Le taux global de décaissement cumulé du portefeuille était de 41,20% à la date du 31 octobre 2021, soit 452,41 milliards de Fcfa. Le cumul du montant de ses engagements en faveur du Mali au 31 octobre 2021 était de 1,9 milliard de dollars américains soit environ 1.098 milliards de Fcfa.

Dans sa correspondance, le vice-président de la région Afrique de l’Ouest et du Centre de la Banque mondiale, Ousmane Diagna évoque « l’accumulation des échéances au titre du service de la dette publique extérieure pendant plus de 45 jours ».

Le Mali est sous embargo de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) pour non-respect de la durée de la transition politique. Ces deux institutions ont prononcé depuis le mois de janvier 2022 des sanctions économiques et financières contre Bamako, dont le gel de ses avoirs dans les banques centrales des pays de la Cedeao

Un accord au niveau des services entre le FMI et le Congo

La politique budgétaire du pays devra maintenir un équilibre entre le soutien d’une reprise économique robuste et la sauvegarde de la viabilité de la dette.Une équipe du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par Pritha Mitra, cheffe de mission pour la République du Congo, a effectué une mission virtuelle avec les autorités congolaises du 31 mars au 18 avril 2022, afin de discuter de la première revue de l’accord triennal pour la République du Congo dans le cadre de l’accord de facilité élargie de crédit.

« L’équipe du FMI est parvenue à un accord au niveau des services avec les autorités de la République du Congo sur l’achèvement de la première revue au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC), qui sera soumise à l’approbation du Conseil d’administration du FMI », a annoncé Mme Mitra.

Selon elle, la reprise économique du pays s’accélère mais reste fragile dans le contexte de la pandémie de Covid-19 et des conséquences mondiales de la guerre en Ukraine. La croissance du PIB réel devrait se renforcer pour atteindre 4,3% en 2022, sous l’effet de l’amélioration de la production pétrolière, du dynamisme dans les secteurs de l’agriculture et de l’exploitation minière, de la poursuite des opérations de vaccination et du paiement des arriérés intérieurs, ce qui a contribué à la réduction des prêts non productifs et à la stabilité du secteur financier.

De l’avis de la fonctionnaire de l’institution de Bretton Woods, l’activité économique plus vigoureuse est freinée par la hausse de l’inflation, prévue à 3,5%, en raison de la flambée des prix mondiaux des denrées alimentaires et du pétrole due à la guerre en Ukraine. Les cours élevés du pétrole, s’ils se maintiennent, profiteront à l’économie congolaise, mais de grandes incertitudes planent sur les projections des prix du pétrole.

« La dette est jugée viable à la suite d’opérations hardies pour sa restructuration et de la mise en œuvre d’une politique budgétaire prudente. Néanmoins, la vulnérabilité de la dette reste importante, notamment dans un contexte de forte volatilité des prix du pétrole. Dans l’attente de l’apurement de certains arriérés extérieurs, la dette est classée comme étant en « détresse », a indiqué Pritha Mitra.

Elle a noté des progrès essentiels dans la passation de marché, la gestion de la dette et des finances publiques, y compris l’investissement public pour éviter l’accumulation de nouveaux arriérés intérieurs et extérieurs, et améliorer l’efficacité et la qualité de la dépense publique.

« Associées à la mise en œuvre de la nouvelle architecture de lutte contre la corruption, les réformes de la gestion de la dette permettront également de consolider les progrès récents en matière de gouvernance et de transparence », a fait remarquer la cheffe de mission du FMI au Congo.

Cameroun : Kribi Conteneurs labellisé Green Terminal

L’attribution de ce label récompense les efforts de l’entreprise pour atténuer l’impact de ses activités sur l’environnement par la mise en place de mesures éco-responsables.Kribi Conteneurs Terminal, opérateur du terminal à conteneurs du Port Autonome de Kribi, a obtenu le label Green Terminal à la suite de l’audit mené entre le 17 et 18 mars 2022 par Bureau Veritas.

L’audit a été conduit par les experts de Bureau Veritas sur la base des huit piliers du processus de labellisation. Il inclut notamment les processus de travail, la construction d’infrastructures conformes aux standards internationaux, la gestion des déchets ainsi que la formation des collaborateurs aux bonnes pratiques liées aux enjeux environnementaux.

Engagé dans un vaste programme d’investissements, Kribi Conteneurs Terminal a été récompensé pour la qualité de ses installations, construits selon derniers standards internationaux.

