L’Afrique s’arme pour lutter contre la pollution marine

Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire, a récemment abrité un séminaire regroupant 25 auditeurs de 14 pays du continent.Le risque zéro n’existe pas. Surtout dans le secteur des hydrocarbures où la probabilité d’accidents est grande avec notamment l’exploitation offshore du gaz et du pétrole.

Dans un souci de prévention, l’Institut de sécurité maritime interrégional (Ismi) a organisé, du 13 au 15 avril 2021, une session de formation sur la « lutte contre les pollutions accidentelles par hydrocarbures en mer et sur le littoral ». Objectif : réfléchir à « une riposte efficace en cas de situation critique ».

Car, a affirmé Guillaume Turquet de Beauregard, Coordonnateur régional du projet Action de l’Etat en mer (Golfe de Guinée), « la question n’est plus de savoir si l’accident va arriver mais plutôt quand il va se produire ».

Or en Afrique de l’Ouest, selon M. Turquet de Beauregard, « environ un tiers des habitants vit sur le littoral et plus de la moitié du PIB de la région provient des zones côtières ». C’est à l’aune de cette constatation que l’on mesure, a-t-il déclaré, la nécessité pour les Etats de « prendre conscience de l’importance stratégique des réponses à apporter (puisque) l’impréparation les conduit à improviser dans l’urgence ».

La pollution marine a des effets néfastes sur l’environnement, la pêche, le tourisme etc. Partant, les pays du Golfe de Guinée, qui pèsent 5 % dans la production mondiale de pétrole, prennent la menace au sérieux.

En effet, a souligné le Commandant Abé Aké Lazare, Directeur de l’Ismi, cette zone « est fortement exposée aux risques de pollution marine » à cause de « l’existence de routes maritimes stratégiques pour le commerce mondial et de diverses activités d’exploitation de ressources dangereuses ».

La formation proposée par l’Institut de sécurité maritime interrégional est mixte avec « une partie théorique réalisée à distance le mois dernier et une partie pratique ayant eu lieu la semaine dernière ».

Les participants aux cours dispensés par des formateurs du Centre français de documentation, de recherche et d’expérimentation (CEDRE) étaient originaires du Ghana, du Togo, du Bénin, du Nigeria, du Cameroun, du Gabon, du Sénégal, de la Sierra Leone, du Liberia, du Congo, de la Guinée, de la République démocratique du Congo, de la Mauritanie, de la Côte d’Ivoire et de la France.

A en croire les organisateurs, l’enseignement est « certifié conforme aux standards de formation anti-pollution OMI de niveau 2 ». Le dernier chapitre du séminaire a été, d’après la source, un exercice pratique sur le plan d’eau du Port autonome d’Abidjan (PAA) avec mise en oeuvre d’un chantier de dépollution, de moyens de confinement et démonstration d’absorbants.

Côte d’ivoire : les agents du journal public Fraternité Matin menacent d’entrer en grève mercredi

Les employés de Fraternité Matin, le journal pro-gouvernemental ivoirien, qui dénoncent une « mauvaise gestion » du groupe, ont menacé lundi d’entrer en grève dans 48h, soit mercredi, si leurs revendications ne sont pas prises en compte.

Munis de banderoles rouges au front ou au poignet, les agents ont observé de façon spontanée un « mouvement d’humeur » dans la cour de l’entreprise pour protester contre une « mauvaise gestion » et exiger le « départ » du directeur général adjoint, Abdel Serge Nouho.

A la suite d’une rencontre de six agents avec le directeur général de Fraternité Matin, Vénance Konan, les employé ont posé toutes leurs revendications dont « le départ d’Abdel Nouho », le directeur général adjoint.

Ils ont également demandé le départ de certains proches collaborateurs du directeur général adjoint, notamment « Ndiaye Mamadou, Koné Cheikh et de M. Kouamé », le contrôleur de gestion de Fraternité Matin.

M. Séraphin Gnonplegou, chef du service infographie, faisant le point au personnel après les échanges avec le directeur général, a rassuré qu’ « il n’y aura pas représailles », citant le premier responsable de l’entreprise de presse, Venance Konan.

