CEI : Affi appel à une réorganisation de la commission indépendante

Le président du Front Populaire Ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan a appelé ce jeudi 13 février 2020, à une réorganisation de la CEI, chargée d’organiser la présidentielle d’octobre en Côte d’ivoire.

Cet appel s’est fait à l’issue d’un tête-à-tête avec le vice-président de la République Daniel Kablan Duncan.

« Il faut que des décisions soient prises pour que tous les acteurs majeurs de la vie politique soient représentés dans cette commission électorale indépendante et que les commissions locales qui sont à l’heure actuelle dominées à plus de 98 % par des représentants du RHDP soient réorganisées de manière à ce qu’elles reflètent l’ensemble des forces politiques du pays », a déclaré M. Affi N’Guessan face aux journalistes juste après la rencontre.

Pour lui, les perspectives pour que cette élection se tienne dans la sérénité et la paix ne semblent pas encore être réuni à l’heure actuelle en raison de l’absence de certains acteurs politiques.

Contesté par une grande partie de l’opposition, dont le PDCI, l’EDS qui ont refusé t’intégrer la CPI, la juge encore déséquilibrée en faveur du pouvoir.

Quant au chef de l’Etat Alassane Ouattara, avait estimé le 30 novembre passé, que l’actuelle commission est plus équilibrée que celle de 2015 et a assuré qu’il n’aurait plus de nouvelles discussions sur la CEI.

Barrage sur le Nil: pas de percée lors des derniers pourparlers (Ethiopie)

Les dernières négociations menées cette semaine à Washington au sujet de l’immense barrage que l’Ethiopie construit sur le Nil bleu n’ont pas permis de trouver un accord global avec l’Égypte et le Soudan, ont indiqué vendredi plusieurs responsables éthiopiens.

Les parties se sont retrouvées pendant deux jours pour de nouveaux pourparlers facilités par le Trésor américain, qui s’est impliqué dans le dossier après que le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi ait fait appel à Donald Trump.

L’Ethiopie estime que le Grand barrage éthiopien de la renaissance (Gerd), appelé à devenir la plus grande installation hydroélectrique d’Afrique, est essentiel pour son développement économique, mais l’Egypte s’inquiète de son impact sur le débit du fleuve, qui pourvoit à 97% de ses besoins en eau.

L’ambassadeur d’Ethiopie aux Etats-Unis, Fitsum Arega, a indiqué vendredi sur son comte Twitter que les discussions de cette semaine « s’étaient achevées sans un accord final ».

Le ministre Ethiopien de l’Eau, Seleshi Bekele, a pour sa part expliqué sur son propre compte que des progrès avaient été enregistrés mais que « plus de travail » était nécessaire pour parvenir à un accord d’ici la date-limite fixée en l’état à la fin du mois.

Cette absence de percée intervient alors que le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo doit se rendre en Ethiopie à partir de lundi soir pour la troisième et dernière étape d’une tournée africaine.

Jeudi, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a rappelé dans un communiqué l’engagement des Etats-Unis « à faciliter la préparation de l’accord final qui sera soumis pour conclusion aux ministres et chef d’Etats d’ici la fin du mois ».

Fana BC, un média affilié au régime en place à Addis Abeba, a précisé vendredi que les dernières discussions portaient sur des points d’achoppement tels que la vitesse de remplissage du réservoir du barrage, qui pourra contenir 74 milliards de m3 d’eau.

L’Egypte craint une réduction drastique du débit du Nil en cas de remplissage trop rapide du réservoir par l’Ethiopie.

Le Nil bleu prend sa source en Ethiopie, rejoint le Nil blanc à Khartoum pour former le Nil, qui traverse ensuite l’Egypte et se jette dans la Méditerranée.

Les rebelles au Yémen renoncent à une taxe sur l’aide humanitaire

Les rebelles Houthis au Yémen ont annoncé vendredi avoir renoncé à imposer une taxe sur les aides dans le pays en guerre, une mesure qui menaçait d’entraver la plus grande opération humanitaire au monde.

Des responsables des Nations unies et des organisations humanitaires ont tenu des discussions jeudi à Bruxelles sur les entraves des rebelles à l’acheminement de l’aide cruciale pour la population dans ce pays ravagé par cinq ans de guerre et au bord de la famine.