Le terminal dispose aussi d’une centrale de traitement des eaux de pluies et eaux souillées, qui assure une gestion efficace des rejets et des déchets. La mise en place de systèmes de digitalisation des activités a permis de réduire significativement les émissions de gaz à effets de serre rejetés par les parties prenantes (scope 3).

Au niveau de l’alimentation électrique dédiée, Kribi Conteneurs Terminal bénéficie du réseau hydroélectrique, évitant le recours au gazole. L’entreprise réalise par ailleurs chaque année des actions solidaires dans des secteurs clés comme la santé et l’éducation, tout en participant à la fluidité de la chaîne d’approvisionnement du Cameroun et des pays de la sous-région.

« Ce label vient ainsi récompenser les efforts fournis par les équipes de Kribi Conteneurs Terminal pour réduire l’impact sur l’environnement par la mise en place de mesures éco-responsables. Plus qu’un privilège, cette distinction est une responsabilité qui nous engage à poursuivre les efforts afin de réduire davantage l’impact environnemental de nos activités », souligne Eric Lavenu, Directeur Général de Kribi Conteneurs Terminal.

« Nous sommes extrêmement satisfaits que Kribi Conteneurs Terminal devienne notre 6ème concession portuaire à obtenir la labellisation Green Terminal. Elle certifie du sérieux de nos engagements et des mesures mises en place pour atténuer l’impact de nos activités sur l’environnement. Au quotidien, le label Green Terminal nous permet de proposer à nos partenaires et aux usagers de nos terminaux des solutions logistiques à la fois performantes et éco-responsables », a déclaré Olivier de Noray, Directeur général Ports et Terminaux de Bolloré Ports.

Bolloré Ports, opérateur de référence de terminaux portuaires en Afrique, en Asie et en Amérique a lancé en juin 2021 le processus de labellisation « Green Terminal » avec l’objectif de contribuer à la réduction de l’empreinte carbone de ses activités en s’appuyant sur une méthodologie précise couvrant l’ensemble des préoccupations environnementales. Cette démarche, une première dans le domaine portuaire, a été validée par Bureau Veritas, l’un des principaux leaders mondiaux des essais, de l’inspection et de la certification.

Afrique du Sud : le port de Durban « fonctionnel » après les inondations

Les inondations de ces dernières semaines au KwaZulu-Natal avaiebt provoqué une perturbation majeure au port de Durban considéré comme le plus important terminal de transport maritime d’Afrique.Selon le ministre des Entreprises publiques, Pravin Gordhan, « l’approvisionnement en carburant du reste du pays avait été entièrement rétabli et que des progrès étaient réalisés pour réduire le retard accumulé jusqu’à ce que les routes menant au port soient entièrement réparées ».

« Le port de Durban est fonctionnel. Les navires qui importent sont entretenus et les navires qui exportent, notamment des denrées alimentaires ou des fruits, sont également entretenus en raison de l’impact sur la route principale réparée », a déclaré M. Gordhan.

Il a ajouté : « Nous avons eu un problème où 8000 à 9000 conteneurs se sont accumulés, soit parce que le personnel ne pouvait pas atteindre la zone portuaire, soit parce que les camions ne pouvaient pas y accéder ».

Les opérations ont été interrompues la semaine dernière en raison des inondations qui ont endommagé les lignes de chemin de fer et les routes menant au port, provoquant l’accumulation de conteneurs attendant d’être déchargés des navires ancrés au large de la côte et de prendre des marchandises au port.

Les inondations ont fait plus de 480 morts, quelque 8 000 maisons endommagées et 40 000 sans-abris.

Maroc/Ramadan: retour à la normale des prix des produits alimentaires

Après une récente flambée inquiétante des prix de divers produits de consommation, un début de retour à la normale semble bel et bien amorcé en cette deuxième dizaine du mois sacré de Ramadan.Ce brin d’espoir est alimenté, entre autres, par une offre couvrant largement les besoins en produits et denrées de consommation durant ce mois sacré qui connaît, chaque année, une hausse significative de la demande en raison d’un habituel comportement de surconsommation alimentaire. Les récentes pluies, certes en retard, ont aussi un rôle important à jouer, aux côtés des mesures mises en place par le gouvernement, dans l’atténuation de l’envolée des prix de produits alimentaires.