« On ne veut plus de DGA (directeur général adjoint) à FratMat », ont martelé les agents, qui estiment avoir l’impression qu’ ils viennent aider le groupe, or « ils viennent appauvrir les travailleurs ».

Le personnel a décidé, au terme des échanges avec le directeur général, de mettre en place un Comité de gestion de la crise, chargé de rédiger un préavis de grève; et si dans un délai de 48h il n’a pas eu gain de cause, il lancera une grève.

« Cette fois-ci, c’est un non-retour », a déclaré M. Gnonplegou, avant d’ajouter « pour ne pas être contre la loi, on va suivre la réglementation en matière de grève ». Durant ces 48h, M. Venance Konan devrait voir le ministre de tutelle pour discuter de la situation.

Pour M. Gnonplegou, en tant que directeur général, certaines décisions sont de son ressort. Certes, le directeur général, la nomination est venue de la hiérarchie, mais les collaborateurs de M. Nouho, il peut prendre une décision.

Les agents ont annoncé la rédaction du préavis de grève, mardi, en attendant que le directeur général revienne avec les décisions qui auront été arrêtées avec le ministre de la Communication, des médias et de la Francophonie, Amadou Coulibaly.

Ils ont repris le service en début d’après-midi. Les employés craignent un licenciement massif des travailleurs pour raison de trésorerie. En décembre 2018, un plan de redressement a provoqué le départ de plusieurs dizaines d’agents.

M. Augustin Bani, employé au service montage, a fait remarquer que trois ans après le plan social l’on observe des embauches tous azimuts et certains « se partagent des millions pendant que le personnel souffre ».

« Avant le plan social, nous étions à 330 employés pour une masse salariale de 150 millions Fcfa, ils ont renvoyé quelque 200 personnes. Et, aujourd’hui, l’effectif du personnel est de 172 agents pour une masse salariale de 125 millions Fcfa », a-t-il souligné.

Présent sur les lieux, Guillaume Gbato, secrétaire général du Syndicat national des professionnels de la presse de Côte d’Ivoire (Synappci), a apporté son soutien aux agents, les conseillant de structurer leur mouvement pour agir selon la loi.

Afrique: Bolloré engagé dans la préservation des tortues marines

Bolloré Ports met en œuvre des programmes de préservation de la biodiversité en Afrique.Le travail vise à assurer la durabilité des espaces de ses 21 concessions portuaires dans le monde dont 16 sur le continent africain.

En partenariat avec l’ONG Ecocentre Renatura, Congo Terminal sensibilise des centaines de familles de Pointe Noire aux enjeux des tortues marines, aux méfaits du braconnage et aux implications de l’eau pour la planète, rapporte un communiqué reçu ce lundi à APA.

Le texte souligne qu’au Ghana, Meridian Port Services (MPS) met en œuvre depuis 2018, un programme pour la conservation des tortues marines.

Ce programme consiste à transférer en toute sécurité les œufs de tortue se trouvant menacés dans leur milieu naturel vers une écloserie fermée reproduisant leur environnement, dans une atmosphère propice à leur éclosion.

L’initiative est menée conformément à la norme de performance de la Société financière internationale (SFI) pour la conservation de la biodiversité et la gestion durable des ressources naturelles vivantes.

Au Timor-Leste où Bolloré Ports va démarrer dès 2022 les activités du port en eaux profondes de Tibar Bay, des études environnementales lancées avec le concours de la Banque Mondiale, ont permis de définir les mesures compensatoires à mettre en œuvre pour reconstituer une zone de mangrove tout en augmentant sa surface et préserver la faune marine par la mise en place d’un éclosoir pour protéger les tortues.

Moroni Terminal aux Comores va aussi s’engager cette année dans le programme gouvernemental de protections de tortues marines.

« Bolloré Ports attache de l’importance à la durabilité environnementale et sociale de ses activités. C’est à ce titre que l’ensemble de nos terminaux portuaires mettent en œuvre une politique environnementale qui vise à préserver les écosystèmes de nos installations. Avec le concours des ONG et experts environnementaux, nos équipes identifient et gèrent les risques environnementaux et sociaux associés à nos activités. Nous déployons à cet effet des méthodes innovantes afin d’assurer la préservation de la flore et de la faune », a précisé Olivier De Noray, Directeur général des concessions de Bolloré Ports.