Les ONG se plaignent, elles, que leurs travailleurs humanitaires sont soumis à des menaces et arrestations dans les territoires contrôlés par les rebelles, dont la capitale Sanaa. Elles envisagent de diminuer leur assistance si la situation continue de se détériorer.

Dans une lettre dont l’AFP a pu voir une copie, le chef de l’organisme d’aide relevant des rebelles, Abdel Mohsen al-Tawoos, a informé le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les Affaires humanitaires, Mark Lowcock, de la décision des Houthis de ne pas appliquer « la taxe de 2% pour l’année 2020 ».

Selon M. Tawoos, cette taxe visait « seulement à couvrir les dépenses de base nécessaires pour fournir les aides aux agents des opérations humanitaires ». « Nous espérons trouver d’autres solutions pour permettre à tous de respecter leurs engagements ».

Avant lui, un responsable de l’ONU basé à Sanaa a déclaré que les Houthis avaient décidé « lors d’une réunion le 12 février, d’annuler (le projet de taxe de) 2% ».

C’est « certainement un développement positif », a-t-il dit sous couvert de l’anonymat, notant que d’autres problèmes devaient encore être réglés, comme des obstacles bureaucratiques.

– « Point critique » –

Le conflit au Yémen, pays pauvre de la péninsule arabique, a été déclenché en 2014 par une offensive des Houthis qui se sont emparés de vastes régions dont Sanaa. Une coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite voisine est venue en aide au pouvoir yéménite reconnu par la communauté internationale.

Selon des organisations humanitaires, la guerre a fait des dizaines de milliers de morts, essentiellement des civils. Quelque 24,1 millions de personnes, soit plus des deux tiers de la population, ont besoin d’assistance, selon l’ONU qui parle de la pire crise humanitaire au monde.

« Nous sommes très inquiets de la vitesse à laquelle la situation se détériore dans le pays. Elle a atteint un point critique où l’assistance humanitaire est en danger », ont indiqué vendredi dans un communiqué la Commission européenne et le gouvernement suédois, à l’origine de la réunion à Bruxelles.

Un accord a été conclu par les ONG à Bruxelles aux termes duquel l’aide pourrait être « revue à la baisse » ou « même interrompue », s’il devenait impossible d’acheminer l’assistance sans enfreindre les principes de ces organisations.

Les protagonistes au Yémen avaient tous les deux mis des obstacles aux agences humanitaires et de l’ONU, mais le projet de taxe des Houthis a provoqué la dernière crise.

« Cela ne peut pas continuer. La plus importante aide humanitaire sur terre est en danger. Il y a 20 millions de personnes dans le besoin au Yémen », a déploré jeudi auprès de l’AFP le secrétaire général du Conseil norvégien pour les réfugiés, Jan Egeland.

– Détournement de l’aide? –

Le gouvernement yéménite du président Abd Rabbo Mansour Hadi avait tiré la sonnette d’alarme après des informations selon lesquelles les Etats-Unis envisageaient de suspendre une grande partie de leur aide, en réponse aux pressions des Houthis et leur projet de taxe.

Le pouvoir accuse les Houthis d’utiliser l’aide pour « financer leur effort de guerre ».

Les rebelles rejettent ces accusations.

La controverse autour de l’aide n’est pas nouvelle.

Les Houthis ont accusé les Nations unies de distribuer des produits avariés. Les humanitaires ont affirmé que ces produits avaient été retenus trop longtemps par les rebelles, les rendant impropres à la consommation.

Le Programme alimentaire mondial, qui porte assistance à quelque 12 millions de Yéménites, a interrompu en 2019 ses opérations dans les zones contrôlées par les Houthis pendant deux mois.

Cet organisme de l’ONU a ainsi fait pression pour obtenir la mise en place d’un fichier biométrique des bénéficiaires afin d’empêcher le détournement de l’aide.

Syrie: des familles demandent de « rapatrier d’urgence » les enfants français

Le collectif des Familles unies, qui regroupe notamment des proches d’enfants de jihadistes français détenus dans des camps en Syrie, ont demandé vendredi le rapatriement de ces derniers comme pour les Français de Wuhan confrontés à l’épidémie du nouveau coronavirus.