D’ailleurs, la Commission interministérielle chargée du suivi de l’approvisionnement, des prix et des opérations de contrôle des prix et de la qualité, réunie pour la deuxième fois en ce mois sacré, a fait état d’une stabilisation des prix de plusieurs produits durant la 2ème semaine de Ramadan, et ce par rapport à ceux observés la 1ère semaine. Mieux encore ! Les prix de quelques produits ont même commencé à baisser, en particulier ceux de certaines légumineuses et épices, des oranges et des tomates, d’après ladite commission.

A l’origine aussi de cette situation, les efforts continus déployés par les commissions mixtes locales de contrôle qui veillent au contrôle des marchés en vue de lutter contre toute pratique nuisant à l’évolution normale des prix des produits. Ce contrôle a porté sur 76.587 points de vente, permettant la destruction de 123 tonnes de produits impropres à la consommation ou non conformes aux normes en vigueur.

Au détail, 3.070 infractions en matière de réglementation sur les prix et sur la qualité ont été constatées. Les infractions sanctionnées par des Procès-verbaux adressés aux tribunaux compétents, portent sur 1.153 Infractions sur les mesures de protection du consommateur portant principalement sur le défaut d’affichage des prix, 460 infractions à la loi sur la liberté des prix et de la concurrence portant essentiellement sur la hausse illicite des prix réglementés, 727 infractions à la loi portant interdiction des sacs en plastique et 74 infractions aux textes relatifs à l’hygiène et sécurité sanitaire.

Parallèlement, le gouvernement a fait part de sa disposition à mobiliser les ressources financières nécessaires pour couvrir la charge de la subvention supplémentaire de certaines matières alimentaires et suivre la hausse de leurs cours à l’international.

C’est ce qu’a affirmé, lundi à la Chambre des représentants, le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, faisant savoir que les charges de la Caisse de compensation devraient augmenter de plus de 1,4 milliard d’euros (15 milliards de dirhams) supplémentaires par rapport aux prévisions de la loi de finances 2022, fixées à 1,6 milliard d’euros.

L’Exécutif s’est engagé aussi à coordonner avec l’ensemble des professionnels afin de stabiliser les prix et maintenir leur niveau approprié et habituel, a-t-il indiqué, notant que les produits de grande consommation feront l’objet d’un contrôle et d’un suivi continu. L’objectif est bien clair. La préservation du pouvoir d’achat des citoyens et l’approvisionnement régulier et normal des marchés nationaux et ce, malgré la conjoncture mondiale actuelle qui se caractérise plus que jamais par l’incertitude et la montée en flèche des tensions inflationnistes.

Des tensions qui, rappelons-le, pèsent bien évidemment sur les prix des produits alimentaires importés par le Royaume, comme le blé et le sucre.

En effet, les prix du blé se sont élevés à un plafond de 457 dollars/tonne, voire 500 dollars/tonne, avec une moyenne de 358 dollars/tonne, alors que les prix du sucre se sont situés à 463 dollars/tonne, avec une moyenne de 440 dollars/tonne.

Et comme l’a bien affirmé le chef du gouvernement, accélérer l’autonomie énergétique et assurer la sécurité alimentaire sont deux questions d’une importance cruciale au regard des répercussions du conflit entre la Russie et l’Ukraine, de la crise du Covid-19, ainsi que des effets du changement climatique.

Maroc: Le FMI prévoit une croissance de 1,1% en 2022 et 4,6 pc en 2023

L’économie marocaine devrait enregistrer un taux de croissance de 1,1% en 2022, contre 3% prévu précédemment en janvier, selon le Fonds monétaire international (FMI).Dans son rapport semestriel sur les « Perspectives de l’économie mondiale », publié mardi, le FMI anticipe une croissance de 4,6% pour le Maroc en 2023.

L’institution de Bretton Woods prévoit, par ailleurs, une baisse du chômage de 11,9% en 2021 à 11,7% cette année avant un nouveau recul à 11,1% en 2023.

L’inflation devrait atteindre 4,4% cette année avant de retomber à 2,3% en 2023. Le solde du compte courant s’établissait à -2,9% en 2021, contre -6,0% en 2022 et -4,0 % en 2023.

Au niveau mondial, la croissance devrait se situer à 3,6%, en baisse de -0,8% par rapport aux prévisions de janvier à cause notamment du fort impact de la guerre entre la Russie et l’Ukraine.