Par ailleurs, les terminaux opérés par Bolloré Ports sont engagés dans les processus de certification environnementale ISO 14001/2015.

Covid-19 en Afrique du Sud : Johnson & Johnson dans la tourmente

L’Afrique du Sud a suspendu depuis quelques jours la vaccination au Johnson & Johnson à cause de caillots sanguins.Cette décision est arrêtée après les recommandations des autorités sanitaires américaines favorable à  « une pause » dans l’utilisation du vaccin contre le Covid-19 de Johnson & Johnson. Six cas de thrombose veineuse cérébrale entrainant un décès chez des personnes vaccinées ont été notés aux Etats-Unis.

En Afrique du Sud, les autorités ont suspendu le programme national de vaccination contre le coronavirus, deux mois après avoir boudé AstraZeneca pour une efficacité « limitée » du vaccin britannique contre le nouveau variant sud-africain baptisé 501Y.V2.

Même si rien n’est encore prouvé, il est de plus en plus vraisemblable que ces problèmes sanguins soient liés à la technique sur laquelle est basé ce vaccin. Comme celui d’AstraZeneca, le vaccin Johnson & Johnson est un vaccin à « vecteur viral ».

Ces deux vaccins utilisent comme support un type de virus très courant, appelé adénovirus. AstraZeneca a opté pour un adénovirus de chimpanzé, Johnson & Johnson pour un adénovirus humain. Le fait que des problèmes similaires aient été observés avec ces sérums pourrait laisser penser « que c’est lié au vecteur adénovirus ».

La présidente du Comité du Ministère de la santé, Sibongiseni Dhlomo, a appelé le ministre de la Santé Zweli Mkhize et l’Autorité sud-africaine de réglementation des produits de santé (SAHPRA) à restaurer la confiance dans le médicament J&J, afin que le pays puisse reprendre le programme de vaccination.

« Nous ne pouvons pas ignorer l’opinion internationale. Cependant, notre situation est que nous devons travailler plus rapidement pour dissiper cette préoccupation afin de redémarrer le programme de vaccination », a déclaré Dhlomo.

La parlementaire a admis que la SAHPRA avait reconnu qu’il n’y avait pas de problème majeur concernant le vaccin J&J en Afrique du Sud. « Les conclusions faites avec les scientifiques du pays au sein de la SAHPRA, en liaison avec les autres scientifiques du monde, devraient nous permettre de recommencer », a indiqué Dhlomo.

Le vaccin unidose de Johnson & Johnson a été autorisé en urgence aux Etats-Unis fin février, après ceux à deux doses de Pfizer/BioNTech et de Moderna. Il s’est révélé efficace à 66% pour prévenir les formes modérées à sévères de la Covid-19, selon des essais cliniques réalisés sur environ 40.000 personnes âgées de 18 ans ou plus dans plusieurs pays à travers le monde.

Sénégal : numérisation des paiements pour booster l’économie

La numérisation de 50 % des paiements des travailleurs du privé injecterait 45 milliards de FCFA additionnels à l’économie sénégalaise par an.La conclusion de l’étude parvenue à APA est sans équivoque : il est primordial d’accompagner le développement de la numérisation des salaires des privés de manière responsable et inclusive. En effet, souligne le rapport, adopter une telle pratique permettrait de constituer un socle solide pour développer de nouvelles opportunités sociales et économiques. Parmi celles-ci, il y a notamment la création d’un « pont » entre le monde des travailleurs formels et celui des travailleurs informels.

Selon les auteurs du rapport, là où les travailleurs formels évoluent avec des contrats, des feuilles de paie, une couverture sociale, etc., les travailleurs précaires ne bénéficient d’aucune forme de protection sociale. Numériser la paie protègerait les plus précaires d’entre eux et permettrait d’étendre la couverture sociale à tous.

