Nouvelle prorogation de la validité des anciennes Cartes nationales d’identité ivoiriennes jusqu’au 30 juin 2021

Le gouvernement ivoirien a annoncé mercredi une nouvelle prorogation de la validité des anciennes cartes nationales d’identité ivoirienne ( CNI) jusqu’au 21 juin 2020, a appris APA de source officielle dans la capitale économique ivoirienne.La validité  des anciennes CNI ivoiriennes qui expirait initialement en 2019 avait  été déjà prorogée une première fois jusqu’au 30 juin 2020. 

« Le conseil des ministre a décidé de proroger la période de validité des CNI arrivant à expiration le 30 juin 2020 au terme des décrets Numéro 2019-590 du 03 juillet 2019 jusqu’au 30 juin 2021, soit un délai supplémentaire de 12 mois», a indiqué Sidi Tiémoko Touré, le porte-parole du gouvernement ivoirien, par ailleurs ministre de la Communication et des médias au terme d’un Conseil des ministres présidé par le chef de l’État Alassane Ouattara. 

Justifiant cette énième prorogation de la validité des CNI ivoiriennes, M. Touré a soutenu que l’opération de délivrance des nouvelles CNI biométriques lancée le 17 février dernier n’a pu permettre à ce jour à tous les détenteurs des anciennes CNI de procéder à leur enrôlement en raison des mesures restrictives prises pour lutter contre la propagation de la Covid-19. 

« Le gouvernement a décidé d’entendre la requête de l’opposition en prorogeant la validité de la CNI. Ce sont des mesures qui concourent à crédibiliser davantage le processus électoral », a-t-il par ailleurs estimé. 

Auparavant, M. Touré a fait savoir que l’exécutif ivoirien, sur proposition de la Commission électorale indépendante ( CEI) a décidé également de proroger la période de l’opération de révision de la liste électorale jusqu’au 30 juin prochain. La période de révision de la liste électorale ivoirienne était initialement prévue du 10 au 24 juin 2020.

Nouvelle prorogation de la validité des anciennes Cartes nationales d’identité ivoiriennes jusqu’au 30 juin 2021

Le gouvernement ivoirien a annoncé mercredi une nouvelle prorogation de la validité des anciennes cartes nationales d’identité ivoirienne ( CNI) jusqu’au 21 juin 2020, a appris APA de source officielle dans la capitale économique ivoirienne.La validité  des anciennes CNI ivoiriennes qui expirait initialement en 2019 avait  été déjà prorogée une première fois jusqu’au 30 juin 2020. 

« Le conseil des ministre a décidé de proroger la période de validité des CNI arrivant à expiration le 30 juin 2020 au terme des décrets Numéro 2019-590 du 03 juillet 2019 jusqu’au 30 juin 2021, soit un délai supplémentaire de 12 mois», a indiqué Sidi Tiémoko Touré, le porte-parole du gouvernement ivoirien, par ailleurs ministre de la Communication et des médias au terme d’un Conseil des ministres présidé par le chef de l’État Alassane Ouattara. 

Justifiant cette énième prorogation de la validité des CNI ivoiriennes, M. Touré a soutenu que l’opération de délivrance des nouvelles CNI biométriques lancée le 17 février dernier n’a pu permettre à ce jour à tous les détenteurs des anciennes CNI de procéder à leur enrôlement en raison des mesures restrictives prises pour lutter contre la propagation de la Covid-19. 

« Le gouvernement a décidé d’entendre la requête de l’opposition en prorogeant la validité de la CNI. Ce sont des mesures qui concourent à crédibiliser davantage le processus électoral », a-t-il par ailleurs estimé. 

Auparavant, M. Touré a fait savoir que l’exécutif ivoirien, sur proposition de la Commission électorale indépendante ( CEI) a décidé également de proroger la période de l’opération de révision de la liste électorale jusqu’au 30 juin prochain. La période de révision de la liste électorale ivoirienne était initialement prévue du 10 au 24 juin 2020.

Dominique Ouattara apporte une assistance aux victimes de l’éboulement d’Anyama

La Première dame ivoirienne, Dominique Ouattara a apporté mardi une assistance matérielle et financière aux victimes de l’éboulement survenu jeudi dernier à Anyama au Nord d’Abidjan qui a fait 17 morts.Ce don de l’épouse du chef de l’État ivoirien a été transmis à ces sinistrés par sa directrice de cabinet Sylvie Patricia Yao. La valeur des dons matériels constitués de 1000 nattes, 200 matelas, 300 sacs de riz, de l’huile, des pâtes alimentaires et du sucre s’élève à 25 millions de francs CFA. 

Quant à l’aide financière, elle s’élève à sept millions FCFA dont cinq millions FCFA pour les familles des personnes décédées et deux millions FCFA pour les blessés. 

« Votre présence nous réconforte davantage», a dit Koné Siaka, le porte-parole des victimes aux émissaires de Mme Ouattara. Plaidant pour un recasement des sinistrés après ce drame, il a souligné qu’en plus des morts, plusieurs blessés se trouvent à l’hôpital, attendant d’être pris en charge pour une intervention chirurgicale. 

« Vous avez subi les affres de la pluie. Certains ont perdu des êtres chers et tous leurs biens. La première Dame Dominique Ouattara vous dit yako pour cette grande perte», a indiqué pour sa part, la directrice de cabinet de la première dame ivoirienne Sylvie Patricia Yao.

 Par ailleurs,  elle a appelé les populations à quitter les zones à risques, assurant les victimes de ce que l’État prendra en charge les blessés. Plusieurs habitations se sont effondrées avec leurs occupants jeudi dernier à Anyama, une commune située dans la banlieue Nord d’Abidjan suite à une forte pluie faisant selon un bilan officiel 17 morts, 05 personnes disparues, 733 personnes sinistrées issues de 52 familles. 

Dominique Ouattara apporte une assistance aux victimes de l’éboulement d’Anyama

La Première dame ivoirienne, Dominique Ouattara a apporté mardi une assistance matérielle et financière aux victimes de l’éboulement survenu jeudi dernier à Anyama au Nord d’Abidjan qui a fait 17 morts.Ce don de l’épouse du chef de l’État ivoirien a été transmis à ces sinistrés par sa directrice de cabinet Sylvie Patricia Yao. La valeur des dons matériels constitués de 1000 nattes, 200 matelas, 300 sacs de riz, de l’huile, des pâtes alimentaires et du sucre s’élève à 25 millions de francs CFA. 

Quant à l’aide financière, elle s’élève à sept millions FCFA dont cinq millions FCFA pour les familles des personnes décédées et deux millions FCFA pour les blessés. 

« Votre présence nous réconforte davantage», a dit Koné Siaka, le porte-parole des victimes aux émissaires de Mme Ouattara. Plaidant pour un recasement des sinistrés après ce drame, il a souligné qu’en plus des morts, plusieurs blessés se trouvent à l’hôpital, attendant d’être pris en charge pour une intervention chirurgicale. 

« Vous avez subi les affres de la pluie. Certains ont perdu des êtres chers et tous leurs biens. La première Dame Dominique Ouattara vous dit yako pour cette grande perte», a indiqué pour sa part, la directrice de cabinet de la première dame ivoirienne Sylvie Patricia Yao.

 Par ailleurs,  elle a appelé les populations à quitter les zones à risques, assurant les victimes de ce que l’État prendra en charge les blessés. Plusieurs habitations se sont effondrées avec leurs occupants jeudi dernier à Anyama, une commune située dans la banlieue Nord d’Abidjan suite à une forte pluie faisant selon un bilan officiel 17 morts, 05 personnes disparues, 733 personnes sinistrées issues de 52 familles. 

CPI/Procès Gbagbo: des victimes saisissent le système des Nations-Unies à Abidjan

Des victimes de la crise post-électorale ivoirienne de 2010-2011 ont saisi mardi à Abidjan le système des Nations-Unies pour exprimer leur mécontentement relativement à l’acquittement de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et son ancien ministre de la jeunesse Charles Blé Goudé devant la Cour pénale internationale (CPI). Selon une note d’information transmise à APA, une délégation du Collectif des victimes en Côte d’Ivoire ( CVCI) conduite par son président Issiaka Diaby a été reçue à cet effet par Philippe Poinsot, le coordonnateur du système des Nations-Unies en Côte d’Ivoire.

 « C’est l’ONU qui a institué la CPI. Aujourd’hui neuf années après la crise post-électorale ivoirienne de 2010-2011 au cours de laquelle il y a eu 3000 morts. La CPI malgré ces actions en Côte d’Ivoire, n’a  même pas encore trouvé un seul auteur  de ces crimes. Et ça c’est grave», a estimé M. Diaby dans cette note.

 « Nous avons expliqué nos préoccupations au coordinateur du système des Nations-Unies par rapport au procès de M. Gbagbo. Notamment la question de la réparation et des droits fondamentaux des victimes.  Il dit qu’il a pris bonne note et a promis nous recevoir prochainement pour une rencontre plus élargie avec les victimes », a expliqué le président du CVCI.

 « La  CPI devrait garantir un environnement de paix et de justice. Mais, ce n’est pas le cas. Aujourd’hui certaines victimes ont remarqué que tous ceux qui commettent des violences au profit des hommes politiques ne sont pas inquiétés par la justice», a regretté M. Diaby. 

Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont entamé lundi une série d’audiences visant à écouter les parties dans l’affaire Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé sur les questions soulevées par l’appel contre la décision de leur acquittement. 

L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et son ex-co-détenu  Charles Blé Goudé ont été acquittés depuis janvier dernier des charges de crimes contre l’humanité commis pendant la crise post-électorale ivoirienne de 2010-2011. Le procureur de la CPI a fait appel de l’acquittement des deux personnalités.

CPI/Procès Gbagbo: des victimes saisissent le système des Nations-Unies à Abidjan

Des victimes de la crise post-électorale ivoirienne de 2010-2011 ont saisi mardi à Abidjan le système des Nations-Unies pour exprimer leur mécontentement relativement à l’acquittement de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et son ancien ministre de la jeunesse Charles Blé Goudé devant la Cour pénale internationale (CPI). Selon une note d’information transmise à APA, une délégation du Collectif des victimes en Côte d’Ivoire ( CVCI) conduite par son président Issiaka Diaby a été reçue à cet effet par Philippe Poinsot, le coordonnateur du système des Nations-Unies en Côte d’Ivoire.

 « C’est l’ONU qui a institué la CPI. Aujourd’hui neuf années après la crise post-électorale ivoirienne de 2010-2011 au cours de laquelle il y a eu 3000 morts. La CPI malgré ces actions en Côte d’Ivoire, n’a  même pas encore trouvé un seul auteur  de ces crimes. Et ça c’est grave», a estimé M. Diaby dans cette note.