« A la manière d’ondes sismiques qui se propagent à partir de l’épicentre d’un tremblement de terre, les répercussions économiques de la guerre se font sentir bien au-delà de la région, essentiellement par l’intermédiaire des marchés des produits de base, des échanges commerciaux et des liens financiers », peut-on lire dans le rapport du FMI.

 

Côte d’Ivoire: 120 milliards Fcfa pour atténuer la vie chère

L’enveloppe est destinée à soutenir les couches les plus vulnérables, les prix des transports en commun et des marchandises.L’Etat ivoirien soutient la résilience des populations vulnérables face à la cherté de la vie. Ainsi, il a consenti une subvention d’environ 120 milliards Fcfa de janvier à avril 2022, a indiqué ce mardi le président de la République, Alassane Ouattara.

Dans son message à la Nation devant le Parlement (Assemblée nationale et Sénat) réuni en Congrès à la Fondation Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro, le chef de l’Etat a expliqué que ce soutien entre dans le cadre de son programme de société intitulé « la Côte d’Ivoire solidaire ». Il a dit avoir fait de la lutte contre la vie chère une « priorité absolue », prenant ainsi une série de mesures dont le plafonnement sur une période de trois mois des prix de 21 produits de grande consommation.

Les produits concernés sont, entre autres, l’huile de palme raffinée, le sucre, le lait, le riz, la tomate concentrée, la viande de bœuf et les pâtes alimentaires. En outre, d’importants efforts financiers ont été consentis par le gouvernement pour assurer une « subvention substantielle » des prix des produits pétroliers.

Ces dispositions devraient permettre de soutenir les couches les plus vulnérables, les prix des transports en commun et des marchandises. Pour le chef de l’Etat ivoirien, « ces mesures de contrôle ne peuvent qu’être temporaires afin de trouver une solution pérenne ».

« A cette problématique, le gouvernement travaille à l’amélioration de l’offre des denrées alimentaires, à l’accélération du développement de l’industrie agroalimentaire ainsi qu’au renforcement de la surveillance des prix sur les marchés », a poursuivi Alassane Ouattara, disant « tenir compte de la conjoncture économique mondiale » exacerbée par la guerre entre la Russie et l’Ukraine.

Sénégal : rupture inédite de kérosène dans les aéroports

L’alerte a été lancée par la Société de manutention de carburants aviation (SMCADY) en charge de l’approvisionnement.Dans un communiqué publié lundi soir, la SMCADY a annoncé que « les opérations d’avitaillement des aéronefs ne pourront plus se poursuivre à compter du mercredi 20 avril à 12h, pour une durée provisoire de deux semaines ».

La société évoque une « conjoncture internationale défavorable, conjuguée avec les tensions inédites sur le prix de certaines matières premières ». Toutefois, « dérogations exceptionnelles » pourront être accordées par l’Agence nationale de l’aviation civile (Anacim) pour « répondre à des contraintes opérationnelles de certains transporteurs aériens ».

La direction de l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) demande ainsi aux compagnies aériennes de prendre leurs dispositions pour transporter leur carburant de retour.

Une situation qui n’est pas sans conséquence pour ces dernières qui, en plus de transporter moins de bagages, doivent assurer l’autonomie de leurs vols retour avec une surcharge en carburant au départ.

Toutefois, cette rupture de kérosène sur les deux semaines à venir, ne devrait pas perturber la compagnie nationale Air Sénégal. Elle a assuré dans un communiqué avoir pris toutes les mesures nécessaires pour la poursuite de ses vols durant cette période.

Cette tension dans l’approvisionnement des hydrocarbures est fortement liée à la conjoncture internationale avec la guerre en Ukraine. La Russie, deuxième exportateur mondial de pétrole, a réduit sa production, entraînant une flambée du prix du baril qui dépasse désormais 100 dollars.

Cette pénurie de kérosène pourrait entraîner dans son sillage celle des carburants notamment l’essence et le gasoil introuvables depuis quelques jours dans plusieurs stations d’essence de Dakar.

Maroc: une croissance économique entre 1,5% et 1,7% prévue en 2022

L’économie marocaine devrait enregistrer un taux de croissance entre 1,5% et 1,7% en 2022, au lieu d’une progression de 3,2%, comme prévu au niveau de la loi des finances, a indiqué, lundi, le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch.« Selon les données actuelles, qui prennent en considération les derniers développements aux niveaux national et international, le Maroc devrait enregistrer un taux de croissance oscillant entre 1,5% et 1,7%« , a-t-il fait savoir lors de son intervention au parlement.