Chaque travailleur précaire, porteur d’un compte de Mobile Money, sur lequel il est obligatoirement identifié et qui perçoit les salaires de son employeur, pourrait par exemple bénéficier d’une offre de couverture maladie comme celle de la Couverture Maladie Universelle (CMU). Et cela, d’autant plus que, côté travailleurs, ils sont 77 % à s’être déclarés prêts à recevoir leurs paiements de manière numérique s’ils étaient associés à l’accès à la couverture maladie universelle, fait remarquer le document.

Cette couverture annuelle supportée et subventionnée à 50 % par l’Etat sénégalais, devient bien plus accessible par le paiement de 3 000 FCFA pour tout travailleur. Dès lors, les travailleurs précaires pourraient accéder à une protection sociale minimale, à des services de santé moins chers, de proximité et présents partout au Sénégal.

Par ailleurs, indique le rapport, ce type d’offre sociale poussée conjointement par les entreprises privées et l’Etat serait un catalyseur fort de développement de l’inclusion financière et de la participation à l’économie des femmes. En outre, cette mesure créerait une véritable valeur ajoutée pour l’ensemble des acteurs de la numérisation des paiements.

D’une part, les entreprises employeuses de cette main d’œuvre disposeraient d’un levier de fidélisation ; d’autre part, l’Etat bénéficierait d’un effet de communication de masse sur son programme social pour étendre la couverture santé à tous.

Contribuer à la transition numérique des PME

Encore peu sensibilisées à ces problématiques, les PME sénégalaises ont le taux de numérisation des salaires le plus bas (7 %). La digitalisation des salaires peut ainsi devenir un véritable tremplin vers leur transition numérique. Mais pour ce faire, note l’étude, ces PME ont avant tout besoin de comprendre la plus-value de la digitalisation, et d’offres globales, comme par exemple le paiement digital des salaires couplé à la mise en place d’une base de données du personnel.

Ainsi, des campagnes de sensibilisation et de formation seraient nécessaires. Elles permettraient de mieux informer les utilisateurs, et de les convaincre des risques liés aux espèces, des bénéfices de la digitalisation et de la fiabilité des services financiers digitaux.

La sensibilisation pourrait être menée au niveau des directions des ressources humaines, des représentants du personnel et des syndicats, afin qu’ils deviennent, chacun à leur niveau, des prescripteurs du changement. Les associations des professionnels des ressources humaines pourraient en ce sens être d’excellents relais, suggèrent les auteurs de l’étude.

A travers la numérisation des salaires, l’administration publique et les régulateurs pourraient aussi communiquer massivement sur les dispositifs de contrôles et d’encadrement des services financiers digitaux mis en œuvre pour protéger les consommateurs.

Un mécanisme de Bonus / Malus récompensant les entreprises qui digitalisent leurs flux, la promotion de la numérisation des salaires supérieurs ou égaux au SMIG / SMAG ou encore la taxation de l’utilisation des espèces sont autant de pistes concrètes qui pourraient être appliquées par l’administration publique, conclut le rapport.

Ethiopie : Les sorties d’eau du Grand barrage opérationnelles

Deux sorties inférieures du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) sont maintenant opérationnelles, a révélé ce week-end, un haut responsable du gouvernement.Ces deux ouvrages seraient en cours de test après que les travaux effectués sur eux ont été achevés récemment. Le Ministre de l’eau, de l’irrigation et de l’énergie, le Dr. Seleshi Bekele a annoncé dimanche que les sorties de fond qui relâchent l’eau vers les pays situés en aval le long du Nil ont été achevées, testées et sont devenues opérationnelles.

Selon Bekele, les deux exutoires ont la capacité de faire passer la totalité du débit annuel du fleuve Abbay, fournissant des garanties d’eau aux pays en aval sans crainte d’interruptions.

Le Dr. Seleshi a déclaré que le GERD supprime les risques d’inondations au Soudan comme celui qui s’est produit la saison dernière, empêche la perte d’eau dans les plaines inondables, et assure la protection de l’environnement.

« Le GERD est conçu de manière intelligente car le remplissage et la construction vont de pair, car construits comme une installation moderne de haute qualité et à la pointe de la technologie », a expliqué le Dr. Seleshi.

Le ministre a en outre déclaré que 13 autres sorties étaient en construction pour disposer d’une énorme capacité de rejet d’eau. En toute saison des pluies, les exutoires garantissent le débit en aval tandis que le remplissage a lieu comme un flux entrant dépassant le débit sortant de son réservoir. 