Environ 300 enfants de jihadistes français sont retenus sous des tentes dans les camps d’Al-Hol et de Roj au nord de la Syrie, « où les températures sont tombées à moins 10 degrés certaines nuits », écrit le collectif dans un communiqué.

Le collectif, qui regroupe une centaine de familles, demande au gouvernement de « rapatrier d’urgence les enfants français prisonniers en Syrie et leurs mères » comme il « a su prendre les mesures qu’il fallait pour rapatrier les Français résidant à Wuhan, en Chine, confrontés à l’épidémie de coronavirus ».

« La vie et la santé des enfants sont en grave péril », soulignent les familles, indiquant que « de nombreuses tentes ont déjà brûlé suite à des accidents occasionnés » par les poêles à gaz utilisés dans les camps pour se réchauffer.

En 2019, 517 personnes, dont 371 enfants, sont morts dans le camp d’Al-Hol, avait indiqué mi-janvier à l’AFP une responsable du Croissant-Rouge kurde dans le camp.

Lundi, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a pour la première fois accepté d’examiner une requête déposée contre la France pour son refus de rapatrier une famille de jihadistes qui compte deux enfants de 4 et 5 ans.

Début février, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a indiqué qu’un total de 17 enfants de jihadistes français avaient été rapatriés en France jusqu’à présent et que la France pourrait en rapatrier d’autres si elle a « l’occasion de le faire ».

Le gouvernement est aussi confronté à l’épineuse question du retour des quelque 150 adultes, face aux difficultés soulevées par leur gestion dans les zones où ils sont retenus, en Irak ou dans les zones syriennes aux mains des forces kurdes.

Le sujet est sensible pour l’exécutif, plusieurs sondages ayant montré l’hostilité de l’opinion au rapatriement de jihadistes.

Vidéo intime de Griveaux: une « pornodivulgation » sévèrement punie par la loi

Inconnu il y a encore quelques années, le « revenge porn » ou « vengeance pornographique », dont a été victime Benjamin Griveaux, consiste à diffuser des images intimes sans l’accord des personnes concernées, et est désormais sévèrement puni par la loi.

Qu’est-ce que le « revenge porn »?

Le phénomène consacré par l’expression « revenge porn » en anglais, appelé pornodivulgation ou vengeance pornographique en français, consiste à mettre en ligne des photos ou vidéos intimes sans le consentement des personnes concernées.

Un exemple type est l’échange dans l’intimité d’un couple de photos ou vidéos à caractère sexuel. Lors d’un conflit ou après la rupture, l’un des membres du couple diffuse ce contenu par esprit de vengeance, à des proches ou sur les réseaux sociaux. Cela peut s’accompagner de chantage ou de relations sexuelles contraintes.

Que les images aient été prises par la personne ou avec son autorisation importe peu: c’est désormais leur diffusion qui est punie. Les peines sont aggravées si les images montrent des mineurs.

Les cas se sont multipliés avec l’explosion des réseaux sociaux, indique maître Avi Bitton, avocat en droit pénal.

Souvent précédée de menaces ou de chantage, la publication d’images intimes « est souvent une mesure de rétorsion, après qu’un des membres du couple se soit senti maltraité », indique Justine Atlan, directrice de l’association e-Enfance.

« Ce comportement est assez répandu chez les jeunes, qui ont intégré le numérique dans leurs rapports affectifs et sexuels », souligne Justine Atlan. « Le smartphone est un outil très intime, et a en même temps une capacité de médiatisation très forte. Il peut pousser à une réaction de vengeance très impulsive ».

Que risquent ceux qui diffusent?

Depuis 2016 et l’adoption de la loi « pour une République numérique », la diffusion de « revenge porn » est passible de 2 ans d’emprisonnement et 60.000 euros d’amende.

Dans la loi qui les pénalise, les vengeances pornographiques sont définies comme « le fait de transmettre ou diffuser, sans le consentement de celle-ci, l’image ou la voix d’une personne, quand l’enregistrement, l’image ou la vidéo sont sexuellement explicites ».

La loi prévoit donc de punir par les mêmes peines tous ceux qui diffusent ces images, même par une simple republication sur les réseaux sociaux.