 « Nous avons expliqué nos préoccupations au coordinateur du système des Nations-Unies par rapport au procès de M. Gbagbo. Notamment la question de la réparation et des droits fondamentaux des victimes.  Il dit qu’il a pris bonne note et a promis nous recevoir prochainement pour une rencontre plus élargie avec les victimes », a expliqué le président du CVCI.

 « La  CPI devrait garantir un environnement de paix et de justice. Mais, ce n’est pas le cas. Aujourd’hui certaines victimes ont remarqué que tous ceux qui commettent des violences au profit des hommes politiques ne sont pas inquiétés par la justice», a regretté M. Diaby. 

Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont entamé lundi une série d’audiences visant à écouter les parties dans l’affaire Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé sur les questions soulevées par l’appel contre la décision de leur acquittement. 

L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et son ex-co-détenu  Charles Blé Goudé ont été acquittés depuis janvier dernier des charges de crimes contre l’humanité commis pendant la crise post-électorale ivoirienne de 2010-2011. Le procureur de la CPI a fait appel de l’acquittement des deux personnalités.

Covid-19: l’Af’ Sud trouve la dexaméthasone utile, mais ses effets limités

Le ministre sud-africain de la Santé, Zweli Mkhize, a déclaré mardi que le médicament appelé dexaméthasone recyclé « avait un effet très limité mais utile sur les patients souffrant de la Covid-19 ».Selon des essais récents menés en Grande-Bretagne, le stéroïde a fonctionné mieux chez les patients qui ont une grave attaque du virus, et son utilisation pourrait éviter aux patients d’être placés sur des ventilateurs.

Bien que l’utilisation de ventilateurs ait été utile en dernier recours pour les patients, les médecins ont déclaré que jusqu’à 42% des patients sur les machines avaient jusqu’à présent succombé à la maladie.

Mkhize a cependant déclaré qu’il espérait que le stéroïde réduirait ce nombre sur les victimes du virus dans le pays.

« Cela réduit le nombre de personnes qui meurent. Cela n’empêche pas nécessairement quiconque de succomber à la Covid-19.

« Le deuxième aspect est qu’il n’a aucun effet sur les personnes qui ont des symptômes plus bénins. Cependant, notre plus grande préoccupation est qu’il est associé à des comorbidités »- celles qui ont plus d’une maladie ou condition présente chez un patient en même temps, a déclaré Mkhize.

Il a toutefois déclaré que son pays – en tant que fabricant et fournisseur du médicament – avait « une excellente capacité locale à fournir le stéroïde dexaméthasone aux patients de Covid-19 ».

 La dexaméthasone n’est pas recommandée pour les patients asymptomatiques ou ceux qui n’ont pas besoin d’oxygène.

Covid-19: l’Af’ Sud trouve la dexaméthasone utile, mais ses effets limités

Le ministre sud-africain de la Santé, Zweli Mkhize, a déclaré mardi que le médicament appelé dexaméthasone recyclé « avait un effet très limité mais utile sur les patients souffrant de la Covid-19 ».Selon des essais récents menés en Grande-Bretagne, le stéroïde a fonctionné mieux chez les patients qui ont une grave attaque du virus, et son utilisation pourrait éviter aux patients d’être placés sur des ventilateurs.

Bien que l’utilisation de ventilateurs ait été utile en dernier recours pour les patients, les médecins ont déclaré que jusqu’à 42% des patients sur les machines avaient jusqu’à présent succombé à la maladie.

Mkhize a cependant déclaré qu’il espérait que le stéroïde réduirait ce nombre sur les victimes du virus dans le pays.

« Cela réduit le nombre de personnes qui meurent. Cela n’empêche pas nécessairement quiconque de succomber à la Covid-19.

« Le deuxième aspect est qu’il n’a aucun effet sur les personnes qui ont des symptômes plus bénins. Cependant, notre plus grande préoccupation est qu’il est associé à des comorbidités »- celles qui ont plus d’une maladie ou condition présente chez un patient en même temps, a déclaré Mkhize.

Il a toutefois déclaré que son pays – en tant que fabricant et fournisseur du médicament – avait « une excellente capacité locale à fournir le stéroïde dexaméthasone aux patients de Covid-19 ».

 La dexaméthasone n’est pas recommandée pour les patients asymptomatiques ou ceux qui n’ont pas besoin d’oxygène.

Barrage sur le Nil, l’Ethiopie réaffirme sa position à l’ONU

L’Ethiopie a réaffirmé sa position sur son Grand barrage de la Renaissance (GERD) par une lettre adressée au Conseil de sécurité des Nations Unies (CSNU), ont indiqué mardi les médias.La correspondance a été envoyée après que l’Egypte a appelé le CSNU pour la deuxième fois pour lui demander d’intervenir dans les négociations trilatérales sur le GERD.

Dans sa lettre adressée mardi au Conseil de sécurité des Nations Unies, l’Ethiopie a réaffirmé que son barrage sur le Nil n’était pas une menace pour la paix et la sécurité.

L’Ethiopie s’est déclarée préoccupée par la deuxième demande de l’Egypte au Conseil de sécurité des Nations Unies après avoir interrompu les pourparlers trilatéraux sur le barrage.

Le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Gedu Andargachew, dans sa lettre au Conseil de sécurité, a réaffirmé que le grand barrage éthiopien de la Renaissance ne causerait aucun préjudice aux pays en aval et ne constituerait pas une menace pour la paix et la sécurité.

Les mesures prises par l’Egypte visent à exercer des pressions politiques et diplomatiques sur l’Ethiopie, a rappelé M. Gedu dans sa lettre.

Il est injuste de considérer les accords de l’ère coloniale sur le Nil qui excluaient l’Ethiopie comme point de négociation, a déclaré Gedu.

Gedu a noté, par une lettre, que les négociations en cours étaient basées sur le remplissage des réservoirs du barrage, et non sur les problèmes de partage de l’eau.

L’Ethiopie a réaffirmé son engagement à poursuivre le dialogue sur la base d’une utilisation juste et raisonnable des eaux du Nil et à réaliser le barrage sans nuire aux pays en aval.

C’est à l’Egypte, qui n’a cessé d’intimider l’Ethiopie, d’assumer la responsabilité des menaces potentielles sur la paix et la sécurité concernant la construction du barrage, a expliqué Addis-Abeba au Conseil de sécurité.

Barrage sur le Nil, l’Ethiopie réaffirme sa position à l’ONU

L’Ethiopie a réaffirmé sa position sur son Grand barrage de la Renaissance (GERD) par une lettre adressée au Conseil de sécurité des Nations Unies (CSNU), ont indiqué mardi les médias.La correspondance a été envoyée après que l’Egypte a appelé le CSNU pour la deuxième fois pour lui demander d’intervenir dans les négociations trilatérales sur le GERD.

Dans sa lettre adressée mardi au Conseil de sécurité des Nations Unies, l’Ethiopie a réaffirmé que son barrage sur le Nil n’était pas une menace pour la paix et la sécurité.

L’Ethiopie s’est déclarée préoccupée par la deuxième demande de l’Egypte au Conseil de sécurité des Nations Unies après avoir interrompu les pourparlers trilatéraux sur le barrage.

Le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Gedu Andargachew, dans sa lettre au Conseil de sécurité, a réaffirmé que le grand barrage éthiopien de la Renaissance ne causerait aucun préjudice aux pays en aval et ne constituerait pas une menace pour la paix et la sécurité.

Les mesures prises par l’Egypte visent à exercer des pressions politiques et diplomatiques sur l’Ethiopie, a rappelé M. Gedu dans sa lettre.

Il est injuste de considérer les accords de l’ère coloniale sur le Nil qui excluaient l’Ethiopie comme point de négociation, a déclaré Gedu.

Gedu a noté, par une lettre, que les négociations en cours étaient basées sur le remplissage des réservoirs du barrage, et non sur les problèmes de partage de l’eau.

L’Ethiopie a réaffirmé son engagement à poursuivre le dialogue sur la base d’une utilisation juste et raisonnable des eaux du Nil et à réaliser le barrage sans nuire aux pays en aval.

C’est à l’Egypte, qui n’a cessé d’intimider l’Ethiopie, d’assumer la responsabilité des menaces potentielles sur la paix et la sécurité concernant la construction du barrage, a expliqué Addis-Abeba au Conseil de sécurité.

Affaire « Trafic de drogue » : Hamed Bakayoko porte plainte à Abidjan contre des journalistes et des cyberactivistes

Le ministre d’État ivoirien chargé de la défense, par ailleurs premier ministre par intérim, Hamed Bakayoko qui a été accusé récemment dans un média international de trafic de drogue, a déposé une plainte devant le procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan contre des journalistes, des cyberactivistes et la société Vice Média pour diffamation.L’information a été donnée mardi dans un communiqué du Conseil de M. Bakayoko signé par Me Niamkey Marie-Hélène. « Pour la sauvegarde de ses droits, M. Hamed Bakayoko, ministre d’État chargé de la défense a déposé une plainte le 23 juin 2020 entre les mains du procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan pour diffamation, atteinte à l’ordre public et  injures commises par le biais d’un système d’information», rapporte le communiqué. 

Poursuivant Me Niamkey a  fait savoir que  la plainte de M. Bakayoko est contre la société Vice Média, la société Vice Belgique,  la société Vice France, M. Bauwens Daan Jan ( Journaliste belge), Ibekwe Nicholas Leonard ( Journaliste Nigérian), Mme Camara Maïmouna alias La Guêpe ( Cyberactiviste ivoirienne), X plus connu sous le nom de Kyria Doukouré et «  tous ceux qui s’avéreront». 

Début juin, les journalistes Ibekwe Nicholas et Daan Bauwens ont accusé dans un média international ( Vice Média), le premier ministre ivoirien par intérim Hamed Bakayoko d’être le parrain du trafic de drogue en Côte d’Ivoire. Une information qui a été abondamment  relayée par des cyberactivistes sur les réseaux sociaux. 

Affaire « Trafic de drogue » : Hamed Bakayoko porte plainte à Abidjan contre des journalistes et des cyberactivistes

Le ministre d’État ivoirien chargé de la défense, par ailleurs premier ministre par intérim, Hamed Bakayoko qui a été accusé récemment dans un média international de trafic de drogue, a déposé une plainte devant le procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan contre des journalistes, des cyberactivistes et la société Vice Média pour diffamation.L’information a été donnée mardi dans un communiqué du Conseil de M. Bakayoko signé par Me Niamkey Marie-Hélène. « Pour la sauvegarde de ses droits, M. Hamed Bakayoko, ministre d’État chargé de la défense a déposé une plainte le 23 juin 2020 entre les mains du procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan pour diffamation, atteinte à l’ordre public et  injures commises par le biais d’un système d’information», rapporte le communiqué. 