Ce niveau de croissance prévu, recouvre, principalement, le recul de la valeur ajoutée agricole de 11%, contre une hausse de 18% au cours de la précédente campagne agricole, a expliqué M. Akhannouch

Le déficit pluviométrique devrait impacter la campagne agricole actuelle, et la récolte céréalière est attendue en baisse, comparativement aux prévisions de la loi des finances 2022 qui table sur une récolte de 80 millions de quintaux, a-t-il fait remarquer.

Grâce aux efforts consentis dans le cadre des stratégies « Plan Maroc vert » et « Génération Green », la dépendance de la valeur ajoutée agricole aux cultures céréalières s’est réduite, eu égard à l’essor des cultures maraîchères à forte valeur ajoutée, a relevé le chef du gouvernement.

Les exportations des légumes et des agrumes ont ainsi progressé respectivement de 18% et de 37%, a-t-il précisé, notant que les exportations des produits de la pêche se sont accrues de 44% en valeur et de 17% en volume au cours du mois de février 2022.

Les dernières précipitations enregistrées récemment au Maroc sont à même de maintenir à un bon niveau la productivité des cultures de printemps et d’été, ce qui permettra un approvisionnement régulier des marchés intérieurs et étrangers, a assuré M. Akhannouch, ajoutant que cela devrait réduire le repli prévu du PIB agricole.

De son côté, le PIB non agricole devrait progresser d’environ 3,1% en 2022, a fait remarquer M. Akhannouch, rappelant que le taux d’inflation s’est établi à 3,6% en février 2022, selon le Haut-Commissariat au Plan (HCP), suite à la hausse de 5,5% de l’indice des produits alimentaires et de 2,5% de l’indice des produits non alimentaires.

Le chef du gouvernement a souligné que ces chiffres « sont à prendre avec prudence », vu l’incertitude qui plane sur la conjoncture internationale, où l’espoir est lié à la fin de cette crise, ce qui va faciliter une reprise complète de l’activité économique nationale.

La Bid va décaisser 233 milliards F CFA en faveur du Sénégal

Amadou Hott, ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération et Muhammad Sulaiman Al-Jasser, président du Groupe de la Banque islamique de développement (Bid) ont signé, ce dimanche à Djeddah, en Arabie Saoudite, trois accords de financement.La Banque islamique de développement (Bid), l’un des partenaires financiers les plus dynamiques de l’État du Sénégal, s’engage à participer à la construction de l’Autoroute Dakar-Tivaouane-Saint Louis (156 milliards F CFA), à la mise en œuvre de la Phase 2 du Train express régional Diamniadio-AIBD (65,5 milliards F CFA) et à l’érection d’un complexe commercial et résidentiel Waqf au profit des daaras qui sont des écoles traditionnelles d’apprentissage du Coran (environ 12 milliards F CFA).

Ces montants cumulés font 233,595 milliards F CFA, soit plus de 356 millions d’euros. « L’Autoroute Dakar-Tivaouane-Saint Louis permettra de désenclaver de vastes zones agricoles au Nord et constituera un important levier économique pour l’exploitation pétrolière et gazière en perspective dans la zone de Saint-Louis », indique un communiqué du ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération.

De plus, indique la source, cette infrastructure routière contribuera au désengorgement de Dakar en ouvrant de bonnes perspectives à l’intérieur du pays avec notamment le pôle du Lac Rose. Au plan sous-régional, le Sénégal présente cette voie de communication comme un maillon essentiel du corridor Alger-Tanger-Nouakchott-Dakar-Conakry-Abidjan-Lagos.

Pour ce qui est du Train express régional (Ter), le gouvernement sénégalais estime qu’il va permettre « de favoriser une politique de développement urbain et rural à l’extérieur des zones saturées de Dakar, de contribuer à la résolution des problèmes de mobilité urbaine et interurbaine entre Dakar et les capitales régionales, de relier Dakar à d’importants pôles de développement tels que la nouvelle zone économique intégrée de Diamniadio, l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD), le centre touristique de Mbour, ainsi que l’intérieur du pays, etc. »

Enfin, le complexe commercial et résidentiel Waqf « de 19 niveaux » sera bâti « sur un terrain de 2273 m² ». L’objectif est de générer des ressources pour la modernisation des daaras au Sénégal.