« Le consentement est au centre de la loi: ce que j’ai accepté dans la sphère privée ne vaut pas pour la sphère publique », souligne Justine Atlan.

Quelles conséquences pour les victimes?

Souvent adolescentes, elles sont ostracisées, cyberharcelées et parfois poussées au suicide.

Que prévoit la loi à l’étranger?

De nombreux pays ont renforcé leur législation ces dernières années pour protéger les victimes de pornodivulgation, alors que les cas se multipliaient.

– Le délit de « revenge porn » est passible en Italie d’une peine pouvant aller de un à six ans de réclusion, et de 5.000 à 15.000 euros d’amende.

– Un tribunal londonien a condamné en 2018 un ex-analyste financier de la City à 16 semaines de prison pour avoir publié sur des sites pornographiques des photos d’une stagiaire qui l’avait éconduit.

– La pratique est aussi punie de deux ans de prison au Danemark.

Que faire si l’on est menacé?

L’association e-Enfance propose un numéro vert (0 800 200 200). Elle recommande de porter plainte, ce qui permettra à la justice de retrouver derrière leur pseudonyme ceux qui ont diffusé les images.

« Souvent, on n’a même pas besoin d’aller au tribunal », précise Avi Bitton, avocat. « On envoie une lettre d’avocat à la personne qui a diffusé les images, ou a menacé de les diffuser, et ils les retirent ».

Coronavirus : Réunion d’urgence à Bamako des ministres de la santé de la CEDEAO

Le ministre de la santé et de l’action sociale du Sénégal, Abdoulaye Diouf Sarr prendra part ce vendredi 14 février à Bamako à une réunion d’urgence des ministres de la Zone CEDEAO, afin de préparer une réponse contre la maladie Coronavirus qui sévit en chine.

« Face à la transmission interhumaine du coronavirus et sa propagation rapide dans un contexte de mondialisation, il devient urgent pour chaque pays de mettre en place des outils de surveillance et de diagnostic », expliquent les services de Diouf Sarr dans une note.

Selon ce communiqué, cette rencontre permettra d’être prêt à réagir à d’éventuels cas de contamination dans la sous-région. Cette initiative de l’organisation ouest-africaine de santé (Ooas), s’explique par le souhait de « renforcer les capacités » des entités nationales et régionales de la CEDEAO en vue d’une surveillance et d’une détection précoce des sujets.

De ce fait, le ministre Abdoulaye Diouf Saar et ses collègues devrions évaluer et harmoniser les stratégies régionales pour identifier les principaux défis et besoins communautaire.

 

Coronavirus : Près de 1.400 morts, les USA déplorent un « manque de transparence »

Le bilan de l’épidémie du nouveau coronavirus, révisé par la Chine en raison de « doublons », approchait vendredi 1.400 morts, tandis que les Etats-Unis déploraient un « manque de transparence » de la part de Pékin.

Près de 64.000 cas de contamination ont désormais été enregistrés en Chine continentale (hors Hong Kong et Macao), selon des chiffres officiels, marquant une explosion ces deux derniers jours en raison d’une définition élargie des cas d’infection.

La Commission nationale chinoise de la santé, qui fait office de ministère, a fait état vendredi de 121 nouveaux décès dans le pays sur les dernières 24 heures, mais tout en retranchant du bilan national 108 morts préalablement recensés dans la province du Hubei (centre), épicentre de l’épidémie.

Elle justifie cette révision par des « doublons dans les statistiques », constatés après « vérification ». Le bilan national a par conséquent été ramené à 1.380 morts.

Après avoir initialement félicité Pékin pour son « travail très professionnel » face à l’épidémie, la Maison Blanche a pris ostensiblement ses distances jeudi.

« Nous sommes un peu déçus du manque de transparence de la part des Chinois », s’est désolé devant la presse Larry Kudlow, le principal conseiller économique du président Donald Trump. « Est-ce que le bureau politique (l’instance dirigeante du Parti communiste, NDLR) est vraiment honnête avec nous? ».

Il a notamment regretté que Pékin ait décliné les propositions insistantes de Washington d’envoyer des experts américains en Chine: les autorités chinoises « ne nous laissent pas y aller », a insisté M. Kudlow.