Poursuivant Me Niamkey a  fait savoir que  la plainte de M. Bakayoko est contre la société Vice Média, la société Vice Belgique,  la société Vice France, M. Bauwens Daan Jan ( Journaliste belge), Ibekwe Nicholas Leonard ( Journaliste Nigérian), Mme Camara Maïmouna alias La Guêpe ( Cyberactiviste ivoirienne), X plus connu sous le nom de Kyria Doukouré et «  tous ceux qui s’avéreront». 

Début juin, les journalistes Ibekwe Nicholas et Daan Bauwens ont accusé dans un média international ( Vice Média), le premier ministre ivoirien par intérim Hamed Bakayoko d’être le parrain du trafic de drogue en Côte d’Ivoire. Une information qui a été abondamment  relayée par des cyberactivistes sur les réseaux sociaux. 

Affaire Gbagbo et Blé Goudé: la CPI entame une série d’audiences sur la décision d’acquittement

Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont entamé lundi une série d’audiences visant à écouter les parties dans l’affaire Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé sur les questions soulevées par l’appel contre la décision de leur acquittement.Interrogé par APA, le porte-parole de la CPI, Fadel El Abdallah, a indiqué que « ce sont des audiences pour écouter les observations des parties et participants sur les questions soulevées par l’appel contre la décision de l’acquittement, pour savoir si cette décision sera confirmée ou pas ».   

M. Blé Goudé, selon des images postées par la CPI sur son site Internet, était dans le prétoire, vêtu d’un costume bleu sombre assorti d’une cravate bleue. Par contre, M. Gbagbo, comme devant un écran, à domicile, avait une barbe naissante, blanchie. 

M. Fadi a confirmé que M. Blé Goudé était dans la salle d’audience, tandis que M. Gbagbo suivait l’audience par vidéo conférence.  Selon le porte-parole de la CPI « les audiences continuent jusqu’au 24 juin (et) la décision sera rendue en temps voulu ».  

Sur les réseaux sociaux, cette session était relayée par des internautes, qui affirmaient avec des photos à l’appui que « Charles Blé Goudé, portant veste-cravate, s’est rendu à la CPI à vélo, ce lundi 22 juin 2020, à La Haye ». 

Quant à la photo qui présentait l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo avec une barbe toute blanchie enflammait également la toile. Avec des écouteurs dans les oreilles, l’ancien chef d’État avait les yeux rivés sur un écran, visiblement vêtu d’un polo sombre. 

Les juges de la Chambre d’appel de la CPI ont réexaminer fin mai 2020 la nécessité de maintenir les conditions imposées à la mise en liberté de M. Gbagbo et son co-accusé Charles Blé Goudé, et décidé de révoquer quelques conditions. 

Affaire Gbagbo et Blé Goudé: la CPI entame une série d’audiences sur la décision d’acquittement

Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont entamé lundi une série d’audiences visant à écouter les parties dans l’affaire Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé sur les questions soulevées par l’appel contre la décision de leur acquittement.Interrogé par APA, le porte-parole de la CPI, Fadel El Abdallah, a indiqué que « ce sont des audiences pour écouter les observations des parties et participants sur les questions soulevées par l’appel contre la décision de l’acquittement, pour savoir si cette décision sera confirmée ou pas ».   

M. Blé Goudé, selon des images postées par la CPI sur son site Internet, était dans le prétoire, vêtu d’un costume bleu sombre assorti d’une cravate bleue. Par contre, M. Gbagbo, comme devant un écran, à domicile, avait une barbe naissante, blanchie. 

M. Fadi a confirmé que M. Blé Goudé était dans la salle d’audience, tandis que M. Gbagbo suivait l’audience par vidéo conférence.  Selon le porte-parole de la CPI « les audiences continuent jusqu’au 24 juin (et) la décision sera rendue en temps voulu ».  

Sur les réseaux sociaux, cette session était relayée par des internautes, qui affirmaient avec des photos à l’appui que « Charles Blé Goudé, portant veste-cravate, s’est rendu à la CPI à vélo, ce lundi 22 juin 2020, à La Haye ». 

Quant à la photo qui présentait l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo avec une barbe toute blanchie enflammait également la toile. Avec des écouteurs dans les oreilles, l’ancien chef d’État avait les yeux rivés sur un écran, visiblement vêtu d’un polo sombre. 

Les juges de la Chambre d’appel de la CPI ont réexaminer fin mai 2020 la nécessité de maintenir les conditions imposées à la mise en liberté de M. Gbagbo et son co-accusé Charles Blé Goudé, et décidé de révoquer quelques conditions. 

Côte d’Ivoire: 19 morts et plus de 3500 personnes sinistrées par des pluies diluviennes

Les pluies diluviennes qui ont arrosées dernièrement la Côte d’Ivoire ont fait 19 morts, 09 blessés, 3605 personnes affectées et 721 ménages sinistrées, a-t-on appris lundi de source officielle.Selon une note d’information transmise à APA, ce bilan national des dégâts causés par les pluies diluviennes a été fait par Mariatou Koné, la ministre ivoirienne de la Solidarité, de la cohésion sociale et de la lutte contre la pauvreté qui s’exprimait lors d’une réunion du Comité de coordination élargi (CCE) avec des acteurs humanitaires et des experts des organisations internationales. 

« Le bilan (des pluies diluviennes) au plan national, à la date du 21 juin 2020 fait état de 721 ménages sinistrés, soit 3605 personnes affectées, 09 blessés et 19 décès dont 16 à Anyama», a indiqué Mme Koné. 

A en croire la note,  les partenaires internationaux de la Côte d’Ivoire ont assuré à cette occasion de leur disponibilité à accompagner le gouvernement ivoirien et à renforcer les systèmes existants notamment en matière de sensibilisation, d’alertes précoces, d’assistance alimentaire et sanitaire.  

Par ailleurs, le Comité de coordination élargi (CCE) a également envisagé à l’issue de cette rencontre des actions « de grande envergure » avec le Groupe de coordination opérationnel en vue de trouver des solutions durables. 

Par ailleurs, a fait savoir  la note, un point  a été fait à cette réunion aussi bien  par la partie gouvernementale que par les partenaires internationaux quant à la mobilisation des ressources et des actions menées dans le cadre de la lutte contre la Covid-19.

Côte d’Ivoire: 19 morts et plus de 3500 personnes sinistrées par des pluies diluviennes

Les pluies diluviennes qui ont arrosées dernièrement la Côte d’Ivoire ont fait 19 morts, 09 blessés, 3605 personnes affectées et 721 ménages sinistrées, a-t-on appris lundi de source officielle.Selon une note d’information transmise à APA, ce bilan national des dégâts causés par les pluies diluviennes a été fait par Mariatou Koné, la ministre ivoirienne de la Solidarité, de la cohésion sociale et de la lutte contre la pauvreté qui s’exprimait lors d’une réunion du Comité de coordination élargi (CCE) avec des acteurs humanitaires et des experts des organisations internationales. 

« Le bilan (des pluies diluviennes) au plan national, à la date du 21 juin 2020 fait état de 721 ménages sinistrés, soit 3605 personnes affectées, 09 blessés et 19 décès dont 16 à Anyama», a indiqué Mme Koné. 

A en croire la note,  les partenaires internationaux de la Côte d’Ivoire ont assuré à cette occasion de leur disponibilité à accompagner le gouvernement ivoirien et à renforcer les systèmes existants notamment en matière de sensibilisation, d’alertes précoces, d’assistance alimentaire et sanitaire.  

Par ailleurs, le Comité de coordination élargi (CCE) a également envisagé à l’issue de cette rencontre des actions « de grande envergure » avec le Groupe de coordination opérationnel en vue de trouver des solutions durables. 

Par ailleurs, a fait savoir  la note, un point  a été fait à cette réunion aussi bien  par la partie gouvernementale que par les partenaires internationaux quant à la mobilisation des ressources et des actions menées dans le cadre de la lutte contre la Covid-19.

Af’Sud : des perspectives historiques se sont dégagées après les émeutes de Soweto

Au moment où les armes se sont tues ce mercredi matin du 16 juin 1976, la police blanche avait fauché au moins 500 étudiants, selon des estimations approximatives de l’époque.Mais selon la croyance populaire, le nombre de morts ce jour-là pourrait avoir atteint plus de 1000 puisque le gouvernement de l’apartheid n’a pas révélé le nombre réel de morts au public.

 Alors que l’introduction de l’afrikaans comme deuxième langue d’enseignement – après l’anglais dans les écoles noires a déclenché l’insurrection contre le gouvernement, la situation aurait pu exploser depuis des années déjà.

 Cela remonte à l’époque où les Européens ont débarqué dans le sud du pays, dans ce qui est appelé aujourd’hui la ville du Cap, où ils s’étaient arrêtés en route vers l’Asie pour des voyages commerciaux.

 L’installation des Afrikaners, originaires de Hollande, en Afrique du Sud au milieu des années 1600 a été le début du cauchemar que les Sud-Africains ont enduré pendant près de 400 ans jusqu’en 1994, lorsque Nelson Mandela est devenu le premier président noir du pays.

 Comme l’histoire l’a montré, les nouveaux colons n’ont jamais caché dès le départ leurs réelles intentions de débarquer en Afrique du Sud, car ils se sont rapidement et par la force emparés des ressources les plus précieuses du pays, notamment les terres.

 Désormais traumatisés, les Africains et anciens propriétaires fonciers n’ont pas pu comprendre ce qui leur arrivait et ont essayé de repousser les envahisseurs blancs pour protéger leurs précieuses terres.

 Malheureusement, les armes de prédilection des Africains, à savoir les knobkerries (coiffes à plumes), les arcs, les flèches et les boucliers, n’ont pas fait le poids face aux « lances bruyantes » qui crachaient de la fumée et les tuaient instantanément.

 Pour résumer, les colons blancs ont complètement déstabilisé le mode de vie des Africains, qui ne pouvaient plus se déplacer librement et ne pouvaient plus se nourrir librement en élevant du bétail, en cultivant des fruits et d’autres produits comestibles.

 Lorsque les Afrikaners se sont emparés de la majorité des terres arables des Africains, les premiers ont forcé ces derniers à venir travailler pour eux sur les terres nouvellement volées.

 La nouvelle vie qui s’est installée sur ces terres s’écartait totalement des anciens modes de vie des Africains. D’étranges cultures de rente comme la canne à sucre, le tabac, le maïs et les pommes de terre ont été introduites, nécessitant ainsi des mains supplémentaires pour travailler dans les fermes afin de les cultiver.

 Ce nouveau mode de vie, calqué sur les événements européens, nécessitait une éducation occidentale, qui fut introduite dans le pays par les colons.

 Mais cela a juste suffi pour permettre aux Africains de savoir comment tenir un compte des récoltes et non pas de progresser vers l’enseignement supérieur.

 Au fil du temps, les Afrikaners néerlandais ont été rejoints par leurs compatriotes européens de Grande-Bretagne pour s’emparer de ce qui restait du butin – des terres et des minéraux.