Côte d’Ivoire : les mareyeuses bientôt formées sur la gouvernance des pêches

Les modules de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO, sigle en anglais) porteront notamment sur le leadership féminin, la comptabilité simplifiée et la gestion financière.Faire des mareyeuses ivoiriennes de « véritables managers » et leurs groupements des entreprises viables capables de capter les financements, c’est l’objectif poursuivi par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Dans cette optique, Fatou Sock, Coordonnatrice régionale du projet Initiative Pêche Côtière – Afrique de l’Ouest (IPC-AO), lors d’une visite effectuée mercredi dernier au débarcadère Mohammed VI de Locodjro, dans l’Ouest d’Abidjan, a souligné que « les femmes, dans la pêche artisanale, ont des charges très lourdes, mais ne sont pas souvent mises en valeur ou sont faiblement appréciées ».

Elles sont nombreuses, ces dames qui prennent en charge leurs familles grâce aux ressources générées par cette activité. Face à Fatou Sock, les mareyeuses de ce site pilote ont expliqué leurs difficultés d’accès à la ressource.

« Ici, la pêche est saisonnière. Avec des bateaux, une pêche quotidienne est possible », a affirmé Hypolithe Beugré, le président des marins actifs durant « seulement trois mois » dans l’année. Fruit de la coopération entre la Côte d’Ivoire et le Maroc, le débarcadère de Locodjro est doté de 18 fours FTT (fourneau à double fonction de cuisson et de séchage mécanique, pouvant également servir au stockage), mais « deux ou trois marchent » à cause du déficit de produits halieutiques. Ils présentent l’avantage d’éviter aux femmes de développer des maladies découlant de la fumée, a relevé Isabeth Abo, la doyenne des mareyeuses.

L’IPC-AO prévoit, dans ces séances de formations, de tout mettre en œuvre pour renforcer la qualité des produits afin de faciliter leur commercialisation. Le débarcadère de Locodjro, selon son gestionnaire Lama Bakayoko, vise une production de 3000 tonnes de poissons par an. Actuellement, elle est estimée à 782 tonnes.

Les mareyeuses de Locodjro sont aidées en continu par un consultant en chaîne des valeurs. Avec cet accompagnement, elles ont acquis une expertise pointue dans le domaine du fumage des poissons. Ainsi, les mareyeuses de Sassandra (Sud-Ouest ivoirien), un autre site pilote, sont venues se former à Locodjro.

« De cette même façon, on va amener les femmes de Locodjro à Dionewar, au Sénégal, où les fours FTT ont été initiés par la FAO pour qu’elles leur apprennent leurs techniques », a informé Fatou Sock, la Coordonnatrice régionale du projet Initiative Pêche Côtière – Afrique de l’Ouest (IPC-AO).

La Tunisie dans la crainte d’une marée noire

Un navire pétrolier, transportant 750 tonnes de gasoil, a coulé ce samedi dans le golfe de Gabès, sur la côte Sud-Est de la Tunisie.Une course contre la montre est enclenchée pour éviter une marée noire. Depuis le naufrage du pétrolier, « il n’y a pas de fuite », a rassuré un porte-parole du tribunal de Gabès contacté par l’Agence France Presse (AFP).

Mais rien n’est garanti. Une commission de prévention des catastrophes est censée en urgence « décider des mesures à prendre ». Le temps est compté pour sécuriser la cargaison du bateau parti d’Egypte pour rejoindre Malte.

Le Maroc va investir plus de 470 millions d’euros pour augmenter ses capacités de stockage des hydrocarbures

Le Maroc va investir plus de 470 millions d’euros (5 milliards DH) pour augmenter ses capacités de stockage des hydrocarbures, a annoncé vendredi la ministre de la Transition énergétique et du développement durable, Mme Leila Benali.Lors d’une conférence de presse, la ministre a précisé que des investissements de trois milliards de dirhams (1 euro = 10,62 DH) iront pour les capacités de stockage du gaz liquéfié et du gaz butane alors que ceux de deux milliards dirhams porteront sur des projets de renforcement du niveau de stockage du gasoil et de l’essence.

« D’ici la fin de 2023, la capacité supplémentaire de stockage sera relevée de 890.000 mètres cubes afin d’augmenter les réserves à 60 jours», a expliqué la ministre.

La ministre a, dans ce sens, appelé le public et le privé «à agir pour investir» dans ce domaine, afin notamment d’échapper à des «pics» où le baril de pétrole se négocie à des prix excessifs sur le marché international.