Il n’est pas sûr que ces assurances données par Addis-Abeba puissent convaincre l’Egypte et le Soudan qui continuent de s’opposer au barrage, soulignant que sa présence sur le Nil constitue une menace existentielle pour eux.

Ces derniers pensent que le GERD pourrait compromettre leur part inestimable de l’eau du plus long fleuve d’Afrique, dont l’Egypte dépend particulièrement son l’agriculture. Le gouvernement d’Addis-Abeba insiste cependant sur le fait que de telles craintes ne sont pas fondées et qu’au contraire, le barrage constitue le moteur qui promouvoir son développement futur.

AfricTivistes : un programme de gouvernance lancé dans quatre pays

La plateforme AfricTivistes annonce le déploiement, pour 2021 et 2022, de son projet Local Open GovLab (LOG) dans quatre pays ouest-africains.La ligue africaine des cyber-activistes et blogueurs pour la démocratie (AfricTivistes) entend jouer pleinement son rôle pour la transparence dans la gouvernance locale. Le lancement du LOG, un laboratoire d’innovation et de participation citoyenne, va « contribuer à la création de collectivités locales modèles » en termes de transparence.

« AfricTivistes va déployer le Local Open GovLab dans le cadre de sa Programmation stratégique 2021-2022. C’est un projet qui vise à appuyer, outiller, former et accompagner les administrations locales à intégrer le numérique pour une politique de transparence budgétaire, une politique de gouvernance ouverte et d’administration inclusive, l’accès à l’information, et la co-création avec des dynamiques citoyennes », ont expliqué les initiateurs dans un communiqué parvenu lundi à APA.

Pour cette première phase, le projet va démarrer dans quatre pays de la sous-région : le Sénégal, la République de Guinée, la Guinée Bissau et le Niger. « Les différentes collectivités locales de ces pays peuvent ainsi candidater pour pouvoir bénéficier des avantages de Local Open Government (LOG) », a souligné AfricTivistes, une organisation créée en 2013 « pour mettre en réseau tous les acteurs de changement » du continent.

Elle ajoute que les maires des différentes collectivités locales retenues seront invités à prendre part à l’atelier de lancement qui sera organisé à Dakar, la capitale sénégalaise, sans indiquer de date. Mais elle note que c’est à cette occasion que les conventions de partenariat entre AfricTivistes et les mairies sélectionnées seront signées. A terme, huit collectivités territoriales sont retenues, notamment deux par pays, suivant des critères d’éligibilité.

Ainsi, la collectivité locale dont la candidature est acceptée accueillera un Volontaire AfricTivistes pour la Gouvernance Locale Ouverte (VAGOA), dans une mission de six mois. Celui-ci va se charger d’accompagner la collectivité dans un domaine spécifique en tenant compte de ses besoins prioritaires.

« Si de jeunes Africains grandissent dans un environnement de gouvernance locale ouverte, à leur maturité citoyenne, ils auront une relation différente avec l’administration publique et avec la démocratie », a déclaré Cheikh Fall, président de AfricTivistes.

Cissé Cheick Salah et Ruth Gbagbi décrochent la médaille d’Or en Espagne au Taekwondo

Les athlètes ivoiriens de Taekwondo, Cissé Cheick et Ruth Gbagbi, ont remporté une médaille d’or, dans leur catégorie respective, hier dimanche 18 avril 2021. Cette victoire, s’est produite lors de la 18e l’édition de l’Open international d’Espagne G1 2021.

L’ivoirien Cissé a réalisé un parcours sans faute jusqu’à la victoire finale. Au cours de ses combats, il a affronté successivement  les Espagnols Garcia Daniel, Villen Manuel, le Russe Kamalov Rafael et le britannique Caden Cunningham.

Quant à sa compatriote Ruth Gbagbi, elle a brillamment défendu son titre de n°1 mondial de taekwondo au niveau des dames dans la catégorie des moins de 67 kg. A cet effet, elle a vaincu les Espagnoles Léa Lopez et Cécilia Castro. Au cours de la finale, l’ivoirienne a obtenu la médaille d’or face à la Croate Jelic Matéa qui a signé forfait.