 Et bientôt, les Britanniques ont remplacé l’Afrikaans comme moyen d’instruction dans les salles de classe africaines – jusqu’à ce que les colons néerlandais reprennent le pouvoir politique en Afrique du Sud lors des élections de 1948.

 Alors que la ségrégation et la discrimination étaient les normes de la vie dans l’Afrique du Sud dirigée par les blancs, le nouveau régime a décidé de les consolider en tant que lois du pays – ainsi l’apartheid, ou la séparation, est né.

 Cinq ans après avoir pris les rênes du pouvoir aux colons anglophones, il n’y avait pas de double langage sur ce que les Afrikaners voulaient dans leurs relations avec les Africains :  « Les autochtones (les noirs) doivent apprendre dès leur plus jeune âge que l’égalité avec les Européens (les blancs) n’est pas pour eux ».

 Cette politique a conduit à l’adoption d’une loi appelée « Loi sur l’éducation bantoue ». Cette loi a introduit un nouveau ministère de l’Education bantoue qui a ensuite été intégré au ministère des Affaires autochtones sous la direction de Hendrik F. Verwoerd, l’architecte des politiques d’apartheid.

 Les dispositions intransigeantes et négatives de la loi sur l’éducation bantoue et certaines déclarations politiques faites par le ministère de l’éducation bantoue ont été directement responsables du soulèvement de Soweto des décennies plus tard.

 Les Africains en avaient assez de voir leurs écoles sous-financées et sous-équipées, alors que celles des Blancs étaient si bien financées qu’elles pouvaient rivaliser avec n’importe quel établissement d’enseignement en Europe.

 Alors que les Africains se plaignaient de cette anomalie, leurs griefs sont tombés dans l’oreille d’un sourd.

 En fait, le gouvernement de l’apartheid a décidé de mettre en place ce qu’il a appelé des « homelands », un programme de colonisation pour les Africains afin de revenir à une nouvelle politique de « développement séparé ».

 Les « homelands » avaient même leurs premiers ministres comme dirigeants.

 Cependant, le programme des homelands a rapidement été discrédité car les entreprises se sont plaintes que le nouveau système les privait de main-d’œuvre en encourageant les habitants des townships à revenir dans les homelands au lieu de rester en ville pour travailler dans leurs usines.

 Et les éducateurs ont exigé des installations plus nombreuses et de meilleure qualité dans les townships comme Soweto. C’est pourquoi le gouvernement de l’apartheid a écouté et a construit des écoles supplémentaires pour accueillir la grande population d’écoliers des townships dans les années 1960.

 Pourtant, les chiffres sur le terrain ont montré que le gouvernement de l’apartheid dépensait beaucoup plus pour l’éducation des blancs que pour le secteur noir.

 Alors que le gouvernement dépensait 100 dollars par an pour chaque élève blanc, l’écolier noir ne recevait que 10 dollars par an. Et en raison du manque de développement de toute installation scolaire pour la population étudiante noire au fil des ans, les écoles africaines ont connu une crise dans les années 1970.

 Par exemple, pendant cette période, 257505 élèves étaient inscrits en première année dans les lycées noirs du pays, qui ne pouvaient accueillir que 38000 élèves.

 Ces frustrations et d’autres encore ont conduit les élèves africains à s’organiser pour présenter leurs griefs aux autorités afin de nettoyer le gâchis que les politiques éducatives de l’apartheid avaient créé en gérant des écoles séparées pour les blancs et les noirs.

 Cependant, au lieu de prendre des mesures pour construire plus d’écoles afin de réduire la surpopulation dans les écoles des communautés noires, le ministère de l’Education bantou a écrit aux institutions pour les informer qu’elles devraient ajouter l’afrikaans comme deuxième langue après l’anglais.

 Si ce « « piège de la double incrimination en matière d’éducation » n’était pas tendu, comme l’indique un spécialiste, leurs écoles seraient privées de fonds par les contribuables blancs qui paient pour l’éducation des Noirs – puisque les recettes fiscales des communautés noires sont utilisées pour gérer les écoles dans les homelands.

 Cette nouvelle politique, proposée en 1975, a rencontré une telle résistance de la part des dirigeants des écoles noires que tout au long de l’année, il y avait des manifestations organisées par des élèves noirs et leurs enseignants – mais sur un ton moins véhément – jusqu’à ce que les conditions soient réunies pour des protestations de grande ampleur.

 Avec la nouvelle politique d’introduction de l’afrikaans comme langue d’enseignement, les enseignants se sont plaints de ne pas être suffisamment compétents dans cette langue pour pouvoir l’utiliser pour enseigner à des étudiants qui ne la parlent pas, car le gouvernement de l’apartheid ne les avait pas préparés (enseignants et étudiants) à cette fin.

 De leur côté, les étudiants de Soweto ont formé un comité d’action le 13 juin 1976, qui a ensuite été rebaptisé « Conseil représentatif des étudiants de Soweto ».

 Le but de ce comité était d’organiser une manifestation pacifique à partir de différentes écoles de Soweto pour marcher jusqu’au stade d’Orlando où ils voulaient se rencontrer et prononcer des discours contre l’introduction de l’afrikaans dans les écoles noires du pays.

 Des organisations nationales telles que la Black Peoples’ Convention, les organisations d’étudiants sud-africains et la Black Consciousness of Steve Biko ont joué un rôle dans la sensibilisation des étudiants aux méthodes de résistance

 Lors des réunions du comité d’action des étudiants, il a été décidé de rejeter publiquement l’utilisation de la « langue de l’oppresseur » et de fixer au 16 juin la date d’une marche de protestation dans les rues poussiéreuses de Soweto, en direction du stade d’Orlando.

 Cette planification des protestations a eu lieu à un moment où les mouvements politiques dirigés par des Noirs, comme le Congrès national africain, le Congrès panafricain et d’autres, étaient interdits dans le pays – et où l’Afrique du Sud était au plus fort de sa mauvaise gestion de l’apartheid.

 Le mercredi matin fatidique, les élèves, armés seulement de livres à la main, se sont mis en route pacifiquement vers le stade d’Orlando, situé à une courte distance.

 Mais dès qu’ils ont remonté la rue, les élèves ont trouvé devant eux les forces de police sud-africaines à la tête blanche, armées jusqu’aux dents de gaz lacrymogène, de balles réelles et de chiens de patrouille.

 Lorsque les élèves et les forces de l’ordre se sont retrouvés nez à nez, les policiers ont littéralement tracé une ligne dans le sable, et ont averti les jeunes de ne pas la franchir. Et s’ils le faisaient, ils seraient confrontés à la violence policière.

 Les élèves, qui avaient déjà ramassé des pierres à la vue des chiens, ont atteint la ligne dans le sable et l’ont franchie un par un.

 S’ils avaient su, en regardant le passé, les dirigeants étudiants n’auraient pas franchi cette « ligne de la mort » pour sauver leur vie, se souvient Seth Mazibuko, 60 ans, l’un des leaders des élèves qui a mené la marche.

 « Si j’avais su que je conduirais ces enfants à se faire tuer par de vieux policiers blancs, je ne l’aurais jamais fait. C’est mon seul regret dans la vie », a déclaré Seth Mazibuko.

 Mazibuko a déclaré que la police leur a lancé des gaz lacrymogènes après avoir franchi cette ligne, et que lorsque cela n’a pas réussi à arrêter les manifestants, les policiers ont lâché les chiens sur eux.

 Mais les chiens ont dû faire face à une pluie de pierres jetées sur eux, les forçant  à battre en retraite. 

C’est après que les chiens n’ont pas réussi à arrêter les élèves, dont certains n’avaient que 13 ans, que les policiers blancs ont impitoyablement ouvert le feu sur ces derniers noirs – les abattant comme des mouches alors que certains prenaient la fuite.

 Le meurtre des élèves et la célèbre photo de Sam Nzima représentant un Hector Pieterson de 13 ans mort, porté par un brave jeune de 17 ans alors que sa sœur Antoinette courait à leurs côtés, ont fait de l’Afrique du Sud un véritable désastre sur le plan des relations publiques.

 Pour la première fois, comme cela s’est produit récemment avec la vidéo de l’Afro-Américain George Floyd, l’image de Nzima racontait graphiquement l’histoire d’un régime d’apartheid cruel qui ne respectait pas les droits de l’homme – même celui des enfants.

 Alors que le reste du monde, sous l’égide des Nations unies, a condamné les actes sanglants du 16 juin, les puissances mondiales que sont les États-Unis et le Royaume-Uni n’ont pas accordé un grand intérêt aux violations des droits de l’homme commises par leurs proches en Afrique du Sud.

 Aujourd’hui, cependant, les élèves de Soweto sont félicités pour leurs actes courageux visant à libérer l’Afrique du Sud de l’esclavage du régime de l’apartheid, dont les actions sanglantes ont conduit le monde entier à se retourner contre Pretoria.

 M. Mazibuko a déclaré qu’il aimerait exhorter les jeunes à faire la fête le jour du 16 juin. « Ce jour férié n’est pas un jour de fête ».

 « Cela me brise le cœur quand je vois des jeunes qui ne le respectent pas. J’appelle les jeunes à se souvenir de ce que nous avons fait pour lutter contre le régime de l’apartheid », a-t-il déclaré.

Af’Sud : des perspectives historiques se sont dégagées après les émeutes de Soweto

Au moment où les armes se sont tues ce mercredi matin du 16 juin 1976, la police blanche avait fauché au moins 500 étudiants, selon des estimations approximatives de l’époque.Mais selon la croyance populaire, le nombre de morts ce jour-là pourrait avoir atteint plus de 1000 puisque le gouvernement de l’apartheid n’a pas révélé le nombre réel de morts au public.

 Alors que l’introduction de l’afrikaans comme deuxième langue d’enseignement – après l’anglais dans les écoles noires a déclenché l’insurrection contre le gouvernement, la situation aurait pu exploser depuis des années déjà.

 Cela remonte à l’époque où les Européens ont débarqué dans le sud du pays, dans ce qui est appelé aujourd’hui la ville du Cap, où ils s’étaient arrêtés en route vers l’Asie pour des voyages commerciaux.

 L’installation des Afrikaners, originaires de Hollande, en Afrique du Sud au milieu des années 1600 a été le début du cauchemar que les Sud-Africains ont enduré pendant près de 400 ans jusqu’en 1994, lorsque Nelson Mandela est devenu le premier président noir du pays.

 Comme l’histoire l’a montré, les nouveaux colons n’ont jamais caché dès le départ leurs réelles intentions de débarquer en Afrique du Sud, car ils se sont rapidement et par la force emparés des ressources les plus précieuses du pays, notamment les terres.