Selon les dernières données communiquées par le ministère de la Transition énergétique, le stock de sécurité en diesel chez les compagnies de distribution de carburants au Maroc ne dépasse pas les 26 jours, soit 437.000 tonnes.

Quant au stock d’essence, il se situe à 43 jours soit 83.000 tonnes, contre un stock de 34 jours pour le kérosène (36.000 tonnes), de 83 jours (233.000 tonnes) pour le fioul et de 26 jours pour le gaz butane.

Au sujet du besoin d’augmenter les stocks de sécurité des carburants afin de se conformer aux dispositions de la loi qui exige un stock de sécurité équivalent à 60 jours de la moyenne des ventes annuelles des distributeurs, Mme Leila Benali a affirmé, «on ne peut demander à augmenter le stock de sécurité à 60 ou 90 jours alors que le prix du baril dépasse les 100 dollars».

« C’est vrai que la loi exige un stock de 60 jours, mais durant les deux dernières décennies les réserves de carburant au Maroc ont toujours avoisiné les 30 jours en moyenne. Où est-ce qu’on était quand le prix du baril coûtait entre 20 et 50 dollars? On n’arrive pas dans une période de crise mondiale de chaîne d’approvisionnement et on cherche à augmenter les stocks», souligne la ministre.

Et d’ajouter: «Il ne faut pas oublier qu’il y a toujours des fluctuations qui peuvent empêcher le renforcement des stocks. La dernière fluctuation est due aux conditions météorologiques. Quand il pleut et qu’il y a du vent, cela perturbe l’activité au niveau des ports et retarde donc les délais de livraison, ce n’est pas propre au Maroc».

Société générale de Côte d’Ivoire: un total bilan de 3.000 milliards Fcfa

Depuis cinq ans, l’institution bancaire a augmenté les fonds prêtés aux acteurs économiques ivoiriens.Le total bilan de Société générale Côte d’Ivoire est estimé 3.000 milliards de Fcfa, a informé son Directeur général, Aymeric Villebrun, annonçant par la même occasion une série de festivités pour le 60e anniversaire de la banque.

« Aujourd’hui, le total bilan de Société générale Côte d’Ivoire, c’est 3.000 milliards de Fcfa. Il comprend (d’une part) l’ensemble des financements qu’on accorde à l’économie ivoirienne, et (d’autre part) l’ensemble des dépôts et des fonds que les actionnaires nous ont confiés pour avancer », a indiqué, mardi dernier, Aymeric Villebrun, lors d’une conférence de presse au siège de la banque.

Concernant les fonds propres de la banque, il a fait savoir qu’aujourd’hui, l’établissement dispose de 300 milliards Fcfa comme fonds que les actionnaires ont confiés à la Direction générale pour prêter à l’économie ivoirienne, un chiffre qui est en très forte croissance depuis cinq ans.

« Cette année, ce sont plus de 30 milliards Fcfa de fonds propres additionnels que les actionnaires de la banque vont laisser, si c’est bien voté à l’Assemblée générale, dans un peu moins d’un mois, pour nous donner la capacité de continuer à accroître et accompagner l’économie », a-t-il ajouté.

L’établissement bancaire, dans son accompagnement de l’économie locale, fait par ailleurs des investissements dans son réseau d’agences. Depuis quatre ans, il aura ouvert à la fin de cette année une vingtaine d’agences dites traditionnelles et une vingtaine d’agences digitales, surtout à l’intérieur du pays pour se rapprocher des clients et être en mesure de répondre à leurs besoins.

La crise sanitaire de Covid-19 a impacté cette filiale de Société générale à l’instar de plusieurs autres  dans le monde. Selon M. Villebrun, la pandémie a été « plus drastique » en Europe, où les impacts étaient sévères.

 Le Directeur général chargé des marchés financiers, Marc Guigni, a rappelé qu’une stratégie dédiée aux PME, mise en place en 2019, prévoyait à travers un protocole signé avec le ministère de tutelle, une enveloppe 350 milliards Fcfa sur une période de quatre ans.

« A la fin de l’l’année 2021, on devrait être à peu près à 260 milliards Fcfa d’utilisation », a-t-il relevé, avant d’ajouter qu’on est sûr d’atteindre nos objectifs qui étaient fixés pour 2023″.

En outre, la banque fait de l’accompagnement non financier qui se traduit en termes de gouvernance, de formation et d’accompagnement à travers les partenariats, notamment en termes de levée de fonds pour la croissance des PME.