– Nouvelle définition –

Ces critiques américaines interviennent alors que les autorités sanitaires du Hubei ont annoncé jeudi à la surprise générale un élargissement de leur définition des personnes atteintes de pneumonie virale Covid-19.

Jusqu’à présent, un test de dépistage à l’acide nucléique était indispensable pour déclarer un cas « confirmé ». Dorénavant, les patients « diagnostiqués cliniquement », notamment avec une simple radio pulmonaire, seront aussi comptabilisés.

Cette nouvelle méthode a automatiquement gonflé le nombre de morts et de personnes officiellement infectées, avec l’annonce jeudi d’une envolée de plus de 15.000 nouveaux cas de contamination, et vendredi plus de 5.000.

Ces chiffres dépeignent une situation plus grave que rapporté jusqu’à présent, mais « ne représente(nt) pas un changement significatif de la trajectoire de l’épidémie », a tempéré le chef du département des urgences sanitaires de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Michael Ryan.

Avec cette nouvelle méthode, les autorités du Hubei soulignent surtout leur volonté de faire bénéficier au plus vite les patients d’un traitement — une solution qui a reçu l’approbation de l’OMS.

Pour autant, les chiffres annoncés jeudi tranchaient fortement avec ceux de la veille, lorsque la Chine avait fait état du plus faible nombre de nouvelles contaminations en près de deux semaines.

La ville de Wuhan, où est apparu en décembre le nouveau coronavirus, et la province environnante du Hubei restent de facto coupées du monde depuis plus de trois semaines.

– Limogés –

Les deux chefs du Parti communiste chinois (PCC) pour le Hubei et Wuhan, fustigés par l’opinion publique pour leur gestion de la crise, ont été limogés jeudi.

Si la Chine concentre quelque 99% des cas, l’épidémie de Covid-19 maintient le monde en alerte, avec plus de 500 cas confirmés de contamination dans une vingtaine de pays.

Le Japon a annoncé jeudi soir le troisième décès imputé au virus hors de Chine continentale, celui d’une octogénaire, après deux cas mortels à Hong Kong et aux Philippines.

Au Vietnam, la commune de Son Loï (10.000 habitants) près de Hanoï a été placée en quarantaine pour 20 jours après la découverte de six cas du nouveau coronavirus. C’est la première mesure de ce type dans le pays.

Les Etats-Unis, de leur côté, se sont dits « profondément inquiets » de la vulnérabilité de la Corée du Nord — autre pays frontalier de la Chine –, se disant prêt à contribuer à des opérations d’aide en sa faveur.

Mais le principal foyer d’infection hors de Chine restait le paquebot de luxe Diamond Princess, toujours en quarantaine au Japon près de Yokohama (est): 218 cas de contamination y ont été confirmés, dont 44 nouveaux cas annoncés jeudi.

– Débarquement –

A l’inverse, les centaines de passagers d’un navire de croisière américain, le Westerdam, ont pu débarquer vendredi au Cambodge: le bateau avait erré en mer plus de dix jours, cinq ports asiatiques lui interdisant d’accoster par crainte du coronavirus. D’après l’opérateur, aucun cas n’a été détecté à bord.

Après une réunion jeudi à Bruxelles des ministres européens de la Santé, la commissaire européenne Stella Kyriakides s’est voulue rassurante, indiquant que « tous les Etats membres avaient des plans d’action » face à l’épidémie et affirmant qu’il n’y avait « pas jusqu’à présent de pénurie de médicaments rapportée ».

Les craintes de contamination ont provoqué l’annulation de plusieurs grands salons professionnels internationaux, dont le Salon mondial du mobile de Barcelone, grand-messe annuelle de la profession.

Alors que l’activité en Chine reste paralysée, l’impact pour l’économie mondiale ne cesse de s’alourdir. L’épidémie a déjà entraîné une « réduction potentielle de 4 à 5 milliards de dollars » de revenus pour les compagnies aériennes du monde entier, a annoncé jeudi l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).

RTI 3 : Le Premier Ministre Gon Coulibaly inaugure les locaux de la nouvelle chaîne de télévision

Le mercredi 12 février 2020 à Abidjan, le premier ministre M. Gon Coulibaly a inauguré la nouvelle chaîne de télévision RTI 3 appartenant au Groupe de la Radiodiffusion de télévision Ivoirienne (RTI).