 Désormais traumatisés, les Africains et anciens propriétaires fonciers n’ont pas pu comprendre ce qui leur arrivait et ont essayé de repousser les envahisseurs blancs pour protéger leurs précieuses terres.

 Malheureusement, les armes de prédilection des Africains, à savoir les knobkerries (coiffes à plumes), les arcs, les flèches et les boucliers, n’ont pas fait le poids face aux « lances bruyantes » qui crachaient de la fumée et les tuaient instantanément.

 Pour résumer, les colons blancs ont complètement déstabilisé le mode de vie des Africains, qui ne pouvaient plus se déplacer librement et ne pouvaient plus se nourrir librement en élevant du bétail, en cultivant des fruits et d’autres produits comestibles.

 Lorsque les Afrikaners se sont emparés de la majorité des terres arables des Africains, les premiers ont forcé ces derniers à venir travailler pour eux sur les terres nouvellement volées.

 La nouvelle vie qui s’est installée sur ces terres s’écartait totalement des anciens modes de vie des Africains. D’étranges cultures de rente comme la canne à sucre, le tabac, le maïs et les pommes de terre ont été introduites, nécessitant ainsi des mains supplémentaires pour travailler dans les fermes afin de les cultiver.

 Ce nouveau mode de vie, calqué sur les événements européens, nécessitait une éducation occidentale, qui fut introduite dans le pays par les colons.

 Mais cela a juste suffi pour permettre aux Africains de savoir comment tenir un compte des récoltes et non pas de progresser vers l’enseignement supérieur.

 Au fil du temps, les Afrikaners néerlandais ont été rejoints par leurs compatriotes européens de Grande-Bretagne pour s’emparer de ce qui restait du butin – des terres et des minéraux.

 Et bientôt, les Britanniques ont remplacé l’Afrikaans comme moyen d’instruction dans les salles de classe africaines – jusqu’à ce que les colons néerlandais reprennent le pouvoir politique en Afrique du Sud lors des élections de 1948.

 Alors que la ségrégation et la discrimination étaient les normes de la vie dans l’Afrique du Sud dirigée par les blancs, le nouveau régime a décidé de les consolider en tant que lois du pays – ainsi l’apartheid, ou la séparation, est né.

 Cinq ans après avoir pris les rênes du pouvoir aux colons anglophones, il n’y avait pas de double langage sur ce que les Afrikaners voulaient dans leurs relations avec les Africains :  « Les autochtones (les noirs) doivent apprendre dès leur plus jeune âge que l’égalité avec les Européens (les blancs) n’est pas pour eux ».

 Cette politique a conduit à l’adoption d’une loi appelée « Loi sur l’éducation bantoue ». Cette loi a introduit un nouveau ministère de l’Education bantoue qui a ensuite été intégré au ministère des Affaires autochtones sous la direction de Hendrik F. Verwoerd, l’architecte des politiques d’apartheid.

 Les dispositions intransigeantes et négatives de la loi sur l’éducation bantoue et certaines déclarations politiques faites par le ministère de l’éducation bantoue ont été directement responsables du soulèvement de Soweto des décennies plus tard.

 Les Africains en avaient assez de voir leurs écoles sous-financées et sous-équipées, alors que celles des Blancs étaient si bien financées qu’elles pouvaient rivaliser avec n’importe quel établissement d’enseignement en Europe.

 Alors que les Africains se plaignaient de cette anomalie, leurs griefs sont tombés dans l’oreille d’un sourd.

 En fait, le gouvernement de l’apartheid a décidé de mettre en place ce qu’il a appelé des « homelands », un programme de colonisation pour les Africains afin de revenir à une nouvelle politique de « développement séparé ».

 Les « homelands » avaient même leurs premiers ministres comme dirigeants.

 Cependant, le programme des homelands a rapidement été discrédité car les entreprises se sont plaintes que le nouveau système les privait de main-d’œuvre en encourageant les habitants des townships à revenir dans les homelands au lieu de rester en ville pour travailler dans leurs usines.

 Et les éducateurs ont exigé des installations plus nombreuses et de meilleure qualité dans les townships comme Soweto. C’est pourquoi le gouvernement de l’apartheid a écouté et a construit des écoles supplémentaires pour accueillir la grande population d’écoliers des townships dans les années 1960.

 Pourtant, les chiffres sur le terrain ont montré que le gouvernement de l’apartheid dépensait beaucoup plus pour l’éducation des blancs que pour le secteur noir.

 Alors que le gouvernement dépensait 100 dollars par an pour chaque élève blanc, l’écolier noir ne recevait que 10 dollars par an. Et en raison du manque de développement de toute installation scolaire pour la population étudiante noire au fil des ans, les écoles africaines ont connu une crise dans les années 1970.

 Par exemple, pendant cette période, 257505 élèves étaient inscrits en première année dans les lycées noirs du pays, qui ne pouvaient accueillir que 38000 élèves.

 Ces frustrations et d’autres encore ont conduit les élèves africains à s’organiser pour présenter leurs griefs aux autorités afin de nettoyer le gâchis que les politiques éducatives de l’apartheid avaient créé en gérant des écoles séparées pour les blancs et les noirs.

 Cependant, au lieu de prendre des mesures pour construire plus d’écoles afin de réduire la surpopulation dans les écoles des communautés noires, le ministère de l’Education bantou a écrit aux institutions pour les informer qu’elles devraient ajouter l’afrikaans comme deuxième langue après l’anglais.

 Si ce « « piège de la double incrimination en matière d’éducation » n’était pas tendu, comme l’indique un spécialiste, leurs écoles seraient privées de fonds par les contribuables blancs qui paient pour l’éducation des Noirs – puisque les recettes fiscales des communautés noires sont utilisées pour gérer les écoles dans les homelands.

 Cette nouvelle politique, proposée en 1975, a rencontré une telle résistance de la part des dirigeants des écoles noires que tout au long de l’année, il y avait des manifestations organisées par des élèves noirs et leurs enseignants – mais sur un ton moins véhément – jusqu’à ce que les conditions soient réunies pour des protestations de grande ampleur.

 Avec la nouvelle politique d’introduction de l’afrikaans comme langue d’enseignement, les enseignants se sont plaints de ne pas être suffisamment compétents dans cette langue pour pouvoir l’utiliser pour enseigner à des étudiants qui ne la parlent pas, car le gouvernement de l’apartheid ne les avait pas préparés (enseignants et étudiants) à cette fin.

 De leur côté, les étudiants de Soweto ont formé un comité d’action le 13 juin 1976, qui a ensuite été rebaptisé « Conseil représentatif des étudiants de Soweto ».

 Le but de ce comité était d’organiser une manifestation pacifique à partir de différentes écoles de Soweto pour marcher jusqu’au stade d’Orlando où ils voulaient se rencontrer et prononcer des discours contre l’introduction de l’afrikaans dans les écoles noires du pays.

 Des organisations nationales telles que la Black Peoples’ Convention, les organisations d’étudiants sud-africains et la Black Consciousness of Steve Biko ont joué un rôle dans la sensibilisation des étudiants aux méthodes de résistance

 Lors des réunions du comité d’action des étudiants, il a été décidé de rejeter publiquement l’utilisation de la « langue de l’oppresseur » et de fixer au 16 juin la date d’une marche de protestation dans les rues poussiéreuses de Soweto, en direction du stade d’Orlando.

 Cette planification des protestations a eu lieu à un moment où les mouvements politiques dirigés par des Noirs, comme le Congrès national africain, le Congrès panafricain et d’autres, étaient interdits dans le pays – et où l’Afrique du Sud était au plus fort de sa mauvaise gestion de l’apartheid.

 Le mercredi matin fatidique, les élèves, armés seulement de livres à la main, se sont mis en route pacifiquement vers le stade d’Orlando, situé à une courte distance.

 Mais dès qu’ils ont remonté la rue, les élèves ont trouvé devant eux les forces de police sud-africaines à la tête blanche, armées jusqu’aux dents de gaz lacrymogène, de balles réelles et de chiens de patrouille.

 Lorsque les élèves et les forces de l’ordre se sont retrouvés nez à nez, les policiers ont littéralement tracé une ligne dans le sable, et ont averti les jeunes de ne pas la franchir. Et s’ils le faisaient, ils seraient confrontés à la violence policière.

 Les élèves, qui avaient déjà ramassé des pierres à la vue des chiens, ont atteint la ligne dans le sable et l’ont franchie un par un.

 S’ils avaient su, en regardant le passé, les dirigeants étudiants n’auraient pas franchi cette « ligne de la mort » pour sauver leur vie, se souvient Seth Mazibuko, 60 ans, l’un des leaders des élèves qui a mené la marche.

 « Si j’avais su que je conduirais ces enfants à se faire tuer par de vieux policiers blancs, je ne l’aurais jamais fait. C’est mon seul regret dans la vie », a déclaré Seth Mazibuko.

 Mazibuko a déclaré que la police leur a lancé des gaz lacrymogènes après avoir franchi cette ligne, et que lorsque cela n’a pas réussi à arrêter les manifestants, les policiers ont lâché les chiens sur eux.

 Mais les chiens ont dû faire face à une pluie de pierres jetées sur eux, les forçant  à battre en retraite. 

C’est après que les chiens n’ont pas réussi à arrêter les élèves, dont certains n’avaient que 13 ans, que les policiers blancs ont impitoyablement ouvert le feu sur ces derniers noirs – les abattant comme des mouches alors que certains prenaient la fuite.

 Le meurtre des élèves et la célèbre photo de Sam Nzima représentant un Hector Pieterson de 13 ans mort, porté par un brave jeune de 17 ans alors que sa sœur Antoinette courait à leurs côtés, ont fait de l’Afrique du Sud un véritable désastre sur le plan des relations publiques.

 Pour la première fois, comme cela s’est produit récemment avec la vidéo de l’Afro-Américain George Floyd, l’image de Nzima racontait graphiquement l’histoire d’un régime d’apartheid cruel qui ne respectait pas les droits de l’homme – même celui des enfants.

 Alors que le reste du monde, sous l’égide des Nations unies, a condamné les actes sanglants du 16 juin, les puissances mondiales que sont les États-Unis et le Royaume-Uni n’ont pas accordé un grand intérêt aux violations des droits de l’homme commises par leurs proches en Afrique du Sud.

 Aujourd’hui, cependant, les élèves de Soweto sont félicités pour leurs actes courageux visant à libérer l’Afrique du Sud de l’esclavage du régime de l’apartheid, dont les actions sanglantes ont conduit le monde entier à se retourner contre Pretoria.

 M. Mazibuko a déclaré qu’il aimerait exhorter les jeunes à faire la fête le jour du 16 juin. « Ce jour férié n’est pas un jour de fête ».

 « Cela me brise le cœur quand je vois des jeunes qui ne le respectent pas. J’appelle les jeunes à se souvenir de ce que nous avons fait pour lutter contre le régime de l’apartheid », a-t-il déclaré.