A ce jour, la filiale ivoirienne de Société générale a, en 60 ans, accompagné 3.000 entreprises dont 44% de PME, 500.000 clients particuliers et professionnels inscrits dans les livres. Elle fait également des actions citoyennes en termes de Responsabilité sociétale d’entreprise (RSE).

Au niveau de l’art contemporain, la banque envisage d’ouvrir un musée pour accompagner ce secteur ainsi que l’inclusion’financière.  

Lors de ces festivités marquant son 60e anniversaire, la banque va célébrer la Fondation Société générale Côte d’Ivoire, créée pour renforcer son ancrage de banque solidaire au service des communautés et du développement social du pays.

Après 60 ans, le management de la banque veut apporter un « beau rafraîchissement » du siège inauguré en 1965 par feu Félix Houphouët-Boigny, le premier président ivoirien, avec une « complète rénovation de ce siège dans le plus grand respect de sa valeur architecturale ».  

Pour sa part, Adama Ouattara, Directeur général adjoint, chargé des Ressources, a mentionné que la banque veut « autonomiser au maximum » les clients afin que les services ne soient pas un parcours du combattant.  

Pour améliorer son réseau bancaire, la filiale a élaboré des portefeuilles projets très larges et très riches avec des outils digitaux innovants pour renforcer sa présence et accompagner beaucoup plus les acteurs économiques ivoiriens.

Dieudonné Evou Mekou, nouveau président de la BDEAC

Le nouveau président remplace l’Equato-guinéen Fortunato Ofa Mbo Nchama.La Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) a un nouveau patron. Les chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) ont porté leur choix sur le Camerounais Dieudonné Evou Mekou, neveu du président Paul Biya, pour présider aux destinées de leur banque centrale pour les cinq prochaines années, rapporte Financial Afrik.

Jusque-là vice-gouverneur de la (BEAC), le nouveau président remplace l’Equato-guineen Fortunato Ofa Mbo Nchama en fin de mandat.

Le futur patron de la BDEAC sera secondé par un Gabonais, Léandre Emmanuel Bouloubou.

Maroc: 28 millions d’euros versés aux professionnels du transport

Un total de 28 millions d’euros  (307 millions de dirhams) a été débloqué à ce jour au profit des professionnels du transport routier dans le cadre du soutien que le gouvernement leur a octroyé face à la flambée des prix du carburant », a fait savoir le ministre du Transport Mohamed Abdeljalil.Sur ce total, 8,5 millions d’euros ont été versés sous forme de mandats bancaires et 20,2 millions d’euros sous forme de virements bancaires », a précisé le ministre en réponse à des questions orales à la Chambre des conseillers, notant que le gouvernement a décidé de fournir ce soutien « pour maintenir l’activité économique, éviter toute perturbation dans l’écosystème de transport et réduire les effets de la crise sur le pouvoir d’achat des citoyens ».

Il a également relevé que cette mesure a permis la poursuite du mouvement des déplacements dans les différentes régions durant cette conjoncture, marquée par une hausse sans précédent des prix du pétrole à l’échelle internationale et « qui s’est répercutée sur le prix du carburant à l’échelle locale, amenant des professionnels à exprimer leur incapacité à honorer leurs engagements vis-à-vis de leurs clients, au niveau national ou international.

Le ministre  a souligné que ce soutien devrait bénéficier à près de 180.000 véhicules, ajoutant qu’afin de faciliter le processus de son obtention et d’accélérer son rythme, le ministère a mis en place en coordination avec les services du Département du Chef du gouvernement et les ministères de l’Intérieur et de l’Économie et des Finances, une plateforme numérique pour le dépôt des demandes et leur suivi par les professionnels.

Il a fait état de l’enregistrement de plus de 78.000 demandes concernant plus de 120.000 véhicules, notant que ces demandes se répartissent entre 50.000 camions de transport de marchandises, 33.500 grands taxis, près de 20.000 petits taxis, 10.000 bus pour le transport du personnel, près de 3.300 voitures et bus de transport touristique et près de 300 véhicules répartis entre le milieu rural, les bus urbains et les dépannages.

Le responsable gouvernemental a en outre affirmé que les hydrocarbures sont pour les entreprises de transport routier la principale composante du coût de transport avec un pourcentage oscillant entre 35% à 70%, du total des dépenses de l’entreprise, et ce selon le type de véhicules utilisés, des distances parcourues, des conditions de transport et des prix du carburant.