Soulignons que cette compétition a réuni 350 athlètes venus de plusieurs pays dont les grandes nations de cette discipline à savoir la Corée, la Chine, la Grande Bretagne.

Sécurité, santé et économie au menu des quotidiens marocains

Les quotidiens marocains parus ce lundi se focalisent sur nombre de sujets notamment à la saisie d’une grande quantité de drogue à Errachidia (sud-est), au chantier de la protection social et à la résilience du secteur des phosphates.+Le Matin+ rapporte que les éléments du service préfectoral de la police judiciaire d’Errachidia (sud-est) ont saisi, samedi, une quantité de 2,5 tonnes de résine de cannabis et interpellé un individu pour liens présumés avec un réseau de trafic international de drogue et de psychotropes.

Cette opération a été menée, sur la base d’informations fournies par les services de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), dans une zone rurale à l’ouest de Goulmima, en coordination avec les services de la Gendarmerie Royale, a indiqué la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) dans un communiqué.

Le suspect (39 ans) a été intercepté en flagrant délit de transport d’une cargaison de drogue à bord d’un véhicule utilitaire. Il a refusé d’obtempérer et tenté de s’enfuir, mettant en danger la vie des usagers de la route et des éléments de la police, selon la même source, citée par le quotidien.

+Aujourd’hui le Maroc+ fait savoir que le Conseil de gouvernement se tiendra demain mardi avec comme principal ordre du jour le chantier de la protection sociale. Dans le détail, le ministre de la Santé doit présenter au début de cette réunion un exposé sur le chantier de réforme du système national de santé et sa réhabilitation.

Le Conseil poursuivra ses travaux par l’examen de cinq projets de décret, dont le premier porte application de la loi relative au système de ciblage des bénéficiaires des programmes d’appui social et à la création de l’Agence nationale des registres.

Les deuxième et troisième projets de décret portent sur l’application du décret-loi relatif à la promulgation de mesures exceptionnelles au profit de certains employeurs affiliés à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et leurs employés déclarés, ainsi qu’au profit de certaines catégories de travailleurs indépendants et de personnes non salariées assurées auprès de la CNSS et affectées par les conséquences de la propagation de la pandémie de la Covid-19, dans les sous-secteurs de la restauration, de l’événementiel et des espaces de jeux et de divertissement.

+L’Opinion+ relève que le secteur des phosphates a affiché une bonne résilience au cours de l’année 2020, soutenu par la bonne performance du Groupe OCP qui a gardé ses avantages compétitifs dans un marché à forte demande.

Selon la direction du Trésor et des finances extérieures (DTFE) relevant du ministère de l’Economie et des finances, les exportations en volume ont marqué un net rebond de 8,9% pour le phosphate brut et de 20,5% pour les dérivés, a fait savoir la même source.

Et d’ajouter que cette bonne performance reflète le maintien de la position de leadership du Groupe OCP dans un contexte marqué par un repli notable des principaux concurrents, notamment, la Chine et les Etats-Unis.

Elle est attribuée également à la hausse significative des volumes d’exportations d’engrais, principalement vers l’Inde, l’Amérique latine, l’Europe et dans une moindre mesure l’Afrique, note la publication.

Le gouvernement ivoirien souhaite renforcer la lutte contre l’incivisme routier

A l’occasion d’une réunion extraordinaire de la Commission nationale de la Sécurité routière (CNSR), le jeudi 15 avril 2021, le ministre des Transports, Amadou Koné, a annoncé que le gouvernement envisage de mettre en place une stratégie efficace de lutte contre l’incivisme sur les routes.

Selon M. Amadou Koné, cette opération consistera à réprimer systématiquement les cas non conforme avec la conduite. Il s’agit notamment des visites technique automobile, de conduite en état d’ébriété, d’excès de vitesse; de mauvais état mécanique du véhicule et de détention de faux documents de transport.

Par ailleurs, l’opération de répression sera précédée et appuyée par une campagne médiatique. En outre, elle débutera dans les prochains jours. Cette période permettra de préparer le temps liaison avec les départements ministériels concernés le dispositif de sanction et de répression.