L’Union Africaine est « préoccupée » par la crise malienne

Le président de l’exécutif de l’Union, Moussa Faki Mahamat déplore « la grave crise » qui sévit ces dernières semaines au Mali.Après les tentatives de médiation de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), c’est au tour de l’Union Africaine (UA) de se prononcer sur la situation politique au Mali.

Dans un communiqué reçu ce lundi à APA, le président de la Commission de l’UA se félicite tout d’abord « du caractère pacifique revêtu jusqu’ici  par ces manifestations et encourage vivement tous les acteurs à éviter tout recours à la violence quelle que soit sa forme ».

Moussa Faki Mahamat exhorte ensuite « les parties à travailler ensemble en vue de trouver des solutions consensuelles de sortie de crise prenant en compte les aspirations du peuple malien et de ses forces vives ».

Enfin, le président de la Commission de l’UA « exprime son soutien aux efforts de la Cedeao et l’assure de la pleine solidarité de l’Union Africaine pour concrétiser le soutien de l’Afrique au gouvernement et au peuple malien dans cette phase cruciale de son histoire ».

Sous l’impulsion du Mouvement du 5 juin – Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP), des milliers de Maliens ont récemment participé à deux rassemblements à la Place de l’indépendance de Bamako pour exiger la démission immédiate du chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta.

L’Union Africaine est « préoccupée » par la crise malienne

Le président de l’exécutif de l’Union, Moussa Faki Mahamat déplore « la grave crise » qui sévit ces dernières semaines au Mali.Après les tentatives de médiation de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), c’est au tour de l’Union Africaine (UA) de se prononcer sur la situation politique au Mali.

Dans un communiqué reçu ce lundi à APA, le président de la Commission de l’UA se félicite tout d’abord « du caractère pacifique revêtu jusqu’ici  par ces manifestations et encourage vivement tous les acteurs à éviter tout recours à la violence quelle que soit sa forme ».

Moussa Faki Mahamat exhorte ensuite « les parties à travailler ensemble en vue de trouver des solutions consensuelles de sortie de crise prenant en compte les aspirations du peuple malien et de ses forces vives ».

Enfin, le président de la Commission de l’UA « exprime son soutien aux efforts de la Cedeao et l’assure de la pleine solidarité de l’Union Africaine pour concrétiser le soutien de l’Afrique au gouvernement et au peuple malien dans cette phase cruciale de son histoire ».

Sous l’impulsion du Mouvement du 5 juin – Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP), des milliers de Maliens ont récemment participé à deux rassemblements à la Place de l’indépendance de Bamako pour exiger la démission immédiate du chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta.

Mali: la légitimité du régime est arrivée à « l’épuisement » (chercheur)

Au Mali, la vague contestataire qui réclame le départ du président Ibrahim Boubacar Keïta découle du délitement de son régime, analyse pour APA Boubacar Sangaré, Chargé de recherche basé à Bamako de l’Institut d’études de sécurité (ISS).Ce mois-ci, un collectif composé de la société civile, de religieux et de l’opposition politique a manifesté pour exiger la démission du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). Pourquoi ?

Il faut tout d’abord préciser que le mouvement de contestation a pris l’appellation de Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces Patriotiques après la première mobilisation à cette même date. Il s’agit d’une coalition hétéroclite qui réunissait au départ le Front pour la Sauvegarde de la Démocratie (FSD), rassemblant des partis politiques opposés au président Ibrahim Boubacar Keïta, la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko (Cmas) et Espoir Mali Kura (EMK), dirigé par un ancien ministre dans les années 2000 et figure du parti Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (Sadi), situé dans l’extrême gauche. Ces manifestations, et la grande mobilisation qu’elles occasionnent, interviennent dans un contexte marqué par la dégradation continue de la situation sécuritaire liée aux actions des groupes extrémistes violents, aux conflits locaux et à la criminalité organisée transnationale. Il faut ajouter au tableau la précarité des populations, la crise sanitaire liée au coronavirus et ses effets sur les populations ainsi que la crise post-électorale marquée par la contestation des résultats des dernières élections législatives à Bamako et dans certaines capitales régionales. C’est ce cocktail détonnant qui a servi d’embrayeur à l’action protestataire en cours dont le mot d’ordre principal, à savoir la démission du président et de son régime, rappelle à quel point les institutions sont vulnérables et traduisent un certain épuisement de la légitimité du régime.

Parmi les leaders de la contestation, l’imam Mahmoud Dicko se distingue. D’où tire-t-il sa force, sa légitimité ?

Il est important de rappeler que l’imam Mahmoud Dicko fait partie des figures dans la sphère religieuse qui se sont distinguées par leur positionnement partisan, notamment lors de l’élection présidentielle de 2013 où il a soutenu le candidat Ibrahim Boubacar Keïta. Si en 2018 le retrait de son soutien au président Keïta l’a affaibli, il a su revitaliser cette position politique en surfant sur des questions sociétales comme l’homosexualité, l’éducation sexuelle complète ainsi que des évènements tragiques comme le massacre de civils par de présumées milices ethniques ce qui lui a permis de mobiliser notamment le 5 avril 2019 où la tête du Premier ministre, à l’époque Soumeylou Boubèye Maïga, a d’ailleurs été demandée. Après son départ de la tête du Haut-conseil islamique, il a créé la Coordination des mouvements, associations et sympathisants en septembre 2019, un mouvement politico-religieux à travers lequel il a organisé des meetings pour s’exprimer sur des questions sociétales et politiques. L’imam Dicko incarne un islam revendicatif, regardant sur la vie sociale et qui défend des positions. Cela lui a permis de gagner une grande influence, outre la clarté de son discours à très forte dose partisane. Enfin, c’est aussi quelqu’un qui incarne une société civile musulmane qui semble avoir découvert ses forces et qui émerge sur les cendres de la société civile laïque jugée inféodée au pouvoir.

Des milliers de Maliens ont répondu à l’invitation à manifester. Quel sens donner à cette mobilisation massive dans le contexte malien actuel ?

La contestation en cours, à travers des mobilisations fondées sur le recours à la rue, traduisent la gravité de la situation au Mali et peut être analysée comme une expression des frustrations réelles des populations. Au fil des ans, les Maliens ont été privés de tout moyen d’expression démocratique de leur mécontentement en dehors des manifestations de rue. De ce point de vue, l’Assemblée nationale porte une responsabilité immense dans la crise actuelle que traverse le pays. Les Maliens qui manifestent ne sortent en réalité pas pour tel ou tel dirigeant politique au sein du M5 – RFP. Ils n’ont plus confiance en cette classe politique qui n’a cessé de démontrer son incohérence au cours des dernières décennies. Parmi les acteurs qui animent aujourd’hui la contestation, certains ont soutenu la candidature d’IBK en 2013 et d’autres ont remis ça en 2018. Cette colère n’est pas non plus religieuse même si la figure de proue de la fronde est incontestablement l’imam Mahmoud Dicko.

Le président IBK se dit ouvert au dialogue. Il a d’ailleurs multiplié les rencontres dans ce sens. Cette démarche peut-elle désamorcer la tension ?

Le dialogue proposé par le président peut permettre de gagner du temps, d’apaiser la situation dans l’immédiat et de gérer la conjoncture. Mais il est clair que seuls de réels efforts pour prendre en compte les frustrations des populations et y apporter des solutions peut permettre de répondre à la crise sur le long terme. Ce qui est exprimé à travers la contestation en cours, c’est l’aspiration à mieux d’État.

Le chef de l’État propose la formation d’un gouvernement d’union nationale. Comment une telle idée est reçue au Mali ?

La proposition d’un gouvernement d’ouverture n’est pas nouvelle et semble galvaudée. Pour rappel, l’ancien président Alpha Oumar Konaré a été contraint d’installer une coalition gouvernementale en 1992-1993 avec des partis de l’opposition qui ont ainsi marchandé leur capacité de nuisance. Après lui, le président Amadou Toumani Touré a aussi expérimenté une forme de gestion consensuelle du pouvoir lui permettant d’entretenir ce que certains ont appelé “un clientélisme périphérique” des partis qui ont déserté l’opposition et qui a pris la forme d’un accord entre les élites pour annihiler les résurgences protestataires. Si le champ politique est resté fragmenté sous le président Keïta, il faut dire qu’il y a eu une recomposition depuis sa réélection et la signature de l’Accord Politique de Gouvernance (APG) qui a permis la formation d’un gouvernement d’ouverture. On a assisté à un ralliement quelque peu opportuniste au bloc du pouvoir d’opposants longtemps tenus éloignés des circuits de redistribution et qui reviennent pour le partage des ressources (“gâteau national”). Un gouvernement d’union nationale pour le partage du pouvoir, et donc des ressources comme c’est le cas dans le champ politique néo-patrimonial comme celui du Mali, peut éventuellement recueillir l’adhésion des leaders de la contestation mais il est clair que les manifestants ont d’autres attentes liées à leur quotidien, à l’ordinaire.

Mali: la légitimité du régime est arrivée à « l’épuisement » (chercheur)

Au Mali, la vague contestataire qui réclame le départ du président Ibrahim Boubacar Keïta découle du délitement de son régime, analyse pour APA Boubacar Sangaré, Chargé de recherche basé à Bamako de l’Institut d’études de sécurité (ISS).Ce mois-ci, un collectif composé de la société civile, de religieux et de l’opposition politique a manifesté pour exiger la démission du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). Pourquoi ?

Il faut tout d’abord préciser que le mouvement de contestation a pris l’appellation de Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces Patriotiques après la première mobilisation à cette même date. Il s’agit d’une coalition hétéroclite qui réunissait au départ le Front pour la Sauvegarde de la Démocratie (FSD), rassemblant des partis politiques opposés au président Ibrahim Boubacar Keïta, la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko (Cmas) et Espoir Mali Kura (EMK), dirigé par un ancien ministre dans les années 2000 et figure du parti Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (Sadi), situé dans l’extrême gauche. Ces manifestations, et la grande mobilisation qu’elles occasionnent, interviennent dans un contexte marqué par la dégradation continue de la situation sécuritaire liée aux actions des groupes extrémistes violents, aux conflits locaux et à la criminalité organisée transnationale. Il faut ajouter au tableau la précarité des populations, la crise sanitaire liée au coronavirus et ses effets sur les populations ainsi que la crise post-électorale marquée par la contestation des résultats des dernières élections législatives à Bamako et dans certaines capitales régionales. C’est ce cocktail détonnant qui a servi d’embrayeur à l’action protestataire en cours dont le mot d’ordre principal, à savoir la démission du président et de son régime, rappelle à quel point les institutions sont vulnérables et traduisent un certain épuisement de la légitimité du régime.

Parmi les leaders de la contestation, l’imam Mahmoud Dicko se distingue. D’où tire-t-il sa force, sa légitimité ?