Monsieur le ministre a invité les animateurs de cette chaîne, à participer à l’éducation des Ivoiriens au-delà du divertissement.

« Je me réjouis du lancement de cette chaîne dédiée aux jeunes passionnés de sport et de musique. Au-delà du divertissement, cette chaîne doit pouvoir aussi participer à l’éducation de nos populations » a-t-il déclaré.

Il a ensuite salué l’opportunité, qui a été offerte à environ 70 jeunes d’obtenir leur premier emploi avec le démarrage des activités de cette nouvelle chaîne de télévision.

Le Directeur Général de la RTI, M. Fausseni Dembélé, a notamment indiqué que la diffusion des émissions commencera à partir le 16 février 2020.

Eto’o s’oppose à la proposition de réforme de la CAN et dit ses vérités à Infantino

Le président de la FIFA Gianni Infantino, en visite à Salé au Maroc le 1er février, a soumis une proposition aux délégués des 54 fédérations nationales africaines de football pour une réforme de la CAN. Il s’agirait d’un tournoi tous les quatre ans, au lieu de deux ans.

Considéré comme assez proche d’Infantino, Samuel Eto’o s’est opposé catégoriquement à cette initiative et ne s’est pas gêné de le faire savoir au dirigeant de la FIFA. « Il y a un partenariat gagnant-gagnant entre la FIFA et CAF. Je suis proche de Gianni Infantino et d’Ahmad. Mais je crois que Gianni, a manqué de tact. Surtout qu’il a les portes de la CAF grandement ouvertes » affirmait-il.

Selon ses dires, le camerounais affirme s’être montré « très dur » envers Gianni lors d’un tête-à-tête. « Je n’aime pas ce qu’il a dit » a-t-il insisté.

L’ancien buteur du Barça, estime que la proposition d’Infantino a été préparée pour servir les intérêts européens. « Avant entre la CAF et la FIFA, les relations n’étaient pas bonnes. Mais ça ne donne pas le droit aux autres de nous imposer des choses. (…)  Est-ce l’intérêt des africains d’organiser une CAN tous les quatre ans ? Je crois que c’est plutôt celui des européens. Ils veulent avoir à la disposition les joueurs comme Mohamed Salah, Sadio Mané ou Pierre-Emerick Aubameyang. », Avança Samuel Eto’o.

Pour lui « La FIFA défend les intérêts des clubs européens » alors « Comment va-t-on financer notre football ? Où va-t-on trouver l’argent avec une CAN tous les quatre ans? » des interrogations soulevées par l’ancien lion indomptable.

 

Le gouvernement ivoirien prend des précautions au sein de l’armée pour les présidentielles d’octobre 2020

A quelques mois de l’élection présidentielle d’octobre 2020, le gouvernement ivoirien vient de prendre des mesures de grande prudence, relativement à la gestion des fonds liés aux équipements en armes et autres dépenses militaires.

Dans une information publiée dans le magazine hebdomadaire panafricain Jeune Afrique, paru du 09 au 15 février 2020, le gouvernement a décidé d’installer un système de centralisation des dépenses, en accordant la gestion intégrale de principales dépenses militaires au conseil national de sécurité présidé par le président de la République Alassane Ouattara.

Sur la mise en pratique de cette mesure, le haut commandement ne disposera que d’une minime participation. Ainsi, le rôle des officiers généraux consistera uniquement à passer en vue les commandes des équipements.

En outre, pour ce qui est du choix des fournisseurs, ils seront choisis par la présidence de la République qui s’acquittera également des dépenses. Quant à la réception et la redistribution des biens entre les différents corps d’armes, elle reviendra naturellement au groupement de sécurité de président de la République.

Cette mesure décentralisée par le gouvernement, vise à empêcher le haut commandement d’avoir accès aux fonds. Elle suit plusieurs actions entreprises au cours de ces dernières années par le gouvernement pour réformer l’armée.

Pour la réussite de leur mission sur le terrain en cas d’alerte ou de combat, les gendarmes du Groupe d’escadron blindé (Geb) de la gendarmerie d’Agban ont accueilli une dizaine de formateurs envoyés dans le cadre du renforcement de leurs capacités.