Il est important de rappeler que l’imam Mahmoud Dicko fait partie des figures dans la sphère religieuse qui se sont distinguées par leur positionnement partisan, notamment lors de l’élection présidentielle de 2013 où il a soutenu le candidat Ibrahim Boubacar Keïta. Si en 2018 le retrait de son soutien au président Keïta l’a affaibli, il a su revitaliser cette position politique en surfant sur des questions sociétales comme l’homosexualité, l’éducation sexuelle complète ainsi que des évènements tragiques comme le massacre de civils par de présumées milices ethniques ce qui lui a permis de mobiliser notamment le 5 avril 2019 où la tête du Premier ministre, à l’époque Soumeylou Boubèye Maïga, a d’ailleurs été demandée. Après son départ de la tête du Haut-conseil islamique, il a créé la Coordination des mouvements, associations et sympathisants en septembre 2019, un mouvement politico-religieux à travers lequel il a organisé des meetings pour s’exprimer sur des questions sociétales et politiques. L’imam Dicko incarne un islam revendicatif, regardant sur la vie sociale et qui défend des positions. Cela lui a permis de gagner une grande influence, outre la clarté de son discours à très forte dose partisane. Enfin, c’est aussi quelqu’un qui incarne une société civile musulmane qui semble avoir découvert ses forces et qui émerge sur les cendres de la société civile laïque jugée inféodée au pouvoir.

Des milliers de Maliens ont répondu à l’invitation à manifester. Quel sens donner à cette mobilisation massive dans le contexte malien actuel ?

La contestation en cours, à travers des mobilisations fondées sur le recours à la rue, traduisent la gravité de la situation au Mali et peut être analysée comme une expression des frustrations réelles des populations. Au fil des ans, les Maliens ont été privés de tout moyen d’expression démocratique de leur mécontentement en dehors des manifestations de rue. De ce point de vue, l’Assemblée nationale porte une responsabilité immense dans la crise actuelle que traverse le pays. Les Maliens qui manifestent ne sortent en réalité pas pour tel ou tel dirigeant politique au sein du M5 – RFP. Ils n’ont plus confiance en cette classe politique qui n’a cessé de démontrer son incohérence au cours des dernières décennies. Parmi les acteurs qui animent aujourd’hui la contestation, certains ont soutenu la candidature d’IBK en 2013 et d’autres ont remis ça en 2018. Cette colère n’est pas non plus religieuse même si la figure de proue de la fronde est incontestablement l’imam Mahmoud Dicko.

Le président IBK se dit ouvert au dialogue. Il a d’ailleurs multiplié les rencontres dans ce sens. Cette démarche peut-elle désamorcer la tension ?

Le dialogue proposé par le président peut permettre de gagner du temps, d’apaiser la situation dans l’immédiat et de gérer la conjoncture. Mais il est clair que seuls de réels efforts pour prendre en compte les frustrations des populations et y apporter des solutions peut permettre de répondre à la crise sur le long terme. Ce qui est exprimé à travers la contestation en cours, c’est l’aspiration à mieux d’État.

Le chef de l’État propose la formation d’un gouvernement d’union nationale. Comment une telle idée est reçue au Mali ?

La proposition d’un gouvernement d’ouverture n’est pas nouvelle et semble galvaudée. Pour rappel, l’ancien président Alpha Oumar Konaré a été contraint d’installer une coalition gouvernementale en 1992-1993 avec des partis de l’opposition qui ont ainsi marchandé leur capacité de nuisance. Après lui, le président Amadou Toumani Touré a aussi expérimenté une forme de gestion consensuelle du pouvoir lui permettant d’entretenir ce que certains ont appelé “un clientélisme périphérique” des partis qui ont déserté l’opposition et qui a pris la forme d’un accord entre les élites pour annihiler les résurgences protestataires. Si le champ politique est resté fragmenté sous le président Keïta, il faut dire qu’il y a eu une recomposition depuis sa réélection et la signature de l’Accord Politique de Gouvernance (APG) qui a permis la formation d’un gouvernement d’ouverture. On a assisté à un ralliement quelque peu opportuniste au bloc du pouvoir d’opposants longtemps tenus éloignés des circuits de redistribution et qui reviennent pour le partage des ressources (“gâteau national”). Un gouvernement d’union nationale pour le partage du pouvoir, et donc des ressources comme c’est le cas dans le champ politique néo-patrimonial comme celui du Mali, peut éventuellement recueillir l’adhésion des leaders de la contestation mais il est clair que les manifestants ont d’autres attentes liées à leur quotidien, à l’ordinaire.

Rwanda : découverte d’une grande fosse commune de victimes du génocide

Une fosse commune contenant de nombreuses victimes du génocide de 1994 contre les Tutsis a été découvert 26 ans après les atrocités commises sous le bâtiment d’une école à Nyanza, un district du sud du Rwanda, a confirmé dimanche à APA un haut responsable de l’administration locale à Kigali.Les tombes ont été découvertes dans le village de Busasamana, alors que des ouvriers creusaient les fondations du bâtiment de l’extension de l’école, a déclaré Erasme Ntazinda, le maire du district de Nyanza.

 Selon lui, les travaux d’exhumation des corps des tombes ont commencé immédiatement mais les premiers corps ont été trouvés tôt dimanche à une centaine de mètres dans l’une des fosses communes.

 Plus tôt dimanche, de nombreuses chaînes de télévision ont rapporté l’incident où des survivants du génocide ont pu être vus autour du charnier pour voir s’ils pouvaient identifier leurs proches décédés grâce aux vêtements déchirés qu’ils portaient lorsqu’ils ont été tués.

 La découverte de ce nouvelle fosse survient une semaine après que le Bureau des renseignements du Rwanda (RIB) a arrêté 8 fonctionnaires de l’hôpital du sud du Rwanda pour avoir prétendument caché des informations relatives aux victimes du génocide de 1994 contre les Tutsis.

 Les fonctionnaires ont été appréhendés après la découverte de corps enterrés dans une fosse commune sous l’hôpital dans le district de Ruhango au sud du Rwanda.

 S’exprimant sur Twitter, le RIB a déclaré que « cacher les restes des victimes du génocide est un acte de négation du génocide ».

 Le RIB appelle donc le public à continuer à partager les informations sur les lieux où les victimes du génocide ont été (hâtivement) enterrées afin de leur accorder un enterrement décent », a déclaré l’agence.

Rwanda : découverte d’une grande fosse commune de victimes du génocide

Une fosse commune contenant de nombreuses victimes du génocide de 1994 contre les Tutsis a été découvert 26 ans après les atrocités commises sous le bâtiment d’une école à Nyanza, un district du sud du Rwanda, a confirmé dimanche à APA un haut responsable de l’administration locale à Kigali.Les tombes ont été découvertes dans le village de Busasamana, alors que des ouvriers creusaient les fondations du bâtiment de l’extension de l’école, a déclaré Erasme Ntazinda, le maire du district de Nyanza.

 Selon lui, les travaux d’exhumation des corps des tombes ont commencé immédiatement mais les premiers corps ont été trouvés tôt dimanche à une centaine de mètres dans l’une des fosses communes.

 Plus tôt dimanche, de nombreuses chaînes de télévision ont rapporté l’incident où des survivants du génocide ont pu être vus autour du charnier pour voir s’ils pouvaient identifier leurs proches décédés grâce aux vêtements déchirés qu’ils portaient lorsqu’ils ont été tués.

 La découverte de ce nouvelle fosse survient une semaine après que le Bureau des renseignements du Rwanda (RIB) a arrêté 8 fonctionnaires de l’hôpital du sud du Rwanda pour avoir prétendument caché des informations relatives aux victimes du génocide de 1994 contre les Tutsis.

 Les fonctionnaires ont été appréhendés après la découverte de corps enterrés dans une fosse commune sous l’hôpital dans le district de Ruhango au sud du Rwanda.

 S’exprimant sur Twitter, le RIB a déclaré que « cacher les restes des victimes du génocide est un acte de négation du génocide ».

 Le RIB appelle donc le public à continuer à partager les informations sur les lieux où les victimes du génocide ont été (hâtivement) enterrées afin de leur accorder un enterrement décent », a déclaré l’agence.

La Côte d’Ivoire a atteint une couverture d’électricité de 73% en mai et vise 80% à fin 2020

La Côte d’Ivoire a atteint un taux de couverture d’électricité de 73% en mai et vise un pourcentage de 80% à fin 2020, a indiqué dimanche le ministre du Pétrole, de l’énergie et des énergies renouvelables, Abdourahmane Cissé.M. Cissé a donné cet indicateur du niveau d’électrification du pays, à l’occasion du lancement des travaux d’extension du réseau électrique au profit de 5 000 habitants d’un secteur de la ville d’Adzopé (Sud-Est ivoirien), soit environ 10% de la population de cette cité. 

« A fin 2020, nous avons un taux de couverture, en Côte d’Ivoire, qui est de 73% contre 33% en 2011 et l’objectif est d’arriver à la fin de l’année 2020 à un taux de 80% », a dit M. Abdourahmane Cissé à la presse, en marge de l’événement.

Ces travaux d’extension électriques devraient permettre de fournir du courant à quatre principaux quartiers d’Adzopé et de créer une ligne haute tension qui acheminera de l’énergie à la zone industrielle de cette ville. 

Le ministre du Pétrole, de l’énergie et des énergies renouvelables, a fait savoir qu’à fin 2020, toutes les localités d’Adzopé seront électrifiées, conformément à l’ambition du gouvernement d’électrifier toutes les localités de plus de 500 habitants.

Pour permettre aux différentes couches sociales d’accéder à l’électricité, l’Etat de Côte d’Ivoire a développé le Programme électricité pour tous (PEPT), visant sur la période 2019-2020 quelque 400 000 branchements au réseau électrique.

Ce programme permet aux populations de payer 1000 Fcfa en vue de leur branchement au réseau électrique et le reliquat des 150 000 Fcfa,  nécessaires pour acquérir le compteur, est échelonné sur dix ans.  

De janvier 2019 à mai 2020, ce sont plus de 290 000 ménages qui ont bénéficié du PEPT, un chiffre auquel s’ajoutent 565 000 bénéficiaires de 2014 à 2018. Selon M. Cissé, aujourd’hui, l’on compte plus de 5 millions de ménages qui ont bénéficié du PEPT. 

En outre, de janvier 2019 à ce jour, ce sont 1,150 million de ménages en Côte d’Ivoire qui ont bénéficié de la baisse de 20% du tarif du prix d’électricité notamment pour les ménages les plus défavorisés, a-t-il fait remarquer.

Le secrétaire général de la présidence de la République, Patrick Achi, fils de la région et président du Conseil régional, s’est félicité du lancement de ces travaux d’extension du réseau électrique et des projets de l’Etat qui devraient permettre une couverture totale de la région d’ici à fin 2020.

 Dans le même élan, le ministre de l’Environnement et du développement durable, Joseph Séka Séka, lui aussi fils de la région, a salué ces projets d’électrification qui apportent le développement et la sécurité à travers le pays. 

La Côte d’Ivoire ambitionne de devenir un hub en matière de fourniture d’électricité dans la sous-région ouest-africaine. Le pays fournit déjà de l’énergie électrique à plusieurs États dont le Burkina Faso et le Bénin.   

La Côte d’Ivoire a atteint une couverture d’électricité de 73% en mai et vise 80% à fin 2020

La Côte d’Ivoire a atteint un taux de couverture d’électricité de 73% en mai et vise un pourcentage de 80% à fin 2020, a indiqué dimanche le ministre du Pétrole, de l’énergie et des énergies renouvelables, Abdourahmane Cissé.M. Cissé a donné cet indicateur du niveau d’électrification du pays, à l’occasion du lancement des travaux d’extension du réseau électrique au profit de 5 000 habitants d’un secteur de la ville d’Adzopé (Sud-Est ivoirien), soit environ 10% de la population de cette cité. 

« A fin 2020, nous avons un taux de couverture, en Côte d’Ivoire, qui est de 73% contre 33% en 2011 et l’objectif est d’arriver à la fin de l’année 2020 à un taux de 80% », a dit M. Abdourahmane Cissé à la presse, en marge de l’événement.

Ces travaux d’extension électriques devraient permettre de fournir du courant à quatre principaux quartiers d’Adzopé et de créer une ligne haute tension qui acheminera de l’énergie à la zone industrielle de cette ville. 

Le ministre du Pétrole, de l’énergie et des énergies renouvelables, a fait savoir qu’à fin 2020, toutes les localités d’Adzopé seront électrifiées, conformément à l’ambition du gouvernement d’électrifier toutes les localités de plus de 500 habitants.

Pour permettre aux différentes couches sociales d’accéder à l’électricité, l’Etat de Côte d’Ivoire a développé le Programme électricité pour tous (PEPT), visant sur la période 2019-2020 quelque 400 000 branchements au réseau électrique.

Ce programme permet aux populations de payer 1000 Fcfa en vue de leur branchement au réseau électrique et le reliquat des 150 000 Fcfa,  nécessaires pour acquérir le compteur, est échelonné sur dix ans.  

De janvier 2019 à mai 2020, ce sont plus de 290 000 ménages qui ont bénéficié du PEPT, un chiffre auquel s’ajoutent 565 000 bénéficiaires de 2014 à 2018. Selon M. Cissé, aujourd’hui, l’on compte plus de 5 millions de ménages qui ont bénéficié du PEPT. 

En outre, de janvier 2019 à ce jour, ce sont 1,150 million de ménages en Côte d’Ivoire qui ont bénéficié de la baisse de 20% du tarif du prix d’électricité notamment pour les ménages les plus défavorisés, a-t-il fait remarquer.

Le secrétaire général de la présidence de la République, Patrick Achi, fils de la région et président du Conseil régional, s’est félicité du lancement de ces travaux d’extension du réseau électrique et des projets de l’Etat qui devraient permettre une couverture totale de la région d’ici à fin 2020.

 Dans le même élan, le ministre de l’Environnement et du développement durable, Joseph Séka Séka, lui aussi fils de la région, a salué ces projets d’électrification qui apportent le développement et la sécurité à travers le pays. 

La Côte d’Ivoire ambitionne de devenir un hub en matière de fourniture d’électricité dans la sous-région ouest-africaine. Le pays fournit déjà de l’énergie électrique à plusieurs États dont le Burkina Faso et le Bénin.   

Côte d’Ivoire : 16 morts et 05 personnes disparues après un glissement de terrain à Anyama (nouveau bilan)

Quatre jours après l’effondrement de plusieurs habitations à Anyama au Nord d’Abidjan, le bilan s’est alourdi faisant état de 16 morts, 5 personnes disparues, 733 personnes sinistrées issues de 52 familles.L’information a été donnée dimanche par Mariatou Koné, la ministre ivoirienne de la Solidarité, de la cohésion sociale et de la lutte contre pauvreté au terme d’une visite aux familles sinistrées relogées temporairement à l’église catholique et à la grande mosquée d’Anyama. 

« Il y a 16 personnes qui ont perdu la vie dans ce drame, 05 personnes qui sont portées disparues, 52 familles qui sont la désolation et représentent près de 733 personnes», a souligné Mme Koné dont la visite s’est achevée sur le lieu de ce drame. 

« La Côte d’Ivoire est sous les eaux. Il faut que les populations quittent les flancs de colline. Il faut qu’elles quittent les zones à risque pour elles-mêmes et pour leurs familles. Il faut que chacun se mette à l’abri pour éviter ce genre de sinistre », a exhorté la ministre, appelant avec insistance à la vigilance et à la prudence des uns et des autres. 

Auparavant, Mme Koné qui était en compagnie des autorités politiques et administratives d’Anyama,  a rencontré les familles sinistrées relogées pour certaines à l’église catholique et pour d’autres à la grande mosquée de la ville. Au nom du gouvernement, elle leur a offert des vivres et des non-vivres en attendant d’autres mesures qui seront prises par l’exécutif ivoirien.  

Regards hagards, visages crispés par la douleur, assis sous des tentes, les sinistrés de ce glissement de terrain, sont pris en charge depuis ce drame par les autorités locales avec le concours du ministère de la solidarité. Dans la cour de cet édifice religieux ( Église), qui leur a ouvert ses portes, les enfants des sinistrés, dans l’insouciance de l’âge, s’adonnent à divers jeux. 

 « Nous sommes logés à la mosquée et à l’église depuis jeudi soir (Jour du drame). Nous dormons bien et nous mangeons bien avec nos enfants. Nous ne payons rien», a dit à APA, Bakary Coulibaly, l’un des porte-parole des sinistrés,  visiblement réconforté par la visite de la ministre venue leur témoigner la compassion du gouvernement ivoirien. 

Plusieurs habitations se sont effondrées avec leurs occupants jeudi dernier à Anyama, une commune située dans la banlieue Nord d’Abidjan suite à une forte pluie faisant au moins 13 morts et plusieurs personnes disparues le même jour. La météo annonce de fortes précipitations dans les jours à venir dans le district d’Abidjan.

Côte d’Ivoire : 16 morts et 05 personnes disparues après un glissement de terrain à Anyama (nouveau bilan)

Quatre jours après l’effondrement de plusieurs habitations à Anyama au Nord d’Abidjan, le bilan s’est alourdi faisant état de 16 morts, 5 personnes disparues, 733 personnes sinistrées issues de 52 familles.L’information a été donnée dimanche par Mariatou Koné, la ministre ivoirienne de la Solidarité, de la cohésion sociale et de la lutte contre pauvreté au terme d’une visite aux familles sinistrées relogées temporairement à l’église catholique et à la grande mosquée d’Anyama. 

« Il y a 16 personnes qui ont perdu la vie dans ce drame, 05 personnes qui sont portées disparues, 52 familles qui sont la désolation et représentent près de 733 personnes», a souligné Mme Koné dont la visite s’est achevée sur le lieu de ce drame. 

« La Côte d’Ivoire est sous les eaux. Il faut que les populations quittent les flancs de colline. Il faut qu’elles quittent les zones à risque pour elles-mêmes et pour leurs familles. Il faut que chacun se mette à l’abri pour éviter ce genre de sinistre », a exhorté la ministre, appelant avec insistance à la vigilance et à la prudence des uns et des autres. 

Auparavant, Mme Koné qui était en compagnie des autorités politiques et administratives d’Anyama,  a rencontré les familles sinistrées relogées pour certaines à l’église catholique et pour d’autres à la grande mosquée de la ville. Au nom du gouvernement, elle leur a offert des vivres et des non-vivres en attendant d’autres mesures qui seront prises par l’exécutif ivoirien.  

Regards hagards, visages crispés par la douleur, assis sous des tentes, les sinistrés de ce glissement de terrain, sont pris en charge depuis ce drame par les autorités locales avec le concours du ministère de la solidarité. Dans la cour de cet édifice religieux ( Église), qui leur a ouvert ses portes, les enfants des sinistrés, dans l’insouciance de l’âge, s’adonnent à divers jeux. 

 « Nous sommes logés à la mosquée et à l’église depuis jeudi soir (Jour du drame). Nous dormons bien et nous mangeons bien avec nos enfants. Nous ne payons rien», a dit à APA, Bakary Coulibaly, l’un des porte-parole des sinistrés,  visiblement réconforté par la visite de la ministre venue leur témoigner la compassion du gouvernement ivoirien. 

Plusieurs habitations se sont effondrées avec leurs occupants jeudi dernier à Anyama, une commune située dans la banlieue Nord d’Abidjan suite à une forte pluie faisant au moins 13 morts et plusieurs personnes disparues le même jour. La météo annonce de fortes précipitations dans les jours à venir dans le district d’Abidjan.

Covid-19: des vivres et non-vivres offerts à des enfants orphelins à Abidjan

Des employés de la compagnie de téléphonie mobile MTN Côte d’Ivoire ont offert des vivres et des non-vivres au village d’enfants SOS d’Abobo, un centre social qui accueille des enfants orphelins et vulnérables au Nord d’Abidjan, rapporte un communiqué transmis samedi à APA.Ce don s’inscrit dans le cadre de l’opération de solidarité lancée par les employés de cette compagnie de téléphonie mobile pour soutenir les couches sociales rendues vulnérables du fait de la pandémie de la Covid-19. Il est composé essentiellement du riz, de l’huile, de pâtes alimentaires, de savon, de l’eau de javel, de couches de bébé, des thermomètres infrarouge et des cache-nez.

 Lors de la remise de ce don, indique le communiqué,  Natenin Coulibaly,  la secrétaire générale de MTN Côte d’Ivoire a soutenu que c’est avec joie et fierté que les employés de cette compagnie apportent leur soutien à SOS Village d’Enfants d’Abobo afin de le soutenir dans la prise en charge des enfants pensionnaires en cette période de crise sanitaire.  

En retour, Koala Oumarou, le directeur national de SOS Villages d’Enfants Côte d’Ivoire, a dit la gratitude de son institution au donateur.

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Lors de la remise de ce don, indique le communiqué,  Natenin Coulibaly,  la secrétaire générale de MTN Côte d’Ivoire a soutenu que c’est avec joie et fierté que les employés de cette compagnie apportent leur soutien à SOS Village d’Enfants d’Abobo afin de le soutenir dans la prise en charge des enfants pensionnaires en cette période de crise sanitaire.

En retour, Koala Oumarou, le directeur national de SOS Villages d’Enfants Côte d’Ivoire, a dit la gratitude de son institution au donateur.